J'accuse

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Roman Polanski

Avec : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner

Long-métrage : France

Genre : Drame historique

Durée : 2h12

Année de production : 2019

Distributeur : Gaumont

Synopsis

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

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  • Lycée Jean Fresnel, Caen (académie de Caen)

j'accuse fresnel1

Critiques écrites

Commentaires

2019/12/03 09:46 #2019-jaccuse-1
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
« J'accuse » La scandaleuse affaire
de l'officier Alfred Dreyfus

Le film « J’accuse » sorti le 13 novembre 2019 a été réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman, ce film retrace l'histoire vraie du capitaine français Alfred Dreyfus .
Les acteurs sont Jean Dujardin qui joue le rôle du lieutenant-colonel Picquart, Louis Garrel dans le rôle du capitaine Dreyfus, André Marcon dans le rôle d' Emile Zola et encore de nombreux acteurs très connus du cinéma français.


Ce film raconte l'histoire vraie du capitaine Dreyfus qui été accusé et condamné pour trahison. On lui reproche d'avoir transmis des informations militaires à l'ambassade allemande.
Le lieutenant-colonel Picard pense que le capitaine Dreyfus est innocent et que l'on a mis la mauvaise personne en prison. Mais Dreyfus étant de confession Juive, l'opinion publique ne souhaite pas le relâcher. On l'accuse sur les bases d'une ressemblance de son écriture avec l'écriture du véritable coupable.
Dans ce film est retracé le parcours du Colonel Picard pendant l'affaire Dreyfus, tant sur le plan de son implication politique et juridique que sur le plan de ses relations sentimentales.

Les décors sont superbes, et avec les plans le film est visuellement éblouissant. Les rues de Paris de cette époque sont bien représentées, et les costumes nous plongent encore plus dans cette période de notre histoire.

L'une des scènes que j'ai visuellement préférée est la toute première scène que l'on voit au début du film, quand le capitaine Dreyfus se fait dégrader : on le voit en premier plan entouré d'une grande rangée de soldats et on voit en arrière plan la tour Eiffel et sur le côté du capitaine Dreyfus derrière des barreaux une foule en colère.
Le réalisateur par cette mise en scène nous fait ressentir toute la pression de l'opinion publique dans cette affaire.

J'ai aussi aimé la scène où paraît dans le journal, le texte « J'accuse » écrit par Émile Zola, au fur et à mesure que la voix d'Emile Zola lit le texte et cite les personnes politiques impliquées dans les fausses accusations, on les voit une par une découvrir cet article. Ils sont tous surpris et choqués voire énervés.

J'ai été déçu par le fait qu'il n'y ait pas de scène montrant la première fois où le capitaine Dreyfus est accusé de trahison et où on lui demande de se suicider pour cette faute qu'il n'a pas commise et il refuse car il clame son innocence. Ce moment pour moi important dans l'histoire aurait dû faire l'objet d'une scène dans le film.

Ce film est un film que je pourrais recommander, j'ai entendu parlé de cette affaire la première fois quand j'ai visité le Panthéon où se trouve la tombe de Émile Zola, mais je ne connaissais que très brièvement cette affaire , ce film m'a permis de mieux comprendre et de mieux connaître le déroulement d'une des plus grandes affaires du XIX ième siècle.
Trouvant ce film aussi intéressant tant sur le point de vue historique que sur le point de vue cinématographique, je le conseillerais sans problème.
Victor Auguste
2019/12/03 09:48 #2019-jaccuse-2
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
BOULLIN Maiwenn




J'accuse est un film dramatique français écrit par Alain Goldman et réalisé par Roman Polanski. Le sujet abordé dans ce film est l'affaire Dreyfus survenue en France de 1894 à 1906. Le film est tiré d'une histoire vraie, il est fondé sur le point de vue du colonel Picquard dans cette affaire, joué par Jean Dujardin.
Le colonel Picquard devient chef du service de renseignement quand tout à coup il découvre des preuves qui innocenteraient Alfred Dreyfus, joué par Louis Garrel, de trahison envers l'armée française. Malgré le fait qu'au début du film il avoue clairement qu'il est antisémite, il va faire des pieds et des mains pour pouvoir découvrir les vrais coupables et réhabiliter Alfred Dreyfus qui était son ancien élève à l’École supérieure de guerre.
L'histoire étant tirée d'une histoire vraie nous pouvons bien y retrouver certaines scènes connues qui se sont passées dans la vraie vie : la dégradation de l'accusé Dreyfus qui est la toute première scène après un travelling de droite à gauche, la publication de l'article « J'accuse... ! » par Émile Zola dans le journal L'Aurore, ou encore le duel entre Picquard et Henry (qui est un des responsables de la manipulation des preuves contre le vrai coupable), mais il y a surtout l'erreur judiciaire lorsque le colonel Picquard vient à présenter toutes les preuves que le vrai coupable n'est autre que Esterhazy, joué par Laurent Natrella.
En parallèle du fait historique, il y a la liaison amoureuse entre Picquard et Pauline Monnier, jouée par Emmanuelle Seigner. Ces scènes ne sont pas obligatoires dans ce film car cela sort du contexte de l'affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:49 #2019-jaccuse-3
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J’accuse est un film dramatique, fondé sur des faits réels, réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. Ce film tourné avec des grands noms du cinéma relate l’affaire Dreyfus qui a tourmenté le monde entier à la fin du XIXe siècle. Le réalisateur a fait un choix fort dans ce film. En effet, Polanski n’a pas voulu centrer son film sur Alfred Dreyfus ,joué par Louis Garrel, qui est pourtant le protagoniste principal dans cette affaire mais il a voulu centrer son film sur Marie-Georges Picquart alors joué par Jean Dujardin. Picquart est un lieutenant colonel ayant participé au rétablissement de la vérité et à l’innocence de Dreyfus. J’accuse nous permet de suivre Marie-Georges Picquart dans son enquête pour trouver le vrai coupable de cette trahison. Le colonel va se rendre compte que son adjoint nommé Henry sait que ce n’est pas Dreyfus qui est le traître mais le commandant Esterhazy. Les chefs de Picquart lui demandent d’étouffer cette affaire car pour le gouvernement, Dreyfus est juif, donc il est le coupable idéal. Mais le colonel ne va pas obéir à ces ordres et va donc se faire emprisonner. Il va maintenir sa position jusqu’à ce que le pauvre Alfred Dreyfus soit innocenté et réhabilité dans l’armée.

Dès la première scène, le cinéaste nous plonge dans l’affaire Dreyfus et dans le monde de l’époque. Ainsi Polanski décide de commencer son film par la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus. Cette scène permet aux spectateurs de découvrir la place merveilleuse et silencieuse dans laquelle Dreyfus sera dégradé et permet de se mettre dans l’ambiance stricte de l’armée. De plus, les costumes nous plongent directement dans l’univers du XIXe siècle. L’antisémitisme est l’un des plus grands thèmes présents dans l’histoire et nous retrouvons ce thème tout au long du film. En effet, au début du film nous pouvons voir les gradés qui, pendant la dégradation du capitaine Dreyfus, font des remarques antisémites. Ce long-métrage évoque l’antisémitisme du peuple durant toute sa durée bien que le peuple ne fasse que très peu d’apparition à l’écran: le cinéaste préférant filmer cette histoire de l’intérieur, au cœur de l’enquête afin de faire ressentir le climat pesant, inquiétant qu’engendre cette affaire d’état. Le début du film met déjà bien en place toutes les difficultés que rencontreront les pro-dreyfusard, montrant dès le commencement la haine qu’a le peuple français face à cette religion en la huant comme lors du départ de Dreyfus après sa dégradation ou lors de la nuit où le peuple écrit sur des vitres les termes : «  mort aux juifs ». La violence des scènes, qui n’est ni censurée, ni rendue plus douce, donne un certain charme à l’histoire et la rend plus véridique. La violence des combats entre les pro-et les anti dreyfusards est énormément mise en avant sans pour autant paraître étouffante, la mise en scène étant incroyable. Le personnage principal est antisémite mais il veut quand même savoir la vérité sur cette affaire. Nous assistons donc à son enquête et lorsque ce dernier découvre puis passe en revue les preuves accumulées prouvant l’innocence du capitaine Dreyfus, la musique alors composée par Alexandre Desplat s’arrête. La musique nous aide notamment à bien ressentir les différentes émotions du film. Les longs moments de silence durant la découverte des preuves et pendant les flashbacks présents pendant la prise de conscience du lieutenant-colonel Picquart contribuent également à l’empathie que l’on peut ressentir envers Alfred Dreyfus.
Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer dans ce film, puisque nous avons toujours de l’action. Malheureusement, d’après nous, la fin du film est trop brusque et expéditive. On passe trop rapidement du second procès à la dernière confrontation entre le capitaine Dreyfus et le lieutenant-colonel Picquart devenu ministre. La réhabilitation de Dreyfus, en tant que commandant, est trop rapide et peu mentionnée ainsi que le nouveau grade de Picquart : ministre de la guerre. La fin s’enchaîne trop rapidement et elle est beaucoup moins compréhensible que tout le reste du film, ce qui enlève à son charme.
Malgré cette fin un peu trop rapide à notre goût, J’accuse est un très bon film qui décrit très bien cette affaire à la fois très connue et méconnue du point de vue du lieutenant-colonel Picquart. Ce long-métrage arrive d’une manière spectaculaire à nous mettre à la place d’un des personnages principaux qui a joué un rôle majeur dans la réhabilitation de Dreyfus ; le lieutenant-colonel Picquart.
Léa Claus, Chiara Coulon, Leeloo Lafont
2019/12/03 09:51 #2019-jaccuse-4
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est un pur chef d’œuvre historique. Réalisée par Polanski, sortie en 2019, cette œuvre est un drame historique qui s’inscrit également dans le genre thriller par son enquête et ses suspens. J’accuse est une adaptation du roman D. de Robert Harris portant sur la fameuse affaire Dreyfus. Cette affaire est un conflit politique et social de la troisième République, à la fin du XIXe siècle qui a bouleversé la société française pendant 12 ans.

Ce conflit porte sur l’accusation de trahison faite au capitaine Dreyfus, un officier français de confession juive. Cet officier est condamné à vie sur l’île du diable pour avoir fourni des dossiers secrets à l’Allemagne. Picquart, un des principaux protagonistes de cette affaire, est promu au service de renseignement militaire et au grade de lieutenant colonel. Peu à peu, il découvre l’innocence du capitaine Dreyfus en consultant les lettres du commandant Esterhazy. En effet, il constate que l’écriture de celui-ci correspond à celle du bordereau qui a servi d’éléments au jugement de Dreyfus. Picquart, convaincu de l’innocence de Dreyfus, accuse, par ses multiples indices, Esterhazy. Il décide donc de prévenir ses supérieurs de cette fausse accusation, mais ceux-ci lui ordonnent d’étouffer l’affaire. Par devoir, il refuse d’obéir à sa hiérarchie. Il est donc menacé, surveillé puis emprisonné. Ses supérieurs décident de le muter mais Picquart persiste et révèle la vérité au célèbre Émile Zola qui écrit l’article « J’accuse » dans L’Aurore. Émile Zola est lui aussi condamné, c’est le début d’une longue lutte sociale et politique afin de rétablir la vérité.


Dans ce film, il y a un réel jeu d’acteurs. Ils sont fidèles à l’histoire du XIXe siècle. Tout au long du film, on suit le point de vue de Jean Dujardin qui joue le rôle du colonel Picquart, un homme froid et influent. Ce thriller nous permet de mener l’enquête avec le colonel Picquart, ce qui accentue le suspens et l’envie de connaître la suite de l’histoire. On peut facilement identifier le statut des personnages par leur costume et leur attitude.


Le récit est introduit par l’arrivée de Dreyfus dans la cour de l’école militaire. On assiste à une cérémonie dans laquelle Dreyfus est destitué de son grade. Dreyfus est entouré de milliers de militaires. Ses supérieurs le déshonorent, le dénigrent et ils lui arrachent, lui cassent et piétinent ses symboles du statut militaire. Une foule se déchaîne contre lui derrière les barreaux de la cour. Il est humilié publiquement puis arrêté.
Cette première scène annonce la thématique du film. En effet on voit la déchéance d’un homme qui clame son innocence.

La scène la plus importante est celle de la dégradation de Dreyfus par tout cet acharnement contre cet homme, les propos antisémites du peuple et la hiérarchie odieuse vis à vis de dreyfus.
Le passage sur la réaction du peuple français lors de la publication de « «J’accuse » d’Emile Zola est très fort dans ce film. En effet, cet article bouleverse la France. Chaque général lit le passage qui le concerne, sidéré. Le peuple français dénigre Emile Zola en brûlant ses œuvres, montre son hostilité envers les juifs dans les rues. Il y a une certaine « euphorie révolutionnaire » dans la ville.


Le film ne se termine pas sur le jugement de l’innocence de Dreyfus comme on pourrait s’y attendre. Au contraire, la réhabilitation du capitaine n’est pas assez soulignée. En effet son innocence est simplement précisée par une phrase à l’écran. Le dénouement de cette affaire qui durera 12 ans, n’est pas assez marqué.
Enfin, le film se termine définitivement sur une scène où Georges Picquart est devenu ministre 7 ans après la fin de cette affaire. Dreyfus a pu être réintégré dans l’armée. On sait également que c’était la première fois qu’ils se croisaient depuis l’arrestation de Dreyfus.

Ce film, par sa mise en scène, veut nous montrer la vérité de cette histoire. J’accuse se déroule presque totalement dans les bureaux de l’armée. De ce fait, le spectateur est coupé de la société. On est donc immergé dans l’affaire.

Ce film traite un fait historique que chacun connaît de nom, sans vraiment connaître la vraie histoire Dreyfus. Le réalisateur, Roman Polanski, fait de ce film un policier captivanr malgrè quelques lenteurs. Je conclurai que c’est un beau film qui éclaire le spectateur sur l’ Histoire, ses travers et la corruption des politiciens.
Aurore Delacotte
2019/12/03 09:52 #2019-jaccuse-5
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J'accuse a été réalisé par Polanski, en 2019 et est adapté du roman D.de Robert Harris. Ce film est tiré d’une histoire vraie, celle de l’affaire Dreyfus qui s’est déroulée en 1894. 

Cette histoire est celle d’un capitaine, nommé Dreyfus, qui se fait accuser de trahison. A travers ce film, nous suivons pourquoi et comment celui-ci s’est fait arrêter, nous découvrirons grâce au colonel Picquart qu’il a alors été arrêté à tort. Durant ce film, nous avons vu tous les efforts que le colonel a faits pour que justice soit rendue.

Au début du film, nous assistons à une scène particulièrement forte, grâce à sa mise en scène et à la musique qui l’accompagne. Nous voyons également beaucoup de personnes en arrière plan ainsi que sept hommes qui marchent en diagonale au centre de l’image, la position de la caméra crée un effet de mouvement, ce qui nous donne la sensation d’avancer avec eux. Nous pouvons voir le caractère raciste de certaines personnes, à travers leurs paroles, à l’égard de Dreyfus, qui est Juif. A plusieurs reprises dans le film nous assistons à des retours en arrière, ceux-ci permettent de mieux comprendre l’histoire. 
Dans ce film, chaque rôle est bien défini grâce aux habits portés, ainsi qu’à la façon de se comporter, au langage employé, nous arrivons donc facilement à distinguer les classes sociales de l’époque.. 

J’ai beaucoup aimé voir ce film, puisque celui-ci repose sur une histoire vraie et je trouve que cela est beaucoup plus intéressant, puisqu’il y a une facilité pour se mettre à la place des personnages et pour ressentir leurs émotions, qu’il n’y a pas dans les films imaginés. Je trouve également ce film très intéressant culturellement, ne connaissant pas l’affaire Dreyfus, je trouve qu’il est très facile à comprendre. 



Doré Julie
2019/12/03 09:53 #2019-jaccuse-6
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Matter
Antoine
1e01




Le film « J’accuse » de Roman Polanski retrace l’affaire Dreyfus qui a frappé la société française sous la 3 ème République de 1894 à 1899. Ce film apporte une reconstitution plus récente de l’affaire Dreyfus. En effet, l’affaire Dreyfus a été adaptée cinématographiquement notamment par deux films : « l’affaire Dreyfus » de Georges Méliès en 1899 ou bien celui de José Ferrer en 1958.
Le film est joué par un casting de renommée ; en effet, on y trouve Louis Garrel incarnant Dreyfus ou encore Jean Dujardin incarnant le colonel Picquart. On peut noter que Jean Dujardin semble se plaire dans ce genre de rôle où il incarne un militaire d’époque car un an avant il joue dans le film « Le retour du héros » de Laurent Tirard où il incarne le capitaine Neuville lors des guerres napoléoniennes. L’interprétation du casting est captivante et permet une totale immersion dans le film. Cette immersion est accentuée par la mise en scène très réussie de ce film, en effet, les éléments de mise en scène sont très travaillés comme les costumes, uniformes ainsi que les décors, cela nous plonge totalement dans la France de la troisième république à la fin du XIXe siècle. On peut noter la première scène du film, donc la dégradation de Dreyfus qui fait directement le lien avec l’illustration très connue du « Petit Journal » du 13 janvier 1895. Cette scène montre dès le début l’importance faite à la mise en scène dans le film. La construction du film fait de celui ci un film dynamique qui passe rapidement malgré sa durée de 2h et 12 minutes. Le film prend la forme d’un thriller où l’on suit le point de vue du colonel Picquart qui découvre et essaye d’innocenter Alfred Dreyfus. Mais pour mieux comprendre le déroulement de l’affaire dans la chronologie, des flash-back sont utilisés : ils permettent de rythmer le film car ils sont très bien utilisés. Le point le plus impressionnant du film est sa fidélité historique ; en effet, à travers la mise en scène et le scénario bien écrit on montre une véracité historique .

Pour conclure, ce film est bien écrit et formidablement interprété par les acteurs, le film est dynamique et captivant , l’immersion est totale notamment par la véracité historique du film qui met en lumière l’affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:54 #2019-jaccuse-7
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
LEITE
THOMAS


RÉSUMÉ :
Le film suit le parcours de l’affaire Dreyfus, ce jeune capitaine juif de l’armée française accusé à tort de trahison. La seule preuve de l’armée française est le fait que Dreyfus soit de confession juive. Le personnage principal est Georges Picard, un colonel de l’armée qui va dans un premier temps accuser Dreyfus puis découvrir des éléments qui contredisent le Conseil de Guerre ayant condamné Dreyfus.

CRITIQUE :
« J’accuse » est un film réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. C’est une reconstitution historique de la célèbre affaire Dreyfus, survenue au lendemain de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 durant laquelle un capitaine juif de l’armée française est accusé à tort de trahison . Le film est centré sur le personnage du colonel Picard, décrit comme un personnage secondaire par les manuels d’histoire mais que le cinéaste arrive à mettre en avant et place comme le centre de l’intrigue. Cette intrigue nous ferait presque oublier le personnage d’Alfred Dreyfus ; cependant elle permet de mettre en avant les troubles de l’époque , l’antisémitisme ambiant et banal pour une partie de la population, la violence des faits et surtout, d’humaniser les protagonistes de l’affaire. Même si le dénouement est connu de tous, le réalisateur arrive à nous faire tenir en haleine jusqu’à la dernière minute.
2019/12/03 09:56 #2019-jaccuse-8
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est totalement inspiré de faits réels. Il est d’ailleurs l’un des rares films ayant traité de l’affaire Dreyfus. Celui-ci débute par une scène marquante : la dégradation du capitaine Dreyfus dans la cour de l’École militaire. Nous progressons dans ce film à l’aide de Marie-George Picquart interprété ici par l’acteur Jean Dujardin. Convaincu de l'innocence du capitaine Dreyfus, il tente de le prouver. Seulement s'il y parvient, cela ne sera peut-être pas simple d'en le faire part à la population…

Tout d’abord, cette œuvre cinématographique se caractérise par une mise en valeur parfaite des sons : chaque son, chaque bruit de pas, chaque voix a son importance. La première scène du film le montre avec les bruits de pas des soldats qui avancent dans la cour de l’École militaire : leur coordination visuelle est amplifiée par les sons unis. Cependant, très peu de musiques sont utilisées, ce qui les rend plus fortes lorsqu’elle font apparition notamment dans la succession de scènes lors de la lecture de l'article écrit par Émile Zola.

Ensuite, son réalisme est surprenant : Les décors sont parfaitement reconstitués, les objets qui y figurent aussi : on remarque tout au long du film des objets qui n’ont pas forcement d’importance pour le scénario mais qui renforcent l’immersion comme les tableaux, les horloges, les globes terrestres… Tout comme les décors, les costumes sont aussi très ressemblants : les uniformes militaires et également les habits des passants.

Enfin, le scénario remarquablement co-écrit par Roman Polansky renforce le film et son histoire : tout cela interprété par de très grands acteurs et actrices français comme Jean Dujardin qui joue le rôle de Marie-George Picquart, Gregory Gadebois qui joue le rôle du commandant Hubert Henry ou bien Louis Garrel qui interprète le capitaine Dreyfus, peu de fois dans le film certes mais remarquablement.

En conclusion, ce film est bon grâce aux moyens mis en œuvre mais aussi par l’incroyable histoire de l’affaire Dreyfus ; cependant J’accuse  n’a pas réussi pour ma part à provoquer des émotions.

Théo Quesnel
2019/12/05 08:48 #2019-jaccuse-9
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
L'affaire Dreyfus...je me souviens par la magie du cinéma

Je me souviens avoir été transporté dans le temps.
Je me souviens du premier plan et du dernier qui se ressemblaient trait pour trait.
Je me souviens de l'ouverture du film et de la dégradation de Dreyfus qui m'a laissé sans voix.
Je me souviens de la honte qu'à du ressentir Dreyfus.
Je me souviens du crescendo de la musique lorsque les dirigeants de l'armée lisent tour à tour le « J'accuse » d'Emile Zola.
Je me souviens que le colonel Picquart est un homme avec un grand sens moral faisant toujours passer ses valeurs et son devoir avant ses préférences.
Je me souviens que Picquart n'arrivait pas à ouvrir la fenêtre.
Je me souviens d'avoir trouvé les costumes et les décors très beaux.
Je me souviens de Jean Dujardin qui est impressionnant dans son rôle et montre qu'il est un taulier du cinéma mondial.
Je me souviens que les moustaches des Français étaient d'une classe indéniable.
Je me souviens que le film est une histoire vraie.

J'accuse d'antisémitisme une partie de cette société particulièrement odieuse.
J'accuse Roman Polanski de créer une incohérence volontaire pour servir le scénario, les trois îles du Salut étant assez proches pour s'y rendre à la nage, or les îles Royale et Saint-Joseph n'apparaissent sur aucun des plans de l’île du Diable ce qui est impossible.
J'accuse Dreyfus d'avoir été ingrat avec Picquart.
J'accuse qu'à peu près dans toutes les séquences, les personnages fumaient.

Critique collective 2GT5
2019/12/11 12:26 #2019-jaccuse-10
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
le film «J’accuse» est un film de de 2h12, réalisé par Roman Polanski et sorti le 13 novembre 2019. Il est destiné à tous. C’est un film retraçant l’histoire de l’affaire Dreyfus, où nous retrouvons Louis Garrel dans le rôle du capitaine Alfred Dreyfus et Jean Dujardin dans celui lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart.
L’histoire raconte l’enquête du lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart sur l’affaire Dreyfus. Seulement elle se déroule après l’accusation et la condamnation du capitaine Dreyfus. Le réalisateur du film commence par nous montrer la cérémonie de dégradation du capitaine Dreyfus, un moment fort. Beaucoup de scènes importantes sont jouées mais aussi de petites scènes qui auront un grand impact sur l’histoire.
Cependant selon nous, les scènes connues de cette histoire ne sont pas jouées. Par exemple nous voyons entrer le capitaine dans la salle pour la dictée qui sera la grande preuve de sa culpabilité, mais les portes se referment. Le réalisateur aurait dû tourner cette scène et montrer le courage de Dreyfus, au lieu de procéder par ellipse.
Il y a aussi les acteurs qui peuvent poser problème. Bien-sûr Jean Dujardin est un grand acteur de comédie ; seulement il est connu pour ses grands rôles dans des films drôles. D’autres personnages ne sont pas «pris au sérieux» à cause de leur rôle passé. La distribution n’est donc pas bien faite à nos yeux mais la mise en scène et le jeu sont superbes.

Margot Desmortreux
Emma Belloir
2019/12/11 12:34 #2019-jaccuse-11
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Le film « J’accuse » est sorti en 2019 et a été réalisé par Roman Polanski. C’est un film en couleur, c’est un drame historique franco-italien. Les acteurs principaux sont Jean Dujardin dans le rôle du lieutenant-colonel Picquart et Louis Garrel dans le rôle du capitaine Dreyfus.

Ce film parle de la trahison et de l’accusation à tort du capitaine juif Alfred Dreyfus en 1894, pour avoir fourni des documents secrets à l’Allemagne. Mais le commandant Marie-Georges Picquart devenu lieutenant-colonel va découvrir que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable espion et que son propre adjoint Hubert Henri sait que le véritable traître n’est pas Dreyfus. Picquart va donc tout faire pour prouver la culpabilité d’Esterhazy et l’innocence de Dreyfus, même s’il doit refuser d’obéir à ses chefs qui lui ordonnent d’étouffer l’affaire. Malgré son emprisonnement, il persiste jusqu’à ce que la vérité soit diffusée, et que Dreyfus soit libéré et reprenne ses fonctions.

L’époque où s’est passé cet événement est bien représentée grâce aux multiples décors et aux costumes. Ceci nous permet de nous plonger plus facilement dans l’époque et dans l’histoire.

L’une des scènes particulièrement marquantes est la scène où les gens qui sont anti Dreyfus brûlent la lettre « J’accuse » écrite par Emile Zola et parue dans le journal, et qu’ils inscrivent des injures et des menaces sur des bâtiments. Elle est particulièrement violente mais réaliste car c’était l’état d’esprit de certaines personnes durant cette époque, quand la France était divisée en deux (ceux qui étaient pour Dreyfus, et ceux qui étaient contre lui).

Aucune scène ne nous a déçus car nous sommes vraiment plongés dans l’histoire. C’est donc un film à recommander car il est autant intéressant du point de vue historique que du point de vue cinématographique.

Mathieu Jallu
Joachim Lescudé-Plaà
Emmanuel Lescudé-Plaà
2019/12/11 12:47 #2019-jaccuse-12
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
"J'accuse ", film de Roman Polanski sorti en 2019, est un drame/ thriller retraçant la fameuse Affaire Dreyfus, une affaire qui fit polémique du fait de l'apparition de discrimination religieuse ( ici l'antisémitisme) et donc des injustices, mensonges, falsifications, et erreurs commises par les hauts dirigeants de l'armée, et de l'Etat . Il est important de préciser que tous les personnages sont réels et les événements évoqués dans le film se sont réellement passés.

C'est un bon film, je le trouve fidèle à l'histoire de cette affaire qui date pourtant du 19ème et début 20ème siècle. On y retrouve un excellent casting avec des jeux d'acteurs plus que corrects, dont Jean Dujardin, qui incarne le personnage du Colonel Picard, rôle principal de cette œuvre. On retrouve cependant quelques longueurs, surtout au début du film, et une qualité de mise en scène décroissante tout au long du film, en effet, on pourrait être déçu de la fin du film qui se finit par un gros plan, alors que le début de celui-ci est impressionnant par rapport à la grandeur du lieu et l'événement qui s'y passe.
Une scène du film m'a marqué par la mise en scène, la tonalité de la voix et la musique prenante. Je parle de la scène où les généraux et autres personnes sont accusés par Emile Zola dans la presse.

Ce film pourrait être un bon moyen pédagogique pour apprendre l'histoire de l'affaire Dreyfus, cependant la polémique tournant autour du film pourrait être un frein : en effet le réalisateur Roman Polanski plusieurs fois accusé de viols est toujours en activité, la preuve avec la sortie de ce film.

Je peux conclure en disant que c'est un bon film, les acteurs ont su jouer leur rôle comme il le fallait, l'intrigue est bien développée tout au long du film, mais je pense néanmoins qu'il aurait été intéressant d'approfondir certains personnages comme la femme d'Alfred Dreyfus. Je conseille ce film aux personnes passionnées d'histoire ou aux spectateurs qui aime ce genre de film, je le déconseille néanmoins aux personnes qui préfèrent les films moins sérieux ou les films avec beaucoup d'actions. 

benjamin Leriche
2019/12/17 16:05 #2019-jaccuse-13
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
J'accuse : "Un classique de l'histoire revisité avec brio !"

"J'Accuse" est un film français de 2019 réalisé par Roman Polanski et inspiré du roman de Robert Harris "D.". Le rôle principal, celui du lieutenant-colonel Picquart est interprété par Jean Dujardin. C'est lui qui porte le film qui s'articule autour de sa lutte dans l'affaire Dreyfus. En effet, la plupart des séquences se déroulent selon son point de vue personnel. Le spectateur va suivre son enquête et partager ses émotions, ses doutes et son combat. Le choix de ce point de vue interne est interessant et original car d'autres adaptations de "J'accuse" se focalisent sur Dreyfus ou Zola. Jean Dujardin interprète à merveille ce rôle difficile. Dans sa recherche de la vérité et de la justice, on sent qu'il est très isolé. On a aussi ressenti tout le poids de l'armée et de la hiérachie militaire. Nous avons été frappé par le courage de Picquart.
Le personnage du capitaine Dreyfus, joué par Louis Garrel a beaucoup de dignité lors de la scène d'ouverture du film. Cette séquence est très impressionnante car Dreyfus est seul sur une immense place d'arme entouré par des centaines de soldats immobiles. On voit qu'il est deshonnoré mais qu'il garde sa dignité. On perçoit en gros plan ses grades jetés par terre et son épée brisée. Cette humiliation démontre l'injustice que dénonce cette oeuvre. Cela nous plonge directemment dans l'ambiance du film.
La bande-son et le cadrage en contre-plongée créent une scène poignante et une tension qui fait vibrer le spectateur.

Polanski nous plonge dans le monde du XIXème à travers les décors et les costumes de ses personnages que nous avons trouvés très réalistes. L'incroyable retournement de situation avec la parution de la lettre ouverte " j'accuse" de Zola dans le journal l'Aurore fait l'effet d'une bombe : le rythme du film s'accelère et les vrais coupables sont démasqués.

On a été cependant un peu déçu par le fait que le réalisateur ne s'attarde pas davantage sur Zola joué par André Marcon alors que c'est un des principaux défenseurs de Dreyfus. Même si ce film nous donne une vision particulière de l'histoire réelle du capitaine Dreyfus, il fait aussi revivre des personnalités importantes de cette époque et nous plonge au coeur d'une des plus grandes injustices du XIXème siècle.

Allez voir ce film, vous n'en ressortirez pas indemne !


Lycée professionnel Notre Dame du Château
Classe de Première Bac Pro Gestion Administration,
groupe B.





2020/01/04 14:38 #2019-jaccuse-14
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
La dégradation physique mais aussi psychologique
«J'accuse» retrace l'histoire d capitaine Alfred Dreyfus, qui a été dégradé le 5 janvier 1895 dans la cour d'honneur de l'école militaire de Paris, car il fut accusé de haute trahison par le service d'espionnage de l'armée, qui a soustrait à l'ambassade d'Allemagne un bordereau révélant qu'il existe un traître dans l'armée française. Ce film s'engage à rendre hommage au capitaine Dreyfus du point de vue du colonel Picquart,devenu chef du service de renseignement : il intercepte un courrier qui montre que le traître de l'armée française n'est pas Dreyfus mais le commandant Esterhazy. A partir de ce moment le lieutenant colonel Picquart met sa carrière et sa vie en péril en identifiant le réel coupable et voulant faire innocenter Dreyfus.Le film est donc basé sur un drame historique réel vu du point de vue de Picquart, avec une personne jugée sans preuves fondamentales. Les acteurs jouent extrêmement bien, je trouve une ressemblance remarquable entre ces personnages et les êtres historiques. Roman Polanski a jugé qu'en matière d'héroïsme « Dreyfus n'est pas un homme très intéressant, c'était un homme qui n'était pas particuluèrement séduisant ni sympathique ». Pour lui il n'était pas possible de fonder un scénario sur un personnage trop loin de son affaire puiqu'il est envoyé sur l'île du diable : voilà pourquoi Picquart est le personnage central du film. La première scène est incroyable, lorsqu' Alfred marche au pas avec d'autres soldats et surtout le moment où il est dégradé avec le bruit lorsqu'on arrache les boutons, ses insignes, lorsque le militaire casse son épée, tout est lourd d'émotions puisqu'en même temps Dreyfus crie son innocence dans cette grande cour d'honneur militaire. En connaissant son innocence cette scène me parut indébiablement dure pour lui, ses émotions étaient là et on voyait que cela lui faisait mal, il a eu un courage impressionnant de devoir accepter le jugement des autres soldats présents. Le second moment qui m'a paru très touchant a été de voir qu'un colonel veut prouver la vérité et qu'au sein de l'armée énormément de gens ne sont pas fiables : lorsque Jean Dujardin arrive dans la maison d'un général qui a joué un rôle dans l'accusation et l'emprisonnement de Dreyfus, il affirme qu'il ne veut pas emporter de secret dans la tombe après que le général lui dit de rester silencieux sur l'erreur judiciaire. Le général lui rétorque « emmener des secrets dans la tombe est l'essence même de notre profession »: cela montre que l'on ne peut pas avoir confiance dans le gouvernement et l'armée ce qui me paraît injuste puisqu'ils sont censés être là pour le peuple afin de mieux le servir. Le moment du nouveau procès de Dreyfus à la Cour de Cassation m'a donné une haine particulière puisque ces généraux préfèrent envoyer un homme innocent loin de tout ce qu'il a de plus cher pour ne pas assumer avoir fait une erreur, et le fait qu'ils soient tous montés les uns et les autres contre ce pauvre homme est injuste. De plus le fait qu'ils aient mis la trahison sur son dos et qu'ils expriment que ce n'est pas grave qu'il prenne la condamnation d'un autre puisqu'il est juif est absurde: ils sont antisémites et cela ne choque personne, ce qui montre la mentalité de l'époque, même si cela existe encore de nos jours. Ce film est selon moi un film bien réalisé, malgré que Roman Polanski est limite dans ses choix, mais je trouve qu'il est bien documenté, ce qui nous donne l'impression de visualiser le déroulé de l'affaire Dreyfus.


Sabrina Mounine, classe de première 2, lycée François 1er, le Havre
2020/01/04 14:52 #2019-jaccuse-15
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Injuste justice


Tout d'abord j'avais très envie de voir ce film car cet événement historique m'a beaucoup intéressé lorsque je l'ai étudié. J'ai trouvé le sujet du film très intéressant, retraçant de nombreux faits historiques : si l'Affaire Dreyfus fut racontée de plusieurs manières, celle-ci reste pour moi la plus fidèle. Roman Polanski a décidé d'innover en privilégiant le point de vue du colonel Georges-Marie Picquart, oublié de tous dans cette affaire mais pourtant personnage-clé : celui-ci mit sa carrière puis sa vie en péril afin de rétablir la vérité, d'identifier les vrais coupables et réhabiliter Alfred Dreyfus.

Le titre du film est le même que celui de l'article d'Emile Zola publié dans le journal «l'Aurore» pour porter cette affaire que le pouvoir et l'armée souhaitent étouffer à la connaissance de tous. L'angle d'approche est intéressant car le sujet est traité à travers le cas de conscience que cette injustice pose au colonel Picquart. Cet homme, «profondément antisémite», va mettre la justice au-dessus de toute autre considération afin de créer une prise de conscience générale. Le rôle de Jean Dujardin en tant qu'ancien professeur antisémite de Dreyfus selon moi ne lui va pas, il incarne beaucoup mieux son rôle de justicier quand plus tard il devient le chef des affaires de justice et donc va se rendre compte de la façon dont a été détournée cette affaire, et il aura pour but de rendre justice. Pourtant au début j'ai douté de la fiabilité de ce personnage !

La façon de filmer est assez simple mais la première scène fait pour moi référence à une représentation théâtrale : la garde entre sur scène par la droite. Le décor est fixé en arrière plan, c'est l'école militaire de Paris. La caméra défile tout au long du déplacement du corps de garde, elle coulisse tels des événements se succédant : je perçois cela comme une métaphore qui va retracer de façon chronologique cette affaire. Cette première scène m'a interpellée : c'est le fait que le capitaine Dreyfus se tienne au milieu de cette vaste cour et qu'il soit dégradé devant des milliers de soldats et une foule hostile hurlant au traître derrière les grilles de l'enceinte militaire. C'est une véritable humiliation, on lui retire ses épaulettes déterminant son grade, les boutons de sa veste puis on lui brise son sabre : actions symboliques pour un militaire, c'est tout l'inverse d'une cérémonie honorifique lorsque l'on remet un grade à un officier.

L'angle d'approche précédemment évoqué est renforcé par le peu de scènes où l'on voit le capitaine Dreyfus. La scène qui m'a également interpellée est celle où Picquart fait la découverte du dossier concernant les preuves accusant Dreyfus : celle-ci revêt une ironie cruelle puisque ce dossier montre que la condamnation ne repose sur aucune preuve tangible. Dans la forme j'ai trouvé malgré tout le film assez lent, les acteurs avaient du mal à se succéder sans qu'on perde le fil, avec une multitude de personnages pour certaines scènes peu utiles.Cependant étudier l'affaire Dreyfus c'est toujours mettre en évidence dans la société française d'une séparation entre deux camps : les dreyfusards et anti-dreyfusards, la droite et la gauche, les xénophobes et les non -antisémites. On constatera que cette dualité est loin d'avoir disparu.En revanche j'ai apprécié le côté historique, les décors, les costumes ainsi que la locution de l'époque

qui nous replongent dans un monde bien éloigné du nôtre.




Camille L.
1ère2
Lycée François 1er
Le Havre
2020/01/04 14:54 #2019-jaccuse-16
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
J'ai accusé, j'accuse, j'accuserai

Le film «J'accuse» de Roman Polanski relate une grande partie de la très controversée affaire Dreyfus de 1894 à 1899 : en 1895 le capitaine Dreyfus est démis de ses fonctions et envoyé en exil pour haute trahison, accusé d'avoir donné des informations à l'Allemagne. Après cela le commandant Picquart se voit promu lieutenant colonel et mis à la tête des services de renseignements français. En acquiérant des informations supplémentaires, il comprit vite que l'armée avait commis une faute en condamnant Dreyfus. Ce film est pour moi des plus rafraîchissants car il montre que le cinéma français est capable de faire un bon film historique, en associant histoire et romanesque. La mise en scène de Polanski est extrêmemnt carrée et propre, ce qui facilite la compréhension du récit et augmente la puissance des scènes dramatiques comme celle où l'avocat de Dreyfus se fait assassiner en plein parc d'une balle dans le dos. Le jeu des acteurs est excellent, les émotions se voient directement transmises aux spectateurs : ainsi la scène d'ouverture du film, où Dreyfus se fait démettre de ses fonctions, nous fait ressentir la tension juste par le visage crispé de l'acteur. Le projet de Roman Polanski est de revisiter une affaire politique qui a bouleversé la France de la fin du XIXème siècle et réussit cela avec brio. Il est également intéressant de se pencher sur cette période pré première guerre mondiale pour voir la France de la belle époque à l'écran. En conclusion je conseille ce film aux amateurs d'histoire politique car Roman Polanski est dans le ton précis avec
«J'accuse».

Arthur Decker, classe de première 2, lycée François 1er, le Havre.
2020/01/04 14:56 #2019-jaccuse-17
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Un classique changeant de point de vue.


«J'accuse» est un film réalisé par Roman Polanski et retrace l'affaire Dreyfus historiquement connue. Le lieutenant colonel Picquart est le héros du film : au risque de perdre sa carrière, ce dernier se bat pour dénoncer les vrais coupables et innocenter Alfred Dreyfus. Polanski retrace de manière réaliste cette affaire encore connue qui a secoué la France pendant près de 12 ans. Il la retrace d'une manière originale étant donné que le personnage principal n'est pas Alfred Dreyfus mais le colonel Picquart. La machination pour accuser Dreyfus est presque oppressante et on voudrait être à la place de Picquart pour l'aider. Le film dénonce aussi l'antisémitisme de l'époque et l'accusation par aveuglement de cet homme. La scène la plus émouvante est celle de la dégradation de Dreyfus devant non seulement ses collègues, ses amis mais aussi une foule de genspensant que cette personne est réellement un traître de l'Etat. Le film nous montre aussi la recherche permanente de reconnaissance. Le colonel Picquart ne fait pas vraiment ce geste pour Dreyfus mais plus pour l'Etat et sa gloire personnelle : ainsi à la fin du filmil n'a aucune bonté envers Dreyfus qui a vécu plusieurs années de bagne en tant qu'innocent et qui est resté en 1906 au même grade qu'à son départ. La didascalie à la fin du film nous indique que ces deux personnages ne se recroiseront jamais : Dreyfus est très reconnaissant envers le colonel, qui n'éprouve lui aucune sympathie envers Dreyfus. Ce film ne m'a pas apporté beaucoup d'émotions, à part un peu de compassion. J'ai eu une vision neutre du film et j'ai été assez déçue : «J'accuse» est un autre point de vue sur cette affaire sensible. J'ai trouvé ce film peut-être un peu trop long, ce qui m'a fait décrocher du cours de l'histoire, mais cette histoire étant courante, on peut s'y raccrocher facilement à tout moment. Le jeu des acteurs et la mise en scène sont cependant très réalistes, avec des costumes d'époque et des décors impressionnants, notamment sur l'île où Dreyfus est au bagne. On en oublie presque Dreyfus qui est très peu présent puisqu'on le voit deux fois au bagne, puis au début et à la fin du film. On en vient même à se demander si ce n'est pas vraiment l'affaire Dreyfus mais plus l'affaire du lieutenant colonel Picquart.

Astrid B.
1ère2
Lycée François 1er
Le Havre
2020/01/05 19:24 #2019-jaccuse-18
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Critique collective – les élèves de 2de MEI du lycée Maurice Genevoix – Decize, Académie de Bourgogne

« J'accuse » est un film de Roman Polanski. C’est à la fois un film historique, policier et d’espionnage. Il raconte l'histoire du Capitaine Dreyfus qui est accusé de haute trahison par l'armée française : il aurait donné des informations militaires aux ennemis, les Allemands et il est dégradé. Le Lieutenant Picquart est nommé à la tête des Renseignements : il découvre que ce n'est pas Dreyfus le coupable mais un autre militaire, Esterhazy. C'est Emile Zola qui révèle l'affaire au public en écrivant son fameux article, « J'accuse », qui dénonce l'armée, ses plus hauts gradés et l'Etat dans leur volonté de cacher la vérité.

Picquart veut que justice soit faite et que l'armée garde sa dignité et sa crédibilité. Il veut montrer la vérité pour sauver l'honneur de l'armée à laquelle il appartient. Il se montre très courageux. Il est montré comme antisémite dès le début du film mais il ne juge pas ses élèves, dont Dreyfus, en fonction de leur religion ce qui prouve qu'il a des valeurs. Son attitude est impressionnante : il ne se laisse pas faire, sait répondre et se défendre. Son combat pour faire connaître la vérité est fort.

On voit bien les réactions de la majorité de la population dans cette affaire : les hommes violents tassés le long des grilles pendant la dégradation de Dreufus, l'autodafé contre Zola, la vitrine cassée avec pour inscription « Mort aux juifs ». C’est un film qui dénonce l'antisémitisme et qui défend l'égalité et la solidarité entre les hommes.

L’histoire est racontée du point de vue de Picquart qui se trouve à Paris pendant que Alfred Dreyfus lui est prisonnier sur l'île du Diable. Cette distance entre les deux lieux est bien rendue par la succession de plans montrant l'île de plus en plus loin. Elle souligne ausssi l'immense solitude de Dreyfus.
Le premier est très bien interprété par Jean Dujardin. Louis Garrel qui joue Alfred Dreyfus est lui aussi génial.

La première scène, celle de la dégradation de Dreyfus est remarquable : le gros plan sur le visage tremblant du capitaine montre son émotion, son sentiment d’humiliation et de colère quand on lui retire ses galons et qu'on lui casse son sabre. L'immense cour de l'Ecole militaire et le nombre impressionnant de figurants-soldats rendent cette scène encore plus solennelle.

Le duel entre Picquart et le Colonel Henry est une scène marquante. Picquart lui règle son compte ; Henry est de plus en plus désespéré : il va perdre son duel mais aussi sa place dans l'armée et son honneur ce qui va le conduire jusqu'au suicide.

La lecture de l'article de Zola par lui-même en voix off est un moment très fort du film comme la scène où Picquart se rend compte que l'écriture du bordereau n'est pas celle de Dreyfus. Le film utilise de nombreux flash-back : c'est intéressant mais pas toujours facile à comprendre. La lumière grise et sombre du film est particulière : elle fait « vieillot » et rappelle un temps où il n'y avait pas d'électricité dans toute la ville de Paris. Surtout elle évoque une période sombre de l'histoire de France.

L'attitude des hauts responsables de l'armée français est choquante : ils nient la vérité et la rend indigne. On aurait aimé que la requête de Dreyfus auprès de Picquart devenu ministre de la Guerre soit acceptée car il le méritait sincèrement.
2020/01/19 11:29 #2019-jaccuse-19
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
Au-delà du récit historique, au-delà d’un thriller d’espionnage, Roman Polanski s’approprie un des plus grands scandales de l’histoire de France, le procès du capitaine d’artillerie Alfred Dreyfus, condamné pour intelligence avec l’ennemi. Qui dit histoire de France suggère un récit parfois un peu ennuyeux et qui dit thriller d’espionnage dit bon film du dimanche soir. Que le public se rassure : le J’accuse de Polanski infléchit ces clichés. En fait les acteurs, Jean Dujardin, M. Seigner, M. Amalric… proposent aussi bien un nouveau tome de « l’affaire Dreyfus pour les nuls » qu’un nouvel opus de Sherlock Holmes. C’est cette dualité qui nous semble intéressante.
Ainsi dans un premier temps le film parle à tout le monde grâce à un récit dont la construction minutieuse relève du mécanisme d’horlogerie. Le réalisateur permet au spectateur de suivre chronologiquement les investigations de Georges Picquart qui semble perplexe devant la manière dont le procès du capitaine a été instruit, mais on échappe en même temps à un récit trop linéaire et qui serait un peu fastidieux grâce à toute une série de flashes-back – à l’image d’une fugace conversation surprise entre Dreyfus et Picquat à l’École de Guerre, bien avant que n’éclate l’affaire. De plus la synthétisation du récit est remarquable, elle le condense pour ne rapporter que les éléments fondamentaux d’une affaire à rebondissement qui s’étend sur plus de dix ans et le rend plus didactique. La trame narrative est de plus ponctuée par des scènes frappantes telles que l’assassinat de l’avocat de Dreyfus, le duel à l’épée entre Picquart et le commandant Henry, les émeutes à Paris… qui viennent relancer l’intérêt du spectateur.
Toutefois la simplification ne signifie pas la vulgarisation. En effet le film vaut aussi par sa fidélité historique.
Tout d’abord la mise en scène permet de replacer le spectateur dans l’ambiance sombre de cette fin de dix-neuvième siècle marqué par un antisémitisme sordide contaminant à peu près toute la société. Ainsi la scène d’exposition au cours de laquelle où Dreyfus est déchu de ses insignes militaires, véritable mise à mort symbolique : temps gris et froid, visages fermés, immense espace vide de la place d’armes de l’École Militaire placent d’emblée le film sous le signe de la noirceur et de l’austérité ; les couleurs du film d’ailleurs sont intéressantes, jamais vives mais grisâtres, sombres, glauques. Ensuite les scènes proprement historiques (la réunion avec Zola, le procès ou des éléments moins connus comme la mutation disciplinaire de Picquart en Afrique) donnent du corps au récit, d’autant plus que le texte lui-même est souvent remarquable et dispense des formules qui se retiennent ; Picquart dit : « Ce n’est pas une autre affaire Dreyfus, c’est la même ».
D’autre part le film vaut aussi pour une prestation d’acteurs remarquable. Jean Dujardin, en véritable Sherlock Holmes compose un personnage auquel on croit et qui donne vie au récit. Tout film a son héros ; J’accuse a Picquart. Ce dernier devient une sorte d’allégorie de la justice : il sait fait abstraction de ses opinions et de son antisémitisme (le début du film nous le présente de façon fort peu sympathique !) pour prouver l’innocence du juif Dreyfus et confondre sa hiérarchie corrompue.
Tableau historique fidèle d’une époque, scènes d’action, suspense (on est souvent proche du traditionnel film de procès classique dans le cinéma américain), héroïsme du personnage principal auquel on peut progressivement s’identifier, autant d’ingrédients d’un film très classique dans sa facture mais très réussi.
Matéo Grandgirard, Merlin Gauchet, Yann Guizzo
2020/01/22 08:13 #2019-jaccuse-20
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le nom du film est une référence à l’article « j’accuse ..! »  qui a fait changer les choses, il a été écrit par Emile Zola; Il a été réalisé par Roman Polanski, sorti en 2019, il raconte l’histoire de l’affaire Dreyfus dans les années 1890. Au XIXe siècle, le contexte social est tendu en ce début de IIIe république. L’empire allemand vient d’annexer l’Alsace et une partie de la Lorraine, en 1871, haine et nationalisme, esprit plein de revanche et antisémitisme alimentent la tension. Polytechnicien et militaire, le capitaine Alfred Dreyfus incarné par Louis Garrel est accusé de trahison, à tort, pour avoir fourni à l’empire allemand des informations confidentielles. Il est condamné à perpétuée au bagne de Cayenne sur l’île du diable. Goerges Picquart joué par Jean Dujardin haut lieutenant colonel et Emilie Zola sont liés et ont une très grande place dans cette affaire. Le projet en étant à ses débuts, Roman Polanski avait confié qu’il ne voulait pas traiter cette histoire comme un drame en costume mais plutôt comme un triller dans lequel le spectateur mène l’enquête avec le personnage. Le film devait à l’origine s’appelait « D ». L’histoire de Dreyfus a déjà été vue au cinéma, dans Dreyfus de Richard Osward en 1930, Dreyfus de F.W Kraemer et Miton Rasner en 1931, la vie d’Emile Zola de William Dieterle en 1937 et j’accuse de José Ferrer en 1957. Nous pouvons constater que Jean Dujardin est très sérieux, ce qui est surprenant, il est en effet un acteur de comédie avant tout. L’une des scènes qui m’a le plus marquée est celle ou l’on voit Esterazy et Georges se battre, car c’est le lien de tout le film, effectivement tout le long Georges essaye de prouver que le vrai coupable est Esterazy, donc ce combat qui de base passer par la publicité, se fait cette fois-ci en face à face, suite à l’échec de Esterazy, ça met en valeur la puissance de Georges et cela prouve qu’ il va gagner son combat pour Dreyfus donc c’est un combat prémonitoire.Ce film a été nommé au Lion d’or, meilleur scénario, et le prix spécial du jury, il a reçu comme récompense le Venise film festival Green Drop Award, grand prix du jury de la Mostra de Venise. J’ai beaucoup apprécié ce film, il nous explique parfaitement l’histoire, les dialogues utilisés correspondent à l’époque , le choix des personnages estvraiment très bon, les acteurs incarnent très bien leurs rôles, et cette surprise de Jean Dujardin, on découvre un autre talent de lui ainsi qu’une facette plus sérieuse.

Jenny Genet , 1° Lycée Langevin