J'accuse

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Roman Polanski

Avec : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner

Long-métrage : France

Genre : Drame historique

Durée : 2h12

Année de production : 2019

Distributeur : Gaumont

Synopsis

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

Récompenses

A lire

Critiques de presse

  • Le Monde
  • Les inrocks
  • Libération
  • Première
  • Critikat

A regarder

Dossiers à télécharger

Commentaires

2019/12/03 09:46 #2019-jaccuse-1
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
« J'accuse » La scandaleuse affaire
de l'officier Alfred Dreyfus

Le film « J’accuse » sorti le 13 novembre 2019 a été réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman, ce film retrace l'histoire vraie du capitaine français Alfred Dreyfus .
Les acteurs sont Jean Dujardin qui joue le rôle du lieutenant-colonel Picquart, Louis Garrel dans le rôle du capitaine Dreyfus, André Marcon dans le rôle d' Emile Zola et encore de nombreux acteurs très connus du cinéma français.


Ce film raconte l'histoire vraie du capitaine Dreyfus qui été accusé et condamné pour trahison. On lui reproche d'avoir transmis des informations militaires à l'ambassade allemande.
Le lieutenant-colonel Picard pense que le capitaine Dreyfus est innocent et que l'on a mis la mauvaise personne en prison. Mais Dreyfus étant de confession Juive, l'opinion publique ne souhaite pas le relâcher. On l'accuse sur les bases d'une ressemblance de son écriture avec l'écriture du véritable coupable.
Dans ce film est retracé le parcours du Colonel Picard pendant l'affaire Dreyfus, tant sur le plan de son implication politique et juridique que sur le plan de ses relations sentimentales.

Les décors sont superbes, et avec les plans le film est visuellement éblouissant. Les rues de Paris de cette époque sont bien représentées, et les costumes nous plongent encore plus dans cette période de notre histoire.

L'une des scènes que j'ai visuellement préférée est la toute première scène que l'on voit au début du film, quand le capitaine Dreyfus se fait dégrader : on le voit en premier plan entouré d'une grande rangée de soldats et on voit en arrière plan la tour Eiffel et sur le côté du capitaine Dreyfus derrière des barreaux une foule en colère.
Le réalisateur par cette mise en scène nous fait ressentir toute la pression de l'opinion publique dans cette affaire.

J'ai aussi aimé la scène où paraît dans le journal, le texte « J'accuse » écrit par Émile Zola, au fur et à mesure que la voix d'Emile Zola lit le texte et cite les personnes politiques impliquées dans les fausses accusations, on les voit une par une découvrir cet article. Ils sont tous surpris et choqués voire énervés.

J'ai été déçu par le fait qu'il n'y ait pas de scène montrant la première fois où le capitaine Dreyfus est accusé de trahison et où on lui demande de se suicider pour cette faute qu'il n'a pas commise et il refuse car il clame son innocence. Ce moment pour moi important dans l'histoire aurait dû faire l'objet d'une scène dans le film.

Ce film est un film que je pourrais recommander, j'ai entendu parlé de cette affaire la première fois quand j'ai visité le Panthéon où se trouve la tombe de Émile Zola, mais je ne connaissais que très brièvement cette affaire , ce film m'a permis de mieux comprendre et de mieux connaître le déroulement d'une des plus grandes affaires du XIX ième siècle.
Trouvant ce film aussi intéressant tant sur le point de vue historique que sur le point de vue cinématographique, je le conseillerais sans problème.
Victor Auguste
2019/12/03 09:48 #2019-jaccuse-2
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
BOULLIN Maiwenn




J'accuse est un film dramatique français écrit par Alain Goldman et réalisé par Roman Polanski. Le sujet abordé dans ce film est l'affaire Dreyfus survenue en France de 1894 à 1906. Le film est tiré d'une histoire vraie, il est fondé sur le point de vue du colonel Picquard dans cette affaire, joué par Jean Dujardin.
Le colonel Picquard devient chef du service de renseignement quand tout à coup il découvre des preuves qui innocenteraient Alfred Dreyfus, joué par Louis Garrel, de trahison envers l'armée française. Malgré le fait qu'au début du film il avoue clairement qu'il est antisémite, il va faire des pieds et des mains pour pouvoir découvrir les vrais coupables et réhabiliter Alfred Dreyfus qui était son ancien élève à l’École supérieure de guerre.
L'histoire étant tirée d'une histoire vraie nous pouvons bien y retrouver certaines scènes connues qui se sont passées dans la vraie vie : la dégradation de l'accusé Dreyfus qui est la toute première scène après un travelling de droite à gauche, la publication de l'article « J'accuse... ! » par Émile Zola dans le journal L'Aurore, ou encore le duel entre Picquard et Henry (qui est un des responsables de la manipulation des preuves contre le vrai coupable), mais il y a surtout l'erreur judiciaire lorsque le colonel Picquard vient à présenter toutes les preuves que le vrai coupable n'est autre que Esterhazy, joué par Laurent Natrella.
En parallèle du fait historique, il y a la liaison amoureuse entre Picquard et Pauline Monnier, jouée par Emmanuelle Seigner. Ces scènes ne sont pas obligatoires dans ce film car cela sort du contexte de l'affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:49 #2019-jaccuse-3
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J’accuse est un film dramatique, fondé sur des faits réels, réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. Ce film tourné avec des grands noms du cinéma relate l’affaire Dreyfus qui a tourmenté le monde entier à la fin du XIXe siècle. Le réalisateur a fait un choix fort dans ce film. En effet, Polanski n’a pas voulu centrer son film sur Alfred Dreyfus ,joué par Louis Garrel, qui est pourtant le protagoniste principal dans cette affaire mais il a voulu centrer son film sur Marie-Georges Picquart alors joué par Jean Dujardin. Picquart est un lieutenant colonel ayant participé au rétablissement de la vérité et à l’innocence de Dreyfus. J’accuse nous permet de suivre Marie-Georges Picquart dans son enquête pour trouver le vrai coupable de cette trahison. Le colonel va se rendre compte que son adjoint nommé Henry sait que ce n’est pas Dreyfus qui est le traître mais le commandant Esterhazy. Les chefs de Picquart lui demandent d’étouffer cette affaire car pour le gouvernement, Dreyfus est juif, donc il est le coupable idéal. Mais le colonel ne va pas obéir à ces ordres et va donc se faire emprisonner. Il va maintenir sa position jusqu’à ce que le pauvre Alfred Dreyfus soit innocenté et réhabilité dans l’armée.

Dès la première scène, le cinéaste nous plonge dans l’affaire Dreyfus et dans le monde de l’époque. Ainsi Polanski décide de commencer son film par la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus. Cette scène permet aux spectateurs de découvrir la place merveilleuse et silencieuse dans laquelle Dreyfus sera dégradé et permet de se mettre dans l’ambiance stricte de l’armée. De plus, les costumes nous plongent directement dans l’univers du XIXe siècle. L’antisémitisme est l’un des plus grands thèmes présents dans l’histoire et nous retrouvons ce thème tout au long du film. En effet, au début du film nous pouvons voir les gradés qui, pendant la dégradation du capitaine Dreyfus, font des remarques antisémites. Ce long-métrage évoque l’antisémitisme du peuple durant toute sa durée bien que le peuple ne fasse que très peu d’apparition à l’écran: le cinéaste préférant filmer cette histoire de l’intérieur, au cœur de l’enquête afin de faire ressentir le climat pesant, inquiétant qu’engendre cette affaire d’état. Le début du film met déjà bien en place toutes les difficultés que rencontreront les pro-dreyfusard, montrant dès le commencement la haine qu’a le peuple français face à cette religion en la huant comme lors du départ de Dreyfus après sa dégradation ou lors de la nuit où le peuple écrit sur des vitres les termes : «  mort aux juifs ». La violence des scènes, qui n’est ni censurée, ni rendue plus douce, donne un certain charme à l’histoire et la rend plus véridique. La violence des combats entre les pro-et les anti dreyfusards est énormément mise en avant sans pour autant paraître étouffante, la mise en scène étant incroyable. Le personnage principal est antisémite mais il veut quand même savoir la vérité sur cette affaire. Nous assistons donc à son enquête et lorsque ce dernier découvre puis passe en revue les preuves accumulées prouvant l’innocence du capitaine Dreyfus, la musique alors composée par Alexandre Desplat s’arrête. La musique nous aide notamment à bien ressentir les différentes émotions du film. Les longs moments de silence durant la découverte des preuves et pendant les flashbacks présents pendant la prise de conscience du lieutenant-colonel Picquart contribuent également à l’empathie que l’on peut ressentir envers Alfred Dreyfus.
Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer dans ce film, puisque nous avons toujours de l’action. Malheureusement, d’après nous, la fin du film est trop brusque et expéditive. On passe trop rapidement du second procès à la dernière confrontation entre le capitaine Dreyfus et le lieutenant-colonel Picquart devenu ministre. La réhabilitation de Dreyfus, en tant que commandant, est trop rapide et peu mentionnée ainsi que le nouveau grade de Picquart : ministre de la guerre. La fin s’enchaîne trop rapidement et elle est beaucoup moins compréhensible que tout le reste du film, ce qui enlève à son charme.
Malgré cette fin un peu trop rapide à notre goût, J’accuse est un très bon film qui décrit très bien cette affaire à la fois très connue et méconnue du point de vue du lieutenant-colonel Picquart. Ce long-métrage arrive d’une manière spectaculaire à nous mettre à la place d’un des personnages principaux qui a joué un rôle majeur dans la réhabilitation de Dreyfus ; le lieutenant-colonel Picquart.
Léa Claus, Chiara Coulon, Leeloo Lafont
2019/12/03 09:51 #2019-jaccuse-4
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est un pur chef d’œuvre historique. Réalisée par Polanski, sortie en 2019, cette œuvre est un drame historique qui s’inscrit également dans le genre thriller par son enquête et ses suspens. J’accuse est une adaptation du roman D. de Robert Harris portant sur la fameuse affaire Dreyfus. Cette affaire est un conflit politique et social de la troisième République, à la fin du XIXe siècle qui a bouleversé la société française pendant 12 ans.

Ce conflit porte sur l’accusation de trahison faite au capitaine Dreyfus, un officier français de confession juive. Cet officier est condamné à vie sur l’île du diable pour avoir fourni des dossiers secrets à l’Allemagne. Picquart, un des principaux protagonistes de cette affaire, est promu au service de renseignement militaire et au grade de lieutenant colonel. Peu à peu, il découvre l’innocence du capitaine Dreyfus en consultant les lettres du commandant Esterhazy. En effet, il constate que l’écriture de celui-ci correspond à celle du bordereau qui a servi d’éléments au jugement de Dreyfus. Picquart, convaincu de l’innocence de Dreyfus, accuse, par ses multiples indices, Esterhazy. Il décide donc de prévenir ses supérieurs de cette fausse accusation, mais ceux-ci lui ordonnent d’étouffer l’affaire. Par devoir, il refuse d’obéir à sa hiérarchie. Il est donc menacé, surveillé puis emprisonné. Ses supérieurs décident de le muter mais Picquart persiste et révèle la vérité au célèbre Émile Zola qui écrit l’article « J’accuse » dans L’Aurore. Émile Zola est lui aussi condamné, c’est le début d’une longue lutte sociale et politique afin de rétablir la vérité.


Dans ce film, il y a un réel jeu d’acteurs. Ils sont fidèles à l’histoire du XIXe siècle. Tout au long du film, on suit le point de vue de Jean Dujardin qui joue le rôle du colonel Picquart, un homme froid et influent. Ce thriller nous permet de mener l’enquête avec le colonel Picquart, ce qui accentue le suspens et l’envie de connaître la suite de l’histoire. On peut facilement identifier le statut des personnages par leur costume et leur attitude.


Le récit est introduit par l’arrivée de Dreyfus dans la cour de l’école militaire. On assiste à une cérémonie dans laquelle Dreyfus est destitué de son grade. Dreyfus est entouré de milliers de militaires. Ses supérieurs le déshonorent, le dénigrent et ils lui arrachent, lui cassent et piétinent ses symboles du statut militaire. Une foule se déchaîne contre lui derrière les barreaux de la cour. Il est humilié publiquement puis arrêté.
Cette première scène annonce la thématique du film. En effet on voit la déchéance d’un homme qui clame son innocence.

La scène la plus importante est celle de la dégradation de Dreyfus par tout cet acharnement contre cet homme, les propos antisémites du peuple et la hiérarchie odieuse vis à vis de dreyfus.
Le passage sur la réaction du peuple français lors de la publication de « «J’accuse » d’Emile Zola est très fort dans ce film. En effet, cet article bouleverse la France. Chaque général lit le passage qui le concerne, sidéré. Le peuple français dénigre Emile Zola en brûlant ses œuvres, montre son hostilité envers les juifs dans les rues. Il y a une certaine « euphorie révolutionnaire » dans la ville.


Le film ne se termine pas sur le jugement de l’innocence de Dreyfus comme on pourrait s’y attendre. Au contraire, la réhabilitation du capitaine n’est pas assez soulignée. En effet son innocence est simplement précisée par une phrase à l’écran. Le dénouement de cette affaire qui durera 12 ans, n’est pas assez marqué.
Enfin, le film se termine définitivement sur une scène où Georges Picquart est devenu ministre 7 ans après la fin de cette affaire. Dreyfus a pu être réintégré dans l’armée. On sait également que c’était la première fois qu’ils se croisaient depuis l’arrestation de Dreyfus.

Ce film, par sa mise en scène, veut nous montrer la vérité de cette histoire. J’accuse se déroule presque totalement dans les bureaux de l’armée. De ce fait, le spectateur est coupé de la société. On est donc immergé dans l’affaire.

Ce film traite un fait historique que chacun connaît de nom, sans vraiment connaître la vraie histoire Dreyfus. Le réalisateur, Roman Polanski, fait de ce film un policier captivanr malgrè quelques lenteurs. Je conclurai que c’est un beau film qui éclaire le spectateur sur l’ Histoire, ses travers et la corruption des politiciens.
Aurore Delacotte
2019/12/03 09:52 #2019-jaccuse-5
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J'accuse a été réalisé par Polanski, en 2019 et est adapté du roman D.de Robert Harris. Ce film est tiré d’une histoire vraie, celle de l’affaire Dreyfus qui s’est déroulée en 1894. 

Cette histoire est celle d’un capitaine, nommé Dreyfus, qui se fait accuser de trahison. A travers ce film, nous suivons pourquoi et comment celui-ci s’est fait arrêter, nous découvrirons grâce au colonel Picquart qu’il a alors été arrêté à tort. Durant ce film, nous avons vu tous les efforts que le colonel a faits pour que justice soit rendue.

Au début du film, nous assistons à une scène particulièrement forte, grâce à sa mise en scène et à la musique qui l’accompagne. Nous voyons également beaucoup de personnes en arrière plan ainsi que sept hommes qui marchent en diagonale au centre de l’image, la position de la caméra crée un effet de mouvement, ce qui nous donne la sensation d’avancer avec eux. Nous pouvons voir le caractère raciste de certaines personnes, à travers leurs paroles, à l’égard de Dreyfus, qui est Juif. A plusieurs reprises dans le film nous assistons à des retours en arrière, ceux-ci permettent de mieux comprendre l’histoire. 
Dans ce film, chaque rôle est bien défini grâce aux habits portés, ainsi qu’à la façon de se comporter, au langage employé, nous arrivons donc facilement à distinguer les classes sociales de l’époque.. 

J’ai beaucoup aimé voir ce film, puisque celui-ci repose sur une histoire vraie et je trouve que cela est beaucoup plus intéressant, puisqu’il y a une facilité pour se mettre à la place des personnages et pour ressentir leurs émotions, qu’il n’y a pas dans les films imaginés. Je trouve également ce film très intéressant culturellement, ne connaissant pas l’affaire Dreyfus, je trouve qu’il est très facile à comprendre. 



Doré Julie
2019/12/03 09:53 #2019-jaccuse-6
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Matter
Antoine
1e01




Le film « J’accuse » de Roman Polanski retrace l’affaire Dreyfus qui a frappé la société française sous la 3 ème République de 1894 à 1899. Ce film apporte une reconstitution plus récente de l’affaire Dreyfus. En effet, l’affaire Dreyfus a été adaptée cinématographiquement notamment par deux films : « l’affaire Dreyfus » de Georges Méliès en 1899 ou bien celui de José Ferrer en 1958.
Le film est joué par un casting de renommée ; en effet, on y trouve Louis Garrel incarnant Dreyfus ou encore Jean Dujardin incarnant le colonel Picquart. On peut noter que Jean Dujardin semble se plaire dans ce genre de rôle où il incarne un militaire d’époque car un an avant il joue dans le film « Le retour du héros » de Laurent Tirard où il incarne le capitaine Neuville lors des guerres napoléoniennes. L’interprétation du casting est captivante et permet une totale immersion dans le film. Cette immersion est accentuée par la mise en scène très réussie de ce film, en effet, les éléments de mise en scène sont très travaillés comme les costumes, uniformes ainsi que les décors, cela nous plonge totalement dans la France de la troisième république à la fin du XIXe siècle. On peut noter la première scène du film, donc la dégradation de Dreyfus qui fait directement le lien avec l’illustration très connue du « Petit Journal » du 13 janvier 1895. Cette scène montre dès le début l’importance faite à la mise en scène dans le film. La construction du film fait de celui ci un film dynamique qui passe rapidement malgré sa durée de 2h et 12 minutes. Le film prend la forme d’un thriller où l’on suit le point de vue du colonel Picquart qui découvre et essaye d’innocenter Alfred Dreyfus. Mais pour mieux comprendre le déroulement de l’affaire dans la chronologie, des flash-back sont utilisés : ils permettent de rythmer le film car ils sont très bien utilisés. Le point le plus impressionnant du film est sa fidélité historique ; en effet, à travers la mise en scène et le scénario bien écrit on montre une véracité historique .

Pour conclure, ce film est bien écrit et formidablement interprété par les acteurs, le film est dynamique et captivant , l’immersion est totale notamment par la véracité historique du film qui met en lumière l’affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:54 #2019-jaccuse-7
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
LEITE
THOMAS


RÉSUMÉ :
Le film suit le parcours de l’affaire Dreyfus, ce jeune capitaine juif de l’armée française accusé à tort de trahison. La seule preuve de l’armée française est le fait que Dreyfus soit de confession juive. Le personnage principal est Georges Picard, un colonel de l’armée qui va dans un premier temps accuser Dreyfus puis découvrir des éléments qui contredisent le Conseil de Guerre ayant condamné Dreyfus.

CRITIQUE :
« J’accuse » est un film réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. C’est une reconstitution historique de la célèbre affaire Dreyfus, survenue au lendemain de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 durant laquelle un capitaine juif de l’armée française est accusé à tort de trahison . Le film est centré sur le personnage du colonel Picard, décrit comme un personnage secondaire par les manuels d’histoire mais que le cinéaste arrive à mettre en avant et place comme le centre de l’intrigue. Cette intrigue nous ferait presque oublier le personnage d’Alfred Dreyfus ; cependant elle permet de mettre en avant les troubles de l’époque , l’antisémitisme ambiant et banal pour une partie de la population, la violence des faits et surtout, d’humaniser les protagonistes de l’affaire. Même si le dénouement est connu de tous, le réalisateur arrive à nous faire tenir en haleine jusqu’à la dernière minute.
2019/12/03 09:56 #2019-jaccuse-8
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est totalement inspiré de faits réels. Il est d’ailleurs l’un des rares films ayant traité de l’affaire Dreyfus. Celui-ci débute par une scène marquante : la dégradation du capitaine Dreyfus dans la cour de l’École militaire. Nous progressons dans ce film à l’aide de Marie-George Picquart interprété ici par l’acteur Jean Dujardin. Convaincu de l'innocence du capitaine Dreyfus, il tente de le prouver. Seulement s'il y parvient, cela ne sera peut-être pas simple d'en le faire part à la population…

Tout d’abord, cette œuvre cinématographique se caractérise par une mise en valeur parfaite des sons : chaque son, chaque bruit de pas, chaque voix a son importance. La première scène du film le montre avec les bruits de pas des soldats qui avancent dans la cour de l’École militaire : leur coordination visuelle est amplifiée par les sons unis. Cependant, très peu de musiques sont utilisées, ce qui les rend plus fortes lorsqu’elle font apparition notamment dans la succession de scènes lors de la lecture de l'article écrit par Émile Zola.

Ensuite, son réalisme est surprenant : Les décors sont parfaitement reconstitués, les objets qui y figurent aussi : on remarque tout au long du film des objets qui n’ont pas forcement d’importance pour le scénario mais qui renforcent l’immersion comme les tableaux, les horloges, les globes terrestres… Tout comme les décors, les costumes sont aussi très ressemblants : les uniformes militaires et également les habits des passants.

Enfin, le scénario remarquablement co-écrit par Roman Polansky renforce le film et son histoire : tout cela interprété par de très grands acteurs et actrices français comme Jean Dujardin qui joue le rôle de Marie-George Picquart, Gregory Gadebois qui joue le rôle du commandant Hubert Henry ou bien Louis Garrel qui interprète le capitaine Dreyfus, peu de fois dans le film certes mais remarquablement.

En conclusion, ce film est bon grâce aux moyens mis en œuvre mais aussi par l’incroyable histoire de l’affaire Dreyfus ; cependant J’accuse  n’a pas réussi pour ma part à provoquer des émotions.

Théo Quesnel
2019/12/05 08:48 #2019-jaccuse-9
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
L'affaire Dreyfus...je me souviens par la magie du cinéma

Je me souviens avoir été transporté dans le temps.
Je me souviens du premier plan et du dernier qui se ressemblaient trait pour trait.
Je me souviens de l'ouverture du film et de la dégradation de Dreyfus qui m'a laissé sans voix.
Je me souviens de la honte qu'à du ressentir Dreyfus.
Je me souviens du crescendo de la musique lorsque les dirigeants de l'armée lisent tour à tour le « J'accuse » d'Emile Zola.
Je me souviens que le colonel Picquart est un homme avec un grand sens moral faisant toujours passer ses valeurs et son devoir avant ses préférences.
Je me souviens que Picquart n'arrivait pas à ouvrir la fenêtre.
Je me souviens d'avoir trouvé les costumes et les décors très beaux.
Je me souviens de Jean Dujardin qui est impressionnant dans son rôle et montre qu'il est un taulier du cinéma mondial.
Je me souviens que les moustaches des Français étaient d'une classe indéniable.
Je me souviens que le film est une histoire vraie.

J'accuse d'antisémitisme une partie de cette société particulièrement odieuse.
J'accuse Roman Polanski de créer une incohérence volontaire pour servir le scénario, les trois îles du Salut étant assez proches pour s'y rendre à la nage, or les îles Royale et Saint-Joseph n'apparaissent sur aucun des plans de l’île du Diable ce qui est impossible.
J'accuse Dreyfus d'avoir été ingrat avec Picquart.
J'accuse qu'à peu près dans toutes les séquences, les personnages fumaient.

Critique collective 2GT5