Sami, une jeunesse en Laponie

Données du film

Affiche Sami, une enfance en LaponieRéalisé par : Amanda Kernell

Avec : Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alström et Mia Erika Sparrok

Long-métrage : Suède, France

Genre : Drame

Durée : 1H53

Année de production : 2018

Distributeur : Bodéga Films

Synopsis

Elle, 14 ans, est une jeune fille d'origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l'humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d'une autre vie. Pour s'émanciper et affirmer ce qu'elle souhaite devenir, elle n'a d'autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.

Récompenses

  • Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
  • Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
  • Prix du public au Guldbagge Award
  • Prix du montage au Guldbagge Award

Sites

Presse

  • Le Monde
  • Les inrocks
  • Libération
  • Première
  • Critikat

Vidéos

  • La carte postale d'Amanda Kernell (EN ATTENTE)

Dossiers à télécharger

Photogrammes

  • Les personnages Sami perso
  • L'institutrice Sami instit
  • Les objets Sami objets
  • Les décors sami décors
  • Ici et là Sami ici et là
  • Soeurs Sami soeurs
  • Les vêtements Sami vêtements
  • Les miroirs Sami miroirs
  • Les mensonges Sami mensonges
  • Une bête de foire Sami bête de foire
  • Le racisme Sami Racisme

Critiques d'élèves en compétition (catégorie critique libre)

  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Jarod Guffroy

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  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Juliette Denis

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  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Marina Saudemont

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  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Paula Laffitte

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  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Yseult Canac

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  • Lycée Anatole France, Lillers (académie de Lille)

A. France Sami 1

  • Lycée Maurice Genevois, Montrouge (académie de Versailles), une critique réalisée par Mehdi Curi

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  • Lycée Saint-Exupéry, Fameck (académie de Nancy-Metz), une critique réalisée par Camille Weinert, Eloïse Olejnik et Allan Senes

St Exupéry1

  • Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont (académie de Lille)

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  • Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont (académie de Lille)

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  • Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont (académie de Lille)

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  • Lycée PRO Léonard de Vinci, Antibes (académie de Nice)

Vinci Sami

  • Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-Eaux (académie de Rouen), une critique réalisée par Gaëlle, Marine et Théo

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  • Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers (académie de Grenoble), une critique réalisée par Louise, Emma et Manon

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  • Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers (académie de Grenoble), une critique réalisée par Marin, Bastien et Raphaël

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  • Lycée Saint Exupéry, Fameck (académie de Nancy-Metz), une critique réalisée par Amélie, Alyssa et Benjamin

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  • Lycée Saint Pierre, Abbeville (académie d'Amiens)

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  • Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-Eaux (académie de Rouen)

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Critiques d'élèves hors compétition (catégorie critique libre)

  • Lycée Privat, Arles (Académie d'Aix-Marseille)

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  • Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-eaux (académie de Rouen)

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Commentaires

2018/11/01 14:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Voici un long métrage que nous n’aurions jamais vu si on ne nous l’avait pas proposé dans le cadre du prix jean Renoir des lycéens. Le début est déconcertant. Qui est cette vielle femme au regard dur, qui rechigne à aller à l’enterrement de sa soeur, qui ne veut rien entendre en same ( qui est sa langue maternelle), qui ne veut même pas dormir chez sa famille?
Elle semble toujours seule, même en compagnie de son fils et sa petite fille, même au milieu de touristes qui dansent dans un hôtel. Les plans sont souvent serrés sur son air revêche.
Sami, une jeunesse en Laponie est un long métrage suédois réalisé en 2017 par Amanda Kernell qui en a aussi écrit le scénario.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui s’appelle Elle Marja et qui veut devenir institutrice, et ainsi s’émanciper à la fois de son destin tracé au sein de la communauté sami, mais aussi des suédois qui la dénigrent. Etant une Sami, une Lapone (terme péjoratif car issu de la racine finnoise lapp, « barbare », « grossier », « guenille », par extension péjorative « porteur de haillons »),elle est rejetée par les Suédois. Elle va donc tout faire pour pouvoir atteindre son but: décider par elle même de son avenir. Et, être libre de ses choix, être indépendante, affirmer qui elle veut être, exige un prix très lourd à payer. Pour se sortir de cette situation, il n’y a qu’un seul moyen pour l’héroïne, c’est de renoncer à son identité, sa culture et son peuple.

C’est un film la fois dur, triste et beau qui traite du racisme entre les suédois et les samis. Mais c’est un film aussi optimiste puisqu’on sait dés le début que Elle Marja/ Christina a atteint son but.
La plus grande partie du film est constitué d’un flash-back où Elle Marja (qui va devenir Christina) revoit son enfance traumatisante. Grâce à ce long flash back, on comprend tout le chemin parcouru, tous les sacrifices consentis, les humiliations subies et toute la détermination et la combativité de l’héroïne pour obtenir la vie qu’elle s’est choisie.
Elle Marja et sa sœur sont envoyées dans un pensionnat en Suède. Là-bas elle est victime de toutes sortes d’humiliations et de harcèlements par les suédois, enfants comme enseignants. Son peuple est traité comme une sous-espèce. Les Sami, éleveurs de rennes, se font dénigrer à longueur de temps car, ils sont considérés comme des gens inférieurs aux Suédois car ils n’ont pas les mêmes traditions que ces derniers.
Par exemple les deux soeurs portent leur costume traditionnel pour aller à l’école. Elles ont une maîtresse très sévère qui n’hésite pas à les discriminer:« Vous avez un petit cerveau ». Préjugés anthropologiques que l’on découvre aussi avec la scène choquante de la visite du « roi et de la reine ».Elle Marja est traitée comme un animal lorsqu’elle est mise à nue et examinée comme une curiosité, une bête de foire. Elle Marja ne veut pas être considérée comme une sauvage mais comme un humain à part entière. Elle veut gagner sa dignité.
On peut ressentir de la peine ou de la tristesse car on se met à la place de Elle Marja, comme par exemple, les moments où elle se fait harceler, par une bande de jeunes. Elle baisse les yeux, marche vite et s’en va.Et puis le jour où elle essaie de se défendre face aux harceleurs, ils lui mutilent l’oreille comme si elle n’était qu’un renne. Elle décide alors d’échapper à son destin en rejetant son identité culturelle (nom, vêtement, langue, mode de vie). Le passage en ville est vécu comme une libération. Les couleurs sont plus lumineuses, l’espace agrandi. Elle sort même d’un tunnel avant d’arriver dans un jardin, qui à ses yeux, est magnifique.

Nous avons aimé la sensibilité de ce film. Et de savoir que l’histoire est inspirée d’une histoire réelle (la grand mère paternelle de la réalisatrice) la rend encore plus triste et nostalgique qu’elle n’est déjà. Les plans du film et les musique rendent le film très dur et fort de caractère. Tout comme la jeune actrice dont toutes les émotions, la colère rentrée, la détermination, la souffrance passent dans son regard.
En un mot: magnifique
Critique collective de la classe de 1 COM, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-3
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Au début du film, Christina (Elle-Marja), est très froide avec tout le monde et ne veut pas aller à l’enterrement de sa sœur. Ensuite, on passe directement d’un plan triste à un moment de sa jeunesse où elle acquiert son renne. On découvre par la suite son enfance en tant qu’écolière. Cette vie n’est pas facile pour elle car à l’école les enfants se font battre quand ils font quelque chose de mal. Les enfants se font également traiter comme des bêtes de foire, à être examinés sous toutes les coutures pour voir si les lapons sont pareils que les suédois. (Les Suédois sont considérés comme supérieurs aux Lapons.)
Elle-Marja n’arrive pas à s’adapter à cette vie. Alors un jour, elle se révolte envers des garçons suédois qui les traitaient de « Laponnes » elle et sa sœur. (Si le termes « laponne » et employés par des suédois, il est péjoratif et insultant envers les lapons car selon eux, ils sont « inférieurs ».) Alors, elle sort le couteau de son père qui sert normalement pour marquer les rennes et les menace avec, sauf que ça se retourne contre elle et les Suédois lui coupent le bout de son oreille en guise de punition. (On comprend d’ailleurs à ce moment pourquoi au début du film quand elle est vieille, elle cache ses oreilles avec ses cheveux.)
Personnellement, je trouve ça triste et même écœurant de la part des Suédois. Il y a également le passage extrêmement triste où Christina se lave dans le lac pour voir si elle pue et devient presque touchant car quand elle danse avec Niklas, il la sent et sourit, alors elle sourit aussi comme si elle était satisfaite de ne pas puer et que les Suédois qui lui avaient dit l’inverse avaient tort.
Je trouve que Christina a beaucoup de courage pour trouver la force de partir, de tout laisser derrière elle, pour aller dans l’endroit qu’elle rêve : Uppsala. Le chemin a été long et semé d’embuches et malgré tout comme le regard des habitants dans la ville ou dans le train, quand elle fait de la gym dans son école et que toutes les filles la jugent du regard simplement parce qu’elle n’a pas le même physique qu’elles (un peu plus petite et ronde) ou même encore quand personne ne l’acceptait. Christina a réussi la vie qu’elle voulait, mais en prenant le choix de se mettre sa famille à dos, changer de nom, et renier ses origines.
Elle a d’abord réussi à se faire loger pour une nuit chez Niklas, ensuite dans une grande école où elle pouvait étudier correctement. Pour pouvoir payer cette école, elle a dû vendre les affaires de son père décédé. C’est comme ça qu’Elle-Marja réussit à vivre sa vie comme elle l’a toujours souhaité ; même si à la fin elle regrette tout de même de ne pas être restée auprès de sa petite sœur qu’elle aime finalement beaucoup.
Juliette Gouley, 1 Com , lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:25 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-4
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Film suédois de 2017 réalisé par Amanda Kernell
Une vielle dame d’origine Laponne amène son fils dans son pays d’origine pour assister à l’enterrement de sa sœur. En voyant les autres qui étaient là, elle n’avait aucune envie de renouer les liens avec sa communauté, sa famille. Suite à cela de nombreux flashback arrivent dans son esprit lui rappelant les souvenirs douloureux, les humiliations qu’elle avait subies dans sa jeunesse ainsi que la raison pour laquelle elle s’était séparée de sa famille.
Tout d’abord en regardant le début du film ma première réaction a été l’ennui, je trouvais cela assez mou et les péripéties avaient du mal à s’enchainer. Mais me rappelant que c’était un film européen et que je n’avais pas l’habitude de regarder ce genre de film, je décidai de lui donner sa chance en commençant par le regarder d’un autre angle.
Passées les 25 premières minutes, je compris vraiment le sens du film en me disant que les protagonistes étaient victimes de racisme envers leur ethnie , ils étaient considérés comme des gens de sous-race et arriérés par les suédois. Et c’est pour ça que lors des obsèques de sa sœur elle refuse d’évoquer le temps où elle s’appelait Elle Maja car ça lui rappelle son passé douloureux dans sa jeunesse et qu’elle est partie de sa famille. Et donc pour s’intégrer dans la société présente et pas ne se faire juger par les autres, elle décide de changer son identité. Ensuite, elle décide d’aller à l’école comme toutes jeunes filles de son âge en Suède pour terminer ses études. Mais cette décision a un prix, au sens propre comme au sens figuré.Elle doit renoncer à sa famille et payer ses études. Cette somme Elle Maja ne la possède pas.
Sa détermination à aller étudier était si forte qu’elle alla même demander à Niklas qui était un garçon avec qui elle avait eu une
‘’ folle histoire d’amour ‘’ de l’argent ,mais celui-ci lui dit de s’en aller de chez lui. Humiliée, elle est alors contrainte de rentrer en Laponie.
Elle finit par tuer son renne de rage, car sa famille refuse, de même. Elle finit tout de même, par se procurer la ceinture de son père par le biais de sa mère et elle part pour toujours.
A la fin du film après avoir vu toutes les péripéties qu’elle a vécues, je constate que Elle Maja regrette amèrement d’avoir eu cette séparation entre elle et sa famille. Mais malheureusement elle s’en compte quand ceux-ci ont rendu l’âme. Mon ressentiment final de ce film est qu’il raconte en détails les faits atroces qu’il a eu dans ce pays et finalement mon sentiment est partagé peut-être comme Elle Marja. Est-ce que le sacrifice de sa famille valait vraiment le coup ?
Maxime Demcenko, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:30 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film est réalisé par Amanda Kernell et à déjà obtenus plusieurs prix comme :
Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
Prix du public au Guldbagge Award 
Prix du montage au Guldbagge Award

Ce film s’inspire de faits réels dans les années 1930, Amanda a voulu dénoncer la dure réalité que vivaient les jeunes laponnes à cette époque, au racisme que subissaient ces lapons face aux suédois. Elle a voulu montrer ce qu’est la difficulté de renoncer à sa famille et à ses origines pour pouvoir accéder à la « liberté », accéder à une vie normale sans racisme et sans les contraintes de ses origines.
Amanda a très bien réussi à faire ressentir aux spectateurs les sentiments qu’éprouvent Ella Marja tout au long de son aventure, grâce à son jeu d’actrice avec lequel tous ces sentiments passent dans son regard très prononcé. Ella Marja parle très peu, mais nous réussissons tout de même à savoir ce qu’elle ressent. Donc grâce à tous ces détails et à l’histoire, ce film est très réussi mais à la fois très rude.
Dans cette histoire les lapones doivent aller en internat mais ces jeunes filles subissent le racisme des suédois et sont sujettes à des évaluations ethniques très rudes car elles doivent se mettre nue ce qui est très humiliant pour ensuite être prises en photo. Ces jeunes filles n’ont même plus le droit de parler dans leurs langues d’origine sous peine de réprimandes. Ella Marja s’est même fait couper l’oreille comme si elle n’était qu’un simple renne par des jeunes suédois. Cependant Ella Marja refuse de vivre comme ça toute sa vie et décide de s’enfuir pour aller retrouver son petit copain qui au final est un lâche. Elle est donc obligée de partir et va donc retrouver sa famille. Elle a besoin d’argent pour intégrer l’école normale qui est pour elle le meilleur moyen d’échapper à cette vie de Sami. Mais ça ne se passe pas comme elle avait prévu, elle se fait carrément renier par sa famille. Mais sa mère lui donne tout de même la ceinture en argent de son père pour qu’elle la vende et puisse se débrouiller seule. A partir de ce moment-là, Ella Marja reconstruit sa vie en reniant sa famille, ses origines et en arrive même à changer de nom pour prendre celui de son institutrice qu’elle admirait jusqu’à ce que même son propre fils l’appelle Christina.
Matis Bouloy, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:32 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film a été riche en émotion. Au début j’étais peu réceptive, car je n’avais jamais vu jusqu’à présent de film qui n’était pas en Français. Mais on rentre vite dans le film en français ou pas j’ai été plongée dedans très rapidement. On se demande dès le départ ce que fait cette femme hostile renfermée qui refuse de sourire. Elle retourne pour la première fois depuis de très longues années dans son pays natal pour l’enterrement de sa petite sœur. Elle prétend qu’elle ne comprend pas le sami, elle refuse d’entendre les chants traditionnels. Elle refuse même de dormir chez sa famille. Que cache- t-elle ? Comment en est -elle arrivée là ? Malgré la présence de son fils et sa petite fille elle semble très froide.
Dans l’hôtel face au paysage de la Laponie elle se rappelle et on comprend au fur et à mesure toutes les épreuves qu’elle a dû surmonter, tous les sacrifices qu’elle a endurés.
J’ai adoré ce film. Il était vraiment très beau, avec un beau décor, de belles images et une belle histoire. Ce qui m’a plu chez Elle Marja c’est sa détermination, son envie de réussir ce qu’elle veut. Dans son regard, on peut voir au début comme à la fin du film à la fois de la tristesse mais aussi une volonté sans faille. J’ai été beaucoup touchée par l’histoire dramatique qu’a vécue Elle Marja / Christina.
Elle décide de prendre sa vie en main très tôt. Elle a trouvé n’importe qu’elle moyen pour s’en sortir et pouvoir rentrer dans une école et être comme les autres suédois. Car elle avait honte de sa vie et de sa famille. Ce qui fait d’elle une jeune femme très courageuse, et prête à tout pour s’en sortir même si elle savait quand même, en quittant sa famille qu’elle devra tout de même regretter son choix.
Du jour au lendemain elle est partie vers l’inconnu, sans savoir ce qu’elle aurait pu trouver pour s’en sortir, où elle aurait pu allait dormir, se nourrir. Le moment qui m’a le plus ému c’est quand elle « abandonne » sa mère et sa sœur et qu’elle quitte les sami. Personnellement je recommande ce film magnifique.
Lena Danton, 1 Com lycée pro Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/06 15:34 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-7
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Sami Blood
D’Amanda Kernell



Ellé-Marja fait partie d’une famille de lapons qui habitent dans la montagne. Avec sa sœur, elles vont à l’école située dans un pensionnat, loin de chez elles. Peu habituées au monde extérieur, elles vont découvrir des choses nouvelles, notamment à l’école où Ellé-Marja devient vite la meilleure élève de sa classe. Elle va rapidement violer le règlement du pensionnat et rencontrer Nikolas, un jeune homme à une fête. Mais ce jeune homme qu’elle aime repart à la ville. Voulant prouver qu’une lapone est capable de faire des études, elle s’enfuit du pensionnat. Elle rejoint Nikolas et tourne alors le dos à ses origines pour la ville.
Va-t-elle réussir à se faire une place dans ce monde inconnu ? Réussira-t-elle à rentrer dans une école pour poursuivre ses études ? Ellé-Marja reverra-t-elle sa famille ? Comment réagira Nikolas lorsqu’il la reverra ?
Ellé-Marja devra être plus forte que jamais car, loin de sa famille, mépris et xénophobie font bon ménage et mettent en doute les rêves de la jeune fille.
Film dramatique, récit initiatique ou encore récit d'aventure ce film bouleverse notre vision du monde Sami et de leur culture dans un environnement vertigineux à couper le souffle.
Ce film est très émouvant, mais peut aussi déranger car il y a beaucoup de scènes violentes moralement, notamment avec la scène de "marquage des rennes".
Même si l'on ne partage pas le choix de Ellé-Marja de quitter sa famille, on est captivé par le suspense qui se dégage de l’ensemble du film. Cependant, la rupture entre l’héroïne et sa famille me semble trop brutale, trop sèche, trop violente.
Yasmine Kaashoek 2nde2
2018/11/06 15:39 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-8
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Le gel de Suède


« Sâmi, une jeunesse en Laponie », est un film dramatique réalisé par Amanda Kernell, et paru en 2018.

Elle-Maria, quatorze ans, d’origine Sâmi, subit le racisme dans la Suède des années 30. Internée avec sa sœur, l’engouement qu’elle a pour la culture et les études suédoises contrastent avec un environnement Lapon autant culturel que familial, où la discrimination explose.

A la suite d’une agression raciste, la jeune fille prend sa vie en main et quitte l’internat pour affirmer qui elle est et ce qu’elle veut choisir, abandonnant sa sœur et ses mœurs.

Loin de ses repères, Elle-Maria s’intègre tant bien que mal à ce monde urbain qui la prend de haut.

D’une beauté émouvante, ce film se classe parmi les chefs-d’œuvres du genre dramatique ; abordant la situation complexe et douloureuse de la Laponie de 1930.

Une succession de très gros plans, et de mouvements de caméra rapides, renforcent l’idée de malaise, de souffrance, ainsi que le rapprochement entre le spectateur et Elle-Maria. Cette dernière, comme le suggèrent les couleurs et le décor, semble oppressée par la situation et l’espoir terne auquel elle dut se raccrocher…

Dans les plans panoramiques, souvent en ville ou dans les plaines Lapones, un relâchement de la tension se fait sentir autant pour le personnage que pour les spectateurs. Les décors toujours titanesques en extérieur, contrastent avec la violence des gros plans du début du film, procurant les mêmes effets que les changements de plans.

Par sa beauté, son côté historique, violent et dramatique « Sâmi, une jeunesse en Laponie » est une œuvre majeure.

2018/11/06 15:45 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-8-1
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Sami, une jeunesse en Laponie est un film initiatique réalisé par Amanda Kernell et sorti en 2018. Ce film nous raconte le parcours initiatique d’Elle-Marja, une jeune lapone en Suède.
Au début du film on assiste à l’enterrement de la sœur d’Elle-Marja et l’on apprend qu’elles étaient fâchées. Un flash-back raconte l’adolescence de la jeune fille, ce qui nous permet de comprendre le conflit qui règne entre les deux sœurs. On découvre leur enfance, les études qu’elles suivent avec l’obligation de parler suédois et l’envie d’Elle-Marja de poursuivre ses études à Uppsala. Elle renie donc sa famille et ses origines pour se faire accepter par les Suédois. Le dénouement du film revient sur la fin de l’enterrement et l’on assiste à la réconciliation d’Elle-Marja avec sa sœur mais surtout avec elle-même.
Ce film met en lumière le racisme qui régnait entre les Lapons et les Suédois à l’époque. On constate que les Lapons avaient du mal à s’intégrer, qu’ils étaient victimes de discriminations, de violences et étaient traités comme des animaux.
Plusieurs scènes soulignent le poids des différences : par exemple celle de la visite médicale à l’école où les élèves sont mesurés, pris en photo comme s’ils étaient des animaux. Une autre scène montre la violence dont sont victimes les Lapons : en allant à l’école, Elle-Marja passe devant les jeunes Suédois qui ne cessent de se moquer d’elle. Un jour, agacée, elle les menace avec un couteau mais les garçons le lui volent, la pousse à terre et lui découpe l’oreille. Cette scène montre bien la douleur et les violences que subissent les Lapons.
Ce film nous fait voyager à travers la Suède grâce à de nombreux paysages en arrière-plan. On découvre la région, mais aussi les coutumes des Lapons et des Suédois.
D’astucieux cadrages comme des gros plans font ressortir les émotions et les sentiments que ressentent les personnages.
Pour moi ce film est très bien réussi. Le témoignage de la jeune fille est poignant et émouvant. Ce film porte un regard inattendu sur les coutumes des Lapons et nous fait découvrir un autre pays.

Léa Berret, seconde 3, lycée Bonaparte, Autun
2018/11/06 15:50 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-9
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film d’Amanda Kernell, sorti en 2018. Il dure une heure et cinquante-trois minutes et a été tourné en Suède. Le film raconte l’histoire d’Elle-Marja, une jeune Lapone, qui souhaite continuer ses études en Suède dans la ville d’Uppsala. Mais à cause des discriminations qu'elle subit, la jeune fille rejette peu à peu ses origines et même sa famille.
Tout au long du film, on voit beaucoup de paysages dans lesquels on aperçoit Elle-Marja de dos. Ce choix suggère son sentiment de solitude et le rejet qu’elle subit, notamment au moment où se manifeste son désir d’aller à Uppsala. D’un côté elle est rejetée car les Lapons sont considérés comme une minorité intellectuellement inférieure, de l’autre côté, sa petite sœur Njenna voit ce besoin de partir comme une trahison envers elle et commence, elle aussi, à la rejeter. La discrimination des suédois envers les Samis se traduit par des scènes choquantes : l’inspection « médicale » effectuée par des docteurs suédois ou le marquage qui a été fait à Elle-Marja par des adolescents suédois vivants près de son école.

Ce film est assez dur et raconte avec précision l’enfance d’Elle-Marja grâce à un flashback. Les plans de fin montrant la nature dans laquelle Elle-Marja, étant désormais une femme âgée de retour dans sa région natale semble libérée, comme délivrée du poids des mensonges qu’elle a du fournir pour avoir enfin l’air d’une parfaite Suédoise. Le retour sur ces terres lui renvoie des souvenirs douloureux comme heureux qui lui permettent de retrouver qui elle est vraiment.

Ce film est triste et fait réfléchir aux thèmes de la discrimination et de la perte de l’estime de soi.



Loan Raillaird et Marie Sebastien 2nd 3
2018/11/06 15:59 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-10
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Lapone ou Suédoise ?

Sami, une enfance en Laponie est réalisé par Amanda Kernell en Suède en 2016. C’est un film dramatique et initiatique.
Christina (Maj-Doris Rimpi) se rend à l’enterrement de sa sœur. Elle ne veut pas renouer les liens avec sa famille et sa culture. Nous découvrons donc son passé à travers un long flash-back. Elle Marja, incarnée par Lene Cecilia Sparrok, quatorze ans, est une jeune fille d’origine Sâmi. Elle se rend dans un pensionnat pour enfants sames avec sa sœur, Njenna, jouée par Mia Erika Sparrok. Elle devient élève en internat à Uppsala, en Suède. Mais elle est exposée au racisme et à l’humiliation des évaluations ethniques. Contre ses discriminations, elle n’a d’autres choix que de rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.
La scène de la visite médicale est très marquante. En effet, les élèves du pensionnat sont évalués, mesurés, observés comme du bétail humain. Ils sont considérés comme des « bêtes de foire ». Un inspecteur mesure le périmètre crânien des élèves, la longueur de leur nez et l’espace entre leurs yeux. Il compare même leur teinte de peau avec des échantillons. Finalement, il ne trouve pas de grandes différences avec les élèves Suédois jugés supérieurs aux Lapons mais il refuse de l’avouer. Ensuite les élèves sames doivent se déshabiller et sont pris en photo sous les regards moqueurs des garçons qui observent la scène par la fenêtre. Le bruit et la lumière de l’appareil photo assombrissent ce moment d’évaluation. « Pourquoi faites-vous cela ? » Elle Marja pose à plusieurs reprises cette question qui reste sans réponse. Elle essaie de refuser de passer cet examen mais en vain.
Amanda Kernell met en lumière les conséquences du racisme et des discriminations à travers le personnage d’Elle Marja qui se dévalorise et cherche à devenir une autre personne en laissant de côté sa famille et sa culture.
Les musiques principales sont les joiks qui s’harmonisent très bien avec les décors (des montagnes, un lac, filmés en plan large). En revanche, à Uppsala, ce sont des musiques suédoises rythmées, notamment pour le cours de gymnastique. Les émotions des personnages sont filmées en gros plan ce qui les met bien en valeur et nous permet de mieux comprendre leurs sensations.
Un film très bien réalisé qui nous fait découvrir la Suède comme on ne l’imaginait pas.

De Contenson Blandine 2nde3
2018/11/07 11:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-13
Lycée PRO Le Margeriaz, Barberaz, académie de Grenoble
« Sami une jeunesse en Laponie », un film d’Amanda Kernell. Le film relate les effets de l’eugénisme sur le peuple lapon, vu par une jeune fille Sami. Durant l’un de ses flashback, lors de l’enterrement de sa sœur, on découvre sa jeunesse. Elle-Marja, l’héroine, et sa sœur se voient envoyées dans un pensionnat miteux loin de leur famille, où elles apprennent le suédois et à se comporter comme tel. Au pensionnat, elles sont obligées d’oublier leur culture, sous peine de châtiments corporels. On se rend vite compte du racisme des suédois envers les petites tribus lapones, surtout lors de la scène des études anthropologiques des enfants lapons. Elle-Marja, du fait de cette discrimination, n’a plus qu’une envie : celle de devenir la parfaite suédoise, en reniant ses origines.
POUR J’ai apprécié ce film car malgré un contexte géopolitique difficile à comprendre, il met en lumière des faits historiques tabous pour les suédois que j’ignorais. C’est une histoire émouvante, joué par une jeune fille, ce qui renforce notre empathie pour elle. C’est une belle histoire de vie, mouvementée mais touchante.
CONTRE Je n’ai pas trouvé ce film mauvais, mais je ne l’ai pas non plus apprécié. Il y a trop de sentiments, la réalisatrice a essayé de me rendre empathique tout le long du film. Du fait de cette surexploitation du dramatique, bien qu’il soit justifié, j’ai rapidement décroché de l’histoire et de la protagoniste principale, qui m’aura d’ailleurs très peu marqué de par son attitude rebelle au premier abord puis obstiné à se dire suédoise et non lapone.

Pradhi Gigan--Barthet et Maxence Lubat / 1ère Commerce / LPP Le Margeriaz
2018/11/22 10:43 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-14
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, à la recherche de soi-même.

Le nom de Sâmi est celui d'un peuple et non d'un enfant, comme le titre pourrait le faire croire. Et pourtant cette erreur n'en est pas tout à fait une, car le film se concentre sur une jeune fille du nom d'Ella Marja, dont la vie évoque celle imposée à l'ensemble de son peuple. En effet, Elle Marja est lapone : elle appartient au peuple Sâmi, vivant au nord de la Suède. Mais les particularités culturelles et physiologiques de ces éleveurs de rennes les mettent à l'écart de la société suédoise, et en butte au racisme.
D'ailleurs le spectateur est confronté très vite à des scènes très crues, qui témoignent à la fois de la dureté de vie des Sâmis et, par contrecoup, du regard méprisant que portent sur eux des Suédois qui se pensent plus civilisés. Le marquage d'un renne par Elle Marja montre de façon brutale et réaliste le maintien de l'animal par la jeune fille, qui pèse sur lui de tout son poids, et sa découpe au couteau d'un morceau d'oreille. Habitant sur des terres rudes, les Sâmis n'ont pas peur de se frotter aux animaux comme à la terre : ils portent sur eux l'odeur des bêtes qu'ils élèvent et gardent de la terre sous les ongles, car ils ne peuvent se laver que dans les rivières, souvent gelées. Cela suffit pour qu'on les considère comme des animaux.
De nombreuses scènes font écho à celle du marquage du renne, montrant cette fois une violence appliquée aux Sâmis eux-mêmes, par les Suédois. Ce parallélisme suffit à faire comprendre que la sauvagerie reprochée aux Sâmis n'est pas absente de la société suédoise. Elle est même pire chez les Suédois, car elle s'applique à des hommes et même, ce qui est encore pire, à des enfants. Le déshabillage de force des jeunes filles sâmies, à l'école, sous l'autorité conjuguée d'un médecin et de leur maîtresse ; les mesures anthropométriques visant à vérifier leur appartenance à une sous-espèce humaine ; le refus de les laisser accéder à l'enseignement secondaire, au prétexte que leur cerveau ne supporterait ni la ville ni le poids du savoir ; ou encore le marquage d'Elle Marja à l'oreille, au couteau, par une bande de jeunes suédois qui lui appliquent le traitement réservé aux rennes d'élevage : le film est ponctué du rappel de la violence faite à la minorité ethnique des Sâmis, qui doivent apprendre à marcher tête baissée pour ne pas croiser le regard plein de mépris et de haine que portent sur eux les villageois, dès qu'apparaît leur troupe d'enfants en costume bariolé scolarisée de force à l'école suédoise.
Mais Elle Marja décide de ne pas se plier au destin de mépris que l'on dessine pour elle : puisqu'on ne peut pas l'accepter comme elle est, elle veut devenir entièrement suédoise. Elle choisit d'abandonner ceux qui l'aiment, sa famille, pour essayer de vivre dans de meilleures conditions. Cela commence par de petits gestes, comme le refus de chanter le joik, le chant traditionnel des Sâmis, puis l'imitation des gestes des Suédois : leur manière de s'habiller, leurs fêtes, leur souci de l'hygiène et de l'odeur des corps. Arrive enfin le moment symbolique du changement de prénom : elle prend celui de sa belle professeure, Cristina, persuadée que cela, conjugué à sa parfaite maîtrise du suédois, suffira à la rendre suédoise. C'est le point de non-retour. Le geste ultime consistera à brûler ses vêtements traditionnels.
Pourquoi Elle Marja s'obstine-t-elle à vouloir faire partie du peuple qui la méprise ? Ne joue-t-elle pas un jeu dangereux, où elle ne peut que perdre à la fois l'estime des siens et la possibilité de s'intégrer dans le monde qui lui fait envie, puisqu'elle ne ressemblera jamais à une Suédoise, elle dont le corps trapu et court trahit les origines lapones ?
Ce film est très émouvant, tragique, et nous invite à nous remettre en question. Renier sa famille dans l'espoir de trouver la paix n'est-il pas une erreur ? Surtout s'il s'agit de foncer bêtement chez l'oppresseur, malgré tout ce qui peut paraître, chez lui, séduisant... D'ailleurs le personnage de Niklas, beau suédois blond qui, le premier, apprend à Elle Marja sa capacité de séduction et la regarde comme une femme, est une métaphore de la beauté illusoire du monde auquel elle rêve : il n'a jamais le courage, face à ses parents ou face à ses amis, d'assumer son attirance pour elle.
A travers Elle Marja, nous pouvons voir la difficulté à se sentir différent : cela peut amener à l'abandon de tout ce qui est primordial à l'humain, comme la confiance en soi ou en autrui, mais aussi la raison ou la famille.

Amina Jamal, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas
2018/11/22 10:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-15
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, une jeunesse en Laponie
Donner à voir l'insupportable.


Elle hésite. Elle ne veut pas. Face à l'appareil photo, Elle Marja peine à obéir au docteur.
- Déshabille-toi !
- Elle Marja, gronde la maîtresse, montre l'exemple.
Face à Elle Marja, ses jeunes camarades attendent sa réaction, et ses conséquences. La jeune Lapone voit une ombre à la fenêtre : les garçons du village, d'habitude postés sur le bord de la route pour insulter les jeunes pensionnaires, sont venus voir le spectacle.
- Déshabille-toi !
La voix du docteur se fait plus insistante. Elle Marja retire alors sa tunique et la roule en boule au niveau de sa poitrine pour la cacher. Un silence pesant règne.
- Mets tes mains derrière la tête.
Elle Marja n'obéit pas, mais elle ne proteste pas : elle n'en a pas le droit. Elle attend.
- Elle Marja, dépêche-toi d'obéir, reprend l'enseignante.
Le photographe attend. Soudain le docteur s'approche de la jeune Lapone, lui arrache sa tunique et lui prend violemment les bras pour les caler derrière sa tête. Elle résiste de son mieux contre le dévoilement brutal de son corps entièrement dénudé mais le docteur a une poigne de fer. Elle doit se laisser faire. Le flash retentit et résonne comme un coup de feu pour toutes les jeunes sâmies dans la pièce. Elle Marja est humiliée, devant ses camarades, devant sa maîtresse, devant les garçons du village suédois, toujours à l'affût, et devant sa jeune sœur...

Cette scène d'anthropométrie est emblématique de la violence qui entoure la vie d'Elle Marja, jeune fille d'origine lapone qui, dans les années 1930, endure au quotidien le racisme dont son peuple est l'objet en Suède. Brillante élève, elle se voit pourtant refuser la poursuite d'études par une institutrice qu'elle admire, sous prétexte que son destin est de vivre sur les terres de Laponie, trop austères pour les Suédois qui les ont colonisées, et que son cerveau n'est pas fait pour apprendre : c'est sans doute ce que le médecin, dont les gestes s'apparentent à ceux d'un violeur, souhaite prouver lorsqu'il vient prendre les mesures de quelques « spécimens » lapons. A aucun moment il ne prend la peine de répondre aux questions de la jeune fille, qui cherche à comprendre le pourquoi de cette consultation médicale si particulière.
Cette scène correspond aussi à la violence de trop pour Elle Marja, dont l'intelligence vive refuse d'accepter la sentence d'infériorité qui pèse sur elle. Assoiffée de reconnaissance, elle choisit alors de se défaire de ses racines et de partir vers la civilisation suédoise, ne trouvant sa place parmi eux qu'au prix d'un complet reniement de ses origines. Elle choisit un nouveau nom, abandonne mère et sœur, et naît à une nouvelle vie, sous le nom de Cristina : elle sera Suédoise, quel qu'en soit le prix. Mais tout cela est, dans le film, l'objet d'un long flash-back.

Car le film s'ouvre sur le gros plan d'une vieille femme fumant une cigarette, sans musique, sous un ciel gris et dans un décor sombre. C'est Elle Marja. Amanda Kernell crée autour d'elle une ambiance oppressante. On comprend que sa vie n'a pas été joyeuse et qu'elle a traversé des épreuves difficiles. Le choix qu'elle a fait lui revient dans toute sa violence alors que, désormais âgée, elle doit revenir sur ses terres natales pour enterrer sa jeune sœur. Revenue parmi les siens, parviendra-t-elle encore à être sûre de la vérité de son choix ?

Durant tout le film, les scènes s’enchaînent sans transitions, brutalement. La musique est rare, ce qui souligne le côté dur et réaliste voulu par la réalisatrice. De nombreux gros plans sur Elle Marja accentuent la moindre de ses émotions et créent alors un lien entre le spectateur et la Lapone.
La nature âpre de Laponie est très présente, comme si elle enveloppait notre héroïne malgré elle, car Elle Marja veut échapper à ce cadre qui, pour elle, est une prison à ciel ouvert dans laquelle l'enferment à la fois son peuple, qui l'enjoint à rester Sâmie, et les Suédois, pour qui elle n'est qu'un élément étrange et, au mieux, pittoresque, dans le paysage lapon, au même titre que les troupeaux de rennes des Sâmis : les plans sur les regards de jugement des Suédois sont insistants, ils sont même parfois au centre de l'écran, nous mettant mal à l'aise car, en les dirigeant vers nous, la caméra nous fait comprendre ce qu'endure Elle Marja.

Le cadre est parfois tremblant, montrant la confusion et la peur d'Elle Marja dans un monde qui ne veut pas d'elle. Et la lumière franche est rare, comme pour traduire l'obscurantisme dont sont victimes les jeunes Sâmis. Mais lorsqu'Elle Marja arrive en ville, franchissant l'obscurité d'un tunnel, la lumière peu à peu éclaire son visage jusqu'à ce qu'elle soit rayonnante devant le paysage urbain auquel elle vient de naître : elle est parvenue sur les terres de ses rêves, là où elle trouvera la force de devenir elle-même.
Dans ce monde, le regard d'Elle Marja devient sensible au moindre signe de richesse et de distinction, à l'image de ce gâteau crémeux qu'elle mange avec vénération : ils font écho à l'émerveillement d'Elle Marja devant les objets, luxueux à ses yeux, appartenant à son institutrice : les livres, le service à thé, la robe à fleurs, et la distinction de cette femme blonde, grande et mince, admirée jusque dans sa façon de tenir sa tasse de thé.

Autant d'éléments dont notre regard de spectateurs peut douter, pourtant, qu'ils justifient le reniement de ses origines.

Tout le propos du film est en effet de nous faire réfléchir aux motivations d'Elle Marja, mais aussi aux conséquences de ses choix, autour d'elle mais surtout en elle. On comprend que le retour sur les terres natales est douloureux, car tout dans le personnage d'Elle Marja s'y refuse. Il faut la tendresse infinie d'un fils, qui aime sa mère pour ce qu'elle est, pour parvenir à la ramener vers des origines qu'elle a cru pouvoir oublier.

Sans jamais donner de leçons, sans jamais asséner de vérités, Amanda Kernell nous donne à voir toute la difficulté à trouver son chemin pour qui appartient à une minorité ethnique méprisée, car aucun choix n'est exempt de violence : parce qu'Elle Marja maîtrise parfaitement deux cultures antagonistes, tout choix sera pour elle un reniement.

Nous quittons la salle plus riches de questionnements que de réponses, et c'est la grande force du film que de nous obliger à reconnaître dans Elle Marja, interprétée avec une justesse et une force étonnante, de très profondes qualités de courage et de détermination : non pas quelqu'un « comme nous », mais quelqu'un de bien plus fort que nous...


Jarod Guffroy, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas
2018/11/23 09:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-16
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, une jeunesse en Laponie

Ce film est à la fois un récit d’aventures, où nous suivons la vie d’une jeune adolescente, et une réflexion sur la question identitaire. Car ce film dur, triste, traite le sujet du racisme des Suédois envers le peuple Sâmi mais aussi du rejet de ses propres racines pour tenter de rentrer dans un cercle.
La narration repose en particulier sur une série de flashbacks où l’on assiste à l’enfance difficile et traumatisante d’Elle Marja. Personnage central, Elle Marja est fascinante et intriguante. Son refus de se soumettre au système, ses différentes révoltes et ses inlassables protestations face à la cruauté de ses contemporains, en font une héroïne flamboyante à laquelle on peut s’identifier. Tout d’abord car elle renie ses origines, essaie de s’intégrer aux « autres », les Suédois. Elle veut trouver sa place et fait preuve de révolte. Paradoxalement , son manque total de bienveillance envers sa famille, ses racines, et de compassion pour les siens traduit un racisme auto-infligé, encore pire que le regard des gens et qui va la conduire à la culpabilité.
Elle-Marja et sa sœur sont dans un pensionnat en Suède. Là-bas, elles vont subir plusieurs humiliations et discriminations ; par exemple quand elles passent devant les Suédois, elles se font insulter et dévisager et cela ira jusqu'à l'acte de violence, le jour où Elle-Marja a le malheur de se défendre et de protester. Les Sâmis, éleveurs de rennes, se font dénigrer à longueur de temps car ils sont considérés comme des gens inférieurs aux Suédois : leur peuple est traité comme une « sous-espèce »
Ce film est très sensible, de plus il est inspiré d’une histoire réelle. Les plans du film et la musique rendent le film dur et fort de caractère. Il offre une fin d'une beauté iouïe, dont le message d’humilité résonne avec force longtemps après la projection.

Osanna Brun, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas.
2018/11/24 10:51 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-17
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, l'histoire de Elle-Marja / Christina


Après le décès de sa petite soeur Njenna, Elle-Marja qui appartient au peuple Sami mais a renié ses origines, se rend à son enterrement avec son fils et sa petite fille. Elle se rappelle son enfance, le moment où elle a dû quitter sa famille pour se rendre dans une école réservée aux Lapons par l'état suédois. On découvre alors son passé, ce qu'elle a vécu, grâce à un long retour en arrière consacré à son adolescence.

Le début de ce retour en arrière nous fait découvrir quelques activités quotidiennes du peuple Sami : on voit Elle-Marja apprendre à sa petite soeur à marquer un renne. Elles partent ensuite en barque rejoindre leur nouvelle école, et dans cette scène touchante, Elle-Marja chante un chant traditionnel, un joik, pour rassurer Njenna. De plus, les paysages de Laponie, lacs et montagnes, sont magnifiques et nous plongent rapidement dans une ambiance mystérieuse, au coeur de coutumes très anciennes.

Mais très vite, le spectateur découvre le racisme envers les Sami au cours de scènes difficiles, par exemple quand Elle-Marja se fait couper un morceau d'oreille par des garçons qui la marquent comme un renne, ou encore quand les élèves de la classe se font examiner par des médecins suédois. Ils les forcent à se dénuder, les photographient et les mesurent... On comprend ainsi que les Sami, qualifiés de Lapons (ce mot signifie au départ haillon) sont jugés, insultés et persécutés parce qu'ils vivent différemment, au plus près de la nature. Ils sont mis à l'écart, n'ont pas le droit de faire des études et sont obligés d'apprendre le suédois.

La société que nous montre le film est sans pitié. Elle-Marja veut pourtant s'y intégrer, et veut même, pour cela, effacer ses origines. Par exemple elle change de nom et prend celui de son professeur, Christina, qui lui a précisément dit froidement qu'elle ne pourra pas devenir institutrice, car selon elle les Sami ont "un trop petit cerveau". En colère, au cours d'une scène glaçante, Elle-Marja adresse d'ailleurs cette insulte à sa propre soeur. Elle ira jusqu'à renier sa famille.

Les émotions du personnage, grâce au jeu sensible de Lene Cecillia Sparrok (Elle-Marja), touchent particulièrement le spectateur : tour à tour mélancolique, décidée et parfois cruelle, elle ne laisse pas indifférent. La scène finale, le pardon posthume à Njenna, est aussi particulièrement déchirante.

Ainsi, le film n'est pas seulement une dénonciation du racisme. Il montre aussi un long chemin parcouru par un être quand il oublie volontairement ses racines.


Rosaline Arbogast, 2de 3, lycée Liégeard, Brochon
2018/11/24 11:08 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-18
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, une histoire touchante qui nous invite à la réflexion...

Elle-Marja, jeune laponne, se révolte contre une société raciste en essayant de tout quitter, l'école dans laquelle on l'humilie, sa culture que la société rejette, et sa famille qui ne la comprend pas. Elle rencontrera de multiples péripéties en voulant vivre la vie qu'elle a choisie. Arrivée au troisième âge, pour l'enterrement de sa soeur, elle est contrainte de revenir sur ses terres de naissance, où elle ressent du regret. Pourquoi êtes revenue après tant d'années d'absence? Aurait-elle des choses à se reprocher?
Même si le comportement des Suédois envers la communauté laponne est irrespectueux et inhumain (ils considèrent les Sami comme une sous-catégorie de l'espèce humaine, voire comme des animaux, dans la scène où Elle-Marja est marquée comme un renne), je n'ai pas aimé le personnage principal. Son rejet de sa communauté d'origine et de ce qu'elle lui a transmis m'a déplu. Elle paraît prête à tout pour changer de vie : elle se montre cruelle envers sa soeur, envers sa mère, elle vend un objet à la valeur sentimentale inestimable. Mais son égoïsme est bien sûr motivé par les souffrances infligées par ceux qui l'humilient.
Mais j'ai été touché par la fin du film : devenue vieille, à la mort de sa soeur, elle se recueille près de son cercueil, elle a pris conscience de ses torts. Les liens du sang sont indestructibles.
Denzel Ouaradague, avec Jihane Fouad, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2018/11/24 11:18 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-19
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Réflexion bouleversante sur les racines reniées

On nous raconte l'histoire d'une vieille dame, Elle-Marja. Accompagnée de son fils et de sa petite fille, elle retourne sur sa terre natale en Laponie pour l'enterrement de sa petite sœur. Elle y va à contrecœur car elle a quitté ce monde dans sa jeunesse. Alors ses souvenirs d'enfance, de violence, d'humiliation et de mépris reviennent sous forme d'un long flash-back : elle a renié ses origines Sami, elle a changé son identité pour se faire passer pour une véritable suédoise.

En effet, cette œuvre dénonce la violence du racisme qui était coutumier en Suède au début du 20ème siècle : les Sami ont traités comme du bétail, par exemple quand un médecin suédois demande à chaque enfant de se déshabiller, et les ausculte en mesurant la taille de leur nez, en les photographiant nus, sans tenir compte de leur pudeur et de leur peur.

Ainsi, Elle-Marja prend un prénom suédois et intègre une école privée qu'elle paye avec la ceinture d'argent héritée de son père. Elle devient presque raciste envers les siens, comme pour prouver son intégration dans la société suédoise. Mais dans la dernière image du film, on la voit allongée à côté de sa sœur défunte, preuve qu'elle ne peut pas oublier ses origines. A-t-elle des regrets d'avoir laissé ses rêves de suédoise prendre le dessus sur son amour pour sa famille et ses racines?

Inès Bouanani, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon

2018/11/24 11:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-20
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, une jeunesse en Laponie. Au coeur des Lapons...

Elle-Marja, jeune laponne de 14 ans, se voit plongée dans la vie en société avec les Suédois. Elle commence d'ailleurs à y prendre goût en rêvant de changer de vie. Elle va s'éloigner et renier sa famille et ses proches, à leur plus grand regret. Comment s'en sortira-t-elle?

La réalisatrice Amanda Kernell a voulu mettre en scène les injustices raciales et sociales en Suède au début du 20ème siècle. Elle a réussi à sensibiliser les personnes probablement ignorantes de la culture laponne. Ceci est la principale raison pour laquelle le film m'a plu. Une scène assez violente l'illustre lorsque Elle-Marja et ses camarades se voient mis à nu et photographiés contre leur gré par des médecins suédois.

De plus, les personnages sont plutôt attachants, comme Elle-Marja et sa sœur, avec leur grande complicité. Leur relation complémentaire rend le film plus intéressant. Par exemple, lors de leur trajet sur la barque vers l'école des Lapons, Elle-Marja chante à sa sœur un joik inventé à partir de son prénom.

L'histoire est assez rythmée, les péripéties sont régulières et variées. par exemple, l'aventure avec Niklas ne manque pas de suspens, notamment quand Elle-Marja frappe après sa porte et est accueillie par des parents surpris mais ouverts. De la même manière, le long flash-back rend l'histoire plus intrigante : on comprend seulement à la fin, lorsque nous la revoyons aux côtés de sa sœur décédée, la passivité d'Elle-Marja au commencement du film et son refus de se mêler aux siens.

Ce film est donc particulièrement réussi du fait du jeu naturel des acteurs, de sa mise en scène réaliste, et surtout de l'histoire touchante d'Elle-Marja, qui apporte aux spectateurs une certaine réflexion morale.

Maëva Magnien, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2018/11/26 09:48 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-21
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Une aventure captivante
Sami, une jeunesse en Laponie, est un film en couleur réalisé par Amanda Kernell. Il a été produit en 2016 en Suède et est sorti en France en 2018. Il s’agit d’un long-métrage dramatique, avec Lene Cecilia Sparrok dans le rôle d’Elle Marja et Mia Erika Sparrok qui interprète sa sœur Njenna.
Le film est en version originale sous-titrée pour garder l’authenticité des langues d’origines : le Suédois et le Sami.
Des émotions fortes transmises par un personnage en quête de liberté et un décor sublime. Un drame Suédois avec un jeu d’acteur remarquable.

Entre modernité et tradition
Une vieille femme replonge dans les souvenirs de son enfance en Laponie. Elle Marja est une jeune fille d’origine Sâmi, qui part étudier dans un internat. Cependant, elle va être confrontée aux insultes et aux humiliations des Suédois. Pour envisager un avenir, Elle Marja doit quitter sa famille et tourner le dos aux traditions Sâmis, afin de s’ouvrir à la modernité. Elle décide de changer complètement d’identité et de devenir une autre personne, mais réussira-t-elle à le prouver aux autres ? Une aventure aussi captivante qu’émouvante.

La quête d’une nouvelle identité
Le film met en évidence une jeune fille optimiste, pleine d’espoir mais aussi perdue et confrontée à un dilemme entre tradition et modernité tout au long du film. Elle Marja est intelligente et a rapidement compris que les Sâmis étaient traités comme des animaux de cirque. Elle va donc tout mettre en œuvre pour s’offrir un avenir parmi les Suédois, même si elle doit abandonner sa famille et la tribu où elle est née, dans laquelle toute émancipation est impossible. Le personnage principal est donc très touchant, à la recherche d’une nouvelle identité, confronté aux humiliations des Suédois. Par exemple, le jeune Suédois qui lui marque l’oreille comme les Samis le font pour un renne va susciter la compassion chez le spectateur. Elle Marja est donc un personnage captivant et rempli d’émotions qu’elle nous fait partager durant tout le film. De plus, les différences entre elle et sa sœur Njenna sur leur vision de l’avenir vont accentuer le déchirement familial et donc la solitude d’Elle Marja.

La Laponie et la nature à l’honneur
Sami, une jeunesse en Laponie nous plonge au cœur de la Suède des années 30, au milieu de paysages naturels à couper le souffle, qui donnent au film un charme en plus. Les lacs et les montagnes se côtoient et forment un ensemble apaisant. Les costumes sont également très réussis et représentent parfaitement les tenues traditionnelles des Sâmis. Le film est en version originale, mélangeant le Suédois et le Sâmi, ce qui permet une immersion complète aux côtés d’Elle Marja. Les plans sont très simplistes, mais toujours adaptés au contexte : les plans d’ensemble permettent d’admirer les paysages lapons, et les gros plans sur les visages montrent les émotions des personnages : tristesse, joie et même colère.

3 bonnes raisons d’aller voir le film
- Le cadrage est excellent et nous emporte dans l’intrigue et les émotions d’Elle Marja, au milieu de superbes paysages.
- On voyage à travers les traditions d’une tribu qui nous fait découvrir un autre milieu.
- Le personnage principal est solitaire, et sa détermination suscite l’attachement du spectateur.
Sami, une jeunesse en Laponie est un très bon film à ne pas manquer autant pour son intrigue que pour les émotions qu’il dégage. Ce film a d’ailleurs reçu le prix LUX DU CINEMA 2017, ce qui est amplement mérité vu la beauté du travail accompli par Amanda Kernell.

Calypso FALIZE & Lou DUPONTREUE, élèves de 2nde du Lycée Saint Pierre d'Abbeville
2018/11/26 10:10 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-22
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un magnifique portrait de femme : Sami, une jeunesse en Laponie


Sami , une jeunesse en Laponie est un film en couleur d' Amanda Kernell réalisé en Suède en 2016 et sorti en France le 19 septembre 2018. Les principaux acteurs sont Maj Doris Rimpi et Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de Elle Marja adulte et adolescente. Le titre original de ce drame est Sami Blood, ce film d'une durée d'une heure et 5o minutes a été sous titré en 24 langues et a reçu un Prix à Venise en 2016. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice et scénariste suédoise, Amanda Kernell qui s'est inspirée de l'histoire de sa grand mère, la cinéaste a voulu témoigner de son héritage culturel et de son enfance passée en Laponie.
A travers ce film , la réalisatrice dénonce la discrimination à l'encontre de la communauté Sami dans la Suède des années 1930. Les Sami (« sang lapon ») sont un peuple d'éleveurs de rennes réparti entre la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie.Au début du 20e siècle , ce peuple est considéré comme arriéré.

Synopsis:
Christina , une vieille dame de 78 ans se rend en Laponie, terre de ses origines pour assister aux obsèques de sa sœur mais elle n'a aucune envie de renouer avec sa famille ; en effet Christina a tout fait pour oublier son identité et la voilà contrainte de se confronter à son passé .Un long flash back retrace ces douloureuses années 1930 où, à l'âge de 14 ans, la jeune fille voit dans l'obligation de rejoindre le pensionnat, une chance d'émancipation. Quotidiennement, Elle Marja subit les insultes des enfants suédois qui se moquent de ses habits traditionnels, de sa petite taille et de son mode de vie. Pour pouvoir vivre en paix, elle n'imagine alors pas d'autre solution que de rejeter en bloc ses origines. Elle commence d'abord par changer de prénom.

Elle Marja est merveilleusement interprétée par la jeune Cécilia Sparrok. Son personnage fascine et intrigue.

Le spectateur assiste à plusieurs scènes choc parmi lesquelles cette humiliante visite médicale au cours de laquelle un scientifique note les caractéristiques faciales des enfants et oblige Elle Marja à se dévêtir pour être photographiée. La scène est violente, traumatisante et dégradante. Les Lapons sont étudiés comme des bêtes de foire, présentés comme des « sous-êtres » au cerveau plus petit que celui des Suédois. L'enseignante de l'adolescente, malgré les qualités intellectuelles évidentes de son élève refuse de l'aider à continuer ses études sous prétexte que les Samis sont cérébralement inférieurs. On ressent de la peine car on se met à la place d'Elle Marja, comme par exemple quand elle se fait couper l'oreille par une bande de jeunes.

Le film nous montre le parcours difficile et courageux d'une jeune femme qui choisit de renoncer à son identité culturelle au profit de son identité personnelle. Sami, une jeunesse en Laponie est un très bon film qu'il faut absolument voir. Attention certaines scènes fortes peuvent heurter la sensibilité d'un jeune public.


Trois bonnes raisons d'aller voir ce film :
1) C'est un film optimiste
2) C'est un film qui s'inspire d'une histoire vraie
3) Cecilia Sparrok est une actrice talentueuse

Nina Renouard, élève de 2nde au lycée Saint Pierre d'Abbeville:
2018/11/26 11:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-23
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Sami, une jeunesse en Laponie

Sami, une jeunesse en Laponie est une fiction en couleur, suédoise réalisée par Amanda Kernell avec comme actrice principale Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de Elle-Marja. Le film a pour titre original « sami blood » et il dure 1h50.

Synopsis
Elle-Marja, personnage principal du film, se rend en Laponie en compagnie de son fils et de sa petite fille, pour les funérailles de sa sœur Njenna. A cette occasion, elle retrouve ses origines, plus précisément chez sa communauté Sami, d’où elle a été rejetée adolescente. Cette visite lui rappelle alors le racisme des Suédois face à son rêve le plus cher : étudier et s’éloigner de sa communauté.

UNE NOUVELLE IDENTITE
Pour son premier long- métrage, la jeune réalisatrice Amanda Kernell choisit de montrer une partie obscure de son pays. Elle raconte alors le parcours de Elle-Marja et de sa sœur Njenna deux jeunes filles venant d’une communauté sami en Laponie. Elle-Marja , principale héroïne, courageuse et déterminée, choisit de renoncer à son identité culturelle au profit d’une identité personnelle.

A l’âge de 14 ans et de 12 ans, les deux sœurs se voient obligées de rejoindre le pensionnat pour étudier. Pour Elle-Marja c’est le début d’une émancipation et le désir de se fondre à la population suédoise. Elle souhaite partir faire des études supérieures mais se retrouve confrontée aux insultes des jeunes Suédois qui critiquent sa petite taille, ses habits traditionnels mais aussi son mode de vie. La différence de culture est pour Elle-Marja très brutale. Sa sœur, Njenna est totalement différente, elle fait tout pour défendre ses origines Sami mais elle se sent trahie par sa grande sœur qui elle, les renie.

Grâce au gros plan sur les visages, on arrive à percevoir toutes les émotions des personnages ; c’est l’un des points forts de ce film. De ce fait la réalisatrice a montré une violence et un certain racisme qui peut quelque fois choquer, notamment le moment où le médecin exige d’Elle-Marja qu’elle se déshabille et l’oblige à se laisser photographier nue, la ramenant sans état d’âme au statut de bétail.

Pour ma part j’ai beaucoup aimé ce film pour son histoire intéressante mais aussi pour la beauté des paysages. J’aurais aimé une fin plus heureuse qui nous aurait expliqué la vie d’Elle-Marja après son émancipation. J’aurais aimé connaitre sa vie d’adulte, qu’a-t-elle vécu depuis son départ ? Quelle a été sa vie de femme avant de devenir cette vieille dame qui assiste aux obsèques de sa sœur Njenna ?

Mélanie Sadaoui élève de 2nde au lycée Saint Pierre d’Abbeville
2018/11/26 12:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-24
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Sami, tel est le nom de la tribu reculée de Laponie dans laquelle Elle-Maria n’a pas choisi de naître. Cette adolescente se battra toute sa vie contre ses origines et pour s’intégrer à la population suédoise : blonde, grande, svelte. Alors qu’elle est petite, brune, ronde et lapone. A travers la quête d’identité de la jeune protagoniste, nous passons par toutes les émotions : tristesse, colère, amour, fraternité, espoir, désespoir, joie, gêne… Il est très simple de s’identifier à Elle-Maria.
Ce film est le premier d’ Amanda Kernell sa jeune réalisatrice. Ce drame original reste malgré tout un peu lent, en effet nombreux sont les moments sans gestes ni paroles. Malgré un cadre atypique et intéressant, le temps semble très long au bout d’une heure et demie.

Marie Harel, 1L, Lycée Senghor, Magnanville (78)
2018/11/26 12:27 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-25
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Sami, un Dimanche matin en Laponie


Toute critique commence par une exposition d'informations plus ou moins intéressantes, celle-ci ne fera pas exception !



Sami, Samebold en version originale (Suédoise), est un film de presque 2 heures, écrit et réalisé par

Amanda Kernell, une réalisatrice suédoise. Et ces informations auront leur importance.

Il est sorti en 2016 et sort fin 2018 dans nos salles françaises.



Il nous raconte l'histoire d'Elle-Marja (Lene Cecilia Sparrok), laponne mais surtout Samie, qui fait partie d'un peuple nomade élevant des rennes.

Mais voilà, Elle-Marja ne veut pas élever des rennes, et surtout ne veut plus être associée aux Samis. Et tout le film retracera son parcours (du moins une partie, mais nous y reviendrons) vers l’émancipation. Si vous voulez un résumé rapide de tout ce qui sera développé ici : il y a du bon, et du moins bon.



Le premier aspect que nous traiterons saute rapidement aux yeux : la photographie est maîtrisée.

J'irais même jusqu'à dire belle. Mais qu'est-ce-que la photographie d'un film, me diriez-vous ? C'est vrai que c'est un terme que l'on utilise très souvent, mais dont on donne rarement des explications. La photographie est le rendu global de l'image à l'écran, c'est-à-dire la lumière, la netteté, les contrastes et même les paysages. Ici les couleurs sont froides, on est presque immédiatement transporté dans les sommets de la Laponie. Des paysages de montagne, des forêts de sapins... Impossible de ne pas situer l'histoire.



Après l'image, le son : les musiques du film sont totalement oubliables. Mis à part peut-être un certain air, le jork (prononcé york). Ce chant traditionnel Sami sert normalement à rassembler un troupeau de rennes.C'est une part importante de la culture Samie, et donc par extension du film.



Mais d'ailleurs de quoi parle ce film ?



C'est l'un des possible défaut du film. Il raconte la vie d'une jeune Laponne dans les années 1930 qui rêve d’émancipation. Avec un tel résumé, on ne s'attend pas à énormément de rebondissements (contrairement à ce que pourrait laisser entendre la bande annonce...) et c'est bien le cas.



Le film s’ouvre sur un enterrement en présence d’une grand mère, de son fils et de sa petite fille, de nos jours. La grand mère ne semble pas particulièrement s'entendre avec sa famille.

Puis, le film bascule sur Elle-Marja, dans les steppes de Laponie.

Il deviendra par la suite assez clair que ces personnages sont une seule et même personne.

Elle-Marja et sa jeune sœur se rendent à leur pensionnat, situé dans la vallée.

Elles y resteront pour la majeure partie du film. Et oui, bien qu'on pense que la rebellion de notre personnage principal sera centrale, elle n'intervient vraiment qu'aux deux tiers du film.

Passé ce cap, Elle-Marja après avoir rencontré Niklas, un jeune suédois, devient Christina, une suédoise. Pour ce faire, elle emprunte l'identité et les vêtements de sa professeur. On la voit fuir vers la grande ville la plus proche, pour s'inscrire à l'université, mais cela nécessite une somme d’argent qu'elle n'a pas, donc elle vend ses rennes.



Ça vous parait rapide comme résumé ? C'est voulu, le film le raconte comme ça.



Dans le dernier tiers tout s’enchaîne extrêmement vite. Ce n'est même pas atténué par le rythme lent du film. Oui, effectivement nous n'en avons pas parlé mais le film a un rythme très lent. En tout cas selon les standards actuels qui veulent qu'un plan dure au maximum 3 secondes. La conclusion n'arrange pas les choses : après une ellipse de plus d'un demi siècle, on retrouve

notre grand-mère du début (Elle-Marja, ou plutôt, Christina). En voyant son fils et sa petite fille partir pour assister au marquage des rennes, une activité essentielle pour les Samis qui oui, existent toujours, un déclic se fait en elle. Elle retourne donc à l'église où le cercueil du défunt du début est toujours gardé. Défunt qui se trouve être sa sœur, qu'elle a abandonnée en même temps que sa mère quelques décennies plus tôt. Dans son élan elle ira jusqu'à retourner à pied au campement Sami.

Et le film se termine ainsi.



Vous pourriez ne plus avoir envie de voir ce film après cette critique.



Mais vous devriez quand même prendre deux heures de votre vie, et allez le voir. Pourquoi ?

Parce qu'il retrace l'histoire d'un peuple à travers la vie d'une adolescente.

Les Samis ont été et sont victimes de discrimination, comme malheureusement tellement d'autres peuples. Au cours du XVII ème siècle, ils ont subi des répressions de la part de l'Eglise, sous prétexte d’évangélisation. Ils ont subi également des études anthropologiques, ressemblant plus à des études zoologiques, aspect traité par le film.Et pourtant vous n'en avez sans doute jamais entendu parler.Vous pouvez toujours réparer cette erreur. Cela ne vous coûtera au pire que deux heures !

Yahleen Nguimbi, 1L, Lycée Senghor, Magnanville (78)
2018/11/26 23:02 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-26
Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont , académie de Lille
Au début du film, une vieille dame se rend à l’enterrement de sa sœur. Elle semble distante et refuse de chanter un joik pour lui rendre hommage. Elle-Marja ne veut pas se joindre à la famille pour le repas et demande à son fils de la raccompagner à l’hôtel. Il la supplie de venir mais elle reste enfermée dans sa chambre. En regardant par la fenêtre, elle se remémore sa jeunesse… flashback ! On retrouve Elle-Marja et Njenna (sa défunte sœur) au moment où elles intègrent l’internat. À l’école, Elle-Marja prend modèle sur son institutrice et fait tout pour s’intégrer. Elle apprend le suédois, devient première de la classe. C'est plus difficile pour Njenna.

Pourtant, Elle-Marja, Njenna et les autres élèves Samis sont victimes du racisme. Ils sont insultés par quelques suédois, on leur interdit de faire des études supérieures. Elle-Marja se fait agresser et couper l’oreille par de jeunes suédois racistes tandis que les ethnologues la photographient nue et prennent ses mesures.

Elle prend alors une nouvelle identité : celle de Christina. Symboliquement, elle change de nom, de vêtements et devient peu à peu suédoise. Elle tombe alors amoureuse de Niklas lors d’un bal mais, démaquée, elle est à nouveau humiliée et fouettée. Elle tourne alors définitivement le dos à sa culture et commence ses études à Uppsala. Se pose alors le problème de payer ses études, elle vend la ceinture en argent de son père.

A la fin, elle demande pardon à sa sœur dans son cercueil.

Le film m’a parfois semblé ennuyeux mais j’ai compris que le réalisateur voulait faire passer un message contre le racisme. Il est logique que ce film ait gagné plusieurs Prix.

Jérémy BAGHUELOU, 2MVM1
2018/11/29 18:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-27
Lycée Paul Emile Victor, Avrille, académie de Nantes
Critique du film "Sami, une jeunesse en Laponie"


Ce film se déroule en Suède à notre époque. Elle-Marja revient sur les lieux de son enfance, en plein pays Sâmi, peuple autochtone lapon. Sa sœur est morte. Elle revient parmi les siens. Mais, elle semble refuser tout contact avec sa famille. Puis, commence par un long retour en arrière sur l’enfance d’Elle-Marja, issue de ce peuple Sami.

Nous voilà replongés dans son enfance où nous découvrons comment elle en est arrivée à renier sa famille, sa culture, ses origines pour devenir une vraie petite suédoise.
Mais, avait-elle vraiment le choix ? Elle a été séparée des siens très tôt. Elle est intelligente et a vite compris qu’elle avait intérêt à s’intégrer parmi les suédois. Mais, cela n’a pas été sans douleurs. Elle-Marja est devenue professeure. Mais à quel prix ? Elle a rejeté sa sœur, ses parents, ses traditions pour devenir une « vraie suédoise ». Elle a insisté auprès de sa maitresse pour poursuivre des études. Celle-ci n’était pas favorable à ce projet. Pourtant la petite fille était une très bonne élève. Les études, c’était la seule façon de s’élever dans cette société de l’entre deux guerres. Mais, n’est-ce pas aussi la solution pour tous les jeunes issus de familles étrangères vivant actuellement en France ? Nous comprenons toute la souffrance que cela implique. Sami traite avec beaucoup de force le rejet de l’autre car il est minoritaire et différent.

Nous avons aimé ce film parce – qu’il nous a touchés. Le sujet est très intéressant. Il met vraiment l’accent sur la différence entre deux cultures : l’une est blanche, domine le pays. L’autre est ancestrale, en marge et rejetée. Ce sujet est toujours malheureusement d’actualité…les suédois renient cette communauté qui vit en Suède depuis plus longtemps qu’eux. C’est la base du racisme le plus ordinaire.

Nous avons été choqués par la scène où les Sâmi sont examinés comme des bêtes curieuses.
On leur ouvre la bouche, on mesure leur boîte crânienne. Les nazis feront la même chose avec les juifs quelques années plus tard. Les théories de la « race dominante » blanche existent depuis la fin du XXème siècle et cette grande période colonialiste.


La fin est très émouvante. Elle-Marja se décde à retourner chez les siens. Elle traverse les champs en chaussures de ville. Les paysages sont beaux. Immenses. Elle retrouve sa sœur morte, allongée dans un cercueil. Elle se rapproche d’elle. C’est le pardon envers celle qu’elle n’a pas revue depuis des années. Elle lui demande pardon en pleurant pour ses erreurs et de l’avoir laissée seule. Une réconciliation ultime. Puis, trois générations se retrouvent dans l’église ; Elle-Marja, son fils et sa petite fille ; pour la cérémonie. Tous les Sâmi sont là. Elle-Marja, à la fin de sa vie a enfin retrouvé ses racines et les siens…



Marie Lecomte - Camille Briand - Julien Pereira : TGA au LP Paul Emile Victor d’Avrillé.





2018/11/30 15:05 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-28
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
En Suède, aujourd’hui, dans les somptueux paysages de Laponie, Elle-Marja, une vieille dame, retourne sur ses terres d’origine, qu’elle a quittées depuis de très nombreuses années, pour l’enterrement de sa sœur Njenna. Les souvenirs de sa jeunesse lui reviennent en tête et lui font revivre son douloureux passé. Malgré une séquence d’introduction un peu longue, commence alors un long et émouvant flash-back.
Jeunes adolescentes, Elle-Marja et Njenna quittent leur communauté sami, peuple nomade et traditionnel du nord de la Suède vivant de l’élevage de rennes. Elles sont envoyées en pensionnat pour y recevoir l’instruction officielle, où elles subiront les violences racistes de la part des suédois. Ainsi, Amanda Kernell montre, à travers une scène violente, les humiliations subies par les jeunes samis de la part de scientifiques suédois qui les mesurent et les photographient comme des bêtes de foire.
Ce film est l’histoire d’une fuite et à la fois d’une émancipation, celle d’une adolescente déterminée (Lene Cecilia Sparrok, d’un réalisme inouï) à tirer un trait sur son passé et à se construire une nouvelle vie. Quête d’identité captivante et bouleversante, ce film nous a, malgré un rythme parfois lent, transportés.

La classe de 1C
2018/11/30 15:12 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-29
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film “Same Blood” réalisé par Amanda Kernell est sorti en 2016. Il retrace l’histoire touchante d’une jeune Lapone nommée Elle-Marja, dans les années 1930, qui est une jeune fille Sami de 14 ans, à la forte personnalité, élevée dans la tradition lapone. Elle, tout comme sa sœur et d’autres enfants lapons sont envoyés dans un internat pour « assimiler » la culture « suédoise ». Les deux sœurs doivent quitter leur famille d’éleveurs de rennes pour fréquenter cette école, où on leur interdit, entre autres, de parler leur propre langue. Les enfants Sami subissent xénophobie, humiliations, abus et violence. Dans ce climat d’oppression sociale, Elle-Marja a honte. Honte d’être Sami. Elle se révolte et cherche à être reconnue comme une suédoise à part entière, à changer de vie.
Un film sublime, magnifique, avec dans le rôle principal la jeune Cécilia Sparrok, fascinante, captivante. Elle crève littéralement l’écran, tout comme sa sœur à la vie comme à la scène, Mia Erika Sparrok. Etonnant et intelligent, pour le casting, la réalisatrice, exigeante, voulait de vraies sœurs, parlant le Sami du sud.
Prix de la meilleure réalisatrice pour son premier long métrage « Sami Blood », Amanda Kernell, née de mère suédoise et de père d’origine Sami, s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère, mettant en avant la discrimination peu connue contre la communauté semi-nomade Sami.
Emma-Rose Autier, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:13 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-30
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Sami blood est un film narrant les aventures d’Elle-Marja, en quête d'émancipation et d’identité. Le film évoque également le racisme anti-Sami, peuple dont fait partie l'héroïne de notre film. Saisissante, la jeune Elle-Marja alterne événements marquants : l’examen des corps, le chant Sami ou la torture ; et événements heureux : avec sa soeur ou sa professeure.
Soeurs également dans la vraie vie, Elle-Marja et Njenna nous impliquent dans leur monde, intrigant, touchant et magnifique. Bouleversant et juste.
Léa Couturier, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-31
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Ce film raconte l’histoire d’un jeune fille laponne.
C’est un peuple qui est très traditionnel mais Elle-Marja veut sortir des traditions, aller en ville et faire des études. Elle réussit à changer de vie grâce aux livres, aux vêtements et le fait qu’elle s’enfuit de son école. Elle était déterminée.
Avec sa soeur elles ont l’air proches mais elles s'éloignent petit à petit. Elle incarne la rébellion et l'envie d’évoluer alors que sa soeur se plie aux traditions et ne veut pas quitter son peuple.
On voit aussi dans le film que les lapons sont méprisés par les suédois, ils les insultent, les regardent de haut. Ils les traitent comme s'ils étaient des êtres inférieurs et ils ne sont pas intégrés dans la société.
Aurore Da Silva Brilhante
2018/11/30 15:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-32
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film Une jeunesse en Laponie retrace l’histoire de Elle-Marja (interprétée par Lene Cecilia Sparrok, jeune) une jeune fille qui cherche à s’émanciper de sa vie de Sami. Sorti en 2016, ce film suédois a été réalisé par Amanda Kernell sous le nom original de “Same Blood”.
Ce film raconte donc la jeunesse d’une jeune fille à travers son regard de vieille femme (joué par Maj-Doris Rimpi).

La structure est construite sur un flashback où l’on retrouve Elle-Marja accompagnée de sa soeur Njenna (joué par Mia Erika Sparrok) dans les montagnes de Laponie.

Ce film met en avant ce peuple et dénonce le racisme des Suédois à l’égard des Lapons.

Tout au long du film, se crée une intimité avec Elle-Marja et son combat nous touche particulièrement. Ce film est émouvant, intéressant et les plans sur la nature nous transportent de manière immédiate aux côtés de ce peuple fier de ses coutumes.

Romane Pierson, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:18 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-33
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
J’ai trouvé le film Sami Blood particulièrement intéressant et poignant. Au début du film, lors des première scènes où l’on voit Elle-Marja vieille femme, je ne trouvais pas le film très passionnant mais lors du flashback j’ai tout de suite accroché.Ce mélange de récit d’aventure et de quête identitaire est vraiment passionnant.
J’ai aimé la détermination de l'héroïne même si son manque de tolérance envers les siens est moins appréciable. De plus, même si l'héroïne est attachante, son égoïsme prend le dessus et me déplaît parfois. Mais j’ai quand même aimé les multiples facettes de sa personnalité qui sont plutôt intrigantes. De même, j’ai trouvé le jeu de l’actrice très réaliste et émouvant. Ce qui rend le film encore plus beau à mes yeux.
J’ai trouvé ce film très émouvant et fort émotionnellement. La scène où les suédois coupent l’oreille à Elle-Marja ainsi que la visite médicale devant toute la classe m’ont beaucoup bouleversée, la première scène étant difficile à regarder. Ensuite, les scènes où l'on voit l’amour fraternel sont touchantes. Et, les scènes de racismes m’ont émue et indignée.
Ainsi, j’ai particulièrement aimé ce film qui m’a touchée jusqu’à la fin.
Maïlys Kerherno-Coudert, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/12/03 09:33 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-34
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce film parle d’une jeune fille, Elle-Marja et de sa sœur, toutes deux venant du peu connu peuple des Samis. Elles sont envoyées en internat en Suède, où elles vont subir moqueries et humiliations de la part des garçons de ce pays qui méprisent les Samis.
Elle-Marja décide de s’échapper de cet internat parce qu’elle en a assez, et rêve d’une nouvelle vie. Elle va devoir rompre tous les liens avec sa famille et sa culture pour atteindre ses objectifs, et, premier d’entre eux, entrer dans une école suédoise classique.

On y découvre d’abord un peuple : les Sames ou Samis sont le peuple autochtone du Sápmi ; ils font partie des peuples premiers. A l’origine les Sames étaient chasseurs et pêcheurs et entretenaient un lien très fort avec la nature. Au fil de l’histoire, ils ont dû faire face à l’avènement des frontières, la christianisation forcée et la colonisation. Aujourd’hui, l’élevage de rennes fait encore partie intégrante de leur culture, et 10% des Samis sont éleveurs, comme Elle-Marja et sa famille dans le film. Mais ils doivent lutter pour conserver leurs terres, faire valoir leurs droits, préserver et continuer à développer leur culture, et ont encore de nos jours à faire face à la discrimination raciale et aux insultes.

J’ai trouvé ce film très intéressant parce que nous ne parlons pas souvent de la Suède et j’ai pu découvrir de nouvelles choses. Ainsi, par exemple, je ne connaissais pas le peuple des Samis et j’ai beaucoup appris sur eux et sur leur mode de vie : ce sont des personnes simples, qui vivent sous des tentes qui leur offrent une immersion totale avec la nature. J’ai par ailleurs ressenti de nombreuses émotions en regardant ce film. Par exemple, j’ai trouvé très émouvante la séquence à la fois douce et gaie où les deux sœurs, allongées sur une barque, chantent le chant traditionnel des Samis, le joik : c’est un moment paisible et relaxant que j’ai trouvé très agréable. A l’inverse, il y a des moments un peu plus tristes et rudes, comme lorsque Elle Marja se fait insulter par des garçons de Suède et qu’ils lui tranchent au couteau un bout d’oreille. Ce fut quelque chose d’affreux à voir. Et au milieu de tout cela, des moments de joie très forts, par exemple quand elle entame une relation avec un garçon et qu’on nous montre ses premières émotions amoureuses. Le film laisse donc la part belle à divers sentiments : la tristesse, la joie, mais aussi la haine, celle des Suédois vis-à-vis des Samis. Et puis la nostalgie, quand on voit à la fin Elle Marja consentir à venir sur la tombe de sa sœur.
Plusieurs questions sont cependant laissées sans réponse à la fin du film : pourquoi les Lapons sont si mal vus ? D’où sort cette rumeur qu’ils ne sentiraient pas bon ?
Mais ce qui me restera de ce film ce sont des images douces et reposantes, et aussi tout ce que j’ai pu apprendre sur un peuple et une contrée que je ne connaissais pas.
Gladys Depuiset.
2018/12/03 09:52 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-35
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Sami, une jeunesse en Laponie, c’est d’abord le reflet de la souffrance d’un peuple nomade, étouffé par la mondialisation et ses frontières.
Ce film d’Amanda Kernell, narre l’histoire d’une jeune fille lapone, Elle-Marja, qui doit faire face aux discriminations, et vivre son adolescence avec un désir toujours plus fort de grandir et de s’évader, fut-ce loin de sa famille. Cependant le monde n’est pas conforme à celui dont elle rêvait, et elle réalise que le dégoût que les gens éprouvent à l’égard des Samis est encore pire à la ville, où elle pensait trouver enfin une place.
A la fois très naïve et d’une grande maturité, la jeune fille va découvrir tout en même temps l’amour, la vie et le rejet des autres. L’actrice Lene Cecilia Sparrok, elle-même Samie, incarne parfaitement la souffrance vécue par ce peuple à la vie insolite, au coeur de la nature nord-suédoise.

C’est un film qui s’étire parfois en longueur, comme pour traduire la lenteur de la vie d’Elle-Marja et l’intansité de sa souffrance. Et pourtant tout ce qu’elle vit est à chaque fois quelque chose de très fort : sa première fugue, sa première cigarette, son premier bal avec un garçon, son premier amour, sa première relation sexuelle... Et à chaque fois, une nouvelle déception, car elle découvre que la vie extérieure est tout aussi dure que celle à son école face aux habitants hostiles.
Le temps passe lentement et vite à la fois : la lenteur est exprimée par les longs plans-séquences, où la jeune fille est seule dans le silence, que ce soit celui de la ville endormie ou celui de la nature en éveil. La vitesse est quant à elle exprimée par son empressement à rejoindre la ville, ou encore sa précipitation à vivre sa relation avec Niklas.
Cette alternance m’a rendu l’héroïne attachante tout en me laissant perplexe quant à ses choix et ses actions. Elle semble si naïve et impréparée face à la cruauté du monde - les parents de Niklas, les jeunes-filles suédoises, Niklas lui-même - que nous voudrions être à ses côtés pour la conseiller, la protéger. Et en même temps, elle m’a également agacée, par exemple par son attitude face à sa petite-soeur qui ne demande qu’à être aidée et protégée par sa grande sœur, mais aussi par ses rapports avec sa mère, qui s’évertue à faire survivre les coutumes lapones.
Mais c’est peut-être justement parce qu’elle ne demande qu’à avoir plus de liberté et qu’elle agit comme une adolescente que cela m’a fait réagir…peut-être que nous refusons d’admettre que c’est la manière dont nous réagissons nous aussi, avec les mêmes ardeurs et les mêmes colères.

La liberté pour Elle-Marja est donc de fuir ses terres et l’oppression du pensionnat, et ainsi de gagner la ville. Elle se sent confinée sur sa terre natale, malgré les paysages impressionnants et magnifiques qui s’étendent.
Le paradoxe exprimé ici est que la liberté apparente dont jouissent les Lapons peut être est en fait une source d’emprisonnement encore plus fort que celui que l’on peut ressentir dans des rues coincées entre de grands murs. C’est en tout cas ce que semble éprouver la jeune fille.

Ces vastes paysages par ailleurs contrastent avec l’éducation rude, l’oppression et les moqueries qu’Elle-Marja subit au quotidien. Les plans sont d’une poésie et d’une beauté qui ne nous donnent qu’une envie : découvrir la Suède et ses paysages sauvages. Tous les plans sont filmés sous une lumière blanche et froide, qui à la fois accentue l’idée d’oppression, et en même temps révèle une nature mystérieuse et sauvage, à l’image des Lapons. Les seules scènes mettant en valeur la lumière du soleil sont celles du lac, où Elle-Marja et sa soeur jouent dans l’eau, ou encore celles où elles sont avec leur famille dans les montagnes, bien loin de l’oppression de la ville et des Suédois.

C’est aussi un film lourd psychologiquement, dont pour ma part je suis ressortie troublée et bouleversée. Elle-Marja est un personnage très solitaire qui se demande tout au long du film à qui elle peut se fier. J’aurais aimé avoir la suite de sa vie, voir comment elle s’est intégrée dans le peuple et la culture Suédoise; s’est-t-elle d’ailleurs vraiment intégrée un jour ? C’est au spectateur de se faire sa propre idée, mais le fait de voir la jeune fille âgée si réticente à retourner sur sa terre natale pour l’enterrement de sa soeur nous fait comprendre qu’elle n’a toujours pas renoué avec son passé, et qu’elle n’est probablement jamais retournée là-bas depuis son adolescence. Et justement, le fait d’escalader les collines et montagnes jusqu’au village Lapon dans les montagnes montre qu’elle est enfin prête à se réconcilier avec ses origines, et à peut-être enfin accepter d’où elle vient.
Une leçon de vie et un avertissement pour ce peuple mourant qui a toujours subi le racisme, et en souffre aujourd’hui encore : à la fin du film, des années après, alors qu’ils ont fini par embrasser la modernité, comme le montre par exemple leur usage des quads, on leur reproche maintenant de perturber la nature : les habitants de Suède considèrent comme polluant et néfaste pour l’environnement ce peuple qui vivait jadis au plus près de la faune et de la flore.
Quel est donc le prix pour être accepté dans la civilisation ? Faut-il vraiment renoncer à ses coutumes si c’est pour être quand même rejeté ?
Ce film nous entraîne à revoir notre vision des choses et à être plus indulgents avec ces cultures exceptionnelles et en déclin.
Adèle Ehlinger.

2018/12/03 10:03 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-36
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Quel film intéressant, qui a ouvert mon esprit sur d'autres horizons, d'autres cultures et de nouveaux paysages que je ne connaissais pas !
J'ai été vraiment très dépaysée en découvrant cette culture différente de la mienne dont j'ignorais jusqu'à l'existence : pourtant les Samis, peuple autochtone qui vit aux confins nord de la Suède, de la Norvège de la Finlande et de la péninsule Kola en Russie, représentent encore entre 85 000 et 135 000 personnes .
Et pourtant, tout aussi éloignés que soient les Samis, la réalisatrice Amanda Kernell s'attache à mettre en valeur une situation que nous pouvons rencontrer dans de nombreux pays, y compris en France : la discrimination. Le fait de mépriser et juger toute différence sans prendre le temps de nous y intéresser, nous en imprégner même, afin d'en percevoir la richesse culturelle. Dans le film nous voyons en effet que les Samis, plus familièrement appelés les '' Lapons'', vivent encore de manière très traditionnelle et rustique : ils cultivent, pêchent, élèvent des rennes, et sont moins urbanisés que les autres Suédois qui font de cette différence une marque d'infériorité.
Elle Marja, jeune laponne d'à peine quatorze ans, le personnage principal du film, vit en essayant de faire face à ce racisme. Malgré les moqueries , insultes, regards narquois et autres méchancetés enfantines, elle va chercher à évoluer, découvrir d'autres choses, et parmi celles-ci, l'amour , l'inconnu, la liberté .
En effet, quitte à abandonner famille et patrie, Elle Marja vole de ses propres ailes à la recherche d'un autre monde, où elle pourra trouver le bonheur. Elle s'enfuit du cocon familial pour s'évader de sa petite ville natale. Elle ose ne plus s'identifier aux Samis et délaisse ses origines pour partir à la rencontre de l'amour avec un jeune homme issu d'une culture différente de la sienne.
Ce film développe ainsi des thèmes aussi divers que l'adolescence, la découverte de la sexualité, les premières émotions, l'amour, l'éloignement du noyau familial, et le racisme.
Mais on pourrait également sse contenter de regarder ce film comme un jolie documentaire sur la Suède et la population Sami, tant les paysages qu'il nous offre, les traditions qu'il nous fait découvrir, les chants et musiques qu'il nous fait entendre nous sont inconnus.
Du point de vue de la construction du film, l'idée de raconter cette histoire par un flash-back est une bonne idée car il permet de montrer que même de nombreuses années après le mépris des Suédois envers les Samis perdure encore .
En revanche, s'il fallait tout de même placer un petit bémol, on peut regretter la longueur du film, ainsi que sa lenteur, qui peuvent le rendre difficilement accessible à un jeune public.
Line Tigoki Iya
2018/12/04 15:43 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-37
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Critique choisie par les élèves de la classe de 2°3 sur les 5 sélectionnées par les professeurs.

"Sami, une jeunesse en Laponie" est un film réalisé par Amanda Kernell ; distribué en 2016 en Allemagne il est sorti sur les écrans en France le 14 Novembre 2018. Ce film mêle fiction et réalisme tout en dénonçant l’injustice, le racisme et la violence exprimés envers certains peuples.
Dans la scène d’ouverture de ce long métrage, Christina, institutrice retraitée se rend à l’enterrement de sa sœur, accompagnée de son fils et de sa petite-fille. Elle montre un comportement très étrange et un sentiment visible de rejet pour sa famille durant la cérémonie religieuse. Au cours d’un flash-back, le spectateur découvre le passé, l’enfance difficile de cette jeune fille prête à tout pour se faire accepter par la société suédoise malgré ses origine lapones, jusqu’à changer de prénom, puisqu’elle s’appelle en réalité Elle-Marja. Lapone de Suède, c’est en se rendant dans une école « spécialisée » pour les Lapons, jugés inférieurs par les Suédois, qu’elle va se rendre compte du racisme et de l’humiliation oppressants subis par son peuple.
Lene Cecilia Sparrok qui joue le rôle d’Elle-Marja (alias Cristina) prend son rôle très à cœur et interprète à la perfection son personnage.
Les aspects visuels et techniques sont très intéressants dans ce long métrage, on peut en effet dès le début du film, observer de splendides plans faisant découvrir un magnifique pays. On peut cependant les trouver relativement sombres tout le long du film sauf dans la dernière scène où l’on observe quelques rayons de soleil quand Christina se trouve au beau milieu des montagnes lapones, de retour parmi les siens. Il y a aussi, au début, la présence d’un travelling en plongée dans lequel la caméra suit la voiture de Cristina parallèlement à la route ce qui donne l’impression d’aller vers le futur. De plus, les nombreux gros plans sur les visages des personnages montrent leurs émotions et leurs échanges à travers les regards ce qui peut angoisser le spectateur.
L’histoire racontée par Amanda Kernell est peu originale, et en effet, beaucoup de films traitent du sujet des discriminations dans le cinéma actuel. De plus, le parti pris du flash-back rend parfois difficile la compréhension de l’histoire, notamment concernant les lieux et l’époque. Malgré tout, l’histoire de cette jeune femme est réaliste et très touchante, tout d’abord par la relation affective qu’il y a entre les deux sœurs. On découvre aussi dans ce film la culture d’un peuple nomade, grâce aux décors et aux magnifiques costumes. Enfin, il dénonce de manière explicite le racisme et les injustices que subissent les Samis à travers des scènes violentes et révoltantes.

Courage et détermination sont au rendez-vous de ce destin singulier !

Louise Grassin, Lisa Richard, 2°3, Lycée la Saulaie 38160
2018/12/07 12:21 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-38
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Sami une jeunesse en Laponie (ou Sami Blood),est un film réalisé par Amanda Kernell qui est sorti le 14 novembre 2018. Il repose sur un flashback. Elle Marja, 14 ans, élève en internat, fait partie du peuple Sami, en Laponie suédoise. À l'école, où tous les élèves sont d'origine Sami, elle et ses camarades subissent des discriminations ethniques. Petit à petit, elle commence à rêver d'une autre vie, dans la société suédoise… mais pour réaliser son rêve, elle n'a pas d'autre choix que de renier sa famille et ses origines.

Elle Marja est incarnée par deux actrices, Lene Cecilia Sparrok pour le personnage jeune et Maj-Doris Rimpi pour le personnage âgé. La sœur d'Elle, dans le film, Njenna, est jouée par Mia Erika Sparrok, la sœur de Lene Cecilia Sparrok. Le personnage d'Elle Marja âgé est mieux joué que le personnage jeune, cette dernière ne transmet pas assez ses émotions au spectateur, elle n'est pas investie entièrement dans son rôle alors que Maj-Doris Rimpi transmet mieux ses émotions au spectateur. Les plans ne sont aussi pas les mêmes entre les deux générations, il y a des gros plans sur les pieds d'Elle âgé, cela ressemble presque à de l'action quand elle marche alors qu'Elle jeune marche normalement, ce qui ne ressemble pas à de l'action. Les plans sont utilisés de manière à faire comprendre aux spectateurs des détails de l’histoire. Mis à part le rôle mieux joué par Maj-Doris Rimpi que par Lene Cecilia Sparrok, les décors sont très bien choisis, la ville est bien représentée avec des grands bâtiments et la Laponie avec des montagnes et collines à perte de vue. Les costumes sont très bien faits, surtout ceux des Samis, les costumes traditionnels.

Ce film dénonce plusieurs causes notamment celle de la discrimination entre les peuples Suédois et Samis tant au niveau de la culture, de la langue que des traditions. Cette œuvre montre qu'il ne faut pas seulement que les Suédois acceptent les Samis dans leur société mais il faut aussi que les Samis acceptent de vivre avec les Suédois : pour les Samis, les Suédois ont un niveau intellectuel trop élevé et au contraire, les Suédois pensent que les Samis ont un niveau d'intelligence trop faible. Le film dénonce aussi la violence faite aux femmes: Elle se fait couper un bout de l'oreille parce qu'elle a demandé à un garçon qui l'avait insultée de retirer ses mots, cicatrice qu'elle gardera à vie et cachera l'origine à tous.

Ce film est surtout pour Amanda Kernell une autobiographie : elle est née d'une mère suédoise et d'un père d'origine Sami. De plus, les deux actrices principales du film sont des Samis, ce qui fait la sincérité du film.

Grégoire Morat, Lou Cogez, Lucas Roche. 2°3
2018/12/07 12:23 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-39
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
« Sami, une jeunesse en Laponie » de Nordisk film réalisé par Amanda Kernell est un film dramatique qui est sorti le 14 novembre 2018. C’est un film suédois où les rôles principaux sont tenus par Maj-Doris dans le rôle d’Elle-Marja étant âgée, Lena Cecilia Sparrok dans le rôle d’Elle_Marja en étant jeune, Mia Erika Sparrok dans le rôle de Njenna et Julius Fleischaderl dans le rôle de Nicklas

La réalisatrice Amanda Kernell a une mère suédoise et un père d’origine Sami, elle a été inspirée par l’histoire de sa grand-mère et montre par le biais de ce film la discrimination envers la communauté des Samis pendant les années 30 en Suède. Amanda Kernell a choisi de raconter l’histoire atypique d’une jeune lapone qui veut devenir enseignante et qui va tout faire pour y parvenir, qui est indépendante, courageuse et qui a un fort caractère. Elle-Marja ne veut pas assumer sa culture et choisit donc de renoncer à son identité culturelle au profit de son identité personnelle.
Le film commence par l’arrivée d’une vieille dame accompagnée de son fils et de sa petite fille en Laponie, terre de son enfance, pour l’enterrement de sa sœur mais elle n’a aucunement envie de revoir sa famille ou même sa tribu qu’elle a quittée étant très jeune. Il y a ensuite un flashback de la part de Elle-Marja montrant son adolescence difficile où d’ailleurs elle a dû changer son identité pour échapper à son destin de Sami.

Dans le film Sami, une jeunesse en Laponie  trois scènes marquent les esprits. La 1ère c’est lorsque Elle-Marja et un jeune suédois se battent et qu’elle sort un couteau pour se défendre ; le jeune homme arrive à le lui prendre et, avec ses amis, lui coupe l’oreille. Cette scène fait référence au marquage que font la communauté des Sami aux rennes : lorsque quelqu’un coupe l’oreille d’un renne cela signifie qu’il lui appartient. Cette scène montre bien la discrimination des Suédois envers les Lapons, ils les déshabillent en leur faisant les mêmes choses qu’aux animaux. La 2ème scène c’est lorsque qu’un homme fait passer des tests aux filles du pensionnat et qu’ensuite il les prend en photo nues. La 3ème scène n’est pas vraiment une scène, c’est le fait que cette jeune fille soit prête à tout pour changer son destin quitte à se mettre à dos sa famille et sa tribu alors qu’elle n’a que 14 ans.
Pour conclure, le film « Sami, une jeunesse en Laponie » de Amanda Kernell est une très belle histoire même si il est difficile de s’y immerger totalement. En effet quelques scènes sont difficiles à comprendre en fonction de l’âge du spectateur. Ce film transporte les spectateurs dans un autre monde pendant 1h53 avec des magnifiques paysages. Dans ce film plein d’émotions peuvent survenir selon les personnes, de la colère, de l’étonnement, du malaise, de la peine…

Coraly Barbieri, Laura Chaloin ,Pauline Macedo. 2°3

2018/12/07 12:27 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-40
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film suédois de Amanda Kernell qui est sorti en France le 14 novembre 2018.

Ce film est déjà sorti en Suède sous le nom de « Sami Blood » en 2016. Il a remporté le prix LUX qui récompense les films en les rendant accessible à un large public au-delà des barrières linguistiques et culturelles.

Au début du film, on voit une vieille dame Christina, jouée par Maj Doris Rimpi, qui retourne dans sa région d’origine, qu’elle a quittée étant jeune, pour l’enterrement de sa sœur. Elle n’a pas envie de renouer des liens avec sa famille. Une fois là- bas, ses souvenirs reviennent. Ce film est un flash-back de sa jeunesse quand elle s’appelait Elle-marja. C’était une jeune fille lapone, élève en internat. Elle subissait des humiliations et du racisme. Elle rêvait de devenir institutrice. Mais son professeur refusait de l’envoyer faire des études à Uppsala. En quête de respect et de liberté, elle refuse de se soumettre à la société qui l’entoure et décide de quitter sa famille pour réaliser son rêve.

Ce film ne nous donne pas d’idée précise du contexte historique de cette région. On découvre tout au long du film les discriminations qu’il pouvatt y avoir envers les Lapons de la part des Suédois dans les années 30. Lene Cécilia Sparrok joue le rôle de Elle-marja étant jeune. Elle interprète avec émotion la jeunesse d’une fille qui subit ces discriminations ; par exemple, lorsqu’elle rencontre la mère de son petit ami qui refuse de l’héberger. Lors d’une visite médicale, effectuée par des scientifique, elle se révolte en refusant de se déshabiller pour se faire prendre en photo devant le reste de la classe. Cette scène nous donne l’impression que ces enfants sont traités et examinés comme une race inférieure, voire comme du bétail.

Ce film manque de rythme.Mais il est tout de même touchant grâce au jeu des acteurs et à l’histoire qu’il raconte. Dans ce film il y a plusieurs scènes qui nous montrent un paysage autre que celui qu’on a l’habitude de voir comme les grandes plaine, les forêts… Il nous fait voyager dans un pays différent du nôtre de part sa culture et ses traditions. Après ce film on se questionne sur les problèmes de notre société qui rejoignent les problèmes de l’époque montrés par ce film en Laponie.

Justine Allard et Océane Arnaud 2°3
2018/12/10 21:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-41
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
« Regretter ou renier ? »
CRITIQUE DU FILM SAMI, UNE JEUNESSE EN LAPONIE
Par Flavie Andrzejewski, Clara Pouchain & Flavie Racine
Synopsis : Retour sur l’adolescence d’Elle-Marja, jeune Sami vivant dans la pure tradition lapone, élève dans un internat, humiliée à cause de ses origines. La jeune fille se met à rêver d’une autre vie et décide de renier sa culture.
Sami, une jeunesse en Laponie : qu’est-ce que cela raconte ?
Pour son premier long-métrage, Amanda Kernell, jeune réalisatrice et scénariste suédoise, s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère qui raconte une part sombre de ce peuple, les Samis, qui ont longtemps fait l’objet de discriminations en Suède. Sami, une jeunesse en Laponie, dont le titre original est Sami’s Blood, a été primé dans de nombreux festivals. On nous montre tout d’abord une vieille femme suédoise nommée Christina qui répugne à aller à l’enterrement de sa sœur, malgré l’insistance de son fils. Elle se réfugie ensuite dans un hôtel, parle avec des Suédois qui critiquent le mode de vie des éleveurs de rennes – les Samis. Le film nous plonge alors dans le flashback, où est racontée l’adolescence d’Elle-Marja (devenue Christina), à l’époque, jeune lapone, en internant, avec d’autres jeunes Samis comme elle qui subissent racisme et discrimination au quotidien. Cette discrimination est à la fois dégradante, comme lorsque des Suédois viennent à l’école pour prendre les mensurations des Samis ainsi que des clichés d’eux nus (comme des bêtes de foire), mais aussi très dangereuse – attention, âmes sensibles s’abstenir - , comme en cas de révolte : Elle-Marja ose un jour rétorquer à des jeunes Suédois « Vous êtes aussi Lapons que moi ! » et les garçons, en guise de réponse, lui mutilent l’oreille pour faire d’elle un animal que l’on marque et que l’on possède.
Elle-Marja est un emblème de persévérance puisqu’elle redouble d’efforts pour accomplir ses rêves et refuse davantage de vivre tous les jours en étant considérée comme une sous-espèce de l’Humanité. Mais, pour arriver à ses fins, elle ne s’affirme pas en tant que Sami, elle décide petit à petit de renier sa culture en s’inventant une nouvelle identité et la métamorphose passe par divers stades : le changement de nom, de vêtements, de langue et de mode de vie. Lors d’une soirée, elle laissera son vêtement traditionnel pour une robe de soirée et y rencontrera, telle une nouvelle Cendrillon, son prince charmant sous les traits de Niklas. Prince qui se révèlera être un lâche. Plus tard, elle quittera son village pour découvrir la ville, ce qui sera vécue comme une libération. De nombreux plans la montrent flânant dans les rues, dans un parc, dans les escaliers d’une école. Elle passera la nuit chez Niklas, ce qui vaut au spectateur une scène d’amour réaliste, sans idéalisation. Elle découvre chez lui un nouveau monde d’objets : un téléphone, un piano, de la vaisselle, etc. Mais elle est contrainte de quitter cet univers, son origine est encore un problème pour les parents de Niklas. Elle parvient à entrer dans une école, participe aux cours, se fait des amies, mais a besoin de financer ses études. Niklas lui apparaît comme une solution mais leur dernière entrevue signera la fin de leur relation. Elle-Marja doit donc retourner dans son village pour récupérer sa part de l’héritage paternel. Elle retrouve alors sa petite sœur mais refuse de reprendre son nom. Elle est Christina désormais. Le conflit éclate au sein de la famille Samie et la mère refuse de donner quoi que ce soit à Elle-Marja. En réponse, la jeune « ex-lapone » décide d’attraper un renne à l’aide d’un lasso et le tue avec son couteau. On assiste à nouveau à une scène très violente, proche de la réalité, qui n’est autre que la représentation de l’émancipation d’Elle-Marja. Ce geste, à la fois héroïque et pathétique, influence la mère de celle-ci qui se résigne à lui donner la ceinture en argent de son père et ce don traduit l’acceptation maternelle.
Une fois le flashback terminé, nous retournons à la situation initiale : l’enterrement de la petite sœur de Elle-Marja / Christina. L’héroïne se rend, seule, auprès du cercueil de sa cadette. Elle n’est pas le prince qui la réveillera d’un baiser, mais elle vient lui demander pardon. La phrase est courte, l’émotion immense. Malgré cette belle scène, un sentiment nous envahit et une pensée nous assaille : n’est-il pas trop tard ?
L’avis de la rédaction
Selon nous, le film peine à accrocher. Trop proche d’un documentaire sur le racisme et la discrimination en Laponie, ce film n’a pas réussi à attiser notre curiosité. Nous ne l’aurions sans doute pas vu si le Prix Jean Renoir ne l’avait pas sur notre chemin.
Malgré cela, force est de constater que ce film possède des qualités.
La caméra, proche des acteurs, parvient à nous faire ressentir de l’empathie envers l’héroïne. On pourrait presque se croire à sa place. La relation entre sœurs est particulièrement bien filmée, le regard pudique et tendre posé sur elles est à la fois empreint d’une forme de magie et réaliste. Cette relation donne au film des reflets magnifiques : la scène où l’aînée apprend à la cadette à faire l’étoile dans l’eau est simplement belle.
Toutefois, pourquoi le tableau s’assombrit ? Quelques scènes violentes peuvent choquer les âmes sensibles ou les jeunes cinéphiles. Les gros plans, en surnombre, peuvent à la longue gêner. L’habillage sonore minimal, la présence de nombreux « blancs » nous a surprises. En effet, nous sommes plus habituées à des films « à l’américaine », dans lesquels sons, bruits, musique remplissent et saturent l’atmosphère. Enfin, le flashback, sur lequel le film repose, nous paraît prendre fin trop tôt : nous restons sur notre faim.
Le mot de la fin : un film que l’on a aimé moyennement mais que l’on conseille tout de même.
2018/12/11 18:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-42
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Sami, une jeunesse en Laponie
Critique par Benjamin Clerbout, Seconde 4 (Lycée Anatole France)
Réalisateur : Amanda KERNELL
Epoque représentée dans le film : années 1930
Date de sortie du film : 2017
J’ai personnellement bien aimé le film car le scénario est bien écrit et la mise en scène est belle. On commence avec une vieille femme qui regarde le paysage dans une voiture. Elle arrive dans une sorte d’église où tout le monde la regarde, comme si elle était une étrangère. Elle s’assied et son fils lui demande d’aller déposer une fleur sur le cercueil. Elle refuse. Son fils lui dit alors : « C’est ta sœur. » Bam, le film est lancé. Electrochoc, crise familiale, passé très lourd.
Cette toute première partie du film est très intéressante car la surprise des personnes présentes à l’enterrement d’un membre de la famille est intrigante. On se demande ce qu’il s’est passé pour que la tension soit aussi forte.
Le reste du film me plaît aussi mais j’ai vraiment été captivé par ce début, lent, avec beaucoup de silences, lourds de sens. Le flashback est une bonne idée pour faire vivre au spectateur l’histoire d’un personnage vieux désormais et l’histoire sur un peuple discriminé vaut toujours le coup d’être vu. Cela fait réfléchir.
Cette vieille femme (Elle-Marja / Christina) a été une fille qui ne voulait pas d’une vie chez les Samis et qui a tout quitté pour devenir une Suédoise. A la fin, le regrette-t-elle ? C’est une question à se poser.
Mon avis : Film à voir.
2018/12/11 19:09 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-43
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Critique du film Sami, une jeunesse en Laponie par Kévin Gervois, Dolorès Verhegge et Dorean Vermand

Gérald et le film Sami, une jeunesse en Laponie

Gérald Depardeux, grand amateur de films dramatiques se rend au bar après s’être rendu au cinéma. Il commande une bière au comptoir. Au bout de sa troisième consommation, son ami Henri arrive et lui demande :
« Alors ce film, pas trop mal ? »
Alors Gérald dit : « Mouais, ça passe ».
Son ami rétorque : « Allez, je n’ai pas peur du spoil. Balance ! »
Gérald boit cul-sec et raconte : « Bon, en gros c’est l’histoire d’une vieille qui se remémore ses souvenirs plus précisément lorsqu’elle est adolescente. Cette vieille s’appelle Christina. Mais, elle a changé de prénom, elle s’appelait Elle-Marja dans sa jeunesse. »
Henri dit: « Et alors ? » .
Gérald reprend : « Alors, quand on repart dans le passé, elle a à peu près 15 ans et elle décide de tout claquer comme ça pour un type du nom de Nicklas. Elle se fait virer de chez lui parce que ses parents savent que c’est une Sami et c’est vraiment mal vu à l’époque. Elle se retrouve dehors puis arrive à intégrer une école mais elle doit payer alors elle rejoint une dernière fois sa famille pour demander la ceinture en argent de son père et quelques rennes, ce qui constitue sa part d’héritage. Ensuite, on retourne à la situation initiale. Cette femme vieille assiste aux funérailles de sa sœur.
Henri l’interrompt : « Et alors ? »
Gérald répond : « Et alors, bah, elle a renié sa famille et même sa sœur qu’elle aimait tant donc elle s’excuse lors de ces funérailles. Je t’avoue que c’est émouvant et que j’ai versé une larmichette. Parce que depuis qu’elle était partie, elle refusait tout contact avec eux. Les Samis. »
Henri réplique : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. En fait, je voulais te demander si ça t’avait plu. »
Alors Gérald répond : « Bof. Je trouve que ce film critique trop les Samis, déjà en les traitant de Lapons et, en plus, en les mettant dans des situations difficiles à supporter pour eux : des scientifiques viennent dans leur école pour les examiner, prendre des photos d’eux nus, Elle-Marja se fait maltraiter par les Suédois près de l’école, etc. Quelques scènes rattrapent le film : celle où elle est auprès de sa sœur pour s’excuser, toutes celles qui montrent sa volonté et sa détermination à poursuivre ses rêves. C’est un film qui pourrait quand même plaire à beaucoup de monde. Tu sais, mon ami, tout dépend des goûts et du regard de chacun.
Henri constate : « Oh, qu’est-ce que c’est beau, ce que tu dis, mon Gégé… »

2018/12/12 13:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-44
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Critique de Sami, une jeunesse en Laponie d’Amanda Kernell

Par Valentin Pruvost

1 – Faites fondre les sentiments au micro-ondes et faites légèrement chauffer l’amour qui doit être à peine tiède.

2 – Mélangez la farine culturelle, le sucre d’empathie, le sel discriminatoire dans un grand bol. Vous pouvez remplacer les 50 grammes de farine par de la fécule de famille pour plus de légèreté.

3 – Ajoutez les œufs musicaux, les sentiments fondus, puis l’amour en battant le tout avec un fouet pour éviter la formation de la tristesse.

4 – Ajoutez de la bière mutilée ou du rhum de sang ou encore de l’eau de violence puis la vanille et laissez reposer 30 minutes avant d’attaquer la cuisson.

5 – Faites chauffer une noix de beurre dans la poêle de flashback et disposez une louche d’érotisme à l’intérieur.

6 – Faites cuire les crêpes de SAMI de chaque côté afin qu’elles soient bien dorées.

7 – Au fur et à mesure, réservez-les dans une assiette d’hommage en couvrant avec une feuille de papier « gros plan » (ce sont les plus efficaces) pour les garder chaudes et moelleuses.

Maintenant, vous pouvez savourer les crêpes Samies comme nous les avons savourées !
2018/12/16 20:50 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-45
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
L'histoire de ce film est celle de la représentation d'une enfance, celle d'une jeune Laponienne en Suède et de la discrimination d'une adolescente et d'un peuple.
Le film s'ouvre sur une femme âgée qui se rend à l'enterrement de sa sœur. Elle se rappelle alors son adolescence entre la Laponie et la Suède, sa famille, sa sœur qui étudiait avec elle en internat. Alors que la tradition l'appelle à rester auprès de son peuple, Elle-Marja rêve d'un autre avenir. Elle veut poursuivre ses études et quitter le cocon familial.

Le film "Sami, une jeunesse en Laponie" a été réalisé par Amanda Kernell. Ce film dramatique est construit sur un flash-back qui retrace l'enfance du personnage principal.

Le flash-back est un procédé intéressant car nous plongeons avec l'héroïne dans ses souvenirs et nous revivons avec elle son enfance. Ce choix artistique apporte une dimension temporelle qui accroche les téléspectateurs. Le début reflète la fin de vie des deux sœurs. Durant tout le film le suspens persiste: le téléspectateur se demande pourquoi cette femme ne veut pas aller à l'enterrement de sa sœur, pourquoi elle déteste tout ce qui la rattache à ses origines?

Les décors du film occupent une place importante. Ils fonctionnent en opposition, symbolisent la séparation de deux mondes: la montagne, la nature, les animaux représentent ses origines, sa famille; la ville, ses ambitions, une vie souhaitée.

Les effets sonores et les musiques sont en parfaite harmonie avec les besoins du film. Chaque scène de rupture dans la vie d'Elle-Marja est accompagnée de musiques traditionnelles, du joik, symbole de la culture sami. Le chant instaure une ambiance calme qui apaise le spectateur dans les moments de tension émotionnelle.

Mais ce film nous montre aussi que l'origine peut nous contraindre socialement. La discrimination transparait dans tout le film. Ce film porte aussi un message fort et actuel sur le racisme, ce que nous avons trouvé très intéressant.

Elsa, Gabin, Dorian, Terminale Technicien d'Etudes du Bâtiment, Lycée des Métiers du Bâtiment Michelet, Nantes
2018/12/17 14:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-46
Lycée Jean Prouvé, Nancy, académie de Nancy-Metz
Ma sœur,
Pardonne-moi de vous avoir quittées, toi et maman.
J’ai abandonné notre terre natale et notre culture samie.
Mais à 14 ans, je n’ai pas supporté d’être traitée différemment que les Suédois.
J’ai détesté être rejetée pour mes origines samies.
Je n’ai pas aimé que je ne puisse pas faire d’études.
Je n’ai pas apprécié que l’on nous juge sur nos origines en prenant des mesures physiques.
Je suis partie à Uppsala pour ne plus être humiliée.
Crois-moi, ça n’a pas été facile. J’ai été confrontée à de nombreux obstacles.
J’ai été rabaissée car des personnes que je considérais comme mes amis m’ont forcée à chanter des chants samis pour plus me mépriser.
J’ai dû dormir dehors seule.
Mais au moins, j’ai réalisé mon rêve de petite fille : être professeur. Je suis même devenue une citoyenne suédoise.
Aujourd’hui, je suis âgée. Et en revenant dans notre communauté, à l’occasion de ton enterrement, je réalise que je vous ai abandonnées pour faire ma propre vie et je me rends compte que j’aime toujours notre mode de vie.
Pardonne-moi.

Elle Marja
2018/12/17 14:51 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-47
Lycée Jean Prouvé, Nancy, académie de Nancy-Metz
Ma sœur,
Pardonne-moi de vous avoir quittées, toi et maman.
J’ai abandonné notre terre natale et notre culture samie.
Mais à 14 ans, je n’ai pas supporté toutes les moqueries des Suédois à notre égard.
J’ai détesté quand les Suédois m’ont traité de sale laponne.
Je n’ai pas aimé que les Suédois nous rabaissent constamment.
Je n’ai pas apprécié qu’on n’ait pas les mêmes droits que les Suédois.
Je suis partie à Uppsala pour ne plus être humiliée.
Crois-moi, ça n’as pas été facile. J’ai été confrontée à de nombreux obstacles.
J’ai dû me battre pour qu’on m’accepte malgré mes origines.
J’ai était amoureuse d’un Suédois mais il m’a abandonnée à cause de mes origines.
Mais au moins j’ai réalisé mon rêve de petite fille : être professeur. Je suis même devenue une citoyenne suédoise.
Aujourd’hui, je suis âgée. Et en revenant dans notre communauté, à l’occasion de ton enterrement, je réalise que j’ai des remords de vous avoir abandonnées, toi et maman, et que les traditions samies m’ont manqué.

Pardonne-moi.
Elle Marja

Dylan ROYER et Lucas GREFFIN
2018/12/17 14:52 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-49
Lycée Jean Prouvé, Nancy, académie de Nancy-Metz
Ma sœur,
Pardonne-moi de vous avoir quittées, toi et maman. J’ai abandonné notre terre natale et notre culture samie.
Mais à 14ans, je n’ai pas pu supporter le mépris des Suédois envers nous.
J’ai détesté que l’on me traite de » grande lapone » et toi de « petite laponne »
Je n’ai pas aimé que l’on nous traite comme du bétail : que l’on mesure la taille de crâne pour dire que nous sommes inférieures intellectuellement et qu’on nous empêche de faire des études.
Je suis partie à Uppsala pour ne plus être humiliée ; crois-moi, ça n’a pas été facile. J’ai été confrontée à de nombreux obstacles.
Je suis allée habiter chez une personne que j’avais rencontrée avant de partir de notre terre natale. Mais j’ai été chassée le lendemain par ses parents car j’étais laponne.
J’ai intégré une école où j’avais besoin d’argent et j’ai dû vendre la ceinture de papa qui était en argent. J’ai eu un pincement au cœur.
Mais au moins, j’ai réalisé mon rêve de petite fille : être professeur. Je suis même devenue une citoyenne suédoise.
Aujourd’hui je suis âgée. Et en revenant dans notre communauté, à l’occasion de ton enterrement, je réalise que je n’aurais jamais dû quitter notre communauté et ma famille. J’aime notre terre et notre culture.
Pardonne-moi.
Elle Marja


Jeffrey IUNG et Lucas BERGE
2018/12/17 14:53 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-50
Lycée Jean Prouvé, Nancy, académie de Nancy-Metz
Ma sœur,
Pardonne-moi de vous avoir quittées, toi et maman.
J'ai abandonné notre terre natale et notre culture samie.
Mais à 14 ans, je n'ai pas supporté le traitement que nous, samis, avons subi.
J'ai détesté la violence qu'on m’a faite : physique et morale. Rappelle-toi la blessure que des garçons suédois m’ont faite à l'oreille.
Je n'ai pas aimé le rabaissement éducatif envers nous, les samis, qui devions apprendre une langue qui n'était pas la nôtre.
Je n'ai pas apprécié d'être comparée à du bétail quand nous étions en file en train d'être auscultées, mesurées par cet homme venu de la ville.
Je suis partie à Uppsala pour ne plus être humiliée.
Crois-moi, ça n'a pas été facile. J'ai été confrontée à de nombreux obstacles
J'ai dû dormir dehors plusieurs soirs de suite.
J'ai été traitée comme une bête à part car tout le monde m’observait, me scrutait ou me fuyait comme la peste.
J'ai chanté en lapon pour me faire accepter par les Suédois mais j’ai vu qu’ils m’observaient comme un animal exotique.
Mais au moins, j'ai réalisé mon rêve de petite fille : être professeur. Je suis même devenue une citoyenne suédoise.
Aujourd'hui, je suis âgée. Et en revenant dans notre communauté, à l'occasion de ton enterrement, je réalise que je n'aurais pas dû te blâmer, te rejeter.
Pardonne-moi.

Ella Marja


Florian et Paul
2018/12/17 14:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-51
Lycée Jean Prouvé, Nancy, académie de Nancy-Metz
Ma sœur,

Pardonne-moi de vous avoir quittées, toi et maman.

J’ai abandonné notre terre natale et notre culture samie.

Mais à 14 ans, je n’ai pas supporté le racisme envers nos origines.

J’ai détesté qu’on me déshabille et qu’on me mesure et qu’on me traite comme un animal.

Je n’ai pas aimé qu’on nous insulte de « petite et grande laponne », quand nous marchions à côté des Suédois.

Je n’ai pas apprécié qu’on soit considéré inférieur intellectuellement par rapport aux Suédois : qu’on n’ait pas le droit de faire des études supérieures.

Je suis partie à Uppsala pour ne plus être humiliée.

Crois-moi, ça n’a pas été facile. J’ai été confrontée à de nombreux obstacles.

J’ai dû changer d’identité, prendre l’identité de notre maîtresse pour être acceptée dans la communauté suédoise.

J’ai même dormi une nuit chez des Suédois inconnus qui, une fois qu’ils ont compris que j’étais laponne, m’ont expulsée le lendemain.

J’ai dû par la suite dormir dehors puis j’ai dû aller dans une école où les frais étaient trop élevés pour moi.

Mais au moins, j’ai réalisé mon rêve de petite fille : être professeur. Je suis même devenue une citoyenne suédoise.

Aujourd’hui, je suis âgée. Et en revenant dans notre communauté, à l’occasion de ton enterrement, je réalise que j’aurais dû accepter mes origines samies et ne pas les renier.

Pardonne-moi.



Elle Marja



Denis, Vasile et Badr
2018/12/21 10:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-51-1
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Recette de Sami, une jeunesse en Laponie

Ingrédients:

. Une cuillère à soupe de rennes
. Une grosse poignée d'enfance difficile
. 50g de Samis de Laponie
. 420g de suédois (dont 320g de xénophobie)
. Un nappage nature de paysage montagneux
. Un zeste de nostalgie et de regrets

Préparation:
- Une cuillère à soupe d'eau et de rennes mélangée à un nappage montagnard crée un décor calme et paisible.
- Une grosse poignée d'enfance difficile mixée avec 50g de Sami de Laponie donnent une vie très difficile
- Mélanger le tout aux 420g de suédois dont 320g xénophobes pour une société irrespectueuse.
- Mettre le tout au four pendant 1 heure et 53 minutes.
- Sortir cette création du four et décorer le tout avec une zeste de nostalgie et de regrets.
2018/12/21 10:55 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-52
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Sami, une jeunesse en Laponie est un film dramatique de amanda Kerlnell, c'est une fiction mais également un récit initiatique (=lorsque nous suivons l'évolution d'un personnage dans un film) qui se déroule en Suède et a pour acteurs principaux Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de Elle Marja le personnage principal, Mia Erika Sparrok dans le rôle de Njenna la petite soeur de Elle Marja et Julius Fleischanderl dans le rôle de Nikklas, le premier amour de Elle Marja .

Une vieille femme se rend aux obsèques de sa soeur, elle est accompagnée de son fils et de sa petite fille. Par la suite est retracée l'enfance de cette femme ayant par le passé abandonné sa famille, ainsi que sa communauté « sami » pour vivre parmi les suédois dans l'espoir d'accéder à une meilleure vie, mais en Suède elle a été victime de racisme et a subi des humiliations. Celle-ci renie donc ses origines pour mieux s'intégrer.. A la fin, nous pouvons identifier une forme de nostalgie, de regret de cette femme puisqu'elle retourne au sein de sa communauté, elle a alors une prise de conscience.

Sami, une jeunesse en Laponie est le premier long métrage d'Amanda kernell, elle s'est inspirée de la vie de sa grand-mère paternelle.

Nous avons pu découvrir une autre culture que nous ne connaissions pas, celle des Sami, également connus sous le nom de lapons qui sont un peuple autochtone (=peuple indigène) situé dans le nord,de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que dans la péninsule de Kola en Russie connue sous le nom de Laponie, ils sont aussi identifiés sous le nom « Les éleveurs de rennes ».
Le personnage de Elle Marja est naïf surtout avec Nikklas, le personnage dont elle tombe amoureuse trop vite, mais celle-ci arrive plutôt bien à s'adapter à la vie norvégienne, et elle est également curieuse de découvrir une autre culture, ce qui fait aimer ce personnage.

Nous pouvons également voir différents paysages, le paysage urbain de la Norvège et le paysage rural du peuple Sami, ce qui met en avant les différences culturelles de ces deux peuples.

Dans l'ensemble le scénario est haletant, la scénariste met en avant les problèmes de racisme qui sont encore d'actualité.

2018/12/30 15:39 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-53
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Sami, une jeunesse en Laponie,
Amanda Kernell
Un film de Amanda Kernell, avec c Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alström, Mia Erika Sparrok
Retracer le perpétuel tableau de l'humanité, celui du dominant et du dominé, tout cela sur un des plus beaux paysages présent sur terre ! Tel est le défi que s'est donnée Amanda Kernell avec Sami, une jeunesse en Laponie. La réalisatrice suédoise projette sur le grand écran son premier long métrage, après une série de 8 film courts, de 2007 à 2015.
Elle, 14 ans, est une jeune fille d’origine Sami. Élève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l’humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d’une autre vie. Pour s’émanciper et affirmer ce qu’elle souhaite devenir, elle n’a d’autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.
Amanda Kernell s'inspire ici de l'histoire de sa grand mère, à travers le personnage de Elle Marja, interprété par Lene Cecilia Sparrok. Elle aborde plusieurs thèmes, en premier lieu, celui du peuple Sami, soumi depuis longtemps aux suédois qui les surnomment ''Lapons'', de manière péjorative (lapon vient de lapp, en suédois, qui signifie haillon, vêtement déchiré). Cette discrimination dispensable réduit les lapons à un état insignifiant pour les suédois, qui ne les considèrent presque pas comme des humains. Imaginez ,vous vous faire appeler par un surnom dégradant par un peuple qui s'estime supérieur à vous et vous martyrise... Ce n'est pas le rêve ! On voit alors surgir le thème de l'identité, car la particularité de la protagoniste est qu'elle décide de devenir suédoise, abandonnant son identité de lapone, s'habille avec des habits volés, et part pour la ville après avoir rencontré un suédois qui devient son petit ami. Elle rejette ses origines Sami, sa famille, sa langue... Un duel identitaire face au spectateur. On se met à la place de cette fille (on ne connaît pas son âge) qui doit choisir un camp et abandonner l'autre. La réalisatrice se sert de flash back pendant le film, on verra la protagoniste très âgée, mais aussi très jeune, et on remarque un fort contraste qui apporte un recul important sur le film. Tout au long du film, on est baigné dans un flot incessant de paysages qui nous émerveille et nous transporte immédiatement au milieu de ce peuple indigène reculé, au beau milieu de montagne, de rennes.
Maintenant que nous avons établi une autopsie objective du film, il est temps de se demander si tous ces éléments ont un impact réel sur le spectateur. Si la beauté de ce film le rend particulièrement incroyable, fascinant, si les thèmes abordés le rendent intelligent, il ne valorise pas beaucoup d'éléments ''divertissants'', et laisse émerger beaucoup, beaucoup de longueurs. Car en effet j'ai d'abord pensé que le film durait 2h30 , j'ai en fait réalisé qu'il ne dure qu' 1h50. J'ai donc eu un fort sentiment de lassitude vers la moitié du film. Car même s'il offre un contenu particulièrement intéressant et joli, il faut s'accrocher tout du long pour comprendre la continuité de ce scénario qui tend à la mélancolie, où, même si les dialogues se font rares, les relations entre personnages sont particulièrement bien tissées.

Un très bon film, qui aurait mérité plus d'éléments ''captivants''. Stel Yus 1L1



2018/12/30 15:42 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-54
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Sami, une jeunesse en Laponie
Sami, une jeunesse en Laponie, est un film atypique et un voyage bouleversant ! Amanda Kernell, la réalisatrice, s’inspire de sa vie pour nous raconter celle d’Elle-Marja, une jeune fille lapone appartenant à la communauté Sami.
Elle-Marja et sa petite sœur appartiennent à une communauté d’éleveurs de rennes nomades. Mais, afin de respecter des lois suédoises, passées à la fin des années 1930, elles sont envoyées dans un pensionnat dont le same est banni. Alors que l’héroïne voit cet accès au savoir comme un moyen de s’émanciper et d’échapper à sa vie pastorale ; sa sœur, vit cette scolarité comme une punition, qui la prive de son chez- soi. Alors que l’ainée fera la nécessaire pour s’intégrer, sa sœur y verra une forme de trahison envers les leurs. « Les lapons » sont victimes de racisme, et de cruelles discriminations. Ce sont ces injustices, qui devraient être des obstacles,qui, à la place de l’en dissuader, décident Elle-Marja à se battre. Elle estime, contrairement à ce qu’on tente de lui rentrer dans la tête, qu’elle est capable de se rendre dans les mêmes écoles que les suédois. Elle brave alors tous les obstacles pour rejoindre la ville Uppsala, afin d’y recevoir une réelle éducation qui lui offrira un avenir qu’elle estime meilleur.
Ce sont des scènes chocs, qui nous font comprendre pourquoi elle refuse « d’être regardée comme dans un zoo. » Au pensionnat, des chercheurs l’observent pour des études d’anthropométrie, ils « l’évaluent » avec des instruments de mesure et brutalité. Elle est réduite, tel un animal à un objet d’étude. On la force à se déshabiller pour photographier son corps. Un corps différent, c’est bien à ça qu’elle est réduite. Aucune explication ne lui est donnée. Face à cette impuissance, c’est la colère qui l’emporte. Lorsque des adolescents l’insultent sur le chemin de retour, elle les menace de son couteau, mais son arme… et ses traditions se retournent contre elle : ils lui coupent l’oreille, comme sa communauté le fait aux rennes. Ces évènements la confortent dans son idée de partir et de rompre tous liens avec sa communauté.
Ce sont ses souvenirs qui constituent ce récit : elle se remémore sa vie en Laponie alors qu’elle y retourne à contre cœur pour l’enterrement de sa sœur, accompagnée de son fils et de sa petite fille. On voit alors que toute sa communauté l’a rejetée, et qu’elle ne s’est jamais réconciliée avec sa sœur, dont malgré leurs divergences, elle était si proche. C’est ce que je trouve le plus déchirant dans cette histoire : cette césure avec toute sa famille, cette nécessité d’abandonner même sa petite sœur, face à l’incompréhension des siens. J’admire le courage de cette jeune fille, prête à tout pour son indépendance et l’émancipation. Mais au fond , elle regrette d’avoir laissé derrière elle une vie simple et une famille, pour une société qui ne la méritait pas vraiment, et qui toujours l’a regardé de haut. Cette histoire soulève bien des questions sur l’indenté : peut-on renier à tout jamais qui l’on est ou nos racines finissent-elles par nous rattraper ? Pouvons-nous fondamentalement changer et effacer notre culture pour en adopter une tout autre ?
Tout comme Heureux comme Lazzaro, ce film a une philosophie dans laquelle chacun peut se retrouver et se poser des questions à l’infini. Son impact ne s’achève pas en sortant de la salle, c’est un puits de méditations.

Romane Gosse 1erL1 Lycée Jules Ferry Paris
2018/12/30 15:43 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-55
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Sami une jeunesse en Laponie : avis mitigé !
Sami une jeunesse en Laponie est un film qui nous fait traverser une multitude de sentiments, entre empathie, honte, malaise, choc, colère et tristesse. Cependant, malgré cette spirale émotionnelle, le dynamisme du film n'est malheureusement pas au rendez-vous.

Elle Marja, 14 ans, est élevée avec sa petite soeur dans la plus pure tradition lapone. Mais face à la xénophobie ambiante, elle rejette sa culture et rêve d'émancipation. Lors d'une fête de village dans laquelle elle s'immisce incognito, elle fait la connaissance d'un beau jeune homme issu du monde "civilisé". Et si cette rencontre était l'occasion pour elle de changer de vie ?
Le film comporte des scènes particulièrement choquantes, qui par leur violence morale et physique nous ont fait détourner le regard plus d'une fois. Comment oublier la scène de l'examen anthropomorphique ? Ou encore celle où Elle Marja se fait marquer en se faisant couper l'oreille? Ces scènes nous font éprouver de l'empathie pour Marja. Nous nous sentons mal, nous sommes mal à l’aise. En effet, Amanda Kernell, la réalisatrice, a réussi son coup. Ce sentiment de malaise est un effet recherché, nous le retrouvons tout au long du film, quand elle chante à l'anniversaire de Niklas, au bal, et même quand nous la voyons plus vieille. Ce malaise ne nous quitte jamais. Serait-ce pour ça que nous avons eu du mal à apprécier ce film? peut-être. Cependant La réalisatrice veut choquer et elle y arrive avec brio !
Quand au personnage de Elle Marja, joué brillamment par Lene Cecilia Sparrok (elle est elle même Sami et issue d'une famille d'éleveur de rennes), nous ne savons pas sur quel pied danser car nous avons terriblement envie de la détester quand elle lance à sa soeur "sale laponne !" ou encore quand nous voyons son comportement lors de l'enterrement de sa soeur. Cependant, elle nous touche car elle se bat pour avoir un avenir qui ne lui est pas destiné et à ce moment là nous nous demandons: Aurions nous été si entêtés? Aurions nous autant persisté? Aurions nous eu le courage de tout quitter? Nous n'en avons aucune idée, cependant nous admirons ce personnage car elle a réussi à le faire.

Le vrai bon point du film sont les acteurs, nous les avons trouvés vraiment très bons. Quelle surprise de retrouver Hanna Alström (l'institutrice) dans ce film ! car ce n'est absolument pas le même style que dans Kingsman, où noius l’avions trouvée assez niaise voir même insupportable. Nous l'avons nettement plus appréciée dans Sami une jeunesse en Laponie. Le casting est très réussi, tous ont vraiment un jeu d'acteur très réaliste qui apporte vraiment beaucoup au film. Toutefois, malgré tout cela, nous avons trouvé que le film était très long, et avons beaucoup décroché. Nous l’avons trouvé lent et peu dynamique. Nous avons eu du mal avec l'histoire d'amour de Niklas et Elle Marja, qui était censée apporter du piquant. Au départ c’est intéressant puis longet lourd. Cependant malgré le fait que nous avons trop souvent vu le temps passer, ce film nous a marquées et nous pensons nous souvenir longtemps de certaines scènes et du personnage de Elle Marja.

Au final, de belles images, de bons acteurs, une héroïne marquante, mais avant de le voir, assurez vous de ne pas trop vous enfoncer dans votre fauteuil. au risque de somnoler !

Elise Groleau et Gabrielle Manhes 1L1 lycée Jules Ferry Paris
2019/01/07 12:23 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-56
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, Académie de Créteil, 1èreL

Sami, une jeunesse de Laponie, une longue quête vers son identité

Sami, une jeunesse en Laponie, de son titre d’origine Sami Blood, est le 1er film d’Amanda Kernell, une réalisatrice suédoise. Ce ‘‘vrai petit bijou’’ sortira au cinéma le 14 novembre et raconte la jeunesse d’une Sami partie étudier dans un internat avec sa petite sœur et qui, confrontée au racisme anti-lapon suédois, prend la décision de s’émanciper totalement et de renier sa culture et sa famille.

Ce long-métrage étonne et fascine. On y apprend l’existence d’une forme de racisme presque inconnue du reste de l’Europe : la discrimination de ce peuple lapon éleveurs de rennes, les Samis, par la civilisation suédoise dans les années 30. La mise en place est particulièrement intéressante. Construit sur un flashback, la réalisatrice parvient à garder le spectateur en haleine jusqu’au bout alors que ce n’est pas un film d’action.

Le film n’hésite d’ailleurs pas à montrer des scènes d’une violence physique inouïe pour prouver l’intensité de la discrimination. L’héroïne, Elle-Marja se fait par exemple marquer par un groupe de suédois de la même manière que les Samis, marquent leurs rennes, en leur coupant l’oreille. Mais la violence ne s’arrête pas aux limites corporelles, elle est aussi morale, notamment quand la jeune fille se voit obligée, comme tous les autres Samis de l’internat, de passer un contrôle médical avec toutes les prises de mesure de son visage et des photos de son corps nu de face et de dos.

On remarque également la forte présence du silence dans ce film. Les dialogues sont rares, il n’y a que très peu de musique et celle-ci symbolise soit la volonté d’émancipation d’Elle-Marja, soit au contraire sa réconciliation avec sa terre d’origine. Ces utilisations contradictoires sont une réussite. De plus le choix des acteurs est très pertinent, notamment celui des deux sœurs, qui sont aussi sœurs dans la vie. Ce film a enfin des décors fabuleux, des plaines laponnes jusqu’à la ville d’Uppsala. Il n’y a aucune mise en scène tirée par les cheveux pour mettre en avant le paysage, et cette fausse indifférence met encore plus en valeur la beauté du décor. Comme précisément la dernière scène du film, quand la vieille femme monte sur la montagne, qu’elle regarde le paysage et qu’on ne voit pas ce qu’elle voit, c’est la meilleure façon de nous transmettre la beauté de l’espace. Cette scène finale marque énormément, elle est vraiment magnifique. Elle laisse libre cours à l’imagination, à la réflexion et même à l’interprétation. On en vient à se poser beaucoup de question sur cette fin ouverte.
Beaucoup d’interrogations : que va devenir Elle-Marja ?
C’est un premier film très touchant, qui dénonce et qui frappe. A voir !

Lycée Galilée,Combs-la-Ville, Lou Balma-Picouly

2019/01/07 12:26 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-57
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Sami, une jeunesse en Laponie retrace l’histoire d’Elle-Marja, jeune Samie qui rêve de quitter sa Laponie et de s’intégrer à la société suédoise. Ce film dramatique écrit et réalisé par la jeune réalisatrice Amanda Kernell nous plonge au début des années 30, et ose parler d’une discrimination souvent peu connue : celle qui vise le peuple Sami. Au début du film, on aperçoit une dame plutôt âgée, nommée Christina mais que l’on devine être Elle-Marja. Elle-Marja, qui a été dans le passé, une jeune fille téméraire et rebelle. Ses souvenirs, les humiliations qu’elle a subies étant jeune, son isolement de la communauté Samie et de la société suédoise nous sont retranscrits sous la forme d’un flash-back.

Malgré un sujet intéressant car peu connu, et des images de paysages magnifiques, le film présente quelques défauts : C’est un film trop silencieux, les dialogues y sont rares. Le jeu d’acteur, notamment celui de Lene Cecilia Sparrok (qui interprète Elle-Marja dans sa jeunesse) provoque très souvent des frissons. Son jeu est juste, jamais trop, jamais trop peu. Mais elle éclipse souvent ses camarades d’écran. En revanche, le film n’épargne aucun tabou et ne censure rien. On peut donc voir Elle-Marja couper l’oreille d’un renne, puis se faire elle-même couper l’oreille par un groupe de suédois. Choquant, mais nécessaire pour comprendre la violence de ce racisme anti-sami.

Autre point négatif : la lenteur du film. Il présente des longueurs, des scènes sont peu utiles, comme par exemple, au début du film, la scène où Christina/Elle-Marja, est à l’hôtel pour l’enterrement de sa sœur. Cette même scène, a l’ambiance lourde et pesante, se répète 3 fois d’affilée sans que cela n’ajoute quoi que ce soit au film. Ce film n’est définitivement pas un film qui se démarquera de par ses rebondissements, car ils y sont très faibles.
Sami, une enfance en Laponie est un film qui instruit sur la xénophobie des années 30, qui éblouit de par ses images de paysages suédois remarquables, mais qui ennuie de par ses longueurs et son manque de dialogue.

Tia Mondon, 1ère L
2019/01/07 12:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-58
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Sami, une jeunesse en Laponie, ou le rejet des origines
Connaissez-vous les Samis ? Les Samis forment un peuple autochtone originaire de la Laponie (situé au nord de la Suède) où ils élèvent des rennes sur de nombreux hectares verdoyants qui appartiennent à leurs ancêtres. Pourtant, au cours des années 30, ils sont victimes de discrimination de la part des suédois.

Sami, une jeunesse en Laponie, d’Amanda Kernell va s’inspirer de ses racines Lapones en mettant en scène une Samie âgée de 14 ans, nommée Elle-Marja (jouée par la sublime actrice Lene Cecilia Sparrok), qui va renier ses racines pour rejoindre la communauté suédoise. Elle changera de nom, de vêtements, de langue…
La réalisatrice nous plonge dans la Suède des années 30 mais aussi celle des années 80, où le personnage principal Elle-Marja évoluera dans une culture qui n’est pas la sienne.

« Celui qui oublie ses racines n’atteint jamais sa destination »
Au début du film, nous sommes directement plongés au moment de l’enterrement de Njenna la sœur d’Elle-Marja (interprétée par la talentueuse Mia Erika Sparrok, la véritable sœur de l’actrice principale) et plus précisément dans le point de vue du personnage principal. Le flashback qui va suivre cet évènement va constituer l’essentiel du film, permettant ainsi une sorte de retour aux origines d’Elle-Marja pour mieux comprendre sa situation actuelle. L’enterrement de sa sœur permet à l’héroïne de faire coïncider son passé et son présent et met en évidence ses nombreuses différences avec sa véritable communauté, comme le fait qu’elle soit vêtue de vêtements sombres, alors que les Samis sont vêtus de vêtements traditionnels colorés. Un contraste de couleurs utilisé plusieurs fois dans le film avec le même but et le même effet. Effectivement, des années se sont écoulées et sa transformation est complète car elle se nomme maintenant Christina, nom plus accepté par les suédois qui lui permet de dissimuler son passé, et montre un rejet complet et total de ses origines Sami.

Au cours de ses péripéties, Elle-Marja/Christina, selon le milieu où elle évoluera, va dans la première heure du film s’intégrer dans une fête suédoise et découvrir la danse, le tabac et Niklas (incarné par le brillant Julius Fleischanderl), son grand amour. Toutefois, elle sera ramenée à la dure réalité par sa sœur qui la dénoncera sous l’autorité de sa maîtresse et de la concierge de son école. Sa punition sera, de recevoir, de nombreux coups de fouet sur son dos nu. Le but de cette scène est de choquer le spectateur car nous n’avons aucun moyen de détourner le regard qui ne peut qu’être focalisé sur Elle-Marja dans une scène sans sons et sans luminosité extérieure (brouillard).
Cependant, cette fugue peut s’expliquer par une des scènes les plus choquantes du film, où l’héroïne est en effet victime d’un acte de discrimination de la part de jeunes suédois. Elle essayera de les attaquer mais en vain et les jeunes scandinaves vont, à l’aide d’un couteau, lui couper une partie de son oreille. Ici, Amanda Kernell laissera une trace permanente du passé Sami sur son personnage principal qui essayera tant bien que mal d’enfouir sous sa chevelure cette blessure tout au long de sa vie.

Que se passe-t-il quand on décide de couper tout contact avec sa culture ?
La réalisatrice au cours de certaines scènes va essayer d’interpeller le spectateur avec la question suivante : Peut-on renier sa culture ? sa famille ? L’alternance entre la langue suédoise et la langue des Samis permet de rendre réaliste l’histoire, et donne ainsi une authenticité au film.

Sami, une jeunesse en Laponie est un film à aller voir pour découvrir l’histoire d’un peuple méconnu, qui se bat pour garder ses origines, ses traditions. C’est aussi un film, qui permet de comprendre l’évolution d’un personnage, un long trajet personnel pour se réconcilier avec sa famille, et avec elle-même.

Andy Bodol, 1ère L


2019/01/07 13:23 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-59
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Un groupe d'élèves a apprécié le film :
Le film Sami une enfance en Laponie arrive à traiter le sujet du racisme, plus précisément du racisme entre personnes du même pays (les Lapons et les Suédois). Les plans sont jolis, le scénario original et bien réalisé, aucun moment ne paraît trop long et le film s'enchaîne fluidement. Le film est complexe et un peu rude donc nous pensons qu'il est accessible pour tout le monde à partir d'environ 14 ans.

On se laisse facilement emporter par l'histoire et nous pensons qu'il pourrait attirer du monde cinéphile averti comme des personnes curieuses de découvrir un autre cinéma.
Jorda Fabio, Lourdin Théo, Le Bars Lucien, Rieux Fanny
2019/01/07 13:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-60
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Deux groupes d'élèves n'ont pas du tout apprécié le film :
Dans l’ensemble, ce film nous a déplu pour plusieurs raisons.

Tous d’abord nous avons trouvé qu’il était pas adapté à tous publics, car certaines scènes peuvent être choquantes, notamment Elle-Marja se fait couper l’oreille par un groupe de jeunes suédois. Il peut aussi être difficile à comprendre car les transitions passé/présent ne sont pas indiquées, comme au début du film ou Elle-Marja est âgée et que d’un coup on l’a voit plusieurs années avant sans aucune indication. Nous avons découvert avec ce film la culture du peuple des Sami qui sont exclus par les suédois. Les Sami sont victimes d’injustices.

Ce film nous a déplu mais il peut intéresser un autre public comme nous avons pu le constater au différents avis de la classe 202. 

Charneau Mathilde, Faubec Gladys, Claverol Alice et Faupin Morgane

Pour nous, le film ne nous a pas intéressées, nous pensons qu'il n'est pas adapté à tous types de personnes. Quelques points ne nous ont pas plus comme les réactions incompréhensibles de l'héroïne comme le fait qu'elle en veuille à sa soeur alors que c'est sa soeur qu'il devrait lui en vouloir. Le deuxième point qui nous a déplu est le fait qu'on ne sache pas ce qu'il se passe entre le moment de la fin de l'histoire quand elle est petite au moment où elle est adulte. Pour finir il n'y a jamais un moment joyeux et lorsqu'il y en a un, ça finit toujours mal. Dans l'ensemble nous n'avons pas aimé ce film même si les paysages sont beaux et l'histoire touchante.
Dominique Cassandre, Chalié Léa, Bouzigues Solea et Prunier Coline
2019/01/07 13:30 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-61
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Enfin, trois groupes ont émis un avis mitigé :
Un film plutôt dirigé pour les adultes, car il pousse à réfléchir et il manque d'action pour divertir le public adolescent. Des scènes compliquées à comprendre car elle insulte sa sœur de « sale lapone » mais elle pleure à son décès tout en se cachant des autres Samis qu'elle rejette car elle ne veut plus être comme eux et se considère comme suédoise. Le film reflète une histoire vraie d'une population considérée comme sous-population par les Suédois. Malgré tout, des scènes époustouflantes avec des paysages splendides dans les montagnes, avec la neige, au milieux de la nature.
Gautier RUIZ, Yoghan BARBAT, Alzak BACAR, Aurel FICHTER

Sami est un film qui retrace la vie des Lapons et en particulier de deux soeurs lapones. Il est composé d'un flash back qui nous explique comment l'aînée des deux sœurs a quitté la famille lorsqu'elle était jeune. C'est cette dernière que l'on retrouve au début et à la fin du film.
En ce qui nous concerne, nous avons moyennement aimé ce film car nous trouvons qu'il n'est pas assez clair, la transition entre sa jeunesse et sa vieillesse n'est pas complète à notre goût, chacun doit se faire sa propre idée ; par exemple, on aurait aimé savoir ce qu'est devenu Nicklas, ou même si elle a vendu la ceinture pour entrer à l'école. De plus, pour nous la fin du film est trop vague : s'est-elle réconciliée avec sa famille ?…Cependant, ce film possède tout de même des points positifs. En effet grâce à ce dernier, nous avons pu découvrir une nouvelle culture (les Lapons), leur langue (le Sami), leurs tenues, leurs chants (joik), leur mode de vie …
Donc nous conseillons ce film à des adultes passionnés par la découverte de cultures mais pas à des enfants ou à des adolescents.
COUSTURIAN Clémence, ZAUPA Clara, GALDAVA Nino, BLANQUI Giulia, SESE Marie et MENAL Lucie


Ce film nous a moyennement plu pour plusieurs raisons. Nous avons apprécié de découvrir un nouveau peuple et un nouveau mode de vie. Il permet de nous faire réfléchir sur la discrimination subie par les Samis et la façon de penser étroite des Suédois. On se rend compte également de la difficulté à s'intégrer dans une société en tant que citoyen lorsqu'on n'a pas sa place et on réalise la chance qu'on a d'être né dans une société comme la nôtre. Elle-Marja a su se débrouiller toute seule avec ce qu'elle avait pour pouvoir en arriver là.
Néanmoins la tournure du film reste particulière, le scénario est discontinu, il débute par la fin puis par le début de sa vie et on ne distingue pas le milieu. Au tout début du film, les bruitages sont trop présents et recouvrent les voix des personnages. De plus, les couleurs sont relativement sombres notamment pour l'enterrement et même par la suite du film. Ce dernier est dépourvu d'action et de suspense et ne convient pas forcément à notre tranche d'âge. Aussi, les scènes de torture des animaux peuvent être choquantes pour un type de public sensible.
Toutefois, ce film reste intéressant et très travaillé mais n'est pas forcément adapté aux adolescents.
Fortin Joanna, Dubertrand Claire, Jacobee Iona, Bataillé Julie
2019/01/07 14:41 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-62
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Sami, une jeunesse en Laponie ou un combat difficile mais surmontable

Le film, Sami, une jeunesse en Laponie d’Amanda KERNELL, retrace la triste et dure enfance d’Elle-Marja qui décide de changer de prénom pour se nommer Christina afin de parvenir à ses fins. Elle-Marja est une jeune fille de 14 ans, qui vient d’un peuple nommé les Samis en Suède. Son peuple est rejeté par la population Suédoise. Il fait l’objet de stigmatisations, de harcèlement, et est considéré comme un peuple aux capacités intellectuelles inférieures.

Deux scènes interpellent particulièrement durant ce long métrage.
La première, est l’inspection des Lapons (terme péjoratif désignant les Samis). L’unique classe de Samis, éduquée dans un endroit reculé, reçoit des représentants officiels de la Suède moderniste, les élèves doivent alors avoir un comportement irréprochable. Elle-Marja est une élève studieuse, qui maîtrise parfaitement le suédois. Elle est citée comme exemple, et passe donc en premier pour le contrôle de santé devant toutes ses camarades. Au début, il ne s’agit que d’une simple inspection, jusqu’à ce qu’on lui demande de se dénuder. Elle est naturellement réticente, et cela s’intensifie lorsqu’elle aperçoit derrière la fenêtre un groupe de garçons non Samis du village qui les insultent. Malheureusement, Elle-Marja se retrouve contre son gré, nue aux yeux de tous. Cette scène est très choquante ! Comment peut-on demander à une jeune fille une pareille chose ? la réduisant ainsi à une bête de foire. Cela provoque chez le spectateur une forme de dégout et de révolte contre cette société dite moderne, ainsi que de l’empathie envers ce peuple.
La seconde scène suit celle de l’inspection, Elle-Marja est sur le chemin du retour, et croise ses voyeurs qui insultent à nouveau les Samis. Alors, dans un élan de détermination, elle va à leur rencontre pour défendre les siens. Mais, elle se retrouve immobilisée dans l’herbe froide et humide, par les jeunes adolescents dont l’un se munit d’un couteau et lui entaille une de ses oreilles. Ce qui est choquant, c’est la violence de ce geste bien entendu, mais c’est que plus loin, derrière un arbre, certains Samis l’observent, sans bouger alors qu’elle venait de prendre leur défense. Face à cela, le spectateur reste aussi stupéfait que l’héroïne devant l’absence de réaction de ces jeunes Samis face à cet acte barbare.

C’est un film intéressant, qui pose avec finesse la question des origines. Faut-il laisser de côté sa culture ? sa famille ? sa communauté ? pour éviter le racisme et s’intégrer dans une autre culture. Le choix que fait Elle-Marja est-il le bon ? C’est tout l’intérêt du film. Qui au-delà de cette histoire singulière renvoie le spectateur à sa propre histoire : l’identité.

Louane François




2019/01/07 14:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-63
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
AMBIANCE GLACIALE EN LAPONIE


Ce drame suédois retrace l’enfance perturbée d’Elle-Marja, une jeune Sami (peuple d’origine scandinave et russe), partagée entre le rejet de sa famille et le racisme des suédois envers sa communauté.
Amanda Kernell (dont le père est Sami) signe ici son premier long métrage au sujet sensible mais toujours d’actualité, sur une jeune fille exclue de la société pour ses origines. Malgré quelques longueurs, le film s’appuie sur de beaux plans de la nature et un casting particulier. En effet, les deux actrices principales sont sœurs à l’écran et dans la vraie vie. On retrouve donc une véritable sincérité lorsqu’Elle-Marja renie sa petite sœur et part pour l’Uppsala (ville en Suède). Cependant, ses choix parfois brutaux et presque même égoïstes font qu’on a du mal à s’identifier au personnage principal. Mais ces choix sont justifiés, puisqu’elle subit de nombreuses maltraitances liées à ses origines (elle participe à une auscultation avec ses amis durant laquelle elle subit des contrôles humiliants comme, être prise en photo, complètement nue !)

On retient néanmoins des acteurs au bon niveau de jeu, un scénario qui tient debout et qui nous fait ressentir beaucoup de peine. On comprend tous les actes d’Elle-Marja que l’on soit d’accord ou pas avec elle. C’est un beau film dont les thèmes difficiles du racisme et des origines reste malheureusement d’actualité.
Un film coup de poing qui vaut la peine de se déplacer.

Cassioppée Perraguin
2019/01/07 15:07 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-64
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Sami, une jeunesse en Laponie : un film qui questionne notre identité

Sami, une jeunesse en Laponie est une fiction suédoise réalisée par Amanda Kernell. Ce film nous relate le retour douloureux d’une vieille Samie, Christina, dans la communauté qu’elle a fuie quelques décennies plus tôt. Au travers d’un « flash-back » nous est racontée son histoire : originellement nommée « Elle-Marja », c’est une adolescente rebelle âgée de 14 ans, descendante d’une lignée d’éleveurs de rennes. Longtemps dédaignée et rejetée par les suédois, elle quitte la Laponie pour Uppsala, un départ symbolisant sa rupture avec ses origines.
Le choix de la narration est particulièrement pertinent. Les nombreux flash-back permettent de mesurer l’évolution du personnage et (re)vivre avec lui les épreuves qu’il a traversées, qui l’ont construit.

Par exemple, cette scène particulièrement marquante où Elle-Marja (future « Christina ») se fait entailler l’oreille par un groupe d’adolescents suédois, à la manière des Samis propriétaires de rennes. On comprend alors d’où lui vient cette habitude de camoufler une partie de son oreille gauche à l’aide d’une mèche de cheveux, qu’elle conservera jusqu’à 60 ans plus tard.

On peut reprocher quelques longueurs comme la scène où Elle-Marja s’allonge seule, au milieu d’une pelouse. Mais ces pauses apparaissent nécessaires pour permettre au spectateur de s’identifier au personnage, de comprendre ses réactions. Les dialogues participent également à la compréhension de cette histoire méconnue de la communauté Samie, victime de discriminations de la part des Suédois.

Deux scènes sont particulièrement révélatrices de ce racisme.
La première est celle où Elle-Marja se trouve chez son petit ami suédois, Niklas (qu’elle a rencontré lors d’un bal, alors qu’elle s’était enfuie de son pensionnat). Les parents de ce dernier engagent une discussion avec leur fils et lui annoncent clairement que son amie ne pourra pas rester (pour cause : c’est une « laponne » !). Elle-Marja tente alors de rester en leur proposant ses services, mais sans résultats : elle se retrouve jetée à la porte, par son propre copain. Cette scène est particulièrement touchante, car une fois de plus, la jeune fille se retrouve confrontée au rejet à cause de ses origines, malgré tous ses efforts pour s’en séparer.

La deuxième scène se déroule lors d’un dîner, toujours chez Niklas, deux jeunes femmes ayant appris qu’Elle-Marja était d’origine Sami, lui demandent de chanter un « joïk » (chant traditionnel). Nous pouvons clairement voir que ces jeunes filles sont dépourvues de mauvaises intentions, néanmoins cette scène se révèle à nouveau humiliante pour notre héroïne, qui se retrouve « regardée comme dans un zoo », à chanter devant son ex-copain, Niklas. Cette dernière ne pourra s’empêcher d’ailleurs de s’enfuir juste après.

Mais les scènes de dialogue peuvent aussi parfois être révélatrices de certains traits de caractère des personnages, notamment de la volonté d’émancipation d’Elle-Marja de ses origines, lorsqu’elle lance brutalement à sa sœur qui l’a suivie jusqu’au bal (celui où elle rencontre Niklas) « Sale laponne ! ». Le violence du propos marque sa rupture définitive avec sa sœur, mais aussi avec sa propre communauté.

Amanda Kernell tenait absolument à ce que les rôles des deux sœurs soient incarnés par de véritables Samis. Lene Cecilia Sparrok (Elle-Marja) et Mia Erika Sparrok (Njenna, sœur cadette d’Elle-Marja), originaires de Norvège où vit la plus grande partie de la population Sami, s’inspirent donc non seulement du scénario mais également de leur propre expérience afin d’incarner leurs rôles respectifs. D’ailleurs, les scènes entre les deux sœurs sont particulièrement réalistes, et on comprend pourquoi lorsque l’on sait qu’il s’agit de vraies sœurs !

Ce qui fait de ce film une œuvre unique, c’est qu’il s’agit d’un des rares films qui expose le conflit opposant les Samis aux Suédois. En dénonçant la triste réalité dans laquelle vivent les Samis, il nous permet de voir un sujet connu de tous (le racisme) sous un angle différent et élargit notre champ de vision. On réalise alors que la communauté noire (ou toutes celles étrangère à la communauté blanche) n’est pas la seule à souffrir du racisme, mais qu’il existe également au sein d’un même peuple (ici, celui de l’Europe du Nord). On ne peut rester indifférent à cette réalité.

Manta Bethencourt
2019/01/07 17:22 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-65
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Travail collectif en ilôts (31 élèves de seconde pro SN). Une séance préparatoire au film, et une séance de synthèse.
De l'ombre à la lumière, tel est le parcours de vie de Sami. Un film "bouleversant" (Romain, Rémy, Guillaume), "humiliant" (Noémie, Hugo, Wesley, Wissam), "intelligent" (Mark, William, Sofiane, Léandre), "émouvant" (Bastien, Yuri, Yannis, Lucas), et "violent" (Eros, Baudouin, Julien). A chaque rencontre, un obstacle mais une solution ! Maltraitée, moquée dès l'enfance en Laponie, Elle-Marja (Sami) a compris qu'elle devait faire des études pour sortir de sa condition. Elle rencontre des personnages-clés : l'institutrice, et surtout son amoureux de bonne famille suédoise. Nous avons apprécié le film en VO, une première pour nous ! Les scènes du film sont ainsi plus réelles et frappantes. Elle ne défend jamais sa communauté, ni sa famille, elle est exclue aussi car incomprise peut-être. Sauf de son fils dont il est possible qu'il se rendait en Laponie pour la première fois : est-il le fils de son amour avec Nikkas ? Beaucoup d'émotions à la fin du film (silence total dans la salle de cinéma) ; nous comprenons qu'elle est attachée à sa soeur décédée au début du film, on pense qu'elle n'a pas de sentiments pour elle et les siens. Or, le retour au début nous montre l'intérêt, l'amour qu'elle a pour ses racines lapones. Elle-Marja a fait un choix difficile, assumé malgré les humiliations nombreuses. Elle n'a jamais baissé la tête. Elle a caché son identité malgré les épreuves. Elle est restée digne et forte ! Des séquences où les couleurs froides sont très présentes. Nous sommes touchés par le réalisme du jeu d'acteurs, de la mise en scène, le thème du racisme, de la tristesse souvent présente au point de vue sentimental mais vite rattrapés par le challenge, l'envie de vivre, de voir loin, et d'être maître de sa vie.
2019/01/11 11:32 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-66
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Ce long métrage d'Amanda Kernell réalisé en 2016 en Suède nous raconte l'histoire de Elle-Marjia, une jeune fille Sami de 14 ans vivant dans la Suède des années 30. Elle quitte sa famille pour découvrir pour la première fois l'école et l'internat avec sa jeune sœur. Cependant, cette découverte va de pair avec la prise de conscience du mépris ethnique dont elle est victime. Afin de survivre et se libérer de cette pression sociale, Elle-Marjia prends la décision de couper tout lien avec son passé, son peuple et sa culture.


Dans l'ensemble, ce film est assez audacieux. Il aborde l'entre-deux guerres des années 30 mais pas sous angle auquel nous nous serions attendus. Il existe une multitude de film parlant de la montée des extrêmes politiques comme l'Allemagne nazie, l'URSS stalinienne ou l'Espagne de Franco mais avec ce film, on a le droit à une vision assez originale des années 30 pré-Seconde Guerre Mondiale. On remarquera aussi l'importance du lieu, pas seulement de l'époque : les décors sont absolument splendides, qu'ils s'agisse de l'ambiance typique et rurale des Sami ou le milieu bourgeois et « épuré » de la Suède moderne de l’époque. Ces décors sont appuyés par une bonne gestion de la bande originale musicale, notamment pour ce qui est de la symbolique du chant Sami : le Joik. Il est ici le symbole du passé de Marjia, passer qui la poursuit et dont elle n'arrive pas à se débarrasser. Ensuite, il y a, notamment à travers des scènes très crus, l’expression violente du racisme dont étaient victimes les Sami. Les exemples les plus flagrants sont ainsi la scène dans laquelle Marjia se fait mutiler l'oreille et celle dans laquelle elle est photographiée nue. Dans le premier cas, il s'agit d'une démonstration de violence pure tintée de mépris raciste car Marjia, après avoir interpellé un groupe de garçon qui se moquait de son peuple, se fait plaqué au sol et découper un bout d'oreille, à l’image du renne que Marjia s’approprie au début du film. Voyez ici, la domination de l’humain sur le renne et donc la domination de ce qu’on pourrait appeler le suédois dominant sur le Sami, alors considérée comme un animal, un moins que rien. Dans le cas de la deuxième scène, celle durant laquelle Marjia est photographiée nue, on a comme dans le cas précédant une démonstration du mépris que lui vouent les autres personnages ; ce non-respect est appuyé par le manque total de compassion des autres élèves, de l’institutrice, Lärarinnan, ou des garçons qui l’épient à l’extérieur. Cette scène m’a personnellement fait penser à un film tout aussi marquant et malsain : « La Venus noire » de Abdellatif Kechiche. Ce film retrace la vie de Saartjes Baartman, ouvrière partant à Londres en 1808 pour faire fortune mais qui finit embauchée dans une foire au monstre à cause de la formes de ses fesses. Le parallèle entre le physique de Saartjes Baartman et l’ethnie de Elle-Marjia se fait donc, d’autant plus que dans les deux films, cette scène où elle sont mesurées apparaissent. Les larmes de Marjia suffisent alors a démontrer ces sentiments : la colère et l'humiliation...



Cependant, le films souffre de faiblesses, la première concernant ces personnages. J'avoue qu'a l'exception des scènes précédemment évoquées, je n'ai que peu de compassion envers Marjia, ou n'importe quel autres personnages et ce, pour une raison simple : je n'ai pas éprouvé la complicité que le spectateur doit partager avec les personnages ; dans ce film, mis à part dans les moments graves, je n'ai ressenti que peu de sentiments. Pas de tendresse entre Marjia et sa sœur, Jenna, ou envers sa famille et ce alors que dans certains pays, par exemple les États-Unis, le titre est « Sami Blood », le sang des Sami. Cependant, ce lien n'est, à mes yeux, pas si développé. De même que le lien amoureux entre Niklas et Marjia. Nous n'y croyons pas vraiment car mise à pars la relation qu'ils ont eue, il n'y a aucune vraie démonstration d'amour : suite au futur comportement de Niklas, cela se comprend, il semblerait qu'il n'ait jamais vraiment aimé Marjia, mais cette dernière semblait en être amoureuse mais rien ne le montre. Ce film manque donc cruellement de sentiments entre personnages, ne nous remuant qu'à travers quelques scènes, seules démonstrations de sentiments envers les Sami. De plus, le scénario est construit d'un manière étrange. En effet, l’héroïne semble prendre des décisions aussi hâtives qu'insensées, alors qu'elle quitte sa famille pour rejoindre Niklas et qu'elle est ensuite mise à la porte, elle ne rentre pas chez elle, où elle sait qu'elle sera, malgré tout, bien accueillie. Enfin, elle décide, après être rentrée chez elle, de quitter sa famille en mauvais termes pour vivre dans la société moderne, société qui lui a tout pris, hormis s'il s'agit d'une métaphore de l'obsession qu'ont les hommes à être attirés par ce qui leurs fait du mal, cela a peu de sens.



En conclusion, « Sami, une jeunesse en Laponie » est un film que je jugerai correcte, avec de très bonnes idées de sous-texte et un angle de vue intéressant, mais souffrant de quelques incohérences scénaristiques et d'un manque de caractérisation de ses personnages. Cependant, je vous invite très fortement à aller voir ce film, étant d'un style exotique que je vous recommande découvrir. Enfin, je dirais qu'il s'agit d'un voyage initiatique duquel on ne ressortira pas indifférent et dont la manière particulière de mettre en scène les situations nous touchera ou non, selon notre degré de sensibilité.



GEHANNO Ewan
2019/01/13 10:56 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-67
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Virginie FACCIN, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Sami, une jeunesse en Laponie a été réalisé par Amanda Kernell. C’est un film de fiction.
Le film se passe dans sa première partie dans la nature. C’est un retour en arrière dans la vie de Elle-Marja (Christina). On retrouve l’héroïne jeune, on comprend ses problèmes d’identité et ses réactions lors de l’enterrement de sa sœur. Mais c’est tout le film qui est est sombre, triste et touchant.
Parfois le film est difficile à comprendre, car il nous plonge dans les traditions suédoises, que l’on ne connaît pas forcément. Elles semblent donc parfois bizarres.
Il y a une certaine morale dans cette œuvre. Elle-Marja a honte d’être Lapone. On la suit pas à pas, au fur et à mesure du film, elle ne veut plus être sous la responsabilité d’un adulte. Elle devient libre, mais très seule.
2019/01/13 10:57 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-68
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Sarah ROUX et Clémence CATAPANO, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Le film Sami, une jeunesse en Laponie a été réalisé par Amanda Kernell. C’est un film de fiction.
Ce film nous fait plonger dans le passé, dans les années 30, et en Suède. Il raconte l’histoire d’une jeune fille de quatorze ans exposée au racisme et à l’injustice, la façon dont elle a grandi, dont elle a été humiliée par les Suédois notamment à travers des évaluations où elle est traitée comme un animal parce qu’elle est Lapone. On la voit prendre la décision de quitter ses parents, partir à la ville pour couper tous les liens familiaux.
On n’a pas trop aimé le film. Car, déjà, il est très long et les sous-titres sont toujours difficiles à lire. Le film est aussi compliqué à comprendre et triste. Car Elle-Marja, l’héroïne ne veut plus vivre sous la responsabilité d’un adulte et a honte de ses parents, de sa vie.
2019/01/13 10:58 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-69
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Alexis PERRET et Justine CAUSERA, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Sami, une jeunesse en Laponie est un film d’Amanda Kennell qui se déroule au cours des années 30 en Suède. Il raconte l’histoire d’Elle-Marja, une Sami qui subit régulièrement des propos racistes. Et qui, tout au long de sa vie, va répondre à ce racisme en reniant sa famille et sa culture.
Au début du film, on découvre une vieille femme. C’est Christina. Un retour en arrière nous apprend qu’en fait, c’est Elle-Marja, une fois qu’elle a réussi sa vie ou du moins atteint son rêve. Elle a donc changé de prénom. Elle est devenue Suédoise. Elle-Marja ne fait qu’insulter, rêver. Christina, la Suédoise qu’elle est devenue paraît plus calme même si on la voit révoltée à l’idée de retrouver sa famille à l’occasion de l’enterrement de sa sœur. On peut donc remarquer qu’il y a deux personnes très différentes, et pas seulement par les effets de l’âge, en une seule personne.
Elle-Marja est une adolescente animée par une rage envers elle-même, envers les siens, et avec une fascination pour les Suédois, ce peuple riche, beau, bien éduqué. Elle va donc renier sa mère, sa sœur, tout son peuple pour devenir Suédoise.
Au début et à la fin du film, nous sommes avec une vieille dame, Christina va à l’enterrement de sa sœur qu’elle n’a jamais revu depuis l’adolescence. Elle est accompagnée de son fils. Le film est une plongée dans son passé. Elle éprouve une tristesse et un manque, mais aussi une grande détermination.
C’est un beau film qui nous fait découvrir un peuple inconnu, les Lapons et une Suède qui reste très loin de nous. Mais il est parfois long. Car, au fond, il n’évolue pas parce que le spectateur reste avec le personnage principal qui est, du début à la fin, contre sa famille.
2019/01/13 10:58 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-70
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Alizée LAVAUX, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Sami, une jeunesse en Laponie est un film réalisé par Amanda Kernell.
Ce film raconte les actions d’une jeune Lapone, Elle-Marja, qui veut échapper à sa famille et qui est confrontée à la mort de sa sœur et à sa propre trahison. C’est un beau film, mais assez triste. En fait, c’est une épreuve pour le personnage principal comme pour le spectateur. L’attention est toujours concentrée sur Elle-Marja, qui montre sans cesse sa colère et son ambition. On le voit être rejetée et accepter ses humiliations.
Car Elle-Marja essayera d’avoir une vie et une éducation différentes de celles de sa famille. Elle ressent une véritable rage contre les siens, qui l’aiment pourtant. Elle ira jusqu’à renier sa sœur devant tout le monde. Elle-Marja a une idée fixe, une seule : devenir Suédoise comme celles et ceux qui la méprisent.
Le film débute quand elle devenue une personne âgée. Elle revient vers sa famille à l’occasion de la mort de sa sœur. On l’imagine fière d’avoir réussie sa vie, mais elle porte toujours cette haine de son origine. Son caractère se manifeste par son refus de participer pleinement à l’enterrement.
Ce film, faut-il le voir ? Il peut être intéressant car on y découvre un peuple inconnu, pauvre et isolé, humilié. Mais l’histoire est assez répétitive. Le pire, c’est peut-être que, quand Elle-Marja se fait accepter, enfin, par les Suédois, elle n’est plus la même : cela veut dire qu’elle a complétement trahi ses origines.
2019/01/13 10:59 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-71
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Lucas ASTRUC, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Sami, une jeunesse en Laponie est un film suédois réalisé par Amanda Kernell en 2016.
Ce film raconte l’histoire du peuple Lapon par l’intermédiaire de celle d’une jeune fille. Cette jeune fille, d’origine Samie, trahit sa communauté pour poursuivre ses études et ressembler aux Suédois. Elle va tout faire pour parvenir à quitter sa famille, y compris en manipulant, quitte à oublier qui elle est et sa bonté. Elle veut tout gérer, très vite. Elle a la résolution d’une adulte. Elle est le centre du film.
Le film commence quand elle est devenue une femme âgée. Lors de l’enterrement de sa sœur, elle va se souvenir de son passé, de ses rêves, du racisme qu’elle a encouru et qui existe encore contre les Lapons.
La jeune fille veut donc ressembler aux Suédois qui la méprisent. Elle va subir plusieurs humiliations. Mais elle s’obstinera et ira jusqu’à changer de nom. Elle-Marja va devenir Christina.
Le film montre sa réussite et en même temps tout ce qu’elle doit perdre pour y parvenir. On se demande si l’on est heureux quand on réussit. Cette histoire nous fait dire que non.
Elle-Marja fait preuve d’égoïsme en vendant la ceinture de son père afin payer ses études. Peu importe la valeur sentimentale de cet objet, c’est seulement l’argent qui compte alors pour elle. Elle est toujours seule, même entourée de personnes. Cette solitude est causée par son rejet des siens. Elle va à l’encontre de tout le monde.
Le film provoque chez le spectateur une certaine lassitude, car de scène en scène Elle-Marja ne sera jamais heureuse. C’est triste, et c’est très répétitif.
2019/01/13 11:00 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-72
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Pauline VIOLARD, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Sami, une jeunesse en Laponie nous parle de la vie d’Elle-Marja, de sa vie avec les Lapons à sa vie en ville avec les Suédois.
Elle-Marja est une fille intelligente qui n’accepte pas qui elle est. Elle accepte le regard méprisant des Suédois. Cela est particulièrement visible lors de l’examen anthropologique organisé par l’état suédois. Elle est blessée, soumise, elle a honte de se déshabiller devant tout le monde. Le film nous montre un racisme que nous ne connaissions pas.
Plus tard, Elle-Marja rencontre une bande de jeunes Suédois qui lui entaille l’oreille, comme les Samis le font pour se montrer propriétaires des Rennes. Elle-Marja se révolte. Après cette scène, elle séduit un Suédois et décide d’aller le rejoindre. Elle partira en ville et changera même de prénom. Elle prendra celui de « Christina ».
Mais, pour payer ses études, elle a besoin de beaucoup d’argent. Elle l’obtiendra en vendant la ceinture de son père, qui semble être la seule fortune de sa famille.
Elle-Marja a réussi, mais elle regrette peut-être ce qu’elle a fait à sa mère et à sa sœur.
2019/01/13 11:00 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-73
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Anna PAULET, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Sami, une jeunesse en Laponie nous raconte l’histoire d’une jeune fille de 14 ans d’origine Sami. Elle commence à rêver et à vouloir une vie qui n’est pas la sienne, celle des Suédois. Elle rompt tous liens avec sa famille, sa culture afin de s’émanciper et affirmer ce qu’elle souhaite devenir. Elle change d’identité pour échapper à un destin qu’elle trouve trop étroit, négatif. Son récit est le parcours à travers la discrimination.
Elle-Marja oublie la beauté de sa culture. Elle veut absolument fuir. Elle semble n’avoir pas conscience de la valeur de son héritage et de son pays. Ses origines lui apparaissent comme une faiblesse et un mensonge.
Même lorsqu’elle a vieilli, elle n’a aucune envie de retrouver avec sa famille et avec la communauté qu’elle a quittée très jeune.
L’idée finale du film semble de rendre hommage à toux ceux qui ont été (sont) victimes de racisme, et qui réagissent par la fuite.
2019/01/20 23:34 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-75
Lycée PRO Pravaz, Le Pont-de-Beauvoisin, académie de Grenoble
Sami , une jeunesse en Laponie,

Ce film, de la réalisatrice suédoise Amanda Kernell, est construit sous forme de long flash-back.Il nous raconte l’histoire d’une jeune Lapone,(en fait on devrait dire plus précisément Sami) qui abandonne sa vie traditionnelle pour aller dans une grande ville. En effet, elle veut devenir suédoise et professeur. Mais elle est confrontée aux moqueries, au racisme, au mépris des suédois tous « beaux, blonds, minces et riches » qui, quelles que soient les époques, n’acceptent pas ce peuple qui n’est pas tout à fait comme eux.
Ce film nous montre que l'on peut réussir si on s’en donne les moyens, si l'on est vraiment déterminé. En effet,la jeune Elle-Marja est prête à tout faire (voler, mentir, s’imposer, accepter toutes les humiliations) pour changer de vie.

De plus, il dénonce la violence de la haine gratuite.Par exemple, j'ai trouvé le passage où Elle-Marja se fait entailler l’oreille par de jeunes Suédois (comme pour marquer un animal) totalement insupportable. C'est une scène atroce car le personnage perd son identité d'être humain, sans raison, juste parce qu’elle est lapone.

Dans notre classe, la majorité des élèves sont issus de l'immigration et nous avons tous été particulièrement sensibles à l'histoire d'Elle-Marja.
Doit-on renier, comme Elle-Marja, sa culture d'origine pour s'intégrer et être accepté dans une société qui n'est pas la notre ?
Faut-il abandonner sa famille comme elle l'a fait ?
A-t-elle raison de rejeter sa sœur en la traitant de "sale laponne", de changer d'identité et de tuer son renne pour marquer son refus ?

Et que penser de son itinéraire ? Prend-elle vraiment la bonne route ? Car finalement elle choisit le peuple qui l’a rejetée et a humilié les siens pendant des siècles, et qui continue, aujourd’hui encore, à le mépriser .

Le choix de cadrage en gros plans nous permet d'accompagner le personnage d’ Elle-Marja et d’être proche d’elle mais pour autant on ne comprend pas forcément ses choix si ce n'est qu'elle n'a qu'une idée fixe: réussir sa vie.
Est ce vraiment ainsi que l'on réussit sa vie ?

Les paysages du film sont beaux . Les images sont belles.
C'est un film émouvant, original et nouveau à nos yeux qui ne sont pas habitués à voir des films de ce genre.Sami, une jeunesse en Laponie nous a permis de découvrir une culture qui nous était inconnue.
Il pose la question des racines, de la mémoire, de la culpabilité car à la fin du film elle demande pardon à sa sœur morte d’avoir tourné le dos aux siens.
Mais n'est ce pas plutôt à elle-même qu'elle demande pardon ?
2PGA
2019/01/21 20:58 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-75-1
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
« Sami, une jeunesse en Laponie »

« Sami, une jeunesse en Laponie », d’Amanda Kernell, sorti le 14 novembre 2018, est un film du genre dramatique. L’actrice principale est Lene Cecila Sparrek. C’est un long métrage réaliste.
Il met en scène une jeune fille de 14 ans, prénommée Elle-Marja ; nous racontant son passé de Lapone, ou sami, et la dureté de sa jeunesse.
Les samis sont un peuple de la Laponie, qui vit proche de la nature, en élevant des troupeaux de rennes. Porter un costume bleu, marquer leurs rennes à l’oreille, chanter des joiks, fait partie de leurs traditions.
Toute l’histoire de ce film repose sur le fait de renier ses origines culturelles. L’histoire est un long flash back dans le passé de la jeune fille. Mais Elle-maria ne répond pas aux exigences corporelles de la société suédoise.
La forte luminosité est due à la lumière naturelle. Le décor aussi est naturel, car le film est tourné dans les montagnes de Laponie.
Certaines scènes, d’après nous inutiles, peuvent gêner les jeunes spectateurs.
Le film n’est pas totalement à notre goût à cause de nombreux moments sans action. Ce n’est pas pour autant qu’il ne plaira pas à une majorité de personnes.
Il nous a appris la culture et les traditions d’un peuple.

Lou et Marie, 2de4 du lycée Le Mans Sud
2019/01/21 20:59 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-76
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
« Sami, une jeunesse en Laponie »

Sami, une jeunesse en Laponie, d’Amanda Kernell, est un film dramatique, racontant la vie d’une sami (une laponne) nommée Elle-Marja, incarnée par Cecilia Sparrok, qui endosse le rôle à merveille.
Sami a été tourné en Suède, plus précisément en Laponie, territoire à cheval sur la Suède, la Norvège et la Finlande.
Elle Marja se rappelle son enfance, qui s’est déroulée dans les années 1930-1940. Ce film parle de la jeunesse de la jeune fille. L’histoire débute quand elle quitte sa tribu avec sa sœur, afin d’étudier dans une école pour les enfants de sa communauté. Un soir, elle s’enfuit de l’internat pour se rendre à un bal, où elle rencontre Niklas, un jeune homme de la haute société suédoise, dont les parents n’apprécient pas les « Lapons ». Sa vie prend alor une nouvelle tournure enjouée de péripéties.
Ce film est assez bon, mises à part quelques scènes choquantes, telles que celle où Elle Marja se fait couper l’oreille par de jeunes suédois, car elle les a menacé avec un couteau sous la gorge. Malgré cela, le film est sympathique.

Deryana et Maywenn, 2de4 du lycée Le Mans Sud
2019/01/21 21:00 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-77
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
« Sami, une jeunesse en Laponie », une jeune fille forcée contre son destin

Le film « Sami, une jeunesse en Laponie » , réalisé par Amanda Kernell, est un drame qui dure 1h53. Elle Marja, une adolescente quitte sa famille avec sa sœur pour aller dans une école réservée aux Samis. À cause de ses origines, qu’elle n’accepte plus, elle décide d’aller étudier dans une école dans une ville suédoise. Sa sœur, elle, est plus attachée à ses origines, ce qui va créer une distance entre les deux sœurs. Cela rend l’histoire un peu plus dramatique encore.
Tout au long du film et de sa vie, le personnage principal a honte de ses origines samies. Les samis sont un peuple nomade, qui élèvent des rennes. Ils leurs marquent l’oreille en signe d’appartenance. Dans le film, de nombreuses apparitions de costumes samis, ainsi de des coiffures, permettent de visualiser leurs coutumes.
De nombreuses séquences de paysages sont présentées pendant de longs moments de silence, ce qui peut ennuyer le spectateur. Mais la musique est souvent en accord avec les actions qui se déroulent.
Je vous conseille de voir ce film, qui est plutôt adressé à des adolescents et des adultes, car il y a des scènes qui peuvent choquer.
Le film est plutôt réussi. On reste captivé du début à la fin. Il plonge le spectateur dans la culture des samis, un peuple peu connu.

Margot et Anaïs, 2de4 du lycée Le Mans Sud
2019/01/28 14:16 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-78
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
Sami Blood appartient au genre dramatique. En effet, il raconte une histoire triste. L’héroïne choisit de renier ses origines pour s’intégrer à la société suédoise. Elle est obligée de faire des choix difficiles. Le film est original parce qu’il montre la culture samie que nous n’avons pas l’habitude de voir.
Elle-Marja est l’héroïne. Elle a du tempérament, elle est courageuse, elle est intelligente. Le récit est introduit par un flashback : au début, elle est âgée. Elle est venue assister à l’enterrement de sa sœur, mais elle ne veut pas rester car elle rejette encore ses origines. Elle part de l’enterrement et se réfugie dans un hôtel ; elle regarde les montagnes où vivent les Samis, ce qui déclenche ses souvenirs. Au plan d’après, on la voit à quatorze ans. Elle est habillée comme les Samis, à l’internat. Bonne à l’école, elle fait tout pour sortir de la culture samie alors que sa jeune sœur cherche à rester parmi les siens. Par exemple, dans la barque qui les conduit à l’école, Elle-Marja est contente alors que sa sœur pleure. A chaque fois qu’elles vont à l’internat, elles passent devant un groupe de chasseurs de cerfs, qui les traitent de « lapones », de manière à les insulter. Elle-Marja souffre de ces insultes, s’énerve. Elle menace un chasseur avec un couteau mais le chasseur, plus grand, la maîtrise et lui marque l’oreille comme on marque les rennes. C’est la première scène de discrimination. On voit encore la comparaison avec les animaux quand des médecins les prennent en photos dénudées. Au cours d’une soirée, elle rencontre un jeune Suédois, dont elle tombe amoureuse ; lui aussi l’aime mais il a honte de ses origines.

A la fin, elle prend conscience qu’elle n’aurait pas dû renier sa famille. Elle se rend dans les montagnes pour rejoindre le camp Sami et faire la paix avec son passé et elle demande pardon au corps de sa sœur.

Le film présente de nombreux zooms et des mises en abyme par des miroirs. Cela donne de l’importance à ces scènes qui sont ainsi mises en relief. Le chant sacré des Sami revient comme un refrain lorsque la petite sœur ne veut pas aller à l’école ou lorsqu’Elle-Marja est obligée de chanter au cours d’une soirée avec des Suédois.

Amanda Kernell, la réalisatrice, veut montrer qu’on peut changer son apparence mais pas ses origines. Il faut toujours faire avec même si ce n’est pas toujours simple d’être intégré.

Ce film est intéressant parce qu’il nous apprend des éléments de la culture et de l’histoire des Samis, peuple nomade qui vit essentiellement en Suède, Norvège, Finlande et une partie de la Russie. Il propose une réflexion sur la discrimination de ce peuple et montre ce que les jeunes, partagés entre deux cultures ont dû subir.

Les actrices jouent très bien leur rôle, malgré leur âge. Elles sont parfaitement crédibles dans leurs sentiments.

En revanche, le film est lent. Il y a peu d’actions, tout est basé sur du psychologique.

Je conseillerais ce film aux personnes qui aiment les films dramatiques, curieux de nouvelles cultures. Mais je le déconseillerais fortement aux personnes qui aiment les films d’action et le suspense.

Arthur Bédouret, 2de7
2019/01/28 14:19 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-79
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
Sami, une enfance en Laponie

La jeune réalisatrice a choisi d’expliquer l’histoire de son pays en racontant le parcours difficile et courageux d’une jeune fille qui choisit de renoncer à son identité culturelle au profit de son identité personnelle. Un long flash-back constitue la majeure partie du film qui retrace le parcours de Elle-Marja qui est une jeune fille vive avec un caractère fort.
Tous les jours elle subit les insultes des enfants suédois qui se moquent de ses habits lapons. Pour ne plus avoir à subir ces moqueries quotidiennes elle rejette alors ses origines laponnes. Pour cela elle commence à changer de prénom et à s’appeler Christina, qui est le prénom de son enseignante. Cette dernière ne veut pas aider Elle-Marja à poursuivre ses études sous prétexte qu’elle est Sami.
Nous sommes en présence d’une mise en scène classique qui convient tout à fait à ce type de film dont le but est de pointer du doigt la discrimination infligée à ce peuple Sami. La réalisatrice enchaîne les scènes chocs comme cette visite médicale où on oblige toutes les jeunes filles à se dénuder et à être photographier nues, puis la scène où elle se fait marquer l’oreille avec un couteau par des jeunes suédois comme s’ils venaient de tuer un renne. La caméra reste axée sur les personnages principaux dont Elle-Marja pour suivre ses péripéties.
On peut caractériser ce film de dramatique car l’histoire du film n’est pas très joyeuse et de réaliste car cette histoire est inspirée de faits réels. De plus, durant le film nous pouvons entendre une musique assez répétitive qui donne un rythme assez lent au film. Nous pouvons voir aussi des magnifiques plans de paysage. Ce film présente une originalité car peu de personnes connaissent ce peuple Sami et donc le découvre en regardant le film.
Pour conclure je pense que ce film vaut la peine d’être vu, il fait beaucoup réfléchir car on peut changer d’apparence mais on ne peut pas changer ses origines, elles sont ancrées en nous à vie. La réalisatrice a fait ce film pour montrer la discrimination qui a lieu sur ce peuple Sami et pas que sur celui-là sur tous les peuples ou populations qui sont victimes de discriminations.
Abel Vignau
2019/01/29 13:03 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-80
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film Same Blood m’a laissé bien indécise pour être honnête. Techniquement, le film est très beau avec de grands plans profitant des paysages de la Laponie, il possède également une belle BO produite par Kristian Eidnes Andersen, sans oublier les costumes très bien reproduits. Ce qui m’a perturbé n’est pas non plus l’histoire en elle-même qui est en fait très basique, un héros qui veut sortir d’un milieu social difficile, mais j’ai été très surprise du choix de la réalisatrice, Amanda Kernell, qui a choisi de faire de son personnage principal une personne qui, par ses décisions et actions égoïstes, est détestable aux yeux du spectateur. La première partie du film nous montre, en plus de présenter les décors, les raisons de son comportement futur (oppression sociale, racisme banalisé, l’envie d’être respecté en tant que personne…). Mais je n’arrive quand même pas à ressentir la moindre compassion pour Elle-Marja, rien à voir avec l’incroyable performance de Lene Cecilia Sparrok qui, à mon avis, a parfaitement saisi l’essence de son personnage. Cependant, ce manque de compassion pour elle m'empêche d’être émue par les scènes qui doivent l’être, même lors de la fin du film, quand Elle-Marja s’excuse auprès de sa soeur et que le film s’arrête sur le “plan de sa rédemption”, je ne ressens que de l’indifférence.
Malgré cette inexistence d’attachement au personnage principal et aux relations qu’elle entretient avec les autres, surtout sa soeur, je considère Same Blood comme un bon film. Car je pense avoir compris la plupart des messages passés dans ce film et qu’ils m’ont réellement touchée et fait réfléchir. Ce premier est donc une bonne surprise pour moi.
Ambre-Allegra Maubois, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/30 15:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-81
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
« SAMI, une jeunesse en Laponie »
De Amanda Kernel, 2018
Titre original « SAMEBLOD »

Dans les années trente en Suède, Elle Marja, jeune lapone, prend conscience des discriminations dont son peuple est victime. Elle est prête à tout pour échapper à cette condition.
La première scène dévoile l’état d’esprit de Cristina, pseudonyme de Elle Marja. Elle est chez elle à Uppsala et regarde la ville par la fenêtre, sa vie, alors que son fils et sa petite-fille frappent à la porte et l’appellent avec insistance car ils doivent se rendre aux obsèques de sa sœur, en Laponie. Elle ne bouge pas, elle ne veut pas retourner vers son passé. C’est un long flash-back qui donne les clefs cette introduction.
Revêtues de vêtements traditionnels, Elle Marja et sa petite sœur se rendent au pensionnat réservé aux Sâmis. C’est là qu’elle découvre le statut inférieur de son peuple. Des anthropologues viennent mesurer et photographier les enfants lapons. Cette humiliation est décuplée par la présence de garçons du village qui observent Elle Marja, nue, par la fenêtre. Le flash, lumière et bruit, souligne la violence de la scène. Lors d’une altercation avec des jeunes suédois, l’un d’eux la plaque au sol et la marque à l’oreille comme les rennes élevés par les sâmis. Bien que brillante élève, elle se voit refuser la possibilité de poursuivre des études car « les cerveaux lapons ne sont pas constitués comme les cerveaux suédois ».
Toute cette violence subie, physique et psychique, renforce sa détermination à mener la vie qu’elle souhaite, devenir enseignante. Elle est prête à tout, renier sa culture, rompre avec sa famille. Elle finit par brûler ses habits traditionnels.
Elle Marja devenue Cristina a réussi à s’intégrer dans la société suédoise au prix du rejet de ses origines.
De retour en terre sâmi, pour l’enterrement de sa sœur, elle sympathise avec des suédois qui se plaignent de l’attitude des lapons. Ces insultes si souvent entendues lui font prendre conscience qu’elle s’est mentie à elle-même. Elle va alors à la fenêtre, regarde le paysage et pleure et se réconcilie avec ses origines.
Ce film est intéressant car il fait découvrir la discrimination d’un peuple méconnu, les sâmis. Il montre également les conflits que rencontrent les minorités discriminées pour s’insérer dans la société, bien souvent au prix du déni de leur propre identité culturelle. Cependant, nous pouvons regretter que le personnage d’Elle Marja n’ait jamais semblé vouloir lutter contre les discriminations dont son peuple a été et est toujours victime.

2 nd3 LPO Langevin-Wallon 94 Champigny-sur-Marne
2019/01/31 10:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-82
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Elle Marja, l’enfant Sami


Sami une jeunesse en Laponie a été réalisé par Amanda Kernell, un film venant des pays du Nord comme la Suède ou encore la Norvège, avec comme acteurs principaux : Lene Cecilia Sparrok dans le rôle d’Elle Marja et Mia Erika Sparrok, sa sœur dans le film comme dans la vie réelle. Le scénario tourne autour d’Elle Marja, la jeune fille se découvre au fur et à mesure de l’histoire.

Ce film nous permet d’avoir une perspective plus ouverte de la culture et de l’identité d’autrui et cela nous instruit.

Amanda Kernell nous transmet tous les sentiments que la jeune Elle Maria peut ressentir, l’un de ceux qui m’a le plus marqué est la solitude : lorsque que le personnage principal quitte sa tribut, qu’elle part seule sans rien pour manger ni boire, sans amis pour lui tenir compagnie, sans plan sur ce qu’elle fera, on ressent une solitude pesante dans l’atmosphère qui s’empare du personnage qui lui-même nous transmet ses émotions. Son imprudence et son inconscience nous démontrent que le besoin d’autrui est universel à chacun d’entre nous. Ce personnage cherche du contact humain et du soutien, elle a besoin de crier à l’injustice face à cette discrimination et ces stéréotypes envers son peuple.

Le spectateur s’associe facilement au personnage très attachant d’Elle, ses émotions nous sont transmises de façon très simple et directe. Par ces émotions et ces sentiments nous apprécions donc ce long métrage.

Océane Cutone et Loup Van Cauwelaert
2019/02/03 16:04 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-84
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Sorti en 2018, Sami, une jeunesse en Laponie est le premier long métrage d’Amanda Kernell, jeune réalisatrice suédoise, qui met en lumière, via un flashback saisissant, le peuple très peu connu des Samis, peuple autochtone du Nord de la Suède, victime de discriminations, de racisme, d’humiliations et de violences de la part des Suédois. Le film évoque avec finesse et émotion l’opposition entre tradition et modernité, entre Samis et Suédois. Il parvient, en grande partie grâce à l’actrice Lene Cecilia Sparrok qui interprète Elle Marja, le personnage principal du film, à nous questionner sur la vision que nous avons de l’Autre.
Elle Marja nage dans la culture Sami depuis sa tendre enfance, chante le joïk avec sa sœur, avec qui elle entretient une relation fusionnelle, porte le costume traditionnel de son peuple et élève des rennes dans les montagnes scandinaves. Après une longue épopée, les deux sœurs, entourées de paysages magnifiques, arrivent au pensionnat réservé aux Samis pour étudier. Les deux jeunes filles découvrent petit à petit l'humiliation de l’anthropométrie ethnique née de théories racialistes. Dans une séquence éprouvante au cours de laquelle le corps des jeunes filles est investi par les scientifiques et un photographe, la mise en scène souligne la violence faite aux Samis en faisant résonner le bruit du flash comme une véritable déflagration. Avec une grande pudeur toutefois, la mise en scène s'efforce de préserver la dignité des jeunes filles samis en refusant de montrer au spectateur la nudité de leur corps qu’exige pourtant le regard froid et déshumanisant du photographe. Par respect pour Elle Marja, « la grande Lapone » qui refuse d’être considérée comme « un animal de cirque », la réalisatrice veille à la cadrer avec dignité.
Marquée par des Suédois à l’oreille, à l’image du marquage que subissent les rennes des Samis, Elle Marja refuse l’identité qu’on lui assigne. Son regard, constamment attiré par le hors champ, exprime chez ce personnage rongé par une forme de bovarysme, la volonté de chercher là où on ne voit pas. Elle brûle son costume traditionnel, prend le prénom et le nom de son enseignante qu’elle idolâtre mais qui refuse de l’aider à continuer ses études car les Samis sont considérés comme intellectuellement inférieurs. Elle Marja veut devenir institutrice et à cette fin, elle se rebaptise du nom de son institutrice, Christina Lajler, pour fuir à Uppsala, la grande ville universitaire suédoise qui symbolise le savoir. Son arrivée à la bibliothèque, filmée en contre plongée, au ralenti, et cadrée de façon symétrique, prend ainsi une dimension épique.
Dans les tous premiers instants du film, le spectateur découvre une femme âgée, appelée Christina par son fils, qui dit avoir été enseignante et qui refuse catégoriquement d’aller à la cérémonie des funérailles de sa sœur. Encore une fois, Elle Marja refuse de se conformer aux traditions des Samis. Pour autant cette scène d’exposition révèle-t-elle réellement une intégration réussie d’Elle Marja dans la « modernité » suédoise ? A première vue, elle a grimpé l’échelle sociale à en croire la veste de costume et la cravate de son fils et le fait qu’elle s’exprime dans un suédois parfait. Dans ses plus jeunes années, elle était bonne élève et eut un amant suédois, Niklas Wikander.
Un doute plane cependant. Un constat très amer s’établit lorsque l’on s’interroge sur les choix déroutants d’Elle Marja. Elle s’invente une vie entière, veut se construire seule mais prend l’identité de l’oppresseur. Malgré son caractère bien tranché, elle restera « l’objet d’étude » des amis de Niklas qui étudient l’anthropologie et lui demandent, dans une séquence qui suscite le malaise du spectateur, de chanter un chant traditionnel sami. Lorsqu’elle demande pardon à sa sœur décédée, on découvre également une vielle femme en colère et mélancolique. Si elle est attirée par la culture suédoise comme le suggèrent les plans qui la montrent caresser des livres, l’acculturation lui semble refusée. Dans une scène significative, la pénétration est littéralement refusée à Elle Marja : les caresses qu’elle échange avec son amant ne restent qu’à la surface des corps, comme s’il n’y avait pas de véritable union entre les deux protagonistes. Niklas pourra ainsi assurer à ses parents qu’il n’y a aucune chance qu’elle soit enceinte. Elle Marja reste à l’extérieur de la société suédoise, et, malgré tout le courage qui la caractérise, elle ne fait que l’expérience du rejet: son intégration est toujours partielle et se heurte sans cesse à des frontières qui, pour être parfois presque invisibles, n’en demeurent pas moins très marquées. Dans la séquence du petit déjeuner chez les parents de Niklas, l’espace de jeu est ainsi coupé en deux : d’un côté, le salon où Christina et Niklas déjeunent et dans lequel émane la complicité du lendemain d’une nuit d’amour ; d’un autre côté, la cuisine dans laquelle les parents de Niklas, représentant l’hypocrisie de la bourgeoisie suédoise demandent à leur fils, qui fait le lien entre les deux espaces, de jeter à la porte la « lapone ». Cette porte close, Elle Marja y sera confrontée plusieurs fois dans le film, une première fois, lorsqu’elle toque à deux reprises chez les Wikander avant de pouvoir rentrer et une deuxième fois, lorsqu’elle est mise à la porte. On assiste par ailleurs à la répétition de certaines séquences emblématiques comme celle qui la voit gravir sans fin les escaliers du parvis de la bibliothèque et également celle où elle pousse les portes de la bourgeoisie suédoise pour être accueillie.
Sami une jeunesse en Laponie apparaît ainsi comme un film précieux car il porte un regard très lucide sur la complexité et les ambiguïtés propres à la quête d’émancipation.

Critique collective de la classe finalisée par Camille Corazzol.
2019/02/04 10:49 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-85
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Sami, une jeunesse en Laponie" est un film suédois réalisé par Amanda Kernell. L’histoire nous plonge en Suède aux côtés d'Ella Marja, une vieille dame qui a rejeté adolescente ses origines lapones. Elle se remémore certains souvenirs de sa jeunesse et toutes les humiliations qu’elle a subies de la part des Suédois. Le film est un long flashback nous racontant son émancipation.
Bien que la narration du film soit classique, celui-ci est intéressant car il donne une image nuancée sur le sujet. En effet, Ella-Marja, devenue vieille, éprouve des regrets.

Ella-Marja est une personne courageuse, forte et ambitieuse, elle n’a pas peur d’affronter la réalité et à se battre pour ce qu’elle croit juste. On peut facilement s’identifier à elle, car c’est une adolescente rebelle qui se cherche et essaie de comprendre ce qu’elle est vraiment. En revanche, elle renie ses origines tout le long du film, des années et des années plus tard, faisant preuve d’égoïsme et d’égocentrisme. Elle abandonne sa famille pour aller vivre avec Niklas en Suède. Une fois rejetée, elle revient auprès d’eux comme si de rien n’était et demande les rennes et les objets de valeurs de son père, pour qu’elle puisse tranquillement faire sa vie de son côté auprès des Suédois.

Le deuxième personnage intéressant est celui de Niklas. C’est un adolescent suédois qui vit dans de bonnes conditions dans une famille aisée. Malheureusement, celui-ci donne une mauvaise image des Suédois, profitant d’Ella-Marja pour ensuite s’en débarrasser, tandis qu’a contrario, les jeunes filles Suédoises apportent un vent de fraîcheur au film. Les autres Lapones apportent leur petit côté humoristique sur certaines scènes du film.

Notre avis sur le film est assez mitigé. D’un côté, "Sami, une jeunesse en Laponie" est un film ambitieux, à fort potentiel, avec un scénario intéressant et des personnages attachants, mais de l’autre, il souffre malheureusement de quelques parties sombres et non éclaircies qui auraient mérité plus d’attention. Il souffre également du manque d’identification que l’on peut ressentir à l’égard de certains personnages.

Patrick V. et Stanley N., 2GT10

2019/02/04 10:57 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-86
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Sami, une jeunesse en Laponie" est un film dramatique suédois réalisé par Amanda Kernell qui se déroule en Laponie (Suède) durant les années 1930. L'histoire nous raconte le destin d'une jeune femme nommée Ella-Marja qui durant sa jeunesse vivait avec sa famille lapone. Un jour, elle décide de tout quitter et de renier ses origines car elle ne supporte plus sa vie misérable et subit des jugements quotidiens par rapport à sa manière de vivre et ses origines sami.
Le film nous parle des discriminations subies par cette jeune femme et sa communauté, mais également d'un peuple victime d'une véritable politique raciste mise en place à l'époque par l’État suédois.
On peut y distinguer trois types de discriminations : physique (les jeunes filles suédoises se moquant constamment à l'école d'Ella-Marja), psychologique (en 1930, les Lapons ne peuvent pas se mélanger aux Suédois) et intellectuelle, car les Samis étaient considérés comme ayant des capacités inférieures aux Suédois. L'événement déclencheur va être quand Ella-Marja va tomber amoureuse d'un jeune Suédois et qu'elle va alors tout faire pour ressembler à une Suédoise "normale".
"Sami, une jeunesse en Laponie" nous a plu car l'histoire est touchante, réaliste et ce type de discrimination existe encore de nos jours dans de nombreux pays. On arrive à se mettre facilement à la place des personnages et on ressent la douleur d'Ella-Marja. On peut comparer avec la série contemporain "Empire" où il est question d’une autre discrimination : celle des Noirs en Amérique du Nord.

Oumnia Z. et Aurore D., 2GT10
2019/02/04 10:59 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-87
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Sami, une jeunesse en Laponie" est un long métrage suédois d’Amanda Kernell. Ce drame dénonce la discrimination du peuple lapon aussi appelé Sami. Le film parle d’Ella-Marja, une femme âgée d’origine lapone qui revient sur ses terres d’origine où elle se rappelle de son enfance. Tout le film est un flashback qui se passe durant les années 30.
L’adolescente Ella-Marja de 14-15 ans jouée par Cecilia Sparrok est une fille rebelle qui veut vivre une vie normale comme une véritable Suédoise : faire des études supérieures, trouver un bon métier et ne pas élever des rennes comme le reste de son peuple.
Le film est intéressant car il évoque les discriminations des Suédois vis-à-vis des Lapons. Par exemple, les parents de Niklas ne permettent pas une relation entre leur fils, un Suédois d’une famille aisée, et Ella-Maria.
Néanmoins il y a certains moments dans le film qui mériteraient d’être plus explicites. Par exemple, la mort du père d’Ella-Marja n’est pas expliquée. De plus, l’histoire semble très concentrée autour d’Ella-Marja qui est égoïste car elle est prête à briser toute relation avec sa famille pour pouvoir vivre seule. Il aurait été intéressant de voir aussi sa sœur qui est plus fidèle à son peuple.

Denis K. et Timéo R., 2GT10
2019/02/06 17:40 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-88
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Critique de cinéma du film : « Sami Blood » (Une jeunesse en Laponie)


« Sami Blood » est un film réalisé par Amanda KERNELL en 2016. Il est sorti en 2018. Il a obtenu le prix LUX en 2017. C'est une réalisatrice et scénariste Suédoise. Le personnage principal est joué par l'actrice Cécilia PARROK.



Le film démarre par la mise en scène d'une vieille femme qui semble imcomprise. Cette scène est ensuite suivie d'un flashback qui nous raconte l'histoire de l'enfance de Elle-Marja, 14 ans, jeune fille Sami qui vit en Laponie. Elle est élevée avec sa petite soeur dans la tradition Lapone. Elle est envoyée avec sa soeur dans un internat pour assimiler la culture et la langue Suédoise. Elle souffre de violence, d'humiliation et a honte d'être Sami. Elle ne se sent pas à sa place. Pour s'émanciper et affirmer ce qu'elle souhaite devenir, elle décide de rompre tous les liens avec sa famille et sa culture car elle rêve d'une nouvelle vie. Mais elle devra faire face au racisme et à la ségrégation des années 30 et cherchera à être reconnue comme une Suèdoise.



Ce film nous montre de magnifiques paysages, il y a beaucoup de travail du point de vue esthétique . Ces choix permettent une mise en valeur du monde sauvage dans lequel évolue Elle-Marja jusqu'à l'âge de 14 ans. La réalisatrice a vraiment travaillé la mise en valeur de la beauté des paysages.

« Sami Blood » est un film de genre dramatique qui évoque la culture des Sami. Il s'agit d'un peuple autochtone d'une zone qui s'étend du nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande ainsi que la peninsule de Kola en Russie. Cette région est connue sous le nom de Laponie, c'est pour cela qu'ils sont souvent appelés aussi les lapons. Nomades, ils vivaient traditionnellement de la pêche et de l'élevage de rennes.



Dans son film, Amanda KERNELL a voulu sensibiliser le public sur les discriminations subies par la communauté Sami et souvent méconnues. En effet, les différences de tradition, de vêtements, de mode de vie, de langue sont mal vues par les Suédois. Elle a voulu faire découvrir à son public ce peuple, d'où ce titre « Sami blood » qui signifie le sang Sami. On découvre aussi sa langue inconnue à l'exterieur de la communauté. Aujourd'hui, elle n'est parlée seulement que par 500 locuteurs. La réalisatrice cherche aussi à nous questionner sur le comportement de l'Etat envers ces personnes. Elle a fait ce choix car elle est née de mère Suédoise et de père d'origine Sami. Elle s'est donc inspirée de l'histoire de sa grand-mère. On peut dire que le récit est en partie autobiographique. Son but est de faire ressentir aux spectateurs cette honte et cette colère vécues et ressenties par les Sami à travers le personnage d'Elle-Marja.



Ce personnage est fascinant et intrigant. C'est une jeune fille avec un fort caractère. Elle a énormément de courage. Par exemple, elle n'hésite pas à menacer avec un couteau le groupe de jeunes qui se moquait d'elle et de sa soeur pour réclamer des excuses. Elle garde d'ailleurs la blessure toute sa vie puisque pour se venger ils lui coupent l'oreille. A travers elle, on ressent les sentiments d'un Sami. On comprend son envie de quitter sa famille et sa culture pour trouver une vie meilleure. Cela nous donne aussi envie de dénoncer les discriminations, de défendre ce peuple et d'apprendre à le connaître. C'est aussi un personnage intrigant, car elle a des réactions disproportionnées par rapport aux reflexions discriminantes, de même vis à vis de sa famille. On a parfois du mal à les comprendre. Par exemple, lorsqu'elle veut quitter l'internat, sa soeur la suit. Mais Elle-Marja lui dit de rester à l'internat, de ne pas partir avec elle. Pourtant, il y a quelques moments dans le film où on se rend compte de l'amour qu'elle lui porte : lorsqu'elle lui raconte une histoire pour qu'elle s'endorme à l'internat et qu'elle se met contre elle, elle fait de même sur son lit de mort. Alors pourquoi partir sans sa soeur ?



Malgrè tout, même si le personnage d'Elle-Marja est très interréssant, les autres ne sont pas très attachants. Ils paraissent très secondaires. La fin nous laisse dans l'incompréhension car elle n'évoque pas la suite de son adolescence et la construction de sa vie. On peut imaginer que tout sera très compliqué. Il y a des passages très longs et inutiles souvent sans musique, avec une ambiance très froide qui ne produisent pas forcément d'effet et de cohérence. Pour autant, cela reste un film très touchant et marquant.
2019/02/09 15:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-90
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
« Sami : une jeunesse en Laponie » : de la discrimination à l’émancipation.

Sami est un film réalisé par Amanda Kernell en 2016 et dont les actrices principales sont Lene Cecilia Sparrok et Mia Erika Sparrok. Il traite de la place des Samis un peuple autochtone dans la société suédoise des années 1930. Plus particulièrement, il retrace la vie d’une Laponne nommée Christina, anciennement Elle-Marja, une jeune Sami qui a rejeté sa culture pour s’en sortir. Mise en internat par l’Etat suédois afin d’assimiler sa communauté, Elle- Marja est jugée et rejeté par les jeunes de son âge mais malgré tout affiche un attrait particulier pour cette société suédoise. Dans ce film nous allons suivre la quête de l’épanouissement de cette jeune laponne et les épreuves qu’elles a dû traverser afin de ne plus faire partie des Samis et vivre la vie dont elle rêvée.

Pour commencer, le racisme occupe une place importante dans le film. Il est constamment vécu par la communauté Sami. La société et l’Etat Suédois n’acceptent pas cette communauté qu’ils jugent anormales. Plusieurs scènes de racisme traversent le film mais la scène la plus marquante est la scène ou Elle-Marja marche seule près de l’internat où les garçons suédois se moquent d’elle en disant qu’elle ne sent pas bon parce qu’elle n’est pas comme eux. Lors de cette scène de provocation Elle-Marja se fait marquer l’oreille comme les cerfs par un suédois. La réalisatrice nous montre la souffrance du personnage avec un plan rapproché et une vue subjective de l’action. Nous avons l’impression dans cette scène que nous sommes un des garçons suédois et que l’on assiste à la souffrance d’Elle-Marja. La caméra est posée à terre et grâce à ce plan nous arrivons à bien distinguer les traits du visage du personnage qui est en train de se débattre et de souffrir. La réalisation de cette scène évoque la métaphore de l’animal : c’est ainsi qu’Elle-Marja est traitée par les Suédois.

Ce film aborde aussi le rejet des Samis par Elle-Marja et l’attrait pour la société suédoise qui dénigre pourtant son peuple. On peut voir cela dans la scène du bal, où Elle-Marja enlève ses habits traditionnels Samis pour mettre les vêtements de son institutrice suédoise. Elle se rend au bal et essaie de se faire une place parmi les Suédois et les Suédoises. Malgré sa timidité, elle réussit à parler à un jeune suédois du nom de Niklas. En le rencontrant, elle change de nom au cours de cette soirée et se fait appeler Christina. Dans la continuité de la scène, Elle ira même jusqu’à insulter sa sœur en la traitant de « sale laponne ». Filmée avec un point de vue subjectif, la caméra portée à l’épaule suit à hauteur d’homme comme si l’on était à la place de la petite soeur et qu’on essayait de l’empêcher de partir. Lorsque Elle-Marja insulte sa sœur, la caméra est en légère contre-plongée afin de montrer que « Christina » est passée du côté de ceux qui dénigrent la communauté Sami et qu’elle est humainement au dessus de sa sœur. Un gros plan est effectué sur les deux visages afin de ressentir l’émotion des deux personnages lors de cette altercation. Toute cette réalisation et cette scène illustre parfaitement le rejet de la société Sami ainsi que l’attrait pour la société suédoise par Elle-Marja.

Pour finir, l’amour occupe également une place importante. On peut parler d’un amour fraternel entre Elle-Marja et sa petite sœur : la scène du cercueil où elle dit au revoir à sa sœur le met en évidence. Il y a également une liaison amoureuse entre elle et Niklas. Cet amour est très complexe mais passionnel comme l’illustre la scène où ils font l’amour. Cette scène est d’une tendresse particulière comme plusieurs scènes dans le film, Christina est un personnage qui n’utilise pas le langage de la parole mais le langage tactile. Lors de cette scène elle établit une sorte de connexion entre elle et Niklas. Mais Niklas a quand même du mal à supporter le regard de la société suédoise sur son amour pour Christina. Cette scène d’amour est filmée en très gros plan et le cadrage très serré crée une sorte d’intimité entre les deux personnages et noue la relation entre Elle-Marja et Niklas.

« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film à voir car il nous fait découvrir la vie de ce peuple malheureusement méconnu et ce qu’ils ont pu vivre dans leur pays. Proche du documentaire, le film nous parle de la vie d’une jeune Sami dans les années 30 et comment elle réussit à avoir sa place dans une société où elle n’est pas acceptée. Ce film donne également une leçon de tolérance envers ces peuples qui n’ont certes pas le même mode de vie que nous mais qui ne sont pas des êtres inférieurs comme certains suédois peuvent le penser encore aujourd’hui. Le jeu des actrices elle-même ayant des origines Sami est excellent, mettre en scène des jeunes actrices Sami est un choix très judicieux de la part de la réalisatrice Amanda Kernell, qui fait réagir la jeune génération suédoise en espérant qu’elle prenne conscience de la discrimination que ce peuple à vécu à cause de leurs ancêtres et pour éviter que cela recommence et que le peuple Sami ne disparaisse à jamais.

Maëva Mancel, classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/02/09 15:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-89
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
« Sami, une jeunesse en Laponie »

En Laponie, une jeune fille de 14 ans, Elle Marja, et sa petite sœur sont toutes les deux élevées par leur mère dans la tradition des Samis. Elles sont envoyées dans un établissement afin d'être éduquées comme des suédoises. Elle Marja est sans doute la meilleure de sa classe, elle s'intéresse à la littérature, à la poésie,...et souhaite devenir institutrice. Mais étant une Sami le « monde » lui est fermé. Lorsqu'elle s'échappe de l'établissement avec une robe de son institutrice afin de se rendre à une fête, elle rencontre un suédois appelé Nikolas et son amour pour lui va la pousser à renier ses traditions.
Pour commencer le racisme d'Etat est un thème très présent dans le film. Les Samis sont particulièrement discriminés. Elle Marja le vit à plusieurs reprises notamment dans une scène où elle veut s'imposer face à un groupe de Suédois. Elle en menace un avec un couteau mais cette menace se retourne contre elle. Le groupe d'homme lui mutile l'oreille afin de lui rappeler qu'elle est Sami. Ce geste fait écho au fait que les Samis ont pour coutume de marquer leur cerf en leur coupant l'oreille. Aux yeux des suédois de l’époque, ce peuple qui vit dans leur pays leur est inférieur. Ils les traitent comme des animaux. Le film nous le montre grâce à une scène marquante où les petites Samis se retrouvent devant un médecin Celui-ci commence par ausculter Elle Marja. Il vérifie la taille de son nez, l'écart entre ses yeux, son tour de tête,...À la fin de tout cela il lui demande de se déshabiller et de se mettre nue devant lui afin de la prendre en photo. Les flashes et le son émis par ses photos sont tellement forts et puissants qu'on voit bien qu'ils effrayent les enfants.
Pour continuer le film évoque le thème du rejet de sa communauté et l'attrait pour la société suédoise. Deux moments qui décrivent bien ce thème. Tout d'abord la scène où Elle Marja fugue de l'établissement afin de se rendre dans la ville où Niklas lui a dit qu'il habitait. Elle prend le train et vole les affaires d'une dame. Lorsqu'elle a changé de vêtement, à l'arrivée du train elle brûle ses habits traditionnels Sami et part sans se retourner. Le reniement de ses origines est aussi exprimé lorsque pour la toute première fois elle rencontre Niklas lors de la fête. Elle ne lui donne pas son vrai prénom mais celui de Christina. Un prénom qui ramène directement à la religion catholique qui n'est pas du tout la sienne. Cette scène montre également son attirance pour la société suédoise. On peut donc en conclure que Elle Marja a intégré son infériorité. C'est donc la raison pour laquelle elle veut devenir une suédoise et faire partie de cette société.
Et pour finir l'amour est représenté de deux manières différentes dans ce film. Tout d'abord, l'amour fraternel partager entre les deux sœurs. La scène très représentative de ce thème est celle où après leur séparation, les deux sœurs se retrouvent. Elle Marja veut partager avec sa sœur ce qu'elle ressent, son sentiment de liberté. Alors qu'elle se baigne dans le lac, Elle Marja invite sa sœur et la fait s'allonger dans l'eau pendant qu'elle la maintien à la surface. Cette scène nous montre que malgré leurs disputes, leur amour sera plus fort .Cette scène est filmée en plan d'ensemble. La réalisatrice nous montre grâce à ce plan le paysage calme qui les entoure et qui contraste avec la ville bruyante dans laquelle Elle Marja veut vivre. Ensuite il y a la liaison amoureuse entre Elle Marja et le suédois Nikols. Lors de la scène où Elle Marja et Niklas déjeunent ensemble après qu'elle se soit rendue dans la ville où il vit. On peut voir que lorsqu'ils sont juste tous les deux Niklas a l'air heureux, mais dès l'arrivée de ses parents il redevient plutôt neutre. Après avoir parlé avec eux, il demande à Elle Marja de quitter la maison. On ne peut donc pas vraiment savoir si il partage les sentiments qu'elle a pour lui. Une deuxième scène nous permet de mieux comprendre. Pendant l'anniversaire de Niklas, des amies de celui-ci demandent à Elle Marja de chanter un chant traditionnel Sami. Quand elle a fini de chanter elle se sauve dehors se sentant humiliée et Niklas la rejoint. On comprend alors qu'il a réellement des sentiments pour elle mais qu'il ne les montre pas devant la société. Cette scène est filmée en gros plan afin de voir que Elle Marja ne parle pas beaucoup mais à besoin de le toucher.
Le film « Sami, une jeunesse en Laponie » est décevant mais il permet d'apprendre des choses plutôt tristes sur un peuple méconnu.
Louanne Le Pape, classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/02/09 15:16 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-91
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
« Sami : une jeunesse en Laponie » : de la discrimination à l’émancipation.

Sami est un film réalisé par Amanda Kernell en 2016 et dont les actrices principales sont Lene Cecilia Sparrok et Mia Erika Sparrok. Il traite de la place des Samis un peuple autochtone dans la société suédoise des années 1930. Plus particulièrement, il retrace la vie d’une Laponne nommée Christina, anciennement Elle-Marja, une jeune Sami qui a rejeté sa culture pour s’en sortir. Mise en internat par l’Etat suédois afin d’assimiler sa communauté, Elle- Marja est jugée et rejeté par les jeunes de son âge mais malgré tout affiche un attrait particulier pour cette société suédoise. Dans ce film nous allons suivre la quête de l’épanouissement de cette jeune laponne et les épreuves qu’elles a dû traverser afin de ne plus faire partie des Samis et vivre la vie dont elle rêvée.

Pour commencer, le racisme occupe une place importante dans le film. Il est constamment vécu par la communauté Sami. La société et l’Etat Suédois n’acceptent pas cette communauté qu’ils jugent anormales. Plusieurs scènes de racisme traversent le film mais la scène la plus marquante est la scène ou Elle-Marja marche seule près de l’internat où les garçons suédois se moquent d’elle en disant qu’elle ne sent pas bon parce qu’elle n’est pas comme eux. Lors de cette scène de provocation Elle-Marja se fait marquer l’oreille comme les cerfs par un suédois. La réalisatrice nous montre la souffrance du personnage avec un plan rapproché et une vue subjective de l’action. Nous avons l’impression dans cette scène que nous sommes un des garçons suédois et que l’on assiste à la souffrance d’Elle-Marja. La caméra est posée à terre et grâce à ce plan nous arrivons à bien distinguer les traits du visage du personnage qui est en train de se débattre et de souffrir. La réalisation de cette scène évoque la métaphore de l’animal : c’est ainsi qu’Elle-Marja est traitée par les Suédois.

Ce film aborde aussi le rejet des Samis par Elle-Marja et l’attrait pour la société suédoise qui dénigre pourtant son peuple. On peut voir cela dans la scène du bal, où Elle-Marja enlève ses habits traditionnels Samis pour mettre les vêtements de son institutrice suédoise. Elle se rend au bal et essaie de se faire une place parmi les Suédois et les Suédoises. Malgré sa timidité, elle réussit à parler à un jeune suédois du nom de Niklas. En le rencontrant, elle change de nom au cours de cette soirée et se fait appeler Christina. Dans la continuité de la scène, Elle ira même jusqu’à insulter sa sœur en la traitant de « sale laponne ». Filmée avec un point de vue subjectif, la caméra portée à l’épaule suit à hauteur d’homme comme si l’on était à la place de la petite soeur et qu’on essayait de l’empêcher de partir. Lorsque Elle-Marja insulte sa sœur, la caméra est en légère contre-plongée afin de montrer que « Christina » est passée du côté de ceux qui dénigrent la communauté Sami et qu’elle est humainement au dessus de sa sœur. Un gros plan est effectué sur les deux visages afin de ressentir l’émotion des deux personnages lors de cette altercation. Toute cette réalisation et cette scène illustre parfaitement le rejet de la société Sami ainsi que l’attrait pour la société suédoise par Elle-Marja.

Pour finir, l’amour occupe également une place importante. On peut parler d’un amour fraternel entre Elle-Marja et sa petite sœur : la scène du cercueil où elle dit au revoir à sa sœur le met en évidence. Il y a également une liaison amoureuse entre elle et Niklas. Cet amour est très complexe mais passionnel comme l’illustre la scène où ils font l’amour. Cette scène est d’une tendresse particulière comme plusieurs scènes dans le film, Christina est un personnage qui n’utilise pas le langage de la parole mais le langage tactile. Lors de cette scène elle établit une sorte de connexion entre elle et Niklas. Mais Niklas a quand même du mal à supporter le regard de la société suédoise sur son amour pour Christina. Cette scène d’amour est filmée en très gros plan et le cadrage très serré crée une sorte d’intimité entre les deux personnages et noue la relation entre Elle-Marja et Niklas.

« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film à voir car il nous fait découvrir la vie de ce peuple malheureusement méconnu et ce qu’ils ont pu vivre dans leur pays. Proche du documentaire, le film nous parle de la vie d’une jeune Sami dans les années 30 et comment elle réussit à avoir sa place dans une société où elle n’est pas acceptée. Ce film donne également une leçon de tolérance envers ces peuples qui n’ont certes pas le même mode de vie que nous mais qui ne sont pas des êtres inférieurs comme certains suédois peuvent le penser encore aujourd’hui. Le jeu des actrices elle-même ayant des origines Sami est excellent, mettre en scène des jeunes actrices Sami est un choix très judicieux de la part de la réalisatrice Amanda Kernell, qui fait réagir la jeune génération suédoise en espérant qu’elle prenne conscience de la discrimination que ce peuple à vécu à cause de leurs ancêtres et pour éviter que cela recommence et que le peuple Sami ne disparaisse à jamais.

Maëva Mancel, classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/02/25 09:35 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-99
Lycée Georges de la Tour, Metz, académie de Nancy-Metz
Sami, une enfance en Laponie : un rêve qui vire au cauchemar

Mise en scène de la discrimination :
Une petite école, au fin fond de la Laponie, est en effervescence : c’est jour de fête ! Ella-Marja et ses camarades ont revêtu leurs plus beaux vêtements traditionnels lapons, ils ont appris des poèmes et des chants de bienvenue pour accueillir des personnalités suédoises venues de la ville. Mais malheureusement, ce qui les attend est loin d’être festif. Dans la salle de classe, appelée par sa jolie professeure suédoise afin de montrer l’exemple, Ella-Marja doit subir de la part des visiteurs d’abord un examen brutal de son visage et de sa bouche, puis une série de mesures de son nez et de son crâne. Enfin, pour effectuer une série de photos sous toutes les coutures, on lui intime l’ordre de se déshabiller complètement. Elle endure alors l’humiliation de se retrouver toute nue au milieu de ses camarades de classe, garçons et filles, des adultes, hommes et femmes, et aussi sous les regards curieux et moqueurs d’une bande de garçons à l’extérieur qui guettent par la fenêtre ce qui se passe à l’intérieur. Le même calvaire est subi par les tous les autres enfants de la classe.

Entre deux formes de résistance :
Ella-Marja prend sa revanche en intégrant un lycée suédois et en devenant enseignante, malgré l’opposition ferme et définitive de son professeur, mais ce sera au prix d’un renoncement total et de la perte de son identité, de sa famille, de sa culture. Rejetée par sa propre communauté, elle n’est jamais véritablement adoptée par la société suédoise qu’elle admire tant et dont elle veut à tout prix faire partie. Sa petite sœur effectue le choix inverse : son regard, beaucoup plus critique, décèle l’injustice de la discrimination dont souffrent les Lapons, et c’est en choisissant de vivre selon les coutumes ancestrales de son peuple qu’elle décide de résister. Cependant, elle reste fidèle à sa sœur en continuant de défendre ses intérêts au sein de sa propre communauté. Au soir de sa vie, à l’occasion de l’enterrement de sa petite sœur, Ella-Marja entreprend le bilan de sa vie, et finit par se demander si ce n’est pas sa benjamine qui a eu raison et fait le bon choix.
Sami, une jeunesse en Laponie est donc un film (à voir !) qui propose une réflexion sur les formes de résistance à la discrimination, en particulier raciale.

Les élèves de 1ère ST2S A
2019/03/06 12:14 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-100
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Critique de Sami, une jeunesse en Laponie


Dans les montagnes lapones, se trouve la plus grande communauté Sami de Norvège, qui vit isolée, sans contact avec la modernité et ayant conservé un mode de vie traditionnel.

Le film d’Amanda Kernell, réalisatrice suédoise d’origine sami par sa grand-mère paternelle, met en scène deux sœurs que le destin va opposer. Il évoque, à travers le parcours complexe de ces deux jeunes lapones, deux choix de vie radicalement différents : l’une va rester attachée aux traditions et l’autre va au contraire s’enfuir pour s’émanciper.

Le film s’ouvre sur une scène à la fois émouvante et dure, à l’image du personnage principal, qui est lui-même déchiré. On voit une vieille femme, accompagnée d’un homme plus jeune dont on apprendra qu’il est son fils, et d’une petite fille, qui sont en voiture. Tout est froid, sec, austère dans cette scène : le paysage montagneux tasse les personnages, les mots échangés sont peu nombreux, et la femme ne cherche pas à être agréable. Un malaise s’installe entre les personnages, que le spectateur ressent, jusqu’à la dispute : elle fait arrêter la voiture et ne veut plus poursuivre le voyage. On comprend qu’ils se rendent à un enterrement, que cette vieille femme n’est pas revenue dans cette région depuis longtemps, et qu’elle est accueillie très froidement par les habitants de la communauté sami. Elle se réfugie dans sa chambre d’hôtel et refuse de participer à la cérémonie. Pourtant, à l’intérieur, elle est totalement bouleversée.

Débute alors un autre pan de l’histoire, à travers un retour en arrière. On découvre la jeunesse de cette vieille femme, Elle-Marja alors âgée d’une quinzaine d’années et de sa jeune sœur Jnenna. Elles vivent isolées avec leur mère, vêtues du vêtement traditionnel sami brodé rouge et bleu, en pleine nature dans une sorte de campement rudimentaire et nomade, et en élevant des rennes. Les jeunes soeurs sont obligées de quitter leur famille pour être scolarisées en internat dirigé par une maîtresse suédoise mais réservé aux enfants sami, dans une campagne proche. La différence entre les deux sœurs apparaît pour la première fois à l’écran : l’aînée semble heureuse de s’arracher à sa vie simple et monotone, alors que la plus jeune ne souhaite pas partir et reste attachée à sa famille et ses traditions.

L’école a pour principal but de les intégrer, éventuellement par des brimades physiques, à la culture et à la langue suédoises. Une scène est particulièrement marquante, celle de la visite médicale à l’école. La maîtresse est fière d’accueillir une délégation du gouvernement, pensant être félicitée pour la qualité du travail effectué auprès des élèves. Mais la visite prend un tout autre tournant et devient une scène d’humiliation. En effet, la plus brillante élève qui doit donner l’exemple, Elle-Marja, est obligée de se dévêtir entièrement devant toute sa classe et les adultes présents, ainsi que des jeunes gens à l’extérieur qui regardent par la fenêtre. Il s’agit de prendre des mesures, de noter des caractéristiques physiques et de prendre des photos afin d’établir une typologie pseudo-scientifique des Samis. Elle-Marja prend alors conscience du racisme et de la discrimination dont sa communauté est victime. Elle décide de tout mettre en œuvre pour quitter cette communauté et devenir suédoise. Une rencontre avec un jeune homme lors d’un bal va lui permettre de fuir. Elle part seule vers la ville, abandonnant tout derrière elle. Elle parvient à rentrer à l’université et à faire des études, sans aucun regret ni hésitation.

On revient alors à l’action initiale, et le spectateur comprend qu’Elle-Marja n’est jamais revenue dans sa communauté. Le film est très lent lorsqu’il se déroule dans les paysages sauvages des éleveurs de rennes, pour montrer l’harmonie avec la nature mais aussi la monotonie de cette vie dure et sans divertissement, où l’humain semble écrasé par les montagnes et est presque un intrus. Le rythme s’accélère un peu quand Elle-Marja est en ville et découvre qu’une autre vie existe, notamment à l’université, mais les couleurs restent neutres et presque ternes, comme pour montrer que les individus se confondent, que les identités s’abolissent. La mélancolie, la lenteur sont donc également très présents, ce qui tend à abolir la frontière entre la nature sauvage et la ville.

Le film repose presque entièrement sur le personnage d’Elle-Marja qui apparaît sur tous les plans, et sur sa personnalité forte, entière et presque têtue. Elle est à la fois attachante et détestable. En effet, si le spectateur comprend son aspiration à changer de vie, à vouloir connaître la modernité et les études, il comprend moins le rejet total et sans appel de sa famille, et à travers elle de sa communauté et de ses coutumes. Le détachement progressif et la rupture finale avec sa sœur sont à la fois très émouvants et incompréhensibles, car la dureté et l’apparent égoïsme d’Elle-Marja apparaissent réellement. Elle rompt totalement et définitivement, rejetant son identité pour se fondre dans l’anonymat d’une grande ville, qui n’est jamais montrée. La fin est très elliptique et en partie frustrante, car on ne sait rien de sa vie d’adulte comme si tout ce qui importait était le retour à cette communauté d’origine.

Les larmes de la vieille femme à la fin du film rappellent sans doute cette ambivalence : la tristesse de ne pas avoir revu sa sœur, mais aussi peut-être la prise de conscience d’une erreur. En effet, elle ouvre le cercueil pour voir sa sœur une dernière fois : a-t-elle fait le bon choix en s’émancipant de son identité ?



Critique collective, 2nde 7

2019/03/06 21:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-101
Lycée Jean Calvin, Noyon, académie de Amiens
Amanda Kernell a frappé fort: un film touchant et captivant.


Et oui, ça y est, Sami une jeunesse en Laponie est enfin sorti en France ! Il aura fallu attendre deux ans depuis sa sortie en salle suédoise en 2016. Ce chef d’œuvre raconte l’histoire touchante d’une jeune Samie dans les années 1930. L’héroïne interprétée par Lena Cecilia Sparrok, s’appelle Elle-Marja, elle est âgée de quatorze ans et son adolescence est assez mouvementée puisqu’elle subit la discrimination raciste des Suédois. Certaines scènes sont assez violentes. On voit l’héroïne, par exemple, confrontée à de jeunes suédois qui, pour se moquer des traditions du peuple Sami, lui coupent un bout de l’oreille comme on pourrait le faire à un renne. L’adolescente rêve d’une vie meilleure et va tout faire pour y arriver. Elle connaît également l’amour avec Niklas, un jeune suédois. Leur relation fait découvrir à la jeune fille un aspect positif de l’existence et donne un caractère plus léger au film, ce qui est assez agréable. Malheureusement cette union est basée sur des mensonges puisqu’elle lui cache sa véritable identité en se faisant appeler Cristina. Comme elle se fait rejeter par tous, elle a elle-même des préjugés et de la méfiance à l’égard du jeune homme : ce qui est assez triste et émouvant. On a d’ailleurs un peu l’impression que le personnage principal ne peut compter que sur elle-même, car tout le monde la regarde mais personne ne lui vient en aide.



Ce que nous trouvons également captivant et authentique dans ce film, c’est le parcours initiatique de la jeune femme. En effet, malgré toutes les difficultés qu’elle a à surmonter pour devenir enseignante, elle évolue vers une forme d’indépendance et de liberté vis-à-vis des traditions de son milieu familial. Autre fait qui nous a marqué, c’est le peu de dialogues qui peut nous faire réfléchir aux choix cinématographiques de la réalisatrice. Elle se concentre davantage sur les émotions des personnages grâce aux plans rapprochés sur les visages.



Pour conclure, nous dirions que ce film trouve un juste équilibre entre des scènes rudes, choquantes et des scènes touchantes et délicates. Pour une première réalisation, nous trouvons qu’Amanda Kernell a frappé fort ! Nous recommandons ce film à tous car il est non seulement agréable à voir en nous faisant vivre une belle histoire, pleine d’espoir, mais il nous propose aussi de découvrir un pays et la culture du peuple Sami.



Les élèves de la classe de 2nd7
2019/03/10 18:48 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-102
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
Lettre à Njenna


Uppsala,

19 avril 1992,



Njenna ma petite sœur,

Je ne saurais t'exprimer mes regrets, je peux toujours essayer mais cela m'affecte et il a toujours été difficile pour moi de me retourner vers le passé, je pense que tu l'avais remarqué...

Aujourd'hui tu n'es plus, et pourtant, pour mon cœur, tu es et seras toujours présente.

As-tu remarqué comme il est difficile de parler à quelqu'un qui ne vit plus ? qui ne réagit plus et à qui ont a fait du mal, mais il est si facile de se livrer à l'écrit …

Tu sais, j'ai compris beaucoup de choses lorsque l'on m'a dit que tu marquais des rennes pour moi. J'ai compris l'une des choses les plus importantes : l'amour que nous nous portions, même après les épreuves que nous avons rencontrées, était infiniment puissant.

Je n'ai jamais cessé de penser à toi, cela malgré la distance et le temps. Peut-être était-ce cette culpabilité et cette petite tristesse qui m'y ont fait songer ou alors cette question, tu vois cette question pour laquelle je n'ai jamais eu de réponses, seules des suppositions, je me demandais : Qu'a-t-elle pu ressentir à mon égard après mon départ ? De la tristesse ? De la haine ? De l'anxiété ? Quels sentiments ? »

En chantant des « joik » à mon fils, je nous revoyais, nous, notre famille, l'école où nous étions , et ce sont dans ces moments-là que des souvenirs, aussi joyeux que tristes, ont envahi mes pensées.

De grands sentiments que j'ai toujours essayé de cacher m'envahissent : la culpabilité car je t'ai laissée, je n'ai pas été assez présente dans ta vie, je suis partie alors que tu n'avais que neuf ans ; la honte , comme lorsque je suis revenue pour vous prendre un renne et prendre la ceinture de notre défunt père afin de les vendre ; le regret, celui de m'être créer une nouvelle identité et d'avoir renié mes origines et mes traditions ; la haine, celle que j'ai envers moi-même parfois.

Je sais et je suis consciente du mal que je t'ai causé et je m'en excuse. Le plus dur, je pense, est le fait de se dire qu'il est malheureusement trop tard , qu'on ne peut changer le passé et surtout, qu'on ne puisse le rattraper.

J'ai renié, mes origines, ma famille , essayer d'oublier mon ancienne vie à vos côtés, changer d'identité.

Mais tout m'a rattrapé et j'ai compris que tous ces changements ne m'ont pas fait autant de bien que ce à quoi je m'attendais. J'ai pu devenir une « suédoise » et une enseignante , avoir une famille mais il me manquait quelque chose...mes racines.

Je t'adresse ces quelques lignes, ces quelques phrases, ces quelques mots en guise de pardon…

Ella-Marja

Lauryn Leveillé 2°7
2019/03/11 07:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-103
Lycée PRO Léonard de Vinci, Antibes, académie de Nice
SAMI, UNE ENFANCE EN LAPONIE.
Ce film d'Amanda Kernell raconte l'histoire de Elle Marja, une jeune fille de 14 ans, d'origine Samie. Elle doit rompre ses liens avec sa famille, ainsi que sa culture pour réaliser son rêve: devenir une Suédoise à part entière car en Suède le peuple lapon, jugé inférieur est victime de racisme, de brimades et d'humiliations.
Nous sommes dans les années 1930, l'idéologie des hiérarchies entre les "races" domine.
Le public est plongé dans des paysages sauvages, vastes paysages de toundra qui nous font mieux ressentir la sauvagerie de cette vie.
Adolescente débrouillarde elle croit en la réussite de ses rêves, rêves qu'elle ne peut atteindre
qu'en reniant ses origines, en coupant les liens avec les siens.
En devenant une "suédoise ordinaire" ses origines la rattrapent malgré tout, le regret l'envahit. Entre les plans larges des paysages infinis, la réalisatrice filme les visages, nous fait lire la tristesse, la fatigue, les sentiments de chacun.
Devenir une nouvelle personne est-il réellement possible?
Notre identité nous rattrape toujours, quoiqu'il arrive, même si l'on tente de s'en émanciper.
ANTIBES, LYCÉE LÉONARD DE VINCI, CLASSE DE TERMINALE BAC PRO TEB, Jessy Chanal, Romane Comino, Loïs Di Martino.
2019/03/11 16:44 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-104
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Sami, une jeunesse en Laponie

Issue d’une famille composée d’une mère Suédoise et d’un père d’origine Sami, Amanda Kernell est réalisatrice et cinéaste. Elle a obtenu l’année passée des prix importants qui lui ont notamment permis de faire distribuer et soutitrer son premier long-métrage « Sami, une jeunesse en Laponie » dans de nombreux pays. S’inspirant de sa propre histoire familiale, elle retrace à travers ce film le vécu de sa grand-mère.
« Sami, une jeunesse en Laponie » est un excellent film. Situé dans un cadre de vie et de lieu qui ne nous est pas coutumier et nous fait découvrir un monde différent, le film montre avec force l’oppression d’un peuple du nord de la Scandinavie, les Samis. On adopte le point de vue d’une jeune Sami, Elle-Maria, qui subit avec ses camarades de classe des moments de terribles inégalités. La réalisatrice parvient, au moyen de la musique et des prises de vue, à nous faire compatir pour ses personnages. Le film révèle une réelle étroitesse d’esprit de la part des gens autrefois comme aujuourd'hui sans doute et semble la dénoncer implicitement. En effet, alors que les élèves samis font déjà école à part, une visite médicale a lieu , qui étreint le cœur et l'esprit par son injustice et sa réalité. Kernell n'utilise pas de musique, de sorte que, spectateur, l’on se sent presque coupable de l’acte se déroulant sous nos yeux impuissants. Les enfants sont forcés de se dévêtir et de se laisser mesurer de tous les côtés, tels des animaux de foire ou une espèce rare. Ce film est donc terriblement touchant et grave, mais surtout, il est vrai.
Le jeu des couleurs est aussi très important, puisqu’il exprime les sentiments des personnages par des tonalités variant au gré des humeurs et de ce qui représenté.
De plus, le film est facilement compréhensible puisqu’il commence avec Elle-Maria à l’aube de sa vie, qui a renié les siens. Elle plonge dans ses souvenirs avant de revenir à la réalité pour se rendre compte de ses erreurs. C’est donc aussi une réelle instruction d’une vie que nous pouvons tous avoir, et des choix qui nous guident.
J’ai vraiment aimé ce film et le conseille à tous. Je ne vois pas de points négatifs à relever, sinon qu’il est un peu long, mais sa sincérité et son réalisme sont bien plus importants. Il se termine en laissant dans nos esprits une question essentielle, qui fait intensément réfléchir : «  Faut-il, pour s’intégrer, rejeter sa propre culture ? »

Jeanne Febvay, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/11 16:53 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-106
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Dans le film d’Amanda KERNELL « Sami, une jeunesse en Laponie », on rencontre Christina, une dame âgée, enseignante à la retraite, qui ne veut pas aller à l’enterrement de sa sœur laponne. Forcée par son fils et sa petite-fille, elle s’y rend quand même. Dévisagée par tous lorsqu’elle arrive, elle refuse l’invitation de passer la soirée chez les Sami, son peuple d’origine. Elle s’isole alors à l’hôtel. Lors d’une fête, les souvenirs de sa jeunesse lui remonte à la tête. On la voit adolescente, avec sa sœur. Les deux jeunes filles partent à l’école. A cette époque Christina s’appelait encore Elle-Marja. Mais suite à de trop nombreuses discriminations, à sa soif de devenir une autre personne ainsi qu'à la rencontre de Niklas un jeune suédois , la jeune fille finit par se couper de ses proches et de ses origines pour devenir celle qu’elle rêve d’être. Le flash-back terminé, Christina décide de se rendre sur le lieu de son enfance et remet surement en doute ses choix qui font d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.
Dans son film, Amanda KERNELL laisse une grande place à la discrimination, aussi bien dans le déni du peuple Sami que dans le comportement de chacun des personnages et ce tout au long du film.
Nous avons trouvé le film très triste mais intéressant. Très triste car elle rejette ses origines, sa famille et ses coutumes, mais le débat sur les choix de Elle-Marja (le fait de partir pour s’épanouir personnellement ou de rester à défaut de poursuivre ses rêves ) est compréhensible et le point de vue varie selon chacun. Le film est plutôt poétique, que ce soit les dialogues ou les décors. Le paysage est vraiment spectaculaire et la réalisatrice a su comment les mettre parfaitement en valeur.
Le message qu’a surement voulu faire passer la réalisatrice est que la différence est un détail. Elle-Marja n’a pas été accepté en temps que tel car elle faisait partie du peuple lapon, ce qui est vraiment injuste car elle est tout aussi humaine que les autres. Elle dénonce donc la différnce que fait l’Homme entre certains peuple alors qu’il n’y en a pas faire.

Nina MOUREL FRIES, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/13 14:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-108
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
"SAMI, une jeunesse en Laponie"
Manon 1L



"Sami une jeunesse en Laponie" est un film dramatique et un récit initiatique suédois écrit et réalisé par Amanda Kernell et sorti en 2016. Amanda Kernell réalise ici avec succès son tout premier long métrage, récompensé par le prix Label Europa Cinemas du meilleur film européen.

L’histoire se passe donc en Laponie. Les paysages de montagne sont magnifiques. Et l’actrice principale Lene Cecilia Sparrok est très touchante dans le rôle d’Elle Marja jeune. Christina vient de Suède et accompagne son fils pour l’enterrement de sa sœur. Durant cette cérémonie, les souvenirs des humiliations qu’a subies Christina dans sa jeunesse lui reviennent en mémoire. Elle revoit son adolescence parmi son peuple, les Samis, le temps où elle s’appelait encore Elle Marja. Elle a dû changer d’identité pour échapper à son destin trop incertain (à sa famille et à son école). Elle a en effet décidé de quitter son peuple pour vivre une vie normale, au cœur d’une ville suédoise. Elle désirait vivre comme les Suédois, être traitée comme l’une des leurs.
Dans ce film, le personnage d’Elle Marja est très émouvant car ce qu’elle a vécu durant toute sa jeunesse a été difficile à vivre, à mesure qu’elle se rendait compte que la différence de son peuple était méprisée par les Suédois. Le jeu d’acteur nous fait ressentir toutes la souffrance subie par ceux qui, face à l’humiliation, n’ont pas d’autre choix que de renoncer à leurs véritables origines, pour vivre une vie meilleure. La réalisatrice montre la violence de ceux qui ostracisent les individus qui n’ont pas la même origine ou la même langue qu’eux.
Certains scènes sont poignantes, comme celle ou Elle Marja décide d’abandonner sa famille pour vivre comme une Suédoise ; d’autres peuvent même choquer comme celle où on coupe l’oreille d’Elle Marja car elle a voulu se défendre contre des jeunes Suédois qui la harcelaient.

2019/03/13 15:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-109
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Critique rédigée par Amaury, 1ère L


Le film "Sami, une jeunesse en Laponie" est pour moi, la découverte du peuple Sami et d’une région du monde encore inconnus pour moi.



Au fur et à mesure de l’histoire, on comprend et on vit le dégoût de la jeune fille protagoniste du film, pour son peuple natal qui reste en retrait de toute évolution depuis des centaines d’années.

Elle Marjä ne veut pas vivre comme « une bête de cirque » et être observée par les touristes venus à la découverte de cet endroit peu connu.



La confrontation entre la vie avec son peuple et une vie sociale développée en Suède vont changer la jeune fille. Flashback avant le début de l’histoire, nous découvrons Elle Marjä alors âgée, à l’enterrement de sa sœur.

Avant même de connaître son histoire, elle semble être blessée par le temps et par son histoire.

Le spectateur est alors en mesure de ressentir le courage et la détermination qui animent la jeune fille.

L’envie de partir de son peuple est à son apogée lorsque sa mère lui donne la ceinture d’argent du père de famille pour qu’elle puisse réaliser son rêve : financer ses études à Uppsala en Suède.

C’est la scène de déchirement, de transition entre deux vies. À partir de cet instant, sa vie au sein du peuple Sami n’est plus que du passé.



L’histoire de cette jeune fille est une histoire touchante et sincère. Le public doit prendre conscience que ce peuple subit encore à l’heure actuelle des actes racistes.

Un film remarquable, qui nous fait prendre conscience de la fragilité de certains peuples traditionnels et qui fait réfléchir les spectateurs sur l’intégration des autres, notre identité ou encore notre mode de vie.





2019/03/14 09:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-110
Lycée PRO Jean Moulin, Les Andelys, académie de Rouen
Même si une majorité d'entre nous a reconnu les bénéfices à avoir vu ce film pour le moins déconcertant, le film a divisé la classe; voici pourquoi :
 Pourquoi le film ne nous a pas convaincus :
Ce film ne nous a pas plu, et l’histoire ne nous a pas emportés car la mise en scène n’était pas assez dynamique, et les jeux d’acteurs trop peu expressifs. Nous avons trouvé certains événements marquants du film peu crédibles, comme la scène de l’oreille d’Elle-Marja, coupée par les jeunes du village. Ce personnage, central, pousse à abandonner les autres personnages que nous aurions aimé voir développés davantage. La rareté ou la simplicité des dialogues nous a parfois gênés dans certaines scènes présentant Elle-Marja vieille. Cette histoire est très longue pour le peu d’information sur la vie d’Elle-Marja en Suède, et nous avons trouvé la fin très décevante, voire incompréhensible.

 Pourquoi faut-il aller voir ce film ? Il faut voir ce film parce qu’il aborde la question du racisme, et malheureusement c’est un phénomène toujours présent dans le monde actuel. Les mouvements de population ont toujours participé grandement au développement économique des pays d’Europe, et grâce à ce film nous pouvons voir les difficultés d’adaptation d’une population face à une autre culture. Par ailleurs, nous avons apprécié de découvrir les paysages et la culture de la Laponie. Les décors, les costumes contribuent à nous faire voyager dans ce pays totalement inconnu. Le personnage d’Elle-Marja, une battante pleine de ressources, nous a conquis par sa résistance, sa détermination. Nous avons été touchés par le jeu d’actrices des deux jeunes comédiennes, dont les émotions étaient palpables et facilement appréhendées. Ce film nous a émus, tout en nous faisant réfléchir aux dangers de la vision raciste de l’espèce humaine.
2019/03/14 17:55 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-111
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film SAMI blot par Anaëlle et Amélia

Plaines lapones peuplées de rennes, villes suédoises peuplées de dangereux charmeurs, chemins enneigés semés d’embûches, trajets vers l’école longs et difficiles …voilà le cadre de vie d’Elle-Marja, jeune sami qui souhaite se défaire de sa culture et de ses traditions pour exister. Mais le patrimoine des Sami pèse sur ses épaules : mode de vie précaire dans des tentes plantées au coeur de paysages figés par le froid, la neige et la glace, élevage de rennes… Trahie, battue, marquée comme un animal par de jeunes brutes racistes, Elle-Marja va s’efforcer d’écrire seule son destin dans un monde hostile qui lui rappelle sans cesse qu’elle sent mauvais et que son peuple est indigne de la Suède. On l’observe, on l’étudie comme une bête de foire, ce qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de notre propre Histoire.
La réalisatrice, Amanda Kernell, d’origine Sami par son père, signe là un film d’une grande justesse et d’une belle sensibilité qui dénonce la discrimination d’un peuple que l’on connaît peu ou mal, au nord de la Suède, entre la Norvège et la Finlande. Le film est d’ailleurs symboliquement co-produit par la Suède, le Danemark et la Norvège comme dans une volonté de résilience commune.
Le film repose sur un enchaînement de flash-back d’Elle-Marja âgée de retour auprès des « siens » à la mort de sa petite sœur. La mélancolie du personnage transparaît dans une mise en scène souvent lente et des plans rapprochés qui révèlent une vraie douleur du souvenir. Les corps et les visages souvent meurtris sont filmés de très près, nous plaçant parfois dans une attitude inconfortable de spectateur-voyeur. Certaines scènes sont presque insupportables par leur violence, qu’elle soit physique ou psychologique : l’examen médical, l’oreille coupée, le bal nocturne… autant de scènes dures à regarder mais tellement révélatrices de la monstruosité dont l’homme est capable.
Cependant, ce qui reste de ce film une fois terminé c’est l’impression d’avoir découvert un univers aussi brutal que splendide, un pays divisé, discriminant mais lumineux dans lequel sont opprimés les Sami et une jeune comédienne très convaincante, souvent émouvante dans sa rébellion. Sami blod dénonce l’oppression d’un peuple, le rejet de ses traditions et même de ses chants pourtant envoûtants, ces mêmes chants qui vous enchanteront et vous hanteront encore bien après la séance tout en vous invitant à une profonde réflexion sur l’homme tant son propos reste et demeure (malheureusement) universel et atemporel.
2019/03/14 18:04 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-112
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film : Sami, une jeunesse en Laponie

Sami, une jeunesse en Laponie est intitulé Same Blod en suédois car le film est originaire de ce pays nordique, tout comme sa réalisatrice Amanda Kernell. Cette femme qui d'habitude crée des courts métrages s'est lancé le défi de faire son premier long métrage. Il faut reconnaître que c'est un franc succès car grâce à ce dernier elle a été récompensée à Venise durant la Mostra par le prix de la meilleure réalisatrice !
Cette vraie magicienne a réussi à faire de Same Blod un film atypique tout en traitant d'un sujet assez classique : la discrimination. Cette magie n'est pas féérique comme dans Harry Potter, la vraie magie de ce film est de nous faire ressentir des émotions puissantes que ce soit la gêne, la joie, la colère, la tristesse. Tous ces sentiments sont différents mais leur impact sur nous se valent presque tous, ils sont forts, ce qui fait qu'on ressort bouleversés.
Mais comment Amanda Kernell fait-elle cela ? Je ne saurais vraiment l'expliquer, c'est peut être cet agencement de la musique, des différents plans et des jeux de profils de la personnage principale.
En parlant de personnage principal dans ce long métrage nous suivons l'histoire de Elle-Marja une jeune fille Lapone, qui appartient au peuple Sami méconnu du grand public, mais qui refuse sa situation. Elle décide alors d'essayer de s'intégrer dans une société suédoise des années 1930 complètement raciste et méprisante à son égard. Cela lui vaut de nombreuses scènes d'humiliation dont celle de l'anniversaire où des inconnus lui demandent de chanter un joïk (magnifique et envoûtant chant traditionnel Sami) à la suite duquel ils l'étudient comme une bête curieuse.
Le rapport au corps est omniprésent, car Elle-Marja est sans cesse jugée là-dessus, tout comme les gros plans qui le valorisent ou le présentent sans complaisance : la scène du cours de danse la plonge dans un environnement hostile, elle n’est pas suédoise et son corps ramassé, ses cheveux bruns le lui rappellent sans cesse, s’opposant douloureusement aux silhouettes élancées des « vraies » jeunes suédoises.
Pour conclure je dirai que Sami, une jeunesse en Laponie est un film sensible, avec des scènes parfois difficiles à regarder qui nous font passer par de nombreux stades émotionnels. C'est aussi une œuvre qui nous questionne sur notre identité, notre rapport aux traditions ainsi qu'à nos origines et surtout notre perception de l'étranger. Alors je ne peux que recommander ce film à ceux désireux d'en connaître plus sur le monde qui les entoure.

Clémentine
2019/03/14 18:21 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-113
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Sami une jeunesse en Laponie (2016) critique de Théo et Maxime

Sami Blot est une comédie dramatique de la réalisatrice suédoise Amanda Kernell qui jusque-là faisait des courts métrages. Née en 1986, elle réalise son premier long métrage et grâce à celui-ci, elle remporte en 2016 le prix de la meilleure réalisatrice à la Mostra de Venise. Elle est accompagnée de la jeune actrice norvégienne Lene Cecilia Sparrock née en 1997. Cette jeune femme est elle-même une actrice d'origine sami.
Dans ce film, une lapone prénommée Elle-Marja tient le rôle principal. Elle et sa sœur, Njenna, vont à l'école et subissent, comme tous les lapons dans les années trente, des humiliations. Leurs parents sont éleveurs de rennes, c’est une vie difficile au coeur d’une nature hostile et dans un territoire que plusieurs nations se disputent, Suède en tête. Après avoir rencontré Niklas, Elle-Marja décide partir en ville pour revoir le jeune homme et s'intégrer dans la société urbaine suédoise.
« Les rennes de l'ennui » selon nous. Elle-Marja, âgée, doit retourner en Laponie longtemps après en être partie. Elle, son fils et sa petite-fille sont en voiture pour assister à un enterrement. Elle reste muette, fermée, ailleurs...
Le film débute lorsque Elle-Marja est une vieille femme. Statique au bord de la fenêtre, un gros plan dévore son visage, de profil, alors que derrière elle, les gens font la fête, dansent, bougent, elle repense à son passé en regardant l'hélicoptère emportant son fils et sa petite-fille vers les terres qu’elle a quittées, pour ne pas dire reniées afin de changer d’identité, en tant qu’institutrice avec un nouveau prénom au consonances plus suédoises. Le film remonte le temps, le temps où la femme était encore une adolescente, son enfance, le passage de sa vie où elle a connu les pires humiliations possibles comme quand on lui a coupé un morceau d’oreille, pour lui ancrer dans la chair ce rituel lapon destiné aux rennes et la marquer ainsi à vie . Les gros plans sont récurrents, obsessionnels dans ce film : gros plans sur cette oreille meurtrie, sur un lavabo, sur son visage. Certes la découverte de la culture lapone et de ses traditions est intéressante tout comme la manière de voir comment ces lapons sont humiliés et discriminés par les citadins. Mais il y a beaucoup trop de psychologie latente ...ce qui coupe souvent le rythme du récit et des flashbacks, alors oui ce n'est pas censé être un film d'action mais dès qu'il se passe quelque chose, la scène semble comme en suspens... et cela passe à autre chose.
Des dialogues peu convaincants, des scènes globalement languissantes rendent ce film un peu maladroit, un film où l'ennui prend le dessus sur la psychologie et l'intrigue malheureusement. C’est un film plein de bonnes intentions mais les bonnes intentions et les bons sentiments font-ils toujours de bons films ?
2019/03/15 11:40 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-114
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Le film, « Sami, une jeunesse en Laponie », est une fiction. Celui-ci débute avec une vieille femme prénommée Elle-Marja et son fils en route pour la cérémonie funèbre de sa sœur cadette au nord de la Suède. Cela la renvoie au douloureux combat mené quand elle avait 14 ans. La réalisatrice Amanda Kernell utilise le procédé d'un long flash-back pour raconter comment cette adolescente Sami, appartenant au peuple Sami, a fui sa communauté, honteuse de ses origines, au sein d'un peuple considéré par les Suédois comme des « bêtes de cirque ».  . D’autre part,ce long métrage est un film instructif car il parle d’Histoire, de culture, d’empathie, de sociologie… De plus ce qui nous frappe, c'est la force de cette adolescente, privée de sa jeunesse, luttant pour se réaliser et de s'émanciper.

Le film relate une période sombre de l'Histoire suédoise pendant laquelle le peupe sami a été vicime d'un racisme d'Etat. Leur styles vestimentaire, leurs différences culturelles les distinguent fortement et, d’après les Suédois, même leur physique est différent. De plus, nous avons apprécié la performance des acteurs et l'émotion qui se dégageait de certains personnages.

La mise en scène nous a semblé classique avec un rythme lent mais tout le long du film, elle semble rendre hommage à la beauté des paysages scandinaves.
Nous avons été cependant frustrées par l'absence d'explications concernant la vie qu'a menée cette femme après son adolescence, sur son parcours. Cela, le long-métrage n'en dit rien et nous laisse l'imaginer.
Pour finir, nous trouvons que ce film vaut la peine d'être vu et d'autre part, il est fort en émotions car le combat d'Elle-Marja pour faire face à ce racisme est incroyable et que ce film permet de nous faire réfléchir sur le fait que nous sommes tous différents et que ces différences permettent de nous faire évoluer ensemble et non d'utiliser le racisme parce que nous avons peur de l'inconnu.

BORDAS Camille et BEAUMATIN Lucie (lycée Paul Eluard, Saint-Junien)
2019/03/15 13:05 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-115
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Le film « Sami, une jeunesse en Laponie » d’Amanda Kernell raconte l’histoire douloureuse et émouvante d’une vieille samie de retour dans la communauté qu’elle a fuie étant adolescente. En effet, ce film est essentiellement composé d'un long flashback qui relate l’histoire d’Elle-Marja qui souhaite couper tout contact avec sa famille, sa culture et son histoire pour être « adopter pas les Suédois » et réaliser son rêve d’être institutrice. Ce long-métrage nous a beaucoup ému par la force des sujets qu’il aborde : racisme, rejet de l’autre ou encore volonté d’émancipation. Nous avons pu ainsi prendre conscience des difficultés auxquelles sont confrontées certaines communautés traditionnelles.
Emma Revet et Célia Fernandez, seconde 3 (Lycée P. Eluard, 87 St-Junien)
2019/03/15 15:48 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-116
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
Lettre à Amanda Kernell, Umeå, Suède

Chère Amanda Kernell,
J’ai eu la chance de visionner votre film avec le lycée grâce au prix Jean Renoir. Sans vous le cacher votre film a été mon préféré d’entre tous. C’est donc pour cela que je me permets de vous envoyer cette lettre. Grâce à vous j’ai appris beaucoup de choses sur la communauté des Samis et sur leurs coutumes.
Le personnage d’Elle Marja est de loin mon préféré : elle est forte, courageuse, a un caractère bien prononcé et n’a peur de rien pour arriver à son but.
Je vais vous parler des scènes qui m’ont le plus marquée et donner mon avis :
- celle où tous les jeunes lapons se retrouvent dans une pièce, avec leur institutrice et trois personnes. Ces personnes viennent inspecter leurs tenues, mesurer leurs nez, leurs têtes, leurs tailles et les prennent en photo dénudés pour les étudier. Les jeunes samis sont forcés d’accepter cette étude. Cette scène m’a marquée car elle est silencieuse, très silencieuse. On entend seulement les bruits des matériaux utilisés et deux ou trois dialogues. J’étais gênée et mal pour Elle Maria. Ils ont brisé son intimité, son honneur, enfin ce qui lui restait... Cette scène m’a semblé très bien réalisée et j’ai très rapidement compris que les Samis étaient pris pour des bêtes de foire et qu’ils étaient considérés comme inférieurs par la société suédoise.
- celle où Elle Maria se retrouve dans une école pour jeunes filles et décide de prendre un prénom typiquement suédois pour intégrer une société qui la rejette, Christina. Une fois encore, on remarque la différence entre elle et les suédoises. Elle Maria alias Christina n’a pas était élevée comme elles et n’a pas appris les mêmes choses. Pourquoi? Pourquoi faire autant de différences dans le fond ! Samis ou suédoises, il n’y en a pas ! Elles peuvent apprendre les mêmes choses et ne pas être vue comme des bêtes curieuses. Cette partie du film a réussi à me révolter.
-Mais la scène qui m’a le plus marquée c’est celle dans laquelle Elle Maria retourne dans son village afin d’avoir de l’argent pour pouvoir continuer ses études. Sa famille voit à quel point Elle Maria a changé, à quel point elle est différente désormais. Je trouve que cette scène dégage énormément d’émotions différentes. Personnellement, j’ai éprouvé de la joie puis de la peine. C’était assez frustrant de voir à qu’elle point elle a tout rejeté pour s’assimiler.
Tout ça pour vous dire que j’ai vraiment adoré votre film. C’est une très belle histoire, bien réalisée et qui, à mon avis, devrait être vue et comprise comme je l’ai comprise.

Une admiratrice de France.
Cheyenne, lycée Gambetta de Tourcoing
2019/03/15 22:42 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-117
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Sami, une jeunesse en Laponie est un film d’Amanda Kernell . Une vieille femme assiste à l’enterrement de sa sœur avec son fils. Au fil de la journée, réfugiée dans sa chambre d’hôtel, elle se rappelle les souvenirs douloureux de son adolescence. On suit tout au long du film l’histoire de cette jeune fille Lapone qui veut être institutrice et qui se bat pour être acceptée par le peuple suédois.
Dans un long flashback sont évoqués les problèmes et les humiliations qu'elle a subis pendant son adolescence à tel point qu’elle atteint le stade ultime : renier ses origines et changer d’identité, elle ne devient plus alors que le mensonge d’elle-même.
Ce film nous explique l’histoire des sami, leur culture,le racisme dont ils sont victimes, comment ils sont considérés par les Suédois, c’est à dire comme des êtres inférieurs, à peine plus évolués que leurs rennes, mais c’est aussi un film d’apprentissage car le personnage principal Elle-Marja nous raconte comment, adolescente, elle essaie de se construire à travers deux cultures, celle des sami avec ses racines bien ancrées et anciennes et celle qu’elle désire, celle du monde moderne.
Elle voudrait être une femme libre, cultivée et indépendante, telle son institutrice qui est son modèle mais impossible : le harcèlement, le racisme ont une place trop importante, des adolescents lui coupent l’oreille pour la rabaisser au niveau d’un animal .Elle et les enfants Lapons sont examinés tels des cobayes. Alors, Elle-Marja décide de devenir maîtresse de son destin, on la voit petit à petit se détacher de sa famille pour vivre comme une jeune suédoise.
Elle refuse de porter les vêtements traditionnels et vole les vêtements de sa professeur pour se rendre à un bal, tout un symbole. Elle abandonne tout et seule, part pour se construire un autre avenir.
Elle rencontre un jeune Suédois Niklas, dont elle tombe amoureuse, en réalité, elle n’est qu’un jouet exotique à ses yeux. A son anniversaire, des invités lui demandent de chanter un Joïk, chant traditionnel sami, elle accepte, c’est un moment très fort du film, presque magique, où les deux cultures, sami et suédoises semblent enfin s’accepter, partager. Mais cela ne dure que l’espace d’un chant. Très vite, Elle-marja est renvoyée à son statut de Laponne
Alors qu’elle pense naïvement avoir un avenir avec Niklas , il se joue d’elle.
Elle est prise au piège, engluée dans ses deux identités, l’une étant en conflit avec l’autre. Alors tuer son renne, héritage paternel, ne peut rien changer. On comprend à la fin du film où elle pleure sa sœur défunte qu’elle est pleine de regrets. Elle a renié sa sœur, ses origines, sa famille, un prix très cher à payer…pour atteindre son but

Lucile CARRE , seconde bac pro Service
2019/03/17 10:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-118
Lycée Europe, Reims, académie de Reims
Sami nous emmène en voyage dans le temps et dans l’espace : l’existence et l’histoire des Samis nous sont en effet aussi étrangers que les lieux qu’ils occupent !
Ce film aurait pu être une commande de notre prof de français car nous avons toute une partie du programme sur « Identité et diversité » !
La réflexion du personnage principal sur la construction de son identité est une question assez universelle même si elle prend un sens particulier pour un peuple persécuté et même ostracisé.
Finalement, l’attitude ambiguë de l’héroïne(Elle) reflète le sens du mot identité qui est à la fois le même et ce qui se distingue. Comment savoir qui l’on est sans savoir qui l’on ne veut pas être ?
Deux thèmes nous ont plu dans ce film : la difficulté de s’extraire d’une origine honteuse (que l’on a pu analyser chez Annie Ernaux) et les liens parfois contradictoires que l’on a avec ses origines.
Ces questions sont d’autant plus importantes que les migrations sont de plus en plus nombreuses.
Même si certains d’entre nous ont trouvé qu’il y avait des longueurs, le film qui privilégie le point de vue interne nous plonge dans un personnage toujours en recherche de lui-même à la fin de sa vie.
On n’en finit pas de chercher à savoir qui l’on est !
Classe de Terminale Bac Pro esthétique.
2019/03/17 20:07 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-119
Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-eaux, académie de Rouen
Bonjour à tous, aujourd'hui nous allons vous donner nos impressions sur le film "Sami : une jeunesse en Laponie". Il raconte la vie d'une fille Sami du nom de Elle-Marja partie avec sa petite sœur étudier loin de sa tribu. Elles étudient toutes deux dans une école, loin de la ville, où sont regroupés tous les enfants de la même tribu que notre héroïne. Ils sont tous instruits par des professeurs suédois qui leur apprennent les bases de la culture suédoise ainsi que leur langue.
Mais un jour, Elle-Marja décide de braver les interdits et de partir à une fête ou elle rencontre un jeune homme suédois qu'elle décide ensuite de rejoindre chez lui.
Victime de discriminations tout au long de son périple, elle cherchera l'attention des suédois, quitte à renier sa propre culture.

Nos impressions:

Avec cette histoire vraie, nous avons pu nous rendre compte de l'impact de cette histoire. Nous avons également pu découvrir différentes coutumes (ici Suédoise/Sami) ce qui nous a permis de développer notre culture générale.

Une chose des plus surprenantes dans ce film, ce sont les flashbacks de Elle- Marja. De retour sur ses terres d'origine, elle se remémore des souvenirs marquants qu'elle a vécus durant son adolescence. Grâce à ces passages, nous avons pu, nous spectateurs, observer les différentes émotions qu'elle a ressenties pendant son périple. Ses souvenirs étant restés intacts;

Tout au long de ce film nous pouvons ressentir la relation touchante et fusionnelle entre Elle-Marja et sa petite sœur Njenna.

Malheureusement, nous aimons moins certains éléments. Principalement la brutalité marquante des jeunes suédois envers les plus jeunes Sami, et les préjugés des adultes censés être intelligents et qui, pour certains, ne le sont pas dans ce film.

Malgré cela, et avec du recul, nous avons pu nous rendre compte de l'importance de ces scènes car elles reflétaient la réalité du moment.

Dans le film, certaines scènes nous ont choquées réellement car ce que ces personnes vivaient à cause de leurs origines, nous à notre époque, nous ne le vivons plus.

Nous pensons vraiment que toute personne a sa propre identité, ses propres origines et que PERSONNE ne devrait vouloir rejeter ceci !

Assumons-nous ! Jusqu'à notre propre prénom !

Léa, Alexia et Césarine.
2019/04/01 16:58 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-120
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Pourquoi faut-il aller voir ce film?
1. Parce que c'est bien de connaitre une autre culture méconnue chez nous
2. Parce que cela nous a permis de découvrir une nouvelle région
3. Parce que c'est une histoire de racisme mais qui n'est pas basé sur la couleur de peau
4. Parce que c'est bien de savoir les problèmes qu'ont rencontré les Sami à cause de leur mode de vie: le nomadisme
5. Parce que les suédois les considèrent comme non-civilisés sur des critères injustes

Hamdi
2019/04/02 17:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-121
Lycée PRO Hippolyte Fontaine, Dijon, académie de Dijon
Sami, une jeunesse en Laponie (A. KERNELL)


L’histoire commence de nos jours en Suède : une femme âgée va à l’enterrement de sa sœur, avec son fils et sa petite-fille. Elle n’est pas très bien accueillie par le reste de la famille, et n’a pas l’air ravie de les revoir non plus. La suite de l’histoire est un flashback sur son adolescence : dans la Suède des années 1930, Elle-Marja, Samie, 14 ans, affronte le diktat des Suédois qui considèrent le peuple Sami comme des êtres inférieurs. Elle fugue, tombe amoureuse d’un Suédois, et souhaite étudier. Pour cela, il faut payer l’école. Elle retourne dans son peuple pour récupérer son héritage et ainsi quitter définitivement les steppes suédoises.



Ce film nous apprend l’histoire des Samis, sans tomber dans le documentaire. A. Kernell dénonce l’attitude du peuple suédois envers la minorité samie, dont sa grand-mère est originaire. Elle le fait plutôt bien, surtout dans deux séquences d’une violence inouïe : celle de l’anthropomorphisme, ou encore celle où Elle-Marja se fait couper l’oreille par un groupe de jeunes suédois, à la manière du marquage des troupeaux de rennes par les Samis.



Toutefois, certaines séquences contemplatives ralentissent la narration et l’intrigue. Les nombreux silences ne permettent pas toujours de s’identifier aux personnages : on ne comprend pas toujours les silences. Mais Elle-Marja va de l’avant et fait, malgré tout, preuve d’une détermination exceptionnelle qui tranche avec son allure de fillette. Il faut saluer d’ailleurs la performance de la jeune actrice qui l’incarne. C’est un film d’apprentissage intense et précis. On découvre l’histoire coloniale suédoise, une période méconnue et dérangeante qui est très bien filmée.







Mattéo PAGAND et Kyllian SOUDAY, 2ELC2
2019/04/09 19:53 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-122
Lycée PRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Sami, une jeunesse en Laponie


Il y a des films qui vous prennent par surprise et qui font écho brutalement à des histoires que certains d’entre nous avons pu vivre ou vivent encore. Il y a des films qui aident à mieux comprendre le terme d’identité employé à tort et à travers depuis des décennies jusqu’à créer un ministère bien amer. Cette année en français, nous avons tenté de répondre à trois questions qui irriguent le premier long métrage de la réalisatrice suédoise d'origine (quel drôle de mot) saami, Amanda Kernell : En quoi l'autre est-il semblable ou différent ? Comment transmettre son histoire, son passé, sa culture ? Doit-on renoncer aux spécificités de sa culture pour s'intégrer dans la société ?



Le film s’ouvre sur un prologue dévoilant une Elle-Marja âgée dans la Suède d’aujourd’hui accompagnant à reculons ses enfants dans le nord du pays en terres Sápmi pour des funérailles traditionnelles. Butée, elle refuse cette filiation ancestrale, elle renie sa culture familiale dans cette Laponie honnie. Ce terme d’ailleurs dévoile déjà les discriminations dont ont fait l’objet le peuple Saami puisque « lapon » est un mot suédois très péjoratif qui signifie « porteur de haillons ». C’est alors le début d’une odyssée avec une analepse qui permet de reconstituer le parcours intime de la jeune Elle-Marja jouée par l’incroyable Lene Cecilia Sparrok, jeune actrice norvégienne Sami et éleveuse de Rennes dans la vraie vie. Amanda Kernell s’est inspirée de l’histoire de sa propre grand-mère, de la ségrégation contre le peuple Sami dans la Suède des années 30. C’est bien sûr la partie la plus intéressante et bouleversante du film car à 14 ans, Elle-Marja comprend rapidement que son institutrice blonde aux yeux bleus ne la traite pas comme les autres enfants.



Une scène particulièrement violente rappelle l’ouverture du film de Joseph Losey Monsieur Klein avec sa sinistre visite médicale. On voit une équipe d’anthropologues venir mesurer physiquement les crânes des élèves Sami et compter leurs dents le tout dans une nudité méprisante quasi voyeuriste pour des adolescents en devenir, une véritable défloration pour cette jeune fille en pleine construction. Les thèses racialistes de Gobineau se généralisent en Europe, elles seront reprises par Hitler dans Mein Kampf et l’on connait la suite tragique.

Mais dans ce film, c’est oublier la force de caractère de son héroïne Elle Marja qui s’enfuit vers Uppsala, pour essayer de se faire admettre à l’école normale, celle des suédois et donc rompre avec sa culture Sami. Cette histoire est donc une quête identitaire mais aussi un roman de formation irrigué par le sentiment amoureux qui ne sauve pas toujours. On se rappellera longtemps les paysages majestueux de ce bout de Suède ignoré, du regard déterminé de cette jeune fille incroyablement forte, de cette maman qui finit par accepter le choix de sa fille pour une rédemption finale soixante-dix ans plus tard.



La classe de TGA1 du LP Magenta (Villeurbanne)

2019/04/10 19:00 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-123
Lycée Victor Hugo, Marseille, académie de Aix Marseille
LA JOURNALISTE : - « Bonjour à toutes et à tous… Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui car nous avons la chance d’accueillir Amanda KERNELL, la réalisatrice du film Sami une Jeunesse en Laponie sorti le 14/11/2018 sur nos écrans.
Ce film raconte l’histoire d’une vieille dame qui, accompagnée par son fils retourne sur les terres de ses origines et de son enfance au nord de la Suède, pour l’enterrement de sa sœur.
Elle n’a aucune envie de renouer avec sa famille natale et sa communauté, qu’elle a quitté très jeune pour se construire ailleurs…. Dans une civilisation moderne qui lui convenait mieux.
En ce moment de deuil, les souvenirs des humiliations subis à l’adolescente lui reviennent en mémoire.
Amanda, comment allez-vous ?

AMANDA KERNELL : - Bonjour, je suis honorée d’être ici sur le plateau avec vous

LA JOURNALISTE : -Très bien ! alors pour commencer pouvez-vous nous expliquer quel est le but et quels sont les enjeux de ce film ?

AMANDA KERNELL : - Alors comme vous l’avez très bien dit ce film retrace la vie d’une jeune femme EL Marja qui appartient au peuple Sami, en Laponie.
Il montre le parcours de cette jeune fille qui a voulu en rejetant ses origines et en allant au-delà des contraintes et des préjugés, prouver que, même femme, on réussit.

LA JOURNALISTE : On voit aussi que cette jeune fille est sacrément courageuse et très mature nous pensons peut-être que ce sont des traits de votre personnalité que vous avez essayé de transmettre à travers cette jeune fille. Pouvez-vous nous en dire plus ?

AMANDA KERNELL (rires) : Oui en effet j’ai voulu transmettre quelques traits de ma personnalité.
Comme vous l’avez très bien dit L’héroïne est une fille très courageuse, très déterminée qui n’a pas peur d’affronter ses ennemis et qui n’a pas peur d’aller de l’avant.
On le voit dans la scène où elle se fait couper l’oreille par cette horde de jeunes garçons (comme on marque -d’ailleurs- les rennes dans sa tribu.) Or, malgré la douleur et l’humiliation, elle ne part pas en courant si je puis dire …Et continue à se battre !!! Elle est très très courageuse, oui c’est vrai !

 LA JOURNALISTE : - D’accord ! Nous avons aussi vu que vous avez réussi à « entre-mêler » passé et présent de cette jeune fille à travers ce film. Pouvez - vous nous dire pourquoi ?

AMANDA KERNELL : - J’ai en effet utilisé cette technique de « passé présent » principalement pour montrer ce qu’elle devient.
Ce qui me touchait vraiment, était de témoigner en quelque sorte à travers ce récit, du destin d’une femme. Elle nait au sein d’une communauté reclus, et ce, dans un pays libre, en voie de modernisation. Le fait qu’elle soit Laponne, la renvoie au racisme, à l’humiliation, à la non-reconnaissance. On voit qu’après les humiliations (une scène particulièrement frappante et d’ailleurs celle où les enfants de l’école doivent subir une visite médicale. Durant celle-ci, l’autorité suédoise impose une lecture de mensurations normées. Bien sûr, la communauté Lapone ne peut avoir ces critères, puisque, ils sont physiquement l’inverse des Suédois…), ainsi, après ces humiliations constantes- je le répète- et sévères, notre jeune Maria ne baisse pas les bras…

LA JOURNALISTE : Oui, c’est frappant, d’ailleurs …et aussi assez bouleversant, car ce point de l’histoire de la Suède, finalement oublié… Nous rappelle finalement que l’homme est bien peu de chose et reste par lui-même un sujet fragile … !
Cette force que Maria porte en elle, que pouvez-vous nous en dire ?

 AMANDA KERNELL : - Maria est une femme qui même après avoir vécu de nombreuses péripéties a su garder la tête haute.
La voilà désormais devenue une vieille dame, mais qui sublime – comme une chasse gardée, qu’on pourrait prétendre être de l’orgueil- cette assurance. Mais également, cette fierté d’être et d’avoir prouvé que l’on peut vaincre par la culture, les idées et la connaissance toute forme d’obscurantisme.
Je pense que cela peut vous donner les principaux traits de caractère de celle-ci...

LA JOURNALISTE : Bien, Amanda, nous avons été très heureux de vous accueillir parmi nous. Nous vous remercions d’avoir su construire une héroïne positive… »
2019/04/17 19:25 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-124
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
Présentation du film
Sami,une enfance en Laponie
Réalisatrice Amanda Kernell
Film dramatique, biographique
Thèmes : la vie en Laponie, l’adaptation à une autre culture, le rejet de ses origines

Résumé
Histoire d’Ella-Marjan, jeune Lapone, depuis ses 14 ans, son adolescence à travers sa scolarité dans une école ghetto suédoise destinée à forcer les Lapons à s’intégrer dans la culture dominante ; ses débuts de vie d’adulte dans la ville d’Uppsala et le point de retour dans sa famille pour assister à l’enterrement de sa soeur cadette, qui, elle, est toujours restée attachée à ses racines. C’est là qu’elle s’interroge sur son destin et ses choix. Son histoire se passe dans les années 1930 en Suède.

Accroche
Ella-Marja va- t-elle rompre tous les liens avec sa famille et sa culture ?

Critique
Ella-Marja débute son récit dans la peau de cette vieille femme sèche qui assiste, en rechignant, à un enterrement. Qui est mort ? Pour qui a-t-elle accepté de venir dans ce coin paumé qu’elle semble mépriser ? Ella-Marja n’a pas voulu être hébergée par des parents et laisse ainsi son fils et sa petite-fille qui eux-mêmes ne semblent pas bien connaître l’endroit. Elle préfère aller à l’hôtel. Cette femme est d’emblée insupportable. Comme elle est égoïste, méchante, détestable !
Nous la suivons s’installer dans une grande chambre froide. Ses souvenirs rejaillissent et nous emmènent vers son adolescence.
Ella a très tôt mal vécu son appartenance à une peuplade méprisée et ridiculisée par les “vrais” Suédois. On se moque de leurs vêtements, de leurs coutumes, de leur langue, de leur façon de vivre en élevant des rennes. On les insulte. On leur dit qu’ils puent. Qu’ils sont même physiquement différents des autres. D’ailleurs, un jour, des gens viennent les voir dans leur classe. Ella-Marja et ses camarades s’attendent à être félicités pour leurs efforts. En fait, deux hommes les examinent comme des bêtes. Ils mesurent leur tour de tête, largeur du front, longueur du nez. Mais ce n’est pas suffisant. Ils obligent les élèves silencieuses et inquiètes à se mettre nues. Ella-Marja, la plus grande de la classe, est la première. On la force à se dévêtir, à montrer ses seins, ses fesses, sous le regard des autres élèves, de sa maîtresse qui ne dit rien et celui des garçons du voisinage qui les espionnent en ricanant… Quelle humiliation pour cette jeune fille déjà formée ! Ce passage nous a particulièrement choqués, d’autant que la maîtresse laisse faire. Elle aussi méprise ces élèves. Pourquoi Ella-Marja continue-t-elle à l’admirer ?
Elle l’admire et fait tout pour être admirée à son tour, pour être reconnue comme une vraie personne intelligente. Pourtant cette belle femme la traite comme les autres.
Elle pense avoir enfin trouvé sa place auprès d’un jeune homme qu’elle rencontre dans un bal, après avoir fui le pensionnat. Mais lui aussi, tout comme ces parents, la rejettent.
Finalement, tout le film nous montre son combat pour exister comme un être humain normal. Elle aura quelques soutiens, mais c’est seule qu’elle réussira toujours en se battant contre le mépris, le rejet et les humiliations…

A la fin du film, nous refaisons surface dans le présent avec Ella, assise dans un vaste salon, entourée de touristes suédois. Elle fait le bilan de sa vie. Elle n’a plus sa place dans son pays natal ni parmi les Suédois qui continuent à mépriser son peuple. Les touristes, avec leurs remarques toujours aussi critiques sur les Lapons, l’attristent. Quand elle était jeune, on leur reprochait leur mode de vie primitive. Aujourd’hui, on leur reproche de ne pas respecter la nature avec leurs quads dont ils se servent pour garder les troupeaux de rennes.
Muette dans ce grand bar, elle les écoute et s’interroge. A-t-elle trouvé sa vraie place ? Son besoin d’être assimilée lui a-t-il permis d’être plus heureuse ?
Les dernières images sur les terres lapones verdoyantes et intactes nous poussent à imaginer le triste bilan de sa réflexion.


Ce film a été celui que nous avons préféré parmi tous ceux que l’on a vus et qui ont été proposés par le prix Jean Renoir.
Nous l’avons beaucoup aimé. Il est à la fois émouvant, agréable et enrichissant.
Il nous montre l’enthousiasme et le courage du personnage principal. Cette jeune fille est allée aux bouts de ces objectifs même si parfois ces choix semblent avoir été faits à contre coeur.
Nous avons apprécié le personnage d’Ella-Marja. Mais nous n’aurions pas pu faire comme elle. Pour nous, une famille et une culture ont la plus grande importance dans la vie de chacun et on ne doit pas la renier. Nous ne pourrions jamais laisser tomber une soeur, notre famille et notre culture pour être acceptés dans un autre endroit inconnu par des personnes étrangères et méprisantes. Sa façon de repousser sa soeur nous a beaucoup émus. Elle était devenue dure et froide. Et nous n’avons pas compris ses changements, comme si nous étions nous-mêmes rejetés.
Nous avons aussi beaucoup aimé les images qui montraient une nature sauvage et intacte.



Benfarhone Amine - Raaki Soumia -1e STMG2- Lycée Maine de Biran de BERGERAC
2019/04/21 20:27 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-125
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
Samy



Samy, une jeunesse en Laponie, ou Samibö, est un film suédois de ... qui traite des discriminations subis par les Lapons dans les années trente. À travers le personnage principal, il nous retrace l’histoire personnelle de Elja-Maria qui souhaite de s’émanciper de ses origines lapones en s’intégrant à la société suédoise. Le film est un énorme flash-back entre la scène du début, l’enterrement de la sœur d’Elja-Maria qui elle est resté relié à ses origines lapones et la fin où Elja-Maria rejoint son village d’origine.

Ce film a de nombreuses qualités comme la réalisation avec l’utilisation des couleurs dominantes, bleu et vert, qui créée une ambiance froide ou par moment le mépris. On retrouve d’ailleurs ces couleurs dans les costumes et la nature. Il y a certains nombres de scènes particulièrement marquantes et violentes qui sont bien interprétées par les acteurs. On peut citer parmi elles, la scène d’agression de Elja-Maria où elle se fait couper l’oreille, la scène où elle se fait photographier nue et se fait mesurer comme une animale par l’anthropologue, ou encore, la scène où elle tue le renne. De plus, la réalisatrice film de beaux environnements en pleine nature.


Toutefois, le scénario qui se focalise sur l’histoire de deux sœurs, ne nous a pas plu. Le scénario reste flou quant aux contextes historiques : l’histoire du peuple Lapon et les discriminations qu’ils ont subi. Ce manque de contextualisation nous prive d’éléments nous permettant de comprendre les discriminations à leur égard. Comme dit plutôt, le film se centre sur les deux sœurs, et la sœur ainée qui va tout au long du film tenter de s’émanciper de sa famille, de ses origines pour se rapprocher des suédois en cherchant à devenir son institutrice à laquelle elle s’identifie. Malheureusement, au fil du film, Elja-Maria qui se renomme Christina comme son institutrice afin de s’intégrer parmi les suédois devient de plus en plus antipathique. Cela nous empêche de nous identifier avec elle, et provoque notre désintérêt. Cela rend certaines scènes ennuyeuses du fait du développement du personnage.

Pour conclure, Sami une jeunesse en Laponie, est un assez bon film mais souffrant d’une contextualisation trop faible et d’un scénario bancal, centrer sur un personnage trop antipathique pour qu’on puisse s’y attacher réellement.

Lycée Évariste Galois
2019/04/21 21:56 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-126
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
 Sami, une jeunesse en Laponie  est un film en couleur de 2018, réalisé par Amanda Kernell. C'est un film suédois du genre dramatique. Les acteur(e)s de ce film sont Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alstöm, Mia Erika Sparrok, Maj Doris Rimpi, Malin Crépin, Julius Fleischanderl, Olle Sarri et Andreas Kundler. Le titre original de ce film est Sameblod .
Le film raconte l’histoire d'une vieille femme, dans le nord de la Suède venue enterrer sa sœur, qui s’enferme pour fuir les siens, des Samis, des « sales Lapons»… Cette insulte, Christina l’entendait dans sa jeunesse, qui lui revient comme une mémoire réprimée. Dans les années 1930, elle avait choisi de ­renier son identité pour ne plus être un animal de cirque, étudié par les scientifiques suédois qui considéraient sa race inférieure.
Amanda Kernell est une réalisatrice d'une mère suédoise et d'un père d'origine Sami. Elle fait le plus souvent des courts métrages comme « Stoerre Vaerie » de 2015 ou « I will always love you kingen » de 2017, Sami, une jeunesse en Laponie  est son premier et seul long métrage.
Les acteurs du film ne sont pas trop mal choisis dans l'ensemble, leur jeu est en concordance avec les personnages et ainsi ils les incarnent de la bonne manière. Et les décors du film sont assez bien et donnent au film un aspect réaliste.
Le scénario est compliqué à comprendre car nous voyageons entre deux époques et ne voyons pas, à mon avis, où l'histoire veut en venir.
Je trouve que, dans ce film, on ne voit pas trop l’intérêt, on ne comprend pas pourquoi on revient à l’époque de la jeunesse de la vieille femme, très souvent dans le film je trouve qu'il y a des passages ennuyeux et de plus la chute de film est inutile, nous restons sur notre faim.
Ce film dénonce le racisme dont ont été victimes les Lapons dans les années 30 et aussi donne une notion de recherche d'identité et de reniement de ses origines pour d'autres.
 Sami, une jeunesse en Laponie  a reçu quand même un prix, « LUX film »-prix lux du parlement européen 2017 et deux nominations au Festival international de films de femmes de Créteil 2017. Et le film a dans l'ensemble bien été reçu autant par les spectateurs que la presse.






Alex Goujon
1ereS1
2019/04/21 22:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-127
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Dans son film, Amanda Kernell nous offre une réflexion sur un colonialisme méconnu. Elle en profite aussi pour montrer les effets destructeurs de cette situation sur les enfants. Le titre original du film est d'ailleurs «Sami blood» il est clair que ce film est à visée critique du colonialisme.

«Sami une jeunesse en Laponie» un film d'Amanda Kernell , avec Lene Cecila Sparrok ,Mia Erika Sparrok, Maj Doris Rimpi, Julius Fleischanderi, est un film suédois, norvégien, danois sorti le 14 novembre 2018 et d'une durée de 1h50.

Histoire: Si la plupart des pays européens n’ont jamais caché la colonisation, l’Europe du Nord est toujours restée discrète sur le sujet. Il existe peu de témoignages sur les Samis, (éleveurs de rennes, répartis entre Norvège, Suède, Finlande, Russie qui après la modifications des frontières et après des vagues de colonisations, a perdu une grande partie de son territoire et vu ses droits disparaître .
Pour son premier film, la réalisatrice Amanda Kernell choisit de montrer une partie sombre de l’Histoire de son pays en relatant sans détour le parcours difficile d’une jeune femme qui choisit de renoncer à son identité. C’est pourquoi même à l’occasion des obsèques d’un membre de sa famille, elle refuse d’évoquer le temps où elle s’appelait Elle Marja. En effet une vieille femme accompagne son fils en Laponie là où elle a grandi pour l’enterrement de sa sœur. Elle ne veut pas renouer avec sa famille et sa communauté, qu’elle a quittées très jeune. Les souvenirs de sa violente adolescence où elle a dû subir les humiliations du fait de son appartenance à une tribu . Après avoir changé d’identité pour échapper à un destin trop étroit, le rejet de ses origines lui apparaît soudain comme un mensonge qu'elle s’inflige à elle même. Un long flash-back qui constitue la majeure partie du film retrace les douloureuses années 30 où, à l’âge de 14 ans, la jeune fille voit dans l’obligation qui lui est faite de rejoindre le pensionnat une chance d’apprentissage et de totale appartenance à la nation suédoise. Elle Marja ( interprétée par Lena Cecilia Sparrok) est une jeune fille intelligente avec une soif de connaissance et de liberté illimitée. Quotidiennement, elle subit les insultes des enfants suédois qui se moquent de ses habits traditionnels, de sa petite taille et de son mode de vie. Pour pouvoir vivre en paix, elle n’imagine alors pas d’autre solution que de rejeter ses origines. Elle commence par changer de prénom et elle choisit de s’appeler Cristina, le prénom de son enseignante grande et blonde qui malgré les qualités intellectuelles de Elle Marja , refuse de l’aider à continuer ses études sous prétexte que les Samis sont reconnus cérébralement inférieurs.

Avis :Un film très bien tourné ;; des images parfaitement bien utilisées ; un son permettant une immersion parfaite. Cependant nous avons trouvé un manque de pertinence dans l'enchaînement des scènes ce qui,en sortant, ne nous a pas permis d'avoir une « arme » pour combattre le colonialisme
Des dialogues poignant entre personnages détruits par le racisme.
Cependant nous n’avons pas aimé le manque de dialogue entre personnages, ce qui ne contribue pas à la compréhension de la problématique du film. De plus nous avons trouvé que le film aurait été plus pertinent si les faits racontés s’étaient déroulés aux temps actuels, car ce genre était fréquent à l’époque. La scène finale montre que les samis se sont acclimatés à la vie du 21e siècle, nous avons donc une image positive de la vie des samis, ce qui ne poursuit pas l’idée de combat contre le racisme .

Charles Lemoux et Robin Gibello
2019/04/21 22:03 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-128
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Film dramatique sorti le 14 novembre 2018 en couleur réalisé par Amanda Kernell. C’est un film à la fois suédois, danois et norvégien. On découvre Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de la jeune Elle-Marja et Maj Doris Rimpi dans le rôle d’Elle Marja adulte. Comme vous l’aurez compris, Elle Marja est le personnage principal de cette histoire.
« Sami » vient du terme « Saami » désignant le peuple autochtone du Nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande. L’histoire débute en Suède chez une dame âgée, elle accompagne son fils et sa petite fille en Laponie, terre de ses origines, pour l’enterrement de sa petite sœur. Elle n’a aucune envie de renouer avec ses origines. En retournant sur sa terre, nous partageons avec elle un flash-back de son adolescence. A 14 ans, elle partit en internat avec sa petite sœur, là-bas elle vécut les actes racistes des années 30. Voulant un avenir différent et de longues études, elle fait le choix de couper tous les ponts avec sa famille.
Sami, une jeunesse en Laponie est le premier film d’Amanda Kernell. Le jeu des acteurs est très poignant et réaliste malgré une certaine déconcentration ressentie chez quelques personnages mais les jeux des acteurs est riche et ne pouvait pas être mieux choisi. Je trouve que la Laponie n’est pas assez mise en valeur dans les images et il devrait y avoir davantage de plans larges. Le scénario est à couper le souffle, il est d’une richesse d’émotion incroyable. Il est d’une tristesse réaliste extraordinaire. On ne peut que se sentir impuissant face aux injustices vécues par Elle Marja et sa petite sœur.
Gwendaelle Melinou
2019/04/21 22:05 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-129
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Sami une jeunesse en Laponie est un film de la réalisatrice et scénariste suédoise Amanda Kernell. C'est l'histoire de Elle-Marja allias Cristina, une vieille dame qui, accompagnée de son fils se rend en Laponie, son pays d'origine avec sa famille lapone, pour l'enterrement de sa petit sœur. Cependant Elle-Marja n'a vraiment pas envie de renouer avec sa famille qu'elle a volontairement quittée durant son adolescence. Le film se constitue d'un long flash back, à l'époque de ses 14 ans. C'est à cette époque qu'elle avait changé d’identité pour échapper à la xénophobie ambiante. La jeune fille et sa sœur doivent quitter leur mère pour un pensionnat suédois où elles sont considérées comme différentes à cause de leur origine. Son enseignante, malgré les capacités intellectuelles évidentes de Elle-Marja, refuse de l'aider dans son apprentissage sous prétexte que les Sami sont cérébralement inférieurs. Elle est constamment moquée par les enfants tout comme les adultes à cause de ses origines, de ses tenues traditionnelles ou encore de la façon de vivre de ce peuple autochtone du nord de la Suède, la Finlande et de la Norvège. Elle n'accepte tout de même pas la pression du système et la cruauté que les autres lui font subir. Son histoire est racontée sans artifices, sans détours dans la première partie du film avec des scènes violentes et des humiliations que Elle-Marja subit chaque jour et qui la marqueront à vie, par exemple, la visite médicale que subissent toutes les jeunes filles de l'internat. En effet un spécialiste note chacune de leurs caractéristiques physiques tandis qu'un photographe fait des clichés de la nudité de ces jeunes filles : cette scène nous montre à quel point les Lapons sont considérés comme peu. C'est grâce à la rencontre de Niklas, un jeune homme suédois, qu'elle se sent plus libre et sans les préjugés associés à ses origines lapones. Cette idylle durera peu néanmoins à cause des parents du jeune homme. La caméra nous laisse profiter de chaque expression des personnages. La rébellion de la jeune femme la pousse à quitter seule et pour toujours son peuple et surtout sa petite sœur. A la fin du film, grâce au long flash back, Elle-Marja dite Cristina se rend compte du temps qu'elle a passé à vouloir effacer d'où elle vient. Après s'être excusée auprès de sa sœur décédée, la caméra suit Elle-Marja dans sa petite ascension vers son peuple, c'est alors qu'on visionne des paysages magnifiques, très purs et reposants. C'est sur le dernier gros plan que pour la première fois du film le visage de Elle-Marja nous semble détendu.



ANNA MONTAGNER
1 ES1
2019/04/21 22:07 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-130
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Sami une jeunesse en Laponie
Sami une jeunesse en Laponie est un film dramatique suédois, danois et norvégien d'une heure et cinquante-trois minutes réalisé par Amanda Kernell et avec comme acteurs principaux : Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alstrom,Mia Erika Sparrok et Julius Fleischanderl. Ce film est sorti en France le 14 novembre 2018 et en Suède le 3 mars 2017.
Sami une jeunesse en Laponie raconte l'histoire d'une jeune fille, Ella Marja jouée par Lene Cecilia Sparrok, vivant avec sa famille loin de toute société en Laponie, durant les années 1930. Mais Ella Marja et sa soeur Njenna, (Mia Erika Sparrok), vont à l'internat. Là-bas, Ella Marja se rend compte qu'elle veut devenir institutrice mais que le fait d'être lapone l'en empêche. Elle, sa soeur et les autres jeunes élèves de l'internat subissent des discrimations de la part d'adolescents suédois, mais sont aussi inspectées comme des bêtes par des adultes, eux aussi suédois, qui les considèrent comme une "sous race" avec un cerveau moins développé. Sauf qu'Ella Marja est décidée à continuer ses études. De plus, sa rencontre avec un jeune Suédois vivant en ville va la convaincre de partir afin de concrétiser son rêve.
Sami une jeunesse en Laponie est le premier long métrage de la jeune réalisatrice suédoise. Dans son film, le jeu d'acteur de Lene Cecilia Sparrok est irréprochable, ainsi que celui des autres comédiens, on y croit. En revanche, je trouve dommage de voir peu de paysages qui sont pourtant, d'après ce qu'on a pu voir en arrière plan, très beaux. L'histoire de Sami une jeunesse en Laponie est très touchante et nous met au sein des discriminations subies par les Lapons de la part des Suédois, une partie méconnue de l'histoire suédoise. Les dialogues entre les personnages sont simples mais ne manquent pas d'intérêt pour autant.
J'ai apprécié de regarder ce film. Je trouve que Sami une jeunesse en Laponie met en lumière des faits de société dont on parle peu ou pas du tout. Certaines scènes sont touchantes comme lorsque Ella Marja doit se mettre nue devant le photographe sans savoir vraiment pourquoi. De plus, l'ajout d'une petite histoire d'amour m'a beaucoup plu car elle donne un peu de légèreté à une histoire lourde. Ce long métrage dénonce des comportements humains envers d'autres humains et c'est ce que j'aime. Je ne conseille pas d'aller voir ce film en espérant regarder l'histoire d'une jeune fille avec des rebondissements : c'est une histoire calme mais forte en message. Pour finir, j'ai bien aimé ce film mais je pense qu'un peu plus de joie par moment ne m'aurait pas déplu.
Mathilde Poisnel
2019/04/21 22:08 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-131
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Sami, une jeunesse en Laponie

Le film Sami, une jeunesse en Laponie est un long métrage dramatique réalisé par Amanda Kernell ( jeune réalisatrice suédoise) et sorti en salles le 5 avril 2018 en Allemagne et le 19 septembre 2018 en France. Ce film retrace la vie de Elle Marja, jeune lapone voulant vivre en intégrant la vie suédoise : pour cela, elle renie avec sa culture lapone. Le film commence avec le décès de la soeur d’Elle Marja et elle revoit des membres de sa famille qu’elle avait quittés, il y a longtemps. Elle replonge alors dans sa jeunesse au moment où elle abandonne son peuple. Le film est principalement constitué de ce retour en arrière, nous apercevons Elle Marja âgée, seulement au début et à la fin du film. Le personnage d’Elle Marja jeune est joué par Lene Cecilia Sparrock, et âgé par Maj Doris Rimpi ( qui a joué aussi dans un court métrage de Amanda Kernell.)

L’intrigue prend place dans les années 30 en Suède. Les lapons sont peu acceptés dans cette société car ils sont considérés comme une race inférieure, par exemple les Suédois mesurent la taille du cerveau et prennent des photos des jeunes filles dénudées. C’est une démarche raciste, on les traite comme des animaux du fait qu’ils coupent les oreilles des rennes ; ainsi de jeunes Suédois entaillent l’oreille d’Elle Marja après une altercation. Les Suédois voient les Lapons comme des “spécimens” ayant une culture spéciale, par exemple à l’anniversaire de Niklas ( incarné par Julius Fleischanderl) où les Suédoises demandent à Elle Marja de chanter du Joik. De plus, les costumes jouent un rôle important car ils renvoient à la société à laquelle Elle Marja appartient. Pour couper ces liens, elle décide de brûler ses vêtements : c’est un extrait fort car c’est à ce moment là qu’elle renie symboliquement ses origines. Contrairement à Elle Marja, sa soeur, elle, accepte ce choix et va vivre sa vie en tant que Lapone. Elle Marja renie aussi ses origines une première fois quand elle se rend au bal du village voisin avec les vêtements d'une femme travaillant dans l’école. Elle rencontre Niklas, un jeune homme d’une riche famille, et change de prénom pour ne pas être reconnue. Les accessoires sont aussi importants que les vêtements dans le film, comme le couteau qu’Elle Marja hérite de son père, cet accessoire la rattache à ses origines. Le paysage du film est magnifique et possède un statut important car il nous renseigne sur le mode de vie des Lapons ( comme au moment où Elle Marja et sa soeur doivent aller à l’école en barque) et comme à la fin du film lorsqu’elle retourne dans le camp et que ce dernier est devenu moderne. Je trouve que le personnage d’Elle Marja est très têtu ce qui ne l’aide pas toujours et que son personnage a un caractère assez froid d’un côté car elle ne parle pas beaucoup mais en dehors de ça elle reste courageuse car elle décide d’abandonner une vie déjà tracée, et sa famille pour créer sa propre vie en dehors du mode de vie lapon. Elle est aussi assez intelligente car elle réussit à se faire passer pour d’autres personnes comme pour son inscription à l’école où elle se fait passer pour son institutrice suédoise, Lärarinnan.
Pour conclure, mon avis reste mitigé sur ce film car il y a des scènes longues qui doivent être importantes pour le film que je n’ai pas compris. Le film reste néanmoins intéressant car on apprend beaucoup sur la façon de penser des Suédois dans les années 30 et sur la façon de vivre des Lapons.

Ema Sommier



2019/04/26 08:14 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-132
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Sami, une jeunesse en Laponie", film d'Amanda KERNELL, raconte l'adolescence d'une femme appartenant à l'ethnie Sami.

L'histoire se déroule au nord de la Suède, dans les années 1930. Ella-Marja, vit avec sa soeur cadette et sa mère sur leur territoire, celui des Lapons, le peuple des rennes.

A 14 ans, les deux filles doivent quitter leur mère pour aller en pensionnat dans un école spécialement réservée aux Lapons, qu'il faut éduquer pour faire disparaître les traces de leur culture particulière : vêtements, langue (qu'il est interdit de parler, sinon gare aux coups de règles sur les doigts), hygiène (Les Lapons sont considérés comme puants). Elles sont ainsi soumises à un enseignement autoritaire et limité. Les Suédois, y compris la belle institutrice Cristina, pensent que les Lapons sont dépourvus d'intelligence, ou plutôt, comme elle le dit directement à Ella-Marja, les Suédois leur sont intellectuellement supérieurs. Alors, même si elle lui reconnaît des capacités évidentes à raisonner, penser, apprendre, évoluer, elle refuse de l'aider à accéder à une école suédoise.
Outre les capacités mentales jugées restreintes, les Lapons sont vus comme physiquement inférieurs. Les pensionnaires accueillent un jour trois hommes qui sont juste là pour étudier leur physionomie. Elles sont mesurées, humiliées, photographiées nues comme des animaux. C'est vrai qu'elles sont de taille petite, à la carnation mate, bien loin des caractéristiques de Cristina, la parfaite Suédoises blonde et élancée. Celle-ci regarde la scène sans sourciller, sans aucune empathie, alors qu'elle semblait avoir un peu d'affection pour sa grande élève.
Mais Ella-Marja est une jeune fille déterminée. Un jour, elle réagit aux insultes et moqueries d'un groupe de jeunes Suédois. Elle n'hésite pas à se battre, mais les garçons sont plus forts et pour marquer leur domination, ils lui entaillent l'oreille comme les Samis le font avec leurs rennes.
On aurait pu croire que tout ce qu'elle supporte la pousse à se battre davantage pour défendre sa culture. Il n'en est rien. En fait, elle développe une immense haine contre son peuple qui reste toujours soumis.
Elle va alors tout faire pour fuir et devenir "Suédoise" Elle change de prénom, et prend celui de son professeur Cristina. Elle prend également une de ses robes pour aller à un bal. Elle y rencontre Niklas, un jeune Suédois vivant à Uppsala, et part avec lui.
Là-bas, la vie n'est pas plus facile. En manque d'argent, ne recevant ni aide ni soutien de la famille de Niklas, elle retourne chez sa mère, réclame la ceinture d'argent de son père reçue en héritage et la vend. C'est le dernier acte qui la coupe définitivement de ses origines et de son peuple.

Toute cette jeunesse est racontée dans un long flash-back, qui constitue la majeure partie du film. Il est cependant encadré. En effet, au début du film, elle est la vieille dame qui assiste à un enterrement et qui laisse son fils aller chez les proches de la défunte pour aller dormir à l'hôtel. Qui est cette personne pour laquelle Ella-Marja se déplace sans vouloir fréquenter sa famille ? A la fin du flash-back, on comprend que cette vieille femme n'est autre qu' Ella, venue assister à l'enterrement de sa soeur mais n'a pas voulu retrouver son peuple, sûre d'être incomprise.

Ce film attire la réflexion du spectateur sur la façon dont on peut vouloir gérer son destin par rapport à sa situation de naissance :

- un destin contre lequel il peut être difficile de lutter : c'est tout le récit sur la jeunesse d'Ella, développé dans le long flach-back
- un destin contre lequel on peut avoir eu tort de lutter : c'est la réflexion d'Ella dans le récit encadrant le flash-back.

Selon son âge et sa propre réflexion sur la vie, on sera plus sensible à l'une ou l'autre.

Knotsan Monmarin
2019/04/26 10:38 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-133
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
Critique de "Sami, une jeunesse en Laponie"

Ella-Marja est une jeune fille lapone qui vit avec sa mère, sa petite soeur et son grand-père. Ils sont d'origine sâmi. Les deux Lapones sont élèves internes dans une petite école où elles sont victimes de racisme et de humiliations par les Suédois comme tous les autres Lapons. Ella rêve d'être comme les Suédois et d'aller à la ville étudier. Mais pour réaliser ce rêve, elle est obligée de couper tous les liens avec sa famille, sa culture et ses origines.

Personnellement, ce film m'a plu car le message qu'il transmet est beau, dans le fait qu'il est applicable à tous et partout : ne jamais renoncer à ses origines, à sa famille. C'est émouvant et d'autant plus fort à travers une jeune fille qui a l'air pur et qui ne connaît rien à la vie. Lorsqu'elle est plus âgée et qu'elle assiste à l'enterrement de sa soeur, elle regrette sans doute ce qu'elle a pu faire.
Je me suis imaginé dans cette situation, en réfléchissant à ce que cela pourrait donner.

Dans l'ensemble, "Sami, une enfance en Laponie" est un beau film assez perturbant et assez triste, qui surprend par l'originalité du sujet, les paysages magnifique de montagnes et de vastes plaines que je trouve très bien cadrés, et la force du personnage principal.

Victor CADIOU - 1e STMG2