L'heure de la sortie

affiche heure de la sortieRéalisé par : Sébastien Marnier

Avec : Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory

Long-métrage : France

Genre : Thriller

Durée : 1H43

Année de production : 2018

Distributeur : Haut et court

Synopsis

Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...

Récompenses

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Presse

  • Unification
  • CinéChronicle
  • Ecran large
  • Première :
    "L'heure de la sortie est servi par les performances de ses acteurs qui comptent énormément dans l'ambiance délétère (...) La mise en scène précise et audacieuse de Sébastien Marnier retient notre attention : choix des décors, utilisation des lumières, irruptions d'éléments surnaturels, travail sur le son, tout confère au film une texture originale où l'angoisse monte confusément. De manière assez subtile, le réalisateur va alors intégrer une dimension onirique, surréaliste qui nous fait imaginer le pire. Ainsi, le polar révèle peu à peu son vrai sujet et nous offre une puissante réflexion sur le monde actuel."
  • La Septième Obsession :
    " Rentrer dans ce film, c'est quitter l'asphalte ronronnante du cinéma d'auteur naturaliste ou pseudo fantaisiste pour un chemin tortueux, plein d'ornières, qui déboucherait dans une clairière obscure. Porté par l'excellent Laurent Lafitte, dont Marnier renverse imperceptiblement l'image en en faisant un professeur ombrageux et parano, ce film du décentrement biberonné à Carpenter et Polanski est aussi un film de genre dont l'humilité, les aspects expérimentateurs et série B assumés ne nous empêcheront pas de dire que c'est un grand Marnier."

Vidéos

Documents techniques

Quelques planches de storyboard de la scène de la course poursuite, réalisées par Loïc Fontimpe

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Critiques d'élèves hors compétition (catégorie critique libre)

Commentaires

2019/02/18 14:40 #2018-lheure-de-la-sortie-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film réalisé par Sebastien Marnier nous tient du début jusqu’à la fin.
Le film nous met tout de suite dans l’ambiance: accablante, oppressante et angoissante. Il commence par un zoom sur un soleil qui brille bien trop intensément. Sous une chaleur suffocante, des élèves assistent en classe au suicide de leur professeur de français. Certains élèvent hurlent mais très rapidement 6 élèves se font remarquer par leur impassibilité face à ce drame. Ils sont méprisants, hautains. Ils se croient même supérieurs au prof suppléant et le lui font bien comprendre. Pierre Hoffman place alors ce groupée 6 dans son viseur. Il est persuadé jusqu’à la fin que c’est ce groupe d’ados « diaboliques » qui a poussé son prédécesseur au suicide.
Le réalisateur met en place petit à petit une atmosphère pesante et angoissante. Les élèves de la classe pilote y contribuent largement. Leur intelligence les fait agir bizarrement, toujours synchronisés, ils font penser à des robots ou à des clones.

Ce film joue beaucoup sur les émotions du spectateur. Rapidement, l’ambiance du film correspond au climat météorologique. Une bande originale lourde et angoissante sont liées à des images suffocantes et accablantes du soleil qui pèse sur les champs grillés implacablement et sur le prof remplaçant qui est en sueur en permanence.

On se demande dés le début pourquoi les enfants sont aussi distants. Qu’est-ce qu’ils cachent?
Les musiques étaient parfaites. Et la paranoïa du prof est communicative. Nous avons aimé le fait que le film soit basé sur des malentendus (le prof qui se suicide, les appels anonymes, les enfants s’infligeant des coups), cela rajoutait quelque chose à l’ambiance du film déjà bien particulière. Enfants dénués de sentiments, toujours en groupe qui ressemble à une secte, les autres profs qui ne se doutent de rien, les images choquantes des documentaires: il y a beaucoup de signes que nous ne savons interpréter qu’en relecture. On se laisse entrainer par le malentendu et par la paranoïa de Pierre.



Décidément, nous avons adoré le film "L'heure de la sortie" car il fait passer un message intéressant et sérieux sur ce que nous vivons et que nous ne voyons pas :Une fin du monde ordinaire.

Critique collective, 1 Com , Lycée professionnel Wlerick, Mont de Marsan
2019/02/18 14:41 #2018-lheure-de-la-sortie-2
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Dés le début du film, l’ambiance est glauque avec le professeur de la 3e 1 qui se suicide. il y a également une musique sinistre qui nous fait comprendre que ce ne sera pas une comédie.
Quand le professeur saute de la fenêtre, tous les élèves sont affolés sauf six d’entre eux. Ils s’approchent de la fenêtre pour le regarder étalé par terre. Le cadre les filme en contre plongée comme s’ils le regardaient de haut, le dominant. On retrouvera ce plan dans plusieurs situations notamment quand les enfants sont dans le château et qu’ils regardent Pierre comme leur ancien professeur.

Dans tous leurs faits et gestes, les enfants se comportent comme des zombies ou des robots. Leur gestuelle est inquiétante, hors norme. Leur manière de se déplacer en groupes, leur façon de s’exprimer les met à l’écart des autres. Avec leurs expressions de visage, on peut penser qu’ils n’éprouvent aucun sentiment.

Leur nouveau professeur Pierre Hoffman se pose beaucoup de questions au sujet des enfants. Quand il est chez lui, il reçoit des appels anonymes, et au fil du film, il se demande si ce n’est pas la bande d’enfants qui essaie de le faire devenir dingue. Il commence même à en faire des cauchemars dont la mise en scène est très similaire à un film d’horreur. Puis, finalement, il découvre que c’est l’ensemble du collège qui n’est pas net.
Dans la maison de Pierre il y a de plus en plus de cafards. Plus on découvre avec dégoût la multiplication de ces cafards , plus on assiste au lent basculement de Pierre dans la paranoïa. Ces cafards sont un référence à la Métamorphose de Kafka, auteur pragois qui est le sujet de la thèse inachevée de Pierre.

Pierre , du fait qu’il se pose beaucoup de questions sur les enfants commence à les observer en dehors de cours. Il découvre qu’ils se tapent dessus mais on ne comprend pas tout de suite pourquoi. Ils testent leurs limites. Jusqu’où vont-ils aller? Voici la question que les spectateurs se posent. Pierre les espionne, dérobe des CD que les enfants ont filmé: compilation de catastrophes écologiques, de maltraitante faite à la nature et aux animaux. Un jour, un de leur défi va trop loin, Pierre intervient et décide de les protéger.

Au début, je voulais enlever le film de la sélection car je ne l’avais pas du tout aimé. puis en y réfléchissant bien, ce film parle de la pollution, de la réalité. il est ici pour nous ouvrir les yeux et nous faire prendre conscience de la gravité de la situation. Par exemple, la première image du film montre le soleil. Il est là pour montrer le réchauffement climatique. La diffusion de vraies images de catastrophes touche encore plus le spectateur. La pollution y est montrée aussi, les poubelles débordent de déchets en arrière plan. Ce film est fait pour sensibiliser les âmes à la pollution et je trouve ça super que des personnes aient réussi à faire un film qui peut intéresser tout le monde tout en parlant d’un sujet compliqué et sensible: notre avenir sur Terre.

Juliette Gouley, 1 Com, lycée professionnel Wlerick, Mont de Marsan
2019/02/18 14:41 #2018-lheure-de-la-sortie-3
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
L’heure de la sortie est un film oppressant. Au début, nous pensons que le professeur se suicide à cause de ses élèves de 3e 1 mais plus on avance dans le film, plus on se pose des questions. Le professeur remplaçant se rend compte que le groupe des 6 prépare quelque chose et devient fou à force de penser tout le temps à eux. Quand le film commence, on voit un grand soleil avec une musique angoissante pour aller avec l’ambiance du film.

On voit des enfants se faire du mal en se filmant et on ne comprend pas pourquoi. Plus on avance dans l’histoire plus ce qu’ils s’infligent est violent et dangereux. De plus ils récoltent des images de centrales nucléaires qui explosent , d’océan plein de déchets, d’abattoirs…
On comprend qu’ils préparent quelque chose mais on ne sait pas quoi. Les deux délégués, leaders du groupe des 6 sont arrogants et n’ont peur de rien. Ils sont manipulateurs et insensibles.
Quand les voit se faire du mal, on se dit qu’ils sont malades, mais quand c’est à l’échelle du monde que l’on fait du mal, on ne s’en rend même pas compte. C’est peut être ça le message du film.

La dernière scène du film est à la fois poignante et révélatrice. Le regard, le point de vue changent. Après les avoir tant observé, Pierre enfin regarde dans la même direction que ses élèves. ils sont ensemble face à ce que ces 6 adolescents trop lucides redoutaient.
Ce film m’a beaucoup plu, il était angoissant, triste et en phase avec notre vie. Je le placerais à la première place des films que l’on a vus jusqu’à maintenant.

Eddy Charret, 1 COM, lycée professionnel Wleick, Mont de Marsan
2019/02/18 14:42 #2018-lheure-de-la-sortie-4
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film réalisé par Sebastien Marnier nous tient dans l’angoisse tout le long. Ce n’est pas le genre de film que j’aime regarder. Ce film illustre la fable de la grenouille et de la marmite. Les humains sont petit à petit en train de se tuer mais ne s’en rendent pas compte, bercés et abrutis par la chaleur de la « marmite ». Ils sont distraits par des leurres ou aveuglés comme les adultes du film.Et il n’ ya que ces 6 enfants surdoués, un peu trop lucides qui s’en rendent compte. Leur lucidité est angoissante, ils ont un comportement qui suscite l’effroi.

Ce film repose aussi sur de nombreux malentendus. La chorale qui semble le seul endroit où les ados vivent et s’expriment repose sur un quiproquo. Leur professeur leur fait chanter une chanson de Patti Smith (free money) mais les 6 l’interprètent comme une justification à leurs actes. Il y a aussi les cafards dans l’appartement de Pierre. Ces scènes sont inspirées par la métamorphose de Kafka . C’est donc pour cela qu’on peut se demander si ce n’est pas l’illustration de la folie du professeur. Ou bien les lumières qui déclinent, l’eau croupie qui sort du robinet. Tout cela a l’air de manifestations surnaturelles. La fin donnera un éclairage différent. Les appels anonymes aussi.

Il y a cependant plusieurs signes dés le début du film. La chronologie du film débute avec le conseil de classe du deuxième trimestre soit au mois de mars et les élèves sont déjà en sueur. Le plan sur les pilonnes électriques qui dépensent tellement d’énergie qu’ils grillent les champs de blé. Les poubelles qui débordent, les images documentaires montrant des catastrophes naturelles et technologiques donnent un avant goût de la fin du monde.
Ce long métrage dénonce tous les actes humains dégradant la nature et qui nous conduiront à notre perte.

Le réalisateur suscite la peur avec la musique, les cafards et pleins d’autres petits détails. Et ce qui fait le plus peur, ce sont les documentaires qui monterait à quel point ce film n’est pas qu’une simple fiction. Il y a un rapprochement à faire entre ce film et la vie réelle. Les 6 et Pierre se soutiendront pour passer de l’autre côté.

Manon De Castro, 1 Com, Lycée Robert Wlerick, Mont de Marsan
2019/02/19 16:26 #2018-lheure-de-la-sortie-5
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
L’heure de la sortie, co-écrit et réalisé par Sebastien Marnier, adapté du roman de Christophe Dufossé, est un thriller français sorti en 2018.
Il raconte l’histoire de Pierre, professeur suppléant venu remplacer le professeur de français d’une classe de troisième après le suicide de ce dernier. Les troisièmes dont Pierre s’occupe sont douze élèves d’une classe expérimentale de surdoués, et on pourrait croire qu’avec une classe si petite uniquement composée d’élèves brillants, les cours seraient une partie de plaisir, mais c’est complètement faux. Les élèves de 3ème 1 sont arrogants, insolents, provoquent leur professeur, le tout dans un impeccable et froid langage soutenu. Pierre met d’abord cela sur le fait qu’ils soient surdoués, et puis leur professeur s’est suicidé en plein cours ; forcément, cela laisse des traces. Mais lorsque l’un de ses élèves arrive en cours couvert de bleus, muré dans un silence obstiné, il commence à mener l’enquête, petit à petit, et découvre une bien plus sombre vérité...
J’ai aimé ce film, je le dis sans détour ; mais je sais bien qu’il ne peut pas plaire à tout le monde. En effet, il est très choquant par moment, et l’oppression que l’on ressent en le regardant n’aide pas à détendre l’atmosphère. On comprend que ces enfants, rejetés par les autres à cause de leur intelligence et de leur comportement étrange, ont ouvert les yeux sur les horreurs du monde. Ils ont compris que les hommes étaient contrôlés par l’argent, torturaient des animaux à la chaine et détruisaient l’environnement pour leur bon plaisir. Ils sont horrifiés par ces horreurs, ils comprennent que l’avenir n’est pas possible ; l’homme va s’étouffer avec les conséquences de ses actes.
On ne peut nier qu’un fort message pour la sauvegarde de l’environnement est présent, mais ce n’est pas un message niais qui fait doucement sourire. Non, là , on vous envoie des images horribles des abattoirs, celles que beaucoup de gens rechignent à voir. Mais on ne vous demande pas votre avis, et pendant de longues secondes on voit ces bêtes maltraitées. La carrière où les enfants se réfugient est aussi très évocatrice : l’homme a détruit son environnement pour son besoin personnel. De plus, le message de l’environnement est d’actualité, et de plus en plus de gens commencent à ouvrir les yeux sur ces problèmes.
Si j’ai aimé ce film, c’est donc à cause des messages qu’il transmet et de sa façon de les transmettre. J’ai aussi apprécié le fait que bien qu’on se pose des questions, le film est globalement clair, et la fin est marquante. Il faut tout de même avoir le cœur bien accroché.
Mila van Gelder, 1L1
2019/02/21 11:03 #2018-lheure-de-la-sortie-6
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Un film réalisé par Sébastien Marnier.
Un film étrange et mystérieux qui confronte une classe de collège, la 3°1, une classe « expérimentale » à un professeur remplaçant suite à un mystérieux décés, meurtre?… du professeur titulaire. Le doute est toujours présent dans ce film. Il déforme l’appréhension des choses et notre interprétation en tant que spectateur.

La cause de cette mort violente est-elle les enfants? Sont-ils trop violents, trop arrogants, trop surdoués… trop soudés ? Dénués de tout sentiment, les enfants expriment une certaine domination envers tout le monde, surtout le professeur.
Ce film traite de la psychologie et amène à la réflexion ce qui fait un film attachant et intriguant, aussi grâce aux images documentaires tirées d’images réelles, de faits réels. Assiste -t- on à une fin prophétique, réaliste?

Le film attire l’attention dés le début avec un plan de caméra sur le soleil, qui amène une chaleur par la durée du plan. Ce plan est apparu plusieurs fois avec une musique sourde qui effectue une sorte de pression sur le spectateur, une réflexion ? Une même chaleur qui est ressentie sur le professeur remplaçant comme une sorte de sueur qui augmente comme une maladie mentale, une perte de raison, une folie dont quiconque veut savoir devient fou, paranoïaque. Les enfants deviennent l’obsession de Pierre Hoffman.

Malheureusement la musique m’est passée un peu inaperçue. En regardant ce film, je voulais savoir, comprendre, chercher. Mais étant attentif ou pas sur la bande son du film, elle colle parfaitement à l’ambiance du film et des différentes scènes oppressantes. J’ai adoré ce film. C’est celui que j’ai préféré jusqu’à maintenant.

William Martraix, 1 COM, Lycée professionnel R Wlerick, Mont de Marsan.
2019/03/01 14:52 #2018-lheure-de-la-sortie-7
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Ce thriller de Sébastien Marnier s’ouvre sur une scène assez perturbante. Le plan montre aux spectateurs une classe d’une dizaine d’élèves seulement, concentrés sur leur travail. Pas un bruit ne se fait entendre, juste le grattement des stylos sur le papier. Au fond se tient le professeur regardant par la fenêtre, il ouvre celle-ci et amène une chaise au bord. Ce n’est qu’à ce moment que le spectateur comprend ce qui se déroule. Le professeur saute. Le plan se rapproche sur le corps inerte dans une flaque de sang. Les élèves paniquent, et seuls six sont penchés à la fenêtre et le fixent sans aucune émotion. On se doute alors qu’ils vont avoir un rôle important dans toute cette histoire sombre. Suite à cette scène, le spectateur reste bouche bée, il est tout de suite pris dans le film, il a envie d’en savoir plus sur les causes de ce suicide.

Le personnage principal, Pierre Hoffman, interprété par Laurent Lafitte, va alors être présenté. Professeur remplaçant de cette classe de troisièmes surdoués, il va devoir les préparer au brevet. Mais tout de suite un malaise s’installe. Des élèves étranges, qui le provoquent constamment, des collègues un peu trop directs, une atmosphère pesante prend place au fur et à mesure que le spectateur découvre l’école en même temps que ce professeur. Une bande de six élèves va tout particulièrement l’intéresser. M. Hoffman, va les surprendre en train de se frapper et de s’infliger de la souffrance volontairement tout en filmant leurs actions. Défiant la mort, on a tout d’abord l’impression qu’ils prennent cela pour un jeu. Mais c’est en découvrant ces petits films gravés sur des DVD que le professeur va comprendre que pour eux ce n’en est pas un, mais une sorte d’entraînement. En effet, on y voit des images choquantes de bêtes se vidant de leur sang dans un abattoir, des mers de plastiques, des catastrophes naturelles, on voit l’impact des hommes et de la pollution sur la planète. Ce qui effraie surtout, c’est le fait qu’il n’y ait aucun filtre et que tout soit montré sans censure. Ces images ne font que rajouter un coté malsain au scénario.

On y trouve aussi un côté un peu fantastique. Le personnage principal est bloqué entre ses cauchemars et la réalité. Il est comme hanté par ces enfants qu’il pense fous. Tout comme les cafards, qui reviennent sans cesse perturber son sommeil et qu’il retrouve parfois dans sa salle de bain. Toute cette partie du scénario reste assez confuse et l’on s’interroge sur la réalité des faits.

Le jeu des lumières, les musiques, les sons, les bruitages et les plans, s’accordent parfaitement pour rendre le film et l’ambiance glauques, stressants et même horrifiques par moment. Particulièrement dans le château où les élèves et l’équipe pédagogique se réunissent pour la remise des diplômes. Le spectateur retrouve une scène clichée des films d’horreur. En plein milieu de la nuit, dans un vieux château, M. Hoffman se rend compte que les six élèves ne sont pas dans leur lit. Convaincu que ceux-ci préparent quelque chose, il part à leur recherche, équipé d’une lampe torche. Cette scène est très stressante, le lieu n’est éclairé qu’avec la lumière de la lampe, les mouvements de la caméra sont instables, comme si quelqu’un suivait le professeur, le tout accompagné d’une musique angoissante. Le spectateur s’attend à tout moment à sursauter, et ce sentiment de peur est renforcé quand la musique s’arrête soudainement. C’est à ce moment précis que M. Hoffman s’aperçoit que les six élèves ont volé un car. Une course poursuite est engagée. Le bus se dirige à pleine vitesse vers la carrière. Les enfants avaient prévu leur suicide collectif depuis longtemps. On comprend alors que leurs entraînements n’avaient qu’un but, les préparer à la mort.

Plusieurs semaines après cette accident, le groupe d’amis se retrouve au bord d’un étang. Sauvés par leur professeur, ils ont l’air de reprendre leur vie normalement, ils s’amusent comme des enfants de leur âge. M. Hoffman, nage lui aussi dans cet étang et garde toujours un œil sur eux. Quand soudain, les six, se mettent à fixer l’horizon avec terreur. Les gens autour d’eux s’enfuient en criant, M. Hoffman, nage jusqu’à la rive et les rejoint. Il prend la main d’une des filles et se met lui aussi à regarder. Le plan se coupe pour montrer au loin, une usine nucléaire qui explose. Puis la caméra revient sur eux, ils ne bougent pas, pourtant tout est en train de brûler. Elle se rapproche de leurs visages terrifiés et se coupe soudainement. Puis quelques images de l’école abandonnée défilent, un décor apocalyptique clôt le film. Cette scène finale est totalement inattendue, et laisse le spectateur sans voix.

Ce film est vraiment bouleversant. On comprend mieux les actions et les vidéos des enfants. Ils se préparaient à la fin du monde et ne voulaient plus vivre dans une telle société. Le scénario laisse le spectateur perplexe, et cette fin ouverte peut être interprétée de différentes façons. Ce thriller dénonce parfaitement la situation critique d’aujourd’hui, tout en captivant le public et en le plongeant dans une atmosphère angoissante et lugubre. Il vise à faire réagir et à faire bouger les choses.

Iris MOUGEOT. 2nde7.
2019/03/01 17:46 #2018-lheure-de-la-sortie-8
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
L’heure de la sortie, réalisé par Sébastien Marnier est un thriller anxiogène et engagé qui raconte l’histoire de Pierre Hoffman, un professeur de français suppléant qui intègre le prestigieux et élitiste collège Saint Joseph. Laurent Lafitte pourvoit au rôle de ce professeur ayant la lourde tâche de remplacer le précédent professeur qui s’est jeté par la fenêtre lors d’un cours. La classe ayant assisté au drame est une classe « pilote » se composant d’un petit groupe d’« enfants intellectuellement précoces » étrangement austères et hostiles envers leur nouveau professeur.
Dès le premier visionnage de la bande d’annonce, la présence de Laurent Lafitte m’a surprise car après le cynique personnage qu’il interprétait dans Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, il montre qu’il est un acteur « tout terrain » qui ne se restreint pas qu’à un genre ou à un seul rôle cinématographique. Ainsi, son personnage dans L’heure de la sortie m’a beaucoup captivée et interrogée. Pierre est un homme plutôt sportif qui est dans un contrôle total de sa personne et de ses actions. A l’inverse, les six surdoués, eux, ont la volonté d’aller au-delà des limites. En effet, cela commence par des questions personnelles que des élèves ne posent habituellement pas à leur professeur telles que « quel âge avez-vous ? », « Vous sentez vous à la hauteur ? ». Et cette inconscience des limites va crescendo. Dimitri, un des élèves, veut payer une bière à l’une de ses professeures lors d’une soirée, et les six enfants se font mutuellement violence pour devenir insensibles à la douleur : ils s’étouffent avec des sacs en plastique, se frappent, testent leur résistance à la noyade, semblent se mettre à l’épreuve de la mort. Pierre, inquiet de leur comportement autodestructeur, ressent donc une menace et au fur et à mesure du film, il ne sait plus vraiment à l’encontre de qui ces enfants préparent quelque chose. Ce contraste entre Pierre et les six enfants, qui figurent deux camps bien séparés dans la mesure où les six enfants ne font qu’un, est très intéressant dans les jeux de regards et dans la mise en scène où l’espace est tranché en deux à de nombreuses reprises. Monsieur Hoffman est seul contre tous, que ce soit contre les élèves ou lorsqu’il n’est pas pris au sérieux par l’équipe pédagogique. C’est alors qu’une certaine forme de paranoïa va se déclencher chez le professeur et va faire intervenir ponctuellement des éléments fantastiques plutôt angoissants. Mais ces éléments sont-ils vraiment fantastiques ou sont-ils simplement la manifestation de l’urgence écologique ? Les lumières qui s’éteignent sans raison apparente peuvent en effet faire penser à la crise énergétique, l’eau sale du robinet à la pollution des eaux, la grêle au dérèglement climatique. De plus, toutes les peurs qui l’habitent prennent vie : Pierre rédige sa thèse sur Kafka qui se modélise par la présence récurrente de cafards de plus en plus envahissants, en référence à La Métamorphose. La bande son alimente également l’atmosphère pesante du film. Enfin, le groupe d’élèves devient une meute dans les yeux du spectateur : est-ce ce petit groupe d’adolescents qui a poussé le précédent professeur au suicide ?

En effet, l’animalité qui émane de ce film est omniprésente autant dans la meute que forment les six adolescents qu’au niveau des tatouages de tigres sur les épaules de Pierre, le tee-shirt à tête de lion de la professeure de musique, les tableaux représentant des chiens dans le collège mais surtout dans l'engagement écologique du film. Effectivement, l’animal tout comme la nature est très présent mais souvent montré mort, figé. Plusieurs plans de champs de blés, du ciel, de centrales nucléaires, de chantiers reviennent à de nombreuses reprises. Et, c’est à travers ce climat pétrifié que le suspens nous tient en haleine. Tout comme Pierre, le spectateur attend, a peur de ce qu’il va se passer. Tout comme une bête, l’instinct flaire la menace car les enfants sont en proie à un désenchantement face à l’avenir, ils répètent « Vous ne voulez pas voir la vérité en face. ». Ils tournent des vidéos déroulant un scénario catastrophique avec des images bien réelles et perturbantes d’abattoir, de mer de déchets plastiques à n’en plus finir. On remarquera également que l’utilisation du plastique par les élèves, pour s’étouffer ou pour se noyer, n’est peut-être pas anodine. Par ailleurs, Sébastien Marnier fait monter la tension mais également la chaleur à l’instar du réchauffement climatique. Les corps transpirent en permanence, en témoignent les nombreux plans sur la nuque brillante des personnages. Pour finir, le plot-twist final est foudroyant. La « morale » reste cependant peu optimiste en matière de solutions pour lutter contre les catastrophes écologiques, si ce n’est l’importance de regarder les problèmes en face et de les combattre main dans la main.

L’heure de la sortie m’a énormément plu parce qu’on ne sait pas où on va, ce qui interroge l’état à venir du monde, et la manière dont, nous, la jeunesse comptons nous l’approprier.



Camille CORAZZOL, Lycée Lacassagne, PES2.

2019/03/03 19:37 #2018-lheure-de-la-sortie-9
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Le film de Sébastien Marnier, L’heure de la sortie, qui associe de manière étonnante la tranche de vie adolescente et le thriller, nous rappelle à quel point notre monde, s’il peut sembler paisible, cache une menace terrible et imminente.
L’histoire nous fait suivre le quotidien de Pierre Hoffman (Laurent Lafitte), un professeur remplaçant qui doit s’occuper d’une classe de 3ème après la tentative de suicide de leur professeur principal qui s’est défenestré en plein cour. Cependant, cette classe de collégiens sort de l’ordinaire car elle regroupe une douzaine d’élèves surdoués, ce qui déstabilise doublement le nouveau professeur : ils sont très avancés dans le programme scolaire quand lui semble encore inexpérimenté, mais surtout, ils lui témoignent une hostilité et un mépris stupéfiants. Le comportement de six élèves va de plus en plus inquiéter Pierre, qui se résout bientôt à espionner leurs passetemps étranges et effrayants, comme le fait de marcher sur une poutre suspendue à une dizaine de mettre du sol, ou d’encaisser une pluie de coups pour évacuer la peur et devenir insensible à la douleur. Dans quel but font-ils cela ? Que peuvent-ils bien manigancer ? Les réponses à ces questions, incertaines et partielles, se trouvent dans les films secrets qu’ils réalisent : après avoir mis la main dessus, Pierre ressentira un mélange d’incompréhension et de suspicion à l’égard de ces jeunes surdoués, ce qui le conduira à nourrir une forme de paranoïa et à être sujet à des hallucinations de plus en plus poussées au fil du temps.
Au premier abord, le film nous fait croire qu’il va porter sur la vie de Pierre et de ses élèves après la tentative de suicide de leur professeur principal, en se concentrant sur les sentiments des jeunes collégiens et la manière dont ils vont essayer de surmonter le drame auquel ils ont assisté (comme dans le film Amanda). Cependant, nous allons faire face à des élèves très calmes et très froids, chez lesquels le fait d’avoir été témoin d’un événement terrible n’a entraîné nul traumatisme. En effet, après que leur professeur a sauté de la fenêtre, tous se penchent pour le regarder et le plan le plus choquant n’est pas celui où on le voit gisant sur le sol, mais la contreplongée qui nous révèle le visage inexpressif des élèves. Par la suite, après l’arrivée de Pierre Hoffman en tant que professeur remplaçant, nous commençons par adopter son point de vue, et ce durant tout le film : nous ne voyons que ce qu’il voit. Pour moi, l’élément clé de cette histoire est le fait que Pierre trouve les vidéos du groupe d’amis, car elles vont nous donner des informations sur leur but ultime, en l’occurrence l’organisation de leur suicide collectif à l’occasion d’une sortie scolaire. Les hallucinations qu’elle provoque chez Pierre semblent fantastiques (invasion soudaine de blattes (ou cafards), coupures de courant momentanées, eau du robinet qui devient terreuse au jaune/marron) mais font en fait référence aux réalités qui se trouvent dans les vidéos : la pollution du monde. Mais ce n’est pas tout. Les vidéos des élèves nous montrent des catastrophes naturelles ainsi que des explosions causées par l’homme. Le fait que ce soit des enfants qui les aient réalisées nous en dit long sur eux : ils voient la vérité en face, et s’ils décident de se suicider, c’est pour ne pas vivre dans un monde voué à mourir par la faute de leurs aînés. On en conclut donc qu’ils ne se mentent pas à eux-mêmes en se disant que tout va bien, contrairement à la grande majorité des personnes sur cette planète : c’est cela qui est visé dans la séquence où les deux délégués et membres du groupe d’amis (Apolline et Dimitri) s’adressent à Pierre en lui disant que lui aussi connaît la vérité mais qu’il refuse l’évidence.
Pour ce qui est des paysages dans ce film, nous pouvons remarquer qu’au début le ciel est très ensoleillé et qu’une canicule permanente pèse sur le monde. Au fil du film, le ciel s’assombrit mais la chaleur demeure, ce qui évoque les températures anormales causées par le réchauffement climatique. Il y a aussi un lieu très important dans ce film, un petit lac dans un parc. La nature y est luxuriante et très verte, à tel point que ce lieu ressemble à une sorte de paradis. Cependant, nous remarquerons très vite que ce décor merveilleux cache au second plan une centrale nucléaire qui vient détruire l’image de paradis : le fait que cette centrale apparaisse soudainement semble symboliser la prise de conscience de Pierre, qui jusqu’alors vivait, comme Candide, dans le monde de l’optimisme, où tout allait pour le mieux car ce qui n’allait pas n’était pas regardé. C’est dans ce lieu que la dernière séquence du film réunit Pierre, le groupe de cinq élèves et des baigneurs anonymes pour les faire assister, main dans la main, à l’explosion de la centrale et donc à la fin du monde.
Pour ma part, j’ai trouvé ce film très intéressant parce qu’il semble assez léger et solaire, mais qu’il renferme des sujets actuels très importants qui devraient être pris plus au sérieux. Il y a aussi le fait que nous nous mettions à la place d’un professeur, ce qui n’est pas pour me déplaire !

Mathias JARMASSON, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/03/04 15:43 #2018-lheure-de-la-sortie-10
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Lauriane Cardinal et Alizée Lavaux, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
« L’heure de la sortie » est un film qui raconte la vie d’une classe de collégiens surdoués dans un collège catholique. Parmi eux, six adolescents sont obsédés par l’écologie, persuadés que la fin du monde va arriver. Mais, grâce à leur nouveau professeur de français, des secrets vont être découverts.
Dans ce film, le réalisateur nous plonge petit à petit dans un monde malfaisant et oppressant.
Au début du film, le spectateur se sent bien, il est dans un monde paisible, organisé, ensoleillé. Mais peu à peu différents éléments nous mettent mal à l’aise.
Il y la musique pesante, qui installe une ambiance qui ne nous permet jamais de prévenir ce qu’il va arriver. Mais il n’y a pas qu’elle.
Les couleurs sombres des images jouent également sur cet effet d’oppression. Les scènes peuvent se dérouler la nuit, dans un parking. Le ciel lui-même se charge, les nuages s’accumulent. La vie organisée n’est qu’une apparence.
Le réalisateur utilise aussi dans son film une accumulation de scènes documentaires. Ces scènes, qui s’intègrent parfaitement et s’enchaînent, nous rappellent que, dans notre quotidien, une grave crise s’annonce. Le film, si fantastique, est aussi un film sur notre société.

Pour conclure, le spectateur a de plus en plus d’éléments pour mieux comprendre le comportement des collégiens, ce qui augmente le suspense. Mais nous ne serons jamais tout à fait apaisés et satisfaits : la fin est sans ambiguïté mais pose encore beaucoup de questions. Nous conseillons vraiment d’aller voir ce film.
2019/03/04 15:44 #2018-lheure-de-la-sortie-11
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Yaël BRIGLIANO, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
« L’heure de la sortie » est un film français sorti le 09 janvier 2019, réalisé par Sébastien Marnier.
Ce film parle d’une classe de 3èmes de surdoués, dans laquelle 6 élèves très mystérieux forment une sorte de secte, et sont convaincus que la fin du monde approche à cause de leur fascination pour les catastrophes écologiques, les abattoirs, les attentats, la pollution, et tout le mal que les Hommes infligent à la planète.
J’ai beaucoup aimé ce film. Car il reflète la réalité et montre de réelles horreurs qu’on ne voit pas tous de la même manière. Et la différence de ces regards, c’est la question de ce film.
Régulièrement au cours du film, on voit des plans sur le ciel et les nuages, pour faire une comparaison de la dégradation du ciel du début à la fin et montrer qu’il se couvre de plus en plus, qu’il est rempli de fumées toxiques, et on peut aussi remarquer que plusieurs fois dans le film, il y a un grand soleil et que par moment il se met à pleuvoir ou à grêler sans aucunes raisons.
Le suspense est très bien mis en scène grâce à une accumulation de scènes qui se coupent pour en entamer une autre et qui au final s’enchaîne assez bien puisque c’est grâce à ces coupures qu’on comprend l’intérêt de certaines scènes au fur et à mesure.
La musique est très importante car elle intensifie le suspense et est tellement rythmée qu’elle angoisse et donne un sentiment d’oppression aux spectateurs qui, au début du film, étaient plongés dans un monde presque rassurant.
Ce film est composé de plusieurs images différentes, car en plus de la caméra normale pour le film, il y a aussi une caméra embarquée utilisée par les collégiens qui leur permet de faire des reportages sur la planète. Enfin, il y a des images documentaires essaimées dans le film. Ce sont des images que l’on trouve facilement sur Internet et qui ont étés filmées durant de vraies catastrophes naturelles, chimiques, ou terroristes comme les tours jumelles. Ces images nous permettent de rester concentrer sur le film, de croire à une histoire qui, sans cela, semblerait très artificielle.
Le bémol de ce film est qu’il est tellement rempli de suspense de terreur, et d’émotions qu’on s’attend à une fin un peu plus dure ou un peu plus originale que celle qui est dans ce film, car je trouve qu’elle est assez brute et qu’il faut pas mal réfléchir avant de la comprendre.
On comprend ce que ces élèves cherchent à faire vers le milieu du film, ce qui nous bloque un peu au début car on a juste l’impression que ce sont des personnes totalement anormales qui sont rejetées par tout le monde, mais en fait, on en vient à se rendre compte qu’ils essaient juste de s’entraîner à la mort pour souffrir le moins possible. Ce ne sont pas seulement des actes d’autodestruction, ce sont des exercices de protection.
Le spectateur est très proche du professeur, qui mène l’enquête. Il est persuadé que les élèves préparent un mauvais coup, il les suit tout le long du film et en devient paranoïaque. Le film nous fait perdre progressivement nos repères.
Ce film est très dur. Il montre la brutalité de la vie qu’on ne voit pas forcément, qu’on n’accepte pas, ou qu’on nous cache. Il parle de mensonges, de violences, de confiance et de croyance. Il nous ramène à l’actualité. Est-il possible qu’une terrible catastrophe arrive très prochainement ?
2019/03/04 15:45 #2018-lheure-de-la-sortie-12
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Alexis PERRET, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
L’heure de la sortie est un film réalisé par Sébastien Mariner, sorti en 2018. C’est un thriller qui nous fait suivre une fin d’année scolaire bien mouvementée d’un groupe d’amis, Apolline, Clara, Dimitri, Brice, qui assistent au début du film au suicide de leur professeur de français. Peu de temps après, un remplaçant arrive. Il va apprendre peu à peu les secrets de ses nouveaux élèves, regroupés dans une classe de surdoués au sein d’une collège qui est préservé, et l’un des meilleurs de l’académie. Ce qui amène à tourner les yeux pour ne pas voir les mauvaises choses.
Le professeur remplaçant est peu à peu obsédé par ce groupe d’élèves surdoués. Il les suit, les espionne. Cette obsession n’est pas mauvaise, car il veut protéger ces adolescents. On le remarque à la fin du film, quand il tente de les sauver et pleure.
Ce film parle des dangers qui menacent notre planète. Le film utilise des images d’archives pour montrer dans quel monde nous vivons. Ce sont des images que nous avons tous vues. Elles montrent les humains que nous sommes. Elles utilisent les actualités comme des preuves. Les adolescents les accumulent dans des DVD. On comprend alors, au long du film, qu’ils veulent se suicider par peur de la fin du monde, que c’est un choix pour ne pas mourir tous les jours.
Ces images d’archives nous perturbent. Elles sont réelles. Pourtant, nous faisons comme si nous ne les voyions pas. Ainsi, les scènes d’abattoirs où l’on voit et entend les animaux crier à mort. Ce type de scène nous fait prendre conscience de la cruauté générale qu’ont les humains envers la planète et les autres animaux.
Le spectateur se sent relié au film, car qui ne pollue pas ? qui n’a jamais pensé en finir avec la vie ? Chaque élève peut être une partie de nous. J’ai donc aimé ce film. On cherche à le comprendre. On pense que les adolescents ont des problèmes, mais c’est une question beaucoup plus générale.
2019/03/04 18:54 #2018-lheure-de-la-sortie-13
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Journal d’Apolline.


Jeudi, 15h
Tournage de la neuvième vidéo.
Nous avons bientôt fini les vidéos, et espérons qu’elles feront réagir le monde. J’ai bien peur que cela ne fonctionne pas, mais Dimitri dit qu’il est sûr de notre plan et qu’il aboutira. J’espère juste qu’il ne se trompe pas, sinon nous allons tous disparaitre.

Samedi, 11h30
M. Hoffmann est un ignorant. Il croit nous aider. Il ne comprend pas la gravité de la situation, il est égoïste et inconscient. Il croit qu’on ne sait pas qu’il visionne nos vidéos. Il ne veut pas nous laisser tranquilles Il va tout faire foirer. S’il continue nous devrons utiliser les grands moyens. Notre ancien professeur lui au moins avait compris l’importance de notre projet. Sa tentative de suicide en est la preuve !

Mercredi, 17h06
Le voyage scolaire approche à grand pas et on n’a toujours aucune nouvelle de Brice, s’il ne vient pas il faudra changer les plans. Malheureusement, le temps nous rattrape, on ne peut attendre son retour. Le voyage sera le moment décisif, l’aboutissement de notre travail. On va faire prendre conscience à la race humaine de sa connerie, sa stupidité et son égocentrisme Ce n’est pas la Terre qui va disparaitre, c’est nous.

Jeudi, 04h32
L’Homme a peur de l’Apocalypse mais le monde continuera à vivre sans lui.

Samedi, 18h47
Fin du tournage.
La dernière vidéo est achevée.

Dimanche, 12h15
La sortie est pour demain. Si quelqu’un trouve ce journal, les vidéos sont enterrées dans la carrière. Elles retracent notre combat, nos entraînements et nos préventions. J’espère qu’elles vous seront utiles parce que pour nous, le combat s’arrête

Mardi, 02h
La fin est de toute manière inévitable. L’être humain a détruit la planète. Les écosystèmes sont transformés par la pollution. Des milliers d’espèces s’éteignent et les catastrophes se multiplient. Malgré cela, vous avez décidé de continuer votre massacre aveuglement. Ne voyez-vous pas le plastique s’accumuler dans les océans ? Ne voyez-vous pas la température augmenter anormalement ? Ne voyez-vous pas la chute meurtrière des arbres ? Ne voyez-vous pas la noirceur du pétrole se répandre ?

23h23
Je ne parviens pas à dormir, j’attends L’HEURE DE SORTIE


Driant Alyssa

2019/03/04 19:01 #2018-lheure-de-la-sortie-15
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Carnet de notes : Pierre Hoffmann


25 Mai 2018

Aujourd’hui a eu lieu mon premier jour en tant que professeur de français au collège Saint-Joseph. Le professeur que je remplace s’est jeté du haut de la fenêtre de sa classe. Il est dans le coma et nous n’en savons malheureusement pas plus pour l’instant.
J’ai pris désormais en charge les 3ème1. Le directeur m’a expliqué que c’est une classe d’EIP, c’est-à-dire une classe d’élèves intellectuellement précoces. Ils sont très peu nombreux, une douzaine d’élèves.
Cela s’est plutôt bien passé, même si je trouve certains élèves quelque peu étranges, un peu fermés et graves … Ce n’est peut- être seulement qu’une impression.

30 Mai 2018

Finalement j’avais raison de m’inquiéter. Mes doutes sur les élèves de cette classe sont de plus en plus fréquents. Ils ont des réactions inhabituelles. L’ambiance de classe est oppressante.
Et puis tous ces coups de fils anonymes que je reçois sur mon téléphone portable, d’où proviennent – t-ils ? C’est insupportable !

31 Mai 2018

L’évènement auquel j’ai assisté aujourd’hui est déconcertant et vient confirmer tous mes doutes. J’ai suivi 6 élèves de la classe des 3ème1et je les ai surpris sur une zone désaffectée à faire des activités dangereuses mettant ainsi leur vie en danger. Mais quel est le but de tout cela ? Est-ce le goût du risque propre à l’adolescence ? Ou des désirs mortifères ?
Apparemment ils mettent aussi toutes leurs vidéos de ses prises en altitude dans une boite enfouie sous terre. J’ai attendu leur départ pour dérober quelques cassettes. Peut-être vais-je découvrir quelque chose en regardant une de ces vidéos ?

Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je viens de visionner. Ce ne sont qu’images de désastres écologiques, d’immondices, de poubelles à ciel ouvert, de tremblements de terre et tsunami… ces élèves s’intéressent de très près à l’écologie et à la planète mis en danger par l’Homme.

Et puis ce téléphone qui n’en finit pas de sonner, c’est certainement un coup des élèves.

10 Juin 2018

Plus je visionne les vidéos, plus je m’inquiète. Les images en boucle sont choquantes et alarmants : pollution dans le monde, catastrophes naturelles, attentats, abattoirs …





15 Juin 2018

Cela n’est plus possible. Je les ai encore une fois espionnés et heureusement ! Je viens de sauver une élève de la noyade. C’était une sorte de défi, elle devait rester sous l’eau, sanglée avec du papier plastique pendant que deux autres la maintenaient. Le reste du groupe filmait la scène. Encore une vidéo à déposer dans leur cachette !

21 Juin 2018

Les élèvent ne semblent pensent plus qu’à ça : L’IMMINENCE D’UNE CATASTROPHE et n’ont plus goût en rien même si leurs résultats scolaires restent toujours aussi époustouflants.
J’aimerais les aider mais impossible de les persuader. Ils ne m’écoutent pas et ne veulent pas que je me mêle de leurs affaires.
Ils PRÉPARENT QUELQUE CHOSE, mais je ne sais quoi.
Je dois le découvrir avant qu’il ne soit trop tard… Le voyage de fin d’année en sera peut –être l’occasion.

Le Lohé Amélie
2019/03/04 19:11 #2018-lheure-de-la-sortie-15-1
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Mon journal

10/05/19
Il est dans le coma, il n’a pas su se donner la mort. Notre pauvre professeur de français s’est jeté de la fenêtre dans le but de quitter ce monde abject mais il a échoué, Dommage pour lui.

11/05/19
Un professeur suppléant répondant au nom de Pierre Hoffmann a intégré notre prestigieux établissement. Je ne vois en lui qu’un homme banal qui me déplait fortement.

12/05/19
Il ose nous faire passer pour des élèves lambda en nous faisant étudier le programme de base alors que nous sommes l’élite de ce collège ! Je ne l’aime pas, il n’y a rien à ajouter.
P.S : Il me répond et se mêle de ce qui ne le regarde pas, il va falloir faire attention à Monsieur Hoffmann
.
13/05/19
Depuis que Brice s’est fait gifler, monsieur Hoffmann est devenu encombrant. De plus il a eu l’outrecuidance de parler de cet incident aux autres professeurs, il va vraiment falloir se méfier de lui. Il ne doit pas tout gâcher.

15/05/19
Nous sommes partis à vélo en passant par la forêt pour aller à notre endroit favori, un lieu où personne ne vient nous empêcher de faire ce qui nous plaît. On a frappé deux de nos camarades encore et encore : ils ne doivent pas avoir mal, ils ne doivent pas se plaindre, ils ne doivent être forts. Il ne faut pas craindre la mort.

18/05/19
Pierre Hoffmann, je vous hais, plus je vous vois plus vous m’agacez ! Il m’énerve à se mêler de ce qui ne le regarde en aucun cas !

23/05/19
Il a plongé pour la sauver, pourquoi ? Il n’a pas compris que le but était qu’elle reste sous l’eau le plus longtemps possible même si elle devait en mourir ? C’est un imbécile qui vient de prouver qu’il nous espionne depuis un moment, mais bon l’heure est en marche et tout sera bientôt terminé.


06/06/19
Il est temps d’en finir, demain nous partirons en bus avec l’école et notre plan pourra alors commencer…

07/06/19
C’est la dernière fois que je me confie car le jour est enfin arrivé, nous allons quitter ce monde pollué pour de bon, il est hors de question de vivre en sachant que notre monde touche à sa perte. Quand tout le monde sera endormi après cette fête de fin d’année on empruntera l’un des bus pour rejoindre la carrière et nous y jeter, l’impact écologique nous inquiète trop, on n’arrive pas à vivre ou plutôt on ne veut pas observer la déchéance de notre planète. Si seulement quelqu’un pouvait nous comprendre et accepter notre décision…

Weimert Camille Olejnik Eloïse



2019/03/06 16:22 #2018-lheure-de-la-sortie-16
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Tout commence Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph : il décèle, chez les 3ème1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils appartiennent à une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...
Le film est mystérieux : le groupe d’enfants a une attitude hautaine et froide qui intrigue et agace d'abord, mais qui va vite inquiéter. Tout au long du film, on tente de découvrir leurs projets et surtout leurs secrets, que l’on ne comprendra qu’à la fin du film.
Tout est fait pour présenter les enfants comme des bourgeois capricieux. Mais au long du film notre regard de spectateur change : la violence qu’ils exercent entre eux témoigne de leur souffrance intérieure et les vidéos catastrophe qu’ils réalisent révèle leur profond désarroi face à un monde qui s’écroule. Petit à petit, nous éprouvons donc de la compassion pour ces enfants qui, désespérés et impuissants, n’attendent plus rien de l’avenir.
Nous sommes même amenés à partager peu à peu leur angoisse : le ciel qui ne cesse de s’assombrir, ou encore la centrale nucléaire qui se tient derrière le plan d’eau verdoyant et paradisiaque où chacun tente de se rafraîchir, nous signalent que la fin du monde est très proche si nous ne prenons pas très vite au sérieux l’écologie.
Le titre du film sonne au final comme une fausse piste : s’il semblait promettre un événement joyeux au spectateur, il annonce en fait la fin du monde.

Alice HAMADI, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/03/11 09:33 #2018-lheure-de-la-sortie-17
Lycée PRO Léonard de Vinci, Antibes, académie de Nice
L'HEURE DE LA SORTIE,
Ce film nous déstabilise en permanence: qu'on essaie de se mettre à la place du professeur et on ne comprend pas, perdus, comme lui ... qu'on essaie de se mettre à la place de ces élèves, et on se trouve bien sombres et bien déterminés: égoïstes peut être.
Pierre Hoffman est un professeur de français remplaçant. Il doit succéder à un professeur qui s'est défenestré en plein cours avec sa classe de 3ème 1, une classe pilote d'enfants surdoués. Il devient le seul à vouloir savoir pourquoi ils sont différents et se comportent ainsi. Entre curiosité et obsession, Pierre tente de percer leurs secrets; alors qu'il semble détaché de tout, ces jeunes surdoués ont de plus en plus d'emprise sur leur professeur. Ils le rejettent, le tiennent à distance, l'acceptent peu à peu; lui les suit, à la fois pour savoir et pour les protéger... jusqu'à ne faire qu'un avec eux, main dans la main, quand vient la scène finale.
Nous assistons ainsi à un suspens, un malaise constant, mais un suspense très bien ancré.
L'angoisse nous prend dès le début, ralentit puis revient de plus en plus intensément, c'est bien la définition du thriller.
Cette oppression est accentuée par la musique électronique et par la caméra centrée sur les seuls protagonistes du collège, les autres n'existent que de façon secondaire, nous sommes "entre nous", comme dans un huis-clos, dans les salles de cours, dans la forêt, dans la carrière.
Un rythme lent qui installe ce malaise jusqu'aux accélérations finales, entre scènes de cours banales mais oppressantes, scènes angoissantes filmées en vidéo qui ponctuent le film, et plans sur les regards, regards hostiles des adolescents, regards perdus des adultes.
Tout pourrait être "normal", les dialogues clichés, le petite ville tranquille, les adultes qui ne veulent rien voir.
On peut croire qu'il ne s'agit que d'un film sur cette adolescence qui teste ses limites, oui pendant une grande partie du film.
Spectateurs, on cherche d'abord à comprendre, puis perdus, on se laisse guider par le réalisateur.
Face à l'automutilation, les tortures, l'impression qu'ils se préparent à la fin du monde, s'agit il de ne plus avoir de douleur, ou de nous alerter, ou égoïstement de ne pas assister à cette fin, fin d'un monde qui va à sa perte.
Sans comprendre immédiatement où nous conduit ce film, il nous interroge finalement sur ce qui se passe aujourd'hui dans notre société, face à la consommation excessive, la pollution; quel est notre rôle dans cette société: Réfléchissons nous, agissons nous individuellement, égoïstement ? Que pourrions-nous faire pour réfléchir, agir de façon collective? Avant l'heure de la sortie...
Un rappel tout de même pour poursuivre ce constat pessimiste, Tchernobyl a eu lieu il y a ... 33 ans, Fukushima il y a 8 ans... des films ont le mérite de nous rappeler à ces urgences.
Critique collective, classe de T.TEB.




2019/03/11 19:14 #2018-lheure-de-la-sortie-18
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
L’heure de la sortie est un film français de Sébastien Marnier sorti le 9 janvier 2019. C’est un thriller. Au début du film, nous voyons un professeur se suicider, ce qui nous perturbe dès le début et qui nous pousse à nous poser des questions tout au long du film. Suite à cela, un professeur remplacant va s’occuper de la classe de 3e1 du collège Saint Joseph. A son arrivée, Pierre Hoffman remarque que les enfants surdoués sont hautains et très spéciaux. Cette atmosphère particulière est très bien montrée avec les gros plans sur les élèves comme sur le nouveau professeur. Leur intelligence sur-dévellopé et leur milieu bourgeois peuvent expliquer leur attitude. D'ailleurs tous les enseignants du collège ne semblent pas perturbés par l’attitude de cette classe mais le professeur remplacant, lui, oui. Il décide donc de creuser un peu plus et découvre un profond sentiment d’injustice et de révolte contre le monde. Entre les coups et blessures que les élèves s’infligent, les DVD comportant toutes sortes de faits de société (pollution, maltraitance d’animaux), nous pourrions croire à des phénomènes irréels. Après ces découvertes, Pierre Hoffman se sent angoissé et chaque détail du film nous fait ressentir cette inquiétude : les cafards dans son appartement, les coups de téléphones répétitifs sans que personne ne parle, les cauchemars ou encore le vol de l’ordinateur de Pierre. Il sait que les enfants préparent quelque chose. Ils n’ont plus aucun espoir dans la vie et se font de plus en plus de mal physiquement. A la fin de l’année, une fête est organisée après la remise des diplômes. Pendant la nuit 5 enfants disparaissent. Les professeurs arrivent à les sauver car ils voulaient se suicider en sautant d’une falaise. A la fin ils sont toujours vivants, jusqu'à ce qu’une centrale nucléaire explose devant eux. Ce paysage apocalyptique nous fait ressentir un sentiment de peur, et nous pose question : que vont devenir les enfants et la planète entière après l’explosion ?
J’ai adoré ce film. Je l’ai trouvé très recherché et original. Du début à la fin nous sommes pris dedans. Le rôle de tous les personnages est très réaliste et bien joué. A travers ce film je pense que le réalisateur veux également dénoncer des faits de la société en les exagérant pour éspérer ne pas en arriver la. Selon moi, le film est rendu très intéressant par les questions qu'il suscite à chaque nouvelle découverte. Par exemple, au début, le centre d’intérêts et le centre de nos questions est seulement le suicide du professeur puis après cela devient l’obsession des catastrophes écologiques et terroristes chez les enfants. J’ai également trouvé que chaque détail du film était très recherché comme la musique angoissante à certains moments ou même les décors comme les lumières qui s’éteignent à l’extérieur. Les scènes un peu avant la fin sont très bien tournés, surtout celles ou les enfants volent les bus et s’en vont. Les changements de plans entre les élèves qui conduisent et les professeurs qui les suivent en voiture pour les empêcher de sauter de la falaise sont intéressants.

Lili Dieudonné, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/13 08:49 #2018-lheure-de-la-sortie-19
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Lucien Durand-Barlot 1L1 Lycée Jules Ferry Paris

« L’heure de la sortie »
Dans ce long-métrage de Sébastien Marnier, nous suivons Pierre Hoffman (Laurent Lafitte), un professeur remplaçant dans un collège. Il enseigne principalement a la classe de 3e1, une classe d’enfants précoces faisant partie des meilleurs de France. Seulement, ce remplacement est loin d’être habituel ; en effet, le professeur précédent s’est jeté du haut de la fenêtre de la classe devant ses élèves.
Lorsque que Pierre rencontre ces collégiens pour la première fois, on ressent directement cette froideur, cette méfiance, qui émane des jeunes acteurs. On comprend tout de suite que cette classe (et plus particulièrement 6 d’entre eux) ont des secrets à cacher. Ils sont « trop lucide pour leur âge ». Cette lucidité les amène à se tester eux même, a s’adonner a différentes épreuves physiques en jouant avec la mort. La cause écologique leur a fait perdre tout espoir, leur futur ne leur importe peu et leur vie non plus.
En dehors des chansons chantées par les élèves qui font perdre un peu de sérieux a l’intrigue, la bande son nous plonge parfaitement dans cette ambiance mystérieuse et inquiétante. Un excellent scénario, un bon jeu d’acteur et des notes d’humour nous offrent un film français d’une grande qualité, complexe et profond grace a des métaphores sur la vie te la naturequi nous tient en haleine de la première scène jusqu’à la scène finale. Depuis que nous avons commencé notre visionnage de films pour le prix Renoir, ce film est pour l’instant mon favoris.
2019/03/13 08:50 #2018-lheure-de-la-sortie-20
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
L’Heure de la sortie Raffaëlla Zinc 1ere L Jules Ferry
« Il n’y a plus d’avenir ». En ces termes, L’Heure de la sortie, thriller français tourné par Sébastien Marnier, sorti en janvier 2019, nous propose la vision pessimiste de l’avenir que partagent des élèves surdoués du collège Saint-Joseph. Ce long-métrage met en scène Laurent Lafitte dans le rôle de Pierre Hoffman, professeur remplaçant de français de 40 ans. Il s’agit du second film du réalisateur qui tourna Irréprochable en 2016.
Ce film présente plusieurs thématiques troublantes, ce qui prête à confusion. En effet, le long-métrage évoque l’éveil de conscience des adolescents face aux désastres de l’action humaine sur la nature, ainsi que leur désir de tester leurs limites. Cependant les élèves surdoués défendent leurs convictions de manière extrême. Ils prônent l’idée que la planète se meure et qu’il n’y a pas d’espoir de vie ni de futur viable, alors qu’aujourd’hui de nombreux progrès sont réalisés dans plusieurs domaines, pour limiter les conséquences de l’action de l’homme sur l’environnement. Dans ce cadre, ils réalisent une série de documentaires qui portent sur les conséquences néfastes sur les milieux et leurs espèces, ainsi on peut observer un oiseau englué dans du mazout.. Ainsi le dernier plan propose une centrale nucléaire qui explose, entraînant la destruction des alentours, (paysage d’un bois qui prend feu, la foule s’enfuit et seuls les élèves et Pierre assistent au désastre). On suit également la progression de la dégradation de l’environnement, l’eau du robinet devient d’une couleur brunâtre, et la maison de Pierre Hoffman est infestée de cafards.
Par ailleurs, les collégiens font preuve d’une grande violence envers leurs camarades, et n’hésitent pas à maintenir une élève sous l’eau pour tester leurs théories, ainsi que leurs limites, tandis qu’elle est entourée de plastique. Ils tentent même de se suicider collectivement, en détournant un car scolaire. Cependant Pierre Hoffman, leur professeur de français intervient et les en empêche. En outre, ce professeur semble montrer un intérêt pour percer le secret du petit groupe, dans une démarche de détective. Cette entreprise est déroutante : au sein d’un établissement scolaire, cela semble contraire à l’éthique qu’un enseignant puisse suivre ses élèves dans un bois, ou bien même jusqu’à leur propriété.
Ensuite, ce film propose des relations dysfonctionnelles à plusieurs échelles. Ainsi il existe un climat malsain dans cet établissement. On retrouve des conflits entre les élèves surdoués et leur professeur de français, puisque l’un a mis fin à ses jours (les raisons ne sont pas explicitées) et Pierre Hoffman est accueilli de manière très froide par la classe de 3°1, qui représente une figure d’autorité. Au sein même de l’administration scolaire, il existe des non-dits entre les professeurs et le proviseur, qui cherche à maintenir la réputation de son collège et de ses élèves, qui reçoivent les meilleurs résultats de l’académie. Pierre Hoffman semble montrer une attirance envers un collègue, qui n’est pas partagée, et il est lui-même ciblée par une collègue qui le harcèle. Cependant, elle parvient à faire chanter les élèves surdoués sans qu’ils présentent un comportement discourtois. En outre, parmi les élèves de la 3°1, il existe des relations compliquées, puisqu’ils se battent et cherchent à se blesser volontairement, et l’une des élèves se montre très agressive voire menaçante envers Pierre Hoffman.
En revanche, plusieurs éléments échappent à ma compréhension. En effet, on ne connaît pas l’identité de la personne qui s’introduit dans la maison du principal protagoniste, ni celle du voleur de l’ordinateur du professeur. Il me semble également que ce film s’inscrit entre le thriller et le fantastique, même si je n’ai pas vu cet aspect. Je n’ai pas aimé ce film, en raison de son aspect violent et les dialogues prononcés par les élèves ne m’ont pas convaincu. Je reconnais que l’aspect primordial de l’écologie est abordé de manière approfondie, toutefois je ne pense pas que les états d’esprits des adolescents face à cette situation soient appropriés, et qu’ils représentent ceux des adolescents d’aujourd’hui.
2019/03/13 08:52 #2018-lheure-de-la-sortie-21
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
ARTUS MESGUEN 1L1 Lycée Jules Ferry Paris

CRITIQUE DE L’HEURE DE LA SORTIE DE SEBASTIEN MARNIER


Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...
Selon mon avis sur ce film le message principal transmit tout au long du scenario s’encre parfaitement dans l’actualité de notre monde actuel où la question de l’environnement et de l’avenir de notre planète et de ses ressources est au centre de tous les débats.
D’après mon ressenti le fait que ce soit une classe de jeunes collégiens « surdoués » pour ne pas dire anormaux, qui nous transmettent leur engagement farouche auprès de l’environnement démontre bien que pour l’instant dans notre société seule une petite minorité d’individus se sentent réellement concernés par notre avenir sur Terre, proche comme lointain.
La scène du suicide à bien joué son rôle de leurre selon mon avis,
Cette scène qui est la première scène du film m’a mis sur une fausse piste concernant le comportement des élèves de la classe et j’ai trouvé que cela marchait très bien car au fur et à mesure du déroulé du film on se rend compte que les élèves ont un tel comportement non pas parce que leur professeur s’est suicidé mais parce qu’ils sont plus que concernés par leur avenir sur Terre.
Le seul point négatif qui m’a interpellé est la dernière scène de l’explosion de la centrale et le suicide collectif du remplaçant et des élèves. J’ai trouvé le message de cette scène extrêmement pessimiste et peu constructif concernant l’idée principale du film. En fin de compte j’ai trouvé ce film très intéressant dans sa construction, dans son déroulement, et dans sa manière très innovante d’aborder un tel sujet même si je trouve que le message de fin est d’un pessimisme notoire.
2019/03/14 21:48 #2018-lheure-de-la-sortie-22
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
«L’heure de la sortie» à été réalisé par Sébastien Mernier, qui à travers son film et plusieurs autres long-métrages, fait de son ambiance cauchemardesque le support d’un véritable discours politique. Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint-Joseph et prend en charge les 3éme 1 chez qui une hostilité se diffuse avec une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein milieu d’un cours? Ou parce qu’ils sont une classe d’enfants surdoués? Ou encore, sont-il terrifiés à cause de la menace écologique et donc ont perdu tout espoir en l’avenir?. De la curiosité à l’obsession, Pierre Hoffman va tenter de percer leur secret tout au long du film. Ce qui rend ce film si singulier, ce n’est pas ce nouvel enseignant mais davantage ses élèves qui ont la particularité d’appartenir a une classe de surdoués, que le réalisateur exploite comme une source d’aggravation des habituelles frictions intergénérationnelles. Au lieu de jouer avec les malentendus qui peuvent naître entre un adulte et des adolescents pour en faire ont une comédie telle quand en a déjà vu des dizaines de fois, Marnier a jugé bon de les faire figurer via une ambiance oppressante, allant jusqu’à faire jongler son film avec les codes du fantastique. Il n’a eu aucun scrupule à illustrer la paranoïa de son personnage principal avec l’appui d’un habillage sonore particulièrement anxiogène. Les effets de mise en scène nous plongent même dans les cauchemars que Pierre et transforment alors ce drame social en véritable fable kafkaïenne. La présence de cafards évoque la métamorphose qui est l’un des éléments les plus caractéristiques qui imposent la comparaison à «l’auteur praguois» sur qui ce professeur est justement en train de rédiger une thèse. Le scénario se concentre plutôt sur l’attitude de ces troisième surdoués et leur comportement bizarre qui va mener leur nouveau prof sur leurs activités extrascolaires et qui va décaler le cœur du sujet depuis la peinture d’une institution scolaire loin d’être aussi exemplaire qu’il y paraît, à un véritable conte écologique. Le film se transforme dans ces dernières minutes en un véritable thriller. Le discours sociologique qui décrit cette jeunesse dorée se considérant comme une génération sacrifiée et le plan de fin qui annonce qu’il vaut mieux être ensemble pour faire face au drame écologique, restent deux piliers qui font que ce mélange de genres, globalement maîtrisé reste avant tout un véritable film d’auteur, qui a des chances de trouver son public.

Lilia Tetuira
2019/03/14 22:08 #2018-lheure-de-la-sortie-23
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
L'heure de la sortie

Ce film réalisé par Sébastien Marnier met l'accent sur le sentiment de peur. Tout d'abord lors de l'arrivée du professeur joué par Laurent Lafitte, la classe dont il est le professeur principal est sous le choc du suicide de leur ancien enseignant devant leurs yeux. Rapidement le remplaçant s'inquiète pour ces élèves, qui sont pleins de colère et ne veulent pas recevoir d'aide. Voulant savoir ce que les élèves principaux (un petit groupe de six amis) manigancent en secret Pierre Hoffman (le professeur) décide alors de suivre ces enfants suite à la violence dont un des garçons est victime. Il va ensuite découvrir qu'ils filment des images de pollution et de mauvais traitements infligés aux animaux dans les abattoirs ainsi que les risques qu'ils prennent pour leurs vies (se mettre des coups de pieds dans les côtes ou plonger dans l'eau et y rester enroulé dans du papier film). La peur est très présente dans ce film de par les coups de téléphone étranges que reçoit Pierre et le projet que les enfants ont prévu lors du week-end de remise des diplômes. Ce sentiment est accentué avec les musiques qui sont diffusées et qui installent un suspens par exemple lors de l'attente dans laquelle sont les professeurs lorsqu'ils se rendent compte que les six adolescents ont disparu et sont partis en bus. A la fin lorsque l'on retrouve les élèves en vie au bord du lac et que l'on voit qu'une centrale nucléaire explose devant leurs yeux, cela est triste pour eux car la cause pour laquelle ils se battaient n'a pas de solution positive. Ce film fait prendre conscience de la conséquence de l'activité humaine sur l'environnement et les images des abattoirs font réfléchir sur la façon dont on se nourrit et les autres solutions que nous pourrions choisir en changeant notre mode de vie.

Marion 1L
2019/03/14 22:21 #2018-lheure-de-la-sortie-24
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
L'heure de la sortie

Ce film réalisé par Sébastien Marnier met l'accent sur le sentiment de peur. Tout d'abord lors de l'arrivée du professeur joué par Laurent Lafitte, la classe dont il est le professeur principal est sous le choc du suicide de leur ancien enseignant devant leurs yeux. Rapidement le remplaçant s'inquiète pour ces élèves, qui sont pleins de colère et ne veulent pas recevoir d'aide. Voulant savoir ce que les élèves principaux (un petit groupe de six amis) manigancent en secret Pierre Hoffman (le professeur) décide alors de suivre ces enfants suite à la violence dont un des garçons est victime. Il va ensuite découvrir qu'ils filment des images de pollution et de mauvais traitements infligés aux animaux dans les abattoirs ainsi que les risques qu'ils prennent pour leurs vies (se mettre des coups de pieds dans les côtes ou plonger dans l'eau et y rester enroulé dans du papier film). La peur est très présente dans ce film de par les coups de téléphone étranges que reçoit Pierre et le projet que les enfants ont prévu lors du week-end de remise des diplômes. Ce sentiment est accentué avec les musiques qui sont diffusées et qui installent un suspens par exemple lors de l'attente dans laquelle sont les professeurs lorsqu'ils se rendent compte que les six adolescents ont disparu et sont partis en bus. A la fin lorsque l'on retrouve les élèves en vie au bord du lac et que l'on voit qu'une centrale nucléaire explose devant leurs yeux, cela est triste pour eux car la cause pour laquelle ils se battaient n'a pas de solution positive. Ce film fait prendre conscience de la conséquence de l'activité humaine sur l'environnement et les images des abattoirs font réfléchir sur la façon dont on se nourrit et les autres solutions que nous pourrions choisir en changeant notre mode de vie.

Marion 1L
2019/03/15 12:28 #2018-lheure-de-la-sortie-25
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
L’heure de la sortie est un film français, adapté du livre de Christophe Dufossé. Sorti en 2018, il est coécrit et réalisé par Sébastien Marnier. Après Irréprochable, Sébastien Marnier confirme son talent de scénariste et réalisateur par un jeu de musique et de prises de vues incroyable.
Le film nous prend à la gorge dès les premières minutes, nous plongeant dans une ambiance feutrée. On entre vraiment facilement dans l'histoire, et nous en ressortons tourneboulés, grâce à une musique prenante et un silence maîtrisé tout du long.
La première scène est extrêmement efficace avec une ambiance oppressante qui perdure longtemps, si ce n'est toujours. Les cadrages sont précis, plaqués sur les nuques ensoleillées et en sueur des élèves courbés sur leur copie. Le professeur déambule dans les rangs lorsque, sans crier gare, et c'est vraiment bien fait, il saute par la fenêtre, nous surprenant avec efficacité. De la sorte, le départ est déjà excellent, annonçant une suite tout aussi prometteuse. S'ensuit un indescriptible chaos dans lequel nous sommes immanquablement pris. Les choses s'accélèrent avec l'arrivée du remplaçant, interprété par Laurent Lafitte. Agé d'une trentaine d'années, Pierre Haufman ( Laurent Lafitte ) rédige une thèse sur le grand Kafka. Il est immédiatement intrigué par ses nouveaux élèves, intellectuels à l'envi. De ceux-ci d'ailleurs, six se distinguent particulièrement.
Ces six derniers sont extrêmement précoces, et montrent des réalités par le biais de DVD qu'ils créent eux-mêmes. Leurs actions sont poussées à l'extrême, peut être, - on ne sait - par un surcroît de bêtise, ou, plus plausible, de folie. Afin de s'endurcir ? échapper à la peur de la mort ? les enfants se frappent, se font subir des choses qui ne viendraient pas à l'esprit de tout un chacun. En effet, nous n'avons cessé de nous demandé quels étaient ces adolescents tout droits sortis de l'enfer. Leur complicité est presque inquiétante, et leurs agissements entre eux ne sont certainement pas ceux que l'on attendrait d'un groupe d'amis, bien au contraire. Ces jeunes peuvent sembler le miroir de quelque facette de l'humain et leurs actes, qu'ils filment pour leurs DVD, paraissent désespérés. Les personnages sont merveilleusement bien conçus, et Marnier est parvenu à reproduire une ambiance véritablement inquiétante, par un coup de maître.
Nous ne saurons jamais à quoi les six adolescents destinaient leurs cassettes : sont-ce des messages pour les générations à venir ? un message violent pour une population du futur qu'ils enjoindraient à ne pas reproduire les erreurs du passé? Beaucoup de questions mais peu de réponses, c'est ce qui, sans nul doute, constitue la plus belle qualité du film : réfléchir par nous même. Nous ne doutons pas que ces enfants n'ont plus aucun espoir en l'humanité actuelle. Ce film est un véritable chef d'œuvre et quiconque le voit ne peut pas s'empêcher de ne pas réfléchir à notre monde et à notre société actuelle.
Le professeur, également, joue un rôle important. Il découvre petit à petit les agissements peu communs de ses élèves et cherche à les empêcher, ne réussissant au final qu'à les pousser à continuer. Autour de lui flotte une aura de rêve et de mirage, mêlés tous deux à la réalité. De même que les pratiques incompréhensibles des adolescents, des cafards se multiplient dans l'entourage du professeur. Quel en est le symbole réel ? La pourriture humaine ? La décadence ? Là encore, c'est à nous de nous faire notre propre opinion. La pression monte au fur et à mesure, en communion, en quelque sorte, avec la multiplication des cafards.
Les plans sont également en parfait accord avec les actions : plans rapprochés ou plan de paysage, plans suivis qui nous plongent vivement dans l'univers de Marnier . La musique est assez rare mais il y a une utilisation de petits bruits forts dérangeants qui contribuent au drame et à l'angoissante oppression du film.
Par ailleurs, le jeu des acteurs est absolument convainquant et bien fait. Les enfants, surtout, sont terriblement inquiétants, voire effroyable. Leurs regards noirs, emplis d'une intelligence développée trop tôt sont les plus terrifiants. Les acteurs eux-mêmes correspondent parfaitement au rôle qui leur fût attribué. Laurent Lafitte, quant à lui, est fidèle à lui-même.
Tout le film tourne autour de la mort, finalement. Puisque, l'on s'en doute très vite, les six adolescents n'ont fait tout cela que pour atteindre un seul but : la mort ou le suicide collectif. Ce film est une sorte d'annonciation de ce qui va fatalement arriver si nous ne changeons pas nos agissements et les adolescents en ont conscience. De là leur envie, ou leur choix de mourir plus tôt afin d'échapper à la catastrophe et à ses ravages.
Ce film est donc, nous n'hésitons pas à le répéter, un chef d'œuvre pré-apocalyptique et annonce quelque chose qui va immanquablement arriver, sous quelque forme que ce soit, en l'intégrant dans un décor fataliste et tragique.

Jeanne Febvay, littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/15 23:27 #2018-lheure-de-la-sortie-26
Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont , académie de Lille
Ce film, l’heure de la sortie, réalisé par Sébastien Marnier raconte l’histoire d’ une classe de 3éme qui
passe son brevet des collèges en fin d’année.
Au début du film, le professeur de français des élèves fait une tentative de suicide en se jetant par la fenêtre. Il est remplacé par Pierre Hoffman qui découvre une classe bien étrange…
Dans cette classe de 15 élèves surdoués, 6 sont différents. Ils tournent des vidéos d’eux-mêmes en train de se frapper, des films qui parlent de la pollution de la terre : des images choquantes !!
Ils sont suicidaires et préparent un plan pour se tuer à la fête de fin d’année mais ils échouent car le professeur suppléant les en empêche.
Ce thriller m’a beaucoup plu malgré une ambiance un peu glauque. Les élèves sont filmés comme s’ils étaient des zombies.
On est mal à l’aise mais on comprend que le réalisateur parle de la dégradation de la Terre. Si on ne change pas les choses on y va tout droit..

Djoulian Aomar
2019/03/18 08:51 #2018-lheure-de-la-sortie-27
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Souvent on reproche aux bandes-annonces d'en dévoiler trop. On a l’impression de savoir tout de l’intrigue avant même de s’être rendu au cinéma. En apprenant qu’avec ma classe nous allions voir L’Heure de la sortie de Sébastien Marnier, j’ai fait comme la plupart des gens et ai été visionner la bande-annonce. En la regardant plusieurs fois je n’ai pas su dire de quoi le film allait parler et quels sujets il allait aborder. J’étais donc plus qu’impatiente de découvrir enfin l’intrigue.
Les premières minutes du film défilent. L’atmosphère est plus que pesante depuis le suicide du professeur de français d’un petit collège de province. Aucune information sur la raison de cet acte et ses circonstances. Cependant on ne cherche pas vraiment à comprendre car tout s’enchaîne et on n’a pas le temps de réfléchir tellement nous sommes fascinés par ce qu’il vient de se passer. On passe plus de temps à étudier dans nos têtes les personnages et à tenter de deviner ce qu’il va se passer.
Au fur et à mesure du film, nous sommes de plus en plus mal à l’aise face aux agissements et au comportement du groupe d’élèves central. Les actes violents se succèdent : bagarres, étouffement avec un sac plastique et, celui qui nous a le plus choqué, la fille emballée dans le cellophane et jetée dans l’eau. Toutes ces choses sont pour nous comme des indices, autant que les enfants en laissent à leur nouveau professeur, souffrant malgré lui de son impuissance face à ces sortes de rituels menés par la bande. D’autant qu’il ne parvient pas à faire en sorte qu’ils soient stoppés, car personne ne le croit lorsqu’il explique ce qu’il a vu.
Et enfin on finit par comprendre. On comprend le pourquoi des rituels, de leur attitude, la raison des DVD : à savoir, un entraînement millimétré pour se préparer au monde apocalyptique de demain. Un message de détresse. La pollution, la maltraitance animale, la guerre. Autant de sujets d’actualité nous concernant tous, nous qui fermons les yeux, mais étonnamment pris au sérieux par un petit groupe d’ados. Ados qui éloignés des préoccupations de leur âge, préfèrent se suicider collectivement, plutôt que d’avoir à subir dans leur vie future les effets de notre comportement collectif et ses effets sur l’environnement et la planète.
Ce film n’a pas pour but de nous donner un message d’espoir mais de nous dire que c’est maintenant qu’il faut agir, sinon il sera trop tard, pour assurer un futur paisible aux générations futures.
Valentine Provost TL
2019/03/18 08:53 #2018-lheure-de-la-sortie-28
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce film, adapté d’un roman, aborde des thèmes aussi divers que le suicide, la surdouance, l’adolescence et la préservation l'environnement. Au début, on pense qu’il va être question d’un prof qui aide ses élèves à se remettre du suicide d’un autre de leurs enseignants, mais c'est en fait très différent.
En effet, les élèves de ce film sont EIP (Enfant Intellectuellement Précoce). Certains traits de cette particularité sont très bien représentés, comme cette arrogance sous-jacente qui énerve tant les autres, les prises de conscience à propos de l’entourage et de la culture qui se font très tôt, ou encore le fait que beaucoup d’entre eux prennent des risques inconsidérés.
Cependant, il serait faux de penser que tous les enfants EIP parlent comme du Shakespeare ! C’est un cliché largement répandu, mais il est totalement faux. Car au niveau du langage, rien ne permet de déceler un haut potentiel.
Le sujet du harcèlement scolaire vécu par les enfants EIP est bien mené, et reflète avec suffisamment de violence la réalité de ces faits : les EIP sont souvent mis.e.s à l’écart à cause, comme toujours, de leurs différences, sont considérés comme des fou.olle.s…
Mais il faut avouer que ce film est tout de même très étrange. On y découvre un professeur sauter par la fenêtre (c'est sans doute l’envie de certains avec quelques classes), des cafards dont on ne voit pas la raison d’être, ainsi que des images d'abattoirs, de tsunamis, de pollutions et d’autres encore tout à fait insoutenables. Par moments je n’ai même pas osé regarder. Et je me suis senti coupable, car on participe tous indirectement à la désagrégation du monde : on prend de longues douches, on mange de la viande, on commande sur internet, on achète des produits venant de Chine… Puisque nous existons en tant qu’humains dans la société occidentale, alors d’une certaine manière, c’est aussi notre faute. Par moments j’ai même ressenti de la honte d’être né où je suis né.
Par ailleurs, le parti pris du réalisateur de sous-entendre l’homosexualité du personnage principal sans trop le dévoiler, sans en faire tout un plat ni insister dessus est appréciable, car il faut pouvoir représenter toutes les sexualités sur un même pied d’égalité. Or beaucoup d’oeuvres de fiction appuient l’homosexualité d’un personnage alors que ce n’est pas nécessaire, et pas franchement intéressant; ce n’est pas le cas ici.
Cependant ce film est très perturbant psychologiquement : d’abord certains spectateurs peuvent être mal à l’aise avec les thèmes abordés, tels que le suicide. Voir des adolescents en (presque) bonne santé mentale se torturer pour devenir “plus fort.e.s”, tester des choses totalement dangereuses sans aucune conscience du risque comme faire mine de se jeter du haut d’une falaise… c’est angoissant. Le suicide est un sujet angoissant en lui-même, mais sa représentation ici accentuait le côté dérangeant du sujet.
On pourra protester que ce film n'est pas réaliste, ni dans le traitement des personnages ni dans le scénario, mais il n'était probablement pas destiné à l'être. Ce film semble plus dénonciateur et destiné à faire réfléchir, donc on lui pardonne.
Quant à la forme, elle n'a rien de particulier, si ce n’est les plans récurrents sur les cafards et les lampadaires. Peut-être que les cafards peuvent être interprétés comme les angoisses du professeur par rapport à ses élèves, sa paranoïa ? Car plus il y a de cafards, plus il est angoissé, et plus ces bestioles s’approchent de lui, plus ça l’atteint.
Le jeu des acteur.trice.s est admirable ! Laurent Lafitte et Adèle Castillon notamment sont très bons. Ils interprètent leurs personnages avec beaucoup de naturel et de conviction.
Ceci dit bien des points restent en suspens à la fin du film : qui a provoqué l’explosion de la centrale nucléaire ? Pourquoi les lampadaires clignotaient-ils ? Les élèves ont-ils poussé leur ancien instituteur au suicide ?
Percy Garcin TL
2019/03/18 08:55 #2018-lheure-de-la-sortie-29
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, dans une des classes de 3ème dont il a la charge, une hostilité diffuse et une violence sourde. Et durant tout le film, le spectateur va chercher à comprendre pourquoi : est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Ou bien parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique qui pèse sur notre monde et qu'ils ont perdu tout espoir en l’avenir ?

Le début du film commence avec les plans d’une classe studieuse et solidaire, mais malgré cette image plutôt positive un événement tragique se produit : leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours, ce qui cause, on le comprend, un réel traumatisme chez les élèves.

Ce dernier va donc être remplacé par un autre professeur : en arrivant dans cette classe il comprend de suite que ça va être difficile.

Les jours passent, et les élèves se montrent de plus en plus ingrats avec lui pour montrer qu’ils ne l’apprécient pas. Ils lui font de nombreuses remarques, par exemple en lui disant qu’ils sont en avance sur le programme et que ce qu’il leur fait faire est donc inutile. Il essaye tant bien que mal de trouver sa place, mais il voit bien que quelque chose ne tourne pas rond avec ses élèves un peu trop studieux. Leur attitude est particulière.

Il va donc décider de mener sa propre enquête sur ces jeunes que tout le monde trouve normaux, sans se douter que ce qu'il s'apprête à découvrir va le laisser sans voix. Alors qu'il a décidé de les suivre une après-midi, il aperçoit au loin ces derniers en train de se filmer. C'est semble-t-il un jeu : un d'eux se place au milieu et les autres lui donnent des coups. La violence est telle que lorsque celui qui se trouve au milieu dit qu’il a mal, les autres lui disent qu’il doit se taire et que même s'il a mal il doit encaisser les divers coups sans se plaindre. Après avoir fini leur jeu, ils vont ouvrir une petite cachette où se trouvent plusieurs cassettes que le professeur va prendre lorsqu'ils auront quitté les lieux.

Il découvre alors que ce n’est pas le premier jeu violent et morbide auquel ils s'adonnent. Il voit que ces élèves tentent de se donner la mort mais pas de façon directe, ils se font souffrir. Il voit par exemple un des garçons du groupe sur la tête duquel on met un sac plastique jusqu’à qu’il ne puisse presque plus respirer. Mais heureusement, ils ne vont pas réellement au bout des choses, lorsqu’ils voient que cela dégénère ils s’arrêtent. Cette succession de jeux atroces continuent, et le professeur continue à les espionner. On peut citer l'exemple d'Apolline, enroulée entièrement de cellophane et balancée dans la piscine. Deux garçons enfoncent sa tête sous l’eau et elle ne peut plus bouger, mais à un certain moment elle fait signe à son groupe de remonter à la surface car elle n’arrive plus à respirer mais ces derniers ne veulent pas et la laissent paniquer... jusqu'à ce que le professeur, caché non loin de là, ne courre sortir la jeune fille de l’eau.
Au début, le spectateur ne comprend pas bien pourquoi ils se font autant de mal entre eux. Mais peu à peu, le film s'éclaire, et on comprend qu'il s'agit pour eux de se préparer physiquement et psychologiquement à la mort. Ils sont tellement terrifiés par la mort, qu’ils veulent l’affronter avant même qu’elle ne soit arrivée.

La dernière scène du film les montre dans un car avec lequel ils tentent de se donner la mort tous ensemble. La scène est terrible, mais on ne peut s'empêcher de leur trouver un certain courage...
Ce sont les autres cassettes qui donnent la clé de leur attitude :on y voit des séismes, des animaux qui se font torturer dans des abattoirs, des catastrophes naturelles qui ont lieu dans le monde, des scènes horribles par ailleurs très dures à regarder, où l’on voit à la fois la cruauté et la méchanceté de l’être humain, mais aussi la force de la nature devant laquelle nous sommes tous impuissants. Comme ces images sont actuelles et véridiques, elles sont très éprouvantes à regarder, et nous sommes nombreux à avoir eu les larmes aux yeux. Car le film, en nous montrant des jeunes prêts à mourir plutôt que de continuer à vivre dans un monde aussi cruel, nous interpelle.

Comme nous avons quasiment le même âge que les jeunes présentés, on se pose naturellement la question : comment réagirions-nous si nous savions que la mort nous attend ? Tenterions nous de nous y préparer, comme ces jeunes qui ne croient plus du tout en l’avenir ? Il est bien sûr impossible d'y répondre assurément, et c’est là que le film montre son intérêt : on voit jusqu’où les adolescents peuvent aller pour réussir à affronter la mort plus facilement.
Gladys Depuiset TL
2019/03/18 08:56 #2018-lheure-de-la-sortie-30
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce film propose au(x) spectateur(s) d’assister à une relation professeur/élèves qui sort du commun, car il ne s'agit pas ici de simples élèves de collège, mais de « surdoués » nécessitant des attentions supplémentaires . Ces « grosses têtes » ont par ailleurs un passif : ils ont assisté au suicide de leur professeur précédent, ce qui, dès le début de l’intrigue, répand une atmosphère de mystère sur le film. Car bien sûr nous avons envie de savoir ce qui a poussé cet homme à se jeter par la fenêtre.
Cet acte a au moins le mérite de lancer le film, car le personnage principal, incarné par Laurent Lafitte, rejoint l’intrigue, en tant que remplaçant du prof qui a mis fin à ses jours. Toutefois, très vite, le nouveau professeur se rend compte que certains de ses élèves se comportent de manière étrange, ou le provoquent. Comme par exemple dans cette scène qui semble citer le passage des Choristes où Gérard Jugnot demande à ses élèves quelle profession ils veulent exercer plus tard ; sauf qu’ici les élèves de Laurent Lafitte, qui sont très doués et issus de milieux favorisés, répondent en disant vouloir devenir caissier ou surveillant (des métiers qui ne font pas forcément rêver la jeune génération).
Ces comportements de provocateurs sont parfaitement assumés, comme lorsque par exemple une jeune fille demande à son prof s’il peut ramasser le mégot qu'il vient de jeter par terre et le mettre à la poubelle, demande honorable, certes, sauf que le ton que prend la fille est tout sauf respectueux et véritablement insolent.
Dans cette classe un groupe de six élèves se démarque néanmoins, car le professeur se rend compte qu’ils se serrent les coudes lorsqu’il s’oppose à eux. Intrigué par leur attitude il se met à les espionner et se rend compte que ces élèves passent leur temps à tenter de repousser leurs limites. Le fait par exemple qu'ils mettent leur tête dans des sacs plastiques, ou fassent mine de se jeter d'une falaise, l’inquiète grandement. Il est même obligé d’intervenir quand il voit que deux garçons maintiennent une camarade enrubannée de cellophane au fond d’une piscine.
Magré tout, les collègues du professeur ne le prennent pas au sérieux lorsqu’il leur fait part de ses observations : ils minimisent et le poussent à « se détendre ». Cependant il fait une découverte qui n'est pas là pour l'apaiser : les élèves cachent des film comportant des images très choquantes, en rapport avec l’environnement et l’avenir de notre planète. Nous pouvons y voir par exemple des tsunamis submergeant des plages, des animaux en mauvais état élevés dans des abattoirs, ou encore des océans de sacs plastique. Et comme ce sont des images réelles, elles ne peuvent que donner mal au cœur à quiconque a une conscience !
Forcément, le professeur ne sait pas quoi penser de ces films, peut-être s’agit-il juste d’ « adolescents investis pour la planète » comme le disent ses collègues ? Mais lui n’a pas confiance et en devient même paranoïaque en les suivant. Les élèves le perçoivent et en profitent pour en jouer.
Ce qui aurait pu être la scène finale se déroule une nuit lorsque durant une sortie scolaire, les élèves volent un car et se précipitent à toutes vitesse vers leur « quartier général », à quelques kilomètres de là ; mais le personnage joué par Laurent Lafitte, n’écoutant que son courage, se précipite à leur poursuite et les empêche de se jeter du haut d’une falaise (une autre citation peut-être, Thelma et Louise sans doute ? ).
Finalement la dernière scène a lieu un après-midi au bord d’un lac. Laurent Lafitte voit ces six élèves se regrouper et regarder au loin, il se joint à eux et assiste à l’explosion de la centrale nucléaire qui se trouve à quelques kilomètres de là.
Cette fin laisse l'interprétation ouverte car quelques jours avant, nous pouvons voir ces élèves dans un de leurs films disant qu’ils n’en ont plus pour longtemps et qu’ils veulent en finir. Aussi doit-on comprendre qu'il ont eux-mêmes causé l’accident, ou devons-nous nous penser que leur intuition de fin du monde prochaine était bonne ? La dernière image montre la fumée se rapprochant d’eux qui observent leur mort arriver sans sourciller.
Dans ce film, la musique a une place très importante car elle parvient à créer une atmosphère particulière et la rendre stressante quand elle doit l’être. La lumière, quant à elle, est particulièrement maîtrisée car à plusieurs reprises le spectateur est confronté à un écran lumineux : il s’agit du soleil, mais pourquoi fixer le regard du spectateur là dessus ? L’interprétation là aussi demeure libre.
En somme, un excellent film qui sait parfaitement jongler avec nos sentiments et qui ne s’en prive pas, qui parvient à la fois à nous faire grimacer, rire aux éclats tout en restant accrochés à nos sièges.
Bravo Sébastien Marnier !
Noam Lenz TL
2019/03/19 11:58 #2018-lheure-de-la-sortie-31
Lycée Georges de la Tour, Metz, académie de Nancy-Metz
L'heure de l'apocalypse.

L’école de l’Étrange :
Paul Hoffman (Laurent Lafitte), un suppléant, intègre le collège de Saint Joseph pour faire cours à une classe surdouée, suite au suicide de leur professeur. Paul va vite comprendre que quelque chose ne tourne pas rond dans cette classe et même dans ce collège lorsqu’un groupe d’adolescents de la classe se comporte bizarrement et qu’aucun membre de l’équipe pédagogique, sauf Paul, n'intervienne ni se soucie de l’état mental des élèves. Paul va donc chercher à percer ce secret.

Un thriller écologique angoissant :
Tout au long du film, le réalisateur nous entraîne vers de fausses pistes et ce n'est qu'à la fin que l'on comprend le réel intérêt de l’œuvre.
Les jeunes semblent être les seuls à se soucier de l'écologie. Le film offre une vision catastrophique et inquiétante du monde qui se meurt avec la pollution, et les adolescents de la classe l'ont très bien compris puisqu'à l'aide de cassettes ils vont filmer des images qui nous choquent en tant que téléspectateur ; des images de l'environnement qui se détériore mais également des images de ce groupe d'adolescents qui jouent et repoussent leurs limites pratiquement jusqu'à la mort.
L'atmosphère est angoissante : on voit un professeur et surtout un homme dépassé par les événements et impuissant face aux élèves qui le harcèlent. C'est ici que le talent de Laurent Lafitte est mis en évidence en nous faisant ressortir cette angoisse en lui et également le talent des jeunes acteurs encore peu connus comme Adèle Castillon ou encore Luana Bajrami. La musique de Zombie Zombie accentue encore plus cet effet angoissant, terrifiant voir anormal.
Effectivement Sebastien Marnier incorpore une dose de paranormal à la Stephen King notamment lorsque l'appartement de M.Hoffman semble habité par une force qu'il ne peut contrôler et qui rend son logis presque insalubre avec des cafards et l'eau qui croupît.

Ce film nous maintient en haleine jusqu'à la fin et montre à travers cette intrigue terrifiante avec des personnages au premier abord totalement banals, le monde tel que ces adolescents le perçoivent, un monde qui s’éteint et dans lequel personne n'a envie d'y rester.

Adèle D, Olivia A, 1ST2SA
2019/03/19 12:43 #2018-lheure-de-la-sortie-32
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Ce film intitulé l’heure de la sortie est un film réalisé par Sébastien Marnier réalisateur mais aussi scénariste et romancier français. C’est un thriller qui raconte l’histoire de 6 jeunes dans une classe de 12 surdoués en 3ème. Leur professeur se suicide donc un professeur suppléant est nommé. Ce professeur découvre petit à petit les violences entre les 3ème et leur envie de suicide. Ce film est perturbant et angoissant, difficile à comprendre au début et la musique renforce cette ambiance oppressante et pleine de mystère. Les acteurs jouent bien et c’est l’un des films les plus intéressants que j’aie pu voir. Les adultes au sein de l’école sont aveugles en face des actions des élèves, le professeur lui au départ avait de bonnes intentions : essayer de protéger ces élèves mais c’est contrebalancé par la manière dont il les espionne est un peu malsaine et perverse. Le professeur est un personnage seul, non accompli qui trouve du travail seulement en tant que remplaçant. Entre ces 6 enfants surdoués, il y a une forte amitié, un fort lien malgré les violences qu’il se font subir afin de pouvoir ne pas ressentir la douleur de mourir et ne pas en avoir peur.
Ana Francini TL lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/03/19 14:05 #2018-lheure-de-la-sortie-33
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen


L’heure de la sortie ou 6 jeunes lucides dans une ambiance étouffante.

L’heure de la sortie est un film à suspense de Sébastien Marnier sorti en 2019 dans lequel Pierre Hoffman (Laurent Lafitte) un professeur suppléant effectue un remplacement. Il est nommé auprès d'une une classe de surdoués où il va rencontrer 6 jeunes mystérieux et arrogants. Ces jeunes font des vidéos sur les dérives de la société sur des DVD qui sont dérangeantes, ils testent aussi « leur limites ». Le professeur qui assiste à cela est interloqué et piqué de curiosité face à ses jeunes énigmatiques.
Cette histoire se déroule dans une atmosphère dérangeante, pesante voire oppressante qui est très bien réalisée mais qui peut ne pas convenir à tout le monde. Pour ma part, je n'ai pas apprécié cette ambiance mais qui fonctionne bien puisque cela prend aux tripes.

L'heure de la sortie est un film à suspense post-apocalyptique qui dénonce le réchauffement climatique, les conditions de vie des animaux en abattoir et des dangers du nucléaire. Le réchauffement climatique est dénoncé de manière implicite comme dans la première scène ou on voit un gros plan du soleil avec une musique stridente, puis une scène de classe avec des gros plans sur les cous en sueur des élèves. Ou de manière plus explicite dans les vidéos DVD qui montre des catastrophes naturelles ou des animaux en abattoir dans de très mauvaises conditions. Il y a un jeu sur la qualité de l’image qui baisse lorsque c’est une vidéo DVD qui donne un effet de réel.
Il y a aussi la centrale nucléaire qui annonce la fin du monde. Il y a bien sur la scène de l’explosion à la fin du film. Où l’on voit d’abord le visage du professeur et les gens qui fuient au ralenti ce qui augmente le suspense puis l’explosion toujours au ralenti comme si le temps s’arrêtait et que la vie elle aussi. Pendant l’explosion il y a cette musique qui revient souvent dans le film qui sonne comme le dénouement, la fin que l’on attendait. Tout le long du film la centrale nucléaire et ses deux grandes cheminées rodent en arrière plan, dans les scènes à l’extérieur la centrale est omniprésente en arrière plan.

L’heure de la sortie réalise un portrait d’une jeunesse lucide parmi les jeunes « normaux » et inconscient, entourés d’adulte irresponsable. Dans ce film s’oppose deux jeunesses : une brillante et lucide qui se composent des 6 jeunes surdoués qui se soucient du réchauffement climatique, des dangers nucléaire est une jeunesse « normale », inconsciente qui vie son adolescence. L’arrogance et le comportement hautain de ces 6 surdoués provoque de la violence venant des autres élèves.
Ces 6 surdoués sont entourés d’adultes « irresponsables » qui eux ne se préoccupent pas autant des dérives de la société, a certains moment les rôles sont inversés et les jeunes font des réflexion au adultes. Dans une scène après un conseil de classe, Pierre fume une cigarette et jette le mégot par terre ; Apolline lui rappelle de ne pas oublier de jeter son mégot dans une poubelle car cela met plus d'un an à se dégrader. On voit aussi cette différence entre les professeurs et les élèves dans un bar qui dansent et profitent de la vie. On voit aussi une scène dans une vidéo tournée par les élèves Apolline faire un exposé sur des sécheresse dans le monde et leur ancien professeur assis derrière n'écoute pas et regarde son portable. Cette scène est tournée par les élèves cela montre leur point de vue : ils sont conscients d'être les seuls à se préoccuper du réchauffement climatique. Cependant même si ils sont les seuls à être lucide le spectateur va plus s'identifier à Pierre, le professeur, le seul à paraître « normal ». Les élèves ont des actes étranges ils « testent leur limites » en se laissant couler dans une piscine où en se donnant des coups : ils apprennent à appréhender la mort. On comprend plus tard que leur but est de se suicider à la remise des diplômes car le monde court à sa perte et qu'ils ne veulent pas y assister. Pierre à qui on va s’identifier vu qu’il est le seul à être « normal » va s'opposer au 6 jeunes tout le long du film mais à la fin on les voit réunis devant l'explosion.

Ce film se déroule dans une ambiance étouffante dont parfois les scènes ressemblent à l'épouvante. En effet, certaines scènes y font référence, comme les scènes où des cafards s'infiltrent dans son appartement ou les scènes dans son rêve où il voit ses élèves venir du jardin tout droit en avançant lentement comme des zombies. Et puis les appels incessants dont on croit tous que cela vient des élèves. Cela reste d'ailleurs un des bémol du film : on ne comprend pas ce que Catherine, la proviseure adjointe, vient faire dans cette histoire ni pourquoi elle se tape la tête contre le miroir ce qui semble un peu exagéré. De plus il y a une musique qui contribue grandement à cette ambiance qui revient régulièrement comme un leit motiv, elle ressemble à une alarme nucléaire. Cette musique apparaît notamment dans la première scène avec le gros plan sur le soleil et plonge directement le spectateur dans cette atmosphère de manière un peu brutale. Elle apparaît aussi derrière la musique que joue la chorale à la fin du film.

Pour conclure, ce film qui attire l'attention sur les dérives de la société tout en étant à la limite du fantastique est étouffant. Mais il fait aussi réfléchir à une nécessaire prise de conscience. Un film qui peut ne pas convenir à tout le monde : âmes sensibles s'abstenir, frissons garantis.

Lucie Brotelande, 2nde 6. Lycée Jean Rostand de Caen.
2019/03/24 12:11 #2018-lheure-de-la-sortie-34
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Classe de 202, lycée Pardailhan (AUCH - 32), critique de Giulia et Lucie
Nous sommes allés voir L'heure de la sortie réalisé par Sébastion Marnier qui est un film français. Ce « thriller » dure 103 minutes. Les acteurs principaux du film sont Laurent Laffite (Pierre) ainsi que les élèves : Luana Barjami (Appoline), Adèle Castillon (Clara), Matteo Perez (Sylvain), Thomas Guy (Brice), Victor Bonnel (Dimitri) et Leopold Bucham (David).
Ce film parle de Pierre, un professeur remplaçant de la classe de troisième un. Cette classe est une classe pilote qui a été traumatisée par la tentative de suicide de leur ancien professeur, qui a sauté par la fenêtre en plein cours. Suite à cet incident Pierre voit bien que ses élèves sont mystérieux, il se met donc à les suivre. Il découvre alors leurs activités bizarres comme par exemple quand l'un d'entre eux se met un sac un plastique sur la tête.
En ce qui nous concerne nous avons moyennement aimé car on trouve l'histoire intéressante, mais avec des passages étranges voir même choquants où on se pose des questions. Par exemple le passage de l'abattoir est choquant car nous pouvons voir tout les détails, le sang… mais il est intéressant car il nous permet de voir comment cela se passe dans la vraie vie. Nous pouvons en dire de même des images des catastrophes naturelles, ces passages peuvent permettre de se rendre compte de certaines choses comme du fait qu'il y a certains endroits qui sont menacés.
De plus ce film est parfois difficile à comprendre à cause des mélanges entre les scènes réalistes comme la scène du suicide, et les scènes imaginaires comme lorsqu'on voit plein de cerfs. Tout au long du film il y a des scènes comme celles-ci.
Pour finir la façon dont il est tourné montre bien l’intérêt du film qui est, selon nous de faire comprendre les choses mauvaises pour la nature et les humains (nuage noir…) ou pour les animaux (abattoirs…).
C'est donc pour cela que nous conseillons ce film mais pas à toutes personnes car certaines scènes peuvent choquer des âmes sensibles.
2019/03/26 11:01 #2018-lheure-de-la-sortie-35
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Un peu trop avancés…

Pierre, professeur suppléant car suicide du dernier, se retrouve dans la classe d’élite de 3ème1. L’atmosphère est directement tendue entre le professeur et ses élèves, qui ne se remettent pas du drame. Du fait qu’ils soient intellectuellement précoces, ils ont évidemment étudié tout le programme que Pierre avait préparé. Et ce n’est pas l’unique surprise à laquelle il doit s’attendre...entre coups de fil anonymes en pleine nuit, électricité qui vacille, et même des cafards (réels ou non?) se baladant ici et là chez lui, Pierre commence à se poser des questions.
Ces événements surviennent étrangement lorsqu’il va découvrir le comportement anormal de six de ses élèves. Les suivant alors dans toutes leurs démarches extra-scolaires, il va assister à différentes scènes de violences, toutes filmées par un membre de leur groupe à chaque fois : ils vont se donner des coups jusqu’à tomber à terre, étouffer un de leur camarade avec un sac plastique ou même essayer de noyer l’un d’entre eux.
S'ils s’amusent à flirter avec la mort, c'est qu'ils sont un peu trop lucides face à la situation critique du monde, ce que Pierre va apprendre avec les vidéos qu’ils ont créées. Elles mettent en scène de choquantes images ou clips dénonçant les nombreuses catastrophes écologiques ou encore les cruels abattoirs, évoquant une possible fin du monde. Ils préparent quelque chose, Pierre en est certain...mais à quel moment ? Comment ? Où ? Pour ça, il devra se battre pour les surveiller à chaque instant, jusqu’à en devenir fou…

Dans L’Heure de la sortie, un film de Sébastien Marnier, nous sommes immergés dans une ambiance oppressante et même anxiogène (avec la bande sonore notamment), alliant le réel aux éléments fantastiques, horrifiques, formant à la fin un véritable thriller.
J’ai trouvé les prises et les plans très intéressants, comme l’utilisation de la plongée ou contre plongée pour souligner la supériorité des élèves face aux adultes, ou encore la scène finale lorsqu’il y a une longue attente avant de voir ce que les élèves et son professeur observent immobiles, les yeux écarquillés, ça nous impatiente et nous fait réfléchir sur tout ce à quoi on pourrait s’attendre dans nos propres vies.

J’ai personnellement beaucoup aimé ce film, il m’a intrigué de la première scène à la dernière séquence (qui d’ailleurs forment un effet de boucle, vous comprendrez si vous le voyez), excitant constamment ma curiosité face à chaque nouvelle scène ou élément troublant. Je vous le recommande !

Juliette Denis - seconde 2 - lycée Jean Moulin de Pézenas
2019/03/26 11:11 #2018-lheure-de-la-sortie-36
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sans avenir

Dans ce film d’angoisse de Sébastien Marnier, 6 jeunes d’une classe d’« EIP » (élèves intellectuellement précoces) ont un nouveau professeur-suppléant, Pierre, pour remplacer leur ancien professeur qui s’est suicidé. Ces jeunes sont tout le long du film comme inanimés, sans émotion, sans expression et ne sourient pas. Ils se réunissent dans une carrière abandonnée et testent leurs limites en se frappant, en s’étouffant ou en restant le plus longtemps possible sous l’eau. Pierre va essayer de comprendre leurs intentions et de les arrêter.
Au final, on découvre qu’ils ont perdu la foi en la vie, ils ne croient plus en l’avenir. Ils décident donc de mettre fin à leur calvaire.

Le réalisateur essaye de nous faire croire que Pierre perd la tête. Pour cela, il met en place des détails qui se remarquent comme du liquide orange et suspect qui sort du robinet à la place de l’eau ou l’apparition de cafards qui se répète avec à chaque fois plus de cafards. C’est impossible que ceci se passe dans la vie réelle donc le spectateur se demande si ce sont les jeunes qui malmènent David, s'il est fou ou s'il est tout simplement en train de rêver. Tout le long du film, on nous mène sur de fausses pistes. Ce qui fait que le spectateur ne s’ennuie pas : on cherche toujours à comprendre, à décrypter le film car nous sommes toujours surpris par de nouvelles pistes.

La première image du film est le soleil. Nous pensons donc que c’est un film paisible pour découvrir que c’est un film d’angoisse, pathétique et réaliste. Car rien de fantastique, hélas : les catastrophes prédites par les jeunes sont très réelles et d’actualité. Les jeunes accumulent les vidéos à charge, recensant toutes les catastrophes causées par l’homme : la violence des abattoirs, les affaissements de terrain, l’eau polluée… Ce film nous fait beaucoup nous remettre en question.

A la fin du film, après le suicide collectif des jeunes empêché par Pierre, sous les yeux ébahis des jeunes et du professeur, une centrale nucléaire explose. Ce qui confirme leurs prédictions. Pierre s’approche d’Apolline qui est en quelque sorte la chef du groupe, et lui tient la main. Ça nous donne l’impression qu’il comprend enfin leur point de vue..

Pour ma part, j’ai adoré le film, il nous tient en haleine et reste captivant. De plus, je trouve que Laurent Lafitte a très bien incarné son personnage, Pierre, lui aussi très captivant et intéressant . Le film dénonce des choses très importantes et actuelles qui tient au courant le lecteur malgré le fait que je ne pense pas que demain sera la fin du monde.

Yseult Canac-Pons, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas
2019/03/26 12:13 #2018-lheure-de-la-sortie-37
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Notre monde est-il voué à disparaître ? Pourquoi ces hommes, qu'on laisse à la tête du monde, agissent-ils aussi inconsciemment et impunément ? Veulent-ils seulement s'enrichir ? Ou souhaitent-ils organiser un suicide collectif ? Oui, un suicide collectif : c'est sûrement ça, l'idée. Mais pourquoi les laisser nous tuer à petit feu, lorsque nous pouvons prendre les devants et mettre fin à nos jours de la façon que nous aurons décidée ?
Après le suicide de notre regretté professeur, tout semble jouer en notre faveur. Qui pourrait trouver à redire à notre comportement étrange ? Personne ne soupçonne rien, excepté ce prof remplaçant, ce suppléant incapable d'exercer son travail, nous empêchant seulement d'accomplir le nôtre.
Mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il lui est impossible de se mettre en travers de notre route. On sent qu'il se rapproche de la vérité, il cherche, il fouine, mais notre plan est parfait. Monsieur a trouvé nos DVD, notre preuve de l'inconscience de ce monde, mais ce problème sera rapidement réglé. Il ne peut pas nous vaincre. Pas nous.

Amina Jamal, Noémie Py, Lyna Baggary, Maïlys Vidal
2019/03/26 16:38 #2018-lheure-de-la-sortie-38
Lycée PRO Jean Moulin, Les Andelys, académie de Rouen
L’heure de la sortie :   
La critique par les mathématiques :

(Scènes choquantes – informations nécessaires scènes inutiles - réalisme) x Mauvaise organisation = Une projection interminable…

Il y a plusieurs raisons qui expliquent notre déception face à ce film. Commençons par le début : nous assistons au suicide d’un professeur devant ses élèves, présentant eux-mêmes un comportement inquiétant, proche de la fascination morbide – un prélude à leur projet suicidaire ? Les jeunes ados s’amusent avec la mort, se mettent des sacs en plastique sur la tête ou maintiennent un ami sous l’eau. Apparaît alors pour nous ici l’aspect totalement irréaliste du film : où sont les parents ? Où sont les adultes encadrants (enseignants, familles), quand le seul qui s’intéresse (et s’inquiète !) pour eux entre dans le jeu malsain de l’espionnage en se montrant totalement passif face à leurs jeux dangereux ?

Les éléments qui ont pu mener ces adolescents à ce niveau de désespoir, de désillusion et de méfiance sont éludés. Mais si c’est un film de genre qui cherche essentiellement à provoquer chez nous le sentiment de peur que l’on vient chercher dans un thriller, ou un film gore (ou de zombies ?), pourquoi toutes ces scènes insupportables (en particulier les images extraites des montages réalisés par les enfants eux-mêmes, images d’animaux massacrés, de pollution) censées « délivrer un message » ? Pourquoi ces interactions entre professeurs qui ne suivent pas leurs élèves au comportement plus qu’inquiétant ?

La narration de « L’Heure de la sortie » nous a perdus. Que cherchait à nous montrer le réalisateur, nous ne le savons pas. Nous sommes sortis sceptiques. Heureusement, pour nous aussi c’était l’heure de la sortie…

1STI2D du lycée Jean Moulin des Andelys
2019/03/26 16:39 #2018-lheure-de-la-sortie-39
Lycée PRO Jean Moulin, Les Andelys, académie de Rouen
PORTRAIT CHINOIS.

Si le film « L’Heure de la sortie » était…

Une attraction : ce serait un manège de chevaux de bois : on ne s’ennuie pas durant ce film, nous n’avons pas vu le temps passer, le rythme du film était construit de manière à maintenir l’intrigue, nous sommes restés captifs du début à la fin… Et nous aurions bien recommencé un autre tour !

Un objet artistique : ce serait une caméra. Nous avons apprécié la précision de la réalisation, du cadrage et des prises de vue, plus nettes selon nous que celles des films vues précédemment. Le réalisateur semble avoir prêté une attention particulière aux images transmises par son film, les lieux et les couleurs mais aussi les scènes de groupe (la chorale par exemple) et surtout, les plans très serrés sur Pierre Hoffman (Laurent Lafitte, impeccable !), qui nous montrent bien la montée de ses interrogations et de ses angoisses.

Un monstre mythologique : ce serait l’Hydre de Lerne ! Les enfants se déplacent et agissent comme un seul homme, leurs réactions identiques, leurs déplacements font penser à un monstre à six têtes. Cela les rend très étranges, presque surnaturels, mais cet aspect nous a plu, il avait un aspect fascinant.

Un instrument de musique : ce serait un violoncelle. L’ambiance musicale du film met très bien en valeur l’atmosphère inquiétante des événements. C’est une bonne illustration du film de genre, qui nous plonge dans une ambiance stressante par une multitude d’éléments, y compris sonores, contribuant ainsi à augmenter notre malaise, en empathie avec celui du personnage principal.

Un lieu : ce serait une maison hantée. La visite de la maison hantée, comme la narration de cette histoire, repose sur la tension et l’appréhension. À l’intérieur d’une maison hantée, on se sent oppressé, on ignore ce qui nous attend dans la pièce suivante – tout comme on ignore ce que va bien pouvoir faire le groupe d’enfants lors de leurs activités incompréhensibles et inquiétantes.

Une zone géographique : ce serait le sixième continent. Le film aborde la thématique de la pollution et du développement industriel à outrance, à travers les images d’archive récoltées par les enfants d’une part (plages et rivières polluées, bidonvilles), mais aussi à travers certains lieux (comme la carrière abandonnée dans laquelle les enfants passent leur temps libre). Cette problématique écologique semble, à très juste titre, être une des raisons fondamentales des enfants à douter de la capacité de l’Homme à leur offrir un avenir viable.

Une cause de folie : ce serait la promotion du Nutella. Nous ne trouvons pas d’autre métaphore pour désigner la folie qui s’empare des personnages dans le film (élèves, professeurs…), ils semblent tous aspirés dans une spirale irrépressible (suicide, automutilation, hallucinations…), comme dans ces moments de folie où les gens se jettent sur les promotions en pouvant même se montrer violents. Finalement, les adultes ne sont pas plus sensés que les enfants dans L’Heure de la Sortie.

1STI2D du Lycée Jean Moulin des Andelys.
2019/03/31 12:08 #2018-lheure-de-la-sortie-40
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
L'heure de la sortie
Des adolescents éveillés au monde qui les entoure

Pierre Hoffmann, professeur suppléant, prend en charge une classe de troisième après le suicide du titulaire. Dans cette classe de surdoués, six élèves le provoquent, et l'intriguent. Deux délégués, Apolline et Dimitri, sont les "chefs du groupe". Ils ont perdu leur innocence d'enfants et ont déjà conscience des problèmes urgents du monde comme le réchauffement climatique ou les accidents nucléaires.

Ce que j'ai aimé dans le film, c'est qu'il met en scène des adolescents soucieux du monde qui les entoure. Ce ne sont pas seulement des rebelles ou le cliché type de l'adolescent : le jeune enfermé dans sa chambre. Ils très matures pour leur âge, ils sont très bien renseignés et très lucides, on le voit dans la vidéo qu'ils ont réalisée sur les thèmes qui leur tenaient à coeur : la destruction des écosystèmes, la souffrance animale...

J'ai moins apprécié le fait qu'ils aient perdu espoir en l'humanité, ils ont une visions trop pessimiste du monde.

Jihane Fouad, 2de 4, lycée Liégeard, Brochon.
2019/03/31 12:23 #2018-lheure-de-la-sortie-41
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Frissons glaçants

L'heure de la sortie est le deuxième film de Sébastien Marnier, adapté du roman de Christophe Dufossé. C'est un thriller qui se passe dans une classe de surdoués, au collège Saint Joseph. Seuls six élèves vont être mis en avant, dont deux leaders, Apolline et Dimitri. Après le suicide de leur professeur de français, Pierre Hoffmann arrive dans l'établissement pour le remplacer, le rôle est tenu par Laurent Lafitte. Emmanuelle Bercot incarne le professeur de musique.

Les premières heures de français sont très difficiles. Apolline et son groupe donnent du fil à retordre à Pierre car ils cherchent à le déstabiliser. Par hasard, celui-ci les aperçoit en forêt et comprend qu'ils s'adonnent à des "jeux de la mort" en éprouvant leurs limites. Ils se filment et fabriquent des DVD cachés sous terre dans une carrière qui est leur repaire. Pierre parvient à récupérer un DVD et en découvre le contenu sans comprendre leurs manigances.

Il va se concentrer sur ce groupe et chercher à comprendre leur exaltation, il va être de plus en plus déstabilisé par leurs agissements. Dans leurs jeux morbides, les six élèves veulent se préparer à la fin du monde qui approche. Le film se passe au printemps, mais c'est la canicule qui donne une impression d'étouffement aux personnages.

Le professeur se sent de plus en plus perdu et oppressé, les spectateurs se demandent si cela va aussi se terminer par un suicide. Le suspens est au rendez-vous, on ressent même parfois de la peur comme lorsque les lumières se mettent à clignoter soudainement ou lorsque l'on voit un cafard disparaître puis revenir obstinément.

La fin est assez déroutante. On ne sait pas si c'est vraiment la fin du monde ou un accident nucléaire isolé, mais on a peur! Les personnages sont regroupés, collés les uns contre les autres, même l'impertinente Apolline prend la main de son professeur...

J'ai aimé ce film qui dénonce le fait que nous courons à notre perte. Alors que l'histoire a lieu au printemps elle donne l'impression d'avoir lieu en plein été, on note aussi plusieurs gros plans sur un soleil éblouissant. La musique froide de synthétiseur et les chants désespérés de la chorale contribuent aussi à nous angoisser. Le film remplit bien son rôle de thriller : il ménage notre stress avec des moments de peur qui mènent aussi à la réflexion, comme le plan sur les tours de refroidissement de la centrale qui explose à la fin. On ne sort pas indemne du film...

Inès Bouanani, 2de 4, lycée Liégeard, Brochon.


2019/03/31 12:31 #2018-lheure-de-la-sortie-42
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
L'heure de la sortie

Un ensemble de symboles
Le titre "L'Heure de la sortie" a plusieurs sens. La sortie représente le voyage scolaire, la fin des cours, mais aussi l'accident de circulation, la sortie de route, et même la mort. Les animaux comme les chats et les daims peuvent énoncer par leur comportement les catastrophes naturelles à venir.
Les gros plans sur le soleil font référence au réchauffement climatique. La musique joue un rôle essentiel, les synthétiseurs nous font ressentir une sensation d'oppression et d'angoisse, de même les chansons de la chorale parlent de l'apocalypse.
Ainsi, les six élèves surdoués se préparent à la mort, ils sont lucides, se font souffrir pour être plus forts, pour s'habituer à la douleur.

Une dénonciation frappante
Ce film sensibilise le public de manière parfois subtile, parfois brutale aux menaces qui pèsent sur notre monde. Par exemple les brèves images qui montrent les abattoirs évoquent explicitement la souffrance animale et sont à la limite du supportable.
Valère Jelic et Chloé Mathias, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon.
2019/04/01 12:10 #2018-lheure-de-la-sortie-44
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
L’heure de la sortie
Quand la curiosité devient une dangereuse obsession

L’heure de la sortie est un thriller réalisé par Sébastien MARNIER, sorti le 9 janvier 2019.
Après la tentative de suicide de leur professeur principal, la classe de 3°1 d’un collège privé accueille Pierre HOFFMAN, interprété par Laurent LAFITTE en tant que professeur principal de français remplaçant. Mais, en peu de temps ce professeur se rend compte que cette classe d’élèves surdoués cache quelque chose. Il va vite comprendre que l’écologie prend beaucoup de place dans le quotidien de ses élèves, voir trop. Sa curiosité à découvrir leur secret, va le conduire à l’obsession.

La fin du monde est un des thèmes principaux du film qui comporte deux sous thèmes. Le premier sous thème est le réchauffement climatique. En effet, dès le commencement du film on comprend que le réchauffement climatique va apparaître tout le long du film, puisque la première scène du film est une vision de la classe des 3°1 en plein cours, fenêtre ouverte et des gros plans sont faits sur leur cou, dégoulinant de sueur. Ces gros plans sur le cou des élèves et même du professeur, ainsi que le grand silence de cette scène rend l’atmosphère lourde et stressante. Le réchauffement climatique est encore présent lors des scènes de tournage vidéo que font les élèves pour se préparer à vivre toutes ces catastrophes naturelles qui vont arriver à cause du réchauffement climatique. Effectivement, les élèves tournent des vidéos dangereuses, comme se mettre un sac plastique sur la tête et le garder le plus longtemps possible ou s’enrouler de papier sulfurisé et plonger dans l’eau jusqu’à ne plus avoir de respiration. Ces nombreuses vidéos sont tournées avec un jeu sur la qualité vidéo qui provoque un effet de réel. Des vidéos montrant des animaux battus, leur façon d’être abattu et leurs conditions de vies sont également présentes dans le film. Le deuxième sous thème est l’Homme responsable. Le film nous montre que l’homme est responsable de la fin du monde et les différentes scènes nous montrant les cheminées nucléaires en arrière-plan dans un joli paysage nous le prouve. La première apparition de Mr HOFFMAN n’est autre que celui-ci sur son vélo sur une route de campagne avec des champs et en arrière-plan, des cheminées nucléaires sont présentes. Et ces cheminées sont omniprésentes tout au long du film dans les scènes d’extérieur. A la fin du film, le groupe d’élèves qui tournaient ces vidéos sont debout et regardent au loin ; un gros plan est fait sur leurs visages. Le gros plan s’élargit de plus en plus et le professeur remplaçant se trouve également à côté d’eux et regarde dans la même direction. A ce moment, toutes les personnes qui se trouvent à leurs alentours sont floutées et se déplacent au ralenti. Un focus est présent seulement sur les élèves et le professeur. Une fois le plan élargit au maximum, on voit l’usine nucléaire en pleine explosion.

Le deuxième thème principal est le portrait de la jeunesse, qui comporte également deux sous thèmes, le premier étant la jeunesse lucide et le monde adulte irresponsable. En effet, à un moment du film le professeur remplaçant jette son mégot de cigarette sur le sol mais Apolline, interprétée par Luana BAJRAMI lui demande de le ramasser par respect pour la planète. Ensuite, à un moment du film, dans le visionnage d’une des cassettes tournées par les élèves, Apolline est en train de réciter un poème devant sa classe concernant le réchauffement climatique, alors que pendant sa récitation leur professeur principal ne l’écoute pas et regarde son téléphone dans le fond de la classe. Les vidéos tournées par les élèves nous montrent qu’ils sont les seuls à être lucides et réalistes concernant le sort de la planète. Le deuxième sous thème est celui des deux jeunesses. Durant le film, deux jeunesses sont présentes : la jeunesse lucide et brillante et la jeunesse « normale » et inconsciente. Des scènes de violence entre les élèves du collège et ceux de la 3°1 nous prouve la forte lucidité de cette classe puisque qu’un élève de cette classe réplique aux coups de son camarade par des phrases intelligentes. La scène dans la salle de classe quand le professeur demande à Dimitri, interprété par Victor BONNEL, de lui donner son téléphone et qu’il répond ne pas en avoir car ce n’est pas bon pour le cerveau prouve également leur lucidité et leur vision sur le monde. Mais les scènes de violence gratuite dans la carrière sur Brice, interprété par Thomas GUY membre de cette classe surdouée et de ces élèves qui tournent ces vidéos et frappé par ses camarades sans raisons en étant filmé, prouvent que ces jeunes sont également inconscients en voulant reproduire ces différentes scènes dangereuses.

Le dernier thème principal de ce film est l’épouvante. Beaucoup de scènes d’épouvante sont présentes dans ce film. Tout d’abord, les lampadaires du quartier du professeur qui clignotent et qui s’éteignent subitement. Ensuite, les rêves de ce professeur avec ces élèves qui marchent comme des zombies et qui envahissent son appartement. La réalité de ces scènes est présente jusqu’à ce que le professeur sursaute, et c’est à ce moment que nous comprenons que ce ne sont que des rêves. Les scènes où les cafards sont présents dans le lit du professeur, ou qui remontent du lavabo de sa salle de bain installe un stress. Ou encore les scènes du château, où les élèves sont censés fêtés leur remise de diplôme. Le professeur, pour qui découvrir ce que ces élèves ont prévu est devenu une obsession, ne lâche pas ses élèves du regard, jusqu’à ce qu’il fasse preuve d’inattention. Il part donc à leur recherche et ces élèves l’interpellent à un étage au-dessus de lui. Le mouvement de la caméra qui fait que les élèves sont filmés en contre plongée les rend plus grands et plus dominants. A partir du moment où le professeur se réveille en pleine nuit et qu’il se rend compte que ces élèves ont disparus, l’atmosphère est de plus en plus oppressante accompagnée d’énormément de suspense. Cette atmosphère est présente jusqu’à ce que le professeur se rende compte que ces élèves ont volés un des bus, qu’il comprend que leur but final est de se suicider en haut de la falaise et qu’il arrive à les en empêcher. Les musiques pendant ces scènes sont très lourdes et provoquent un effet de panique et de peur.

Personnellement, mon avis est mitigé sur ce film. Il y a beaucoup de scènes qui servent seulement à remplir le vide dans le film comme les moments de harcèlement avec les appels téléphoniques. Des scènes sont laissées sans suite comme le suicide du professeur au début du film, nous ne savons pas pourquoi il a fait cette tentative et on sait encore moins ce qu’il en est ensuite. La scène du vol de l’ordinateur du professeur dans son appartement est également sans suite puisque nous ne savons pas qui l’a volé ni même s’il finit par le récupérer. Je trouve çela dommage car jusqu’à la fin du film on attend une suite à ces scènes. J’ai trouvé le film très oppressant et je me suis même sentie coupable de certaines choses à quelques moments , j’ai l’impression que le film nous rend responsable du sort de la planète. J’ai trouvé ça bien de montrer des vidéos sur le sort des animaux, mais je trouve qu’il y en avait un bon nombre assez difficile à regarder tellement elles étaient « violentes ». Mais ce film a également de bonnes choses comme les scènes d’épouvantes. Je trouve qu’elles sont assez nombreuses mais elles permettent de prendre conscience de certaines choses que nous n’aurions peut-être pas prise si ces scènes d’épouvantes n’étaient pas présentes. La mise en scène du suspense tout au long du film est également quelque chose de bien car je pense que sans le suspense jusqu’à la fin du film, j’aurai pu vite décrocher et ne plus m’intéresser au film. Mais la meilleure chose de ce film à mon avis est le fait que ce film alerte l’opinion sur l’état de la société et sur l’état de notre planète. Je recommande donc ce film malgré quelques points que je trouve négatif.

LADAM Sidonie 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/04/01 14:52 #2018-lheure-de-la-sortie-45
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Drame ou Paranoïa ?


Au début, on pense à des collégiens qui cherchent à offenser leur nouveau professeur de français, arrivé après le suicide du précédent. On suppose alors qu’il s’agit d’un banal conflit insolent entre le corps enseignant et les élèves. Ces derniers forment la brillante classe de troisième, classe pilote regroupant seulement des adolescents diagnostiqués à « Haut Potentiel Intellectuel ».
La suite nous montrera que leur nouveau professeur est loin d’être leur véritable obsession.
Intrigué par leurs propos arrogants et dérangeants, ce nouvel enseignant commence à suivre certains élèves et essaye de comprendre leurs tourments.
Sa curiosité l’entrainera dans une réalité toute autre : qu’il est confronté à une bande d'adolescents plus lucides qu’ils ne devraient l’être…
Célibataire, son personnage est intéressant puisque son homosexualité plus ou moins explicite, ne devient jamais le sujet de l’histoire.
Ce qui est surprenant, c'est que le film essaye d'installer un climat paranoïaque à partir de ce que vit ce nouveau prof parachuté, sans appréhension, dans cet établissement, et non à partir du groupe d’adolescents perturbés par leur clairvoyance.
Le film s'accroche à un personnage fort, brillamment interprété par Laurent Lafitte, dont l’homosexualité reste implicite, en ne devenant jamais le sujet de l’histoire, et tant mieux ! C'est donc un thriller qui n'emprunte pas aux codes américains, traitant sans dévier d’un sujet parfaitement ancré dans les temps troubles que nous traversons : un avenir menacé.

Hicham B.
2019/04/01 14:54 #2018-lheure-de-la-sortie-46
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Un film abracadabrantesque

Le film se déroule à Saint-Joseph, un collège dont les élèves de troisième sont traumatisés par le suicide de leur prof de français, défenestré. Un nouvel enseignant débarque sans tarder pour le remplacer.
Très vite les ados surdoués de cette classe pilote lui en font voir de toutes les couleurs. Eux, n’ont rien à perdre, tellement ils sont nihilistes, radicaux, convaincus d’une imminente catastrophe écologique et obsédés par la fin du monde…une ambiance angoissante s’installe dès les premières minutes du film.
Même si tout se passe en pleine canicule, c’est assez glaçant (Dixit Jerôme Garcin).
Sébastien Marnier, le réalisateur, présente ici d'un film français qui ose et qui invite à la réflexion. Ce qu'il propose, dans « l’heure de la sortie », de façon troublante, aborde un malaise contemporain éco-psychologique, avec des personnages qui menacent de sombrer dans la folie…

Mangin Lucas
2019/04/02 14:12 #2018-lheure-de-la-sortie-47
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"L'heure de la sortie" est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier sorti le 9 janvier 2019. Il s'agit d'une adaptation d'un roman de Christophe Dufossé.

Le récit nous plonge aux côtés de Pierre, un jeune professeur suppléant intégrant un prestigieux collège pour remplacer un professeur de français qui s'est jeté, auparavant, par la fenêtre en plein cours. Il découvre au fil du temps qu'il est tombé sur un groupe d'élèves aussi surdoués qu'étranges. Il a l’intuition qu'ils cachent quelque chose et est déterminé à percer leur mystère, qui envahira peu à peu sa vie.
Dès le début du film, on assiste au suicide d’un professeur devant tous ses élèves. Ce qui nous plonge directement dans cette ambiance malsaine. Les élèves sont présentés comme des robots, des zombies qui agissent machinalement, que ce soit au niveau de leur expression du visage qui est vide, de leur déplacement ou même de leur façon de parler.
Le son joue aussi un rôle très important dans le film, qu’il s’agisse de la musique inquiétante à travers cette ambiance sombre ou des bruitages qui peuvent parfois nous faire sursauter (par exemple lors de la scène où Pierre tue un cafard). De plus, même quand il n’y a pas de fond sonore, cela en devient encore plus inquiétant car on sait très bien qu’il va sans doute se passer quelque chose.
Enfin, la fin du film est véritablement surprenante : il est impossible de la deviner. Le suspense est maintenu jusqu’au bout. Traiter du problème de l’environnement à travers un thriller est vraiment original.

Stanley N. et Adam R., 2GT10
2019/04/02 14:14 #2018-lheure-de-la-sortie-48
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"L'heure de la sortie" est un thriller français sorti en 2018, réalisé par Sébastien Marnier.
Dans le collège Saint-Joseph, Pierre Hoffman intègre la classe de 3ème 1 en tant que professeur français remplaçant et se retrouve en charge d'une classe de troisième expérimentale, suite au suicide de leur ancien professeur. La venue de Pierre est mal vue par cette classe, qui ne tardera pas à le lui faire sentir. Au fur et à mesure que les jours passent, le professeur se doute que quelque chose ne tourne pas rond et il ne va pas tarder à découvrir la vérité.

Le rôle du professeur est le plus marquant dans le film, notamment par son manque de confiance par rapport aux élèves. Il devient paranoïaque et surveille de près les six élèves surdoués de la classe. Il fait preuve d’énormément de patience, il est compréhensif et essaye malgré tout de se mettre à leur place et de comprendre leur comportement. Il subit un acharnement répété depuis qu'il travaille dans ce collège, cependant on constate qu'il s'attache à ces adolescents.
Le rôle des élèves est très bien exécuté malgré le jeune âge des acteurs, ils sont étranges et mystérieux. Le spectateur ne parvient pas à les cerner. Ils sont surdoués et très confiants, on dirait qu'ils ont un plan en tête. Ce qui rend le film louche et ambigu. On sympathise avec le professeur car nous le côtoyons tous les jours, ce qui fait qu'on parvient à l'identifier avec un de nos professeurs actuels. Par exemple, lorsqu'il donne un devoir de 3ème les élèves refusent, ils veulent faire un devoir de seconde car ils trouvent que le niveau est trop bas pour eux.
On peut voir ce film aujourd'hui car il nous montre les dégâts de la pollution, la dégradation de l'environnement, le sort que subissent les animaux. Le film est d’une actualité brûlante.

Aurore D. et Oumnia Z., 2GT10
2019/04/02 14:16 #2018-lheure-de-la-sortie-49
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"L’heure de la sortie" est un thriller français qui raconte l’histoire de Pierre Hoffman, un professeur de français suppléant qui arrive dans une classe d’élèves surdoués. Il commence à se poser rapidement des questions à cause de leur comportement étrange…

Le film débute avec la tentative de suicide d’un professeur de français avec une musique électronique en fond. Cette musique est signée Zombie Zombie : elle est saturée et assez forte, elle donne un côté étrange à toute cette situation et nous oblige à nous poser des questions sur la raison d’une telle tentative. Le réalisateur nous manipule avec la musique, mais pas seulement...
Toute l’histoire se passe autour du collège de centre-ville et plus précisément autour de la classe de 3ème 1. Il y a peu d’informations sur la ville où cela se déroule, cela accentue le côté étrange et fantastique.
Ensuite, quand on voit les élèves se mutiler et effectuer des actions dangereuses, comme se mettre un sac sur la tête, et que pour eux cela semble habituel, on commence à se poser des questions et Pierre Hoffman aussi.
De plus, tout au long du film on nous montre comment l’environnement se dégrade, ce qui est le thème principal du film. Avec les cafards qui grandissent en quantité dans la salle de bain ou quand l’eau du robinet devient de plus en plus sale.
Ce film peut nous faire penser parfois à "Fight Club", quand les adolescents se battent dans une carrière. Ils veulent aussi changer la société, mais d’une façon beaucoup moins violente que dans "Fight Club".
Le film révèle les menaces écologiques et le montre dans un thriller. Cela est particulièrement original et Sébastien Marnier l’a bien réussi.

Denis K. et Timeo R., 2GT10
2019/04/02 14:18 #2018-lheure-de-la-sortie-50
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
Le thriller "L’heure de la sortie", réalisé par Sébastien Marnier, est sorti en 2019. Pierre, un professeur de français, vient remplacer un professeur de collège qui s’est suicidé. Il débarque dans une classe d’élèves surdoués et étranges. Que réservent les élèves à leur nouveau professeur ?

Ce film nous a particulièrement plu. Le rôle du professeur est attachant, on arrive à se reconnaître dans ce personnage. Nous suivons son quotidien du début jusqu’à la fin du film. Il avait une vie tout à fait normale, jusqu’au jour où il débarque dans ce collège dans lequel il rencontre un groupe de six élèves surdoués.
Pierre vit une vie banale rythmée par son travail. On est assez proche de ce personnage, le spectateur est plongé dans sa vie intime. On le voit en caleçon dans sa chambre en train de dormir, en train de se préparer dans sa salle de bain.
Le comportement des élèves est très étrange car on les voit à travers le point de vue de Pierre. On voit très bien qu’ils cachent quelque chose mais on ne sait pas pourquoi ils agissent mystérieusement. Ils rendent fou leur nouveau professeur et connaissent beaucoup de choses sur lui. Les élèves sont surdoués, ce qui fait qu’ils en viennent à contredire les adultes et à prendre les professeurs et les autres élèves de haut.
On pourrait croire que certains professeurs ont conscience du "complot" de ce groupe d’élèves car ils les défendent et jugent certains actes graves peu importants, normaux, alors que c’est tout le contraire. Quand Pierre fait part de ses pensées aux autres professeurs, ils l’éconduisent en disant simplement : "C’est normal, c’est des ados…".
Les images d’archives qui traitent du sujet de la dégradation de la planète sont particulièrement choquantes car ce sont des images réelles.

Hasret K. et Julie O., 2GT10
2019/04/02 14:20 #2018-lheure-de-la-sortie-51
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"L’heure de la sortie" suit le quotidien de Pierre Hoffman, professeur remplaçant de la 3e 1, classe composée d’élèves surdoués, dont le professeur de français s’est défenestré sous leurs yeux. Petit à petit, le nouveau professeur va entrer dans une phase de paranoïa, en en apprenant chaque jour un peu plus sur les six surdoués dont il a la charge, et qui pratiquent des rituels étranges, risquant leurs vies tout en filmant leurs actes.

Le film est très bien réalisé, dans la mesure où l’on comprend tout ce qui se passe à l’écran, et que le scénario reste cohérent et solide du début à la fin. Les scènes censées être stressantes sont efficaces et nous offrent de bons moments de frayeur, comme quand le protagoniste fait des cauchemars, cauchemars souvent symbolisés par un ou plusieurs cafards. Une autre scène est particulièrement effrayante : les six surdoués avancent inexpressifs jusqu’à la vitre de son appartement, et l’un d’entre eux se retrouve soudain à l’intérieur de chez lui.
Les personnages sont plutôt attachants, notamment le personnage d’Apolline, semblant plus présente que les autres membres du groupe, ainsi que le professeur, principal protagoniste, qui devient de plus en plus paranoïaque au fil de l’histoire. On s’identifie assez facilement à lui, de par sa place de victime dans l’histoire, et aussi parce qu’on connaît toutes ses mœurs et habitudes de vie, comme le fait qu’il ait l’habitude de dormir en caleçon.
Manifestement, "L’heure de la sortie" est une prise de risque réussie, laissant place à un vent nouveau pour le cinéma français.

Bécumence M. et Patrick V., 2GT10
2019/04/02 15:35 #2018-lheure-de-la-sortie-52
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L’heure de la sortie, un film de genre au propos percutant !

L’heure de la sortie de Sébastien Marnier est une fiction qui raconte l’arrivée d’un enseignant suppléant dans le prestigieux collège de Saint Joseph. Il y remplace le professeur de français qui a mis fin à ses jours en plein cours devant une classe de 3ème réservée à des surdoués. Les relations entre Pierre Hoffman et la classe sont tendues et malsaines. Le professeur va chercher à comprendre pourquoi, au risque de basculer dans l’obsession.

Le principal atout de L’heure de la sortie c’est que c’est un film de genre, et c’est toujours une chance de pouvoir en voir, car le cinéma français produit très peu ce genre de films. L’angoisse et la peur sont des émotions toujours passionnantes à traiter à l’écran, car elles appellent beaucoup de techniques et de procédés complexes pour les mettre en place. Et en ce qui concerne l’angoisse, le film passe un peu à côté. Il tente à plusieurs reprises de nous mettre dans des situations inconfortables, avec les insectes notamment, ou des appels téléphoniques répétitifs la nuit, mais cela ne reste que de l’ordre de la tentative. On trouve très peu de musiques, très peu de lumières qui auraient pu servir à mettre mal à l’aise le spectateur dans ce genre de séquences qui manquent de force.

Cependant le film a énormément de qualités scénaristiques, malgré une grande densité qui provoque quelques incohérences et incompréhensions. Son propos est amené intelligemment, avec surprise car, au vu de la situation initiale, personne ne s’attend à une telle orientation. Mais c’est surtout un sujet qu’il est nécessaire de traiter actuellement. Le film parle de l’urgence climatique à laquelle nous faisons face, mais aussi aux risques technologiques et aux violences présentes dans nos sociétés. Nous le comprenons grâce aux insertions de vraies images terrifiantes, mises ici pour nous mettre directement face aux problèmes, et nous faire réagir. L’angoisse agit durant ces séquences, elles sont d’une réelle utilité et ce sont elles qui marquent le plus le spectateur.

Les acteurs sont très justes, notamment Laurent Lafitte, un acteur admirable pour son travail sur différents films. Sa faculté d’adaptation à différents genres de cinéma (Au revoir là-haut, Papa ou maman, L’autre côté du périph, Paul Sanchez est revenu !) est une force pour son jeu toujours très juste.
La jeune Luàna Barjami et tous les adolescents sont parfaits dans le rôle des enfants surdoués et hautains, ils nous énervent durant tout le film, et grâce à leur attitude, nous partageons rapidement la suspicion qu’a le personnage de Pierre à leur égard.
Un bon film dans l’ensemble au discours fort et d’actualité mais qui manque d’une dose d’angoisse et de folie pour atteindre un vrai plaisir. Cependant ce film ne manque pas d’originalité et se démarque beaucoup de ce qu’on peut voir en salles.

Marius Hestin, 1ère L

2019/04/02 17:21 #2018-lheure-de-la-sortie-53
Lycée PRO Hippolyte Fontaine, Dijon, académie de Dijon
L'heure de la sortie

Angoisse, suspense et intrigue sont au rendez-vous dans le nouveau film de Sébastien Marnier ; «L'heure de la sortie». Avec un rôle parfaitement interprété par Laurent Lafitte qui sera le professeur remplaçant d'une classe surdouée. Juste le nom du film « L’heure de la sortie » nous suffit pour nous poser déjà une dizaine de questions. Serait-ce lié à la sortie scolaire ou encore à la fin de l'humanité? Sébastien Marnier a choisi de commencer par un début brutal et glauque avec le suicide d'un professeur qui saute par la fenêtre d'une salle de classe devant ses élèves! Choix extrêmement judicieux qui met directement dans l'univers de ce film. Beaucoup de scènes de silence sont au rendez-vous pour nous faire palpiter. Six jeunes, dont une certaine Apolline, auront le don de vous agacer tout le long du film! Ces six adolescents vous feront angoisser de A à Z. Ils préparent quelque chose d’intrigant. On n'arrive pas vraiment à savoir ce qu'ils mijotent. Tout au long du film, on assiste à des scènes où ces adolescents font des expériences pour le moins dangereuses! L’une d’entre elle est entortillée dans du cellophane et jetée dans une piscine où on l'empêchera de revenir à la surface! Ce film a le don de vous transmettre plein d'émotions. Les travellings sont là pour encore plus nous plonger dans le film.
De multiples faits bizarres comme l'apparition de cafards dans l'appartement de Pierre alors qu'il fait une thèse sur Kafka ou encore le vol de son ordinateur nous plonge dans un univers fantastique.
L'écologie est également le fil conducteur du film. Nos six surdoués se dévouent à leur planète à leur façon. On retrouvera au milieu du film les cassettes qu'ils ont enfouies dans une carrière. Notre cher professeur se dévoue à les empêcher de commettre une catastrophe jusqu’à devenir parano. Il les «sauvera» plus d'une fois de la mort, jusqu'à les poursuivre avec une voiture au milieu de la nuit. La fin du film est terrible. Fin silencieuse avec un très long moment en plan américain puis en gros plan pour renforcer la sensation de fin du monde.

Clément OUSTRY et Sandra ROMEUR, 2ELC2
lycée Hippolyte Fontaine
2019/04/02 18:05 #2018-lheure-de-la-sortie-54
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
L’heure de la sortie de Sébastien Marnier : un film qui divertit et fait réfléchir

Avis de l’équipe de critiques du Lycée Anatole France : on a adoré !

Dans L’Heure de la sortie, film adapté d’un roman de Christophe Dufossé, Sébastien Marnier propose une approche originale d’un sujet sérieux et crucial : l’action de l’Homme sur l’environnement.
Porté par la performance assez juste de Laurent Laffitte, le film arrive à captiver les spectateurs par une bonne intrigue mais aussi par un sens du « beau plan » et une musique angoissante et marquante.

*Un art de la fausse piste*

Le film joue beaucoup sur nos attentes de spectateurs et nous suggère des liens qu’il s’empresse de défaire. Le professeur suppléant atterrit dans un collège renommé mais assez vite se rend compte que certains des élèves de la 3ème 1 ne sont pas si légers et insouciants, voire frôlent la bizarrerie. Il finit même par penser que cette bande d’élèves le harcèle en lui téléphonant le jour et la nuit. Voilà l’une des fausses pistes du scénario puisqu’en réalité c’est l’adjointe du collège qui est à l’origine de ces appels anonymes…Pourquoi ? Parce qu’elle a le béguin. Etrange mais passons. Quand les lumières de la ville et des habitations grésillent et s’éteignent brutalement, nous pensons comme le professeur que ces phénomènes sont dus aux pouvoirs surnaturels des élèves. En fait, ces dysfonctionnements lumineux sont dus à l’activité de la centrale électrique aux abords de la ville. Tout ce qui peut paraître surnaturel ou fantastique est remplacé par des explications totalement réalistes.

*Des élèves déroutants*

Le personnage qui nous a le plus marqués est sans conteste celui d’Apolline. Le jeu de l’actrice donne l’impression qu’elle est bien mature que tous les autres et surtout qu’elle n’a pas du tout 14 ans. Elle semble même un peu possédée – les cheveux longs noirs et le regard hagard peuvent faire penser à d’autres personnages de films d’horreur -. Certains d’entre nous, plus tentés par le fantastique, penchent pour l’hypothèse suivante : peut-être que l’intelligence extraordinaire d’Apolline va de pair, chez le personnage, avec la perte de son âme ? D’autres ont trouvé ces élèves un peu trop méchants et parfois invraisemblables. Toutefois, l’inversion du rapport de force entre les bourreaux et les victimes a été appréciée : les élèves excellents, certes moqués, prennent parfois le pouvoir et arrêtent de subir. Enfin, cette petite bande d’élèves nous a parfois fait rire. Quand ils remettent en cause le statut social de leur enseignant, quand ils questionnent ses compétences ou encore quand Dimitri s’invite à la fête des professeurs, boit une bière et propose à Monsieur Hoffman avec hauteur de lui en payer une, nous avons eu le sourire aux lèvres : une telle audace nous est un peu étrangère…

*Une véritable descente aux enfers*

On suit le parcours de Pierre Hoffman, le professeur de français de la classe, remplaçant un collègue qui a tenté de mettre fin à ses jours en plein cours. De l’inquiétude, il passe à la paranoïa assez rapidement. C’est aussi ce qui le rend attachant. On le sent déraciné, isolé. Nous avons apprécié le traitement subtil de son homosexualité par un jeu de regards appuyés et de répliques implicites. De plus, ses cauchemars se transforment en rêves éveillés : ses craintes au sujet des élèves se vérifient. Il les épie et fait d’eux une véritable obsession, qui nourrit aussi le suspense du film. Quand Hoffman découvre la boîte de DVD enterrée par ses étranges élèves, on a tout comme lui envie de savoir ce qu’ils contiennent et dès le premier visionnage, on veut savoir la suite. Et c’est là que le film bascule…Ces DVD amènent brutalement la prise de conscience et nous donne une autre vision du monde. Les élèves se filment et ajoutent à leurs films des rushs trouvés sur Internet aux contenus choquants (scènes d’abattage d’animaux notamment…). Bref, le message est clair : l’Homme agit mal avec l’environnement. Et plus les DVD défilent, plus c’est dur. Les choses empirent : on passe du mauvais traitement des animaux à l’idée du suicide de la jeunesse. Encore une fois, le message est clair : ces jeunes nous disent : A quoi bon vivre dans un monde que nos aînés ont façonné sans réfléchir et qu’ils ont voué à la destruction ?
Et que dire de la présence des cafards ? Un puis dix puis trente…Ce n’est pas seulement lié au sujet de la thèse du professeur Hoffman, d’après nous (Kafka, auteur hongrois dont l’une des œuvres, intitulée La Métamorphose, évoque le cafard). Comme dans les récits bibliques, ces insectes annoncent la fin d’un monde, annoncent la catastrophe, annoncent l’Apocalypse.

*Une fin qui surprend*

Certains d’entre nous ont été déçus par la fin du film, mais d’autres ont adoré. Le retournement de situation a séduit : les élèves ont finalement renoncé au suicide collectif mais ce qu’ils ont tant redouté se produit. L’usine explose et leur fin est proche. Quelle ironie du sort ! Finalement, la mort est une évidence, depuis le début. Le plus perspicace d’entre nous y a vu une application de la fameuse loi de Murphy : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal. » Les plus sensibles ont apprécié le plan sur la main du professeur saisissant la main d’Apolline : une façon de se joindre à eux, enfin, de demander pardon également, puisqu’il fait partie de la génération de la destruction -même s’il se déplace à vélo- ou encore de s’excuser de comprendre trop tard. Le plan sur le groupe soudé, au ralenti, avec à l’arrière-plan l’agitation de la foule, effrayée par l’explosion, est poétique et émouvant (notre professeur a pleuré !).

Finalement, pour résumer, L’Heure de la sortie de Sébastien Marnier est un film que nous conseillons. Il est même urgent de le voir parce qu’il nous ouvre les yeux, en mêlant les tons sérieux et comique (que dire de l’adjointe qui se fracasse la tête contre le miroir ?). Ce film s’appuie sur une bande originale envoûtante, angoissante qui force la prise de conscience.

Une question reste en suspens pour l’un d’entre nous, facétieux : Qui a volé l’ordinateur du professeur (avec les sujets du brevet à l’intérieur, très certainement !) ?
2019/04/03 12:34 #2018-lheure-de-la-sortie-55
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
L'Heure de la sortie est un thriller dramatique réalisé par Sébastien Marnier. Ce film nous plonge dans la vie d'un professeur de français qui vient remplacer l'ancien enseignant de français de la 3°1 qui s'est suicidé en sautant par la fenêtre en plein cours.

Dès le début du film, nous sommes plongés dans une ambiance glauque et dérangeante qui s'accentue tout le long du film. En cause, un groupe d'élèves intellectuellement précoces aux comportements très étranges. Leur attitude va forcer le professeur à les observer de très près jusqu'à le rendre paranoïaque. Les gros plans sur le soleil éclatant rendent l'atmosphère lourde et étouffante et même un peu surnaturelle. Mais le réalisateur nous met sur une fausse piste : les adolescents, très matures pour leur âge se sont rendu compte que nous tuons notre planète.
Ce qui est fort dans ce film c'est que le réalisateur, Sébastien Marnier s'appuie sur des images d'archives plutôt choquantes qui nous montrent plutôt bien l'origine du désespoir de ces jeunes envers l'humanité.
Nous comprenons plus tard que ces jeunes ont prévus un suicide collectif pour montrer au monde comment nous anéantissons notre existence en polluant notre monde.
Grâce à ce film, le réalisateur fait passer un message fort pour la sauvegarde de notre planète, Ce message s'adresse à toutes les générations.
Rémi Larralde 2nd7
2019/04/03 12:38 #2018-lheure-de-la-sortie-56
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
L’Heure de la sortie, est un thriller de Sébastien Marnier.
Pierre Hoffman est un professeur remplaçant et suite à la tentative de suicide de l’ancien professeur de français, il se retrouve à enseigner dans une classe de surdoués, la 3°1. Cette classe se montre très agressive envers lui, surtout un groupe d’élèves. Chaque soir, il reçoit des appels anonymes inquiétants, ce qui le fait entrer progressivement dans une sorte de folie. Chaque événement étrange qui se produit est, pour lui, causé par ce groupe d’élèves. Il tente alors de les suivre et ce qu’il découvre ne le rassure pas du tout.
La paranoïa du héros principal ne fait qu’augmenter tout au long du film. Les coups de fil anonymes et les actes du groupe d’élèves de la 3°1 l’enfoncent dans la paranoïa. Ce groupe d’élèves semble particulièrement attaché à la planète. Ils pensent qu’il n’y a plus rien à faire. Et grâce à de petits clips vidéo inquiétants, ils montrent tous les problèmes de notre monde. Par ailleurs, les élèves de 3°1 sont considérés comme des objets indispensables qui permettent à l’école d’avoir une meilleure réputation. La 3°1 est pour cela rejetée et agressée par les autres élèves qui détestent cette classe. Ils leur reprochent d’être méprisants et de se croire au-dessus des autres. Pour pouvoir retrouver la tranquillité, le groupe d’élèves ne voit plus qu’une solution : le suicide. Ils suivent alors dans ce but une sorte « d’entraînement » afin de ne plus rien ressentir.
Grâce à sa mise en scène, l’adaptation du roman éponyme de Christophe Dufossé, L’heure de la sortie, pointe du doigt la difficulté de vivre dans la société d’aujourd’hui. Par de nombreuses courtes scènes, Sébastien Marnier essaie de montrer plusieurs problèmes de la vie actuelle. Tout d’abord, l’exigence : les élèves sont mis en permanence sous pression juste pour la bonne réputation de l’école. Puis, la jalousie : les autres élèves se sentent délaissés et reportent la faute sur cette classe. Certains élèves « normaux » frappent les élèves de la 3°1. Enfin, les problèmes sur l’environnement qui s’accumulent : la pollution, les abattoirs, les carrières de pierre, l’eau … Bref l’enfer du monde d’aujourd’hui.
La caméra se concentre sur le héros principal et sur le groupe d’élèves. Plus le personnage principal sombre dans la « folie » et plus les élèves semblent tristes et rejetés. Cette mise en scène montre encore une fois que nous ne pourrons pas échapper à cet enfer. Souvent, la caméra s'attarde sur le soleil qui sature l'image, rend le climat étouffant voire oppressant. Les paysages paraissent parfois désertiques, comme pour nous rappeler le réchauffement climatique et laissent apparaître les cheminées d'une centrale nucléaire.
Sébastien Marnier par ce film de genre dénonce la société moderne, l'inconscience des politiques qui ne se soucient pas des attentes des jeunes d’aujourd’hui ni de leur vie difficile de demain. En pleine conscience, certains ne trouvent la solution qu’avec le repos éternel.
Un film prenant, à aller voir.

Benjamin Dezest, 2de7
2019/04/03 17:44 #2018-lheure-de-la-sortie-57
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
ROULIER Manon 2DEM
Lycée AMBROISE CROIZAT

244 Avenue de la Libération,

73600 Moutiers





A Chambéry, Le 25 février 2019



Monsieur Sébastien Marnier,



Je vous écris cette lettre au sujet de votre film « L’heure de la sortie ». Votre film m’a fait l’effet d’un coup de poing que l’on reçoit dans le ventre. Il a mis les mots sur ce que je ressentais à l’égard de notre planète pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le réchauffement climatique est un sujet qui me touche particulièrement et c’est la première fois que je vois un film abordant cette thématique. Le support qu’utilisent les six adolescents est très intéressant : les DVD. En effet, c’est un support original qui matérialise les films, que l’on l’utilise de moins en moins dans notre monde virtuel. J’ai trouvé le procédé utilisé par ces jeunes, très poétique : filmer toutes les étapes menant à leur suicide collectif, mais aussi montrer qu’ils se préparent à ce qu’ils endurent chaque jour. De plus ils expliquent dans ces DVD les raisons de leurs actes à venir. C’est pour cette dernière explication que le film m’a particulièrement plu. Je sais, je me répète, mais c’est vraiment la première fois que je vois un film avec un tel sujet et surtout avec un point de vue auquel je n’ai eu aucun mal à m’identifier. De plus, nous, spectateurs, savons qu’ils pensent qu’il n’y a pas d’espoir pour leur avenir, qu’ils préparent quelque chose. Enfin, le fait que l’on ne connaisse pas leur intention, même si nous avons des doutes, nous laisse en haleine jusqu’à la fin du film.

Comme petit bémol, je noterais les sons d’ambiance qui font ressortir le côté thriller du film mais qui, au bout d’un moment sont agaçants. Effectivement, grâce au son, on se met dans la peau du personnage, joué par Laurent Lafitte, et on ressent cette ambiance lourde, pesante. Néanmoins, je les trouvais trop forts et très stridents. Par contre, j’ai trouvé qu’il manquait de la musique à ce thriller. Je pense qu’il aurait pu y avoir des mélodies inquiétantes pour rester dans l’esprit de ce long métrage. Néanmoins, beaucoup de détails du film ont fait leur effet. Effectivement, les cafards, les lampadaires qui tombent en panne, les chats… ont réussi à me mettre mal à l’aise et cela me rapprochait plus de la paranoïa du personnage principal.

Ce film exprime aussi une réalité vécue par des surdoués. J’ai trouvé très juste que l’histoire gravite autour de ces six adolescents en phase avec notre monde. Effectivement, ils n’ont pas des caractères très courants mais c’est peut-être pour cela que je les ai trouvés finalement attachants. Il y a quand même quelque chose que je n’ai pas trop compris. Pourquoi testent-ils leur résistance à la souffrance jusqu’à parvenir à des fins dangereuses ? Lorsque j’ai posé cette question à mes camarades, ils m’ont répondu : « C’est pour s’entraîner à ne pas montrer qu’ils souffrent, pour paraître plus solides aux yeux de leurs agresseurs. » Après réflexions, je trouve toujours ce comportement étrange. Je ne comprends pas que l’on puisse s’entraîner à souffrir. Néanmoins, je trouve que ces comportements accentuent le fait que ce sont des adolescents spéciaux. Ensuite, j’ai réfléchi sur le fait que des enfants surdoués se fassent harceler par leurs camarades et je pense que cela en dit long sur notre société. Effectivement, les personnes dites « bizarres » ne sont pas intégrées comme les autres. Néanmoins, certains peuvent, comme nos adolescents, se comporter de manière hautaine avec autrui, comme s’ils se sentaient supérieurs alors que nous sommes censés être égaux. Je pense que ce n’est pas la solution pour se faire accepter dans un groupe, comme le fait Apolline : prendre les gens de haut. J’en suis donc arrivée à la conclusion que des efforts devaient se faire des deux côtés.

Il me tarde maintenant de parler de la fin du film et du titre qui, pour moi, sont liés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à voir la centrale nucléaire exploser. Pourtant c’est un risque qu’on ne peut ignorer quand on habite près de ce type d’installation. De plus, tout au long du film, lorsque Laurent Lafitte rentre chez lui en vélo, nous voyions souvent cette dernière en arrière-plan. Était-ce un indice ? Était-ce ce que les adolescents avaient prévu ? Enfin, j’ai trouvé le titre très insignifiant dans un premier temps puisque je pensais à la sortie des cours scolaires, mais lors de la scène finale, pour moi, il a pris tout son sens. Je l’ai interprété de cette manière : après une tentative de suicide mûrement réfléchie et interrompue par leur nouveau professeur principal, pour eux, le moment de sortir du tableau est arrivé. C’est donc l’heure de la sortie !

Pour conclure cette lettre, merci d’avoir réalisé ce long métrage et de m’avoir fait réfléchir sur notre monde actuel.

Cordialement



Roulier Manon ( 2eDEM, lycée Ambroise Croizat)

2019/04/03 18:00 #2018-lheure-de-la-sortie-58
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
LEFRANCOIS Emma
2 DEM

Et le doute nous a submergée !

L'heure de la sortie est un thriller de Sébastien Marnier. Il conte l'histoire de Pierre, un professeur de français qui va faire son entrée dans le collège Saint Joseph, suite au suicide de son prédécesseur. Il va alors faire la connaissance de la 3ème1, une classe dont il va devenir le professeur principal, mais surtout une classe de surdoués qui vont mettre le professeur mal à l'aise dès les premiers instants. Pierre va alors tenter de les aider, sans se douter de l'importance de leurs secrets.

Notre avis sur ce film est très partagé.
Tout d'abord, l'un de ses aspects en particulier nous a énormément plu : le thème de l'écologie. Il est le cœur de ce long-métrage, ce pourquoi les six élèves de la 3ème1 se sentent entièrement exclus de la société. Ce film essaye de nous faire réagir sur l'impact de chacun de nos gestes sur l'environnement et sur l'effet néfaste de tout ce qui a déjà été fait. Nous avons trouvé que le message était d'ailleurs très bien divulgué. De plus, nous avons aimé la mentalité de Pierre. Celui-ci se rend immédiatement compte que malgré le fait que sa classe principale soit une classe d'élite, les élèves qui la composent sont tout de même être préoccupés par autre chose que les notes. De ce fait, il va dès les premiers instants vouloir aider ces adolescents peu communs. De plus, il ne comprend pas que les autres professeurs et adultes du collège ne fassent rien pour les intégrer dans l'établissement.

Certains aspects de ce film nous ont, au contraire, tout à fait déplu. Par exemple, nous n'avons pas aimé la mentalité de certains collégiens. En effet, les surdoués se montre hautains envers les autres élèves du collège et ceux-ci qui ne supportent pas leur différence les mettent à part et sont même prêts à utiliser la violence pour faire entendre leur mécontentement. De plus, les six élèves de la 3ème1 sont pessimistes quant à l'avenir de la planète. C'est également un point qui nous a déçue. Nous aurions pensé qu'ils mettraient en place des actions afin de faire de la prévention et des manifestations pour sauver la planète. Ils auraient permis au monde et notamment aux adultes de se rendre compte des dégâts causés par l'utilisation du pétrole, par la pollution des gaz à effet de serre, afin que le monde entier puisse voir que certains actes ont un impact sur l'environnement. Mais non, au lieu de cela, ils préfèrent penser que la vie sur Terre ne sera jamais assez bien et que toute action pour sauver notre environnement est réduite au néant.

Pour finir, il y a plusieurs points qui restent pour nous un mystère. Le fait par exemple que le professeur de français se suicide devant ses élèves au début du film. Cela a suscité plusieurs questions qui sont restées sans réponse. De plus, les six adolescents ont des rituels dont la compréhension nous a échappé. En effet, nous avons l'impression qu’ils essayent de s'adapter à la douleur, mais pourquoi ? Est-il réellement nécessaire de se torturer pour comprendre le monde dans lequel on vit ?

Nous recommandons ce film à des écologistes en herbe, mais celui-ci n'est absolument pas adapté à des enfants. Bon visionnage !
LEFRANCOIS Emma
2 DEM, lycée Ambroise Croizat, Moûtiers
2019/04/03 18:15 #2018-lheure-de-la-sortie-59
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Le professeur est préoccupé par les élèves qui eux le sont pour la planète

« L'heure de la sortie » est un film réalisé par Sébastien Marnier, sorti le 9 janvier 2019. C'est un film français avec comme acteur principal, Laurent Lafitte qui joue le rôle de Pierre Hoffman.
Pierre Hoffman, professeur remplaçant de français, intègre le collège Saint Joseph dans une classe de surdoués. Il découvre une activité suspecte chez six élèves de la classe. En les suivant un soir, il trouve qu’ils cachent, dans une boite, des DVD sur le manque de respect envers la planète. Chaque jour il reçoit des appels anonymes et silencieux, il en accuse ses élèves. Il se retrouve dans un état de dépression et devient fou.

Le titre de ce film peut être interprété de différentes manières. Premièrement, avant d'avoir vu le film, on peut penser qu'il y a un rapport avec la sortie des élèves de troisième suite au brevet. Mais, après avoir vu le film, on pense que le titre a plusieurs sens et pas seulement celui cité ci-dessus. Les deux interprétations que l'on envisage sont en rapport avec l'activité néfaste des Hommes sur la planète. Durant le film, il y a un passage où l'on voit les cinq élèves voulant se jeter dans une carrière pour se suicider : c'est alors que nous avons pensé que le titre reflète la sortie de ces six élèves de la vie, car le monde doit changer. Grâce aux DVD créés par les jeunes, on déduit un autre sens du titre, celui de la fin de l'humanité, en montrant la dégradation du monde à cause des activités nucléaires.
Dans son film, Sébastien Marnier dénonce certaines activités qui sont néfastes pour la planète et l'environnement. Ce message important est passé par les montages vidéo des six élèves que Pierre Hoffman suit. Dans ces vidéos, il y des images montrant la pollution des espaces naturels par des déchets. Il y a aussi des images de centrale nucléaire d'où sort de la vapeur de gigantesques cheminées, sous forme de gros nuage blanc. On voit des animaux en train de se faire tuer et égorger dans un abattoir, ce qui montre la cruauté et le non-respect des humains envers les animaux.

Nous trouvons que les douze acteurs de cette classe de troisième jouent bien le rôle d'élèves surdoués jusqu'à en faire ressortir le cliché. Ils s'isolent, se disputent en contredisant les autres élèves.
La scène du lac est très importante car c'est la scène qui résume, grossièrement, le film. C'est l'endroit où Pierre Hoffman se détend tous les soirs après les cours, mais c'est aussi l'endroit où se passe la scène finale.
Toutes les scènes où Pierre Hoffman est sur son balcon, quand les lampadaires s'éteignent et que les six enfants s'approchent en le fixant... sont très bien réussies car elles sont bien réparties dans le film. On se pose toujours une seule et même question : que va-t-il se passer ? La mise en scène et la musique nous tiennent en haleine durant tout le film.

Les humains ne prennent pas la planète à sa juste valeur.

Florent Noël 2DEM
2019/04/03 18:33 #2018-lheure-de-la-sortie-60
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
L’Heure de la sortie, un message et un secret.

Un film de Sébastien Marnier

Réalisé en 2018

Pierre, professeur suppléant, vient remplacer un professeur qui s’est suicidé devant ses élèves.
Cette classe a les meilleures notes de l’académie mais ces élèves ne se sont pas comme les autres, surtout six qui forment un groupe très spécial. Ce groupe teste ses limites et cache un sombre secret. Le professeur va essayer de le découvrir.


Le réalisateur du film a voulu par le biais des six élèves nous faire passer un message. Il nous montre le monde d’aujourd’hui qui sombre dans la pollution. Ces six élèves jouent très bien leur rôle d’adolescents qui découvrent le monde, un monde détruit que leur laissent les adultes. Ils voient que le monde ne peut être sauvé et que l’humain est cupide et destructeur. Ils créent donc des CD où ils sauvegardent tout ce qu’ils filment.
Ce groupe d’adolescents teste ses propres limites comme leur capacité à rester en apnée, leur confiance entre eux dans des situations difficiles où ils sont confrontés à la peur, comme la scène dans la carrière où ils se suspendent dans le vide.
Toute l’histoire tourne autour du message que veut faire passer le réalisateur et du secret des élèves. En effet les nombreux passages où on voit la centrale nucléaire proche des habitations conforte ce message de pollution et maintient une ambiance inquiétante. Cette centrale va jouer un rôle important tout le long du film, mais aussi sur le secret des élèves. La dernière scène du film montre une catastrophe à la centrale nucléaire et on peut se demander si les élèves ont une part de responsabilité dans cette explosion et si ce n’est pas leur secret.
La musique aussi a une place importante car elle consolide l’intrigue du film avec un son fort qui rend l’ambiance inquiétante.
Il y a un très bon jeu d’acteurs dans ce film, par exemple les adolescents qui jouent les six élèves jouent très bien les élèves modèles qui savent tout et qui osent se rebeller face à leur professeur.
Ce film a une particularité qui me plaît car il ne se termine pas comme les autres films sur une vision positive mais il se conclut par une vision pessimiste et une fin qui reste en suspens.


Enfin ce film est très étrange et il peut choquer le spectateur la première fois. La musique par exemple est très forte, pas très agréable, ce qui empêche à mon goût d’apprécier l’œuvre telle qu’elle est.
Les personnages sont très bien joués par les acteurs mais ne sont pas très réalistes, selon moi : ils sont très perturbés comme la secrétaire qui harcèle Pierre au téléphone ou qui se frappe la tête contre le miroir.

En conclusion ce film est prenant et nous laisse percevoir un message sur notre société d’aujourd’hui.

Louna Broche , 2DEM ( Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers)
2019/04/03 21:19 #2018-lheure-de-la-sortie-61
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
L’heure de la sortie
Film de Sébastien Marnier

Un film intrigant, oppressant et étrange…
Une salle de classe, des élèves concentrés sur un devoir sur table. Il fait très chaud. Au fond de la salle l’enseignant ouvre une fenêtre, il monte sur une chaise et saute. Le plan suivant le montre, en plongée, écrasé au sol. Les élèves se précipitent à la fenêtre, bientôt seuls six d’entre eux restent à observer la scène sans manifester d’émotions. C’est ce groupe particulier, deux filles et quatre garçons, que nous suivrons.
Pierre Hoffman (Laurent Lafitte) est nommé en remplacement au collège Saint-Joseph, établissement privé qui accueille une classe d’enfants intellectuellement précoces, la 3e 1. Le premier contact est froid et hostile dans une extrême politesse. Très vite les compétences de l’enseignant sont remises en cause, on en arriverait presque à un renversement des rôles. Toute tentative pour établir un contact empathique, surtout avec le groupe des six élèves, est rejetée. Un sentiment de malaise s’installe. Ce groupe semble fonctionner selon ses propres règles, communiquer par télépathie. Pierre, intrigué, commence à les suivre après l’heure de la sortie. Tout comme lui nous ne comprenons pas ce que ces jeunes préparent. Ils se mettent volontairement en danger, est-ce une conséquence de leur précocité intellectuelle ? Puis, peu à peu, la vie de Pierre est troublée, les cauchemars se confondent avec la réalité…
Sébastien Marnier introduit par touches un malaise grandissant. Il sème quelques indices dont la signification n’est donnée que lors du dénouement. Plusieurs plans de soleil écrasant dans un ciel bleu, images de catastrophes écologiques, musique électronique devenant stridente, …Tout concourt à renforcer le malaise. Thriller à la limite du fantastique, ce film emporte le spectateur.

Seconde 3 - LPO Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne 94
2019/04/04 09:56 #2018-lheure-de-la-sortie-64
Lycée Jean Calvin, Noyon, académie de Amiens
La vérité sort toujours de la bouche des ados !
L’heure de la sortie, film dramatique et mystérieux réalisé par Sébastien Marnier, débute par le suicide d’un professeur dans une classe de collégiens surdoués. Leur comportement est étrange, ils pratiquent des activités « louches » aux yeux du remplaçant interprété par le troublant Laurent Lafitte. Ces adolescents semblent hautains, insolents à tel point que se noue entre le professeur et les élèves une relation conflictuelle et inquiétante. Hors du cours, ils s’infligent des blessures et se réunissent en secret comme une secte. Progressivement l’enseignant devient obsédé par ses élèves et se met à les espionner pour comprendre leur mystère. Harcelé par des appels téléphoniques anonymes, il est convaincu que le coupable est un des jeunes gens issus de sa classe si particulière. Le spectateur se demande alors qui est le plus fou ?
A partir de cette situation d’étrangeté, le réalisateur ouvre une réflexion sur la question du mal être adolescent. Les vidéos qu’ils tournent sur les « jeux » auxquels ils se livrent dans une carrière abandonnée en est le témoignage : leur but final est d’aller au-delà de leur capacité physique à travers des défis et des challenge qui consistent à dépasser leurs limites en frôlant la mort. Ils s’imposent des mutilations atroces comme pour s’entraîner à ne plus ressentir la douleur afin de ne plus avoir peur face au destin tragique qui les attend. Selon eux la survie de l’humanité est menacée d’extinction par les catastrophes climatiques, la torture animale les guerres, la surconsommation industrielle, la pollution, la menace nucléaire.
Néanmoins, malgré la gravité des thèmes abordés, le réalisateur choisit une forme cinématographique divertissante en jouant sur les codes du film d’épouvante, notamment à travers la présence d’une musique inquiétante pour souligner la peur progressive du professeur. Le mystère s’accroît avec des phénomènes étranges qui se produisent dans son appartement la nuit : l’apparition d’insectes dans la salle de bain, la disparition de son ordinateur personnel, les appels anonymes. Autre point fort de cette œuvre, ce sont les acteurs qui interprètent les adolescents : ils sont convaincants par leur apparente impassibilité et par leur froideur angoissante. Même le collège où se déroulent de nombreuses scènes de l’intrigue finit par ressembler à un château hanté car le cinéaste le filme longuement en contre-plongée donnant ainsi la sensation au spectateur d’être écrasé.

Il s’agit donc d’un film surprenant, captivant qui joue constamment sur nos nerfs en nous proposant un dénouement pessimiste et spectaculaire…Notre réflexion est aussi stimulée par la dénonciation des comportements humains et sociaux qui peuvent nous conduire à la destruction. Cette œuvre cinématographique invite les adolescents que nous sommes à réagir et à changer le monde avant qu’il ne soit trop tard !
Critique collective de la classe de 27 (lycée Jean Calvin à Noyon).
2019/04/04 14:32 #2018-lheure-de-la-sortie-65
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Habitué des sujets délicats : Sébastien Marnier et la prise de conscience.


Sébastien Marnier a l’envie de transmettre des messages sur des sujets qui nous concernent tous. L’exemple le plus simple est celui de sa série d’animation Salaire net et monde de brutes, adaptée d’une bande dessinée qu’il avait lui-même scénarisée avec Élise Griffon et ses dessins. Ne serait-ce que le titre, cette bande dessinée porte sur notre société, les problèmes de cette dernière. Cette BD a été réalisée sur un ton humoristique : on s’en rend énormément compte avec le jeu des acteurs dans la série. Là se passe quelque chose de bien différent : L’heure de la sortie a été tourné pour choquer et je dirais même faire peur au spectateur.

Notre société est en déclin, nous sommes au courant de ce détail mais personnellement, en tant qu’humain, exactement comme vous, je n’ai pas vraiment l’impression que cela soit un problème aussi énorme que cela, nous y prêtons peu attention ou du moins pas assez. Ce chef-d'œuvre qu’est L’heure de la sortie est un rappel à l’ordre. Cette classe de collégiens surdoués prépare quelque chose de très spécial, de très troublant pour le spectateur, on assiste à des scènes très dures à voir comme une vidéo d’un homme tranchant la gorge d’une vache dans un abattoir, dans une autre, il s’agit d’un oiseau coincé dans du plastique à la plage, d’autres montrent la pollution, les catastrophes causées par l’Homme et tout ce qui peut faire croire à un déclin de l’humanité.

L’histoire de ce film étant une adaptation du livre de Christophe Dufossé, il a quelque chose en plus : des images. Je parlais précédemment des extraits choquants, ils font peur au spectateur, et c’est ce qu’un livre ne peut pas faire : toucher directement le spectateur en lui montrant quelque chose et en lui faisant écouter cette même chose. Ici nous retrouvons directement la puissance de ce qui veut être dénoncé, et c’en est touchant, le spectateur est pris par les sentiment et a envie de sauver cette vache qui va mourir, il a envie qu’il n’y ait plus aucun déchets sur cette plage, envie de changer tout ce qui ne va pas sur Terre.

L’une des autres forces du film c’est que Sébastien Marnier se sert de la fiction pour amener la réalité. L’histoire de L’heure de la sortie n’est jamais arrivée, mais quand on se rend compte des raisons pour lesquelles cette classe de surdoués est en train de tourner à la folie, on commence à devenir fou à notre tour, à se dire qu’ils ont raison de faire ces folies. Si notre société ne connaissait pas tous ces extraits vidéos et ces images, le public ne sortirait pas de la salle de cinéma la boule au ventre et un goût amer à la bouche : là, sur l'écran, c’est ce que l’humanité a provoqué, ce que vous et moi avons créé ou ce à quoi nous n’avons pas mis fin.

L’heure de la sortie est un bon film, les acteurs ont été bien choisis pour leurs rôles, le cadre l’est lui aussi : on se trouve dans une nature paradisiaque où tout semble bien aller alors qu’à quelques kilomètres se trouve une centrale nucléaire qui va venir détruire cette nature. L’histoire de ce film est intrigante et donne envie au spectateur d’en voir plus, et le message que Sébastien Marnier a voulu transmettre a très bien été compris. Pour mon expérience, je vous avoue avoir eu un mal très extrême à regarder le film jusqu’au bout, et pour cause, il est fait pour qu’on se sente mal après l’avoir vu, pour qu’on se remette en question et qu’on change sa façon de vivre, qu’on change nos mauvaises habitudes, mais surtout, pour qu’on devienne meilleurs pour le futur.

Loup Van Cauwelaert
2019/04/04 22:58 #2018-lheure-de-la-sortie-66
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
L'heure de la sortie par Rose

Remise en cause écologique dans une atmosphère énigmatique

Pierre Hoffman (au patronyme ô combien éloquent!), un professeur suppléant, arrive dans un collège réputé. Il va entrer dans un monde à l'atmosphère pesante et intrigante. Les élèves qu’on lui confie, sont une classe de troisième à « haut potentiel » mais le comportement de six d'entre eux est progressivement inquiétant et entraîne ce professeur à la limite de la paranoïa. Il devient littéralement obsédé par ces élèves et cherche à comprendre leurs activités douteuses en dehors du collège. Du suspense au fantastique, de la curiosité à la remise en question, ce film nous apporte une réponse sur la perception de la vie et bien plus...

Après avoir démontré ses talents pour la poésie décalée centrée sur la folie humaine et l'angoisse dans Irréprochable, cette fois le réalisateur Sébastien Marnier ne se concentre pas que sur une seule thématique mais explore également le problème environnemental en jouant avec le registre fantastique.

L'heure de la sortie nous plonge dans une atmosphère pesante dès la chute du professeur de français en plein cours et la réaction étrange d'un groupe d'élèves, les 6. Ce sont eux, les éléments tant incompris et mystérieux qui vont susciter l’intérêt de Pierre. Ce groupe, ces six compagnons, semble uni et inséparable. Pourtant l'adulte va rapidement découvrir une violence anormale entre eux. Pourquoi paraissent-ils si insensibles et graves ? Si cette bande nous captive autant c'est surtout grâce au talent naissant de trois d'entre eux : Luàna Bajrami d'une magnifique froideur, Victor Bonnel glaçant mais réfléchi puis Thomas Guy d'une fragilité subtile. De jeunes talents au haut potentiel cinématographique c’est certain.
La relation entre Pierre et ce groupe remet en question la place du professeur dans l'éducation et nous plonge dans un malaise saisissant.

Les personnages accompagnent le climat incertain du film et montrent des adultes de l'établissement plus dérangés et déjantés que les élèves eux-mêmes. Les enfants sont ceux qui font la morale, qui dominent les adultes tout au long du film quitte à humilier M. Hoffman, intellectuellement inférieur à eux. Pierre Hoffman est un homme incomplet, plongé dans un entre-deux : pas vraiment adulte ni adolescent en train d'écrire une thèse interminable sur Kafka (auteur ô combien signifiant également!) et incertain jusque dans sa vie intime puisqu’il ne s’autorise rien. Son enquête rythme sa vie et l'entraîne dans une folie paranoïaque. Cette paranoïa nous fait perdre la réalité et nous finissons par douter de la réalité lorsque le réalisateur nous fait entrer dans l'imagination de Pierre. Est-il victime des faits de la bande ou de sa propre folie ? Sébastien Marnier revient aux origines mêmes du genre fantastique dans sa définition la plus juste.
Le film reste dynamique grâce à plusieurs figures telles que Gringe dans le rôle simple mais efficace d'un prof enjoué profitant de la vie, Emmanuelle Bercot, actrice reconnue interprétant une prof de musique à vif ou encore la proviseure adjointe notamment mémorable dans la scène surprenante du miroir qui nous rappelle que la folie est partout et que les adultes sont plus naïfs ou irresponsables que les élèves. En effet, les six électrons libres de la troisième 1 sont bien responsables à leur manière mais incompris par tous ces représentants de l’éducation et de l’autorité, aussi se sont-ils forgés eux-mêmes leur propre système de valeurs et leur propre morale.

Le décor crée un décalage entre la ville et un lac où les gens viennent se baigner avec une vue sur la centrale nucléaire à quelques kilomètres de là. Pourtant tout est présenté comme un lieu d'une grande banalité avec une école, des habitants sortant prendre du bon temps et des champs de culture (qui sont un clin d’œil à la situation écologique dans l'agriculture). Des indices climatiques s'ajoutent à ce regard visionnaire avec la chaleur étouffante et pesante (signe du réchauffement?) puis une tombée de grêlons imprévisible (preuve du fameux dérèglement ?). Puis des pannes de courant angoissantes nous laissent d’abord croire à un ressort fantastique avant de s’avérer a posteriori un véritable élément proleptique du dénouement du film.
Le caractère énigmatique des vidéos retrouvées par Pierre et les actes risqués, mortifères, des 6 jeunes gens, tiennent le spectateur en haleine et montrent également que la jeunesse est capable d'avoir la conscience cinématographique des images, aussi choquantes soient-elles !

Venez vous plonger dans le monde frissonnant de Marnier et ressortez pleins de questions...
2019/04/04 22:59 #2018-lheure-de-la-sortie-67
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film : « L'heure de la sortie » par Amélia


Un thriller à la hauteur !


Comment réagiriez-vous face à des adolescents au comportement plus qu’étrange, pour ne pas dire effrayant? Les laisseriez-vous faire ? Ou tenteriez-vous de percer à jour leur secret? C'est ce que va essayer de faire Pierre, un prof suppléant d'une quarantaine d'années, incarné par un Laurent Lafitte magistral (c’est le cas de le dire!), en intégrant le prestigieux collège de Saint Joseph et en devenant le professeur principal d'une classe d'élite, la 3ème1. Sur douze élèves, la moitié d'entre eux paraît différente des autres, des élèves particuliers mais surtout intrigants. Ils agissent comme si la fin du monde allait leur tomber dessus ou comme s’ils fomentaient un événement inquiétant!
Alerté par le comportement de ces élèves après le suicide de leur ancien enseignant, Pierre les surveille de près car il sait que ces six élèves cachent quelque chose d'énorme et qu'ils prévoient un je-ne-sais-quoi de terrible ... Ce collège n'est pas celui que l'on croit, et ses élèves ainsi que ses enseignants ne sont pas ce qu'ils paraissent.

Sorti en 2019, le réalisateur, Sébastien Marnier, fait passer sa vision du monde d'aujourd'hui à travers ce film plus troublant qu'il n'y paraît et qui dépasse les lois du film de genre. Un prof paranoïaque, des adolescents angoissants jusque dans leur façon de marcher, de regarder, de parler, des idées noires, mélangez le tout et vous obtiendrez leur secret ! Un secret si noir que vous ne vous y attendez même pas ! Entre rituels étranges, comportements incompréhensibles, Pierre va mettre sa vie en danger pour eux.
Des images d'archives et des extraits de certains reportages vraiment choquants sont omniprésents dans ce film pour refléter cette sombre réalité, notre réalité...des images qui resteront gravées dans notre esprit pour nous rappeler sans cesse que ce que l'on fait à la planète nous détruit en plus de la démolir ! Une visée écolo inattendue mais qui sonne très juste à l’heure, non de la sortie mais des fameuses « marches pour le climat » . Le titre du film donne tout son intérêt à la fin, nous comprenons ce que signifie « L'heure de la sortie ».

« L'heure de la sortie » est le second film de Sébastien Marnier - une adaptation du roman éponyme de Christophe Dufossé, paru en 2002 – après « Irréprochable » son premier film sur les écrans en 2015, avec une trame de la même veine : une femme prête à tout pour récupérer sa place dans son ancienne ville, où elle travaillait comme agent immobilier. Une femme mystérieuse et prête à tout comme ces six élèves pour se faire entendre.

Venez découvrir ce film qui a le pouvoir de nous remettre en question sur la condition planétaire !
2019/04/04 23:00 #2018-lheure-de-la-sortie-68
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film « L'heure de la sortie » par Théo

A quelle heure sortiriez-vous ? Un thriller angoissant du début jusqu'à la fin.
L'heure de la sortie est un film réalisé par Sébastien Marnier sorti en 2018. La tête d'affiche se nomme Laurent Lafitte de la Comédie française, accompagné d’Emmanuelle Bercot ou encore Gringe.
Pierre, un enseignant suppléant, se retrouve à devoir enseigner à une classe de 3ème expérimentale composée de douze enfants surdoués après le suicide de leur prof. Sa venue est mal vue et il va le ressentir. Au fur et à mesure, il se doute que quelque chose se trame et il va vite s'apercevoir de la réalité.
C'est un thriller angoissant du début à la fin. Rien que le choix de la musique « Zombie zombie » laisse penser à un film de zombies. Et justement, les adolescents du film marchent tout doucement comme des zombies ce qui donne un aspect horrifique. En effet, le réalisateur s'est servi des films de zombies pour chorégraphier les mouvements des enfants. Pour ce qui est du rôle de Pierre, le réalisateur s'est inspiré du film Répulsion. Tout au long du film, on peut suivre le quotidien de ce professeur que l'on va voir presque sombrer dans la folie, la paranoïa. Les cafards dans la baignoire puis dans le lavabo, le vol de son ordinateur, les coupures de courant, les appels téléphoniques mystérieux où personne ne répond... cette folie s'installe durant tout le film. La vie de Pierre se dérègle totalement, c'est une sorte de lent empoisonnement. Les jeux de lumière accompagnent sa chute. Au début du film nous pouvons voir un soleil éblouissant et plus on avance dans ce long-métrage ténébreux, la lumière diminue ce qui donne à la fin une dimension d'horreur où la scène qui va rapprocher les enfants et le professeur se déroule en pleine nuit. Plus il sombre et plus l’image est sombre !
Au niveau des décors, l'appartement de Pierre semble tout à fait normal tout comme la maison d’Apolline, l'une des adolescentes. En revanche, le collège Saint-Joseph où se déroule le principal de l'action est assez terrifiant... la croix du Christ est présente un petit partout dans ce collège catholique, et lors des plans larges, on a l'impression que le collège est un château ou un manoir où rien n'a l'air normal.
Le tournage est quant à lui très intéressant avec par exemple dans le début du film un couloir sombre où il n'y aucun mouvement ce qui reprend les codes d'un film d'horreur avec le panneau « sortie de secours » comme si le spectateur comme les personnages était coincé dans un monde étrange où rien ne va finalement, où les personnages sont tous plus fous les uns que les autres, jusqu’aux travellings qui suivent de manière déroutante tous ces personnages étranges.
Le film a aussi une ambition polémique, les adolescents dénoncent les impacts environnementaux que produit l'homme (les océans remplis de bouteille en plastique, ce qui se passe des les abattoirs …beaucoup d’images d’archives collectées parce qu’elles ont choqué les 6 collégiens et qui, par ricochet, affecteront inévitablement le spectateur !

Tout cela donne enfin un bon thriller français comme il en manque depuis La French en 2014. Un conseil pour voir ce film ? Ne soyez en aucun cas cardiaque.
2019/04/04 23:00 #2018-lheure-de-la-sortie-69
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Calypso
Critique du film L’heure de la sortie
Est-ce sa nature curieuse ou un étrange lien qui les unit qui pousse Pierre à enquêter sur ses élèves ? Arrivé à la suite du suicide devant les yeux de ses élèves de leur ancien professeur, Pierre quadragénaire enseignant le français prend la responsabilité d’être le professeur principal des 3°1, meilleure classe de l’académie. Déterminé à finir le programme et bien préparer ses nouveaux élèves au brevet malgré les derniers évènements traumatisants, il essaie de s’adapter à leur mode de travail. Pierre est frappé par l’arrogance qui s’échappe de certains de ses étudiants et de la soumission de ses collègues face à eux. Le génie de ces collégiens mérite-t-il autant de laisser-aller ? d’estime de la part du proviseur ? Spectateur, on ressent l’incompréhension du nouveau professeur face à l’attitude de ses collègues soumis et du comportement de six collègiens. Pierre surprend les petits jeux des adolescents durant leur temps libre, comme se tabasser mutuellement ou quasiment noyer leur amie. Quel est le but de ces « jeux » à tendance suicidaire ? Connaissant leur intelligence surdéveloppée, le professeur sait que ce ne sont pas juste des ados influençables essayant les nouvelles « tendances », il sait ‘’qu’ils préparent un coup’’ selon ses mots.
Sébastien Marnier, le réalisateur signe un excellent thriller français en parlant de manière subtile de différents faits de société. Il retranscrit à travers ce film sa vision du monde. Le thriller est selon lui du ‘’fantastique littéraire’’ et il déclare s’être inspiré du Villages des damnés, ou encore de Répulsion du grand Roman Polanski. Pour que le caractère physique des adolescents nous fasse penser aux zombies, il explique qu’ils ont dû travailler pendant 3 mois le rapport à leur corps, comme par exemple pour les déplacements lents faisant référence aux morts-vivants. Pierre qui est professeur remplaçant, n’est pas accompli, il a peur. Peur de finir sa thèse sur laquelle il travaille depuis longtemps. Peur de vivre une histoire, notamment avec son collègue professeur de maths où l’on voit une certaine attirance de sa part. Peur des appels nocturnes qu’il reçoit. On peut constater que Marnier reprend plusieurs codes de l’horreur : les appels le soir, la lumière qui s’éteint, les corbeaux en bruit de fond, la démarche et le visage vide d’expression des enfants. Au fur et à mesure que l’angoisse de Pierre monte, les cafards sont plus nombreux chez lui, l’eau se coupe…. Tant d’éléments où l’on se demande si ses élèves ne sont pas derrière tout ça. De plus, la musique est très angoissante.
Laurent Lafitte nous livre une superbe prestation d’un homme tiraillé entre plusieurs sentiments. La scène où l’on voit son talent est à son paroxysme au moment où il comprend le dénouement de l’histoire et de quoi ils ont tous été dupes.
Ce film bouleversant nous fait réfléchir sur la psychologie des individus et aux conséquences de nos actes qui peuvent être irréversibles. La fin est-elle la véritable « sortie » ?
2019/04/04 23:01 #2018-lheure-de-la-sortie-70
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique sur L'heure de la sortie par Gabin
Être professeur : un métier voué à la paranoïa ?
C'est Sébastien Marnier qui va nous offrir l'opportunité de le savoir. Ce réalisateur prometteur s'est inspiré de films de Polanski comme Répulsion, pour se créer son propre style et trouver sa propre voie. Dans ce thriller il veut traduire une réalité à travers quelque chose qui n'a pas d'emprise sur le réel et le quotidien, ce qui est contradictoire du fait que l'action se déroule principalement dans un collège. Un collège loin d'être banal, puisque Laurent Lafitte dans le rôle de Pierre Hoffman, dans ce film, âgé d'une quarantaine d'années joue les professeurs suppléants, en même temps qu’ il tente d’achever une thèse sur Kafka. Il menait une vie plutôt banale mais il va malgré lui être mêlé à une histoire peu commune.
Venu remplacer un collègue après une tentative de suicide, il devient professeur principal de la classe d’ « élite» de l’académie, une classe composée de 12 élèves qualifiés comme les plus brillants, tout comme le soleil dehors qui ne cesse d'éblouir la caméra et qui forme comme un œil inquisiteur au-dessus d’eux. Des élèves surdoués dans toutes les matière. Mais derrière cet air paisible et inoffensif que proposent les élèves, se cache en réalité une gangrène générée par 6 élèves de cette classe, qui ne cessent de rabaisser et provoquer aussi bien les autres collègiens que les adultes. Sont-ils contre Pierre et le reste du monde ?
Pierre Hoffman se frotte à eux, trouvant troublant le comportement de ces 6 élèves … comme les 6 doigts d'une même main (fantastique évidemment !) car ils font tout ensemble. Leurs gestes, leurs pensées, leurs activités sont identiques…. C’est d'ailleurs un choix du réalisateur qui a privilégié l’ effet « zombie » pour montrer les liens entre les personnages. Pendant ce temps, des nuages commencent à couvrir le soleil. Un après-midi, Pierre, à vélo, croise ces jeunes gens, bien évidemment il les suit et va peut-être regretter son idée. Par ailleurs, nous sommes plongés dans son regard et ne voyons pas la route, ce qui prouve qu'il roule vers l'inconnu sans savoir ce qu’il va découvrir. Après être arrivé à une carrière, il voit les adolescents s'amuser à se frapper pour s'endurcir, monter sur une grue pour sentir monter l’adrénaline. Un comportement tout aussi étrange qui pourrait trouver une explication dans les DVD cachés qu'a trouvés Pierre dans la carrière où étaient les jeunes.
Sur ces DVD on peut voir l'atrocité humaine, telle que des attentats terroristes, des abattages où tous les animaux sont exécutés de sang-froid, la pollution, les catastrophes naturelles, est-ce cela qui pousse ces jeunes vers un but précis mais énigmatiques pour ce qui semblerait être une rébellion. Est-ce vraiment l'idée principale du film, de remettre en cause l'activité humaine ? Je pense.
Pendant ce temps Pierre vit un véritable enfer, entre coups de fil anonymes, de ces mêmes élèves peut-être, coupures d’électricité à répétition qui lui font peur, et il semble être muet puisque personne ne veut entendre une chose pareille sur des gamins d’élite. Il devient paranoïaque, méchant, mais peut-on vraiment considérer cela comme de la paranoïa, puisque tout a l'air de se passer réellement. Nous restons toujours dans l'interrogation et dans le doute. L’intrigue se construit aussi autour des cafards qui contaminent totalement son appartement, ce qui est bien sûr un clin d’œil à La métamorphose de Kafka, l'artiste sur lequel travaille justementPierre.
Mais c'est le séjour au château pour la remise du diplôme du brevet qui va faire pencher la balance, puisque nous finissons dans la nuit totale : le soleil et le ciel se sont assombris tout au long du film et cet assombrissement annonce que le dénouement du film va se passer dans ce même château, qui n’a rien d’un château de conte de fées. Comment Pierre va-t-il pouvoir gérer l'acte fort de la main à 6 doigts, comment va-t-il faire pour les stopper dans leur lancée ? Il va tout tenter avec beaucoup de courage. Les 6 regards qui se braquent sur lui en plongée du haut du balcon du château ont inversé la dynamique initiale puisque c'est lui qui occupait cette place en début d'année en salle de musique… Il les observait, désormais ce sont eux qui semblent avoir le pouvoir. Réussira-t-il à percer leur mystère ? à leur échapper ?
2019/04/05 09:21 #2018-lheure-de-la-sortie-71
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Le film L’heure de la sortie est réalisé par Sébastien Marnier, le genre de ce film est un thriller.
Le film met en scène Pierre Hoffman, professeur de français remplaçant un prof s’étant jeté de sa fenêtre en plein cours pour une raison qui nous est inconnue. Pierre va donc de voir s’occuper d’une classe de troisième composée d’élèves particulièrement intelligents et en avance sur les autres. Ceux-ci ne tardent pas à mettre leur nouveau professeur mal à l’aise par leur attitude arrogante et sans vision de l’avenir. Décidé à en savoir plus sur ces élèves pas comme les autres et harcelé par des appels inconnus au téléphone, Pierre commence à suivre ses élèves et ne tarde pas à découvrir leurs actes étranges.
D’un côté, on a un très bon thriller avec un excellent suspense et d’un autre, on a un film très angoissant sur la vie écologique et le monde en général.

Mélissa Viglietti, 1C, Lycée Pasteur, Nice
2019/04/05 14:35 #2018-lheure-de-la-sortie-72
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
L’Heure de la sortie.

« L’Heure de la sortie » est un film sorti le 9 janvier 2019, réalisé par Sébastien Marnier.
Le film début dans une salle de classe, où l’on voit un professeur près d’une fenêtre. L’ambiance dans cette salle a l’air sérieuse. Les élèves travaillent, quand tout à coup, le professeur se défenestre. On ne sait pas pourquoi, et d’ailleurs, on ne le saura pas. Cette introduction met bien en place l’ambiance du film. C’est très morbide et mystérieux.Ces deux mots peuvent résumer le film.
Pierre (incarné par Laurent Lafitte) est un professeur suppléant, qui a été choisi pour s’occuper de cette classe. Les élèves ne lui font pas un très bon accueil et il est vu d’un mauvais œil. Pierre comprend qu’il se passe des choses bizarres dans cette classe. Les élèves de cette classe sont martyrisés par les autres élèves. Cependant, ils restent toujours en bande et refusent toute aide de Pierre, leur nouveau professeur. Pierre décide de mener l’enquête.
Et c’est sur cela que tourne tout le film. La relation entre Pierre et ses élèves est très complexe. On comprend au fur et à mesure que ces élèves sont des écologistes extrémistes, et Pierre un paranoïaque qui espionne ses élèves. Les deux camps sont perturbés mentalement. Les élèves ont une idée, un objectif, et ils se sentent obligés de commettre des actes très bizarres. Par exemple, ils entourent une des filles (elle est consentante) du groupe avec du cellophane, et la « chef » du groupe, Appoline, veut filmer cette scène pour montrer les travers de notre société. Heureusement que Pierre était là et a sauvé la jeune fille qui se noyait.
La question est : qui est le plus fou, entre les élèves qui noient leur amie ou le prof qui espionne ses élèves ?
Revenons sur la folie du professeur. C’est ici que le film mélange réalisme et fantastique. Depuis qu’il essaye de comprendre sa nouvelle classe, et qu’il vient à leur aide malgré leur mécontentement, il se met à faire des cauchemars étranges…

Ali Al Adhami, 2de4, lycée le Mans Sud
2019/04/05 14:52 #2018-lheure-de-la-sortie-73
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
L’Heure de la sortie.

J’ai beaucoup aimé le film, grâce au thème principal et au mystère qui entoure les personnages.
Le côté environnemental, la fin du monde, m’a énormément plu. On sait que l’environnement est de plus en plus menacé par l’Homme et les enfants du film le voient. Ils sont touchés par cela et perçoivent déjà la fin de toute chose. Ils enregistrent des vidéos d’eux-mêmes sur des DVD, afin de laisser leur trace. Ils s’attendent vraiment à mourir bientôt, à cause du déclin de la planète.
Les élèves se sont bien tous trouvés, parce qu’ils ont tous la même façon de penser. Mais ils sont arrogants et coupés du monde, voire étranges. Leur comportement peut être perçu comme un cri à l’aide.
Quand la caméra fait des gros plans sur le visage d’Apolline, une des élèves, on peut vraiment voir la détresse dans le fond de ses yeux, sur son visage et même dans ses propos plutôt crus. Elle est complètement détruite, anéantie et vide de l’intérieur.
A mon avis, ces enfants avaient besoin de se faire soigner. Je comprends le fait qu’ils aient eu peur de mourir, mais cela les empêchait de vivre, le peu de leur vie pleinement.
Le réalisateur dénonce aussi un problème écologique qui existe réellement. Les enfants représentent un peu les conséquences de leurs aînés. Ils sont victimes de l’impact qu’ont eu les activités des humains qui étaient là avant eux. Quand ils ont pris le camion, une nuit, les enfants voulaient choisir leur mort eux-mêmes, plutôt que de la voir imposer à eux.
Je pense qu’ils auraient dû essayer de faire bouger les choses autrement. Comme certain enfants dans ce monde, qui se battent pour des projets qui leur tiennent à cœur.
Le film m’a beaucoup plu, à moi et à mes camarades, car le réalisateur a introduit des hallucinations, ressemblant à un thriller, à un drame. Il a un côté film d’horreur et mystérieux, que l’on a l’habitude d’aller voir au cinéma, ou sur plusieurs sites spécialisés dans les séries.
Au final, le prof s’est comme rallié à leur cause, sans pour autant qu’il le dise, mais on le comprend. Après tout ce temps à paranoïer et à se soucier de ses élèves, il admet lui-même que c’est la fin, qu’ils vont mourir ici.

Vanessa Lutumba, 2de4, lycée le Mans Sud
2019/04/05 15:03 #2018-lheure-de-la-sortie-74
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Cet été sera leur dernier !

L’heure de la sortie, réalisé par Sébastien Marnier, a comme acteur principal Laurent Lafitte (Pierre), qui incarne un professeur parano à cause de ses élèves, qui le tourmentent.
Ce film est un thriller, drame fantastique et écologique, adapté d’un livre. Tout au long du film, nous sommes menés par un suspens : « Pourquoi le professeur qu’il remplace s’est-il suicidé ? » et « Qu’est-ce que les six jeunes préparent ? ». Les jeunes nous mettent mal à l’aise et nous angoissent, face à leur comportement suicidaires. Comme le fait qu’ils se mettent un sac plastique sur la tête pour se rendre plus forts, qu’ils se frappent. Ils tournent des vidéos où l’on voit des animaux torturés, des conséquences du réchauffement climatique. Suite à cela, ils décident de mettre fin à leur vie en volant un bus scolaire.
Les acteurs s’imprègnent de leur personnages, ce qui rend le film encore pus réaliste. Les plans choisis sont adaptés à chaque scène, à chaque situation.
Rares ont été les moments de silence. La musique est très souvent présente et en harmonie avec la situation : musiques angoissantes pour les périodes de paranoïa. Quand il y a une situation pesante, la musique devient de plus en plus forte et va plus vite.
Le film nous a plu, grâce à son aspect très réaliste du monde d’aujourd’hui. Il nous porte à réfléchir sur le sujet du réchauffement climatique et de ses conséquences, ainsi que sur le comportement des enfants précoces dans la société, ou encore sur les comportements suicidaires.

Maywenn Beaudoux et Anaïs Hamelin, 2de4, lycée le Mans Sud
2019/04/05 15:05 #2018-lheure-de-la-sortie-75
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Léa Faury, 2CUS, LP ATLANTIQUE ROYAN
L'heure de la sortie,
Ce film de Sébastien Marnier commence fort : un professeur se suicide devant ses élèves en plein cours. D'entrée, le ton est donné, l'heure de la sortie est un film brutal, étrange,qui dérange et met mal à l'aise dès les premières minutes...
Le choc passé, un remplaçant arrive : Monsieur Hoffman, contractuel, à qui on explique que la classe qui lui est confiée est particulière car ses élèves ont un quotient intellectuel élevé ou sont ce qu'on appelle plus communément des enfants précoces...Et le moins que l'on puisse dire c'est que ses élèves lui réservent un accueil très spécial. Ils sont hautains, suffisants, insolents.
Monsieur Hoffman est très perturbé car il règne dans ce collège une ambiance mystérieuse et inquiétante pleine de secrets et de non-dits...
Au fil du temps, monsieur Hoffman se rend compte que ses élèves cachent quelque chose et décide donc de découvrir ce qu'ils préparent sans se douter que la quête de la vérité va l'entraîner dans un véritable cauchemar.
Ainsi, on peut dire que l'heure de la sortie est un thriller psychologique, tous les ingrédients du suspense sont là pour dénoncer une cause : l'avenir de la planète.
Car ces enfants intellectuellement précoces ont compris, malgré leur jeune âge ,que l'homme est devenu fou et maltraite la planète et ils se sont organisés tel un commando pro-planète afin de mettre en garde les hommes : s' ils continuent ainsi, ils mènent le monde à sa perte.
Et les menaces sont nombreuses et les combats infinis : la cause animale, la pollution, le nucléaire,le plastique, les marées noires,le réchauffement climatique autant de visions cauchemardesques filmées sur des cassettes VHS pour apporter la preuve de cette menace de fin du monde.Ainsi, on ne sait plus très bien ce qui est réel et ce qui relève du fantastique mais en tous les cas, le film est visionnaire.
A travers les cauchemars de monsieur Hoffman, le film nous lance des messages d'alerte : la scène des chevreuils en pleine ville, ou encore quand monsieur Hoffman ouvre le robinet d'où sort de l'eau orange. Tous ces phénomènes sont dus au déni écologique des hommes.
En revanche, les enfants du film sont eux « hyperconscients » du danger imminent, et n'hésitent pas à se mettre à la place d'un animal aquatique pris dans du plastique en s'enroulant la tête dans du cellophane et en plongeant dans l'eau au risque de se noyer.
Ces enfants n'ont plus rien à perdre car tout semble perdu et c'est ce qui rend le film oppressant, peu à peu on a du mal à respirer, on ressent le réchauffement climatique et le manque d'air, on étouffe sous les menaces, jusqu'à la menace ultime: l'apocalypse.
Sébastien Marnier n'hésite pas également à aborder d'autres thèmes relatifs à la folie des hommes comme l'antisémitisme.
Une scène choquante est quand monsieur Hoffman rencontre l'équipe pédagogique du collège et qu' une de ses collègues lui fait remarquer que Hoffman sonne juif et que donc, au self, il ne mangera pas de tout ou encore quand il y a une bagarre dans la cour et qu' un garçon traite un autre de «  sale juif »
Autant de mots pour nous rappeler les maux de notre époque qui semble dénuée d'espoir, Sébastien Marnier nous invite alors à nous interroger : faut-il sacrifier l'avenir des enfants et continuer dans cette voie ?
En attendant une réponse, ces enfants plus intelligents que la moyenne ne voient pas d' autre solution que de quitter ce monde absurde.
Et le titre du film prend alors tout son sens...





2019/04/05 21:52 #2018-lheure-de-la-sortie-76
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
L'heure de la sortie, un film dérangeant mais débordant d'intelligence et de vérité. Ce long métrage exprime la vision du monde moderne qu'a le réalisateur Sébastien Marnier. Ce dernier confit dans une interview que son but est évidemment de nous faire réfléchir à travers son œuvre : Sommes nous prêt à accepter un tel monde ? Et, ces adolescents ont-ils raison ?
Car l'intrigue de ce film pourrait se résumer ainsi : un professeur remplaçant, Pierre, la quarantaine, est muté dans un très bon collège suite au suicide d'un autre enseignant. Sans plus d'explications il se retrouve à devoir gérer une classe de douze élèves dont six surdoués qui ont été mis ensemble depuis la sixième afin de faciliter leur apprentissage, mais était-ce vraiment une bonne idée ?
En effet quand Pierre les rencontre ils sont en troisième et sont devenus inséparables, agissant comme un véritable monstre à six têtes. Des jeunes hors du commun capables des plus grandes folies pour repousser leurs limites.
Comme cette scène où, à travers le personnage de Pierre, nous les découvrons dans une carrière inactive. Là Clara et Sylvain, deux du groupe, montent sur l'une des immenses structures en métal. Une fois là-haut Clara se penche en arrière, dans le vide et place toute sa confiance entre les mains de Sylvain qui la retient. Cette scène m'a donné des frissons rien qu'en la regardant et on comprend vite qu'ils font cela pour tester leurs capacités de résistance et qu'ils préparent sûrement quelque chose d'important, mais quoi ?
Enfin notre protagoniste ,Pierre, une vie plus qu'ennuyeuse dû à un manque de persévérance pour terminer tout ce qu'il entreprend, comme sa thèse sur Kafka par exemple. Ici Kafka et sa Métamorphose ne sont pas anodins, en effet lorsque Pierre commence à devenir paranoïaque
à cause de ses élèves plus qu'étranges, des insectes envahissent petit à petit son appartement. Là, plusieurs hypothèses : ces insectes sont une simple référence au sujet de la thèse ; ils représentent l'empoisonnement de la réalité par la folie (irréels) ou bien ils dénoncent un problème d'insalubrité ramenant à la condition de Pierre (réels). A vous d'imaginer.
Pour terminer, le plus essentiel, le titre. « L'heure de la sortie », simple référence au film (la sortie scolaire) ou bien métaphore de la mort ? Là encore, laissez libre cours à vos suppositions.
Bref, il y aurait encore énormément de choses à dire à propos de cette œuvre mais je préfère laisser une part de découverte. Dans tous les cas, si vous voyez ce film, peut-être en sortirez vous métamorphosés et à partir de ce moment vous observerez de nombreuses choses sous une autre lumière.
2019/04/05 22:19 #2018-lheure-de-la-sortie-77
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Le pire n'arrivera pas, n'est-ce pas ?
Un collège de bonne renommée, une classe de surdoués, un enseignant remplaçant pour palier l'absence de son prédécesseur suicidé. Le ton est donné dès les quinze premières minutes...bref, ambiance thriller ! Et les scènes qui vont suivre nous entraînent dans l'angoisse musicale et avec des arrêts sur image en gros plan d'une jeunesse perfectionniste, brillante, désespérée, et déshumanisée. Ils gardent trace dans des vidéos d'une planète qui souffre de la présence de l'homme. Ils se préparent à survivre à une fin du monde où l'on ne peut plus faire machine arrière. Bref, un trublion, Pierre Hoffman incarné par Laurent Laffitte, (parfait dans son rôle) un enseignant de français qui va s'attacher à comprendre les motivations de ce groupe qui ressemble plus à une secte qu'à une bande de copains d'école. Sébastien Marmier montre dans son film des adultes assez impuissants face à des élèves précoces, que l'on a envie de baffer. La chorale apporte une force dans le film, des chants auxquels on se raccroche...une lueur d'espoir ? Bref, une frontière est nette entre un monde adulte qui se laisse guider par un destin inéluctable de notre industrialisation à outrance qui court à sa perte et des jeunes qui veulent alerter le monde ! Les adultes aveugles et préoccupés par des petits riens de la vie et des collégiens visionnaires d'un monde en perdition. Bref, des jeunes qui ont les pieds sur terre et des adultes qui se déhanchent sur des rythmes endiablés. Haut les coeurs !

L'affiche du film est sereine où le groupe de jeunes fixe pleinement le vide, prêts à accueillir la fin du monde et l'inquiétude apparente du professeur, presque plus inquiet de voir que ces jeunes acceptent ce destin. Bref, les visages sont frais et le stress est permanent. Carrière, piscine, bus, sortie, défenestration, climat, pollution, maladie, plastique, bref tous les ingrédients de la fin du monde ! La sortie est proche ! On attend avec impatience la recette d'un monde meilleur ! Thriller ou science-fiction on ne sait pas mais on a adoré. On attend la suite avec des adolescents devenus grands...
Lucas, Ryan, Jonathan, Bastien, Wesley et Romain, Seconde SN
2019/04/12 09:29 #2018-lheure-de-la-sortie-78
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« L’heure de la sortie » est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier. Pierre Hoffman (Laurent Lafitte) devient professeur de français dans le collège Saint-Joseph à la suite d’Eric Capadis (Cyrille Hertel), qui s’est défenestré pendant son cours. Il est en charge de la classe des 3ème1, des élèves EIP (enfants intellectuellement précoces). Un groupe de six adolescents mené par Apolline (Luàna Bajrami) et Dimitri (Victor Bonnel) relève des défis très dangereux comme s’ils voulaient subir ce que la planète subit à cause des humains.
Les scènes où les six adolescents testent des épreuves sont très marquantes. Tout d’abord, la première scène de « test » se déroule au sommet d’une concasseuse, quand un des garçons de la bande retient une des filles, suspendue dans le vide alors qu’un de leur camarade prend la scène en vidéo. On observe ensuite une scène qui se déroule dans la carrière, chaque garçon doit endurer les coups que lui administrent les autres. On observe aussi d’autres épreuves comme rester le plus longtemps possible avec un sac en plastique sur la tête, ou enrubanné de papier cellophane au fond d’une piscine. Chacune de ces scènes est filmée, enregistrée sur DVD puis placée dans une boîte enterrée dans la carrière avec toutes les autres épreuves. Au premier abord, la vision de ces scènes peut nous laisser perplexe quant à leur visée, mais on peut en déduire que la morale est écologique. En effet, ce groupe de jeunes adolescents intègre dans ces DVD des images plutôt violentes de ce à quoi ressemble le monde d’aujourd’hui, comme par exemple la manière dont sont traités les animaux avant l’abatage, ou encore des images révélatrices d’une extrême pollution due aux activités humaines. Ce groupe de jeunes semble particulièrement soudé et déterminé face à un but qui ne nous est pas clairement dévoilé.
La tension qui émane de ce film, le fait qu’il soit très oppressant ainsi que cette ambiance lourde, presque caniculaire peuvent mettre le spectateur mal à l’aise. De plus certaines images peuvent atteindre la sensibilité du public, bien qu’elles ne représentent que la triste réalité.

De Contenson Blandine, Sébastien Marie et Chavet Agathe. Lycée Bonaparte Autun
2019/04/12 09:31 #2018-lheure-de-la-sortie-79
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
L’heure de la sortie est un film de Sébastien Marnier, sortie le 9 janvier 2019 tourné en France. C’est l’histoire de six adolescents en classe de troisième et d’un professeur suppléant, Pierre Hoffman qui remplace le professeur de français qui s’est suicidé. Les six adolescents sont des élèves surdoué qui se créer des sorte d’épreuve comme s’ils voulaient subir ce que les humains font subir à la planète Terre. Le professeur est joué par Laurent Lafitte, les adolescents par Luàna Bajrami (Apolline), Adèle Castillon (Clara), Victor Bonnel (Dimitri), Leopolde Buchsbaum (David), Thomas Gui(Brice) et Matteo Perez(Sylvain). Les six adolescents menés pas Apolline et Dimitri réalisent de nombreux défis qui laissent penser qu’ils veulent subir ce que subi la Terre des activités humaines, ils se noient, se laissent pendre dans le vide, reçoivent des coups volontairement et se coupent la respiration à l’aide d’un sac en plastique orange. Le professeur se rend conte que quelque chose ne va pas avec ces six élèves de 3°1. Il tente de découvrir leur secret et pourquoi ils lui disent régulièrement qu’il n’y a plus d’avenir. Il va lors d’une balade à vélo les suivre jusqu'à une carrière où il les voit se donner des coups volontairement. Pierre découvrira les DVD qu’ils ont réalisés dans le but de se souvenir de la raison de leurs actes. Certaine scène avec les blattes qui sont de plus en plus nombreuses dans l’appartement de Pierre, laissent penser à une apocalypse. De nombreux autres animaux fuient leur habitat naturel qu’est la forêt et se dirigent vers la ville comme s’ils avaient perçu un danger. Pierre, l e professeur, tente de découvrir ce que cachent les 6 élèves. Il les suit après les avoir aperçu lors d’une promenade à vélo. Il va découvrir les DVD sur lesquels se trouvent des témoignages et des reportages réalisés par les six adolescents. Les DVD sont comme un rappelle pour les élèves, leurs rappelant la raison de leurs actes. Pierre va les prendre un par un pour les visionner et découvrir la dénonciation des activités humaines polluantes ou de la maltraitance animale(les images des abattoirs, les rejets des usines dans les rivières…). Les scènes que l’on voit sur les DVD font réagir sur les activités humaines qui entrainent la pollution des terres ou de l’air. Les scènes avec les poussins dans une usine ou les abattoirs m’on fait me poser la question sur notre consommation de viande animale. Le comportement des jeunes, oppressant, perturbe l’enseignant qui fait des cauchemars où ses élèves se trouvent dans son appartement et l’observent. De plus, l’enseignant attribut à ce groupe d’adolescents les appelles téléphonique incessants et anonymes qu’il reçoit. Le film dénonce les activités humaines qui laissent aux futures générations le soin de trouver les solutions aux multiples maux de la planète déclenchés par l’Homme. Le groupe de jeunes semblait avoir compris cela et se préparait à cet avenir. Ayant compris que l’Homme en continuant ainsi allait droit au suicide collectif, ils préfèrent mourir plutôt qu’attendre que les industrielles le fasse pour eux en continuant ainsi.

Léa Valfort. Lycée Bonaparte. Autun
2019/04/12 09:34 #2018-lheure-de-la-sortie-80
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Le début de la fin

« L’heure de la sortie » est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier.
Après la défenestration du professeur des 3° E.I.P (enfants intellectuellement précoce) du collège Saint-Joseph, Pierre Hoffman y est nommé remplaçant. Dans cette classe spéciale, six élèves sont victimes de moqueries de la part d’autre camarades et pour cause : imbus, hautains, vaniteux, ils attirent sur eux la haine de leur établissement scolaire. Ces derniers montrent une aversion envers leur nouveau professeur en adoptant un comportement méprisant et provocateur.
Lors d’une sortie à vélo, Pierre Hoffman découvre les comportements et les pratiques malsaines de ce petit groupe d’élèves. Obnubilé, il finit par mettre la main sur des DVD enfouis dans le sable. S’ensuit une plongée paranoïaque dans un univers apocalyptique.
L’heure de la sortie est un film captivant, il nous plonge dans un univers oppressant et tourmenté. Une sensation de mystère et d’incompréhension plane tout au long de la séance et laisse derrière lui un sentiment de malaise. Des questions restent sans réponse et renforcent l’impact du message apocalyptique de l’auteur.

Chimène Delgado, Chloé Certa. Lycée Bonaparte. Autun
2019/04/12 09:40 #2018-lheure-de-la-sortie-81
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
L’heure de la sortie est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier et sorti en 2018. Dans le collège huppé de Saint Joseph, une classe spéciale d’élèves surdoués voit leur professeur de français se suicider. Le nouveau remplaçant, Mr Hoffman, doit faire face à leur comportement étrange, et leur intelligence précoce. Intrigué par un groupe d’élèves différents des autres, il se met à les suivre pour comprendre leur comportement. Ces adolescents réalisent des films dénonçant de nombreux problèmes actuels comme la maltraitance animale. Après les cours, Ils se réunissent dans une ancienne carrière ou chez eux pour tester leurs limites et s’entrainer à « survivre ». Par exemple ils enferment l’un deux dans un sac plastique et le forcent à tenir le plus longtemps possible avant de l’enlever. M Hoffman les suit en secret, il récupère leur films et cherche à comprendre leurs vies jusqu’à en devenir paranoïaque, il croit que ces jeunes ont montés un complot et il les surveille de près. Pour en rajouter à son stress, il reçoit des appels étranges au bout desquels il n’entend que des gémissements et croyant ainsi que se sont les jeunes qui l’appellent. En réalité il s’agit de la secrétaire du collège. Par ailleurs, tout au long du film on constate l’apparition d’animaux comme les cerfs dans les rues ou les blattes qui remontent les tuyauteries et qui sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le film se déroule. Les lumières de la ville vacillent, signe que l’on prendre comme l’annonce d’un événement important mais on ne sait pas encore lequel. La fin du film reste légèrement en suspend ; le groupe d’adolescents retrouvent au bord d’un plan d’eau où se trouve aussi leur professeur et ils assistent à l’explosion d’une centrale nucléaire avoisinante. Tandis que les gens s’enfuient, ils restent debout, pétrifiés devant ce spectacle. Le film se termine sur un plan de la ville et de la salle de classe, vidées de toutes personnes. Cette fin laisse à supposer que les gens sont morts mais nous n’en sommes pas totalement certains.
L’ambiance qui ce dégage de ce film est stressante voire angoissante à certains moments. L’auteur fait passer un message écologique, qu’il faut préserver notre Terre si on veut que l’espèce humaine survive.

Léa Berret. Lycée Bonaparte. Autun
2019/04/12 19:40 #2018-lheure-de-la-sortie-82
Lycée Victor Hugo, Marseille, académie de Aix Marseille
Un thriller, une leçon de vie qui jonglent entre le fantastique, le fatalisme et la violence..
Ce film nous a touché par la gravité de ses propos. Des élèves surdoués terrifiés par la menace écologique, guerrière d'un monde dont ils n'ont aucune maîtrise et ce, à en devenir totalement obsédés.
On ne sait pas trop où l'on va. Et c'est intriguant.
Dès lors, nous nous sommes accrochés au prof, assez sympa, qui tente de cerner l'énigmatique confusion des sens de ce groupe et leur sordide plan auto-destructeur en cours.
Or, n'est-il pas lui-même victime d'une certaine hostilité face à cette société normée?
Une ambiance qui va crescendo et relativement anxiogène.
On a adoré la séquence de la chorale, l'enjeu physique et le sérieux des élèves, la tonalité montante, en font un moment presque surréaliste.
On a adoré la course-poursuite entre les profs et l'autobus.
On s'interroge encore sur le plan final? Destruction prévue, voulue, provoquée? Et puis, le plan où l'élève prend la main du prof ne signe t-il pas finalement une même réciprocité... ?
DEROUTANT.
2019/04/18 10:56 #2018-lheure-de-la-sortie-83
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
L’Heure de la sortie, est un long métrage de Sébastien Marnier sorti en salle le 9 janvier, les acteurs principaux sont Laurent Lafitte (Pierre Hoffman) et Luana Bajrami (Apolline). Dans ce film de jeunes adolescents surdoués qui ont conscience de la tragédie écologique tournent des vidéos et décident de mettre fin à leurs jours pour marquer les esprits. Le personnage de Pierre Hoffman joué par Laurent Lafitte est particulièrement beau à suivre, nous sentons que l’acteur s’investit vraiment dans son rôle. Cependant les autres acteurs sont un peu relégués au second plan du fait de la performance de Laurent Lafitte.

Ce qui nous a particulièrement marqué c’est l’attitude de l’enseignant vis-à-vis du groupe de jeunes, car elle évolue tout au long du film. Au début le professeur adopte une position méfiante et découvre petit à petit le projet des élèves. Une atmosphère tendue et pesante est présente et au fur et à mesure des découvertes de Pierre Hoffman la tension s’accroit. Dans la suite du film le professeur cherche à les comprendre, tente de les défendre sur la cour de récréation, signale à ses collègues et au principal la brutalité des autres élèves et les épreuves qu’ils s’infligent entre eux. Il les sauve du suicide. Enfin dans la dernière scène lorsque la centrale nucléaire va exploser, il prend la main de l’une des élèves, Apolline, ce qui montre son désir de protection paternelle ainsi que son adhésion finale au groupe.

Par ailleurs le film est porteur d’un message écologique fort qui passe par des images marquantes qui apparaissent progressivement. Nous pouvons distinguer les images d’archives violentes (déchets dans la mer, abattoirs …) qui figurent sur les dvds du groupe de jeunes, et les images du film lui-même où l’on remarque que durant un footing en forêt les poubelles sont saturées et les déchets s’accumulent en dehors de celles-ci.

Le film l’Heure de la sortie nous a tenu en haleine du début à la fin grâce à sa mise en scène expressive et efficace. C’est le film que nous avons le plus apprécié de la sélection.


Charles Decuy et Marc-Olivier Bonnaire

Lycée Évariste Galois (95)

2019/04/19 11:41 #2018-lheure-de-la-sortie-84
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Un film de genre avec un message politique et écologique vrai

L’heure de la sortie est une adaptation du roman éponyme de Christophe Duffossé (2002) très réaliste. Sebastien Marnier n’hésite pas à insérer dans son film des images réelles, des images chocs, comme les images d’abattoirs, des mers polluées, des catastrophes naturelles pour faire passer un message fort aux générations futures. Toutefois son message très louable laisse apparaître de profondes incohérences et on reste sur notre faim.
Tout d’abord, on assiste dès le début du film à une scène glaçante : le suicide d’un professeur en plein cours. Ce professeur est remplacé par un suppléant joué par Laurent Lafitte. Ce dernier comprend vite que le suicide de son prédécesseur a eu lieu dans la classe de 3ème1, une classe de surdoués. La première partie du film est intéressante et nous montre les rapports difficiles entre ce groupe d’élèves et cet enseignant. Tout au long du film, Pierre surveille ses élèves, jusqu’à, l’obsession et découvre leurs projets, des projets qui les conduisent au pire. En effet l’enseignant va découvrir des DVD, réalisés par ces jeunes sur des problèmes environnementaux, des catastrophes naturelles, des attentats, des abattoirs … des images angoissantes qui cherchent à nous affoler, mais aussi à nous sensibiliser à ces problématiques. Tout au long du film, on assiste à des éléments prémonitoires annonciateurs, (comme l’eau du robinet marron, ou encore des cafards envahissant la salle de bain du héros).

Mais le film souffre trop de mauvaises pistes jusqu’à la scène finale qui débouche sur une fin ouverte où le spectateur ne trouve pas de réponses.

Sebastien Marnier délivre un propos louable et veut sensibiliser au réchauffement climatique, mais son film hésite trop entre film de genre et film politique.


BOURRIER Mélanie 1L

2019/04/21 01:01 #2018-lheure-de-la-sortie-85
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L’heure de la sortie, l’oppression à plein temps

Avez-vous déjà ressenti le sentiment de l’oppression ? Eh bien, oubliez ce que vous avez ressenti. L’heure de la sortie vous fera ressentir la véritable oppression, l’authentique sentiment. Le film de Sébastien Marnier, vous transportera dans une dimension tragique à l’aide de personnages peu communs. Dans ce long-métrage, on assiste au suicide d’un professeur d’une classe d’élèves intellectuellement précoces. Ce professeur est donc remplacé par Pierre (interprété par Laurent Lafitte) qui va être bouleversé par ces élèves. Harcèlement, message écologique et tragédie inéluctable, ce film est un véritable chef d’œuvre de notre temps.

Un renouveau d’ambiance

Ce film modifie les caractéristiques d’un thriller classique car il les amplifie et les accentue. Presque aucune musique, seule un son sourd subsiste et coupe notre respiration tout au long du film. De plus, la lumière alterne entre un contraste sombre et lumineux. Notre corps est livré aux mains du réalisateur, les sentiments des spectateurs sont rythmés par le film et ses effets.
On ne ressent pas que des émotions face à ce film, on reste troublé ou bouche bée face à son histoire confuse. Pourquoi les enfants affrontent-ils la mort ? Quels sont les raisons du suicide de l’ancien professeur ? Que se passe-t-il à la fin du film ? Cette incompréhension est nécessaire afin que le spectateur ne sorte pas comme avant, le réalisateur veut le troubler.

Un film avec un profond message, d’un genre original

En effet, le réalisateur a voulu passer un message écologique car les enfants sont porteurs de ce message. De plus, le film se termine par l’explosion d’une centrale nucléaire. Le remplaçant visionne des disques qui contiennent des images choquantes mais réelles sur le monde d’aujourd’hui. Tsunami, enfants faméliques, animaux en cages maltraités. Ils nous font prendre conscience du possible futur de notre planète et de surcroît, le réalisateur veut aussi nous faire réagir face à ces images. Ce professeur est alors bouleversé car il a vu la réalité en face tout comme les enfants. Il est cependant original de voir que les enfants sont détenteurs de ce message, cela pourrait représenter la situation des « écologistes » face aux gouvernements qui les voient comme des enfants et donc ne les écoutent pas. Un message écologique est donc délivré ainsi qu’une critique qui est accordée à notre société actuelle.

Le suicide du premier professeur, l’affrontement entre les enfants et la mort ainsi que les images atroces font que la mort est omniprésente tout au long du film. Elle nous ramène à une sorte d’état primaire où la mort guette à tous les coins de rue et rentre donc en contact avec la Nature, la « véritable » et donc avec le message écologique exprimé. Le spectateur est oppressé, troublé après la vue de ce film digne des récompenses qui nous projette une vision du monde encore plus réaliste que la nôtre. Le cinéma autrefois dissocié de la réalité et plongé dans la fiction, est ramené à notre dimension, à notre quotidien. De plus, les cadrages et les acteurs rendent ce film, réaliste ainsi que l’un des meilleurs long-métrage du prix Jean Renoir. Si vous voulez visionner un véritable film comme on n’en a pas vu depuis longtemps, aller regarder L’heure de la sortie, vous ne serez pas au bout de vos surprises.


Par Andy Bodol

2019/04/21 01:10 #2018-lheure-de-la-sortie-86
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L’heure de la sortie, le film qui tire la sonnette d’alarme ?

L’heure de la sortie, le nouveau thriller de Sébastien Marnier est sorti le 9 janvier 2019. Il retrace l’histoire d’un simple professeur, Pierre Hoffman (Laurent Lafitte), remplaçant au très prestigieux collège St-Joseph, dans la classe de 3e1. En effet, cette classe de surdoués assez mystérieuse a vu son professeur de français se jeter par la fenêtre en plein cours. Pierre va alors essayer de percer leur secret...

Le film, à l’ambiance anxiogène, tire une sonnette d’alarme : la classe de surdoués s’amuse à tourner des petits films où ils se mettent en scène dans des situations dangereuses. Implicitement, ils reproduisent ce que les Hommes font à la planète. L’ambiance anxiogène est accentuée par des scènes où des cafards sortent des canalisations, et le téléphone de Pierre ne cesse de sonner le soir. Néanmoins, ces scènes qui appuient le côté angoissant sont plus présentes au début du film, alors qu’on pourrait imaginer que l’angoisse monterait crescendo. Les rebondissements sont inattendus et appréciables, car ils sont loin de ce qu’on pourrait penser. Les dialogues ne sont pas forcément nombreux, mais chaque parole est importante et tient les spectateurs en haleine.

Apolline (Luana Barjami) est sans doute la plus agaçante du groupe. Toujours insolente, très froide et au visage toujours dénué d’émotions, elle mène le groupe à la baguette. Par exemple, lors de la scène où ils enroulent leur amie de cellophane et la poussent dans l’eau, elle insiste pour que cette copine reste sous l’eau, même si celle-ci se débat pour remonter à la surface. On peut la trouve très agaçante, limité détestable. Mais on peut aussi voir une jeune fille très investie dans la cause qu’elle défend : si les Humains ne se bougent pas, on court à notre perte. La dernière scène est à mon sens la plus marquante de toutes. Le groupe se baigne dans un étang, ils semblent tous très heureux. Pierre est présent, et semble lui aussi apaisé. Puis, le monde autour s’agite, tout le monde court, hurle, panique. Puis, une centrale nucléaire explose, face au groupe de jeunes adolescents, dépités, les larmes aux yeux. Pierre les rejoint, puis la scène se ferme. Elle prouve bien la nécessité d’agir, et nous montre que nous sommes trop proches de la catastrophe pour rester impassible.

Je recommande ce film, qui ouvre les yeux sur le monde dans lequel on vit. Une pépite.

Tia Mondon
2019/04/21 01:34 #2018-lheure-de-la-sortie-87
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L’Heure de la Sortie, en voilà, une bonne leçon !

Adaptation du roman éponyme de Christophe Dufossé, L'Heure de la Sortie est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier. Ce film nous raconte l‘histoire de Pierre, un professeur de français suppléant en collège, qui se retrouve en charge d'enseigner dans une classe de troisième composée de douze élèves surdoués, suite au suicide de leur professeur. La venue de Pierre est mal vue par les élèves, qui ne se retiennent pas de lui montrer. Les observant toujours de plus en plus près, Pierre se rend vite compte que quelque chose ne va pas dans cette classe.

Dérangeant et mystérieux, le scénario écrit par Élise Griffon (avec coparticipation de Sébastien Marnier) nous présente une classe d’élèves hors norme, qui semblent pressentir un évènement catastrophique. Tous paraissent se préparer à une sorte d’apocalypse et s’entraînent à subir la douleur : séances de torture et rituels divers sont alors organisés par 6 d’entre eux. Pierre les surprend un beau jour, alors qu’ils se tapent dessus. Dès lors, tout un tas d’évènements paranormaux vont lui arriver : objets qui disparaissent, lumières qui clignotent... Jusque-là, rien qui d'apparence ne transcende les scènes habituelles des thrillers hollywoodiens. ​​​​​​Néanmoins, ce sont ces cassettes filmées par les jeunes adolescents eux-mêmes, conservées dans une sorte de capsule temporelle, qui vont le plus troubler Pierre. Chaque jour, ils se donnent rendez-vous aux mêmes endroits, isolés du monde, et se filment ; images que Pierre, mais aussi le spectateur, ne supportent pas.

C'est ainsi que le film dénonce l'impact écologique qu'ont les actions de l'Homme sur cette terre en nous prenant comme témoins de la maltraitance des animaux, de l'impact des usines nucléaires sur notre environnement, celui de la pollution des eaux. On se rend alors compte que ces élèves, quoique arrogants et hautains envers les autres classes, tentent finalement de se sauver de l'impact irrémédiable que pourraient avoir ces actions. L'image finale nous montre des élèves trop matures, qui semblent retrouver leur place d'enfants, mais avant tout d'Humains.

Ce film donne finalement à réfléchir sur notre attitude face à la nature, la manière dont nous sommes responsables de cette extinction progressive de la vie sur Terre, mais nous laisse un libre choix d'interprétation sur plusieurs éléments et laisse par conséquent volontairement des questions sans réponses. La mise en scène, mélangeant les codes de l'horreur et du fantastique, interpelle et laisse place à l'envoûtement, ce qui ne laisse aucun spectateur indifférent après son visionnage.

​Manta Bethencourt, 1eL
2019/04/21 01:37 #2018-lheure-de-la-sortie-88
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L'heure de la sortie, le film qui veut changer le monde !

L'heure de la sortie est un thriller de Sébastien Marnier. Un film qui retrace le quotidien d'élèves surdoués déstabilisés à cause de leur professeur de français, qui décide de se suicider pendant un cours. Ces élèves sont conscients du réchauffement climatique et sont très actifs sur l'écologie. Leur nouveau professeur se rend compte qu'il y a une affaire avec ces adolescents et mène son enquête. Il va découvrir de nombreuses choses qui vont s'envenimer. L'ambiance du film pousse à douter de tout.

Le film aborde un sujet sensible, trop peu exploité dans le cinéma. Au début, il est vrai qu'on a l'impression que ce sont des gosses privilégiés de tout et qui font n'importe quoi lorsqu'ils ont du temps libre. Mais c'est lorsque que le film avance qu'on voit que ces adolescents se battent pour une vraie cause. Au début, le personnage de Laurent Lafitte s'aperçoit qu'un des élèves est ecchymosé. Il veut défendre cet élève mais Apolline, une de ses amis, lui fait comprendre méchamment qu'il doit s'occuper de ses affaires .... A ce moment-là, on ne comprend pas pourquoi la jeune fille agit de cette manière. Ensuite, le nouveau professeur décide de les suivre…, il découvre qu'ils font une série de DVD en rapport à l'écologie et le monde qui va mal. Ils se prennent eux en vidéo en train de s'enrouler de film plastique et se jettent dans la piscine jusqu'à ce que la personne soit au point de se noyer. Ou encore ils se mettent des sacs en plastique sur la tête et essayent de respirer dedans. Petit à petit on se rend compte que ces ados essayent juste de montrer les dégâts que font le plastique dans la mer, sur les poissons. Un problème qui est très discuté en ce moment car on est en train de tuer tous nos poissons, et au final on finit par se tuer nous-mêmes. L'implication des adolescents est très bien décrite. Ils font tout pour sensibiliser les gens autour d'eux (la remarque d'Apolline sur le mégot d'un professeur), même à travers leurs vidéos ils sensibilisent car on voit d'horribles images d'animaux dans les abattoirs, ou la fumée noire des centrales. On réagit avec dégoût lorsqu'on voit ces images, on est choqués, dégoûtés, et on ne veut plus manger de viande. Chez certains il y a même un sentiment de peur. Le film est plein de rebondissements. Mais les scènes qui devaient être effrayantes ne sont pas assez exploitées. Le spectateur reste sur sa faim. Trop de scènes restent sans réponses.

Des maladresses dans le scénario mais le sujet est fort et invite le spectateur à se mobiliser pour sauver notre planète.

Kvasnevski Shae-Lynn














2019/04/21 10:48 #2018-lheure-de-la-sortie-89
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
C’est après son thriller Irréprochable sorti en 2016, que Sébastien Marnier enchaîne avec un
second thriller L’heure de la sortie. Où dès le début on nous montre une salle de classe des plus
calmes puis un professeur qui.. se suicide ? Laurent Laffite qui a le rôle du remplaçant ne sera pas
au bout de ses surprises avec cette classe hors du commun qui se révèle être bien pire qu’en crise
d’adolescence.
Certes au début notre vision des choses nous pousse à aller a l’envers des jeunes adolescents. On
nous montre leur point de vue avec des scènes où ils essaient tout simplement de se donner la
mort de toute façon possible. Évidemment la curiosité de leur nouveau professeur interviendra
toujours au bon moment !
Peu à peu au cours du film on nous décrit un monde complètement chaotique, que l’être humain
ne cesse de se détruire a petit feu. Grâce a des extraits de reportages, transférer sur des cassettes
numérotées par les élèves, on comprendra pourquoi les jeunes s’acharnent autant : les conditions
d’abattoir, les risques de pollution [...]. Est ce que cela serait la force et à la fois la faiblesse du
film ? Que les adolescents ne s’expriment qu’avec des images ?
Le film nous fait passer un message assez important et cela en reste très captivant grâce a ce
thriller. J’ai beaucoup aimé ce film, on ressent vraiment les émotions qu’il essaie de faire passer.
Je remercie Laurent Laffite dans ce personnage qu’il incarne tellement bien, la compassion et
l’amour, en quelque sorte, qu’il porte pour ses élèves lui va a merveille !
Quoiqu’il en soit, L’heure de la sortie se finit bien sur un étonnant cliffhanger. Carpentier Angel.
2019/04/21 12:56 #2018-lheure-de-la-sortie-90
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"L’heure de la sortie" réalisé par Sébastien Marnier

Ce film est dans le temps présent. On y trouve certaines thématiques comme :
- Le réchauffement climatique
- La société de consommation
- La pollution
- Les catastrophes naturelles
- Le suicide
- Les centrales nucléaires

Certes, présenté comme cela, il peut paraître triste ou même déprimant mais ces thématiques sont basées sur notre vie d’aujourd’hui et sur, en quelque sorte, notre futur.
Au delà de ces six thématiques, ce film parle également de l’enseignement ainsi que d’ élèves précoces qui sont sujets à la jalousie des autres collégiens « normaux ». On peut donc y voir aussi une petite réflexion sur le harcèlement (mais ce n’est pas le thème principal).
Il évoque également d’autres choses, de façon discrète, comme l’homosexualité avec le nouveau professeur. On se demande alors s’il n’y a pas une sorte d’homophobie de la part des élèves. Mais c’est une fausse piste....

Voici l’histoire : des élèves, tous particuliers -sans doute précoces- sont réunis au sein de la « 3ème 1 » d’un petit collège de province. Lors d’un cours apparemment normal, ils assistent au suicide de leur professeur de français. Tout s’est passé dans le calme, lors d’une belle journée, sans cris, sans surprise des élèves. On pourrait d’ailleurs s’interroger : pourquoi cet homme s’est-il suicidé ? A-t-il été l’objet de malveillance et de maltraitance par ces élèves ? L’ont-ils menacé pour qu’il saute ? Plus tard, on apprend que ce prof suivait ces élèves depuis leur classe de sixième. A la fin du récit, on pourra se demander si l’état d’esprit de ces jeunes ne l’aura pas influencé vers un certain pessimisme quant à l’avenir.
Un nouveau professeur arrive. Cela ne se passe pas vraiment facilement pour lui. Ces élèves de la classe de 3ème1 -et notamment six d’entre eux- se révèlent surprenants. Ils l’interrogent sur ce qu’il est comme si c’était un prof râté : comment ne peut-il être “que” remplaçant à son âge ?
A travers cet “accueil”, toutes les remarques acerbes, et leur cynisme sur la vie et les adultes, Pierre Hoffman se sent destabilisé.

Un jour, au cours d’une banale balade à vélo, il les voit et les suit. Ce qu’il découvre le laisse interdit. Au milieu d’une carrière, il les observe se lancer des « défis » pour être insensibles et prêts. A quoi ? Il se met à les espionner. Il signale à la Principale que ces gosses sont bizarres, qu’ils sont maltraités, harcelés par les autres. Elle refuse de l’écouter comme si c’était lui qui était anormal.
Au fur et à mesure que le temps passe, Pierre rentre un peu plus dans leur univers grâce à la découverte de leur trésor, des DVD enterrés dans leur terrain de “jeux”. Chacun, numéroté de 1 à 6, contient des images terribles sur la surconsommation, la pollution, les abattoirs, les catastrophes nucléaires… C’est cela qui constitue leur bataille. Pierre pense qu’ils se préparent à un avenir terrible et foutu, dans lequel il faudra être les plus forts, les plus résistants au mal pour survivre... ou alors, qu'ils cherchent à se suicider...
Le malaise dû à ces élèves et à celui de Pierre devient palpable, nous assistons à des événements étranges, inquiétants. Le film, qui s’apparente très vite à un film d’angoisse, prend progressivement des airs de film fantastique : l’apparition des enfants surgissant dans la maison de Pierre comme des morts-vivants ; une pluie de grosses grêles en plein été suffocant ; des baisses anormales d’électricité...
La dernière image semble donner raison aux obsessions des élèves. Alors qu’ils profitent d’un plan d’eau, toujours observés par leur prof, ils se tournent vers l’horizon. Immobiles. Pierre les regarde puis se tourne vers ce qui les tétanise : c’est une centrale nucléaire qui explose…
C’est l’heure de la sortie.

Pourquoi aller voir ce film plutôt qu’un autre ?

“L’heure de la sortie” est pour moi un très bon film car il est imprévisible.
Il est réaliste tout en développant une sorte d’atmosphère anxiogène stressante. Je peux vous assurer que dans la salle, personne ne parlait !!!

Avec ce film, nous éprouvons toutes sortes de sentiments comme : de la méfiance au niveau des enfants ; de l’énervement envers la plupart des enseignants qui ne voient rien ; de l’angoisse par rapport aux événements, les faits et gestes de chaque personnage ; mais aussi de l’incompréhension envers les « défis ».

Personnellement, ce film m’a beaucoup fait réfléchir : il est assez philosophique, je trouve. C’est comme si on prenait une gifle en pleine figure pour vous réveiller. Certes pour comprendre ce film, il faut avoir au moins 15 ans, car on en sort vraiment chamboulés. Certaines personnes sont sensibles, cela peut causer de la peur et du stress…D’autres vont trouver ce film de bonne qualité car quand on est adulte, on ne fait plus attention, on oublie tout ça avec tous les aléas de la vie ; alors que lorsqu’on est plus jeune, on se sent plus concernés

C’est comme si le réalisateur faisait une leçon de vie indirectement. Nous vivons dans une société assez ignorante et justement, il nous montre qu’il n’y a qu’avec des images ou des vidéos explicites et assez violentes que l’on se rend compte des choses qui se passent.

Si vous voulez vous sortir pendant 1h43 de votre bulle confortable et redécouvrir ce qu’on aimerait oublier dans notre société, alors "L’heure de la sortie" va vous plaire. Pour moi, oui, il faut l’avouer, j’ai adoré ce film au point de lire le roman écrit par Christophe Dufossé dont il est l’adaptation. C’est vraiment un film à voir !
2019/04/21 15:34 #2018-lheure-de-la-sortie-91
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux

”L’heure de la sortie”,
thriller réalisé par Sébastien Marnier, sorti le 9 janvier 2019, avec Laurent LAFITTE (le professeur remplaçant), Luàna BARJRAMI, Victor BONNEL et Adèle CASTILLON (trois des six élèves précoces).

“L’heure de la sortie” raconte l’histoire d’un groupe de collégiens surdoués qui agissent bizarrement. Leur professeur de français -remplaçant de leur ancien professeur qui s’est défênestré sous leurs yeux- est témoin de leur drôle de comportement. Il cherche à comprendre ce qui les anime.
Ce film aborde de nombreux thèmes contemporains tels l’écologie, la souffrance animale, les relations humaines, l’aveuglement humain, le capitalisme… tout ce qui nuit à l’environnement et la société.

Nous nous sommes sentis extrêmement touchés par ce film, et surtout par cette poignée d’adolescents d’une lucidité déconcertante dont le manque de clairvoyance mondiale face aux désastres contemporains attise le désespoir. En effet, le spectateur apprend au long du film à ne plus prendre pour de l’orgueil ce qui est en fait de la haine à l’égard de l’ignorance collective. Cette ignorance désespérante semble les mener à l’autodestruction, au suicide collectif, à moins qu’ils ne cherchent à se préparer à toutes les souffrances d’un monde post-apocalyptique.

Ce qui est terrible, c’est que nous soyons placés comme impuissants de cette fatalité.

Un coup de chapeau à Laurent Lafitte et aux jeunes comédiens, notamment Victor Bonnel (Dimitri), Adèle Castillon et Luàna Bajrami (Apolline). Celle-ci, en chef de clan, donne des frissons dans le dos par son agressivité qui vire parfois à la méchanceté.
La musique de Zombie Zombie joue, elle aussi, un rôle fort pour nous emmener dans cet univers particulier.


“L’heure de la sortie” fait partie de notre top trois des films les plus marquants de la sélection 2018-2019 du Prix Jean Renoir des lycéens.

Enzo LAFARGUE, Knotsan MONMARIN - 1STMG2
2019/04/21 20:23 #2018-lheure-de-la-sortie-92
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
Critique sur le film “L’Heure de la sortie”

Ce qui m’a dégoûtée/énervée... Ce qui m'a déplu :

1) Au début du film, on entend une bande son très intrigante. Ensuite, un plan sur une classe et un professeur qui se défenestre. Je pense que ce qui m’a déplu, c’est la façon dont le réalisateur Sébastien Marnier nous amène à la scène du suicide de façon un peu grossière. Je le sentais venir à trois kilomètres.
2) L’attitude des élèves qui forment une « secte », m’a beaucoup énervée, à cause de leur air hautain. C’était parfois insupportable. Bien sûr, à la fin du film, je suis passée outre. Je pense surtout que c’est la fille -Apolline, la chef- qui m’a le plus gênée. Elle était blessante dans ses propos et sa façon de mépriser les autres.
3) Au cours du film, on peut voir, en même temps que le personnage principal joué par Laurent Lafitte, les vidéos faites par les « illuminés ». C’est surtout la partie dans les abattoirs qui m’a beaucoup dégoûtée. Voir des animaux en sang, découpés vivants est la dernière chose que j’aime voir ! Même si j’ai préféré ne pas regarder cette scène, j’ai été tout autant choquée par les bruits insupportables des animaux.
4) L’attitude de certains adultes du collège, en particulier la principale et l’adjointe. Je n’arrive pas à comprendre leur volonté de refuser ce qui se passe, uniquement pour continuer à vouloir laisser une bonne image de leur établissement. Ils ignorent le comportement des élèves de la 3e1, refusent d’admettre qu’ils sont bizarres et pas seulement parce qu’ils sont considérés comme surdoués. Ils ignorent aussi les harcèlements, les bagarres... Bref, la réaction de ces adultes est vraiment ahurissante. Un personnel de direction qu’on ne recommande pas !

Ce qui m’a intriguée/intéressée/choquée… Ce que j’ai aimé… :

1) La bande son. Je n’ai rien à dire dessus. Elle est à la fois captivante et stressante. Parfait pour un thriller.
2) La tension mise en place lors de la nuit suivant la remise des diplômes. J’avoue que mon cœur a manqué un battement à la fin de la course poursuite ! Stress, tension, panique : c’est ce qu’on aime dans un bon thriller.
3) Le ou les sujets du film. Je trouve ça très intéressant de parler des choses du quotidien : la pollution dans les océans, la déforestation, les abattoirs et j’en passe. Mais j’ai beaucoup, vraiment beaucoup, aimé la fin. Elle est magnifique et triste à la fois. Elle est même tragique. J’ai été très touchée par les dernières images : dans un paysage de loisirs, le regard presque vide du groupe d’enfants qui fixent la fumée de la centrale nucléaire et le professeur qui reste avec eux.

En conclusion (plus poussée sûrement) :
Le film parle donc d’un enseignant remplaçant qui va faire cours à une classe de surdoués suite à la mort de leur professeur principal. On apprend au fil du film, que certains d’entre eux sont plus que spéciaux. En effet, ils montent des vidéos ayant pour but de dénoncer ce que les adultes renient sans cesse, ou refusent de regarder en face. C’est une vraie question que l’on peut se poser de nos jours. Quelle va être notre heure de sortie ?

Ayant remis ma vie et le monde en question, j’avoue avoir été particulièrement touchée par ce film. Il est à la fois beau, stressant et réaliste. Il est comme ancré dans le présent, mais en même temps atemporel. En effet, la seule image d’actualité est celle de Donald Trump. Les autres images pourraient avoir été prises à n’importe quelle époque. Mais après avoir détesté les « illuminés » pour finir par les comprendre, je concède que j’ai pensé leur tentative de suicide justifiée.

Certaines parties sont très osées, si le terme est exact. Passer des vidéos d’animaux dans des abattoirs ne défilent pas partout, et encore moins des rituels, sûrement préparatoires, des « illuminés ». Oui car s’enrouler de film transparent et essayer de s’en défaire tout en étant sous l’eau, se couvrir la tête d’un sac plastique, s’efforcer de supporter des dizaines de coups de poings constituent forcément des préparations psychologiques à leur mort.

En bref, ce film est à aller voir très rapidement mais pour les plus sensibles, préparez-vous à vous cacher les yeux pour ne pas assister aux scènes choquantes (issues des DVD des élèves).
Vous pouvez aussi lire le livre éponyme écrit par Christophe Dufaussé, publié en 2002. L’adaptation faite par Sébastien Marnier s’est concentrée sur d’autres points ou en a passé d’autres sous silence. Voir le film et lire le livre sont complémentaires.

J’espère en tout cas que de nombreuses personnes verront ce film et ressortiront en ayant remis leur vie en question !


Camille Lavergne-Gaillot
2019/04/21 23:20 #2018-lheure-de-la-sortie-93
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
L’heure de la sortie est un thriller français de Sébastien Marnier, sorti le 9 janvier 2019, d'une durée de 1h43 minutes avec comme acteurs principaux Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot et Luàna Bajrami.

L’heure de la sortie retrace l’enquête sur sa classe de 3ème1 d’un professeur de français, Pierre, dans un prestigieux collège, le collège Saint Joseph. En effet, les élèves de cette classe sont réticents, étranges et froids vis à vis de leur nouveau professeur. Nouveau professeur car le précédent vient de se suicider en sautant de la fenêtre de sa classe, alors que ses élèves étaient présents. Cet incident, le fait que ce soit une classe de surdoués et des adolescents qui semblent terrifiés par la catastrophe écologique et pour qui la fin du monde est inévitable , intrigue de plus en plus Pierre, joué par Laurent Lafitte. Il évoque ses doutes auprès de ses collègues, qui eux considèrent que le comportement des élèves n’a rien d’inquiétant. Sauf Catherine, jouée par Emmanuelle Bercot, professeure de musique qui semble comprendre les interrogations de son collègue. Mais dans cette classe de surdoués, un petit groupe se démarque : Apolline, Dimitri, Clara, David et Sylvain. Ce sont eux, pour qui la fin du monde est imminente et pour qui rien n’est récupérable, ce sont eux les plus fermés, ce sont eux qui intriguent Pierre et qu’il espionne afin de les comprendre.

Les émotions produites par le personnage de Luàna Bajrami, Apolline, personnage angoissant, antipathique et inquiétant, sont saisissantes. Et Pierre, Laurent Lafitte, face à cette pression psychologique , retranscrit parfaitement à l’écran ses interrogations et ses peurs. Le film se déroule dans une campagne ensoleillée mais un des éléments essentiels du décor est une centrale nucléaire, en plus du très beau collège « Saint Joseph ». Puis, la musique a une place très importante tout au long de l’histoire. Grâce à elle, les émotions vont monter crescendo ainsi que l’angoisse et la peur, son rôle est donc prépondérant. L’histoire de l’heure de la sortie , est inspirée du livre du même nom , écrit par Christophe Dufossé sorti en 2004 . Mais le scénario reste original, Sébastien Marnier l’a modernisé en introduisant le problème écologique que nous vivons actuellement.

Personnellement, j’ai apprécié ce film car l’histoire traite d’un sujet contemporain et d’un thème sur lequel nous nous interrogeons depuis des années : les élèves surdoués. De plus, l’atmosphère inquiétante qui règne tout au long du film créée un suspens, qui accroche donc le spectateur. Néanmoins, j’aurais préféré une fin plus heureuse qui aurait été « rafraîchissante » après une histoire entière fondée sur une ambiance angoissante et pessimiste.

Mathilde Poisnel
2019/04/21 23:23 #2018-lheure-de-la-sortie-94
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Le film l’Heure la sortie est un long métrage réalisé par Sébastien Marnier ( réalisateur du film Irréprochable, avec au casting Marina Foïs et Benjamin Biolay) et sorti en salles le 9 Janvier 2019. Ce film est une adaptation du livre de Christophe Dufossé ( sorti en 2002) qui raconte l’histoire de Pierre Hoffman enseignant réussissant à intégrer le collège Saint Joseph en tant que remplaçant d’un professeur de français s’étant suicidé, devant ses élèves. Il va alors découvrir la classe de 3e1, classe d’enfants surdoués, qui ont un comportement assez spécial à son égard, assez intrusif. À l’affiche du film, nous pouvons voir Adèle Castillon( aussi à l’affiche du film Sous le même toit avec Gilles Lellouche et Louise Bourgoin) et Laurent Laffite( à l’affiche de Au revoir là-haut et des Petits mouchoirs). Mais le film présente aussi des acteurs moins connus tel que Luàna Bajrami, Victor Bonnel, Leopold Buchsbaum et Matteo Perez. Le film fut nominé au Fantastic’Arts mais n'a reçu aucun prix. Le long métrage est en couleurs et se déroule en France.

L’intrigue du film se déroule principalement dans trois lieux: la maison du professeur, le collège et l’endroit où se retrouvent les collégiens. Dès le début du film, nous comprenons que six des élèves de la classe vont jouer un rôle majeur dans le film avec leurs comportements assez spéciaux. Nous assistons aussi à la scène du suicide du professeur, ce qui donne une dimension encore plus mystérieuse au film, ce qui nous accroche à l’intrigue. Nous comprenons que les collégiens veulent prouver quelque chose mais on ne le comprend qu’au milieu du film. Le mystère est présent dans tout le film, ce qui laisse au spectateur le temps de se faire son propre avis et sa propre vision des choses. Néanmoins, cette part de mystère n’est pas toujours résolue et le spectateur n’a pas de solutions et reste alors dans l’incompréhension. Par exemple les appels que reçoit le professeur Pierre, sont toujours accompagnés de phénomènes curieux, presque paranormaux, tel que les scarabées dans la baignoire ou la lumière qui disjoncte quand le professeur décroche les appels. Le passage où nous voyons une biche dans le quartier est aussi mystérieux car le spectateur ne comprend pas forcément le sens caché derrière ces images De plus, les élèves exercent un certain pouvoir sur les adultes du collège comme au passage du conseil de classe où les élèves contredisent chaque propos du professeur Hoffman et à la sortie du conseil lorsqu’ils imposent au principal de remettre en place leur voyage scolaire. Les adolescents préparent aussi beaucoup d'expériences curieuses comme lorsqu’ils frappent un de leurs amis ou encore au moment où ils jettent l’adolescente de leur groupe dans une piscine dans du papier film, pour connaître leurs limites. Ces expériences restent assez énigmatiques. Au cours du film nous apprenons (grâce aux DVD) qu’ils se préparent, en quelques sortes, à mourir de la fin du monde. Ils dénoncent la pollution, les abattoirs (à travers des images très sanglantes) , le réchauffement climatique, la guerre qui est en lien avec la politique, mais aussi le harcèlement. Les adolescents sont assez matures pour leur âge et nous le comprenons dès le début lorsque l’ancien professeur de français se suicide car la plupart des élèves paniquent, tandis qu’eux restent stoïques ( malgré le choc). Les paysages dans le film sont très beaux et variés, il y a un lac mais aussi des carrières de calcaire. Le lieu est aussi un indicateur très important dans le film avec la présence de la centrale nucléaire . La musique ( composée par l’artiste Zombie Zombie) accompagne aussi très bien le film car elle est plutôt mystérieuse et grave, tout comme l’intrigue. La fin du film n’est pas du tout prévisible ce qui est plaisant car le spectateur s’attend à une fin très différente de celle que le long-métrage nous propose. Le film contient aussi deux histoires qui se mélangent mais restent visibles, c’est-à-dire l’histoire du professeur qui devient complètement paranoïaque et les éléments dénoncés par les jeunes.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé l’aspect mystérieux du film qui pousse notre curiosité à imaginer nous mêmes certains éléments du film. Certaines scènes restent surprenantes et je pense que c’est grâce à ça que le message du film est compréhensible. Par ailleurs, la fin n’est pas du tout attendue et encore une fois le spectateur peut s’imaginer n’importe quoi après ce passage. C’est un film très réussi et qui mérite d’être mis plus en avant.

Ema Sommier
2019/04/29 17:34 #2018-lheure-de-la-sortie-95
Lycée PRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
L’heure de la sortie
Film étrange, étrange film. L’heure de la sortie est l’adaptation du roman du même titre de Christophe Dufossé. C’est un film à la lisière de plusieurs genres, entre le film de zombie, le film fantastique et le film apocalyptique. Après la défenestration d’un professeur dans un collège privé élitiste, Pierre (Laurent Laffite, aussi bon que dans Paul Sanchez est revenu) devient le professeur de français d’une classe de troisième surdouée avec un groupe d’élèves particulièrement uni, mutique et inquiétant qui rappelle les enfants du Village des damnés. A partir d’une situation tragique et réaliste, le film bascule peu à peu dans une atmosphère oppressante grâce à la mise en scène de Sébastien Marnier, ses légers zooms, le déplacement très chorégraphié des personnages à pas feutrés, sans bruit si ce n’est cette musique parfois lancinante et angoissante du groupe électro Zombie Zombie.

Le professeur commence peu à peu à sombrer dans une paranoïa latente qui rappelle le meilleur des films de Roman Polanski. Que veulent ces adolescents ? Ils se préparent à être endurant, se font mal, se frappent, plongent en apnée et au final risquent leur vie. Ils sont soudés et deviennent un monstre à six têtes. Et l’enseignant qui ne saisit pas encore la finalité de tout cela jusqu’à la chute, tente en vain de les protéger. Plus le film avance, plus il est anxiogène avec ses coups de téléphone anonymes ou cette ultime course poursuite nocturne. La caméra provoque subtilement le malaise, la photographie ocre de Romain Carcanade accroît cette sensation de fin du monde.

Le film aborde en filigrane des sujets brûlants d’actualité, la facilité d’accès à l’information qui parfois conduit à la désinformation et au complotisme mais qui permet aussi des prises de conscience comme l’a fait la jeune suédoise Greta Thunberg avec sa grève contre le réchauffement climatique. Car au final, sous couvert de film de genre, L’heure de la sortie est bel et bien un film politique, notre monde court à sa perte, et on le regarde s’effondrer. Comme disait Hubert dans la haine, « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. A chaque étage il se répète : « Jusqu’ici tout va bien. » « Jusqu’ici tout va bien.» « Jusqu’ici tout va bien. »… mais l’important c’est pas la chute : c’est l’atterrissage. » Mais il sera trop tard.

La classe de TGA1 du LP Magenta (Villeurbanne)
2019/04/29 22:10 #2018-lheure-de-la-sortie-96
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
« L’heure de la sortie » est une l’adaptaion duroman du même nom de Christophe Dufossé. Le réalisateur Sébastien Marnier réalise un thriller psychologique à suspens.
« Vous ne voulez pas voir la vérité en face »
Un jour ensoleillé des plus banals dans le prestigieux collège de Saint-Joseph, un jour de devoir en français tout aussi banal, l’ambiance de classe est calme, reposante … mais la musique, elle, est oppressante. C’est alors que le professeur de français de la classe de 3ème 1, où les élèves sont dits intellectuellement précoces, comme possédé, prend une chaise pour se défenestrer. Le mystère démarre dès les premières minutes du film … Leur nouveau professeur « toujours suppléent à 40 ans », Pierre Hoffman, est très vite dépassé par les évènements et par cette classe arrogante et compétitrice qui est rejeté des autres 3ème, qui ne supportent plus leur prétention. Le professeur remplaçant se voit très vite impliqué dans une histoire qui le dépasse, une course pour l’écologie, il est confronté à la violence et à l’angoisse. Etes-vous prêt pour la fin du monde ?
De la curiosité à la hantise
L’acteur principal, Laurent Laffite, possède un talent incontesté pour accentuer le mystère du film et pour accompagner le spectateur dans sa folie progressive.
Laurent Laffite campe un personnage au visage grave et au corps d’athlète. Son côté altruiste et sympathique le rende attachant dès ses premières apparitions. Il se soucie de ses élèves et les défend même s’ils ne veulent pas recevoir d’aide. Mais son entrée dans une folie de plus en plus dangereuse fait changer la perception du spectateur, notre point du vue n’est plus objectif car l’acteur arrive à nous faire entrer alors dans une folie proche de celle de Hoffman. Et cette folie provient d’une classe, dite intellectuellement précoce, celle des 3ème 1.
Lapsychologie anormale et bouleversante d’un enfant de 14 ans fait merveilleusement passer un message sur l’écologie.
En effet, la vision de voir le monde des élèves de la 3ème 1 est choquante, ils voient la vie comme une apocalypse et sont focalisés sur la violence de l’humanité. Ils ne sont pas humains, leur visage monotone n’est jamais souriant et définit leur façon de penser. Nous sommes très vite dépassés par les évènements lorsqu’ils se filment en train d’asphyxier, de noyer ou de battre l’un des leurs. Pierre Hoffman, comme nous, est perturbé et dégoûté par ces actions inhumaines et décide d’intervenir pour sauver une jeune fille de la noyade que lui font subir ses camarades. Ils sont comme des robots ou plutôt des morts-vivants qui auraient déjà vécu une vie et vu toutes les horreurs de leur génération. Cependant, ces collégiens ne sont pas considérés comme des élèves mais plutôt comme des extrémistes de la protection de l’environnement, toutes leurs démarches pour choquer le spectateur peuvent être fatales et cela accentue le suspens déjà pesant. La musique des musiciens ZOMBIE ZOMBIE accompagne d’une façon sublime le déroulement de l’intrigue.
La séquence finale avec l’explosion de la centrale nucléaire envoie un message très douloureux mais aussi un message de compréhension mutuelle car Pierre Hoffman et les collégiens intellectuellement précoces se tiennent la main devant cette catastrophe meurtrière pour l’Homme et pour l’environnement, mais cela signifie aussi que malgré nos différences, nous sommes tous concernés par l’avenir de la planète.

MILLAR Lleyton, Vergnenègre Maxime
2nde 3, Lycée Paul Eluard; Saint-Junien
2019/04/30 13:48 #2018-lheure-de-la-sortie-97
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
L’heure de la sortie est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier et scénarisé par lui-même et Elise Griffon. Les acteurs principaux sont Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory. Il est sorti en 2018 et issu du roman éponyme de Christophe Dufossé.
Suite au suicide de leur professeur, la classe de 3ème E du lycée Saint Joseph accueille un nouvel enseignant. Celui-ci se rend rapidement compte qu’un groupe de six élèves de cette classe de surdoués cache un lourd secret. Il décide de le découvrir…
En premier lieu, ce qui m’a impressionnée dans ce film, c’est l’ambiance et le suspense. Du début à la fin, le spectateur est plongé dans une atmosphère lourde et oppressante. Le thème clé du film n’est divulgué qu’à la toute fin, malgré les divers indices disséminés.
Au cours de l’œuvre, on ne sait jamais si Pierre (le professeur) est fou, s’il a raison, si les enfants sont suspects ou normaux ? Doutes et interrogations tiennent en haleine, ce que j’ai beaucoup apprécié.
Ensuite, ce qui m’a plu, ce sont les thèmes évoqués, ils sont nombreux : le harcèlement, l’élitisme, les limites repoussées lors de l’adolescence, le rapport élèves-professeur, l’écologie…
Bon nombre de questions restent en suspens : est-ce que les idées des enfants sont liées au fait qu’ils soient mis à part depuis toujours ? L’élève qui n’est pas venu à la sortie avait-il vraiment les mêmes idées que ses camarades ? Apprécient-ils vraiment leur professeur à la fin ?
Pour finir, je mettrai ce film en parallèle avec La vague de Dennis Gansel car dans chacun, on remarque comment des enfants peuvent être endoctrinés et se vouer à une cause sans se rendre compte du danger.
Je conseille vivement ce film à tout type de spectateurs. Il est vraiment intéressant et pousse à la réflexion sur beaucoup de sujets. Les acteurs jouent très bien et il y a de magnifiques décors.
Elsa Faniel Term TEB AA
2019/04/30 15:49 #2018-lheure-de-la-sortie-98
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

L’heure de la sortie est sorti en salle le 9 janvier 2019. Réalisé par Sébastien Marnier, Ce film narre l’histoire d’un professeur de français remplaçant, joué par Laurent Laffite, qui cherche à découvrir le secret d’un groupe d’élèves qui fait parti de la Troisième Pilote.

Cette classe, beaucoup plus intelligente que la majorité des élèves de cette école privée, a pris conscience de l'état de la Terre et décide de s'entraîner aux éventuelles catastrophes qui pourraient arriver : les élèves essayent de tenir le plus longtemps possible sous les coups, sous l’eau, et filment des courts métrages qui expliquent leur décision, tout en se préparant pour le mystérieux bal de fin d’année…
C’est un film angoissant et éprouvant qui est proposé au spectateur, et ca marche plutot bien! On vit l’inquiétude du professeur, les regards et la tension des élèves, et ce dès le début, puisqu’on commence par le suicide du professeur titulaire, certainement causé par l’ambiance de la classe. J’ai beaucoup aimé ce film, qui donne des frissons et qui fait énormément réfléchir.

-note personnelle(sur 5):✦✦✦✦✦
Léa Couturier TL au lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/04/30 15:52 #2018-lheure-de-la-sortie-99
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
L’heure de la sortie est un thriller français réalisé par Sébastien Marnier, sorti en 2018. Il a été adapté du roman éponyme de Christophe Dufossé publié en 2002.
Ce film raconte l'histoire de Pierre Hoffman, (interprété par Laurent Lafitte) un professeur qui va être chargé d’enseigner dans une classe de troisième suite au suicide du professeur. Cette classe de surdoués n'accepte pas la venue de ce remplaçant notamment six élèves, qui vont retenir l'attention de Pierre.
Il va découvrir le secret de ce groupe d'adolescents étranges, ce qui va bouleverser sa vie à jamais.

Ce groupe d'adolescents, est composé d'Appoline (Luàna Bajrami), Dimitri (Victor Bonnel), Victor (Thomas Scimeca), Clara (Adèle Castillon), Sylvain (Matteo Perez), et Brice (Thomas Guy ). Au travers d’eux, on voit une vision future pessimiste et catastrophique du monde. Leur professeur espionne leurs activités, qui sont à la fois incompréhensibles et morbides.
Ces enfants voient le monde sans aucun progrès possible avec seulement un avenir de catastrophes écologiques, terroristes, industrielles…
“La pulsion de mort” de ces adolescents est au centre de l'intrigue du film et accentue le suspense.

Ce film est stressant, angoissant et perturbant en partie grâce aux acteurs étranges et dérangés, mais aussi grâce aux plans lents, vides, et à la lumière “tamisée” , assez sombre. Tous ces effets ensembles apportent une atmosphère pesante, lugubre qui permet au spectateur d'être au plus proche des personnages.

Cette ambiance rend le film captivant, fascinant à regarder, et c'est une manière originale de dénoncer notre société actuelle. Ce film m'a beaucoup plu notamment grâce au message qu'il transmet.
Romane Pierson, TL lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/04/30 15:58 #2018-lheure-de-la-sortie-100
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Je trouve que l'affiche du film représente parfaitement le long-métrage. L'image choisie est tirée de la dernière scène du film qui s'avère être un twist intéressant. On y voit les personnages principaux fixer l'horizon à gauche et le seul qui regarde à droite, est celui qui est joué par Laurent Lafitte.

Ce personnage est un professeur qui doit apprendre à des élèves perturbés à aimer la vie et regarder vers l’avenir, symbolisé ici par la droite, même si celle-ci paraît cruelle. C’est la mission qu’il s’accorde tout en évitant de perdre sa santé mentale. En effet j’identifie ce film surtout en tant que thriller, le professeur devenant peu à peu paranoïaque et obsédé par ce groupe d’élèves.
Les acteurs, surtout les jeunes, ont fait un travail remarquable. Ils arrivent à garder un air impassible, presque terrifiant, tout au long du métrage, et sont parfaitement insupportables à nos yeux.
Il était vraiment intéressant de voir ce film car ces personnages ont notre âge et une vision négative du monde qu’un adolescent finit forcément par avoir à un moment de sa vie. Le réalisateur nous propose ainsi une solution plus concrète que celle des enfants, incarnée par le professeur Pierre Hoffman. On comprend vite que ce personnage est déjà troublé et qu’il a déjà vécu son lot de turbulences, comme les autres professeurs, à la différence que Pierre n’a pas baissé les bras.

C’est un long-métrage qui nous offre une morale presque banale pour beaucoup d’entre-nous mais il est important de rappeler les bases. Qui plus est, c’est un film plein de symboles et de références diverses qui devraient plaire à n’importe quel cinéphile, il fait partie de ces films à regarder plus d’une fois pour en comprendre toutes les subtilités.
C’est pourquoi il m’a plu, en partie parce qu’il m’a dérangée et ainsi fait réfléchir, ce qui était sûrement son but.
Ambre Maubois, TL, lycée Jean Giraudoux, Bellac


2019/05/02 00:33 #2018-lheure-de-la-sortie-101
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
Pierre Hoffman est professeur remplaçant, nommé dans une école prestigieuse à la suite d’un événement tragique. Il doit prendre alors en charge une classe de 3ème , constituée d’enfants précoces.
Les jours passent et Pierre remarque que ces élèves ont un comportement plutôt étrange. Il décide alors de mener son enquête pour déceler ce mystère.

A la suite de ses recherches , il découvre que certains élèves de sa classe pratiquent de curieux rituels … Toute l’histoire va se construire autour de cette intrigue.

C’est un long métrage intéressant. Le spectateur enquête avec le personnage principal , fait des liens entre chaque indice découvert. Grace à la musique parfois oppressante , à une lumière oscillante qui accompagnent les agissements des adolescents et le jeu des acteurs convaincant , le suspense de l’histoire est maintenu jusqu’à la fin …

Margot



Une tension palpable

Dans le long métrage intitulé « l’Heure de la sortie », de Sébastien Marnier, sorti fin 2018, une atmosphère lourde règne tout au long du film, une atmosphère de « thriller ». Un genre artistique qui impose le suspense, la tension pour créer l’excitation et le stress chez le spectateur pour le maintenir attentif jusqu’au dénouement de l’intrigue. L’ambiance de ce film est donc étrange, malsaine et angoissante. Cela est dû au curieux comportement des enfants et à la succession d’ événements qui sèment le doute dans l’esprit du spectateur. Le tout accentué par une musique stridente qui rend cela plus angoissant. Une appréhension tient le spectateur soucieux, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. La luminosité sombre accroît sa curiosité, lui donnant envie de savoir ce qui se cache dans l’ombre, ce que réserve la suite des événements.

Les sons, l’étrange, l’intrigue et la tension palpable donnent au film une atmosphère unique et très prenante.

Saber et Robin



Un jeu d’acteurs intéressant

Le rôle principal joué par Laurent Lafitte est celui de Pierre, un professeur de lettres de collège. L’acteur incarne bien son personnage et reste convainquant tout au long de l’histoire .

Le professeur ne va pas tarder à outre-passer son métier d’enseignant, préoccupé par le secret que cachent ses élèves. A partir de ce moment là, il va évoluer vers un personnage plus protecteur , inquiet des activités de ses élèves.

Apolline, interprétée par Luàna Bajrami, tient le rôle d’une adolescente leader qui parvient aisément à imposer ses règles. C'est un personnage lucide, pessimiste, exécrable et qui a un ascendant plus qu’important sur ses camarades de classe. Dimitri , personnage important de l’histoire est le leader masculin du groupe aux cotés d’Appolline .

Ces six adolescents vont mener un jeu étrange. Le spectateur n'arrive pas à les comprendre, ni leur but ultime, tout comme le professeur qui les épie . Ils semblent très impliqués, sûrement trop, dans une cause, mais laquelle ?

Une grande partie des acteurs sont des adolescent âgé de 15 à 17 ans. Malgré leur inexpérience, ils ont interprètent leurs rôles avec brio.

L’équipe enseignante est trop caricaturale, Sébastien Marnier a peut-être trop joué sur le cliché des professeurs impressionnés par des élèves surdoués.



Les motifs

Le motif du soleil revient régulièrement provoquant des sensations de chaleur, de sécheresse et surtout l’éblouissement…

Et puis dans certaines scènes, nous voyons, entendons des abeilles. Les abeilles qui sont un pilier pour la végétation, symbole de la lutte pour l’environnement mais qui peuvent aussi créer un malaise chez le spectateur.

Les cafards, à plusieurs reprises, envahissent la chambre du professeur. Angoissants ces gros plans sur sa chaussure qui écrasent les insectes alors qu’il ne comprend pas d’où ils sortent . Il a aussi ces hallucinations d’invasions dans sa salle de bain, scènes qui déclenchent du dégoût et une extrême surprise chez le spectateur. Ces cafards font référence à la nouvelle la métamorphose de Franz Kafka, écrivain sur lequel Pierre rédige une thèse parallèlement à son métier de professeur. Le cafard est ici une allégorie de la saleté, de la peur et de l’angoisse .

Dans son texte, Kafka écrit : « personne ne vient le soigner , sa blessure s’infecte » tout comme la terre que personne ne semble pouvoir soigner…

Le lien effectué entre les cafards et les humains montre que l’Homme est un être envahissant , destructeur et sale .


La musique

La musique très présente dans ce film, intensifie les scènes-clefs de l’histoire.

Le film s’ouvre sur un bruit strident et un plan sur le soleil annonçant le suicide d’un professeur qui s’est jeté par la fenêtre de sa classe.

Le morceau de Zombie Zombie « étrange balade en forêt» accompagne la scène inquiétante de la balade des enfants.

Le sample « free money » interprété par les chanteurs de la chorale exprime le besoin d’argent et la gourmandise des Grands, celle-ci est touchante et révélatrice de notre société , répétée tel un letmotiv du film. La mélodie « Thème de fin » toujours composée par Zombie Zombie marque la chute du film de manière angoissante et austère.



2019/05/05 18:35 #2018-lheure-de-la-sortie-102
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Lauriane EYSSERIC 2dn1

L'Heure de la sortie, film français de Sébastien Marnier sorti en 2018
Une bande de collégiens surdoués (mais surtout très perturbés) a comme projet de se jeter d'une falaise dans un bus, mais leur professeur remplaçant l'ancien qui s'est suicidé en plein cours (poignant, n'est-ce pas ?) a tout compris et a décidé de ne pas les laisser faire.
Un thriller adapté du Roman "L'heure de la sortie" écrit par Christophe Dufossé et publié en 2002.

Le film commence par une scène qui nous laisse bouche bée: le suicide d'un professeur devant sa classe. Cette fameuse classe
3ème 1, des surdoués dont on ne connait pas grand chose au moment de cette scène, mais avec laquelle on va vite faire le rapprochement plus tard. Le remplaçant Pierre arrive, essaie tant bien que mal de s'occuper de cette classe, mais depuis son arrivée dans ce collège, une succession d’événements étranges va se passer dans sa vie personnelle.
Les personnalités ébouriffantes des élèves vont persuader Pierre qu'ils sont à l'origine du suicide de leur ancien professeur et qu'ils comptent faire la même chose avec lui.
Il les suit et découvre que cette bande de collégiens tourne et cache des DVD avec dessus des images choquantes des problèmes qu'il y a dans notre société et des tests de suicide qu'ils font ensemble. Des archives très sensibilisantes pour le spectateur, comme les répercutions qu'ont la pollution dans les mers, les animaux dans les abattoirs etc... Des vidéos très crues auxquelles on ne s'attend pas la première fois..
Une occasion de se reconnaître à travers les personnages, et une découverte très touchante: ces adolescents sont sensibles à ce que devient notre monde, et sont profondément affectés par ce qu'ils voient.

Ces 6 jeunes joués par Luàna Bajrami, Adèle Castillon, Iwen Casteret, Léopold Buchsbaum, Victor Bonnel, Matteo Perez arrivent très bien à mettre le spectateur mal à l'aise et à le laisser perplexe.

Cet esprit déconcertant est parfaitement accentué par ce temps caniculaire, qui crée une ambiance oppressante, très dérangeante.

Ce film est d'après moi à voir, c'est un film qui fait réfléchir et grâce auquel on ne sort pas de la salle sans être touché un minimum, repésenté à la perfection grâce aux talents des adolescents et à la justesse de Laurent Lafitte.
2019/05/06 15:29 #2018-lheure-de-la-sortie-103
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
L’heure de la sortie ; angoisse ou cliché ?

L’heure de la sortie est un film de genre français réalisé par Sébastien Marnier. Ce thriller angoissant, sorti en salle le début janvier 2019, raconte l’évolution d’un professeur suppléant, incarnant par l’excellent Laurent Lafitte, dans une classe pilot d’enfants surdoués où l’ancien professeur de français s’est jeté par la fenêtre en plein cours. La curiosité du remplaçant devient de plus en plus malsaine et se transforme en véritable obsession pour Pierre Hoffman qui s’avère profondément troublé par l’hostilité sourde dont la classe fait preuve à son égard. Sébastien Marnier avait, en 2016, réalisé un premier thriller avec Marina Fois en rôle principal, la fidèle acolyte de Laurent Lafitte. Ce film a d’ailleurs reçu un accueil mitigé, entre promesses de brutalités pour un résultat conventionnel et prévisible et une tension qui surprend son auditoire tout en ne s’éparpillant pas, on ne sait pas quoi en penser. On retrouve malheureusement le même résultat mitigé pour cette nouvelle fiction. Alors, angoisse ou cliché ?

Dans un premier temps, comme pour Irréprochable, le choix des acteurs est merveilleux. Laurent Lafitte nous fascine dans ce rôle du professeur tourmenté et perturbé. C’est un personnage à la fois touchant et intéressant. L’identification qu’on peut porter à ce protagoniste malade nous fait prendre conscience d’une réalité de la personne humaine qui habituellement est remise en cause, c’est l’instinct et sa force d’action dans nos décisions. On se fait d’ailleurs surprendre à réaliser pendant le film que cet aspect obsessionnel et impulsif de l’humanité est peut-être plus angoissant que les éléments voulus perturbant du métrage. Les pulsions du professeur, qui le poussent à gifler une élève, à suivre sa classe partout et même d’intervenir pendant une de leurs expériences suicidaires, sont aussi imprévisibles que les réactions de l’environnement face à l’espèce humaine. Ce jeu entre l’angoisse de la destruction de la nature et la peur même de l’humain est intéressant, c’est ce qui est le plus pertinent dans le film. Cependant, les promesses de panique paranoïaque n’ont pas été entièrement comblées. Le scénario s’enfuyait un peu partout, vers des pistes qui, à développer seraient très pertinentes et accentueraient peut-être l’angoisse qu’on ne trouve pas spécialement. Mais Marnier est toujours aussi doué pour les sens cachés et les indices dont le film est parsemé. Les cafards, l’eau marron, les animaux de la forêt qui se promènent dans la ville… sont en fait des signes de la catastrophe qui clôture le long-métrage. Sur le moment, ces éléments peuvent s’apparenter à une liste de ‘’dérapages scénaristiques superflus’’, cependant on comprend très bien par la suite que tout ces détails sont en fait très intéressants et magnifiquement bien utilisés.

On peut en revanche particulièrement saluer la prise de partie du réalisateur, qui a opté pour un film de genre angoissant pour exposer des propos politiques et écologiques primordiaux. C’est une idée très bonnes car, au lieu d’assimiler les dangers réels de nos actes au travers de documentaires parfois soporifiques et surtout qui n’attirent pas la jeunesse, la nouvelle génération peut apparenter ce problème à l’angoisse qu’ils ont ressenti pendant la séance. De ce fait, c’est un moyen qui fonctionne pour faire en sorte que les générations futures soient sensibilisées et qu’elles actent pour changer les choses.

Visuellement, on sent absolument cette ambiance d’été chaud, de fin de mois d’août, alors que le film se situe clairement en avril/mai. Mais ce détail, qui cause un réel doute sur la temporalité du film durant le visionnage, est encore une preuve que Marnier est très fort en saupoudrage de détail, chaque parcelle du film est une réelle référence au réchauffement climatique. C’est un film qui pourtant n’est pas marquant en terme d’image. Au contraire d’autre métrage, la réalisation au réel sens du terme, n’est pas un chef-d’œuvre ultime, bien que plusieurs plans restent en tête, celle des cafards qui se promènent sur le corps de Pierre endormi et le plan de haut sur la baignoire, des scènes marquantes et magnifiquement bien filmées. Mais le reste semble un peu conventionnel et suit le parcours type d’un thriller de base.

Pour conclure, c’est un film avec un propos fort, qui mérite amplement sa place dans ce prix et qui est même l’un des meilleurs. Les flashs vidéos d’archives sont bien utilisés et octroient ce côté originalement décalé au film. Les acteurs sont splendides et le choix de prendre Laurent Lafitte en personnage principal n’aurait pas pu être différent, il sublime ce métrage et lui donne cette magnifique ambiance humaine.

Lou Balma-Picouly
2019/05/07 15:12 #2018-lheure-de-la-sortie-104
Lycée PRO Edouard Branly, Châtellerault, académie de Poitiers
L'HEURE DE LA SORTIE
"L'horreur d'un avenir qui décourage"

"L'Heure de la Sortie", premier film réalisé par Sébastien Marnier, est un thriller auquel on ne s'attendait pas. Un thriller qui fait réfléchir et qui angoisse. Un thriller qui fait du bien au cinéma de genre français.

L'ambiance est prenante malgré ce malaise qui nous tend du début à la fin. L'atmosphère est oppressante et lente. Elle noue l'estomac mais le suspense continuera sans cesse de croître.

Le visuel est aussi remarquable. Tout est froid, sombre et même parfois symétrique. Un visuel à l'image de l'ambiance du film.

Le son et les bruits renforcent cette sensation de malaise et cette inquiétude qui nous colle à la peau et à celle du personnage principal.
Le bande original signé Zombie Zombie est un point fort du film, ritournelle envoutante de son synthétiques et graves.

Les élèves réussissent avec brio à terrifier le spectateur d'une manière simple mais bizarre et Laurent Lafitte est tout simplement parfait dans son rôle de professeur suppléant intrigué par ces élèves surdoués.

Le final avec une fin fermée est pour moi très bien pensé et réalisé. Pas de bonne fin, juste la réalité des conséquences de nos actes sur l'environnement.

Pour conclure, "L'Heure de la Sortie" est un film qui intrigue et qui invite à la réflexion grâce à son ambiance et les thèmes abordés, mais c'est aussi un film qui térrifie. Il nous laissera malheureusement sur notre faim avec des questions dont nous n'aurons jamais les réponses.
C'est un film dont le spectateur ne sort pas indemne.

Par Killian BONNARD T BP RPIP
2019/05/08 19:47 #2018-lheure-de-la-sortie-106
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
L’heure de la sortie est un thriller français, tirée du roman éponyme de Christophe Dufossé. Sorti en France en janvier 2019 et réalisé par Sébastien Marnier, ce film prend place dans une atmosphère pesante. Pierre, un professeur remplaçant, rentre en contact auprès d’une classe expérimentale dans le collège saint Joseph après le suicide de son prédécesseur. Il va donc avoir la charge d’une troisième expérimentale composée d’enfants surdoués. Cette arrivée n’est pas bien vue par les élèves et pas bien vécue de leur part mais aussi de celle de Pierre. Sentant quelque chose qui cloche il va découvrir une réalité terrible.

Sébastien Marnier, nous présente un univers de plus en plus sombre jusqu’à atteindre le fantastique et le paranormal. Ainsi lors de certaines crises d’angoisse de Pierre, on dérive jusqu’à des visions dignes d’un film d’horreur. Le personnage frôle alors la folie, la dépression. Cette folie et l’incompréhension jouées par Laurent Lafitte d’une manière si naturelle, ne sont pas que les siennes. En effet durant tout le film, nous, spectateurs, subissons impuissants les événements sans les comprendre.
Ces doutes que nous avons, s’opposent directement avec la sûreté et la détermination de ces jeunes surdoués. Ils ont l’air d’avoir compris quelque chose que nous nous obstinons à essayer de comprendre. Un personnage marquant et inquiétant tant sa sûreté est grande est le personnage d’Ambroise, joué par Luàna Bajrami. Rien que sa présence nous dérange.
Nous suivons donc Pierre qui essaye, tout comme nous de comprendre ce malaise imposé par ces élèves : c’est alors la douche froide mais aussi l’introduction du cœur du film. Le film se lance alors dans une argumentation grâce à ces élèves transmetteurs de diverses messages allant de l’écologie à la conscience de sa mort. Ces arguments pourtant terribles sont compréhensibles et nous plongent dans une profonde réflexion  : Est-ce louable ? Est-ce une fatalité ? Quelle est notre faute ? Mais aussi simplement pourquoi ? En effet le film ne donne pas de réponse à ces questions et nous laisse donc dans une réflexion importante.
Ainsi L’heure de la sortie est un film pour s’introduire au film d’auteur mais aussi qui va vous faire plonger dans l’incompréhension et la réflexion durant la séance et même après.
Renan Clément