L'Antarctique et le "trou d'ozone" , de (1983 à 1999)

   

C'est en 1985 que la notion de "trou d'ozone" au dessus de l'Antarctique prit sa pleine dimension. Le phénomène avait été pressenti auparavant, mais non confirmé, en raison de suspicions à l'égard de la qualité des mesures effectuées. A partir de cette date, et grâce aux mesures satellitales, il fut clairement établi que la quantité d'ozone surplombant l'Antarctique subissait une diminution importante au cours du printemps austral et que ce phénomène avait tendance à s'accentuer d'une année sur l'autre.

L'étude présentée ici s'appuie sur des données numériques TOMS mises à disposition par la NASA sur support cédérom. Ces images se présentent sous forme de tableaux de nombres, chacun de ces nombres exprimant une valeur caractéristique de l'épaisseur de la couche d'ozone pour un pixel. Un tableau de conversion permet d'effectuer le transfert valeur numérique - épaisseur en unités Dobson. Le format de ces images en autorise le traitement numérique  et il est ainsi possible d'effectuer par une méthode de seuillage une cartographie thématique précise des étendues de l'Antarctique affectées par le trou d'ozone. Dans la présente étude, la limite choisie pour définir le "trou d'ozone" se situe à 200 unités Dobson (soit les 2/3 de la moyenne annuelle mondiale) et le travail a été réalisé à l'aide du logiciel de traitement d'images TITUS.