Heureux comme Lazzaro

affiche lazzaro.jpg

Données du film

Petit paysan

Réalisé par : Alice Rohrwacher

Avec : Adriano Tardiolo et Alba Rohrwacher

Long-métrage : Italie, France

Genre : Drame

Durée : 2H07

Année de production : 2018

Distributeur : Ad vitam

 

Synopsis

Lazzaro, un jeune paysan d'une bonté exceptionnelle vit à l'Inviolata, un hameau resté à l'écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, il se lie d'amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Une amitié si précieuse qu'elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

Récompenses

  • Prix du scénario au Festival de Cannes 2018 pour Alice Rohrwacher

Sites

Presse

Vidéos

Dossiers à télécharger

Critiques d'élèves en compétition (catégorie critique libre)

  • Lycée Maurice Genevois, Montrouge (académie de Versailles), une critique réalisée par Valentine Provost

genevois1

  • Lycée Saint-Exupéry, Fameck (académie de Nancy-Metz)

St Exupéry2

  • Lycée Jean Prouvé, Nancy (académie de Nancy-Metz)

prouvé1   prouvé2   prouvé3

  • Lycée Jean Prouvé, Nancy (académie de Nancy-Metz)

prouvé4

  • Lycée Anatole France, Lillers (académie de Lille), une critique réalisée par Darina Dupont

A. France lazzaro2

  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Jarod Guffroy

jean moulin lazzaro1

  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Yseult Canac-Pons

jean moulin lazzaro2

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Ewen Sevelec

le mans lazzaro1

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Anaïs Hamelin, Deryana Labonne, Maywenn Beaudoux et Lou Legeay

le mans lazzaro2

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Margot Lebris et Marie Ridray

le mans lazzaro3

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Julien Leblond et Typhen Bouvet

le mans lazzaro4

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Thomas Garnier et Ruben Rbeiro

le mans lazzaro5

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes), une critique réalisée par Zaou Malodi, Jeancelle Missilou, Naomie Carré et Ramatoulaye Fadiga

le mans lazzaro6

  • Lycée Senghor, Magnanville (académie de Versailles), une critique réalisée par Iman

senghor lazzaro

  • Lycée Maurice Genevois, Montrouge (académie de Versailles), une critique réalisée par Adèle Ehlinger

genevois lazzaro

  • Lycée La Salle, Avignon (académie d'Aix-Marseille)

la salle lazzaro1

  • Lycée Anatole France, Lillers (académie de Lille)

A. France lazzaro1

Critiques d'élèves hors compétition (catégorie critique libre)

  • Lycée Georges de La Tour, Metz (académie de Nancy-Metz)

la tour lazzaro

  • Lycée Jean Moulin, Pézenas (académie de Montpellier), une critique réalisée par Anna Bonnafé

moulin lazzaro3

Commentaires

2018/11/24 11:37 #2018-heureux-comme-lazzaro-1
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Une analyse de l'affiche de "Heureux comme Lazzaro"...

Voilà une affiche qui ne laisse pas indifférent : on fait directement connaissance avec le personnage éponyme, grâce à un plan rapproché. Son regard attire immédiatement celui du spectateur, il est à la fois profond et doux, à la fois fixe et candide. Ressemblerait-il, puisqu'il est heureux, au Lazare de la Bible, ce personnage ressuscité par le Christ et touché par la grâce? A moitié caché par des végétaux qui semblent souligner la fraîcheur de ses sentiments, Lazzaro semble se diriger vers nous, se révéler à nous peu à peu...

Le spectateur est donc intrigué par ce personnage qui occupe tout l'espace de l'affiche : le titre annonce un héros, mais sera-t-il idéalisé? Suivrons-nous une quête du bonheur? Ce bonheur sera-t-il menacé?

Classe de 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon

2018/11/29 18:58 #2018-heureux-comme-lazzaro-2
Lycée Paul Emile Victor, Avrille, académie de Nantes
Heureux comme Lazzaro d’Alice Rohrwacher par la classe de TGA du LP Paul Emile Victor d’Avrillé.


Soyons sincères : nous avons eu davantage de mal avec ce film. Il est sous-titré et ensuite il nous a semblé plus compliqué à comprendre et un peu long et nous venions de visionner « En Liberté » de P. Salvadorri.

Lazzaro est un beau jeune homme, presqu’angélique. Il vit dans le village d’Inviolata, dans une campagne reculée d’Italie où les gens sont exploités par une noble comme au Moyen-Age.
Il est lui même hyper-exploité par les gens du village car il ne sait pas dire non. Il accepte toutes les tâches qu’on lui demande de faire. Est-il sot ? Est-ce un ange ? Un personnage hors du commun en tout cas.

Au début du film, l’intendant de la marquise vient acheter des choses aux paysans. Mais, il manigance tellement bien que ce sont eux qui sont débiteurs à son égard. On les voit réunis dans une pièce exigüe ; ils ne parlent pas. On sent la misère et le manque d’éducation.

L’éducation, les cours sont uniquement donnés par la marquise et il s’agit de cours assez ridicules, axés sur la religion, ne favorisant pas de véritables connaissances mais permettant à cette femmes de garder les paysans dans l’ignorance et les superstitions.
La femme est d’ailleurs très cynique. Consciente qu’elle manipule et exploite ces pauvres gens.

Un jeune couple a envie de quitter ce village maudit. Mais, on les en empêche. L’intendant s’y oppose et le curé ne fait rien pour les aider. Vos parents devront travailler encore davantage à votre place…on leur dit. Curieux qu’un homme d’église agisse ainsi.

Inviolata, village « in-violé », nous amène à penser que ce lieu est en dehors du monde réel, de la modernité.

Ce film nous fait aussi beaucoup réfléchir sur le rôle de la religion (qui maintient dans l’ignorance). C’est un peu une fable sociale ; la musique rappelait d’ailleurs celle de « La vie est belle ».
On se demande si on est dans la réalité. On est révolté face à l’injustice faite à cette communauté. On comprend que l’ignorance est un terrain favorable à l’exploitation humaine. Ce n’est pas pour rien qu’il n’y a pas de véritable école dans le village…Cela risquerait d’ouvrir les yeux des villageois.

Quand la vérité éclate, que tous ces gens sont emmenés en ville, on voit que rien ne change pour eux. Ils ont quitté une forme d’exploitation pour une autre. Ils vivent comme des chiens près de la voie ferrée.

Une scène nous a marqués ; celle qui correspond au moment où Lazzaro et ses amis achètent de très bons gâteaux (très chers), pensant qu’ils étaient invités par le fils de la marquise. Mais, en fait, il n’en est rien. Ils ne rentrent même pas chez lui. Sa femme leur demande les gâteaux pour les manger avec son époux. Et les pauvres se retrouvent sur le palier, sans rien. Ils ne se révoltent même pas ! a croire qu’ils sont habitués à tout accepter…

Ce film est une remise en question de la société dans laquelle ont vit ; de l’argent, des banques. A la fin, Lazzaro, très naïf se rend dans une banque pour demander l’argent qui a été pris à la marquise et à son fils par la banque. Il est pris pour un malfrat. Et le pire c’est qu’il est massacré à coups de pieds par les gens qui attendent leur tour dans la banque, même pas par des policiers ni des vigiles… les gens se sont trompés de cible. Ils tuent un innocent et se font surement rouler par la banque…tout le monde exploite tout le monde en ce bas monde. C’est la triste réalité. Il n’y a pas de place pour les faibles ni les naïfs, encore moins pour les anges comme Lazzaro.
« Heureux les simples d’esprit, le royaume des cieux leur est ouvert » peut-être mais pas sur terre !

Soulaimane, Erwan, Esra TGA LP Paul Emile Victor. Avrillé
2018/12/13 14:07 #2018-heureux-comme-lazzaro-3
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Alice Rohrwacher revient sur le grand écran avec son nouveau film Heureux comme Lazzaro. Cette comédie poétique fait référence au cinéma Italien avec des scènes rappelant des films cultes (Riz amer, Le Guépard…) . Au néo-realisme, Alice Rohrwacher mélange le fantastique sans effets spéciaux, basé sur les croyances humaines et le miracle plutôt que sur les effets technologiques. Lazzaro, jeune homme inexpressif mais doté d’une extrême générosité, exploité, misérable, vit avec sa famille dans une plantation de tabac sous le règne de l’impitoyable « Marquisa de la Luna ». Le protagoniste va se lier d’une amitié inattendue avec Tancredi, le fils de la marquise. Dans une seconde partie, nous pouvons revoir Lazzaro porté par le miracle, revenant à la vie, complètement perdu. Désorienté, il part à la recherche de sa famille partie il y a fort longtemps. Les ayant retrouver, il va peu à peu découvrir leur nouvelle vie dans le milieu urbain mais dans une situation similaire qu’ il y a plusieurs années.
Ce film, nous montre de très près la chaîne d’exploitation humaine et ses conséquences : les pauvres restent pauvres même en changeant de milieu de vie ; trop de générosité entraîne notre perte. Le loup, qui apparaît parfois, symbolise le miracle tout en inspirant la peur auprès des villageois. Grâce à la mélodie échappée d’une église, Lazzaro, ému, nous montre la seule larme coulée de son visage.
Ce film, dit « étrange », nous a bouleversé de par le jeu d’acteur excellent de Lazzaro (Adriano Tardiolo) et des paysages d’une ancienne Italie. Les villageois restent soudés malgré une pauvreté injuste et des conditions de vie désastreuses. Lazzaro est un vrai chef d’œuvre, doté de références à de grands films italiens dont il est le digne héritier.

Sarah Razafimandimby, Joao Rio, Emilien Moretti, Valentin Cueye, 1C, LP Pasteur, Nice
2018/12/13 14:08 #2018-heureux-comme-lazzaro-4
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Alice Rohrwacher sort un troisième film rempli de références italiennes, mais aussi sur l’exploitation et l’exode rural. Elle nous laisse perplexe, après avoir vu le film, sur notre société actuelle.
Le film commence dans la campagne italienne où une marquise réduit en esclavage des habitants du village d’ Inviolata pour développer une plantation de tabac, mais ce que les habitants ne savent pas, c’est qu’ils ont un retard énorme sur la société actuelle.
Au milieu de ces habitants vit Lazzaro, joué par Adriano Tardiolo, un jeune simplet se faisant utiliser par les autres habitants. Il devient aussi ami avec le fils de la marquise, Tancredi, qui profite aussi de sa gentillesse. Quand un drame se produit à l’Inviolata, les habitants du village sont repérés par les gendarmes qui mettront fin à des années d’esclavage avant de les envoyer à la ville. Des années après, Lazzaro surgit en ville et retrouve ses amis qui l’hébergent. Malheureusement, la vie y est difficile.
Le film nous montre comment était la vie autrefois en Italie, quand l’esclavage existait encore. C’est un film doux mais à la fois brutal par la dureté de la vie. Il nous remet en question sur notre mode de vie si loin de la nature et de l’exode rural massive ses dernières années. Il nous montre aussi la difficulté à s’intégrer dans la société après avoir vécu à la campagne pendant des années. C’est un film réaliste au message fort, mais il est à la fois farfelu par ses évènements surnaturels qui surgissent sans aucune raison, comme les vieux habitants qui soufflent du vent où quelqu’un qui revit.
Le film est splendide par sa mise en scène et ses prises de vue à la pellicule 16mm avec une caméra SUPER 16, et aussi tournées avec un drone.
Mais c’est un film avec beaucoup de références, qui reste quand même pour un public averti et avec beaucoup de connaissances sur le cinéma italien de l’après guerre. Nous n’avons pas eu une culture nécessaire pour pouvoir apprécier le film à sa juste valeur.


Luana Combi, Isabelle GOUPIL, Enzo Cartelli, Cédric Loiseau, 1C, LP Pasteur, Nice

2018/12/13 14:09 #2018-heureux-comme-lazzaro-5
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Ce film nous a marqué par sa qualité médiocre et son histoire longue et ennuyante. Son personnage principal peu intelligent et instruit, exploité, vient nous frustrer durant tout le film. Presque muet, Lazzaro ne se défend que très peu et reste passif face à la violence qui lui est portée. Il vit avec sa mère et ses frères et sœurs, exploités aux aussi, dans la ferme de la marquise de la Luna, dans le sud de l’Italie. Lazzaro devient ami avec le fils de la marquise, Tancredi, accompagné de son chien.

La famille de la Luna est une famille riche mais une famille d’escrocs, qui traient au XXème siècle les paysans comme au Moyen-âge. Plus tard, ceux-ci se voient dans l’obligation de quitter la ferme et de s’installer en ville, sans Lazzaro, tombé d’une falaise, mais qui a ensuite ressuscité quelques années plus tard (pour aller retrouver sa famille qui loge dans un bidonville). Même en ville la vie est misérable pour la famille qui n’a aucun argent.

La qualité vidéo est originale avec un grain à l’ancienne et aucun effet spécial. Mais, selon nous, les personnages manquent d’expression dans certaines scènes du film et les scènes sont jouées avec un manque de professionnalisme.

Tom Noirot, Sasha Medioni, Guillaume Vernhes, Julien Savarese, 1C, LP Pasteur, Nice
2018/12/20 16:02 #2018-heureux-comme-lazzaro-6
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un conte moderne dénué de sens

Heureux comme Lazzaro est un film en couleur réalisé par Alice Rohrwacher. Il a été produit en 2018 en Italie et est sorti en France en mai de la même année. Il s’agit d’un long métrage dramatique, avec Adriano Tardiolo dans le rôle de Lazzaro et Alba Rohrwacher (la sœur de la réalisatrice) qui interprète Antonia (adulte).
Le film est en version originale sous-titrée, en italien, pour garder l’authenticité de la langue.

Un fond religieux absent, un scénario à l’intrigue floue, de multiples incohérences et très peu d’action ; Heureux comme Lazzaro n’est pas le film de l’année.

En marge de la société
Lazzaro est un jeune paysan qui vit avec sa famille dans l’Inviolata, à l’écart de la société moderne, dans une précarité désolante. Il est exploité par sa famille qui abuse de la bonté et de la naïveté du jeune homme. Lazzaro se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise de Luna. Cette relation particulière emmènera le héros dans un monde différent de celui qu’il connaissait : la modernité et la ville, où la vie semble meilleure.

Un scénario complexe et une intrigue absente
L’histoire de Lazzaro, quoi que touchante, ne prend place dans aucune intrigue. En effet, la situation initiale se prolonge sur plus de la moitié du film : la description des conditions de vie des paysans dans l’exploitation de tabac est très longue, tandis que leur nouvelle vie à la ville est peu détaillée. L’action n’est absolument pas au rendez-vous, et les scènes inutiles se multiplient. Par exemple, celles où Lazzaro est exploité sont répétées maintes fois, ce qui peut être lassant. Le spectateur attend un rebondissement qui ne vient pas, et ce long métrage semble interminable. De plus, le scénario est complexe au premier visionnage, tant les incohérences du conte sont considérables.

La religion, une morale invisible
Lazzaro incarne un personnage biblique du même nom, qui passe de l’ancien au nouveau monde après sa résurrection. Le but premier de la réalisatrice Alice Rohrwacher était de retranscrire cette idée en film. Cependant, le thème religieux est quasi-invisible. Hormis la scène de la résurrection vingt ans après la chute mortelle, et la scène dans l’église avec la mélodie de l’orgue qui suit Lazzaro et sa famille, il est difficile de deviner le sens véritable et de comprendre la morale de l’œuvre.

Des décors tout de même réalistes
Même si le scénario semble déconnecté de notre réalité, notamment avec le passage de la mort à la vie, les décors représentent parfaitement l’esprit italien avec la campagne profonde et les maisons typiques. Même le bidonville est très réaliste et accentue la précarité des personnages. Enfin, les costumes sont très réussis et représentent bien le statut social de chaque personnage.

Heureux comme Lazzaro est un film interminable sur lequel il ne faut pas s’attarder, malgré son prix au Festival de Cannes 2018.

Lou DUPONTREUÉ & Calypso FALIZE, élèves au lycée Saint Pierre d'Abbeville
2018/12/20 16:21 #2018-heureux-comme-lazzaro-7
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un film mystérieux et plein de tendresse : Heureux comme Lazzaro

Heureux comme Lazzaro est une comédie dramatique, c'est un long métrage italien en couleur dont le titre original est Lazzaro felice. Le film est sorti en Italie le 31 mai 2018 et le 7 novembre en France. Ce film a été réalisé par Alice Rohrwacher, réalisatrice et scénariste de 38 ans. C'est le troisième film de la réalisatrice après Corpus Celeste (sorti en 2011) et Les Merveilles (sorti en 2014). Ce drame d'une durée de 130 minutes a été tourné en Super 16. Heureux comme Lazzaro a reçu le Prix du scénario à Cannes cette année et a été ovationné par un public ému aux larmes.

Au niveau du casting, on peut citer Adriano Tardiolo dans le rôle de Lazzaro, Alba Rohrwacher, (sœur de la réalisatrice) dans le rôle d'Antonia âgée, Tommasio Ragno (Tancredi âgé), Luca Chikovani (Tancredi jeune) et Nicoletta Braschi (Alfonsina de Luna).

L'histoire est fondée sur un fait réel : celle d'une marquise d'Italie qui avait caché à ses paysans l'abolition du servage. La réalisatrice a tourné le film avec de vrais paysans.

Synopsis: Cette fable débute à l'Inviolata, un village d'Italie resté à l'écart du monde et sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. Un été, Lazzaro, un jeune paysan naïf rencontre Tancredi, le fils de la marquise, Tancredi est un jeune homme sûr de lui mais il s'ennuie, alors un jour il organise son propre enlèvement et demande de l'aide à Lazzaro, cet événement va sceller leur éternelle amitié.

Adriano Tardiolo, comédien amateur est excellent dans le rôle de Lazzaro, ce jeune garçon trapu, silencieux et naïf mais d'une bonté absolue. Lazzaro est le nom du personnage biblique ressuscité par Jésus. Lazzaro est un jeune homme innocent, victime de sa gentillesse avec tous, exploité par les paysans.

Le film dénote par son originalité dans le paysage cinématographique. Il dénonce l'exploitation du peuple, c'est un conte surréaliste sur l'exode rural, les banques qui tuent. La réalisatrice raconte la fin de la civilisation paysanne, la migration vers la périphérie des villes de milliers de personnes qui ne connaissent rien de la modernité, leur renoncement au peu qu'elles avaient pour avoir moins encore ! Ce film regorge de trouvailles et de gags poétiques, c'est un film, certes, politique mais sur un ton original, il ne verse jamais dans la dénonciation violente, il ne fait que dresser un constat. On peut dire que Heureux comme Lazzaro est presque un conte de fées. On en ressort émus et profondément mélancoliques.

Nina Renouard, élève au lycée Saint Pierre d'Abbeville
2018/12/21 10:42 #2018-heureux-comme-lazzaro-8
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Critique cinématographique : Heureux comme Lazzaro

Lazzaro est un jeune homme de 20 ans qui fait partie d’une communauté de 54 agriculteurs qui récoltent du tabac, qui a une bonté incroyable et qui se fait exploiter par son propre village qui lui-même se fait exploiter par la Marquise de la Luna. Ce film s’apparente à plusieurs types de fable :

Une fable politique, économique : Cette communauté est sous l’emprise politique de la Marquise de la Luna qui prend cette communauté pour des esclaves, elle abuse des 54 agriculteurs, de leur naïveté : ’ils doivent rester dans l’ignorance de cette escroquerie . Les agriculteurs qui sont toujours en vie ne connaissent pas l’argent mis à part 20 ans après quand ils s’installent en ville après l’arrestation de la Marquise

Une fable religieuse : La résurrection de Lazzaro dans le film, après sa chute de la falaise, fait référence à la résurrection de Lazare dans la Bible. Puis nous retrouvons la référence à Saint François d’Assises car à différents moments du film, nous voyons un loup inoffensif: quand Lazzaro tombe de la falaise, le loup le renifle et s’en va. De même, à la fin du film, dans la banque, le loup est présent mais encore inoffensif.

Une fable merveilleuse : Ce film s’apparente également à une fable merveilleuse car, éloigné de sa famille après son réveil au pied de la falaise, Lazzaro retrouve son village déserté et rencontre deux voleurs qui sont finalement des membres de sa famille mais qu'il ne reconnait pas car ils ont vieilli. Nous pouvons également parler du loup, qui dans une fable, est un être méchant. Ici, dans Heureux comme Lazzaro est inoffensif, il ne dévore personne.

Une fable pessimiste : Nous pouvons dire que c’est une fable pessimiste car Lazzaro, un agriculteur naïf, se fait exploiter. Pourtant il reste positif et essai toujours d’aider les gens même dans des situations difficiles, sans se plaindre. Quand il est frappé, il ne réplique pas et se laisse faire en pensant que cela va passer.Il dévoile ainsi la difficulté à être accepté lorsqu'on est différent et témoigne de la cruauté de la nature humaine.

En comprenant le film, et en fusionnant tous ces types de fable, nous obtenons une atmosphère palpable et unique en son genre.

Benjamin Petitpretz, Corentin Monera, Andrea Curto.
2018/12/21 13:26 #2018-heureux-comme-lazzaro-9
Lycée PRO Le Margeriaz, Barberaz, académie de Grenoble
Et si être Lazzaro était la clef du bonheur?
Vivre au jour le jour, loin de la société de consommation dans la campagne avec la nature pour seul décor. L'innocence et l'ignorance peuvent-elles être ce dont on a besoin pour vivre heureux? Peut-être crédule et influençable, Lazzaro ne semble jamais perdre son sourire face aux aléas de la vie.
Sous forme de conte et de fable, Alice Rohrwacher nous met face à une question essentielle : qu'est-ce que le bonheur? Partant d'un fait divers qui a secoué l'Italie dans les années 80, elle mélange plusieurs sujets qui ébranlent : l'esclavage moderne, le travail, la manipulation.

Pradhi Gigan--Barthet, 1ère Commerce
2018/12/28 09:36 #2018-heureux-comme-lazzaro-10
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Mais Lazzzaro est-il heureux?

Lazzaro est un jeune garçon paysan, d'une beauté monstre, qui vit à Inviolata, village d'Italie resté à l'écart de la civlisation et du vrai monde. Inviolata est dominé et dirigé par la marquise De Luna, grande fortune du tabac dont l'accessoire principal, chaque fois qu'elle apparaît dans le film, est justement une cigarette. La vie des paysans d'Inviolata est comparable à celle d'esclaves. Ils sont exploités par la marquise et exploitent à leur tout le jeune Lazzaro. Un jour, la marquise De Luna se rend dans le village et Lazzaro se liera d'amitié avec son fils Tancredi. Une amitié forte et fraternelle entre Tancredi le bourgeois rebelle et Lazzaro le paysan doux, naïf, travailleur et honnête.

L'histoire démarre doucement, on voit les paysans dans des conditions précaires, presque sans nourriture, vivant à une dizaine par maison sans même assez d'ampoules pour éclairer chaque pièce de l'habitation. Pourtant, on peut assurer que cette histoire se passe il y a quelques décennies seulement grâce à la présence d'appareils technologiques comme le walkman de Tancredi. Ces paysans ne sont pas payés et ont de plus des dettes à rembourser à la marquise.

Puis tout à coup, le film prend une autre tournure. Lazzaro chute d'une falaise et se réveille miraculeusement. A son retour dans le village, plus personne n'est là, tout le monde a disparu. Que s'est-il passé? L'entièreté du village a rejoint la civilisation grâce à un policier venu au départ pour chercher Tancredi qui s'est enfui. Lazzaro rejoint la ville, aussi jeune que lors de sa chute. Il retrouvera Antonia et son fils, qui, eux, ont bien vieilli, mais aussi son "frère", ruiné par la révélation des pratiques de sa mère, et devenu affabulateur professionnel.

Pourquoi et comment Lazzaro est-il resté aussi jeune? Serait-il la réincarnation d'un saint? En effet ce film est plein de références à la Bible : le prénom du héros évoque Lazare ressuscité par Jésus lui-même, de plus le lynchage final du héros fait penser aux martyrs. Mais aussi la traversée de la rivière par les paysans rappelle le passage de la mer rouge par le peuple hébreu. De plus de nombreuses scènes baignent dans une sorte de religiosité, par exemple quand la musique s'élève des orgues de l'église quand Lazzaro s'en approche, alors que l'organiste a quitté sa place. La nature a aussi un rôle presque surnaturel : les loups sont omniprésents dans le film, ils semblent communiquer avec les humains.

Notre avis à propos de ce film reste tout de même mitigé, le film était long et rempli de références difficiles à comprendre, nos connaissances en termes de religion ou même de cinéma étaient sans doute un peu trop faibles. Le film reste tout de même très intéressant, c'est un peu une grande remise en question : Lazzaro ainsi que les habitants du village se contentent du strict minimum alors qu'à notre époque il serait difficile de songer à ce genre de vie et de labeur acharné. Le jeu d'acteur de Adriano Tardiolo est exceptionnel et même bouleversant par sa naïveté presque infantile à certains moments.

Aurane Roussey et Garance Perret.
2018/12/28 09:51 #2018-heureux-comme-lazzaro-11
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Titre du film : Heureux comme Lazzaro
Réalisatrice : Alice Rohrwacher
Sortie : 7 novembre 2018
Genre : drame

Lazzaro, jeune paysan candide et généreux, vit à Inviolata : un lieu "inviolé", isolé de la société. La vie des paysans est la même depuis toujours : ils sont exploités par la marquise Alfonsina de Luna. A leur tour, ils abusent souvent de la bonté de Lazzaro en lui confiant toutes sortes de tâches. Un été, il va se lier d'amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Cette amitié va permettre au film de prendre une tournure très inattendue : en cherchant Tancredi, rebelle qui ne pense qu'à fuir sa mère, Lazzaro fera une chute mortelle. Pourtant, il se réveillera miraculé, transporté des années plus tard, seul personnage inchangé malgré les bouleversements survenus pendant son absence.

D'abord complètement perdu, il va petit à petit découvrir la nouvelle vie de sa famille dans un milieu urbain, mais dans une situation similaire à celle du début du film. Ils ont changé d'endroit, de cadre de vie, mais survivent plutôt qu'ils ne vivent, essentiellement par des vols. Ils restent pourtant soudés malgré leur pauvreté et l'injustice monstrueuse de leurs conditions de vie. On voit aussi une scène où des immigrés viennent quotidiennement vendre leur force de travail pour des sommes dérisoires, c'est à celui qui travaillera pour le salaire le plus misérable... Ce film montre les conséquences de l'exploitation des hommes par d'autres hommes : les pauvres restent au même niveau de l'échelle sociale et sont toujours exploités.
Ce film nous a bouleversées par le personnage de Lazzaro (Adriano Tardiolo), notamment dans la scène où, rempli d'émotion, grâce à la mélodie échappée d'une église, une larme coule sur son visage de saint et martyr.

Maeva Magnien, Océane Laborde.
2018/12/30 16:02 #2018-heureux-comme-lazzaro-12
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Heureux comme Lazzaro est une fable intemporelle réalisée par Alice Rohrwacher, réalisatrice italienne. Sorti le 7 novembre 2018, il a remporté le prix du meilleur scénario. C’est un de ces films auxquels on ne peut rester insensible, et, qui nous fait ouvrir les yeux sur la réalité. Un conte de fées de 2 heures 06 sur l’esclavage moderne.
Il était une fois, dans un hameau d’Italie éloigné de tout, Lazzaro un jeune paysan qui ne vivait que pour aider son prochain. Lui et ses amis, travaillaient sur les terres sur lesquelles régnait la marquise Alfonsina de Luna. Ils évoluaient avec simplicité dans l’ignorance et la pauvreté. Un été, Lazzaro se lie d’amitié au fils de la marquise, Tancredi, un adolescent arrogant. Ce dernier disparait. Un coup de fil passé à la police provoque alors la chute de tous ceux qui partageaient la vie de Lazzaro. Leur chute : une prise de conscience, un saut dans le monde moderne. On apprend à ces paysans exploités et illettrés que le métayage est aboli depuis 1982, que ce que fait la marquise est illégal. Une arnaque. Celle du siècle. Pendant ce temps, notre héros est, lui aussi tombé du haut d’une falaise.

Des années plus tard, il se réveille, un miracle. Il retrouve la ferme vide, il marche jusqu’à une ville où il trouve ses amis, vieillis, qui y vivent depuis une dizaine d’années. On leur avait promis une meilleure vie, une place dans cette société où ils ont vécu exclus si longtemps. Mais on leur a simplement vendu une misère différente. L’exploitation de l’homme par l’homme a juste changé de forme. Nous avons à travers les beaux yeux de Lazzaro, une vision en gros plan de paysages verdoyants, luxuriants, à l’image de l’innocence de ce personnage. Puis celle d’un monde moderne, froid, repoussant, où l’argent remplace la nature. Où la survie remplace la vie. Notre monde actuel. Celui où les banques ont pris le pouvoir qu’avaient les marquises. C’est ce monde qui arrachera sa première larme à Lazzaro, et le tuera.

Ce conte nous offre une critique sociale sous un jour unique. Ainsi qu’une relativité des trésors. Alors que tous ses amis s’évertuent à gagner de l’argent, Lazzaro leur montre des plantes comestibles poussant sous leurs pieds. Ces plantes, un espoir nouveau, peuvent être comparées à la bonté au sein de notre société : un trésor inestimable. C’est toute la question de cette histoire, quelle place la bonté a-t-elle au sein de notre société ? Est-elle une marque de faiblesse ou de supériorité ? De soumission ou une volonté de refuser de se plier à la cruauté que le monde nous impose ? Une scène en particulier, soulève cette question : nos paysans, en ville retrouvent par le biais de Lazzaro, Tancredi. Ce dernier les invite chez lui en leur disant d’être présentables. Ils achètent alors les meilleures pâtisseries de la ville. Ultime humiliation : il ne leur ouvre pas la porte, pour leur montrer que même s’il a tout perdu, il a encore ce pouvoir sur eux. C’est sa femme qui leur dit qu’ils ne peuvent entrer. Alors, elle voit le paquet de pâtisseries et leur demande s’ils peuvent tout de même le laisser. Alors que tous disent non, Antonia le lui offre. Par ce geste, montre-t-elle un geste de pure générosité, ou l’ombre d’une soumission toujours dominante ? Je pencherai plutôt pour la première idée.

Je vous conseille ce film riche en émotions et en réflexions. Ne vous arrêtez surtout pas à votre première impression ! Il faut méditer cette histoire atypique. Toute son idée est de remettre en question notre monde, de réfléchir, d’imaginer.

Même si c’est une critique sociale de l’Italie, nous savons pertinemment qu’elle reflète une vérité quasiment universelle. Ce conte est une invitation à regarder autour de nous. De plus, la réalisatrice a réussi à raconter l’histoire d’une ascension à la sainteté, sans que l’aspect religieux ne soit omniprésent. Au contraire, la seule chose qui lui permet de devenir saint est sa bonté infinie, pas de supers pouvoirs ou de dons particuliers, d’ailleurs, il n’y a pas d’effets spéciaux. Le loup, à la fin, l’épargne car il voit cette bonté en lui. C’est d’ailleurs l’image de ce loup, fuyant la ville, probablement effrayé par la cruauté dont les humains sont capables, qui clôt ce film.

Romane Gosse Lycée Jules Ferry paris

2018/12/30 16:04 #2018-heureux-comme-lazzaro-13
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher
Comment décrire Heureux comme Lazzaro ?
Réaliste? Non, il y a une trop grande part de magie pour utiliser ce terme. Intense? Non plus, il y a trop de moments où l'on décroche. Sentimental, peut-être, mais ce n'est toujours pas ça...
Heureux comme Lazzaro, c'est un conte de fée, un mélange de plein d'émotions, c'est un film qui nous travaille, qui parfois nous transporte, et c'est surtout, un acteur et un regard: Adriano Tardiolo. Ce regard, comment le décrire? C'est simple, chaque fois que l'on voit l'acteur, nous avons l'impression, qu'il redécouvre la vie, et qu'il la voit comme un enfant de 3 ans.

C'est l'histoire de Lazzaro, un jeune paysan d'une exceptionnelle bonté qui vit à L'Inviolata, un hameau resté à l'écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, il abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, celui-ci se lie d'amitié avec Tancredi, le fils de la Marquise. Une amitié si précieuse qu'elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.
J'avoue avoir eu des doutes avant d'aller voir le film, l'histoire ne me disait rien; j'avoue aussi avoir eu des doutes en sortant de la salle de cinéma, je n'avais pas tout compris; cependant maintenant, après avoir cogité, je me suis rendue compte que je l'ai finalement beaucoup aimé. Pourquoi? Pour une seule et bonne raison, il m'a travaillé, il m'a fait réfléchir, et il m'a donné plusieurs bonnes leçons.
D'abord que penser du titre du film Heureux comme Lazzaro, ? Est-ce la problématique du film? Peut-on être heureux si nous sommes comme Lazzaro, ou encore faut-il être comme Lazzaro pour être heureux?
Le film se déroule à une époque non déterminée. Cependant plusieurs indices nous prouvent qu'elle n'est pas si lointaine que ça: ce fameux walkman, ce téléphone qui ne capte jamais ou encore lorsque le gendarme arrive dans la maison et qu'il constate que les enfants ne vont pas à l'école, que les habitants ne savent pas que toute personne qui travaille doit être payée. Une scène très comique.
On le voit aussi lors de l'ellipse, quand Lazzaro est ressuscité miraculeusement, une dizaine d'années après la venue de ce fameux gendarme et qu'il retrouve tous ses anciens collègues dans le monde moderne, c'est-à-dire le dur monde d'aujourd'hui.
Lazzaro est un drôle de personnage, d'une bonté exceptionnelle, si bon qu'il en devient naïf, ingénu et même un peut simplet. Il nous rappelle, le personnage célèbre qu'est Candide. Effectivement, Lazzaro est profondément innocent .
C'est d'ailleurs grâce à son regard (souvent montré dans des gros plans) que l'acteur réussit à nous faire pleurer pour les plus sensibles ou en tout cas réussit à nous émouvoir dans les dernières scènes du film; car Lazzaro, après être tombé d'une falaise, et ressuscité comme Lazare l'a été par Jésus, découvre une dizaine d'années plus tard le monde moderne, appelé plus couramment un monde de brutes.
Cependant même si nous vivons dans un monde de brutes, il y a bien une chose qui nous émeut pour la plupart d'entre nous en tout cas, c'est de voir un enfant pleurer, en d'autres termes voir une innocence disparaitre, se tâcher. Or Lazzaro, n'est peut être plus un enfant mais il est très clairement innocent et naïf. Alors, le voir pleurer en découvrant la cruauté de notre monde, nous brise le coeur et nous culpabilise. Pourquoi avons nous brisé l'innocence de ce Candide? Qui sommes nous pour la briser? Et surtout comment sommes-nous arrivés à entacher un être si pur? Ceci est une bonne question...
Si notre culpabilité n'avait pas déjà été touchée lors des scènes précédentes, la dernière scène y réussit parfaitement. En effet Lazzaro entre dans une banque (autrement dit un fléau, ou la raison de tout le mal-être de ses proches), et réclame que l'on rende l'argent pris à Tancredi. Les banquiers et clients croient à un braquage et commencent à avoir peur de Lazzaro. Dans cette scène, ce qui m'a le plus frappée, encore un fois: ce sont les regards des personnes autour, d'abord effrayés puis énervés: c'est en quelque sorte la mort de l'innocence dans un monde de brutes.
Ce n'est pas le seul point qui m'a travaillé, il y a aussi la scène qui se passe dans l'Inviolata quand la Marquise parle avec son fils en disant que tout le monde exploite quelqu'un. Même si Tancredi, la contredit car il dit que Lazzaro lui n'exploite personne, la phrase est tout aussi frappante. Est-ce vrai que dans ce monde nous exploitons tous quelqu'un? C'est horrible à dire mais au final est-ce que l'on ne le fait pas tous? Cette scène me fait me poser des questions car le dialogue, est facile à comprendre mais difficile à digérer.
Pour finir Heureux comme Lazzaro est un conte, et si on comprend pas ça dès le début on ne comprend pas le film. Enfin, en tout cas nous sommes perdus au milieu du film. On ne comprend pas comme Lazzaro peut être vivant après être tombé d'une falaise, ni comment après une dizaine d'années tout le monde a vieilli sauf lui? Comment fait-il pour faire à pieds le chemin entre l'Inviolata et la ville? Ou comment et pourquoi la musique le suit en sortant de l'église? Et surtout pourquoi le dernier plan est un Loup?
Cet aspect, m'a d'abord dérangée car pendant que je regardais le film, j'étais de plus en plus perdue, et j'ai alors plusieurs fois décroché. Mais, après avoir réfléchi et regardé l'interview de la réalisatrice Alice Rohrwacher, j'ai compris et ça m'a plu. Il y a une grande part de l'imagination de l'auteur qui est mise à contribution lors de ce film, et je trouve ça merveilleux. Nous ne sommes plus spectateurs mais aussi auteurs, chacun à sa propre version des faits et personnellement, je pense que c'est un concept fabuleux.
Finalement, Heureux comme Lazzaro est un conte de fée parfois émouvant, où il faut s'accrocher pour comprendre à certains moments mais c'est un film qui nous marque et qui je pense restera dans ma mémoire.
Alors faut-il être comme Lazzaro pour être heureux? À vous de me le dire.

Durée: 2h06
Sortie: 7 novembre 2017
Genre: Drame

Gabrielle Manhes 1L1
2019/01/07 13:32 #2018-heureux-comme-lazzaro-14
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Lucien LE BARS
Théo LOURDIN
Lycée Pardailhan, Ach (32), classe de 202

Nous avons pu découvrir le film Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher durant le festival de cinéma Indépendance et création à Auch et nous avons pu le revoir dans le cadre du Prix Jean Renoir. Ce film nous ayant beaucoup plu, nous aimerions vous en parler dans un court développement.
Commençons par parler du film, il raconte l'histoire de Lazzaro et de son village. En effet, Lazzaro et ses semblables vivent à l'Inviolata, à l'écart du monde en Italie, dans un petit village au fin fond de la campagne. Ce village est sous la direction de la marquise Alfonsina de Luna, qui exploite ses paysans qu'elle utilise pour la production de son tabac. Elle ne les paye pas pour leurs services et les soumet tels des esclaves. Lazzaro est un des leurs et est lui-même exploité par les paysans qui lui font réaliser toutes les corvées difficiles comme coucher leur grand-mère ou travailler seul le soir très tard. Un été, il se lie d'amitié avec Tandredi, le fils de la marquise. Cette rencontre va bousculer et détruire la vie tranquille des paysans de l'Inviolata.
Nous avons apprécié le film et c'est pourquoi il fait l'objet de notre critique. Cette histoire nous a plu tant par ses moments émouvants, comme lorsque Lazzaro retrouve Tancredi et que leur amitié renait brusquement ou lorsqu'ils font les cris des loups dans la montagne ou même les moments de joie lorsque Tancredi se moque et rigole avec Lazzaro. Leur amitié si spéciale, par leurs différences nombreuses, n'en est que plus belle et nous pousse des larmes aux rires. Ce film bien qu'il soit surréaliste reflète des problèmes de société comme les conditions de vie des personnes les plus démunies. Après avoir libérés de l'Inviolata, les paysans sont encore démunis et peinent à se sortir de leur situation compliquée. Ils vivent à dix dans une minuscule pièce !
Nous avons adoré ce film, son histoire et ses personnages. Les émotions fortes qu'il transmet m'ont fait voyager et rêver. Nous recommandons ce film et souhaitons au futur public un bon visionnage !
2019/01/14 13:29 #2018-heureux-comme-lazzaro-15
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Heureux comme Lazzaro

« Heureux comme Lazzaro » réalisé par l’Italienne Alice Rohrwacher est sorti en France le 7 novembre 2018. Ce magnifique film qui livre un message politique fort, a reçu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes en 2017.
Il raconte l’histoire d’un homme trop honnête et bon, qui vit dans un hameau en Italie nommé l’Inviolata, sous l’autorité d’une marquise. Celle-ci exploite une communauté de paysans vivant dans des conditions de vie très rudimentaires et qui, eux-mêmes, exploitent à leur tour Lazzaro. Une amitié forte va lier Lazzaro et le fils de la marquise, Tancredi. L'exploitation illégale des paysans par la marquise est découverte grâce à un appel à la gendarmerie. Cela va les conduire à quitter la campagne pour la ville. Après un « accident miraculeux » que vit Lazzaro, le récit bascule dans un autre monde : celui de la ville.

Ce long métrage est captivant, tout d’abord grâce au jeu exceptionnel des acteurs. En effet, Adriano Tardiolo incarne à la perfection le rôle de Lazzaro, nous ressentons des émotions à travers ce personnage par son attitude et surtout son regard, comme l’annonce l’affiche. Antonia, jouée d’abord par Agrese Graziani puis par Alba Rohrwacher, la sœur de la réalisatrice, est particulièrement touchée tout au long du film par la bonté et la simplicité de Lazzaro. Nicoletta Brachi interprète parfaitement l’indifférence et le mépris d’une marquise.
Cette histoire est vraiment originale, elle traite d'un sujet sensible : la politique ancienne et actuelle. Alice Rohrwacher à travers ce film politique affirme qu’il y aura toujours quelqu’un d’autoritaire pour oppresser autrui.La marquise exploite les paysans de son hameau en profitant de leur ignorance et du manque de civilisation dans les campagne; en ville, tous vivent dans d’atroces conditions car ils sont soumis aux banques et à la société. Ce film est aussi une dénonciation des inégalités entre les différentes classes sociales.

Malgré cet aspect sérieux, voire dramatique, ce long métrage est aussi poétique. Tout d’abord par les nombreuses émotions que nous ressentons tout le long du film, transmises à travers le regard du personnage principal. En effet, celui-ci est réduit en esclavage bien que ce soit quelqu’un de très bon, discret qui est prêt à tout afin de servir au mieux les gens qui l’entourent. En fait, ce garçon si naïf et si pur est animé par la seule intention d’aimer. Il y a des scènes très émouvantes comme celle où Lazzaro aide Tancredi, ce qui se traduit par une amitié sincère : Lazzaro connaît le bonheur pour la première fois. De plus, il ne pense jamais à mal car c’est un Saint qui garde la foi en lui. On peut trouver que Lazzaro porte la pureté, l’honnêteté et la tendresse au plus profond de son être. C’est la beauté de ce personnage qui fait la réussite de ce film. On peut cependant trouver la dernière scène frustrante, on a envie que Lazzaro réagisse, mais il reste passif.

De part son scénario, sa mise en scène et le jeu des acteurs, « Heureux comme Lazzaro » est une belle leçon de cinéma !

Louise Grassin, Lisa Richard. 2de 3

2019/01/14 16:26 #2018-heureux-comme-lazzaro-16
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Grâce au prix Jean Renoir des lycéens nous avons pu aller voir "Heureux comme Lazzaro" au cinéma de notre ville. En voici la critique :

Premièrement, nous n'avons pas trouvé que ce film avait un sens. De plus, nous n'avons pas réussi à cerner la morale de l'histoire directement, c'est en en reparlant en classe que nous avons plus ou moins compris. Nous trouvons que l'atmosphère du film est très étrange. En plus de cela, nous avons eu quelques problèmes pour s'identifier au personnage de Lazzaro. Lazzaro est un personnage sans émotions, mais peut-être également sans désir, vide... Ce qui donne une très grosse impression de manque d'action, de sens, mais aussi de vie dans le film. Malgré cela, nous trouvons que c'est un beau film avec de magnifiques paysages d'Italie. Cette beauté tient notamment à la photographie, aux plans d'ensemble et aériens.



Pour terminer, peut-être que pour un public averti, ce film peut-être très intéressant car il peut faire prendre conscience de la politique et de sa hiérarchie, de ses inégalités, mais également du contraste ahurissant entre la ville, qui est un paysage sombre, terne, pollué et peut-être sans vie "naturelle" et la campagne, qui elle, est baignée dans la chaleur et la lumière du soleil d'Italie tout au long du film.



"Heureux comme Lazzaro" est tout de même un film que nous recommandons, aussi bien grâce à ses cadres majestueux mais encore grâce aux réflexions qu'il suscite, notamment à l'égard de ce personnage mystérieux qu'est Lazzaro, personnage qui accentue l'étrangeté de l'histoire : comment en effet peut-on être "Heureux comme Lazzaro" en restant neutre tout en ayant une vie misérable et exploitée ?

Célia, June, Clara, Bérénice, Salomé

2019/01/16 10:27 #2018-heureux-comme-lazzaro-17
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film nous raconte l’incroyable histoire de Lazzaro un jeune paysan d’une infini bonté qui vit dans un petit village coupé du reste du monde nommé l'Inviolata, dirigé par une marquise abominable qui abuse des pauvres villageois, qui à leur tour abusent d’un jeune homme pur et innocent. Grâce à sa bonté et son innocence il va traverser le temps sans jamais vieillir.

Ce film est d’une beauté incompréhensible, si les spectateurs n’ont pas un minimum de culture religieuse, il risque d’être compliqué à comprendre. Même si on ne possède pas cette culture on peut écouter, regarder et saisir le film d’une autre manière, car il y a plusieurs façons d’en comprendre l’histoire et sa fin.
Ce film d’une étrange beauté aux influences pasolinien (un réalisateur italien, abordant très souvent la pauvreté) est très beau et émouvant. Les acteurs aident fortement aux développement des cotés étranges, splendides et un peu magiques du film.
Ce film nous narre l’histoire d’un « idiot », d’une gentillesse absolue dont il en est abusé, qui devient un saint. Il survit à la mort, ce n’est pas un héros avec des superpouvoirs qui va sauver le monde mais une simple personne banale qui va aider les siens, sans rien demander en retour. Comme tous les saints de l’histoire du monde, il fait des miracles, quoiqu’infimes et comme tous les saints il trouvera une fin tragique dans le martyr.
Même dans la plus totale des misères, des gens bien feront toujours preuve d’humanité et de bonté face à la cruauté du monde.
Alice Rohrwacher a voulu démontrer l’injustice absurde de notre monde qui se fiche des gens dans les besoin, exclus de la société, les personnes à la rue sans rien dans cette Italie à la fois ancienne et moderne : car ce film nous montre deux facettes, un monde avec une forte influence moyenâgeuse au début et en cours de film on se retrouve dans les année 2000.
Comme le dit très bien la réalisatrice ce film nous fait imaginer, rentrer dans le film en tant que spectateur voir et presque pouvoir agir avec les personnages. On trouve des fenêtres qui nous permette de penser, d’interpréter le film différemment. C’est ce que j’ai aimé dans ce film : « avoir une interprétation individuelle qui ne correspondrait pas forcement à celle des autres ». Mais dans ce film il y a aussi une sorte de touche poétique mêlée à la politique de ces cinquante dernières années en Italie.
Je n’avais pas aimé ce film à la sortie du cinéma car j’avais eu beaucoup de mal à discerner sa fin, ce qu’elle signifie. Mais après coup je me rends compte que ce film est très beau, bien écrit et très poétique.

Samuel Michel, 1COM, lycée des métiers de services R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/01/16 10:28 #2018-heureux-comme-lazzaro-18
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Pour commencer, je trouve que ce film est très long et compliqué à comprendre. J’adore l’histoire qu’il raconte mais elle est difficile d’accès. Il tourne beaucoup trop autour du pot. L’histoire raconte des choses pas forcément intéressantes et utiles. Comme par exemple, toutes les scènes qui concernent le jeune couple qui veut s’échapper pour aller dans la grande ville ne fait pas avancer le film. Elles ne font que l’élargir plus qu’il ne l’est déjà.
Lazzaro est un jeune homme très gentil, aimable, généreux mais également candide avec ses grands yeux qui nous montrent son innocence. Personnellement j’aime beaucoup sa façon de voir les choses. Même s’il travaille sans relâche, exploité, il reste toujours positif et ne se plaint jamais et donne toujours de sa personne pour les autres. Il n’a pas d’ami jusqu’à l’arrivée de la marquise Alfonsina de Luna et sa famille dans le village de Inviolata, celle qui dirige et exploite tous ces bons et honnêtes paysans. Le fils de la marquise, Tancredi, parait aux premiers abords égoïste, narcissique, mais devient ami avec Lazzaro. Cela commence de Lazzaro qui lui tend sa seule nourriture, un morceau de pain assez petit pour tout un repas. De là naîtra une grande histoire de fraternité.
L’ambiance symbolique ne m’a pas touchée. Le fait que Lazzaro soit « un saint », la réincarnation du Saint Lazare, est un peu farfelue. Il ne meurt pas quand il tombe de la falaise, il reste jeune, il transporte la musique de l’église ; tout cela est un peu démesuré.
Entre la ville et la vie à la campagne que les paysans menaient avant, il y n’y a pas une grande différence. En arrivant dans cette grande cité, les paysans restent pauvres et SDF. Je pense même que c’est à cause de ça que les paysans ont beaucoup plus vieillis que Lazzaro. Ils sont arrivés avant lui dans la ville. Elle est toute polluée, et on y vit très mal là-bas comparée à la campagne où l’air était pur et on n’avait pas besoin de lampe ; on s’éclairait à « la lumière de la lune ». Du moins, c’est ce que disait l’intendant, Nicola, totalement conscient de la situation mais continuant d’endetter les habitants davantage à chaque visite pour obtenir plus de sous pour lui et la marquise de la Luna.
La fin m’a laissée perplexe. Lazzaro meurt tellement bêtement et si brusquement en voulant faire une bonne action pour un ami qui finalement n’en était pas vraiment un. Désormais allongé sur le sol de la banque, il voulait simplement aider Trancredi qui était lui aussi devenu pauvre et particulièrement vieilli, à la différence de Lazzaro et de sa famille qui même s’ils sont pauvres trouvent toujours les moyens d’être généreux. Ils ont dépensé toutes leurs économies dans des pâtisseries à offrir à la nouvelle marquise qui « les avaient invités à diner ». Elle n’a pas voulu les laisser rentrer mais a quand même pris les gâteaux ; elle est égoïste et le restera toujours. Lazzaro est trop généreux et sa bonté l’aura tué.
Juliette Gouley , 1 COM, lycée des métiers de services R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/01/16 17:52 #2018-heureux-comme-lazzaro-19
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Critique : HEUREUX COMME LAZZARO
Heureux comme Lazzaro » est un film dramatique italien d’Alice Rohrwacher sorti en 2018 et ayant reçu le prix du scenario au festival de canne. Avec Adriano Tardiolo comme acteur principal, jouant le rôle de Lazzaro, ce film est un compte liant poésie et politique.
A une époque non précisée mais que l’on remarque un peu lointaine des paysans exploités par la marquise Alfonsina de Luna vivent dans des conditions désastreuses ne possédant pas de liberté. Parmi eux, Lazzaro, un jeune homme faisant preuve d’une crédule bonté envers ces paysans qui l’exploitent, se lie d’amitié avec le fils de la marquise, Tancredi. Tancredi, qui lui est très opposé de Lazzaro, se rebelle et planifie son propre enlèvement en sa compagnie.
Le film est très beau visuellement, les couleurs sont assez pales ce qui donne un air assez simple et agréable au film qui correspond avec la personnalité de Lazzaro. Les plans d’ensemble des montagnes italiennes sont époustouflants.
Le film pourrait se séparer en deux parties. Le premier ‘‘banal’’ traitant de la condition de vie de ces paysans et l’oppression qu’ils subissent. Mais le film prend une toute autre tournure à la mort de Lazzaro. Revisitant le récit chrétien de Lazare, Lazzaro ressuscite mais ceci 20 ans plus tard sans changer mentalement ni physiquement.
La réalisatrice expliqua lors d’une interview pour France Culture qu’elle se servait de Lazzaro pour « parler d’un monde qui change à travers les yeux de quelqu’un qui ne change pas » c’est pour cela qu’elle a décidé de ne pas faire vieillir Lazzaro à son retour de la mort contrairement à sa famille et à Tancredi qui eux on vieillit de 20 ans.
A son réveil, Lazzaro apprend l’emprise qu’avait la marquise sur eux et découvre une Italie inégalitaire et une société touchée par l’exode-rural. A travers le jeu très placide d’Adriano Tardiolo qui fonctionne à merveille, ce film est une remise en question de la société moderne. Lazzaro simple d’esprit et qui avait été isolé de la civilisation par la marquise ne comprend pas ces inégalités et essaye de les résoudre sans comprendre pourquoi.
Le vrai héro du film, serait l’ARME, la seule chose, qui après 20 ans réunit encore Lazzaro et Tancredi, mais qui finira par achever Lazzaro à la fin du film.
En conclusion, ce film est réussi. Le but du film de nous faire voir deux sociétés d’une époque différente avec un regard similaire fonctionne et en amène à se questionner sur les situations présentent dans le film. La touche fantastique est très bien amenée également. Seldran Léonie.
2019/01/16 17:57 #2018-heureux-comme-lazzaro-20
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Lazzaro est un jeune homme vivant dans un village du nom de L’Inviolata, un patelin pittoresque dépourvu de technologies récentes et où la principale activité est la récolte de tabac. C’est un homme à tout faire, il travaille dur jusqu’à l’épuisement mais sans jamais se plaindre.
Malheureusement il perdra la vie dans un accident et va revenir à la vie des années plus tard. Il se mettra donc en tête de retrouver les habitants de l’Inviolata. Mais pendant toutes ces années de « sommeil » tout ce qui l’entoure à changé, sauf lui…

C’est le troisième long métrage d’Alice Rohrwacher et c’est l’acteur Adriano Tardiolo qui incarne le protagoniste principal de ce film. L’acteur arrive à nous montrer la naïveté et la mélancolie du personnage, son physique nous montre des marques de travail intense.

La structure du film en deux partie peut nous faire penser à Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick, avec une phase dans l’Inviolata, un village coupé de la civilisation moderne dans le style de The Village (2004) de M. Night Shyamalan, et une dernière partie où Lazzaro découvre le monde goudronné de la ville. Mais l’œuvre souffre d’une longueur dans la première partie qui peut nous faire penser que tout ne va se passer que dans ce village et on a l’impression que le film ne va pas décoller. La seconde partie nous montre un monde dominé par les chemins de fers, l’argent et la misère des pauvres, on y voit une espèce de critique du capitalisme, du fait de s’enrichir à tout prix etc...
Le film a une esthétique spéciale avec un format super 16 qui donne un charme et une signification à la partie de l’Inviolata (pour montrer que ce village est une cage), mais qui peut vite devenir agaçant et rendre les scènes de nuit illisibles.
Le film nous montre Lazzaro dans un premier temps esclaves de la prison rurale puis cobaye et proie de la jungle urbaine. La gentillesse et la naïveté de Lazzaro fait que c’est un personnage influençable et facilement exploitable, ce qui est très brutal est cruel (particulièrement dans l’ultime scène qui dénonce la cruauté de la société actuelle) dans la manière de traiter un humain d’une gigantesque bonté.
Mais le film n’est pas dépourvut de scènes poétiques. Certains moments apportent un vent de fraîcheur dans l’ambiance chaude et aride de la campagne ou la lourde pollution de la ville (des amoureux s’embrassant entre les feuilles d’un champ de tabac, la mélodie d’un orgue qui s’échappe d’une église).
Comme Lazare dans la Bible, le personnage revient d’entre les morts et va rejoindre sa famille, comme un loup qui revient vers sa meute. Arsène Kuentz
2019/01/17 15:03 #2018-heureux-comme-lazzaro-21
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Heureux comme Lazzaro, film de Alice Rohrwacher est un film qui mélange réalité et surnaturel.
Nous avons bien aimé ce film mais ce n’était pas notre préféré. Il a fallu en parler en classe pour mieux comprendre. C’est un film étrange et très surprenant.
Tout d’abord le film était en Italien et on devait se concentrer pour lire les sous titres et pour comprendre une histoire assez complexe dans sa présentation. C’est un film qui nous laisse dans le flou et demande une part d’imagination, d’interprétation.
Le film est réalisé en pellicule super 16, souvent en lumière naturelle. Cela ajoute un filtre « ancien » qui met en scène une histoire hors du temps. Les images étaient très belles, et l’histoire en elle-même aussi.
Lazzaro est un jeune paysan qui ne sait pas dire non, il est beaucoup trop généreux avec tout le monde. Il semble idiot, parle très peu. Il vit à Inviolata, un village reculé de la société et exploité par une marquise qui se sert d’eux. C’est une chaine sans fin : la marquise se sert des paysans et les paysans abusent de Lazzaro et de sa bonté pour faire toutes les tâches. C’est un film assez émouvant car Lazzaro est un brave jeune homme, il fait tout pour aider tout le monde mais en retour personne ne l’aide et les paysans ne sont pas sympathiques avec lui, sauf Antonia, c’était la seule qui voyait les vraies valeurs de Lazzaro.
Puis l’histoire bascule, quand l’escroquerie de la marquise est révélée et que les paysans sont contraints de quitter le village alors que Lazzaro est introuvable. Il est en fait tombé du haut d’une falaise. On le croit mort.
Mais Lazzaro est une sorte de saint car comme Lazare, il est ressuscité. Comme chaque saint, Lazzaro possède un animal « totem » : un loup. C’est le loup qui le réveille de sa chute mortelle. Et on voit ce dernier quitter le corps de son maître et repartir pour Inviolata à la fin du film.
Ce film est aussi un voyage dans le temps. Quand Lazzaro se réveille inchangé et rejoint la ville, 20 ans se sont passés.
Il y retrouve Antonia vieillie qui le reconnaît. Antonia est un élément central dans cette histoire car elle perçoit les qualités de Lazzaro. Elle le prend sous son aile et l’aide. C’est aussi une femme très pragmatique, comme une face complémentaire de Lazzaro qui est plus irréel.
Mais quel que soit l’époque, les pauvres restent pauvres et personne ne les aide et les riches restent riches, profitent des autres en n’ayant aucun cœur. Quand les paysans se retrouvent en ville, nous voyons que rien ne change. Ils ont quitté un monde d’exploitation pour en retrouver un autre.
Au début du film ont ne comprenaient pas, l’histoire c’est seulement à la fin que tout est devenu plus cohérant. On a compris à ce moment-là que Lazzaro n’était pas un homme comme les autres en réalité c’était un Saint qui faisait des miracles.
Bref, notre avis : difficile à comprendre mais beau quand même
Critique collective, 1COM, lycée des métiers de services R. Wlerick, Mont de Marsan.
2019/01/22 17:39 #2018-heureux-comme-lazzaro-22
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Lazzaro, heureux comme un poisson dans l’eau ?


Alice Rohrwacher propose avec Heureux comme Lazzaro une histoire un peu particulière dans laquelle se mêlent le réel et le surnaturel. On suit l’itinéraire d’un jeune homme nommé Lazzaro, bienheureux, semble-t-il, dans son petit bocal hors du temps situé dans la campagne italienne, l’Inviolata. Le protagoniste a un prénom aussi original que son caractère. Lazare est, dans la culture chrétienne, un martyre que les lions n’ont pas voulu manger, en raison d’une foi extraordinaire. Dans le film, les lions sont remplacés par un loup qui ne dévore pas le corps de Lazzaro, abandonné dans la nature après une chute vertigineuse.


Les animaux reconnaissent sa bonté, ce qui n’est pas toujours le cas des hommes dans le film. Lazzaro, trop naïf, se fait exploiter par les membres de sa communauté et par Tancredi di Luna, le fils de la marquise qui gère l’Inviolata. Mais, Lazzaro n’est pas affecté par ces comportements parfois malhonnêtes car son objectif est de rendre heureux les gens autour de lui. Parfois candide, souvent mutique, à la démarche hésitante, Lazzaro a l’air dans la lune, mais a toujours à cœur d’aider les autres et ne s’accorde que peu de moments de répit, sauf dans la bergerie, au sommet des collines.


Après l’accident qui est censé lui ôter la vie, toute la communauté découvre l’arnaque de la marquise di Luna, comprend que toute cette existence n’était que mensonge, se sépare et se disperse. Tout le monde quitte le bocal et pénètre dans le monde extérieur. C’est aussi le moment où le réel est rompu et laisse entrer le surnaturel. Une ellipse temporelle nous propulse quelques années plus tard et Lazzaro, miraculeusement, ressuscite. Il a gardé la fraîcheur de sa jeunesse et sa bonne âme, alors que ses anciens compagnons de fortune ont tous vieilli. Il part à leur recherche et entend poursuivre sa sainte mission : aider son prochain, ce qui l’amènera à la mort, celle-ci irréversible, bête et injuste, sur le carrelage froid d’une banque.


Finalement, l’extrême bonté de Lazzaro révèle la noirceur et la méchanceté de ceux qui l’entourent quand elle ne les pousse pas à la générosité. Véritable incarnation de l’abnégation, Lazzaro captive le regard du spectateur qui attend de lui une réaction. Le film dénonce la misère des exploités et des marginaux, qu’elle soit rurale ou urbaine. En dépit de quelques longueurs, Heureux comme Lazzaro est un film qui ne s’oublie pas, qui marque les esprits et qui vous suit après la séance hors du cinéma, comme la musique de l’église a suivi Lazzaro et son cortège bohème.


Par Dolorès Verhegge

2019/01/27 15:30 #2018-heureux-comme-lazzaro-23
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles

Dans une petite région pauvre d'Italie, au sein d'une grande famille traditionnelle exploitée par des marquis, Lazzaro, jeune adolescent heureux et épanoui, travaille ardemment sans se plaindre pour aider les siens. Lorsqu'il rencontre Tancredi, le fils de la marquise, Lazzaro éprouve comme une envie pulsionnelle d'aider et de servir celui-ci, toujours avec une grande naïveté . La relation entre ces deux personnages opposés tisse l'intrigue principale de ce film .

Le spectateur ne connaît que très vaguement la position familiale qu'occupe le personnage de Lazzaro. Nous savons qu'il est le petit fils de la grand-mère mais sans informations plus précises. Tout au long du film, le spectateur voit ainsi un jeune homme à la fois très attaché et très distant de cette grande famille italienne. Il joue le rôle du serviteur à qui tout le monde ne cesse de demander des services : '' Lazzaro! Lazzaro! , Lazzaro! '' .
Une scène en particulier montre subtilement la place qu'il occupe aux yeux des gens : lorsque le propriétaire d'une épicerie se fait braquer par Ultimo et Pippo, Lazzaro, pris comme otage, ne suscite aucune pitié de la part du propriétaire qui parle de lui en disant: '' Je ne le connais pas de toute façon, il n'est pas de ma famille! '' .

Lorsqu'apparaît Tancredi , un jeune marquis très atypique, à la fois parce que plus moderne, mais aussi plus riche, l'histoire s'éclaircit . Ce jeune homme qui éprouve un ennui profond va faire la rencontre de Lazzaro, dans lequel il voit un garçon bon mais naïf, et une relation entre ces deux jeunes hommes se crée. Quand Tancredi lui fait croire qu'il est son demi-frère, naïvement Lazzaro y croit et se sent alors soudainement appartenir enfin à une famille. Ainsi la scène où on montre le plaisir que ressent Lazzaro au moment de cette identification sociale et familiale est vraiment touchante. Voilà qu'il a enfin un vrai repère, et c'est à ce dernier qu'il va s'attacher jusqu'au bout du film. Il tient à sa position de ''demi-frère'', et lui qui était jusque-là si heureux va découvrir, aux moments où Tancredi le rejette, un nouveau sentiment : la tristesse.

L'ellipse au milieu du film, entre le moment où Lazzaro tombe de la falaise et le moment où il semble avoir ressuscité, permet de montrer un décalage entre les années qui se sont passées sans lui et lui qui n'a absolument ni changé ni vieilli, comme si sa pseudo-famille ne s'était en aucun cas souciée de lui. Il est seul, vagabondant à la recherche d'une seule et même personne : Tancredi . Lorsque Lazzaro retrouve enfin son ''demi-frère'', Tancredi fait mine d’être heureux de l'avoir retrouvé et de vouloir poursuivre cette relation, mais Lazzaro va devoir comprendre vite, avec tristesse et désillusion, qu'il n'a jamais été sincère.

Tout au long du film , une fable parlant d'un loup est narrée par Antonia . Cette fable est véritablement représentative de Lazzaro : ce loup , animal à la fois très solitaire mais qui ressent également le besoin d'appartenir à une meute, possède une grande qualité visible chez Lazzaro : La débrouillardise . La dernière scène montre d'ailleurs la vraie comparaison symbolique entre ces deux êtres vivants : lorsque Lazzaro meurt sous les coups acharnés des personnes à la banque , le loup quant à lui part dangereusement au milieu de la circulation routière et le spectateur peut dans son esprit imaginer la suite …

Une autre comparaison, qui semble cette fois biblique, est évoquée par la réalisatrice du film dans le choix du prénom : Lazzaro en français Lazare, est un personnage de la Bible, connu pour avoir été ressuscité par Jésus trois jours après sa mort. Chose qui est par ailleurs présente dans le film, lorsque Lazzaro tombe de sa falaise, et pensé pour mort, il ressuscite...mais lui vingt ans après sa mort !

Le début du film, avec ses paysages magnifiques autour du petit village italien, à la fois très vastes , très fleuris et très poétiques, contraste avec le décor de la deuxième partie du film, une ville grise, miséreuse et polluée.
Un film touchant et étonnant donc, mais dont la complexité du scénario avec son mélange de réalisme, de surnaturel et de poésie peut perdre certains spectateurs.
2019/01/27 15:44 #2018-heureux-comme-lazzaro-24
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles



Heureux comme Lazzaro nous raconte l’histoire d’un groupe de paysans qui travaillent sans relâche pour le compte de la marquise Alfonsina de Luna, une femme au cœur de l’industrie du tabac. Parmi eux, Lazzaro un jeune homme d’une bonté exceptionnelle qui accepte tout et qui fait profiter toute son entourage de sa dévotion quotidienne. Un jour, la marquise vient passer un séjour à « l'Inviolata » avec son fils Tancredi, qui ne la supporte plus. Alors qu’il simule son propre enlèvement et se réfugie dans la cachette secrète de Lazzaro dans les montagnes, il se lie d’amitié avec ce dernier. Mais lorsque Lazzaro disparaît à son tour, la police débarque et libère les paysans de cet esclavage, les ramenant à la société moderne.

Des conditions de vie difficiles

Comme on peut le voir dans le film, des paysans sont exploités au nom de la marquise d’Alfonsina de Luna. Ils vivent et travaillent tous ensemble sans se plaindre, sous la pluie, ou au contraire sous la chaleur. Ils sont une vingtaine sous le même toit et à peu près 4 dans une chambre, il est compliqué pour eux de vivre les uns sur les autres quotidiennement. Ils travaillent par ailleurs chaque jour sans être rémunérés.
La marquise dit que « les êtres humains sont des bêtes », elle les compare à des animaux et elle va même installer une chaise juste en face des paysans pour pouvoir regarder leur dur travail et ainsi les provoquer.

Le personnage de Lazzaro

Lazzaro est un jeune homme à la fois touchant et surprenant d’une douceur incroyable, avec un regard complètement innocent. Il est naïf et bon avec tout le monde, et on vient même à se demander en tant que spectateur : est-il un ange ou un idiot ? C’est un personnage simple d’esprit mais compliqué dans sa manière d’être puisqu'on peut à certains moments avoir du mal à comprendre pourquoi il est si gentil avec les autres.
Par exemple, on peut voir une scène émouvante quand il rencontre Tancredi, (le fils de la marquise) lors de sa pause déjeuner avec les autres paysans et que ce dernier a faim, il va donner le peu de son sandwich qu’il lui reste à son chien Ercole. J’ai trouvé cela beau car il est capable de sacrifier sa vie en sachant qu’il n’a déjà pas grand-chose et le peu qu’il a, il le donne.
C’est un jeune homme toujours prêt à rendre les autres heureux avant son propre bien être. Si les autres sont heureux, alors il sera heureux.
A un autre moment, alors qu' il fait presque nuit et que les paysans sont fatigués, ils demandent à Lazzaro de continuer à travailler à leur place en ramassant les feuilles, en vidant les brouettes, et aussi de remonter sa grand-mère. Il court partout sans refuser quoi que ce soit, pour lui c’est comme si c’était normal de devoir faire autant qu’il fait, alors que finalement tous le monde profite de sa gentillesse et de sa générosité.

Une amitié sincère et émouvante avec Tancredi

Il rencontre Tancredi lors de sa pause déjéuner quand il va lui donner le reste de son sandwich à son chien, ils vont tous les deux se lier d’amitié. Lazzaro va lui montrer sa cachette secrète où il se rend lorsqu’il ne travaille pas, et il va rester avec ce dernier qui ne supporte plus sa mère, la marquise d’Alfonsina de Luna. Il décide ainsi de simuler son propre enlèvement, avec l’aide de Lazzaro bien évidemment. Il écrit une lettre à sa mère et veut se couper pour mettre un peu de sang sur le papier, mais pas très téméraire il ne le fait pas et demande à Lazzaro de se couper un bout de peau, ce qu'il fait lui sans hésiter. Cela peut paraître absurde, mais c’est là toute la complexité de ce personnage.
Il y a une autre scène touchante, lorsque Tancredi décide d’offrir une arme à Lazzaro (il s’agit d’un lance-pierre) en guise de leur amitié, comme un symbole. Ils se considèrent alors comme deux frères. Lazzaro est très ému par ce geste qui peut paraître banal pour les spectateurs, mais qui signifie beaucoup pour lui !

Pour conclure, j’ai trouvé ce film intéressant et touchant même si je n’ai pas tout compris, surtout à partir du moment où Lazzaro est tombé d’une falaise et qu’il meurt mais qu’en fait tout le long du film il reste vivant.... je n'ai pas très bien compris... ? Après cette scène, on voit l’évolution de tous les paysans libérés de leur esclavage : ils ont tous vieilli... sauf Lazzaro, ce qui m’a perturbée. Les paysans ont repris le cours de leur vie et habitent en ville.
Sinon, il y a un moment que j’ai trouvé assez drôle, quand on voit Lazzaro qui se réveille de sa chute de la falaise et qui cherche son ami Tancredi. Il retourne là où séjournait la Marquise et il découvre deux hommes en train de voler des objets de valeur, mais les deux hommes ne s’attendaient pas à voir ce jeune homme arriver et ils lui disent qu’ils sont là pour déménager. Evidemment c'est absurde, car cette maison n’est plus habitée depuis des années, mais Lazzaro les aide gentillement à déménager...en fait à dévaliser la maison ! Ensuite, Lazzaro demande à ces deux hommes où il pourrait trouver Tancredi et ces derniers lui répondent sans savoir, puisqu’ils ne le connaissent pas. Finalement, Lazzaro monte dans le camion avec ces deux hommes et ils le déposent en ville, où une femme les attend : c'est Antonia, une petite fille qui était parmi les paysans durant leur esclavage, maintenant devenue femme. Elle le reconnaît et lui dit de monter dans le camion avec ces deux hommes qui étaient finalement d'anciens paysans eux aussi. Lazzaro part donc habiter avec eux en ville mais n’est pas très accepté par le reste des paysans et doit travailler pour pouvoir rester avec eux. Il va donc aider Antonia à gagner un peu d’argent. A la fin, Lazzaro était en train de couper de l’herbe lorsqu’il voit un chien qui ressemblait beaucoup à celui de Tancredi et il va se mettre à le suivre jusqu’à le mettre sur le chemin de Tancredi. Ils se retrouvent et ils sont très heureux.
Il finira par le perdre du jour au lendemain, alors que lui et les paysans avaient été invités à déjeuner chez Tancredi, et ce dernier ne leur donna plus signe de vie : j’ai trouvé cela dommage car j’aurais bien aimé voir comment leur amitié aurait pu évoluer.
Gladys Depuiset
2019/01/27 15:46 #2018-heureux-comme-lazzaro-25
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles

Heureux comme Lazzaro  est un film mettant en scène un jeune homme, Lazzaro. Sa famille et lui vivent dans un hameau, « l’Inviolata », où ils se font exploiter par une marquise car ils ignorent qu’ils disposent de libertés. Lazzaro est montré comme un jeune homme naïf mais généreux, prêt à tout pour satisfaire sa famille, son entourage, voire des inconnus, même si cela passe par sa propre exploitation. En effet les gens qu’il aide se rendent compte de sa crédulité et n’hésitent pas à se servir de lui.
C’est l’arrivée du jeune et riche fils de la marquise qui chamboule tout ce quotidien, car il va se lier d’amitié avec Lazzaro et ensemble ils vont mettre en scène le faux enlèvement de Tancredi. La famille de Tancredi, inquiète, se trouve alors dans l'obligation d’appeler la police pour retrouver ce dernier : les policiers arrivés sur les lieux découvrent la situation de ces pauvres paysans qui se font exploiter, et y mettent un terme.
Et là est le problème du film : malgré de très beaux décors, un excellent accompagnement musical et des acteurs jouant à la perfection, cela n’empêche pas le film de créer une atmosphère particulière et un rythme très lent qui peuvent ennuyer et faire décrocher les spectateurs.
Et si par malheur cela entraînait votre endormissement pendant la projection (ce qui est mon cas), cela pourrait mener à une incompréhension de la suite du film, étant donné que juste après l'intervention de la police, Lazzaro fait une chute mortelle dans un ravin, mais curieusement un loup arrive et tout d’un coup le jeune homme revit ! Cela peut tout de même paraître curieux si on n’a pas assisté aux dernières scènes... Ce passage est sans doute une référence biblique. Mais cela pourrait aussi être une allusion à la louve Lupa qui a, dans la mythologie romaine sauvé deux jeunes enfants ayant plus tard fondé Rome, Romulus et Rémus ? Mystère.
S’ensuit une période de transition pendant laquelle toute la famille est transportée de la campagne à la bordure de la ville, mais, n’ayant pas d’argent, ils sont condamnés à camper dans une caravane le long du chemin de fer en récupérant des déchets.
Malgré tout, ce qui prouve que tout n’est jamais perdu dans la vie, est que la famille arrive à survivre en vendant des bricoles et en cueillant des plantes le long des voies de chemin de fer. Et puis tout d’un coup Lazzaro croise Tancredi mais ce qui est curieux, c’est que le spectateur se rend compte que tout le monde a vieilli excepté lui. Etrange n’est-ce pas ?
Plus tard la petite famille se retrouve dans une église pendant la messe car ils veulent écouter la musique, hélas, on les fait sortir rapidement, mais, pourquoi la musique suit-elle la famille jusqu’à chez eux de manière diégétique ? Autre mystère.
La dernière scène est un « braquage » de banque que Lazzaro effectue pour pouvoir offrir de l’agent à son ami Tancredi qui lui avait avoué qu’il était devenu pauvre à cause de la banque. Naïvement, Lazzaro demande à la banque de rendre l’argent qu’elle a pris à Tancredi et les clients et les employés présents croient à un hold up, mais quand ils se rendent compte que cet homme n’est pas dangereux et qu’il ne possède pas d’arme, ils le rouent de coups à mort et comme une marche funèbre, la musique de l’église arrive pour clôturer le film...

C’est un film qui peut être émouvant et terrible aux spectateurs sensibles à sa poésie, mais qui m'a pour ma part laissé froid et dubitatif, car perdu par sa lenteur je n'y ai vu qu'incohérence et lourdeur.

Noam Lenz
2019/01/27 16:47 #2018-heureux-comme-lazzaro-26
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles

Heureux comme Lazzaro est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwacher sorti en 2018. Ce film raconte l'histoire d'un groupe de paysans, vivant à l'Inviolata, dans un coin reculé du monde, et sur lequel règne sans partage la marquise Alfonsina de Luna. Vendredi, fils de la marquise, jeune noble arrogant, fait la rencontre de Lazzaro, un jeune paysan naïf et bon. Pour s’amuser, Tancredi organise son propre enlèvement et demande à Lazzaro de l’aider, événement qui va créer entre les deux hommes une amitié indéfectible . Par la suite, la police trouve les paysans exploités par la marquise et les ramène en ville, où ils y découvrent la liberté. Lazzaro quant à lui, alors qu'il était tombé d'une falaise, est seul livré à lui-même à l'Inviolata. Il se réveille des années plus tard, sans paraître avoir vieilli, et se lance à la recherche de son meilleur ami, Tancredi.

Heureux comme Lazzaro est un film sur lequel j’ai des avis mitigés. J'ai bien aimé le film au début, il y avait ce côté très réaliste, et cette volonté de sensibiliser les spectateurs avec ces conditions de vie rudes, d'autant plus avec le personnage sympatique de Lazzaro : j’ai éprouvé beaucoup d’empathie pour ce jeune homme naïf, gentil et d’une aide précieuse. Plusieurs scènes m’ont émue : lorsqu'il propose de faire du café à un groupe de jeunes filles et que ces dernières ne sont plus là quand il revient par exemple, quand les autres paysans se servent de lui pour faire leur travail à leur place, ou encore à la fin du film lorsqu'il se fait battre dans la banque. Il y a cependant un moment du film qui m'a fait rire de sa naïveté : alors que Lazarro surprend deux hommes dévalisant la maison de la marquise, ces derniers se font passer pour des déménageurs, et avec l’extrême bonté et naïveté qui le caractérisent, Lazzaro propose de les aider.
En revanche au bout d'un certain moment, j'ai décroché du film que j'ai fini par trouver très confus et incohérent : je ne comprend plus ce qu'il se passe, à partir du moment où il se réveille de son coma. Ainsi, comment se fait-il qu'il ait ressuscité ? Et pourquoi Tancredi réagit-il si étrangement la dernière fois que nous le voyons dans le film ? Ou encore quel est le lien entre Lazzaro et ce loup ? Et je n'ai pas du tout aimé fin du film.
Pour conclure Heureux comme Lazzaro est un film que je ne recommanderais pas, trop de confusions et d’incohérence m’ayant fait décrocher avant la fin.
Maëlle Cocheteux
2019/01/28 14:25 #2018-heureux-comme-lazzaro-27
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
Heureux comme Lazzaro est un drame fantastique et merveilleux d'Alice Rohrwacker.
Dans le village d’Invioleta, cinquante-cinq esclaves, dont Lazzaro, inconscients d’être dirigés par la Marquise de Luna, exploitent des champs de tabac. Lazzaro, un jeune paysan d’une grande bonté, simple, honnête et naïf est manipulé par les autres esclaves. Celui-ci se lie d’amitié avec le fils de la Marquise, Tancredi qui lui fera découvrir le monde actuel.
Heureux comme Lazzaro est une histoire, un conte, une parabole qui dénonce l'esclavage sous toutes ses formes. Au début du film, les paysans doivent travailler, exploiter les champs de tabac alors qu'ils ne sont pas payés. Ce qui est donc de l'esclavage. Un événement bascule le film dans une autre époque. Dans le monde moderne, Lazzaro est encore utilisé par ceux qui étaient avec lui au village d'Invioleta. Tout au long du film, tout le monde exploite Lazzaro ce qui montre que l’homme est un loup pour l’homme.
Grâce à des plans rapprochés, la réalisatrice montre les différentes expressions des personnages, c'est-à-dire, que en voyant de près leurs visages, on peut voir plus facilement s’ils sont tristes ou en colère. Lazzaro garde son sourire naïf en permanence : il semble se laisser faire à moins qu’il ne soit que bonté. La réalisatrice représente Lazzaro comme un loup puisque le loup est un animal solitaire.
Ce film se déroule en 1990 et dénonce l'esclavage alors que celui-ci a été aboli en 1848. Alice Rohrwacker veut montrer que même après son abolition, l'esclavage est toujours pratiqué sous différentes formes et qu'il y a beaucoup d'inégalités dans le monde.
Un film complexe et lent, assez difficile à suivre, il faut s'accrocher, mais, un film à voir.

Lucie Correia, Abel Vignau, Oyan Grossier et Cameron Sainte Rose
2019/01/29 13:09 #2018-heureux-comme-lazzaro-28
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le dernier film d’Alice Rohrwacher est une critique sociale et une nouvelle sorte de “conte de fées” qui conte l’histoire de Lazzaro et sa famille qui sont inconsciemment sous le joug de la marquise Alfonsina de Luna. Lazzaro est un personnage particulièrement attachant par son ignorance du monde et sa naïveté, ainsi on s’identifie rapidement à lui. Le titre “Heureux comme Lazzaro” fait d’ailleurs référence à lui en tant qu’un bien-heureux, une personne d’une grande bonté qui ne peut pas changer le monde et qui n’en a peut-être même pas la volonté.
Le film peut être à première vue compliqué à comprendre car rempli de symbolismes, cependant, ils sont faciles à identifier. Chaque personnage représente une personnalité récurrente d’un conte de fée. Cependant leur rôle, pour la plupart, n’est pas d’aider le héros, bien au contraire. Les personnages secondaires sont en majorité utilisés pour montrer l’incompréhension, la peur et la haine des gens envers Lazzaro. A mes yeux, il n’y a que le personnage d’Antonia qui témoigne d’une véritable tendresse et bonté envers lui, alors que Tancredi ne lui accorde son amitié que parce qu’il pense qu’ils se ressemblent et qu’il s’invente une histoire “chevaleresque” entre eux deux pour échapper à la réalité.
Le film apporte une réflexion non seulement sur l’état de l’Italie de nos jours mais également une leçon de vie qui est pour moi, que si tout le monde se comportait comme Lazzaro alors la haine serait inutile. En effet, Lazzaro n’est heureux que quand les autres le sont, ce qui l’amène d’ailleurs à une fin tragique. J’ai ressenti sa mort comme un retour à la réalité qui montre que l’incompréhension des personnes, qui ne comprennent pas le comportement de Lazzaro, les mène à avoir peur et à commettre l’irréparable. Croyant apercevoir une arme sur lui, ils décident de le lyncher jusqu’à ce que mort s’en suive. C’est une fin brutale et violente que j’apprécie car le film m’a énormément touchée dans ses appels à essayer de faire le bien autour de soi.
Ambre-Allegra Maubois, lycée Jean Giraudoux de Bellac
2019/01/29 13:26 #2018-heureux-comme-lazzaro-29
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Heureux comme Lazzaro est un film réalisé par Alice Rohrwacher et sorti le 7 novembre 2018. Il s’agit d’un film avec beaucoup de symbolique. Après la mort du personnage principal, Lazzaro semble revivre et cela nous permet de voir ce qui est arrivé aux personnages après tant d’années. Lazzaro est un personnage docile, gentil mais les autres abusent de lui comme le faisait la mère de l’ami de Lazzaro, la duchesse. Lazzaro est comparé à un saint à sa façon de marcher, de se tenir, de parler. Lazzaro a un destin tragique : il meurt deux fois sans connaître la liberté et le bonheur, il a au moins connu l'amitié. Ce qui m’a le plus émue dans ce film ce sont les épreuves qu’endurent Lazzaro vivant et après sa mort quand il revit ,c’est assez difficile de comprendre après le voir se relever de comprendre qu’il est mort. Lazzaro est une âme innocente, une sorte de martyre ou de saint. Même après la mort de Lazzaro et son retour, son esprit paraît toujours hanter son ancienne famille ou tortionnaire, ils ont grandi mais ils n’ont pas changé de situation financière, ils sont obligés de voler pour vivre et manger. Ils n’ont pas changé envers Lazzaro, leur coeur est toujours aussi dur et froid et maintenant Lazzaro est devenu inutile pour eux. Ce film critique la société italienne, la corruption la pauvreté, l’abus de pouvoir, l’injustice. Dans ce film, la soeur de la réalisatrice a joué en tant qu'actrice. Le loup après la mort peut être l’esprit réincarné de Lazzaro qui est la fidélité, la liberté. Cette une histoire très triste, très attendrissante, surtout l'amitié en Lazzaro et le fils de la comtesse.
Ana Francini, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 13:29 #2018-heureux-comme-lazzaro-30
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film “Heureux comme Lazzaro” est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwacher, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle au festival de Cannes 2018 et reçoit le prix du scénario. Celui-ci retrace l’histoire de Lazzaro, un jeune paysan d’une exceptionnelle bonté qui vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la Marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Le jeune homme se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la Marquise. Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.
Ce film est très déroutant, la réalisatrice a choisi pour ses deux acteurs principaux, Lazzaro et Tancredi, deux jeunes hommes qui n’étaient pas du tout du milieu du cinéma ; l’un était paysan et l’autre chanteur. Il arrive que la rencontre d’un cinéaste avec un acteur soit miraculeuse. Elle l’est ici. Adriano Tardolio qui interprète Lazzaro subjugue du début à la fin, en faisant très peu, en enfièvrant la plupart des situations. Son regard juvénile chargé d’une infinie tendresse, sa démarche un peu raide, sa parole hésitante, apportent au film une densité et une grâce qui n’ont rien de banal. On sent à travers les images frémissantes qu’Alice Rohrwacher n’en revient pas elle-même de ce qu’elle a favorisé. L’étonnement l’a gagnée elle aussi.
Emma-Rose Autier, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 13:30 #2018-heureux-comme-lazzaro-31
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Heureux comme Lazzaro, de son titre d’origine Lazzaro felice est un film réalisé par Alice Rohrwacher. Ce film dramatique italien, sorti en 2018 et qui retrace la poignante histoire de Lazzaro, jeune homme d’une bonté et d’une gentillesse incroyable. Ce jeune paysan vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. Ces paysans sont exploités et eux même abusent de la bonté de Lazarro. Il va devenir ami avec Tancredi, le fils de la marquise et cette merveilleuse amitié va le mener à voyager dans le temps. Ce film est inspiré d’une fable religieuse italienne et c’est donc pour cela que l’on a une atmosphère mystique tout au long de l’intrigue. Cette histoire est assez déconcertante car il est difficile en tant que spectateur de distinguer le rationnel du fantastique, et, c’est aussi une dénonciation des flagrantes inégalités sociales en Italie.
Romane Pierson, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 13:33 #2018-heureux-comme-lazzaro-32
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Heureux comme Lazzaro (Lazzaro felice) est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwacher, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle au festival de Cannes 2018 et reçoit le prix du scénario.

A l’inviolata, une campagne isolée sur laquelle règne la marquise est un endroit où les gens vivent dans la misère et l’ancien temps. On suit la vie de Lazzaro un jeune paysan de cette campagne qui va rencontrer Tancredi, le fils de la marquise qui vient chez eux avec sa mère au moment de sa visite à la campagne.

Ce film est inspiré de la fable du même nom, elle possède une dimension religieuse (christique). Le personnage est construit en référence à deux saints : Saint Lazar de Béthanie, ressuscité (comme lui) dans l’Evangile selon Saint Jean, et Saint François d’Assise comme en témoigne une longue scène de rencontre avec un loup, clairement inspiré d’une célèbre légende.

J’ai bien aimé ce film mais je n’ai pas tout compris et je l’ai trouvé un peu long.

Aurore Legros, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 13:37 #2018-heureux-comme-lazzaro-33
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
“Heureux comme Lazzaro” est un film qui fait autant se perdre le spectateur que l’émerveiller.
Le film est assez dur à résumer, on suit le quotidien d’un groupe de paysans dans une extrême précarité. Lazzaro est de suite identifié comme étant le vilain petit canard du groupe, et il subit un traitement proche de celui d’un chien, plus que celui d’un être humain. Nous sommes plongés dans une ambiance moyenâgeuse où le servage semble être de mise, puisque le groupe de paysans s’identifie eux-mêmes à la police comme étant les serfs de “la Marquise de Luna”, la patronne d’une grande firme dans l’industrie du tabac. Suite à sa fugue, le fils de la Marquise prénommé Tancredi va se lier d'amitié avec Lazzaro, et tenter d’extorquer de l’argent à sa mère sous prétexte d’un enlèvement. Les comparant sans cesse à deux chevaliers bibliques, Tancredi se montre bien différent de l’image de jeune bourgeois qu’il renvoyait lors de son arrivée, comme si la compagnie de Lazzaro avait ce pouvoir de transformer les gens.

Si nous avons peur de prime abord que la supercherie soit découverte, le film ne nous épargne rien. Comme quand notre bon Lazzaro, malade et très affaibli, allant retrouver son ami dans les collines, tombe dans un précipice et meurt. Après quoi nous assistons à l’arrestation de la Marquise de Luna pour réduction en esclavage.

Néanmoins, cette mort lance la deuxième partie du film, Lazzaro revient à la vie, et part à la recherche de ses camarades à travers l’Italie. Il retrouve peu à peu les victimes de la Marquise, qui ont vieilli. On comprend alors qu’une période d’environ dix ans s’est écoulée entre la mort de Lazzaro et sa résurrection. Il est perçu comme un Saint, ou un démon par les siens, même si le récit tente à nous faire penser à un Saint.
Il meurt d’ailleurs en martyre, battu à mort par les clients de la banque à laquelle il s’était rendu pour couvrir le crédit de ses proches.
Joséphine Urrutia, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 13:38 #2018-heureux-comme-lazzaro-34
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Heureux comme Lazzaro est un film réalisé par Alice Rohrwacher, sorti en novembre 2018 dans les salles françaises.
Lazzaro, jeune homme serviable et naïf, vit a L’Inviolata avec sa (très) nombreuse famille. Exploités par une Marquise, la “reine du tabac”, ils ne sont pas payés et vivent dans des conditions précaires. Un jour, il rencontre le fils de cette marquise,Tancredi, riche également, pédant, mais soucieux des conditions de vie des paysans. Lazzaro se lie d’amitié avec cet homme et revient à la vie.
Ce film s’inspire d’une fable religieuse, qui narre les aventures d’un saint.
Intriguant, ce film nous plonge dans l’histoire sombre de l’italie, la pauvreté, le mensonge, et un secret trop bien gardé depuis longtemps.
Léa Couturier, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/02/01 16:05 #2018-heureux-comme-lazzaro-36
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
Lazarro Felice , un conte italien


Lazzaro Felice est un conte cinématographique italien écrit par Alice Rohwacher en 2018.
L’histoire se déroule dans les hauteurs de l’Italie, éloignée de toute civilisation moderne. Là, une famille nombreuse est exploitée sans réellement le savoir pour le compte d’une propriétaire.

Deux parties temporelles divisent ce film, cette séparation est marquée par la lumière et la qualité de l’image. Dans la première partie, la lumière très claire et dorée évoque un monde réaliste de la vie à la campagne ou cette famille cultive le tabac, s’occupe du bétail... alors que dans la deuxième partie, la lumière plus sombre voire lugubre rappelle un retour à la réalité dans l’univers de la ville avec les difficultés à se loger, trouver un travail… Auparavant, cette famille était exploitée alors que maintenant c’est eux qui arnaquent, volent des gens afin de survivre.
La qualité de l’image varie également en fonction des différentes parties. La réalisatrice a filmé la première partie avec un effet « pellicule » afin de rappeler le fait que cette famille est bloquée dans un mode de vie ancien ( exploitation, pas d’école pour les enfants ) alors la seconde partie est filmée avec un effet « numérique » pour indiquer le retour à la réalité, au monde moderne.
De plus, le rythme sonore est un facteur, disons, surprenant dans ce long métrage, car beaucoup de scènes sont silencieuses, généralement des scènes importantes comme par exemple celle de la chute de Lazzaro dans le vide.

Lazzaro Felice est une œuvre originale car le genre du conte filmique est rarement abordé au cinéma. De plus, l’histoire est touchante et l’on s’attache beaucoup au personnage de Lazzaro, un jeune homme sensible, d’une bonté sans limites qui peut parfois le faire passer pour une personne simple d’esprit aux yeux des autres. Doté d’une grande générosité, il pense toujours aux autres avant de penser à lui.
Cependant, beaucoup d’éléments implicites et non explicites font que le spectateur a une multitude d’interprétations personnelles possibles.
Par exemple, la présence du loup, très fréquente dans les contes prend ici une nouvelle image que le spectateur peut interpréter de différentes manières. Au début de l’histoire, le loup est comme à son habitude redouté de tous, alors qu’au fur et à mesure de l’avancée des événements le loup devient protecteur envers Lazzaro, nous pouvons même qualifier d’ange gardien.

Il serait dommage de laisser passer cette œuvre car même si l’histoire reste assez mystérieuse, ce film amène beaucoup à réfléchir sur les relations humaines et les éléments de la nature. Une belle découverte !

Camille Sigro

2019/02/03 16:26 #2018-heureux-comme-lazzaro-36-1
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Trois ans après avoir remporté un Grand Prix avec Les Merveilles, la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher revient en compétition avec Heureux comme Lazzaro et se voit récompensée du prix du scénario au dernier Festival de Cannes. Dans sa note d’intention Alice Rohrwacher nous explique : « Heureux comme Lazzaro est l’histoire d’une élévation à la sainteté, sans miracles, ni pouvoirs, ni même super pouvoirs et surtout sans aucun effet spécial. Simplement par le fait d’être au monde, en ayant foi envers les êtres humains et sans jamais penser à mal. Le film évoque la bonté comme concept et règle de vie. C’est à la fois un manifeste politique, un conte de fées, une chanson de l’Italie des cinquante dernières années. »

Lazzaro (Adriano Tardiolo), un jeune paysan d’une incroyable bonté, qui ne fait jamais preuve de violence, vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde et hors du temps, sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna (Nicoletta Brashi). La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, Lazzaro se lie d’amitié avec Tancredi (Luca Chikovani), le fils de la marquise. Une belle amitié naît de leur rencontre, elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

Le film débute dans un hameau italien isolé, coupé du reste de la civilisation et qui semble comme suspendu dans le temps : l’Inviolata est bien « l’inviolée », c’est-à-dire une terre vierge et sauvage. Le choix d’une image granuleuse, la lumière blafarde et les travaux forcés aux champs empêchent de deviner exactement dans quelle époque se situe l’action mais la vie de cette grande famille de paysans évoque l'Ancien Régime. Certains indices nous permettent toutefois de déduire qu’ils ont environ soixante dix ans de retard sur notre époque et qu’ils ne connaissent absolument pas la notion de salaire.
Lazzaro s’occupe de sa grand-mère mais aussi de rendre service à toute sa famille. Il participe aux tâches quotidiennes, travaille la terre et récolte les herbes, fruits et légumes. Aucune personne de la famille ne sait qu’ils sont exploités par la marquise. Les familles vivent les unes sur les autres, dans de minuscules habitations où ils sont parfois vingt-six à cohabiter et où la grand-mère doit sans cesse être déplacée, pour manger ou prendre l’air… par Lazzaro bien sûr. Sommes-nous dans la vraie vie ? Et, si oui, à quelle époque ? Difficile de le dire : dans cet univers pourtant très réaliste, où tout est concret, la terre, les arbres, le travail… tout semble étrangement hors du temps.
Justement, c’est avec ces éléments naturels (les feuilles du champ de tabac, les copeaux de bois qui tombent comment de la neige…) que la réalisatrice fait surgir la poésie et le lyrisme dans son film. Cette simplicité se retrouve dans le personnage de Lazzaro. D’une bonté et d’une pureté un peu exaspérantes au début, la candeur de ce jeune homme finit bien vite par nous toucher. Avec son apparence d’ange et sa touchante pureté, il accepte toujours de se mettre au service des autres sans penser à sa propre personne. Ainsi, il se lie d’amitié avec le fils de la marquise, Tancredi, qui souhaite fuir cet endroit isolé et l’autorité de sa mère.
Tandis que le fils fait passer sa fugue pour un enlèvement et que les paysans voient leur dette imposée par la marquise sans cesse augmenter, un élément va tout chambouler.

Au mitan du film, Lazzaro bascule d’une falaise au moment où les policiers italiens encerclent la ferme. Alors tout s’éclaircit : la marquise traitait ses fermiers ignorants comme des esclaves. Puis on saute plusieurs années, on passe du monde rural au monde urbain, où l’injustice perdure. On retrouve les paysans, vieillis et exilés, survivants près d’une voie de chemin de fer, à la périphérie d’une grande ville non identifiable. Il y a une métaphore évidente de l'exode rural brutal qui, à la fin du fascisme, amena les gens des campagnes dans les bidonvilles des grandes villes italiennes. Lazzaro, lui, ressuscite alors, on l’assimile de plus en plus à un Saint et la dimension religieuse se fait de plus en plus présente dans le film, comme quand il dérobe, pour la transporter au-dessus de lui, la musique d’un orgue entendue dans une église. En même temps comment ne pas le comparer à Lazare dont il porte le nom ? Comme un ange gardien, le loup omniprésent dans la campagne accompagne Lazzaro, l’amène à traverser les montagnes puis le temps jusqu’à l’amener au monde moderne, celui de la ville, vingt ans plus tard. Lazzaro retrouve, devenus pauvres et voleurs, certains habitants de la ferme. Ils ont vieilli ou grandi. Lui n’a pas changé. Son visage est sans ride, il porte le même vieux t-shirt et est resté cet exemple de gentillesse incroyable. Dans cette deuxième partie, où la ville est dominée par la grisaille et où un filtre semble posé sur l’objectif pour la rendre encore plus laide, la réalisatrice utilise la satire pour dénoncer les flagrantes inégalités sociales en Italie.
La scène où Lazzaro montre à un homme les plantes sauvages et comestibles poussant sur le terrain vague nous semble être la plus belle. On voit bien qu’elle a été filmée différemment, caméra sur l’épaule, suivant les personnages pour redonner de la rythmique au film. De plus on sent que pour cette scène on a vraiment tenté de capter les lueurs rares du soleil à cause de l’hiver. Enfin, lors d’un interview d’Alice Rohrwacher nous avons appris que cette scène avait été filmée sans « masque », pas pour donner un effet vintage mais pour faire ressentir à quel point Lazzaro est un personnage sans masque, d’un naturel envoûtant. Son visage juvénile chargé d’une tendresse infinie, sa candeur et sa parole hésitante, apportent au film grâce et émotion.
La réalisatrice arrive à nous fasciner tout au long du film en mêlant des éléments rationnels (un scandale judiciaire lié à une affaire d’esclavage moderne) à une dimension mystique et religieuse . « Nous avons voulu représenter le conte de fées avec toutes ses incohérences, ses mystères, ses retours extraordinaires », déclare Alice Rohrwacher. Le film d'Alice Rohrwacher est bien politique, mais sur un ton tellement original qu'il ne tombe jamais dans la dénonciation violente. Il ne fait que dresser un constat.

Romane LASSARA, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/03 16:55 #2018-heureux-comme-lazzaro-37
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Heureux comme Lazzaro est un film dramatique Italien réalisé par alice Rohrwacher et sorti en 2018. Le film raconte l'histoire de Lazzaro, un jeune homme Italien vivant à l'Inviolata, petit village de paysans exploités par la Marquise De Luna. Lazzaro, exploité par la marquise mais également par les paysans, se lie d'amitié avec Tancredi, le fils de la marquise mais malheureusement, il tombe de très haut et se réveille longtemps après, dans un hameau déserté : son but sera alors de retrouver ses amis.

Le début du film nous présente l'Inviolata, un village coupé de l'extérieur suite à une crue et habité par des paysans qui travaillent pour la Marquise De Luna, laquelle dirige un empire basé sur les cigarettes. On remarque assez vite les conditions difficiles, dignes de l’esclavage, des travailleurs dont la vie est présentée de manière réaliste et brutale, comme par exemple quand le bras droit de la marquise annonce aux villageois qu'ils devront travailler plus sans rien gagner pour rembourser une dette fictive. On commence à se douter de quelque chose quand on aperçoit Tancredi, un téléphone à la main, ce qui suggère alors que le film se déroule à l’époque contemporaine alors que les paysans sont traités comme des serfs. Lorsque Lazzaro tombe de la falaise, il y a une ellipse étrange car il se réveille au moins vingt ans après et n'a pas vieilli alors que les amis qu'il retrouve dans la ville ont tous été affectés par le passage du temps. Après son réveil, il recroise le bras droit de la Marquise qui s'est lancé dans le recrutement de migrants, promis, comme les paysans avant eux, au statut d’esclaves. Ses amis, eux, n'ont pas changé de condition : ils sont toujours très pauvres puisqu'ils vivent dans une espèce de citerne aménagée mais ils subsistent désormais en arnaquant les gens grâce à un objet de valeur ayant appartenu à la marquise et qu'ils reproduisent avec du métal trouvé dans la rue. En voyant cela, on comprend la phrase terrible de la marquise au début du film : les rapports sociaux consistent toujours d’après elle à exploiter son prochain et les esclaves ne sont pas tristes tant qu'ils ne savent pas qu'ils sont exploités. En quittant la campagne pour la ville, les paysans de l’Inviolata n’ont pas progressé socialement : ils sont devenus « délinquants » et tristes.
Le film peut donc être séparé en deux parties : la campagne et la ville, et ces deux parties forment une antithèse. Tout au long du film, on nous pousse à penser que Lazzaro est un saint : il ne vieillit pas malgré les années durant lesquelles il est resté inconscient, il est extrêmement généreux et toujours désintéressé, l'histoire du saint et du loup racontée par un personnage du film ressemble étrangement à la sienne et, dans une séquence, la musique de l'église semble déserter l’église pour le suivre. Lazzaro est par ailleurs étrange car il semble ne ressentir aucune émotion particulière, excepté à la fin lorsqu’on le voit pleurer pour Tancredi. Tout cela fait de Lazzaro une allégorie de la bonté : il mourra d’ailleurs pour avoir été trop bon dans un monde qui ne l’est pas. Malgré la dimension très pessimiste du film, il y a quand même quelques notes d'humour lorsque les policiers sont incrédules en découvrant le village ou encore quand Lazzaro aide involontairement, par bonté, des cambrioleurs.
J'ai personnellement trouvé le film assez bien même s’il est un peu trop long à mon goût, les personnages sont bien incarnés et les décors sont réalistes mais je trouve que l'histoire est mal amenée et la fin me paraît peu compréhensible.
Clément COLLET, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/03 17:05 #2018-heureux-comme-lazzaro-38
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
La réalisatrice nous entraîne dans un film composé de deux parties distinctes avec comme personnage central Lazzaro : jeune homme bon et toujours prêt à rendre service à tout le monde. La première partie nous dépeint une époque incertaine pour le spectateur puisque cela pourrait sembler être lors d’une période de servage, avec des maîtres puissants, la Marquise de Luna et son fils Tancredi d’un côté, et une grande famille de cinquante quatre personnes, hommes, femmes, enfants et vieillards, exploités et maintenus dans l’ignorance du reste du monde par la Marquise. Ils cultivent le tabac (que la marquise et son fils, symboliquement, consomment à l’excès tout au long de la première partie du film) et élèvent des animaux pour la Marquise. Seuls les vêtements modernes de Tancredi, la décoloration de ses cheveux, les téléphones portables et l’arrivée en hélicoptère de la gendarmerie nous font réaliser que le film se passe à notre époque.

La réalisatrice nous plonge dans un tourbillon moitié fable moitié rêve dans la seconde partie du film : l’histoire s’accélère avec la fièvre de Lazzaro qui entraîne sa chute dans le ravin et sa « première mort ». Ce personnage de Lazzaro représente un saint : il ne mange pas, est toujours vêtu de la même façon, semble indifférent à la chaleur et au froid, il meurt et ressuscite. A son réveil, il fait une longue marche avec l’idée de retrouver sa famille et Tancredi, qu’il appelle son « demi-frère », avec qui il a noué une relation amicale. Son arrivée en ville surprend le spectateur car tous les personnages ont vieilli, alors que Lazzaro, comme dans un rêve, est resté le même. Il est toujours le jeune homme bon et naïf, avec une seule expression sur le visage.
La réalisatrice utilise dans la seconde partie une fable, racontée par une jeune mère de la famille à son petit garçon : elle parle d’un homme tellement bon que même le loup le sent et ne lui fait aucun mal. Ce loup est là au réveil de Lazzaro, comme s’il veillait sur lui. Il s’en va à la fin du film quand Lazzaro meurt dans la banque, suite à un malentendu, sous les coups des gens qui l’entourent. Lazzaro croit en effet qu’il a une arme comme le lui a dit Tancredi au début du film, en le sacrant chevalier, et c’est cette même arme qui va lui couter la vie à la fin du film.

Le côté fabuleux et onirique est aussi apporté par la réalisatrice sous forme d’une musique religieuse que Lazzaro entend, dans un premier temps, en dehors d’une église, et qu’il emporte avec lui quand ils sont chassés par les soeurs. Cette musique souligne la sainteté de Lazzaro. Sa présence redonne espoir et sourire à la famille qui vit en ville le long du chemin de fer dans un bidonville.

La réalisatrice apporte une morale à cette histoire : La Marquise est déchue suite à l’énorme escroquerie autour du tabac, et pour avoir abusé de la crédulité des paysans. Elle a entraîné son fils et sa femme dans une situation de misère, en ville. Les autres personnages, eux, ne s’en sortent que parce qu’ils sont restés unis mais ils vivent toujours de façon précaire, au jour le jour, grâce à des escroqueries.

Alexandre BRET, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/03 17:34 #2018-heureux-comme-lazzaro-39
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
« Heureux comme Lazzaro » est un drame italien qui met en scène un jeune homme, Lazzaro interprété par Adriano Tardiolo, dans un cadre de vie assez particulier.
Le film est structuré en deux parties distinctes, ce qui surprend le spectateur en premier lieu. Ce film présente tout d’abord de manière très réaliste l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna, se situant dans la campagne italienne, où des paysans maintenus au rang de serfs cultivent le tabac pour la marquise. Lazzaro n’est autre qu’un de ces paysans, mais il fait figure d’exception. En effet, la règle de cet univers est que chacun se sert de son prochain : la marquise exploite les paysans, les paysans et le fils de la marquise exploitent Lazzaro …mais qui ce dernier exploite-t-il ? Personne. Sa naïveté, sa simplicité, sa bonté, en font un personnage à part, qui fait mentir la loi de l’exploitation générale théorisée par la marquise. On a du mal à situer cette première partie du film dans le temps, car il présente de nombreuses fausses notes incohérentes qui semblent venir d’époques différentes. On observe une marquise, un rapport de domination sociale qui s’apparente à la relation maitre/esclaves, mais on voit également apparaître un cyclomoteur, des voitures, des machines agricoles, sans oublier le look moderne du fils de la marquise, Tancredi.
Arrive alors la deuxième partie, suite à la chute de Lazzaro qui scinde brusquement le film en deux. Le recours à la fiction déplace inévitablement les enjeux des intentions les plus réalistes. Lazzaro se réveille après un nombre d’années indéterminable, car chaque personnage semble avoir vieilli à son rythme : certains paraissent avoir pris une quarantaine d’années (Tancredi), et d’autres une quinzaine (Pippo). Lazzaro s’apercevant que le village est inhabité décide de se rendre en ville à la recherche des siens.
La deuxième partie ne se déroule donc plus à la campagne mais dans une ville moderne, qui nous est présenté sous un jour assez sombre : les couleurs sont dé-saturées et les plans sont loin d’être ceux des cartes postales. La réalisatrice choisit d’ignorer les monuments historiques, rendant la ville inidentifiable. Notre personnage principal retrouve alors ses « camarades » qui, même après avoir migré en ville, restent pauvres et vivent dans des conditions déplorables. La réalisatrice cherche alors à montrer que les deux sociétés n’ont pas de grandes différences, ce sont toujours les mêmes qui se font exploiter, que ce soient les esclaves d’antan ou les migrants d’aujourd’hui.
Le film se finit sur une note assez étrange, au moment où Lazzaro semble mourir une deuxième fois. Apparait alors un loup, animal solitaire, suggérant que Lazzaro n’avait finalement besoin de l’aide de personne, et qu’il se porterait mieux s’il était seul, puisqu’il est mort car les clients de la banque ont cru qu’il portait une arme à feu, alors que ce n’était autre qu’une fronde offerte par son « ami » Tancredi, pour qui il s’est rendu dans cette banque.
Ce film distille un mélange de réalisme et de fiction parsemé de légères touches comiques. Son scénario possède une réelle originalité, mais il parait seulement partiellement exploité : on se lasse trop rapidement de son personnage principal inexpressif et on désespère du pessimisme social très sombre qui persiste tout au long du film.

Léa LALO, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/03 20:16 #2018-heureux-comme-lazzaro-40
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Après son Grand Prix au Festival de Cannes avec Les Merveilles (2014), Alice ROHRWACHER refait surface avec son film Heureux comme Lazzaro en remportant cette année le prix du scénario. Lazzaro, jeune paysan au visage angélique et bucolique, transpire la bonté. Un village isolé, l’Inviolata, abrite une poignée de paysans exploités par la Marquise Alfonsina de Luna, dite La Vipère. Répondant à la logique du maître et de l’esclave, chacun à son tour, la marquise comme les cultivateurs de tabac, abusent de cette allégorie de la bonté qu’est Lazzaro. Un été, ce dernier tisse une amitié avec le fils de la Marquise, Tancredi, le parfait opposé de Lazzaro. Cette amitié fraternelle mènera Lazzaro dans un périple hors du temps, jusqu’à la découverte de la modernité.
En effet, l’intrigue se déroule en Italie, mais la position géographique et historique est indéterminable; L’Inviolata, « l’inviolée », est un microcosme aux couleurs pâles qui renvoie aux récits dystopiques. Les paysans sont isolés, ignorants du monde qui va au-delà de la rivière décrite comme « maudite ». Le temps n’a pas d’influence sur leur comportement. Ils ne connaissent pas les enjeux économiques de leur récolte de tabac. La réalisatrice confronte ainsi deux Italie. L’une, sortie tout droit du Moyen Age avec ses costumes d’antan, parle de condition paysanne servile et de titres de noblesse. Tandis que, à l’occasion d’un vrai SAUT dans le temps dû à la CHUTE improbable du héros, le spectateur assiste à une Italie en plein essor industriel. Le tournage du film en super 16 génère un réalisme poignant sur ces sociétés mises à terre et l’histoire bascule alors contre toute attente dans le merveilleux. En effet, le film apparaît presque comme un conte où le miracle rencontre le réel. Ainsi, le candide Lazzaro vit dans un lieu empreint de mystère dès le début du film, mais lorsque le jeune homme revient d’entre les morts, le spectateur ne peut qu’être déstabilisé par ce changement brutal de perspective. Lazzaro entreprend à partir de sa renaissance un long trajet pour retrouver Tancredi, son « demi-frère ». En effet, aucune filiation n’est établie entre Lazzaro et le reste des paysans, le flou reste total sur les liens familiaux ou amicaux qui lient Lazzaro et le reste du groupe. Insensible au temps et au froid, Lazzaro arrive enfin dans une ville incertaine où tous ses amis ont vieilli. On s’aperçoit alors avec stupéfaction que ces derniers vivent de petites arnaques et logent dans des abris de fortune.…. Le SAUT dans le temps qui sépare les deux parties du film est donc bien une CHUTE : les inégalités sociales n’ont pas été estompées avec le temps, le progrès espéré n’a pas eu lieu.

De plus, dans ce film aux effluves poétiques, Lazzaro incarne l’innocence et la pureté perdues dans la décrépitude du monde. Après sa chute, une voix off raconte la légende d’un saint qui résonne comme le portrait de Lazzaro. Le prénom Lazzaro renvoie sans nul doute également à Lazare, ramené à la vie par Jésus. Ainsi, le film éparpille des allusions religieuses, où Lazzaro apparaît comme un ange tombé du ciel, avec sa gentillesse à toute épreuve qui imprègne au fur et à mesure d’autres personnages du film. Il cueille par exemple les herbes sauvages qui ont traversé le béton afin de les cuisiner et ainsi nourrir ses amis. Il devient un miracle aux yeux des autres là où il n’était qu’un moins que rien au début du film. Si Lazzaro ne laisse pendant longtemps aucune émotion transparaître sur son visage, à la fin, toutefois, il semble enfin voir la réalité médiocre et terrible des rapports sociaux : en mourant une seconde fois sous les coups de la violence humaine, il laisse en effet une larme glisser le long de sa joue blanche, couleur de la pureté. Cette seconde mort, qui semble définitive, est très triste car elle semble être celle de la bonté elle-même, comme si la réalisatrice suggérait que le monde contemporain n’était peut-être plus capable de laisser une place à la bonté. En devenant loup, ce que laissent supposer les derniers plans du film, Lazzaro ne perd-il pas la félicité que lui accordait le titre ? En incarnant désormais la bonté dans le loup, l’animal qui cristallise toutes les peurs dans les contes populaires, le film semble nous interroger : serions-nous aujourd’hui dans une société qui aurait peur de la bonté comme du loup ?

Camille CORAZZOL, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/04 11:02 #2018-heureux-comme-lazzaro-41
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
Lazzaro est un jeune paysan au service de la marquise Alfonsina de Luna possédant des terres et exploitant une cinquantaine de personnes dont des enfants et des femmes. Ils sont coupés du monde, ne connaissent pas le salaire et pensent que l’éducation est faite pour les riches.

Ce film dramatique de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher nous plonge aux côtés de Lazzaro. Le film n’est pas facile à dater mais nous pouvons penser qu’il se situe vers les années 1950. "Heureux comme Lazzaro" est plutôt pour un public adulte. C’est avec une certaine distance que l’on suit l’histoire de ce paysan italien aux cheveux noirs et au visage inexpressif. "Heureux comme Lazzaro" ne nous a pas provoqué de sentiments particuliers, mis à part l’ennui suite à notre incompréhension du fait que Lazzaro meurt deux fois sans comprendre pourquoi.
Pour nous, le film n’a pas vraiment de sens. Malgré cela, Lazzaro reste une personne humble, qui aide les autres jusqu’à même faire leur travail. Durant le film, il se lie d’amitié avec le fils de la marquise Alfonsina de Luna qui tente de le changer, mais Lazzaro meurt soudainement. Par miracle, il revit et redécouvre le monde. A son réveil, il retrouve sa famille dans une société bouleversée dans laquelle les banques volent l’argent des clients. Lazzaro vit avec sa famille dans un bidonville où ils n’ont ni eau chaude ni chauffage. Toutes ces personnes sont rejetées de la société en général, par exemple elles se font refuser à l’église. Finalement leur vie ne change pas.
Au public de s’imaginer sa propre fin, ce film peut être compris de différentes façons : Lazzaro est-il mort, s’est-il réincarné ou est-il immortel ?

Hasret K. et Julie O., 2GT10
2019/02/04 11:05 #2018-heureux-comme-lazzaro-42
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
Lazzaro, un jeune paysan d’une gentillesse exceptionnelle, vit en Italie. Il subit le pouvoir de la marquise Alfonsina de Luna avec les autres paysans. Ils vivent comme au 19ème siècle, exploités par la marquise. A leur tour, les paysans abusent de la gentillesse de Lazzaro. Un jour, celui-ci se fait un ami qui va le mener au monde moderne.

"Heureux comme Lazzaro" est un film dramatique. Un personnage nous a marqué : c'est Lazzaro, avec son comportement naïf, qui fait toujours preuve de gentillesse avec sa bonté exceptionnelle. Ce film évoque la nature humaine. Il critique la société actuelle, mais également la société passée.
Pour nous, les scènes les plus importantes dans ce film sont la rencontre de Lazzaro et Tancredi, mais aussi la scène à la fin du film quand Lazzaro meurt. L'amitié entre ces deux personnages a été un bouleversement dans la vie de Lazzaro, car elle va le mener au monde moderne. Leur rencontre a commencé grâce à Lazzaro qui va aider Tancredi à fuir sa mère la marquise. Dans cette scène, la réalisatrice met en valeur les regards entre Lazzaro et Tancredi en utilisant des couleurs chaudes et de la musique classique. La deuxième scène choisie est émouvante car Lazzaro se fait tuer par des personnes à cause d'une "arme" qui était pour lui juste un cadeau d'amitié. Le son a ici un rôle très important car les spectateurs entendent le souffle qui montre l'angoisse du personnage principal.
Pour ces raisons, notre opinion générale d’"Heureux comme Lazzaro" est positive car c’est sans doute l’un des plus beaux films de l’année.
Ce film nous a donné l’impression qu’il faut être comme Lazzaro, souriant envers les humains, la vie en général.

Hamide Y. et Iliana R., 2GT10
2019/02/09 18:47 #2018-heureux-comme-lazzaro-43
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Heureux comme Lazzaro


Cette critique est plutôt difficile à faire car : comment expliquer l'inexplicable ?

Heureux comme Lazzaro, réalisé par Alice Rohrwacher, est un film composé de deux parties. Une première dans la campagne et une deuxième dans la ville.

Le film commence dans la campagne, sans doute dans les années 1990, mais on pourrait tout aussi bien être au 19ème siècle. Un groupe de paysans habite un petit hameau, à la façon d'une famille élargie, et vit dans un état proche de l'esclavage, isolé de tout, même du temps, et ignorant tout du monde extérieur.

Dans cette famille se trouve Lazzaro. C'est un jeune homme complexe, d'une extrême bonté, trop serviable et trop gentil. Il se fait exploiter par la famille, qui elle-même se fait exploiter par la marquise Alfonsina de Luna, à Inviolata, sorte de demeure de vacances complètement coupée du monde où la comtesse fait cultiver du tabac par ceux qu'elle considère et qui se considèrent comme ses serfs.

Je crois que le "Heureux" du titre, qui qualifie Lazzaro, a un autre sens que celui que tout le monde connaît. C'est le bonheur de ne pas faire de mal aux autres, d'être heureux de tout ce qu'on reçoit, d'accepter sa situation quelle qu'elle soit, et d'être le meilleur de soi-même dans cette situation. Comme le fait Lazzaro.

Lazzaro se lie d'amitié avec le fils de la marquise, Tancredi, qui profite de lui. Mais un jour, Lazzaro tombe d'une falaise et là : trou noir.

C'est un loup qui le réveille 20 ans plus tard, inchangé. Il veille sur Lazzaro. Il sera là à chaque moment important de sa vie. Revenu dans Inviolata, Lazzaro constate que tout le monde a disparu et se met à la recherche des siens.

Est-il dieu, est-il diable ? D'étranges phénomènes entourent Lazzaro. Pourquoi n'est-il pas mort, au bout de 20 ans au fond d'un ravin ? Comment ne meurt-il pas de froid, à rester en simple chemise en plein hiver, sans jamais manger ? Pourquoi les loups le protègent-ils ? Pourquoi, surtout, n'a-t-il pas vieilli du tout ? Pourquoi la musique elle-même, s'échappant de l'orgue d'une église, choisit-elle de le suivre ?

A chacun d'interpréter comme il le veut l'étrange vie de Lazzaro. Je ne peux pas vous dire s'il est bien ou pas. C'est à votre cœur seul qu'il parlera.



Yseult Canac-Pons - seconde 2 - Lycée Jean Moulin de Pézenas
2019/02/09 19:22 #2018-heureux-comme-lazzaro-44
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Déroutant mais touchant

Comment parler d'un film aussi irréel, avec une construction narrative aussi déconcertante qu'intéressante, et qui en même temps crée une si grande émotion ?
Comment parler de ce jeune homme, de son côté naïvement gentil, de ces villageois réduits à une forme d'esclavage moderne, de ce loup au rôle inexplicable ?
Alice Rohrwacher a su en parler, elle a su rendre tout ça homogène, elle a su en faire un film, certes au scénario énigmatique, mais n'était-ce pas son but ?

Des paysans, un hameau, la campagne, une marquise, une ville, un loup, et Lazzaro.
Lazzaro est malgré lui le liant de tous ces ingrédients. Il passera d'une vie éreintante, sous les ordres des villageois, à une vie de découvertes et de nouveautés dans une grande ville qu'il passe son temps à arpenter.
Ce ne sont pas deux périodes d'une même vie : Lazzaro aura vraiment deux vies ; il meurt puis ressuscite pour quitter la misère des campagnes d'antan et découvrir ... la misère des villes d'aujourd'hui...
On devine que la réalisatrice ne nous parle pas que du mystérieux Lazzaro, mais nous invite à voir la misère de nos grandes villes, qui n'a rien à envier à celle des villages des siècles passés.
L'homme peut-il échapper à la misère ? Peut-il trouver un monde où être heureux ? Ou ne peut-on être heureux que comme l'est Lazzaro ?

Car Lazzaro est heureux, mais à la façon des simples d'esprit. Lazzaro est gentil, trop gentil, il ne sait pas dire non, c'est comme ça, et ça le rend heureux. D'ailleurs, jamais il ne semble jamais voir la misère qui l'entoure et qui ne le quitte jamais, ni lui, ni d'ailleurs les siens.
Car les villageois, s'ils sont durs avec Lazzaro, triment eux aussi sous les ordres de la marquise et croulent sous les dettes, travaillent d'arrache-pied et tout ça pour pas un sou. Et dans la grande ville, ce sera pire encore.

Une succession de hasards et quelques miracles vont accompagner Lazzaro vers un nouveau monde, mais pour savoir ce qu'il y trouve, allez voir ce film, vous serez touchés, déroutés, étonnés, mais agréablement surpris, c'est promis !

Noémie PY, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas.
2019/02/09 19:26 #2018-heureux-comme-lazzaro-45
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Une mystérieuse bonté

Dans une campagne arrachée au monde extérieur, à la fin du 20ème siècle, une cinquantaine de paysans se font exploiter par la marquise Alfonsina de Luna et usent leurs vies au dur travail des plantations de tabac. Nous sommes à l'Inviolata.
La première scène se déroule dans une de ces maisons rustiques où bien trop de personnes vivent : on remarque d'emblée une atmosphère oppressante, accentuée par des plans crus et peu soignés. Du monde vient d'arriver, des jeunes veulent se marier, il faut installer grand-mère à table, faire ceci, faire cela, et c'est toujours Lazzaro qui doit s'en occuper. Un jeune homme d'une bonté rare, exceptionnelle, le poussant à se plier devant chacune des demandes qu'on lui fait. En plus de se faire exploiter, comme les autres, par la marquise, il l'est aussi par les siens.

Toute la première moitié du film se passe à l'Inviolata, nous plongeant dans le triste (ou "heureux" ?) quotidien de Lazzaro. Il ne baisse jamais les bras, travaille dur, ne rechigne jamais devant l'effort, parle à peine, semble n'éprouver aucune sorte d'amertume, jamais. Bien au contraire, il semble accepter sa situation, bien la vivre, prendre plaisir à constamment aider les autres sans jamais rien demander à personne. Il paraît ...heureux, comme ça.
Une attitude assez mystérieuse, qui n'est que le premier des mystères qui entourent Lazzaro. Il chute d'une falaise et est réveillé, une vingtaine d'années plus tard, par un loup qui ne lui fait aucun mal. Quant à lui, il n'a pas vieilli d'un cheveu, il n'a absolument pas changé. En 20 ans !
Quand il retrouve l'Inviolata désertée, il part vers la ville en marchant dans l'idée de retrouver les siens. Là-bas, d'autres miracles l'attendent.

Alice Rohrwacher nous plonge dans une dimension à la fois politique, poétique, surréaliste, religieuse. Ce mélange d'incompréhension et d'intrigue provoque une réflexion personnelle profonde sur le monde, sur la société dans laquelle nous vivons, et bien d'autres choses encore.
Captivant et surprenant, je ne saurais dire si j'ai aimé ce film. A vous de me dire ce que vous en pensez !

Juliette Denis, 2°2, lycée Jean Moulin de Pézenas
2019/02/16 18:58 #2018-heureux-comme-lazzaro-46
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Epitaphe à Lazzaro.

"Caro Lazzaro !
Sache que nous avons écrit une chanson sur toi et nous te la dédions. Nous avons été sensibles à ta grande bonté envers les autres toute ta vie malgré les moqueries. Tu n'as jamais exprimé de rancune. Tu as toujours répondu favorablement à tout nouveau labeur. D'ailleurs, nous avons toutes et tous plongé dans l'Inviolata, dans cette Italie profonde. Puis, nous ne savons pas très bien pourquoi nous avons perdu nos repères dans l'espace et dans le temps. Tu es resté jeune, ordinaire, et pourtant nous te célébrons aujourd'hui comme un jeune homme extraordinaire. Nous ne connaissons pas ton nom seulement ton prénom. Nous pensons que tu as été heureux : tu as reçu beaucoup de tendresse de ta grand-mère, tu as vécu au coeur d'une grande famille, tu as partagé une amitié, certes contre nature, avec Tancrède, fils de la marquise Alfonsina de Luna. Nous ne pouvons tout dire, c'est un secret que nous gardons. Tu resteras pour nous intemporel à travers cette fable aussi ludique que profonde".
Requiescat In Pace.
Romain, Noémie, Dorian, Eros, Lucas, Lorenzo, Bastien, Julien, Mathieu, Ryan, Yuri, William, Sofiane, Alexis, Yannis.
2019/02/22 11:03 #2018-heureux-comme-lazzaro-47
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
La Critique de Gégé


Gérard Depardeux est de retour pour de nouvelles aventures cinématographiques. Après avoir vu le film Heureux comme Lazzaro, il se rendit au bar de la ville de Jésus-Christ pour commander une bonne bière bien fraîche après en avoir bu deux ou peut-être trois au bar du cinéma (Ce n’est pas grave, c’est Harry qui conduit). Son ami Harry était impatient et se demandait quand Gégé atteindrait le taux d’alcoolémie nécessaire pour danser sur le toit de la voiture. Attention, c’est une décapotable, heureusement qu’elle est fermée !).

Dio Brando, un ami de Gégé, se rendit au bar prendre un soda et vit ce dernier. Il lui demanda : « Bah ! Gérard, qu’est-ce que tu fais ? »
Alors, Gérard répondit :
- Bah, ça se voit non ? Je sirote une bonne bière fraîche après avoir maté le film « Heureux comme Lazzaro ».

Dio rétorqua : - Et alors, c’était bien ?

Et il répondit : - C’était pas aussi bien que Jojo’s bizarres adventures !

Dio enchaina : - Je sais, mais viens-en au fait. »

Gérard dit : - Je trouvais ce film ennuyeux et répétitif car Lazzaro, le personnage principal, a plus le rôle de larbin de service que celui de petit paysan généreux et courageux et puis, d’un coup, paf ! En plein milieu du film, il tombe d’une falaise et meurt ! Et là, il ressuscite environ 15 ans après le moment où il est mort. Et là, il retourne au village où il travaillait mais l’endroit semble désert. Il décide donc de rejoindre la ville où des voleurs ont fui après avoir tenté de voler des objets de valeur dans le domaine où travaillait Lazzaro. Une fois en ville, il décide de tout faire pour retrouver le fils de la marquise qui était l’ami de Lazzaro (la marquise n’était autre qu’une femme qui arnaquait les paysans afin de s’enrichir en cultivant le tabac sans payer les paysans). Il le retrouve mais cela ne lui apporte pas grand-chose…A la fin, c’est horrible, il va dans une banque pour récupérer l’argent de son ami, mais il est tellement en décalage avec ce nouveau monde qu’il est incompris et il se fait tabasser et martyriser par les clients de la banque !

Alors Dio dit : - Et qu’est-ce que tu en penses ? »

Gérard, sûrement à cause de l’effet de l’alcool, crie : - C’ETAIT NUL ! LE PERSONNAGE AVAIT DEUX DE TENSION ! IL N’Y AVAIT AUCUNE ACTION ET C’ETAIT LENT ! IL Y AVAIT PLEIN DE BLANCS ! MAIS SURTOUT C’ETAIT NUL !!!!!!!!

Alerté par les cris, Harry rentra dans le bar puis emmena Gérard dans sa voiture. Soudain, Gérard se mit à danser sur le toit de la décapotable en chantant « Je suis Lazzaro, je suis Lazzaro, je suis immortel ! » puis trébucha et tomba sur le sol et finit par s’évanouir.

Critique humoristique
par Kévin Gervois et Dorean Vermand,
Lycée Anatole France, Lillers.

2019/02/25 14:58 #2018-heureux-comme-lazzaro-48
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Heureux comme Lazzaro : un film qui fait réfléchir


Heureux comme Lazzaro est sorti en 2018 et a été réalisé par Alice Rohrwacher. Le genre de ce film est dramatique. Celui-ci a reçu le prix du scénario au festival de Cannes.



Ce film nous narre l'histoire d'une famille de paysans vivant dans le sud de l'Italie. Ils sont exploités par une marquise, qui les coupe du monde. Par conséquent, les paysans ne savent pas que le servage est interdit. Cette famille, composée de nombreux paysans, exploite le jeune Lazzaro, un paysan de leur famille, qui est un homme bon et juste.



Parlons maintenant des personnages, Lazzaro est le personnage principal, il est docile et fait toutes les tâches que son entourage lui demande de faire. Tancredi, est le fils de la marquise qui elle, exploite les pauvres paysans. Lazzaro et Tancredi se lieront d'amitié dans la suite du film. Il y a beaucoup de paysans de la famille de Lazzaro comme par exemple : Antonio, Ultimo, Nicolas...



Ce film nous a fortement poussés à la réflexion. Il nous permet de nous rendre compte de la chance que nous avons, de vivre au XXIème siècle sans être exploités. C'est bouleversant car, vu la manière de filmer et le contexte, on s'imagine au XIXème siècle. La réalisatrice a choisi de filmer à la pellicule comme à l'ancienne, nous avons apprécié cela. Le rythme de ce film est plutôt lent, mais le film est très prenant ce qui nous permet de ne pas décrocher. On ne s’identifie pas forcément à Lazzaro car, nous avons l'impression qu'il est vide de sentiments et il ne montre aucune expression : il ne s'énerve jamais, ne rigole jamais, n'est jamais triste. Il veut rendre service à tout le monde, comme si c'était banal et que cela représentait le but ultime de son existence. Il a peut-être une attitude enfantine : par exemple nous pouvons penser qu'il ne réfléchit pas beaucoup, il ne se demande pas pourquoi il est si gentil et ce qui le pousse à être comme cela. Ce personnage est intrigant et bizarre, différent du modèle que nous montre notre société.



Le film est composé de deux parties, la première partie où les paysans sont exploités par la marquise, et la deuxième partie où les paysans ne sont plus exploités, mais sont en ville. Au final ces deux parties comportent beaucoup de similitudes : Lazzaro est bizarre, décalé, et toujours aussi gentil. Ensuite, à la campagne, les paysans n'avaient pas la vie facile et étaient endettés, mais en ville, ils n'ont pas d'argent pour manger et vivent à côté de la voie-ferrée dans la misère.

Cette histoire se déroule il y a 50 ans seulement, on a du mal à y croire. Ce qu'il faut savoir c'est que malheureusement, aujourd'hui encore, des gens sont dans cette situation.





La réalisatrice a choisi de faire un film que l'on peut interpréter différemment. Des passages sont très touchants et émouvants, par exemple les passages avec Lazzaro et le loup. Ils sont difficiles à comprendre de prime abord. Mais en y réfléchissant, on peut émettre plusieurs hypothèses. Lazzaro et le loup étaient comme en symbiose ou bien le loup avait des pouvoirs magiques. Ces hypothèses sont vérifiables car au moment où Lazzaro se fait réveiller par le loup, on entend la voix d'une fille, Antonia, qui lit un conte à un petit enfant. Celui-ci est lié à la relation entre le loup et Lazzaro.

Pour tous ceux ou celles ayant déjà vu le film, nous serons heureux de lire vos interprétations à propos de ce passage.





Nous nous attendions à voir un drame ordinaire, mais à partir de ce passage, et grâce à d'autres informations, on sait qu'on est entré dans un conte ; mais plutôt un conte à tendances religieuses. Pour commencer Lazzaro ne peut pas être un vrai humain, c'est l'incarnation d'un saint sous une apparence humaine. Nous pouvons également nous appuyer sur la scène dans l'église vers la fin : Lazzaro et sa famille rentrent dans une église pour écouter la mélodie de l’orgue mais ils se font jeter dehors et la musique les suit, alors que les gens dans l'église ne parviennent plus à l’entendre.





La bande-annonce est très fidèle au film, si vous la regardez, vous savez à peu près à quoi vous attendre. Pour nous c'est un film à conseiller à toutes les personnes de plus de 14 ans (en dessous, elles risqueraient de ne pas comprendre). Il est riche en émotions et en sens. Nous pouvons vous assurer que vous sortirez la tête pleine de questions à la fin de la séance.



Eliott Robin-Saje et Aloïs Brisset, 2DEM (Diplôme D’État Montagne)

2019/02/25 15:06 #2018-heureux-comme-lazzaro-49
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
La bonté incarnée au service des autres




« Heureux comme Lazzaro » est un film dramatique italien réalisé par Alice Rohrwacher.



La marquise Alfonsina de Luna vit à l'Inviolata un hameau à l'écart du monde. Elle exploite une cinquantaine de paysans dont fait partie Lazzaro, un jeune homme naïf et très généreux, qui lui-même est exploité par les autres paysans. Tancredi le fils de la marquise a envie d'aller vivre en ville mais sa mère n'est pas d'accord, aussi, avec l'aide de Lazzaro, il fait croire qu'il a été enlevé. Une forte amitié se crée entre eux. Un jour alors que Lazzaro part rejoindre Tancredi, il tombe d'une falaise. Au même moment, la police découvre que la marquise exploite des paysans. Ils rejoignent tous la ville. Quand Lazzaro revient à lui, il apprend que tous les paysans ont rejoint la ville et il part les rejoindre. Et il les retrouve vieillis de vingt ans alors que lui n'a pas changé...



Le personnage de Lazzaro est très touchant, car il est toujours content. Il fait tout ce qu'on lui dit de faire sans se plaindre. Il ne se rend même pas compte qu'il est exploité. Il pense d'abord aux autres avant de penser à lui. Sans s’en rendre compte, il fait le double des tâches des autres. Comme l’illustre très bien la scène dans le champ de tabac, on sent une pointe de moquerie de la part des paysans quand ils appellent Lazzaro de part et d’autre du champ. On ressent immédiatement de la compassion pour ce personnage



Quand Lazzaro tombe de la falaise, il ne peut pas survivre et pourtant il se réveille et en plus il est toujours aussi jeune alors que les paysans ont vieilli de 20 ans et vivent dans la misère. C'est à ce moment-là que le film bascule dans le fantastique. Le téléspectateur est perturbé et ne sait pas trop ce qui s'est passé. Lazzaro est-il ressuscité ? Rêve-t-il ? Chaque personne peut donner sa propre interprétation.



« Heureux comme Lazzaro » est un conte moderne. On y retrouve des éléments de fables comme le loup, les herbes sauvages … On ne sait pas vraiment à quelle époque l'histoire se passe mais nous avons supposé qu’elle se passe au début du XXI ème siècle. Une fois l’incompréhension passée et une remise en question sur les relations humaines de notre époque, car le servage que subissent Lazzaro et sa famille est toujours d’actualité dans certains pays, nous nous replongeons dans le film aisément.



Pour conclure, on ressort de ce film troublé car c'est une histoire qui nous perturbe, qui nous amène à nous poser diverses questions sur la société et sur les rapports humains.



Louna Broche 2DEM (Diplôme D’État Montagne)



2019/02/25 15:22 #2018-heureux-comme-lazzaro-51
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Lazzaro n’est pas un homme pour le loup !


Heureux comme Lazzaro est un film Italien d'Alice Rohrwacher. Il a remporté le Prix du scénario à Cannes. Le film a été tourné sur pellicule super-16 et l'histoire se passe à notre époque. Le personnage principal est Lazzaro, comme vous l'avez deviné. Nous avons trouvé que l'acteur joue parfaitement son rôle. Lazzaro se fait exploiter à la ferme de l’Inviolata par la marquise et par ses pairs. Tancredi, le fils de la marquise, essaie de lui faire comprendre que sa situation est anormale. Son amie appelle la police, qui, découvrant la situation, emprisonne la marquise et emmène les « travailleurs exploités » dans la ville voisine. 20 ans plus tard, Lazzaro revit mais a toujours le même âge. Dans la ville, il retrouve quelques connaissances de son ancienne vie. Ils vivent dans la pauvreté. Une femme le reconnait et le groupe lui explique la situation passée. Lazzaro meurt car les gens de la banque le tapent jusqu’à ce qu’un policier arrive et arrête toute la violence.

Lazzaro est innocent, gentil, ... cela m’a fait de la peine de le voir se faire exploiter par tous les fermiers qui l’entourent car il obéit à tous les ordres qu’on lui donne sans jamais se révolter ou dire non. Même les enfants jouent avec son caractère serviable. C’est le seul à ne parler à personne et à être presque toujours présent dans les scènes. Son comportement est dû au manque d’éducation et de culture générale, au manque de contact extérieur des personnes de la ferme.

Le fils de la marquise, Tancredi, se révolte contre sa mère et va directement voir Lazzaro. En l’absence de Lazzaro, son « complice », Tancredi n’arrive pas à se nourrir et décide d’appeler son amie. Il lui demanda de prévenir la police. Nous avons compris que c’était dans son acte de révolte. Son amie voulait prévenir la marquise mais elle était en train de donner des cours de religion à deux enfants de la ferme. On se doute que la police va se rendre compte de tout. Elle emprisonne la marquise et emmène 53 paysans sauf Lazzaro, absent du hameau, dans la ville la plus proche.

On remarque qu'il y a deux parties distinctes, la première qui se passe avec la marquise et la deuxième qui se passe 20 ans plus tard en ville. Ces deux parties sont séparées par la mort et la « résurrection » de Lazzaro par un loup affamé qui lui fait don de sa vie, au même endroit où il se trouvait 20 ans plus tôt, lors de sa mort.

On a pu constater quelques contrastes au niveau du milieu, très rural dans la première partie et urbain dans la deuxième. Il y a des nuances de couleurs, des couleurs vives suivies de couleur très fades. En plus, il y a une grosse différence de développement des deux parties. Cependant, on trouve des points communs : il y a toujours du truandage, de la solidarité, de la pauvreté et ils sont aussi mal logés.

Le loup symbolise, pour une fois, la bienveillance et la gentillesse. Le loup est, normalement, considéré comme un animal méchant qui s’attaque à tout le monde pour pouvoir se nourrir. Sauf qu’avec Lazzaro, le loup ne s’est pas comporté normalement. Même s’il était affamé, il a ressenti l’âme généreuse de Lazzaro et a fait preuve de bienveillance et de gentillesse en ne le mangeant pas.



Comme on peut le remarquer dans ce film, une âme serviable et bienveillante peut être malmenée par des personnalités plus imposantes.

Florent Noël , 2DEM (Diplôme d’État Montagne)

2019/02/25 15:41 #2018-heureux-comme-lazzaro-52
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Heureux comme Lazzaro un film émouvant et intrigant



Un film de Alice Rohrwacher
Réalisé en 2018

Résumé :
C’est l’histoire de Lazzaro un jeune paysan qui est d’une bonté exceptionnelle, qui se fait exploiter par les autres paysans de l’Inviolata un hameau italien caché du monde. Il se réveille 20 ans après sa chute d’une falaise et redécouvre sa famille dans une nouvelle vie à la ville

Critique :
Tout d’abord, c’est un film très émouvant car la réalisatrice nous montre un personnage principal toujours heureux, serviable et qui ne se rend pas compte de sa position d’esclave. On a beaucoup d’empathie pour lui, car on le voit se faire exploiter et personne ne se soucie de lui. Il y a aussi de la joie avec l’arrivée de Tancredi, le fils de la marquise, qui va bouleverser la vie de Lazzaro en se liant d’amitié avec lui. Malheureusement ce moment de joie est vite clôturé par la chute de Lazzaro.
Pour notre part, cette scène nous a beaucoup touchés et émus. La réalisatrice a su user de la fiction pour le ressusciter et nous redonner un semblant d’espoir. La joie est vite oubliée en voyant les conditions de vie déplorables des paysans, comme leur maison au bord de la voie de chemin de fer ou encore les escroqueries qu’ils sont obligés de faire pour pouvoir survivre.
De plus, dans ce film il subsiste une intrigue car la réalisatrice en faisant ressusciter Lazzaro par un loup, nous fait douter du réalisme de cette histoire. Cette résurrection de Lazzaro reste dans notre tête tout le long du film, c’est ce qui donne envie de continuer.




Enfin les points négatifs du film sont :
La qualité d’image qui donne un grain trop accentué, ce grain donne un aspect trop vieux par rapport à l’époque à laquelle il a été filmé.
Il y a également des passages assez longs qui cassent tout le rythme comme la scène où Lazzaro est dans un état second sous la pluie. De plus, la scène où Lazzaro se fait passer pour un voleur sans le vouloir puis se fait frapper à mort par les clients de la banque est également longue, avec le départ du loup dans la ville.

Pour terminer, ce film nous donne une belle leçon de morale et nous fait prendre conscience des bonnes conditions de vie dans lesquelles on grandit.


De Thomas Bonet et Martin Dupraz-Roget, 2DEM (Diplôme d’État Montagne)

2019/02/25 16:16 #2018-heureux-comme-lazzaro-52-1
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Entre conte et réalité, un film qui va vous bouleverser !

Heureux comme Lazzaro a été réalisé par l’Italienne Alice ROHRWACHER. C’est l’histoire de Lazzaro, un jeune paysan Italien très dévoué. Il vit avec sa famille à l’Inviolata en Italie. Alors que le servage est aboli depuis longtemps, ils travaillent sous les ordres d’une marquise, coupés du monde et, par manque d’information, ils demeurent dans un état de soumission.
Le scénario du film Heureux comme Lazzaro est le mélange génialissime entre un conte et une histoire vraie. En premier lieu, il faut accepter que cette histoire ancrée dans la réalité, est un film merveilleux. Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, on voit apparaitre le parallèle avec le conte d’un vieux loup. On pourrait donc penser que Lazzaro est le double de cet animal. Malheureusement nous n’avons compris cette métaphore qu’après la projection de film. Nous avons donc eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire.
Heureux comme Lazzaro est un film libre. Comme l’explique très bien la réalisatrice, il faut prendre cette histoire comme une maison que l’on découvre. On peut rentrer par la cuisine comme par le salon. Nous avons compris cette image en nous plongeant dans le film. Effectivement, on constate plusieurs points de vue comme celui de Lazzaro, évidemment, mais aussi celui de Tancredi, le fils de la comtesse, par exemple. Cela nous permet d’avoir une plus grande vision du mode de vie des différents personnages, Lazzaro et sa famille vivant dans la misère et celle de la comtesse vivant dans le luxe.
Comme petit bémol, nous citerions le cadre temporel. Étant donné que Heureux comme Lazzaro est un film merveilleux, il n’y aurait donc pas lieu de s’en préoccuper mais nous n’avons pas réussi à nous défaire de cet aspect réaliste. Lorsque Lazzaro tombe de la falaise il est difficile de savoir combien de temps s’est écoulé entre sa chute et son réveil, peut-être 15 ans, peut-être 20 ans …
Lazzaro est un personnage peu expressif et très silencieux. Durant le film, même en étant le personnage principal, il parle peu, ce qui peut être dérangeant. Néanmoins nous avons trouvé que cette faculté qu’a le personnage à ne rien laisser paraitre lui donne un coté touchant et mélancolique, c'est-à-dire que même lorsque tout le monde l’exploite, Lazzaro exécute ce qu’on lui demande sans se plaindre. Ce personnage nous permet de méditer sur la bonté, jusqu’où peut-elle aller mais surtout jusqu’où souhaitons-nous la faire aller ?
En conclusion, Heureux comme Lazzaro est un film dur et émouvant, illustrant l’Italie inégalitaire à travers un personnage incarnant la bonté et l’innocence.
ROULIER Manon
2DEM (Diplôme d’État Montagne)

2019/02/25 16:35 #2018-heureux-comme-lazzaro-53
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Critique d''Heureux comme Lazzaro'' un film particulier
La Bonté Incarnée

Le film Heureux comme Lazzaro, sous son titre original Lazzaro Felice est un film italien, dramatique qui a fait son apparition en 2018. Il a été écrit et réalisé par Alice Rohrwacher.
Ce long métrage a été en sélection officielle au festival de Cannes 2018, par la suite il reçoit le prix du meilleur scénario.
La marquise Alfonsina de Luna dirige une famille de paysans dont fait partie Lazzaro. Cette famille habite dans un endroit méconnu du reste du monde appelé l'Inviolata. Lazzaro est un jeune homme simplet et travailleur qui ne manque jamais d'aider un membre de sa famille. Un jour comme les autres, il va se lier d'amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Cette rencontre va bouleverser son existence ainsi que celle de sa famille.
Heureux comme Lazzaro est un film intense et rempli d'émotions. Dans ce film la réalisatrice a voulu dénoncer l'exploitation de personnes. Ainsi, elle met en avant les conditions de vie difficiles de la famille dont on ne peut identifier les membres. Cette famille vit dans une maison où cohabite une vingtaine de personnes. De plus, ils ne gagnent pas d'argent. Ces paysans exploités ne sont pas conscients de leur situation car ils ont vécu toute leur vie de cette manière. Ils possèdent à peine l'eau courante et l'électricité. Leur maison est minuscule pour le nombre de personnes qui y vivent. Dans cette famille on retrouve un personnage qui est mis en avant, Lazzaro. Ce jeune homme d'une vingtaine d'année est serviable et possède une bonté inhumaine un peu agaçante. Les autres paysans l'exploitent et le maltraitent en lui jouant, par exemple, de mauvais tours. Pourtant, la violence et la colère ne l'animent jamais. On s'imagine alors que Lazzaro n'est pas humain mais un saint sans défaut ni péché. Ainsi tout au long du film nous prenons pitié pour Lazzaro.
Ensuite, à travers Heureux comme Lazzaro la réalisatrice a voulu jouer sur les époques. En effet, on retrouve des faits et des actions qui font penser au XIXème siècle. Par exemple, le début du film fait référence au servage. Les paysans insouciants servent la marquise et exploitent ses champs. De plus, les agriculteurs travaillent à la main sans aucune aide mécanique. Puis, nous avons à la fin du film, une ville du XXIème siècle avec toutes les technologies de notre époque, comme des voitures modernes ou encore une monnaie en euro qui nous réfère à l'époque moderne. Le fait de ne pas connaître l'époque exacte du film est très intéressant et judicieux de la part de la réalisatrice, car on peut s'imaginer à quelle époque se déroule la scène. Le spectateur peut donc mieux y réfléchir afin de s'immerger dans le film.
Puis c'est un film novateur. On croit au début assister à un film réaliste, imitant une réalité quelconque. Cependant, après quelques dizaines de minutes, on s'aperçoit que c'est un conte irréel. Après être tombé d'une falaise de vingt-cinq mètres, Lazzaro aurait dû être mort, mais au contraire il ressuscite subitement sans raison. De plus, on s'aperçoit qu’après cette chute terrible de Lazzaro le film a fait un bon dans le temps sans que Lazzaro ne vieillisse. La réalisatrice a voulu mélanger deux genres, d'une part le conte et le fantastique et d'une autre part la tragédie et le réel. Grâce à ce mélange les spectateurs doivent déceler la part de réel et d'irréel. C'est très intelligent de la part de la réalisatrice de brusquer les spectateurs en les sortant de leur zone de confort habituelle, car après la chute de Lazzaro notre cerveau est confus. A ce moment précis, nous avons l'impression de basculer dans un autre monde.
Enfin Alice Rohrwacher dénonce également les inégalités sociales. Ainsi, au début du film, on remarque une opposition entre une famille pauvre, les paysans, et une famille fortunée, la marquise. Plus tard dans le film, on retrouve cette même famille indigente à la rue, vivant dans une sorte de bidonville au bord d'une voie ferrée.
C'est un film tout public mais qui nécessite une certaine maturité. Il est assez calme et rempli d'émotions. Dans ce film les spectateurs doivent être actifs et non passifs, car c'est un film qui fait intervenir de la réflexion. En outre, il est de votre rôle de chercher diverses informations non explicites dans le film pour créer votre propre histoire.
Matthieu MONNIER et Martin DEMOLIS, 2DEM ( Diplôme d’Etat Montagne)
2019/02/25 16:56 #2018-heureux-comme-lazzaro-54
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Un Bonheur qui semble impossible

Le film « Heureux comme Lazzaro » récompensé au festival de Cannes en 2018 pour son scénario a-t-il donné le sourire aux spectateurs comme l’indique son titre, après sa projection ?

Dans ce long-métrage de Alice Rohrwacher on suit les aventures de Lazzaro, un jeune homme d’une bonté incomparable qui, à cause de cela, se fait exploiter par sa famille, aux ordres de laquelle il répond sans protester. Lazzaro et sa famille sont des paysans qui sont eux aussi exploités illégalement par une marquise dans une vallée appelée Inviolata en Italie, dans une exploitation agricole de tabac. C’est dans ce hameau isolé que cette famille est coupée du monde, ils ignorent l’existence de la civilisation et n’ont pas pris connaissance de l’évolution de notre monde. Par conséquent, ils ont des traditions d’époque traduites par leur langage et leur façon de communiquer, leur culture, leur mode de vie…
C’est pour cela que les paysans trouvent leur situation normale, pour eux ce n’est pas accablant qu’ils soient esclaves et dépendants d’une marquise car dans le temps passé la société fonctionnait comme cela et leurs conditions de vie sont restées telles quelles. Le film dénonce donc cette hiérarchie qui devrait être révolue. Au début de l’œuvre, c’est cette situation qui fait ressentir de l’incompréhension aux spectateurs, qui ne savent pas à quelle époque se déroule l’histoire.

Ce film est réaliste, car il expose la réalité de la vie dure des paysans et des mentalités cruelles envers Lazzaro, alors que celui-ci devrait être un exemple et non la victime. Mais avant tout c’est un film ouvert dont on peut choisir l’histoire et la destinée des personnages, on peut l’interpréter comme on le souhaite, la liberté d’interprétation dépend d’un sentiment d’incompréhension vis-à-vis d’un extrait qui joue le rôle de retournement de situation, où nous, les spectateurs, nous sommes perdus alors, on invente…C’est la « mort » de Lazzaro qui marque cet étrange changement dans tous les domaines : de lieux avec un contraste entre la campagne et la ville, de temps et de style. A travers cette coupure qui divise le film en deux parties et mène Lazzaro au monde moderne, la réalisatrice nous offre la liberté d’interpréter au gré de notre imagination mais, c’est aussi ici que nous plongeons dans le merveilleux et dans le conte, caractérisé par la résurrection de Lazzaro. C’est toujours dans cette coupure qu’Alice Rohrwacher, par ce procédé extraordinaire, a transformé un film au début réaliste en merveilleux, ce changement apporte beaucoup de charme à l’œuvre, c’est à cet instant qu’il faut s’accrocher pour continuer à suivre l’histoire.

Pour répondre à la question du début, dans le film le bonheur a une toute autre signification que d’ordinaire, Lazzaro le jeune homme arrive à être heureux malgré ses problèmes et son exploitation. En effet, l’ambiance globale est triste suite à sa maltraitance, on éprouve beaucoup de peine pour ce jeune homme qui offre services et soutien, cependant lui ne reçoit jamais rien en retour, alors on ressent aussi de la colère envers ceux qui exploitent Lazzaro, il mérite un respect égal à celui qu’on offre à un Dieu. C’est à travers ce personnage qu’on voit une belle leçon de vie, c’est l’exemple de l’épanouissement. C’est par le biais du conte « Dei Lupo » que la réalisatrice personnifie Lazzaro, ce conte est raconté par Angela : la seule qui est redevable à Lazzaro et le respecte. Le conte parle d’un loup qui épargne un homme par l’odeur qu’il sent, celle d’un homme bon : Lazzaro est épargné par le loup. Ce loup aura une présence durant toute la 2eme partie du film, il apporte une signification : les loups peuvent être comparés à Lazzaro, ils sont peut-être maltraités mais bons, Alice Rohrwacher défend peut-être par ce signe la cause des loups. La créatrice personnifie notre héros comme un être supérieur par plusieurs indices dont la musique de la cathédrale qui le suit, qui est un épisode magique. Cependant elle rappelle la dure réalité par la trahison de l’ami de Lazzaro, Tancredi, et elle clôture le film par une scène horrible où Lazzaro périt sous les coups de citoyens : ce final est un peu décevant car il est inattendu et on s’attendait à une suite.

D’un point de vue cinématographique le rôle de Lazzaro est très bien joué. Ses manières sont vraiment semblables à celles d’une machine à exécuter les ordres par ses gestes machinaux. L’acteur réussit à avoir une expression impassible et les spectateurs n’arrivent pas à percevoir ses émotions, au point de croire qu’il n’en possède pas. Malgré la difficulté, l’acteur arrive à un résultat qui respecte le contrat.

« Heureux comme Lazzaro » est un film très dur à voir pour son réalisme brutal, mais il nous le montre fidèle au fonctionnement de notre société. Composé principalement de messages et de morales, il invite les personnes à être redevables des gens bons et de ne pas les exploiter pour cela. Lazzaro est un exemple aussi de courage pour la société actuelle et montre au grand jour les mentalités cruelles de certaines personnes. Ce film dénonce avant tout l’exploitation et les inégalités entres les pauvres et les riches ainsi que le harcèlement. Ce film est plutôt pessimiste : dans les deux époques, quand on est bon on finit mal. Donc dans les deux époques, les paysans ainsi que Lazzaro sont maltraités, malheureusement on constate que même avec le temps il n’y a pas eu d’évolution de mentalités. Ce qui est beau, c’est que Lazzaro parait épanoui alors que ce bonheur est pour nous impossible, c’est donc cela la leçon de vie, alors il faut que nous soyons « Heureux comme Lazzaro ».

Louise Gojon-Gsell, 2DEM (Diplôme d’État Montagne)
2019/03/01 14:44 #2018-heureux-comme-lazzaro-55
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz

L`odyssée bouleversante et l`allégorique
Le film de la réalisatrice Alice ROHWACHER met en scène l`histoire étonnante d'un jeune paysan nommé Lazzaro, doté d'une bonté admirable qui se retrouva ressuscité vingt ans après sa mort. Il est interprété par le jeune comédien amateur et talentueux, Adriano TARDIOLO. En effet, il s'agit ici d'un film dramatique étant à lui seul une fable poétique et un conte réaliste, en raison de son scénario particulièrement exceptionnel et authentique.
De ce fait, ce film plonge indirectement dans une profonde réflexion mêlant intrigue et questionnement d'ordre politique et philosophique. On l'explique notamment dès la scène d'ouverture, dans laquelle la réalisatrice ne fournit aucune indication temporelle, incitant donc le spectateur à voyager dans la géographie et le temps italien.
Par la suite, on découvre, peu à peu, les péripéties singulières d'un groupe de personnes paysannes inconnu de tous, se situant dans la ville nommé Inviolata qui, de par son nom l’indique l'écart de cette ville inconnue du monde italien tel que l'on connait. Dans ce monde, règne une marquise extravagante se révélant être la reine du tabac. Vint ensuite Lazzaro, jeune homme habité d'une gentillesse et naïveté sans pareil et qui est par conséquent exploité à longueur de journée par le groupe de paysans eux-mêmes, bénéficiant de ses aimables services qu'il effectue quotidiennement non sans revendications. C'est ainsi qu'il se lie d'amitié avec le fils de la Marquise, Tancredi, jeune homme joueur et provocateur. Ces scènes, entre ces deux personnages que tout oppose, donne au film une atmosphère particulièrement touchante.
Lazzaro chute d'une falaise au moment où le groupe de paysan a une révélation fondamentale sur l'exploitation illégale de la Marquise. Un autre plan de l'histoire débute, encore plus surprenant ; c'est un passage de la culture paysanne aux lois de la société italienne. En effet, après un saut magistral dans le temps de plusieurs années, ce film fait traverser les spectateurs à travers le temps, sans réellement donner d'indices temporels, plongeant donc le public dans une incompréhension totale, tout comme Lazzaro lors de sa résurrection. Ainsi, on vit le moment de découverte de ce nouveau monde, de cette nouvelle aire en même temps que le personnage principal. A la recherche de son ami disparu, il se dirige par la suite vers la ville, là où il retrouve ses semblables vieillis, pauvres et voleurs pour survivre à la pauvreté italienne. Il retrouve également Antonia, la seule et unique personne qui ne l'a jamais exploité contrairement aux autres paysans vivant avec lui auparavant.
La réalisatrice célèbre notamment le loup et le chien, symbolisant Lazzaro et lui, donne un aspect de sainteté en raison de son nom, précisément à travers la scène de l'église, lorsque Lazzaro ressort avec ses compagnons d'une église emportant avec lui une musique religieuse. Enfin, avec de nombreux plans adoptés à des moments précis, et les bandes sonores s'harmonisent aux situations du film.
Enfin, le film présente des qualités exceptionnelles de sa réalisation cinématographique aux performances spectaculaires des acteurs. Le choix de ce film peu commun bouscule les préjugés en abordant un sujet inattendu, possédant une fin des plus étonnantes et bouleversantes. Le film, mélange un style d'une fable poétique avec un côté cruel adouci par un charme magique et attachant se dégageant du personnage de Lazzaro, donnant donc un sens intriguant au film.
Maryam ASSIMI. 2nde 7
2019/03/01 14:45 #2018-heureux-comme-lazzaro-56
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
« Lazzaro ! Lazzaro ! » disaient-ils .
Heureux comme Lazzaro est un film dramatique et émouvant, réalisé par Alice ROHRWACHER en 2018. Il retrace la vie de paysans vivant à l'Inviolata.

Ce film se déroule en deux grandes parties distinctes. L'une montre les habitants de l'Inviolata, une petite campagne italienne ensoleillée a l'écart du monde, semblant être figée au début du XXème siècle. Ils subissent inconsciemment un esclavage moderne dirigé par la marquise De Luna, une femme autoritaire et fourbe. L'ignorance de l’exploitation dans laquelle ils se trouvent leur permet de vivre heureux et insouciants, malgré les difficultés de leur travail. Comme le dit la marquise « Tant qu'ils ne savent pas, ils ne souffrent pas ».
L'autre partie montre ces mêmes habitants forcés de quitter le hameau, après que l’escroquerie a été révélée, pour le centre d’une grande ville. L’atmosphère devient alors sale, lugubre et pesante. Désormais, ils logent dans un bidonville coupé du reste de la commune – comme ils l’étaient à Inviolata. Ils ont pris conscience de la misère dans laquelle ils vivent. Cette situation leur permet de se rendre compte qu'ils sont encore plus malheureux dans le monde moderne qu'ils ne l'étaient auparavant dans leur campagne.

Le protagoniste, Lazzaro est interprété par Adriano TARDIOLO, un jeune comédien amateur, ce qui offre un regard nouveau et pur tout en transmettant sa naïveté au grand écran. Lazzaro est un jeune homme mystérieux ayant la douceur d'un agneau, la force d'un loup et la bonté d'un dieu. Bien qu'il ne dévoile pas ses pensées, c'est un personnage extrêmement attachant grâce sa générosité sans limite. Mais cela lui porte également préjudice, puisque les autres personnages en profitent en l’exploitant à leur tour.

Dans ce long métrage, il y a un réel rapport à la religion. Tout d'abord, le nom du personnage principal « Lazzaro » est une référence à Lazare dans la Bible. C’est un proche de Jésus qui fut ressuscité peu après sa mort grâce à ce dernier. De plus Lazzaro, d'une extrême bonté, est perçu comme un saint. Ensuite il y a la soumission face à la marquise, qui apparaît comme une entité divine devant laquelle il faut se prosterner. Enfin, le loup accompagnant Lazzaro lors de sa résurrection ainsi qu'à sa mort définitive est une personnification d'une imagine spirituelle.
La résurrection de Lazzaro est un miracle, l’apparition du loup est aussi mystique et son dévouement sans faille n'existerait pas dans un monde comme le nôtre. C'est pourquoi on se questionne sur la réalité et la vraisemblance de cette histoire. Il y a en effet un aspect féerique, l'Inviolata paraît hors du temps, il n'y a aucun signe de modernité, mais un château et une marquise comme dans les contes. On se questionne alors sur l’époque de l’action, qui semble s’ancrer au début du XXe siècle, jusqu’à l'arrivé de Tancredi et de quelques indices montrant les progrès d’aujourd’hui, comme son téléphone cellulaire.
L'Inviolata est un lieu éloigné du monde et très peu habité. La réalisatrice montre des paysages montagneux et lumineux qui sont exposés dans toutes leurs splendeurs, qui semblent sortis là encore d'un conte de fée. Face à cette magie est présentée la ville du XXI°siècle pauvre, délabrée où l’air est pollué par les industries. Le contraste avec la première partie est frappant.

La scène finale est très poignante, Lazzaro souhaite pour l'ultime fois rendre service à Tancredi. Or sa bonté finit par le perdre. Il meurt en effet en martyre sous les coups de nombreuses personnes le pensant malfaisant car il est différent et déclare posséder « l’arme », nom de code donné avec Tancredi à un inoffensif lance-pierres. La musique marque les esprits, les paroles des gens qui l'entourent sont étouffées. Le regard innocent de Lazzaro est perçant. Enfin l’apparition du loup qui s’en va au loin montre la fin de vie du jeune homme. Jusqu’à son dernier souffle il aura tenté de rendre service à autrui tout en restant honnête, il peut désormais s'en aller en paix puisque qu'il n'est plus utile.

Ce long métrage peut questionner les spectateurs. Lazzaro est-il stupide, naïf ou juste doté d'une extrême gentillesse ? Le titre « Heureux comme Lazzaro » correspond-il bien à l’histoire ? Bien qu’il ait été exploité par toutes les personnes qui l’entouraient, est-il heureux ? Les autres habitants étaient-ils si malheureux à l’Inviolata, puisque finalement certains souhaitent y retourner, notamment les plus jeunes, comme si la modernité était une impasse ? Sait-on vraiment ce qu'est le bonheur ?
Le film questionne donc cette notion du bonheur, qui est sans doute une des plus subjectives et intimes. C’est pourquoi on ne peut pas réellement connaître la perception de chacun. Néanmoins, on remarque que la jalousie face à meilleur ou plus riche que soi crée un sentiment d’envie. On souhaite toujours plus que ce l’on possède, sauf Lazzaro qui ne souhaite rien posséder. C’est sans doute là la clé de son bonheur, qui explique le titre du film.
Dans l’ignorance, les habitants de l’Inviolata n’avaient pas conscience de l’existence d’une ville industrialisée. Suite à la découverte de la ville, ils se retrouvent forcés de vivre dans un bidonville et se rendent compte de leur malheur causé par la pauvreté. Celle-ci empêche la liberté, ils sont contraints de vivre isolés et délaissés par les autres. Ils sont invisibles aux yeux du monde.

Heureux comme Lazzaro est donc une fable poétique et sociale poignante. Elle montre la dure réalité d’une vie moderne et pauvre, ainsi que la cruauté et l’égoïsme de proches qui devraient être solidaires, tout comme l’absence de scrupule des personnes puissantes dans cette société. Le film nous interroge avant tout sur le bonheur et la réalité du monde. Lazzaro semble être un serviteur de ce monde, son but est d'aider sans rien recevoir en retour, c’est le seul être innocent et pur, ce qui fait de lui un saint.

CLAUDIN Flavie et JEANNOT Colline. 2nde 7
2019/03/01 14:46 #2018-heureux-comme-lazzaro-57
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Lazzaro Felice, le nouveau film de Alice Rohwacher, sorti ce 7 novembre dernier, est un drame à l'italienne mettant en scène l'amateur mais talentueux Adriano Tardiolo dans une histoire qui traverse le temps pendant plus de 2h10.
Lazzaro est un jeune paysan d'une bonté sans pareil qui vit à l'Inviolata, un petit village de paysans restés à l'écart du monde, sur lequel règne la Marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans reste la même depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, il se lie d'amitié avec Tancredi, le fils de la Marquise. Cette amitié si précieuse le mènera à la mort et à la résurrection dans une vie future et un monde moderne.
Le scénario montre à quel point la pauvreté Italienne est présente et importante. Ces paysans autrefois sous-payés, vivent dans des bidonvilles et survivent une fois libre, où finalement on peut clairement constater que leurs anciennes vies d'ignorants de la réalité et exploités, étaient moins critiques, on en vient donc à déduire qu'ils veulent tous retournés à la campagne.
"Heureux comme Lazzaro" est un film métaphorique fondé sur un côté fantastique religieux comme la résurrection.
Toutes ces métaphores peuvent porter à quelques légères incompréhensions.
Le scénario de Lazzaro est une fable poétique, parsemée de symboles comme le loup, qui lui, symbolise le côté religieux lors des deux morts de Lazzaro. Il était présent quand il a chuté de la falaise, sa mort et sa résurrection comme s’il lui redonnait vie. Comme à la fin du film, lors de la mise à mort de Lazzaro, le loup s'enfuit pouvant laisser croire qu'il reprend la vie de Lazzaro. Ce loup renvoie à une métaphore de Lazare de la bible, un homme mort et ressuscité par Dieu. Certaines scènes de Lazzaro renvoient à Dieu comme la scène où Lazzaro se fait chasser de l'Eglise, emportant avec lui dans sa sortie la mélodie religieuse jouée dans cette même Eglise. Cette scène peut nous laisser penser à une intervention divine.
Le chien de Tancredi, le fils de la Marquise, joue lui aussi un rôle important dans le scénario du film. Ce chien mènera Lazzaro une fois arrivé en ville, sur le chemin pour retrouver Tancredi, son vieil ami, qui lui aussi est devenu pauvre et se bat pour survivre depuis que sa mère la baronne du tabac a été emprisonnée. Le chien incarne un guide important sur la route de Lazzaro. Néanmoins, on peut s'interroger sur l'âge du chien car il est plutôt surprenant de voir qu'il n'a pratiquement pas vieilli, ce qui brouille encore un peu plus la temporalité du film.
En effet, ce film fait traverser les spectateurs dans le temps, sans réellement donner d'indices temporels, plongeant donc le public dans une incompréhension totale, tout comme Lazzaro lors de sa résurrection. Ainsi, on vit le moment de découverte de ce nouveau monde, celui de la ville moderne, de cette nouvelle aire en même temps que le personnage principal.
Lazzaro est un pur ignorant abusé par sa volonté d'aidé et sa bonté. Il est utilisé pour toutes les tâches ingrates et est considéré comme un animal. Il reste bon dans tous les cas, ce qui peut surprendre le public lors de plusieurs scènes. Son ignorance du monde réel le mènera à la mort. Il ne voit pas la vie tel qu'elle est, ce monde où règne la pauvreté.
"Lazzaro Felice" soit "Heureux comme Lazzaro" est un film qui fait suivre la vie d'une trentaine de paysans soit un en particulier, Lazzaro qui comme l'indique le titre est un homme heureux et bon. Un film construit sur des métaphores et un aspect religieux, une temporalité non précisée et confuse qui plonge les spectateurs parfois dans l'incompréhension, mais au fond, il reste un film travaillé et intéressant notamment par le scénario et les plans choisis. De plus, le film démontre la pauvreté Italienne par des bidonvilles ou encore l'exploitation en y rajoutant un petit côté digne d'une fable poétique, de par sa résurrection ou encore le voyage temporel. Le personnage de Lazzaro joue un grand rôle dans nos émotions, car c’est un personnage attachant par sa bonté, et sa soumission qui relève d’un côté cruel. Ce qui laisse à la fin du film les spectateurs perplexes et les laissent tomber dans une profonde réflexion. On peut donc déduire et voir à quoi ressemble réellement le monde dans lequel on vit, un monde cruel et injuste.
MOREL Giulia 2nd7
2019/03/01 14:47 #2018-heureux-comme-lazzaro-58
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz

Le film commence par une scène montrant un groupe de paysans vivant à l'Inviolata, une ferme isolée du reste du monde, qui se fait exploiter par la marquise Alfonsina De Luna. Les paysans exploitent à leur tour un jeune homme d'une bonté sans limite du nom de Lazzaro. Un été, Lazzaro se lie d'amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Cette amitié lui fera traverser le temps et le mènera au monde moderne.
Ce film sorti le 7 novembre 2018, de nationalité italienne, est un film dramatique réalisé par Alice Rohrwacher. Il nous transporte dans un monde à part où la vie de ces paysans va littéralement changer.
Alice Rohrwacher a montré « l'esclavage des temps modernes » dans un pays occidental qui est sensé être développé. Des paysans travaillent sans cesse pour rembourser des dettes imaginaires, dans l'ignorance totale des lois qui pourraient les protéger.
Elle montre aussi que parfois, il vaut mieux être manipulé et vivre dans l'insouciance que de vivre dans un monde « réel », qui nous consume. Quand la marquise de La Luna se fait arrêter pour esclavagisme et trafic, les paysans sont emmenés en ville. Ils deviennent pauvres, vieillissent, ne sont plus heureux, n'ont plus de sens à vivre car ils étaient comme une grande famille et se retrouvent tous séparés les uns des autres.
Il est intéressant de montrer que la religion est très importante en Italie et influence beaucoup le mode de vie des paysans.
Le film montre clairement que Lazzaro est un avatar de Lazare de Bénathie (Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus), ce qui fait partie de l'ancien testament dans la religion biblique.
Ce film a principalement ouvert les yeux sur la beauté intérieure avec Lazzaro, un jeune homme innocent qui est mort par sa propre bonté. Il préfère se sacrifier pour son prochain que de penser à lui-même. Ce qui est l'idée même de la religion catholique. C'est un symbole de générosité. En revanche, cette dimension religieuse omniprésente englue le film dans une dimension trop opaque (la scène où Lazzaro rescussite après être tombé d'une falaise grâce à une intervention divine). Cette dimension statique est renforcée par des scènes très longues qui peuvent susciter l'ennui mais qui font aussi comprendre que le temps est arrêté.
En effet, le film se distingue également par une absence totale de cadre spatio-temporel (le chien est toujours en vie des années plus tard, Lazzaro ne vieillit pas par rapport aux autres personnages) à tel point qu'au début du film, une hésitation se maintient sur l'époque où se déroule l'histoire jusqu'à ce qu'on voit clairement Tancredi utiliser un téléphone portable, faisant comprendre que l'histoire se déroule à notre époque. Lazzaro est trop naïf, il passe pour un idiot.
Pour conclure, Lazzaro permet aux spectateurs d'aborder des problèmes sociaux contemporains en nous faisant prendre du recul sur des questions liées à nos sociétés : vivait-on mieux avant l'arrivée d'un monde moderne, technologique où les valeurs familiales s'estompent ? L'esclavage est-il toujours d'actualité dans nos sociétés occidentales ? La religion influence-t-elle notre mode de vie ? Sommes-nous manipulables si nous sommes incultes ? La bonté et la générosité sont-elles acceptables à notre époque ?
Ce film déroutant et inclassable exerce malgré ses défauts une fascination pour la simple et bonne raison que chaque individu est curieux de répondre aux questions sociales de son époque.

FISCHER Mathilde 2nd7.
2019/03/06 21:30 #2018-heureux-comme-lazzaro-59
Lycée Jean Calvin, Noyon, académie de Amiens
Un ange déchu

Heureux comme Lazzaro a été réalisé par Alice Rohrwacher. Cette cinéaste née en Italie fait connaître au public à travers ses oeuvres cinématographiques son enfance ainsi que le milieu rural, en Ombrie, où elle a grandi. Elle en est déjà à son troisième film après Corps céleste en 2010 et Les Merveilles en 2015. Ce dernier fut récompensé par le Grand Prix du jury au festival de Cannes. En 2018, Heureux comme Lazarro a lui aussi reçu un prix cannois : celui du meilleur scénario grâce à son originalité.

L’Inviolata, lieu coupé du monde, dans lequel se déroule l’action du film, est un hameau italien où les habitants d’un petit village sont en proie à une « grande escroquerie ». Une marquise les maintient au temps du Moyen-Age en les emprisonnant dans un système féodal : elle les traite en esclave leur imposant de travailler la terre sans même être rémunérés. Lorsque la police se rendra compte de cette infamie, elle arrêtera la criminelle et les paysans, enfin libres, découvriront alors le monde moderne en allant habiter en ville.

Le film fait aussi apparaître au premier plan un jeune paysan doté d’une bonté et d’une naïveté exceptionnelle : il se nomme Lazzaro. Dans la Bible, ce nom renvoie à Lazare ressuscité par le Christ. Le spectateur peut d’ailleurs se demander si le protagoniste est un ange ou un saint car il répond spontanément à tous les services exigés par les autres quitte à se sacrifier. Comme un être miraculeux, le personnage, après une chute de plusieurs dizaines de mètres d’une falaise, ressuscite. Quand il se réveille, notre jeune héros, retrouve en ville sa famille, vagabondant dans les rues, et Tancredi, le fils de la marquise avec lequel il s'était lié d'amitié. Fait surprenant, Lazzaro n'a pas pris une ride et est resté jeune alors que tout son entourage a vieilli.


La seconde partie de l’histoire qui a lieu en ville fait aussi apparaître une morale plus sociale. En effet, prenons l’exemple de la famille de Lazzaro qui se retrouve dans un univers urbain inhospitalier et à laquelle tout manque : l’argent, la nourriture, la chaleur. Ils sont livrés à eux-mêmes dans un monde qu’ils ne connaissent pas, plongés dans la solitude et la pauvreté. C'est aussi un des sujets touchant de ce film engagé. La cinéaste veut démontrer que les inégalités sociales au Moyen-Age et l’époque moderne ne sont pas si différentes. Nos vies sont contrôlées par les banques et l’argent.

Ce sont d’ailleurs les conséquences funestes du pouvoir de l’argent qui vont précipiter la mort de Lazzaro. Celui-ci, en apprenant que Tancredi est ruiné par la banque, décide de lui rendre justice en réclamant naïvement qu’on restitue l’argent à son ami. Son arrivée à la banque va créer un quiproquo. Les clients et les membres du personnel, croyant à un hold-up, vont l’insulter et le frapper à mort. Sans se défendre et à l’image de Jésus crucifié, Lazzaro se laisse mourir en se sacrifiant par amitié. Jusqu’au bout le héros aura opposé sa générosité à la dureté implacable de la société.

Le point fort de cette oeuvre cinématographique est qu'elle fait beaucoup réfléchir sur la société, par contre, elle n'est pas accessible à tout le monde. Le basculement dans le fantastique est parfois déroutant et irritant, le spectateur ne sait pas s'il se trouve dans la réalité ou dans l'irréel. Le film est aussi complexe en raison de sa dimension religieuse poussée parfois jusqu’à l’extrême : l’éternelle jeunesse de Lazzaro et sa résurrection peuvent sembler à certains spectateurs bien invraisemblables. On peut être cependant touché par les valeurs incarnées par le jeune homme : l’amitié, le sens de la fraternité et de la solidarité familiale. A vous de vous faire votre propre opinion en allant découvrir ce film étrange et déconcertant !

Les élèves de la classe de 2nd7
2019/03/07 22:54 #2018-heureux-comme-lazzaro-60
Lycée PRO Pravaz, Le Pont-de-Beauvoisin, académie de Grenoble
Lazzaro felice
C’est une histoire de saint ou de fantôme? Un miracle ou une illusion ? Un conte ou un film réaliste ?

Lazare est un ami de Jésus qui le fait revenir à la vie après sa mort .Mais quel est le lien avec le film d’ Alice Rohrwacher sorti en 2018  ? Le nom , bien sûr. Le film s’appelle en français  Heureux comme Lazare.

Lazzaro vit dans le sud de l’Italie dans une communauté très pauvre. Ce hameau est très isolé et coupé du monde, et exploité par une marquise qui fait croire aux paysans qu’ils ont des dettes et donc elle les retient prisonniers. Et ils travaillent comme des bêtes pour récolter son tabac. Lazzaro est un jeune homme bon qui veut toujours rendre service aux autres .Il se prend d’amitié pour Tancrède le fils de la marquise, mais ce n’est pas réciproque. Accidentellement, il tombe d’une falaise et meurt, au milieu du film. Mais vingt ans plus tard il réapparaît frais comme un gardon, et toujours aussi jeune, ressuscité comme Lazare. Il retrouve alors ses anciens compagnons qui vivent à la ville mais qui sont dans une situation de grande pauvreté et survivent avec des arnaques et des cambriolages. Lazare n’a pas vieilli mais il est devenu bizarre : on ne sait pas quel âge il a, la musique le suit, il résiste au froid, il ne mange pas, il est toujours aussi gentil mais malgré sa naïveté il apprend aux autres à survivre en ville grâce à sa connaissance des choses simples.

J’ai été surpris et je n’ai pas tout compris !

En fait je n’ai pas l’habitude de voir ce genre de film où tout est inattendu. C’est un beau film qui met bien en opposition deux mondes. Celui des paysans est lumineux et joyeux et les paysans bien qu’exploités ont l’air heureux. Les images de la nature sont écrasées par la lumière, voire trop, alors que le monde de la ville est profondément froid et humide. Que veut nous dire l’auteur? Que dans la campagne, même pauvres, les hommes sont heureux parce que solidaires(ils partagent les repas, ils rient, ils chantent) tandis qu’en ville l’environnement du béton empêche la solidarité et tout simplement d’être heureux ? Morale : mieux vaut être pauvre à la campagne qu’en ville  car au moins il y a de l’entraide et des rires ?

J’ai bien aimé les ambiances campagnardes du début, quand ils sont tous réunis. J’ai bien aimé aussi la présence du loup qui accompagne Lazzaro. Pour moi ce loup symbolise sa solitude puisque Lazzaro est toujours seul et finalement malgré ce qu’il veut ou ce qu’il croit il n’est l’ami de personne. Comme le loup Lazzaro n’est pas compris, on le croit dangereux alors qu’il est inoffensif.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Antonia car elle est bienveillante et fait preuve d’une belle générosité notamment lors de la scène très émouvante des gâteaux qu’elle offre sans hésitation aux riches devenus pauvres. Quant à Lazzaro il rend les autres parfois méchants car ils profitent de lui. Ils se servent de lui, ils lui mentent, finalement, il fait ressortir leur méchanceté. Ils se font exploiter par la marquise et ils exploitent à leur tour Lazare, c’est ainsi que les hommes vivent? Mais pourtant j’ai eu envie d’avoir un ami comme lui.

Par contre je n’ai pas aimé le message du film. Il n’est ni encourageant ni optimiste car il dit que tout le monde profite de tout le monde et que chacun ne pense qu’à son intérêt personnel. Il dit que la liberté ne rend pas forcément meilleur et que les êtres bons sont condamnés à être exploités et incompris. Que les plus riches l’emportent toujours, qu’il n’ y a pas d’espoir et que l’on meurt seul.
2PGA
2019/03/11 08:38 #2018-heureux-comme-lazzaro-61
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« Heureux comme Lazzaro » est un film d’Alice Rohrwacher sorti le 7 novembre 2018 dans les salles françaises. Le film a été tourné au cours de l’automne 2017, avec de vrais paysans et fermiers formant la communauté rurale. La réalisatrice a ancré l’action de la première partie estivale de son film dans une région reculée, quasi sauvage, de Viterbe (Latium), ainsi qu’à Castel Giorgio, dans la province de Terni (Ombrie). Puis, toute l’équipe s’est déplacée en périphérie urbaine, entre Milan, Turin et Civitavecchia. L’intégralité du film est tournée en pellicule 35mm, ce qui donne une certaine couleur et un grain particulier aux images. Le récit est inspiré d’une histoire vraie, un fait divers survenu dans l’Italie centrale des années 1980 où une marquise avait caché l’abolition du métayage aux paysans qu’elle continuait d’assujettir.
Le film débute par une soirée, où un jeune homme chante une sérénade sous la fenêtre de sa bien-aimée. Cette scène place l’histoire dans un contexte plutôt imprécis, puis on découvre les circonstances au fil des scènes. Tout se déroule dans l’Inviolata, un hameau coupé du monde par une grande crue qui a détruit le pont qui le reliait à toute forme de civilisation. Ici vit une marquise sans scrupule qui asservit un groupe de pauvres paysans ignorants. Parmi eux, Lazzaro est un jeune homme bon et pur que chacun exploite. Un jour, un appel téléphonique adressé à la gendarmerie met un terme à cet état d’esclavage et permet aux pauvres paysans de gagner leur liberté et de s'en aller vers une grande ville voisine dont ils ignorent l’existence. Tous partent donc vers cette nouvelle vie, à l’exception de Lazzaro, "retardé" par un accident miraculeux. Un jour qu’il est au bord d’un précipice, Lazzaro lève les yeux au ciel et voit l’hélicoptère venu délivrer ses compagnons de l’emprise de la marquise. Perdant l’équilibre, il tombe dans le ravin pour se réveiller des années plus tard sans aucun changement physique visible. Il est resté le même. Il quitte alors la rude campagne pour un urbanisme moderne mais ne change pas de regard innocent. Il est alors comme un témoin pur et sans artifices de notre monde d’aujourd’hui. La banque remplace désormais la marquise. Semblable à elle, elle confisque sans aucune pitié l’argent et laisse s’appauvrir davantage les plus démunis.

Lazzaro est habité par la bonté ; il ne possède ni peurs, ni haine, ni regrets ni aucune forme de méchanceté ; il semble sorti tout droit de nulle part. Il sert les autres sans cesse et sans aucune arrière-pensée, sans souci de fatigue ni de préférences, s’offre à eux sincèrement et sans retenue. C’est un être innocent qui n’agit jamais pour lui-même mais toujours dans l’intérêt d’autrui. Toute l’histoire est ancrée autour de ce personnage de Lazzaro, figure de sainteté et qui au final possède deux existences, séparées par un sommeil d’une vingtaine d’années. Il passe de l’ancien au nouveau monde en traçant une route toujours aussi droite que sa pensée qui le conduira sans aucun doute au statut de martyre. L’image du loup va le suivre tout au long du film, symbole des craintes multiples des hommes, le loup ne fait pas peur à Lazzaro qui semble posséder une sorte de connexion spirituelle avec cet animal. Toute sa vie n’a été que bonté et innocence, et sera finalement volée par cette société sans pitié qui voit le mal partout et surtout là où il n’est pas. Lazzaro continue son chemin de bonté et de service des autres, ne se laissant jamais entrainer dans le mal.

Agathe Chavet. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/03/11 08:45 #2018-heureux-comme-lazzaro-62
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
"Heureux comme Lazzaro" est un film italien sorti en salle en 2018, il raconte l’histoire d’une colonie d’esclaves italiens travaillant dans une plantation de tabac appartenant à la marquise de Luna. Dans cette communauté toute l’attention est tournée vers Lazzaro l’homme à tout faire du village. Ce jeune homme n’a pas de parents, juste une grand-mère dont il doit s’occuper. Un jour la marquise arrive au village avec son fils Tancredi, un jeune homme ayant l’âge de Lazzaro avec une personnalité assez exubérante. Il entraine Lazzaro dans une affaire plutôt étrange. Il veut faire semblant d’avoir été enlevé pour recevoir une rançon de la part de sa mère et partir avec. La police est prévenue par la petite amie de Tancredi et l’histoire de la communauté prend une toute autre tournure. Lazzaro, malade, tombe d’une falaise, la police découvre la colonie et révèle aux habitants qu’ils sont en fait les victimes d’une terrible arnaque et que l’esclavage a en fait été aboli depuis de nombreuses années. On voit alors les habitants du village qui partent ; une des femmes raconte l’histoire de St François d’Assise, l’homme qui parlait aux animaux. A la fin de l’histoire de la jeune femme, on aperçoit un loup qui marche vers Lazzaro. Celui-ci se réveille et part sur les traces des anciens esclaves. La fin de ce film est assez floue et laisse une interprétation très libre pour le spectateur. Ce film a un but polémique, la réalisatrice veut montrer que les schémas anciens peuvent très bien se reproduire et les erreurs passées peuvent être reproduites car la nature humaine est sujette à l’oubli.
Marie Sebastien. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/03/11 09:38 #2018-heureux-comme-lazzaro-65
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Hey salut ! t'as déjà entendu parler du film heureux comme Lazzaro ? Non ? alors laisse-moi te parler de ce film qui pour moi a été quelque peu décevant, je dois le dire. Déjà pour commencer, ce film est italien et a été écrit et réalisé par Alice Rohrwacher . Comme tu as pu le comprendre le personnage principal s'appelle Lazzaro. Pour résumer, l'histoire se passe en Lombardie dans un hameau agricole nommé l'Inviolata . C'est ici que vivent Lazzaro et 54 autres paysans .Ce hameau agricole est contrôlé par une sorte de Marquise nommée Alfonsina de Luna qui « esclavagise » ces pauvres paysans et qui ,en plus en est totalement fière et ne le cache pas du tout. Lazzaro est lui-même l'esclave des autres membres de son village car il est extrêmement naïf et bon. Par jeu ,Tancredi le fils de la marquise va organiser sa disparition en demandant de l'argent à sa mère pour pouvoir aller vivre dans la ville car il s'ennuie dans ce hameau décrépit. Suite à ce jeu, Tancredi va se lier d'amitié avec Lazzaro et vont même s'appeler " demi-frère ". A environ la moitié du film Lazzaro tombe d'une falaise et va se réveiller 30 ans après comme par enchantement grâce à un loup . Pendant son " sommeil " la police a arrêté la marquise pour escroquerie ce qui provoque un scandale sur l'esclavage moderne . Les 54 autres paysans sont " réintégrés " à la ville alors que Lazzaro, lui, est toujours évanoui. Lorsque Lazzaro se réveille enfin grâce à son loup, il découvre que les autres paysans sont partis et que l'Inviolata est en ruine . Il finit par retrouver les gens de son village dans un bidonville où ils font des escroqueries pour tenter de gagner de l'argent et pour survivre . Le plus choquant est que les paysans ont vieilli de 30 ans alors que Lazzaro, lui ,est resté jeune . 
​Bon voilà pour le résumé , j'espère que je ne t'ai pas perdu dans toutes ces informations. Alors oui, en effet je n'ai pas du tout aimer ce film mais je vais t'expliquer pourquoi. Tout d'abord je trouve que le film est très long et pas assez " rebondissant " pour cette durée de film, il n'y a rien pour nous tenir en haleine. Ensuite de nombreuses références bibliques sont présentes mais sont assez difficiles à analyser ce qui rend le film difficile à comprendre. Je trouve cependant que le jeu d'acteur d'Adriano Tardiolo,dans le rôle de Lazzaro, est vraiment très bien. L'histoire a aussi un très grand message contre l'esclavagisme moderne mais je n'ai pas accroché aux références et au cadre général de l'histoire. Voilà ,maintenant que tu en sais un peu plus sur ce film je vais pouvoir te laisser. Salut et à plus tard pour un nouveau debrief et un nouveau film !
Emilie, IL, Lycée Senghor
2019/03/11 09:39 #2018-heureux-comme-lazzaro-66
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
« Heureux comme Lazzaro » est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwcher. Il raconte l’histoire de Lazzaro, un jeune paysan travaillant à l’Inviolata, un hameau isolé du reste du monde. Il est exploité par ses pairs qui sont, eux-mêmes, asservis par la marquise Alfonsina de Luna, persuadés que le servage existe encore. Il se liera d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. « Heureux comme Lazzaro » est un film qui allie réalisme et fantaisie. En effet, il dénonce l’esclavage moderne dans une première partie, puis, les inégalités sociales en Italie dans une seconde. Le film a des allures de documentaire et de conte de fées. Certains éléments donnent de la poésie au film (Lazzaro qui ne vieillit pas alors que 30 ans se sont écoulés, la musique qui voyage …). Lazzaro est le stéréotype du héros de conte de fées : il est doux, candide, travailleur, quelque peu hagard et d’une bonté frôlant la naïveté. Si, dans les contes, il n’arrive que de bonnes choses à ce genre de personnage, dans la réalité, c’est différent. Et le film le montre. Il se fait exploiter, est moqué par les autres paysans alors qu’il ne demande jamais rien et n’est pas récompensé pour son travail.
A la fin du film, il se fait battre à mort parce qu’il avait voulu aider Tancredi. Il est un mixte entre deux personnages : le Pierrot de la commedia del arte, dont il a hérité du caractère et de la position fétiche et Saint Lazare, ressuscité par Jésus dans la Bible. D’ailleurs, le film montre beaucoup de référence à la lune comme le loup, le nom de la marquise…  A la fin du film, on comprend que le loup de l’histoire d’Antonia est Lazzaro : il est considéré comme inutile par sa meute (Antonia et les autres paysans) et il n’arrive pas à trouver sa place dans ce monde. Lazzaro n’a jamais connu que l’exploitation, il est incapable de prendre des décisions par lui-même. Il n’est pas non plus capable d’aider les paysans à vivre autre chose qu’une vie de misère, car leur situation n’a guère changé. Même s’ils sont libres, leur vie semble encore pire qu’à l’Inviolata. Lazzaro est très inexpressif. Même s’il lui arrive de sourire de temps en temps, il n’exprime pas grand-chose. La seule fois où il montre une émotion véritable, c’est quand on le voit pleurer une seule fois. On comprend alors qu’il aimait sa vie à l’Inviolata, mais n’est pas heureux maintenant qu’il est libre. Esthétiquement, c’est un beau film. Les paysages italiens sont très beaux, la musique est légère et elle renforce la fantaisie du film. L’histoire est assez intéressante car elle dénonce des choses qui ne sont pas très connues mais il n’y a pas grand-chose à perdre si on ne va pas voir le film. De plus, il demande une grande capacité d’analyse et de réflexion, c’est pourquoi il conviendrait mieux à un public d’adultes plutôt que d’adolescents. Ils seraient facilement pris au dépourvu par le mélange entre réalité et féerie, trouveraient le film trop long et ennuyeux. Il est vrai que le film peut manquer de logique par moment, que ce soit les scènes où les actions des personnages, notamment celles de Lazzaro (il reste tout seul sous la pluie, il aide des voleurs…). Pour conclure, « Heureux comme Lazzaro » est un conte de fées moderne, aux airs poétiques, religieux et cruels. Cependant, la fantaisie est difficile à saisir et peut laisser insensible. Il faut regarder ce film avec son cerveau pour pouvoir comprendre toute la beauté de cette œuvre, mais c’est un travail assez difficile.
Souheila, 1L, Lycée Senghor



2019/03/11 18:21 #2018-heureux-comme-lazzaro-67
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Lazzaro est un jeune paysan doté d’une bonté exceptionnelle. Celui-ci vit à l’Inviolata, un hameau à l’apparence archaïque, complètement isolé du monde. Il y vit avec une vingtaine d’autre personnes et tous travaillent pour la Marquise de la Luna, qui les exploite afin de produire du tabac. Tancredi, le fils de la marquise et Lazzaro, font connaissance. La population du hameau se fera déporter vers la ville à la découverte de « la grande arnaque ». Lazzaro est le personnage à travers lequel nous suivons l’histoire. Lors d’une chute, Lazzaro perd connaissance et se « réveille » des années plus tard pour retrouver son village complètement vide. Il se rend à la maison de la marquise où il rencontre des cambrioleurs. Ceux-ci se font alors passés pour des déménageurs et le jeune homme s’empresse de les aider. Une fois le travail terminé, il tente de convaincre les deux hommes de l’emmener vers la ville où il espère retrouver Tancredi. Là bas il retrouve les deux hommes ainsi qu’Antonia une jeune fille de l’Inviolata survivant dans des conditions presque aussi misérable et vivant d’arnaques. Après quelque temps passé en leurs compagnie où il découvre ce qui s’est passé, il retrouve par hasard Tancredi et ils vont passer des moments ensemble, comme par le passé. Cependant cela est de courte durée puisque dès le lendemainTancredi refuse de le recevoir. Lazzaro tentant de remédier aux problèmes de son ami va être battu à mort suite à un malentendu.


Le film est un peu compliqué à comprendre au départ sans explication. II est donc plus dur de l’apprécier. Après en avoir débattu, le film est déjà plus clair et on peut changer d’avis (ce qui est mon cas). Ce film porte un très grand nombre d’allégories et de références, le fil temporel est quasi inexistant et les ellipses sont très longues.
Pour moi, une réplique de la marquise se démarque des autres « J’exploite ces hommes et eux exploitent sûrement ce jeune homme» . Je trouve que cette phrase est conçue comme un chaîne incassable. Celle-ci est dotée d’une vérité frappante tel que rien ne peut faire changer cette boucle incessante et répétitive.
En parallèle, j’ai trouvé qu’une grande partie du film repose sur l’équilibre de la bonté et de la cruauté. D’un côté se trouve Lazzaro l’homme bon mais naïf, ce qui le tuera, de l’autre la marquise, cruelle qui finira emprisonnée. Le juste équilibre entre la bonté et la cruauté se trouve dans le personnage d’Antonia. Elle recueille Lazzaro. Elle dépense presque toutes ses économies en confiseries pour Tancredi, fils de celle qui les a asservis, pour au final être rejeté par lui. Elle lui laisse cependant la boîte à la demande de sa femme, la fille de Nicolas, complice de la marquise. Mais Antonia ne se laisse pas faire pour autant, vivant d’arnaques, tenant tête à tout ce qui lui déplaît. Je suppose que c’est ce qui lui permettra de garder la tête haute jusqu’à la fin du film.

Anaïs Aouichat, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure

2019/03/11 18:30 #2018-heureux-comme-lazzaro-68
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Au début comme à la fin, le film Heureux comme Lazzaro d'Alice Rohrwacher sorti en mai 2018 est toujours dans le flou, dans l'étrange, parce que l'on n'est jamais vraiment situé géographiquement et temporellement. On a certes quelques informations clefs - le film parle d'une petite communauté vivant dans l'Inviolata et étant exploitée par une marquise - mais qui ne suffisent pas, quoique cela ajoute une certaine beauté à l'œuvre. Ce film est une véritable prouesse de poésie et de grâce aérienne. C'est une fable, une véritable œuvre cinématographique qui vogue puissamment mais tout en douceur, sans violence, bien qu'elle mette à jour un fait politique. Politique, Heureux comme Lazzaro l'est, car il est tiré de la réalité : il reprend l'histoire d'une marquise exploitant une petite communauté isolée de tous et qui ne connaît pas les contrats de travail, de sorte que les paysans sont tenus de rester, endettés qu'ils sont envers la marquise. Quatre mots clefs surgissent alors : isolement, dettes, communauté et marquise. Ces mots sont la base du film d'Alice Rohrwacher, et une bonne partie est constituée de ces quatre termes.
Heureux comme Lazzaro débute sur une vue d'ensemble de la communauté, sans vraiment s'attarder sur Lazzaro, que l'on peut considérer à juste titre comme le personnage principal. On voit assez vite l'idée de pauvreté et d'endettement, avec des maisons délabrées qui abritent plus de quinze personnes chacune parfois. Il n'y a pas d'école pour les enfants, seulement le travail pour tous. Rapidement, tous les protagonistes sont placés : les habitants de l'Inviolata comme la marquise et son fils. On voit bien l'écart social entre ces quelques personnes, autant sur la façon de se tenir que de se comporter.
Le personnage de Lazzaro est représenté tout de suite : il est effacé, très doux et pense toujours aux autres sans vraiment penser à lui. Rohrwacher a créé un personnage un peu naïf, complètement décalé vis-à-vis des hommes aujourd'hui, qui sont empreints d'égoïsme. Lazzaro n'a pas besoin de grand-chose pour vivre, où alors il ne s'en rend pas compte, tout à sa gentillesse et à sa simplicité. Mais c'est vrai que du coup, Lazzaro se fait marcher sur les pieds, est dominé par les autres, parce qu'il ne considère pas comme utile de se défendre. Il fait pitié, mais pas au sens où on l'entend à nos jours, mais bien au sens premier de la pitié : il nous donne envie de le protéger. Lazzaro se lie d'amitié avec le fils de la marquise, tout du moins il le pense, parce que Tancredi (le fils) le considère comme un moins que rien. Le film se développe aussi dans le sens de cette « amitié » avant de chuter et de s'enrichir en laissant place à l'imagination avec l'histoire d'un loup, qu'Alice lie jusqu'à la fin à son personnage principal.
J'ai donc vraiment aimé ce film, qui enlace poésie et drame, qui questionne sans vraiment donner de réponses, qui reste dans le mystère, ce film sur la bonté, le beau et le laid. Heureux comme Lazzaro est sublime, magistral et donne du fil à retordre.
Il est seulement à regretter la longueur du film, qui dure deux bonnes heures, et qui parfois nous semble s'allonger infiniment. Malgré ce petit détail, du début comme à la fin, c'est très bien, et la fin est, sans la dévoiler, terrible et magnifique.

Jeanne Febvay, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/12 14:15 #2018-heureux-comme-lazzaro-70
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
Dans le film "Heureux comme Lazzaro" sorti en 2018, on suit la vie quotidienne d'un petit village italien et surtout celle d'un jeune homme prénommé Lazzaro, qui s'avère être l'homme à tout faire du village. Tout le monde au village travaille dans la récolte de feuilles de tabac, et est dirigé par une comtesse. Lors d'une visite de la comtesse, le fils de celle-ci disparaît. La police intervient pour le retrouver et découvre en arrivant sur les lieux l’exploitation à laquelle se livre la comtesse. Démarre alors la deuxième partie du film, tout le village est conduit en ville où leur vie devient celle de SDF.
Ce film m'a plu pour son thème: comment la société traite les personnes serviables et innocentes, toujours prêtes à rendre service.
Par contre, la deuxième partie du film m'a paru trop longue et les évènements trop tristes.
Je recommande ce film car l'histoire est touchante et la morale importante: "toujours se méfier et ne pas être trop gentil".
Maxime, T TEB AA, Lycée Michelet
2019/03/12 14:30 #2018-heureux-comme-lazzaro-71
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
Travailler pour survivre

"Heureux comme Lazzaro" est un film italien réalisé par Alice Rohrwacher en 2018. Il raconte l'histoire d'une mystérieuse marquise qui règne sur l'Inviolata, un petit hameau coupé du monde où les paysans sont exploités. Parmi eux, Lazzaro, un jeune homme doux et bienveillant, dont tout le monde profite. Au cours d'une visite de la marquise, Lazzaro noue une relation amicale avec le fils de la marquise, Tancredi.
C'est un film dramatique qui ne m'a pas entièrement plu mais certains passages drôles ou émouvants restent marquants. Une scène touchante reste celle de la chute de Lazzaro, qui le fait tomber dans le coma et qui marque le passage à la seconde moitié du film. Il se réveille et plus personne n'est là, le monde qu'il connaissait a disparu.
Mais ce film est aussi est film différent qui porte un message. Je pense que la réalisatrice a voulu dénoncer les personnes qui exploitent les plus faibles.
La construction du film reste intéressante. Les trois premiers quarts du film qui représentent l'esclavage et la domination se passent dans la campagne, les costumes sont sales et poussiéreux. On a l'impression d'une autre époque. Puis, la ville. Les lumières marquent aussi cette opposition: vives à la campagne, ternes en ville.
Enfin, ce film est porté par des acteurs. Les personnages présentent des traits de caractère marqués: Lazzaro, Tancredi, la marquise...autant de personnalités que de rôles forts pour une belle leçon de vie.

Rozenn, T TEB AA, Lycée Michelet
2019/03/12 14:37 #2018-heureux-comme-lazzaro-72
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
On suit Lazzaro, un jeune paysan vivant à l'Inviolata, un hameau resté à l'écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna.
La vie des paysans est inchangée depuis toujours. Ils sont exploités et à leur tour ils abusent de la gentillesse de Lazzaro. Un été, au cours d'une visite de la marquise sur ses terres, Lazzaro se lie d'amitié avec un autre être à part, le fils de la marquise, Tancredi.
Personnellement, le film nous a paru flou et désorganisé. Le passage de la campagne à la ville, d'un monde à l'autre, après une chute supposée mortelle, nous a déstabilisé.
Néanmoins, ce film est d'une grande richesse culturelle car il nous amène à nous interroger: sur ce système d'exploitation, sur le personnage, sur le nom qu'il porte et sa signification.
De nombreuses incompréhensions mais aussi de nombreuses questions qui n'enlèvent en rien le côté très poétique de ce film.

Inès et David, T TEB EE, Lycée Michelet
2019/03/12 14:55 #2018-heureux-comme-lazzaro-73
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
Un homme plutôt serviable.

"Heureux comme Lazzaro" est un film dramatique italien sorti en 2018. Il a reçu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes.
Lazzaro est un jeune paysan, simple d'esprit mais très serviable et gentil. Il vit dans un village qui est sous l'emprise d'une marquise, qui exploite les habitants et les fait travailler comme des esclaves dans une plantation de tabac. Lazzaro se lie d'amitié avec le fils de la marquise et est victime d'un grave accident. Quand il reprend connaissance les habitants du village ont disparu.
Alice Rohrwacher la réalisatrice joue avec la temporalité: les décors, l'ambiance, les personnages témoignent d'une époque ancienne, féodale, où l'esclavage est accepté. Mais lors de la visite de la marquise, nous nous rendons compte qu'il s'agit de notre époque. Plus tard, nouvelle surprise, une deuxième partie du film déplace les personnages à la ville. J'ai aimé cette découpe du film qui permet de mettre en valeur l'évolution des personnages et de mettre en avant Lazzaro qui traverse ces deux époques.
Pourtant de nombreux points m'ont posé problème. Pour commencer, la chute de Lazzaro, qu'on pourrait comparer à une résurrection. Mais la réalisatrice réfute l'idée d'une référence religieuse. Ensuite, j'ai trouvé la fin du film décevante, trop précipitée. Pour moi, la mort de Lazzaro n'a pas de sens. Enfin, la représentation de Lazzaro en loup est intrigante. Le loup est craint par les villageois, il est méchant et détesté. Tout le contraire de Lazzaro. On pourrait penser qu'il s'agit de la représentation intérieure de Lazzaro, solitaire mais pourtant Lazzzaro m^me perdu ne semble pas triste.
Malgré tout, j'ai apprécié certaines scènes pour leur caractère émouvant: lorsque Tancredi et Lazzaro hurlent comme des loups, solitaires tous les deux ils trouvent enfin quelqu'un à qui se raccrocher.
C'est donc un film difficile d'accès mais que je recommanderai pour la beauté des décors et le message fort qui y est délivré.

Elsa TTEB AA, Lycée Michelet
2019/03/14 09:40 #2018-heureux-comme-lazzaro-75
Lycée Georges de la Tour, Metz, académie de Nancy-Metz
Personnage éponyme de la réalisatrice Alice Rohrwacher, qui est vraiment Lazzaro ?


Tel un ravi de la crèche, il sourit à tous les habitants de l'Inviolata, qui ne manquent pas de profiter de son innocence et de sa gentillesse pour l'exploiter, alors qu'eux-mêmes, très pauvres et ignorants, sont soumis au despotisme de leur propriétaire, la marquise.

Une amitié improbable se développe entre le jeune homme et le fils de cette dernière. La fugue de Tancredi, rendue possible grâce à l'aide de Lazzaro, provoque une rupture de l'ordre établi. L'autarcie de l'Inviolata est rompue et ses habitants sont rendus à la civilisation et à la ville, cependant que Lazzaro fait une chute mortelle.

Tel Lazzare, personnage biblique ressuscité de son tombeau, le jeune homme se relève et, devant le spectacle de l'Inviolata désertée et abandonnée depuis longtemps, il part à la recherche de sa famille dont il retrouve les membres vieillis et tâchant de survivre dans une banlieue défavorisée et sinistre, dont les bâtiments semblent fermer l'horizon et l'avenir.

Tel Osiris ressuscitant sous forme de loup, Lazzaro, accompagné d'un loup, déambule dans la ville, découvrant la surpuissance de la banque, qui aliène et appauvrit les anciens habitants de l'Inviolata tout autant que la marquise jadis. L'animal semble donc être le symbole de la ville sauvage et dévoratrice, mais le film se termine par une image plus poétique : le loup, qui éloigne Lazzaro des siens et l'emmène sur la route vers son destin (sa mort) remplit son rôle de psychopompe.

Finalement, le regard innocent et poétique du personnage rend visible et supportable la description très critique et très violente de la société proposée par ce film Heureux comme Lazzaro.



La classe de 1ST2SA
2019/03/14 12:55 #2018-heureux-comme-lazzaro-76
Lycée PRO Jean Moulin, Les Andelys, académie de Rouen
 L’histoire du film

Heureux comme Lazzaro d’Alice Rohrwacher raconte l’histoire d’un jeune homme, Lazzaro a la bonté incommensurable et inégalable. Heureux comme Lazzaro est aussi l’histoire d’un village, l’Inviolata perdu au milieu des champs de tabac à une époque indéterminée. Ce village est coupé du monde et de toute civilisation par la marquise Alfonsina de Luna, propriétaire des lieux. La « reine de la cigarette » profite de ce village isolé pour réduire les villageois en esclavage et les faire travailler. Les villageois profitent également de Lazzaro et de sa gentillesse illimitée pour l’asservir également. Lazzaro se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Une amitié forte naît entre les deux garçons. En désaccord avec l’exploitation des villageois par sa mère, Tancredi décide de fuguer en faisant croire à un enlèvement pour ainsi escroquer celle-ci et aider les paysans qu’elle exploite. L’arrivée de la police permet de dévoiler au grand jour la supercherie de l’Inviolata et de rendre la liberté aux villageois. C’est à ce moment que se déroule, un évènement inattendu du film, en apercevant l’hélicoptère de la gendarmerie, Lazzaro tombe de la falaise et meurt. Le personnage principal n’existe plus mais c’est sans penser que Lazzaro est un saint homme qui parvient à ressusciter quinze ans après sa mort. Après un voyage long et périlleux, Lazzaro parvient à retrouver les siens en ville. Tous ont vieilli sauf lui qui n’a pas pris une ride. Vivant dans des bidonvilles, le long de la voie ferrée et dans des conditions pires qu’à l’Inviolata, les villageois parviennent à survivre de petits boulots et d’arnaques en tous genres. Lazzaro parvient à retrouver Tancredi qu’il veut aider, ce dernier s’étant fait spolier par la banque. Avec une naïveté déconcertante, Lazzaro demande à la banque la restitution de l’argent de son ami. Ne comprenant pas sa demande et pensant que ce dernier possède une arme, les clients de la banque frappent avec férocité et haine Lazzaro qui meurt sous les coups de ces gens ordinaires. Lazzaro est donc bien un saint élevé au rang de martyr.

 Quelques impressions sur le film

« Ce film montre que, malgré les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui, la bonté des personnes ne change pas. »

« Heureux comme Lazzaro montre que nous sommes dans une société de regrets car même libérés de leur esclavage, les villageois regrettent leur ancienne vie, à l’Inviolata. Le passé est toujours mieux que le présent »

« Le film nous donne envie d’être à côté de Lazzaro pour l’aider à vivre dans le monde moderne. »

« Heureux comme Lazzaro est une satire du monde moderne que l’on peut comparer à un monde mauvais et corrompu contrairement au monde de l’ancien temps mis en lumière grâce à la bonté sans limite des paysans sans argent mais heureux. »

« Un film au scénario intéressant avec une réalisation magnifique et une morale choquante mais réaliste. »

La classe de STI2D(1).
2019/03/14 18:42 #2018-heureux-comme-lazzaro-77
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique de Lazzaro Felice par Léa

Envie d’un film intéressant qui mène à réfléchir ? Allez voir Lazzaro Felice !
Réalisé par Alice Rohrwacher, ce long métrage de 2018 remporte le prix du scénario au festival de Cannes. Il retrace la vie d’esclaves modernes italiens coupés du monde qui travaillent pour une marquise. Nous suivons plus particulièrement l’histoire de Lazzaro, le personnage éponyme, un jeune homme d’une grande bonté et d’une immense naïveté, qui rencontre un jour le fils de la marquise pour laquelle travaille son village de l’Inviolata. Il se lie alors d’amitié avec l’adolescent prénommé Tancredi. Lorsqu’un jour Tancredi disparaît, tout le monde se met à le chercher y compris Lazzaro. Lazzaro fatigué, tombe du haut d’une montagne, à terre un loup vient le voir, le renifle puis repart. Réalité ? Songe ? Vision ?
Si vous aimez réfléchir, analyser et comprendre chaque scène des films que vous allez voir alors ce film est fait pour vous...même si vous ne comprendrez assurément pas tout, et c’est peut-être là l’intérêt du film. La réalisation mêle habilement plans d’ensemble presque sociologiques qui mettent en évidence les paysans italiens exploités mais aussi plans rapprochés plus psychologiques et plans généraux sur une italie splendide et lumineuse. Vous remarquerez sûrement que le montage et la musicalité du film sont là pour faire de ce long-métrage une sorte de conte teinté de multiples références. Le loup impose la référence aux contes, mais la référence biblique évidemment fait de Lazzaro un avatar de Lazare dès qu’il « revient à la vie » plusieurs années après sa chute,sans négliger le caractère presque voltairien de Lazzaro, Candide moderne bien sûr qui livre une satire féroce d’une société sans pitié. Vous l’aurez donc compris ce film oblige le spectateur à lâcher prise avec la rationalité, avec la logique, Lazzaro nous emmène dans un monde à la fois cruel, violent et magique aussi. On peut regretter qu’un tel film soit parfois difficile à décrypter… si tant est qu’il faille à tout prix le décrypter ! Alice Rohrwacher cherche davantage à nous envoûter grâce à de superbes images et grâce évidemment à un héros atypique d’une beauté hypnotique...
2019/03/14 18:53 #2018-heureux-comme-lazzaro-78
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
CALYPSO
Critique du film : Lazzaro Felice (en français Heureux comme Lazzaro)
Naïf. Voici comment est perçu le personnage principal Lazzaro, aux yeux de tous. Exploité par les habitants de son village -eux-mêmes exploités par la Marquise Alfonsina de Luna- il est la personne qui paraît invisible aux yeux de tous hormis quand on a besoin de lui, ce qui arrive très fréquemment. Le petit village reculé dans la montagne italienne est comme dit plus haut, sous le joug de la Marquise mais exploité illégalement. Pourquoi une marquise paierait « son petit personnel » selon ses mots ? Ce n’est qu’une petite cinquantaine de personnes ! De plus des paysans. Suite à une énième visite du sbire de celle-ci, les paysans se retrouvent une fois encore couverts de dettes. Au même moment la Marquise va emménager avec son fils en pleine rébellion près d’eux dans leur demeure. Le fils Tancredi, grand blond platine contrastant avec le physique plus trapu et naturel du brun Lazzaro, va se lier d’amitié avec celui-ci. Amitié qui sera au bord du flirt selon mon avis. Comment Lazzaro va réagir face à la différence de monde dans laquelle vit son nouvel ami ? Comment la Marquise va percevoir cette amitié naissante ? Comment les paysans vont régler leurs dettes ?
La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher a été récompensée pour son film Lazzaro Felice, avec le Prix du Scénario du Festival de Cannes en 2018. Précédemment son film Les Merveilles avait été aussi récompensé par le Grand Prix au Festival de Cannes. Elle signe ici un drame inspiré de faits réels, traitant l’exploitation de paysans dans les années 80. Elle y ajoute un soupçon de mythe lazaréen, qui laisse augurer dès le début du film la future résurrection du personnage éponyme. Le film parle de faits d’autant plus graves qu’ils ont lieu de nos jours dans un pays européen, à côté de nous..mais sur un mode poétique avec des plans d’une grande délicatesse.. quitte parfois à manquer de dynamisme. Deux heures de film plutôt lent comme si le temps était suspendu autour de l’ellipse centrale de la chute du personnage. On chute un peu avec le personnage et on renaît avec lui dans une seconde partie de film formellement antithétique de la première… Tout ça au rythme d’une langue italienne virevoltante et chantante. Resteront gravés dans la mémoire du spectateur les magnifiques paysages de la campagne italienne et le visage angélique et innocent du jeune comédien découvert par Alice Rohrwacher : Adriano Tardiolo.
Le film peut aussi être vu si on veut réfléchir sur la condition de l’homme dans la société. Ce n’est pas un film à regarder un vendredi soir en sortant du boulot pour décompresser ou lors d’une sortie en famille.
2019/03/14 21:36 #2018-heureux-comme-lazzaro-79
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
« Heureux comme Lazzaro » est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwacher qui se réalise en deux parties avec une histoire , qui réactive le pouvoir de la fable mais qui reste comme même trop nébuleuse pour nous convaincre. Au début du film nous sommes plongés dans une nuit épaisse. Des hommes s’approchent d’une maison et se mettent a chanter une sérénade puis à l’intérieur de la maison, il y a une famille mais la caméra préfère attendre le lever du jour pour pouvoir visiter la baraque décrépie. Cette maison se trouve dans une Italie où tout est pauvre, insouciant et où cette drôle de colonie survit et se tient à l’écart du monde entier. Entre la poésie bucolique et le comique populaire, on s’intéresse alors au personnage principal nommé Lazzaro, un jeune paysan avec une bonté exceptionnelle, muet et travaillant aux champs et qui traverse des paysages édéniques. La vie des autres paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour abusent de la bonté de Lazzaro. Mais Lazzaro reste toujours à l’écart du monde et habite en haute montagne très loin de tous les autres paysans. La marquise, Alfonsina de Luna, règne sur cette terre. Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne. Mais brutalement, Lazzaro meurt en tombant d’une haute falaise et à son réveil il découvre que tout le monde est parti, au fil du temps, le servage à été aboli, la famille a vieilli et les anciens paysans se nourrissent désormais en fouillant les poubelles. Bizarrement, seul Lazzaro n’a pas changé, il est l’incarnation éternelle du rêve et de l’imaginaire dans une société devenue stérile. En basculant dans le futur, ce film devient un manifeste exagéré sur la décroissance et le style pseudo-documentaire à remplacé la clarté lumineuse du début.

Lilia 1L
2019/03/14 22:32 #2018-heureux-comme-lazzaro-80
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Heureux comme Lazzaro

Ce film d'Alice Rohrwacher montre les différences de niveau de vie entre les gens les plus pauvres et les plus riches qui ont tout le pouvoir et qui se permettent d'exploiter les personnes d'une classe sociale inférieure. Malgré le mauvais côté de la société, la réalisatrice image la bonté humaine avec le personnage principal qui est au service des autres et le fait de bonne foi. Malheureusement ce jeune homme est le plus serviable mais aussi le plus exploité par sa famille, elle-même exploitée par la marquise qui leur cache la véritable vie pour ne pas les payer, va tomber d'une falaise lorsqu'il aide Tancredi à se cacher pour échapper à sa mère. Une amitié va débuter entre les deux jeunes hommes, qui lors d'une marche vont être séparés. Au réveil de la chute qu'il a fait d'un colline, Lazzaro va trouver deux hommes qui cambriolent son ancien lieu de vie. Ces hommes vont l'accompagner jusqu'en ville où il va retrouver sa sœur. Il va donc être envoyé dans la société actuelle, sans comprendre ce qui est arrivé. Etant un film relativement long, la fatigue se fait ressentir lors de la fin, ce qui entraîne une incompréhension du changement entre le moment de sa chute puis son réveil. Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé après sa chute jusqu'au moment où il se réveille. Aucune raison n'est mentionnée pour pouvoir comprendre pourquoi toutes les personnes avec qui il vivait plus jeune n'habitent plus dans la ferme, que s'est-il passé suite à l'arrivée de la marquise ? Ce fait est légèrement éclairci quand il arrive chez sa sœur.


Marion 1L
2019/03/14 22:39 #2018-heureux-comme-lazzaro-81
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Heureux comme Lazzaro, critique de Rose

En pleine campagne Italienne, des paysans exploités illégalement vivent comme à l'époque féodale en pensant être les serfs de la Marquise Alfonsina de Luna. Dans ce milieu, Lazzaro, un jeune paysan de l'Inviolata est lui-même exploité par les siens mais un bouleversement va changer leur vie.
La finesse et la délicatesse de la réalisatrice déjà probantes dans Les Merveilles ne se démentent pas dans ce nouvel opus d’ Alice Rohrwacher.
Les premières images nous plongent dans un temps imprécis, incertain et inconnu puis progressivement, quelques indices se glissent dans le décor comme les habits des paysans puis l'arrivée des « exploiteurs » nous dévoile des éléments modernes avec le téléphone. La caméra super 6 de pellicule amplifie ce côté « vintage » et façonne un aspect plus authentique. Elle apporte également un réalisme doux avec une manière de filmer plus humaine, joliment imprécise souvent avec des plans en caméra portée. La caméra est en continuel mouvement créant une vision libre grâce au travelling.
Lazzaro, le personnage éponyme, mystérieux mais d’une naïveté implacable reste malgré tout subtil dans sa douceur et incarne la pureté et la bonté perdues de notre humanité. Le spectateur est souvent perplexe devant ce protagoniste inhabituel qui remet en question les codes cinématographiques communs car on ne peut s'identifier à lui ni même le comprendre ce qui en fait sa beauté. Cela est d'autant plus accentué par la prise de vue objective. Sa présence subjugue ainsi le public grâce à une abstraction inexplicable et hypnotisante du jeune homme.
Le paysan forme un étonnant et improbable duo avec le fils de la marquise, Tancredi tantôt dur, tantôt attentionné envers le jeune homme naïf qui s'attache à cet héritier de l'exploitation, naturellement et de façon désintéressée.
La découverte de l'exploitation de cette population est l'élément qui coupe le film en deux parties où le monde médiéval et rural se transforme en monde moderne et citadin. Lazzaro est le lien entre ses deux temps en se réveillant des années après sa chute d’une falaise, inchangé, comparable au ressuscité Lazare. Autour de lui, tous ont évolué, changé en fonction de leur milieu. Il est l'ange impuissant, présent mais toujours inconscient de la réalité. Le film ne porte pas de jugement entre les deux mondes dans lesquels Lazzaro se retrouve plongé, mais seulement un témoignage sous forme de conte inspiré d'une histoire vraie voulant dénoncer l'exclusion de ces gens qui passent d’ une misère à l’autre. Le regard seul de Lazzaro, sa présence auprès de tous ces miséreux, instille une véritable lumière, une douceur qui contaminent personnages et spectateurs.
Cette poésie n'aurait pas eu lieu sans un choix d'acteurs très inspiré : la personnage de Lazzaro sans casting, dans une école est une véritable trouvaille - Adriano Tardiolo habite littéralement le rôle de Lazzaro grâce à son humilité et sa finesse naturelles et touchantes. Luca Chikovani (Tancredi) par son charisme, permet de rendre le scénario plus étrange et décalé. Quant à Alba Rohrwacher(Antonia adulte) elle confère de la grâce à son personnage. Sergi Lopez (Ultimo) donne la vitalité et l'humour... ainsi chaque acteur quel que soit son rôle est une clé à la réussite de ce projet.
Ce conte est également une critique sociale qui laisse planer un parfum d'espoir empreint d’ une mélancolie enchanteresse et réaliste. Des problématiques modernes telles que l'esclavage de migrants dans une exploitation de tomates en Italie à l'heure actuelle nous viennent à l’esprit en même temps qu’on se laisse porter par la leçon de cinéma éminemment poétique d’Alice Rohrwacher qui nous livre ici encore une autre de ses Merveilles dont elle a le secret. Le cinéma n'a t-il pas pour but de nous emporter, faire rêver, interpeller, surprendre, faire réfléchir et remettre en question ?
2019/03/15 11:46 #2018-heureux-comme-lazzaro-82
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Le film Lazzaro retrace l’histoire du personnage éponyme, Lazzaro, un jeune paysan, qui n’a peur de rien. C’est un être unique qui se caractérise par sa naïveté et sa gentillesse. C’est un personnage généreux avec les autres car il veut faire le bien autour de lui. Il ne craint pas d’être moqué ni même jugé. Nous avons trouvé ce film émouvant par le portrait qu’il dessine de ce personnage attachant. Ce n’est pas un film réaliste mais il fait place à l’imaginaire comme dans la scène où Lazzaro tombe du haut de la falaise et se relève des années plus tard, il passe de l’ancien monde au nouveau. Il est comme miraculé. Si Lazzaro est oublié de tous, son personnage est bien présent dans le film et nous avons bien aimé l'acteur qui l'incarne. Les aspects politiques du film, sur les inégalités en Italie, nous ont semblé compliqués mais nous avons trouvé le film plutôt original, un peu comme un conte qui porterait un regard toujours tendre sur son héros.
May-Lynn Halsema et Maëlys Javelaud (Lycée Paul Eluard – St-Junien)
2019/03/15 15:11 #2018-heureux-comme-lazzaro-83
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
La pureté : défaut ou qualité ?




Lazzaro, un jeune paysan d’un bonté exceptionnelle, vit à l’Inviolata, un petit groupe de maisons à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans semble inchangée depuis toujours : ils sont exploités, réduits à l’état de serfs. Eux aussi, abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, ce dernier se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise, une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro dans notre monde moderne.
Dans ce film, il y a beaucoup de sujets qui se confrontent : la religion, la résurrection (contraste : passé-présent), l’exploitation et la pureté. Nous allons nous focaliser sur cette dernière. Lazzaro est serviable et pur. A la fin des années 1990, dans la première partie du film, bien qu’il soit exploité par la marquise mais aussi par les villageois de l’Inviolata, sa capacité à ne rien contester quand on lui donne des tâches à faire le rend beau aux yeux du spectateur. A notre époque, ces qualités ne valent plus rien : les gens ne pensent qu’à eux et ne sont, d’une certaines façon, plus purs. Ils ne cherchent plus à aider leur prochain. On remarque qu’il se sent davantage chez lui dans le temps où il était réduit à l’esclavage plutôt que dans un monde où il peut être autonome et s’occuper que de lui. J’ai adoré l’image de Lazzaro, de son âme pure qui ne trouve pas sa place dans notre monde. J’ai aussi beaucoup aimé qu’il soit comparé au loup qui cherche son chemin en vain, observant le monde et sa cruauté quotidienne.
Melynda, lycée Gambetta de Tourcoing
2019/03/15 15:28 #2018-heureux-comme-lazzaro-84
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
Le film Heureux comme Lazzaro de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher est difficile à comprendre. Il a un aspect assez étrange.
Dans une premier temps, on voit une opposition entre une famille pauvre d'agriculteurs et la marquise Alfonsina des Lunaune, propriétaire des terres qu’ils cultivent avec des méthodes peu modernes. On comprend qu’ils sont exploités par l’aristocrate qui les laisse vivre dans des conditions précaires. Mais ces paysans utilisent eux-même la bonté exceptionnelle du naïf Lazzaro.
Je trouve intéressant le fait que Lazzaro se lie d'amitié avec le fils de la marquise, un jeune pseudo-rebelle. Suite à un incident, Lazzaro meurt mais ressuscite à notre époque. La seconde partie est celle que je préfère. On retrouve les paysans dans notre monde et on découvre les injustices quotidiennes de l'Italie : les
inégalités, les problèmes financiers, la pauvreté...
J’ai aimé ce film fantastique mais pourtant si réaliste.
Sophie, Lycée Gambetta de Tourcoing
2019/03/15 23:58 #2018-heureux-comme-lazzaro-85
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Heureux comme Lazzaro

Heureux comme Lazzaro est un film d’Alice Rohwacher.
Le film a pour héros un jeune homme prénommé Lazzaro, il est issu d'une famille de paysans. Ils vivent à l'Inviolata, qui comme son nom l’indique est un hameau resté à l'écart du monde moderne et dominé par la marquise De Luna. La marquise De Luna est une femme riche, elle exploite des paysans qui cultivent le tabac.
Elle a réussi à les maintenir au statut d’esclaves en les isolant et les maintenant comme au Moyen-âge, ils travaillent pour elle en échange de nourriture. L’exploitation de l’homme par l’homme est ainsi le thème central du film où les rapports entre les hommes sont des rapports de domination.
La marquise exploite les paysans, les paysans exploitent Lazzaro figure candide et naïve du film, quasi christique, dont la gentillesse et la bonté sont sans limite.
C'est un jeune homme simplet, il ne dit jamais non et ne se rend pas compte qu'il se fait exploiter par les membres de sa famille. Lazzaro est aussi travailleur, fort, droit, honnête. En lui, il n'y a aucune agressivité, aucune colère, il est lunaire, on a l'impression qu'il est dans son paradis et qu’il est le seul personnage du film à être heureux car son but n’est pas de recevoir mais de donner. Le film nous rappelle sans cesse que la richesse n’est pas la richesse matérielle.
Lazzaro noue une amitié étrange avec le fils de la marquise, Tancredi qui simule son propre enlèvement et demande de l’aide à Lazzaro. Cette amitié va pousser Lazzaro à faire des choses incroyables.Ce dernier chute d’une falaise, on le croit mort, il ressuscite tout comme Lazzare dans la bible car Lazzaro est un saint.
Dans ce film, la dimension mystique est indéniable, les allusions à la Bible sont nombreuses comme ce passage où les paysans doivent traverser la rivière qui évoque Moise conduisant son peuple.
Ce film a aussi la forme d’un conte construit sur des dualités : la vie de Lazzaro avant sa chute à la campagne et sa vie dans le monde moderne quand il ressuscite environ 20 ans plus tard, le bien, le mal, les pauvres d’un côté, les riches de l'autre, la campagne et la ville.
Ce film aux notes fantastiques utilise la figure du loup qui inspire la peur et la liberté mais qui nous rappelle aussi que l’homme est un loup pour l’homme et Lazzaro est en ce sens un film social.
Finalement, les paysans libérés de leur bourreau (la marquise) vivent dans un bidonville au sens propre comme au sens figuré et ils vivent moins bien que lorsqu’ils étaient esclaves à la campagne, c’est tout le paradoxe du film. La ville est un enfer pour ceux qui n’ont rien, c’est aussi ce que le film dénonce.

Une scène d'ailleurs choquante concerne les migrants dont le salaire est négocié aux enchères ou quand les paysans sont invités chez Tancredi. Pour ne pas arriver les mains vides, ils achètent les pâtisseries les plus chères de la ville alors qu’ils n’ont rien. Arrivés chez Tancredi, ce dernier refuse de les recevoir et sa soeur s’empare quand même des pâtisseries.
Certes, Lazzaro est un film pessimiste qui refuse l’espoir d’un monde meilleur avec moins d’inégalités sociales, mais il y est aussi envahi d'optimisme incarné par le visage candide de Lazzaro qui nous invite à nous détacher du matériel et à donner pour être heureux.
Léa Faury, seconde professionnelle Cuisine LP Atlantique , Royan
2019/03/17 10:00 #2018-heureux-comme-lazzaro-86
Lycée Europe, Reims, académie de Reims
Faut-il être naïf pour être heureux ? Lazzaro nous rappelle Candide dans sa naïveté mais il a une sorte d’aptitude au bonheur que l’on envie…
Si les références à l’évangile (Lazzare, béatitudes, résurrection, personnage christique…) sont difficiles à contester, le film pose de nombreuses questions et il est difficile d’en choisir une.
On n’a jamais été aussi malheureux (cf consommation de psychotropes, sentiment général d’insatisfaction, syndrome « gilet jaune » décliné dans de nombreuses variations…) depuis que le bonheur individuel est devenu une obsession envahissante au point de devenir oppressante dans la vie des gens.
Et si le malheur venait surtout de l’illusion qu’on serait heureux en pensant d’abord à soi ?
L’oubli de soi dont Lazzaro fait preuve lui permet de se concentrer sur le bien des autres qui finit par être mutuel.
Là encore, La bienveillance rend miraculeusement heureux. Inversement, la cupidité, l’inhumanité et l’egoisme des autres personnages les rendent malheureux.
Et si on règlait les problèmes contemporains (émigration, paupérisation, conflits, pollution…) en réintroduisant l’altruisme dans nos modes de vie ? On ne peut s’empêcher de penser que les fantasmes égalitaires, le matérialisme, la démocratisation du confort ont un prix fort, celui d’exclure le don, l’effort et le sacrifice.
Ce conte mystique a un défaut : il sous-entend que tout est de pire en pire et nous ne pensons pas cela. Cependant il pose des questions intéressantes sur l’humanité et l’humanisme contemporains.
Classe de terminale Bac Professionnel esthétique
2019/03/17 21:22 #2018-heureux-comme-lazzaro-87
Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-eaux, académie de Rouen
Alors aujourd'hui nous allons parler d'un autre film que nous avons pu voir, comme vous avez pu lire le titre, "Heureux comme Lazzaro".

Petit résumé : ce film se déroule dans les montagnes, dans un village perdu et oublié de tous. Là, vit dans le plus grand secret, une grande communauté tenue en esclavage. Lazzaro est le jeune homme le plus humble et docile de tous. Tancredi, le fils de leur "maîtresse", débarque et tente de semer le trouble dans le petit groupe de villageois en simulant son enlèvement et en se servant de la naïveté de Lazzaro. La fille du contremaître qui s'inquiète de la disparition de Tancredi, dont elle est tombée amoureuse, appelle les secours. Ceux-ci découvrent, alors, avec surprise, le mode de vie passéiste de ces personnes, et décident de les sortir de cette emprise. Seul Lazzaro, qui a chuté d'une falaise, reste sur place. Il se réveillera longtemps après et découvrira que le monde a continué de vieillir. C'est pourquoi lorsqu'il va en ville et retrouve quelques uns des membres de sa famille, tous ont vieilli, sauf lui, resté aussi jeune que lors de sa chute. En reconnaissant par hasard, dans la rue, Ercole, le chien de Tancredi, il retrouve son vieil ami mais celui-ci profite encore de sa bonté. Il invite Lazzaro et sa famille chez lui à déjeuner. N'ayant pas les moyens, ils prennent dans leurs économies pour acheter des pâtisseries d'un grand pâtissier. Seulement, une fois chez Tancredi, l’accueil qui leur est fait par la fille du contremaître, devenue la femme de Tancredi, les refroidit. Elle leur dit que son mari ne les a pas invité et c'est avec culot qu'elle leur demande de garder les pâtisseries. Après quelques mensonges de plus de la part de Tancredi, des événements étranges vont suivre le malheureux Lazzaro...

Nos impressions:

Tout d'abord, nous avons beaucoup aimé ! Ce film nous a transmis beaucoup d'émotions car on pouvait ressentir que Lazzaro faisait tout son travail pour faire plaisir à sa famille et leur épargner de la peine. Pour bien faire, même malade, il travaillait sans se plaindre. Nous avons beaucoup apprécié la comparaison entre Lazzaro et le loup.
Ils ont beaucoup de points communs : rejetés, seuls, avec une grande force d'esprit. Nous avons également trouvé que le casting pour le personnage de Lazzaro était SUPER MÉGA bien fait ! Sa petite tête d'ange, naïve et enfantine nous a fait littéralement craquer !

Et l'Italie...ce pays magnifique et ses paysages somptueux, nous a émerveillé au début du film (à la fin c'est pas trop ça...) . Le montage, fait des couleurs ternes, se marie très bien aussi à l'histoire et aux émotions qu'ont peut ressentir.

Lors de la chute de Lazzaro, le Loup épargne Lazzaro et cela nous a interrogé : était-ce parce que le loup considère Lazzaro comme un des siens ?

En revanche l'attitude de Trancredi nous a énormément déplu, et ce, du début jusqu’à la fin du film. Un personnage fourbe et lâche !

Nous avons ressenti beaucoup de peine, de pitié et de colère lorsque Lazzaro est tombé malade et que personne ne voulait de lui dans sa chambre pour qu'il se repose. Ce jeune homme gentil avec tous était rejeté des personnes pour lesquelles il essayait de faire de son mieux ( tout comme le Loup, il est rejeté).

Tout au long du film, une grosse injustice envers Lazzaro s'est fait sentir, et cela nous a fait beaucoup de peine (il faut dire qu'il est tellement mignon et attendrissant !!).

Merci de nous avoir RE-lus, en espérant que cette deuxième critique vous aura plu (encore une fois).

Léa, Alexia et Césarine.
2019/03/18 09:02 #2018-heureux-comme-lazzaro-88
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Un silence mélodieux
Dans le tourbillon des tournesols émeraude

Surprend les amoureux



Un silence mélodieux

Caresse les montagnes arides et dorées

Vers le loup valeureux



Un chant vagabond

D'un paysan, d'une vieille chapelle isolée

Se répand à l'horizon



Un chant vagabond

Sur les routes terreuses, les rails d'exode

Souffle son chant d'abandon



Un jeune garçon symbole de foi

Parcourt le temps

Entre deux mondes libres ...et dépendants à la fois


Adèle Ehlinger TL
2019/03/18 22:07 #2018-heureux-comme-lazzaro-89
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
"Heureux comme Lazzaro" : critique de la société ou rêve ?

"Heureux comme Lazzaro" ou "Lazzaro Felice", est un film dramatique italien réalisé par Alice Rohrwracher en 2018. Ce film nous raconte l'histoire de Lazzaro, interprété par Adriano Tardiolo, et sa famille de paysans qui vivent reclus du monde et qui se font exploiter par une riche famille. Lazzaro se lie d'amitié avec l'enfant de la famille, Tancredi, incarné par Luca Chikovani, et finit par l'aider à planifier son enlèvement. Mais Lazzaro est tombé de la falaise durant l'enlèvement et il finira par se réveiller et se rendra compte qu'il est resté trente ans inconscient et que sa famille n'est plus là.
D'abord, le film dispose, du moins dans sa première partie, de splendide paysages. La campagne du centre de l'Italie est vraiment superbe et donne une ambiance, un cachet au film. Mais le film souffre d'un trop grand manque de continuité dans son histoire, son récit n'est pas facile à suivre. Son rythme est également très lent et il ne raconte pas grand chose, si ce n'est un morceau de la vie de cette famille. Nous pourrions penser alors que le film n'est qu'un conte pour une critique de la société : toutes les personnes que nous croisons sont des voleurs, des menteurs, des arnaqueurs, des opportunistes ou des personnes cruelles. La critique manque selon moi de subtilité et de nuance, à croire que tout le monde méprise les gens dans le besoin. J'ai également du mal à apprécier le héros, Lazzaro est un jeune paysan simple et naïf. Il est profondément bon, cela ne fait aucun doute, mais il ne s'exprime pas, il ne donne son avis sur rien, il ne montre aucun sentiment ou personnalité : il semble vide de toute vie.
De plus, nous pouvons nous poser la question suivante : pourquoi « Heureux comme Lazzaro » ? Ce dernier ne semble certes pas détester sa vie, passée ou présente, mais comme nous l’avons dit précédemment, il ne s'exprime jamais. Je pense qu'il s'agit d'une référence au verset 5.3 de la Bible selon Matthieu : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! », cependant cette référence est trop obscure. Toujours dans les références bibliques, Lazzaro est lié au personnage de Lazare. Dans le film, après sa chute de la falaise, Lazzaro se réveille trente ans après se qui aurait dû être une chute mortelle comme si de rien n'était, à l'image de Lazare qui ressuscite dans la Bible. Également, le loup qui apparaît à Lazzaro semble être une métaphore de la vie : quand Lazzaro rouvre les yeux après sa chute, le loup est là, la vie est là, et une fois qu'il a été battu dans la banque, le loup s'en va, la vie s'en va, la vie s'échappe. Le loup peut être cependant interprété d'une autre manière, animal rêvé, fantastique. Avec les lieux choisis en effet, avec la manière avec laquelle est conté le récit, son aspect surnaturel, tout semble nous renvoyer à un monde onirique, tout se passe comme si nous rêvions. Ceci expliquerait pourquoi le monde de ce film est si étrange, pourquoi ce loup est présent et pourquoi Lazzaro est si vide : cette inaction venant du fait que nous sommes impuissants dans nos rêves. Cette impuissance, comme l’ensemble du film, nous a cependant laissé trop souvent perplexes.
2019/04/01 15:03 #2018-heureux-comme-lazzaro-90
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Lazzaro
Les incohérences sont nombreuses dans ce film.
Le personnage principal , Lazzaro, fait une chute plutôt mortelle et il se réveille quelques années plus tard sans avoir vieilli alors que les autres villageois sont devenus vieux, notamment le fils de la comtesse , Tancredi.
Même le chien de celui-ci, Ercole, est toujours en vie alors qu’il devrait être mort de vieillesse.
De plus, Lazzaro semble insensible au froid.
D’autres incohérences :
• une grand-mère qui, au début du film, ne pouvait pas marcher, peut se déplacer à la fin de l’histoire.
• Pippo, jeune garçon au début du film, cambriole plus tard la maison de la comtesse mais ne la reconnait pas, comme il ne reconnait pas Lazzaro.
• Enfin, lorsque les villageois sont chassés par des sœurs de l’église dans laquelle ils sont entrés, ils emportent avec eux la musique jouée par l’organiste.
Pour finir… il y a un loup solitaire dans la ville et je ne comprends pas trop pourquoi il est là.
Enzo Milon
2019/04/01 16:40 #2018-heureux-comme-lazzaro-91
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Temps suspendu et temps trop vite passé
Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle, vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina De Luna. C’est un jeune paysan si bon qu’on le croit simple d’esprit.
La vie des paysans est inchangée depuis toujours ; ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro.
Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la Marquise, un jeune noble arrogant qui s’ennuie à l’Inviolata.
Leur amitié se scelle quand Tancredi, par jeu, organise son propre enlèvement et demande son aide à Lazzaro. Cette relation sincère et joyeuse est une révélation pour Lazzaro.
Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne, à la recherche de Tancredi.
J’ai bien aimé l’histoire de Lazzaro et de sa gentillesse. Il ne dit jamais non à ce qu’on lui demande. Il ne dit jamais non et même, quelquefois, c’est lui qui propose son aide notamment pour le passage du café offert aux filles.
Il ne se rend malheureusement pas compte qu’on profite de son bien et qu’on se moque de lui.
La façon dont les gens traitent Lazzaro est écœurante. Alors qu’il offre de la gentillesse, les gens ne cherchent qu’à profiter de lui, de ses biens, de sa force et à l’exploiter tout comme ils se font exploités eux-aussi par la marquise.
Je n’ai pas aimé non plus l’irrespect dont il est victime.
J’ai été gêné par des incohérences comme par exemple sa chute et le fait qu’il se réveille environ 15 ans plus tard, sans blessures et en ayant toujours le même âge. On devine que le temps a passé car la marquise est partie et le fils d’Antonia a grandi.
Un autre exemple d’incohérence est le phénomène de la musique dans l’Eglise. On refuse l’entrée à Lazzaro et son groupe de celle-ci et la musique sort de l’Eglise avec eux, comme si Dieu la quittait.
Il y a aussi le fait que Pippo cambriole la maison de la marquise sans la reconnaitre alors qu’il y a grandi à l’Inviolata.
La présence d’Ercole après tant d’années est impossible. Tout comme la présence du loup dans la banque.
Le film se termine par la seconde mort de Lazzaro. Mais peut-être était-il déjà mort dans sa chute et que le loup l’a ramené à la vie ? Peut-être que Lazzaro est ce loup finalement car il est tout seul dans ses montagnes comme lui.
Mmadi Adnane
2019/04/01 16:53 #2018-heureux-comme-lazzaro-92
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Le titre du film est « Heureux comme Lazzaro ».
Le film parle d’un village isolé du monde réel qui s’appelle l’Inviolata. Ce film raconte la vie des paysans et leurs conditions de travail. Ils travaillent dans les champs de tabac de leur patronne, la marquise du Tabac. Ils travaillent dur mais surtout gratuitement, profitant de leur crédulité et de leur méconnaissance du monde. D’ailleurs, ils en sont coupés.
Il y a un homme parmi les paysans. Son comportement est particulier. En effet, il ne voit pas le mal chez les autres et ils en profitent tous pour l’exploiter.
Cet homme c’est le héros du film, Lazzaro.
Ce film m’a plu en partie. La première moitié du film est claire : elle raconte la vie des paysans et leur statut d’esclave mais la seconde partie est très étrange car elle a un sens caché. Cette partie décalée commence avec la chute de Lazzaro, quand il se relève après environ 15 ans.
De même, la musique qui sort de l’église et accompagne les paysans ou bien un loup solitaire qui se promène dans la ville donnent une autre tonalité au film.
Malgré ces incohérences qui m’ont déstabilisé, le film était bien.
Abid Mohamed
2019/04/02 17:31 #2018-heureux-comme-lazzaro-93
Lycée PRO Hippolyte Fontaine, Dijon, académie de Dijon
Heureux comme Lazzaro, (A. ROHRWACHER)

Il était une fois une réalisatrice qui voulait dénoncer l’exploitation de l’homme par l’homme. Dans une Italie contemporaine, on découvre une marquise, Alfonsina de Luna, qui exploite la population d’un village coupé de tout, l’Inviolata. Lazzaro, le jeune simplet du village, se fait exploiter par l’ensemble de la communauté de l’Inviolata. Il devient ami avec le fils de la marquise, Tancredi. L’équilibre du village est rapidement mis à mal par la découverte de la communauté par l’armée italienne. L’Inviolata est contraint d’être détruit pour empêcher les paysans d’y vivre. Les villageois sont déplacés vers la ville et pris en charge par les organismes d’Etat. Lazzaro et Tancredi se perdent de vue. Arriveront-ils à se retrouver ?



Cette fable urbaine pose la question de la communauté des hommes, de sa hiérarchie, de l’acceptation des règles de vie communes et, plus largement, de la société contemporaine. Avec beaucoup de justesse, la réalisatrice peint le portrait d’un homme, Lazzaro, auquel le spectateur s’attache avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Ce personnage, dont le nom fait référence à Saint-Lazare et à sa résurrection, ne semble pas vieillir, ni être soumis aux besoins humains de bas (manger et dormir). Quelque chose de saint se dégage du « felice Lazzaro », ne serait-ce que dans la manière avec laquelle il est filmé, comme si une bonne étoile le protégeait. Le mystère reste entier autour de ce jeune homme sur lequel le temps de semble pas passer.

Thomas CHANTEGRET et Théo GIGER, 2ELC2
2019/04/10 18:58 #2018-heureux-comme-lazzaro-94
Lycée Victor Hugo, Marseille, académie de Aix Marseille
Lazzaro : un garçon naïf et généreux. Ce jeune homme habite dans un village indéterminé : l’Inviolata, situé en Italie….

Les habitants d’une petite communauté non nommée, sont exploités par une marquise.
Ils cultivent des feuilles de tabac pour le compte de cette dernière. L’exploitation par les plus puissants, « l’esclavagisme » par l’ignorance, sont le moteur de cette première partie de film. Lazzaro, personnage naïf et bienveillant vit au sein de cette communauté visiblement aimante, solidaire.
Les journées sont rythmées par une ambiance bon enfant durant lesquelles les personnages de ce film portés par un élan de solidarité travaillent ensemble et, jouissent secrètement d’un appétit de révolte. Le fils de la Marquise, lui aussi conscient de la supercherie de sa mère, se révolte en fuguant dans la nature. Il rencontre Lazzaro, qui lui offre son refuge, son amitié, sa confiance, son innocence...
Un jour, Lazzaro chute.
La seconde partie du film commence alors. Des gendarmes alertés par l’enlèvement du fils de la Marquise arrive au hameau.
Ils constatent l’escroquerie de la marquise, procèdent à l’évacuation de l’Inviolata. Une nouvelle vie commence alors.
Lazzaro, tombé de la falaise, alors qu’il semblait être mort, se réveille. (On comprend alors l’importance de son nom « Lazzaro » venu sûrement de Lazare qui dans l’évangile se voit ressuscité par Jésus.) Ce réveil marque un passage vers un nouveau monde, au sens littérale et philosophique du terme, puisqu’un loup apparaît, venu de nulle part, qui flaire Lazzaro blessé et l’épargne. Quelle est cette étrange apparition ?
Suit une série de scènes plus ou moins surréalistes dans lesquelles Lazzaro, se meut dans une pseudo réalité, qui le conduit dans une ville sans nom où il retrouve son clan, vieilli et vivant de menus larcins.

C’est étonnant et surprenant que Lazzaro, parvienne à retrouver cette famille.
Dès lors se pose la question de l’enjeu du film : un scenario qui relève de l’ordinaire : une communauté, un pouvoir, une société partagée ou bien, un film philosophique : dans lequel un personnage d’une grande candeur qui se présente comme un ange protège dans l’absolu une famille soumise aux lois d’une politique marchande de la mondialisation ?

Ce film nous fait penser à Candide, personnage éponyme du conte philosophique de Voltaire écrit en 1758. Par la naïveté que reflète Lazzaro dans tout ce qu’il entreprend et l’idée d’un retour à l’Inviolata pour y cultiver « un jardin », mais aussi par la forme des retrouvailles avec ses compères d’aventures. Ces éléments font de ce film, sorti en septembre 2018, une œuvre passionnante et merveilleuse.





2019/04/12 17:37 #2018-heureux-comme-lazzaro-95
Lycée PRO Edouard Branly, Châtellerault, académie de Poitiers
Lazzaro

L’imbécile heureux

Lazzaro est un nigaud les bras ballant qui obéit aveuglément aux ordres que lui donnent les autres paysans abusant de sa bonté naturelle. La petite communauté vit coupée du monde dans le sud de l’Italie, sous la domination sans scrupule de la marquise Alfonsina de Luna.
Dans le nouveau testament Lazare est un personnage d’une grande bonté proche de Jésus qui aurait ressuscité quatre jours après sa mort.
Le film d’Alice Rohrwacher a été tourné en Super 16 ce qui lui donne un aspect vintage, intemporel. Le film a reçu le Prix du Scénario au festival de Cannes en 2018.
Un geste d’amour mettra fin à l’esclavage moderne des paysans les renvoyant à leur misère dans une banlieue urbaine. Et le film pause la question dérangeante ; vaut-il mieux vivre libre sans avenir que prisonnier sans avenir non plus mais protégé par une vie en communauté et solidaire.
Lazzaro meurt avant d’être libéré et ressuscite des années plus tard sans avoir changé. Cet aspect fantastique du film est bizarre, le loup symbole d’éternité ?
Les tons chauds de l’ été dans la première partie cèdent la place au ton froid et hivernal de la ville dans la seconde.
Reste les magnifiques paysages du sud de l’Italie et l’attachante fable de ce personnage étrange, joué par Adriano Tardiolo, qui jamais ne se fâche.


Par Thomas Sarrazin et Adrien Grolleau T BP RPIP
2019/04/14 20:27 #2018-heureux-comme-lazzaro-96
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
Heureux comme Lazzaro
Un film d’Alice Rohrwacher

Dans un village perdu au milieu des montagnes, le temps s’est figé. Les villageois vivent et travaillent comme des serfs les champs de tabac de la marquise, propriétaire du domaine. Jeune homme simple d’esprit, Lazzaro travaille dur, rend de multiples services et accepte, toujours souriant, les quolibets dont il est l’objet. La cause de cette vie « hors du temps » est dévoilée quand la marquise vient contrôler ses terres, un pont s’est effondré. Faute de réparation, il isole les villageois du reste du pays et les maintient hors de la modernité. Lazzaro se lie d’amitié avec l’extravagant fils de la marquise. IL lui fait découvrir la beauté des montagnes et son refuge dans une grotte. Lors d’une promenade, Lazzaro fait une chute, son ami ne s’en aperçoit pas et le laisse gisant sur le rocher. La modernité fait irruption dans le village quand carabiniers et services sociaux viennent expulser les habitants après la faillite de la marquise.
Vingt ans plus tard, nous retrouvons les paysans dans des habitats précaires entre voies ferrées et usines désaffectées, vivant de larcins et autres activités illégales. Lazzaro se réveille, ressuscite, il n’a pas vieilli. Ne trouvant personne au village, il part en ville et retrouve les villageois, tout aussi misérables à la ville qu’à la campagne.
Ce film est construit autour de deux sauts dans le temps : d’un passé médiéval rural à la vie urbaine actuelle puis un saut de vingt ans entre l’accident de Lazzaro et son réveil. Réels ou métaphoriques, rien ne change, les riches exploitent les pauvres, les pauvres exploitent qui ils peuvent.
L’histoire de Lazzaro relève de la fable. La bonté et la candeur de Lazzaro le préserve dans ce monde cruel.

LPO Langevin-Wallon – Champigny-sur-Marne 94

2019/04/18 10:59 #2018-heureux-comme-lazzaro-97
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
Heureux comme Lazzaro est un film italien sorti en salle le 13 septembre 2018. L'acteur principal, Adriano Tardiolo, interprète Lazzaro, un jeune homme vivant dans une communauté isolée. Cette communauté est maintenue dans l’ignorance du monde afin d’être exploitée par une duchesse. La communauté exploite à son tour Lazzaro en abusant de sa bonté. Durant le film, Lazzaro fait une chute et tombe dans le coma. Celui-ci se réveille une vingtaine d’années plus tard et constate que tout a changé. En effet, la duchesse a été arrêtée et les villageois ont été envoyés dans le monde “moderne” de la ville. Lazzaro reste le même aussi bien physiquement que par son caractère.

Le héros va à son tour à la ville et retrouve certains de ses anciens compagnons, ce qui permet une comparaison entre la vie à la campagne et à la ville et une critique de la société. On constate ainsi que, après une évolution de vingt ans, les rôles sont restés inchangés. Ainsi, Carletto, l'ancien contremaître, donne à présent du travail à des sans-papiers tandis que les anciens villageois sont restés au bas de l'échelle sociale. Le film semble chercher à montrer que chacun est condamné à avoir un rôle dont il ne peut s'échapper.

Leur ancienne vie peut ainsi sembler enviable en comparaison de leur sort dans la seconde partie du film. En effet, ils semblaient plus heureux lorsqu'ils vivaient dans l'ignorance du monde extérieur. Cela se traduit dans la mise en scène par certaines scènes marquantes. On peut remarquer que dans la première partie du film, la nature apparaît luxuriante, comme on peut le constater par exemple lors des scènes de travail dans les champs. Dans ces scènes les plants de tabac sont plus grands que les personnages et la météo est toujours clémente ce qui rend le village semblable à un jardin d'Eden malgré le travail acharné. Le nom de leur domaine l'Inviolata (ce qui signifie intact, inviolé) témoigne du caractère à part, divin, de la propriété. Au contraire, la ville est montrée comme un enfer, où le ciel est rempli de nuages et où les anciens villageois survivent dans un taudis au milieu des rails, dans une lutte individualiste, qui contraste avec la solidarité et l'entraide qui existaient dans la communauté villageoise. Ce qui traduit là encore une critique de la société « moderne », opposée à la société communautaire, proche de la nature et ayant un mode de vie plus simple. Certains personnages étaient même plus heureux à l’Inviolata qu'à la ville, car ils n'avaient pas conscience de leur misère. C'est d'ailleurs ce bonheur simple qu'ils cherchent à retrouver lorsqu'ils retournent à l'Inviolata.

Une autre thématique intéressante du film est son côté surnaturel et religieux, incarné notamment par le personnage de Lazzaro. Celui-ci est en effet présenté comme un saint. Il se dévoue pour les autres sans jamais se plaindre et semble revenir d'entre les morts lorsqu'il se réveille, vingt ans après sa chute (rappelant le personnage biblique duquel il tient son nom). Cet aspect est également visible lorsqu'il emporte la musique sacrée avec lui, après que lui et ses compagnons aient été chassés de l'église. Il incarne ainsi une critique d'une religion hautaine et refusant d'aider les démunis mais également une vision d'un bonheur simple et permanent, car Lazzaro montre en permanence un sourire qui laisse à penser qu'il est toujours heureux, quelque soit la situation dans laquelle il se trouve. Il semble être heureux par le simple fait d'exister.

Par ailleurs, sa mort, lynché par la foule, montre le rejet par la société de sa bonté et de sa générosité. La présence du loup, dans cette scène et dans le film en général, permet d'évoquer un lien particulier entre cet animal et Lazzaro. En effet, ils semblent se répondre (c'est d'ailleurs ce qu'ils font littéralement lorsque Tancredi et Lazzaro sont ensemble). Ils symbolisent ainsi chacun respectivement la gentillesse et la bonté absolue pour l’un et la méchanceté et la crainte absolue pour l’autre ce qui leur vaut d'être solitaires et marginalisés dans le monde ancien de l'Inviolata. Malgré leur isolement respectif, ils semblent chacun plus libre et heureux que les autres protagonistes, proposant un idéal de bonheur solitaire et marginal, qui se révèle être violemment détruit et nié par la société moderne, qui tue Lazzaro (et fait disparaître les loups). Le loup semble donc être plus proche de Lazzaro qu'aucun autre personnage, son alter ego, lui répondant, le réveillant et étant présent au moment de sa mort.


Charles et Louis

Lycée Évariste Galois

2019/04/20 12:12 #2018-heureux-comme-lazzaro-98
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Heureux comme Lazzaro", film italien sorti en 2018, réalisé par Alice Rohrwacher

C'est beau. C'est lent. C'est marrant et triste en même temps.
C'est un jeune homme toujours heureux dans une sorte de village où tout le monde semble heureux.
C'est une comtesse et son fils. Exploitation des pauvres par les riches. Des dominants sur des dominés.
Mais Lazzaro, le dominé qui se lie avec le jeune dominant.
A quelle époque ? Où ? En Italie, sans doute. A une autre époque, peut-être.
Et puis,
c'est la ville, les voitures, le bruit, la saleté.
Toujours la pauvreté. Les gens sont seuls. Des individus isolés.
Y a plus de communauté.
Mais y a toujours ce jeune homme au visage toujours béat.
Y a encore le fils de la comtesse, toujours dominant de ceux qui persistent à rester dominés
Y a toujours Lazzaro un niais qui fait pitié
qui continue à aider, sans rancoeur malgré les coups de pieds.
Lazzaro
On le tue. Il est lynché.
Un loup s'en va. Si c'était lui, où étaient ses dents ?
Lazzaro : Le loup qui ne dévore plus les agneaux, mais donne, pour eux, sa peau.

Critique collective 1STMG2
2019/04/20 12:41 #2018-heureux-comme-lazzaro-99
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Heureux comme Lazzaro"

Nous n'avons pas aimé peut-être parce que nous n'avons pas l'habitude de voir ce genre de film. Notre prof dit que c'est l'intérêt de participer au prix Jean Renoir des lycéens... Voir d'autres films.
Nous, on aime bien les films qui se finissent bien et qu'on peut comprendre un peu.
Avec "Heureux comme Lazzaro", nous avons été gâtés.
Malgré tout ça, nous n'allons pas vous dire de ne pas le voir. Il faudra juste y aller avec quelques clés : celles de la réalisatrice elle-même ; celles du dossier de presse et puis quelques références à la Bible, que nous n'avons pas.

"Heureux comme Lazzaro" fera partie de ces moments qui marqueront notre année de première. Il sera à jamais lié au visage de notre prof de maths qui est mort d'une crise cardiaque fin mars. Il était avec nous. Il était lui aussi toujours souriant, malgré l'ambiance de la classe, nos bavardages et notre manque de travail. Merci M.Bruno Nardin. Heureux comme Bruno.

Manal Benshaimi, Moncef Dhaideh, Enzo Zaatout.
2019/04/21 22:11 #2018-heureux-comme-lazzaro-100
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Heureux comme Lazzaro

Heureux comme Lazzaro est un long métrage en couleur réalisé par Alice Rohrwacher sorti le 7 novembre 2018 en Italie. Il entre dans le genre dramatique et a comme acteurs principaux Adriano Tardiolo (dans le rôle de Lazzaro), Alba Rohrwacher et Agnese Graziani (dans le rôle d' Antonia) ainsi que Tommaso Ragno et Luca Chikovani (dans le rôle de Tancredi). Ce film nous a été présenté en version originale sous-titrée.

L'histoire suit la vie d'un jeune garçon prénommé Lazzaro vivant à l'Inviolata, une vaste propriété de l'Italie rurale spécialisée dans la plantation de tabac appartenant à la marquise Alfonsina de Luna. Lazzaro et cinquante-quatre autres paysans (hommes, femmes et enfants) y sont exploités comme si le lieu avait été coupé du monde et du temps, le jeune homme étant lui-même manipulé par ses semblables, en raison de sa naïveté, il se retrouve donc à exécuter les tâches les plus ingrates. Une amitié étonnante voit le jour lorsque Lazzaro rencontre le fils de la marquise, Tancredi. C'est cette même amitié qui lui sauvera la vie suite à une chute pour la moins spectaculaire et qui le ramènera dans le présent auprès de sa famille. Ce film plein de rebondissements et d'intrigues nous amène à réfléchir sur la condition des Hommes et sur la fugacité du temps.

La réalisatrice, Alice Rohrwacher, a fait d'autres films, notamment Checosamanca (en 2006), Corpo celeste (en 2011) ou encore Les merveilles (en 2014).

Adriano Tardiolo joue avec brio le rôle qui lui est attribué, en donnant à Lazzaro son caractère mystérieux qui empêche le spectateur de cerner le personnage. De son côté, Luca Chikovani joue à la perfection le rôle de l'adolescent type « pourri gâté » qui a contrario permet aux spectateurs de ressentir une forme de mépris à l’égard de Tancredi.

La trame de l'histoire contient beaucoup d'éléments incompréhensibles, seulement certains détails redondants nous sautent aux yeux. Nous pouvons noter l'omniprésence du vent et de l'image du loup qui ont une grande importance dans le scénario. En effet, le vent peut être rattaché au temps, puisqu'il ne fait que passer de façon éphémère et le loup est symbole de la vie car chaque fois que Lazzaro est sur le point de la perdre, le loup apparaît comme un messager de la mort. Seulement, l'incompréhension autour du vieillissement des personnages a l'exception de Lazzaro reste en suspend.

Ce film a des côtés négatifs comme les incompréhensions non-élucidées, la deuxième partie qui nous paraît insipide dès la réapparition de Lazzaro ou encore la mort étrange de ce dernier. Cependant, des côtés positifs peuvent être relevés comme la complexité des personnages, la réflexion sur la condition des Hommes et la fugacité du temps ainsi que l'amitié fondée sur la mixité sociale.

Heureux comme Lazzaro a été nominé neuf fois dont quatre à l'european film awards et cinq fois au festival de Cannes 2018, il a aussi remporté le prix du meilleur scénario au festival de Cannes.

Goujon Alex
Troussicot Fiona


2019/04/21 22:12 #2018-heureux-comme-lazzaro-101
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
HEUREUX COMME LAZZARO
Heureux comme Lazzaro est un drame italien, français, suisse et allemand de 2h07min, réalisé par Alice Rohrwacher et sorti en France le 7 novembre 2018. Les acteurs principaux sont : Adriano Tardiolo, Alba Rohrwacher, Tommaso Ragno et Luca Chikovani .
Lazzaro (Adriano Tardiolo) est un jeune paysan travaillant avec toute sa famille dans une ferme italienne, isolée en pleine montagne, appelée " l'inviolata" . Ces paysans travaillent pour la marquise de La Luna et Lazzaro est l'homme à tout faire de ces fermiers. Lazzaro va se nouer d'amitié avec le fils de marquise, Tancredi (Luca Chikovani), qui se prétend son ami mais qui se sert aussi de lui. Grâce à cette "amitié", Lazzaro va découvrir le monde moderne. Le monde moderne, oui, car la marquise exploite ces hommes et ces femmes, totalement ignorants, comme au Moyen Age . Le temps passe et ses abus sont découverts , c'est alors que Lazzaro et sa famille vont devoir faire face au monde contemporain.
Heureux comme Lazzaro nous transporte dans un cadre temporel inconnu, comme si le temps s'était arrêté. Nous voyons quelques objets modernes chez la marquise qui contrastent avec la ruralité des paysans, ce qui peut destabiliser. De plus, les images sont filmées avec des tons orangés, ce qui donne un aspect vieilli en même temps que cela apporte du charme au film. Le charme est aussi présent grâce à l'Italie ensoleillée du début du film et à cette langue qui rappelle la chaleur. Tout au long de l'histoire, le charme va s'estomper pour laisser place à la vie dure de la ville. La musique, qui est classique, a une place importante puisqu'elle accompagne Lazzaro et elle participe à cette ambiance flottante . Heureux comme Lazzaro nous fait perdre nos repères aussi bien temporels que sociaux.
J'ai beaucoup aimé ce film car j'ai trouvé le scénario original. L'ambiance étrange qui se dégage de ce film peut faire décrocher certains spectateurs mais je trouve cette atmosphère unique et cela m'a plu. Je trouve que ce film nous fait réfléchir sur notre société contemporaine mais aussi sur les comportements humains. Nous avons deux personnages totalement contradictoires : la marquise sûre d'elle ayant une soif de pouvoir, riche, qui exploite des personnes et en face Lazzaro, un jeune homme qui découvre la vie et qui semble étonné en permanence et qui remercie tout le monde. Ce personnage est attachant et touchant, il nous fait de la peine mais en même temps nous avons envie de le suivre comme pour panser le mal que lui font les gens sans qu'il s'en rende compte tout en gardant sa gentillesse éternelle. Lazzaro oublie qu'il existe et fait exister les autres. Ce film peut être perçu comme un conte avec une morale finale différente pour chaque spectateur.

Mathilde Poisnel
2019/04/21 22:13 #2018-heureux-comme-lazzaro-102
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Heureux comme Lazzaro

Le film Heureux comme Lazzaro est un film italien dramatique sorti en 2018, écrit et réalisé par Alice Rohrwacher( réalisatrice italienne). Ce film est tout d’abord sorti en Allemagne le 13 septembre 2018 et le 7 novembre 2018 en France. Le film reçut le prix du scénario au festival de Cannes en 2018. Le long-métrage retrace la vie d’un jeune italien nommé Lazzaro qui se fait exploiter par sa famille, elle même exploitée par la Marquise Alfonsina de Luna. Cette dernière vit dans une grande demeure à l’ Inviolata et exploite les 54 paysans ( femmes, enfants et hommes confondus) pour sa production de tabac. Pour que les paysans ne se rendent pas compte de l'escroquerie, la marquise est accompagnée d’un comptable ( nommé Carletto) tout aussi malhonnête qu’elle. Peu à peu, Lazzaro devient ami avec le fils de la marquise, Tancredi. Ce dernier va alors décider de fuguer de sa maison pour que sa mère lui offre une rançon ; il va alors s’enfuir dans une cachette appartenant à Lazzaro. Le jeune paysan va aider son nouvel ami à survivre et va lui apporter régulièrement à manger. La marquise refuse de céder à la rançon, estimant que son fils lui fait encore une mauvaise blague. La fille du comptable, étant affolée, appelle la police pour signaler la disparition de Tancredi, fils de la marquise. En arrivant sur les lieux, la police se rend compte de l'escroquerie et déplace les paysans en ville pour que les enfants aillent à l’école et pour qu’ils se socialisent. Au moment où les policiers arrivent, Lazzaro est avec Tancredi et, sur le chemin du retour, Lazzaro tombe d’une falaise pour se réveiller une trentaine d’années après.

Lazzaro ( incarné par Adriano Tardiolo) est un jeune qui se sacrifie pour sa famille et donne beaucoup à ses soeurs comme lorsqu’il leur offre du café alors que c’est son cadeau du prêtre, il offre aussi beaucoup aux gens comme lorsqu’il donne son repas du midi au chien de Tancredi. Lazzaro est un personnage très naïf ce qui devient très vite lassant comme le moment où Tancredi ( joué par Luca Chikovani)i lui dit qu’ils sont demis- frères et qu’il le croit, ou lorsque le fils de la marquise lui offre le lance pierre et qu’il considère ça comme une arme réelle dans la banque, à la fin du film. Le jeune paysan est pris pour un esclave par sa famille, il n’a même pas de place pour dormir dans la maison. Les personnages du film sont aussi très attachés à la religion et aux loups, comme les poèmes que les paysans récitent. Ils ont aussi un rapport très spécial avec la mort, par exemple au moment où Lazzaro pense à autre chose, les petites filles le considèrent comme mort et en rient, ce qui n’est pas très compréhensif. Les adultes imitent aussi le bruit du vent derrière les personnes qu’ils n’apprécient pas, ce qui est aussi pas très compréhensible car le spectateur ne comprend pas ce rite. L’un des seuls points positifs du film est le paysage, il est magnifique et très bien en valeur. Le moment où Tancredi et Lazzaro imitent le loup, nous pouvons voir le paysage au crépuscule, ce qui le met en valeur. Après la chute de Lazzaro le film prend une autre tournure et le rend plus lent ce qui devient décevant. Lazzaro est une incarnation du bonheur, dès qu’il arrive le bien arrive par la suite comme lorsqu’ils ressortent de l’église, la musique le suit. La fin du film était prévisible et prouve que le jeune Lazzaro était plus heureux en tant qu’esclave comme lorsqu’il pleure en touchant l’herbe au pied d’un arbre.. La modernité et la ville ne sont pas faites pour lui car comme le montre le loup à la fin du film, il est perdu. Le passage dans la banque est quant à lui un peu extrême dans le sens où il se fait frapper pour être un peu trop naïf.

Pour conclure, je trouve que le film est un peu décevant, ce qui est dommage car la première partie nous annonçait une histoire plutôt intéressante. De plus, certains éléments sont assez incompréhensibles et durent assez longtemps dans le film. En revanche, le jeu d’acteur est très bien.

Ema Sommier

2019/04/28 20:52 #2018-heureux-comme-lazzaro-103
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
De l’exploitation à la vie en société

Heureux comme Lazzaro est un film de dénonciation réalisé par Alice Rohrwacher sorti en 2018. Dans ce film nous faisons la rencontre d’une famille qui vit en haut d’une montagne en Italie. Cette famille se fait exploiter par une marquise baronne de l’industrie de la cigarette à un moment où l’esclavage est aboli. Quand la police intervient pour arrêter la marquise et “libérer” les paysans, Lazzaro, personnage principal incarné par Adriano Tardiolo, tombe dans un ravin…

Le film pose d’abord le problème de l’exploitation illégale d’autrui. Au début du film, on est directement plongé dans la réalité du travail dit illégal. La baronne Luna de l’industrie du tabac utilise ces gens comme des animaux , sans les payer. La réalisatrice a voulu exprimer cette forme d’esclavagisme moderne en démontrant les conditions de vie de ces paysans d’Italie, particulièrement démunis. En effet, ils sont très souvent exposés au soleil, travaillent sous de fortes chaleurs, avec des outils dangereux, sans salaire véritable, dans une hygiène de vie plutôt précaire, avec des dettes… Dans la seconde partie du film, alors qu’on pourrait espérer un changement, ces paysans nous apparaissent comme défavorisés. Finalement c’est Lazzaro qui fait prendre conscience aux autres qu’ils ont perdu tout rapport à la nature. Effectivement, une fois entrés dans la nouvelle société, les plus âgés n’ont pas la force de pratiquer les activités quotidiennes nécessaires, alors Lazzaro leur montre que la nature est là, au coeur de la cité, en essayant de les convaincre.

Ce film, c’est aussi un personnage principal étonnant, Lazzaro. Nous comprenons très vite qu’il est le plus naïf du groupe, qu’il est même celui que le groupe exploite. Il est d’une grande simplicité, bon et courageux. C’est aussi cela que dénonce Alice Rohrwacher : l’exploitation de la naïveté. D’autre part, Lazzaro est une référence biblique, un homme des évangiles, ressuscité par Jésus. C’est visible lors de la scène où Lazzaro tombe dans le ravin puis se réveille vingt ans après. Personnellement, je pense que le fait d’intégrer cette référence dans le film démontre l’importance, la valeur d’une personne généreuse et capable, malgré les apparences, de raisonnement.

Enfin ce film dénonce le système économique qui met à l’écart les plus faibles, les plus pauvres. On observe un vrai manque de solidarité et des inégalités fortes selon les classes sociales dans le pays. C’est pourquoi la réalisatrice dénonce le système bancaire. Dans la dernière scène, Lazzaro tente d’aller à la banque pour récupérer l’argent de son ami, fils de la baronne qui a perdu tous ses biens suite à l’arrestation. Celui-ci se fait mal comprendre et provoque involontairement un hold-up puis se fait sauvagement attaquer par la population. Dans cette scène on perçoit son infériorité dans la hiérarchie sociale.

Le film ne m’a pas plu plus que cela. Certains aspects me semblent intéressants à démontrer comme la dénonciation de l’exploitation. Cela permet une prise de conscience et nous donne une vision de la société pas si éloignée de notre réalité par certains côtés. Mais je trouve qu’il y a trop d’éléments en même temps qui sont parfois difficilement compréhensibles, comme ce fameux loup qui apparaît à chaque fois que Lazzaro décède.

d’Anaëlle Sacuiu, élève de la classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/04/28 20:52 #2018-heureux-comme-lazzaro-104
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
De l’exploitation à la vie en société

Heureux comme Lazzaro est un film de dénonciation réalisé par Alice Rohrwacher sorti en 2018. Dans ce film nous faisons la rencontre d’une famille qui vit en haut d’une montagne en Italie. Cette famille se fait exploiter par une marquise baronne de l’industrie de la cigarette à un moment où l’esclavage est aboli. Quand la police intervient pour arrêter la marquise et “libérer” les paysans, Lazzaro, personnage principal incarné par Adriano Tardiolo, tombe dans un ravin…

Le film pose d’abord le problème de l’exploitation illégale d’autrui. Au début du film, on est directement plongé dans la réalité du travail dit illégal. La baronne Luna de l’industrie du tabac utilise ces gens comme des animaux , sans les payer. La réalisatrice a voulu exprimer cette forme d’esclavagisme moderne en démontrant les conditions de vie de ces paysans d’Italie, particulièrement démunis. En effet, ils sont très souvent exposés au soleil, travaillent sous de fortes chaleurs, avec des outils dangereux, sans salaire véritable, dans une hygiène de vie plutôt précaire, avec des dettes… Dans la seconde partie du film, alors qu’on pourrait espérer un changement, ces paysans nous apparaissent comme défavorisés. Finalement c’est Lazzaro qui fait prendre conscience aux autres qu’ils ont perdu tout rapport à la nature. Effectivement, une fois entrés dans la nouvelle société, les plus âgés n’ont pas la force de pratiquer les activités quotidiennes nécessaires, alors Lazzaro leur montre que la nature est là, au coeur de la cité, en essayant de les convaincre.

Ce film, c’est aussi un personnage principal étonnant, Lazzaro. Nous comprenons très vite qu’il est le plus naïf du groupe, qu’il est même celui que le groupe exploite. Il est d’une grande simplicité, bon et courageux. C’est aussi cela que dénonce Alice Rohrwacher : l’exploitation de la naïveté. D’autre part, Lazzaro est une référence biblique, un homme des évangiles, ressuscité par Jésus. C’est visible lors de la scène où Lazzaro tombe dans le ravin puis se réveille vingt ans après. Personnellement, je pense que le fait d’intégrer cette référence dans le film démontre l’importance, la valeur d’une personne généreuse et capable, malgré les apparences, de raisonnement.

Enfin ce film dénonce le système économique qui met à l’écart les plus faibles, les plus pauvres. On observe un vrai manque de solidarité et des inégalités fortes selon les classes sociales dans le pays. C’est pourquoi la réalisatrice dénonce le système bancaire. Dans la dernière scène, Lazzaro tente d’aller à la banque pour récupérer l’argent de son ami, fils de la baronne qui a perdu tous ses biens suite à l’arrestation. Celui-ci se fait mal comprendre et provoque involontairement un hold-up puis se fait sauvagement attaquer par la population. Dans cette scène on perçoit son infériorité dans la hiérarchie sociale.

Le film ne m’a pas plu plus que cela. Certains aspects me semblent intéressants à démontrer comme la dénonciation de l’exploitation. Cela permet une prise de conscience et nous donne une vision de la société pas si éloignée de notre réalité par certains côtés. Mais je trouve qu’il y a trop d’éléments en même temps qui sont parfois difficilement compréhensibles, comme ce fameux loup qui apparaît à chaque fois que Lazzaro décède.

d’Anaëlle Sacuiu, élève de la classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/04/29 17:23 #2018-heureux-comme-lazzaro-105
Lycée PRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Heureux comme Lazarro

Etre heureux comme Lazare dit l’expression populaire. Et il est heureux Lazzaro dans le petit village de l’Inviolata, un hameau agricole de Lombardie coupé du monde à cause d’un pont écroulé et où règne en maitresse absolue la propriétaire de la ferme, la marquise de Luna. Les jours s’égrènent au rythme des travaux des champs, les paysans vivotant car exploités dans un fermage d‘un autre âge, bernés par cette noble de pacotille aidée par un comptable malhonnête et zélé. C’est donc le nouveau film d’Alice Rohrwacher, prix du scénario du dernier festival de Cannes, déjà récompensée par le grand prix pour Les merveilles en 2014.

Ce film n’est pas facile à suivre car c’est une parabole, un conte moderne qui bascule dans sa seconde partie quand une fois libres, les paysans se retrouvent encore plus misérables dans un bidonville d’une ville industrieuse. Ce qui est perturbant pour le spectateur, c’est le manque de repères, qu’ils soient temporel ou spatiaux. On ignore quand et où se déroule cette histoire. Et Lazzaro qui est un peu le souffre-douleur du village, celui que l’on utilise que l’on soit puissant ou non se lie d‘amitié avec Tancredi, le fils rebelle de la comtesse. Au milieu du film, il chute d’une falaise quand le subterfuge de la comtesse marâtre est découvert. Les paysans libérés, Lazzaro se réveille des années plus tard dans un village fantôme vidé de ses habitants que pillent de petits malfrats de la ville.

Lazzaro n’a donc pas vieilli, suis ces nouveaux compagnons d’infortune et se retrouve dans une banlieue sordide digne du néo-réalisme italien certains de ses anciens villageois, tous affreux, sales et méchants, cassés par une vie de rapine et d’errance. Seul Lazarro semble heureux contre vents et marée, il est bon et bienveillant. Sa naïveté n’est pas de l’aveuglement, la scène finale à la banque pourrait indiquer le chemin à suivre. Pasolini n’est pas loin même si on est à la limite du fantastique ou de l’étrange comme dans Théorème. Cela pourrait être austère mais le visage d’ange d’Adriano Tardiolo qui joue un Lazzaro touché par la grâce fait passer énormément d’émotions pour une merveilleuse poétique universelle. On quitte ce film, heureux comme Lazzaro, marqué profondément par ce regard grand ouvert sur notre triste monde.

La classe de TGA1 du LP MAGENTA