Papicha

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Mounia Meddour

Avec : Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda, Zahra Doumandji et Yasin Houicha,

Long-métrage : France, Algérie, Belgique, Qatar

Genre : Drame

Durée : 1h45

Année de production : 2019

Distributeur : Jour2Fête

Synopsis

Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux " papichas ", jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.

Récompenses

  • Valois de la meilleure actrice pour Lyna Khoudri - Festival du Film Francophone d'Angoulême 2019
  • Valois du scénario - Festival du Film Francophone d'Angoulême 2019

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- Critiques du lycée PRO Notre-Dame du Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand

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- Critique du lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice

CL Papicha Edison

Critiques

Commentaires

2019/11/29 08:43 #2019-papicha-1
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Papicha est le premier film algérien réalisé par une femme, et c’est Mounia Meddour qui a eu ce privilège. Le 9 octobre 2019, après sa participation au Festival de Cannes, son long-métrage est sorti en salles de cinéma. Il a été co-produit par la France, l’Algérie, la Belgique et le Qatar. Son film, de genre dramatique, est une plongée immersive dans l’Algérie des années quatre-vingt-dix, durant la « décennie noire ».
La première scène ouvre parfaitement le film. Deux amies sortent en douce la nuit et montent dans un taxi pour aller en boite de nuit. Une musique, à l’air dansant résonne, et les deux filles ont le sourire. Elles s’habillent, se maquillent, et rigolent ensemble. L’ambiance est légère. Seulement, la voiture se fait stopper par la police, et l’atmosphère devient en un instant bien plus tendue. La musique s’arrête, les filles redeviennent sérieuses, elles se couvrent le corps et les cheveux. Le conducteur du taxi se fait contrôler, alors que les filles à l’arrière attendent silencieusement. Leur visage exprime alors la peur, et on comprend dès ce moment que Papicha n’est pas une comédie ou un film à l’eau de rose.
Bouleversant. C’est le premier mot qui me soit venu à l’esprit après avoir visionné le film. Dans celui-ci, la violence va monter crescendo, et la lumière du film, d’abord gaie et solaire, va peu à peu se ternir. C’est ça qui est magnifique : le réalisme dont l’œuvre fait preuve. Le film traite principalement des libertés de la femme en Afrique, et plus particulièrement en Algérie. On assiste à la terreur pendant la guerre civile opposant le gouvernement aux groupes islamistes tentant de radicaliser le pays à coup de propagande et d’actes terroristes. Durant ce qu’on appelle « la décennie noire », les femmes sont plus que jamais oppressées. Elles vivent dans un monde où les hommes dominent et sont libres de faire souffrir leur compagne. Puis interdiction de chanter, de rire, de se maquiller, d’aller en boite de nuit, de sortir sans voile ou niqab, et même d’étudier une autre culture , sous peine de se faire exécuter. Refusant cette réalité, Nedjma (jouée par Lyna Khoudri), une jeune étudiante, et ses amies vont se dresser contre ces terroristes en refusant d’abandonner leur liberté et en organisant un défilé de mode. Le long-métrage traite donc d’une période de l’histoire de l’Algérie qui n’a pas été mise en lumière jusqu’à aujourd’hui. Il permet de saisir l’impact de la montée de l’islamisme sur la population, et plus particulièrement la jeunesse. Lyna Khoudri, à travers le personnage de Nedjma, une femme forte, courageuse, et souhaitant par tous les moyens exprimer ses opinions, nous marque profondément. Son charisme et son naturel à l’écran donnent encore plus l’impression que toute son histoire est réelle et se passe sous nos yeux.
Sans surprise, beaucoup de scènes marquantes sont présentes dans ce film. Je pense notamment à la scène où Linda, la sœur de Nedjma, se fait assassiner, ou encore à la fusillade finale. Ces moments sont très bien filmés, pratiquement toujours filmés en caméra portée. Les musiques et bruitages sont aussi très bien choisis et collent parfaitement avec l’ambiance de l’œuvre.
En conclusion, Papicha est un film qui mérite d’être vu, autant pour son scénario et son histoire passionnante que pour son casting incroyable. Les thèmes sont très bien abordés et montrent une réalité sans non plus en faire trop. Ce film est une très belle découverte, et je n’aurais aucun mal à le revisionner au moins une fois, pour de nouveau apprécier ses qualités.

Eva Giraudet et Lalie Vanlaere, 1° Lycée Langevin
2019/11/29 08:48 #2019-papicha-2
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mounia Meddour, jeune réalisatrice algérienne de 41 ans, vient cette année proposer à l’affiche son premier long métrage de 1h46 intitulé « Papicha » qui sera retenu par la sélection officielle du festival de Cannes et qui obtiendra notamment le prix « Un certain Regard ». Il a été financé en partie par l’Algérie et tourné en Algérie mais sera finalement censuré et interdit de projection dans le pays sans raisons officielles, cela témoigne de la persistance des tensions toujours présentes au sein du pays même 20 ans après la « décennie noire » mise en scène dans ce long métrage.

Le titre de ce film : Papicha désigne en français algérien une jeune fille coquette, qui prend soin d’elle, ou qui cherche à plaire aux hommes, c’est aussi le nom du personnage éponyme de ce film, où Nedjma est en effet opposée aux principes traditionnels algériens que sont le port du voile, ou encore le principe d’infériorité de la femme. Les personnages la surnomme papicha, car elle est passionnée par la mode, et est formellement opposée au port du voile ce qui est le symbole selon la culture musulmane du désir de plaire aux hommes et d’insoumission.

Ce film se déroule durant les années 90 et nous raconte l’histoire de Nedjma 18 ans (jouée par Lyna Khoudri) qui fait partie d’un groupe d’étudiantes algériennes qui apprennent le français. Nedjma est passionnée par le monde de la mode et rêve de devenir styliste, ce qui l’amène à régulièrement s’échapper de son campus universitaire la nuit avec son amie Wassila (jouée par Shirine Boutella) pour se rendre dans une boite de nuit où elle vend ses créations. Elle est régulièrement interpelée, menacée voire même persécutée par les islamistes. Un évènement tragique va renforcer la façon de penser de Nedjma, qui va alors décider d’organiser un défilé de mode au sein de son campus universitaire. Nombreux seront ceux à s’opposer à ce défilé mais Nedjma et son groupe d’amies vont décider de l’organiser tant bien que mal.

Au coeur de cette période de tensions politiques et sociales, Mounia Meddour a parfaitement réussie à plonger le spectateur dans la vie d’une femme en quête de libertés au sein d’un pays et d’une époque ne s’y prêtant pas et, qui va décider de se battre coûte que coûte pour affronter sur le plan symbolique ses percuteurs. Durant cette guerre civile algérienne, nous pouvons constater l’omniprésence de la propagande comme nous pouvons bien le voir dans le film avec les multiples scènes ou Nedjma est confrontée aux affiches occupant souvent la totalité de l’écran et dictant les règles à suivre concernant le style vestimentaire des femmes. Nedjma va quant à elle de son coté réaliser de nombreux dessins de mode contraires à ces affiches. Nous avons en parallèle de ça une intrigue amoureuse entre Nedjma et Mehdi (joué par Yasin Houicha) qui nous dénonce là le statut politique instable à cette époque en effet le jeune Mehdi bien que tolérant va vouloir fuir le pays tandis que Nedjma elle veut rester pour se battre pour ses droits. Côté artistique, nous avons tout au long du film de nombreux mouvements de caméra qui plongent le spectateur dans l’action du film même si il peut y avoir parfois des moments un peu longs sans beaucoup d’action qui annoncent un événement important a venir dans la suite de l’intrigue parfois un peu trop prévisible. L’ambiance sonore est très bien réalisée et bien dosée, la réalisatrice a su répartir les musiques sur les scènes qui en avaient besoins ainsi que sur celles qui n’en avaient pas besoin ce qui rend l’histoire encore plus poignante et ces scènes plus émotives.

Pour conclure, ce film a su retracer les difficultés rencontrées par les femmes en Algérie dans les années 1990, durant la « décennie noire ». Il est très bien réalisé et les acteurs incarnent parfaitement leur rôle dont notamment la protagoniste Nedjma jouée par une actrice Algérienne (Lyna Khoudri). Il sait comment faire appel aux émotions du spectateur et cela se ressent. Un film à voir.

Achkouyan Meggy, Giribaldi Louca et Hublert Gwenaël , 10 Lycée Langevin
2019/11/29 08:59 #2019-papicha-3
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Papicha : un film algérien culte.

Papicha est un film dramatique français, algérien, qatarien et belge de 1h45, réalisé par Mounia Meddour, avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda et Yasin Houicha.

Née en 1978, à Moscou, Mounia Meddour n’est pas la première à se lancer dans le cinéma et pour cause, elle est la fille du réalisateur algérien Azzedine Meddour, que l’on connaît entre autre pour La Montagne de Baya (1997). Mounia Meddour effectue des études de journalisme. Ensuite, elle se forme au cinéma et à l’audiovisuel. Elle obtient ensuite en 2002, un diplôme à la CEFPF : (centre européen de formation à la production de film) en réalisation de fiction puis en documentaire à la Fémis en 2004. Suite à cela, elle réalise plusieurs documentaires, notamment Cinéma algérien. En 2011, elle réalise son premier court-métrage Edwige.
Au printemps 2018, elle tourne son premier long-métrage Papicha, sélectionné au festival de Cannes dans la section « un certain regard », et reçoit trois prix au festival du film francophone d’Angoulême.

À Alger, dans les années 90, Nedjma, étudiante à l’université, rêve de devenir styliste et de fabriquer des robes. Petit à petit la situation du pays se dégrade et la peur s’ installe. Là où tout le monde espère quitter le pays, Nedjma est déterminée à se battre et, organise un défilé au risque de provoquer un scandale.

Papicha a été accueilli aussi bien par la presse que par les spectateurs, qui l’ont loué pour sa fraîcheur, sa jeunesse et ses thèmes abordés. Par exemple, le site français Allociné met une note moyenne de 4,1 sur 5 de la part des spectateurs et, reçoit 3,7 du coté de la presse. Le site web culturel Sens Critique met une note de 7,4 sur 10. Il y a cependant certaines critiques qui n’ont pas été conquises, comme Rotten Tomatoes qui lui attribut une note de 60 % sur 100.

Tourné à Alger et filmé prés des corps, Mounia Meddour voulait insuffler à son long-métrage un coté documentaire. Ainsi, elle désirait mêler fiction et réalité avec un aspect autobiographique dans le cadre d’un contexte historique de guerre et de terreur : « la décennie noire» ou « la guerre civile » algérienne qui causa plus de 150 000 morts..

On va pas se mentir, Papicha compte bon nombre de qualités et, parmi celles-ci, on va nommer Lyna Khoudri, incarnant le personnage principal : Nadjma. Lyna Khoudri nous transporte à travers son interprétation du début à la fin : son jeu est poignant. Elle joue Nadjma avec brio et, personnellement c’est l’actrice qui m’a le plus touché, de par ses convictions, ses valeurs, son courage et sa détermination : elle ne baisse jamais les bras malgré les obstacles qui se font de jour en jour plus difficiles. Pour moi Lyna Khoudri mérite amplement le César de la révélation féminine et j’espère qu’elle l’obtiendra. Quand aux performances des autres actrices, elles sont toutes prometteuses.


Le scénario, quant à lui est un pur régal mêlant thématiques fortes toujours d’actualité, moments dramatiques forts et situations drôles. En effet, Papicha mêle scène dramatique qui choque et qui angoisse comme la scène du début où deux gardes vêtus de cagoules noires et armés contrôlent le taxi où Nedjma et Wassila se trouvent ; la scène est tournée en pleine nuit, ce qui accentue le coté angoissant, mais la seconde séquence est la scène angoissante où les deux filles s’habillent dans les toilettes, accompagnées d’autres filles. Un peu plus tard, Nedjma et Wassila rentrent chez elles, où elles réveillent leur copine de chambre, Samira ; et là après que Samira se soit changée, elles chantent ensemble. Mounia Meddour a écrit le scénario en collaboration avec Fadette Drouard et, ce que j’aime chez la réalisatrice, c’est qu’elle arrive à la perfection à créer l’atmosphère qu’elle désire : que ce soit la scène des deux gardes noires ou la scène entre les trois filles . Pour moi l’atmosphère désirée est le fruit du travail écrit et de la technique. En outre, Mounia Meddour arrive à nous immerger dans des séquences incroyables du film. Il y a un travail au niveau de l’écriture des dialogues qui je trouve sont tous bonnement exceptionnels : les répliques sont par moments drôles, sérieuses, profondes, et reflètent la réalité du pays : en un mot, elles font mouche. De plus, la description de la réalisatrice de l’Algérie des année 90 et magistrale.

Pour son premier long-métrage, Mounia Meddour frappe très fort, mêlant fraîcheur, jeunesse, humour, tout en incluant un coté très dramatique, tout en évoquant des thématiques très fortes toujours d’actualité notamment celle de la femme. Et où le cinéma algérien n’est pas très présent, Papaicha redresse la barre.

Papicha est quasiment parfait et est pour moi un chef-d’œuvre. Il m’a parlé du début à la fin. j’ai hâte de voir son deuxième film si il y a, et si ses prochains films sont aussi bons que Papicha, je lui prédis une grande carrière. Peut-être que je m’emballe mais vous devez aller voir ce film immédiatement et, si l’Algérie vous est inconnue, allez-y quant même et, vous verrez, vous ressortirez du cinéma les yeux pleins d’étoiles en ayant vu l’un des meilleurs films algériens . Allez le voir. Un film à voir absolument.

Mathias Benhamed, 1° Lycée Langevin
2019/12/02 14:24 #2019-papicha-4
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le premier film de Mounia Meddour, sorti le 9 octobre 2019, dénonce l’oppression masculine et religieuse envers les femmes en Algérie et plus précisément, à Alger ; une reconstitution des années sombres de ce pays, déchiré par la violence islamique extrémiste et un film émouvant sur la lutte des femmes pour leurs droits contre les carcans sociaux qui les soumettent.

Pour un premier film, à l'hymne de l’insoumission, montrant alors des premiers traits attirants, calmes et paisibles, une vie rêvée malgré le fait que l’on nous glisse des informations sur des événements tragiques et autres problèmes ; à première vue on ne se croirait pas dans un film tragique. Nous aurions qualifié d’abord le film de dystopique ; des étudiantes pleins de rêves en tête, s’amusant et faisant ce qu'elles peuvent pour vivre dans une société patriarcale et sévère où les extrémistes font leurs lois. Un peu à la manière de différents films du même genre, celui-ci se passe de nos jours mais plus précisément dans les années 90 et ne se déroulant pas (ce qui est souvent le cas) dans le futur ou dans de la science-fiction comme pour “The Island” en 2005 ; cela aurait pu réellement se dérouler, on nous raconte une histoire qui s’est probablement produite et qui concerne encore beaucoup de pays et de personnes dans le monde, encore en 2019.

Notre actrice principale, celle que nous suivons du début à la fin est Lyna Khoudri dont le nom dans ce long-métrage est Nedjma. Elle a le rôle idéal, elle aussi vient d’Algérie et a dû fuir la guerre civile qui y régnait. Son personnage ira au bout des choses, et elle le montre bien, son jeu d’acteur nous permettant de découvrir le caractère bien trempé et la détermination de cette femme et de sa force représentant celles qui se sont battues et qui se battent encore aujourd’hui.

Un bon film pour une première ; malgré un peu de maladresse dans la conduite du récit et des plans plus ou moins courts mais restant agréable pour les yeux comme phonétiquement. Les libertés prises, l’audace, de certains plans où les personnages aussi bien que les actrices sont étouffés-es ; peut-être sont-ils trop démonstratifs ? En revanche, on ne peut retirer la vivacité de ce film, l'empreinte qu’il laisse sans oublier les personnages à qui l’on s’attache ; cette production a le mérite d’aller au bout de son idée, Papicha touchant alors en plein cœur faisant alors passer son message, la perte de la liberté.

Dubitatifs sur certains passages ou problèmes survolés au début, on s’attend très vite à du drame ; pas mal d’informations sont glissées par différents médias dans le film et sont pris plus ou moins à la légère par les personnages ; si le film voulait faire en sorte d’insister dessus et laisser les spectateurs s’attendre à nombres catastrophes dès le début, il a bien fait. Les images, peuvent être choquantes à des moments parfois inattendus, et cela a son effet cependant, sans la présence massive de sang ; comme pour Lynda, joué par Meriem Medjkane, scène tragique, une ambiance efficacement mise en place, auditivement comme visuellement, on pouvait être submergé par la scène ; on pouvait ressentir le choc de cette tragédie sans même avoir nettement vu ce qu’il s’était passé ; le message était clair et nous en sommes restés bouche-bée : aucun personnages n’était en sécurité. La langue française mélangée à l’arabe, donne un charme au film, surtout lors de moments humoristiques ou sérieux ; on peut être directement touché nous aussi en France.

Les tons de couleurs adoptés contrastaient très bien ; tantôt doux, unis et joyeux, tantôt sombres et grisâtres, faisant éprouver une perte, un deuil ou même la peur. Le rouge, a été une couleur marquante dans l’un des passages de ce film, on soulignait cette couleur pour ne pas dire qu’elle apparaissait discrètement à certains moments ; elle joue sur les paradoxes, animant la complète contradiction d’un événement tragique avec l’amour ; représentant à la fois le courage et le danger. Le magenta étant une des couleurs faisant ressortir Nedjma, au début du film, celle-ci étant colorée pour la démarquer des autres à l’origine, mais finissant troussée en noir, sombre et froide, se mêlant dans l’ombre. On voit l’évolution du personnage.

Le jeu d’acteur bien mené de Lyna, et le fait qu’elle rejoigne le casting de Hors Normes, nouveau long-métrage des réalisateurs d'Intouchables, Eric Toledano et Olivier Nakache, nous montre son jeu excellent ; pour les Les Bienheureux de Sofia Djama, elle obtient le prix à la Mostra de Venise 2017 de la meilleure actrice, dans la section Orrizonti. On attend avec impatience ses prochains rôles. Les autres personnages principaux, attachants et charismatiques tous autant qu’ils sont, montrent tout le long du film des facettes cachées d’eux-mêmes ; trahison, mépris, joie, tout y passe et on peut ressentir toutes les mésaventures par lesquelles ces derniers et dernières passent.


Avisé, vivace, déterminé, tragique ; nous ne comptons plus le nombres de mots pouvant décrire positivement ce film ; car oui, il nous a plu. Mounia Meddour n’y sera pas allée de main morte ; un récit plein d’audace et de vérités, nous racontant tragiquement l’histoire de Nedjma 18 ans, à Alger en 1990, en fac de Lettres rêvant de vendre ses propres modèles de robes. Encouragée par ses amies et sa famille malgré les sombres évènements se déroulant dans le pays, elle continuera d’avancer, refusant la soumission quitte à braver le danger nécessaire pour pouvoir s’exprimer et s'émanciper de la religion extrémiste et du patriarcat. Un film franco-algérien mais pas que, au jeu d’acteur prenant ; des images émouvantes et captivantes et auditivement un charme et une originalité du mélange des langues, rare à reprendre dans certains films. Pour un premier long-métrage, un coup de cœur au dépit de quelques fautes.

Salomé Nourry-Robert et Cédric Ortiz, 1° Lycée Langevin
2019/12/02 14:33 #2019-papicha-5
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Papicha réalisé par Mounia Meddour avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda , Zahra Doumandji et Yasin Houicha est un long métrage de 1h45 de genre dramatique racontant l’histoire de Nedjma à Alger dans les années 90, qui est une étudiante habitant la cité universitaire, et qui rêve de devenir styliste. La nuit tombé elle se faufile à travers les mailles du grillage de la cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux « papichas » (jolie filles dans l’argo local ). La situation politique du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.
Papicha est un drame social sorti en 2019 il a gagné deux prix , le Valois de la meilleure actrice pour Lyna Khoudri et le Valois du scénario au festival du film Francophone d’Angoulême et il a été tourné en Algérie en seulement 5 semaines.
Tout d’abord le montage est assez symbolique les gros plans sur les parties du corps montrent bien dans quel thème on va rester celui de la mode car le personnage de Nedjma utilise la couture, les habits pour se révolter contre la pression sociale de la religion musulmane. le rythme est alors donné grâce à ce montage qui met en valeurs l’acting des personnages et aussi en avant les habits que Nedjma confectionne. Cela a un réel aspect symbolique puisque la cape rouge qu’elle confectionne en référence à sa sœur, donne tout son sens dans l’aspect symbolique de la chose par apport au djihad et à sa révolution contre la chose.
La mise en scène aussi est très belle et nous transporte dans cette Algérie des années 90. On peut le voir par rapport aux habits (encore la le thème de la mode ) aux accessoires le walkman de Nedjma ou la musique qui a son importance dans ce film. La mise en scène est très bien rythmée car on est avec Nedjma, tout ce qu’elle vit on le vit avec elle : les ventes des robes en passant par les affiches des groupes extrémistes, la construction du mur tout en allant vers des moments beaucoup plus dramatiques qui nous glacent le sang le film nous prévient qu’il va y avoir un passage dur mais on est tout de même surpris c’est ça qui fait sa force !
Le son aussi a son importance car il rappelle l’ambiance des années 90 et aussi car dans certains passages le son s’arrête et cela installe une ambiance très pesante qui nous fait ressentir encore plus d’émotion.
Pour conclure ce film a un réel impacte et soulève de réelles questions sur la religion et sur la répression sociale de la femme dans la religion et touche le thème de la mode ; ce qui est une excellente idée car un des arguments principaux de la religion musulmane est de porter le voile. Cela apporte donc une valeur très symbolique et ainsi crée le caractère de femmes fortes qui se battent contre cette religion qui les oppresse.

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2019/12/03 15:33 #2019-papicha-6
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Émouvant, poignant et pourtant si cruel et vrai. Ce long métrage nous montre que l'Algérie n'est pas un pays où l'on a le droit de plaisanter; encore moins quand on est une femme. Là où les islamistes extrémistes prennent de plus en plus d'ampleur chaque jour, mettant sous pression la population et le gouvernement, ils réduisent grandement la faible liberté des femmes, les condamnant à vivre dans l'insécurité.

Dans les années 90, Nejima, une jeune étudiante douée dans la couture, refuse de se soumettre aux normes dictées par les extrémistes. Pour cela, elle et ses amies vont vouloir mettre en place un défilé de mode avec uniquement ses créations. Malheureusement pour elles, le chemin pour pouvoir accéder à la liberté de s'exprimer n'est pas sans embûche, et la dureté de la vie va venir de multiples fois bouleverser leur projet et leurs existences.

Mélangeant le drame et un peu de romance, le film et les actrices arrivent à nous faire ressentir les sentiments des personnages, renforçant le fait que cette histoire soit tirée de faits réels. Nous ne pouvons pas rester insensibles à la situation dans laquelle ces femmes vivent, et encore moins face aux épreuves qu'elles endurent.

Sans hésitation, nous pouvons déclarer que ce film est à la hauteur du Prix Jean Renoir et que le message qu'il nous envoie est fort. Nous avons été stupéfaits de la qualité de ce long métrage, autant par l'histoire que par le jeu des actrices. Nous vous le recommandons sincèrement si vous souhaitez profiter d'un bon moment et d'un beau film.

Nicolas David et Benjamin Fayula 1° Lycée Langevin
2019/12/04 14:06 #2019-papicha-8
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Une Algérie vue par les femmes 

Papicha est un film réalisé par Mounia Meddour, avec Lyna Khoudri ainsi que Shirine Boutella. La langue qui est parlé durant tout le film pourrait s’apparenter à de l’arabo- français.
Algérie, années 90, retour en force de l’Islam extrémiste, une jeune fille en fac de francais accompagnées de ses meilleures amies décide d’organiser un défilé de mode.
Ce film a été pour moi à la fois intriguant et réaliste. On nous retranscrit très bien le climat de l’époque ce qui permet de nous « plonger » dans le film.
Il va aborder de nombreux sujets tabous à cette époque et encore aujourd’hui tels que le port du voile, la religion (élément centrale) et la place de la femme dans la société.
Pour contrebalancer, ce film va montrer la détermination, la volonté de certaines personnes, en l’occurrence ici le personnage principal et jusqu’où cela peut les mener.
Au niveau du jeu d’acteur, rien à dire, tout est très bien joué malgré peut être certaines scènes d’hystéries qui pourront vous faire grincer les dents.
Le film reste très engagé dans une cause féministe, qui ici va faire avancer le fil tout au long de l’histoire.
Pour ma part j’ai aimé ce film. Il était intéressant, j’y est passé un agréable moment et cela changeait des projections que je regardais habituellement. De nombreux sujets sont abordés comme dit plus haut. Bien tourné, décor très satisfaisant, émotions présentes…
Ce film vaut le détour !

Robin Wimmel - 2GT5
2019/12/04 14:08 #2019-papicha-8-1
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Les robes de la liberté

Ce film qui est au cœur de la « décennie noire » algérienne se déroule dans les années 1990, et montre un peuple qui subit la guerre civile où les tracts se prolongent en actes terroristes. Des affiches promouvant le port du voile se multiplient mais les robes dessinées par Nedjma martèlent la liberté des femmes. Ces deux mouvements mis en scène (les tracts et les patrouilles de femmes en hijab), s’entremêlent et s’entrechoquent. Lorsque le groupe des quatre femmes est à la plage, nous sommes submergés par l’émotion car elles veulent profiter de ce moment qui est leur liberté. Ce long métrage est un hymne à la vie, à l’amour et au courage, dans ce contexte qui les opprime. Un très beau film sur un magnifique combat pour que les femmes puissent obtenir leur liberté.

Killian Aubijoux - 2GT5
2019/12/05 14:43 #2019-papicha-9
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Papicha est un film réalisé par Mounia Meddour, une comédie dramatique coproduite par la France, l'Algérie la Belgique et le Qatar paru en 2019 d'une durée d' 1h46.
Ce long métrage aborde des sujets poignants tels que les droits de la femme, le contrôle du corps de la femme ainsi que le port du voile,  en Algérie dans les années 90. La jeune réalisatrice, fille du réalisateur algérien Azzedine Meddour a choisi de parler de son pays natal pour son premier long métrage qui recevra trois prix au festival du film francophone d'Angoulême et qui sera retenu au festival de Cannes dans la section "un certain regard".
 "Papicha" raconte l'histoire d'une jeune femme de 18 ans, Nedjma passionnée de mode tentant  d'organiser un défilé dans sa résidence universitaire en 1990, cependant elle est confrontée à la violence de la guerre civile et aux pressions de plus en plus fortes pour qu'elle se conforme aux normes morales et vestimentaires dictées par les islamistes…
L'histoire confronte le spectateur à un cadre spatio-temporel intéressant : la vie d' étudiante à l'université, la guerre civile en Algérie, une histoire d'amour entre Nedjma et Mehdi et un rêve ( celui de Nedjma).

Nejdma, interprété par Lyna Khoudri, est un personnage très attachant qui croit en ses rêves, qui ne lâchera rien malgré les obstacles qu'elle rencontrera, c'est une jeune femme avec beaucoup de caractère dont le comportement ne sera pas dicté par les normes de l'Algérie à cette époque-là, je trouve l'actrice parfaite dans ce rôle car son jeu est sincère elle nous fait ressentir, à travers ses difficultés, une réelle empathie.
Le film  regorge de nombreux aspects techniques  tels que les plans rapprochés sur les mains qui transmettent les émotions crues des personnages, il y aussi de nombreux fondus au noir juste après les attaques, l’utilisation de la caméra portée immerge totalement le spectateur dans les conditions réelles de l’Algérie.

Une séquence dans le film qui m'a particulièrement marquée, celle où un professeur de français fait cours  sur la notion « l'individu contre la société » tous les élèves sont attentifs mais un élément va venir bousculer le cours…  un groupe d'islamistes entre dans la classe et attaque les élèves ainsi que le professeur leur reprochant de faire cours en français. Il y a plusieurs morts et beaucoup de blessés. Je trouve que cette scène illustre bien la notion « l’individu contre la société » que le professeur était en train d’enseigner juste avant l’attaque. 

J’ai été transportée  par ce film, les sujets abordés collent à l'actualité notamment le sujet du voile. Le début du film m'a rappelé "tout ce qui brille" de Géraldine Nakache, ce parallèle peut être effectué car on retrouve deux jeunes femmes pleine de vie et d'ambition et qui vont se heurter à la réalité, ainsi ce film aborde également le sujet de la place de la femme dans la société. Les acteurs sont excellents, le courage de Nedjma est admirable, selon moi. Le sentiment de tristesse transmis lors de la mort de la sœur de Nedjma rend le film émouvant. La scène finale m’a bouleversée contrairement a mes camarades je ne m’attendais à cette fin brutale. Ce long métrage m’a offert un intérêt documentaire, car il m’a permis de remarquer certaines similitudes entre  l’Algérie et la France à travers différentes époques. 

Éloïse Éon, 1° , lycée Langevin
2019/12/05 14:49 #2019-papicha-10
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Papicha, un film touchant en plein cœur qui nous transmet de fortes émotions


Si vous vous interrogez sur les conditions de vie des femmes Algériennes dans la décennie de 1990 Papicha est LE film à voir pour comprendre, à l’aide d’une splendide histoire, la dure réalité à laquelle ces femmes sont confrontées.
C’est un film dramatique de 1h45 qui est sorti en France le 9 octobre 2019. 
La réalisatrice Mounia Meddour est la fille d’un réalisateur Algérien. 
Après quelques documentaires (Particules élémentaires, 2007; Cinéma algérien, un nouveau souffle,
2011), elle réalise un premier court-métrage de fiction, Edwige, en 2012. 
Puis s’en suit Papicha qui raconte en partie son histoire lorsqu’elle vivait à Alger durant la décennie noire entre 1991 et 2002. 
Ce film nous raconte la dure vie de Nedjma une algérienne de 18 ans qui étudie le français à l’université d’Alger et rêve de devenir styliste de mode. Mais, son rêve est mis à mal car en Algérie dans les années 1990, les jeunes femmes sont soumises à la pression islamiste qui les prive de toutes libertés en leur imposant de nombreuses règles.  Avec ses amies, Nedjma refuse de se soumettre à cette pression et décide donc de défier ces règles en se rendant en boîte de nuit, en chantant et en dansant. Très impliquée dans son rêve de devenir styliste, elle décide d’organiser un défilé qui malheureusement ne va pas plaire aux groupes islamistes … Papicha est un film qui nous permet de connaître les dures réalités de la vie des femmes Algériennes qui, dans les années 1990 ne possèdent que des libertés très limitées.
En effet, dans les années 1990, à l’époque ascendante de l’intégrisme religieux en Algérie, des attentats perpétrés par des groupes islamistes armés (GIA, AIS) endeuillent fréquemment le pays, et frappent en particulier les intellectuels et les journalistes… Ce film n'est beau, pas seulement pour son histoire mais aussi pour la lutte de cette jeune femme Nedjma qui porte avec fierté son drapeau et sa nationalité. Alors que tant d'autres veulent fuir le pays, elle, veut rester et se battre pour défendre ses droits et son pays. 
Les jeunes actrices Lyna Khoudri (Nedjma) Shirine Boutella (Wassila) jouent à merveille leur rôle, elles incarnent à la perfection tout type d’émotion et nous embarquent dans le quotidien terrible de leur personnage.

La réalisatrice Mounia Meddour nous intègre dans l’histoire grâce à la caméra qui, à certains moments, nous permet d’entrer dans la peau des personnages en étant au plus près de leur visage (gros plan). Cela nous permet de ressentir leurs émotions et d’être plongés (captivés) dans le film en devenant acteurs. Ces gros plans sont visibles notamment lors d’une scène où Nedjma et Wassila sont dans un taxi et que la caméra reste au plus près d’elles et nous permettent de ressentir leur montée de stress et d’adrénaline à ce moment.
Le gros plan sur le visage d’un personnage est le plus important lorsque Nedjma tente de fuir un terroriste qui la poursuit. C’est lors de cette scène sans dialogue ni musique que celui-ci est réalisé ce qui permet de voir son visage rempli de peur, d’inquiétude et en pleurs. 
La réalisatrice met en avant des images significatives dans son film, comme celle du prénom de la jeune héroïne Nedjma qui signifie étoile en arabe, or on peut constater que dans certaines scènes, celle-ci porte des boucles d'oreilles en forme d’étoiles. Ce petit clin d’œil montre que le film a été fait avec beaucoup d'application et de minutie.

Les techniques de montage sont également maîtrisées à la perfection notamment lors de sublimes transitions avec des effets de lumière (lumière du soleil) qui sont récurrents dans le film et nous éblouissent. Ces transitions sont très bien réalisées et se fondent avec le décor ce qui donne un effet très réaliste au film.
A travers les images chocs et bouleversantes du film, la réalisatrice y laisse un message puissant et fort qui prouve que les femmes algériennes ne s’avouent pas vaincues et luttent contre les violences qui les accablent qui les entourent chaque jour dans leur quotidien.

Selon nous Papicha est immanquable car c’est un des rares films tournés en Algérie qui montre le côté pauvre de ce pays avec des quartiers très délabrés et des conditions de vie obsolètes. Dans ce film, toutes les émotions sont réunies, nous passons d’une extrême joie à une tristesse profonde : c’est un des gros points fort du film. Papicha nous permet également de découvrir une autre vision du monde. Nous voyons aussi comment est considérée la femme ainsi que son rend social. Elle est inférieure et
est dominée par l’autorité d’un homme qui décide à sa place. C’est un film choc et poignant qui nous fait réfléchir sur la société dans laquelle nous vivons. Nous pouvons donc comparer notre quotidien au leur afin de réaliser la chance que nous avons de vivre dans un pays qui nous livre une grande diversité de liberté.

Amouri Maëlyne, Crosetti Élodie, Nonroy Marion et Sadak Léa, 1° lycée Langevin
2019/12/05 15:32 #2019-papicha-11
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Papicha chasse le hidjab

Papicha, une jeunesse libérée dans un pays qui cherche à les réprimer.

Premier long-métrage de Mounia Meddour, « Papicha » est déjà remarqué au festival de Cannes et récompensé dans la catégorie Un Certain Regard. Pour autant, « Papicha » est malgré le soutien du ministère de la culture, censuré en Algérie. Alors que celui-ci peut amener à un enseignement de l’Art et de l’Histoire ; on prouve par ce geste n’avoir rien retenu du passé, pourtant proche.
D’un regard désespéré mais pourtant plein d’espoir, la réalisatrice de « Papicha » nous ouvre les yeux sur une époque sombre de l’Algérie qui n’est qu’autre que la guerre civile des années 90 ; où des femmes courageuses ont résisté à l’oppression, ont refusé de voir leurs droits réprimés. Elles veulent défendre leurs rêves, leurs libertés... En effet, l’émancipation des femmes est considérée comme un péché, une injure envers leur Dieu pour les plus extrémistes du mouvement qui se développe. Ils sèment la terreur, répandent des affiches de propagande inscrivant : « Ma sœur, ton image est précieuse. Prends en soin, sinon on s’en occupe. » ; de plus, ils commettent des attentats dans tout le pays. Mais dans « Papicha », Nedjma, magnifiquement interprétée par Lyna Khoudri ne va pas s’arrêter à ce discours, elle est l’une de ces femmes drôle, jolie, libérée : une papicha. Ses amies elles-aussi font parties de ces filles : Wassila (Shirine Boutella), Samira (Amira Hilda Douaouda) et Kahima (Zahra Doumandji) que l’on suit durant tout le film dans leur progression et leur développement d’idées, sont aussi très bien jouées.
Du voile aux robes de soirée, des paillettes à la noirceur, d’un air sérieux aux sourires libérés, Nedjma est une étudiante, habitant dans la cité universitaire qu’elle fuit tout les soirs pour vendre ses créations à d’autres papichas comme elle, dans les toilettes d’une boite de nuit. Nedjma rêve d’être styliste. Malgré la dégradation politique et sociale du pays qui n’arrêtait pas de cesser, Nedjma va braver tout les interdits en organisant, avec ses copines, un défilé qui pourrait tourner au drame.
Un film mouvementé, plein de rythme et de vivacité centré sur la jeunesse, porteuse de l’avenir, ; il est avant tout inspiré de faits réels, et rapporte des faits qui sont toujours d’actualité comme par exemple le terrorisme. Entre fiction et réel, l’enchaînement de séquences fortes nous mettent sous tension.
Le visionnage de ce film est grandement conseillé. Vaincre cette censure, ces sujets sensibles, tabous et prendre en compte des erreurs, de ces bêtises humaines pour encourager un film qui de plus d’être beau, est touchant, bouleversant et audacieux.

Dufour Flavie, 1ère Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2019/12/05 15:41 #2019-papicha-12
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
BLANC NOIR ROUGE : UN VOILE , TROIS COULEURS

Nedjma (Lyna Khoudri), jeune algéroise, étudie la littérature française à l’Université. Sa vie
est rythmée entre ses cours, la Cité U et les sorties clandestines quand bravant les interdits elle
fréquente les boites de nuit afin de vendre aux riches jeunes filles d’Alger ses créations de
couture. En pleine guerre civile, dans les années 90, les attentats frappent son pays et l’un
d’entre eux touchera sa soeur aînée Lynda, journaliste. Ce drame autant personnel
qu’algérien, la pousse à monter un défilé dans la Cité U comme un acte de résistance et de
libération.
Mounia Meddour choisit de trancher radicalement dans sa façon de filmer et divise le film en
parties distinctes. Par exemple au début, la caméra est vive comme instable, elle filme en gros
plans une jeunesse dont la vie estudiantine est à la fois trépidante et stressante. Trépidante car
Nedjma et son amie Wassila (Shirine Boutella) prennent de gros risques en sortant la nuit,
d’autant que l’heure est à la déchirure dans ce pays qu’elles aiment tant. Stressante car tout
les jours des attentats frappent aveuglément et il semble qu’il ne faille pas chercher la sécurité
du côté de l’armée. C’est alors que la caméra se calme, comme tétanisée par ce qui pourrait
se passer, on pense notamment à cette scène de contrôle de police, mais aussi par ce qui se
passe. La réalisatrice procèdera ainsi durant tout le film. Le point d’orgue de la méthode,
summum de l’émotion sera atteint par le gros plan silencieux du visage horrifié de Nedjma
après qu’une jeune fille voilée, que sa sœur semblait connaître, l’assassine sur le pas de la
porte de la maison familiale . Car c’est ainsi que les Algériens ont passé cette « décennie
noire », victimes de la violence de leurs proches, coupables aussi, puisque c’est là le lot d’une
guerre civile, la pire d’entre toutes.
Les motifs religieux de cette guerre sont évoqués par la réalisatrice sans être pourtant
accentués. Ainsi, le haïk, voile traditionnel algérien, est au cœur du film, mais aussi au cœur
du défilé. Qu’il soit porté par les tuées, il est rouge . Qu’il soit porté par les tueuses, il est noir.
Mais Nedjma le veut blanc, immaculé et en le transformant sous l’effet de ses mains habiles, il
devient un atout de beauté pour ces « papicha », ces jolies filles qui rayonnent sur le podium.
Mounia Meddour, en reprenant le titre Here comes the Hotstepper d’Ini Kamoze, tout
comme Robert Altman l’avait fait pour animer le défilé de son film Prêt à Porter dans les
années 90, nous prévient. Cela finira mal, les paroles de la chanson nous le disent mais nous
sommes tout au spectacle… et ne sommes pas assez vigilants.
C’est probablement l’une des raisons qui font de Papicha un excellent film car face à la
montée de l’islamisme dans le monde et en France, face aux intolérances et aux
incompréhensions, nous sommes tous touchés et pourtant divisés. Les femmes sont-elles les
premières victimes? Certainement mais comme nous le montre le film de Mounia Meddour,
elles savent aussi relever la tête et s’opposer .

Allioui Inaya, 1ère Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2019/12/05 15:46 #2019-papicha-13
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Papicha, le soulèvement des femmes

Algérie, décennie noire. Mounia Meddour retrace l’histoire de Nedjma, une étudiante algérienne de 18 ans qui rêve de devenir styliste. Elle vend ses créations dans les toilettes des boîtes de nuit. Cependant, la situation politique ne l’aide pas à réaliser son rêve : le port du voile est imposé aux femmes. Mais Nedjma ne baisse pas les bras pour autant : elle décide d’organiser un défilé de mode avec le soutien de ses amies. Cependant, la situation se complique et les violences se font de plus en plus fréquentes dans le quotidien de la jeune femme.

Ce long métrage est vraiment émouvant et marquant, et ce pour différentes raisons.
Tout d’abord, Nedjma est un personnage fort auquel le spectateur s’attache et peut même s’identifier. Malgré le contexte politique, malgré les violences, elle n’hésite pas une seconde à lutter pour ses droits et ses libertés. Elle ne baisse les bras à aucun moment du film et chaque évènement la rend plus forte et lui donne envie de se battre, peu importe le prix et la dangerosité. Elle fait preuve d’un immense courage et fait passer un message de détermination et d’espoir au spectateur. De plus, l’actrice Lyna Khoudri, qui incarne Nedjma, a beaucoup de talent et joue très bien certaines émotions telles que la colère, la rage ou la tristesse. Cela permet d’apporter de l’émotion et du réalisme au film.
La violence est très présente dans le long-métrage, ce qui marque le spectateur. La plupart de ces évènements violents se déroulent lors de scènes du quotidien, voire même lors de scènes joyeuses. La réalisatrice a sûrement fait ce choix pour montrer que ces actions font pleinement partie du quotidien des personnages, pour renforcer le côté dramatique du film et également pour surprendre le spectateur. Ce long métrage fait également prendre conscience au spectateur de la terreur que les citoyens algériens devaient ressentir à cette époque.
Mounia Meddour a également très bien su utiliser la musique dans son film. Celle-ci se coupe à certains moments de l’intrigue, ce qui permet de donner une impression de suspens, voire même d’angoisse au spectateur. Lorsque la musique s’arrête, le public se demande ce qui se passe, ce qui va arriver aux personnages.
Cependant, certains évènements du long-métrage étaient abordés trop rapidement, il est dommage qu’ils soient oubliés lors de la suite du film, surtout lorsqu’il s’agit de faits tragiques.

Ce film, à la fois engagé et émouvant, fait passer le spectateur par différents sentiments. C’est un film bouleversant qui dénonce la dure situation dans laquelle se trouvait l’Algérie en utilisant différents registres, en particulier le tragique mais en utilisant quelquefois l’humour. Certains thèmes, tels que l’amitié ou même la famille sont abordés et permettent au spectateur de se retrouver dans ce long-métrage, mais également à rendre le film plus vivant.

Urban Mathilde, 1ère Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2019/12/06 09:20 #2019-papicha-14
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Un engagement contre l'obscurantisme

Papicha est un long métrage réalisé par Mounia Meddour en coopération avec Fadette Drouard au scénario, ayant pour actrice principale Lyna Khoudri dans le rôle de Nedjma.
Ce film est un réel coup de cœur dans le récit qui nous est raconté avec la lutte de l'héroïne contre l'obscurantisme et pour la liberté de penser et d'être.

Ce long métrage nous raconte donc l'histoire de Nedjma (Lyna Khoudri), une jeune étudiante de 18 ans qui rêve de devenir styliste. Malheureusement, l'Algérie est en proie à l'obscurantisme, forçant les femmes à porter le voile et à conserver la religion. Au son d'un coup de feu, une chose se déclencha au fond de Nedjma: il fallait qu'elle se batte. C'est donc ainsi que sa lutte pour réaliser son rêve malgré la violence et la répression commence, bravant les interdits.

Pendant le visionnage de ce film, une question se pose: Est-il porteur d'un message? Comment rempli-t-il sa fonction?
Question à laquelle la réponse vient directement.

En effet, ce film est porteur d'un appel à la lutte, à se battre pour ses libertés fondamentales. Pendant tout le long, l'héroïne loge dans ce qu'ils appellent "la cité", logement de son université. Celle-ci réunit toutes les caractéristiques d'une prison au fur et à mesure: un couvre feu, des grillages, des murs et même un garde. Cependant, ceci n'empêche pas Nedjma (Lyna Khoudri) de s'échapper chaque soir pour vendre ses créations aux "papichas", belles femmes algériennes. Même après les menaces qu'elle reçoit d'un groupe d'obscurantistes, rien ne l'arrête. Un atelier saccagé? Un défilé menacé d'être annulé? Non. Rien n'empêche sa détermination à se battre pour son rêve et sa liberté, voulant être libre de faire ce qu'elle veut.

Ce film nous racontant une histoire puissante en émotion, est également accompagné d'acteurs très performants. Ceux-ci, notamment Lyna Khoudri, retranscrivent à la perfection les sentiments, entraînant avec eux les spectateurs. Celui-ci se met à ressentir les mêmes émotions, notamment lors de la scène où Nedjma se met à hurler de désespoir, moment qui aura su faire couler des larmes à plus d'un. Amenée avec un jeu d'acteur impressionnant, l'intrigue monte crescendo en rapidité et tension ; passant d'une violence minime à une violence extrême. L'intrigue garde captif le spectateur, tout en lui faisant passer avec clarté le message qu'il souhaite lui transmettre.

Pour conclure, Papicha est un film émouvant et porteur d'un message de liberté d'expression dans une case malheureusement réelle. Il incite le spectateur à se rendre compte de ce qu'il se passait à l'époque en Algérie, avec un parallèle avec la situation contemporaine. Ce deuxième film de Mounia Meddour est un autre chef d'œuvre engagé, gardant le spectateur captif du début jusqu'à la fin.

DELHAYE DATCHY Alicia, 1ère Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2019/12/09 09:10 #2019-papicha-15
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Un fond noir, des chuchotements, une agitation : Papicha commence de cette manière, et c'est comme ça qu'il continuera. Un fond noir, le contexte des années 90 en Algérie, les années de braise. Des chuchotements, une vente de robes secrète. Une agitation, une femme émancipée, sensible, souffrante, rêveuse, violente, courageuse.

La réalisatrice a utilisé un décor qui ne cherche pas à nous fasciner mais à nous sensibiliser sur la décennie noire en Algérie. On constate que les tables de l'université de Nejma sont miteuses, qu'il n'y a pas d'électricité ni assez d'eau et que la nourriture est d'une qualité alarmante : Nejma recrache son lait parfumé au bromure d'une manière plutôt élégante.

Il y a tout au long du film une voix monocorde et froide, qui annonce les violences perpétrées. Elle est partout, dans les télévisons et les radios, racontant toujours la même chose. Je trouve que ça donc une certaine lenteur au film car on n'y fait donc que broyer du noir.

Au départ, comme Nejma nous est présentée comme rebelle, je me suis dis que sa mère serait tout son opposé. Au contraire, j'ai été surprise de voir une mère qui avait la même opinion que ses filles, alors qu'elles avaient grandi dans des contextes politiques totalement différents. J'aurais aimé que cette mère soit plus présente dans l'histoire, pour avoir également la vision d'une femme d'âge mûr opposée à la morale de la société de l'époque.

L'assassinat de la sœur de Nejma est pour moi le moment où le film commence à décoller. La criminelle était habillée dans des couleurs claires, au contraire des autres femmes radicalisées en noir. Cela fait qu'on est totalement surpris par son geste. Elle ne dit pas un mot avant de la tuer, ce qui montre à quel point elle ne ressent rien. Comme si c'était pour elle une banalité. Ensuite, il y a une coupure totale du son, ce qui permet de montrer l'état de choc de Nedjma, avec un plan rapproché sur son visage se liquéfiant progressivement. Nedjma n'a pas un sursaut, et ne se retourne même pas par réflexe. Mais désormais elle a la violence dans la peau, et elle n'en a plus peur.

Le petit ami de Nejma est comme beaucoup d' Algériens : il veut partir en France pour trouver une vie meilleure. Il verse une larme quand il voit qu'elle refuse la proposition de s'en aller, frustré qu'elle ne suive pas la solution qui lui semble la plus sensée, en énumérant à quel point ils seront heureux. Quand Nejma se dispute avec le copain de Wassila sur la question du port du hijab, le copain de Nejma essaie de les empêcher de poursuivre leur conversation, sans prendre partie pour l'un ou pour l'autre. Sa neutralité révèle peut-être son ambigüité sur la question. Il lui dit vaguement qu'elle trouvera quelque chose à faire en France, alors que son rêve est de devenir styliste en Algérie , justement pour lutter contre l'oppression. Cependant, il lui donne néanmoins des conseils pour organiser le décor de son défilé.

La tentative de viol de Mokhtar sur Nedjma révèle une réalité effrayante : on sait aujourd'hui que 80% des personnes violées l'ont été par des proches. Comme ils avaient l'air de se connaître depuis longtemps, je pensais qu'il y avait quand même un certain respect entre eux. Nejma va le voir pour avoir de l'aide après sa dispute avec son copain et n'a l'air d'avoir aucune crainte. Mokhtar était jusque-là assez honnête et il couvrait toujours Nejma, lorsqu'elle faisait le mur, même s'il lui demandait des contreparties financières. Et pourtant il essaie quand même de la violer, en profitant de sa faiblesse, mais en s'appuyant aussi sur les préjugés algériens : le copain de Wassila dit bien que les personnes qui s'habillent sans hijab sont des prostituées, Nejma l'a donc bien cherché. Il bénéficie également d'une présomption d'innocence car étant donné qu'il est le gardien de l'université, il a une réputation de protecteur et de surveillant, alors que Nejma n'est qu'une Papicha... Ce mot d'origine algérienne désigne une jeune fille coquette, particulièrement mal vue en ces temps troublés...
La musique, très présente dans le film, apporte beaucoup à la compréhension des personnages et des situations. Ainsi quand on voit Samira pour la première fois, on a l'impression que c'est une femme coincée car elle envie les sorties de Wassila et Nedjma, mais elle n'ose pas, et ne veut pas au début participer au défiler. Pourtant, quand elle se lâche avec ses amis, notamment au moment de son rap, c'est une tout autre personne. Bien qu'elle soit contrainte au mariage avec quelqu'un qu'elle n'aime pas et qu'elle soit sous la tutelle de son frère, on apprend qu'elle a un autre copain. Et elle se met progressivement à suivre Nedjma, ce qui est beau à voir quand on sait dans quelle position délicate elle se trouve. Je le vois comme un appel à l'espoir, car même si on traverse des moments difficiles, il y a toujours un moyen de sourire.
Il y a également des musiques très énergiques qui donnent du rythme au film, accentuant surtout les moments de joie. Beaucoup de personnages évoquent l'idée de partir d'Algérie, mais Nedjma et ses amis ont parfois l'air de vraiment s'y plaire et on ne peut les imaginer ailleurs. Ces scènes nous ont montré qu'on peut trouver du bien dans les pires situations : cela m'évoque le poème Les Aveugles de Baudelaire, dans lequel le poète évoque les hommes frappés de cécité d'une manière très violente, et les décrit pourtant la tête toujours tournée vers le ciel, comme mus par une quête spirituelle, trahissant l'existence d'une espérance.
J'ai constaté que tout le monde fumait tout le temps dans le film, et même Samira dont on apprend qu'elle est enceinte ! Parfois c'était pour s'échapper de la réalité mais j'avais souvent l'impression que c'était pour se donner un style.

Le moment où Nejma lave le corps de sa sœur défunte est quant à lui un petit bijou visuel. Les gestes sont tendres, artistiquement et tout doucement filmés, tout près du corps, avec une grande tendresse. Le fait qu'elle soit enveloppée dans un tissu blanc avec des nœuds nets accentue cette idée. C'est rare dans un film de voir un corps traité de cette façon après la mort. Elle lave sa soeur morte de la même manière qu'elle aide Samira à sa toilette, démystifiant ainsi un acte auquel on n'est pas habitué.

Nejma se rend plusieurs fois dans une forêt pieds nus, ce qui accentue son côté nature ; de même elle n'hésite pas à se salir pour attraper le végétal qu'elle désire. L'utilisation de vêtements blancs pour cette scène permet de mettre en valeur toutes ses tâches, révélant son côté spontané. On peut citer également la scène où elle laisse sa main flotter au vent. On peut s'identifier à elle.

L'afficheur de tracts islamistes se promène de manière surprenante avec un pistolet : cela symbolise le pouvoir autoritaire et implacable de ces radicaux censeurs. La réalisatrice aurait pu choisir une personne beaucoup plus imposante et effrayante physiquement avec un costume particulier, mais elle a choisi une personne jeune plutôt ordinaire. Cela nous montre que tout le monde pouvait être touché par le radicalisme, et son côté frêle porterait même à croire qu'il était forcé. On peut ajouter qu'apparaissent régulièrement dans le film des femmes radicalisées cherchant à obliger celles qui le refusent à revêtir le voile, alors qu'en France aujourd'hui le débat tourne plutôt autour de celles qui seraient prêtes à lutter pur le porter. Cela fait réfléchir...

Malheureusement, l'attentat du défilé était prévisible. D'autant plus que juste avant la musique prend brutalement une tournure plus tragique, annonciatrice de quelque chose de mauvais. Ça aurait été intéressant que Nedjma se fasse attraper et qu'elle soit confrontée avec les terroristes. On aurait pu voir comment se comporter dans cette situation ou comment Nejma allait affirmer ses idées malgré le danger. L'homme du magasin que les radicaux ont obligé à transformer sa boutique a fini par se rallier à eux alors que ses convictions au départ semblaient opposées puisqu'il n'hésitait pas à vendre des strings.

La musique de la fin est très douce, comme une douce mélodie produite avec la bouche. Et lorsque j'ai vu le ventre de Samira bouger Ô que je fus émerveillée..! J'avais envie d'être présente pour le toucher moi aussi. Samira évoque son accouchement futur avec sérénité, on peut en déduire que tout s'est bien passé avec sa famille. Et puis Nedjma dit qu'elle va ouvrir une boutique, mais quand on sait ce qui est arrivé au vendeur de string on n'a pas trop d'espoir...
Le film s'achève donc sur cette note, on ne sait ce que les personnages deviendront. Malheureusement, la réalité a dépassé la fiction : même si aujourd'hui il n'y a plus de violences en Algérie, on sait qu'elles ont duré 10 ans. Nejma a réalisé un de ses rêves, celui de faire un défilé, mais pas celui de devenir styliste et de faire en sorte que tout le monde puisse s'habiller à sa guise.

Nahida Issilamou-Hamza
2019/12/09 09:13 #2019-papicha-16
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Premièrement je tiens à dire que j’ai adoré ce film ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’adore découvrir de nouvelles cultures et là j’ai été comblée. J’ai réussi à m’attacher au personnage principal Nedjma, alors que je n’ai pas forcément les mêmes principes qu’elle...Mais j’ai pu la rejoindre sur le fait qu’il faut faire ce que l’on a envie même si ça ne plaît pas aux autres. Et je trouve ce principe-là très beau et surtout très courageux dans le cas de Nedjma.
Prendre comme sujet le port du voile est très audacieux car c’est un sujet qui est au cœur des débats en France, mais là nous avons une vision extérieure. Ce qui m’a particulièrement touchée c’est de voir la réalité qu'a connue l'Algérie à cette époque. Voir que des femmes ont pu être tuées juste car elles ne voulaient pas suivre des principes imposés par d'autres.
Les décors et musiques m’ont vraiment plongée dans l’histoire, je me suis sentie vraiment prise dedans et j’ai ressenti différents sentiments, ce qui ne m’arrive pas toujours en regardant un film. Je suis passée par le rire dans certaines scènes, puis j’ai ressenti de la peine lorsque la sœur de Nedjma a été tuée. J’étais contente et fière quand je voyais Nedjma faire des robes, quand je voyais qu’elle et ses amies étaient soudées. Puis j’ai ressenti une grosse colère mélangée à de la tristesse lors des attentats pendant le défilé ou bien même lorque Mokhtar a voulu abuser de Nedjma. J’ai vraiment eu l’impression d’être un personnage de cettte histoire.
Je trouve que le message de ce film est très beau et qu’il reflète la réalité. Ce film est absolument magnifique.

Ange Ourega
2019/12/09 09:17 #2019-papicha-17
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« Oui on ouvrira une boutique. On habillera tout Alger. Ce sera chic. » Ces derniers mots nous apportent une note d’espoir, après avoir été plongés dans la réalité poignante de Nedjma, qui a été celle de nombreuses femmes en Algérie durant la décennie noire des années 90. Papicha est un film bouleversant, d’une puissance inouïe, qui procure des émotions incroyables, en soulevant le problème de l’intégrisme religieux. Et en plus un sujet d’actualité, car on se demande la plupart du temps pourquoi les femmes ont maintenant envie de porter le voile alors que des femmes courageuses se sont battues pour pouvoir ne pas le mettre. Est- ce que c’est une réelle envie ou sont- elles toujours obligées ? Mais si ce n’est pas le cas nous devrions laisser les Hommes porter ce qu’ils veulent.
Le film retrace le combat acharné de Nedjam qui refuse de porter le hidjab, perçu pour elle comme une soumission ultime à la religion et donc par extension à l’homme pour lequel elle est destinée à rester à sa place, n’étant aucunement respectée. La détermination et le courage sans faille de Nedjma m’ont impressionnée, je me demande si dans la même situation qu’elle, nous serions prêt à nous battre avec autant de conviction pour nos propre droits. Elle se sacrifie pour les générations à venir, car si personne ne se soulève rien ne changera. Et pourtant même après tout ce qu’elle a enduré elle aime toujours l’Algérie, bien décidée à rester dans son pays avec les droits qui lui sont dus.
Les bruits et les silences ont une grande importance dans ce film, ainsi lorsque la sœur de Nedjam se fait tirer dessus, le coup de feu est vif et fort, créant un effet de surprise, puis il y a un énorme silence pesant, qui crée un contraste avec le coup de feu, d’une grande intensité, où tout s’écroule, laissant place au vide.
La lumière a également son importance, pendant une scène le soleil est tellement éblouissant qu’il prend toute la place, représentant selon moi, Nedjam et son courage.
Pouvoir visionner le film en VO, algérien et français, donne plus d’authenticité au film, et par extension plus de légitimité à leur combat.
En définitive, Papicha est un équilibre entre violence et émotion, qui fait réfléchir le spectateur autant qu'il le touche.
Je le recommande bien évidemment chaudement.

Angélique Leray
2019/12/09 09:19 #2019-papicha-18
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Nedjma passe sous un voile noir pendu, qu’elle esquive de justesse lorsque le vent souffle le tissu vers elle. Cette courte scène est une métaphore de la situation importante qui se déroule à Alger dans les années 90, quand la société pousse de manière plutôt extrême les femmes à porter le voile, durant une période sombre d’attentats islamistes. C’est l’enjeu que le film Papicha a pour but de représenter.
Papicha est une œuvre de Mounia Meddour qui a tenté de dénoncer les problèmes de l’Algérie des années 90 à travers l’histoire de Nedjma, le personnage principal interprété par Lyna Khoudri, dans laquelle la réalisatrice se retrouve. Nedjma est une étudiante qui veut devenir créatrice, styliste professionnelle. Afin de vendre quelques créations elle va dans des boîtes de nuits en secret avec ses amies, elle vit de façon assez ‘libre’, c’est une ‘papicha’. Ainsi, on sait que le personnage est un rebelle, pour ses sorties et surtout, c’est une femme qui, que ce soit dans l’art ou non, ose s’exprimer dans une société où c’est mal vu.
J’ai beaucoup aimé la bande son, dans les fêtes ou encore la musique grave et angoissante qui advient lorsque le côté lugubre de cette mal-interprétation de la religion musulmane, ou la propagande du voile, sont représentés, par exemple quand des groupes de femmes extrémistes s’imposent. Il y a une scène où la sœur de Nedjma se fait tuer par une de ces femmes, devant sa propre porte. C’est un moment plutôt choquant, on ne s’y attend pas. L’image est floue, au second plan derrière Nedjma, qui met un casque quand on entend le son du tir. Cela pourrait être une représentation du fait que cette décennie de presque ‘terreur’ algérienne a été ignorée, cachée.
L’héroïne du film teint le hijab que sa sœur avait lors de sa mort avec de la betterave, lui donnant une couleur rouge : c’est le sang versé au nom de cette mauvaise interprétation de l’islam. Cependant, elle veut faire de ce bout de textile une robe de mariée, ce qui peut être interprété comme un signe d’espoir, si l’on considère que le mariage doit d'abord être un symbole de bonheur et de famille. Je trouve très positif que Nedjma fasse un défilé de robes faites à partir de voiles en soie, le voile étant un symbole de la femme, et associer la mode à la tradition est une bonne manière de résister et de démontrer que la féminité ne se définit pas juste par le port du foulard.
Nedjma dit quelque chose comme : « Ce n’est pas de la provocation, c’est de l’indifférence », en répondant à un homme qui la trouve provocatrice en ne mettant pas le voile. Cette scène se déroule dans un bus dans lequel elle finit par se sentir oppressée, alors que tous les yeux sont sur elle. Elle parvient, non sans difficultés, à en sortir, et sur la portière du bus on peut lire le mot : ‘Extrême’. Ce bus est pour moi le miroir de la société dans laquelle évolue Nedjma.
Je dois dire que je n’étais pas sereine durant la scène de défilé. Plus tôt dans le film, il est dit dans quel ordre les filles doivent passer. Plus on approche de la fin, plus on est angoissé. J’ai également trouvé un peu d’inquiétude dans le visage de Nedjma, ce qui ne rassure pas. De plus le défilé n’était pas discret, avec de la musique forte et les youyous des femmes. Je m’attendais à l’attentat, bien qu’il me restât une pointe d'espoir que le film se terminerait sur le défilé qui se passe bien, avec toutes les Algériennes heureuses. J'ai conservé cet espoir jusqu’au premier coup de feu.
Les acteurs jouent bien, même si quelques fois ils pourraient sembler surjouer, notamment lorsque Nedjma hurle de colère. Et je trouve que certains aspects du film font un peu "cliché", par exemple la fin avec Nedjma qui écoute le bébé dans le ventre de Samira. Bien sûr, cela indique aux spectateurs qu’il y a quand même de l’espoir, que l’histoire ne s'achève pas après le drame.

Kiyane Zerkak
2019/12/09 09:35 #2019-papicha-19
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Papicha, un film de Mounia Meddour, retrace l’histoire de Nedjma, une étudiante de 18 ans qui habite en Algérie et qui rêve de devenir styliste. L’histoire se passe dans les années 90, lorsque la situation politique de l’Algérie se dégrade de jour en jour et alors que la répression devient de plus en plus forte. Pour combattre tous ces interdits, Nedjma décide d’organiser un défilé qui ne se passe pas comme prévu ...

Le meurtre de Linda, la sœur de Nedjma, est l’une des nombreuses scènes qui m’ont marquée. Cet événement est filmé de manière à ce qu’on ne s’y attende pas : on a en premier plan Nedjma, qui est le personnage principal, puis en arrière-plan Linda ainsi qu’une personne qui a demandé à voir Linda; on entend un coup de feu. Puis plus rien. Cette scène m'a paru particulièrement bien mise en scène, car on voit Nedjma s’effondrer sans même avoir eu besoin de se retourner pour comprendre ce qui s’était passé, et puis en arrière-plan la mère des deux filles qui sort serrer le corps mort dans ses bras.

Une autre scène qui m’a beaucoup marquée est celle du défilé. On s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose, mais au départ le défilé se déroule comme prévu, l'attention du spectateur se relâche, jusqu'à la présentation de la robe finale. Et là, tout saute. Un groupe de terroristes pénètre brusquement dans la salle. Le spectateur est ébloui par un jeu de lumière avec des sortes de flash, accentué par la façon de filmer qui met en évidence la détresse des personnages. On retrouve aussi des gros plans sur les jeunes filles tuées, accompagnés de flash back de quand elles étaient vivantes...
Lyna Khoudri qui interprète Nedjma joue très bien son rôle, tellement bien d'ailleurs que j’en suis même venue à ne pas l'aimer tant je la trouve antipathique à cause de son comportement, son caractère... Je trouve que c’est elle l’élément déclencheur de tous les malheurs qui arrivent autour d’elle.

Quant aux décors, ils incarnent parfaitement la diversité des paysages algériens où l’on retrouve la mer, les petites ruelles de marchands d’Alger, les mosquées de la capitale...

Le film dénonce aussi les violences conjugales avec la meilleure amie de Nedjma qui s’est fait battre par son petit ami qui la renfermait de plus en plus (on constate sa façon de s’habiller différente, sa mentalité moins ouverte ... )
Bien qu' une vague d’événements atroces clôturent le film, ce dernier s'achève néanmoins sur une scène avec Nedjma et Fatima, une de ses amies, souriantes, qui retrouvent leur joie de vivre. Cette scène représente l’espoir, et nous dit que rien n’est fini.

Enfin, le choix musical est plutôt typique de l’Algérie avec beaucoup de raï, musique maghrébine, mais aussi des musiques françaises ainsi qu’anglaises... Les personnages mélangent l’arabe avec des mots de français, ce qui accentue le côté réaliste du film.

Je trouve, pour ma part, que le film donne une mauvaise image de la religion. Pour ce qui est des personnages, tous ne sont pas très pratiquants sauf une, Fatima, qui est la seule du groupe d’amies à porter le voile et en plein milieu du film on apprend qu’elle est enceinte de 3 mois alors qu’elle était promise à un autre homme, ce qui ne suit pas les règles de sa religion. Ensuite, l'image des hommes algériens est très négative, les seuls hommes dont on nous fait part dans l’histoire sont soit sexistes avec une idéologie où la femme doit rester à la maison, faire à manger etc..., soit forcent les femmes à avoir des rapports ou s’énervent lorsque qu’elles ne sont pas d’accord avec eux, quand ce ne sont carrément pas des terroristes...

Malgré ma perception du film, je le recommande car je le trouve intéressant, il m’a apporté une vision de mon pays vu par une autre personne. Il se peut que je ne sois pas d’accord avec la réalisatrice sur l’image qu’a l’Algérie pour elle, mais ça ne rend pas le film moins attrayant, au contraire ...

ARRAHMANE Manele 1ereA
2019/12/09 09:50 #2019-papicha-20
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Une image noire avec l’inscription en rouge “librement inspiré de faits réels”. Voilà le début. Ces cinq mots suffisent à nous faire comprendre que ce film ne va pas nous épargner.
C’est l’histoire de Nedjma ( Lyna Khoudri ), qui a 18 ans dans les année 90 à Alger. Sa passion c’est la mode. Quand il fait nuit, elle quitte le campus pour rejoindre une boite de nuit où elle vend ses créations. Cependant la situation du pays ne cesse de se dégrader, et de nombreux morts sont à déplorer. Nedjma ne veut pas se soumettre et décide de se révolter, la mode devient son alliée.

Ce film se déroule pendant la “décennie noire” d'Algérie. Il permet donc de comprendre ce qui s’est passé durant ces années, de voir le quotidien de ces gens. Mais bien qu’il se déroule dans les années 90, ce film reste d’actualité.
C’est surement pour cela qu’il a été censuré dans l’état même qui la coproduit : l’Algerie. Cela nous fait comprendre que ce film envoie un message et que l’état ne veut pas qu’il soit vu : chaque personne peut être libre.
Ce film débute sur une scène de joie, de féminité avec le maquillage ainsi que les paillettes présentes sur les tenues. Soudain tout s'arrête face au contrôle de police : les sourires retombent et les rires se taisent. Cela illustre la terreur présente dans la vie de ces personnes. Une terreur présente chaque jour, chaque instant au plus profond d’eux. Cela s'illustre dans l’oeuvre de Mounia Meddour grâce aux sons ainsi que les silences, qui sont primordiaux. Lors de ces silences nous devenons des acteurs, nous sommes pris dans ce film comme si c’était notre réalité. On retient notre souffle au même moment que Nedjma, et on respire quand elle le fait. Tout au long de Papicha, on est face à des explosions d’émotions, que ce soit de bonheur comme de tristesse. On a l’impression d'être dans des montagnes russes, à chaque moment de bonheur succède une tragédie, qui nous laisse sans voix. On sait à quoi s’attendre mais on ne cesse d'espérer se tromper. C’est en cela que ce film est puissant.
De plus Nedjma illustre la liberté. Elle refuse le joug du gouvernement, envers et contre tout. Elle brave les interdits imposés par les radicaux en organisant un défilé de mode. La pièce principale sera le haïk, qu’elle féminise, pour envoyer un message très fort. Le haïk de couleur blanche, s’opposer au hidjab qui lui est noir et symbolise l’oppression. Chaque femme est libre de s’habiller, de vivre comme elle le veut. Ce défilé est l’occasion de montrer à quel point elle est contre l'oppression et pour la liberté. Je pense qu’on aimerait tous réagir comme elle, cependant on ne sait jamais comment on serait en réalité. Sa meilleur amie, Wassila (Shirine Boutella) illustre le quotidien de beaucoup de femmes. Au début elle est pleine de liberté mais dès l’instant où elle rencontre celui qu’elle aime, tout bascule. Il la frappe, la force à devenir quelqu’un d’autre, à se soumettre. Le magasin de tissus illustre lui aussi la société, on voit en l'espace de quelque temps comme la société a évolué. Il passe de la vente de string léopard à celle de hidjab. C’est donc un film très fort, et très engagé. Il raconte ce qui se passe vraiment dans ce pays, et ce depuis longtemps. C’est un film poignant, bouleversant, et qui m'a profondément touché. Il ne laisse pas indifférent et il restera pour moi mon film préféré.

Ce long métrage est donc un hymne à la vie, à l’amour mais aussi au courage. Le film de Mounia Meddour est un chef d’oeuvre qui mérite d'être vu.
Léa Bernard, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/09 10:09 #2019-papicha-21
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
De nos jours se battre pour notre liberté n’est qu’une expression comme une autre. Dans le film Papicha de Mounia MEDDOUR, cette expression si banale est la réalité pour ces jeunes femmes des années 90 en Algérie.
Ce film m’a fait ressentir différents sentiments comme de la joie, de la tristesse, du dégout et de la peur. Il nous donne autant envie de pleurer que de crier de joie mais aussi de taper sur certains personnages !

J’ai beaucoup aimé le personnage de Nedjma, interprété par Lyna Khoudry, car elle n’abandonne jamais ses idées même lorsque cela nous paraît impossible. Pour être honnête certains personnages comme Karim, interprété par Marwan Zeghbib, ou encore Morkhtar me mettent très en colère et cette haine ressentie m'a permis de mieux rentrer dans le film.

Les relations qu’ont entre elles les amies de Nedjma nous rappellent à quel point l’amitié est nécessaire car sans elles, Nedjma ne se serait jamais relevée et n’aurait donc jamais pu organiser le défilé qu’elle rêvait de faire.

Il y a dans ce film deux positions qui s'opposent radicalement, ce qui permet aux spectateurs de choisir son côté du film. Personnellement je suis complètement du côté de Nedjma, déjà car elle en est le personnage principal, mais aussi parce qu'elle est pour moi un exemple : malgré les difficultés qu’elle accumule durant le film, elle ne baisse pas les bras et, entourée de sa mère, son copain et ses amies elle va finir par accomplir son but.

En allant le voir, je m’attendais à un film banal, qui allait sûrement m’ennuyer, mais quand le film a commencé avec la scène où les deux jeunes femmes se préparent pour aller en boîte, j’ai pu me reconnaître à travers ce côté où l’on veut s’amuser, et réaliser que si pour moi c’est un droit, pour elles c’est une interdiction à braver.

Donc j’ai beaucoup aimé ce film et je l’ai même recommandé à plusieurs personnes de mon entourage.



Mélina Calvary

2019/12/09 10:13 #2019-papicha-22
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Papicha est un film qui nous fait ressentir énormément d’émotions puisqu’il montre la situation horrible des femmes en Algérie durant les années 1990. Cependant par moments on voit tout de même le bonheur de ces femmes qui passent de bons moments ensemble malgré tout.
Nedjma, qui rêve de devenir styliste se faufile chaque soir à travers un grillage pour pouvoir aller vendre ses créations dans une boîte de nuit. Et voyant la situation politique et sociale de son pays se dégrader et les femmes ne portant pas le « hijab » se faire agresser ou tuer, elle décide d’organiser un défilé de mode justement pour défendre les libertés de ces « papichas ».

De mon point de vue ce film nous permet vraiment de nous mettre à la place de ces femmes puisqu’il nous est possible de vivre cette situation à travers le personnage de Nedjma. Lors de la mort de sa sœur par exemple on voit Nedjma incapable de se retourner et d’aller voir sa mère car elle est anéantie. On passe ensuite un long moment en voyant Nedjma et sa mère lavant le corps de Linda : cette scène est filmée très proche du corps de Linda et cette façon de filmer revient très souvent dans le film, de façon à ce que nous soyons au plus proche des personnages et de leur ressenti.
Dans ce film on voit également la soumission que des femmes par rapport aux hommes, en premier lieu avec le personnage de Samira qui a peur que son frère ne la tue en apprenant que le père de son futur enfant n’est pas son fiancé officiel, et ensuite avec la meilleure amie de Nedjma qui se fait frapper par son petit ami.
L’homme avec qui Nedjma avait une histoire lui propose de s'exiler en France, il voudrait qu’elle se marie et parte avec lui sans faire d’histoire. Ce qui montre d’autant plus que les hommes se sentent supérieurs par rapport aux femmes et que les femmes n’ont pas droit à leur liberté.
On voit tout de même parfois les moments de bonheur qu’elles ont malgré leur situation, justement lors du défilé organisé par Nedjma, qui se transforme en drame puisque des hommes armés débarquent et tuent énormément de femmes. On comprend donc que les Algériennes de cette époque devaient rester bien sages chez elles à s’occuper de la maison, mais ne pouvaient pas s’amuser entres elles.
Ce film retrace donc de façon très émouvante l’histoire de ces femmes, cependant je trouve la fin trop brutale puisqu’on ne sait pas si Nedjma va réaliser son rêve ou si la situation a continué de se dégrader.

Mila Veselowski
2019/12/09 14:33 #2019-papicha-23
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Alger, dans les années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante en licence de français habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux " papichas ", jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits. Ce film, réalisé par Mounia Meddour qui dure 1H45 est clairement une dénonciation de ceux qui refusent l’émancipation de la femme, de ceux qui tentent de faire taire les femmes et de les enfermer. Il parle aussi de l’intégrisme religieux qui perdure encore actuellement. La mise en scène montrant la montée de cet intégrisme me touche particulièrement. En effet, les scènes sont époustouflantes et emplies d’émotions. On passe du rire aux larmes, un véritable ascenseur émotionnel. J’ai l’impression que certaines séquences sont puissantes et candides à la fois, impressionnantes dans les scènes de violence, et attendrissantes dans les moments intimes. La rage des personnages féminins et leur force de conviction emportent tout sur leur passage, alternant sans transition les différentes séquences et ménageant des ellipses brutales mais pertinentes. Ce chef-d’œuvre est aussi bouleversant que percutant, servi par les actrices qui, je trouve, jouent de manière excellente.
C’est un très beau film, réaliste, qui a un caractère spontané.
Maëlle Dufort, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/10 17:07 #2019-papicha-24
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
Papicha : Une jolie fille à la conquête de la mode

Dans ce film Franco-algérien réalisé par Mounia Meddour, jeune réalisatrice de 41 ans dont c’est le premier long-métrage, on découvre Nedjma (Lyna Khoudri), une jeune algérienne qui veut réaliser son rêve : créer des vêtements de mode.
Elle est soutenue dans son projet par ses meilleures amies : Wassila (Shirine Boutella), Samira (Amira Hilda Douaouda) et Kahina (Zahra Manel Doumandji).
Elle décide de montrer ses créations en organisant un défilé de mode dans la faculté où elle étudie le français.

Cela se passe en Algérie au début des années 1990 pendant la « décennie noire », période où le fondamentalisme religieux va conduire à une guerre civile sanglante.
Tout le film montre la montée en puissance de ce mouvement extrémiste.
D’abord ce sont simplement des affiches collées sur les murs montrant des femmes voilées.
Nedjma et ses copines encore habillées à l’occidentale ne veulent pas porter le niqab.

On a été choqué par la violence de certaines scènes où des femmes en niqab agressent les étudiantes et les professeurs au sein de l’université.
Malgré tous les obstacles et la pression du fondamentalisme religieux, Nedjma tient debout et va réaliser son défilé entre les murs de l’université. C’est alors que le cauchemar commence….

Parmi les scènes les plus tragiques, il y en a une qui a retenu notre attention :
celle de la mort de Linda, la sœur de Nedjma. Le son et le cadrage jouent un rôle très important pour faire ressortir le côté dramatique de la scène.
En effet, c’est très marquant notamment grâce au son : dès que le bruit du tir retentit, le son s’assourdit.
De plus, Nedjma se trouve immobile en gros plan face à nous et derrière la profondeur de champ est floue. On ne voit pas de blessures ni de sang, la jeune fille ne se retourne pas pour voir ce qu’il s’est passé. On sait qu’elle a compris le drame qui vient de se produire.

Pour conclure, ce film démontre les facettes obscures de la religion dans laquelle les femmes musulmanes ont peu de libertés ( le port du voile obligatoire, pas de sorties extérieures).
Bravo à Lynda Khoudri pour ses performances d’actrice, elle a su nous toucher et nous faire partager ses émotions et ses angoisses les plus profondes.



Classe de 1ère Gestion et Administration
Travail collectif groupe A
Lycée Professionnel Privé
Monistrol-sur-Loire (43)
2019/12/13 08:25 #2019-papicha-25
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha est l’un des films les plus poignants que j’ai vus au mois de décembre. Dans ce film, tout est fait pour toucher le lecteur, que ce soit les événements, le caractère des personnages ou même la gestion de la musique et du silence qui est parfaite. Papicha est un film de 2019 réalisé par Mounia Meddour d’une durée de 1 heure 46. C’est l’histoire de Nedjma (Lyna Khoudri), étudiante de 18 ans habitant dans une cité universitaire qui rêve de devenir styliste. Elle a pour habitude de se faufiler à travers le grillage avec ses meilleures amies afin de vendre ses créations aux “papichas” dans les toilettes d’une boîte de nuit. Cependant, dans ces “années noires”, la situation sociale et politique de l’Algérie ne cesse de se dégrader, et pour contrer celle-ci, Nedjma décide de se battre pour sa liberté et organise un défilé de mode.
J’ai trouvé ce film beau, notamment les personnages qui ont un lien fort malgré toute la violence autour d’eux. Le groupe d’amies a une force de caractère et des valeurs qu’elles ne veulent abandonner malgré la société qui l’impose. Par exemple, elles vont à l’université. Cela paraît simple, pourtant ce n’est pas une normalité. En Algérie, les femmes subissent une pression de la part de l’état. Dans cette société traditionaliste et patriarcale, elles doivent trouver un mari et être femme au foyer, soumise au mari. Toutefois, Nedjma n’accepte pas cette fatalité, et décide de se révolter. En effet, l’interdiction trop importante entraîne une envie irrépressible de transgresser les règles. De plus, la soeur de Nedjma, journaliste, a la même force de caractère que sa soeur, et elle va le payer de sa vie. Dans le film, il y a une vraie maîtrise entre la musique et les silences. Par exemple, au moment où Lynda (Meriem Medjkane) va mourir, la musique est très forte et à partir du coup de feu, on n’entend plus aucun son. Ce silence représente autant le vide que cette mort provoque à Nedja qu’à nous. Et ce moment est émouvant, car c’est le premier malheur du film. A partir de cet événement, on comprend que le film est construit comme des montagnes russes. Un événement heureux débouche sur un malheur terrible et ces derniers viennent crescendo. Certains pensent que cela rend l’histoire prévisible, mais c’est parce qu’on s’y attend que cela leur donne plus d’importance. Effectivement, quand le film nous montre un moment de bonheur, on se demande ce qui va déraper, où est la faille en quelque sorte. Et quand cela arrive, on se prend une claque à chaque fois. De plus, la réalisatrice a vraiment le souci du détail. Par exemple, les haïks que vont porter les filles durant le défilé sont blancs, contrairement aux hijabs des femmes qui viennent à certains moments qui sont noirs. On nous montre l’opposé entre la religion poussée à son extrême et les jeunes filles qui ne demandent qu’une vie heureuse. Ce qui m’a aussi bouleversé, c’est la transformation de Wassila (Shirine Boutella) durant l’histoire. Quand l’histoire commence, c’est une jeune femme rebelle, pleine d’ambitions, et un peu fleur bleue. Cependant, quand elle tombe amoureuse, toutes ses idées d’avenir s’envolent avec ses principes ; et elle finit sans ambition, à écouter son homme critiquer toutes ses anciennes valeurs sans réagir. Ce film montre bien à travers tous les personnages que chaque femme de ce pays pouvait avoir une vie différente : Nedjma qui décide de se battre pour sa liberté mais pour cela doit refuser une vie de paix en France, Wassila qui a des principes qu’elle oublie en tombant amoureuse, Samira (Amira Hilda Douaouda) qui s’est résignée à suivre sa religion et se marier avec quelqu’un qu’elle n’aime pas mais au final finit enceinte de quelqu’un d’autre, Lynda qui est morte parce qu’elle voulait faire le métier qui lui plaisait malgré sa dangerosité, ou encore Kahina (Zahra Manel Doumandji) qui a des rêves plein la tête mais qui finit assassinée.

Certes, ce film peut paraître peu recherché, à suivre le même schéma, mais c’est cette construction qui fait sa force. Il montre de la manière la plus simple la vie en Algérie dans les années 1990. Sans besoin d’artifice, ce film parle de lui-même en faisant ressortir des émotions fortes au public. C’est ce qui manquait dans Atlantique pour s’accrocher à l’histoire, et pour cela, je préfère Papicha, car pour moi, un bon film n’est pas forcément un film vraiment bien construit avec des références maîtrisées, mais plutôt un film qui fait pleurer, que ce soit de rire ou de peine.
Marion Brachet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/13 08:41 #2019-papicha-26
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
La réalisatrice Mounia Meddour, dans son film Papicha, nous plonge dans les années 1990 en Algérie. Nous voyons la “décennie noire” se mettre en place et le corps des femmes devenir un réel outil politique. A travers le monde de la mode qui passionne la jeune Nedjma, interprétée par Lyna KHOUDRI, nous suivons le parcours d’un groupe de jeunes femmes pleines de rêves qui s’opposent au dictate islamiste. Nos émotions sont malmenées tout au long du film. Les scènes poignantes de mort nous bouleversent. Afin de nous faire ressentir l'extrême douleur ressentie par les personnages, lors des scènes tragiques, Mounia Meddour met en place des moments de silence poignants. Nedjma, bien que contestataire, semble juvénile, elle ne veut pas voir la réalité, nous avons donc parfois envie de la réveiller, mais c’est aussi ce qui fait notre attachement envers elle. Malgré toute la souffrance qui émane de cette histoire, le film reste porté par une vague d’optimisme dû à l’importante sororité qui lie les quatre filles. Elles se serrent les coudes dans un monde d’hommes où leur rôle est d’être soumises. Cette relation est touchante, ce sont des modèles de femmes fortes qui poussent à l’admiration. L’histoire est construite de manière à affronter frontalement les émotions du spectateur. Papicha est donc une oeuvre bouleversante et porteuse d’un message fort qui fait étrangement écho à notre société actuelle.
Elodie Figea, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/14 18:51 #2019-papicha-27
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
PAPICHA: La « décennie noire » sous toutes ses coutures
Le film Papicha est un film franco-algérien réalisé par la réalisatrice Mounia Meddour fille du réalisateur algérien Azzedine Meddour. Papicha est son premier long métrage, présenté comme une sorte d'autobiographie. Mounia Meddour choisit de raconter son histoire par le biais de la fiction et à travers son personnage principal Nedjma. Comme elle, Nedjma est une jeune étudiante dans l’Algérie des années 1990, qui assiste au début de la “décennie noire", période de violence ou l'islamisme va monter en puissance, et où de nombreux mouvements radicaux vont voir le jour. Les femmes algériennes vont être contraintes à se couvrir le corps avec le fameux voile intégral. Ce qui est pas du tout le désir des jeunes filles de la cité universitaire dont Nedjma et ses amies font partie.
Papicha retrace le quotidien de Nedjma (Lyna Khoudri) qui étudie le Français et est passionnée par la mode, et ses amis, Wassila (Shirine Boutella) et Samira une jeune voilée (Amira Hilda Douaouda). Le film débute par la sortie en douce de la cité universitaire pour aller en boite de nuit. Sur la route les filles se font arrêter par les contrôleurs et leur premier réflexe est de mettre le voile et baisser la tête. Dès les premières minutes du film on voit la pression islamique qui pèse sur la ville d'Alger, mais néanmoins cela ne va pas empêcher les jeunes filles de vivre une vie d'étudiante lambda, et de continuer leur petit commerce de robe dans les toilettes. Par la suite Nedjma va se révolter et en quelque sorte se réveiller, suite à l'assassinat de sa grande sœur Linda, journaliste, devant chez elle. Alors pour montrer sa protestation et son incompréhension face à toute cette violence elle va décider de faire un défilé de mode particulier rien qu'avec des haïks, un tissu traditionnel blanc d'une dizaine de mètres. C'est le tissu parfait pour son défilé, car il est un symbole de résistance en Algérie - notamment face au colonialisme - et sa couleur blanche, qui représente la pureté, est la parfaite antithèse du voile intégral noir. Grâce à sa passion Nedjma va se servir de la mode pour embellir le corps de la femme, tout le contraire de ce que l'islamisme lui demande .
Ce film a un rapport au tissu très particulier car il va accompagner les filles toute au long du film . On va le voir se transformer, être modifié, cousu, jusqu’à en porter une certaine signification . Le haïk va jouer le rôle de fil conducteur du film, les différentes étapes de sa progression vont nous amener un peu plus vers le défilé-résistance.
Mais toutes les petites histoires qui agrémentent le film ne sont pas nécessairement cohérentes. Tout d’abord le contexte historique n’est pas assez présenté, on comprend que nous sommes dans les années 1990 donc la « décennie noir », car c’est annoncé au début du film, mais comment les mouvements radicaux sont-ils apparus ? Pourquoi avoir commencé à rendre le voile intégrale obligatoire? Qui les oblige à la porter? l’Etat ? Tant de questions sans réponses. Les réponses ne sont pas apportées; pourquoi Samira est-elle enceinte ? Pour nous, cela appuie encore les stéréotypes de la femme voilée qui respecte pas sa religion, car en réalité elle n’a aucune raison de l’ être, même si on nous dit qu’elle a un époux, on ne le voit pas, et encore moins son amant. Comment le vendeur de hijab s’est t-il radicalisé au point de vouloir tuer les filles de la cité alors qu’il était le premier à les fournir pour le défilé ?
Le film a beau être très beau visuellement, il nous fait découvrir l'Algérie et ses différents décors, et Mounia Meddour a décidé de filmer de près les visages, ce qui nous permet de mieux visualiser les émotions et nous les transmettre, nous trouvons que cela reste un film malheureusement incomplet.
Ce film a beau avoir un potentiel visuel, tout ce jeu de construction avec le haïk a beau être très pertinent, en nous faisant découvrir plusieurs aspects de l’Algérie des années 1990, nous pensons que le film laisse néanmoins trop d'aspects inexplorés .
Célia et Sirédia 1er G4
2019/12/15 16:37 #2019-papicha-28
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
REBELIGION
Critique du film Papicha de Mounia Meddour
Nedjma, incarnée par Lydia Khoudri, est une jeune femme vivant dans la cité universitaire d’Alger pendant « la décennie noire ». Cette période est ponctuée de multiples attentats du GIA (Groupe Islamique Armée) qui ont rythmé la vie des habitants dans les années 1990. Nedjma est alors en quête de liberté et veut mener à bien son rêve, devenir créatrice de mode et organiser son défilé.
L’assassinat de sa sœur Lynda fut un événement marquant. Après ce dernier, Nedjma retrouve une force et une volonté impressionnante d’affirmer ses droits de liberté à travers son art, la couture. C’est lorsqu’elle lave la tenue pleine de sang dans laquelle sa sœur fut fusillée qu’elle a cette révélation de créer ses tenues seulement avec des draps, appelés haïk, modifiés grâce à des plis.
Tout au long du film, Nedjma est portée par la rébellion mais aussi par la religion. En effet, celle-ci guide les adolescentes dans leur quête de liberté. Le parallèle entre ces deux axes figure comme un fil conducteur de l’histoire est subtil et permet aux spectateurs de comprendre les causes de leur rébellion contre l’Etat.
Alors que Nedjma a pour rêve d’organiser son propre défilé de mode, celle-ci n’utilise pas de simples tissus mais l’haïk, un tissu traditionnel en coton, qui permet de faire comprendre que Nedjma ne déroge pas aux coutumes de la religion musulmane, mais ne veut pas porter le hijab. Ce respect de la religion se voit également par l’utilisation des langue arabes et françaises. Ce mélange de langues choisi par la réalisatrice montre un respect pour le pays mais, par l’usage du Français, une forme de modernité.
Le film commence directement sur une scène rythmée, la musique électronique règne dans la voiture, Nedjma et son amie Wassila, sont en train de se changer pour remplacer leur survêtement par une robe, cigarette à la bouche, elles simulent une vie tout à fait normale. Néanmoins, la scène revient à la réalité, coupées brusquement dans leur élan, les filles font face à des gardiens, armés jusqu’aux dents, qui surveillent l’entrée de la ville. Ces gardiens posent alors un tas de question avec un ton amer, se moquent d’elle. Cette scène montre toute la rythmique du film, les bons moments sont toujours interrompus par une réalité misogyne réprimant les femmes et leurs libertés.
Malgré la présence d’une censure approuvée par une majorité de la population et des événements réprimant leur volonté de liberté, comme les fameuses affiches qui servent de fil conducteur, Nedjma et des amis ne renonceraient pour rien au monde à leurs convictions et à leurs rêves de mettre en place le défilé de mode tant désiré. La capacité de Nedjma à toujours rebondir tout au long du film pour mieux réussir est impressionnante et le groupe d’amies réussit malgré tout à trouver le bonheur, notamment en se soutenant les unes les autres dans les moments difficiles et en relativisant. Les rôles des actrices principales permettent de bien percevoir la situation de cette génération de jeunes femmes en Algérie à cette époque. Et la qualité de leur jeu permet de donner de la crédibilité de cette histoire.
Ne vous attendez pas à un film historique retraçant chaque événement dramatique de cette période avec précision, la réalisatrice a fait le choix de survoler un grand nombre d’événements afin d’imprégner le spectateur de l’ambiance générale de cette époque sans pour autant entrer dans les détails des faits. Mais ce n’est pas pour autant que l’on ressent moins la gravité de ces actes. L’alternance de scènes humoristiques et de scènes tragiques rend ce film accessible au plus de personnes possible.
Papicha permet de montrer au grand public le problème qu’est l’inégalité des genres qui existe à plus ou moins grandes échelles selon les pays où les cultures. En l’occurrence, dans ce film, on est plongé dans cette intolérance liée à la religion envers la liberté des femmes en Algérie en 1990, pays dans lequel ce film fut censuré ! La cause des droit des femmes est censé être universelle, de ce fait, nous avons apprécié cette démarche engagée et militante mais néanmoins artistique de Mounia Meddour. Nous vous encourageons donc à aller voir ce film qui pointe du doigt la situation de l'Algérie en 1990 face à la montée de l’islamisme radicale.
Maxime, Anaïs et Maël, 1ère G4
2019/12/16 09:16 #2019-papicha-29
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha est un long-métrage de Mounia Meddour, une réalisatrice algérienne.
Le film a notamment été nominé pour représenter l'Algérie aux Oscars du “Meilleur Film International”. Pourtant cette nomination a été remise en cause car le film est censuré dans ce même pays. Il a été interdit de diffusion sans aucune explication, le comité des oscars a décidé de maintenir sa candidature.

Le titre Papicha est un terme qui désigne les jeunes femmes algériennes belles et drôles. L'histoire se déroule à Alger dans les années 1990. Nedjima, une jeune fille de 18 ans, vit dans dans une cité universitaire. Dans un pays où la situation politique et sociale se dégrade de plus en plus avec des traditions et une religion omniprésente, Nedjima, décide donc de se battre contre cette fatalité en utilisant son rêve, celui de devenir styliste. Alors qu'elle vendait ses création dans des boites de nuits, elle décide d'organiser alors un défilé de mode, normalement interdit.

Nous nous retrouvons donc avec une jeune fille forte et déterminée qui par sa passion de la mode, combat une religion qui veut cacher le corps des femmes et qui malgré tout ce qui lui arrive se relève et continue à se battre. Elle souhaite donc plus de libertés pour les femmes d'Alger. Ses amies, qu’elle soient religieuses ou non la soutienne dans ce qu’elle entreprend. C'est une belle histoire pleine d'amitié et d'entraide, inspiré de faits réels et avec des acteurs qui connaissent la culture du pays. Malgré le fait que certains passages soit prévisibles, nous restons marqués et surpris par les évènements, notamment grâce aux "jeux" fait avec la bande son et les images qui s'arrêtent à certains moments forts et marquants de l'histoire comme avec les attentats. Le défilé de Nedjma devient un symbole fort car ses tenues sont créées à partir des haïks, elle respecte donc les traditions de son pays tout en modernisant celles-ci et en s’opposant à l'oppression islamistes.

Je trouve que Papicha est un bon film, qui nous montre la situation sociale et politique de l'Algérie. Nous nous rendons compte de ce que pensent les gens qui vivent la-bas. De plus nous avons une amitié forte tout au long du film avec des filles qui se soutiennent et soutiennent leurs rêves. C’est donc un film beau et intéressant qui nous est proposé.
Gaëlle Bichon, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:31 #2019-papicha-30
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha. L'histoire débute en Algérie, dans la capitale, Alger durant la “Décennie noire”. Nedjma, protagoniste de l’histoire, rêve d’habiller toutes les filles d’Alger.
Ce film est réalisé par Mounia Meddour, avec Lyna Khoudri (Nedjma), Shirine Boutella (Wassila), Amira Hilda Douaouda (Samira), Zahra Manel Doumandji (Kahina), Meryem Medjkane (Linda).
Le film, adapté de faits réels, parle du combat mené par les femmes en Algérie durant les années 1990, à savoir être libre et indépendante au sein d’un pays qui leur impose une religion poussée à l'extrême (port du voile intégrale obligatoire, soumission et forte répression).
Par exemple, les jeunes femmes doivent sortir en cachette pour aller en boîte de nuit et passé les barrages de police durant la nuit. Les femmes sont surveillées en permanence (au barrage les policiers sont armées et exigent de savoir d’où Nedjma et Wassila viennent et où elles vont).
Les femmes sont aussi soumises à un code vestimentaire précis, en effet le port du hidjab est obligatoire et si elle ne le porte pas elles sont agressées par des femmes extrémistes. Ces femmes représentent l’oppression contre la volonté d’être une femme libre en Algérie. On remarque aussi des changements de comportements à travers plusieurs personnages. Wassila, par exemple, change petit à petit afin de correspondre à la “femme parfaite algérienne” c’est à dire soumise à l’homme, à partir du moment où elle rencontre Karim. A contrario, Nedjma reste elle même. Le personnage de Slimane, un vendeur de tissus et de vêtements qui fait affaire avec les filles, marque la progression de l’oppression. Au début du film, il vend des strings léopards et au milieu du film, il vend des hidjab et à la fin il fait partie de la troupe d’hommes armés qui attaquent pendant le défilé de Nedjma.
Une forte volonté de quitter le pays se fait ressentir pendant le film au travers de Mehdi, en effet il veut quitter l’Algérie en emmenant avec lui Nedjma, qui refuse. Ce jeune homme représente la jeunesse Algérienne qui ne souhaite que fuir le pays à cause des guerres dues au système politique en place.
À partir du moment où la soeur de Nedjma se fait tuer, une psychose se met en place, en effet l’histoire se dégrade au fur et à mesure et est en dent de scie. Lorsqu’il y a des scènes de joie, d’euphorie, les scènes suivantes sont dramatiques (exemple du défilé suivi d’un massacre). Il y a un grand mélange de registres entre lyrique, pathétique, dramatique et même comique.

J’ai adoré ce film. À la fois révoltant et doux, ce film est pour moi un chef d’oeuvre, très représentatif de la situation politique en Algérie dans les années 1990, qui n’a pas tant évolué que ça ! Nedjma est une femme au fort caractère qui m’a rappelé ma mère, ainsi j’ai beaucoup accroché dès le début. Le mélange du dramatique et du comique était sublime. J’ai particulièrement aimé le personnage de Wassila car elle est pour moi la représentation exacte des femmes d’Algérie: d’un côté, elle veut être indépendante et de l’autre, la tradition la rattrape, elle doit s'engager avec un homme. En revanche, le meurtre de la soeur de Nedjma est selon moi le moment le plus dramatique. Lorsque le point de vue est sur Nedjma et que l’on voit en arrière plan sa soeur qui tombe, le moment est long et m’a mis les larmes aux yeux.
Melchior Benichou-Bessaguet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.

J’ai adoré le film, l’histoire est très bien pensée et représente parfaitement ce que la période de la “décennie noire” m’inspirait. Le film est très émouvant et très beau il montre le dur combat mené par les femmes durant cette oppression, le tout entremêlé avec des forts moments de joie et de tristesse. J’ai trouvé les scènes dramatiques trop prévisibles, ce qui retire donc, pour moi, un peu d’émotions. Le film reste très précis sur la situation politique Algérienne. Il a été censuré en Algérie, ce qui veut dire, pour moi, qu’il est réaliste sur l’oppression des femmes.
Loucas Cardoso, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.

2019/12/16 09:33 #2019-papicha-31
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha. Alger 1990, Nedjma et Wassila sont deux jeunes filles algériennes émancipées durant la “décennie noire”. Le film suit la quête de liberté d’un groupe de jeunes filles qui, oppressées par la religion et la société, trouvent leur bonheur, leur liberté dans des bars et boites de nuit. En parallèle, Nedjma poursuit son but de devenir une grande couturière. Dans les faits, le film dépeint la société algérienne de l’époque. Ainsi, l’histoire montre d’un côté l’occidentalisation du pays avec le choix des musiques et les vêtements des jeunes filles représentés par la couleur blanche, et de l’autre côté la montée du fondamentalisme religieux se fait fortement sentir représenté par le noir. Nedjma et ses amies sont comme prises au piège d’un étau invisible qui tout au long de l’histoire se resserre sur elles. Ce long-métrage joue fortement sur les sentiments des personnages et la façon dont elles réagissent aux événements qui parfois les touchent directement (le meurtre de Linda). On suit alors les filles comme si l’on était partie intégrante de leur groupe : la caméra est souvent utilisée à hauteur d’épaule ce qui permet une plus grande immersion dans la vie des personnages. Tout comme la position de la caméra, le son est très important pour le film, les musiques comme les silences sont des piliers de l’histoire, les uns illustrent les sentiments et sensations des personnages et les autres écrasent littéralement le spectateur après des évènements tragiques. Ces évènements tragiques jalonnent tout le film: ainsi, lorsque les filles semblent s’en sortir, le scénario les ramène à la dure réalité. On peut ainsi penser que les scènes de violences sont en fait des conséquences de la trop grande joie de Nedjma et ses amies pour les forcer à accepter ce qu’on leur impose, même Wassila qui semble être un modèle de détermination et d'intégrité finit par accepter le diktat de la société quitte à être battue par son petit ami et à lui cacher ses origines.
Finalement, j’ai aimé le film dans son ensemble mais je trouve que certains passages sonnent faux et semblent trop faciles voire clichés (évolution du vendeur de tissu qui un jour est un simple commerçant puis un vendeur de hijab et finalement un terroriste). Les sentiments semblent également un peu excessifs et les personnages ne semblent pas dotés de demi mesure, cela pourrait être expliqué par la violence des faits auxquels elles sont confrontés mais, certains personnages comme Nedjma semblent ne pas voir les changements qui bouleversent le pays et semblent très naïfs.
Téo Cherlonneix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/16 09:34 #2019-papicha-32
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
2019 est une année de nombreuses sorties de films tous plus impressionnants les uns que les autres, comme par exemple celui de Mounia Meddour nommé Papicha. La scène se passe à Alger dans les années 1990. Nedjma, une jeune de 18 ans, vit dans une cité universitaire. Elle fabrique des vêtements qu’elle vend dans une boite de nuit et souhaite devenir styliste. Mais la situation politique et sociale est tendue puisque le FIS, un parti islamiste, gagne les élections, instaure la charia qui force les jeunes filles de porter le hijab. Bravant les interdits, Nedjma va organiser un défilé de mode à l’université pour faire part d’une volonté de liberté et d'émancipation chez les jeunes femmes. Ce film montre la vie universitaire à Alger sous l’oppression du pouvoir mis en place et plus particulièrement la vie des femmes. On suit le personnage de Nedjma tout le long du film. Ce personnage vit des événements à la fois joyeux comme tristes et tragiques à cause des tensions de l’Etat. On a beaucoup de scènes dans le magasin de tissus et textiles où on trouve une évolution des produits : d’abord des habits et produits de couture (tissus, boutons, …) et puis des hijabs. Donc on a une grande influence du pouvoir mis en place sur les magasins. On a aussi un travail sur le son et le silence. En effet, les musiques dites “interdites” par le pouvoir sont des transitions pour des passages de tensions et de violences. Le premier est l’arrivée des femmes en hijabs noirs contrasté par le blanc des créations de Nedjma, et le second est lors du défilé de mode avec l’arrivée des forces armées du parti, qui s’avère être une grande tuerie. Aussi nous avons des grands silences avec des événements majeurs notamment lors de l’assassinat de sa soeur. Comme tout créateur et créatrice de mode, il y a beaucoup de dessins de vêtements pour le défilé et ses dessins ont une évolution avec beaucoup de changements (les dessins sont déchirés et pour en créer d’autres).
Ce film récompensé par le prix Un certain regard du Festival de Cannes de 2019 montre une société inspirée de faits réels puisque la réalisatrice les a vécus. Même si l’Algérie a accepté le tournage du film, il est malheureusement interdit dans celui-ci.
Nicolas Brunet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:36 #2019-papicha-33
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha est un film réalisé par Mounia Meddour, coproduit par la France, l’Algérie, la Belgique et le Qatar, sorti en 2019. C’est un film qui appartient au genre dramatique, il met en scène le quotidien d’un groupe de jeunes femmes qui étudient le français en Algérie dans les années 1990. De ce groupe de jeunes femmes, se détache Nedjma, interprétée par Lyna Khoudri, qui rêve de devenir styliste de mode. Durant les années 1990, en Algérie, se passait “la décennie noire”, guerre civile opposant le gouvernement algérien à divers groupes islamistes dont le GIA. Dans Papicha, mot qui signifie en arabe “jeune fille coquette”, on voit le monde entourant Nedjma changer petit à petit : elle qui créait des robes à partir de tissus chatoyants, ne peut plus s’approvisionner puisque le hijab est imposé par les groupuscules islamistes. Elle qui sortait le soir de sa Cité pour aller vendre ses robes en boîte de nuit, ne peut plus puisqu’un mur est construit autour de sa Cité. Elle qui aimait sortir en ville prend de plus en plus de risques. Nedjma est une jeune femme se battant au quotidien pour sa liberté, en refusant de porter le hijab, en continuant de sortir de la Cité pour faire ce qu’elle aime, en refusant de quitter Alger pour partir en France avec Mehdi. J’ai trouvé la réalisation du film très touchante, puisque la réalisatrice joue beaucoup avec nos émotions. Dans la scène du défilé organisé par Nedjma et ses amies, j’ai été très heureuse de voir leur projet se concrétiser, voir leur joie jusqu’à ce que des islamistes armés arrivent dans la Cité et tirent sur elles. Cette scène est très marquante car elle surgit sans attente, la violence y est forte. Je me suis sentie à la place de Nedjma, totalement dépassée par cette situation, cherchant à me cacher, trouver un endroit sûr. La scène lorsque sa soeur est assassinée m’a marquée, elle est très inattendue et se déroule très vite, j’étais aussi choquée que Nedjma. Je me souviens explicitement de son expression puisque sa réaction est filmée en gros plan accompagné d’un bourdonnement oppressant. Dans de nombreuses scènes de violence, de longs silences s’imposent dans la salle de cinéma, les spectateurs ne savent comment réagir. Je recommande ce film à toute personne intéressée par l’Histoire de l’Algérie dans les années 1990, et majoritairement aux femmes, car Nedjma, sa famille et ses amies vivent des situations qui arrivent encore en 2019. Notamment dans les transports publics, des agressions sexuelles,des violences conjugales, du sexisme mais gardent jusqu’à la fin du film de l’espoir et l’envie de se battre symbolisés notamment par la future naissance du bébé de Wassila interprété par Amira Hilda Douaouda. C’est un film très encourageant grâce à l’enthousiasme et le dynamisme des papicha que j’ai envie de revoir de nombreuses fois.
Maewenn Linseele, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:45 #2019-papicha-34
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha, réalisé par Mounia Meddour, est le premier film algérien parlant de la condition féminine, coproduit par la France. Après sa nomination au festival de Cannes, ce film sort enfin dans les salles. Malgré son financement par l’Algérie, ce long métrage y est interdit. Nedjma est une jeune femme bravant les interdits avec ses meilleures amies dans l’Alger des années 90. Elle lutte pour réaliser son rêve : devenir styliste. Nous la suivons dans son parcours durant la “décennie noire”. Contrairement à Hors-la-loi de Rachid Bouchareb relatant également l’histoire de l’Algérie en restant dans l’action, l’approche de Papicha est plus sentimentale et se passe exclusivement en Algérie.
Malgré cette sombre époque très meurtrière (entre 100 000 et 200 000 morts), Nedjma garde ses valeurs et la tête haute. Elle ne fléchit pas devant l’adversité et reste une lueur d’espoir pour ses amies et pour toutes les femmes libres.
Tout le film repose sur les pics d’émotions. La réalisatrice joue avec nos sentiments, nous plongeant dans une sphère heureuse et sereine qu’elle fait de suite retomber lorsque retentissent les armes à feu. Elle accentue ces émotions grâce au travail sur la musique accompagnant les moments joyeux et en donnant une grande importance aux silences lors des parties tragiques. Cette séparation est d’autant plus marquée par de violents coups de feu qui résonnent en nous et bloquent nos sens. Le film est composé de couleurs assez vives, mettant en valeur les “papichas” contrastant avec les hijabs noirs des terroristes.
Le film repose sur plusieurs symboles. Nedjma est une femme belle et rebelle, symbole de la femme libre qui ne courbera pas l’échine devant les considérations d’autrui. Elle poursuit même des études de français ! Les tenues créées par Nedjma, très lumineuses s’opposent aux hijabs noirs des femmes terroristes qui se battent pour le port du hijab. Leurs tenues sont rattachées à des moments de violence alors que les créations de Nedjma incarnent le bonheur, la joie, l’espoir d’un monde et d’une condition meilleure. Les personnes autour de Nedjma sont des archétypes de la société et révèlent son évolution.
Son amie Samira représente la société islamiste par excellence : elle porte le voile et s'apprête à se marier. Cependant sa vie bascule lorsqu’elle tombe enceinte d’un autre homme que son futur mari. Le soutien de ses amies est alors très important. Wassila était un personnage aussi libre que Nedjma, elles faisaient le mur et profitaient de la vie. Mais après la rencontre de Karim, elle se soumet peu à peu à l’amour qu’elle éprouve pour lui, cache de plus en plus son corps sous les vêtements, allant jusqu’à se faire battre. Karim et Mehdi (qui est en couple avec Nedjma) sont au début deux jeunes gens qui semblent très ouverts et respectueux envers les filles qu’ils aiment, mais vont très vite tenter de les soumettre et leur imposer leur vision des choses. Mokhtar, une sorte de concierge, laisse volontairement les jeunes filles sortir de la cité contre de l’argent, puis, peu à peu, un mur est construit. Il demande à Nedjma plus de choses pour passer et finit par tenter de la violer. Le vendeur de la friperie change en même temps que la société, au début il vend de la couleur et des paillettes, même des strings léopards, puis finit par ne vendre que des voiles noirs. A la fin, il fait même parti de l’attaque terroriste durant le défilé. Nedjma vit un parcours initiatique.
Maëlle Garant : J’ai trouvé ce film très intéressant avec ses moments d’émotions fortes et tous ces symboles. Il fait vibrer le spectateur tout en racontant des faits réels, durs et cruels. J’ai bien aimé la manière dont les événements sont amenés et tous ces éléments sont renforcés par un excellent jeu d’acteurs.
Clémentine Gourdan : Pour ma part, j’ai senti un véritable chamboulement et ce film m’a réellement marquée. Je ne m’étais pas intéressée à l’histoire mais je ne le regrette pas car j’ai découvert à froid la puissance cinématographique de cette production, qui m’a réellement impressionnée, que ça soit sur le jeu des acteurs, l’histoire, l’approfondissement des personnages, la technique utilisée, aucun détail n’a été mis de côté. Nous vivons au milieu de ces adolescentes et c’est d’autant plus touchant que nous avons l’impression de faire partie de ce groupe, ce qui est d’autant plus frustrant car on se sent coincé dans notre condition, sans pouvoir leur venir en aide. Je ne saurai quel autre terme employer qu’un fort chamboulement. Je me suis attachée aux personnages forts. Ils continueront à vivre en moi avec leur histoire.
Élèves de Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:53 #2019-papicha-35
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Direction Alger! C’est au cœur d’une guerre civile, dans les années 90, qu’est présenté la vie de la jeune héroïne, Nedjma, une jolie jeune fille érudite (papicha) et passionnée de mode.
Mounia Meddour parvient à nous faire passer du rire aux larmes, de la joie à la tristesse sans pour autant nous lasser de son travail.
La femme est mise en avant en apparaissant comme forte et courageuse mais aussi comme faible et insouciante. Effectivement, les Papicha, personnages qui donnent leur nom au film, affrontent plusieurs événements dramatiques tels que la perte de proches, mais continuent leur lutte contre la politique qui réduit peu à peu les libertés dans le pays.
Ce film est marquant à cause de la violence dont font preuve certains groupes extrémistes qui sèment la terreur dans le pays. Cette violence est d’autant plus inoubliable quand elle est utilisée pour forcer la population à adhérer à une idéologie.
Illona Laurent, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:54 #2019-papicha-36
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha de Mounia Meddour raconte l’histoire d’une étudiante à Alger pendant les années 1990 aussi connu comme la décennie noire. Le terme Papicha est un mot du dialecte franco-arabe donné aux jolies jeunes filles algériennes. En effet le spectateur pourrait se méprendre en pensant que papicha est le prénom de l'héroïne. Nedjma tente de vivre sa vie de jeune personne au sein d'une guerre civile où la mort est omniprésente, plusieurs attaques terroristes sont montrées sur l'écran. Au centre de ces atrocités nous voyons la vie de Nedjma qui étudie la langue française. Certe elle apprend une langue étrangère, mais elle reste tout de même patriotique et ne veut pas partir de son pays. En dehors de ses cours elle poursuit sa passion de la mode afin de devenir styliste. Nous la suivons dans sa vie familiale, amoureuse, professionnelle semée de mélancolie et de deuil. Nedjma perd sa soeur et ses amis à cause des extrémistes islamistes qui punissent les pécheresses. Lors des scènes violentes comme celle de l'assassinat de sa soeur nous voyons un ralentissement de l'événement et un silence envahit le public. Du silence, rien de plus et rien de moins. La scène est très longue et nous coupe le souffle. D’ailleurs, la consommation de cigarettes est fortement symbolique d’un suicide lent et prévu, comme si cette jeune fille restait dans la ville d’Alger. Ces cigarettes ne sont montrées que lors de scènes gaies, avec la présence des amies de Nedjma alors que pendant les scènes plus douloureuses la fumée provient des coups de fusils. Et comme son prénom l’indique, Nedjma veut dire étoile en arabe, l'héroïne surmonte aux difficultés et brille à travers de cette fumée.
Tilly Hackett, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:59 #2019-papicha-37
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha est un film réalisé par Mounia Meddour. Nous suivons l'histoire de Nedjma, une algérienne de 18 ans étudiante en langues. Elle aime la couture et la mode et entretient un commerce de robes faites mains dans les toilettes d'une discothèque. Seulement, l'histoire se déroule dans les années 1990 en Algérie, la situation reste tendue pour une jeune femme éprise de liberté dans un pays où la religion emprisonne les hommes. Chaque jour, des intellectuels, des femmes ou d'autres personnes sont tués car ils s'opposent au contrôle de la religion. Nedjma refuse le voile, pour elle "Dieu est miséricordieux". Elle a l'idée avec ses trois amies, de faire un défilé de mode dans son école en utilisant uniquement des voiles blancs. Le film est un véritable manège à sensation, construit en montagne russe. Les émotions changent d'une scène à l'autre mais toujours en s'aggravant. Il y a également un travail très recherché sur le montage et notamment les sons.
Papicha (mot désignant de "belles jeunes filles algériennes”), est clairement une critique de la société algérienne lors de la décennie noire, période de répression par des groupes terroristes dans les années 1990. Les femmes ne portant pas le voile sont particulièrement touchées et agressées et plusieurs tueries ont lieu. Nedjma s'affranchit de toutes règles.
Je pense que ce film ne devrait pas être montré à n'importe qui. Il s'agit avant tout d'une critique ouverte de la place des femmes dans la religion musulmane et une personne facilement influençable qui ne saurait pas prendre de recul pourrait avoir une très mauvaise image de cette religion, surtout de nos jours. Le film n'est pas sorti en Algérie. Ce film peut créer débat même si je pense qu'il est intéressant de le voir. La fin est tragique, la conclusion nous montre juste que les choses ne vont aller qu'en s'aggravant pour l'héroïne (elle subit d'abord une intervention dans sa salle de classe de la part de femmes musulmanes, puis sa sœur se fait assassiner et enfin un attentat à lieu le jour de son défilé). C’est un film touchant et nous ressentons beaucoup d’empathie pour l’héroïne. Je le recommanderai.
Mégane Michelet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 10:50 #2019-papicha-38
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le meilleur film du siècle est enfin sorti ! Et ce film s’appelle Papicha. Papicha est un film dramatique Français, Algérien, Qatari et Belge sorti en 2019, réalisé par la jeune algérienne Mounia Meddour. Il a été récompensé au festival du film d’El Gouna pour le meilleur film arabe de son année, et l’actrice principale Lyna Khoudri a elle aussi été récompensée au festival du film francophone d’Angoulême pour la meilleure actrice.
Papicha veut dire “jolie jeune fille érudite” en arabe. Papicha c’est 1h48min d’émotions fortes, de révolte, de douceur, de glamour, d’injustices et de drames. Papicha, c’est l’Algérie dans les années 90, pendant les années noires. Papicha c’est deux étudiantes, Wassila et Nedjma qui fuguent régulièrement de la cité universitaire pour braver tous les interdits et vivre leur vie de jeunes femmes indépendantes. Passionnée de mode, Nedjma créé sa propre ligne de vêtements qu’elle essaie de vendre. Parallèlement à ces projets, l’Algérie connaît une “année noire”, une année durant laquelle les islamistes essaient de prendre le pouvoir par des actions terroristes fortes et de la propagande concernant leurs idéologies extrémistes. En guise de revendication contre cette autorité musulmane, Nedjma décide alors de créer un défilé de mode pour mettre en valeur le corps de la femme, en huis clos féminin dans le réfectoire de la cité universitaire.
Les interprètes, (Lyna Khoudri pour Nedjma/Papicha, Shirine Boutella pour Wassila et Amira Hilda Doumandji pour Samira) font vraiment preuve de puissance dans les émotions qui passent d’un extrême à un autre, tout en gardant cette fluidité, cette douceur féminine et cette fragilité infantile. Effectivement, nos émotions et la dynamique du film ne font que des montagnes russes : par exemple, quand la jeune Nedjma rentre chez sa mère avec sa soeur, une sorte de montée énergétique se crée entre les trois femmes, on a une poussée d’excitation et de joie qui descend en pic lors de l’assassinat de la soeur. Un silence s’installe alors dans la salle. Après ça, très peu de dialogue et beaucoup d’émotions.
Ce film reflète aussi la société algérienne, prise dans ces mouvements islamistes. Le vendeur de la mercerie dans laquelle Nedjma vend ses productions et achète ses tissus, est le symbole même de cette société. On le voit vendeur de lingerie, qui devient ensuite beaucoup plus sceptique sur la liberté des femmes, change ensuite sa mercerie en boutique de hijab et finit par faire un attentat lors du défilé de Papicha. Wassila représente les femmes qui se retrouvent dans une voie sans issue de soumission qu’imposent les hommes islamistes. Wassila est en effet une femme de caractère, qui incite Nedjma à poursuivre dans ses revendications. Elle est, elle aussi, une papicha. Malheureusement, la rencontre d’un homme l’enferme dans ce cercle vicieux de femme soumise et obéissante, laissant sa part de rébellion de côté. Parallèlement à ce côté conservateur des hommes algériens, Medhi, le jeune amant de Nedjma rêve d’un tout autre avenir, pour lui comme pour Papicha, car il rêve d’Eldorado. Comme beaucoup d’algérien dans cette société, il représente la jeunesse qui veut partir en Europe pour un avenir meilleur. Par ces trois personnages, nous avons une représentation des différentes réactions dans cette situation.
Parlons chiffons pour plus de légèreté ! Ici, la couture et la mode ont un rôle vraiment primordial et très symbolique, car elles s’opposent aux hijabs que portent les femmes qui les restreignent dans la libération de leurs corps. C’est justement lors du défilé qu’une grande émotion émane en nous, un sentiment de soulagement et de légèreté en voyant des femmes souriantes et épanouies, drapées dans leurs robes en haïks blancs, mélangés à la couleur dorée des lumières. Le blanc de ces haïks représentent la pureté, en contradiction avec les hijabs noirs que portent les femmes du mouvement islamiste.
Alors rendez-vous en salle pour changer le monde comme Nedjma !

Margot PERRIOT Terminale L, Lycée jean Giraudoux, Bellac
2019/12/16 16:49 #2019-papicha-39
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Papicha est un film de Mounia Meddour, une cinéaste algérienne.

C'est l'histoire de quatre jeunes femmes algériennes qui sont étudiantes et qui partagent une chambre dans une cité universitaire d'Alger.

Nedjma rêve de devenir styliste : elle vend les vêtements qu 'elle crée à des jeunes femmes, dans les toilettes d'une boîte de nuit. Kahina veut partir pour le Canada. Samira est promise à un homme qu'elle n'aime pas par sa famille. Elle porte le voile. Wassilia est la meilleure amie de Nedjma. Ensemble elles aiment faire la fête, s'amuser, être libres et indépendantes vis-à-vis des garçons. Seulement elles vivent dans l'Algérie des années 90, pendant la guerre civile, alors que des islamistes veulent imposer leurs lois aux femmes : le port du hidjab, l'interdiction de sortir, la prière. C'est une période terrible pour l'Algérie : attentats, assassinats et arrestations se succèdent. Nedjma refuse de se soumettre et veut même organiser un défilé de mode avec ses amies qui en seront les mannequins.

Nedjma est une jeune femme déterminée, forte, courageuse et combattive : elle défend l’égalité entre les hommes et les femmes. C'est une résistante, une guerrière pacifiste qui ne veut pas porter le hidjab, qui n'a pas peur de maintenir son défilé malgré les pressions. Elle refuse de quitter son pays parce qu'elle ne veut pas baisser les bras et garde l'espoir qu'on peut combattre, malgré l'assassinat de Linda, sa sœur journaliste par des intégristes.

Cet assassinat est une des scènes les plus fortes du film comme celle de la fusillade d'étudiantes par des islamistes pendant le défilé. Les actrices sont épatantes : elles sont belles et jouent très bien. Elles sont vraiment impliquées dans leur rôle. D'ailleurs Lyna Khoudri qui joue le personnage de Nedjma, a quitté elle-même l'Algérie pour la France quand elle avait deux ans parce que son père était journaliste à la télévision et que sa vie était menacée.

C'est un film réaliste et autobiographique qui s'inspire en partie de la vie de la réalisatrice qui a été étudiante dans la même cité universitaire mais qui a été obligée de quitter son pays elle aussi parce que son père était cinéaste. Le message de la réalisatrice est bien sûr d'abord féministe : les femmes doivent rester fortes et combatives devant la volonté de certains hommes de les soumettre et tout faire pour rester libres. La belle scène de baignade au bord de la mer les montre en maillot de bain, heureuses... et libres. A travers son film, Mounia Meddour s'adresse à tous : chacun doit résister, croire en ses rêves et croire en soi-même pour mener la vie qu'on désire.

La classe de 2de MEI – Lycée Maurice Genevoix à Decize
2019/12/17 15:20 #2019-papicha-40
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
Papicha un film intrigant
Papicha est un film de Mounia Meddour qui parle d’une étudiante, Nedjma, qui vit dans une cité universitaire. Son rêve est de créer sa propre marque de robes et de les vendre dans le monde entier, mais au début de l’histoire la vente de ces premières robes se fait dans les toilettes d’une boite de nuit, jusqu’à ce qu’un homme colle des affiches sur les murs de la ville qui dise que les femmes doivent porter la tenue traditionnelle et porter le voile intégral. Nedjma ne baisse jamais les bras et veut toujours que son défilé ait lieu. Pour cela elle fera une manifestation à la cantine pour que la directrice accepte. Tout se passe dans un moment où l’Algérie est en crise car il y a des terroristes qui posent des bombes un peu partout dans les villes.
Le film de Mounia Meddour est un drame inspiré de faits réels, c’est l’histoire de l’Algérie des années 1990. Les personnages principaux, Nedjma, Wassila, Samira et Kamina sont des filles qui rêvent de liberté. Le récit est introduit par l’idée de faire un défilé de mode malgré la politique de l’époque. Les premières images du film introduisent l’idée que les femmes doivent se cacher pour aller où elles veulent le soir, et on comprend alors dès le début que Nedjma est une femme libre qui souhaite faire ses propres choix malgré l’opinion publique. La scène qui marque un tournant décisif du film avec l’assassinat de sa sœur. Ce traumatisme engendre alors la création des robes de son défilé avec des haïks. Le film se termine de façon tragique mais cela révèle le caractère persévérant de Nedjma qui choisit de poursuivre son rêve. C’est une fin qui laisse possibilité à l’imagination, malgré l’horreur.
La mise en scène est mise en avant d’abord car il y a beaucoup de plans de la cité U, sur la préparation de ces robes, et surtout sur les batailles pour les créer.
La scène la plus intéressante au niveau sonore est la dernière scène, où la musique est très forte et entrainante ce qui nous met dans l’ambiance festive du défilé et, en l’espace d’une seconde, l’ambiance se transforme devenant alors plus pesante. Le son est après centré sur les respirations des femmes présentes dans la salle, ce qui donne à la scène cet aspect.
Pour nous c’est un film intéressant à voir. Il peut nous faire passer par pleins de sensations, sons et musiques sont placés au bon moment dans ce film qui nous emporte.
Bryan et Charlotte, 1ère G4
2019/12/19 10:34 #2019-papicha-41
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Il y aura toujours une place dans le cinéma pour la dénonciation des extrémistes religieux. Une des accusations les plus récentes est le film Papicha, le premier long métrage de la réalisatrice algérienne Mounia Meddour, qui donne une représentation de l’Algérie pendant la guerre civile algérienne à partir de 1991, la décennie noire. Située à Alger, l’histoire se concentre sur un groupe de jeunes femmes, dont Nedjma, interprété dans une performance extraordinaire par Lyna Khoudri, qui est une étudiante de français rêvant de devenir une célèbre styliste. La vie des jeunes femmes est une entrée par laquelle on découvre une période peu représentée, cruelle, qui meurtrit.

D’abord, Mounia Meddour fait en sorte qu’on s’attache aux personnages. Une soirée en boîte de nuit avec Nedjma et sa meilleure amie Wassila, où la première vend ses créations à d’autres femmes, permet au public d'apprécier ces jeunes femmes qui cherchent à s’amuser pendant une période sombre de l’histoire de leur pays. Il est aussi montré comment ces femmes gèrent quand elles sont confrontées à la supériorité masculin de l’époque dans une scène importante entre Nedjma et sa soeur Linda. La réalisatrice insiste pour qu’on croit à la relation entre ces deux soeurs, pour que le choc du meurtre de Linda ait le plus grand effet possible.

Cette mort, donnée par une extrémiste islamiste, dans une scène magistrale, définit non seulement le film, mais aussi l’Algérie de l’époque. Quand Nedjma sort de chez elle, une femme, voilée d’un hijab demande si Linda est là. Alors que Nedjma part juste après avoir appelée sa soeur, on la suit avec la caméra et on entend le coup de feu. On imagine une arme cachée sous le voile. Dans la scène d’avant, la mère a expliqué que le haïk a été utilisé en temps de guerre pour masquer des fusils. Quand on voit la femme voilée, notre subconscient se rend compte que quelque chose ne va pas, mais l’action qui arrive après - dans ce cas le meurtre de Linda - nous frappe quand même. Après le coup de feu, tout devient silencieux, et on reste sur le visage de Nedjma, qui se décompose et qu’on imagine démolie, même sans regarder. Les seuls bruits qu’on entend sont les respirations rapides et désespérées de Nedjma et les cris de sa mère.
On a reproché à Mounia Meddour d’utiliser des méthodes simples pour dénoncer la violence de l’époque, et même si c’est vrai dans une ceraine mesure, cette scène montre qu’elle a beaucoup de talent pour assembler un moment frappant, fort et décisif avec la totalité de l’histoire.
Cette scène est la modèle de l’effet du montagne russe qu’on retrouve tout au long du film, quand un moment heureux est brutalement suivi par la violence ou la tragédie. Ce dispositif aide à montrer les incertitudes de la vie dans un environnement en évolution constante.
Ewan Holme, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 11:44 #2019-papicha-42
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film Papicha est un long-métrage réalisé par Mounia Meddour, sortie en 2019. Il s’agit d’un film dramatique. L’histoire se déroule dans les années 1990. Nedjma est une jeune étudiante algérienne de 18 ans. Le jour, elle étudie le français, et la nuit, elle se faufile à travers les mailles du grillage de sa cité universitaire pour se rendre dans une boîte de nuit où elle vend des robes de sa création. Seulement, le pays interdit ce genre de chose, exigeant que les femmes portent le hijab. Alors, l'héroïne décide d’organiser un défilé, revendiquant ainsi sa liberté.
Dès le début, on trouve une atmosphère tendue, à double facette. Deux filles, Nedjma et une de ses amies, sont à l’arrière d’un taxi clandestin. Elles mettent de la musique américaine, changent de vêtements, se maquillent… Mais rapidement, elles rencontrent un barrage de la milice, qui vérifie qu’elles portent bien une hijab, et demande pourquoi la voiture roule en pleine nuit. Habituées à cette situation, elles ont eu le temps de dissimuler leurs robes afin de faire illusion, et le chauffeur les couvre en mentant.
Le film se construit autour de contrastes. On peut le voir au son : on trouve des moments bruyants, comme lorsque Nedjma va voir sa mère avec sa soeur, puis un long silence après le coup de feu lorsque la soeur se fait tuer. De même, tout le long du film, on trouve des moments de joie, puis des moments de tristesse. C’est une montagne russe de sentiments qui nous est proposée. C’est la même chose pour les personnages. Les femmes faisant la propagande pour le port du hijab, et qui n’hésite pas à s’introduire chez les gens, voir à tuer, sont habillées de noir alors que les personnes participant au défilé de Nedjma sont habillées de blanc. Ce contraste permet de renforcer l'opposition entre Nedjma, et le monde dans lequel elle vit. Ainsi, on s’attache facilement à son personnage, on comprend ses idées et on ressent ses émotions. On ressent son espoir, sa colère, sa joie… et surtout, on peut la partager.
Le seul reproche que l’on pourrait faire au film est qu’il est parfois prévisible. On peut s’attendre à ce que sa soeur se fasse tuer après que cette dernière lui ai presque dit adieu. De même, on peut s’attendre à ce que le défilé se passe mal, même si on garde l’espoir que tout aille bien.
Dernière précision, le terme papicha signifie jolie jeune fille algéroise. Et c’est bien ce qu’est Nedjma. Une jolie jeune fille algéroise, luttant pour avoir le droit de porter ce qu’elle veut, de penser comme elle veut, ainsi que d’agir comme bon lui semble. Pour autant, elle ne souhaite pas partir de son pays.

C’est donc un film poignant auquel on assiste, capable de transmettre des émotions fortes, de la joie, de la tristesse, de la colère et même de la peur, avec une héroïne touchante par sa force et son courage, et aux idées toujours d’actualités. Un film à voir absolument.
Clément Moudoulaud, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 11:52 #2019-papicha-43
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha, film réalisé par Mounia Meddour, sorti en 2019, se déroule à Alger dans les années 1990. C'est l'histoire de Nedjma , 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, qui rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boite de nuit où elle vend ses créations aux « papichas », jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi les interdits .
Je trouve que le rôle de Nedjma, l'actrice principale est très bien joué, elle nous fait ressentir toutes ses émotions, qu'elle passe par la tristesse lorsque sa sœur se fait assassinée, par la douleur, lorsqu'elle est complètement à bout et qu'elle lâche prise ou encore par la joie, lorsqu'elle crée les robes pour son défilé et qu'elle sort en boite de nuit avec ses amies. On a vraiment l'impression que le stylisme l'aide à faire le deuil de sa grande sœur. Le fait que la caméra soit proche d'elle et suive ses mouvements nous emmène avec le personnage.
Le film monte crescendo, plus les minutes passent, plus le spectateur s'attend à des actions encore plus surprenantes et terrifiantes que les précédentes. En effet comme pendant la « décennie noire » d'Algérie, les choses se dégradent au fur et à mesure... Je trouve que la scène lorsque Linda est tuée est très touchante et pesante. On a l'impression que les secondes de silence après le meurtre sont interminables, chaque spectateur, qu'il soit sensible ou non, reste complètement bouche bée et sous le choc de ce qui vient de se passer. La deuxième scène que je trouve extrêmement choquante est celle de l'acte terroriste pendant le défilé tant attendu par Nedjma et ses amies qui ont tout fait pour que cela aboutisse. En effet, durant cette scène on est heureux pour les jeunes femmes, elles sont jolies, les créations sont réussies, pleines de couleur évoquant la liberté, ce qui s'oppose totalement au hidjab qui revient sans arrêt dans le film, que ce soit sur les affiches ou sur le corps des femmes, symbole de leur emprisonnement et de leur soumission. Mais au fond, nous sommes partagés entre deux choses à ce moment là, on a une lueur d'espoir et on se dit que tout va bien se passer mais d'un autre côté on s'attend à l’attentat. Ce film est donc réalisé de manière « simple » par Mounia Meddour très touchant pour nous spectateurs, et nous rappelle la difficile période vécue par les algériens et surtout par les femmes durant la « décennie noire » des années 1990.
Clémence Pagnat, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 11:52 #2019-papicha-44
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Papicha, film réalisé par Mounia Meddour, sorti en 2019, se déroule à Alger dans les années 1990. C'est l'histoire de Nedjma , 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, qui rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boite de nuit où elle vend ses créations aux « papichas », jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi les interdits .
Je trouve que le rôle de Nedjma, l'actrice principale est très bien joué, elle nous fait ressentir toutes ses émotions, qu'elle passe par la tristesse lorsque sa sœur se fait assassinée, par la douleur, lorsqu'elle est complètement à bout et qu'elle lâche prise ou encore par la joie, lorsqu'elle crée les robes pour son défilé et qu'elle sort en boite de nuit avec ses amies. On a vraiment l'impression que le stylisme l'aide à faire le deuil de sa grande sœur. Le fait que la caméra soit proche d'elle et suive ses mouvements nous emmène avec le personnage.
Le film monte crescendo, plus les minutes passent, plus le spectateur s'attend à des actions encore plus surprenantes et terrifiantes que les précédentes. En effet comme pendant la « décennie noire » d'Algérie, les choses se dégradent au fur et à mesure... Je trouve que la scène lorsque Linda est tuée est très touchante et pesante. On a l'impression que les secondes de silence après le meurtre sont interminables, chaque spectateur, qu'il soit sensible ou non, reste complètement bouche bée et sous le choc de ce qui vient de se passer. La deuxième scène que je trouve extrêmement choquante est celle de l'acte terroriste pendant le défilé tant attendu par Nedjma et ses amies qui ont tout fait pour que cela aboutisse. En effet, durant cette scène on est heureux pour les jeunes femmes, elles sont jolies, les créations sont réussies, pleines de couleur évoquant la liberté, ce qui s'oppose totalement au hidjab qui revient sans arrêt dans le film, que ce soit sur les affiches ou sur le corps des femmes, symbole de leur emprisonnement et de leur soumission. Mais au fond, nous sommes partagés entre deux choses à ce moment là, on a une lueur d'espoir et on se dit que tout va bien se passer mais d'un autre côté on s'attend à l’attentat. Ce film est donc réalisé de manière « simple » par Mounia Meddour très touchant pour nous spectateurs, et nous rappelle la difficile période vécue par les algériens et surtout par les femmes durant la « décennie noire » des années 1990.
Clémence Pagnat, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 12:03 #2019-papicha-45
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film Papicha présente la réalité choquante du quotidien d’une femme algérienne. Il témoigne du contraste entre l’ancien et le nouveau, entre traditions et éthique. Si vous appréciez les films simples, féministes, émouvants, ce film est fait pour vous.
Nous sommes à Alger, dans les années 90, Nedjma, la protagoniste, rêve de devenir styliste. Malheureusement les traditions de l’Islam, détournées par les islamistes, vont à l’encontre de ses ambitions. Nedjma se retrouve contrainte par un groupe d'extrémistes, des hommes et femmes misogynes.
J’ai particulièrement apprécié le jeu des acteurs/trices, car nul d’entre eux n’a joué de façon médiocre. Toutefois, selon moi, il manque un certain “je ne sais quoi” qui m’a laissé sur ma faim. Si le film n’est pas privé de montagnes russes émotionnelles, l’absence de symboles complexes et recherchés domine. De plus, il me paraît tricher, car s’il ne manque pas de scènes joyeuses (courtes et rares, certes, mais présentes, annoncées dans le titre et l’affiche), ce film est, au contraire, nourri de scènes de désastre, violentes et mélancoliques. J’ai été écoeuré par la construction d’un film, qui aurait pu être somptueux.
Au tout début : le mystère règne, les deux protagonistes vont en boîte de nuit pour une raison quelconque. Toutefois, le mystère est brisé de façon molle, fragile et précaire, lorsqu’on découvre qu’elles sont là pour vendre des robes. La réalisatrice aurait pu allonger l’énigme initiale, ou la briser de façon plus puissante, pour davantage jouer avec nos émotions.
Un élément que j’ai particulièrement aimé était le symbolique du titre. “Papicha” signifie “jolie fille”, ça renvoie à la stigmatisation des femmes, souvent traitées comme des objets, et souvent réduites à leur apparence physique.
Ce film vaut la peine d’être vu. Certes il ne diverge que très peu des autres films de son genre, mais il nous permet de nous cultiver sur les thèmes du féminisme, l’oppression des femmes. Ces événements ont besoin d’être montrés pour faire progresser le sexisme. Car c’est la dénonciation d’un problème, la première étape qu’il faut franchir pour l’annihiler.
Bethan Whelan, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 13:17 #2019-papicha-46
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Dans le film intitulé Papicha, récompensé au festival de Cannes par le prix "un certain regard", Mounia Meddour veut que le spectateur suive la vie de Nedjma (surnommée Papicha dans la rue), une jeune femme Algérienne de 18 ans. Les extrémistes s'emparent de la ville et répandent l'obligation du port du hidjab. Nedjma tente de repousser ce phénomène en proposant de faire un défilé de mode dans la résidence universitaire mais cela lui semble de plus en plus impossible au fur à mesure que le film avance.
Finalement grâce à une forte solidarité féminine, Nedjma parvient à réaliser son rêve de faire un défilé avec ses propres haiks.

Non seulement l'intrigue est passionnante mais le réalisme de la mise en scène est impressionnant.
Le choix de la musique américaine ainsi que les choix vestimentaires pour se démarquer des normes qu'impose la société algérienne sont remarquables. A chaque fois qu’un air occidental commencent, nous savons que la violence poursuit les personnages.
On apprécie aussi le travail sur le silence. Lorsqu'une scène extrêmement émouvante, l'assassinat de Linda, la soeur de Nedjma, a lieu, on a un gros plan sur l'expression du visage à Nedjma avec un silence pesant d'une trentaine de seconde, mais qui semble durer une éternité.

Ensuite, la féminité et la camaraderie des filles sont très présentes dans ce film. Nos personnages principaux sont : Nedjma, Wassila, leurs amies, Linda, la mère, la dirigeante de la faculté, …, elles font toutes quelque chose pour contrer l'oppression, sauf qu'à travers le film, plusieurs d'entre elles tombent aux mains du pouvoir dominant qui les obligent à se conformer aux nouvelles règles imposées.

En parallèle, j'ai remarqué une opposition de couleurs dans les moments choquants.
Par exemple lors du défilé au sein de la cité universitaire, toutes les filles participant au défilé sont habillées en haiks blancs cassé mais les extrémistes qu'on aperçoit tout au long du film sont toujours en noir. Ce noir peut aussi symboliser la mort de la liberté, et le blanc, la pureté des filles qui ne voient pas le mal dans ce qu'elles font et surtout l'innocence de ce défilé. Certes, elles souhaitent la liberté de faire ce qu'elles veulent mais elles ne la diffusent pas par la violence comme le font les extrémistes.

En dernier, je constate le peu d'hommes présents. Les deux garçons que rencontrent Nedjma et Wassila, poussent les filles à sortir du pays si elles souhaitent la liberté. Slimane, un vendeur dans un magasin de textiles, vend des tissus à Nedjma, et propose des strings léopard. Puis, à la fin, lorsque l'oppression des extrémistes s'est emparée d'Alger, il s'est reconverti dans la vente de voiles, de hidjabs….
Ce dernier illustre parfaitement la radicalisation de la mentalité des algériens.

Personnellement, ce film m'a vraiment touché car les femmes dans les pays islamistes se battent toujours pour le droit de choisir de porter ou non le voile. La féminité présentée montrent bien qu'ensemble on peut tout réussir même si le but final nous paraît impossible et qu'il ne faut jamais abandonner ses rêves !
Joscelin Leadbeather, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/20 08:51 #2019-papicha-47
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

L'intrigue de Papicha se situe à Alger, durant les années 1990, pendant la « décennie noire ». Cette période de l'histoire algérienne est une guerre civile qui a opposé le gouvernement algérien à divers groupes islamistes armés. Cependant, cette absurdité barbare a eu de terribles répercussions : environ 150 000 morts, 1 million de déplacés, et des dizaines de milliers d'exilés...
C'est dans ce contexte que Mounia Meddour, la réalisatrice, a décidé de tourner ce long-métrage inspiré de faits réels. Touchant, dramatique, dépeignant la condition des femmes soumises, dans un pays régi par les groupes terroristes, le film retrace l'histoire de Nedjma, jeune étudiante de 18 ans vivant dans la cité universitaire, qui est passionnée par la mode. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies, en particulier Wassila et Kahina, pour rejoindre la boîte de nuit dans laquelle elle vend ses créations aux jolies jeunes filles algéroises, les Papicha.
En effet, la mode joue un rôle phare et donne une dimension poétique : elle représente l'émancipation de la femme dans son entièreté, et c'est pour cette dernière que Nedjma se bat et qu'elle veut créer un défilé de haïks. Le blanc signifie la pureté et l'élégance de la femme algérienne, contrairement au noir des femmes entravées par le hijab.
Tout au long du film, la situation ne fait qu'empirer crescendo, et les libertés sont peu à peu dérobées par la montée de l'extrémisme religieux. Les affiches de propagande sur le port du voile sont de plus en plus nombreuses dans les rues. Le vendeur de tissus évolue. Au début il vend des strings et des tissus à paillettes, pour finalement proposer des hijabs en faisant l'apologie du terrorisme. A la fin, il fait partie d'un groupe extrémiste.
Tout le film est construit sur un système de montagne-russes émotionnelles : chaque moment léger, doux est suivi par un événement tragique, très oppressant, qui ne nous laisse pas indemnes. Bien que l'enchaînement du film soit quelque peu prévisible, le réalisme de la mise en scène nous émeut : les différents zoom sur les visages marqués, les silences assourdissants, les musiques fortes qui procurent de lourdes sensations...
Pour conclure, Papicha est un film pour tout public, qui doit permettre à tous d'ouvrir les yeux sur la dure réalité dans certains pays du monde, où la femme est opprimée et où la vie ne tient qu'à un fil.
Lisa Reix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/28 16:40 #2019-papicha-48
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Papicha, un film engagé.

Papicha est un film qui s'est engagé dans un mouvement politique en Algérie.Ce film aborde la guerre civile algérienne qui a débuté le 26 décembre 1991 et s'est achevée le 8 janvier 2002 . Cette guerre a commencé par l'annulation des élections législatives par le gouvernement algérien à cause de la montée du Front Islamiste du Salut, craignant que ce dernier n'instaure une république islamique où les droits humains dépendraient de la charia
Le film a choisi de centrer son histoire autour de quatre femmes, dont le rôle principal est tenu par Nedjma, une étudiante âgée de 18 ans, passionnée de mode et qui a la volonté d'en faire son métier. Sauf que rien de ce que ces jeunes filles imaginent se passera selon leurs souhaits : elles ont l'habitude de sortir quand elles en ont envie et veulent être libres de faire ce qu'elles voulaient. Du jour au lendemain tout changea avec les oppressions des groupes islamistes qui instaurent une diminution de la liberté d'expression, de la liberté de croyance, par des actes d'affichages et des pressions dans le bus par exemple. Nedjma refuse de laisser les événements tragiques de la guerre civile lui dicter sa façon de vivre, sa manière d'entreprendre sa vie. Cependant les mentalités et la socialisation de la population algérienne deviennent de plus en plus conservatrices au fil du film : elle fait le choix de rejeter les nouvelles interdictions imposées par les radicaux et décide même de lutter pour sa liberté et se positionne contre le boycott de son défilé de mode.
Mounia Meddour avait pour projet de témoigner à sa manière de cette période durant laquelle elle-même était étudiante, avec la volonté de prouver que dans ce chaos il y avait eu des femmes fortes avec l'envie de résister à cette oppression en continuant de faire ce qu'elles avaient envie de faire. Le film est un drame joué par les acteurs et actrices de façon plutôt réaliste, ce qui nous fait entrer dans l'histoire et vivre les situations d'oppression. J'ai observé dans leurs regards une émotion à jouer ces scènes, comme si des souvenirs réapparaissaient, ce qui signifie que peut-être ils étaient aussi en Algérie à cette époque, ce qui sublime leur rôle.
Ce film est rempli d'émotions, il est indéniablement prenant et réussi. Le moment où Linda la sœur de Nedjma, se fait assassiner, l'écho du silence était particulièrement touchant. La manière dont Ndejma réagitétait incroyable : elle ne s'est pas retournée afin d'être face à son souffle une dernière fois, puis elle s'est mise à genoux au sol laissant ses larmes couler et le sentiment de la perte transparaître sur son visage.
Le second moment beau à mes yeux est celui où les quatre filles sont réunies à la plage avec le sourire car seule leur liberté comptait : c'est d'autant plus beau en sachant la situation dans laquelle elles vivaient, cela permettait de ramener un peu de gaieté dans ce drame.
Papicha est porteur de messages dont l'envie de se battre quoi qu'il arrive et il nous montre la chance que l'on a de vivre dans un pays libre.

Sabrina Mounine, classe de 1ère 2 , Lycée François 1er le Havre.
2019/12/28 16:45 #2019-papicha-49
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
« Des femmes pleines de vie combattant une idéologie extrémiste »

Tout d'abord, j'ai trouvé le choix de ce film percutant car il traite de la « décennie noire » en Algérie. Ce sujet est resté tabou encore aujourd'hui ( port du voile, signes ostentatoires d'une religion ), c'est pourquoi j'ai trouvé intéressant qu'un film dénonce -tardivement-les conditions de vie en Algérie pour une femme musulmane dans les années 90.
Le choix du titre est significatif : il peut avoir un double sens car au cours du film il désigne de façon péjorative la femme algérienne libre, belle, heureuse, et renvoie directement à la protagoniste Nedjma, femme ravissante, rêvant d'égalité et de liberté dans son pays. Mais « Papicha » peut être aussi une appellation pouvant donner espoir aux autres femmes, voulant être des « papichas » sans être jugées, seulement parce que vivre selon ses envies est un droit qui ne doit pas être étouffé ainsi.
Dans la forme, je dirai que l'idée du scénario est assez importante : tenter de lutter contre l'obscurantisme religieux à travers la vie d'une jeune styliste et de ses copines souhaitant vivre leur jeunesse librement malgré l'hostilité ambiante. J'ai apprécié la façon de filmer, avec des plans assez serrés, pour mieux nous faire ressentir les palpitations de la vie , la sensualité des corps, et tout aussi bien le sentiment d'oppression, de peur et de rage devant de tels actes terroristes : cela donne un côté énergique à ce long métrage, qui m'a permis de découvrir aussi la ville d'Alger, que je ne connaissais pas.
La scène première débute dans l'obscurité ( pleine nuit ) ce qui peut nous apprendre que la suite de ce film peut être assez tragique. J'ai directement été saisie par cette histoire basée sur une certaine résistance : j'aurais aimé, à la place de Nedjma, avoir autant de courage pour défendre mon rêve coûte que coûte, malgré les tensions politiques de mon pays. Une scène montre bien l'opposition aux mélanges avec les autres cultures et autres traditions, celle où un groupe de femmes portant le hijab entrent dans le cours de français dans l'une des salles de l'université et déchirent les feuilles des étudiants installés au premier rang, en proclamant que la seule langue parlée doit être l'arabe.
Une autre scène est assez frappante, celle où le gardien de leur foyer de jeunes filles traite Nedjma de « papicha » et essaie de la violer : elle nous montre que dès qu'une fille est un minimum découverte, maquillée, qu'elle n'est pas recouverte de la tête aux pieds, elle est perçue comme quelqu'un d'indécent, non respectable. Ces jeunes filles ont soif de liberté mais ressentent l'oppression pesant sur elles à chaque coin de rue, notamment avec les affiches appelant au hijab, collées de part et d'autre des rues, au coeur de l'université. Elles sont l'emblème d'une jeunesse libre, créative, pleine de projets et d'espoirs.
Afin d'affirmer leur opposition, leur résistance, elles décident de ne pas suivre le dogme religieux, se procurent alcools et cigarettes, ne prient plus. Le projet du défilé naît alors, avec des tissus voyants et une véritable envie de modernité pour ces filles qui ne comprennent pas les extrémistes de leur pays voulant à tout prix conserver leurs traditions proches de l'obscurantisme. La scène finale où, à la fin du défilé, a lieu une fusillade, je fus très déçue d'apprendre que c'est l'homme tenant la boutique de tissus colorés, de vêtements courts, voire même osés, qui à la moitié du film se met à vendre voiles, hijabs, burkas, c'est cet homme qui a dénoncé Nedjma, créatrice du défilé. On voit d'ailleurs une de ses amies se faire fusiller sur le podium : à ce moment précis, j'ai ressenti un certain dégoût pour ces malfaiteurs.
Je pense que la réalisatrice Mounia Meddour nous a transmis, à travers ce film, un discours des plus sincères sur une jeunesse bouleversante, avec une rage de lutter pour la liberté de façon universelle.

Camille Loviton , classe de 1ère 2, Lycée François 1er, le Havre.

2019/12/28 16:52 #2019-papicha-50
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
« Un film criant de vérité »

Papicha est un film réalisé par Mounia Meddour, sorti en 2019. Il s'agit d'un drame traitant de la radicalisation de l'islam à Alger dans les années 1990. Alors que des actes terroristes ont lieu dans le pays, une jeune étudiante nommée Nejma, âgée de 18 ans, refuse catégoriquement de se soumettre aux islamistes radicaux, et elle le paiera très cher. La réalisatrice souhaite, je pense, diriger les projecteurs vers cette période mal figurée de l'histoire de l'Algérie.
Tout d'abord, le personnage principal du film, Nedjma, fait ressentir beaucoup d'empathie au spectateur de part les très nombreux drames qu'elle a à traverser. On ressent de la compassion pour elle et à celle-ci se rajoute de la pitié car, plus elle évolue dans son malheur, plus elle semble obsédée par son projet de défilé ( sauf à un moment de profond désespoir, où tout semble bien terminé..). Projet qui d'ailleurs lui vient très peu de temps après le décès brutal et violent de sa sœur, assassinée à côté d'elle par une radicale...La jeune styliste semble devenir folle et je pense que l'élément déclencheur de cette instabilité est le meurtre de Linda, sa sœur : son défilé semble être alors tout ce qui lui reste et aussi une bien maigre satisfaction à côté de ce qu'elle a dû perdre pour le mettre en place. Qui plus est cette récompense se change en drame à la fin.
Enfin Nedjma, après ce drame supplémentaire et plus traumatisant encore que la plupart de ce qu'elle a subit, s'accroche encore et toujours à ce qu'elle veut faire : être styliste en algérie, même après tant de ses proches disparus et au péril désormais de sa propre vie, ce qui est très troublant. La détresse de Nedjma est très bien jouée par son interprète et celle de tous les autres acteurs également. Le film s'achève par une note d'espoir ambiguë avec l'amie de Nedjma qui est enceinte : celle -ci représente peut-être une sorte de renaissance.
En Algérie le film n'a pas de date de sortie prévue, alors qu'il doit la représenter aux oscars, une preuve que ce pays est encore dans la censure, surtout avec le gouvernement acruel, autoritaire comme lors de la « décennie noire ». La réalisatrice explique qu'il s'agit d'une espèce d'autobiographie car elle a elle même grandi en Algérie à cette époque, sans pour autant y avoir vécu des moments traumatisants : cela m'a rassurée car j'avais la mention « histoire tirée de faits réels » en tête après avoir visionné le film
Pour conclure je tiens à dire que ce film m'a vraiment touchée et plusieurs scènes me resteront en mémoire très longtemps, à commencer par la scène du meurtre de Linda, dont le plan et le son étaient parfaitement bien mis en image. La scène de l'après agression sexuelle, lorsque Ndjma dit ses quatre vérités à Wassila, m'a beaucoup et particulièrement atteinte, car j'y suis tout particulièrement sensible . Le jeu de tous les acteurs était très crédible et la réalisation très satisfaisante.

Léa Peschard, classe de 1ère 2, Lycée François 1er, le Havre.
2020/01/02 12:01 #2019-papicha-51
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
J’aime le lien et la proximité et l’entraide des filles, c’est une belle amitié avec des hauts et des bas.
Pour se battre pour l’indépendance des femmes en Algérie elles vont organiser un défilé de mode et refuser le port du voile ; elles veulent aussi participer à détendre l’atmosphère particulièrement tendue dans la cité étudiante.
Avec le vendeur de tissu on voit l’évolution du durcissement de la guerre civile et de la société. Cela m’a fortement marqué !
Elles font le défilé en Haïk car c’était un symbole de la lutte contre la guerre car elles cachent des armes sous la Haïk pour détourner l’attention des soldats.
La mort de Linda ; un plan large ou on voit en premier plan Nedjma avec une image claire qui aux coups de feu, s’écroule en larmes, en arrière- plan Linda où l’image est flou qui s’écroule devant la maison et la tueuse qui prend la fuite avec une musique et un ralenti sur la séquence c’est une scène triste.
Je trouve que c’est un film résolument tourné vers la vie avec le plan large des amies sur la plage = regard vers le large, la mer = du mouvement des vagues comme la vitalité des jeunes filles.
Les valeurs sont la résistance, le courage, la ténacité, la détermination.
Les meilleurs plans pour moi sont :
- Quand elles cherchent le tissu
- Dans leurs chambres
- Chez leur mère
- A la plage
Au milieu du film on apprend que Samira est enceinte ça redonne de l’espoir et de la confiance aux filles pour le défilé.
Malheureusement on voit à la fin du film que le défilé a été interrompu par des hommes armés qui tirent sur le groupe de filles avec plusieurs blessés et morts y compris une des leurs.
J’aime ce film car on peut passer par tous les états ; de la joie à la tristesse, et on voit le rôle des femmes à cette époque de la guerre civile !
Paul Spaeth 1 PROD Sarre-Union
2020/01/02 12:05 #2019-papicha-52
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Dans les années 1990 en Algérie, la jeune Nedjma rêve de devenir styliste mais sous la menace qui s’installe dans tout le pays, des groupes islamistes radicales portant l’hidjab (voile) déposent des affiches de propagande dans les rues, capturent les gens d’opinions, commettent des attentats, déposent des colis piégés, condamnent la liberté faisant régner la terreur. Les femmes qui ne portent pas l’hidjab risquent leurs vies et la peur est présente. Nedjma doit faire preuve de résistance, de bravoure et de détermination pour réaliser ses rêves.

Les séquences que j’ai retenues sont les suivantes
 La mort de Linda la sœur de Nedjma montre un plan large, Nedjma est au premier plan ; Toute l’émotion commence à la submerger et on peut voir l’expression de son visage changer. Au 2ème plan on peut voir Linda tomber, le plan est flou. Point important à noter, la scène est complètement silencieuse faisant ressentir au spectateur toute l’émotion et installant une ambiance pesante.
 Le plan large montrant Nedjma et ses amies s’amusant sur la plage montre le regard vers le large, la mer, le mouvement des vagues, comme la vitalité des jeunes filles. Cela nous fait ressentir de l’espoir pour les jeunes filles et pour le pays.
 La scène avec le vendeur symbolise l’évolution de la situation dans le pays, montrant le durcissement de la guerre.
 Le plan ou Nedjma essaie le Ha ik avec sa sœur Linda et sa mère donne une pointe de légèreté par rapport à la situation dans le pays et l’oppression.

Léo Schmidt 1 Prod
2020/01/02 12:06 #2019-papicha-53
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Le film Papicha se déroule en Algérie pendant la guerre civile de 1990 « la décennie noire », il montre la vie des jeunes filles pendant cette période.
L’actrice principal du film s’appelle Nedjma elle à 18ans, étudie le français dans une université d’Alger mais rêve devenir styliste de mode c’est une jeune femme courageuse, une résistante qui ne renonce devant rien et mène un combat d’une féministe.
Nedjma n’est pas comme les autres elle ne veut pas partir de l’Algérie elle veut mener son combat et vivre ici comparée aux autres qui qualifie même l’Algérie de salle d’attente !
Papicha signifie pendant cette période en Algérie jeune fille émancipé assez coquette mais une sorte de résistante, c’était les femmes pendant les années 90 qui refusait de porter le voile.
Le vendeur de tissu dans ce film est symbole de l’évolution du durcissement de la guerre civile.
Plusieurs plan sont intéressant comme le plan ou la sœur de Nedjma , Linda se fait tirer dessus on entend un coup de feu on voit Linda s’écrouler en arrière-plan , l’arrière-plan devient flou il n’y a plus aucun bruit et on voit le visage e Nedjma se décompose.
Ou encore le plan ou l’on voit les quatre jeunes femmes « Papicha » sur la plage qui regardent au large.
Dans se film la mer aussi représentent quelque chose, elle représente la vie des quatre jeunes femmes car elle est mouvementée et dangereuse comme la vie qu’elles mènent pendant cette période en Algérie.
STEPHAN Thibaud 1 PROD
2020/01/04 18:25 #2019-papicha-54
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Papicha est un film sorti le 9 octobre 2019, réalisé par Mounia Meddour. Il se déroule à Alger dans les années 90.
Papicha raconte l’histoire d’une jeune étudiante, Nedjma, qui a comme rêve de devenir styliste dans une ville exposée à la guerre civile, où les islamistes combattent les libertés des femmes. Nedjma n’est pas obéissante. Elle ne respecte pas les ordres, elle s’échappe régulièrement la nuit de la cité universitaire.
Nedjma, l’héroïne, se bat pour les droits des femmes et contre les interdits. Elle veut que les femmes aient leur liberté : faire des études, réaliser leur rêve professionnel comme devenir styliste, ne pas rester dans leur foyer, sortir à l’heure qu’elles veulent sans protection, écouter de la musique. Des choses qui semblent très naturelles en France. Mais qui sont combattues dans de nombreux pays.
Le film est donc le récit d’une lutte.
Papicha est un film qui nous a beaucoup plu parce qu’il a du sens, et même une morale. Les différents personnages féminins représentent chacun une attitude différente en face de la violence des hommes. Il y a Samira, qui est superstitieuse mais qui est capable de tromper son futur mari par amour. Karina qui est d’accord pour coucher avec un employé d’ambassade si ça lui permet de quitter l’Algérie. Wassila qui veut être libre et tombe amoureuse d’un islamiste qui la battra. Il y a Kamissi qui essaye de protéger les jeunes filles de l’Islam radical, mais qui a peur. Il y a enfin Papicha (Nedjma), la plus libre, révoltée, et la plus douée.
Le film est aussi très fort parce qu’il est ancré dans une situation historique, celle de l’Algérie au début des années 90. C’est une période de guerre civile entre le gouvernement et les extrémistes musulmans. Cela donne de la force à plusieurs scènes, comme celle du barrage policier : la difficulté pour les femmes, plus encore que pour les hommes, est de pouvoir franchir les frontières. En même temps, ce n’est pas un film lourd. On ne se sent pas pris dans un reportage.
Mais ce n’est pas qu’une histoire passée que nous voyons. C’est aussi la réalité de nos jours. C’est la façon dont une jeune femme maghrébine perçoit le monde occidental. Elle veut la liberté à toutes les heures. Elle veut vivre avec ses propres règles. Elle ne supporte pas l’autorité et ne veut rendre des comptes à personne. Elle n’a pas peur de la solitude. Pour nous, la vie qu’elle veut mener est naturelle. Pour le monde où elle est née, cette vie est scandaleuse.
Le film nous donne un autre regard sur le voile. C’est une obligation imposée par certains religieux. Tout le travail de Papicha sera d’inventer d’autres façons de porter le voile mais pas de façon triste, pas pour se cacher. Mais pour se faire désirer, pour rendre la beauté visible. C’est un travail de provocation. En un sens, elle obéit aux ordres, elle accepte le voile, mais en gardant ses convictions, son caractère. Ce ne sera pas le voile traditionnel qui cache tout. Ce sera le voile qui dévoile, avec de nouveaux plis.
Papicha est un très beau film. Il fait réfléchir sur la liberté et sur la violence qu’elle peut provoquer quand elle vient d’une femme.
2020/01/06 19:05 #2019-papicha-55
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Alix, classe de 2nd3, LGT Pardailhan à Auch (32)

Papicha


Note : 7,5/10
Durée : 1h46

Ingrédients :

- Réalisatrice : Mounia Meddour

-Acteurs : Lyna Khoudri
Shirine Boutella
Zahra Manel
Amira Hilda
Yasin Houicha

Pour réaliser un Papicha :

- Versez dans une pellicule des jeunes filles d’Alger dans un pays où la situation sociale se dégrade
- Ajoutez Nejma, une jeune fille déterminée dans ses choix et qui aime la couture
- Incorporez un trafic d’habits dans les toilettes d’une boîte de nuit
- Assaisonnez de cours de français dans une université
- Saupoudrez le tout de rêve de liberté
- Mélangez bien
- Rajoutez dans la pellicule de l’énergie et la conviction des actrices qui donneront un film plein de saveur
- Faites revenir, avec la bonne humeur, la peur et les mortes pour un résultat aux émotions divisées
- Assaisonnez d’un sujet d’actualité pour un film auquel vous vous référerez
- Mélangez bien avec un enchaînement rapide des actions pour que l’ennuie disparaisse
- Incorporez la compassion, l’énergie, la sympathie, l’admiration que l’on ressent ressent lors du visionnage
- Ajoutez un hommage aux femmes ayant vécue les répressions pour de vrai
- Émiettez du sexisme qui donnera un avis mitigé sur le film car la liberté n’est pas synonyme de maquillage ou de boîte de nuit pour les femmes
- Ajoutez au tout une histoire d’amour trop rapide et mal expliquée
- Mélangez, vous obtiendrez un beau film avec quelques maladresse mais qui sont compensées grâce aux émotions partager

Régalez-vous !
2020/01/06 19:06 #2019-papicha-56
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Louis, élève de 2nd3 du LGT Pardailhan à Auch (32)

Critique du film « Papicha »


Les ingrédients :
- Un tajine algérois - Une cuillère à soupe de jeunes filles - Un zeste de provocation - Huit cents grammes d’extrémistes ou d'islamistes - Nappage d'une idée de liberté

Voici le résultat final :

Pour réussir ce plat prenez comme support la ville d’Alger, omniprésente, quasiment le personnage principal, qui vous plongera d’emblée dans l’ambiance orientale. Cette saveur sera relevée par l’apport d’une épice particulièrement piquante : l’énergie formidable de ces jeunes filles, leur soif de vivre et d’affronter l’adversité. C’est donc avant tout un plat de résistance auquel il faut ajouter un zeste de provocation, par exemple le « Françarabe », un mélange de français et d’arabe donnant des mots nouveaux amusants et que détestent les extrémistes qui souhaiteraient que seul l’arabe soit utilisé. L'héroïne a également l'art d'accommoder les restes puisque loin d'accepter de porter le voile, elle va au contraire transformé le Haïk (long voile algérien) en des robes à la mode dont elle organisera un défilé en guise de révolte contre la menace croissante des extrémistes.
Nappez le tout d'une volonté de liberté et vous aurez une idée de la saveur de cette œuvre. Un plat diététique cependant, car le style léger fait de plans courts participe au rythme enjoué de l'ensemble et maintient l'image de ces jeunes femmes loin de la lourdeur du régime islamique et de ses tueries.
S'il y avait un petit goût amer dans ce plat, ce serait, sans pour autant remettre en cause le talent prometteur de la cuisinière en chef, quelques petites erreurs d'apprentie : certains ingrédients comme la mère sont à peine esquissés alors qu'ils auraient mérité un traitement plus approfondi. La mort de la sœur de l'héroïne est aussi traitée comme une anecdote, ce qui rend le drame peu crédible.
Quoi qu'il en soit, la chermoula prend ! On sort rassasié d'émotion de ce magnifique hymne à la féminité, d'autant plus touchant qu'il est en grande partie inspiré de faits réels.
Si aller au cinéma permet aussi de goûter à toutes les saveurs du monde, vous serez ici submergés par tous les sens en découvrant de plus un épisode important de l'histoire de l'Algérie.
Avis aux fins palais : le goût de la culture algérienne est intense et pimenté. Resteront seulement dix grammes de survivantes à déguster, présentés dans des petits plats ornés de fleurs de jasmin fraîches.
Concocté par L.C. du restaurant 2nd du Lycée Pardailhan
2020/01/12 10:43 #2019-papicha-57
Lycée PRO André Honnorat, Barcelonnette, académie de Aix Marseille
Critique du film Papicha, de Mounia Meddour


Ce film parle de la situation en Algérie dans les années 1990. Le personnage principal, Nedjma, est une étudiante passionnée de mode. En parallèle de ses études, elle crée des robes pour les jeunes filles de son entourage. Elle a un mode de vie atypique et très moderne pour une fille de son pays. C’est une jeune fille effrontée, avec un fort caractère. Elle aime la musique moderne, elle sort la nuit même si le règlement de la Cité Universitaire l’interdit, va danser en boîte, prend des risques pour sa sécurité.

Le pays est marqué par le terrorisme islamique : c’est la montée du FIS (Front Islamique du Salut) dans la société, un groupe qui tente de prendre le pouvoir par la terreur. Les attentats provoquent beaucoup de morts et visent les lieux où les jeunes ont un mode de vie occidental. Des groupes de pression se constituent : des femmes extrémistes font de la propagande pour encourager les jeunes filles à suivre les règles strictes de l’Islam, à rester à la maison, obéir à leurs parents ou à leur mari, se couvrir le corps. Ces femmes envahissent l’université et les chambres de la Cité Universitaire, saccagent les lieux quand elles jugent que les étudiantes se comportent mal. Les filles qui ne couvrent pas leur corps et leurs cheveux se mettent en danger et risquent la mort. On dénombrera à la fin du conflit plus de 150 000 morts.

Malgré ce contexte difficile, Nedjma continue à vivre. Elle aime étudier, créer, rendre visite à sa mère, s’amuser avec ses amies. Elle est souvent accompagnée de ses copines, Samira, Wassila et Kahina. Elles forment un groupe soudé. Chacune d’elles se pose des questions sur son identité, se demande si elle doit se soumettre ou résister à l’ordre imposé par la religion. Chacune cherche à être heureuse à sa manière.

Nedjma ignore le danger dans un premier temps, mais elle prend conscience de la gravité de la situation à partir du moment où sa sœur journaliste se fait tuer par une terroriste. Elle décide de résister en organisant un défilé de mode au réfectoire de la Cité Universitaire. Le but de son défilé est de montrer que l'on peut porter les vêtements traditionnels de façon plus libre et plus créative. C’est un acte de résistance et un hommage à la beauté de son pays, qu’elle ne veut quitter pour rien au monde.


Les points forts du film:

L'action est rythmée, il y a beaucoup de suspens, notamment quand Linda se fait tuer ou quand l'attentat a lieu à la fin du film. Certains moments sont chargés émotionnellement, comme lorsque Nedjma manque de se faire violer ou que sa chambre est saccagée par le groupe de femmes islamiques. Le spectateur est choqué lorsque le professeur de français se fait enlever ou lorsque le taxi se fait arrêter par une milice islamique.

C’est un film puissant sur le plan visuel et sonore : les images sont très colorées, très lumineuses. Monia Medour cherche à montrer la beauté de son pays et aussi l’aspect vivant et coloré de la jeunesse. A l’inverse, les extrémistes religieux cherchent à imposer un monde terne, où les gens sont vêtus en noir, en marron, en gris. La musique est rythmée, puissante, et cherche à montrer la vitalité de la jeunesse, ouverte sur le monde occidental.


Nous avons apprécié la façon dont la cinéaste a filmé les relations féminines, par exemple lorsque la mère de Nedjma lui transmet les traditions culinaires et lui raconte l'histoire de son pays (la guerre de libération de l’Algérie), pour la rendre fière de sa culture. La cinéaste a aussi voulu nous montrer la tendresse, la complicité et la chaleur humaine dans les relations entre jeunes femmes : on peut citer le passage où les amies chantent dans la chambre, le passage où Samira avoue sa grossesse à ses copines ou encore la scène du hammam.


Ce filme porte un message fort sur l’égalité hommes-femmes et sur la liberté. La relation entre le gardien de la cité universitaire et Nedjma est choquante car au début le gardien semble la protéger lors de ses escapades nocturnes, mais on découvre peu à peu son vrai visage : il n'a qu'une seule envie, violer Nedjma. Cette scène nous montre que dans la société algérienne, les femmes sont soumises au pouvoir des hommes et à leur pression quotidienne.

Nous pouvons percevoir de nombreux exemples de l'absence de liberté des femmes : la scène où Wassila se fait frapper par son petit ami parce qu'elle veut défiler, le fait que les filles ne peuvent pas sortir librement, la scène du taxi où les filles doivent se voilent rapidement pour échapper aux coups de la milice…. Il y a aussi de nombreuses scènes où l'ont voit les affiches de propagande pour inciter les femmes à cacher leur corps.

Ce film permet aux jeunes de prendre conscience que le fait de pouvoir choisir notre style vestimentaire et être libres dans notre corps est une vraie chance. Il nous fait prendre conscience que nous sommes chanceux par rapport à d'autres sociétés dans le monde.

L'actrice Lyna Khoudri est éblouissante et lumineuse, elle a un jeu très naturel, elle a du charisme. Les spectateurs ressentent le choc des scènes les plus poignantes à travers elle. Les autres filles de son groupe d’amies sont également très belles, à la fois fragiles et fortes, et très touchantes.



Découvrez la réalité de l'Algérie des années noires : entre terrorisme et aspirations à la liberté.

Un film lumineux et sensible, à voir absolument !

Un excellent film pour dénoncer la terreur de l'extrémisme religieux.

Un film rythmé, plein de jeunesse, de vie et de musique !
2020/01/18 10:39 #2019-papicha-58
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice

Papicha est un film dramatique et historique français, réalisé par Mounia Meddour et sorti le 9 octobre 2019.
Ce dernier est dit "historique" car il retrace de nombreux phénomènes propres à l'époque noire d'une décennie en Algérie ou la violence était omniprésente, de nombreuses scènes violentes font donc surface dans certaines scènes du long métrage pour faire écho à cette période.
Le film a une durée d'exactement 1 heure et 48minutes et ce dernier à remporter un prix “un certain regard” et le prix du “jury de Cannes”.
Le casting principal est composé quant à lui d'une manière plutôt bien fournie avec Lyna Khoudri jouant le rôle de Nedjima, Shirine Boutella dans le rôle de Wassila, Yasin Houicha qui joue le rôle de Mehdi et Amirha Hilda Douaouda dans la peau de Samira.


Le film retrace donc l'histoire d'une fille nommée Nedjima qui est une jeune étudiante de mode promise à devenir une styliste de talent et qui va se voir, la plupart du temps, de préférence durant la nuit, s'échapper de son dortoir, afin de se rendre à une boîte de nuit avec ses amis afin d'exposer ses propres créations avant-gardistes.
Dans ce film, nous pouvons voir que ses créations sont aussi utilisées en temps que gagne pain qu'elle revend afin d'obtenir de l'argent pour s'acheter diverses choses comme des habits ou encore du tissu pour continuer à faire ce qu'elle aime.
Mais ce n'est pas tout, ses créations sont aussi utilisées comme des symboles contre les idées parfois absurdes des dirigeants politique D'Algérie.
En effet, le climat politique et social du pays est en déclin ce qui crée une certaines dangerosité pour les habitants d'Algérie et pour notre héroïne principale.
S'en suit de nombreux cas d'extrêmes violences qu'ils soit physique ou moral, à des attentats et des meurtres d'une violence inégalée.
Nedjima va donc se révolter en organisant un défilé afin de briser les codes et les tabous actuels dont les habitants d'Algérie sont confrontés et victime.


Tout d'abord, ce film montre de plusieurs façons le réel chaos qui régnait en Algérie mais aussi les différentes formes de violences vécues par les habitants.
Ceci est utilisé afin de créer une grande peur et une profonde tristesse chez les spectateurs durant l'entièreté du film.
L'esprit de chaos commence à pouvoir s'aperçevoir vers le milieu et à la fin du film.
Une scène très marquante est durant les 20 dernières minutes où nous pouvons assister à un attentat des plus violent dans l'école de Nedjima où ses amis et le corps enseignant se font sauvagement abattre par un groupe terroriste.
Le film se termine sur des plans qui accompagne des sentiments similaires à de la tristesse et de la mélancolie pour Nedjima mais surtout cette scène nous laisse le choix d'imaginer la suite de l'histoire.
D'un côté où nous pouvons supposer que la protagoniste principale est devenue complètement folle et perdue. Mais d'un autre côté, à une lueur d'espoir vers un courant politique peut être plus calme avec un cadre plus idyllique avec la présence de natures et de fleurs. Peut-être pour montrer l'évolution de la société vers plus de discernement et sans extrème violence.
Les couleurs dans le film sont plutôt orientées vers des nuances chaudes afin de rappeler quelque part, la forte dynamique des scènes par fois violente et des tons plutôt froids pour évoquer l'idée de tristesse et d'incompréhension éprouvée par les personnages.
Les plans quant à eux sont plutôt intéressants avec plusieurs plans assez restreint et centrés sur les personnages.
Ces plans sont utilisés aussi pour donner un effet un peu couloir dans certaines scènes afin de donner un sentiment d'oppression comme dans la scène finale, dans le dortoir de l'école par exemple.
Nous pouvons aussi notifier la présence de plans ouverts quand il s'agit d'exposer des plans assez importants pour exposer l'entièreté de la cité ou des paysages environnant en tous genres afin de nous montrer quand même un soupçon de beauté dans cette violence quasiment omniprésente.


Papicha est donc un film des plus intéressants, avec plusieurs subtilités cinématographiques intéressantes et minutieusement bien placé.
C'est de loin mon film préféré selon moi, entre les 3 œuvres déjà visionnés à ce jour.
Je n'avais pas vraiment d'attente particulière pour Papicha dû à mes certaines lacunes avec mes connaissances quasiment inéxistantes sur l'Algérie et son histoire.
J'ai étais plutôt agréablement surpris car j'ai appris de nombreuses choses qui étaient inconnues avant le visionnage comme cette décennie noire.
Le film en lui-même apporte une intrigue des plus captivantes avec des musiques d'actualité et parfois euphorisante afin de mettre le spectateur dans une atmosphère des plus sympathiques et propices pour recevoir divers sentiments.
Mélangeant politique et bouleversement, le film reste bien présenté et montre des difficultés sociales en majeure partie.
La narration quant à elle est plutôt facile à comprendre et est présentée de façon plutôt cohérente.
C'est donc un film plutôt intéressant avec une narration des plus qualitative.
Ce film reste en globalité bon grâce à ses qualités cinématographiques plutôt réussies et avec les compétences des acteurs qui rendent l'expérience encore plus enrichissante.

Bryan-Amine Mannouni, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues
2020/01/18 10:43 #2019-papicha-59
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Où est la Tolérance ?

« Papicha » est le premier long métrage réalisé par Mounia Medour, fille du réalisateur Azzedine Medour. Sorti en 2019, le film a été nommé pour le Festival de Cannes. Il est inspiré de l’histoire vraie de la réalisatrice du film.
Dans les années 1990, en Algérie, Nedjma, étudiante en licence de lettres, est passionnée de mode. Elle dessine et créer ses propres créations avec l’aide de son entourage. C’est alors que sa sœur lui fait part de son avis : le talent de Nedjma doit être connu du monde. Après la mort de cette dernière, qui traumatisera Nedjma, elle décide de mettre en place un défilé pour satisfaire la dernière volonté de sa sœur. Mais dans une Algérie où la situation politique se dégrade et où l’extrémisme musulman se fait ressentir, les volontés de sa sœur seront-elles satisfaites ?


La situation économique et politique algérienne n’est pas des meilleures. L’extrémisme musulman commence à impacter la vie quotidienne des algériens. En effet, dans ce pays musulman, l’extrémisme commence à prendre une grande place dans la société : les femmes portent le jilbab et restent enfermées chez elles, sortent seulement pour punir les « hypocrites », les musulmans qui à leurs yeux ne sont pas de bons croyants ; les hommes, quant à eux, veulent faire en sorte que les femmes se voilent et se soumettent à eux.
Papicha est le nom donné en Algérie pour désigner les femmes qui refusent de se soumettre. Ainsi, le titre du film nous donne des indices sur le caractère du personnage principal. Nedjma est ambitieuse, caractérielle, elle ne se laisse pas impressionnée ni rabaissée, c’est un personnage parfait pour illustrer un combat : opposé à la soumission. Son style vestimentaire est très moderne comparé aux autres jeunes filles, ce qui n’est pas étonnant au vu de sa passion. Aussi, où qu’elle passe, elle se fait remarquer involontairement. Mais ce caractère lui est-il bénéfique ?
La situation de Nedjma est évidemment totalement opposée à l’évolution de la société algérienne. Ainsi, ce film nous peint une histoire totalement dépourvue de tolérance : d’un côté Nedjma qui déteste l’extrémisme plus que tout et qui provoque les extrémistes de façon presque irrespectueuse ; de l’autre les extrémistes, complètement fermés d’esprit qui, à la moindre occasion, tuent les « hypocrites » sans la moindre empathie. La tolérance est totalement mise de côté, aucun des deux camps ne fait preuve d’ouverture d’esprit, chaque choix, chaque paroles, chaque gestes est exagérés pour presque dépeindre l’histoire d’une guerre sans merci, sans pardon.

Dans la situation actuelle, où l’extrémisme musulman est une cible à combattre pour tous les pays ayant subi le terrorisme, ce film incite à la haine. Tendis que l’Islam est une religion de paix, « Papicha » nous montre totalement le contraire. De plus, il n’y a pas assez de limite entre culture et religion : la soumission à l’homme est un problème culturel mais est montré comme étant un problème religieux. Le film est censé se passer dans les années 1990, or il y a des incohérences dans la musicalité, nous avons donc l’impression qu’il se passe actuellement. Néanmoins, les jeux d’acteurs sont biens développés et réalistes. Mes craintes : caricature de l’islamisme, scénario plus ou moins prévisible… ont toutes été satisfaites ; mais seule une de mes attentes l’a été : le jeu d’acteur. Ainsi, je déconseille ce film, les personnes ne connaissant pas la religion musulmane ressortiront avec une image de cette religion pleines de préjugés alors que ce qui est décrit ne représente pas ou très peu la réalité.

Seliha Ghafar, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues
2020/01/18 10:54 #2019-papicha-60
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Papicha



Papicha c’est le surnom d’une jeune femme
Mais plus encore, au milieu de ces corps
Celui de celles qui abritent une flamme
Qui s’acharnent et qui s’incarnent dans ce décor,

C’est un immense drap blanc tâché de rouge
C’est un profond cri de révolte étouffé
Quand une passion devient ce qui dérange
C’est chercher à résister afin d’exister,

Quand vous vous dites que tout vous a été pris
Quand la violence vient vous briser le cœur
Tout en refusant de croire que c’est finit
Car l’art ne plie pas sous la faux de la terreur.



Servera Marion, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues
2020/01/18 10:57 #2019-papicha-61
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Marine GEISLER TES3

Critique Film : « PAPICHA »


Papicha, est un film réalisé par Mounia Meddour avec comme acteurs : Lyna Khoudri représentant Nedjma « papicha », une étudiante de 18ans habitant la cité universitaire en Alger qui rêve de devenir styliste. Ainsi que ces amies Wassila joué par Shirine Boutella... Ce film de genre drame se déroule dans les années 90, lors des événements tragique de la guerre civile algérienne l’empêchant de mener une vie normale et de s'amuser. La situation sociale et politique devient de plus en plus dégradé. Refusant ces nouvelles interdictions imposées par les radicaux, Nedjma décide de se battre pour sa liberté et son indépendance en passant outre de ces guerres civiles en organisant un défilé de mode avec l'aide de ses amies contre les signes d’un radicalisme religieux réclamant des jeunes femmes qu’elles portent le hijab et fassent preuve de pudeur et de discrétion. La réalisatrice cherche a exprimer un message bouleversant et indispensable sur l'intégrisme religieux, elle dénonce l'oppression du corps féminin, leur contrôle absolu, par le prisme du regard masculin par le fondamentalisme islamiste avec une énergie ravageuse. Papicha dévoile un regard de rébellion lors de la « décennie noire » qui frappe l’Algérie en mettant en avant le désir des femmes d'une liberté à travers un vêtements destinée a cacher la corps de la femme détournée par Papicha lors d'un défilé de mode afin de contredire toutes les obligations autour de la confection des robes revisité par Nedjma mais sont rapidement freiné par un contrôle de police ou de violences. La réalisatrice montre que les femmes algériennes ne s'avouent pas vaincues à travers un message poignant et fort qui met en relief le portrait des jeunes femmes et leurs envie de liberté qui, ensembles affrontent un combat précis contre les violences qui leurs sont proférées tous les jour, résistant ainsi contre l'écrasement du féminin.


Marine Geisler, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues

2020/01/18 10:59 #2019-papicha-62
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Critique du film Papicha

Papicha («jolie fille» en argot algérien) est le premier long métrage de fiction de Mounia Meddour, il a été nominé pour le prix «Un certain regard» lors du Festival de Cannes. Ce film se déroule à Alger dans la décennie de plomb où Nedjima (Lyna Khoudri), une jeune résidente de cité universitaire âgée de 18 ans aspire à devenir styliste.
Le film est marqué par une situation socio-politique de plus en plus pesante au fil de l’oeuvre, due à la succession d’attentats. L’héroïne décide de braver les interdits de sa société en organisant un défilé de mode mettant en avant ses créations, portées par les Papicha.

Nedjima va rencontrer un certain nombre de peines, voire d’obstacles, comme les affiches prosélytes collées aux quatre coins de la ville, et auxquelles elle est fermement opposée, les attentats, la tentative de viol qu’elle subit, ou encore les actes toujours plus oppressants et violents du groupuscule de femmes voilées.
Ainsi, la peur progresse dans le coeur de Nedjima, et ses créations deviennent pour elle des figures de la résistance. Au cours des évènements, toujours plus tragiques, la protagoniste va connaître un renforcement de la volonté qu’elle a de résister aux dictats de sa société. Les nombreux rebondissements donne alors un certain rythme au film, contrastant ainsi avec la monotonie du cadre Algérois.

On note dans cette œuvre l’authenticité des personnages, donnant au film une envergure réaliste malgré le genre fictionnel qui lui est attribué. On remarque également cet esprit de liberté au sein des Papicha, sans pour autant vouloir quitter un pays qui les en prive, signe d’un fort patriotisme (mis d’ailleurs en avant dans la relation de Nedjima avec Mehdi puisqu’elle affirme ne pas vouloir émigrer en France), mais aussi symbole de la résistance à l’oppression qu’ont connu les femmes dans ce passé sombre de l’Algérie.

Papicha nous offre donc un spectacle édifiant et très terre à terre où la «simple» volonté d’une jeune fille pousse à la résistance et à la vie lorsque celle-ci est menacée et remise en question par une idéologie écrasante.

PORTIER Dennis, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues


2020/01/19 11:28 #2019-papicha-63
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
Le film de Mounia Meddour est inspiré de faits réels (la réalisatrice a elle-même quitté l’Algérie à 17 ans, en 1995) et évoque les groupes islamistes sévissant en Algérie dans les années 1990 ; mais même si ces événements sont vieux de vingt ou trente ans, nous pouvons établir un lien avec des problèmes très actuels – le film a d’ailleurs fait polémique à sa sortie en Algérie où l’avant-première a été annulée sans aucune explication.
L’intrigue se déroule à Alger et nous découvrons les conditions de vie des femmes (conditions que connut la réalisatrice) qui sont contraintes de porter le hijab et ce qu’elles encourent si elles ne se soumettent pas à certaines règles.
Un des intérêts du film réside dans le son : très présent le plus souvent mais qui va s’estomper lors de certains passages marqués par la violence ; une des scènes les plus violentes et les plus inattendues du film, scène d’assassinat en pleine rue, est une scène muette : le son disparaît brutalement, ce qui amplifie la sauvagerie de l’événement : sidération du personnage qui assiste à la mort de sa sœur, mais sidération aussi du spectateur.
Autre originalité : la caméra filme souvent au plus près des visages et des corps pour montrer les émotions des personnages. Ces gros plans permettent au spectateur de se concentrer sur les personnages en faisant abstraction de ce qui se passe autour d’eux et cela participe à la sensation permanente d’oppression.
Nedjmat, le personnage principal, a un comportement qui va faire polémique et attirer les représailles puisqu’elle ne veut pas respecter les règles qui lui sont imposées. Cependant, chaque épreuve traversée va la rendre plus forte et renforcer en elle la volonté de se battre pour ses libertés, pour la liberté, puisqu’à la fin, après l’attentat et la mort de son amie, elle persistera dans son projet d’ouvrir un magasin. Elle refuse d’abandonner ses rêves et cette détermination est soutenue par sa famille et ses quatre amies ; en cela le film n’est peut-être pas tout à fait aussi pessimiste qu’on pourrait le croire.
Le film néanmoins instaure un climat de violence très inquiétant qui s’intensifier peu à peu. Au début nous assistons à un simple contrôle de police mais mené par des hommes lourdement armés et à partir de là nous savons qu’il faut craindre le pire. Puis ce sont les affiches de propagande qui se répandent sur les murs d’Alger, puis les hordes de femmes en hijab noir, la construction du mur enfermant peu à peu Nedjmat et ses amies, les coupant de la ville et de la vie… L’attentat terroriste lors du défilé de mode dans l’école n’est qu’une suite logique.
C’est un film émouvant, et éprouvant, parce que nous vivons le destin de ces toute jeunes filles de l’intérieur. Il nous apprend beaucoup de choses sur la réalité des années 90 en Algérie, mais pas seulement car les violences religieuses sont loin d’avoir disparu de notre monde.
Maëva Petit, Séléna Thébault
2020/01/19 17:53 #2019-papicha-64
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon


GIROUD
Auriane
2nde11
Lycée Carriat, Bourg en bresse



L'histoire se passe en Algérie dans le début des années 1990, lors de la guerre civile. Ce film réalisé par Mounia Meddour, est sorti le 9 octobre 2019 et a reçu le prix «  Un certain Regard » lors du festival de Cannes en Mai 2019.
Nedjma une jeune fille passionnée par le stylisme vend ses créations, alors que les violences rages. Les femmes reçoivent même le conseil de se voiler.


Ustensiles :

un récipient large pour y glisser le mélange
une cuillère résistante aux chocs

Ingrédients :

250 g de faits réels
un zeste de jeunesse
100 g de féminisme
1 pincée de tendresse
1 kg de courage
1 poignée de liberté
100g de soutien
100g de désarroi
nappage de sentiments
1 pincée de violence et de revendication


Préparation :

Dans cette première étape, glissez à l'aide d'une cuillère résistante 250g de faits réels dans un récipient large.
Cela vous assurera un cadre à la fois énergique et débordant d'émotion.

Ensuite, mélangez à la préparation 100g de féminisme ainsi que 100g de soutien puis 100g de désarroi pour une scène poignante et intense. Vous obtiendrez une pâte exclusivement constituée de joie, ce qui rend le mélange facile à malaxer.

Vient une étape importante et délicate :
Incorporez à cette pâte 1 pincée de violence et de revendication et une pincée de tendresse, rendant le mélange difficile car il comporte des grumeaux.
Ajoutez ensuite 1 kg de courage qui fera gonfler la pâte et l'aérera.


Parsemez délicatement d'1 poignée de liberté pour obtenir un défilé merveilleux et plein de joie transgressive.
N'oubliez pas d'aromatiser le tout avec un zeste de jeunesse pour un goût en bouche assuré.

Enfin pour que cette préparation soit la plus réussie possible il est nécessaire de laisser reposer quelque temps.

Versez le mélange dans un moule, enfournez 25 min à 180°C . Ce gâteau mêlera une très belle histoire, des personnages proches du spectateur et vous garantira une magnifique séance au cinéma.

Pour plus de saveur, n'hésitez pas à napper généreusement mais avec beaucoup de délicatesse d'un long filet de sentiments.
2020/01/19 17:56 #2019-papicha-65
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
Critique du film « Papicha » sous la forme d'une recette de cuisine

Un avant-goût du film :
L’histoire se passe en Algérie au début des années 1990, lors de la guerre civile. Le film a été réalisé par Mounia Meddour, ce dernier est sorti le 9 octobre 2019 et a reçu le Prix « Un certain Regard ».
Nedjma, une jeune femme passionnée par le stylisme vend ses créations alors que les violences sont rage. Les femmes reçoivent même le conseil de se voiler...
Ustensiles :
- Un récipient large et solide pour pouvoir y déposer beaucoup d’aventures extravagantes.
- Une cuillère qui résiste à tous les chocs possibles et imaginables.
- Des serviettes pour essuyer toutes blessures émotionnelles ou physiques.

Ingrédients :
- 6 cuillères à soupe de femmes courageuses
- 1 pincée de liberté et d’inconscience
- 1 zeste de jeunesse
- 250g de répliques franco-arabes
- 1 poignée de soutien
- 800g de féminisme
- 100g de force de caractère
- 1kg de courage
- 200g d’islamisme
- 1 soupçon de tendresse
- 1 nappage de mode
- 400g de personnalités magnifiques 

Préparation :
Dans cette première étape, vous déposerez dans un récipient large 6 cuillères à soupe de femmes courageuses avec une pincée de liberté et d’inconscience. Mixez le tout, vous obtiendrez un cadre à la fois énergique et débordant d’émotions.
Ensuite, mélangez à cette pâte (grâce à une cuillère résistante) 250g de répliques franco-arabes.
Ajoutez-y 200g d’islamisme mais faites bien attention, cette action causera une réduction de la population algérienne.
Laissez reposer quelques temps.
Saupoudrez de 100g de force de caractère et une nouvelle réduction aura sans doute lieu.
Incorporez, aux 100g de force de caractère, 400g de personnalités magnifiques et 800g de féminisme, vous obtiendrez un ascenseur émotionnel passant des rires aux larmes.
Aromatisez d’un zeste de jeunesse pour une saveur en bouche bien parfumée et variée.
Vient ensuite une étape délicate :ajoutez au mélange 1 poignée de soutien sinon il y aura beaucoup trop de grumeaux.
De surcroît, incorporez un soupçon de tendresse pour pouvoir vivre des moments riches et touchants.
Pour plus de couleurs et d’actions, nappez avec délicatesse d’un long filet de mode vestimentaire.
Versez le mélange dans un moule au format 16/9 ème et enfournez le tout pour 106 minutes à 180°C.N’hésitez pas à essuyer les bords grâce aux serviettes.
Après quelques réductions, seule une partie du plat pourra être dégustée.
Le résultat n’est pas copieux du fait des contretemps rencontrés, mais il reste délicieux et raffiné.
Il n’y a plus qu’une chose à vous dire : régalez-vous !
Je pense personnellement que ce film riche et bien construit est à savourer au moins une fois dans sa vie.

Lisa Verguet, élève de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse, académie de Lyon
2020/01/19 17:57 #2019-papicha-66
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon


Critique sur le film « Papicha »

Pour son premier film, Mounia Meddour met en scène la triste réalité de la vie en Algérie à travers plusieurs jeunes femmes dont la force et le courage vous séduiront.

Un défilé de mode a lieu ce soir ! C’est l’effervescence ! Toutes les filles de la cité sont là, à acclamer l’admirable travail de Nedjma. Celle-ci est aux anges : son plus grand rêve se réalise ! Tout à coup la musique cesse, la lumière s’éteint. L’atmosphère est oppressante. Des coups de feu retentissent.

Alger, 1990. Nedjma, jeune femme pleine de rêves et d’ambitions vit dans une cité U. Comme ses amies étudiantes, elle est passionnée de mode et refuse de se faire écraser par la montée évidente de l’islamisme. Le port du voile, le code vestimentaire qui leur sont imposés relèvent d’un combat qu’elles mènent tête haute malgré les épreuves que la vie leur réserve. Cernées par l’obscure guerre civile qui empire de jour en jour et les interdictions de plus en plus nombreuses ces jeunes filles luttent et Nedjma veut construire malgré tout son avenir en Algérie. Pour elle, partir serait comme s’arracher des racines solides qui l’attachent à une terre à laquelle elle tient. C’est pour cela, qu’elle vend ses créations : pour résister, pour garder de l’espoir et pour lui permettre de vivre sa passion en luttant avec acharnement.

Ce film est autant un film réaliste que polémique et dramatique.
Dans un premier temps, Mounia Meddour met en scène la dure réalité de la vie algérienne dans les années 1990 à travers le récit de la vie de Nedjma, personnage principal de cette histoire ce qui amène une critique de l’islamisme. En effet, Nedjma subit par exemple des menaces à plusieurs reprises : « Couvre-toi avant qu’un linceul ne le fasse !». Sans compter les pressions des femmes en hidjab qui la pourchassent parce qu’elle et ses amies symbolisent pour elles le péché, la décadence, l’injure à un certain Dieu. Aussi, l’assassinat de personnes de son entourage va accentuer la colère envers les fanatiques et créer une atmosphère oppressante.

Dans un second temps, le film Papicha est un subtil mélange d’angoisse et d’attente qui présente une palette d’émotions très variée selon les passages. Parfois, Nedjma passe des moments joyeux avec ses amies et à d’autres moments elle subit des épreuves terribles qui semblent les noyer sous un flot d’injustices et de détresse. Malgré les interdictions imposées par les extrémistes, Nedjma et ses amies bravent main dans la main les obstacles qui les empêchent de mener une vie libre et sereine. Le rêve de Nedjma, devenir styliste, est un point d’ancrage, une vague d’espoir qui lui permettent de survivre dans un monde hostile et rempli de terreur.

Mais ce film est aussi hautement symbolique. En effet, le terme « Papicha » désigne une jolie fille, coquette, extravertie, émancipée. Alors ce film symbolise la Liberté et la présente comme un combat sans mesure que mènent nos trois héroïnes. Nedjma serait la nouvelle Antigone, celle qui dit « NON » en refusant tout compromis. Et ces jeunes femmes vont se battre pour leur indépendance féminine qui est, pour l'heure, inaccessible. Nedjma réussira-t-elle à braver les interdits, à rester libre et joyeuse ?
Pour finir, la réalisatrice réussit un tour d’équilibriste en dénonçant l’islamisme tout en gardant un respect pour la religion et en montrant qu'elle aime tout à la fois son pays, ses habitants et certaines traditions qui s'y rattachent comme le goût de la fête.Toutefois, le film ne sortira pas en Algérie, le sujet semble malheureusement trop brûlant encore.



Mellie, Paul, Maël, Manoah, Thomas, élèves de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse, académie de Lyon


2020/01/20 09:01 #2019-papicha-67
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon

Le film « Papicha », sorti le 9 octobre2019, est un film inspiré de faits réels qui se sont déroulés dans les années 90 à Alger. La réalisatrice Mounia Meddour évoque dans ce film la résistance d'un groupe de jeunes femmes contre les islamistes durant la guerre civile.
 
Nedjma, dite Papicha, montre et valorise le courage des femmes qui sont prêtes à se mettre en danger pour s'opposer à l'islamisme. Aujourd'hui, suite au refus de diffusion du film en Algérie, le peuple algérien le soutient fortement via les réseaux sociaux. D'ailleurs, la réalisatrice Mounia Meddour ne désespère pas de pouvoir le diffuser dans son pays alors que son long métrage a remporté un César lors du dernier festival de Cannes. Le film raconte son histoire et l'histoire de son pays à travers la vie de jeunes femmes révoltées contre le gouvernement et pour qui la liberté en particulier celle des femmes est primordiale.
 
Le film présente la vie mouvementée de Nedjma, une étudiante en licence de français âgée de 18 ans qui rêve de devenir styliste. Elle refuse que la jeunesse soit privée de ses espoirs et de ses rêves. Elle représente aussi et surtout la combativité et la résistance de celles qui disent NON, pour cela elle décide de lutter contre l'islamisme avec son groupe d'amies, également étudiantes, en organisant un défilé avec leurs propres créations. Leur mot d'ordre : RESISTANCE !
La réalisatrice a eu le courage de s'exprimer sur des faits réels, tout en réalisant un excellent film avec une histoire très touchante truffée de passages marquants, notamment le passage dans lequel Papicha sort de chez elle avec sa sœur, heureuses et fières de leur projet et qu'une femme tire avec une arme à feu sur la sœur de Nedjma qui, malgré cet assassinat, reste forte et courageuse. Grâce à des scènes réalistes et poignantes, on arrive à ressentir les émotions et le quotidien difficile des femmes en Algérie, comme lorsque Nedjma découvre sa chambre saccagée et tout son travail et ses projets détruits, ce qui la désespère d'abord puis la plonge dans une colère immense qui lui donne encore plus envie de se rebeller.
Tout au long du film, on peut ressentir de multiples émotions :la peur lors des escapades de Nedjma, l'angoisse et le désarroi lors des moments de remise en question de certains personnages.
Après avoir vu ce film, on réussit à comprendre à quel point la vie de ces femmes est compliquée. On comprend également leur façon de s'amuser, leur volonté de vivre si intensément alors qu'une certaine vision de leur religion voudrait restreindre cette envie de vivre en leur imposant de nombreux interdits. En effet, ce film sert aussi à informer sur la situation sociale et politique actuelle de l'Algérie, des conditions de vie et de la façon dont sont traitées les femmes.
Si vous souhaitez découvrir l'histoire bouleversante et dynamique de ces jeunes filles et des habitants de leurs pays, je vous conseille vivement d'aller voir ce film.

Lou Carisey, 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse, Académie de Lyon
2020/01/20 09:02 #2019-papicha-68
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
Lylou ICARDI-BOUVERANS, 2de11
Lycée Carriat, Bourg en bresse, Académie de Lyon
Papicha
Recette de cuisine
Ustensile :
- un récipient pour supporter beaucoup d’aventures
Ingrédients :
- 180 g de répliques franco-arabes
- 400 g de faits réels
- un bol d’Algérie
- une pincée de cité universitaire
- un zeste de jeunesse
- 200 g d’islamisme
- une cuillère à café de boîte de nuit
- 150 g d’Histoire algérienne
- de la poudre de fanatiques
- une poignée de liberté
- 2 ou 3 attentats
- une cuillère à soupe d’hidjabs
- nappage de mode
Préparation :
Mélangez un bol d’Algérie, 400 g de faits réels et une pincée de cité universitaire pour former un décor explosif.
Ajoutez 180 g de répliques franco-arabes, une cuillère à café de boîte de nuit et un zeste de jeunesse, mélangez et vous obtenez la vie d’étudiantes.
Mettez dans la préparation 150 g d’Histoire algérienne et de la poudre de fanatiques. Laissez reposer en notant la disparition de quelques g d’Algériennes.
Incorporer à la recette 200 g d’islamisme.
Rajouter à ce mélange une poignée de liberté et 2 ou 3 attentats.
Enfournez la préparation au four à 90°C pendant 105 minutes.
Il y aura une grosse diminution d’Algériennes et la poignée de liberté donnera la couleur au gâteau.
Nappez le gâteau de mode puis saupoudrez- le d’une cuillère à soupe d’hidjabs.
Vous obtiendrez un gâteau fort en islamisme mais dont la liberté s’exprimera aussi et restera sur le palais un long moment.
Je vous conseille de l’appeler « Papicha ».
Le gâteau est réussi avec l’amertume des attentats et le pétillant de la liberté restant en bouche créant ainsi une palette de saveurs contradictoires mais engendrant une parfaite harmonie des goûts.
Une préparation digne des plus grands restaurants mais qui n’a pas été commercialisée en Algérie. En effet contre toute attente alors qu’elle a obtenu la palme d’Or du meilleur gâteau et que la recette et la réalisatrice sont algériennes et ont concouru sous le drapeau algérien. Ce gâteau « Papicha » a été sans doute jugé trop indigeste pour le pouvoir politique en place...
Pour ma part, je pense sincèrement que ce gâteau riche et rempli de multiples effluves est à savourer au moins une fois dans sa vie.
2020/01/20 12:05 #2019-papicha-69
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Je suis allée voir le film il y a un peu plus d'un mois. Avant d'en faire la critique, je voulais vraiment prendre le temps de m'en imprégner ainsi que prendre du recul. Et après ce mois, mon avis sur ce long-métrage n'a fait que se confirmer: Papicha est un bon film. Aucun doute n'est possible là-dessus, du moins, pour ma part.
Je sais que les avis sur le film sont mitigés. Le défaut principal que les gens lui trouvent est qu'il dépeint les femmes de la Décennie Noire de manière irréaliste, ce avec quoi je ne suis pas d'accord. Évidemment, je n'étais pas là lorsque tout ça se passait. Je n'étais ni à Alger, ni même de ce monde - mais je ne ressens pas le besoin de l'avoir été. Car Papicha, n'a jamais prétendu peindre l'histoire de toutes les femmes de cette Algérie là. Non, il raconte l'histoire de Nedjma, Wassila, Samira et Kahina. Et chacune de ces femmes, vit la chose différemment. Papicha ne prétend pas être un documentaire sur la Décenie Noire. Papicha raconte l'histoire des Papichas. Et c'est de cette manière-là qu'il faut voir le film. Le film ne se concentre pas sur ce qui se passe dans le pays, en soi – il se concentre sur les effets qu’ont ces événements sur des vies précises. C’est une des choses que j’ai beaucoup appréciées dans ce film : il traite le général en passant par le particulier.
D'ailleurs, ce que j'ai adoré dans Papicha c'est que certes, le contexte historique est tragique et le film est un drame, mais le film refuse de tomber dans le mélodramatique. Il nous fait pleurer, mais surtout garder espoir; car malgré toutes les épreuves et pertes que les papichas ont subi, elles ne se laissent pas abattre. Cependant elles ne sont pas peintes comme des ¨surfemmes¨ non plus - elles sont humaines. Elles ont des moments de désespoir, de colère, de joie... Ces femmes nous procurent un sentiment de réalisme, on vit l'histoire avec elles et on veut s'en sortir avec elles.
Les personnages sont très bien écrits et les actrices et acteurs sont incroyablement doués. J'ai notamment été époustouflée par le jeu Lyna Khoudri. La manière dont elle joue sont rôle ajoute vraiment au réalisme du personnage de Nedjma. J'ai également adoré le fait que Nedjma ait cette passion pour la mode qui l'anime. Je pense que c'est majoritairement ce qui a rendu ce film si bon car c'est ce qui anime le personnage et montre que ce n'est pas une victime de la politique du pays mais une battante. L'arche sur la mode se concentre aussi autour de ce haik blanc qui accentue l'idée de l'espoir en opposition au niquab noir dont le gouvernement fait la propagande, représentant quant à lui l’oppression.
J'aurais néanmoins aimé que les personnages de Samira et Kahina aient été plus développés car leurs différences de style de vie avec Nedjma et Wassila créaient une dynamique très intéressante dans le groupe. J'ai aussi trouvé que vers le milieu le film avait une moins bonne qualité au niveau des prises de vue. Les plans en boite de nuit du début ainsi que les plans d'après fusillade vers la fin étaient tout simplement magnifiques et il y avait beaucoup de jeux d'ombres très intéressants. Au milieu du film les plans m'ont beaucoup moins marquée même s'ils restaient jolis. Certaines scènes auraient également pu être écourtées ou même supprimées mais globalement, les défauts du films pèsent peu à côté de ses qualités.
J'ai récemment appris que la réalisatrice, Mounia Meddour, a du fuir l’Algérie avec sa famille à l’âge de seize ans, suite au danger de la Décennie Noire. Ce film, aborde donc un sujet qui lui est proche, et honnêtement ça se ressent lorsqu’on le regarde. Comme je l'ai mentionné, le film nous fait croire en son histoire, il est réaliste, touchant mais donne espoir et après l'avoir vu on a qu'une seule envie: vivre. Plus que jamais. Vivre.
Alors si je devais noter ce film, en considérant qu'il m'a fait à la fois m'attacher aux personnages, rire, pleurer, réfléchir, découvrir une période en temps et lieu dont j'ignorais l'histoire et apprécier ce que je possède encore plus... je pense qu'un bon 8/10 serait mérité, ainsi que de grandes félicitations à la réalisatrice et scénariste, aux acteurs et à toute l'équipe technique.
Quant à vous, je vous conseille fortement d'aller voir ce film, au cinéma ou en streaming, peu importe mais allez-y, sinon... comment vous ferez-vous votre propre avis?

Hubert Eryka, 1° Lycée Langevin
2020/01/20 12:08 #2019-papicha-70
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
C'est avec un immense plaisir que nous nous attaquons aujourd’hui à travers cette critique à un grand film retraçant avec précision et originalité « la décennie noire » des années 1990 en Algérie. Papicha est un drame sortie en octobre 2019 et réalisé par la jeune Mounia Meddour. A la fois historique, drôle et émouvant ; il rend hommage aux souffrances du peuple algérien.

Tout d'abord, comment parler de Papicha sans dire un mot sur Lyna Khoudri qui incarne le personnage principal de l'intrigue : Nedjma, une jeune étudiante de 18ans qui rêve de devenir styliste. C’est une fille combative, impulsive et aux revendications fortes et engagées. La mort de sa sœur provoquera en elle une rage qui la mènera a faire un défilé, entourée de ses amies, pour lui rendre hommage. Le défilé sonne alors comme un cri de révolte contre les abus commis au nom de la religion par des islamistes radicalisés. L’actrice apporte au film une énergie et un souffle frais qui nous emporte et nous attache à son caractère et à sa personne au charisme naturel. On ressent tout le long du film un réél lien d'affection entre les filles et après avoir visionné des interview (Allociné) après la sortie du film, j'ai appris que les actrices sont amies en dehors du tournage et se parlent dans la vraie vie comme dans le film.
Ce film nous diverti avec les répliques fusantes en francarabe (dialecte typique d'Alger qui mêle le français et l'arabe. Il est souvent utilisé pour l'humour et l'autodérision) qui évoquent le caractère taquin des algériens. Il nous attendri également avec l'amitié et l'entraide des jeunes, les histoires d'amour qu'elles vivent dans un contexte difficile et enfin leur rêve de liberté mêlé à leur enthousiasme et leur joie de vivre... Vous ne serez pas déçu de ce film actuel, émouvant et saisissant.
On apprend aussi que Mounia Meddour projette son image dans le rôle de l'excellente et naturelle Nedjma et qu'il s'agit à la fois d'un récit autobiographique et d'un hommage.
Les gros plans sur les visages et les corps ainsi que les caméras épaule cherchent à nous faire rentrer dans le film comme si l'on faisait parti du groupe d'amies et à nous stimuler créant sans cesse un sentiment d'insécurité. Ce qui nous déstabilise le plus, c'est les scènes de violence réalistes qui arrivent toujours de manière inattendues et surprenante afin de créer un trouble chez le spectateur et cela fonctionne car j'avoue avoir sursauté durant la scène ou la sœur de Nadjma se fait assassiner.
Cette technique de tournage est également utilisée car la réalisatrice a fait le choix de tourner ce film en Algérie directement se mettant elle et son équipe en danger face au climat plutôt froid de l’Algérie. Elle cherche dans la réalisation à nous mettre en situation avec le danger des personnages et celui de l'équipe de tournage en direct. Sa manière de tourner ressemble presque à un documentaire.
Mise à part le partage des émotions et la graduation de la violence, Papicha est un film patriotique. Oui, vous avez bien entendu ; car Nedjma aime l'Algérie et compte se battre pour que justice soit rendue. Elle souhaite rester en Algérie car elle affirme s'y sentir bien. Elle est peut être aveuglée mais on sent chez elle un désir de s'exprimer et de défendre la condition féminine là ou elle se trouve car c'est bien en Algérie que l'injustice réside. Elle n'a pas peur d'affronter les radicaux et leur oppression sur la liberté des femmes (port obligatoire de l'hijab en contraste avec l'organisation du défilé de Nedjma).
En conclusion, on peut dire que Papicha est un film fort et par dessus tout symbolique : c'est une allégorie de la liberté et de la résistance pour y accéder. Pleins d'images symboliques y apparaissent : je pense notamment à la scène ou Nedjma va voler des betteraves pour colorer son tissu en rouge. Cette scène représente le passage de Nedjma entre la joie et le deuil. Le tissu la représente : il passe du blanc symbole de la pureté, de l'innocence et de la joie ; au rouge, symbole de la mort (de sa sœur), du sang, et de la tristesse.
Si vous voulez lever le voile sur vos sur votre incompréhension de la condition féminine en Algérie, courrez voir l'excellent Papicha de Mounia Meddour.

Granet Anna, Paris Adèle, Sarno César 1° Lycée Langevin
2020/01/22 11:41 #2019-papicha-71
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
lycée Jesse de Forest, Avesnes sur helpe, académie de Lille
Papicha : la réalisatrice est Mounia Meddour.
Les personnages principaux sont
-Lyna Khourdi qui joue le rôle de Nedjma "papicha", c'est une jeune fille coquette qui aime la mode et qui est prête à tout pour sa liberté.
-Shirine boutella joue le rôle de Wassila elle est l'amie de Nedjma elle est comme elle elle aime faire le fête etc.
-Amira Kilda joue le rôle de Samira c'est une amie de Nedjma elle respecte la religion elle fait la prière porte le voile...
Nedjma c'est elle qui représente la femme qui veut un meilleur avenir. Résumé du film.
Alger durant les années 90 , Nedjma est une jeune fille de 18ans étudiante qui habite à la cité universitaire , elle rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle fait le mur avec ses meilleures amies pour aller en boite de nuit où elle vend ses créations aux papichas qui signifient femmes coquettes. La situation sociale et politique du pays est très dégradée. Mais Nedjma décide de se battre pour sa liberté elle organise donc un défilé de mode avec ses copines elles bravent tout les interdits.
La réalisation du film.
C'est un film qui est inspiré de fait réel car Mounia Meddour y raconte son histoire. Dans ce film il y a deux langues utilisées (Français, Arabe).Ce film démontre la résistance des femmes.
Critique...
Le genre de ce film est dramatique, il est ressemblant au film Atlantique. Je trouve que chaque personnage intègre bien leur rôle. Leurs vêtements les "représentent", comme par exemple Nedjma elle vit pour elle. Contrairement à Samira qui porte le voile...Chaque tenue et chaque caractère les représentent bien. Les premières images annoncent bien le thème car on voit les deux jeunes filles monter dans un taxi, elles se mettent en robe ect... Jusqu'a ce que des gardes avec des fusils les voient dans le taxi. Elles on bien sur eu le temps de mettre un voile. On voit qu'elles on peur et les gardes leurs font une remarque du genre "Vous devriez déjà être rentrée», donc dés le début du film on sent les tensions. Je trouve que les scènes les plus importantes sont la mort de la sœur de Nedjma donc (Linda) et la fusillade des Islamiques au défilé de Papicha. Mais l'élément perturbateur est la mort de Linda , car avant sa mort elle a dit à Nedjma de faire ce défilé et je trouve que la scène est très bien réalisée car dés que l'on entend le coup de feu , directement les sons s'arrêtent il y a plus de musique il y a un plan rapproché sur Nedjma , tout ce qui se passe en second plan est flouté. La fin de ce film est une fin ouverte car on ne sait pas le sort des jeunes filles pour la suite ... C'est assez dommage. Je trouve que ce récit démontre la vraie vie des femmes en Algérie. Mounia Meddour veut à travers ce film faire passer un message.
C'est un film plein d’émotions. Il faut d'ailleurs savoir qu'il n'a pas pu sortir en Algérie. Ce film est pour ma part très intéressant je l'ai bien aimé
Fagot Pauline, 2D3

2020/01/22 11:46 #2019-papicha-72
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
lycée Jesse de Forest, Avesnes sur Helpe, académie de Lille
Decrucq-Wallet Kalycia 2D3
Critique du film Papicha

Papicha est un drame réalisé par Mounia Meddour, une réalisatrice algérienne née en 1978. C’est son premier long métrage, sorti le 9 octobre 2019 en France et interdit à la diffusion en Algérie pour éviter toute révolte.
« Papicha » est un mot qui vient du dialecte franco-arabe et qui désigne une jeune fille algéroise jolie, coquette et libérée.
Les actrices principales du film sont Lyna Khoudri qui joue Nedjma et Shirine Boutella qui joue Wassila.

-> L’affiche représente Nedjma, l’héroïne du film, ainsi que ses 3 amies. Elles regardent toutes dans la même direction.
L’image fait référence à une scène du film où l’on voit les filles qui profitent, se baignent, jouent dans la mer, sont joyeuses et regardent l’horizon et l’océan.
Nous remarquons que l’une d’entre elles porte le voile.
Des couleurs chaudes telles que le jaune et l’orange sont utilisés et accentuent les sentiments, nous laissant peut-être croire à un coucher de soleil.

Papicha est un film qui se déroule à Alger dans les années 90.
C’est un très bon film dramatique sur une aliénation politique, religieuse et sociétaire. Le film est doté d’une histoire très puissante et intéressante.
Il est basé sur la montée en force de l’islamisme en Algérie, qui impose leur idéologie de force, notamment en organisant des attentats.
Il raconte la vie de Nedjma, 18 ans, jeune étudiante à l’université, passionnée par la mode. Elle profite de la vie, fait des sorties la nuit en boîte de nuit et vend ses créations et ses tenues.
Mais l’extrémisme religieux va se manifester de plus en plus dans sa vie.
Elle va par exemple un beau jour découvrir en rentrant chez elle des affiches sur le port du hijab pour les femmes, afin de ne pas attirer le désir des hommes et de ne pas s’exposer à leur regard.
Suite à cela, Nedjma qui est très attachée à son pays, ne va pas chercher à le fuir et va au contraire se révolter. Elle va se battre pour la cause des femmes et pour conserver sa liberté en organisant un défilé de mode malgré les menaces.

Le scénario est tragique. Tout au long du film, on assiste à des scènes très difficiles et d’une grande cruauté, puisque des islamistes imposent leur dictature religieuse dans la terreur : par exemple, on assiste à l’enlèvement d’un des professeurs de Nedjma car il enseigne ses cours en français.
La scène la plus touchante pour moi est le moment ou la sœur de Nedjma, journaliste, se fait tuer à son domicile devant elle.
A cet instant, un long silence lourd s’installe et nous sommes plongés dans une ambiance très pesante. L’émotion est ressentie puisque l’on observe un plan fixe sur Nedjma et on voit sa sœur en arrière-plan qui se prend une balle et on entend le tir. On n’a même pas le temps de s’attacher à ce personnage que l’on ne connaît que très peu au final.

Cela va pourtant laisser de l’espoir à notre jeune papicha qi ne va pas baisser les bras et qui va continuer le combat pour sa sœur qui croyait en son talent de styliste et qui l’encourageait dans ce qu’elle entreprenait.
Alors elle ne va pas se résigner et se soumettre à l’islamisme malgré avoir vécu des épreuves difficiles.

Elle va vouloir à plusieurs reprises abandonner mais elle ne va pas laisser tomber, elle continue, portée par ses amies, et elles vont se soutenir mutuellement puisque l’une d’entre elles va tomber enceinte et une autre va être battue.
Ses amies vont même lui faire le plaisir de défiler pour elle.

Nedjma ne va rien lâcher mais au dénouement, une scène émouvante digne Bataclan, avec un groupe armé qui tire sur de pauvres civils à la fin du défilé, m’a énormément touchée.
A ce moment-là, les filles semblent impuissantes face à la peur et la menace.
On sent la tension et la scène est tellement bien tournée qu’on s’imagine facilement à leur place.

Papicha est un film pertinent et bouleversant. Il est très bien joué.
Lyna Khoudri est remarquable et époustouflante dans son rôle.
On en ressort donc forcément très touché et on prend conscience de certaines tristes réalités qui sont dénoncées dans ce magnifique film.
Le message passé est qu’il ne faut pas céder à la terreur et se résigner.

Parmi tous les films du prix Jean Renoir, Papicha est à mes yeux le film le plus touchant et il mérite de remporter le prix car on ressent bien les émotions que nous font passer les jeunes femmes et il nous fait beaucoup réfléchir.
J’ai adoré ce film et je lui attribue un 9/10.
2020/01/22 11:47 #2019-papicha-73
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
lycée Jesse de Forest, Avesnes sur Helpe, académie de Lille
Critique Papicha

Mounia Meddour, la réalisatrice du film « Papicha » a décidé de le situer dans les années 90 de l’Algérie. Dans ces années là en Algérie, l’islam gagne du terrain sur la laïcité occidentale avec l’aide des Frères Musulman qui est une société islamiste.

Papicha est pour moi un film intéressant et que j’ai apprécié car tout au long du film plusieurs émotions nous transpercent. C’est un film intéressant car tout d’abord les personnages sont intéressant, Nedjma ( Lyna Khoudir) le personnage principal est une jeune fille de 18 ans qui étudie les lettres modernes.Elle se sent bien en Algérie et ne ressent pas la menace qui pèse sur ses épaules, Nedjma se bat au quotidien pour être libre et montrer sa liberté. Elle va rencontrer plusieurs émotions tout au long de son combat.
Avec elle, nous allons ressentir le risque car elle fait le mur puis prend un taxi clandestin et prend le risque de se faire arrêter tout cela pour aller s’amuser en discothèque avec ses amies.
Nous allons aussi ressentir beaucoup de violence comme avec la mort de sa sœur qui est l’élément déclencheur. Cette mort est d’une forte violence car elle meurt d’une balle dans la tête tout ça dans le dos de Nedjma ce qui procure de la surprise se fait immerger de violence avec un long silence qui tape Nedjma et nous aussi. On ressent également cette violence par l’islam qui se met de plus en plus en place tout d’abord avec des affiches qui obliges les femmes à porter le voile puis avec des femmes islamistes qui obliges à leur tour de porter le voile . Ces femmes sont violentes dans leur façon d’obliger Nedjma et ses amies à porter le voile, celles ci procure de la peur comme quand elles rentrent à plusieurs d’un seul coup dans la chambre de Nedjma pour faire leur propagande. Mais les amies de Nedjma sont aussi intéressantes et surtout une en particulier, Wassila ( Shirine Boutella) qui va nous faire ressentir de la soumission car quand elle va rencontrer son petit-ami, il va plus tard lui dire de ne plus s'habiller comme une « pute »( comme il le dit), c'est à dire plus de maquillage ni de jupe plus rien pour se faire remarquer mais il veut qu'elle porte le voile.
C'est aussi un film intéressant grâce à son intrigue car le film fait qu'il y a toujours de l'espoir car après la mort de la sœur de Nedjma qui est violent et qui nous fait perdre tout espoir que Nedjma soit heureuse. Nedjma décide d'organiser un défilé avec ses amies pour montrer sa liberté. Ce défilé va nous redonner de l'espoir et on a envie que Nedjma arrive à faire son défilé et de faire passer son message. Le film est aussi intriguant et captivant car il y a toujours de l'action, il nous fait ressentir en permanence de la violence puis de l'espoir, au début du film il nous fait ressentir de la violence avec la mort de la sœur de Nedjma puis de l'espoir avec le défilé puis de la violence avec l'attentat du défilé puis de l'espoir avec une de ses copines qui accouche.

En conclusion, j'ai adoré ce film car il est engagé, captivant, intéressant, il nous fait voyager, il nous fait connaître l'islamisme et il fait ressentir plein d’émotions différentes.

Gilliard Corentin, 2D3
2020/01/22 17:11 #2019-papicha-74
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Un récit se déroulant à Alger dans les années 90 fort et engagé qui a des échos sur notre présent.
Histoire captivante d’une jeune étudiante forte qui semble seule face au reste du monde, voici Papicha. Premier long-métrage de Mounia Meddour, on y découvre Nedjma, jeune femme rêvant de devenir styliste, à Alger dans les années 90. Habitant la cité universitaire, elle se rend discrètement en boite de nuit le soir pour vendre ses robes à des jeunes femmes. Mais alors que les tensions politiques et religieuses se font de plus en plus importantes, Nedjma refuse de céder face aux dangers et aux menaces, elle décide de se battre pour son rêve et ses idées.

L’intrigue est habilement amenée, et introduit un à un les personnages les plus importants. On sent une réelle maîtrise du rythme, bien que rapide, il sait cependant laisser des moments pour faire transparaître l’émotion ce qui permet de s’attacher aux personnages. Avec une intention claire de parler de la condition des femmes, le long métrage arrive à conserver une ligne directrice dans ses idées et ne s’égare pas dans de nombreux autres sujets, pour mieux se concentrer sur les sujets qui dirigent l’histoire. Le dénouement est fort, il prouve que le combat de Nedjma n’a pas été sans conséquence, et montre toute la douleur de cette jeune femme forte.

Les personnages sont aussi l’une des grandes forces du film, bien que très diversifiés ils restent définis assez clairement par le fait qu’une grande partie du long métrage les montrent, en compagnie de l'héroïne. Les amies de Nedjma montrent toutes une face différente et une façon d’être face à la situation en Algérie qui leur est propre. Les principales évoluent tout au long du film, luttant avec Nedjma. Cette dernière est sûrement l’élément le plus réussi du film. Cette femme est une véritable combattante, sa volonté est inspirante. Là où tous les autres personnages souhaitent quitter l’Algérie, elle souhaite juste affronter la situation, parce que c’est son pays. Un élément à relier avec la force de ce personnage est la performance de Lyna Khoudri qui interprète Nedjma. Le personnage est incarné avec brio et le jeu de la jeune femme est prenant, émouvant et fait ressentir toute la colère mêlée de tristesse de Nedjma. J’ai personnellement été vraiment impressionné par cette actrice.

Au niveau visuel, Papicha bénéficie de nombreux jeux de lumières. On note également une grande profondeur de champ utilisée à maintes reprises. Une scène au début du film se déroulant dans une boîte de nuit illustre ces deux aspects. La lumière de la boîte, les gens qui dansent et passent devant la caméra, la profondeur de champs, tout sublime cette scène et soutient son ambiguïté. De plus, la caméra est en général assez proche des acteurs, ce qui renforce la proximité avec les personnages et donne l’impression au spectateur d’être inclus dans l’action. Les musiques quant à elles sont pertinente et collent bien avec le film, elle enrichissent les scène qui sont déjà visuellement très belle et permettent une meilleur immersion dans le ressenti des personnages, et dans l'action qui se déroule.

Je pense que ce film est vraiment très bon au niveau de ses personnages et de l’image. Le scénario est émouvant, le jeu des acteurs est touchant. Ce film est fort par les idées transmises, qui sont celles de Nedjma, et fait réfléchir. Une rage de vivre, une rage de rêver, ce film est celui d’une jeunesse qui a vécu l’horreur de cette décennie noire en Algérie. Papicha est un long métrage particulièrement réussi selon moi.

Critique par 
Barrois Anaelle
Delagarde Elisa
Neuvéglise Jules 
Perissé Baptiste 1° Lycée Langevin
2020/01/23 19:55 #2019-papicha-76
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Comment peut-on sortir de la salle sans se sentir profondément touché par cette histoire bouleversante et réaliste ? Impossible. C'est pour son tout premier long métrage Papicha présenté au festival de Cannes, d'une durée de 106 minutes, que Mounia Meddour, réalisatrice algérienne a reçu bon nombre de prix et d'excellents retours de l'auditoire. Ce drame renversant a su en toucher plus d'un.

C'est au cœur d'Alger, dans les années 90, que Nedjima, jeune étudiante algérienne, vit et rêve de devenir créatrice de mode. Mais ses ambitions de devenir styliste sont rapidement stoppée et réprimandée par la guerre civile qui fait rage, l'empêchant ainsi de s'exprimer et d'aboutir à ses rêves. Elle et ses amies vont alors se rebeller contre les radicaux qui obligent les femmes à porter le voile, en organisant un défilé de mode en plein milieu de son école. Mais, quelles en seront les conséquences...

Le film est très poignant, car il défend des causes importantes, notamment la place de la femme en Algérie, et nous montre les violences qu'elles ont et qu'elles subissent encore aujourd'hui, quotidiennement. C'est le thème principal du film, et Lyna Khoudri qui incarne le rôle de Nedjima parvient parfaitement à nous transmettre ce qu'elle endure. Lorsqu'elle coud, elle est heureuse, inventive et pleine d'enthousiasme. Elle est toute pleine de joie quand elle parle avec ses amies de ses nouvelles créations. Mais d'une seconde à l'autre, elle nous fait passer du rire aux larmes par son jeu d'acteur extraordinaire. Elle incarne la modernité et la liberté en prônant une aire nouvelle pour les femmes algériennes, provoquant les radicaux en cousant des vêtements très dénudés.
Ce côté poignant est renforcé par les différentes techniques de tournages utilisées. Je pense notamment au fait que de nombreuses scènes sont tournées en caméra portée, ce qui donne au spectateur l’impression de faire partie du groupe d’amies, de les suivre, de vivre l’action avec elles. Cela nous donne également l’impression de regarder un documentaire, ce qui rajoute au réalisme de ce film et le message qu’il transmet.
Il est important aussi de mentionner la qualité des décors et de la musique, très réussis.

Un film fort, un message important et puissant, des rires, des larmes… je vous conseille fortement d’aller le voir, il permet de se poser de nombreuses questions, de réfléchir sur les conditions de vie atroce que subissent de nombreuses femmes dans certains pays, encore aujourd’hui. Vous n’en ressortirez pas inchangé.

Naïs Ollive, Maxime Souberand, 1° lycée Langevin
2020/01/28 11:16 #2019-papicha-77
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Papicha est le premier long métrage de Mounia Meddour, il a été sélectionné au festival de Cannes en 2019.
Papicha est l’histoire d’une jeune femme qui fait ses études dans une cité universitaire à Alger. Nous sommes dans les années 90, c’est-à-dire au moment de la guerre civile algérienne notamment appelée « Décennie noire » (1991-1999) : cette guerre marque le début d’une ère difficile pour l’Algérie.
Ce film met en avant l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Nedjma passionnée de mode.
Et chaque soir avec sa meilleure amie Wassila, elles sortent vendre les créations de Nedjma. Mais un soir, en rentrant de boîte de nuit,cette dernière aperçoit des affiches sur les murs puis les arrache.
Ces affiches prônent le port de l’hidjab pour les femmes: les islamistes veulent imposer des règles aux femmes pour leur dire qu’elles n’ont pas le droit de faire des études, qu’elles doivent cacher leurs corps…
Ce soir-là, elles font aussi la rencontre de deux garçons. Wassila tombe immédiatement amoureuse mais peu à peu elle découvre une facette sombre de lui. Plus le temps passe, plus son comportement devient agressif. Il est arrogant et n’apprécie pas le fait qu’elle soit elle-même. Il a donc commencé à être violent et à la frapper.
Quant à Nedjma, elle rencontre un garçon qui est attentionné et gentil : il accepte Nedjma telle qu’elle est. C’est à dire qu’il laisse Nedjma s’exprimer, s’habiller comme elle le souhaite et être libre de ses choix.
Mais lorsque qu’il veut quitter le pays , Nedjma n’est pas d’accord et ils se disputent et ne se revoient jamais .
Nedjma et Wassila se sont rendues compte que leurs amoureux voulaient leur ôter toute liberté.
Pendant ce temps, les islamistes vont de plus en plus loin dans leurs actes. Ils tuent des femmes dont la sœur de Nedjma qui a été assassinée d’une balle car elle ne portait pas le hidjab et qu’ elle était journaliste. Elle pouvait donc raconter ce qui se passait dans son pays, elle représentait la femme indépendante.
Un soir en rentrant dans sa chambre Nedjma voit toutes ses créations pour son défilé arrachées, elle est désespérée et cesse de se battre mais ses amies lui redonnent espoir. Elle décide donc d’organiser tout de même son défilé. Mais durant le défilé, un attentat commis par des islamistes tue les jeunes femmes au hasard.
C’est à ce moment que Nedjma se rend compte qu’elle est allée trop loin , elle voulait juste s’amuser avec ses amies. Elle n’a pas pris au sérieux les menaces des intégristes qui peuvent aller loin dans leurs violences et qui considèrent que les femmes sont faites pour rester à la maison à s’occuper des enfants
Nous avons apprécié ce film car il est touchant. Il montre le combat d’une femme qui se bat pour montrer aux hommes qu’elle a le droit de faire ce qu’elle veut.
Ce film met en avant des scènes captivantes comme la mort de la sœur de Nedjma ou encore l’attentat pendant le défilé.
Ce film féministe nous a marqué. Nous nous somme senties concernées par ce film car nous sommes des filles, nous trouvons injuste et révoltant que des hommes imposent leurs choix aux femmes.
LES FEMMES SE BATTENT JUSTE POUR LEUR LIBERTÉ ET POUR MONTRER AUX GARÇONS QUE LES FEMMES ET LES HOMMES SONT ÉGAUX !
2020/01/28 11:20 #2019-papicha-78
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Papicha a été réalisé en 2019 par Mounia Meddour. L’histoire se passe à Alger, il raconte l’histoire d’une jeune étudiante de 18 ans nommée Nedjma. Dans les années 90. Nedjma étudie à l’université avec sa meilleure amie Wassila et ses amies Kahina, jeunes filles émancipées, contrairement à Samira qui, elle, porte le voile.

Nedjma est contre l’obligation de porter le hijab, elle se révolte pour la liberté des femmes, pour qu’elles puissent porter les vêtements qu’elles aiment. Nedjma a toujours voulu être styliste. Tous les soirs elle sort en boîte de nuit pour montrer et vendre ses créations. Wassila et Nedjma rencontrent deux hommes, Karim et Mehdi, Wassila tombe amoureuse de Karim qui finira par la frapper.
Nedjma perd sa sœur et perd Kahina pendant l’attentat du défilé de mode qu’elle va organiser. Est-ce que le pays va finir en guerre? Est-ce que Nedjma va mourir?
C’est un film dramatique. L’histoire est intéressante car on y voit le combat de jeunes filles qui se battent pour conserver leur liberté.
Lorsque la sœur de Nedjma se fait assassiner, on voit Nedjma en gros plan, on voit sa tristesse, son désespoir et en arrière plan, il y a le corps de Linda. Cette scène est poignante, elle se déroule dans un silence total, ce qui accentue l’effet choc.
En hommage à sa sœur, Nedjma organise un défilé de hijabs au sein de leur établissement universitaire pour montrer ses créations, mais les intégristes entrent dans la salle et tirent sur les jeunes filles. Nedjma est poursuivie mais elle réussit à s’enfuir.

Salma et Manel AIT BIDDOUCH, 2Mrc2
2020/01/28 11:23 #2019-papicha-79
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Le film se passe à Alger, la capitale de l’Algérie dans les années 90. Les principaux personnages sont quatre jeune filles, Nedjma, Samira, Wassila et Kahina.
C’est un film dramatique, d’après une histoire vraie.
      La réalisatrice est Mounia Meddour, elle a reçu le Grand Prix du jury du festival de Cannes pour ce premier long métrage. Elle a réalisé Papicha en hommage à son père.
         À Alger, dans les années 90. Nedjma et sa meilleure amie Wassila étudient à l’Université et habitent dans la cité universitaire.
Le rêve de Nedjma est de devenir styliste, elle veut que les femmes soient libres de pouvoir porter les vêtements qu’elles veulent, d’enrayer l’intégrisme religieux, elle est contre les hommes qui les forcent à porter le hidjab. Le dessin l’aide à contenir sa haine. La nuit, Nedjma et Wassila s’échappent de la cité pour aller dans une boîte de nuit vendre ses créations de mode aux Papicha, les « Jolies jeunes filles algéroises ». La situation sociale et politique du pays s’aggrave chaque jour.
         Il y a beaucoup de scènes qui choquent, comme le moment dans l’amphithéâtre, quand un groupe de femmes extrémistes intervient de façon brutale en kidnappant le professeur et en scandant « Maudits soient ceux qui parlent une langue étrangère ! », « Tu pervertis l’esprit de notre jeunesse », « Notre langue est l’arabe ! ».
Dans cette scène nous pouvons voir un acte fort d’intégrisme religieux, les jeunes filles sont profondément choquées.

Une des scènes marquantes, c’est l’assassinat de la sœur de Nedjma car à partir de ce moment, la vie de Nedjma va basculer et devenir un enfer. On voit le visage triste et stupéfait de Nedjma en gros plan. La scène est filmée dans un silence total qui en dit long sur la gravité des faits. En arrière plan et flouté, on aperçoit le corps de Linda sans vie. Nedjma ne se retourne pas, elle sait déjà que Linda est morte.

Pour montrer leur colère mais aussi leur courage, Nedjma et ses amies bravent les interdits en décidant d’organiser un défilé dans la cité universitaire pour montrer leurs créations.

Tout se passe bien jusqu’à ce qu’un groupe d’extrémistes religieux tire sur les jeunes filles et c’est un véritable massacre. Nedjma voit mourir ses amies une à une sous les balles meurtrières des bourreaux.

Il faut aller voir ce film car c’est un témoignage de ce qui se passe encore aujourd’hui comme par exemple en Arabie Saoudite où les femmes sont obligées de porter le voile, voyager avec leurs maris, n’ont pas le droit de sortir et sont privées de liberté.


Mickaël Abbad, 2MRC2