Amanda

Affiche AmandaRéalisé par : Mikhaël Hers

Avec Vincent Lacoste, Isaure Multrier, Stacy Martin

Long-métrage : France

Genre : Drame

Durée : 1H47

Année de production : 2018

Distributeur : Pyramide Films

Synopsis

Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l'heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa soeur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Récompenses

Sites

Ressources techniques

Presse

Vidéos

- Le choix de Vincent Lacoste comme acteur principal

- Le choix de Isaure Multrier comme actrice principale

- Les contraintes d'un tournage avec une enfant

- Comment filmer à hauteur d'enfant ?

- L'expression "Elvis has left the building"

- Pourquoi la mère de David est-elle anglaise ?

- Pourquoi une dimension documentaire dans le film ?

- Rohmer a-t-il une influence sur le cinéma de M. Hers ?

- Quel est l'importance du tee-shirt jaune de Vincent Lacoste ?

- Comment rendre hommage à Paris ?

- Quelle est l'étape la plus satisfaisante lors du tournage d'un film ?

- Comment se sent-on à quelques jours de la sortie de son film ?

- Comment a été construite la scène de l'attentat ?

- Comment a été composée la musique du film ?

- Quel est la sens de la dernière phrase du film ?

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Commentaires

2019/01/07 13:34 #2018-amanda-1
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
BLANQUI Giulia 202


Dans le cadre du prix Jean Renoir nous sommes allés au ciné-32 et nous avons regardé le film Amanda. C’est un film français sorti en 2018 et qui dure 107 minutes. Il a été réalisé par Mikael Hers. Les acteurs les plus présents dans ce film sont Vincent Lacoste (David) et Isaure Multrier (Amanda).
Ce film raconte l’histoire d’Amanda, une jeune fille de sept ans, et de son oncle David. Amanda était élevée par sa maman, mais celle-ci vient de mourir lors d’un attentat à Paris. Du jour au lendemain David l’oncle d’Amanda se retrouve à devoir s’occuper de sa nièce. Tout le long du film nous pouvons suivre la vie d’Amanda, de David et de quelques uns de ses amis. Ce film permet de découvrir comment peut se dérouler la vie d’une personne lorsqu’elle a vécu un attentat, et quelles peuvent être ses réactions et ses sentiments : la peur, l’état de choc, la difficulté de vivre, etc.
Malgré l’évènement de l’attentat, je trouve que la façon dont ce film est tourné est agréable. Par exemple lorsque David arrive au parc et découvre les gens après l’attentat, les plans sont éloignés des personnages et de ce fait la scène paraît moins choquante. A l’inverse, lorsque les personnes ont des émotions, les plans sont rapprochés de leurs visages et je trouve que cela permet de mieux comprendre ce qu’ils peuvent ressentir.
De plus j’ai bien aimé ce film pour son réalisme. Je trouve qu’il est intéressant de voir comment les gens se reconstruisent après avoir vécu des évènements aussi difficiles. Personnellement je trouve que ce film veut nous transmettre plusieurs émotions à travers les personnages. D’abord au début du film lorsque Amanda et sa mère dansent ensemble, elles sont heureuses et de bonne humeur, cela donne envie de l’être aussi, ou bien lorsqu’Amanda se met à pleurer pendant certains moments du film j’ai été émue par sa tristesse. Pour finir j’ai trouvé certains passages touchants comme celui où Amanda découvre que son oncle a enlevé certaines affaires de sa mère de la salle de bain et qu’elle ne comprend pas forcément pourquoi il le fait.
Enfin je pense que ce film peut être vu et apprécié par tout public (enfants comme adultes) car il transmet les émotions au spectateur sans montrer de scènes choquantes. C’est pourquoi je le recommande, ainsi que pour le jeu des acteurs et pour l’histoire qui est racontée.
2019/01/07 13:35 #2018-amanda-2
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Zaupa Clara 202
Dans le cadre du Prix Jean Renoir auquel je participe avec ma classe, j’ai été voir le film Amanda de Mikhael Hers.
Ce film parle d’une enfant, Amanda interprétée par Isaure Multrier qui perd sa mère lors d’un attentat. Son oncle, joué par Vincent Lacoste la prend donc en charge, il était très proche de Sandrine, sa sœur, mère d’Amanda. Ce dernier a seulement vingt-quatre ans, il est encore jeune pour élever une petite fille seule. Il reçoit donc de l’aide de sa tante, sœur de son père défunt qui garde Amanda quasiment tous les soirs après l’école. La mère et l’oncle d’Amanda ont étés abandonnés par leur mère lorsqu’ils étaient jeunes, peu avant la mort de Sandrine, elle a voulu reprendre contact avec eux. Tous trois avaient donc prévu de se rendre à Londres chez cette dernière.
J’ai bien aimé ce film, je l’ai trouvé très intéressant. Tout d’abord, je trouve que les relations entretenues entre les personnages sont très fortes et belles. Premièrement entre Sandrine et son frère qui étaient très proches. On le voit dans un passage peu avant la mort de Sandrine, ils font tous deux une course de vélo, ce passage est filmé de manière à ce que l’on ressente la joie qu’ils ressentent à être ensemble. Deuxièmement, Amanda est très complice avec son oncle, même si elle lui reproche de ne pas assez jouer avec lui. Il l’amène quand même faire une promenade dans un parc, ils y font du tandem côte à côte, on voit Amanda heureuse.
Ensuite, ce film nous montre la réaction de chacun face à la perte d’un proche. Au début Amanda montre peu sa tristesse face au décès de sa mère tandis que son oncle lui se montre plus faible et ne cache pas ses émotions, il pleure devant Amanda. On dirait même que c’est plus Amanda qui est là pour son oncle que l’inverse. Puis, petit à petit, on voit Amanda qui commence à pleurer et angoisser la nuit, je pense qu’elle met du temps à accepter et réaliser la mort de sa mère. Un moment qui a attiré mon attention est lorsqu’elle découvre que son oncle a enlevé les affaires de sa mère dans la salle bain, Amanda s’énerve alors contre lui et lui dit que ce n’est pas chez lui. Cela montre bien qu’au fond, elle espère que sa mère revienne.
Enfin, j’ai trouvé ce film très intéressant car il parle d’un sujet actuel, les attentats. Ce film en montre bien la cruauté et les traumatismes qu’ils peuvent entraîner. Léna, la copine de l’oncle d’Amanda, a été blessée par balle au bras lors des attentats qui ont tué Sandrine. Tout au long du film, on la voit triste et qui se renferme sur elle-même, elle semble ne pas réussir à sortir la scène de l’attentat de sa tête. À un moment, elle marche dans la rue et on entend des bruits de pétards pour enfants. C’est alors que Léna se met à sursauter et on voit les larmes lui monter aux yeux, on voit bien qu’elle est traumatisée et vit dans la peur.
Pour conclure, je conseille fortement ce film aux plus de dix ans car je pense que cela peut choquer et faire peur aux enfants.
2019/01/23 17:50 #2018-amanda-3
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
12, juillet 2037


David,



Salut comment vous portez-vous Léna et toi ?



Moi je vais bien, j’ai réussi mes examens et je suis en couple depuis peu, j’ai hâte de te le présenter il s’appelle Damien et c’est le garçon le plus gentil que j’ai pu rencontrer.



Mais si je t’envoie cette lettre c’est avant tout pour faire quelque chose que je n’ai jamais fait et que je regrette de ne pas avoir fait avant, je souhaite te remercier. Te remercier d’avoir supporté la gamine perdue et sans parent que j’étais autrefois, après tout je sais que quand je suis arrivée dans ta vie tu venais de perdre une sœur et moi une mère, quand on y pense le monde est cruel et imprévisible, cet attentat a été une épreuve difficile autant pour toi que pour moi, même si cela fut plus dure pour toi je suppose car je n’étais qu’une enfant. Je voudrais aussi te remercier d’avoir toujours cherché à me faire plaisir malgré mes caprices, oui plus j’y pense plus , je me dis que sans toi rien de tout ce qui m’arrive aujourd’hui ne se serait réalisé, alors merci David.



Au fait j’ai pris des nouvelles de la mère de maman , elle est à l’hôpital, les médecins disent que c’est la fin et qu’il ne lui reste plus longtemps à vivre, je pense aller la voir pour lui dire au revoir…puis-je espérer te voir toi aussi là-bas ? Je sais que tu n’es pas très proche d’elle à cause de l’abandon que tu as subi enfant, mais elle reste ta mère, de plus j’ai énormément envie de te parler en face à face et cela fera plaisir à Alysson, ta mère.



Je profiterai de ce moment pour te présenter Paris brest mon lapin d’amour. Depuis que Maud m’a présenté Caramel quand j’étais plus jeune, j’ai toujours eu l’envie d’avoir mon propre lapin, je l’ai d’ailleurs nommé ainsi en l’honneur de ma petite tradition quand j’étais enfant, tu t’en souviens ? Tous les deux jours à 18h j’allais acheter un Paris brest en face de l’appartement et maman me faisait signe.



Bon je vais te laisser, repose toi bien et au plaisir de te revoir bientôt.

Et encore une fois merci pour la vie que tu m’as offerte, je te revaudrais ça, tu verras !



Avec tout mon amour,

Ta nièce Amanda.



Lycée de Fameck : Driant Alyssa – Hauck Benjamin – Le Lohe Amélie

2019/01/27 15:25 #2018-amanda-4
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikhael Hers, sorti en 2018.
David est un jeune homme de vingt-quatre ans cumulant les petits boulots, qui vit légèrement et agréablement, entouré de sa grande sœur Sandrine et sa nièce Amanda. Il fait un jour la rencontre d’une jeune femme, Léna, qui devient sa petite amie. Tout va donc pour le mieux, jusqu’au jour où le drame se produit : on comprend qu’un attentat a eu lieu dans le parc où il devait rejoindre sa sœur et des amis pour pique-niquer, et lorsqu’il arrive sur les lieux, des corps ensanglantés gisent sur le sol. Il apprend vite que sa sœur est une des victimes de ce tragique évènement, et à ce moment sa vie s’effondre, d’autant qu’il se retrouve seul à pouvoir s’occuper de sa nièce Amanda.
Amanda est un film que j’ai beaucoup aimé dès le début, avec d’abord les séquences qui montrent la vie parisienne que mènent Amanda, sa mère et David, une vie à la fois simple et joyeuse dans laquelle ils se satisfont de plaisirs minuscules : ainsi le petit rituel qui s’est installé entre Amanda et Sandrine , aller chercher une pâtisserie un jour sur deux à la boulangerie. J’ai également beaucoup aimé la scène dans laquelle Sandrine fait découvrir à Amanda Elvis Presley et qu’elles se mettent à danser, montrant une complicité mère-fille grandissant de jour en jour. C’est une scène qui m’a à la fois fait rire mais aussi beaucoup touchée, car elle représente la relation que toutes les mères devraient selon moi avoir avec leur fille. De même, si au début du film, David et Amanda ne paraissent pas très proches, on va découvrir comment leur lien va se tisser peu à peu, après le décès de Sandrine.
Une autre scène qui m’a beaucoup touchée est celle où David annonce à Amanda qu’elle ne reverra plus sa mère : on voit que lorsqu’il lui dit elle n’a pas tellement de réaction, elle ne réalise pas encore qu’elle n’aura plus de moment de complicité avec sa mère, et c’est justement ça qui m’a émue, en comprenant que la vie qu’elles menaient toutes les deux et leur relation fusionnelle étaient définitivement brisées par la mort.
Le personnage de David m’a également beaucoup touchée puisqu’en perdant sa sœur, il perdait un repère, un soutien. La scène où il est seul dans le parc et qu’il se met à pleurer m’a fait beaucoup de peine, lorsqu’il réalise qu’il ne la reverra plus. Il est touchant aussi lorsqu’on comprend qu’il ne sait pas trop comment s’y prendre avec Amanda et qu’être son tuteur va être une grosse charge supplémentaire. Mais peu à peu va s’installer entre David et Amanda une relation de complicité, au point qu’ils ne veuillent plus se séparer.
Parallèlement David revoit Léna, et ainsi le film s’achève sur une lueur d’espoir : même si la vie de David et Amanda ne sera plus jamais la même, on espère qu’ils parviendront à trouver bonheur et stabilité autour de cette nouvelle famille recomposée autour du trio formé par David, Amanda et Léna.

Maëlle Cocheteux
2019/01/27 15:28 #2018-amanda-5
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles

Amanda nous raconte l’histoire d’un jeune homme, David, vingt quatre ans, qui cumule les petits boulots et profite de la vie. Mais un jour il apprend la mort brutale de sa sœur aînée et se retrouve à devoir s’occuper de sa petite nièce de sept ans, Amanda.

David est un adulescent sympathique et légèrement immature, il vit au jour le jour. Il organise sa vie au gré de ses envies entre ses amis et sa famille. Il entretient un lien particulièrement tendre avec sa nièce, même si ça ne l’empêche pas d’oublier d’aller la récupérer à la sortie de l’école, ce qui est assez drôle. Mais un jour, un accident de la vie anéantit cette belle insouciance et le place face à des choix auxquels il n’aurait jamais imaginé un jour être confronté.

Le film bascule en effet dans le drame lorsque la sœur aînée, de David, Sandrine, avec laquelle il était très proche, se fait brutalement tuer dans une fusillade par des terroristes au Bois de Vincennes à Paris, évocation évidente des attentats de novembre 2015.

Sa nièce Amanda se retrouve donc sans maman, et c'est d'autant plus poignant que tout le début du film nous les a montrées très proches : Amanda avait toutes sortes d’habitudes avec sa mère, comme par exemple, un jour sur deux à une heure précise aller acheter à la pâtisserie un Paris-Brest qu’elles dévoraient toutes deux avec joie, ou encore faire ses devoirs avec sa maman. Elles étaient ainsi très complices, et semblaient heureuses toutes les deux, comme on peut le voir dans la scène où elles dansent toutes les deux au milieu du salon, au lieu de faire les devoirs. C’est une scène qui donne le sourire au spectateur.

Cependant, le drame advient, et David doit annoncer la poignante nouvelle à Amanda, ce qui n’est bien sûr pas quelque chose de simple à faire : il fond en sanglots et c’est une scène très émouvante. Et le spectateur de se demander : comment annoncer à une petite fille de sept ans qu’elle ne verra plus jamais sa mère ?
Amanda ne réagit pas vraiment, on a surtout l’impression qu’elle ne réalise pas ce qui se passe. La vie devient triste, maussade. Les rues sont vides, les visages des quelques personnes qu'ils croisent dehors sont fermés, et la sécurité est renforcée. La peur et l’insécurité règnent.


L’attention du film se porte donc sur Amanda et sa relation avec David, un peu compliquée au départ.

En effet, Amanda se réveille la nuit, elle fait des cauchemars et souhaite souvent aller chez sa grand-tante car elle se sent bien avec elle.
David ne sait pas s’y prendre et est maladroit avec elle, comme par exemple ce jour où elle lui demande ce qu’il a prévu qu'ils fassent, car elle en a assez de faire la même chose tous les jours, et qu'il lui répond d’un ton très sec et blessant : pour une petite fille qui vient de perdre sa mère et qui n’a plus de repère, c’est très dur.
Avant que sa sœur ne meure, elle leur avait acheté des places pour aller voir un match de tennis à Londres, là où habite leur mère, la grand-mère d'Amanda donc, que cette dernière ne connaît pas puisqu'elle a quitté la France bien avant sa naissance. David décide donc qu'ils iront quand même tous les deux, et on voit que ce séjour va leur permettre de se rapprocher davantage.
On les retrouve ainsi à Wimbledon, en train de regarder un match. Alors que le joueur qu'ils soutenaient était en train de perdre, Amanda fond en larmes : ce joueur qui perd lui rappelle la phrase très célèbre que sa mère lui avait expliqué au début du film , « Elvis has left the building », une expression anglaise qui signifie que tout est terminé, fini, qu'il n'y a plus rien à espérer. David ne comprend pas pourquoi Amanda pleure, mais le spectateur si, qui a été témoin de la scène initiale entre Amanda et sa maman, et pour lequel cette phrase résonne douloureusement.

Pour conclure, j’ai trouvé ce film très touchant d’autant plus qu’il fait tristement écho à notre actualité. Le fait d'avoir choisi de situer l'action à Paris permet au spectateur de s’identifier et de se projeter dans le film.
Il est intéressant de voir comment le réalisateur traite des sujets qui nous sont familiers. On se dit que ce genre de choses peut arriver à tout moment, n’importe où, à nos proches ou encore à nos amis, et c’est pour cela qu’il faut profiter de chaque moment présent dans la vie.
J’ai donc beaucoup aimé ce film, j’ai même été très émue à certains moments, même si j’aurais aimé que le film insiste plus sur la petite fille et son état émotionnel suite au décès de sa mère : il m'a semblé que ce point aurait pu être davantage creusé.
Néanmoins, ça reste un très bon film et je suis ravie de l’avoir vu.
Gladys Depuiset
2019/01/27 16:05 #2018-amanda-6
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Amanda est un film dont je ne pensais pas au départ qu’il allait me toucher. Tout commence très doucement, en plein été, saison qui commence à sérieusement manquer en ce mois de janvier où j’écris mes impressions sur le film… On sillonne avec les personnages les rues de Paris, à pied ou à vélo, sous le soleil, et on s’attache vite à Amanda, sa mère et David, son oncle. Je n’avais pas vu la bande annonce avant d’aller voir le film, aussi je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et puis je me suis très rapidement sentie accrochée à cette atmosphère paisible, et tout de suite charmée par les vues du 12ème arrondissement de Paris, le quartier de mon enfance. Tout me semblait familier : le Parc Floral, l’Aquarium de la Porte Dorée… Jusqu’au moment du drame, inattendu. Les pelouses du parc ensanglantées, les vêtements déchiquetés, les personnes mortes. Comme David, le personnage principal, je ne comprenais pas ce qu’il venait de se passer, d’autant que je m’y attendais pas du tout. Je ne m’étais pas préparée à assister à une telle tragédie..
Sensation troublante car par ailleurs je me suis totalement retrouvée dans Amanda, autant physiquement que mentalement quand j’étais petite. Le fait qu’elle perde dans le film sa mère si brutalement dans une attaque terroriste m’a beaucoup touchée car c’est un sujet très actuel, même si le fait d’avoir imaginé un attentat dans un quartier que je connais bien et où j’ai des proches qui vivent, a été pour moi un peu morbide. Je ne pense pas que l’on ait besoin de s’imaginer d’autres attentats alors que ceux que nous avons subis sont déjà de trop, mais je peux comprendre pourquoi le réalisateur a fait ce choix, c’est le moyen qu’il a trouvé pour nous faire passer son message.
En effet, en ancrant son film dans notre triste actualité, le réalisateur fait résonner dans nos têtes la désagréable petite phrase : « cela peut arriver à n’importe qui ». Il suffit d’être au mauvais moment au mauvais endroit.
Et pourtant à travers cette triste réalité, l’espoir n’est pas tout à fait perdu grâce à la reconstruction qu’entreprend David afin de les sauver, lui et Amanda. La vie continue, rien ne s’arrête. Tout les deux vont devoir d’adapter à ce triste imprévu, même si rien n’est moins simple. Ainsi tous deux sont-ils touchants et émouvants, aussi bien Vincent Lacoste dans un jeu à fleur de peau, que l’actrice qui interprète Amanda, d’une jsutesse étonnante pour une petite fille de son âge.
En résumé je dirais que ce film retranscrit la sensibilité des personnages avant et après ce drame, qu’il permet de témoigner de comment on peut se reconstruire lorsque l’on pense que tout est perdu et qu’on ne pourra plus jamais se relever. Ce film doit sa force à celle de ses personnages qui ont su nous donner malgré tout un peu de joie dans ce malheur par leur complicité.
Valentine Provost
2019/01/28 13:24 #2018-amanda-7
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
«  Amanda » est un film dramatique français réalisé par Mikhäel Hers, qui est sorti en 2018.
Ce long métrage raconte l'histoire d'un jeune homme de 24 ans, qui doit élever seul sa nièce de 7 ans, Amanda, suite à la mort de sa sœur lors d'un attentat. David et Amanda vont devoir faire preuve de solidarité et de courage afin de faire face à la dure réalité : la perte d'un être cher. David va sacrifier sa vie sentimentale afin de pouvoir s'occuper au mieux d'Amanda.

Le drame que vivent David et Amanda s'inscrit dans l'actualité des attentats terroristes. Avant d'arriver au parc pour rejoindre sa sœur, David parcourt la ville de Paris à vélo. Nous sommes frappés par le silence qui s'est installé : l'arrêt de la musique annonce déjà le drame qui va suivre. David arrive après l'attentat (le réalisateur a choisi de ne pas filmer l'horreur) et découvre de nombreux cadavres et des personnes blessées : beaucoup de personnes ont perdu la vie, pour rien, alors qu'elles cherchaient seulement à se divertir un beau soir d'été. Ce long métrage rend donc hommage aux victimes des attentats du Bataclan de 2015 et nous rappelle que le terrorisme fait partie de nos vies et que cette menace plane sur nous et nos proches en permanence.

A la violence sourde de notre société répond l'extrême douceur des rapports entre Amanda et David et entre les personnages du film. Ainsi, David choisit d'endosser un véritable rôle de père malgré le deuil qu'il éprouve, sans oublier qu'Amanda arrive à vivre normalement en dépit de son chagrin (et c’est cela qui nous a touchés). Son courage nous montre que l’on peut se relever et continuer à vivre après un tel drame. David doit annoncer à Amanda que sa mère ne reviendra pas (comment expliquer la mort à un enfant ?) et qu’elle doit choisir avec qui elle veut vivre.
En somme, si ce film est si émouvant c'est en grande partie grâce au jeu exceptionnel des acteurs. Les visages de Vincent Lacoste et Isaure Multrier sont souvent filmés en gros plans : toutes les émotions, de la tristesse à la joie, parcourent leurs visages et expriment l'indicible de la tragédie intime que vivent les personnages. Isaure Multier arrive à jouer à la perfection le rôle d'une enfant qui a perdu sa mère et à transmettre ses émotions à travers son regard innocent. Vincent Lacoste est touchant quand il pleure ou quand il montre son affection à Amanda. Malgré la perte de sa sœur, il fait preuve de courage et prend son rôle de père à cœur.

La dernière scène du film exprime un fort message d'espoir. Pendant le tournoi de Wimbledon, alors que le tennisman perd, Amanda pleure et répète la phrase que lui a apprise sa mère : « Elvis has left the building », qui signifie « c'est fini, c'est plié ». Elle pense qu'il n'y a plus d'espoir dans le match mais aussi dans sa vie, c'est l'occasion pour elle d’extérioriser tout le chagrin qu'elle a gardé en elle jusqu'à ce moment. David la rassure en lui disant que le joueur peut toujours remonter. Et en effet, il remonte ! La petite fille sourit, elle se rend compte qu'il y a toujours de l'espoir dans la vie et que, son espoir à elle c'est David.
Le message est donc que derrière l'ombre, il y aura toujours la lumière.

La classe de 2de3
2019/01/28 14:30 #2018-amanda-8
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
Amanda: Une histoire triste mais pleine d’espoir.

               Le film Amanda, réalisé par Mickael Hers en 2018, est un film dramatique français.  C'est un film délicat qui porte sur la perte de l'innocence.
 
              Le film raconte l'histoire d'Amanda, une fillette de 7 ans, qui vit seule avec sa mère Sandrine. David, le frère de cette dernière occupe une place majeure auprès d’elles. Les vies d’Amanda et de David vont être complètement perturbées par un évènement tragique : un attentat dont Sandrine sera l’une des victimes. Le film aborde alors le deuil personnel (le perte d’un être cher) ainsi que le deuil collectif (le traumatisme lié au terrorisme).

              Dès le début du film, nous pouvons percevoir la complicité de David et Amanda lorsque celui-ci vient la chercher à l'école, bien qu'il soit en retard. Dans les scènes qui suivent nous pouvons voir l'attachement que David a pour sa sœur, la mère d'Amanda, attachement que celle-ci lui rend amplement depuis le départ de leur mère, il y a bien longtemps.
 
              On peut déduire un caractère légèrement immature de la part de David bien qu'il soit fort sympathique, tandis que sa nièce, elle, peut paraître très mature pour son âge. Ce sont peut-être ces caractères différents qui nourrissent ce lien si tendre entre eux.
 
              Lors de la fin du film, nous voyons Amanda s'effondrer en larmes devant la défaite imminente du tennisman qu'elle supporte, c'est à ce moment que l'on entend la phrase "Elvis has left the building", qui est une phrase importante que sa mère lui a apprise. Lorsqu’Amanda perd espoir, en associant cette défaite à l'histoire de sa vie, le joueur de tennis qu'elle soutient remonte le score et remporte le match. Ce qui donne à la petite fille une joie incontestable et l'oubli (bien qu’éphémère) de sa peine.  C'est un message du réalisateur pour faire comprendre qu'il ne faut jamais perdre espoir.
 
              Ce film ne possède pas de plan ou de cadre vraiment symbolique mais le son, lui, joue un rôle très important, notamment dans la scène où David part rejoindre à vélo sa sœur et leurs amis sur le lieu du drame, où l'on entend une musique douce et mélancolique qui s'éteint lentement jusqu'à laisser place au silence. Nous pouvons aller jusqu'à dire que le son est un élément indispensable à cette œuvre, car il permet de comprendre la gravité ou encore la légèreté de certaines scènes en donnant une touche de sensibilité au film.

             Je recommande ce film à toutes personnes aimant les films dramatiques. Cette œuvre est puissante et laisse place à de nombreux sentiments comme la tristesse et la mélancolie mais également à l'espoir. Il touchera les spectateurs par l'impact qu'il a sur les évènements passés et traumatisants. Ce film est émouvant et en fera pleurer plus d'un!
 Jade Brunet, 2de7
2019/01/28 14:31 #2018-amanda-9
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikaël Hers
Un jeune homme, David est un adulescent qui vit au jour le jour. Il a un lien très fort avec Sandrine, sa sœur, et Amanda, la fille de cette dernière. Sa vie bascule lorsque sa sœur décède brutalement, victime d’un attentat. Il se retrouve en charge de sa nièce âgée de 7ans, alors qu’il a seulement 24 ans.
Mikaël Hers réalise un film concernant le deuil, le manque de la ou des personnes qu’on a perdues et également le traumatisme lié aux attentats terroristes. Leur quotidien est tellement réaliste que l’on pourrait s’y associer. Après le décès de Sandrine, David et Amanda gardent l’habitude de se déplacer à vélo ou en marchant, comme il le faisait avec sa sœur. David devient responsable tout en gardant son côté enfantin après avoir accepté d’être le tuteur légal de sa nièce.
Mikaël Hers a ajouté des musiques de fond qui accentuent les émotions dégagées au cours du film mais lors du passage de l’attentat, on remarque l’absence de musique ce qui démontre bien l’incompréhension, l’effroi et la dureté de ce passage.
La phrase symbolique « Elvis has left the building », expliquée par sa mère au début du film est reprise dans la dernière scène. A l’image de son tennisman préféré qui, largement dominé, finit par remporter le match, la petite Amanda comprend, en larmes, que sa vie doit continuer malgré l’absence de sa mère.
Ce film est très émouvant, surtout lors du passage où David doit annoncer à Amanda qu’elle a perdu sa mère. Il est aussi très lent et répétitif mais intéressant. C’est un film que je conseille.
Lucie Correia, 2de7
2019/01/29 16:47 #2018-amanda-10
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Ce film réalisé par Mikhaël Hers est sorti le 21 Novembre 2018 au cinéma. Ce réalisateur et scénariste français va aborder dans ce film un des thèmes délicats et actuels dans la société : les attentats dont a souffert la France ces dernières années. Ce film nous montre les étapes du deuil entre un frère et une soeur qui étaient très liés bien qu’ils soient adultes. Le jeune frère David Sorel, joué par un jeune acteur, Vincent Lacoste, se retrouve à s’occuper de la petite fille de sa soeur, tuée lors d’un attentat dans un parc. Sa nièce, qui doit alors avoir environ 7 ans se prénomme Amanda et est jouée par Isaure Multrier. Le jeune David est encore immature et pas encore prêt à élever un enfant mais il essaye tant bien que mal de s’occuper de sa nièce. Cet attentat va changer des choses chez les personnages, certains vont être traumatisés et ont besoin de retrouver un équilibre dont notamment, chez les victimes, la copine de David jouée par Stacy Martin qui va repartir chez sa mère afin de s’éloigner un peu et d’avoir une présence familière auprès d’elle sans arrêter d’aimer David mais elle a besoin de temps. Ce film nous montre les étapes du deuil et de la reconstruction de David : au départ il n’était pas prêt à prendre soin de sa nièce mais vers la fin oui, il a mûri. L’une des scènes où je trouve le réalisateur très engagé, c’est la scène où son ami présent lors de l’attentat a dit que ça ne s'arrêtera jamais et qu’il faut agir. L’une des scènes que je trouve les plus symboliques c’est celle du match de tennis à Londres lorsqu’Amanda voit qu’il n’y a aucun espoir pour le joueur et qu’ensuite il remonte au score. La prononciation des mots d’Elvis Presley appris avec sa mère est symbolique, cela représente la vie d’Amanda, il y a de l’espoir à l’avenir. Une autre scène qui montre que David a mûri c’est quand il va voir sa mère qui les avait quittés quand ils étaient jeunes. Cela prouve sa maturité nouvelle qu’il n’avait pas au début quand Sandrine était encore vivante et était professeur d’anglais. Ce film ne m'a pas particulièrement plu mais il reste intéressant pour les thématiques qu’il aborde et l’évolution dans la psychologie des personnages mais ce n’est pas vraiment mon style de film. Je n’est pas été très emportée dans l’émotion car je n’arrivais pas à saisir le jeu de l’acteur, il ne m’a pas particulièrement émue, je m’attendais à plus dans l’expression des sentiments de David et des autres acteurs. Je m’attendais à plus de tristesse, tendresse, rage et soutien mais je ne l’ai pas beaucoup ressenti mais cela n’empêche pas que le rôles que devaient incarner certains acteurs étaient durs à représenter comme il faut. Ce qui m'a le plus plu dans ce film c’est le travail sur la psychologie des personnages tout le long du film, l’évolution des personnages durant leurs deuils et les mentions de thématiques actuelles. Je m’attendais à une fin avec un dénouement plus travaillé, qu'on verrait un peu plus la récupération des victimes de l’attentat, l’officialisation de la garde d’Amanda.
Ana Francini, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 16:52 #2018-amanda-11
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Bien qu’émouvant sur bien des aspects avec son scénario dramatique, le film se montre parfois très excessif sur sa volonté de faire pleurer le spectateur. En effet, l’histoire d’amour un peu insipide de David et Léna que l’on se plaît à nous rabacher tout au long du film ajoute très peu d’intérêt au scénario, voir le pollue par une surabondance de scènes à l’émotion mal gérée.
Le message à travers ces scènes est pourtant clair : l’amour est encore possible; mais ce message aurait pu être porté autrement à l’écran par Amanda et sa relation avec son oncle David.

Le noeud du film étant la mort de Laurence, la mère d’Amanda, il faut tout de même avouer que mis à part deux-trois scènes où on comprend qu’elles ont une certaine complicité, on ne s’attache pas assez au personnage pour être véritablement affecté par sa mort. Attention, il ne faut pas dire que l’on ne ressent pas son absence, mais que lors de la scène de l’attentat notre seule réaction est “Ah, des gens sont morts”, malgré une mise en scène réussie.
Pour finir sur une note plus positive, la relation entre David et Amanda est très crédible. Si parfois la petite fille peut se montrer assez désagréable, c’est parce que c’est avant tout une enfant, et cela permet à David de repenser ses priorités et prendre en main sa propre vie. Le summum de cette évolution étant la fin du film, où il accepte de revoir sa mère qui les a abandonnés, lui et sa soeur, à la naissance.

Pour conclure, ce film est émouvant mais avec pleins de petits bémols tout à fait dispensables au scénario, même si son message de fond est tout à fait limpide est compréhensible.
Joséphine Urrutia, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 16:53 #2018-amanda-12
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Amanda est un film français réalisé par Mikhaël Hers, un réalisateur français sorti en novembre 2018.
Avec comme acteurs principaux, Vincent Lacoste un acteur français de 25 ans qui interprète David et Isaure Multrier, une fille de 11 ans qui joue Amanda.

Le film se passe à Paris et raconte l’histoire de David un jeune homme qui vit avec sa soeur et sa fille de 7 ans, Amanda. Il rencontre aussi une femme, Léna avec qui ils vont décider de faire un picnic au bois de Vincennes avec sa soeur. Retardé à la gare par son travail, il arrive que plus tard au bois pour découvrir qu’il y a eu lieu un attentat, que sa copine est blessée et que sa soeur est décédée. Il doit donc reprendre la garde de sa soeur et bien qu’au début un peu hésitant, ils trouvent à la fin un équilibre ensemble.

J’ai bien aimé ce film qui est assez simple mais avec beaucoup d’émotion.
Aurore Da Silva, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 16:55 #2018-amanda-13
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikhael Hers, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle hors compétition lors de la Mostra de Venise 2018.
David a 24 ans et jongle entre deux petits boulots quand sa soeur, mère célibataire d’une fille de 8 ans, Amanda, meurt dans un attentat. Sa vie change alors subitement, car, lui qui était jusqu’à alors un adulescent tête en l’air, devient maintenant tuteur d’Amanda.
A travers l’apprivoisement de deux êtres, Mikhael Hers nous confronte au deuil et à la façon dont chacun essaie de continuer sa vie après une perte.
Bien que la maladresse de David soit bien retranscrite, dans ses paroles, ses gestes etc, celle-ci est tellement poussée qu’il y a eu pour moi comme une sorte de malaise. Je ne savais pas vraiment comme réagir ou ressentir ces émotions, si bien que je suis restée finalement plutôt insensible.
Adélie Trimbour, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/29 16:59 #2018-amanda-14
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film Amanda réalisé par le même réalisateur que le récent succès Sentiment de l’été, nous conte l’histoire de la vie quotidienne de David qui doit s’occuper de sa nièce tout en se reconstruisant après le décès de sa grande soeur, Sandrine.
C’est un film touchant qui nous montre que même après des drames tel que la mort de ses proches, la vie continue et que notre entourage nous aide à ne pas sombrer. Le film a décidé de nous mettre en face d’une scène d’attentat dans la peau de David qui découvre le massacre après coup. La scène suit un moment où David est montré sur la route, heureux et insouciant de ce qui va arriver, tout comme dans la réalité, aucun indice n’est donné au spectateur pour deviner la suite de l’histoire. Ce qui, à mon sens, renforce la surprise du spectateur et du personnage lors de la découverte des corps qui marque un temps d’arrêt dans le quotidien des protagonistes et par conséquent dans le film. C’est un tournant dans leur vie qui va perturber leurs habitudes, David qui était d’abord montré comme quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec les responsabilités, va devoir y faire face en prenant Amanda sous sa tutelle. Relation en premier lieu compliquée entre l’oncle et la fille, elle s’améliore doucement et semble vraisemblable.
Je trouve que le réalisme, qui est clairement voulu, est respecté, cependant certaines choses, certains éléments ont forcément été oubliés ou/et mal amenés. La relation entre David et Léna par exemple est, bien qu’amenée naturellement, pas assez développée, ce qui ne nous fait ressentir aucune empathie pour eux lors de leur rupture et ensuite retrouvailles, une scène juste après l’attentat n’aurait pas été du luxe à mon avis.
En soit Amanda est un film intéressant et nous en apprend sur la vie après le deuil, encore une fois la vie continue, néanmoins je ne l’ai pas plus apprécié que ça, comme notre propre réalité il est trop “fade” et ne surprend pas spécialement le spectateur après l’attentat. Qui plus est, son rythme lent entrecoupé de longues scènes en vélo m’a parfois fait décrocher de l’histoire. Malgré ses défauts, je continue à voir le film de Mickaël Hers en tant qu’un long-métrage bienveillant, fondé sur de bonnes intentions.
Ambre-Allegra Maubois, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/01/31 08:30 #2018-amanda-15
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Amanda est un film très touchant de Mikaël Hers qui nous déchire le cœur et nous arrache plus d’une larme pour mieux nous faire sourire ensuite.

Cette histoire est celle de la vie qui percute la mort, mais qui continue d’avancer malgré la douleur. C’est celle d’Amanda, une petite fille de 7 ans qui se réveille un matin comme les autres, pour apprendre que sa mère ne rentrera jamais. Un attentat la lui a enlevée, elle était au mauvais endroit au mauvais moment. C’est David, le frère de cette dernière qui devra alors s’occuper de sa nièce. C’est finalement la petite qui aidera le grand à se reconstruire. Main dans la main, ils se soutiendront et apprendront à être heureux à nouveau.

Un film coloré dans un Paris lumineux, dans lequel évoluent des personnages attachants. Sous le soleil de l’été, ce sont des évènements bouleversants de la vie qui font la beauté de ce film. De terribles scènes auxquelles n’importe qui pourrait être confronté du jour au lendemain. C’est ce que raconte ce film : la perte d’un être cher et ce qui s’ensuit. C’est un tissu de petits détails percutants qui, si petits soient-ils, nous rappellent à quel point tout a changé. Comme ce moment où Amanda craque et s’en prend à David parce qu’il a jeté la brosse à dents de sa mère. Ce qui pour lui relevait du bon sens, semble impensable pour Amanda.

Un film calme mais vivant. Des scènes lentes mais prenantes. Un sujet sombre mais des images colorées. Tout ça pour aborder la vie et ses imprévus, un jeune homme de 25 ans qui doit affronter la perte de sa sœur et s’occuper d’une enfant, alors qu’il a déjà du mal à aller la chercher à l’heure à l’école. Le poids des responsabilités et la manière dont elles nous font évoluer est un élément central de ce film. Enfin, Amanda est tout simplement une histoire d’amour, celle d’un frère pour sa sœur, d’une enfant pour celui qui devra être à la fois son père et sa mère, d’un jeune homme pour une fille rencontrée au mauvais moment… Cet amour, c’est l’espoir qui continue de briller même dans l’obscurité la plus profonde, c’est l’étincelle qui ravive les souvenirs et la béquille qui permet de tenir.

Je conseille donc vivement ce film (sans oublier les mouchoirs !).
Romane Gosse, lycée Jules-Ferry, Paris





2019/02/03 16:01 #2018-amanda-17-1
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Paris, en 2015 est frappée par une série d’évènements atroces qui n’auraient jamais dû arriver et que nous n’avons pas oubliés ; on commémore les victimes des attentats de plusieurs manières : on rappelle les évènements, on informe, on prévient…
Des films ont tenté de retracer ce sujet de différentes manières, et peu sortent du lot car (je généralise), ils n’ont pour beaucoup pas de réelle intrigue, ou un jeu d’acteurs un peu faible, ou une mauvaise réalisation, etc. Amanda sort justement de ce lot.

Paris. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement lors d’un attentat. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda. Après Memory Lane et Ce sentiment de l’été, Mikhaël Hers réalise Amanda et va au festival de Venise en 2018.

Avant d’analyser brièvement l’œuvre, je tiens à dire qu’étant très sensible, j’ai beaucoup apprécié ce film. En effet, tout au long du film, on a la possibilité de s’identifier au personnage de David, tout jeune adulte, qui se retrouve soudainement responsable de sa nièce et qui a du mal à gérer la situation. Un autre aspect que j’ai apprécié est la manière dont le réalisateur met en scène cet attentat fictif, défi difficile car il faut parfaitement rendre compte de l’atmosphère précédant et suivant le terrible évènement ; le réalisateur filme un Paris réaliste, de tous les jours, qui rend ce film crédible.

Le film aborde tout d’abord cette situation de paternité accidentelle, où David, « grand enfant » se retrouve face à Amanda, enfant elle aussi. David est un peu « démuni face à cette petite fille qui serait parfois plus en mesure de l’aider que l’inverse », nous dit Mikhaël Hers. Ce point fort du film est très bien introduit à travers son thème principal : le deuil. Par ces actes que ni les protagonistes, ni personne d’ailleurs, ne peuvent contrôler, Mikhaël Hers exprime ce qu’il appelle « le point paroxystique de la violence d’aujourd’hui ». Il pense que le processus de deuil passe par plusieurs étapes, qu’il retranscrit dans son film à travers la relation entre David et Amanda. C’est donc avec cette fébrilité mais aussi avec cette illustration poétique d’un nouveau foyer que le réalisateur nous offre une vision neuve d’un Paris touché par les attentats.

Si j’ai aimé ce film, je lui ai aussi trouvé des points négatifs : le film dure 1h47, ce qui est un format classique pour un film, mais les scènes quotidiennes récurrentes ajoutent parfois des longueurs à celui-ci. La mise en scène est belle, forte, elle représente le deuil d’une jolie manière mais a tendance à ralentir le rythme et à créer des moments ennuyeux, répétitifs, voire un peu décevants (la relation entre David et Léna n’avance pas non plus énormément, ce qui peut frustrer le spectateur). Mais c’est un mal pour un bien car le réalisateur concentre, comme nous l’avons dit, ses efforts sur cette ville blessée mais pourtant lumineuse, sur ce foyer sensible mais heureux, avec ces deux personnages très touchants dépendant l’un de l’autre. Un grand bravo à Mikhaël Hers qui a relevé ici un défi qui n’avait rien de facile.

Un très beau film.
Stel Yus, 1èreL, lycée Jules-Ferry
2019/02/03 17:02 #2018-amanda-17
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Amanda est selon moi un bon film, même un très bon film. Mais qu'est-ce qu’un bon film ?

Pour moi, tout d'abord, c'est un synopsis entrainant. Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l'heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Ce résumé du film est le synopsis officiel, et ce qui est formidable, c'est qu'il ne traite pas à un seul moment du coup de théâtre de ce film. Je trouve que le travail de communication qui a été fait autour de ce film est extraordinaire, car d'habitude en lisant un résumé ou en regardant une bande-annonce, on sait déjà ce qu'on va voir, même souvent, on en sait déjà trop. Mais là, la production, s'est joué de nous. Elle nous a fait croire qu'on savait ce qui allait se passer. En effet, en la regardant, on croirait que la mère meurt d'un accident de vélo, et la bande-annonce n'évoque à aucun moment un attentat. Dès le début du film, plusieurs indices nous font penser que son vélo va tuer la mère ; effectivement elle a un vieux vélo, qui n'est pas équipé de vitesses, et dont la roue n'est pas gonflée. Tout est fait pour que l'on croit que le coup de théâtre sera provoqué par la bicyclette. L'attentat est inattendu.

Effectivement, le réalisateur Mikhaël Hers veut nous montrer qu'un attentat peut arriver à n'importe quel moment. Et je trouve qu'il a vraiment réussi son coup car j'étais tellement persuadée la mère allait mourir d'un accident de vélo, que j'ai d'abord cru en voyant les personnes victimes dans le parc lors de l'attentat qu'elles exerçaient les premiers secours... Je me suis donc tournée vers ma voisine pour lui dire que j'avais eu peur que ce soit un attentat, et elle m'a répondu que c'en était un. Ce moment-là m'a profondément touchée. Comme si une vérité éclatait : un attentat c'est inattendu, ça peut arriver à n'importe qui et à n'importe quel moment.

Ce qui m'amène à mon deuxième critère pour que je considère un film comme étant bon : les leçons. En sortant de la salle, je dois avoir appris quelque chose. Et ce film est rempli de leçons en tout genre, il nous apprend qu'un attentat est imprévu, soit, mais que ce n'est pour ça qu'il faut s'arrêter de vivre.
Mikhaël Hers nous le prouve en multipliant les plans de parcs, de cafés. Comme le café Au Cadran Voltaire, qui n'a pas été choisi au hasard car il était au cœur de l'attentat du 13 novembre. En effet, un des auteurs de cet attentat s'était fait sauter sur la terrasse du café. Ainsi durant tout le film, le réalisateur nous montre un Paris vivant avec beaucoup de cafés, beaucoup de monde : "Paris est une fête".

Il y a aussi ce fameux match de tennis, qui nous a tous fait pleurer. C'est à ce moment-là qu'Amanda accepte le fait que sa mère soit morte. En effet, elle s'entiche d'un des deux joueurs, le voit perdre, et s’identifie à lui. Elle a le sentiment de tout perdre comme lui, et commence donc à pleurer : elle craque une bonne fois pour toutes en disant "Elvis left the building". Une phrase qui signifie que tout est terminé, une citation qui lui rappelle sa mère. Cette phrase nous touche car on attend pendant tout le film qu'Amanda la prononce. Le joueur reprend ensuite la main, et commence à marquer, pour finalement prendre la tête du match et le gagner. Amanda comprend alors que tout n'est pas fini, qu'on peut toujours se relever, elle prend conscience que tout n'est pas terminé.

Donc ce film m'a appris deux choses, qu'on peut toujours se relever et qu'il faut toujours continuer de vivre quoiqu'il nous arrive, ceci avec beaucoup de sensibilité.
Car une des dernières caractéristiques d'un bon film selon moi est l'émotion. Et ce film, nous fait faire un grand huit avec toutes sortes d'émotions. Je pense qu'il peut faire pleurer n'importe qui, même les plus insensibles. Personnellement, j'ai pleuré comme une madeleine. Mais en même temps, comment ne pas verser une larme en voyant cette petite fille, pleine d'innocence garder tous ses sentiments pour elle, ne pas craquer comme la plupart d'entre nous le feraient avec raison ? J'ai d'ailleurs été plus touchée par Isaure Multrier que par Vincent Lacoste.

La première scène qui m'a touchée est celle où David essaye d'annoncer à sa nièce que sa mère est morte. Il ne sait pas comment faire et le regard que lui lance la petite est extraordinairement intense et naïf, ce qui nous fait succomber. Il y a aussi la scène, où après avoir essayé d'aller au parc, Amanda s'arrête et commence à pleurer : c'est la première fois que l'on voit Amanda pleurer.
Mais les deux scènes les plus touchantes, celles qui m'ont vraiment renversée, est d'abord celle où Amanda demande sur le palier de chez sa grande tante si elle peut rester avec son oncle pour la soirée et où il la prend dans ses bras. On comprend dans cette scène qu'elle a accepté son oncle, et qu'elle ne veut plus se séparer de lui.

Puis vient la dernière scène : celle du match de tennis. Celle qui nous bouleverse, qui nous brise le cœur et nous le répare. En effet, après cette tension qui dure pendant toute la deuxième partie du film, où l'on se demande quand est-ce qu'elle va s'effondrer : Elle craque pour de bon. Mikhaël Hers fait plusieurs gros plans sur le visage d'Amanda et nous comprenons avec elle que tout est fini, qu'elle a tout perdu, et cette idée nous attriste aussi. Cependant le match continue et le joueur le gagne finalement, et nous voyons qu'Amanda reprend espoir. À ce moment, nous ne pleurons plus de tristesse mais à cause d'une sorte joie, d'espoir. J'avoue avoir continué de pleurer pendant le générique... C'était une scène magnifique.

D'ailleurs, si ces émotions sont si bien transmises, c'est grâce à l'extraordinaire performance des deux acteurs. Surtout celle d’Isaure Multrier, une très jeune actrice à suivre de près car son regard, son attitude, sa façon de pleurer, sa sympathie sont d'une grande intensité. Quant à Vincent Lacoste, il est toujours aussi bon acteur, même si je l'ai préféré dans Ma première année, un film sorti juste auparavant. Notre cher beau gosse a bien changé depuis son premier film, il a gardé sa tête d'adolescent mais a vraiment gagné en maturité. Formidable performance des deux acteurs !

Donc finalement, ce film réunit toutes les caractéristiques d'un bon film et même d'un très bon film, avec un bon synopsis, une bonne mise en scène, de bonnes leçons, des émotions, et de super acteurs ; alors que demander de plus ?
Juste peut-être, moins de "Paris Brest" à 18h30…

Gabrielle Manhes, 1ère L, lycée Jules-Ferry

2019/02/03 21:55 #2018-amanda-18
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Amanda est un film français dramatique sorti en 2018, avec Mikhaël Hers à la réalisation. On y retrouve Vincent Lacoste qui joue le rôle de David, un jeune homme qui cumule les petits boulots et qui fuit l’engagement. Son train de vie assez paisible quoique précaire se verra bousculé après la disparition tragique de sa sœur dans un attentat. La fille de celle-ci, Amanda, lui revient alors directement, le poussant à faire face à de vraies responsabilités.
Ce sont les liens entre David et son entourage qui tissent le début du film : les premières séquences, judicieuses, installent les personnages dans une certaine routine et on remarque une grande légèreté grâce à la douceur des trajets en bicyclette dans le cœur de Paris. C’est ainsi que le réalisateur réussit à faire ressentir la douleur et le manque produits par le traumatisme de l’attentat. La rupture que ce dernier introduit d’ailleurs dans la vie des personnages intervient sans que la violence ne soit directement montrée : cela permet ainsi au spectateur d’être plus attentif à l’adaptation des personnages à leur nouvelle vie après le terrible bouleversement.
Par la suite nous suivons alors David et Amanda qui, par leur évolution, provoquent des émotions qu’il est rare de ressentir dans les salles obscures. C’est aussi l’hésitation, la maladresse, bref l’imperfection jouée à la perfection par Vincent Lacoste, qui touche le spectateur. On perçoit les moments de partage et de complicité avec le personnage d’Amanda, rôle finement exécuté par la très jeune et prometteuse Isaure Multrier. Sa maturité intellectuelle, qui tranche avec celle de David, ne manque pas non plus de générer, dans des moments humoristiques et légers, une espèce d’inversement des rôles chez ce duo.
Au vu de son thème principal, le deuil qui fait suite à un attentat, le film de Michaël Hers est très surprenant par sa légèreté : les nombreuses séquences de parc ou encore la fraîche histoire d’amour que David débute avec la douce Léna, donnent l’impression que la vie continue et reste belle malgré les risques et les horreurs du présent. A la fin du film, même la mère, tant redoutée par David, se montrera réconfortante, dans un parc londonien.
Le film offre finalement une approche vraiment nouvelle et sensible du thème de l’attentat, très loin de l’exploitation spectaculaire et horrifique à laquelle nous sommes malheureusement habitués : Amanda est donc paradoxalement un film bouleversant qui fait du bien !

Justin SIMON, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/03 22:17 #2018-amanda-19
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Amanda réalisé par Michael Hers est un drame racontant l’histoire de David, un jeune homme qui jongle entre plusieurs petits boulots bien médiocres et fuit l’engagement et les responsabilités liés à l’arrivée effrayante de l’âge adulte. David a seulement 24 ans quand, du jour au lendemain, il va devoir prendre en charge sa nièce, Amanda, 7 ans dont la mère Sandrine est décédée à la suite d’un attentat. Ce film au premier abord, m’avait tapé dans l’œil car j’avais déjà auparavant croisé le pouvoir comique de Vincent LACOSTE dans les Beaux gosses de Riad SATTOUF et la justesse et l’élégance de Stacy MARTIN dans Le Redoutable de Michel HAZANAVICIUS. La bande annonce avait également attiré mon attention sur le duo que forment Vincent LACOSTE et Isaure MULTRIER qui de fil en aiguille s’apportent une force et une tendresse inavouées dans leur deuil.
Cependant, force est de constater que l’on reste sur sa faim. En effet, le film est efficace émotionnellement mais parait tristement plat dans son jeu d’acteur du fait, peut-être, de répliques trop peu travaillées, surtout lorsque David annonce le décès de Sandrine à sa nièce. La retenue exprimée par les acteurs semble parfois théâtrale, la simplicité et la sincérité liées à cette annonce accablante surjouées. Les scènes s’enchaînent par ailleurs de façon prévisible, la gestuelle également. Lorsque David rencontre une ancienne amie n’ayant pas appris encore le décès de la mère d’Amanda, cette dernière réagit à coup de main sur la bouche et d’une accolade qui sonnent faux. De plus, les liens entre les personnages sont flous et peut-être pas assez exploités. Chacun vit son traumatisme de son côté et l’idylle que vivent David et Léna, sa petite amie, est adorable mais ressemble quelque peu à une amourette sans grand aboutissement. Ainsi, on ne s’attache que trop peu aux personnages. A l’exception du duo que forme David et Amanda.
Ces deux personnages ont beau ne pas avoir le même âge, ni le même tempérament, chacun s’élève et se repose sur l’autre, car le deuil n’a pas d’âge : les différentes phases du deuil s’affirment et se ressentent à travers les couleurs des vêtements, et la lumière qui sculpte les décors. Mais surtout, l’intérêt du film consiste dans la manière dont la perte de l’être cher permet de souder les vivants : la mort tragique et injuste qui frappe Amanda et son oncle entre ainsi en résonance avec celle des autres victimes et les amis de David ne prennent figure que lorsque l’attentat a frappé Paris, comme si ce drame rassemblait une nation meurtrie et faisait naitre des solidarités. A la fin du film, David acceptera même de rencontrer sa mère, chose qu’il refusait au début lorsque sa sœur lui proposait de partir pour Londres afin de la rejoindre.
Si ce film est un récit qui aborde effectivement des sujets délicats et se déploie de façon un peu prévisible, il n’en demeure pas moins agréable et optimiste. Si la phrase désespérée « Elvis has left the building » que Sandrine lègue à sa fille menace de colorer tout le film, la séquence du match de tennis à Wimbledon permet de la nuancer. Amanda a le mérite d’être un des premiers films post-attentats du 13 novembre : il affirme une vraie volonté de reconstruire un avenir commun et serein malgré l’horreur et nous invite, certes de manière un peu facile, à ne pas perdre espoir.

Camille CORAZZOL, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/02/05 12:34 #2018-amanda-20
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
AMANDA, UN RÉCIT AUSSI ENSOLEILLÉ QUE NUAGEUX

Amanda, dernier long-métrage de Mikhaël Hers est sublime. Il raconte la disparition soudaine et violente de Sandrine, mère d’Amanda et grande sœur de David, un jeune un peu immature obligé de prendre en charge sa nièce de 7 ans. Le film oscille entre la tristesse évidente de son sujet et la légèreté de sa mise en scène. Il est très ensoleillé, surtout dans sa première partie, ou le bonheur règne parmi les personnages et que la situation initiale se met en place. La musique et les décors renforcent cette atmosphère, c’est d’ailleurs les éléments les plus marquants de ce film. La musique envoûte et transporte dès qu’elle apparaît et revient, souvent pendant les plans de paysages ou durant les balades à vélo, qui nous offrent de sublimes portraits de notre capitale. Ces scènes sont simples mais donnent de réels frissons et offrent une réelle douceur dans le récit si dur qu’on nous montre. En effet, le film est aussi pesant que léger, et ce paradoxe fait la réussite du film.

Les acteurs sont géniaux notamment Vincent Lacoste qui confirme l’étendue de son talent et la petite fille, qui est la vraie découverte du film. Le metteur en scène prend le parti surprenant de la retenue pour montrer les réactions des protagonistes. Par exemple quand David annonce la mort de sa mère à Amanda, il le fait d’une manière très peu délicate, et Amanda est désemparée, elle ne sait pas comment réagir, elle ne réalise la disparition de sa mère que quelques scènes plus tard. Certains trouveront étrange qu’Amanda ne fonde pas en larmes. Ce choix est très pertinent. On évite la surenchère d’une situation déjà bien dramatique ! Je trouve ce choix très juste de la part des scénaristes et du réalisateur. Le film est d’un réalisme si puissant que les réactions des personnages se rapprochent au plus de ce qu’un être humain comme tout le monde peut ressentir. Perdre sa mère, est déjà si lourd à encaisser que la réaction doit être plus complexe que des larmes.

Le film approche la perfection, malgré quelques longueurs. A classer dans les meilleurs films de 2018.

Marius Hestin, 1ère L

2019/02/05 12:39 #2018-amanda-21
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
À ma très chère Maman,
Au Paradis

À Paris, le 10 Octobre 2015

Ma douce Maman
,
C’est ta petite fille adorée. J’espère que tu t’amuses bien au paradis et que tu as rencontré Elvis Presley, est ce qu’il a toujours ses cheveux en forme de banane ? David est maintenant mon second papa, ne t’inquiète pas il s’occupe bien de moi. Maintenant, c’est mon papa David. Il n’est pas aussi fort que toi en cuisine, une fois il a brûlé des brocolis !!! Il y avait beaucoup de fumée et après avoir nettoyé on est allés acheter un Paris Brest, j’en ai eu deux dans une seule journée ! Il a tellement honte qu’il m’a dit de ne rien dire mais je ne peux pas m’en empêcher, je ne suis qu’une petite fille après tout !

Aujourd’hui je me suis fait une nouvelle amie. Elle s’appelle Claudia, elle a des yeux marrons et elle aime beaucoup lire.

L’été dernier, mamie est venue nous voir. Elle était très heureuse et je l’étais aussi. David est parti et on est restées entre filles, on a fait des coloriages, on a joué à chat et on a même fait une tarte. David a mangé presque toute la tarte, quel glouton ! Mais tu sais il a quand même trouvé un travail. Il est maçon maintenant ! Je pense que tu serais fier de lui. Il est plus « responsable » comme le dit souvent tatie Maude. David arrive enfin à l’heure à mon école et il m’apprend à cuisiner. Même s’il n’est pas très bon et qu’il a encore beaucoup de progrès à faire, je l’aime bien mon David. Tu sais sans toi c’est plus pareil. Quand je vais à l’école avec David je pense à toi. Mais je ne pleure pas car je suis une grande fille maintenant

Ta fille préférée,

Amanda

Andy Bodol, 1èreL




2019/02/05 12:40 #2018-amanda-22
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Ma chère Sandrine,


En ce froid glacial de cet hiver parisien, je t’écris enfin.
De ma main tremblante, je tente de déposer sur le manque que je ressens quelques mots souffrants.
Il se fait tard, et ma chambre d’hôpital me paraît presque effroyable.
Jour pour jour, voici 50 ans que la douleur m’habite depuis que la mort nous a séparés, je me sens le cœur lourd et serré.
J’ai toujours pensé que tu étais encore avec nous, à nous regarder et veiller sur Amanda et moi, avec tout ton amour.

C’est sur mon lit de mort que je prends enfin le courage de t’écrire ces mots. Je dois avouer que parfois j’ai l’impression de te voir, dans un mirage emprisonnant mon cœur et faisant couler mes larmes.
Toute ma vie durant je me suis battu sans relâche, affrontant des épreuves le long de ce couloir qui mène aujourd’hui à ma fin.

Amanda, ta fille, notre si précieux trésor qui n’a fait que grandir est maintenant une femme accomplie.
Des derniers souvenirs qu’il me reste, je revois son visage rougi et meurtri, couvert de ce torrent salé qui s’écoulait de ses yeux humides en ce jour funeste où tout a commencé.
Tout n’a pas toujours été facile, ni évident, mais je suis fier de notre combat, du chemin que nous avons parcouru main dans la main.
Il est maintenant loin, le temps de ses premières fois.
De ses interrogations sur les garçons, de ses craintes à devenir une femme, de ses peurs face à un avenir flou.
Et, aujourd’hui, tout est réussi.
Elle te ressemble tellement… Ton sourire, tes yeux, ta joie de vivre…
Je me surprends parfois à la contempler avec le souvenir de ton visage.

Je sais qu’il va falloir que je cesse de t’écrire, qu’il faut que je sèche ces perles d’eau qui dévalent et peignent mon visage.
La mort me paraît plus douce quand j’imagine te revoir et cette fois-ci passer une éternité auprès de toi.
A jamais tu ne pourras disparaître de nos cœurs et, je sais que je peux enfin partir l’esprit serein.

Ton petit frère David

Anaïs Maréchal, 1èreL

2019/02/05 12:41 #2018-amanda-23
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Ma chère maman,

Voilà maintenant deux ans que tu es partie. Depuis ton départ, de nombreuses choses ont changé. Tout d'abord, David a emménagé à la maison, pour tout te dire au départ j'ai eu beaucoup de mal à accepter sa présence au sein du foyer. Quelques jours après ta mort, David a jeté ta brosse à dent, ton maquillage et certains de tes effets personnels. J'ai très mal réagi lorsque je me suis rendue dans la salle de bain et que je n'ai pas trouvé tes affaires, j'étais furieuse contre lui, comment pouvait-il jeter tes affaires ? De quel droit ? Cela ne lui appartenait pas !

Ton souvenir reste à jamais associé au jour où David m'a annoncé que tu étais partie pour toujours. Ce matin-là, je me suis réveillée et je ne t'ai pas trouvée dans l'appartement, à ta place, se trouvait David qui m'a alors dit qu'on allait sortir et nous sommes partis dans un parc, on s'est assis sur un banc, il m'a regardée dans les yeux et m'a dit soudainement :
" Ta maman est morte."

Je n'ai pas compris tout de suite ce qu'il voulait dire, puis je l'ai vu s'effondrer et là j'ai réalisé que tu ne reviendrais jamais, que je ne pourrais plus jamais te revoir. Sans que je m'en rende compte, des perles salées se sont mises à couler sur mes joues. Mais ce qui semble bizarre c'est que j'ai vraiment pris conscience de ta mort, le jour où David et moi avons assisté à un match de tennis à Wimbledon. A côté de mon siège, se trouvait une place vide, cette place qui aurait dû être la tienne. Quelques minutes après le début du match, le joueur que je supportais, était en train de perdre, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis mise à pleurer. Pour moi s'était la fin, alors que le match venait de commencer. J'ai pensé à toi et je me suis dit que sans toi je n'y arriverais pas. David m'a alors réconfortée et m'a dit de ne pas pleurer, car tout est possible dans la vie, il ne faut jamais perdre espoir. En effet, il avait raison puisque mon joueur a fini par gagner le match. Malgré tout ce qu'on peut dire sur le jeune âge de David, il m'a servi de figure paternelle, il prend soin de moi comme si j'étais sa fille, il se soucie de moi avant de prendre soin de lui. Je ne le remercierai jamais assez pour tout ce qu'il fait pour moi.

Il est temps pour moi de te dire au revoir, je t'aime maman et je ne cesserai de penser à toi toute ma vie. Tu me manques plus que tout.

Amanda, ta louloute

Mériem Taibi, 1ère L
2019/02/08 11:23 #2018-amanda-24
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
malgré les coups durs il faut garder tête haute car rien n’est joué d’avance. A noter que la date de sortit du film correspond à quelque jours près la date des attentats parisiens du 15 novembre 2015.

Lisa Damerval, élève de 2nde Lycée St Pierre
2019/02/08 11:25 #2018-amanda-25
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Réalisé par Mikhaël Hers, Amanda est un film français en couleur de 107 minutes sortie le 21 novembre 2018. Produit par Pierre Guyard et la distribution faite par Pyramide Distribution Au casting on retrouve Vincent Lacoste (très connu dans le cinéma français) ici dans le rôle de David, Isaure Multrier (pour son premier film) dans le rôle d’Amanda et Stacy Martin dans le rôle de Léna et Ophélia Colb dans le rôle de Sandrine.

Dans la capitale française, David, un jeune adulte qui batifole entre deux travaux; celui d’élagueur dans le 20e arrondissement de Paris et agent immobilier pour touristes. Aimant et attentionné avec sa grande sœur Sandrine qui est mère célibataire, David l’aide en allant chercher sa fille Amanda à la sortie de l’école à l’occasion (non sans peine). Le jeune homme rencontre Léna, jeune professeur de piano. Amoureux et bien dans ses baskets, David mène une vie idyllique. Mais tout bascule après un attentat au Bois de Vincennes, lieu choisi pour un pique-nique entre le frère, sa sœur et leurs amis. David se retrouve du jour au lendemain en charge de sa nièce de 7 ans.
Le film nous fait voir la vie des victimes des attentats et bien après l’attentat en lui-même. Tout d’abord on apprend à connaître cette famille bercée par les drames parentaux, du fait de l’abandon de Sandrine et de David par leur mère Alyson quand ils étaient enfants ; fait qui est gravé dans la mémoire de David, puis l’absence de père pour Amanda. La vie de la petite est rythmée par ses habitudes, mais elles sont chamboulées par le décès de sa mère. Désormais la fillette a plusieurs maisons ; elle vit dans l’appartement de sa maman, chez son oncle ou chez la tante de sa mère. Au-delà de ce que les médias nous montrent lors des attentats et bien au-delà du deuil national, ce film nous fait ressentir de la compassion, de la joie mais aussi de la douleur et de la peur pour cette petite fille insouciante et non préparée à la dureté de la vie. Cette fillette qui malgré toutes ces difficultés, garde tout au long de l’histoire son sourire et la joie de vivre.
Le vélo est un objet qui est présent à chaque moment fort de l’histoire : lorsque David rejoint le Bois de Vincennes, il est seul sur la route, l’esprit tranquille avec son vélo, la scène se ralentit, tout est calme, il croise des motards ayant un comportement étrange. Ce passage marque un changement de sa vie et l’irruption du chaos : les cris, le sang et les victimes étendues dans le parc. Ensuite les personnages se déplacent toujours à vélo, signe de liberté et de légèreté. Le vélo évoque aussi la complicité entre les personnages : lorsqu’ils sont heureux, Sandrine et David font la course au début du film et pédalent à en perdre le souffle. De même, quand Amanda et David sont en Angleterre, ils se baladent, apaisés après la mort et recréent des liens avec Alyson. Quand Amanda est triste et pleure dans le dos de son oncle, là encore, ils pédalent.
Lorsque David et Amanda assiste au match de tennis (en souvenir de l’enfant et de la passion de Sandrine) la jeune fille pleure voyant que l’un des joueur subit un échec cuisant. Mais alors que ce dernier remonte le score et gagne, la jeune fille cris de joie et se rappelle de la phrase que sa mère lui avait apprise sur Elvis Presley. Cette métaphore représente l’histoire d’Amanda : que Le match de tennis est une manière pour le réalisateur de clôre le film sur un message optimiste. A l’image du champion de tennis adulé par Amanda qui est dominé par son adversaire, la situation se retourne et il revient à égalité. La petite fille crie de joie et se remémore une phrase plein d’optimisme d’E. Presley que lui citait sa maman. Malgré les coups durs, il faut garder tête haute car rien n’est joué d’avance.
A noter que la date de sortie du film correspond à quelques jours près à la date anniversaire des attentats parisiens du 15 novembre 2015.
Lisa Damerval, élève de 2nde Lycée St Pierre d'Abbeville
2019/02/08 11:42 #2018-amanda-26
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Amanda
Réalisation :Mikhaël Hers
Nationalité : Française
Genre :Drame
Date de sortie :Août 2018
Acteurs principaux :Vincent Lacoste, Stacy Martin, Ophélie Kolb

Synopsis :David, 24 ans, encore un grand adolescent voit sa vie basculer quand sa sœur aînée meurt brutalement et qu’il se retrouve dans l’obligation de prendre en charge Amanda, sa nièce.

Dans son nouveau long métrage, Mikhaël Hers réussit à aborder un sujet poignant tout en douceur. En effet c’était un pari redoutable de mettre en scène le terrorisme sans choquer le public, mais il est réussi ! Mikhaël Hers nous apporte son regard rempli de maturité sur ces événements d’actualité, ce qui rend les émotions du spectateur encore plus fortes car le terrorisme est un sujet qui touche la société, le spectateur peut ainsi s’identifier aux personnages.

Même si cet attentat est l’action qui va bousculer l’intrigue, le film ne se résume pas à ce moment.

Avant l’attentat, le réalisateur nous montre le quotidien d’une famille pas tout à fait « banale » : on devine une situation familiale compliquée (les parents de David et Sandrine sont absents : la mère est partie dès leur enfance vivre à Londres et le père est décédé), Sandrine élève seule sa fille Amanda, et David enchaîne les petits boulots et a du mal à se prendre en main. Néanmoins les personnages ont l’air heureux : David fréquente une femme, Léna, et Sandrine trouve un rien pour égayer son quotidien et celui de sa fille comme des anecdotes sur Elvis Presley ou les visites quotidiennes à la boulangerie.

Tout bascule le jour où David, rejoint sa sœur et ses amis pour pique-niquer dans un parc.
Dans le film, ce long moment qui précède le drame, met en action David, sur la route en vélo qui fait face à un calme inhabituel dans les rues de Paris et croise uniquement deux motos dont les comportements étonnent le spectateur. Cette scène introduit parfaitement l’action douloureuse qui va se dérouler plus tard. De l’attentat, le spectateur ne verra que des plans larges de corps sans vie, ensanglantés. C’est assez pour lui transmettre la peur et la peine de cette scène.

Cet événement laisse place ensuite au réel sujet du film : l’histoire d’un homme qui doit endosser la responsabilité d’un père tout en affrontant le décès de sa soeur. David passe de l’adolescence à l’âge adulte. Une transition intéressante au point de vue du spectateur qui suit David dans sa transformation : des débuts difficiles avec Amanda qui préfère rester avec sa tante jusqu’au moment où Amanda veut rester avec David car il est plus apte à s’occuper d’elle. Le personnage d’Amanda est attachant et surprend le spectateur par sa force et sa façon de se relever après le deuil de sa mère.

Néanmoins elle reste quand même une petite fille sensible. En effet, lors d’un match de tennis à Londres, elle voit son joueur préféré perdre et elle fond en larmes. David parvient à la consoler en lui disant que rien n’est joué pour le moment. Le joueur revient à égalité et Amanda va dire la phrase que sa mère lui a appris « Elvis has left the building » C’est sur ces mots qui symbolisent un nouveau départ pour Amanda et David, que ce film, très réussi, se termine et marque le public grâce à son histoire émouvante.

Jade Desmaret, élève de 2nde au Lycée St Pierre d’Abbeville
2019/02/09 15:17 #2018-amanda-27
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
« Sami : une jeunesse en Laponie » : de la discrimination à l’émancipation.

Sami est un film réalisé par Amanda Kernell en 2016 et dont les actrices principales sont Lene Cecilia Sparrok et Mia Erika Sparrok. Il traite de la place des Samis un peuple autochtone dans la société suédoise des années 1930. Plus particulièrement, il retrace la vie d’une Laponne nommée Christina, anciennement Elle-Marja, une jeune Sami qui a rejeté sa culture pour s’en sortir. Mise en internat par l’Etat suédois afin d’assimiler sa communauté, Elle- Marja est jugée et rejeté par les jeunes de son âge mais malgré tout affiche un attrait particulier pour cette société suédoise. Dans ce film nous allons suivre la quête de l’épanouissement de cette jeune laponne et les épreuves qu’elles a dû traverser afin de ne plus faire partie des Samis et vivre la vie dont elle rêvée.

Pour commencer, le racisme occupe une place importante dans le film. Il est constamment vécu par la communauté Sami. La société et l’Etat Suédois n’acceptent pas cette communauté qu’ils jugent anormales. Plusieurs scènes de racisme traversent le film mais la scène la plus marquante est la scène ou Elle-Marja marche seule près de l’internat où les garçons suédois se moquent d’elle en disant qu’elle ne sent pas bon parce qu’elle n’est pas comme eux. Lors de cette scène de provocation Elle-Marja se fait marquer l’oreille comme les cerfs par un suédois. La réalisatrice nous montre la souffrance du personnage avec un plan rapproché et une vue subjective de l’action. Nous avons l’impression dans cette scène que nous sommes un des garçons suédois et que l’on assiste à la souffrance d’Elle-Marja. La caméra est posée à terre et grâce à ce plan nous arrivons à bien distinguer les traits du visage du personnage qui est en train de se débattre et de souffrir. La réalisation de cette scène évoque la métaphore de l’animal : c’est ainsi qu’Elle-Marja est traitée par les Suédois.

Ce film aborde aussi le rejet des Samis par Elle-Marja et l’attrait pour la société suédoise qui dénigre pourtant son peuple. On peut voir cela dans la scène du bal, où Elle-Marja enlève ses habits traditionnels Samis pour mettre les vêtements de son institutrice suédoise. Elle se rend au bal et essaie de se faire une place parmi les Suédois et les Suédoises. Malgré sa timidité, elle réussit à parler à un jeune suédois du nom de Niklas. En le rencontrant, elle change de nom au cours de cette soirée et se fait appeler Christina. Dans la continuité de la scène, Elle ira même jusqu’à insulter sa sœur en la traitant de « sale laponne ». Filmée avec un point de vue subjectif, la caméra portée à l’épaule suit à hauteur d’homme comme si l’on était à la place de la petite soeur et qu’on essayait de l’empêcher de partir. Lorsque Elle-Marja insulte sa sœur, la caméra est en légère contre-plongée afin de montrer que « Christina » est passée du côté de ceux qui dénigrent la communauté Sami et qu’elle est humainement au dessus de sa sœur. Un gros plan est effectué sur les deux visages afin de ressentir l’émotion des deux personnages lors de cette altercation. Toute cette réalisation et cette scène illustre parfaitement le rejet de la société Sami ainsi que l’attrait pour la société suédoise par Elle-Marja.

Pour finir, l’amour occupe également une place importante. On peut parler d’un amour fraternel entre Elle-Marja et sa petite sœur : la scène du cercueil où elle dit au revoir à sa sœur le met en évidence. Il y a également une liaison amoureuse entre elle et Niklas. Cet amour est très complexe mais passionnel comme l’illustre la scène où ils font l’amour. Cette scène est d’une tendresse particulière comme plusieurs scènes dans le film, Christina est un personnage qui n’utilise pas le langage de la parole mais le langage tactile. Lors de cette scène elle établit une sorte de connexion entre elle et Niklas. Mais Niklas a quand même du mal à supporter le regard de la société suédoise sur son amour pour Christina. Cette scène d’amour est filmée en très gros plan et le cadrage très serré crée une sorte d’intimité entre les deux personnages et noue la relation entre Elle-Marja et Niklas.

« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film à voir car il nous fait découvrir la vie de ce peuple malheureusement méconnu et ce qu’ils ont pu vivre dans leur pays. Proche du documentaire, le film nous parle de la vie d’une jeune Sami dans les années 30 et comment elle réussit à avoir sa place dans une société où elle n’est pas acceptée. Ce film donne également une leçon de tolérance envers ces peuples qui n’ont certes pas le même mode de vie que nous mais qui ne sont pas des êtres inférieurs comme certains suédois peuvent le penser encore aujourd’hui. Le jeu des actrices elle-même ayant des origines Sami est excellent, mettre en scène des jeunes actrices Sami est un choix très judicieux de la part de la réalisatrice Amanda Kernell, qui fait réagir la jeune génération suédoise en espérant qu’elle prenne conscience de la discrimination que ce peuple à vécu à cause de leurs ancêtres et pour éviter que cela recommence et que le peuple Sami ne disparaisse à jamais.

Maëva Mancel, classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/02/09 15:22 #2018-amanda-28
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
Amanda de Mikhael Hers : « Sandrine has left the building »
Amanda de Mikheal Hers est un film sortie en novembre 2018, qui met en scène Vincent Lacoste (David), Isaure Multrier (Amanda) et Ophélia Kolb (Sandrine).Ce film évoque la vie de David, 24 ans, sans grandes responsabilités et qui se retrouve un jour face à son destin suite à la mort de sa sœur Sandrine qui laisse derrière elle sa fille de 7 ans Amanda.
Ce film évoque tout d’abord le deuil. Celui vécu par Amanda et David après la disparition de Sandrine tuée dans un parc parisien suite à un attentat terroriste. Le film donne à voir comment les deux personnages principaux traitent la question du deuil. Mais dans un premier temps, c’est un déni de la disparition de Sandrine qui frappe le spectateur. Amanda n’arrive pas a accepté le fait qu’elle ne reverra plus jamais sa mère. Dans une scène, Amanda rentre dans son appartement avec David et quand elle allume la lumière elle a l’espoir de voir sa mère assise à l’attendre mais elle se retrouve face à une chaise vide. La scène qui illustre mieux le deuil est peut-être la scène où David et Amanda sont à Wimbledon et regardent un match de tennis. Amanda et David occupent deux chaises et une troisième chaise destinée à Sandrine est occupée par le sac d’Amanda. Un tennisman est en difficulté pendant le match, ce qui fait pleurer Amanda qui répète à David la phrase que Sandrine lui a apprise au début du film : « Elvis has left the building » soit « Elvis a quitté la salle ». Le réalisateur fait un écho à une scène du début du film et rattache cette scène du match de tennis à ce souvenir d’Amanda et de sa mère disparue. Cette phrase est aussi métaphorique car une comparaison indirecte est effectuée avec la mort de Sandrine qui elle aussi est partie. Cette scène marque également la prise de conscience d’Amanda de la mort de sa mère et constitue peut-être la fin de son deuil. Lorsque le tennisman réussit à égaliser on peut voir grâce à un gros plan la joie sur le visage d’Amanda qui essuie ses larmes et reprend espoir en la vie.
L’amour est une thématique clé dans la relation que noue David et Amanda. David a tendance à perdre pied avec tout ce qu’il doit gérer et les nouvelles responsabilités qu’il doit assumer. Malgré tout cela, on peut voir qu’il porte beaucoup d’amour à sa nièce. C’est notamment visible dans cette scène où ils sont à Londres et qu’ils font une balade en vélo. Dans un jeu d’écho, cette scène se rapporte à la scène ou David et Sandrine faisaient du vélo dans Paris pour montrer que David apprécie Amanda et l’aime autant que sa sœur Sandrine. Grâce à un travelling latéral, on voit sur le visage de David se dessiner la joie qu’il éprouve en faisant du vélo avec Amanda. En la voyant heureuse, il ressent même une sorte de fierté d’avoir réussi avec elle à devenir quelqu’un de responsable. La relation Amanda/David est une relation quasi fraternelle de par leurs âges proches (7ans et 24ans) et de par les relations qu’ils nouent entre eux : ils se disputent autant qu’ils s’aiment, comme dans une fratrie. David et Amanda sont des repères mutuels, ils ont besoin de l’un et de l’autre pour avancer.
Dans le film, la ville de Paris est très idéalisée par le réalisateur. Le soleil et le beau temps font rayonner la ville tout au long du film. Le climat sombre de la vie de David et Amanda contraste avec le climat particulièrement chaud et lumineux de la ville. Ce temps à Paris est une métaphore de l’existence : malgré les difficultés traversées par David et Amanda, quand tout est noir, que rien ne va plus les rayons du soleil persistent pour redonner l’espoir d’une vie meilleure.
« Amanda » est un film à voir. Hormis quelques scènes pas toujours utiles, le film aborde très bien le sujet du deuil et met en perspective cet état d’esprit avec la vision d’une enfant. Le jeu des acteurs est excellent particulièrement celui d’Isaure Multrier qui joue le rôle d’Amanda à la perfection et avec qui on arrive à établir un lien et à compatir. Le réalisateur a réussi à rendre certains aspects du film poétique grâce aux nombreux échos dans le film. Accessible à tous, ce film permet aux plus jeunes comme aux moins jeunes de réfléchir sur à ce qu’est une vie à reconstruire après la disparition d’un être cher.

Maëva Mancel, classe de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/02/13 17:31 #2018-amanda-29
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Le jour où Sandrine, la mère d'Amanda, décède dans un attentat, sa fille se retrouve seule, sans parents car elle n'a jamais connu son père. Amanda, sept ans, est donc destinée à vivre avec son oncle David qui n'est pas préparé à élever une enfant. Ils vont devoir affronter plusieurs difficultés de la vie et du deuil, continuer à vivre après une mort aussi tragique. Une réelle complicité va se créer.

Ce film mélange de nombreuses émotions. Michaël Hers met en scène de manière réaliste un sujet d'actualité. Le réalisateur permet au spectateur d'entrer dans la vie que peut mener une famille après la disparition d'un proche. Le public se sent intégré dans l'histoire et peut donc ressentir beaucoup de compassion à l'égard des personnages. C'est le cas, par exemple, dans la scène de l'attentat, avec les gens qui crient, qui sont perdus, et le sang sur les corps.

Le jeu des acteurs est impressionnant, particulièrement celui d'Isaure Multrier qui joue Amanda : malgré son jeune âge elle rentre parfaitement dans la peau de son personnage et arrive à procurer au spectateur beaucoup de tristesse. Les acteurs jouent comme si cette terrible histoire leur était réellement arrivée.

L'histoire est rythmée par plusieurs péripéties, comme la reconstruction des deux personnages principaux qui établissent une réelle relation, ainsi que l'adaptation et l'acceptation d'une nouvelle vie sans le pilier qu'était Sandrine dans la vie d'Amanda et de David. Dans la scène où Amanda et David partent en Angleterre, on peut ressentir le vide laissé par la défunte. Amanda garde aussi ses habitudes d'avant le drame : elle va chercher une fois par semaine un Paris-Brest à la boulangerie en face de l'appartement. On éprouve donc avec elle une certaine nostalgie. C'est aussi frappant quand David rend visite à ses amis qui ont eux aussi été blessés dans l'attentat : on voit qu'ils sont touchés tant physiquement que moralement. Lorsque Léna et David marchent dans la rue et qu'un pétard explose, on est témoin du traumatisme et de l'angoisse générés par un tel événement.

Ce film permet de se rendre réellement compte de l'horreur d'une telle situation, mais reste humain, proche du quotidien. A travers des scènes banales, nous voyons comment la barbarie affecte le monde, même les âmes innocentes.
Nina Jullin, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2019/02/13 17:42 #2018-amanda-30
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Paris, de nos jours. David, un jeune homme de vingt-quatre ans, perd sa sœur dans un attentat et se retrouve avec sa nièce de sept ans à charge. Perdu, désemparé, David ne sait pas comment s'en sortir. Avec Amanda, sa nièce, il s'apprivoisent.

L'histoire tourne autour des relations familiales, amoureuses, et surtout autour de la vie qui devient nettement plus difficile après un attentat. David est très proche de sa sœur, pour autant nous avons trouvé qu'au début du film il était très éloigné de sa nièce : il l'oublie à l'école et oublie son âge en parlant d'elle à Léna, sa nouvelle voisine, avec laquelle il vivra une histoire d'amour.

Après la mort de Sandrine, David est dévasté, Amanda se renferme sur elle-même et refuse de parler de sa mère, même à son oncle qui, lui, peine à comprendre la façon dont on s'occupe d'un enfant. La tristesse les rapproche au fil du film, on peut voir l'évolution de leur relation qui prend une autre tournure. David cherche des alternatives pour l'éducation d'Amanda, il hésite à la placer, à ne pas être son tuteur, mais il se rendra vite compte qu'il est bien trop attaché à elle. Le jeune homme cherche à tout arranger, malgré l'instabilité de sa vie et de son travail.

La mise en valeur de Paris, la place importante de la ville dans le film nous ont aussi beaucoup touchées. L'hommage à la capitale est très présent tout au long du film, avec les lents travellings lors des trajets à vélo. Paris est comme un village touché part une tragédie intime et collective à la fois.

Le jeu de Vincent Lacoste est touchant, nous étions surprises de la voir jouer de façon aussi pudique, en effet David paraît timide, fragile et émouvant. Ce personnage est très différent des rôles précédents de l'acteur. Nous avons aussi été étonnées par le jeu d'Isaure Multrier : il est rare de voir un enfant de cet âge procurer autant d'émotion. Cela est d'autant plus étonnant qu'elle n'avait jamais mis un pied dans le monde du cinéma, car elle a été repérée au cours d'un casting sauvage.

L'effet intime recherché par le réalisateur est pleinement réussi.

Aurane Roussey et Garance Perret, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2019/02/19 11:26 #2018-amanda-31
Lycée Paul Emile Victor, Avrille, académie de Nantes
Classe de TGA du LP Paul Emile Victor, Avrillé.

Critique du film Amanda

Dans le film Amanda de Mikhael Hers, une petite fille perd sa mère dans un attentat parisien. Son jeune oncle décide alors de l’adopter.

J’ai beaucoup aimé ce film plein de sensibilité ; les émotions sont là et le film reste pudique. Certes, quand l’acteur principal jouant le rôle de l’oncle pleure, on a parfois l’impression qu’il surjoue, mais peut-être que nous sommes sévères envers sa façon de jouer. Ne pleurerait-on pas si nous perdions notre mère dans de telles circonstances ? Même quand on est un homme.

On suit pendant tout le film cette petite fille aux yeux bleus et à la blondeur innocente ; on l’accompagne dans ses incessants changements de maisons (de chez son oncle à chez sa grande tante) et on voit l’évolution, la maturité grandissante chez son oncle qui devient capable de dire non à cette petite fille pleine de caractère et qui procède à une demande officielle pour adopter la petite.

Des passages nous ont beaucoup émus : quand la petite sort de la salle de bain, en colère car son oncle a fait disparaître la brosse à dents de sa mère défunte. La disparition des objets de ceux que l’on a aimés, sont pour l’être humain une deuxième mort ; sans retour en arrière. Plus rien ne nous raccroche à eux sur un plan matériel. La petite nous émeut beaucoup aussi quand on la voit suivre avec énormément de concentration un match de tennis à Wimbledon. Elle prononce les paroles que nous avions entendues au tout début du film et qui signifient que « tout est plié ». Il n’y a plus d’espoir. Sa maman lui en avait traduit expliqué la signification de paroles et le lien avec E.Presley. C’est ce qu’elle croit pour le match en cours mais c’est aussi ce qu’elle vit. C’est plié. Sa mère est morte.
Elle pleure mais rit aussitôt. La reconstruction est là. Cette mort l’a fait grandir « vitesse grand V ».

Dans ce film, nous voyons Paris à travers les yeux de l’oncle d’Amanda qui est souvent à bicyclette.( La caméra est placée devant). Nous l’accompagnons au fil de ses rencontres et nous voyons que Paris a changé depuis les premiers attentas :les fouilles des sacs quand on fait la queue, la présence des militaires à l’entrée des parcs…finie l’innocence.
L’insouciance nous a quittés depuis ces tristes événements et Paris nous le montre.

Ce film nous montre aussi les dégâts des attentats dans les familles. Amanda est adoptée par ce garçon d’une vingtaine d’années, la petite amie de son oncle est brisée moralement et d’autres sont brisés physiquement…Amanda réussit à évoquer les conséquences des attentas qui fauchent au hasard des êtres innocents sans sombrer trop dans la plainte. On comprend que notre vie ne tient qu’à un fil car un jour, tout peut basculer. Ce film est un bel hommage à toutes ces victimes dont on ne parle plus.

Vincent, Julien, Luidgi, Line, Mandy, Fatou, Bintouba, Alizée, Esteba
2019/02/21 18:26 #2018-amanda-32
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
BRIGLIANO Yaël, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Amanda est un film français dramatique réalisé par Mikhaël Hers, sorti en novembre 2018.
David, le personnage principal, est un jeune homme de 24 ans qui vit de plusieurs petits boulots, et s’occupe à l’occasion de sa nièce Amanda.
Sandrine, la mère d’Amanda, vit seule et elle est assez débordée avec son travail de prof d’anglais et sa vie de mère en général.
Tous les personnages vivent à Paris, qui semble une très belle ville où tout est rose, merveilleux, calme. Les gens sont heureux, il fait beau, et la vie paraît simple. Du moins, c’est ce que l’on voit au début du film.
Le spectateur est plongé dans cette capitale de rêve, où chacun vit librement sa vie. Seulement, il peut avoir du mal, comme moi, à identifier les personnages, à leur attribuer une place. Car David et Sandrine, qui sont frère et sœur, ne s’appellent que par leur prénom. Les membres de la famille sont ainsi désignés plutôt que par « ma sœur, mon frère, ma nièce... ». Cela nous prive de repères. C’est, peut-être, une maladresse du film. Mais cela nous amène aussi à comprendre que cette famille est détruite, et que pour ses membres, ça n’a pas forcément d’importance de savoir quelle est la place de l’autre. Il suffit de savoir que l’on peut compter sur l’autre. Car cette famille a connu plusieurs épreuves : la mort de leur père, l’abandon de leur mère, la séparation de Sandrine et du père d’Amanda qui, d’ailleurs, reste inconnu tout le long du film.
Les arrangements quotidiens de ces individus vont devenir impossibles. Au milieu du film, Paris devient sombre et triste après un attentat ravageur qui met fin à la vie de Sandrine, et qui blesse le bras de Léna, la voisine pianiste et copine de David.
Ce long-métrage aborde un sujet très sensible qui est la mort brutale et le deuil des proches face à l’inattendu de la situation. Et il montre qu’être débordé par une situation peut arriver n’importe quand et à n’importe qui, mais que ce n’est pas pour ça qu’il faut tout lâcher et ne pas se battre.
Après la mort de sa sœur, David, en plus de sa vie mouvementée, doit désormais s’occuper tous les jours d’Amanda, comme si c’était sa propre fille. Ce qui bouleverse sa vie, car il n’y était pas près. Il vivait comme s’il était sans attache, très librement, comme un adolescent qui sait comment gagner assez d’argent pour être autonome.
David peut parfois compter sur l’aide d’Amanda, qui est sa tante. Les deux personnages sont tristes, certes, on le ressent dans leurs paroles, leurs émotions, et à leurs expressions faciales, mais ce sont des personnes qui savent rester très fortes malgré le malheur de la situation et qui continuent d’avancer et d’affronter les douleurs de la vie et du deuil, sans pour autant se plaindre ni oublier.
Un moment du film a une fonction centrale. Sandrine, qui est prof d’anglais, explique à sa fille Amanda ce que l’expression « Elvis has left the building » veut dire. Elle lui dit alors comment est née l’expression, et ce qu’elle signifie de façon générale, que tout a une fin, qu’après un moment exceptionnel, il faut quitter les lieux, partir. Ce moment prend une importance centrale.
À la fin de ce film, lors d’un match de tennis auquel Amanda et David assistent sans Sandrine, et durant lequel le joueur Favoris d’Amanda est en train de perdre la partie, Amanda dit cette expression à voix haute, comme si elle n’avait plus d’espoir, comme si en plus d’avoir perdu sa mère, elle avait aussi perdu une bataille.
À la fin de ce match, ce joueur remporte, Amanda change de suite d’expression, cette victoire lui redonne espoir, elle est joyeuse et fière, ce qui rassure David qui est aussi fière d’elle.
Le film idyllique devient alors un film sur l’apprentissage précoce de la mort.
2019/02/21 18:27 #2018-amanda-33
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Anna PAULET, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Amanda est un film dramatique de 2018. David, 24 ans, vit dans le présent. Il accumule les petits jobs à court terme. C’est un adolescent sympathique, qui s’occupe parfois de sa nièce de 7 ans. Sa vie sera changée le jour où sa sœur sera tuée dans un attentat. Il devra devenir tuteur. Le film est un mélodrame qui raconte la façon dont deux êtres vont s’apprivoiser.

J’ai bien aimé ce film, qui laisse réfléchir. Il parle d’attentats, de deuil, de famille qui se reconstruire. Il nous parle des folies humaines. Puisqu’il nous montre l’injustice de la vie, le film pourrait être conseillé aux familles victimes d’une douloureuse expérience humaine.
Il m’a apporté une bonne dose d’émotions et une occasion de réflexion. Il n’incite pas à la gaieté, mais reste optimiste et lumineux. Il affirme que, derrière les obstacles que le destin met sur notre route, peuvent se cacher des histoires aux richesses inattendues.
2019/02/21 18:28 #2018-amanda-34
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Sarah ROUX, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Amanda est un film dramatique français écrit et réalisé par Michaël Hers sorti en 2018.
Ce film nous a plu parce qu’il nous plonge dans la vie d’une famille touchante, et parce qu’il sait nous surprendre avec de nombreuses émotions.
En contrepartie, nous avons eu des difficultés pour comprendre identifier la place de tous les personnages et parfois pour comprendre les scènes. Ainsi, l’attentat qui coûtera la vie d’Amanda paraît longtemps irréel, et cela nous laisse un moment dans le suspens. Amanda a aussi du mal à comprendre ce qui se passe, mais à force de passer du temps avec David, son oncle comprendre la triste vérité.
On se pose plusieurs questions : comment un enfant peut-il supporter la mort de sa mère ? Comment un adolescent peut-il devenir père ?
Le match de tennis final résume la vie d’Amanda avec la phrase d’Elvis Presley qui a été dite par sa mère. « Elvis has left the building ».
Ce film nous a vraiment plu, car il nous fait sentir que nous sommes tous confrontés à la douleur et au manque.
2019/02/21 18:28 #2018-amanda-35
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Pauline VIOLARD, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Dans Amanda, ce qui m’a le plus touché, c’est la façon dont David, son oncle, va se comporter avec sa nièce, devenir son propre père et l’élever.
Car Amanda, au début de l’histoire, est élevée par sa mère, qui est seule. Lorsqu’elle meurt dans un attentat, à Paris, tout change. Il faut trouver un autre équilibre. La petite fille est seule, elle n’a plus de parents directs.
La scène la plus touchante est la scène finale, quand David et Amanda sont à Londres pour suivre un match de tennis. Amanda est en faveur d’un joueur qui malheureusement commence à perdre ses premières balles. Elle répète la phrase que sa mère lui disait : « Elvis has left the building », et elle se met à pleurer. La petite fille se rend alors compte que sa mère ne reviendra pas. Mais son joueur préféré remonte au score. Amanda retrouve la joie.
La moralité de l’histoire, c’est qu’un jour on ressent un manque, on est triste, une personne nous manque. Mais l’on doit continuer à vivre.

2019/02/21 18:29 #2018-amanda-36
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Virginie FACCIN, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Amanda est un film réalisé par Michaël Hers en 2018. C’est un film compliqué à comprendre, parce que le rôle des personnages, leur place dans la famille d’Amanda n’est pas toujours précisée. On remarque des individus et non des membres d’une famille.
Il y a deux personnages principaux, Amanda (une petite fille de sept ans) et David (son oncle). Au début, Amanda vit tranquillement avec sa mère jusqu’au jour où elle meurt, victime d’un attentat. Alors, tout au long du film, on suit la vie de ces deux personnages en deuil. Ils essaient de continuer à vivre. Et le film nous fait voir cette histoire touchante. David s’occupe d’Amanda, en acceptant progressivement de devenir son tuteur.
La scène la plus touchante, c’est quand David annonce à l’une de ses amies qu’il prend l’initiative d’adopter Amanda, de s’occuper d’elle jusqu’à sa majorité, qu’il ne la laissera pas dans un foyer.
C’est un film que l’on peut conseiller parce qu’il a une belle morale. Il nous fait comprendre que, malgré les attentats, il ne faut pas s’arrêter face au danger. Parfois, les couleurs peuvent disparaître de la vie (comme lors de l’après-midi où a lieu l’attentat), ce qui ne veut pas dire qu’elles ne reviendront pas.
On peut penser que ce film est un témoignage des attentats qui ont eu lieu à Paris. Mais c’est plus qu’un témoignage, c’est une leçon de vie.
2019/02/21 18:29 #2018-amanda-37
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Ophélie CALLET, Sayaline BERYANE, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Amanda a huit ans, c’est une petite fille très forte, courageuse, qui vit avec sa mère, Sandrine. Sandrine a décidé d’élever seule sa fille : le père n’était que l’homme d’un soir et il n’a pas reconnu son enfant. Sandrine et Amanda vivent ensemble dans un arrondissement de Paris très calme et très beau. Ils voient de temps en temps David, qui est resté très proche de sa sœur Sandrine. Jusque-là, tout va bien.
Mais Amanda est un film dramatique qui semble vouloir sensibiliser le public aux attentats et faire comprendre les dégâts commis par ces violences. Ce sont à la fois des drames intimes et des événements nationaux. Les proches sont très tristes. Mais il faut rester souder pour continuer à vivre, même avec un manque, et rester fort face aux épreuves qui peuvent arriver sans cesse, du jour au lendemain.
Au début du film, le réalisateur présente Prias comme une ville active avec de bonnes ondes, beaucoup de couleurs, énormément de joie. Puis, suite à l’attentat, Paris est comme mort en même temps que les victimes. La capitale est brisée comme les victimes, plongés dans la tristesse. La ville est complètement chamboulée, comme toutes les personnes qui ne se sentent plus protégées quand elles sortent. Pour nous faire sentir cela, le réalisateur a utilisé des couleurs sombres, aucune parole, une nuit striée par des gyrophares et le son des ambulances.
Le film nous montre des individus qui doivent en même temps être des membres d’une famille. Ils peuvent abandonner, trahir : la mère de David est partie, le père d’Amanda n’a pas voulu reconnaître sa fille. Et ils peuvent aussi prendre toutes leurs responsabilités.
La scène finale est magnifique. Elle montre la vie comme un match de tennis. On peut toujours remonter malgré des épreuves difficiles.

2019/02/21 18:30 #2018-amanda-38
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Lauriane CARDINAL, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier

Amanda est un film dramatique français écrit réalisé par Michaël Hers en 2018.
Ce film, à partir d’un drame, nous offre une belle leçon de vie. Dans un joyeux et beau Paris, où tout semble jeune, facile, accessible et léger, où on se sent bien ‘et apaisé, apparaissent Sandrine et sa fille Amanda. Une famille moderne, avec une mère qui élève son enfant seule, et qui est aussi issue d’une famille monoparentale.
Au début du film, Paris nous semble merveilleux, les lumières douces sont mises en valeur. La vie semble facile. On aperçoit quelques monuments, et aucun embouteillage.
Le cœur du film commence lorsque le drame éclate, par le terrorisme. Sandrine décède d’un massacre collectif, brutalement, injustement. Sa fille Amanda est orpheline. Elle sera gardée par le frère de Sandrine, dont les enfants ne sont pas le fort. Le vrai drame, c’est la mort ou plutôt l’absence de mère. Comment fait-on ? Comment apprendre à vivre avec ce manque ?
Ce film nous plonge dans des sentiments profonds. Et c’est aussi l’histoire d’un apprentissage. Il nous fait prendre conscience de l’importance de sublimer les douleurs de l’absence. Amanda, si fragile, devra être forte. Et David, si insouciant, devra être capable de prendre des décisions.
La dernière scène se déroule lors d’un match de tennis, à Londres. Amanda et David sont spectateurs. Ce n’est qu’un jeu, pourtant Amanda va le vivre comme si ça vie en dépendait. Elle anticipe la perte. Mais David va lui faire comprendre que tout est possible, jusqu’à la fin. Perdre peut n’être qu’un échec temporaire, on peut aussi gagner et reconstruire comme on peut. Beau message, triste et joyeux, transmis aux spectateurs.
2019/02/21 18:30 #2018-amanda-39
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Sofiane NAJI, Fauve PONTHIER, Justine CAUSERA première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Amanda est un film dramatique français, écrit et réalisé par Michaël Hers. Il vient de sortir. Ce film se déroule à Paris, dont il montre un portrait idéaliste, loin de la violence de la vie réelle. On voit l’histoire d’une petite fille nommée Amanda, qui vit avec sa mère. Son oncle David vient souvent la voir. C’est une famille moderne, touchante et sensible.
Mais au cours du film un attentat éclate, dans un parc où la mère faisait un pique-nique avec l’amie de David. Dans l’attentat, la maman d’Amanda décède. Amanda se retrouve donc avec David. Elle a aussi une tante et une grand-mère, qui sont assez loin d’elle.
La question à se poser est : comment un enfant peut-il supporter la mère de sa mère ? On espère qu’en aucun cas un enfant soit confronté à une telle situation. Mais Amanda la vit.
David demande l’adoption d’Amanda, et cela donne un suspens. Car on ne comprendre qu’à la fin qu’il a pris cette décision. C’est pourquoi la fin est très touchante. Au cours du match de tennis où David a emmené Amanda, elle répète la phrase que sa mère lui avait appris. Cette phrase, que le spectateur découvrira, souligne qu’à la fin il faut comprendre l’absence. Mais Amanda va apprendre à ne pas se résigner, à reprendre espoir.

2019/02/25 20:05 #2018-amanda-40
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Une jeunesse perturbée


L’histoire se déroule de nos jours à Paris, c’est le début de l’été. David va chercher sa petite nièce Amanda à l’école, la raccompagnant chez sa mère, Sandrine. Ce jeune homme jongle entre louer des appartements aux touristes et s’occuper de tailler les arbres pour la mairie ; sa sœur elle, est professeure d’anglais dans un lycée. Il la dépose puis repart aussitôt que sa sœur rentre, laissant les deux swinger, vriller, rire dans tous les sens sur une chanson d’Elvis.

David va faire la rencontre d’une jeune femme, Léna : une jolie touriste enseignant le piano. Ils commencent à se voir, puis elle va rencontrer Sandrine, et la jeune Amanda pour pouvoir lui apprendre à jouer du bel instrument. C’est ainsi que le film commence, avec une atmosphère légère, insouciante, trop insouciante d’ailleurs…



Mais vient le jour où les trois adultes décident de pique-niquer avec des amis dans un parc en début de soirée : David va les rejoindre à vélo. Sur le chemin il fait beau, il y a du monde de sortie, puis peu à peu le trafic s’atténue, l’atmosphère se refroidit, laissant le silence prendre place à l’arrivée du lieu en question… Un carnage se peint sur la pelouse, beaucoup de gens sont blessés, d’autres peut-être déjà morts : c’est à ce moment que nous comprenons la situation dans laquelle David est pris au dépourvu. Il va devoir se charger de sa nièce de 7 ans, en parallèle avec ses petits boulots ; reconstruire une relation avec Léna qui ressort de la terrible attaque certes vivante mais traumatisée ; puis même enfin rencontrer sa propre mère avec laquelle qu'il n'a pas vue depuis de longues années…



Mikhaël Hers dans son film dramatique « Amanda », nous met face à une dure réalité que va essayer de surmonter le jeune David (joué par Vincent Lacoste) et, bien évidemment, la petite Amanda (incarnée par Isaure Multrier) ; mêlant les fortes émotions de chaque personnage en une histoire pathétique semée d’embûches.



Personnellement j’ai trouvé ce film vraiment réaliste et très touchant, même si certaines scènes sont pour le coup très pathétiques (comment voulez-vous annoncer à votre petite nièce la mort brutale de sa mère ?) et font verser une larme..



Mais ne t’inquiète pas Amanda, tu ne baisseras pas les bras !



Juliette Denis, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas.

2019/02/25 20:16 #2018-amanda-41
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Elvis has (NOT) left the building

Est-ce que la perte d’un être cher est le signe du déclin de notre vie ?
Est-ce qu’on peut réellement continuer de vivre quand disparaît une personne tant aimée qui parfois constitue notre seule famille ?
Est-ce qu’Elvis « has » vraiment « left the building » ?

Amanda, film tragique, raconte ainsi cette perte tant redoutée mais surtout ses conséquences : est-ce que je suis réellement prêt à assumer une petite fille de 7 ans en une période de deuil où la solitude peut-être la bienvenue ? Comment cette petite va réussir à tenir le coup sans sa maman ? Voici le genre de questions que peut se poser David, 24 ans, frère de la défunte, dont la vie est une mosaïque de petits boulots, d'instants famille et de moments consacrés à une toute nouvelle relation amoureuse, où il y a bien peu de place pour devenir brutalement papa.

Dès le début, la couleur est annoncée. David arrive en retard pour aller chercher sa nièce, Amanda, à l’école. Sa sœur, Sandrine, professeur d’anglais, vit quelques désagréments avec des parents d’élèves. Pourtant, cela n’entache en rien le climat joyeux dans lequel s'organise leur vie. Éléments perturbateurs multiples mais jamais suffisamment lourds pour marquer le quotidien ni assombrir la joie d'être ensemble.
Soudain, climat pesant d'avant le drame : soleil caché, plus aucun bruit, vie en suspens. On ne réalise pas, on ne comprend pas. Situation inattendue et amère chute quand enfin la lumière se fait dans notre esprit. Comment ? Pourquoi ? Choc. Attentat sanglant. Mort. Fin du bonheur.

Cet hymne à l’espoir vous fera peut-être verser une larme ou peut-être vous ennuyera-t-il. En effet, il ne fait pas l’unanimité auprès de toute la classe et personnellement je suis mitigée : je trouve l’idée et l’histoire géniales, le jeu des acteurs n’est pas si mal ; pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment accroché au film.

Paula Laffitte, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas.
2019/03/01 11:19 #2018-amanda-42
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Amanda est un film qui rend hommage aux victimes des attentats qui se sont récemment déroulés sur le territoire français, notamment à celles du Bataclan dans l’attentat du 13 novembre 2015. En effet, lors d’un attentat dans un parc du bois de Vincennes la mère d’Amanda, Sandrine (Ophélia Kolb) professeur d’anglais dans la capitale, est assassinée brutalement et c’est donc son frère David (Vincent Lacoste), 24 ans, qui fait des jobs par ci par la et veut devenir élagueur qui va s’occuper de sa nièce Amanda (Isaure Multrier), 8 ans. Après la mort de leur proche, David et Amanda vont devoir se soutenir pour surmonter la tristesse et la douleur qui les unissent. Ce deuil va les assembler et une complicité entre ces deux êtres va naître. David, lui, va devoir très rapidement se décider à être le tuteur légal ou non de la fillette et apprendre à s’occuper d’une petite fille sans père et désormais privée de mère.
Bien que ce long-métrage aborde le sujet des attentats, la scène de la fusillade n’est pas montrée : on ne voit ni terroristes ni armes, les scènes sont peu nombreuses et courtes, le cinéaste ne voulait pas en faire le sujet principal du film. On assiste ainsi à de longues minutes de silence sur les plans qui montrent, de loin, les corps des victimes allongés au sol. Ce qui intéresse le réalisateur, ce n’est pas le spectacle de la violence, mais la réalité qui suit l’attentat. Il flotte bizarrement dans ce film un nuage de liberté : les personnages passent beaucoup de temps dehors, font souvent des balades dans des parcs notamment lors d’une scène bouleversante au cours de laquelle David doit annoncer à sa nièce la mort de Sandrine, assis sur un banc dans un parc parisien désert le lendemain de l’attentat.
Dans le film, une expression qui évoque bien la situation d’Amanda revient : « Elvis has left the building ». D’après Sandrine, qui est professeur d’anglais et initie sa fille au sens de cette expression, c’est une phrase utilisée dans les pays anglo-saxons pour dire qu’il n’y a plus d’espoir, qu’il faut passer à autre chose. Dans l’une des dernières scènes du film, David et Amanda assistent à un match de tennis à Wimbledon et Amanda, en pleurant, prononce cette phrase que lui a léguée sa mère, tandis que l’un des deux joueurs est en train de perdre à plates coutures. Mais finalement, ce fameux joueur arrive à remonter le score pour égaliser, au moment où David s’efforce de consoler sa nièce en lui montrant que cette phrase n’est en rien une vérité généralisable. Cette dernière scène montre bien qu’Amanda et David ont réussi à accepter la mort de leur proche (ils n’ont pas perdu le match) mais qu’ils ne sont pas aussi heureux et rétablis du deuil : il leur faudra encore un petit bout de chemin pour cela (ils n’ont pas gagné le match, ils sont à égalité).


Marie-Jo MEZAMIGNI, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/03/01 11:21 #2018-amanda-43
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Le drame sentimental Amanda de Mikhaël Hers a un don pour transformer la tristesse en quelque chose d’heureux.
David est un jeune adulte habitant à Paris qui mène une vie heureuse, banale, au jour le jour. Il s’occupe parfois de sa nièce Amanda, une enfant de 8 ans avec qui il a un lien particulier. Brutalement, Amanda devient orpheline : sa mère est tuée dans un attentat. David doit faire face à un deuil tout en s’occupant de sa nièce. Ils apprennent tous les deux à se soutenir dans ces épreuves.
Cette histoire rappelle les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et raconte ce qu’ont vécu de nombreuses familles frappées par ces tragédies.
Nous avons apprécié ce film délicat et plein d’émotions. Tout d’abord, Vincent Lacoste qui joue le rôle principal est parfait dans ce rôle. Son charme naturel ajoute une touche de lumière et de tendresse à Amanda. Nous l’avions déjà aimé dans Les beaux gosses où il incarnait le rôle d’un adolescent assez mal dans sa peau. Là il joue un vrai rôle dramatique, et cela lui va très bien.
Nous avons également été charmés par le duo qu’il forme avec Amanda (Isaure Multrier) : leur couple est est très touchant et délicat car nous ne savons pas vraiment qui soutient qui. David est en effet un « grand enfant », souvent hésitant et maladroit, explosif aussi, à l’image de ses larmes qui surgissent de façon impromptue lorsqu’il parle avec un de ses amis, qui s’occupe d’une autre enfant ! Tous deux reliés par un drame et des blessures communes, ils se guérissent grâce à l’autre.
Ce film ne porte pas qu’un regard sur le deuil mais aussi sur la reconstruction après un traumatisme. Mikhaël Hers nous le montre d’ailleurs par sa manière de filmer. Il nous fait découvrir Paris, une ville joyeuse, rayonnante, vivante, pleine de lumière. Elle reflète les pensées des personnages. Lors de l’attentat, nous voyons une ville qui s’assombrit de plus en plus quand nous nous approchons du lieu du drame, mais qui se rallume petit à petit après cet événement, comme si la vie ne pouvait jamais être totalement éteinte.
Certaines scènes nous ont particulièrement touchés, notamment lorsque Léna, l’amie de David, a peur d’un simple bruit quand elle marche dans la rue. Cela rappelle l’état d’esprit d’une personne touchée par un traumatisme.
Léna est pour nous un personnage important car elle apporte de la joie et de l’amour pur.
Amanda est un film réussi qui nous a émus et qui nous rappelle que la vie est fragile et peu brutalement basculer. Un grand merci au réalisateur qui parvient à aborder des thèmes difficiles (les attentats, le deuil, la reconstruction) avec légèreté.
Louise LEMMONIER, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/03/01 11:23 #2018-amanda-44
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
L’histoire se déroule à Paris, de nos jours. David (Vincent Lacoste), vingt-quatre ans, vit au jour le jour et mène une vie « d’adulescent », en jonglant entre différents petits boulots. Alors qu’une romance commence à naître entre Léna (Stacy Martin) et lui, Sandrine, sa sœur, meurt dans un attentat, laissant derrière elle sa fille de sept ans, Amanda. David se doit de la prendre en charge. Ici Mickael Hers filme le deuil d’un jeune homme comme l’étape la plus importante de son entrée dans l’âge adulte.

Mickael Hers prend le temps d’installer ses personnages dans un quotidien parisien rempli d’infinis détails. Il multiplie les trajets en vélo et les plans sur les espaces verts, et nous livre l’image d’une ville apaisée jusqu’à ce que cette harmonie prenne fin au moment de l’attentat dans le bois de Vincennes. Cependant il prendra soin de ne jamais montrer les scènes de violence. Car ce qui l’intéresse en particulier, c’est de montrer les parcours personnels de ceux qui doivent se relever après la mort d’une personne chère. Avec sa manière bien à lui de filmer la brise qui agite les feuilles dans les arbres et de capter la lumière, les lieux se chargent d’une aura qui donne l’image d’une ville vivante, habitée, qui respire… et non d’une carte postale. Les scènes post-attentats, où David et Amanda marchent dans un Paris dépeuplé, ne sont pas là uniquement pour reconstituer une ambiance funeste mais aussi pour refléter le sentiment de solitude des protagonistes.

Ici, Vincent Lacoste tient parfaitement son rôle de personnage un peu candide avec sa nonchalance et ses paroles quelque peu hésitantes. Il joue un être infiniment touchant dont on comprend parfaitement les questionnements et la difficulté à se hisser, pour Amanda, au rang d’adulte, un rang auquel il n’est nullement préparé. Son jeu est d’autant plus émouvant avec la jeune Isaure Multrier (qui tient le rôle d’Amanda) que la complicité qui les unit est perceptible. Le regard clair d’Amanda et sa silhouette enfantine tranchent avec sa maturité intellectuelle, qui nous touche en plein cœur.

Aussi, pour éviter que le film s’apparente trop à une tragédie, l’histoire s’enrichit de personnages réconfortants. David a bien du mal à devenir un vrai père pour Amanda mais il est épaulé par une tante bienveillante (Marianne Basler). Si David et Léna sont déboussolés par les horreurs auxquelles ils sont confrontés, leur romance naissante aère le film et promet un horizon heureux. Si sa mère (Greta Scacchi), a longtemps failli à son rôle de mère, elle cherche à renouer les liens et devient un vrai soutien pour son fils et Amanda. AMANDA raconte l’histoire de personnages blessés qui se raccrochent les uns aux autres pour se sauver du malheur qui atteint leur vie. Vincent Lacoste et Isaure Multrier forment un duo qui fonctionne parfaitement et qui nous fait vivre un panel d’émotions fortes tout au long du film.

La plus belle scène est selon nous la « remontada » d’un joueur de tennis au stade de Wimbledon à Londres. Cette dernière scène nous semble particulièrement symbolique car dans les yeux mouillés de la petite Amanda, on peut enfin lire le mot qui lui manquait. Revivre. Le message de ce long-métrage est simple à définir : rien n’est jamais déterminé, nous pouvons toujours nous relever.

Romane LASSARA, Lycée Lacassagne, PES2.
2019/03/02 19:41 #2018-amanda-45
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Un jury de lycéens, c'est d'abord une équipe. Pour "Amanda" de Mikhaël Hers, nous avons pensé qu'il était opportun de tous nous réunir en une seule séance et écrire au tableau nos idées, puis de les synthétiser dans un deuxième temps. Il nous semblait important en effet de construire, autour de nos discussions, une critique assez rapidement au regard des objets d'étude que ce film voulait nous présenter, d'une part à la lecture du dossier pédagogique, et d'autre part du film vu en salle. Un créneau horaire de deux heures suffisait donc. Effectivement, nous sommes tombés d'accord sur une critique commune mais pas si facile à exposer en tant que telle. Pourquoi ? Non pas que ce film assez ordinaire de la vie d'une famille parisienne - certes marquée par un tragique événement - ne nous a pas apporté le coup de coeur espéré mais nous pensions être plus émus par les thèmes forts et sacrés que sont la famille, l'amour, le deuil, la compassion. Nous sommes restés un peu sur notre faim avec une dernière séquence montrant une partie de tennis mais aussi un jeu de personnages assez lisse. Forte charge émotionnelle cependant avec le bruit sourd de la scène post-attentat qui nous reliait au va-et-vient des secours et les gens sonnés face à l'horreur. Comment survivre à quelqu'un qu'on aime et qu'on vient de perdre à tout jamais ? C'est l'histoire d'Amanda, 7 ans, jolie comme un coeur et gourmande, rêveuse habite seule avec sa mère Léna, professeur d'anglais, dans un arrondissement parisien où il fait bon vivre. Amanda ne connaît pas son père, mais dans sa vie il y a un tonton, David, aux allures d'étudiant qui vient souvent la chercher à la sortie d'école, parfois avec un peu de retard. Il cumule des petits boulots, un peu jardinier, un peu agent immobilier. La vie pourrait s'écouler ainsi...Tout va voler en éclats !
2019/03/03 10:40 #2018-amanda-46
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Un jury de lycéens, c'est d'abord une équipe. Pour "Amanda" de Mikhaël Hers, nous avons pensé qu'il était opportun de tous nous réunir en une seule séance et écrire au tableau nos idées, puis de les synthétiser dans un deuxième temps. Il nous semblait important en effet de construire, autour de nos discussions, une critique assez rapidement au regard des objets d'étude que ce film voulait nous présenter, d'une part à la lecture du dossier pédagogique, et d'autre part du film vu en salle. Un créneau horaire de deux heures suffisait donc. Effectivement, nous sommes tombés d'accord sur une critique commune mais pas si facile à exposer en tant que telle. Pourquoi ? Non pas que ce film assez ordinaire de la vie d'une famille parisienne - certes marquée par un tragique événement - ne nous a pas apporté le coup de coeur espéré mais nous pensions être plus émus par les thèmes forts et sacrés que sont la famille, l'amour, le deuil, la compassion. Nous sommes restés un peu sur notre faim avec une dernière séquence montrant une partie de tennis mais aussi un jeu de personnages assez lisse. Forte charge émotionnelle cependant avec le bruit sourd de la scène post-attentat qui nous reliait au va-et-vient des secours et les gens sonnés face à l'horreur. Comment survivre à quelqu'un qu'on aime et qu'on vient de perdre à tout jamais ? C'est l'histoire d'Amanda, 7 ans, jolie comme un coeur et gourmande, rêveuse habite seule avec sa mère Sandrine, professeur d'anglais, dans un arrondissement parisien où il fait bon vivre. Amanda ne connaît pas son père, mais dans sa vie il y a un tonton, David, aux allures d'étudiant qui vient souvent la chercher à la sortie d'école, parfois avec un peu de retard. Il cumule des petits boulots, un peu jardinier, un peu agent immobilier. La vie pourrait s'écouler ainsi...Tout va voler en éclats !
2019/03/04 12:36 #2018-amanda-47
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
« AMANDA »
De Mikhaël Hers – France (1h47) – Drame

Entre rires et pleurs Mikhaël Hers nous raconte la vie de David et de sa nièce après la mort de sa sœur Sandrine.
On est au début de l’été à Paris. David 24 ans enchaine les petits boulots de jardinier et agent immobilier pour les touristes étrangers. Il aide parfois sa sœur Sandrine, prof d’anglais au lycée Arago et mère célibataire d’Amanda, 7 ans. Jonglant entre plusieurs activités, insouciant, David est rarement ponctuel à la sortie de l’école pour ramener sa nièce ou pour le pique-nique au Bois de Vincennes. Il doit y retrouver Sandrine, Léna la voisine avec qui il commence à flirter et d’autres amis. Mais la sortie vire au drame, un attentat ne laisse que morts et blessés. David découvre le cadavre de sa sœur au cœur du carnage. Les vies de David et Amanda en sont bouleversées…
Ce film tout en délicatesse nous montre deux personnages David et Amanda confrontés au deuil. Pour David, c’est la fin de l’insouciance, le moment des responsabilités. Tendre et émouvant, ce film déroule le long chemin de David et d'Amanda pour accepter la perte d'un être cher, illustré par les nombreuses promenades, à pied ou en vélo, dans un Paris superbement filmé.
Mikhaël Hers est l’un des premiers réalisateurs à évoquer dans son film les attentats du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2015. Il montre un Paris fragile, qui s’éteint brusquement suite à la fusillade. Il rend hommage aux victimes notamment à la jeunesse. Les scènes de l’attentat du Bois de Vincennes sont courtes mais intenses. Le réalisateur réussit à toucher le public notamment dans la scène montrant David annoncer à sa nièce la mort de sa mère. Un film bouleversant grâce à la justesse du jeu des acteurs, Vincent Lacoste et Isaure Multrier.

Adriana, Safae, Yanis - LPO Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne 94
2019/03/04 12:37 #2018-amanda-48
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
Amanda,
U n film de Mikhaël Hers

« Elvis has left the building ». Pour Amanda, ici, Elvis c’est Sandrine, sa mère tuée lors d’un attentat au bois de Vincennes. Cette phrase utilisée à la fin d’un concert d’Elvis Presley pour décider enfin le public à quitter la salle, ruinant tout espoir de revoir leur idole, est la clé du film, le résumé de l’attitude d’Amanda.
Nous sommes à Paris. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre deux petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure d’un choix les plus engageants. Soudain tout vole en éclat, sa sœur Sandrine meurt brutalement dans un attentat. Il doit alors faire son deuil et faire un choix important, prendre en charge sa nièce Amanda ou non.
Mikhaël Hers parle évoque dans ce film un attentat et ses conséquences pour les survivants. Il aborde un sujet sensible, une tragédie intime par un point de vue quotidien. Le sujet du deuil est mis à distance, dilué dans de longues balades muettes dans Paris. Les émotions sont portées par le jeu de la lumière et de la musique.
C’est un film et réussi. Les deux acteurs principaux, Vincent Lacoste (David) et Isaure Multrier (Amanda), interprètent sobrement leurs rôles. Un tel sujet pouvait faire craindre un sur-jeu des émotions. Il n’en est rien, nous nous mettons à la place des personnages. La dernière réplique, « Elvis has left the building », nous soulage autant qu’Amanda et David.
2nd3 LPO Langevin Wallon – Champigny-sur-Marne 94
2019/03/05 10:22 #2018-amanda-49
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Amanda

L'ambiance se fait tout à coup plus morne ; plus aucun son ne se fait entendre aux alentours. Le temps semble s'être arrêté. Le paysage, d'habitude si coloré, communiquant la joie de vivre, est aujourd'hui morbide. Je regarde désespérément autour de moi, espérant la trouver au milieu des cris et des larmes, en vain. J'essaie de me rattacher à l'espoir qu'elle ne fasse pas partie des victimes, je me dis qu'elle doit être cachée au milieu des corps sans vie.
Mais le seul corps sans vie que je distingue, c'est le sien...
................
Depuis la perte de sa soeur, David se voit devenir le père adoptif de sa nièce, une petite fille de 7 ans, alors qu'il a lui-même perdu toute sa famille. Abandonné par sa mère quelque vingt ans avant, orphelin de père depuis peu, il ne lui restait que sa grande soeur. C'est donc un choc pour lui de se retrouver seul, et obligé de prendre aussi en charge la tristesse d'une petite fille.
S'ensuit alors une vague d'événements trop rapides pour les deux enfants. Entre deux maisons, deux voyages, ils partent à la recherche d'eux-mêmes, de quelque chose pour se reconstruire, pour se persuader que ce n'est pas terminé.
Ce qu'a voulu montrer Mickaël Hers, c'est qu'il faut toujours se raccrocher à la moindre once d'espoir, et que, même si l'on pense qu'il est trop tard, que "Elvis has left the building", on peut toujours continuer à se battre et à vivre.
Cette petite fille, Amanda, est un exemple à suivre. Il faut savoir pleurer, crier, se mettre en cause, encore pleurer, et se relever.

Amina, Maïlys, Lyna, Logane, Gladys, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas
2019/03/06 12:25 #2018-amanda-50
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Un film touchant

Amanda est un film tragique reconstituant des faits passés à Paris en 2015, plus précisément une série d’attentats qui a fait mourir un grand nombre de français venus partager de bons moments ensemble.

Cette famille sur laquelle le drame s’abat, est constituée de Sandrine, de son frère David et de sa fille Amanda âgée de 7 ans. Sandrine décède à la suite d’un attentat dans un parc et laisse involontairement David âgé de 25 ans, s’occuper de sa fille.

La vie de David bascule, il est obligé de prendre un nouveau départ avec énormément de responsabilités, c’est un mélange entre horreur et beauté qui provoque de l’empathie.

Ce film se compose en deux parties, l’avant et l’après de l’événement tragique. Il n’y a aucune opposition entre l’avant et l’après de cette scène tragique. L’unique moment sombre et sans vie de ce film est le soir de l’attentat. Le restant du film, les couleurs restent vives, claires et lumineuses. Il y a beaucoup de musiques, de rires, par exemple à un moment la fille et la mère dansent pendant longuement. Suite à la mort de sa mère, les personnages sont remplis de tristesse et pourtant, ils ne s’écroulent pas, ils vivent leur vie, en avançant toujours avec difficulté, larmes et cauchemar.

Ce film reconstitue des moments vraiment difficiles, sans pour autant sombrer dans le tragique. La scène finale est un match de tennis, ou deux adversaires s’affrontent. L’un d’eux perd avec beaucoup de points de retard qui s’accumulent tout au long du match. Amanda à ce moment s’effondre, alors qu’elle n’avait que très peu pleuré jusque là. Sans doute comprend-elle alors le traumatisme qu’elle a vécu, elle s’identifie au perdant. Puis l’adversaire très en retard remonte la pente en gagnant coup sur coup, Amanda explose de joie. C’est une métaphore : quand on est désespéré on peut se relever.

Le sujet de ce film est difficile, il commémore des moments de souffrances du passé, sans pour autant tomber dans quelque chose de larmoyant.
C’est un chef d’œuvre plein d’horreur et d’espoir, avec des sentiments intenses, porté par Isaure Multrier dans le rôle d’Amanda, qui joue un rôle totalement lumineux.

Jeanne DUBOIS, Arthur FERRARI, Nordin MERIKHI, 2de 7
2019/03/10 17:53 #2018-amanda-51
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
Elvis has’nt left the buiding !

C’est le fil conducteur du dernier film de Mickael Hers .

Un film dramatique, touchant, émouvant qui raconte la vie d’Amanda , une fillette de 7 ans et de sa mère, Sandrine, avec laquelle elle vit une relation fusionnelle et complice.
Son oncle David, jeune homme de 25 ans, mène une vie facile , élagueur pour la ville de Paris, travail qu’il complète par un petit boulot pour arrondir ses fins de mois.
La vie de cette petite famille va basculer du jour au lendemain à la suite d’un drame.

Le personnage d’Amanda traduit l’enfance innocente et insouciante , l’actrice, Isaure Multrier interprète remarquablement ce personnage qu’elle joue avec naturel .

Le réalisateur joue avec les émotions du spectateur notamment lors de la scène du vélo, celle où David rejoint sa sœur Sandrine et ses amis dans un parc . La musique omniprésente accompagne cette séquence interminable, gros plan sur le visage candide de David, belle lumière sur les monuments de Paris et brusquement la rupture de ton s’effectue avec le drame .
En effet la lumière dorée du début dans laquelle « baignait » le trio heureux devient plus grise et renvoie une image triste et monotone dans la seconde partie.

Mais est ce pour autant que tout est foutu, comme l’exprime le titre du livre de chevet d’Amanda , Elvis has left the building, ?

Pauline, Saber, Robin 2°7
2019/03/11 09:43 #2018-amanda-52
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Le 15 Janvier 2019 au Grand Rex de Paris, avait lieu l’avant première du film «Amanda» réalisé par Mikhael Hers en 2018. Élisa et Maëlys, deux amies âgées de dix-neuf et vingt ans ont assisté cette projection. Une fois la séance terminée, elles se retrouvent au fast-food pour partager leurs avis respectif.

« - Alors le film, qu’est-ce que t’en as pensé ?

- Il était assez lent mais malgré cela assez touchant, j’en ai même versé des larmes. Je trouve qu’il nous permet de se mettre à la place des gens qui ont perdu des proches durant les attentats du 13 Novembre à Paris et c’est un bon geste de la part du réalisateur.

- Je suis d’accord avec toi sur ce point. Mais je trouve qu’il a été gâché par le mauvais jeu de certains acteurs dont celui de David mais surtout par un surplus d’incohérence et de clichés.

- C’est vrai que son jeu était assez médiocre. Quand il s’est mis à pleurer à la gare c’était tellement ridicule.

Maëlys rejoint Élisa dans son esclaffement. Une fois les deux amies remises de leur émotion.

- Mais est-ce que tu pourrais développer le reste s’il te plaît ? J’ai du mal à comprendre.

Maëlys sirote sa boisson et poursuit son discours :

- Eh bien pour commencer, il y avait beaucoup trop d’incohérences temporelles. Ce film est censé être inspiré des attentats de 2015 et à ce que je sache, ils se sont déroulés au Bataclan, au stade de France et près d’un bar, pas dans un parc. En plus de ça, tout le film se déroule en été alors qu’en Novembre on est en automne.

- C’est vrai que c’est assez maladroit de la part du réalisateur. Mais comme tu as dit, il est seulement inspiré, il n’est pas basé sur des faits réel donc ce film est une fiction.

- Même si il est juste inspiré, ce genre de détails auraient dû être respecte.

- Je comprends ton point de vue mais pour moi cela reste un détail. Tu pourrais maintenant m’expliquer ce que tu voulais dire par un surplus de clichés ?

Maëlys se met à soupirer d’exaspération face à l’ignorance et au peu d’attention que son amie Élisa a pu porter à ces détails mais décide de lui expliquer sans pour autant hausser le ton.

- Ça m’étonne que tu n’es pas remarqué mais bon. Premièrement, David accueille une famille d’indiens et comme par hasard ils sont censés être une famille de quatre mais viennent à huit et en plus ils arrivent avec trente minutes de retard. Deuxièmement, il y a un homme noir qui joue le responsable d’un orphelinat et si on fait attention on remarque qu’il porte une perruque, ce qui n’a pas lieu d’être. Troisièmement, une femme voilée se fait agressée verbalement en public et personne ne réagit comme si c’était normal. Et pour finir, une famille russe vient passer un séjour en France mais celle-ci semble être francophone puisque David leur parle en français ce qui paraît illogique, mais encore ce n’est pas grave par rapport aux exemples précédents que j’ai pu citer.

- Oh ! Je n’avais pas remarqué tous ces détails, c’est vrai que tout ça est assez déplacé… Mais ces maladresses n’empêchent pas que ce film est très représentatif d’une réalité poignante. Et je pense que si le réalisateur a choisi de jouer la scène de la femme voilée de la sorte c’est avant tout afin de dénoncer cette Islamophobie qui s’est installée chez une partie de la population française.

- Peut-être… Mais je pense que j’aurais pu apprécier si les acteurs avaient fait un effort au niveau de leurs performances, s’il n’y avait pas eu autant d’incohérences et surtout si la population venant d’ailleurs aurait été respectée et non limitée à de stupides clichés !

-C’est vrai que sans tout cela il aurait été parfait. »

Après avoir fini de déjeuner, les deux amies se séparent et retournent chez elles.

Mauricette, 1L, Lycée Senghor
2019/03/11 09:53 #2018-amanda-53
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Amanda est un film français réalisé par Mikhael Hers. C’est l’histoire de David, un jeune homme de vingt-quatre ans qui a la vie devant lui. A la mort de sa sœur aînée, tuée dans un parc à cause d’un attentat, il va devoir élever sa nièce de sept ans, Amanda.
Au début, les personnages sont heureux : David rencontre Léna, celle qui va devenir sa petite amie, on découvre qu’il est très proche de sa sœur Sandrine, et Amanda n’est pas encore orpheline. Grâce aux ballades à vélos qui deviennent une sorte de routine dans le film, nous découvrons Paris sans pourtant voir la tour Eiffel. C’est l’été, les couleurs sont vives et la vie se passe sans encombre.
Jusqu’à ce que le terrorisme entre dans leurs vies et emporte Sandrine. Même si le terrorisme est la cause de cette mort, il n’est pas le centre film. Il est évoqué, montré et dénoncé sans être le sujet principal. Cela nous montre que ces évènements n’arrivent pas qu’aux autres et qu’à tout moment nous pouvons en être victime. Un autre sujet survole le film, c’est l’immigration. A un moment du film, une scène nous montre des migrants, ce qui fait de ce film un film réaliste qui traite différents sujets.
« Tu penses qu’on va réussir à se supporter ? » dit le personnage de Vincent Lacoste à la petite Amanda. A travers le film une certaine complicité se crée entre ces deux personnages, ce qui est touchant et on peut facilement s’y identifier. On voit comment ils vont faire pour cohabiter ensemble et ils vivent leur première histoire quand ils partent à Londres pour rencontrer la mère de David.
Ce film est touchant, les acteurs jouent plutôt bien, surtout Isaure Multrier. Ce qui est dommage c’est que nous ne voyons pas vraiment d’évolution dans le film et qu’il manque un peu d’action, même si c’est certainement voulu. La fin a été beaucoup critiqué pourtant elle clôture bien le film avec la fameuse réplique « Elvis has left the building ».
Lycée Senghor
2019/03/11 18:45 #2018-amanda-54
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Ce film de Mikhaël Hers est une réalisation très touchante et dramatique, que j'ai beaucoup aimée. En effet, l'histoire se passe à Paris, de nos jours. Ce film nous présente David, agé de 24 ans (joué par Vincent Lacoste) jonglant entre différents petits boulots et ses études. Le film commence en nous montrant une famille à la vie ordinaire mais heureuse qui va connaître un drame. Leurs vies volent en éclats quand la sœur aînée de David, Sandrine (jouée par Ophélia Kolb) meurt brutalement dans un attentat. David se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé la scène de fin lorsque Amanda et David asistent à un match de tenis. Elle dit à son oncle : « Elvis has left the building ! » puis elle se met à pleurer... David lui répond : « Mais faut pas pleurer, tout n’est pas fini mon lardon ! ». Alors ses larmes se transforment bientôt en sourire nous montrant leur partage, leur espoir dans l'avenir pour oublier la douleur qui les ronge. On passe du rire aux larmes puis de nouveau au rire durant le film. Mikhaël Hers nous donne une formidable leçon de vie écrite avec une rare sensibilité à ne pas manquer, en traitant avec simplicité des thèmes aussi graves que le deuil, la reconstruction de soi, le besoin et la peur de l’amour après l’horreur....Il nous touche vraiment et quand on sort de la salle ,on est émus et cela nous fait réfléchir .
En conclusion, ce film est génial. Les acteurs sont formidables, ils jouent juste et nous donne des émotions surtout les acteurs principaux. L'histoire est très touchante, émouvante pour qui a un cœur, les plans sont corectes et la musique s'accorde parfaitement à l'histoire.

Gwendoline Dubois, littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/11 18:58 #2018-amanda-55
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Amanda est un film réalisé par Mikhaël Hers qui parle de la vie d’Amanda.
Au début du film, on suit la vie banale d’Amanda, une petite fille ordinaire âgée de 7 ans. Elle est merveilleusement bien interprété par Isaure Multrier qui sait nous transmettre les ressentis du personnage .
Dans cette histoire on suit également Vincent, l’oncle d’Amanda, qui est aussi un personnage très important puisque c’est celui-ci qui sera en charge d’Amanda après le décès de sa mère.
Amanda est une fille heureuse vivant avec sa mère célibataire. Mais un jour, tout bascule pour cette famille. Vincent, Léna sa petite copine et Sandrine, la mère d'Amanda partent pique-niquer dans un parc parisien. Mais Vincent arrive en retard et fait face à une scène des plus choquantes. Le paysage est devenu d’un seul coup très sombre et on voit par terre des personnes mortes couvertes de sang et des personnes qui essayent de réanimer les blessés. Le son est devenu un peu sourd. Tous ces éléments là montrent parfaitement l’état de choc qu’aurait ressenti n’importe quelle personne face à un attentat de ce type, causant de nombreuses morts dont Sandrine et un grand nombre de blessés comme Léna qui s’est cassée le bras. J’ai beaucoup aimé ce film qui aborde un sujet assez délicat, celui des attentats. Cette œuvre cinématographique montre que tout le monde peut, du jour au lendemain, être touché par une catastrophe qui va tout bouleverser mais aussi que tout n’est pas forcément fini à ce moment là.

Dans la dernière scène de ce film on nous montre en effet un match de tennis auquel assiste Amanda et Vincent. Au début, Amanda pleure parce qu’elle croit que son favori va perdre mais Vincent la rassure et un retournement de situation fait qu' au final tout n’est pas terminé puisque celui-ci revient au score. Dans ce match de tennis repose toute la morale du film : rien n'est définitivement perdu . La résilience existe en nous a condition d’avoir les personnes qui nous soutiennent 
Ce film m’a donc plus par son histoire et par la thématique de l'attentat qui diffère des autres films. La seule chose qui m’a déplu c’est l’interprétation du personnage de Vincent qui selon moi était fausse et ne m’a pas conquise.

Maka Gagua, Littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/12 17:13 #2018-amanda-56
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
"Amanda" est un film dramatique français de Mikhaël Hers sorti en 2018. On retrouve comme acteurs principaux Vincent Lacoste et Isaure Multrier.
Le film se déroule à Paris. Sandrine élève seule sa fille de 7 ans, Amanda. David, le frère de Sandrine, 24 ans, vit de plusieurs boulots: élagueur et loueur d'appartements. Il mène la vie active d'un jeune homme mais s'occupe aussi beaucoup de sa nièce avec laquelle il semble avoir une grande affinité.
C'est l'été et lors d'une sortie dans un parc parisien le film bascule. Sandrine meurt dans un attentat. Amanda est désormais orpheline. David est sa seule famille. Il se questionne alors sur ses capacités à réussir à élever sa nièce.
C'est un film réaliste très touchant, avec au coeur du propos des sujets actuels. Le spectateur suit David et ses interrogations, ses questionnements sur la difficulté à élever seul un enfant (d'abord pour Sandrine puis pour David lui même). D'autres thématiques très touchantes pour nous sont abordées:la complicité mère-fille, les obligations de la vie d'adulte (travail, horaires), les relations amoureuses, la relation fusionnelle entre David et Sandrine qui s'interrompt si brutalement, les difficultés de la vie qui poussent à évoluer et à changer. Sans compter la terrible épreuve de faire face à la mort de sa mère pour une enfant de 7 ans.
Ce film aurait pu être triste mais de manière inattendue l'ambiance est "légère": Paris en été, les couleurs, la douceur des personnages font d'un sujet grave un film tout en émotions.

Elsa, Maxime, Gabin, Everly, Yunus, TTEB, Lycée Michelet
2019/03/13 15:17 #2018-amanda-57
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Critique rédigée par Amaury, 1ere L


David, 24 ans, devient tuteur de sa nièce après la mort de sa sœur, Sandrine.
Un mélodrame débute petit à petit devant les yeux du spectateur, alors fasciné par une représentation apaisante et presque trop tranquille de Paris. Jusqu’au moment où un attentat de masse dans un parc de la capitale viendra tout faire basculer.

Durant les premières minutes du film, règne une ambiance tout à fait particulière.
Nous nous retrouvons plongés au cœur de la vie d’une famille aux premiers abords tout à fait normale.
En premier lieu, nous découvrons David, qui travaille pour les espaces verts de Paris et qui est également chargé d’accueillir des touristes qui ont loué des appartements.
Puis apparaît sa sœur Sandrine, professeure d’anglais dans un établissement scolaire. Elle est la mère d’Amanda, âgée de 7 ans.

Tout à l’air d’aller pour le mieux, les membres de la famille se portent bien, malgré quelques antécédents familiaux difficiles, particulièrement avec la mère de Sandrine et David, qui habite à Londres et qu’ils n’ont pas vue depuis de nombreuses années.

Les plans nous montrent un quotidien tout d’abord paisible et bucolique, des rues arborées, sans problème de délinquance ou de conflit. Tout est fait pour rendre Paris plus petite et plus chaleureuse. Il faut être parisien pour donner une si belle image de Paris et de ses habitants. Le renversement de l’histoire est de fait totalement inattendu, invitant le chaos dans la capitale française.

Ainsi, un soir d’été, Sandrine décide d’aller dîner avec des amis dans un parc.
Au moment de la rejoindre, David se rend compte qu’il se passe quelque chose d’anormal. La tranquillité parisienne perd toute sa beauté alors que des centaines de personnes crient de douleur ou de tristesse au beau milieu d’un parc verdoyant où régnait une ambiance paisible. Le spectateur se retrouve comme David, sous le choc.

Commence alors pour lui une période de deuil et d’adaptation à son nouveau rôle longue et difficile. Pour la première fois, il se retrouve en charge de sa petite nièce Amanda et à surmonter cette épreuve personnellement. Il ne s’attendait pas à assumer un rôle paternel si tôt dans sa vie. Il devient le tuteur de la jeune fille.
Au fil des sorties de l’école, des tours de vélo ou encore d’un séjour londonien, David et Amanda vont devenir encore plus proches qu’auparavant.
Le spectateur s’immisce pratiquement dans le cœur des personnages alors qu’ils traversent une reconstruction psychologique et familiale.


Les amateurs de cinéma plébisciteront sans aucun doute ce film.

2019/03/13 16:10 #2018-amanda-58
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble


Amanda, un film réussi ...

Le film Amanda a été réalisé par Michaël Hers, il est né le 6 février 1975 à Paris. Monsieur Hers est réalisateur et scénariste, il a réalisé plusieurs films dont Charell, Montparnasse, Memory Lane, Ce sentiment de l'été... De plus,Mikhaël Hers a la reconnaissance du cinéaste Luc Moullet qui dit de lui qui est "le plus grand cinéaste de demain".
Le film Amanda est un film dramatique. Il est sorti le 21 novembre 2018. Le film obtient la nomination "Special Orizzonti Jury Prize" en 2018. Vincent Lacoste, qui joue le personnage principal, est nominé pour le césar du meilleur acteur 2019 et Anto Sanko, compositeur de la musique du film, pour le César de la meilleure musique originale.
Dans ce film, Vincent Lacoste joue le rôle de David, qui est le personnage principal de l'histoire. Il est le frère de Sandrine interprété par Ophélia Kolb et David est aussi l’oncle de Isaure Multrier qui joue le rôle d'Amanda.
Par la suite, nous allons vous parler des points positifs et négatifs de ce film. Nous allons commencer par les points négatifs. Nous avons trouvé que l'attentat est très violent : une fusillade dans un parc avec des enfants qui jouent, des personnes qui pique-niquent. Nous avons aussi trouvé qu’il manquait quelque chose à la fin, on ne sait pas ce que font David et Amanda, s’ils restent à Londres avec la mère de David, si David et Léna vont rester ensemble...
Cependant, ce film comporte plusieurs points positifs dans cette histoire et ils sont nombreux. Nous avons bien apprécié le thème du deuil, que le réalisateur a voulu nous faire passer à travers l’interprétation d’une jeune fille. Même si c'est dur pour David, nous avons bien apprécié de voir l'histoire d'amour et de complicité se construire entre Amanda et David.
Pour continuer, beaucoup de sentiments sont éprouvés pendant ce film. Énormément de personnes ont été tristes quand l'attentat s'est produit dans le parc et aussi pendant le match de tennis quand le joueur favori d'Amanda perdait. Il y a aussi eu des passages de tension quand David a enlevé la brosse à dents de Sandrine, la mère d'Amanda, de la salle de bain, ce qui a fâché Amanda. Mais surtout il y a beaucoup d'amour. Quand Amanda et sa mère chantent et dansent dans le salon, au moment où David et Léna se rencontrent, quand David emmène Amanda à Londres voir sa grand-mère...
Les sentiments sont toujours présents et très bien interprétés par les acteurs. L'amour est très souvent exprimé, comme la joie. Mais il y a eu quand même un très long passage de tristesse, de deuil au moment de l'attentat.
Par la suite, la scène du match de tennis est un passage très touchant qui met en évidence le désespoir mais aussi qu'il ne faut pas perdre espoir car les accidents de la vie sont courants. Amanda est triste, pleure quand sa mère meurt et ensuite elle reprend espoir, elle rigole...
Pour continuer, le réalisateur a très bien tourné ce long métrage, le scénario est très bien écrit et le thème du deuil, comme nous l'avons dit précédemment, n'est pas souvent choisi.
Pour conclure, nous vous conseillons ce film, vous allez ressentir toutes les émotions, vous allez peut-être pleurer puis rire... Pour le passage de l'attentat, on ne s'y attend pas du tout du coup ça surprend. Vous n'allez pas décrocher de l'aventure de David et Amanda, vous allez rester immergé...
Aloïs Brisset , 2DEM
2019/03/13 16:25 #2018-amanda-59
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Une complicité née du chaos

« Amanda » est l’histoire d’une petite fille, dénommée Amanda, qui à l’âge de sept ans perd sa maman brutalement lors d’un attentat à Paris alors que cette dernière déjeunait dans un parc avec des amis. L’oncle de la petite, joué par Vincent Lacoste, arrivant en retard au parc échappe à la fusillade et prend donc l’initiative à 24 ans de devenir le tuteur de sa nièce étant donné qu’elle n’a pas de père. Ces deux vies tranquilles et paisibles de David et d’Amanda volant en éclat du jour au lendemain, vous embarquent dans une aventure, entre rire et larmes, orchestrée par Mikhaël HERS.
Nous avons trouvé l’intrigue du film très intéressante. Effectivement, c’est la première fois que nous voyons un film portant sur le sujet de la reconstruction après un attentat et cela nous a beaucoup touchés. Par exemple, le passage où David doit expliquer la catastrophe à sa nièce sonne très juste. En effet, Amanda ne fond pas en larme immédiatement ce qui accentue l’effet de choc et d’ambiance lourde qui règne autour des deux personnages. Cela nous laisse en tension nous rappelant à chaque instant la tragédie. De plus, on constate que le deuil d’Amanda est un long chemin vers une existence plus sereine et calme. Ce deuil est aussi le fil conducteur de ce film et est constitué de diverses étapes : le choc à l’annonce du drame, la colère envers David qui n’y est pour rien, la tristesse et l’acceptation pour pouvoir rebondir et partir de l’avant. Ce dernier sentiment est très bien illustré par le voyage à Londres.
Comme petit bémol, nous citerions les dialogues. Nous les avons trouvés trop écrits et récités par les acteurs ce qui enlevait la spontanéité de l’instant présent. Suite à cette remarque, nous avons appris que c’était le style d’écriture du réalisateur. Nous avons donc trouvé cet aspect dérangeant même si les dialogues étaient très justes par rapport aux situations, nous aurions aimé un peu plus de spontanéité dans ces moments. Par exemple, il n’y a pas assez d’interjections lors des surprises.
Le film s’organise donc autour du duo Amanda/David et propose une aventure humaine poignante et émouvante allant même, peut-être, jusqu’ à nous faire verser une larme. Ce que nous avons beaucoup apprécié dans les personnages, c’est leur banalité. Effectivement, David vit au jour le jour, travaille en tant qu’élagueur et n’a rien d’un super héros. Pourtant, il affronte cette nouvelle réalité avec beaucoup de courage même si parfois les émotions le submergent et il baisse alors les bras. Nous percevons cette faiblesse lorsqu’il hésite à placer Amanda en foyer pour jeunes orphelins. De plus, lui aussi a besoin d’un soutien important, et cette aide, à notre avis, lui est apportée par sa tante. Même si le film se focalise sur le binôme, ce troisième personnage incarne en quelque sorte la sagesse de la famille. La petite amie de David, blessée lors de l’attentat, est rentrée chez sa mère et ne lui est donc d’aucun secours. Ce dernier a ainsi, auprès de sa tante, une épaule sur laquelle il peut s’appuyer et une amie à qui se confier. Nous en retenons donc qu’il n’y a pas besoin d’être super héros pour être courageux ou qu’un héros peut aussi avoir des faiblesses.
Enfin, nous saluons la performance d’Isaure Multier qui a su interpréter Amanda avec brio tant par la justesse de son jeu que par les intonations de sa voix. L’actrice nous a beaucoup émus sûrement du fait de son jeune âge. De plus, elle a rendu le film moins dramatique grâce à ses réflexions d’enfant, ses rires, son innocence et sa gaîté. Par exemple, à Londres, lors de la rencontre avec sa grand-mère, Amanda nous touche par son innocence et clôture ainsi le film sur une touche d’espoir.
En conclusion, « Amanda » est un film dramatique et émouvant à voir entre amis ou en famille, un film qui fait réfléchir sur la thématique du deuil et sur l’espoir de la vie qui continue malgré tout.
Roulier Manon , 2DEM ( Diplôme d’État Montagne).
2019/03/13 17:10 #2018-amanda-60
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Amanda, un film touchant

« Amanda » est un film réalisé par Mikhaël Hers, sorti au cinéma le 21 novembre 2018 en France. Dans ce film, Mikhaël Hers fait vivre trois personnages principaux : David, un jeune homme de 24 ans, jongle entre deux boulots, élagueur et gestionnaire d’appartements meublés pour touristes. C’est l’oncle d’Amanda. Sandrine Sorel, maman d’Amanda est la sœur ainée de David. Amanda, âgée de 7 ans, est exigeante. Le film est basé sur la vie d’Amanda et sur la disparition soudaine de sa mère lors d’un attentat. Après le décès de Sandrine, la vie d’Amanda, de David et de Maud Sorel est complètement bouleversée.

Lors d’un pique-nique entre amis au bois de Vincennes, alors que David est en retard à cause des trains, un attentat a lieu, ce qui cause la mort de Sandrine. Mikhaël Hers n’a pas hésité à filmer les blessés atteints par cette violence gratuite. Le réalisateur et le scénariste ont parfaitement réussi à nous faire plonger dans le ressenti de David grâce à la musique choisie et au long traveling fait sur les arbres. Suite à cet évènement, David accepte d’être le tuteur d’Amanda, après avoir réfléchi et cherché des solutions. Quand David annonce la nouvelle à Amanda, elle ne pleure pas instantanément. Il lui faut quelques jours avant de réaliser complètement ce qui est arrivé. On trouve normal qu’une enfant de 7 ans ne comprenne pas instantanément ce genre de chose.
Amanda se retrouve à devoir changer d’appartement assez souvent et veut toujours croire que sa mère reviendra un jour. Lorsqu’elle comprend qu’elle ne reviendra plus, le réalisateur a décidé de lui faire changer de comportement. Mikhaël Hers a voulu rendre hommage à toutes les familles touchées par un attentat et nous a fait comprendre le malheur de ces personnes. Ce film nous montre une situation exceptionnelle car Amanda n’a pas de parents proches, sauf David, son oncle, qui est là pour la réconforter et la suivre tout au long de son adolescence.

David a mûrement réfléchi à ce qu’il va faire et ne pas faire, suite à la mort de sa sœur. Il a décidé de devenir le tuteur d’Amanda malgré les difficultés de communication et d’entente entre eux. Il a pris cette responsabilité même en n’ayant jamais eu d’enfant à élever. Évidemment, il oublie certains rituels que fait un parent lorsque leurs enfants rentrent de l’école, comme faire les devoirs ou préparer le gouter… Tout cela nous montre que David n’est pas complètement apte à s’occuper d’Amanda mais qu’il essaie de faire de son mieux. On remarque un changement de comportement chez David comme chez Amanda car tous deux sont bouleversés par l’évènement complètement improbable.

Amanda était une personne joyeuse, heureuse, mais suite au drame, elle est devenue malheureuse, fermée, elle ne parle plus beaucoup… Elle souffre beaucoup après l’évènement. On remarque que le deuil commence à s’en aller lors du voyage à Londres pour aller voir le grand tournoi de Wimbledon, au moment où le joueur de tennis qu’elle encourage rattrape les points perdus et gagne le match. Les larmes de désespoir se transforment en larmes de joie. Grâce à ce joueur, elle retrouve la joie de vivre. Elle a aussi en même temps, rencontré sa grand-mère, qu’elle a trouvée très sympathique et joyeuse de les voir pour une fois depuis longtemps.

La prise de responsabilité, l’engagement, et la présence d’un proche sont très importants pour accompagner un enfant, ou même un adulte dans une situation délicate. Un bel hommage aux victimes des attentats.

Florent NOEL, 2DEM ( Diplôme d'Etat Montagne)
2019/03/13 17:24 #2018-amanda-61
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Amanda un film plein d’émotions et de sentiments forts !


De Mikhaël Hers
Réalisé en :2018

Amanda est une fille heureuse avec sa mère qui est professeur d’anglais et son oncle qui fait toutes sortes de métiers. Elle vit une vie normale jusqu’au jour du drame : lors d’un pique-nique, un attentat a lieu et la mère d’Amanda meurt. Son oncle va devoir s’occuper de sa nièce tout en gérant ses boulots et sa vie amoureuse. Cette nouvelle vie les a affectés tous les deux différemment.



Tout d’abord, Amanda et son oncle ont tous les deux des sentiments très différents, ils vivent la mort de Sandrine différemment. Amanda vit la mort de sa mère avec un décalage. Elle ne se rend pas compte qu’elle ne reverra plus jamais sa mère et exprime une colère contre son oncle. Elle n’est jamais satisfaite. Elle pleure à chaque souvenir de sa mère comme la dernière scène du film lors du match de tennis elle se rappelle cette phrase : « Elvis has left the building . » que sa mère lui avait apprise et qui revient dans sa tête lors de la défaite d’un joueur. Amanda a un caractère très fort qui émeut le spectateur. On s’attache à ces deux personnages principaux qui veulent refaire une nouvelle vie. Quant à son oncle il comprend très bien que leurs vies ne seront plus jamais comme avant.
Il a des difficultés à s’occuper de sa nièce tout en gérant ses boulots et sa vie amoureuse. Il était très proche de sa sœur et sa mort l’a bouleversé, il met beaucoup de temps à se remettre de sa mort. Il va tout faire pour que sa nièce puisse vivre une vie normale. Son oncle montre sa tristesse tout le long du film mais essaie de reprendre le cours de sa vie très marquée par cette mort.

De plus il y a un très bon jeu d’acteurs qui nous fait ressentir leur malheur et leur deuil par leurs caractères. Amanda nous fait ressentir la colère et la tristesse d’un enfant qui a perdu sa mère, alors que son oncle nous fait ressentir un quotidien monotone, triste et un retour à la vie normale douloureux.

Enfin dans ce film la musique a une place très importante, il y a différentes musiques, une plus mélancolique et triste qui nous rappelle le deuil et une musique plus joyeuse qui montre les bons moments et un retour à la vie normale. Sans elles,
on ne pourrait pas ressentir toutes les émotions de ce film.


Néanmoins dans ce film, il règne une confusion ce qui entraîne un sentiment d’incompréhension. Avec les très nombreuses ellipses temporelles, on a du mal à se situer dans le temps. Elles nous font perdre le fil du film et cause une confusion temporelle.

D’autre part, on a l’impression que le personnage de l’oncle surjoue. Ce jeu d’acteur rend le film moins réaliste et ennuyeux.

De plus il y a dans ce film trop de personnages secondaires dont on ne connaît pas l’identité, ni leur relation avec les personnages principaux.


Pour finir ce film est très émouvant et regorge de sentiments forts malgré quelques incompréhensions et des confusions. Il mérite d’être vu.

Thomas Bonet, 2DEM ( Diplôme d’Etat Montagne)
2019/03/14 10:05 #2018-amanda-62
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Amanda est un film dramatique français, très bien réalisé par Mikhael Hers et sorti en 2018.
Ce film raconte l’histoire d’Amanda, une jeune fille de sept ans, élevée seule par sa mère, qui va devoir faire face à la tragédie de la perdre lors d’un attentat. Au début du film, on nous raconte son quotidien à Paris, ainsi que celui de son oncle, David, très proche d’elle. Tout bascule, lors d’un pique-nique avec ses amis, la mère d’Amanda mort dans un attentat. David arrive en retard et n’est pas touché par les terroristes mais il découvre cependant les blessés et des morts. L’attentat est suggéré par une d’ellipse, et on assiste à « l’après », les gens paniqués qui cherchent leurs proches dans les hôpitaux, les téléphones qui sonnent dans le vide. Par la suite, avec l’aide de sa tante, il prend en charge Amanda, s’occupe d’elle, l’emmène à l’école, tout en essayant de soigner ses propres blessures. On suit leur quotidien chamboulé, porté par leurs émotions et la reconstruction psychologique qui suit un tel événement. Ce film s'attache à décrire les relations entre les personnages, entre frère et sœur, entre nièce et oncle et tante ou encore entre amis.

La mise en scène passe par de nombreux gros plans servant à révéler les sentiments et les émotions des personnages. Aussi, la ville de Paris tient une place particulière dans le film, nous la découvrons sous un soleil d'été et au gré des déplacements en vélo des personnages. Amanda est un beau film sur les questions du deuil et de la reconstruction.


Léa Berret. 2nd. Lycée Bonaparte Autun

2019/03/14 10:31 #2018-amanda-63
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Elvis has left the building

Amanda est un film dramatique sorti en 2018. Il a été réalisé par Mikhaël Hers en France.
David, interprété par Vincent Lacoste, vit à Paris de nos jours. Sa sœur aînée, Sandrine (Ophelia Kolb), vit seule avec sa fille de sept ans Amanda (Isaure Multrier). David s’occupe d’accueillir des locataires dans un immeuble et c’est dans le cadre de ce travail qu’il rencontre Léna (Stacy Martin) dont il tombe amoureux. Lors d’un pique-nique dans un parc municipal, un attentat éclate, Amanda devient orpheline et Léna est blessée au bras. David doit alors s’occuper de la petite Amanda. Le film dépeint ensuite, le quotidien de David et Amanda et la difficile reconstruction suite à l’attentat.
La scène où Amanda, de façon innocente, annonce à son oncle qu’elle veut voir sa mère, est très marquante. En effet, David tente avec difficulté de lui expliquer qu’elle ne la reverra jamais. Il essaie de trouver les mots appropriés pour lui raconter le drame et éclate en sanglots. Après avoir appris cette triste nouvelle, Amanda fond en larmes ce qui touche encore plus le spectateur.
Mikhaël Hers met en lumière les conséquences et les séquelles d’un attentat et montre que, contrairement à l’expression « Elvis has left the building » qui signifie que tout est fini, il faut continuer de vivre malgré les drames qui surviennent.
Leurs sensations sont filmées en gros plan ce qui les met en valeur et nous permet de nous sentir plus proche d’eux. Les musiques, composées par Anton Sanko, s’harmonisent très bien avec les émotions et la vie des personnages.
Un film sur un sujet poignant très bien réalisé, émouvant et bouversant.

Blandine De Contenson. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/03/14 10:39 #2018-amanda-64
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« Amanda » est un film dramatique réalisé par Mikhaël Hers. Il est sorti en salle le 21 novembre 2018. Vincent Lacoste joue le rôle de David, Isaure Multrier joue le rôle d’une petite fille de sept ans. Ophelia Kolb joue le rôle de Sandrine, la maman d’Amanda et sœur de David.
C’est l’histoire d’Amanda, devenue orpheline lorsque sa mère, Sandrine, meurt lors d’un attentat. Amanda a sept ans le jour où sa mère décède dans un attentat qui a lieu dans un parc, la laissant seule avec David, son oncle et frère de Sandrine. David est un jeune homme qui vit au jour le jour et qui recule le plus loin possible le moment où il devra prendre des décisions importantes. Il travaille pour un propriétaire d’appartements. Il s’occupe d’accueillir les nouveaux arrivants, c’est pendant son travail qu’il rencontre Léna, qui deviendra elle aussi une victime de l’attentat.
La scène où David découvre les conséquences de l’attentat. On ne voit pas directement la scène, on apprend que quelque chose s’est passé à partir de l’expression qu’affiche David. On découvre la scène après, le fait d’avoir déjà « vue » la scène à travers David, puis de la voir nous-même renforce l’émotion du spectateur. C’est une scène qui a une importance primordiale dans la suite des évènements, car c’est suite à cet évènement qu’Amanda deviendra orpheline et que David perdra sa sœur, Sandrine. Lors de cette après-midi, Léna sera elle aussi touchée par l’attentat, elle prendra une balle dans le bras et aura des séquelles psychologiques.
Ce film fait ressortir un parallélisme entre la vie réelle des attentats, le terrorisme et les conséquences qui résultent de ces actes. Les personnes mènent une vie normale comme Sandrine, David, Amanda et Léna puis tout bascule : la mort d’un proche comme la mort de Sandrine laissant David et Amanda dans la tristesse mais également des blessures physiques et psychologiques comme Léna blessée à l’épaule et qui dans une scène sursaute et prend peur lorsqu’un pétard est activé en ville. David essaye de montrer à sa nièce, qu’il est fort psychologiquement mais une fois seul avec l’un de ses amis, il éclate en sanglots se demandant ce que sera son avenir à lui mais également celui d’Amanda.
La mort de Sandrine semble avoir changé les opinions de David qui en allant à Londres prendra finalement contact avec sa mère biologique qu’il n’a jamais réellement connue, ce qu’il refusait de faire auparavant. Même si lors de la rencontre des écarts entre la mère, le fils et Amanda sont flagrants, les paroles et les actes de la mère se font bienveillants.
La scène du tournoi de tennis où le joueur favori d’Amanda commence par perdre est un très bel exemple pour faire comprendre qu’il ne faut pas baisser les bras, Amanda se met à pleurer et David la réconforte en lui disant que le match n’est pas terminé et qu’il peut encore gagner, ce qu’il fait. Cette scène fait office de morale au film, car elle transmet le message que malgré les épreuves de la vie, rien n’est terminé et qu’on peut reprendre le dessus sur le chagrin.

Léa Valfort. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/03/14 10:49 #2018-amanda-65
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« Amanda » est un film dramatique français réalisé par Mikhael Hers, sorti en 2018. Ce film raconte l’histoire de David, vingt-quatre ans, qui cumule les petits boulots. Un jour, il apprend la mort de sa sœur Sandrine, tuée dans un attentat, et se retrouve à devoir s'occuper de sa petite nièce de sept ans, Amanda. S’ensuit une vie compliquée pour David et Amanda qui vont devoir apprendre à vivre ensemble malgré ce qui s’est passé.
Au début du film, on découvre la ville de Paris en été, belle, fougueuse, insouciante, comme interprétant un personnage, mais qui va être vite transformée par l’attentat de terroristes dans un parc. A partir de cet instant, le film tourne au drame ; on voit et on entend que les personnages essayent de se reconstruire petit à petit mais qu’ils n’y arrivent pas forcément. De plus l’attentat marque le passage du parfait à l’imparfait mais fait également office de barrière entre la réalité, ce que l’on imagine ou ce que l’on veut croire et la vérité. Isaure Multrier qui joue le rôle d’Amanda est désespérée et en même temps, elle sort de l’âge d’innocence pour comprendre qu’en réalité, on est en sécurité nulle part. Elle n’arrive pas à accepter que sa mère ne reviendra pas, on le voit très bien lors de la scène qui se déroule dans la salle de bain : David veut jeter la brosse à dents de Sandrine mais Amanda rétorque qu’il n’est pas chez lui et qu’il ne fait pas ce qu’il veut. Cette scène nous prouve qu’Amanda est mûre pour son âge mais elle transforme son chagrin de petite fille en grosse colère contre le monde entier, même contre sa famille. Elle rencontre également des difficultés pour construire le deuil, à l’accepter.

Ce film montre une vérité sur les attentats, que l’on oubli souvent. Lorsque cela nous arrive, on ne regarde le monde autrement. Ce film est très émouvant car en parallèle, on peut voir que certains enfants de parents divorcés ou des enfants orphelins subissent le manque d’amour et qu’ils sont désespérés un peu comme Amanda. Ce film peut aussi être mis en relation avec ce que l’on subit dans la vie de tous les jours. Ce film est un chef d’œuvre, d’une grande humanité.



Yasmine Kaashoek. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/03/14 13:01 #2018-amanda-66
Lycée PRO Jean Moulin, Les Andelys, académie de Rouen
Prix Renoir des lycéens

Critique du film Amanda de Mickaël Hers par les élèves de 1ère STI2D du lycée Jean Moulin des Andelys (27)

Critique réalisée sous la forme d’une interview du réalisateur.

- Bonjour Mickaël Hers, merci de nous recevoir pour cet entretien. Pouvez-vous nous raconter en quelques phrases l’histoire de ce film ?
Amanda raconte l’histoire d’une petite fille de 7ans qui perd tragiquement sa maman. Son oncle David, âgé de 24 ans doit prendre en charge sa nièce et rentrer brutalement dans la vie d’adultes et des responsabilités…

- Comment avez-vous choisi l’actrice qui joue le rôle d’Amanda ? Pourquoi elle ?
Nous avons choisi Isaure Multrier par le biais d’un casting sauvage. Je cherchais des enfants que le public ne connaissait pas encore et qui ne provenaient pas du milieu du cinéma. Nous avons découvert Isaure à la sortie de son école qui avait un côté naturel et innocent qui m’a particulièrement touché.

- Est-il difficile de tourner avec un enfant ?
Ce n’est pas si différent d’un adulte. Le seul problème qui n’en était pas un est qu’aux yeux de la loi, un enfant ne doit pas jouer plus de trois heures par jour. Cela demandait donc un peu plus d’organisation. Il faut également mettre l’enfant en confiance et le rassurer davantage.

- Le film se passe majoritairement à Paris. Pourquoi avoir choisi cette ville ?
Paris est une ville que j’adore et j’ai voulu filmer à la pellicule pour donner ce côté chaleureux à
l’image.

- Pourquoi avez-vous occulté l’inhumation de la maman d’Amanda ?
Je ne voulais pas rajouter une autre étape tragique au film. L’important était de voir les étapes de la reconstruction après la mort de la mère ou de la sœur des personnages.

- Pourquoi avez-vous utilisé l’expression « Elvis has left the building » dans votre film ?
Cette expression utilisée dans le concert d’Elvis Presley est employée à la fin de ses concerts et signifie qu’il n’y a plus d’espoir de revoir le chanteur et que les fans de la star peuvent partir.

- Comment expliquez-vous la dernière séquence du film et notamment la dernière phrase ?
Le film Amanda est un film dramatique avec des scènes tragiques. La dernière séquence et notamment la dernière phrase permet de redonner espoir. Ainsi, l’objectif est de montrer aux gens que si on croit en quelque chose et qu’on se donne les moyens de l’avoir alors rien n’est impossible. C’est un message d’espoir pour l’avenir.

- Les scènes en vélo dans Paris sont nombreuses. Pourquoi ce choix ?
Je voulais montrer la beauté des monuments parisiens ainsi que les lieux touristiques comme les parcs et les musées. Le vélo permet également de découvrir la ville sous une autre facette comme un espace rassurant et vécu quotidiennement par David.

- Quelle est votre étape préférée dans la réalisation d’un film ?
J’aime toutes les étapes et notamment le tournage qui est un travail collectif avec de nombreux moments de partage dans une ambiance chaleureuse.
2019/03/14 14:47 #2018-amanda-67
Lycée PRO Le Margeriaz, Barberaz, académie de Grenoble
Amanda, de Mickaël Hers
Sortie le 21 novembre 2018

"Elvis has left the building"
Sur fond d'attentats, "Amanda" retrace le Paris meurtri du 13 novembre 2015. Un film dramatique dans un Paris ensoleillé, ou aucun goutte de pluie ne vient troubler le soleil d'été.
David, 24 ans, vit sa vie au jour le jour, s'occupe de sa nièce Amanda et rend visite à sa soeur Sandrine. Un joli tableau de famille unie, rire, larmes et sourire. Et comme nous le fait comprendre Mickaël Hers, ce sont des personnes comme nous qui sont touchés par les attentats. C'est une réaction en chaîne qui détruit tout sur son passage, laissant les douloureux souvenirs du passé. Le temps, il n'y a que ça pour recommencer à vivre.
Entre crises de larmes et joies d'un instant, Amanda est un film émouvant qui touche. Exprimant des faits réels, il est facile de comprendre la douleur des deux personnages.

Predhi Gigan-Barthet, 1ère Commerce
2019/03/14 17:48 #2018-amanda-68
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
Elvis hasn’t left the building !


Film dramatique réalisé par Mickaël Hers , "Amanda" raconte la vie d’une fillette de 7 ans qui vit seule avec sa mère Sandrine, dans un appartement à Paris. Son oncle David , jeune homme de 25 ans, très proche de sa sœur et de sa nièce, mène une vie insouciante, vit au jour le jour en accumulant des petits boulots. Leurs existences vont basculer du jour au lendemain suite à un événement dramatique.

Amanda est à la fois, un récit et un discours portant sur l’actualité notamment avec des sujets comme la famille, le deuil, la violence de notre époque.

Le réalisateur crée des ambiances qui suscitent des émotions fortes, poignantes.

Il filme les trajets à vélo des personnages dans une ville ensoleillée, Paris en été, avec une lumière dorée soutenue. Comme lors de la scène interminable de David , heureux sur son vélo qui se rend au parc …

La lumière complète le jeu d’acteur, met parfois en avant le caractère d’un personnage, un changement d’humeur.

Le cinéaste sait faire ressortir la douceur d’Amanda par une lumière qui ne marque pas son visage et à l’inverse, il fait ressortir le coté sombre et triste de David quand il apprend le décès de sa sœur aînée .

La lumière accompagne des mouvements de caméra très intéressants : les plans fixes dans l’appartement, dans les parcs…. mais surtout les travelling qui suivent les balades en vélo effrénées de David dans la ville, nous « embarquant » ainsi dans des plans fluides . Comme le dit si bien Alfred Hitchcock « J’aime, par exemple, la caméra qui rôde, parce que je crois qu’un film doit se mouvoir »
Nous voyons le visage de l’acteur exprimant la joie , la surprise ou la terreur ... et, parallèlement , nous entrons par un travelling dans le milieu correspondant au sentiment exprimé : la rue , une école, un parc…

Tout comme les images, le son est un élément de mise en scène du film . La musique par exemple, qui est très présente, a d’abord un rôle d’accompagnement de l’action mais souligne aussi les expressions de joies, de rires et de tristesse ; elle remplit, en quelque sorte, le rôle de guide pour le spectateur .

Les personnages principaux correspondent à des types bien définis et possèdent un caractère nuancé . Amanda par exemple , petite fille blondinette et potelée, traduit l’enfance innocente et insouciante . Le rôle est remarquablement interprété par Isaure Multrier qui joue avec une grande aisance .David, jeune adulte insouciant dans les premières scènes exprime bien la gravité de la situation dans la seconde partie de l’histoire.

Car en effet , le film est composé de deux parties qui opposent la vie quotidienne de la mère et de la fille avec leurs moments de partage et la vie d’Amanda avec son oncle David après le drame .Dans les deux périodes du film , les personnages souhaitent toujours aller de l’avant comme le suggère la métaphore du vélo sur l’affiche .

« Elvis has left the building » cette phrase qui apparaît dans plusieurs scènes suscitant la curiosité d’Amanda mais aussi la nôtre, nous permet de suivre les pensées, le cheminement intérieur, l’évolution des personnages . Cette simple phrase a une énorme importance : elle est une allégorie, celle de l’espoir et du désespoir...
Amanda , au visage plein de larmes, n’attendant plus rien de la vie et prête à baisser les bras, a subitement une lueur d’espoir et accepte avec le poids de son passé de se reconstruire pour aller de l’avant.

«  Dans toutes les larmes s’attarde un espoir. » (Simone de Beauvoir).

"Amanda" est un film émouvant, bouleversant, un beau film, mis en scène d’une manière qui paraît simple mais brillamment réalisé, réservant de jolis moments, des moments heureux comme des plus douloureux…

Safia Belkaïd , 2nde 7

2019/03/14 17:56 #2018-amanda-69
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film : Amanda par Amélia

Amanda, un film captivant mais déchirant sur la paternité après un deuil

Avez-vous le cœur bien accroché pour ce qui va suivre ? Si oui, vous ne vous attendez pas à ce qu'il va se passer ! Si non, vous allez passer à côté de quelque chose de très poignant !

Amanda, est un film éponyme mélodramatique réalisé par Mikhaël Hers et sorti en 2018. Dans ce film, de nos jours, une petite fille dont le prénom est Amanda, interprétée par Isaure Multrier, très juste dans son rôle, se retrouve orpheline suite à la mort inattendue et tragique de sa mère, enseignante dans un lycée parisien. Tout au long de cette tragédie intime, la question de la paternité revient plusieurs fois : « Qui va prendre en charge la petite blonde aux yeux bleus, maintenant ?» Ce à quoi, le frère de sa mère, David, interprété par Vincent Lacoste, jeune homme de 24 ans, avec une situation instable voire précaire, songe. Il va devoir se reprendre en main pour s'occuper de sa petite nièce et essayer de faire son deuil en même temps, ce qui ne va pas être facile !

Ce drame familial nous fait prendre conscience que ce genre d’événement -comme le film Ce sentiment d'été du même réalisateur sorti en 2015 et relatant le thème de la perte d'un être proche, peut arriver n'importe où , à n’importe quel moment, et surtout à n'importe qui, ce qui est d'ailleurs le cas pour la mère d'Amanda, Sandrine, qui laisse sa fille sans parents. La scène qui perturbe le fil du film -qui paraissait bien trop calme au début- est filmée comme une scène presque surréaliste. Comment en sommes-nous arrivés là ? Un parc rempli de personnes ensanglantées au sol, certaines mortes ? Un chien aux aguets ? Un plan large qui pourrait s’apparenter à une scène de film d’horreur, de zombies...

Puis retour à la réalité, au réalisme : après la tragédie, nous suivons David dans la ville grâce à son vélo et la petite fille avec son Paris-Brest avant le dîner. Ils gardent tout de même leurs habitudes et se relèvent petit à petit grâce à l'aide de leur entourage, la tante de David, Maud et même la mère absente dans la vie de David qui réapparaît après des années d’absence (choisies ? Subies ? Certains fils d’explication sont tendus sans aboutir vraiment pour expliquer au spectateur cette longue désaffection maternelle…).
Tout en parcourant Paris à vélo, David passe devant des symboles de la République et donc de la France. A travers ces symboles, Michaël Hers rappelle que la liberté reste fragile et qu’en s’en prenant à la nation, à la patrie de Voltaire, les terroristes s'en prennent aussi à l’humanité. La référence à l'attentat du 13 Novembre 2015, où des humains ont porté atteinte à nos libertés, est subtile et pourtant prégnante, donnant au film une portée aussi individuelle qu’universelle à travers le destin d’une famille meurtrie en quête de reconstruction.
2019/03/14 22:55 #2018-amanda-70
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Amanda, l’éclosion des sentiments


Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikhael Hers en 2018, il en est également le scénariste avec Maud Ameline. Ce film nous raconte l’histoire de David, interprété par Vincent Lacoste, un jeune homme qui cumule les petits boulots et qui mène une vie tranquille quand il va subitement apprendre le décès de sa sœur aîné dans un attentat. Il se retrouve alors seul à devoir s’occuper de sa nièce de sept ans, Amanda, incarnée par Isaure Multier, désormais aussi seule que lui.



Le film est un choc, il nous happe et ouvre la vanne des sentiments. Le film commence, l’air de rien, sur un ton léger. Virée à vélo dans Paris et soleil de printemps, les personnages sont souriants et la mère, Sandrine, et sa fille Amanda dansent sur des airs d’Elvis. Sandrine et David, frère et sœur, décident un soir d’aller pique-niquer dans un parc avec la nouvelle amie de David, Léna. Amanda reste alors avec sa nourrice pour la soirée. Et là, le choc. L’incompréhension du spectateur est totale. Nous mettons beaucoup de temps à comprendre cette scène et à la qualifier. Les corps ensanglantés, sans vie, et les cris des rescapés, des blessés résonnent sur l’écran et dans nos esprits. Le cadre fixe, l’absence de musique renforcent l’horreur, le choc de cette découverte. C’est alors que nous nous rendons compte qu’il s’agit d’un attentat, et que nos émotions débordent. Ce film nous parle des attentats de Paris, qui eurent lieu il y a quelques années mais qui restent frais et douloureux dans nos esprits. Le film aborde le sujet de manière subjective, nous sommes en première ligne pour assister à toutes les horreurs qu’ont dû ressentir les victimes de ces événements. Et notre point de vue est d’autant plus proche de celui des personnages que nous vivons les troubles internes à une famille qui a vécu tout cela : la peine, la colère, l’incompréhension, les réflexions et remises en questions de chacun d’entre eux, à leurs niveaux. De plus, il y a un usage de la thématique du passage à l’âge adulte en ce qui concerne le personnage de David : lui qui auparavant n’avait pas d’emploi ou de relations amoureuses fixes et qui rejetait les responsabilités autant que possible se retrouve soudainement à devoir prendre soin d’une jeune enfant encore endeuillée et complètement perdue. Les émotions sont aussi terriblement fortes lorsque David, qui perd sa sœur dans l’attentat, doit annoncer la nouvelle à sa nièce de 7 ans. L’incompréhension de la fillette reflète celle du spectateur et de nombreuses questions sont soulevées par l’esprit innocent de la fille : « qui sont ces messieurs qui ont tué ma maman ? » « pourquoi est-ce qu’ils ont fait cela ? » Autant de questions auxquelles sera confronté David et auxquelles il est difficile de répondre.


La force de film tient aussi à ses décors. Les espaces verts sont très présents dans ce film et ont une très grande importance : la scène de l’attentat se passe dans un parc, l’explication faite par David à Amanda aussi. Les retrouvailles entre la grand-mère et les deux petits enfants se passent dans un parc à Londres, David enchaîne deux boulots, dont l’un est de s’occuper des espaces verts de Paris. Il y rencontre aussi Léna. Chaque scène dans un parc est reliée aux relations humaines : à chaque fois de nouveaux sentiments se développent. On constate aussi que l’évolution de David reflète la formation d’un arbre : aux racines, à la base, il est timide, maladroit et tête en l’air. Puis a lieu les attentats, le tronc se créé. David devient donc soucieux et attentionné envers Amanda, les branches s’allongent et grandissent ensuite. Au final il devient un adulte et les fleurs se forment.



Le lien entre Amanda et sa mère, incarnée par Ophélia Kolb, est visible à travers une phrase audible avec la phrase : « Elvis has left the building », lien certes avec le célèbre chanteur mais aussi lien entre Amanda et sa mère. Quand cette dernière prononce cette phrase à sa fille, c'est presque comme un avertissement pour le spectateur et, plus tard, quand Amanda répète cette phrase, usant d'un écho, elle comprend son sens plus profond : rien n’est éternel, tout finit fatalement par se conclure. Cette révélation à elle-même est d'ailleurs appuyée par ses pleurs, même se mère n'est pas éternelle, ce qui va en contradiction avec ce que pensent les enfants, ils se disent que leurs parents ne peuvent pas mourir, mais elle vient de comprendre entièrement le contraire. L’incompréhension de la fillette peut aussi être celles des spectateurs qui ne comprennent pas tout de suite la scène, ou encore celle du peuple français lors des véritables drames.





Un élément de la réalisation nous a particulièrement marqué : l'utilisation de plans rapprochés lorsque Amanda et David se trouvent ensemble à l'écran, comme si le film voulait les rapprocher l'un de l'autre via le cadre. Nous n’avons cependant pas été très réceptifs à l'ambiance musicale, ne possédant pas de moments très marquants et n'ayant pas marqué notre esprit. Enfin, nous dirons que le talent des comédiens est assez remarquable, avec Isaure Multier en tête de liste suivie de Vincent Lacoste dans ses scènes dramatiques, les autres moments où il est présent nous ont laissé moins sensibles.



Pour conclure, Amanda est un film que nous avons vraiment apprécié, qui nous raconte l'histoire d'un déchirement et des multiples remises en question d'une famille, la compréhension de la mort de nos proches, la prise en compte du passage à l'âge adulte et l'acceptation de ses responsabilités en tant que telles. L'angle qu'adopte le film pour nous raconter son histoire est tout bonnement excellent. À voir si vous souhaitez toucher du doigt les sentiments qu'ont vécus tout ces gens qui ont été touchés par les événements de Paris. Une véritable éclosion des sentiments, pour les personnages comme pour les spectateurs …



HAMEL Léa et GEHANNO Ewan

2019/03/15 11:45 #2018-amanda-71
Lycée Jean Calvin, Noyon, académie de Amiens
Une vie à reconstruire

Amanda est un film dramatique français écrit et réalisé par Mikhael Hers. Il aborde avec pudeur et retenue le délicat sujet des attentats en France. Plutôt que d'en montrer les aspects sanglants et violents, le réalisateur choisit d'en évoquer les conséquences du point de vue de la famille d'une victime. David, interprété par le charmant Vincent Lacoste, est un jeune homme de vingt-quatre ans qui jongle avec les petits boulots. Sa vie est rythmée par son travail, ses études et ses visites chez sa sœur Sandrine à qui il rend souvent service, notamment pour aller chercher à l'école sa nièce Amanda (jouée par la jeune Isaure Multrier). Mais un jour d'été où tout semblait si calme, sa vie bascule puisque sa sœur meurt brutalement à la suite d'un attentat. David doit soudainement s'occuper d'une petite-fille de sept ans et gérer son propre deuil.

L'attentat est abordé de façon indirecte. Le réalisateur a choisi de ne pas en montrer les scènes les plus violentes s'intéressant davantage aux conséquences: les avenues de Paris désertes, les militaires en patrouille, la fermeture des parcs. Plusieurs scènes évoquent les blessures physiques et psychologiques de l'entourage de David comme celle où Lena, sa petite amie gravement touchée par les terroristes, sursaute dans la rue au son de pétards lancés par des enfants, pensant à nouveau à des coups de feu. Le héros rencontre lui-même de nombreuses difficultés face à cette situation inattendue. David a encore une vie d'étudiant et n'a pas forcément la maturité pour s'occuper d'une fillette. Amanda, qui semble dans le déni de la mort de sa mère, se montre parfois rebelle. Dans une scène, elle remarque que David commence à jeter des affaires de Sandrine. Elle adresse alors à son oncle des paroles très blessantes. Les problèmes juridiques n'arrangent rien. Le héros semble perdu face à la possible adoption d'Amanda. De plus, il est lui-même fragilisé par le deuil de sa sœur. Dans une scène émouvante où il retrouve son ami Axel, lui-même blessé lors de l'attaque, il craque car il ne sait plus comment faire pour gérer tous ses problèmes.

Malgré tout le long-métrage ne sombre pas dans le pessimisme. David suit un parcours initiatique qui le mène vers l'amour, les retrouvailles avec sa mère, des destinations nouvelles comme le Périgord ou l'Angleterre. A la fin du film, lorsque l'oncle et sa nièce se rendent à un match de tennis, le joueur favori d'Amanda commence à perdre. La fillette fond en larmes après avoir prononcé une phrase que sa mère lui avait apprise: "Elvis has left the building" ce qui signifie "c'est plié". David la convainc alors que tout est encore possible. Le tennisman rattrape finalement son retard et le film se termine par le mot "égalité". Cette fin ouvre des pistes de réflexion sur l'espoir, la reconstruction et la façon dont on peut surmonter les épreuves de la vie.

Amanda est un film touchant qui rend hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Le deuil des personnages est montré avec réalisme. L'émotion n'est pas amplifiée par une musique triste. Les larmes apparaissent à des moments précis sans être accentuées. Les acteurs sont attachants et se complètent parfaitement. Mikhael Hers a magnifiquement écrit le scénario de façon à faire découvrir les conséquences d'une attaque terroriste sous un autre angle que celui des médias.

Manon Schmitt, avec l'apport Morgane Bertin, Morgane Tocqueville et Lou Laloi
2019/03/15 12:26 #2018-amanda-72
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Je ne dirai pas qu'Amanda soit un excellent film, loin de là. En revanche, ce film de Mikhaël Hers est l'un des premiers à parler des attaques terroristes et de leurs répercussions sur ceux qui restent. Le début est fort long, parsemé ça et là de passages que je trouve assez inutiles mais ce début a le mérite, par son temps exagéré, de placer le cadre et tous les personnages. On y met en valeur David ( Vincent Lacoste ), sa sœur et la fille de cette dernière, personnage éponyme : Amanda. Toutefois, il est à remarquer que, bien qu'Amanda ait son nom à l'affiche et soit en première place, on suit plus son oncle David qu'elle même.
Par ailleurs, je trouve le jeu des acteurs fort déplaisant, notamment celui de Vincent Lacoste, qui sur-joue les émotions ou ne les adapte pas assez par rapport à la situation. Bien que le personnage en lui-même soit attirant, appréciable, l'interprétation qu'en fait Lacoste est déplacée et n'aide pas à nous le faire ressentir. Pour ce qui est de la petite Amanda, son jeu est celui d'une enfant qui ne maîtrise pas forcément tout le langage corporel et verbal. Elle reprend donc, sans doute, en les adaptant seule, des expressions faciales d'ores et déjà données par un adulte.
Ainsi, ce film traite plusieurs sujets en même temps, de façon plutôt gérée, d'ailleurs, par le réalisateur. L'idée principale est bien sûr celle de l'attentat et des blessures engendrées sur les proches des victimes, idée dont je souhaite reparler plus tard. La seconde est celle des liens familiaux, autour desquels le film tourne tout du long, d'abord entre le frère et la sœur, mais aussi les liens fils, fille et mère, mère qui a abandonné ses enfants dans leur prime jeunesse, les traumatisant. Les personnages parlent donc longuement de cette femme, Apolline, mais nous ne savons réellement quelque chose d'elle qu'à la fin, et nous eussions aimé en savoir un peu plus plus tôt à son sujet. Elle peut faire partie d'une idée de " résilience " pour David et Amanda mais je trouve que ce personnage n'est pas forcément nécessaire.
Là encore, Mikhaël Hers a fait fausse route : en ajoutant une histoire d'amour un peu tragique à son film, il l'a transformé en film commun alors qu'il aurait pu jouer sur l'originalité.
Reprenons le sujet principal du film. Déjà, celui-ci tarde à arriver : l'attentat survient presqu'à la moitié du film. Puis, il y a comme une fracture. Certes, on est pris au dépourvu le plus total : les cadrages sur David en vélo, paisible et impatient de retrouver sa sœur, sont excellents, la musique est loin d'être angoissante ou inquiétante. Mais la scène elle-même est assez burlesque. Je ne l'ai pas trouvée très réelle, de moindre qualité. Cependant, à partir de cet instant, la musique joue un rôle important. Nous avons l'impression, uniquement grâce à elle, d'avoir vécu l'événement et d'avancer dans la mélasse, un bruit sourd résonnant à nos oreilles. Le silence est gourd et réussi.
On avance dans le temps, découvrant au travers d'Amanda et de David les répercussionsde la mort d'un proche tué par un tiers. Amanda est meilleure dans cette partie du film et son personnage est bien conçu : elle - ou son esprit - ne semble pas accepter la mort de sa mère et ne pleure que très longtemps après, comme s'il y avait eu un blocage. On peut voir différentes réactions, deux en fait, face à une mort violente.
C'est au final un film assez intéressant mais que je ne conseillerai pas néanmoins. On peut voir en ce film, et c'est ce que j'en retiens surtout, une sorte de morale de survie, qui montre que l'envie de vivre prime après une perte et que l'on appelle Résilience.

Jeanne Febvay, littérature et société (secondes), lycée Georges Colomb, Lure
2019/03/15 13:02 #2018-amanda-73
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Nous avons été touchées par l’histoire d’Amanda qui essaie de surmonter la disparition de sa mère tuée dans un attentat perpétré dans un jardin public. Ce film est émouvant par les relations fortes qui lient Amanda et son jeune oncle David. Certaines scènes du film sont aussi très justes par la manière de filmer les relations familiales, les hésitations et les doutes. Ce film évoque avec subtilité les actes barbares qui ont frappé la France ces dernières années, c'est un hommage aux attentats de Paris. Pour nous, c'est un bon film du prix Jean Renoir car il dégage délicatesse et force à la fois.
Lucie Galloux et Manon Marneix 2de3 Lycée Paul Eluard (St-Junien)
2019/03/15 14:41 #2018-amanda-74
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
C'est le réalisateur Mikhaël Hers qui a écrit et réalisé
le film Amanda. Il aborde le thème du deuil dans ce film : après la mort de sa mère lors d’un attentat, Amanda, 8 ans, va devoir vivre avec David, son oncle, un jeune adulte. Ce film se porte aussi sur la relation
entre David et Amanda, deux êtres fragilisés par ce deuil brutal, mais aussi sur les victimes des attentats et leur reconstruction.
Certains aspects de ce film m’ont gênée. Ainsi, j'ai trouvé que souvent le jeu des acteurs était trop robotique, pas suffisamment fluide. Nous savions ce qu'ils allaient répondre, et il y avait certaines scènes trop prévisibles.
J’ai aussi trouvé que David était peut-être représenté de manière trop immature vis-à-vis de ses choix et du
comportement qu'il pouvait avoir. Il est trop montré comme un adolescent, il est pourtant censé avoir 24 ans.
D'un point de vue technique, j'ai aimé le fait qu'il y ait des gros plans sur les visages des acteurs, pour percevoir les ressentis des personnages. Il y avait aussi des plans plus larges, laissant une place à la pudeur.
En conclusion, j'ai tout de même aimé ce film et notamment le lien particulier entre David et Amanda. On pouvait croire au début que ce ne serait qu’une banale histoire d'amour entre David et une jeune femme. Finalement, c’est un film touchant sur la reconstruction.
Sophie
2019/03/15 18:34 #2018-amanda-75
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique cinématographique Amanda par Gabin
Est-ce qu’un accident particulier ne touche que la victime où englobe-t-il son entourage ?
C’est ce que veut nous démontrer Mikhaël Hers (un réaliste et scénariste français qui d’après Luc Moullet est « le plus grand cinéaste français de demain ») à travers les personnages de David 24 ans et sa nièce Amanda 7 ans. A l’origine nous sommes dans une famille plutôt sereine et harmonieuse où chacun fait sa vie comme il le peut. David jongle entre plusieurs petits boulots qui consistent à accueillir des touristes étrangers et à leur louer un logement, ou à élaguer dans le 20 ème arrondissement de Paris. Il est lié à sa nièce, Amanda, dont il s’occupe quand sa mère, Sandrine, professeure d’Anglais dans un lycée en banlieue Parisienne a besoin, car cette dernière est célibataire et doit élever sa fille seule.
Une vie peut-être trop banale, puisque tout bascule au bout d’une trentaine de minutes du film. Une scène surprenante, intrigante, où l’on découvre sans explication des corps jonchant le sol d’un parc public, ce qui crée une rupture radicale entre l’avant et l’après-drame. Il se trouve que l’un des corps gisant dans ce parc de Paris est celui de Sandrine, la mère de la petite Amanda, ce que l’on comprend vite par les plans qui révèlent un David désormais perdu, égaré, traumatisé. Cette scène choquante crée un effet de surprise et de suspense car nous ne comprenons pas tout de suite la cause de son décès prématuré. Des indices sont subtilement semés par le réalisateur mais il nous épargne un discours explicatif qui desservirait son propos.
David, bouleversé par cet événement brutal, reste choqué, puis bascule dans la tristesse, les larmes se multiplient comme les questions sur la future vie d’Amanda, puisqu’elle se retrouve sans père et maintenant sans mère : qui va donc s’occuper d’elle ? Qui va vivre avec elle ? David au désespoir d’avoir perdu sa sœur doit s’occuper de sa nièce, en alternance avec sa tante Maud. Elle aussi est déstabilisée par la mort de Sandrine, elle prend soin ponctuellement de l’enfant mais n’envisage apparemment pas de prendre en charge Amanda, qui reste silencieuse sur le décès de sa mère mais manifeste son chagrin entre sautes d’humeur et caprices de petite fille.
Ce malheur fait ressurgir le passé. La mère de David, dont il ne voulait pourtant plus entendre parler, réapparaît dans sa vie. Il emmène sa nièce rencontrer sa grand-mère comme pour respecter la dernière volonté de sa sœur disparue. Les places pour Wimbledon représentent alors un fil tendu entre des générations qui s’étaient perdues. Le passé se mêle au présent pour construire le futur de la jeune Amanda, puisque Amanda a la joie de rencontrer sa grand-mère… et tout laisse supposer que leurs retrouvailles ne seront pas éphémères.
Le film joue avec une impression de décousu, sans doute pour renvoyer à la conscience meurtrie d’Amanda, nous sommes donc plongés dans sa conscience tout en ayant un regard extérieur. Ce film a le mérite de poser des questions sur la perte d’un proche et la capacité de résilience de chacun. Michaël Hers nous prouve que l’entourage est tout autant touché. Un tel sujet d’actualité, aussi brûlant, aurait pu être traité de manière pathétique mais le réalisateur pose un regard délicat sur les horreurs de notre monde.Il vise d’ailleurs tout le monde et malgré certains moments durs, ce film fait du bien, et je le recommande vivement au plus grand public.
2019/03/15 18:52 #2018-amanda-76
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Amanda est un film réaliste, réalisé par Mikhaël Hers, sorti le 21 novembre 2018. L’action se déroule à Paris et Londres. Les acteurs principaux sont Vincent Lacoste (l’oncle), Isaure Multrier (Amanda) et Ophélia Kolb (la maman). Le film raconte l’histoire d'une petite fille qui perd sa maman suite à un attentat terroriste. Suite à ce drame, son oncle David doit s'occuper d'elle et devenir son tuteur légal. David n'a que 20 ans et il a du mal à élever sa nièce, car il ne peut pas travailler en même temps et s'occuper d'elle. La petite fille n'approuve pas, et elle est souvent furieuse contre lui. Mais, David n'a pas le choix : il doit travailler pour gagner sa vie. Donc il emmène parfois Amanda chez une vieille dame, qui est la tante de David.
Après quelques semaines, David emmène la petite fille à Londres, où vit la maman de David, qui les avait abandonnés, lui et la maman d'Amanda. Ils se rendent ensemble à un match de tennis. Alors qu’un joueur est en train de perdre, Amanda est très triste pour lui. Son oncle la calme, lui dit que tout n'est pas encore joué, et que le perdant fini parfois par être gagnant. Et c'est ce qui se passe ! Et la petite fille redevient heureuse.
Pour nous, le film Amanda et un film digne de réalité, un film triste et émouvant.

Naika Kourati et Pamela Thomas, 2de4, lycée Le Mans Sud
2019/03/15 21:38 #2018-amanda-77
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Critique d’Amanda, Mikhaël Hers


Amanda, ce drame réalisé par Mikhaël Hers, nous raconte l’histoire d’une petite fille espiègle et malicieuse qui vit entourée d’amour : tout d’abord celui de sa mère, Sandrine, professeur d’anglais, qui l’élève seule, mais aussi celui de son oncle David, le frère de Sandrine. Ils ont réussi tous les trois à se créer un petit cocon familial plein de tendresse et d’entraide dans une vie bien remplie.
David, jeune homme de 24 ans, aux allures juvéniles, est élagueur à la mairie de Paris, et de toute évidence, son métier ne suffit pas à subvenir à ses besoins puisqu’il s’occupe également de gérer, pour une connaissance, les séjours de touristes étrangers qui résident dans des appartements de son immeuble. Même si son emploi du temps est chargé, il n’hésite pas à s’occuper d’Amanda quand Sandrine a des obligations professionnelles. Ce personnage bienveillant veille sur sa sœur et sa nièce, ils sont très unis car ils sont sa seule famille, en effet, son père est mort et il est en froid avec sa mère anglaise qui vit désormais à Londres.
La première partie du film est donc centrée sur ce trio à la vie lumineuse et légère : David vient de tomber amoureux de Léna, sa sœur s’engage dans une relation sentimentale sérieuse et a obtenu son permis de conduire tandis qu’Amanda, elle, gourmande, se délecte de son gâteau préféré : le Paris-Brest.
Tous trois semblent dévorer la vie avec joie et insouciance, la scène du vélo dans Paris en est l’incarnation, le frère et la sœur sont unis comme jamais.
Et puis soudain, le film se casse, une chape de plomb s’abat sur le spectateur, alors que l’on ne s’y attendait pas, un terrible drame arrive : Sandrine meurt dans un attentat lors d’une soirée pique-nique dans un parc, Léna la petite amie de David est blessée. C’est le chaos, l’état de choc. ..
Et on aborde alors le cœur du sujet du film : comment surmonter le pire, comment se reconstruire et continuer à vivre quand on fait face à l’horreur et que l’on perd l’essentiel ?
Amanda est l’élément de réponse : cette petite fille incarne le courage, la simplicité des choses, l’innocence. Elle reste dans la vie alors qu’elle est orpheline, et grâce à elle, David ne sombre pas et fait face à sa douleur. Les rôles s’inversent, c’est elle qui le protège. Elle le bouscule, l’empêche d’être dans la fuite, notamment quand elle s’emporte parce qu’il a jeté la brosse à dents de sa mère, mais aussi parce que tout l’enjeu pour lui va être de savoir s’il a les ressources psychologiques pour devenir le tuteur d’Amanda.
Car cela n’est pas si simple et évident pour lui : faire son deuil, celui de sa sœur certes, mais aussi celui de sa vie d’avant. Alors Amanda le pousse, il faut continuer à vivre, ne pas renoncer et comme le joueur de tennis du match auquel ils assistent ensemble à Wimbledon, essayer de revenir au score même quand tout semble perdu.
Bien sûr, le film fait écho avec l’horreur des attentats de Paris survenus en 2015 mais il n’y est jamais question de vengeance, de haine, de coupables, au contraire, dans ce film si noir et si lumineux à la fois, il est plutôt question de réconciliation, notamment familiale, comme arme ultime contre la douleur.

Lebeaud Timothé, seconde BAC PRO Cuisine, LP de l’Atlantique, Royan.
2019/03/17 09:58 #2018-amanda-78
Lycée Europe, Reims, académie de Reims
Ce film nous a rappelé la fragilité du bonheur et la force de l’amour…
Si nos vies ne tiennent qu’à un fil, celui qui peut nous sauver n’est-il pas celui de la beauté ?
Amanda (le film) semble vouloir nous en convaincre par la beauté de ses images, de ses personnages, des lieux, des sentiments et notamment de l’amour qui triomphe de tout dans cette histoire. Sans donner de leçons, sans idéalisation, sans « mélodramatisation », les personnages sont soumis à des questions qui sont parfois les mêmes que les nôtres.
Dans ce film, on sourit, on rit, on pleure, on réfléchit, on oublie, on s’inquiète, on se rassure. Comme dans un jeu ou dans un match, on contourne des obstacles et on surmonte des épreuves, poussé par l’humanité des personnages.
Comme les bons sentiments n’auraient pas suffi, on y trouve aussi des hésitations, des doutes et surtout la réalité d’une ville (et pas n’importe laquelle !) ainsi que de vies ordinaires capables de faire preuve d’un courage extraordinaire. Les références à des angoisses ou des questions contemporaines résonnent comme un écho en sourdine…
Mais au fait, qui a dit que « Le cinéma, c’est la vie » ?

Terminale Bac Pro esthétique, Lycée des métiers Europe, REIMS
2019/03/18 13:56 #2018-amanda-79
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Amanda" est un film dramatique français de Mikhaël Hers sorti le 21 novembre 2018.
Le film nous parle d'un jeune homme, David, qui perd sa sœur suite à une fusillade. Il se retrouve seul avec sa nièce de sept ans, Amanda. Il va devoir s'en occuper et deviendra peut-être son tuteur.

On constate que la vie d'une personne peut changer brutalement, dans le cas de David c'est un jeune homme de 24 ans qui vivait sa vie, et qui ne pensait pas un jour devoir s'occuper de sa nièce. C’est aussi le cas pour Amanda car elle perd sa maman à un jeune âge, elle est obligée de s’adapter à la nouvelle vie avec son oncle David même si elle n'arrive pas à l'accepter. Le décès de sa mère l’a bouleversée.
Lorsqu'on regarde la bande-annonce, on ne remarque pas que le film est basé sur les attentats. Le fait que ce soit basé sur des faits réels sensibilise le public et cela amène un fil directeur durant tout le film. Amanda est orpheline, elle n’a plus personne avec qui partager de bons moments car personne ne peut remplacer ses parents. Elle n'a plus de famille mais, pour elle, la vie continue. David et sa compagne essaient de lui recréer un cocon familial.
Ce film nous rappelle l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice sur la promenade des Anglais. Lors de cet attentat, un camion a percuté la foule et a causé énormément de morts. De nombreuses familles ont perdu des proches.
On peut en conclure que dans ces deux cas des enfants sont devenus orphelins ou des parents ont perdu leurs enfants. Le fait que le réalisateur ait cherché à démontrer ceci apporte une certaine logique dans le film.

Oumnia Z., Aurore D. et Hamide Y., 2GT10


2019/03/18 13:58 #2018-amanda-80
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Amanda" de Mikhaël Hers est un long métrage français dramatique qui est sorti le 21 novembre 2018. Il a été nominé aux César en février 2019.
Ce film raconte l’histoire d’Amanda, 7 ans, qui a perdu sa mère lors d’un attentat. David, son oncle âgé de 24 ans, va devoir s’occuper d’Amanda qui est maintenant orpheline. Vont-ils réussir à s’entendre pour continuer à avancer dans la vie ?

"Amanda" est un film qui divise. Extrait d’une dispute amicale :

L. K. : Quels sont tes personnages préférés ?
L. G. : Amanda m’a plu parce qu’elle a réussi à surmonter la mort de sa mère. David ne m’a pas plu du tout car je trouve qu’il exagère quand il pleure. Et toi, quels sont tes personnages préférés ?
L. K. : J’ai aimé les deux personnages principaux, Amanda car elle est forte et adorable et David parce que il est mature et gentil. Pourquoi trouves-tu que David exagère quand il pleure ?
L. G. : En fait, ce n’est pas exagéré, c’est que ça sonne un peu faux.
L. K. : Moi je ne pense pas, parce que si tu perds ta sœur ou ta mère, tu serais dans le même état que lui.
L. G. : Oui, peut-être, mais je trouve que l’acteur joue mal son rôle…
L. K. : Si tu veux, c’est ton point de vue, je ne t’oblige pas à partager le mien. Sinon, est-ce que tu trouves que le film est réaliste ?
L. G. : Plus ou moins, il y a des moments où Amanda est blasée et elle fait trop de crises.
L. K. : Personnellement, je trouve que le film est réaliste, que ce soit les moments de tristesse d’Amanda et de son oncle ou que ce soit l’environnement qui les entoure. Ce que je trouve le plus réaliste, c’est que la vie des personnages a basculé comme peut l’être la nôtre, il y a bien eu un attentat il n’y a pas si longtemps à Strasbourg.
L. G. : Pour l’attentat, je suis d’accord avec toi.
(Silence)
L. G. : J’ai aimé la scène au tout début, quand Amanda et sa mère sont en train de s’amuser, car cela montre la complicité entre une mère et sa fille.
L. K. : Et moi j’ai adoré la scène où Amanda et David font du vélo, parce que cela montre de la joie et en même temps de la tristesse…

Comme quoi, on peut avoir aimé un film, tout en ayant un avis différent.

Liana G. et Liana K., 2GT10
2019/03/18 14:01 #2018-amanda-81
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Amanda" est un film dramatique français d’une durée de 127 minutes réalisé par Mikhaël Hers, sorti le 21 novembre 2018. Il a notamment été nominé pour le "Special Orizzonti Jury Prize" à la Mostra de Venise.

Le récit nous plonge aux côtés de David, un jeune homme de 24 ans qui cumule les petits boulots et qui profite de la vie. Mais un jour, le cours de sa vie bascule brusquement lorsqu’il apprend la mort de sa sœur aînée dans une terrible fusillade en plein cœur de la capitale et se retrouve soudainement à s’occuper seul de sa petite nièce de 7 ans, Amanda.
Il est à noter que le film aborde un sujet très sensible du point de vue de la famille des victimes des attentats : la mort brutale et le deuil des proches face à l'inattendu. Le film choisit de ne pas s’attarder sur le déroulement de l’attentat. La mise en scène joue avec l’ambiguïté, poussant le spectateur à réfléchir à la manière dont cela aurait pu se dérouler. On ne saura quasiment rien de la fusillade proprement dite, de ses commanditaires, des poursuites judiciaires qui en résulteront.
Pour en venir au réalisme des évènements du film, on peut constater que celui-ci retranscrit très bien les sentiments de la famille des victimes, et leurs émotions à l’égard des attentats, comme lorsqu’ils doivent annoncer la mort d’untel à leurs proches.
Plusieurs éléments nous ont déplu. D’une part, la relation entre David et Léna est confuse et bancale. Le personnage interprété par Stacy Martin a beau être intéressant, il n'apporte vraiment pas grand-chose à l'histoire. D’autre part, le scénario aurait eu plus de consistance en étudiant davantage la psychologie générale des familles post-attentat, ainsi que leur reconstruction. On est cependant touché lors des évènements qui suivent la mort de la mère d’Amanda, qui nous plonge également dans la lourdeur de la scène, notamment lorsque David se met à pleurer quand il doit annoncer la mort de sa mère à Amanda.
Pour conclure, "Amanda" est un film ambitieux, qui nous montre, tout en restant crédible et cohérent, les importants changements que peuvent endurer les familles des victimes.

Bécumence M. et Patrick V., 2GT10
2019/03/18 14:02 #2018-amanda-82
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Amanda" est un film dramatique français qui nous montre l’histoire à travers les yeux de David, joué par Vincent Lacoste, qui perd sa sœur dans une fusillade à Paris, ce qui malgré son jeune âge l’oblige à prendre de nouvelles responsabilités comme s’occuper de sa nièce qui a grandi sans son père et maintenant doit grandir sans sa mère.
Si Amanda a perdu sa mère lors d’une fusillade, le film n’en fait pas son sujet. Il parle surtout des sentiments qui en découlent, les épreuves que cela induit chez Amanda, mais aussi chez David, son oncle. Il y a beaucoup de scènes qui sont bouleversantes, lorsque David annonce la mort de sa sœur par exemple.
De plus, le réalisateur utilise les couleurs et les lumières pour nous transmettre des sentiments. Au début du film, quand Amanda danse avec sa mère, c’est très joyeux et le film est rempli de couleurs et de lumières vives tandis que lorsque ce sont des moments de tristesse, comme après la fusillade, il y a des couleurs froides et ternes.
Ensuite, le fait que son oncle se préoccupe d’elle peut évoquer le film "Mary" avec Chris Evans. Il y est également question d’une jeune fille qui perd sa mère, ce qui oblige son oncle à s’occuper d’elle. Le film se termine sur une touche d’espoir, comme le laisse supposer la scène finale où Amanda assiste à un match de tennis.
Même si ce film est une fiction, il reste très réaliste et convaincant, ce qui permet de facilement s’identifier aux personnages, mais aussi il arrive à nous faire comprendre qu’il y a des conséquences graves après les attentats. Le film est très actuel, surtout après les récents attentats qui ont eu lieu à Strasbourg. Cette actualité brûlante donne envie de le (re)voir.

Denis K. et Timéo R., 2GT10

2019/03/18 14:06 #2018-amanda-83
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Amanda" nous raconte l’histoire d’une famille composée d’une mère, Sandrine, de son frère David et de la petite Amanda. Ils ont une vie heureuse. Un beau jour, ils décident de faire un pique-nique. Malheureusement, Sandrine perd la vie lors d’une fusillade. La petite fille n’ayant pas de père, David va devoir s’occuper d’elle.

Ce film dramatique de Mikhaël Hers nous plonge aux côtés de David et Amanda, deux personnages très courageux. Amanda est une petite fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus d’environ 8 ans. David est un jeune homme de 24 ans qui est élagueur pour la ville de Paris. La mort de la mère d’Amanda va les rapprocher et les souder.
La scène de l’attentat est intéressante. David arrive avec un peu de retard au pique-nique et découvre le parc avec des personnes blessées à terre. Une fusillade vient d’avoir lieu. On voit des personnes affolées mais contrairement à ce que l’on peut penser, cette scène se déroule en silence avec quelques cris. Ce procédé est utilisé pour exprimer le choc et l’assourdissement de David face aux évènements.
"Amanda" nous a particulièrement touché car on voit cette jeune fille de 8 ans grandir et partager des moments aux côtés de sa mère, puis à sa mort on a l’impression qu’Amanda perd tout. Nous ne voudrions pas être à la place d’Amanda. Nous avons tous une mère, donc nous avons trouvé cela touchant.
Ce film nous a fait penser à la série diffusée sur Netflix "13 Novembre : Fluctuat Nec Mergitur". Cette série nous raconte le déroulement des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Elle évoque également de nombreux témoignages de victimes ou de personnes ayant perdu des proches, un peu comme "Amanda". Ce qui diffère, c’est le fait que la série nous montre l’attentat avec des images réelles, pendant l’attentat et non après. Alors qu’"Amanda" évoque un attentat irréel et nous montre plus la vie après un attentat.
Ce film permet de nous faire comprendre que la vie continue quand même après les attentats. La perte d’un proche est très difficile à surmonter mais on peut voir dans le film qu’il y a toujours de bonnes personnes qui sont là pour aider à avancer et à surmonter cette épreuve difficile comme la famille et les amis. Cette idée est montrée à travers l’ami de David qui était présent lors de l’attentat. Il a un plâtre au pied mais sa femme est à ses côtés et il paraît plutôt optimiste, il est là pour aider David. On voit que la première fois que David a pleuré, il était chez lui.
Ce film permet de nous rappeler les moments durs surmontés en France mais aussi de nous montrer que la vie continue et qu’il faut vivre la vie au jour le jour sans même penser à demain avec ceux qui restent avec nous.

Hasret K. et Julie O., 2GT10

2019/03/18 18:23 #2018-amanda-84
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Critique du film Amanda


Amanda, film sorti en novembre 2018, a été réalisé par Mickael Hers. C’est un film de type dramatique.
Les acteurs principaux sont Vincent LACOSTE, Isaure MULTRIER et Stacy MARTIN.
Il se déroule à Paris.

Le film est principalement centré sur la vie de David qui évolue et change, il a vingt-quatre ans, il est étudiant et gère la location de quelques appartements. C’est un jeune homme qui profite de la vie. Il a été éduqué uniquement par son père, mais la seule famille qu’il possède est sa soeur, sa mère – qu’il ne voit plus - et sa tante.
David est extrêmement proche de sa soeur, mais un drame va se produire, et elle décédera dans un attentat. Il se retrouvera obligé de s’occuper de sa nièce de sept ans, Amanda. C’est le premier film à mettre en scène des attentats qu’il y a pu avoir par le passé.
L’aspect le plus intéressant du film, est celui qui nous montre du jour au lendemain un jeune homme de vingt-quatre ans, qui mène une vie légère, et qui subitement doit acquérir la maturité d’un tuteur, d’un père. On pense tout d’abord qu’il n’y arrivera pas, mais au fur et à mesure du film, il prouve le contraire.
C’est un film très intéressant à regarder car en une heure et demi de film nous avons vraiment l’impression de grandir avec David. Ce film est assez particulier car d’une situation tragique, il arrive à faire éprouver un sentiment d’espoir et cet aspect est le plus instructif et original. Dans ce long métrage, on remarque également un aspect de lumière qui est constamment présent, avec le choix d’une petite fille blonde au visage lumineux. Les événements se déroulent en été, la lumière et les couleurs sont partout présentes. Paris est aussi montré de manière très gaie et dynamique dans l’ensemble (beaucoup de couleurs vives, le ciel très bleu).
On remarque également un choix du réalisateur qui est le refus du pathos, soit du mélodrame, sûrement une envie du réalisateur de relativiser et de montrer que malgré tout, tout n’est pas fini.
C’est un film très touchant et assez réaliste, le fait de voir que la vie de quelqu’un peut changer ainsi du jour au lendemain est surprenant mais malheureusement très proche de la réalité, ce long-métrage est sans filtre.
Il est aussi important de souligner l’excellent jeu des acteurs, surtout la petite fille qui interprète le rôle d’Amanda.
De ce film on retient une leçon de vie, car il dégage une certaine pudeur car à aucun moment on n’observe une scène totalement chaotique qui aurait pu être de circonstance ou encore de grandes scènes de pleurs ou de réelle souffrance.
A la fin de ce film on remarque une scène émouvante et métaphorique où l’on voit Amanda et David assistant à un match de tennis, le joueur favori d’Amanda est en difficulté durant une grande partie du match puis lors des cinq dernières minutes, le joueur rattrape le retard cumulé et sort même de ce match vainqueur. On y comprend une métaphore faisant référence à sa mère, c’est comme une victoire personnelle pour Amanda. On voit alors que Amanda ressent une immense joie elle rend en quelques sorte hommage à sa mère, après avoir pleuré de tristesse auparavant elle pleure de joie dorénavant.


Louise BADLOU, Sofia BOUTICHE, Lilou DER APELLIAN, 2nde 7
2019/03/25 11:50 #2018-amanda-85
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film français, réalisé par Mikaël Hers en 2018, nous narre une histoire dramatique d’un jeune homme, David et une petite fille, Amanda qui ont une vie calme jusqu’au jour où sa sœur et mère d’Amanda décède dans en attentat. Leur quotidien va voler en éclat, David va se retrouver seul avec sa nièce dont il va devoir s’occuper. Ce film s’inspire de vrai traumatisme vécu pars des victimes d’attentat, tout en restant sobre, émouvant et touchant.
Le réalisateur a très bien réussi à retranscrire à l’écran ce que cela fait de perdre un être cher de manière aussi tragique et comment vivre avec ça. Il a voulu rendre aussi hommage à Paris et aux victimes des attentats à travers ce film.
J’ai vraiment apprécié le jeu des acteurs, simple et naturel. C’est ce qui a rendu le film encore plus triste et touchant. La jeune actrice Isaure Multrier qui joue Amanda m’a enchanté. Les émotions des acteurs étaient sincères et plus que touchantes car elles donnent ce sentiment de vivre l’histoire comme si on était avec eux, qu’on pleure la mort de Sandrine, comme si on la connaissait très bien et depuis longtemps.
Chaque scène n’est pas laissée au hasard, tout est pensé pour toucher le spectateur et faire réfléchir le spectateur. La scène finale du match de tennis est parfaite pour conclure le film. Elle le résume parfaitement. Au début le match est stable, puis le tennisman qu’Amanda veut voir gagner est en train de perdre. La petite fille se rappelle l’expression que sa mère lui avait expliquée « Elvis has left the building » et s’identifie à ce joueur. Cependant, au final, il remonte puis arrive à égalité. Rien n’est perdu : un peu comme l’histoire d’Amanda.
Ce film nous explique, nous montre comment la vie peut-être aussi cruelle, que magnifique, comment surmonter et vivre avec un drame aussi violent et dur, celui de perdre tragiquement un être aimé. Il ne faut pas oublier que derrière chaque personne et vie vécue on laisse des amis, des êtres chers, de la famille, des projets, des rêves et quand une personne part, elle laisse tout ça derrière elle. Il ne faut pas oublier que chaque vie est unique. Tout le monde devrait et mérite de pouvoir avoir une vie longue et heureuse de pouvoir s’épanouir et vivre ses rêves et n’a pas à mourir victime de la barbarie des hommes.
Personnellement j’ai apprécié ce film, pour ce qu’il veut nous montrer, ainsi que pour les émotions véhiculées par les acteurs et le ton poignant qui nous prend à la gorge pendant toute la durée.
Samuel Michel, 1 com, lycée professionnel R/ Wlerick, Mont de Marsan

2019/03/25 13:57 #2018-amanda-86
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Amanda est un film réalisé par Mikhael Hers. L’histoire se passe à Paris de nos jours. Ce film a deux faces bien distinctes. Elles sont séparées par un malheureux événement. Il y a donc un avant-après et cela se ressent par la façon dont sont tournées les images. La musique et les personnages eux aussi vont complètement changer.
Dans la première phase les personnages principaux circulent à vélo entourés de voitures avec une musique joyeuse comme si ils étaient au paradis, il y a même de nouvelles rencontres amoureuses pour les deux, frère et sœur. Un avenir heureux les attend.
Puis arrive le drame et à partir de là plus rien ne sera jamais pareil. Leurs quotidiens sont chamboulés. Les habitudes des personnages vont changer. Un frère ayant perdu sa sœur va se raccrocher à la personne qu’elle avait de plus chère, sa nièce. C’est à ce moment que l’on voit l’évolution des rescapés des attentats. Dans ce parc il y avait des personnes très jeunes et c’est un lieu qui est souvent fréquenté par des enfants le fait qu’il ait eu un attentat dans un parc rend la nouvelle encore plus difficile. David n’ ayant que 24 ans croit qu’il ne va pas s’en sortir : il est débordé par les événements et a peur des responsabilité que ça va entraîner.

Certains vont resserrer les liens plus que jamais alors que d’autres décident de partir. Un couple qui était au plus mal va finalement aller beaucoup mieux après avoir traversé cette épreuve. Alors que d’autres personnes qui allaient au mieux vont finalement se séparer et continuer leur vie chacun de leur côté.

Les parcs sont fermés ou alors sont précautionneusement surveillés, la musique diffusée est dans les tons macabres ce qui rend la scène sombre alors que sans cette musique ça serait un jour normal. Les personnages sont seuls même quand il y a quelqu’un à leurs côtés car ils ne réalisent pas forcément ce qui s’est passé. Ce film reflète la réalité.
La musique et les images (pellicules 16/9) sont tournées de façon à ce que l’on ressente le plus possible ce que ces personnages peuvent endurer.
Le scénario a été écrit pour que nous spectateurs nous nous mettons dans la peau des personnages, imaginer ce que l’on ferrait à leurs places.
Le jeu des acteurs est convainquant. Tout d’abord il y a David qui a encore un comportement d’adolescent, il ne prend pas ses responsabilités très au sérieux, il n’a pas de job stable et arrive toujours en retard. Maintenant que sa sœur est décédée il a maintenant à sa garde sa nièce de 7 ans. Pour lui il a trop de responsabilités du coup On peut voir avec lui le point de vue d’une personne entre l’adolescence et l’âge adulte. Amanda elle réagit autrement au décés de sa mère. Elle se renferme sur elle même. Ce n’est que à la fin du film au match de tennis qu’elle réalise et se remémore l’expression que lui a appris sa mère : « Elvis has left the building ». On peut voir avec elle le point de vue d’une enfant. Les copains de David eux prennent cet acte terroriste comme des adultes et se reconstruisent très rapidement car heureusement ils n’ont se sont pas perdus l’un ou l’autre.

Il y a beaucoup de références aux parcs, quel que soit les émotions des personnages, ils veulent aller dans un parc. Quand il veulent fêter quelque chose ils vont dans un parc. L’attentat a eu lieu dans ce même parc. Quand Amanda et David essaient de surmonter cette épreuve ils tentent de rentrer dans un parc mais ils sont tous fermés. Même quand Amanda et David partent à Londres ils rencontrent Allison dans un parc. Ce dernier est synonyme de sérénité et de légèreté, comme si ils étaient au paradis que rien ne peut leur arriver mais finalement la violence les rattrape et transforme ce lieu paisible en enfer. Et une fois le deuil géré les parcs redeviennent un lieu calme et heureux.
Dans ce long métrage la musique joue beaucoup et est très importante c’est grâce à elle qu’on peut voir les points de vues des acteurs.
Et à la fin du film la petite fille s’identifie au joueur perdant d’un match de tennis, elle dit dit la phrase culte que sa mère lui a appris, elle crois que c’est sans espoir, comme le joueur. Mais quand ce dernier reviens à égalité la petite Amanda retrouve espoir.

DE CASTRO Manon, 1COM, Lycée professionnel R.Wlerick, Mont de Marsan
2019/03/25 13:58 #2018-amanda-87
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
« Amanda » est un film réalisé par Mikhaël Hers en 2018. Le film se situe à Paris dans le temps présent. David un jeune âgé de 24 ans effectue plusieurs boulots. Il a une grande sœur nommée Sandrine et une nièce Amanda. Ils vivent heureux mais un jour un évènement tragique arrive.
C’est un film très spécial, dur à voir même s’il y a des passages très lents avec des scènes qui sont très détaillées, qui créent comme des malaises. L’attentat est considéré comme un point de départ du film, et pas comme le sujet.
Les scènes sont surtout centrées sur les personnages et sur le processus du deuil.
Ce long métrage permet aussi d’établir une relation entre David et Amanda. Ce n’est pas facile pour Amanda qui voudrait revoir sa mère, et David qui dépourvu par la situation n’arrive pas à tout contrôler, n’arrive pas à l’heure à l’école etc... David devient père, c’est une paternité accidentelle, mais qu’il finit par apprécier. C’est un film basé sur les émotions la générosité et la confiance. Leurs relations s’améliorent au fil des jours et ils ont appris à vivre ensemble.
Le début du film est très paisible même trop, ce qui le rend plutôt suspect. C’est un début très imagé. Par exemple, lorsque David et Sandrine se baladent dans les quartiers de Paris, à vélo et c’est comme s’ils reproduisaient une photo, en mettant en avant des éléments de simplicité et de bonheur. Ils sont heureux, pas beaucoup d’argent mais heureux, chacun trouve l’amour. Le frère et la sœur connaissent un début de relation, un début prometteur. Ils voient la vie rose. Puis le sentiment du bonheur s’est transformé en véritable et effroyable cauchemar.
Une autre scène fait le contre point : quand Amanda et David font du vélo. Elle est derrière lui, qu’elle lui fait un câlin. David n’est plus un grand ado mais responsable de sa nièce. Et Amanda, à son tour le veut comme tuteur.
Depuis la scène dans le parc avec la fusillade, les scènes sont devenues plus tristes, les décors plus sombres, tout est devenu énormément sinistre. Le film ne nous montre pas les scènes de manière frontale, il nous montre toujours les émotions et les conséquences de celles-ci. Chaque moment de bonheur ou de joie ne durent pas vraiment il est vite gâché ou interrompu par un fait ou simplement une phrase qui rappelle les horreurs qu’endurent David et Amanda. Ce film est comme une montagne russe. Au début du long métrage, tout se passe bien, jusqu’au moment où il y a eu le meurtre de masse, les sentiments sont tristes, déprimants, et puis les émotions rechangent et le spectateur reprend de l’espoir, reprend le sourire, et puis le film se finit sur une note plus optimiste.
Il se dégage finalement beaucoup de douceur et de force à propos de ce qui s’est passé à Paris. Ça nous met dans une situation où on peut voir comment la vie peut changer en quelques secondes, comment peuvent être des attentats. Un film qui appelle à l’empathie.

Critique collective, 1 COM, lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan

2019/04/01 17:10 #2018-amanda-88
Lycée PRO Charles Privat, Arles, académie de Aix Marseille
Le film Amanda est un film français de Mikhaël Hers. Il est sorti le 21 novembre 2018 et c'est un film dramatique.

David, 24 ans, qui vit à Paris, jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps, l'heure des choix plus engageants. Il aime beaucoup sa sœur et passe énormément de temps avec sa fille et elle. Sa nièce, Amanda, a 7 ans. Jusqu'au jour où David doit rejoindre sa sœur dans un parc mais il arrive en retard. En arrivant, c'est le choc. Les uns sont blessés...les autres morts...sa sœur également.
Il se retrouve à devoir prendre en charge sa nièce Amanda. Il a peur. Il ne sait pas si il va réussir à l'élever jusqu'à sa majorité. Au fil du temps, il prend ses repères et elle aussi. Il comprend que c'est lui qui doit garder et élever Amanda.
Ce film m'a bouleversé et je ne m'y attendais pas. Les deux acteurs principaux, Vincent Lacoste et la jeune Isaure Multrier, sont justes et très touchants dans leur interprétation. On aurait pu s'attendre à des émotions surjouées, mais ce n'est pas le cas, et on se met à la place de ces personnages en se demandant comment on aurait réagi. On passe du rire aux larmes puis de nouveau au rire. Bravo!!! j'ai vraiment bien aimé ce film.
Brahim Taikart
2019/04/06 15:43 #2018-amanda-89
Lycée PRO Pravaz, Le Pont-de-Beauvoisin, académie de Grenoble
Amanda
C'est difficile de critiquer un film que nous n’avons pas aimé car on se dit que le film est le résultat malgré tout d’un énorme travail .
C'est délicat de réaliser un film sur les attentats car c'est un sujet sensible et récent, il peut réveiller le traumatisme de ceux qui ont vécu cette tragédie. Or Mikhaël Hers l'a fait.Et il a choisi d'adopter le point de vue d'un proche confronté au deuil.
David, un jeune homme de 25 ans, doit faire face à des responsabilités parentales alors qu'il a l'habitude de ne s'occuper que de lui même .
Amanda est une petite fille insouciante et épanouie qui vit avec sa mère et forme une famille unie avec son jeune oncle David et sa grand-tante. Mais lors d'une belle journée de pique-nique, un attentat brise cette vie heureuse : Sandrine, la mère d'Amanda, meurt assassinée. David se retrouve responsable de sa nièce, qui confrontée à l’absence maternelle réagit par des réactions parfois capricieuses. Amanda n'a pas trop pleuré au moment de la mort de sa mère,alors elle fait le deuil à travers son comportement entre rires et larmes.
A priori nous avions envie de voir ce film car il parlait d'un sujet sensible mais nous avons été déçus car il n'aborde pas vraiment le sujet des attentats
Nous avons trouvé que c'est un film très « parisien » : on ne voit que Paris et les personnages sont très éloignés de ceux que nous avons l'habitude de rencontrer. Les images de Paris sont très colorées. La ville est toujours belle, une ville de carte postale, on a envie d’y vivre et pourtant nous n'arrivions pas à rentrer dans le film comme si c’était un film fait pour les Parisiens. Le personnage de David, finalement, ne nous a pas touchés. On a trouvé que le comédien, Vincent Lacoste, jouait mal ou surjouait d’une manière surprenante. Par contre Isaure Multrier qui interprète le personnage d’Amanda joue de façon remarquable cette petite fille de 7 ans frappée par la mort de sa mère.
La scène de l'attentat est très mal faite, on a l'impression que ce sont des mannequins mis en scène, on a du mal à y croire.
Le scénario est intéressant mais dans l'ensemble nous avons trouvé ce film décevant .
Cependant , parce qu’il se termine sur un sourire d’enfant, il nous donne quand même une belle leçon : on peut toujours surmonter les épreuves , même les pires.
2PGA
2019/04/09 19:55 #2018-amanda-90
Lycée PRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Amanda
Deuxième film du prix Jean Renoir des lycéens et deuxième portrait en creux d’une jeune fille, Amanda et de son oncle David après une terrible fusillade dans un parc parisien. Mais le terrorisme n’est pas le sujet du film, tout au plus son point de départ. Cette scène obligée est d’ailleurs tournée avec beaucoup de pudeur, sans sensationnalisme. David déambule paisiblement à vélo dans un Paris loin des cartes postales touristiques. Mikhaël Hers le réalisateur fait monter peu à peu une tension sourde avec les virevoltes acrobatiques du cycliste et les bruits environnants comme ces chants d’oiseaux qui disparaissent peu à peu jusqu’à la vision sidérante de ces corps sur cette étendue herbeuse et ce sentiment vertigineux qui étreint le spectateur : cela pourrait être moi. C’est donc un film sur l’après, sur le deuil, sur la responsabilité, sur les choix difficiles que l’on peut être amené à faire. David est un chien fou portée par sa jeunesse, il vit au jour le jour, multiplie les petits boulots, loue des appartements ou élague des arbres, belle métaphore de sa vie qui se transforme peu à peu avec le drame, cette vie qu’il est obligé de tailler ou du moins de discipliner. Au début, rien n’est facile. Il a beau connaitre sa nièce, passer de statut de tonton gâteau à celui de papa par procuration n’est pas chose aisée. Car lui aussi est « orphelin ». Ou plutôt sa mère est partie en Angleterre, l’abandonnant avec sa sœur et donc forcément resserrant leurs liens. Cette situation rapproche Amanda et David mais n’empêche pas les étincelles comme pour cette brosse à dent jetée trop vite que la petite fille voit comme un effacement de la mémoire de sa maman, une des très belles scènes du film. Les deux doivent donc s’amadouer ou plutôt se familiariser au sens premier du terme et cela en version accélérée. Evidemment, il y a des crises de larmes car on ne peut pas lutter contre le tsunami du chagrin, quel que soit l’âge. Point de potion magique. David craque subitement au milieu de la foule indifférente d’une gare et l’on est submergé comme lui par l’émotion. Mais c’est le final qui nous emporte dans la foule du stade de Wimbledon. David qui renoue enfin avec sa mère et Amanda qui découvre sa grand-mère suivent un match de tennis où un joueur est bien à la peine. Pourtant contre toute attente, celui-ci renverse au mental comme souvent dans ce sport le court du jeu et le champ contre champ avec le visage d’Amanda est un grand moment de cinéma simple et émouvant où l’on comprend que cette petite fille malgré l’horreur va smasher la vie à plein sourire.
La classe de TGA1 du LP Magenta (Villeurbanne)
2019/04/10 18:57 #2018-amanda-91
Lycée Victor Hugo, Marseille, académie de Aix Marseille
« ELVIS HAS LEFT THE BUILDING » … comme un FEEDBACK lancinant….
Amanda est une claque... Amanda est le subtil bleu du ciel ….
Amanda est l’improbable, elle nous transporte avec grâce dans un deuil inimaginable…
Amanda est solaire autant que grave ….
Amanda cours, danse, se régale d’un Paris -Brest acheté au coin du Café Voltaire [« Ecrasons l’Infâme ! »]. Amanda rit, Amanda chante, Amanda joue …
Amanda attend …. Amanda se réveille, Amanda ne dit rien… Amanda pleure …. Amanda s’effondre …. Amanda se ferme …
Amanda accompagne, feint, retient. Amanda observe, Amanda pleure, Amanda ne comprend pas…
Et puis, Amanda, rattrape tout en douceur, ce besoin de respirer. Amanda alors devient l’échange et le partage…. Amanda se reconstruit ….
Et puis, « ELVIS HAS LEFT THE BUILDING »… en un jeu set et match.
2019/04/10 20:15 #2018-amanda-92
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Amanda c’est l’histoire bouleversante de la vie après la mort d’un proche, ou c’est plutôt la question qui taraude l’esprit de nos protagonistes : comment revivre ? Comment réussit-on à surmonter tant de douleurs ?

Paris en été, sur le bord d’une fenêtre d’un appartement haussmannien une jeune femme d’un blond doré rit avec sa petite poupée conforme. David, est son frère, à 24 ans il n’a pas encore eu le courage de s’engager dans un métier stable, et en attendant il vit de divers petits boulots, dont la location d’appartements. Il rend régulièrement visite à sa soeur et sa fille Amanda. Guidé par le cours paisible de la vie à laquelle ils aspirent, le spectateur est baigné dans le quotidien de cette petite famille. Le réalisateur, Mikhaël Hers, montre la simplicité de la vie : de la petite fille de 7 ans qui va comme à son habitude chercher son pain au chocolat, à ce moment de complicité touchant où mère et fille chantent sur du Bowie... Cependant, c’est par un nouvel instant privilégié de tranquillité, de simplicité que leur quotidien vole en éclat, lorsque suite à un attentat la mère d’Amanda meurt brutalement. Dès lors, de nombreuses questions et angoisses se posent. Qui sera en charge de la petite fille ? Mais surtout comment vivre après cette perte ? Ou plutôt comment survivre ? David fera tout un cheminement pour savoir s’il aura assez de force pour prendre en charge Amanda, et pour apprendre à revivre lui aussi.

Alors que le film pourrait être une démonstration quasi dramatique, il reprend les problématiques avec harmonie, en ne montrant pas seulement la douleur et le manque mais surtout une forme de renaissance. Sans prétention, Mikhaël Hers peint les maladresse d’un jeune homme loin de la paternité, et des désirs de stabilité d’une petite fille qui a du mal à faire son deuil.

Le personnage d’Amanda va représenter à merveille les différents stades émotifs que le deuil nous amène à traverser, bien que cela reste quelque chose de très personnel et individuel. La petite fille va passer des larmes au désir d’avoir un nouveau foyer stable, du renfermement à l’extériorisation finale. Le film ne prétend pas retracer une universalité des émotions, ou prétendre que la petite fille, à la fin du film, a complètement achevé son deuil. C’est l’histoire d’une famille qui pensait comme nous tous que cela n’arrive qu’aux “autres”. Et qui au fur et à mesure doit faire face pour ne pas abandonner, et apprendre à renaître. Cette idée de renaissance est très présente dans le film : renaître c’est ré-apprendre à se connaître, à vivre, à tomber amoureux après un tel drame. Alors la mort et la vie se mêlent et échangent.

Le film est d’autant plus beau grâce à cet oncle à la fois maladroit et un peu gauche face à la souffrance de la petite fille. Alors que j’avais dû mal avec le jeu de Vincent Lacoste (alias David) dans ses autres films, dans ce long-métrage, il m’a emporté avec énormément d’énergie et d’émotions, et j’ai été très émue par son personnage et ses attitudes. Alors que son personnage peine à trouver les mots justes pour apaiser la petite Amanda, il traduit de réelles intentions et un véritable désir de faire les choses bien, et c’est ainsi que l’on comprend tout l’amour qu’il éprouve pour elle.
Dès lors, l’amour transcende la mort, et c’est grâce à ces nouveaux liens qu’ils établissent tous les deux, et à l’histoire d’amour naissante que Stacy Martin et Vincent Lacoste incarnent à l’écran, que nos deux protagonistes surmontent le deuil.
Il apparaît néanmoins une autre forme d’amour, lorsque David rencontre sa mère pour la première fois à Londres avec Amanda, cet amour parental doit renaître et Mikhaël Hers le laisse doucement sous-entendre, en semant là un grain d’espoir.

Le jeu d’Isaure Multrier (alias Amanda) est tout aussi émouvant, la petite fille joue merveilleusement cette enfant qui vit l’inconcevable. D’une manière sincère et simple elle joue la tristesse, la souffrance mais aussi la joie et la gaieté, son sourire comme une promesse d’espoir. Amanda derrière une force et des barrières, camoufle sa véritable souffrance. Ainsi, elle nous émeut d’autant plus lorsqu’au cours du match de tennis, la petite blondinette prend tant à coeur la réussite d’un des joueurs au point d’en pleurer, comme s’il en dépendait en quelque sorte de sa maman.

Finalement, Amanda c’est tout un périple dans les rues d’un Paris silencieux, et où la campagne semble plus vivante que la ville elle-même. Les couleurs et les images se marient en harmonie, et l’on retrouve ce schéma entre la ville et la campagne pour le choix de la lumière et des tonalités. Paris paraît gris, il y fait chaud et lourd, tandis que la campagne semble lumineuse, d’un vert tendre, et avec des températures plus fraîches. La campagne permet de s’échapper de la mélancolie et de la douleur qui semblent affecter Paris; Londres a quant à elle la même fonction que la campagne : elle apporte, sur la fin du film, une lueur d’espoir.

Adèle Ehlinger
2019/04/11 11:29 #2018-amanda-93
Lycée PRO Edouard Branly, Châtellerault, académie de Poitiers
AMANDA
"Elvis has not left the building"



>, une expression anglaise qui veut dire c'est fini et dans ce film "Amanda" de Mikhaël Hers, tout pourrait laisser croire qu'en effet, c'est bel et bien fini mais ce drame français vous prouvera le contraire par son récit et sa fin émouvante.

Dans la première partie du film, le réalisateur prend son temps pour présenter les personnages et vous laisse le temps de s'attacher à eux, de connaitre leurs petites habitudes, leur quotidien, ressentir leurs émotions, tant heureuses que malheureuses. Lorsque l'horreur arrive par surprise elle nous laisse sans voix et la larme à l’œil.

Que ce soit David, le jeune adulte exposé à des responsabilités imprévues suite à la mort de sa sœur ou Amanda la petite fille ayant perdu sa mère, les personnages sont touchants et intéressants grâce à l'incroyable interprétations des acteurs principaux.

Le récit est construit en 3 parties distincts. La première partie introduit les personnages, c'est un moment du film lumineux et joyeux. La deuxième partie est la mort d'un des personnages et la prise de responsabilité de David, moment sombre et triste. La troisième partie c'est la difficile rémission qui fait revenir les personnages à une vie presque normale et plus heureuse.

Cela renforce l'injustice et la brutalité du drame, l’incompréhension de l'attentat.

Les trois parties sont marquées visuellement par les couleurs d'un été doux et insouciant qui contraste d'autant plus avec le drame qui s'y déroule.

La bande son est également intéressante est finie de colorer les couleurs légèrement passées du film.

Alors en dépit du drame, Amanda est film optimiste traitant du deuil toujours difficile, de la maturité et de la vie en général le tout dirigé d'une main de maître par le réalisateur qui en est à son premier coup d'essai. Le film nous démontre qu'en dépit de la mort et la tristesse, il y a avant tout la vie et le bonheur. "Amanda" c'est l'histoire de la fragilité inquiète des grandes villes et d'une paternité accidentelle."Amanda" est un film bouleversant d'une grande tendresse qui ne manquera pas de vous toucher.

Par Killian Bonnard T RPIP
2019/04/18 10:57 #2018-amanda-95
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
Le film Amanda sorti le 21 novembre 2018 a été réalisé par Mikhaël Hers. Ce drame français met en scène la vie de David et de sa nièce Amanda, à la suite d'un attentat. Il montre comment les divers amis de David vivent leur vie après l'attentat et comment David fera face à l'arrivée d'Amanda dans sa vie.

Le personnage de David est interprété par Vincent Lacoste et le personnage d'Amanda par Isaure Multrier.

Ce film nous surprend par son rythme qui reste morne tout du long. En effet les dialogues, les différentes scènes ainsi que le jeu plutôt fade de Vincent Lacoste posent les bases d’un film qui donne l'impression de ne jamais commencer. Tout le long du film nous avons attendu un rebondissement cependant l’attentat qui s’est présenté comme tel et qui nous est apparu comme une illumination a hélas été aussitôt placé au second plan et s’est effacé comme les personnages. Même lorsque les personnages vivent des moments d’émotion qui sont sous-joués, le spectateur n’arrive pas à s’associer à eux et n'éprouve même pas une once d'empathie pour eux. Ce long métrage était censé raconter la vie d’un jeune homme chamboulé après un attentat mais il n’arrive pas à l’illustrer correctement. Le rythme après l'attentat reste inchangé et les émotions sont toujours mal exprimées.

Le personnage d'Amanda est un peu mieux joué que celui de David. Isaure Multrier interprète en effet, non sans peine, les émotions de la petite Amanda.

Cependant la bande-son évitait certains moments ennuyeux de l’histoire.

De plus le réalisateur a au moins le mérite d’avoir traité un thème très complexe et aussi très ancré dans la société actuelle qui est la mort inattendue d’un proche.

Charles Decuy et Marc-Olivier Bonnaire

Lycée Évariste Galois

2019/04/19 09:36 #2018-amanda-96
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
“Amanda”
Film dramatique, réalisé par Mikhaël HERS. Les personnages principaux sont Amanda, une petite fille de 7 ans (Isaure Multrier), Sandrine, sa mère (interprété par Stacy Martinet), David, son jeune oncle, 24 ans (Vincent Lacoste) et Léna (l'amoureuse de David). L’histoire se passe à Paris, à une époque indéfinie qui pourrait être la nôtre.

David fait des petits boulots, et principalement, il loue des appartements à des touristes, à des jeunes de passage. Il rencontre Léna. Ils tombent amoureux. Sandrine, sa soeur, élève seule sa fille Amanda. Malgré les petits tracas de la vie, tous sont heureux et vivent tranquillement. Un jour de beau temps, on organise un pique-nique. David arrive avec un peu de retard à cause de son travail. Il croise des voitures qui foncent alors que les rues étaient jusque-là assez calmes. Il découvre le carnage d’un attentat dans le parc, peut-être dû à ces voitures. Sandrine fait partie des victimes. A partir de ce jour, il prend en charge Amanda. La complicité qu’ils partageaient déjà leur permet de surmonter peu à peu leur douleur.

"Amanda" est un film qui m’a beaucoup touchée. J’ai beaucoup aimé les acteurs, qui semblent en fait ne pas jouer et le cadrage qui met en avant les expressions des personnages, comme lorsque David et Amanda se retrouvent à Wimbledon et qu’Amanda s’effondre en repensant aux propos de sa mère sur le courage. Il y a d’autres scènes aussi fortes : le retour d’Amanda dans son appartement et son regard sur la table où sa mère posait toujours ses affaires. Je crois que c’est là qu’elle commence à comprendre ce que sera sa vie sans sa mère. En fait, je pense qu'elle veut continuer comme avant. C'est sans doute pour ça qu'elle refuse que David jette tous les produits de beauté de la salle de bain.

Le film se termine bien. J'aimerais voir une suite. Quelle sera la vie pour Amanda ? pour David ? pour David et Léna ?

Par contre, le point négatif est que la mort de Sandrine n’est pas assez explicite. On devine qu'elle a été tuée en voyant David réagir et pleurer. On ne voit pas son corps. On ne sait pas qui a commis cet attentat. Mais, j’ai compris ensuite que les détails et explications n’auraient rien donné de plus, car le plus important, c’est bien la vie qu’il faut reprendre après, avec les absents et les vivants.
J'ai pleuré mais j'ai aussi ri quand David appelle sa nièce "Mon lardon". C'est bizarre comme surnom, non ?



Je recommande vraiment ce film.



Elisa SOUM, 1e STMG2

2019/04/21 10:29 #2018-amanda-97
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Amanda est un film dramatique français réalisé par Mickaël Hers, sorti en 2018. Avec la participation de Jonathan Cohen, la jeune Isaure Multrier ou encore Vincent Lacoste qui a était nommé dans la catégorie de meilleurs acteurs aux Césars. Ce film traite d’un sujet assez actuel mais sans discours politique: le traumatisme du deuil après les attentats.
David, 24 ans, vivant sur Paris, jongle entre la gestion d’appartements pour touristes et l’élagage des arbres. Un quotidien banal jusqu’à que sa sœur meurt dans un terrible attentat et se retrouve donc à être le tuteur de sa nièce Amanda.
L’interprétation des acteurs est très juste et ils sont très touchants. La jeune Isaure Multrier âgée de 8 ans a impressionné tous le monde, elle est très naturelle et apporte une sorte de douceur et d’innocence au film. Les scènes ne sont pas surjouées. Un rôle différent des habitudes comiques de Vincent Lacoste mais qui en devient son plus beau rôle.
Il y avait une grande intention du réalisateur de filmer Paris. De longues scènes de David faisant du vélo dans Paris. Un Paris visuellement d’époque mais touché par les problèmes d’aujourd’hui. Il montre sa fragilité et ses blessures post attentats. On pense à Paris montrée dans la nouvelle vague.
Un attentat fictif mais, hélas, très plausible aujourd’hui. Le film ne dénonce pas l’attentat mais la situation dans laquelle il laisse les personnes après. Ce film est très terre à terre et fait un constat qui rappel le monde assez triste de nos jours
On va se demander finalement qui va le plus aider l’autre à surmonter cet événement entre la jeune Amanda et le grand enfant David. L’entraide les sauvera et c’est ce qu’essaye de montrer le film. Les dialogues entre ces deux là sont très simples, tendres et symboliques, ils se retrouvent obligés de partager leur douleur et se redonnent le sourire l’un l’autre.
.« Amanda » est un film bouleversant et a une belle leçon de vie sur la force et l’espoir. Le troisième long métrage de Hers reste juste… poignant!
Léonie.
2019/04/21 23:13 #2018-amanda-98
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
UNE ODE A LA VIE
Amanda est un film dramatique français d'une heure quarante-sept, réalisé par Mikhaël Hers et sorti en 2018. Vincent Lacoste, la jeune Isaure Multrier et Stacy Martin sont les acteurs principaux.
Amanda nous raconte l'histoire de David, jeune parisien vivant de petits boulots et qui adore sa soeur et sa nièce, Amanda. Un jour la mère d'Amanda décède lors d'un attentat, c'est alors que revient à David la responsabilité d'Amanda. Le jeune homme est chamboulé par cet événement qui va tout basculer dans sa vie et qui met son avenir et celui d'Amanda en suspension.
L'histoire d'Amanda est touchante, réaliste, cela peut arriver à n'importe qui. Mais je la trouve aussi originale car , pour ma part, je n'avais jamais entendu parler de film traitant le sujet des attentats. J'ai trouvé que le jeu des acteurs était très réaliste, surtout celui de la jeune Isaure qui interprète Amanda et celui de Stacy Martin, qui joue la petite amie de David, est d'un naturel touchant. Quant à Vincent Lacoste dans le rôle de David, on y croit : chaque émotion est jouée avec réalisme. D'un point de vue technique, Amanda comporte de nombreux gros plans, les travellings lors des ballades à vélo donnent un peu de poésie et les arrière-plans nous permettent de voir Paris. La musique a une place très importante dans ce film : quelques minutes avant que David ne découvre les victimes de l'attentat, la musique s'arrête.
J'ai beaucoup aimé ce film car même si le thème est triste, je trouve qu'Amanda prouve qu'il faut continuer à aimer la vie. Cette petite fille ayant perdu sa maman donne de la force à son oncle, elle le soutient inconsciemment grâce à son amour. David, ce jeune homme perdu et bousculé par tous ces évenements, fait ce qu'il peut pour consoler, aider sa jeune nièce. Malgré quelques désaccords, ces deux personnages s'aiment et ça se voit, ils nous prouvent que l'amour est une force. La scène qui m'a le plus marquée est la dernière : Amanda et David sont devant un match de tennis ; un des joueurs est en train de perdre, Amanda pense alors à une expression que sa mère lui avait apprise: "Elvis has left the building" et elle pleure. David pensant qu'elle pleure à cause du joueur en train de perdre tente comme il peut de la réconforter et à ce moment le tennisman reprend le dessus et gagne le jeu, et Amanda retrouve le sourire. Je trouve que cette scène est une métaphore du film, les personnages traversent une épreuve douloureuse mais la surmontent et retrouvent le bonheur sous une nouvelle forme.
Mathilde Poisnel
2019/04/21 23:15 #2018-amanda-99
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Amanda.
 Amanda  est un film en couleur sortie le 21 novembre 2018 et réalisé par Mikhaël Hers. C’est un film dramatique français. Amanda est jouée par la jeune actrice Isaure Multrier. Sa mère, Sandrine, est interprétée par Ophelia Kolb et David prend vie sous les traits de l’acteur Vincent Lacoste qui c’est fait connaître dans le film comique  Les Beaux Gosses  sortie le 10 juin 2009, de Riad Sattouf.
Amanda est une petite fille de 7 ans, qui vit seule avec sa mère. Amanda ne connaît pas son père, c’était une aventure d’un soir qui ne voulait pas d’enfant. Sandrine est aidée par son petit frère de 24 ans, David qui lui apporte son soutien au quotidien. David vit comme un jeune parisien actuel, il jongle entre différents petits boulots et repousse toujours l’heure des choix importants. Sandrine et David n’ont pas connu leur mère, elle est retournée peu de temps après la naissance de David en Angleterre, (son pays natal) les laissant à leur père décédé qui mourut avant la naissance d’Amanda. Nos trois personnages avaient une petite vie simple et heureuse jusqu’à une après midi pourtant ensoleillée qui changea irrévocablement leurs vies. Séverine est tuée lors d’un attentat, laissant Amanda et David. L’histoire nous montre le deuil d’un frère et d’une fille, qui s’apprivoisent, se soutiennent et grandissent mutuellement.
Mikhaël Hers est un réalisateur peu connu, il compte cependant 6 films avant Amanda :
  Ce Sentiment De L’Eté  sortie le 17 février 2016, Memory Lane sortie le 24 novembre 2010, Montparnasse sortie en 2009, Une nouvelle ère glaciaire  sortie le 24 février 2010, Charell  sortie en 2006, Primrose Hill  sortie en 2006-2007.
Le personnage de Séverine ne peut qu’être aimé et regretté. David nous touche par sa fragilité et sa force dont il fait preuve pour sa nièce. Amanda est une petite fille comme les autres qui nous attriste et que l’on admire par son courage et sa force face à la mort de sa mère et les événements derrière. C'est un film riche en émotions, les acteurs sont des perles et ils n’auraient pas pu être mieux choisis. Le scénario est bien élaboré et très émouvant. Un film excellent très réaliste et à ne pas manquer.
Gwendaelle Melinou
2019/04/21 23:16 #2018-amanda-100
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Amanda est un drame français sorti le 21 novembre 2018. Ce film réalisé par le réalisateur parisien Mikhael Hers a pour but de capter le paris post attentat. Dans un beau Paris, on découvre le quotidien normal de David et la relation proche qu’il a avec sa sœur Sandrine et sa nièce Amanda. Tous les trois vivent une vie heureuse, paisible… Mais un jour un attentat va détruire cette vie d'insouciance et obliger David et Amanda à se reconstruire, ensemble.

Mikhael Hers, d’une manière habile, prend le temps d’introduire les personnages par différentes scènes détaillées. Il nous promène à vélo dans ce beau Paris d’aujourd’hui qu’il filme avec attachement. Puis il nous surprend par ce changement si soudain d’ambiance qui crée un réel flottement d’incompréhension comme celui qu’a subi la France. Ainsi durant une dizaine de minutes on vogue avec David sans but dans un Paris vide, sans musique.
Il s’en suit la reconstruction de l’ensemble des personnages marqués par ces événements. Nous allons donc suivre Amanda et David qui vont ensemble essayer de retrouver des repères progressivement dans ce monde qu’ils redécouvrent avec effort.
La relation entre le personnage gauche de David et celui d’Amanda innocente, nous touche profondément. Isaure Multrier, dans le rôle de Amanda fait preuve d’une grande maturité dans son rôle, qui lui donne une présence capitale dans le film. Et le côté gauche, maladroit du personnage de David joué par Vincent Lacoste crée une idée d’inversement et de contraste des rôles. Ainsi, par cette union, les personnages, qui sont différents vont essayer d’avancer.
Mais lors de cette reconstruction, les personnages vont recevoir différentes aides extérieures. On suit donc en parallèle au drame la relation amoureuse entre David et Léna, jouée par l’incroyable Stacy Martin, qui apporte une légèreté à cette tragédie poignante.
Le film nous fait donc varier entre différentes émotions ; il nous prend dans ce drame et nous montre que rien n'est perdu. Ainsi c’est un film lumineux à voir qui nous montre que derrière certains drames il y a toujours de l’espoir.
Un film qui nous redonne confiance et envie d’aller de l’avant dans l’époque d’incertitudes que connaît le monde d’aujourd’hui.

Renan Clément
2019/04/21 23:17 #2018-amanda-101
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen


Le film Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikhaël Hers et sorti en 2018. Le film retrace la vie de David, parisien de 24 ans, qui va perdre sa soeur dans un attentat et va de devenir le tuteur de sa nièce, Amanda, âgée de sept ans. Sa soeur élève sa fille seule et exerce la profession de professeur d’anglais dans un collège Parisien. David, quant à lui, a un petit job de location d’appartements et vit au jour le jour sans se préoccuper du lendemain. Le drame ne prend pas place dès le début du film, ce qui nous laisse le temps de comprendre la relation entre David et sa soeur mais aussi avec sa nièce.

Le film se déroule dans le Paris actuel, dans le centre ville. Il traite du terrorisme mais, principalement, de la perte d’un être cher et les conséquences. Un soir d’été, David devait rejoindre sa soeur et ses amis dans un parc pour un pique-nique ; en retard, il part à vélo et croise un van noir et des motos qui repartent du parc. En arrivant, il découvre l’horreur de la scène. La musique de ce passage est très importante car elle nous fait comprendre la scène qui va suivre : de ce fait, la musique, qui était plutôt calme et joyeuse, s’arrête juste au moment où David croise le van et les scooters pour laisser place à une musique un peu plus angoissante. De plus, la musique accompagne les émotions des acteurs comme à la fin où David et Amanda sont heureux. Le film parle aussi de la garde d’un enfant par un adulte étant lui même encore un enfant mentalement, David ne se préoccupe pas du futur et c’est ce qui fait de lui un grand enfant. Dans le long-métrage, on se rend compte que David a autant besoin d’Amanda, qu’elle a besoin de lui. Le film traite aussi d’un sujet très actuel qui est le terrorisme car même s’il a causé la mort de la soeur de David, il reste très peu présent car il ne cache pas de discours politique. Le film se veut émotif mais je trouve que l’acteur qui incarne David, Vincent Lacoste, interprète mal le sentiment de la tristesse, ce qui est dommage. A contrario Isaure Multrier , qui joue Amanda, exprime très bien sa tristesse et sa colère comme quand elle interdit à son oncle de jeter les affaires de sa mère. Suite au drame, nous allons suivre Amanda et David dans un deuil qui va les rendre plus forts, par exemple David reprend contact avec sa mère qui vit en Angleterre (après avoir laissés ses enfants en France), comme le lui avait suggéré sa soeur. D’autre part, le titre du film n’est pas très en raccord avec l’histoire car nous suivons principalement l’histoire de David et peu celle d’Amanda. Le cadre du film est très beau et très bien réalisé car il met en valeur les paysages parisiens. De plus, nous pouvons voir comme un “filtre” sur l’image, ce qui l'embellit et rend le film visuellement encore plus beau et agréable à regarder. Quant au scénario, il est très bien écrit, on ne s’attend pas forcément à cette fin, ce qui le rend plus plaisant à regarder, par exemple certains moments peuvent paraître inutiles à l’histoire (comme au moment où il coupe des arbres) mais la scène n’en reste pas moins sympathique à regarder. Le film est touchant dans le sens où l’histoire se déroule de nos jours avec un sujet assez actuel qui traite du terrorisme. L’acteur Vincent Lacoste a été nommé pour le César du meilleur Acteur dans le film Amanda, malheureusement le gagnant fut Alex Lutz pour le film Guy.

Pour conclure, je pense que le film est touchant malgré quelques défauts du jeu d’acteur de Vincent Lacoste par rapport à l’émotion. Néanmoins le film reste agréable à regarder et le jeu d’acteur d’Isaure Multrier est remarquable pour son âge et dans la manière dont elle réussit à s’approprier le personnage d’Amanda.

Ema Sommier
2019/04/23 11:05 #2018-amanda-102
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Amanda" est un film qui nous a beaucoup touchées du fait de l'histoire.

David, un jeune adulte de 23 ans doit se poser et prendre la vie plus sérieusement pour prendre en charge sa nièce de 7 ans devenue orpheline. En effet, Sandrine, la mère d'Amanda a été tuée alors qu'elle pique-niquait dans un parc parisien. Il s'agit d'un attentat. Mais on n'en sait pas plus. C'est d'ailleurs dommage car on aurait voulu avoir plus d'explications.

David et Amanda, tous les deux, à leur manière, doivent apprendre à vivre avec l'absence et le deuil. Si la petite fille a bien-sûr perdu son point d'ancrage, on voit que son oncle, David, lui aussi se retrouve en quelque sorte orphelin. Sa grande soeur Sandrine s'apparente presque, au début du film, à sa propre mère puisque celle-ci les a abandonnés alors qu'ils étaient adolescents. Avec la mort de leur mère/soeur, il y a comme une réparation puisque David emmène Amanda à Londres. Il y retrouve sa propre mère. Elle rencontre sa grand-mère. C'était le projet de Sandrine. David était trop en colère pour pardonner ; il avait refuser de les accompagner. En hommage à sa soeur, il emmène Amanda là où elle voulait emmener sa fille. Le pardon se fait "grâce" à la mort.

Les acteurs, Isaure Multrier et Vincent Lacoste, sont excellents. Ils incarnent très naturellement leur personnage, au point qu'on croit parfois être dans une histoire très réaliste et même réelle, comme si ce n'était pas un film. C'est peut-être parce que le réalisateur, Mikaël Hers cadre leurs expressions au plus près de leur visage.

Le film se termine bien malgré tout. A Londres, après avoir rencontré leur mère/grand-mère, David et Amanda assistent à un match de tennis. Alors que le joueur préféré de la petite fille semble sur le point de perdre, elle répète en pleurant LA phrase de sa mère, celle qui semble être la ligne de conduite de la vie : "Elvis has left the building". Fatigué par sa vie, Elvis a quitté la scène. Il est parti mais il est toujours là. Nous avons compris par cette phrase qu'il faut garder espoir, malgré les obstacles, tout comme le joueur préféré d'Amanda qui finalement remonte son score et parvient à battre son adversaire. Il ne faut jamais baisser les bras. Les dernières images montrent Amanda pleurant et riant à la fois auprès de David qui semble plus sûr de lui.

"Amanda" est vraiment un film très émouvant. On aimerait vraiment voir une suite.
Elisa Soum et Léa Boudin-Barbareau, 1eSTMG2
2019/04/30 15:54 #2018-amanda-103
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Amanda est un film dramatique français réalisé par Mikhaël Hers, sorti en 2018.
Il raconte l’histoire d’une petite fille nommée Amanda ainsi que de David, son oncle. Ces deux personnages vont voir leur vie basculer à la suite d’un attentat à Paris, où la mère d'Amanda décèdera.
David devient donc subitement le tuteur de sa nièce et va apprendre peu à peu à s’occuper d’Amanda.
Ce film est rempli de fortes émotions et il nous permet de voir comment une personne se comporte face à la perte d’un être cher dans des conditions aussi tragiques que celles-ci.

Même si cette tragédie est poignante, il est difficile de comprendre toute la trame de l’histoire et de suivre les évènements simplement.
On se perd facilement et on peut également remarquer que le jeu de certains acteurs n’est pas très crédible, on peut avoir du mal à rentrer dans l’histoire.
Malgré cela, ce film est très beau et il réussit à transmettre des émotions fortes sur un sujet difficile.
Romane Pierson, TL, lycée Jean Giraudoux, Bellac