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Les moteurs à faible poussée

   Ces moteurs ont pour fonction de permettre le contrôle de l’attitude des satellites et des étages orbitaux des fusées, et de manœuvrer les véhicules spatiaux sur leur trajectoire.

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Propulseurs à gaz froids :

Ces propulseurs utilisent la détente dans le vide, sans combustion, de gaz légers contenus dans un réservoir sous forte pression: hydrogène, hélium, azote. Ils sont faciles à commander par impulsions grâce à une vanne électromagnétique.

Les vitesses d’éjections sont honorables (800 à 1500 m/s), l’impulsion spécifique de l’ordre de 80 à 150 secondes.

Les débits massiques sont très faibles, ainsi que les poussées délivrées : 50 N maximum.

 

Ci-contre : moteur d'apogée de type propulseur à gaz froid, utilisé pour faire passer un satellite de l'orbite de transfert à l'orbite géostationnaire. (photo : Jean-Marie Flauss)

 


Propulseur monoergol :

Les gaz propulsifs sont obtenus par décomposition exothermique d’une molécule instable sur un catalyseur avant accélération dans une tuyère.

Ergols les plus employés :

  • Eau oxygénée H2O2
  • Hydrazine N2H4

Les performances sont assez élevées, avec des vitesses d’éjection jusqu’à 2400 m/s, mais les débits massiques sont limités par le temps de réaction sur le lit catalytique. Les poussées restent réduites : quelques centaines de newtons. On trouve ce type de propulseur dans les systèmes de contrôle d'attitude (SCA), par exemple sur celui du 2ème étage du lanceur Ariane V.

Moteur bi-ergols :

Il s'agit ici de propulseur " classique " à chambre alimentée par des réservoirs pressurisés.