J'ai perdu mon corps

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Jérémy Clapin

Avec : Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d'Assumçao

Long-métrage : France

Genre : Animation

Durée : 1h21

Année de production : 2019

Distributeur : Rezo Films

Synopsis

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...

Récompenses

  • Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique - Festival de Cannes 2019
  • Cristal du long métrage - Festival du cinéma d'animation d'Annecy 2019
  • Prix du public - Festival du cinéma d'animation d'Annecy 2019

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  • Critique du lycée Langevin, académie de Nice, réalisée par Maxime Souberand

CL Perdu mon corps Langevin

Commentaires

2019/12/09 10:18 #2019-jai-perdu-mon-corps-1
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J'ai perdu mon corps est un film très émouvant. Les dessins sont beaux tout en restant simples. Cependant les bouches de la plupart des personnages sont trop grosses et c'est parfois gênant car cela masque par moments la beauté des décors.
La musique semble toujours bien choisie, elle permet de rentrer dans les différentes atmosphères et de faire le lien entre les événements du passé et ceux du présent. Le spectateur est tout de suite embarqué par cette main, qui peut sembler effrayante au début mais qui est tout de suite personnifiée. En effet elle adopte des postures humaines et devient un personnage à part entière dont on suit les mésaventures.

Le film entremêle le passé et le présent avec à la fois cette main en quête de son propriétaire, à la fois la vie d'un jeune homme nommé Naoufel, et à la fois des passages en noir et blanc qui retracent le passé plus lointain de Naoufel, lorsqu'il était enfant.

Pour faciliter la compréhension Naoufel possède un grain de beauté sur la main droite, la main coupée de Naoufel. Cette alternance entre la vie de Naoufel et sa main qui le cherche permet d'établir une sorte de parallèle entre les deux, ils se mettent en danger simultanément par exemple.

Enfant, Naoufel fait plein d'activités pratiques, il joue avec des figurines et rêve d'être astronaute, il fait du piano, il enregistre tout ce qui l'entoure. De plus lorsque Naoufel se lance dans la menuiserie on devine ce qu'il va arriver à cette main et cela permet de créer un contraste fort avec la main esseulée.

Lorsque la main erre à travers la ville, le spectateur change de point de vue, il suit celui de la main pour laquelle tout est impressionnant, les rats redeviennent des prédateurs redoutables, les chiens des monstres et les parapluies des planeurs. C'est comme si l'on suivait un humain miniature perdu au pays des géants.

La scène de l'interphone est magnifique, comme Naoufel le spectateur ne peut qu'imaginer la ville illuminée et la pluie silencieuse et cela rend la scène encore plus touchante de réalisme. De plus lorsque Gabrielle lui demande s'il n'est pas blessé il est surpris, il a perdu l'habitude que quelqu'un se préoccupe de sa santé. Plus tard Naoufel est prêt à tout pour de nouveau établir un contact avec Gabrielle, il est maladroit mais n'a rien à perdre, alors il n'hésite pas et va jusqu'à se faire engager en tant que menuisier par Gégé, l'oncle de Gabrielle.

La métaphore du manque est très poétique, la main manquante et son errance symbolisent l'absence des parents, c'est comme si Naoufel n'avait pas accepté, ou pas compris leur mort. Pendant tout le film Naoufel semble être en quête de quelque chose d'imperceptible : il n'a pas accepté la mort de ses parents. C'est au moment où il écoute la bande son de leur accident de voiture que la main le retrouve et qu'il devient enfin serein. Les seuls moment où Naoufel semble heureux sont lorsqu'il est enfant dans les scènes en noir et blanc, et à la fin lorsqu'il pousse un cri, comme pour dire que ça y est : il est de nouveau en vie et épanoui et la vie peut reprendre son cours. Il semble être parvenu à "dribbler le destin" en sautant sur la grue.

La fin est donc pleine d'espoir : il a retrouvé Gabrielle et accepté la mort de ses parents, la main n'a donc plus besoin d'être.


Alice Fradelizi

2019/12/09 10:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-2
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
BIG BROTHER VOUS REGARDE ! Un œil tombé accidentellement au sol, avec une pupille d'un bleu puissant en gros plan, qui regarde une main fine décorée d'un grain de beauté. L'œil c'est nous, on regarde la main, on suit ses sentiments pendant tout le long du film. Big Brother, de 1984 de George Orwell, s'introduit de force dans nos vies, nous c'est la main qui nous invite à connaître son histoire.

Le bruit d'une mouche qui bourgeonne est récurrent tout au long du film. Il commence dès la première scène, pour qu'on ne le comprenne qu'au moment où Naoufel, le personnage principal, un jeune garçon livreur de pizza, se coupe la main à cause d'une mouche. Pourtant, la mouche entretient un lien particulier avec Naoufel car durant son enfance, son père l'aidait à réaliser le défi de l’attraper. Naoufel a donc voulu relever ce défi qui aurait pu lui donner le sourire, en pensant à son père tout là-haut qui serait fier de lui en voyant qu'il a écouté ses conseils. Néanmoins, vouloir faire comme durant son enfance a au contraire aggravé sa situation. Cela nous montre qu'il faut avancer et ne pas regarder derrière.

La première fois que j'ai vu la main coupée, j'ai cru voir... le jeu « Tourn'main » de Megableu qui est inspiré du jeu action ou vérité. La main du jeu est verte, pour apporter une ambiance mystérieuse, ce qui montre que le réalisateur a fait un choix judicieux dans la forme du film : sans animation, une main coupée aurait provoqué un effet d'horreur ou une main trop grosse ou colorée avec des couleurs froides aurait fait basculer le film dans une autre ambiance. La main de Naoufel est elle fine et très réaliste.

Bien qu'il s'agisse d'un film d'animation, le réalisme est très frappant. Métro parisien dégradé, station de métro dont sont dessinés les panneaux, graffitis dans les rues, les bars, la restauration rapide... Alors qu'on a l'habitude qu'on nous serve dans les films un Paris idéalisé, « La ville la plus romantique du monde », le Paris croqué ici est très réaliste et nous permet donc de nous identifier à Naoufel. Ici et là, tagués sur les murs, des mots d'origine anglaise et arabe reflétant la diversité des cultures présentes à Paris, quelques mots crus ou vulgaires parfois et des morceaux de rap pour donner du rythme : le film présente le Paris vivant et actuel que nous connaissons.

Naoufel dort dans une chambre avec quelqu'un dont je suppose qu'il doit être son frère ou son cousin. Quand il va voir Gabrielle, il dit qu'il est de la même famille que Naoufel. On ne voit jamais ce personnage dans les souvenirs de Naoufel mais il y a une certaine ressemblance physique entre eux, néanmoins très ténue tant leurs styles sont différents.

L'homme qui l'héberge est seulement représenté par son dos , et en effet, il n'est que l'ombre de lui-même : on ne peut pas le voir sourire. Il a l'air d'être constamment assis devant la télévision, reflétant notre société où on passe en moyenne plus de trois heures par jour devant notre téléviseur.

Les violences que subit la main sont si réalistes que j'en avais des sursauts, alors que certains films d'horreur se basent seulement sur la musique pour faire peur… Le fait que la main traverse des choses brutales comme étrangler un pigeon où se faire attaquer par des souris permettait d'annoncer le moment où Naoufel perdrait sa main. Cela m'a fait penser au Livre des Baltimore de Joël Dicker, où Marcus Goldman fait tout au long de l'histoire référence au drame, dont on ne connaîtra la nature que vers la fin de l'histoire.

Le personnage de Gabrielle n'a pas été selon moi assez développé. Elle s'habille de manière atypique, elle a un goût pour la littérature, elle aime la musique... mais sans plus, elle reste une personne du quotidien. On ne sait pas trop qui elle est et d'où elle vient. Elle se démarque par ses longues et belles phrases poétiques, qui rajoutent un côté plus doux au film, qui contraste avec la morbidité de la première scène, où l'on voyait un corps inerte, gisant à même le sol, dans un bain de sang.

En ce qui concerne les différents points de vues, la main coupée raconte l'histoire qu'elle a vécue, en parallèle avec ses péripéties dans les rues de Paris. Au moment où elle revient vers Naoufel, les histoires se rejoignent pour ne former plus qu'une. La main raconte l'histoire de Naoufel avec recul et sensibilité, démontrés par ses émotions que le réalisateur a su interpréter en fonction de la position de ses doigts. La main a réussi à nous faire plonger dans une atmosphère qu'il a lui-même créée. Ça m'a fait écho au roman La Vérité sur l'affaire Harry Quebert de Dicker, car un des personnages centraux de l'œuvre est morte, mais son histoire est racontée à travers les souvenirs que tout le monde garde d'elle, ce qui donne l'impression qu'elle vit encore. La mémoire dépasse la mort.

Naoufel finit par écouter ses enregistrements datant de son enfance, importants pour lui car il enregistrait beaucoup. Ça a un effet thérapeutique sur lui car il décide de repartir à zéro et de sûrement faire ce qu'il aime vraiment. En effet, être livreur de pizza ne lui plaisait pas vraiment et le métier de menuisier lui est maintenant impossible à cause de sa main. On sait que ses rêves étaient de devenir astronaute et pianiste, et je sais qu'il va y arriver.

Avant de partir, il laisse un dernier souvenir du toit à Gabrielle, son enregistreur, pour la remercier de ce qu'ils ont vécu, sous le regard de la main émue.
Ils ne sont plus ensemble, ce qui peut sembler triste, mais je pense qu'entre eux il n'y a eu finalement qu'une belle amitié. L'histoire d'amour n'est pas allée si loin que ça, et Gabrielle sait qu’en partant il sera plus heureux.
Il y a une superposition des scènes du moment où elle écoute l'enregistrement et où on voit la scène qu'elle écoute. Naoufel donne l'impression qu'il va se suicider, mais il réalise quelque chose d'incroyable : il saute du toit jusqu'à une grue sans tomber !. Cela symbolise sa vie future dont on veut croire qu'elle sera très heureuse.
Dans La Nuit des temps de René Barjavel, il y a une très forte connexion entre Eléa et Païkan : « Eléa : je suis à Païkan, Païkan : je suis à Eléa. ». Eléa a empoisonné Païkan accidentellement, mais de ce fait ils reposent ensemble pour l'éternité. De même Gabrielle et Naoufel seront toujours liés, par cette enregistreur qu'il lui a laissé, et par la tragédie qu'elle lui a fait subir car sans elle, la main de Naoufel serait intact, et il n'aurait pas sauté sur la grue.

Nahida Issilamou-Hamza
2019/12/09 11:05 #2019-jai-perdu-mon-corps-3
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« J’ai perdu mon corps » est un film réalisé par Jérémy Clapin qui raconte l’histoire de Naoufel, tombé amoureux d’une jeune fille, Gabrielle. Plus loin dans une ville, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, bien décidée à retrouver son corps. Elle s’engage alors dans une cavale vertigineuse à travers la ville.
Le film a été projeté en version originale, donc en français. C' est un dessin animé très coloré. Au début j’avais vraiment du mal à comprendre ce que la main recherchait, jusqu’au moment où on voit le drame de l’accident, et là on comprend l’objectif de la main.
J’ai bien aimé le fait que l’héroïne du film soit une main qui doive se battre de ses cinq doigts contre des pigeons, des rats, des éboueurs, et des chiens.
Le personnage central est Naoufel, d'abord enfant puis jeune homme. Quand l’auteur raconte l’histoire de Naoufel plus petit, le film est en noir et blanc comme dans les films d’autrefois.
L’histoire de Naoufel est très touchante, le fait qu’il est devenu orphelin car ses parents ont disparu dans un accident de voiture dont il a miraculeusement réchappé. J’ai vraiment apprécié le moment lors de l’échange entre Naoufel et sa cliente dont il ne rencontre d’abord que la voix à travers l’interphone et une porte tenacement fermée. J’ai trouvé que la scène était comique.
Après avoir suivi Gabrielle de la bibliothèque jusqu’à chez elle, il a tout fait pour se faire embaucher comme apprenti menuisier chez l’oncle malade de la jeune femme, ce qui lui a permis de se rapprocher d’elle. C’est alors que la scie fatale lui tranchera la main.
Je n’ai pas aimé le colocataire de Naoufel, Raouf, qui lui avait un beau et vrai lit avec des draps alors que Naoufel n’avait que juste un matelas au sol. Raouf est ingrat avec lui et de plus il s’est rapproché de Gabrielle dont Naoufel était amoureux.
J’ai trouvé que Naoufel avait un comportement suicidaire, les personnes de son entourage n’étaient pas gentils avec lui à part Gabrielle. Je n’ai pas compris la réaction de Gabrielle lorsqu’il lui a annoncé que c’était le livreur avec qui elle avait parlé dans la semaine et je n’ai pas compris aussi pourquoi lorsque la mouche apparaissait il y avait à chaque fois un drame.
Lorsque Naoufel s'est fait trancher la main à cause de la mouche j’ai été surprise, je ne pensais pas que c’est comme ça qu’il avait perdu sa main.
J’ai trouvé que la fin était très réussi et j’ai vraiment apprécié le film malgré quelques passages incompris.

Marie Thérage
2019/12/09 14:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-4
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg

C’est un très beau film d’animation fantastique ou on constate que le début du film et à la fin et la fin et au début, avec la main qui a été coupée à la fin du film et on voit bien que la main essaye de rattraper le... futur!

Dans ce film ils ont mélangé le futur passé et présent avec des flashbacks; vers la fin il y en n’a de plus en plus ou à la fin tout se rassemble.

Il y a trois plans magnifiques :
- Le plan où il parle à travers l’interphone où j’ai l’impression qu’il tombe amoureux d'une voix et d'un style.
- Le plan où il retrouve Gabrielle chez Gigi (le menuisier) et où il va postuler et supplier pour travailler à la menuiserie: subterfuge pour revoir cette fille.
- Le plan où il a fabriqué l’igloo pour elle et quand il lui montre, ça lui rappelle le dialogue de l’interphone avec un grande espace vide enneigé et un igloo face à l’horizon comme sur ce toit.
Cette découverte pour Gabrielle va être terrible elle va avoir l’impression d’être trahie.

Le destin du personnage s’accroche à son passé mes il le rattrape, il parle de dribbler le destin comme quand il saut sur la grue, la main a été surprise car dans le passé il n’avait pas fait ça c’est pour ça qu’il parle de dribbler le destin. Ces actions qu’il n’avait pas faites auparavant.
Ce film d'animation m'a intéressé et il m'inspire beaucoup J’aime ce film.

Paul Spaeth ( Première Chaudronnerie ) Lycée de Sarre-Union
2019/12/09 14:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-5
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
J’ai perdu mon corps c’est l’histoire de Naoufel qu tombe sous le charme de Gabrielle c’est un film
fantastique et surréaliste c’est un film qui est présenter sous forme d’animation pour montrer le fictif et l’inventif je pense que ce film pour ma part m’as parue trop spécifique,
Malgré ca on a des point bon point dans ce film comme le personnage principal Naoufel sur lesquelles on s’attache de plus en plus durant le film on a une empathie avec le personnage principal avec ses évènements de la vie quotidienne

. le film je trouve a un aspect un peu violent avec la scène du pigeon qui est un peu dur cette scène nous montre la dure réalité dans le thème de la survie

En terme de style graphique on est sur du très bon,pour moi le meilleure point du film c’est la fin qui est inattendue elle nous laisse sur notre faim et certainement nous laisse présager sur une futures suite la musique est aussi un point positif elle nous emporte tout au long du film et nous explique le parcours que subit le personnage principal en l’occurence Naoufel sa vie ses moments de joie et de tristesse

Maxime Mick Lycée Sarre-Union
2019/12/09 14:47 #2019-jai-perdu-mon-corps-6
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Synopsis
A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps suite à un terrible accident en parcourant tous les dangers.

Avis personnel : Moyen plutôt décevant.

Points positifs :

Une direction artistique très réussie et originale.
Un mélange du passé, du présent et du futur et à la fin tout se rejoins.
La durée du film est bien gérée ni trop court ni trop long.

Points négatifs :

Le message transmit n’est pas clair.
Certaines scènes étaient trop longues.
Très peu de rebondissements.
Une fin décevante : pas de révélations, d’événement tragique, de chutes imprévisibles etc

GROSS TRISTAN/GAYIR TANER Sarre-Union
2019/12/12 18:34 #2019-jai-perdu-mon-corps-7
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J’ai perdu mon corps, un film dans lequel la musique a beaucoup d'importance, avec un son qui nous transporte en distillant douceur et mélancolie rappelant le passé de Naoufel avant de perdre sa main.
Un élément fantastique dans un milieu réaliste, une main pouvant se déplacer, et qui prend parfois même des expressions humaines : ainsi lorsqu’elle s'assoit au tout début du film on peut ressentir de l'empathie pour cette main qui nous rappelle le parcours du jeune homme.

Et cette mouche récurrente tout au long du film, celle qui autrefois énervait Naoufel lorsqu'il était petit et ne parvenait pas à se débarrasser d'elle, puis plus tard celle à cause de laquelle il perd sa main...

Les dessins pourront néanmoins ne pas plaire à tout le monde. Effectivement, les têtes, les corps, les visages des personnages ne m'ont pas plu, car ce n’est pas le genre de dessin que j’ai l’habitude de voir; je reconnais pourtant que ce choix de graphisme renforce le côté réaliste du film.

Quant au scénario, on ne peut pas dire qu'il soit captivant, mais il parvient à toucher le spectateur, ému lorsqu'il comprend ce qu'a vécu le personnage.

De même lorsque la main met la tétine dans la bouche du bébé, on ressent la chaleur familiale qui manque à Naoufel qui a perdu ses parents.

A certains moments on peut même trouver ce personnage pathétique en voyant que rien ne va dans sa vie: il a perdu ses parents, sa main, sa copine, et sa famille d’accueil ne tient pas à lui.

On peut également déceler un peu d’ironie dans cette histoire, avec le montage alterné des péripéties de la main et des moments de la vie de Gabriel : par exemple lorsqu'au début la main essaie de se rapprocher de son propriétaire, et qu'en parallèle nous voyons Naoufel qui tente de se rapprocher de Gabrielle.

Or si à la fin la main retrouve son propriétaire, Naoufel lui s’est éloigné de Gabrielle...

C'est seulement à la fin du film que le spectateur entrevoit la possibilité d'une respiration, d'une libération, lorsque Naoufel après avoir perdu sa main saute vers la grue, crie et lâche toute la tension et la tristesse qu’il avait ressenties. C'est un vrai rebondissement, car on avait plus l’impression qu’il allait mettre fin à sa vie, mais non, il a pris son courage à deux mains et a sauté : le personnage est prêt à recommencer sa vie.



Aurélie Pham

2019/12/12 18:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-8
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« J’ai perdu mon corps » est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin. Ce film raconte l’histoire de Naoufel qui vit à Paris et qui tombe amoureux d’une certaine Gabrielle. Au même moment, une main s’échappe d’une salle à la recherche de son corps. Au cours du film ces 2 histoires se développent en parallèle pour finalement se rejoindre.
J’ai bien aimé ce film et à aucun moment je ne me suis ennuyé. J’ai trouvé l’animation très juste, en effet elle était très sobre et assez simple, mais cela correspondait parfaitement au contexte de l’histoire et au déroulement de celle-ci. Les changements d’histoire étaient toujours faits au bon moment pour nous tenir en haleine.
La descente aux enfers de Naoufel est très progressive et, je trouve, bien amenée. A chaque fois que Naoufel pense enfin être heureux son espoir est détruit par un évènement. Par exemple quand il pense enfin pouvoir sortir avec Gabrielle, cette dernière le rejette.
Malgré tout il est difficile de comprendre l’histoire de la main et donc possible de ne pas du tout aimer ce film.
C’est pour cela que je pense qu’il faut aller voir ce film pour se faire un avis !

Gaëtan Reboul
2019/12/12 18:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-9
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Un dessin animé qui fait réfléchir ? C’est : J’ai perdu mon corps de Jérémy CAPLIN.
Pour ce film, je suis néanmoins assez mitigée. J'ai bien aimé l'histoire d’amour et le contexte familial, mais moins apprécié qu'à chaque fois qu’un truc bien arrive dans la vie de Naoufel, il finisse par se transformer en véritable cauchemar. Par exemple, il rencontre Gabrielle, elle le rend enfin heureux, mais sur un malentendu elle finit par partir.
De mon point de vue, le dessin animé est en lui-même très bien réalisé, mais ce qui m’a beaucoup laissée sur ma faim, c’est que juste quand enfin Naoufel est sur le point de trouver l'épanouissement, le film se termine. Donc certes ça permet à tout le monde d’imaginer sa propre fin, de laisser cours à son imagination, mais en ce qui me concerne j’ai été énormément frustrée de pas savoir la suite. Est-ce que Gabrielle va le retrouver ? Est-il parti ou est-il rentré ? Après en avoir discuté avec mes camarades nous avons remarqué énormément d'interprétations possibles du film.
Pour moi cette main cherche tout au long du film à retrouver son propriétaire, et elle agit comme une réelle personne, comme lorsque dans la première scène du film elle se cache de l’homme qui nettoie, ou encore lorsqu’elle est à la limite de tomber du toit, elle s’accroche au pigeon, elle a donc des réflexes. Cette personnification de la main permet d’avoir un lien et de s’accrocher à ce qu’on peut appeler... un personnage.
Ce dessin animé m’a plu, même si je suis déçue de ne pas avoir la véritable fin de cette histoire.

Mélina Calvary
2019/12/15 13:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-10
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Satisfait, mais sur ma faim.

J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin et sorti en salle le 6 novembre 2019. Ce film raconte l’histoire de Naoufel, un jeune orphelin parisien qui vit dans une famille d’accueil où le climat est plutôt froid même glacial. Il tombe amoureux de Gabrielle, gourmande de pizzas. On suit en parallèle l’odyssée d’une main tranchée qui s’échappe d’une salle de dissection, bien décidée à retrouver son corps.
J’ai beaucoup aimé le style du réalisateur, l'organisation de chaque scène du film était parfaite. J’ai adoré la dispositions des flashbacks, même si au début, il est difficile de s’y retrouver. On comprend vite, ce qui nous permet d’apprécier pleinement le talent du réalisateur. De plus, j’ai trouvé intelligent la façon de faire le mixage audio dans ce film. On entend beaucoup les bruits des “pas” de la main, par exemple, dans la scène de la salle de dissection quand la main se déplace sur l’armoire en fer, comme on peut assister à des scènes que personne n’imaginerait. J’ai été surpris d’éprouver une sorte d’admiration pour l’héroïsme et la ruse de cette main et je trouve que le film se démarque aussi par cette originalité : faire d’une main un protagoniste. Ce film dispose également d’une qualité graphique exceptionnelle ! On sent que chaque détail à été minutieusement travaillé, ce qui rend ce film d’autant plus agréable à regarder.
J’ai également trouvé le scénario touchant surtout quand on assiste au périple de Naoufel pour retrouver Gabrielle et aussi à la dernière scène, là où Gabrielle écoute les enregistrements de Naoufel et s’imagine son saut jusqu’à la grue.
J’ai beaucoup apprécié ce film mais je reste cependant sur ma faim. C’est très subjectif mais je n’aime pas les films qui n’offrent pas de résolutions nette à l’intrigue. J’ai été déçu par la fin. J’avais beaucoup d’hypothèses différentes : j’imaginais Naoufel refaire corps avec se main, surtout que le titre laissait supposer cela. J’aurais aussi aimé le voir avec Gabrielle car dans la dernière scène on voit qu’elle à des sentiments pour Naoufel.
Pour conclure, J’ai perdu mon corps, est un très bon film, plein de tendresse, d’émotions et de rebondissements même si je suis déçu par l’absence de fin, même si c’est subjectif.

Alexandre P.
Première 2
Lycée François 1er
Le Havre

2019/12/15 13:47 #2019-jai-perdu-mon-corps-11
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Un film surprenant


Dans ce film d’animation, on suit l’histoire de Naoufel, un garçon de cités ayant perdu ses deux parents. Il ne lui reste que son frère. Il tombe amoureux d’une fille appelée Gabrielle qu’il rencontre lors de son travail au cours d’une livraison de pizza. Leur première rencontre est dans une cage d’escalier à travers un interphone. Il essaie d’avoir son numéro de téléphone à l’aide des pages blanches d’un annuaire téléphonique. Elle est bibliothécaire. Il décide d’aller emprunter des livres dont le sujet est le pôle nord. Il n’ose pas lui dire que c’est lui le livreur et il décide de la suivre pour lui avouer jusqu’à un atelier où l’on travaille le bois. Naoufel par chance en insistant un peu peu y devenir apprenti. Sur le toit de l’immeuble où il loge Naoufel décide de construire un igloo en bois pour impressionner Gabrielle. Une fois construit il l’invite à l’intérieur pour lui offrir une pizza pour lui avouer enfin que c’est lui, le livreur de pizzas. Déstabilisée, Gabrielle Gabrielle s’enfuit. Le lendemain, Naoufel, distrait et préoccupé se blesse accidentellement, il perd une main, sectionnée net par la scie à ruban.
En parallèle à cet événement dramatique on suit l’histoire de sa main qui traverse de nombreuses étapes pour rejoindre son propriétaire.
Pour moi, l’auteur à décidé de réaliser ce film dans le but d’un sujet psychologique. Dans un sens nous suivons bel et bien l’histoire de Naoufel mais également l’histoire de sa main sans même savoir comment elle a été coupée. On peut comprendre ce récit de deux façons, la première lecture est fantastique avec la main qui recherche son maître et parallèlement l’histoire réelle de Naoufel.
Dans un premier temps tout le chemin que parcourt la main donne une idée des différents points forts du film par exemple lorsqu’il arrive une chose à la main il lui arrive également à Naoufel comme la scène de la gouttière où la main s’endort à côté d’un pigeon. La main attaquée par l’oiseau se défend et malheureusement le tue alors qu’au même moment Naoufel se fait “tabasser” à la soirée de son frère. Plusieurs exemples peuvent illustrer cette idée. Mais la main peut également nous donner une idée du temps du film. On la voit petit à petit rejoindre son maître. Un des points forts montrer par la main est le moment où elle saute avec un parapluie dans le vide, elle faillit ne pas réussir mais finalement elle réussit un peu comme Naoufel qui saute par-dessus le vide pour atteindre la grue du chantier. Côté fantastique de l’histoire car jamais une main ne pourrait se déplacer seule, ressentir des sentiments et posséder une mémoire.
Dans un second temps évolue l’histoire de Naoufel avec son histoire amoureuse ou par exemple il va aller jusqu’à créer un igloo pour avoir une chance avec Gabrielle. Mails elle va refuser et se sentir abusée en quelque sorte car elle estime qu’il a trompé ses proches pour se rapprocher d’elle.
Le dernier point important à mes yeux c’est “l’accomplissement” car tout au long du film il va y avoir un jeu sur différents plans comme pour celui de la mouche. Tout petit Naoufel essaie d’attraper une mouche sans succès sauf au moment où il se coupe la main. D’une certaine façon, il à réussi à atteindre son but. Un autre exemple : le saut dans le vide est également une forme d’accomplissement suite au deuil de sa main. Il y à également l’igloo qu’il va prendre énormément de temps à accomplir pour impressionner Gabrielle. Enfin tous les moments qu’il enregistre pour avoir de nouvelles sonorités. Il va accomplir en enregistrant son saut sur la grue et pour finir sa main qu’il finit par retrouver malgré cette barrière entre le réel et le fantastique, il en fait le deuil. C’est cela l’accomplissement de son histoire avec sa main. Tous ces éléments donnent également également une ponctuation visuelle au film.
La question que l’on peut se poser maintenant c’est de savoir si la frustration après chaque accomplissement est plus importante que l’accomplissement lui-même.

Pablo L.
Première 2.
Lycée François 1er
Le Havre
2019/12/15 16:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-12
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une main aussi étrange qu'audacieuse.

Dès la première scène, j’ai été stupéfaite par le thème du film. Celui-ci débute par l’histoire d’une main, celle-ci suit un chemin ou un but précis tout au long du film.
Le titre "J’ai perdu mon corps" dans un premier temps n’a pas vraiment retenu mon attention mais à la fin je me suis dit que je n’étais pas d’accord puisque c’est Naoufel qui a perdu sa main donc son corps l’a perdu et non la main son corps. Le réalisateur Jérémy Clapin a donc voulu faire s’exprimer la main amputée. Je trouve que cela met du courage dans le film d’animation. On pourrait penser que cette main à souffert de la séparation du reste de son corps, elle exprime donc à travers le titre sa plainte, sa douleur.
Le fait que ce soit un film d’animation ne m’à pas perturbé car les images assez violentes n’auraient pas pu être filmées, je trouve que cet aspect à donc adouci le film. Le message voulant être délivré est donc compréhensible. J’ai trouvé le scénario bien construit, le film débute dans un laboratoire d’où une main s’échappe, puis en parallèle, un peu plus loin dans la ville, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle depuis leur discussion “téléphonique”. S’engage alors une cavale vertigineuse semée d’embûches et de souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident où Naoufel perd ses parents. D’une façon inattendue les personnages retrouveront le fil de leur histoire.
Les flashbacks sont filmés de manière un peu plus vague, plus floue de manière à mieux les distinguer. Les éléments sont assemblés de façon antéchronologique. J’ai apprécié ce détail.
J’ai été attendrie par le personnage de Naoufel qui ressent une terrible souffrance, dûe en partie à ce tragique accident. Il s’attache à Gabrielle qu’il n’à jamais encore vue, il est bien décidé à la retrouver afin de se présenter. Il en vient même se faire embaucher en tant que jeune apprenti menuisier par le père de celle-ci. Je pense qu’il fait tout cela pour se sentir vivre, exister aux yeux de quelqu’un car il à ressenti une certaine écoute et empathie durant cette conversation à l'interphone. Il a enfin un but, une vraie raison de vivre. Au moment où ils se retrouvent dans l’igloo construit pour celle qu’il aime, j’ai trouvé Gabrielle dure avec lui, elle se lève et s’en va rapidement, le laissant seul. Certes Naoufel l’a suivie, a recherché énormément d’informations sur elle, certaines vraiment personnelles presque à la façon d’un psychopathe. À sa place, je me serais sentie effrayée, mais j’aurais cherché à comprendre la raison, son but ou encore sa motivation. Je trouve également que Gabrielle ne ressentait pas même de la peur comme si elle s’en était doutée depuis le début où ils s’étaient croisés ; je l’ai également trouvée différente en face du jeune homme que à l’abri derrière son interphone.
Je pense que le réalisateur à voulu nous faire comprendre que si nous croyons fort en quelque chose nous y arriverons, il ne faut pas se laisser aller.
Naoufel à une certaine sensibilité pour les voix (la parole) déboussolé par les drames de sa vie, son magnétophone fut mis de côté mais on le retrouve grâce au son de la voix d’une jeune femme.
Je trouve que la fin est suffisamment ouverte ouverte pour permettre à chacun sa propre interprétation : je pense que le fait de sauter du toit de l’immeuble jusqu’à une plate-forme lui faisant face était dans le but de passer à autre chose, qu’il franchisse un nouveau cap et fasse son deuil. Le seul point négatif trouvé à ce film est le fait qu’au moment où il se tranche la main, le scénario ne lui fait ressentir aucune souffrance. Dans les scènes suivantes, Naoufel n’à plu sa main et il porte un bandage, on croirait que c’est normal, le sujet n’est pas détaillé alors que c’est en quelque sorte l’intrigue principale, je trouve cela dommage.

Camille L.
Première 2
Lycée françois 1er
Le Havre
Académie de Rouen.



2020/01/02 12:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-13
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
J’ai perdu mon corps est un film en cœur française de Jerémy Clapin , réalisé en 2019. Avec comme acteur principal Naoufel pour le rôle du garçon et de Gabrielle l’amour secret de Naoufel.
A Paris, Naoufel, livreur de pizza tombe amoureux de Gabrielle, une jeune bibliothécaire. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. Celle-ci s’engage dans une aventure semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Tous les trois retrouvent d’une façon poétique et inattendue, le fil de leurs histoire …
Toute cette belle histoire se déroule sur de magnifiques jusqu’à sublimes dessins. Les couleurs, détails … tout pour nous impressionner…
De plus dans J’ai perdu mon corps, l’accompagnement musical très présent est époustouflant avec de belles images sous les yeux …
Le fait que plus la main se rapproche de Naoufel, moins il y a des changements de séquences. Ce qui rend le film intriguant, donc nous ne pouvons pas nous ennuyer. Tout cela pour dire que le scénario et le film sont juste une très bonne réussite.
Alexandre Kaoukou 1 PROD Sarre-Union
2020/01/02 12:09 #2019-jai-perdu-mon-corps-14
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
C’est un très beau film d’animation fantastique où on constate que le début du film est à la fin et la fin est au début, avec la main qui a été coupée à la fin du film et on voit bien que la main essaye de rattraper le (futur).
Dans ce film l’auteur a mélangé le futur passé et présent avec des flashbacks ou vers la fin il y en n’a de plus en plus ou à la fin tout et (tous) se rassemble(nt).

J’ai retenu quatre plans magnifiques
- Le plan où il parle à travers l’interphone où j’ai l’impression qu’il tombe amoureux de la voix de Gabrielle ; un personnage au caractère bien trempé !
- Le plan où il se retrouve chez l’ oncle et où il va postuler et le supplier pour travailler à la menuiserie, pour pouvoir la voir plus souvent.
- Le plan où il a fabriqué l’igloo pour elle et quand il lui montre, avec l’erreur de manger une pizza exactement la même qu’il avait livré et qu’il a perdu sa confiance.
- La fin du film on voit bien qu’elle revient vers lui pour lui faire des excuses ou pour voir sont état de santé, et oui en travaillant le bois avec la machine qui tourne il voulait attraper la mouche comme son père lui a appris.
Le destin du personnage s’accroche à son passé mes il le rattrape, il parle de « dribbler le destin » comme quand il saute sur la grue la main a été surprise car dans le passé il n’avait pas fait ça c’est pour ça qu’il parle de dribbler le destin en se dépassant !
Spaeth Paul 1 Prod Sarre-Union
2020/01/06 14:31 #2019-jai-perdu-mon-corps-15
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
J'ai perdu mon corps : la main à la recherche de son corps


« J'ai perdu mon corps » est un film d'animation fantastique réalisé par Jérémy Caplin en 2019. Il est récompensé au festival de Cannes dans la catégorie grand prix de la semaine de la critique, il obtient également le cristal du long métrage et le prix du public au festival d’animation d’Annecy.
L’histoire tirée du roman « Happy Hand » de Guillaume Laurent expose comme personnage principal une main s'échappant d'un hôpital de la région parisienne à la recherche de son propriétaire. Parallèlement nous découvrons l'histoire de Naoufel, un jeune maghrébin dont le rêve est de devenir à la fois pianiste et astronaute. Après un grand bouleversement dans sa vie, il se retrouve orphelin et placé dans une famille d’accueil à Paris. Il obtient ensuite un petit boulot en tant que livreur de pizza. Ses livraisons le conduiront à Gabrielle, une jeune fille dont il tombera éperdument amoureux dans une conversation à travers un interphone.


Jérémy Caplin réussit l’audacieux pari d’articuler le film autour de la main. Il s’en suit une véritable course poursuite entre cette main et ce jeune homme.
Le réalisateur entraîne le spectateur dans un monde surréaliste ponctué d’analepses en noir et blanc retraçant le destin tragique de Naoufel et de ce membre. D’un point de vue technique, différents plans sont utilisés (gros plan, plan rapproché et plan d’ensemble) qui rendent les doigts vivants comme les pattes d’un animal étrange et angoissant. La bande son accompagne cette aventure hors du commun. La scène la plus marquante est la tentative de la main de rejoindre le bras pendant que Naoufel est endormi mais c’est un échec et cela nous a bouleversé. Cette main arrivera t-elle enfin à retrouver son corps ?.

Nous avons apprécié ce long-métrage aux apparences de dessin-animé. Le réalisateur fait preuve de créativité et nous entraîne dans un rythme effréné. On ne s’ennuie pas en suivant cette histoire originale et étonnante.

Cependant nous constatons que certaines scènes par leurs violence ne sont pas destinées à un jeune public.

Groupe A
1ère Bac Pro Gestion et Administration
Lycée Professionnel Privé Notre Dame du Chateau
Monistrol-sur-Loire
2020/01/08 16:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-16
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
“J’ai perdu mon corps”, Jérémy Clapin,
Un récit poétique de la fatalité

Ce chef-d’oeuvre artistique et scénaristique de Jérémy Clapin est l’histoire touchante et intimiste d’un adolescent perdu dans son destin et dont la main coupée fait tout pour le retrouver. Le tout avec une petite dose de nostalgie, une dose de poésie, une grande dose d’humanité et de travail artistique... 

Une main coupée comme accroche
En effet, ce film d’animation utilise la main coupée du jeune homme nommé Naoufel pour retracer une vie marquée par la douleur et le manque. Mais nous apprenons au fur et à mesure que l’adolescent n’a pas seulement perdu sa main. Des éléments se rajoutent au fur et à mesure à la compréhension de l’intrigue. Le film est ponctué de flashbacks en noir et blanc pour donner de plus en plus de détails sur l’enfance du personnage central qui semble avoir vécu des jours heureux étant enfant. Mais les plans des flashbacks sont souvent, voire tout le temps, resserrés sur la main de Naoufel lorsqu’elle était encore accrochée à son corps comme pour lui donner une présence très importante et qui, justement, manquerait à la vie de l’adolescent. Mais cette envie de personnaliser une main coupée peut s’avérer être un peu morbide au premier abord. La première scène nous montre la main qui sort d’un réfrigérateur d’un hôpital dans lequel se trouve également des yeux… Néanmoins, ce côté morbide est peut-être finalement nécessaire pour intéresser le spectateur dès la première scène. D’où l’idée d’une main comme “accroche” habile.
  Par ailleurs, plus le film avance plus une impatience apparaît : le spectateur attend de savoir comment Naoufel s’est coupé la main. Mais des détails annonciateurs et des indices apparaissent de plus en plus même si le moment fatidique n’arrive qu’à la fin.

Des éléments de scénarios explicites et annonciateurs
Le film a effectivement été construit de manière très précise et complexe et nous pouvons tout d’abord citer les différents éléments explicatifs et annonciateurs. Premièrement, dans les flashbacks, nous apprenons que Naoufel voulait réussir à attraper les mouches mais, il n’y arrivait jamais, malgré les conseils de son père. C’est ainsi que nous retrouvons souvent des gros plans sur une mouche, comme si elle surveillait Naoufel, voire l’envahissait. C’est un élément annonciateur car, à la fin, nous apprenons que c’est en attrapant une mouche pour la première fois de sa vie que Naoufel se coupe la main. Deuxièmement, Naoufel étant tombé amoureux de la jeune et spontanée Gabrielle, il postule dans la menuiserie de l’oncle de cette dernière sans être formé. C’est donc dans un appareil qui coupe le bois que Naoufel se coupe la main.
Pour finir, les flashbacks ont pour rôle de nous expliquer l’accident de voiture des parents de Naoufel. Nous trouvons donc deux éléments annonciateurs de la mort de ses parents dans les flashbacks. Tout d’abord : un magnétophone, Naoufel adorait enregistrer des moments du quotidien : sa mère qui joue de la contrebasse, des discussions etc. Le deuxième élément annonciateur de la mort de ses parents et une chèvre qui apparaît dans les flashbacks. Elle est seule sur une route de montagne. Et c’est ainsi que, perturbé par Naoufel qui enregistrait ses parents,  son père percute la chèvre. Toutes ses scènes de suspens ainsi que les scènes tragiques sont représentés au travers de dessins d’une beauté très poétique et au travers de musiques nostalgiques.

Une bande sonore importante et imposante
La bande sonore est très variée mais tourne autour de tonalités nostalgiques et très fortes. Les musiques expriment souvent le suspens d’une manière très explicite et donc inquiétante. Elles font ressortir et comprendre les émotions des personnages et; les ambiances des moments tragiques. Toutes les musiques fortes sont seulement instrumentales sauf une: “La complainte du soleil” et c’est également une musique très forte émotionnellement. Toutes ses musiques montent généralement en crescendo tout comme les émotions ressenties par les spectateurs, en miroir avec les émotions de Naoufel.

Un travail artistique et scénaristique sensationnel
Jérémy Clapin a été très entreprenant lorsqu’il décida de se lancer dans un tel projet. Vouloir raconter l’histoire d’une vie, certes triste, mais plutôt simple en utilisant le dessin d’animation était risqué. Mais énormément de détails sont fournis pour ne pas perdre la concentration du spectateur ce qui rend finalement l’intrigue très complexe. Mais l’ennui peut tout de même persister : n’y a-t-il pas encore assez d’éléments à fonction dramatique? Ou y a-t-il, au contraire, trop d’informations? Le suspens dure peut-être un peu trop longtemps car, en effet, le spectateur peut s’attendre à comprendre dès le début comment Naoufel perd ses parents et sa main mais ces informations ne sont révélées qu’à la fin. Cela nous montre que Jérémy Clapin ne voulait pas leur donner une fonction dramatique, il ne voulait pas raconter une simple histoire triste mais une histoire plus complexe avec les notions de détresse affective, de fatalité, de quotidien, de difficultés de prendre son avenir en main…
Tifenn Lecomte-Faucheux
2020/01/08 16:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-17
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
« J'ai perdu mon corps «  : Sublime

« J'ai perdu mon corps « est un un sublime film d’animation, réalisé par Jérémy Clapin, sorti et présenté au festival de Cannes en 2019. « J'ai perdu mon corps « est un film d'une sensibilité ébouriffante, en effet mêlant un scénario hors du commun et une expérience sensorielle fantasmagorique, il met en scène deux récits, deux histoires parallèles. Dans l'une, celle du jeune Naoufel, un garçon torturé, peinant à trouver sa place dans le monde et à la recherche de l'évasion et d'un autre, nous est mise en scène l'odyssée périlleuse d'une main coupée en quête de son propriétaire. « J'ai perdu mon corps « est un long métrage étonnant, voire invraisemblable tantôt par son parti-pris expérimental qui est de mettre en scène l'histoire d'une main, tantôt par la philosophie qu'il dégage. Traitant de l'amour, du souvenir et du destin, dans une ambiance sonore bouleversante ce dernier offre au spectateur une histoire captivante et mélancolique portant une réelle réflexion.
Vincent BRIOT
2020/01/12 18:21 #2019-jai-perdu-mon-corps-18
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
- Un film d’animation ? Ça sera sans moi. J’ai plus l’âge. C’est pas parce que c’est bientôt Noël que je vais supporter ça. À noël, en plus, il n’y a que les cadeaux qui m’intéressent.
- Tu n’as rien compris. Ça n’a rien à voir.
- Si, ça a à voir. Les Disney, les Pixar, ça peut être bien quand on est enfant. Moi, je ne le suis plus.
- Là, J’ai perdu mon corps, c’est un film pour adulte. Avoue qu’avec ce titre on ne veut pas parler aux enfants. Ça a été produit par Marc du Pontavis.
- Arrête, je connais : il a fait Oggy et les cafards. Un dessin animé avec un chat qui se fait embêter par des cafards, et qui va les poursuivre. Passionnant, je vois ça d’ici.
- Ça n’a rien à voir. Et tu ne peux pas parler, puisque tu ne vas pas voir le film. En plus, tu parles du producteur, celui qui apporte l’argent. Et c’est le réalisateur qui fait le film, pas le producteur. En plus, tu ne perds rien si tu vas voir le film : il fait 1h22. Au pire, tu te seras ennuyé et tu auras fait la sieste. Mais je suis sûr que tu seras attentif.
- D’accord, si tu me paies la place.
Une heure trente plus tard :
- Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ?
- Franchement, je ne sais pas quoi en penser sur le coup.
- Oui, il faut avoir un minimum de réflexion pour comprendre l’idée du film.
- Moi, j’ai eu du mal à le cerner au début, et même pendant trois quart d’heure. Où on était ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Pourquoi une main ?
- Pourtant c’est simple. Tu n’as jamais entendu l’expression « prendre sa vie en main » ? Avec ce film, cette expression prend tout son sens. Naoufel est perdu après la mort de ses parents, il n’arrive pas à prendre sa vie en main. Il se perd dans une vie minable. Il va devoir se créer, ou plutôt « dribbler le destin ».
- Ça, c’est la fille, avec sa voix. Elle va lui permettre de changer. Elle a une super voix, faut dire. On sent qu’elle a du caractère.
- Ce caractère va séduire Naoufel, qui est dans un monde qui a perdu ses couleurs.
- C’est vrai, ses souvenirs sont tous en noir et blanc. J’ai trouvé ça bizarre.
- Ce qui est bizarre aussi, c’est qu’il y a plusieurs niveaux dans les images : le présent de Naoufel, son enfance ou plus généralement son passé, et le trajet de la main dans Paris qui va tenter de retrouver le corps auquel elle appartient. On peut s’y perdre, mais je trouve ça agréable.
- Il y a des scènes très belles, comme celle où la main plonge dans le bain d’un bébé. Il s’y baigne comme dans un liquide amniotique. Ou encore la scène de l’igloo : l’igloo c’est la maison qui protège du froid. C’est encore un cocon, comme la petite baignoire. Et l’igloo va servir d’élément moteur pour communiquer avec l’amoureuse.
- C’est un film vachement réfléchi. Il y a un scénario de ouf !
- Ce n’est pas un problème, au contraire. Comme on ne comprend pas tout au début du film, on est obligés de suivre, de se concentrer. Et l’auteur nous amène peu à peu à comprendre.
- Ce que j’ai bien aimé, c’est l’humour.
- Un drôle d’humour, comme avec les rats dans le métro.
- J’ai trouvé plus drôle la scène du pigeon sur la gouttière.
- C’est un humour qui arrive quand c’est l’horreur dans le film, juste à ce moment-là. Un coup d’humour, pour redonner de l’énergie. Et ce qui fait rire est toujours angoissant ou écœurant.
- L’œil écrasé….
- Il me semble qu’il y a même un bruit psh…. Un truc qui s’écrase, gluant, dégueulasse. Et puis je trouve que la dernière scène résume bien l’esprit du film. On voit Naoufel…
- Parle plus doucement ! il y a peut-être des gens qui n’ont pas vu le film qui nous écoutent….
- D’accord. J’aime quand Naoufel, le personnage principal, « dribbler le destin » et tourner une page.
- L’expression est belle, mais je ne l’ai pas comprise.
- …. la petite amie de Naoufel va sur le toit. Elle y trouve son dictaphone et écoute l’enregistrement sur la cassette. Sur cette cassette, il y a ou plutôt il y avait le moment et même la cause de la mort des deux parents du jeune homme. Naoufel a supprimé ce passage audio: il veut enregistrer et donc écrire un nouveau chapitre. Le fait qu’il laisse le vent entrer dans cet enregistrement laisse une partie de suspense, de doute et de remise en question. On m’a parlé d’un autre film où le son est très im-portant, Blow Out. Je crois qu’il y a une référence. Mais ça me semble difficile de te l’expliquer comme ça.
- En tout cas, j’ai remarqué que, dans le film, le silence et le vent sont liés : on le comprend quand Naoufel parle à travers l’interphone quand il livre la pizza écrasée, mais aussi quand il est dans l’igloo. Enfin, si je comprends ton raisonnement, quand Naoufel saute à la fin, c’est pour voir s’il va réussir à franchir le cap ? Et s’il réussit, il pourra faire le deuil de ses parents en laissant son passé derrière? Finalement, le cœur de ce film, c’est une affaire de deuil.
- Exactement ça! Tu as compris l’idée ! Tu as bien capté la métaphore. Il n’y a rien à faire, je vois bien que tu as aimé le film et que tu as du mal à le reconnaître.
- Métaphore, métaphore… C’est pas avec des mots pareils que tu aurais pu me convaincre d’aller voir le film.
Célia Tazdaït.
2020/01/13 12:17 #2019-jai-perdu-mon-corps-19
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Le Che-main de l’excellence

Jérémy Clapin est un français qui s’est lancé le pari fou de réaliser un film d’animation sur le thème de l’anatomie, dans J’ai perdu mon corps, une main se met en quête de retrouver son corps dans la ville lumière. Tout en entrant dans trois dimensions temporelles, avec une première où est racontée l’enfance de Naoufel (interprété merveilleusement par Hakim Faris), un jeune marocain qui rêve de devenir astronaute. Une autre dimension dans laquelle le jeune homme tombe amoureux de Gabrielle (interprétée par Victoire Dubois) en lui livrant une pizza et enfin la dernière où une main s’échappe du réfrigérateur d’une université de médecine. Dans ces dimensions, le réalisateur a eu la subtilité de faire une connexion entre le jeune homme et la main notamment lorsque le héros se souvient du jour où ses parents l’ont laissé partir se baigner seul puis en parallèle la main se remémore la fois où son propriétaire la plonge dans le sable.

Une quête poétique :
Il semble que ce long-métrage est bercé par un sentiment de vide. Le but poétique est de montrer que lorsque notre esprit est incomplet comme ici où la main se sent seule et veut revenir au reste de son corps, alors cela nous fait sentir inachevé. Mais, ce film détient aussi un message d’indépendance, durant sa quête la main n’a pas besoin d’aide pour atteindre son but. Puis une fois son objectif parvenu, elle laisse son corps s’envoler comme pour lui dire adieu.

L’art de l’émotion :
Toute cette aventure, réalisée par de sublimes coup de crayon, qui laisse à ce film, l’art français du film d’animation si envié par les autres nations. Ainsi grâce à ce savoir-faire le public peut percevoir le sentiment de culpabilité qui ronge le jeune Naoufel à partir du moment où il retrouve son lecteur cassette qui est la cause d’un évènement tragique. Cette émotion est transmise à l’aide de gros plans glissés gracieusement.

Le témoin de l’aventure :
Le réalisateur a prouvé son talent et son professionnalisme en incluant des détails, comme la mouche qui revient sans cesse, dans chaque scène, comme un fil rouge. Ainsi Jérémy Clapin donne des indices sur le propriétaire de la main mais aussi, sur la cause de sa coupure avec son corps.

Sur la voie de la réussite :
Cependant, une faute a été commise par ce merveilleux réalisateur qui a pour conséquent fait disparaitre l’intrigue. Cette erreur est le manque de suspens dès le début du film où toute l’intrigue est perdue. Alors, la déception envahie la salle de cinéma, mais peut-être est-ce l’objectif de Jérémy Clapin. C’est donc un gros risque. Par ailleurs, ce film d’animation est le début vers le che-main de l’excellence.

Batot Florine 1ère Générale
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/17 09:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-20
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin et produit par Marc Du Pontavice, producteur de nombreux dessins animés plus enfantins. Ce long métrage raconte l’histoire de Naoufel et de sa main, qui n’ont pas une vie facile. Il a reçu le Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2019 ainsi que le prix du public et le cristal du long métrage au Festival du cinéma d’animation d’Annecy 2019.
Nous sont présentés deux points de vues au cours de l’histoire.
Celui de Naoufel, qui, après avoir perdu ses parents dans un accident de la route alors qu’il était enfant, arrive chez un homme chez lequel il vit jusqu’à ses jeunes années d’adulte. Naoufel était un enfant qui aimait enregistrer son environnement. Ceci est le premier rapport à la musique, au son, omniprésents. La musique se fait une place tardivement pour finalement s’ancrer dans l’histoire.
Nous avons également le point de vue d’une main, qui est le début du film. Une simple main qui s’enfuit et court à travers la ville, vit comme si elle était dotée d’un métabolisme. Elle est, en quelque sorte, le personnage principal, car c’est au long de son parcours et de ses expériences qu’on découvre l’histoire cachée derrière son état.

La vie de Naoufel se déroule peu à peu. Son enfance était plongée dans des tons unicolores et clairs, mais, alors qu’il grandit, on découvre comment il a perdu sa main et ces passages sont dans des couleurs “vivantes” et non plus dans un ton uniforme.

Durant tout le film, la chronologie reste floue pour le spectateur. L’histoire de la main et de Naoufel, jeune adulte, se déroule à la même période mais pas exactement au même moment. Ces deux récits finissent par se rejoindre chronologiquement et physiquement, c’est le dénouement de l’intrigue qui reste cependant très ouvert ce qui peut déranger. On a aussi des retours dans l’enfance de Naoufel qui sont caractérisés par du noir et blanc.
Tout au long du film, nous sommes confrontés à des pics de sentiments, lorsque se confrontent le glauque et le sentimental. L’histoire a un côté très sombre. Naoufel et sa main subissent simultanément des violences physiques, le sang coule. Le mal-être et la solitude de Naoufel touche également, notamment lorsque celui-ci rentre chez son tuteur qui lui vole l’argent de son job de livreur de pizza, qu’il exerce à contre coeur. La main rencontre un groupe de rats qui la mordent, est prise dans de nombreuses mauvaises situations, desquelles elle ressort cependant toujours. Mais Naoufel nous émeut aussi en rencontrant Gabrielle, et en s'éprenant d’elle, en essayant d’attirer son attention et de lui faire plaisir. On découvre une histoire pas très drôle qui nous touche.
La main est un personnage à part entière avec une personnalité propre. On suit d’ailleurs ses actions et, chose curieuse, nous pouvons ressentir ses émotions durant son parcours. Elle vit un voyage initiatique censé la menée à son corps, d’où le titre du film. Elle subit des épreuves et des péripéties tout en s’aidant des souvenirs qu’elle garde de Naoufel. Cette main apporte du suspense : “Que fait-elle là ?” “Où va-t-elle ?” “Comment en est-on arrivé là ?” Et apporte aussi une dimension fantastique intéressante et surprenante.
La mouche est le dernier personnage important, une clé, une transition, le caractère complexe. Elle est, à certains égards, le symbole de la vie. En effet, au tout début du film, le père de Naoufel lui apprend qu’il faut la surprendre en visant, non pas où elle est pour l’attraper, mais à côté, car il aura plus de chance de l’attraper comme cela. Quand, à la fin du film, il réussit enfin à l’attraper, sa main lui est arrachée, ce qui est aussi le début de l’histoire. La mouche provoque un accident en agaçant une chèvre qui s’avance devant la voiture des parents Naoufel. Elle est omniprésente, le bruit qu’elle fait est entêtant, et elle est même seule à l’écran pendant un certain temps.
Maëlle : D’abord surprenant par l’opposition du graphisme doux et de l’histoire avec des éléments glauques, j’ai apprécié ce film sentimental. Malgré le caractère singulier du personnage de la main, on vit l’action et la progression de l’histoire tout en s’attachant aux personnages. Cependant la fin extrêmement ouverte me laisse un peu sur ma faim.
Clémentine : Le film m’a quelque peu déçue, car en dehors de la bande-son et des graphismes, l’intrigue m’a déplue. La fin ouverte est certainement pour beaucoup dans l’arrière-goût amer qui me reste.
Clémentine Gourdan - Maëlle Garant, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/01/18 10:28 #2019-jai-perdu-mon-corps-21
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice


Le premier long-métrage de Jérémy Clapin, « j’ai perdu mon corps » est un film d’animation fantastique, sortie le 6 novembre 2019. Ce film retrace la vie de Naoufel, un jeune garçon qui vit à Paris avec son oncle et son cousin. Ce dernier s’est plongé dans une histoire d’amour tumultueuse pour la jeune Gabrielle. Pendant ce même moment, l’avant-bras d’un jeune homme se bat, pour retrouver son corps d’origine, il va devoir affronter la ville et ses danger. Entre souvenirs, embûches et flash-backs, le trajet de ce bras va être mouvementé. Nous étions empressés de voir ce qui se caché derrière ce titre si significatif, en effet « j’ai perdu mon corps » laisse place à l’imagination débordante des spectateurs et ravi ceux-ci une fois le film visionné. On peut dire que l’originalité est le socle essentiel qui fait de ce film d’animation, un très bon film. En effet rare sont les films d’animations réalistes comme celui-ci. De plus il faut prêter une attention soutenue aux merveilleux travail de la musique dû au virtuose Dan Levy, ici la musique confère au film une grande profondeur et un aspect poétique, à ne pas négliger. Les bruitages sont également bien réalisé, surtout pour ceux qui concerne la ville, tout cela donne une plus-value importante aux graphismes du film, qui eux de base sont déjà très épatant. On peut surtout salué là travail de Jérémy Clapin sur ce film, car il a su mettre en avant le sentiment du membre fantôme, qui est peu connu, tout en réalisant un bel hommage au corps humain et à la vie. Ce film vous garantira une exaltation et une captation durant les 81 minutes qu’il dure.

Elisa Marquet, TES, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/01/18 10:34 #2019-jai-perdu-mon-corps-22
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice


Un film qui sort de l’ordinaire


J’ai perdu mon corps, film réalisé par Jérémy Clapin et sorti fin 2019 est un film français d’animation. Il est ici mis en scène une sorte de double-histoire nous montrant d’une part le périple de la main de Naoufel afin de retrouver son corps, et d’une autre part, nous suivons l’histoire de Naoufel qui eu un coup de foudre pour Gabrielle, déterminé pour entrer dans sa vie et la conquérir. Tout au long du film les deux histoires se mêleront pour terminer sur une seule et même fin commune.
Avant d’avoir vu ce film, j’étais très enthousiasme à l’idée de voir celui-ci, le titre « J’ai perdu mon corps » est accrocheur selon moi et m’a laissé douteuse sur comment allait se dérouler l’histoire étant donné qu’on se doute qu’il s’agira d’une quête d’un corps mais sous quelle forme ? De quelle manière ? J’ai donc été agréablement surprise de la manière dont le réalisateur donne forme à l’histoire, à l’intrigue, de part son originalité. Aussi, d’après l’affiche rouge vif du film je m’attendais à une histoire sanglante, et la police du titre m’a donné une impression de caractère « grossier » de la part du héros de l’histoire, thèses qui se sont plus ou moins confirmées. De plus, dès le début du film règne une ambiance étrange, pesante, je me suis retrouvée perplexe en voyant le début du périple de la main et les flash-back de l’enfance de Naoufel, ce qui m’a donné envie de comprendre, de suivre minutieusement la suite de ce film. D’après moi, l’histoire en elle-même fait beaucoup réfléchir le spectateur, pourtant, elle raconte la banale vie d’un adolescent mais elle donne une perspective extérieur d’une vie pas toute rose; c’est Gabrielle qui donnera un sens à la vie de Naoufel. J’ai été pleine d’admiration pour la détermination de Naoufel et pleine d’empathie pour celui-ci qui à traversé beaucoup de moments difficiles au cours de sa vie, aussi, la volonté qu’a la main pour retrouver son corps m’a touché, ce film à pour moi été fort en émotions. Il est important de noter que l’animation du film est simple et douce à regarder, les dessins sont agréables et réalistes tandis que les voix et les musiques correspondent selon moi plutôt bien à l’animation. Cependant, j’ai un peu été déçue à propos de la fin du film, étant ouverte, cette fin ne répond absolument pas aux questions que l’on se pose dès le début de celui-ci comme par exemple Naoufel retrouvera-t-il sa main un jour ? Ou encore Naoufel réussira-t-il à conquérir Gabrielle ? Tant de questions qui restent en suspens ce qui me laisse légèrement frustrée. Globalement ce film m’a vraiment plut, il mérite d’être vu selon moi, je le recommanderais vivement à tout le monde, jeune publique comme plus âgé, ce film peut plaire à absolument tout le monde. Je lui accorderais une note de 4/5 si je devais le noter.

Loane Gavelle, TES, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/01/19 18:07 #2019-jai-perdu-mon-corps-23
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
« J'ai perdu mon corps »

 "J’ai perdu mon corps", film d’animation de Jérémy Clapin, primé à Cannes et Annecy est un excellent long métrage grâce au graphisme et à la bande son très soignés. Une attention particulière a également été portée au cadrage et au montage.
Ce film captivant vous montre deux histoires, indépendantes à première vue: d'une part, celle d’un jeune homme, Naoufel, qui tombe amoureux d’une jeune femme, Gabrielle qu’il veut retrouver à tout prix, d'autre part, l’aventure d’une main coupée, qui part en quête, elle aussi afin de réintégrer son corps. Au début du film, les deux histoires sont floues, cependant, au fur et à mesure de votre visionnage, vous comprendrez le lien entre celles-ci. Malgré les nombreux aller-retour entre le passé et le présent ce film est accessible.
"J'ai perdu mon corps", commençant par l’image d’une main coupée, vous êtes d’emblée ébranlé car cette main s’échappe d’un laboratoire ! Vous devenez attentif, très vite placé à hauteur de cette main. En effet, le film développe les sens et entretient le suspens chez les spectateurs, notamment lors du périple de cette main, qui, se déplaçant dans la ville, se retrouve coincée sous les rames du métro, attaquée par des rats. Vous êtes stressé, effrayé. En jouant sur la façon de filmer, vous vous retrouvez donc à la place de cette main, affolé.
En parallèle, Naoufel, orphelin, se rappelle son enfance ce que le réalisateur met en avant avec des flash-back, qu'il utilise fréquemment dans ce long métrage, soulignant combien il était heureux avec ses parents morts dans un accident de voiture lorsqu’il était petit. Naoufel, devenu adulte, travaille comme livreur de pizzas, faute de mieux. Lors d’une livraison, il ne parvient à ouvrir la porte et reste donc dans le hall de l’immeuble à discuter à travers l’interphone avec une jeune fille, qui adopte un ton mi-moqueur mi-intéressé et qui attend sa commande. Elle commence à parler avec ce mystérieux livreur. Quelques jours après, ayant appris lors de leur conversation que sa cliente s’appelle Gabrielle et qu’elle travaille dans une bibliothèque, Naoufel cherche à la rencontrer pour mettre un visage sur cette fameuse jeune femme dont il est tombé amoureux. Prêt à tout pour la retrouver, il se fait même embaucher par l’oncle de Gabrielle en tant qu’ébéniste. Ce travail comporte des risques, Naoufel manie le bois en étant entouré de scies, ce qui par la suite va lui attirer des ennuis.
Continuant à suivre le périple de cette main coupée et en parallèle la vie de Naoufel, on apprend à la fin que cette main est en fait celle du jeune garçon.
En allant voir ce film poignant, vous allez faire ressortir un grand nombre de sentiments, la tristesse, la peur, la joie, l’empathie... Mais vous ressortirez heureux d’avoir eu la chance d’admirer ce chef-d’œuvre qui est certainement le meilleur film d’animation de l’année. 
Aline Augustin, 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse
2020/01/19 18:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-24
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon

Critique de « J’ai perdu mon corps »
Ce film d’animation nous raconte deux histoires en une. Tout d’abord, celle d’une main coupée partant à la recherche de son corps au travers d’une aventure fantastique pleine d’actions et de rebondissements. En effet on suit les aventures de Naoufel un jeune orphelin d’une vingtaine d’années qui part à la recherche de l’amour et du sens de la vie. Rien que cela ! Mais sa maladresse va lui jouer des tours…
Premièrement, ce film est d’une originalité hors norme. En effet, la répétition des sauts dans le temps dans lesquels l’amant traverse la ville à toute vitesse ou retourne à de nombreuses reprises dans le passé montrent une certaine qualité de réalisation mais peut dérouter et gêner un spectateur pas assez attentif. De plus, le choix du scénario à caractère surnaturel accentue cette originalité car on est amené à suivre l’histoire d’une main coupée.
Deuxièmement, ce film a un message fort à transmettre. On comprend de manière implicite au cours du visionnage puis véritablement à la fin du film la leçon de vie qui soutient ce film comme dans l’extrait où Naoufel veut sauter d’un immeuble pour « dribbler le destin » ou bien la fameuse scène de la mouche révélant le précieux conseil que donne le père à son fils : « Pour réussir, il faut apprendre à anticiper ». Cette scène qui paraît dérisoire prend de plus en plus de sens jusqu’à devenir un élément clé.
Troisièmement, le côté tragique est de loin le plus poignant avec, dans un premier temps, les rêves d'avenir de Naoufel voulant devenir pianiste et astronaute qui disparaissent pour laisser place à un livreur de pizza maladroit et malheureux. Puis, dans un second temps, le récit de cette main coupée qui annonce le futur tragique du jeune homme. Néanmoins, la tension dramatique est entretenue jusqu'au bout ce qui nous laisse dans une forme d’incertitude qui nous incite à continuer le film.
La scène marquante qui pourrait être le point culminant de cette tragédie correspond au moment où Naoufel veut taper une mouche à côté d’une scie en marche alors qu’il travaille comme menuisier. Cette action durant laquelle le suspense est palpable sont rendus à la perfection. L'oeil du spectateur est rivé à l'écran, totalement crispé. En effet, les plans montrant successivement la main, puis la mouche et la scie créent un trouble et les passages où la main et la scie deviennent « trop » proches fabriquent des émotions intenses : angoisse et frissons garantis !
Pour conclure, il faut souligner l’audace et la réussite de Jérémy Clapin concernant la réalisation d’un long métrage d’une originalité sans pareil, Clapin prouvant ainsi au monde entier que le film d’animation n'est pas un art mineur du cinéma et encore moins réservé à un public constitué exclusivement d'enfants.
Gouraud Robin, Bridet Sasha, Samson Evan, élèves de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse, académie de Lyon


2020/01/20 13:43 #2019-jai-perdu-mon-corps-25
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

« Étrange », voilà ce qui définit parfaitement ce long métrage au message ambigu. Cousin éloigné de « la chose » dans la famille Adams, le héros nous fait nous poser un tas de questions, dont la plus évidente est : pourquoi ?

Dans un frigo situé dans une morgue, une main droite prend vie. Paniqué et désorienté, notre personnage principal ( ou du moins ce qu’il en reste ) décide de retrouver son ancien propriétaire. En dépit du danger et des épreuves qui l’attendent, notre membre, le plus utile, va se creuser la tête et jouer des coudes, croisant les doigts pour atteindre son objectif. Alternant entre passé et présent, nous en apprendrons plus sur Naoufel : l’homme à qui appartient la fameuse main vivante. Nous découvririons comment ces inséparables comme les cinq doigts de la main se sont retrouvés et éloignés l’un de l’autre. Malgré une histoire dramatique et romanesque, cette aventure inédite et complexe va nous transmettre un message bien précis : on ne peut échapper à son destin… ou du moins, on ne peut pas y arriver en un claquement de doigts. Notre héros l’a bien compris et va, d’une main de fer, se battre bec et ongle pour obtenir sa pleine liberté.

Visionner ce film est une expérience à essayer. Il est vrai qu’au premier abord, l’histoire et l’affiche, comme dit précédemment, nous font nous poser un grand nombre de questions et peuvent nous dissuader de le voir. Pourtant, même si lorsque je suis sortie de la séance je ne savais pas quoi en penser, avec un peu de recul, j’ai pris conscience que ce long métrage méritait d’être vu. Ce qui risque de gêner une partie du public, c’est la façon dont l’intrigue est construite : le personnage principal un peu morbide; l’histoire est triste et nous ignorons s’il s’agit d’un bon ou mauvais film, même quand la projection se termine.

Nicolas David, 1° Lycée Langevin
2020/01/20 13:57 #2019-jai-perdu-mon-corps-26
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Un récit poétique et fantastique qui nous emporte loin de nous même.
“J’ai perdu mon corps”, premier long métrage du réalisateur Jérémy Clapin, est un film d’animation de 81 minutes sorti le 6 novembre 2019 au cinéma en France et le 29 novembre 2019 dans le reste du monde sur la plateforme Netflix. Il s’agit d’une comédie dramatique et romantique. On y découvre une main amputée qui, s’échappant d’un laboratoire parisien, part à la recherche de son corps. Tout au long de son périple, elle se souvient de sa vie lorsqu’elle était encore attachée au corps de Naoufel (Hakim Faris), un jeune homme qui rêvait d’être astronaute et pianiste en même temps. On découvre alors la vie de Naoufel jusqu’à son accident au fur et à mesure du voyage de la main à travers le paysage parisien. Le film transpire d’une poésie superbe et l’animation, dans un style assez réaliste, est magnifique.

Ce long métrage se présente sous une double intrigue, d’un côté la main et son voyage, de l’autre Naoufel et sa vie. Les séquences centrées sur la main offrent un point de vue très particulier qu’on ne retrouve habituellement pas dans le cinéma. Par sa petite taille, elle nous permet de découvrir toute la dangerosité de la capitale et de ses rues, où tous les éléments du quotidiens deviennent des pièges mortels. D’une certaine façon, ces séquences m’ont fait penser à des séquences similaires du film “Ratatouille” de Brad Bird, se déroulant aussi à Paris. On y sent une tension, une violence mais il arrive parfois que la main se retrouve en haut d’un toit et contemple alors les lumières de la ville. 

On retrouve ensuite les séquences de flash-back sur l’enfance de Naoufel, entièrement en noir et blanc, où la symbolique est primordiale. On retrouve une mouche comme élément récurrent et encore symbolique lié à la mort. Les souvenirs sont vécus d’une certaine façon du point de vue de la main et on y voit des sensations liées au touché et des cadrages assez déroutants parfois.

Enfin, la majorité du film se concentre sur la vie de Naoufel et sa romance avec Gabrielle (Victoire Du Bois), une jeune femme qu’il rencontre par hasard. On retrouve alors une mise en scène plus conventionnelle mais diablement efficace. La poésie est au rendez vous, avec une histoire d’amour empreinte d’un romantisme digne d’un conte de fée, et des situations d’un réalisme touchant, qui nous renvoient à nous même.

En jonglant entre ses scènes, parfois sans même qu’on ne le remarque tout de suite, Jérémy Clapin crée un personnage principal complet et attachant. Le mélange du réalisme par son cadre et ses personnages, et du surréalisme par la main et certains éléments de la mise en scène, en font un poème moderne et doux.

L’animation est assez unique, réaliste, elle utilise la 3D pour créer des plans que l'on voit rarement dans l’animation traditionnelle et qui lui donne des aspects de film en prise de vue réelle.
La bande originale, composée par Dan Levy, du groupe de The Dø, avec son mélange classique et électro, donne une ambiance musicale très originale mais qui colle parfaitement avec l’histoire et les différentes scènes. On sent une réelle envie de créer une ambiance générale puisque la musique se veut dans l’ensemble assez atmosphérique. Cependant, cette bande son sait laisser parfois une place au silence dans des moments de tension, ou bien se faire discrète pour mieux apprécier l’action. L’ambiance sonore d’une ville active est très bien restituée, les sons des grosses machines sont assourdissants lorsque l’on est à l’échelle de la main, et redeviennent plus classiques du point de vue de Naoufel.

De tout point de vue, le film “J’ai perdu mon corps” est poétique et rempli de symboliques. Ce long métrage est une réussite car il est captivant, autant par son histoire que par sa musique et son aspect visuel. Foncez le voir en salle cette belle histoire qui passe sans même que l’on s’en rende compte.

Baptiste Perisse , 1° Lycée Langevin
2020/01/21 12:02 #2019-jai-perdu-mon-corps-27
Lycée PRO André Honnorat, Barcelonnette, académie de Aix Marseille
J’ai perdu mon corps est un film sur l’adolescence et la recherche d’identité. C’est une œuvre poétique, émouvante et sensible.

L’idée de départ, de montrer aux spectateurs les émotions de la main qui recherche son corps, est très originale. Ces passages en vision subjective où l’on perçoit le monde à travers le point de vue de la main sont pleins d'action et angoissants. La main est souvent en situation de survie comme quand elle doit sauter au dessus de l'autoroute, survivre face au pigeon, aux rats, au chien et au pianiste. Le spectateur ressent de la peur face à ces moments de suspense.
Le fait de voir une main rechercher son corps est étrange et intrigant à la fois.
On arrive pourtant peu à peu à s’identifier à la main, à comprendre qu’elle est triste sans son corps. Elle se souvient des sensations agréables, de sa vie passée, on éprouve de la nostalgie avec elle.

D'un point de vue esthétique le dessin du film est superbe, les décors sont très précis et nous plongent de façon réaliste dans l'atmosphère du film. Nous avons aimé les petits détails de la ville, du métro. On a presque l’impression d’y être : l’atmosphère feutrée de la bibliothèque, la chambre glauque chez l’oncle, la saleté du métro, la lumière du pays d’origine de Naoufel... Le dessin a un côté très sensoriel : on ressent presque les sensations évoquées comme le sable sur la main, la froideur de la neige, la morsure du rat...

Le choix des doubleurs est excellent. Les voix concordent bien avec le caractère des personnages. La voix rauque et un peu cassée de Naoufel correspond bien à la sensibilité blessée et calme à la fois du personnage. La voix de Gabrielle est douce et montre une forte personnalité à la fois.
La musique est répétitive et angoissante. Elle nous plonge dans l'ambiance fantastique et oppressante du film.

Le spectateur ressent pour Naoufel beaucoup d'empathie car sa vie est triste. Nous avons de la peine pour lui quand ses parents décèdent, quand il se fait rejeter par la jeune fille qu'il aime. On voit que c'est un jeune homme maladroit, mélancolique et sensible.
Le moment où Naoufel perd sa main provoque chez le spectateur un sentiment de dégoût, de panique et de peine. Le jeune homme, qui aurait enfin pu être heureux et stabiliser sa vie, subit malchance sur malchance. Il y a une sorte d'ironie du sort dans le fait qu'il se fasse couper la main juste le jour où il parvient enfin à appliquer le conseil de son père en attrapant une mouche. L’histoire devient presque tragique.

A la fin du film, on comprend que Naoufel prend un nouveau départ dans la vie. Il efface définitivement sont passé et est capable de prendre en main son destin. La main laisse Naoufel partir et accepte la séparation. Toutefois la fin reste ouverte, ce qui est toujours un peu décevant pour le spectateur qui aime qu’une histoire trouve sa conclusion. Le spectateur s'attend à une histoire d'amour entre Naoufel et Gabrielle, qui n’aura probablement pas lieu. Le fait de ne pas savoir ce que le jeune homme est devenu est un peu frustrant. De nombreux élèves de la classe auraient souhaité une suite au film !



2020/01/22 08:06 #2019-jai-perdu-mon-corps-28
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« j’ai perdu mon corps »  est un film particulier, sensible et intelligent. Il a été réalisé par Jérémy Clapin et fait l’objet d’une adaptation du livre Happy Hand. C’est une œuvre étrange et touchante, alternant le réalisme et l'onirisme, le film d'initiation et la comédie romantique, la perte de l'innocence et le passage à l'âge adulte. A la fois simple et superbe, cette histoire de main qui part à la recherche de son corps nous emporte dans la rêverie mélancolique idéalement mise en musique par Dan Levy. En mêlant le passé lointain et le passé proche, nous pouvons voir aussi un habile montage. Cependant le thème de la main coupée n’a rien d’inédit, en effet le film la main du diable écrit par Maurice Tourneur et plein d’autres ont déjà été visionnés au cinéma. En revanche ce film a été récompensé du « grand prix » à la semaine de la critique, suivie d’un passage au festival international du film d’animation d’Annecy et pleins d’autres prix encore. Il a également été acheté par Netflix. L’histoire de cette main se passe à Paris, elle appartient à un jeune homme à qui elle a été enlevée en étant tranchée, elle s’échappe d’une salle de dissection, bien décidée à retrouver son corps, au cours de sa cavale pleine d’obstacles à travers la ville. Elle se remémore toute sa vie avec lui, jusqu’à sa rencontre avec Gabrielle dont il tombera amoureux. La main incarne la mémoire du héros. Un défi qui pousse le spectateur à avoir de l’empathie pour un personnage à cinq doigts. L’une des scènes les plus marquantes est celle ou la main entre dans une chambre de bébé, elle rend la main vivante et plus humanisée, et met en avant l’innocence de l’enfant.
Le tournage de ce film a été ambitieux et complexe.Il a été tourné en image de synthèse puis retouché pour un rendu en 3D. Pour moi ce film mérite 7,5/10, j’ai perdu mon corps est un challenge assez compliqué car il y a peu de dialogue mais ça n’a pas empêché qu’il soit si captivant, on arrive à comprendre l’histoire et à vouloir savoir ou cela va nous amener, on ne regarde pas notre montre toutes les cinq minutes, au contraire il est aussi enveloppant, cela fait partie des raisons de le voir à plusieurs reprises. Cependant ça ne fait pas de lui un long métrage parfait, c’est tout de même la trajectoire d’une main pendant 70% du film, ça ne peut pas plaire à tout le monde, comme toute chose. Le réalisateur transmet les sentiments des personnages à travers les silences et la musique particulièrement la main. A la fin du film nous tombons sur une fin surprenante à laquelle on ne s’attend pas. Ce film vaut la peine d’être visionné, ce n’est pas pour rien qu’il a eu de nombreux bons retours, au risque de vous dévoiler la fin, je vous laisse la découvrir de vous même….

Jenny Genet et Louca Giribaldi , 1° Lycée Langevin
2020/01/22 17:06 #2019-jai-perdu-mon-corps-29
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin, son titre international est I lost my body. Un film, paru en 2019 d’une durée de 1h22 racontant l’histoire d’une main amputée qui s’échappe d’un hôpital en région parisienne pour retrouver « son corps ».

Cette main est celle de Naoufel, un jeune homme qui rêvait d’être à la fois pianiste et astronaute.

Le réalisateur Jérémy Clapin a uniquement écrit des films d’animation que ce soit des courts métrages, des films publicitaires. Il a écrit un seul long métrage d’animation J’ai perdu mon corps qui connaît un succès fulgurant:

Il est présenté en première mondiale au festival de cannes 2019, il y remporte le Grand Prix de la semaine de la critique. Il reçoit ensuite le cristal du long métrage au festival du film d’animation d’Annecy. C’est un film adapté du roman de Guillaume Roland « happy hand », et qui est porté par la sublime musique de Dan Levi.

L’histoire confronte deux points de vue très intéressants et totalement différents: celui de la main qui cherche tant bien que mal à retrouver le corps à qui elle appartient et le destin de Naoufel, un jeune homme rêveur qui cherche à conquérir une jeune femme.

Presque tout le film se déroule du point de vue de la main à l’aide de nombreux plans en caméra subjective. Une main qui a été séparée de son corps, on ne sait pas comment, qui va s’animer et qui va partir à la recherche de son Corps. La main est un véritable personnage à part entière, un personnage solitaire qui rencontrera de multitudes embûches qu’on va pouvoir suivre grâce aux plans rapprochés : elle va s’échapper d’un laboratoire, se battre avec un pigeon, faire face à une émeute de rats, fuir un chien…

De nombreux plans font échos à cette main perdue, on y voit les mains d’un bébé faisant tomber une tétine, un doigt qui saigne et plein d’autres.


Un film à la fois surréaliste (une main qui marche) mais aussi réaliste illustré par la vie quotidienne parisienne de Naoufel, ses difficultés à s’intégrer.

On apprend par flash-back l’histoire du propriétaire de la main (son enfance heureuse…) jusqu’au drame où sa vie va basculer. Le passé de naoufel se dévoile dans des flashs backs avec comme couleur dominante le gris alors que les moments du film qui raconte des passages de la vie de Naoufel adulte adopte des couleurs plutôt vives. On pourrait expliquer ce choix de nuances et de contraste avec l’arrivée de la jeune femme dont Naoufel va tomber sous le charme et qui va le remplir de joie pour lui c’est un nouveau but, un nouvel objectif. Cette odyssée folle et aventureuse d’une main remplie de passages assez brutaux comme lorsqu’elle va devoir tuer un pigeon qui l'attaquait va venir créer un décalage avec la douce enfance de Naoufel.


La séquence dans le film qui m'a particulièrement marquée est la première rencontre entre Gabrielle et Naoufel. Cette rencontre originale par interphone interposé, en bas de l’immeuble de Gabrielle.

Ces personnages qui ne se connaissaient pas ont réussi à échanger suite à une livraison ratée de Naoufel. Jérémy Clapin a utilisé un Champ contre champ pour rythmer cette séquence. C’est le moment qui va venir bousculer la vie de Naoufel et qui va nous faire découvrir à nous les spectateurs, les traits de caractère de Naoufel (sa douceur et sa maladresse) et la mystérieuse Gabrielle. C’est une des séquences où les personnages parlent le plus alors que le film reste principalement un film avec peu de dialogue.


Pour conclure, nous avons trouvé le personnage de Naoufel d’une sensibilité apaisante. Le fait qu’il ne trouve pas sa place dans le monde qui l’entoure, les regrets qu’il a de ne pas avoir pu réaliser ses rêves d’enfant le rend attachant. C’est un film plein de rebondissements rythmé par l’aventure romanesque d’une main et par la gentillesse et la douceur de Naoufel.

Eon Eloïse et elsa Tchitchekian, 1° Lycée Langevin
2020/01/23 11:31 #2019-jai-perdu-mon-corps-30
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
CLAP-MAIN


Le film d’animation, J’ai perdu mon corps, a été réalisé par Jérémy Clapin, un habitué des créatures inventées pour devenir humaines.

Ce film raconte l’histoire d’un jeune de 20 ans, Naoufel, qui à la suite de la mort accidentelle de ses parents a dû quitter enfant le Maroc pour venir vivre en banlieue parisienne chez son oncle. Alors qu’il livrait des pizzas, il fait la rencontre de Gabrielle par interphone interposé! Charmé par sa voix, son caractère et sa personnalité, il tombe amoureux d’elle et cherchera dès le lendemain à la retrouver. Le moins que l’on puisse dire est qu’il sera prêt à tout pour y parvenir.

En parallèle, nous suivons l’histoire d’une main dont nous ne savons rien si ce n’est qu’elle s’est échappée d’un labo. La Main est confrontée à maintes et maintes péripéties, bravant les dangers dans le but de retrouver son propriétaire. Ce sera chose faite!

Il y a beaucoup d’éléments appréciables dans ce film notamment le fait qu’il s’agisse d’un film d’animation. Nous n’aurions peut- être pas été charmés s’il avait été question d’une vraie main tranchée. Ici nous échappons au gore au profit d’un esthétisme vraiment touchant.

La bande originale est vraiment bien choisie, notamment le rap . Quant au récit, il est simple, même si on ne comprend pas tout de suite le lien entre les deux « personnages ». Un hommage tout particulier à la mouche qui irrite autant Naoufel que le spectateur et qui joue un rôle fondamental dans l’histoire à laquelle elle ajoute une certaine pression.

Ce film d’animation est une réussite, bravo Jérémy Clapin, je clame des mains.



Poulain Angélo, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/23 11:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-31
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Le Che-main de l’excellence

Jérémy Clapin est un français qui s’est lancé le pari fou de réaliser un film d’animation sur le thème de l’anatomie, dans J’ai perdu mon corps, une main se met en quête de retrouver son corps dans la ville lumière. Tout en entrant dans trois dimensions temporelles, avec une première où est racontée l’enfance de Naoufel (interprété merveilleusement par Hakim Faris), un jeune marocain qui rêve de devenir astronaute. Une autre dimension dans laquelle le jeune homme tombe amoureux de Gabrielle (interprétée par Victoire Dubois) en lui livrant une pizza et enfin la dernière où une main s’échappe du réfrigérateur d’une université de médecine. Dans ces dimensions, le réalisateur a eu la subtilité de faire une connexion entre le jeune homme et la main notamment lorsque le héros se souvient du jour où ses parents l’ont laissé partir se baigner seul puis en parallèle la main se remémore la fois où son propriétaire la plonge dans le sable.

Une quête poétique :
Il semble que ce long-métrage est bercé par un sentiment de vide. Le but poétique est de montrer que lorsque notre esprit est incomplet comme ici où la main se sent seule et veut revenir au reste de son corps, alors cela nous fait sentir inachevé. Mais, ce film détient aussi un message d’indépendance, durant sa quête la main n’a pas besoin d’aide pour atteindre son but. Puis une fois son objectif parvenu, elle laisse son corps s’envoler comme pour lui dire adieu.

L’art de l’émotion :
Toute cette aventure, réalisée par de sublimes coup de crayon, qui laisse à ce film, l’art français du film d’animation si envié par les autres nations. Ainsi grâce à ce savoir-faire le public peut percevoir le sentiment de culpabilité qui ronge le jeune Naoufel à partir du moment où il retrouve son lecteur cassette qui est la cause d’un évènement tragique. Cette émotion est transmise à l’aide de gros plans glissés gracieusement.

Le témoin de l’aventure :
Le réalisateur a prouvé son talent et son professionnalisme en incluant des détails, comme la mouche qui revient sans cesse, dans chaque scène, comme un fil rouge. Ainsi Jérémy Clapin donne des indices sur le propriétaire de la main mais aussi, sur la cause de sa coupure avec son corps.

Sur la voie de la réussite :
Cependant, une faute a été commise par ce merveilleux réalisateur qui a pour conséquence de faire disparaitre l’intrigue. Cette erreur est le manque de suspens dès le début du film où toute l’intrigue est perdue. Alors, la déception envahie la salle de cinéma, mais peut-être est-ce l’objectif de Jérémy Clapin. C’est donc un gros risque. Par ailleurs, ce film d’animation est le début vers le che-main de l’excellence.

Batot Florine, 1ère Générale, Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/23 11:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-32
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Une seule main vous manque …

Avec ce premier long métrage d’animation, Jéremy Clapin signe là un très beau film où se mêlent réalisme et fantastique, présent et passé, couleur et noir et blanc.
La main perdue de Naoufel tente de retrouver son corps dans un Paris parfois hostile, parfois dangereux . Force est de constater que l’intrigue ne va pas de soi, et pourtant le spectateur s’attache très vite à cette main courageuse et déterminée. Elle nous émeut, et nous tremblons pour elle dans sa cavale, et nous ressentons cette même fierté lorsqu’elle réalise un igloo en morceaux de sucre…
En parallèle, nous faisons connaissance avec Naoufel. Originaire de Rabat, le jeune Naoufel a dû quitter son Maroc natal après le décès de ses parents. Lui qui rêvait de devenir pianiste-astronaute , il arpente aujourd’hui les rues de Paris sur une mobylette avec laquelle il livre des pizzas. Sa vie auprès de son oncle et de son cousin, deux désœuvrés peu raffinés, est terne et très éloignée de ses espoirs d’enfant.
Pourtant à l’occasion d’une livraison, il va être séduit par la voix d’une jeune femme, Gabrielle. Il va tout entreprendre pour la rencontrer jusqu’à devenir apprenti dans l’atelier de menuiserie de son oncle Gigi. Lui qui ne parvenait pas à ouvrir une porte, qui n’était qu’un piètre livreur de pizza, toujours en retard et peu motivé, va se découvrir une passion , celle du bois que l’on transforme en ce que l’on veut à condition de respecter les enseignements du maître et les consignes de sécurité…
Son amour naissant pour Gabrielle sera douché par une dispute inexplicable, à croire que le scénariste avait besoin d’un élément perturbateur dans cette belle histoire. C’est dommage car le film ne manque pas de qualités et d’atouts. En particulier celui de nous faire réfléchir sur ce qu’est notre corps. Par l’intermédiaire de la main perdue, il nous fait comprendre que notre humanité est bien composée de deux réalités : notre pensée et notre corps et que sans lui notre pensée resterait vaine. Le film subtilement évoque les sens, c’est à dire ce par quoi nous percevons le monde. Ils sont le point de départ de toutes nos connaissances et de nos sentiments et c’est d’ailleurs par eux que Naoufel replonge dans son enfance et le souvenir de ses parents défunts.
Certaines personnes privées d’un membre éprouvent pourtant la sensation de présence, voire de douleur du membre manquant. On appelle ce phénomène le syndrome du membre fantôme. Loin de nous en donner une explication scientifique, Jéremy Clapin préfère une interprétation à la fois poétique et philosophique sur la perte et le manque.

Allioui Inaya, 1ère Générale, Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/01/23 20:05 #2019-jai-perdu-mon-corps-34
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon corps est un film de Jérémy Clapin sorti le 6 novembre 2011 qui raconte l’histoire de Naoufel à Paris, qui tombe amoureux de Gabrielle mais un peu plus loin une main coupée s’échappe d’un laboratoire et essaie de retrouver son propriétaire. C’est à ce moment là que s’en suivent les péripéties de la main et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident...
J’ai perdu mon corps est un pari vraiment réussi car Marc du Pontavice récupère les droits de happy hand en 2011, qu’il va permettre au réalisateur d’adapter le film mais cela veut dire que le film est en préparation depuis 9 ans ! Outre la préparation du film, je trouve que le film est un franc succès l’ambiance sonore et visuelle fait de ce film un chef d’œuvre : un film avec un concept très spécial celui d’une main essayant de retrouver son corps. Sur les premiers abords le concept peut avoir l’air bizarre mais au final il est excellent ! En plus de cela l’animation est très jolie si ce n’est que l’image devient saccadée par moment mais mis à par ça, le point de vue de la main est super bien abordé comme les sens surtout le touché. Comme c’est une main elle va devoir tout toucher pour traverser tous les obstacles ce film touche aussi le « monstrueux qui devient attachant » car quand on voit une main coupée on trouve ça dégouttant mais plus on avance dans le film plus la main à cet aspect très humain et donc très attachant. C’est le cas avec la scène où un enfant est dans un berceau et va attraper la main comme un doudou. Le film est porté par une musique très belle qui renforce cet aspect très humain de la main. En plus de cela le montage est très bien maîtrisé quand on a ce parallèle entre la main et le moment de l’accident qui donne un très bon rythme au film.
J'ai perdu mon corps est vraiment très intéressant à voir non seulement pour ses symboles : celui de la mouche qui symbolise le destin de Naoufel qui essaie de le rattraper jusqu'à son tragique accident. Le dessin et la musique font un parfait mélange. Ce que je peux reprocher au film c'est la longueur ,l'histoire nous transporte mais on commence à regarder sa montre au bout d'une heure de film. Le film arrive à se rattraper sur les derniers instants lorsque Nafouel perd sa main. Pour conclure je dirais que j'ai perdu mon corps est un excellent film d'animation qui nous impacte tous !

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2020/01/27 07:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-35
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mathias Benahmed


critique : j’ai perdu mon corps ou j’ai perdu ma main

J’ai perdu mon corps est un film français d’animation de 1h21, réalisé par Jérémy Clapin et scénarisé par ce dernier et par Guillaume Laurent d’après son propre roman Happy Hand. Le film est porté par Hakim Faris qui y interprète le personnage principal Naoufel, Victoire Du Bois qui interprète Gabrielle et enfin Patrick d’Assumçao qui interprète Georges.

Né le 13 février 1974 en Île de-France, à Paris, Jérémy Clapin effectue des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, suite à quoi il débute comme graphiste et illustrateur pour la presse et l’édition Il travaille ensuite dans la publicité et réalise plusieurs courts-métrages. Son premier court-métrage Skhizein reçoit de nombreux prix dont une nomination du César du meilleur court-métrage. Il décide de se lancer et réalise son premier long-métrage, j’ai perdu mon corps tiré de l’œuvre de Guillaume Laurent, également coscénariste avec Jérémy Caplin.

Acclamé aussi bien par la presse que par le public, j’ai Perdu mon corps a ébloui de par son côté très réaliste, son animation très soignée, son originalité et sa poésie. Par exemple, Le Figaro félicite le film pour son mélange fluide entre fantastique et réaliste. J’ai perdu mon corps est présenté à la Semaine internationale de la Critique au Festival de Cannes 2019 et, a reçu cinq prix et six nominations dont une au Festival de Cannes : la Caméra d’Or. Toutefois, il a reçu le Cristal du long-métrage et le Prix du public pour le Festival d’Annecy. Il a également eu le Prix de la Critique et le Prix du public au Festival de COLCOA.

Jérémy Clapin, qui avait l’habitude de réaliser des courts-métrages d’animation a été appelé pour réalisr l’adaptation du livre de Guillaume Laurent et, ce projet ne date pas d’hier. En effet, en 2011, Marc Du Pontavice qui a notamment produit les séries d’animation les zinzins de l’espace et Oggy et les cafards et, fondateur du studio Xilam, acquiert les droits du livre. Malgré les difficultés du projet, il part à la recherche de réalisateurs de courts-métrages. Alors, il trouve le cinéaste, réalisateur de qui a reçu 90 prix et une nomination aux Césars : Jérémy Clapin.

À Paris, Naoufel, livreur de Pizza, va tomber amoureux de Gabrielle. Il va alors tout faire pour la conquérir y compris travailler comme apprenti menuisier pour Georges afin de se rapprocher de Gabrielle. Parallèlement, on suit une main qui s’échappe d’une salle de dissection et, va tout faire pour retrouver son propriétaire.

Pour son premier long-métrage, Jérémy Clapin a frappé fort, réussissant à mêler à la fois le fantastique et le réalisme de par son animation très peu esthétisée et, de par ces deux histoires : le parcours d’une main qui va essayer de retrouver son corps et l’histoire d’amour entre Naoufel et Gabrielle : l’une est réaliste, l’autre est fantastique et absurde. La mise en place de ces deux intrigues qui n’ont rien à voir et s’opposent complètement entre eux est plutôt bien faite dans sa mise en scène, surtout que ces deux histoires progressent en même temps : après nous avoir montré une scène concernant l’histoire entre Naoufel et Gabrielle : comme la scène où Naoufel et Gabrielle se rencontrent, le plan suivant nous montre la main qui marche. Ce qui me plaît est paradoxalement me dérange sur le coup c’est-à-dire quand j’ai vu le film pour la première fois, c’est le contraste brusque entre le réel avec Gabrielle et Naoufel et soudain, en une seconde on aperçoit une main qui marche seule. Outre ce changement entre deux genres diamétralement opposés, j’ai perdu mon corps possède une fluidité au niveau des plans, incroyable, et qui, justement démontre cette brutalité au niveau de ces deux histoires différentes. De plus, les deux histoires ne sont pas linéaires, elles ne se suivent pas et, c’est cela qui peut rendre à confusion, en tout cas au début du film, ou peut nous rebuter, mais ne vous y détrompez pas : c’est un parti pris, un choix du réalisateur ; au fur et à mesure du film, on en découvre un peu plus à propos de cette main, tout en suivant Gabrielle et Naoufel et, en sachant plus sur ses rêves, son passé, à l’aide de flash-back en noir et blanc. En effet, l’utilisation de flash-back en noir et blanc est pour le moins intéressante et originale car tout d’abord, le noir et blanc renvoie à quelque chose d’ancien, notamment les films en noir et blanc et, je trouve cela intéressant car ce sont les souvenirs de Naoufel qui sont montrés en noir et blanc : ce qui est passé, ancien. Ensuite, tout comme les deux histoires, il y un contraste entre les souvenirs de Naoufel avec une esthétique en noir et blanc et le présent du film, qui lui est en couleurs. Au niveau de la musique, j’applaudis Dan Levy, compositeur d’une bande originale qui a su m’émouvoir et me transporter tout au long de l’histoire. Pour revenir à un point fondamental du long-métrage : l’animation. Comme je l’ai dit, Jérémy Clapin n’essaye pas de trop esthétiser en mettant des couleurs par ci par là. L’animation est très réaliste, voulant plus s’approcher du réel au détriment du dessin trop graphique. Le réalisme passe par l’animation mais aussi par la violence. En effet, certaines scènes peuvent faire sursauter ou peuvent surprendre. Je ne dis pas que J’ai perdu mon corps contient des scènes choquantes ou violentes telles que dans les films de Quentin Tarantino, mais que certaines scènes sont surprenantes comme la scène du début où la main se trouve face à face avec des rats, ces-derniers s’approchent d’elle doucement pour le lécher et, soudain ils le mordent.

J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin est un très bon, voir un excellent film, mais malgré l’étiquette « film d’animation »j’ai perdu mon corps est destiné plus à un public adolescent, voir adulte que pour les plus jeunes de moins de 10 ans. Mais, si vous voulez mon avis, foncer vite car, j’ai perdu mon corps est une œuvre emplie de poésie qui se fait de plus en plus rare aujourd’hui. Et, surtout, vous devez aller le voir rien que pour la composition de Dan Levy et la chanson you’re the one qui est pour moi une des meilleures compositions et chansons de 2019.

Mathias Benahmed , 1° Lycée Langevin
2020/01/27 09:44 #2019-jai-perdu-mon-corps-36
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
C’est l’histoire de Naoufel, livreur de pizzas, qui ne se plaît pas dans son travail, ni dans sa vie. Un jour, parmi tant d’autres, il arrive en retard pour une livraison. Quand il sonne à l’interphone, c’est une jeune fille, nommée Gabrielle, qui répond et ils vont discuter un moment tous les deux. Le lendemain, il croise cette fille dans le métro et décide de la suivre. Apprenant qu’elle va régulièrement voir son grand père menuisier et que celui-ci recherche un apprenti, il décide d’y travailler. D’un autre côté, une main s’échappe d’une salle de dissection, et cette dernière est bien décidée à retrouver son corps, en se remémorant les souvenirs marquants de sa vie jusqu’au drame..




Le fait que J’ai perdu mon corps soit un dessin animé pourrait laisser penser que c’est un film pour les enfants, cependant c’est le dessin animé le plus poignant que j’ai jamais vu. J’ai perdu mon corps, c’est l’histoire de Naoufel, livreur de pizzas, qui ne se plaît pas dans son travail, ni dans sa vie. Un jour, parmi tant d’autres, il arrive en retard pour une livraison. Quand il sonne à l’interphone, c’est une jeune fille, nommée Gabrielle, qui répond et ils vont discuter un moment tous les deux. Le lendemain, il croise cette fille dans le métro et décide de la suivre. Apprenant qu’elle va régulièrement voir son grand père menuisier et que celui-ci recherche un apprenti, il décide d’y travailler. D’un autre côté, une main s’échappe d’une salle de dissection, et cette dernière est bien décidée à retrouver son corps, en se remémorant les souvenirs marquants de sa vie jusqu’au drame.

Au début, c’est assez déroutant car on ne comprend pas grand chose des événements. En effet, on suit trois histoires en parallèle : celle de Naoufel maintenant, celle de la main et celle des souvenirs de cette dernière. Cependant, au bout d’un moment, on ne cherche plus à comprendre, on se laisse juste porter par l’histoire et tout s’éclaire au fur et à mesure. Il y a une réelle personnification de la main et c’est surprenant au début car son “corps” bouge comme si elle respirait, elle se déplace comme si elle avait des yeux. Cette main a son propre corps, et ça nous permet à nous, public, de nous attacher à cette main. Du côté du graphisme, les personnages sont simples, ils n’ont pas beaucoup de détails, ce qui permet de se concentrer vraiment sur l’histoire, de ne pas se laisser distraire. Ce qui est aussi intéressant dans ce dessin animé, c’est qu’il se déroule presque tout le temps la nuit ; et la nuit, c’est le moment des révélations, on est plus sensible, plus vulnérable à ce moment de la journée ; et ce sentiment se répercute sur nous. Je trouve donc ce choix très intelligent de la part de Jérémy Clapin, le réalisateur. Quant aux couleurs, on alterne entre noir et blanc et couleurs. Le noir et blanc est utilisé pour raconter les souvenirs de la main, et permet de mieux comprendre l’histoire. Les couleurs, elles, sont très chaleureuses, ce qui renforce ce côté protecteur et intime de l’histoire. Elles sont cependant aussi utilisées pour signifier le danger comme le orange du briquet quand la main se fait attaquer par les rats. Il y a un travail très recherché au niveau des couleurs et c’est appréciable à remarquer. La musique aide aussi beaucoup à rentrer dans l’histoire. Elle sert à faire passer des émotions. La musique est juste parfaite pour cette histoire. Elle pourrait nous faire pleurer rien qu’en l’écoutant. Je trouve les personnages très attachants, tous autant qu’ils soient : le grand père, Gabrielle (Victoire Du Bois), la main, Naoufel (Hakim Faris). On s’attache aux personnages et ça renforce le côté tragique de l’histoire. Effectivement, on sait ce qui va se passer concernant la main et Naoufel. Cependant, quand cela arrive, on ne peut s’empêcher d’espérer que ça ne se produise pas, que c’est un malentendu, et que c’est la main de quelqu’un d’autre. Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié dans l’histoire, c’est que tout est lié, et ça nous amène à nous poser des questions. Par exemple, c’est parce que Naoufel a sorti sa main de la voiture quand il était jeune pour enregistrer des sons que son père qui conduisait s’est retourné pour lui ordonner de la ranger s’il ne voulait pas la perdre. Et c’est cet accident qui a causé la mort de ses parents. On peut alors se demander : mais alors cet accident, la mort de ses parents, n’a-t-elle servi à rien ? Puisque Naoufel a quand même fini par la perdre. Il y a aussi l’exemple de la mouche, qui est présente dans presque tous les plans. Cette mouche qui amusait autant Naoufel quand il était jeune a finalement causé la perte de sa main. Et pourquoi cette mouche associée d’abord à un jeu est-elle présente à chaque drame dans la vie de Naoufel ? C’est assez perturbant quand même. Ce qui l’est aussi, c’est que c’est la main qui cherche son corps et non le corps qui cherche la main. J’ai trouvé que ça symbolise assez bien le syndrome du membre fantôme, surtout au moment où la main retrouve le corps et que Naoufel retire son bras comme s’il l’avait senti. Cependant, Naoufel décide de se détacher de cette perte et d’aller de l’avant et c’est très touchant pour son âge. Le fait qu’il décide de changer son destin, quand il saute de la barrière est très émouvant je trouve car il dit “non” à sa destinée, il veut être maître de son propre destin et ne pas se laisser dévorer par les démons du passé comme la culpabilité de l’accident de ses parents, ou encore la perte de sa main.



Je pourrais dire encore plein de choses car ce film est juste parfaitement tourné, mais je m'arrêterai là. Pour conclure, je dirai que certes c’est un dessin animé, mais qui n’est pas fait pour les enfants. Il n’est pas fait pour être seulement regardé, il raconte une histoire émouvante. Je trouve que les films du prix Renoir sont de plus en plus marquants, et j’ai hâte de voir J’accuse.

Marion Brachet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/01/28 11:30 #2019-jai-perdu-mon-corps-40
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens

Le film j’ai perdu mon corps, c’est en fait une main qui a été séparée de son corps lors d’un accident de travail. La main appartient à un garçon, Naoufel.
Il a une vie de famille difficile et très particulière. Il a perdu ses parents très jeune et vit depuis ses dix ans, chez son oncle à Paris.

L’histoire est racontée sur trois récits : nous suivons l’enfance heureuse de Naoufel par des flash-back en noir et blanc, devenu adulte, nous le suivons aussi durant sa vie parisienne. Naoufel est alors malheureux et exploité par son oncle.
La rencontre avec Gabrielle va être déterminante. Amoureux, Naoufel va reprendre sa vie « en main ». Il prend son indépendance et pour se rapprocher d’elle, il devient apprenti menuisier chez l’oncle de Gabrielle.
Enfin, nous suivons le parcours de sa main qui subit tous les dangers pour retrouver son corps. Ces trois histoires sont entremêlées.
L’originalité de ce film est de faire de la main un personnage à part entière au même titre que Naoufel.

C’est un film d’animation avec beaucoup d’actions. Il fait ressentir la plupart des scènes comme si nous étions au cœur de l’action. Comme dans la scène qui se déroule dans les égouts dans lesquels la main tombe et se retrouve face à face avec des rats qui lui lèchent les doigts puis tout à coup deviennent agressifs et se mettent à mordre la main sans s’arrêter.

Un symbole important du film est la mouche, souvent mise en avant par des gros plans. Petit, Naoufel a essayé de l’attraper. Adulte, nous la revoyons sans cesse. Elle semble relier le passé et le présent dans le récit. On la voit à tous les moments importants de la vie de Naoufel. On peut dire que cette mouche porte malheur.


Les élèves de la classe de 2Mrc2
2020/01/28 16:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-41
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J'ai perdu mon corps est un film d'animation français réalisé en 2019 par Jérémy Clapin. Il a été projeté dans la section Semaine internationale de la critique du Festival de Cannes 2019, où il a remporté le Grand Prix Nespresso, devenant ainsi le premier film d'animation à le faire dans l'histoire de la section. Il a ensuite reçu le prix Cristal au Festival du film d'animation d'Annecy. En mai 2019, après sa première à Cannes, Netflix a acquis les droits de distribution mondiaux du film, à l'exclusion de la France, de la Turquie, de la Chine et du Benelux.
Le film raconte l’histoire de Naoufel, un jeune homme d’une vingtaine d’années, peu épanoui dans sa vie et qui, après en être tombé amoureux, cherche à séduire une femme nommée Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une quête épique à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident.

Si le film est incroyable esthétiquement parlant, bénéficie d’un message poétique et d’un doublage exceptionnel, il n’en demeure pas moins assez ennuyant. Oui, je sais que cela pourra faire débat, mais j’ai bien eu du mal à regarder le film jusqu’au bout tant l’heure vingt-cinq m’a semblé longue.
L’histoire, inspirée du roman de Guillaume Laurant Happy Hand est très intéressante en tant que concept, mais la réalisation aurait peut-être pu être meilleure. Beaucoup de scènes auraient à mon avis pu être écourtées ou carrément supprimées. Il y a deux intrigues principales au film : la conquête de Gabrielle et la quête de la main pour retrouver son corps. Et aucune des deux n’a été développée jusqu’au bout. Et je trouve ça dommage. Car certes, la main retrouve son corps, mais elle se cache, et c’est tout. Elle ne se montre pas à Naoufel, elle n’interagit pas spécialement avec lui, puis Naoufel part, sans même avoir connaissance de la présence de sa main perdue. Quant à Gabrielle, ils se disputent, elle le cherche, on a un flash-back de Naoufel qui saute du toit à une tour et fin du film. Durant toute la projection, on s’investit dans ces deux aventures pour au final, ne jamais avoir de réelle conclusion. Bien évidemment, le film est très poétique, très métaphorique et très beau, mais ça ne devrait pas l’empêcher, d’avoir une meilleure structure. On sort du cinéma frustré, ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose – beaucoup de films utilisent des fins dites « frustrantes » pour faire passer un message ou donner envie au spectateur d’aller voir la potentielle suite. Mais avec J’ai perdu mon corps, je dirais qu’on en sort frustré pour rien : pas de message final particulier à mes yeux, et pas de suite annoncée non plus (et je ne pense honnêtement pas qu’il y en aura une).
Tout le long du film je me suis relativement ennuyée mais je me disais « Bon c’est pas grave, je vais sûrement l’apprécier à la fin » comme j’avais apprécié à la fin le film La Fille du Train, mais ici... c’est en réalité l’inverse. Les premières minutes étaient en soi les meilleures car intrigantes : la très poétique séquence avec le père en noir et blanc, la main au laboratoire, l’homme allongé au sol... Beaucoup de mystère, de poésie et puis j’ai totalement décroché.
Je pense que le moment où j’ai perdu espoir est quand Naoufel s’est coupé la main. De toutes les manières où ça aurait pu arriver, je pense que la manière choisie est la pire. Naoufel rentre de soirée, il n’a plus l’air alcoolisé, il prend une aspirine, il commence à travailler et par inadvertance coupe sa main avec une scie. Naoufel avait fait attention de bien décuver avant de travailler, il avait pris une aspirine, tenait debout - il n’était plus « bourré ». Certes, la séquence vient de nulle part ce qui montre bien les surprises de la vie et comment en seulement quelques secondes elle peut basculer mais c’est vraiment ce point du film qui m’a le plus déçu. On a l’impression qu’il fait presque exprès de se couper la main, aucun mouvement ne le justifie, Naoufel n’a même pas le réflexe d’enlever sa main de la machine, au contraire c’est comme s’il la poussait contre la scie. J’ai personnellement trouvé cette scène dépourvue de sens et extrêmement « random », comme diraient les anglais. Sortie de nulle part, pour aller nulle part.

Ce qui clairement m’aura fait tenir est la qualité de l’animation me faisant beaucoup penser au style de Hayao Miyazaki, réalisateur de films d’animation comme Princesse Mononoke. La fluidité des images ainsi que la colorimétrique du film sont simplement magnifiques et dignes des plus grands ouvrages. Un grand point positif de l’œuvre était le cadrage, je l’ai vraiment trouvé excellent dans les plans choisis pour faire avancer l’histoire. Un cadrage type « film d’action » pour la main, beaucoup de gros plans pour exprimer les émotions de Naoufel ou lorsqu’on passe en camera subjective du garçon regardant amoureusement Gabrielle (gros plans sur ses lèvres, etc...). Les plans sont choisis de manière à nous faire comprendre les émotions des personnages et leur parcours, ce que j’ai énormément apprécié.

L’aspect visuel du film est vraiment très bon mais c’est honnêtement tout ce que j’ai apprécié. Quelques dialogues touchants, quelques bonnes idées mais globalement, je dois dire que je n’ai pas apprécié ce film comme beaucoup d’autres l’ont apprécié. Cependant, je vous conseillerais tout de même d’aller le voir car si J’ai perdu mon corps a collecté autant de nominations et de prix c’est qu’il a su trouver son public, dont je ne fais simplement pas partie. Le film en lui-même n’est pas mauvais, il n’est juste pas à mon goût et oui, il y a des imperfections, quelques incohérences, mais je vous conseille tout de même de lui donner une chance.

Eryka Hubert, 1° Lycée Langevin