Amal

affiche AmalRéalisé par : Mohamed Siam

Long-métrage : Egypte

Genre : Documentaire

Durée : 1H23

Année de production : 2017

Distributeur : Juste Doc

Synopsis

Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Egypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon ?

Récompenses

  • 2018 : Cinemed - Festival International du Cinéma Méditérranéen de Montpellier - Montpellier (France) - Prix étudiant de la première œuvre
  • 2018 : FIDADOC - Festival International de Documentaire à Agadir - Agadir (Maroc) - Prix des droits humains
  • 2018 : Sheffield Doc/Fest - Sheffield (Royaume-Uni) - Prix du jeune public
  • 2018 : Journées cinématographiques de Carthage - Tanit d'Or du meilleur documentaire

Sélection à des festivals

  • 2018 : Festival de Cinéma de Douarnenez - Gouel Ar Filmou - Douarnenez (France) - Sélection Grande tribu
  • 2018 : États généraux du film documentaire - Lussas (France) - Sélection Plein air
  • 2018 : Durban International Film Festival - Durban (Afrique du Sud) - Compétition
  • 2018 : DOK.FEST Internationales Dokumentarfilmfestival München - Munich (Allemagne) - Sélection
  • 2018 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Sélection Latitudes
  • 2018 : Millenium - Festival international du documentaire - Bruxelles (Belgique) - Compétition internationale
  • 2017 : IDFA - International Documentary Festival Amsterdam - Amsterdam (Pays-Bas) - Sélection

Sites

Presse

Vidéos

- Quel était le projet premier du réalisateur : parler d'Amal ou de l'Egypte ?

- Comment Mohamed Siam a-t-il rencontré Amal ?

- Que faut-il connaitre du contexte historique égyptien ?

- Mohamed Siam filme Amal comme le faisait son père

- L'image de la femme donnée dans le film

- L'utilisation des images d'archives personnelles

- l'absence du réalisateur à l'écran

- Le tee-shirt d'Amal

Dossiers à télécharger

Photogrammes

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

  • Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-eaux (académie de Rouen), une critique réalisée par Myriam, Kelvin et Ugo

delamare amel1

  • Lycée Margeriaz, Barberaz (académie de Grenoble), une critique réalisée par Mathis Pinier et Paul Anjuere

margeriaz amal

  • Lycée Pravaz, Pont de Beauvoisin (académie de Grenoble)

amal pravaz

Commentaires

2019/03/18 18:37 #2018-amal-1
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Critique cinématographique du documentaire Amal du réalisateur SIAM

Mohamed Siam nous fait découvrir un nouveau genre au cinéma : le documentaire. Ce genre se différencie de la fiction. Il vise à représenter la réalité et il est informatif, il nous apporte des informations sur certains éléments sociétaux, économiques ou politiques et cherche ainsi à témoigner d’une situation ou d’un phénomène. Ici, dans Amal, le réalisateur retrace la vie d’Amal une adolescente vivant en Égypte et alterne des images de son passé enfant et de sa vie de jeune fille au présent du printemps arabe en 2012 à nos jours. Il insère dans son documentaire des vidéos d’archives de sa plus tendre enfance filmées par son père mort lors des émeutes pour plus de démocratie, ce qui renforce le réalisme. Ce documentaire a donc pour but de nous présenté la situation en Égypte à travers l’histoire d’une jeune adolescente.

La vie du réalisateur Mohamed Siam a inspiré son propre film. En effet, durant son enfance, il a perdu son père tout comme Amal. Il a aussi été élevé par sa mère et sait ce que peut provoquer une perte, il est alors proche d’elle. Après avoir fait des études en psychologie, il s’intéresse au cinéma et c’est à ce moment qu’il décide de réaliser un film qui précédera Amal, film intitulé Force majeure. Il rencontre Amal un an avant le début du tournage et il y a tout de suite une alchimie entre eux, elle lui montre des vidéos que son père avait filmé de son vivant, il les intégrera au film. Son idée de créer un film où il pourra montrer la vie d’une femme dans le monde arabe qui se bat pour ses droits devient alors possible.

De plus, il faut remarquer que les conditions de tournage étaient assez inhabituelles. En effet, dans le cadre des manifestations de 2012 à 2015, le réalisateur était obligé de dissimuler sa caméra pour ne pas attirer l’attention. Cela a nécessité un énorme travail pour cacher sa caméra et filmer des plans montrant la réalité des choses : l’effet de foule, les déplacements, la dissimulation de la caméra par un drap ou encore la poussière ont provoqué de nombreuses difficultés lors du tournage. Le comportement imprévisible et naturel d’Amal a également posé soucis par moment : ainsi vers le début du film Amal chante un hymne révolutionnaire avec ses amis et défie même un policier ; le réalisateur a donc été obligé de la suivre et de filmer chaque scène dans toutes ces circonstances. Il faut aussi savoir qu’il ne possédait pas d’autorisation pour filmer pendant cette période de tensions.

Au début du film nous pouvons observer la jeune Amal sur une piste d’athlétisme avec un tee-shirt où un « S » est représenté, on peut ainsi se dire qu’elle souhaite se considérer comme une Superwoman, d’ailleurs tout au long du film elle restera déterminée à ne pas se soumettre. Elle ira jusqu’à provoquer les policiers lors de différentes manifestations. De manière générale, nous pouvons voir que les femmes sont discriminées en Égypte, De plus elles vivent dans un environnement politiquement très difficile, Amal avec ce T-shirt peut alors d’une certaine façon représenter l’espoir de ces femmes. Dans leur pays elles sont obligées de porter le voile, il est aussi mal vu de porter des pantalons qui mettent leur corps en valeurs. Amal dénonce les violences qu’elle a subies lors de l’occupation de la place Tahrir, car elle souhaite partager la douleur qu’elle a ressentie lorsque les coups pleuvaient sur son corps d’adolescente, quand ses cheveux furent arrachés et que les chocs électriques entraient en résonance avec son corps blessé mais elle souhaite surtout montrer ce que les policiers lui ont fait subir en la maltraitant ainsi. A cause des actes de ces policiers, Amal garde des blessures physiques mais aussi psychologiques.

Nous allons maintenant parler de la vie du protagoniste principal : Amal. Elle a quinze ans au début du documentaire, cette jeune fille possède un fort tempérament mais surtout elle est pour le féminisme. Ce qui nous fait dire cela est le fait qu’elle s’habille tel un garçon. De plus, elle se rebelle contre le régime qui dirige le Caire malgré le risque de représailles physiques de la part des forces de l’ordre. Lorsqu’elle a seize ans un nouveau gouvernement doit être élu pour permettre à l’Égypte de se reconstruire. Amal pousse sa mère à voter pour les Frères Musulmans mais celle-ci préfère donner sa voix à leur opposant proche de l’ancien régime destitué et corrompu : Amal en voudra fortement à sa mère. Le représentant des Frères musulmans Mohamed Morsi est finalement élu. La jeune Amal a maintenant dix-sept ans et nous pouvons la voir dans un véhicule se dirigeant vers un stade de foot : nous apprenons que les hommes l’accompagnant vont assister à ce match de foot, que la jeune fille souhaite s’y rendre mais que cela lui est interdit. Effectivement le fait qu’elle soit une femme l’empêche de faire les mêmes activités que les garçons, son petit-ami est d’ailleurs celui qui lui interdit ces choses, nous constatons alors qu’Amal est beaucoup moins impulsive que dans sa jeunesse. Est-ce dû à la pression de la société masculine et religieuse ou au passage de l’adolescence à l’âge adulte fait de renoncement et de concessions ? Elle devient plus sage, et plus résignée et semble reproduire le schéma de vie de sa mère d’autant que Les frères Musulmans cèdent la place à un régime militaire dirigé par le général Sissi. A sa majorité Amal commence à porter le voile signe que la fin de sa rébellion est arrivée, qu’elle rentre dans le rang puisqu’elle désire rejoindre la police après ses études tout comme sa mère. Choix étonnant puisque nous savons que son père est mort sous les balles des policiers du régime au début du printemps arabe.. La jeune adulte se justifie en affirmant que pour elle ce sera un moyen de changer les choses directement à la source, c’est-à-dire de l’intérieur. A la fin du film Amal est âgée de vingt ans et la caméra fait un gros plan sur son ventre rond : elle est enceinte. Nous pouvons interpréter cette scène de plusieurs façons. Est-ce le signe que ses révoltes pour plus de liberté prennent fin ? Se conforme t-elle à l’image et au rôle dévolus à la femme en Orient ? Pense t-elle que le combat sera plus facile pour son enfant ? Toujours est-il qu’elle semble heureuse et apaisée.

Ce documentaire nous transporte au cœur de l’Égypte et plus précisément au Caire, capitale de l’Égypte. Mais les images montrées à l’écran sont bien loin de celles des cartes postales, avec de jolies pyramides. Ce documentaire dévoile le chaos, les violences que subissent les habitants, les révolutions dans la ville, les bidonvilles avec en arrière plan les pyramides ! Tout cela permet de prendre conscience de la réalité des choses, et de nous rendre compte de la vie des habitants. Ce décor est bien loin de ce que nous pouvons nous imaginer de l’Égypte et nous oblige à voir au-delà des images et stéréotypes. C’est là la force de ce documentaire avec la vie d’Amal en devenir.

Driant Alyssa, Barreira Léna, Le Lohé Amélie et Hauck Benjamin.
2019/03/29 11:37 #2018-amal-2
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un documentaire qui manque de clarté


Amal est un film en couleur réalisé par Mohamed Siam. Il a été produit en 2017 en Egypte et est sorti en France en 2018. Il s’agit d’un documentaire de 1h23, avec Amal Gamal dans son propre rôle. Le réalisateur a souhaité retracer l’adolescence de la jeune femme, tout en intégrant des vidéos tournées entre 1997 et 2006 par le père d’Amal lui-même.


Le film est en version originale sous-titrée : en arabe, la langue parlée en Egypte.


Un documentaire tourné au cœur même des émeutes, avec un fond mélancolique de la jeunesse d’Amal, mais qui semble interminable.



La guerre civile égyptienne

En 2012, en Egypte, des émeutes sanglantes ont lieu suite à la chute du régime. Amal, une adolescente de 15 ans, victime des violences policières, ne compte pas renoncer à sa liberté. Elle refuse de se laisser marcher sur les pieds, tient tête aux policiers et cherche sa voie. Elle choisit de se battre pour voir un nouveau parti politique s’installer et ainsi retrouver la paix dans le pays. Mais comment y parviendra-t-elle dans un endroit où les femmes doivent se soumettre à la volonté des hommes ?



Un manque de rebondissements

Le réalisateur utilise la voix off d’Amal pour qu'elle nous partage ses réflexions ainsi que ses sentiments les plus profonds. Malheureusement, celle-ci est trop présente et est parfois utilisée inutilement. De plus, cette voix off empiète sur l'action qui est déjà quasiment inexistante, et empêche également tout rebondissement. Ce documentaire de 1h23 semble alors interminable. Par ailleurs, beaucoup de sujets sont abordés mais peu d'entre eux sont détaillés ou approfondis ; de ce fait, certains éléments sont difficiles à comprendre. De plus, la fin du film est très décevante et presque bâclée.



Une dénonciation politique

Cependant, ce long-métrage raconte une histoire réelle, celle d’Amal, qui tente de sauver sa liberté en tant que femme, à une période où un changement politique s’impose. Le réalisateur a voulu montrer le destin de nombreuses égyptiennes à travers la jeune femme, et est resté le plus fidèle possible à la réalité en allant directement au cœur des émeutes et en filmant les tensions et les mouvements de foule. La politique est donc au centre du sujet, mais malheureusement les explications sont incomplètes, ce qui rend la compréhension plus difficile. En revanche, la réalité se mélange parfaitement à la fiction, nous avons ainsi l’impression de participer à l’aventure d’Amal.



Un parfum de mélancolie

Nous sommes également touchés par le destin d’Amal, de voir à quel point sa vie a changé entre son enfance et son adolescence. Grâce aux vidéos tournées par son père, nous comprenons qu’Amal était déjà une petite fille téméraire, espiègle et qui n’a pas froid aux yeux. Le fait de savoir que les vidéos sont d’origine rend l’histoire encore plus poignante et ajoute une touche dramatique. Elles montrent les similitudes entre le passé et le présent, mais aussi l’évolution d’Amal qui est devenue une jeune fille puis une femme.



Malgré sa fidélité à la réalité et le sentiment de nostalgie qui s’en dégage, ce documentaire ne réussit pas à captiver le spectateur jusqu’au bout, la voix off est trop présente, il manque de rebondissements et certains sujets importants ne sont pas assez détaillés.



Lou DUPONTREUE et Calypso FALIZE, élève de 2nde Lycée Saint Pierre d'Abbeville



2019/03/30 11:35 #2018-amal-3
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
«Amal» est un documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017. Il a aussi fait le scénario et la production de son film. C’est un film fort en émotion, dramatique, qui montre une véritable leçon de vie bouleversante. Amal est une jeune fille de 14 ans, qui a un très fort caractère et qui n’arrête pas de se battre pour la révolution égyptienne pour renverser le président Moubarak. Car une vraie révolution naît toujours à l’intérieur de celui qui l’a mène malgré son âge et son sexe. Elle est la seule à se battre dans cette révolution auprès d’autres hommes qui la considèrent entre autre comme un jeune garçon car depuis le jour où elle a été tirée par les cheveux, traînée par terre et balancée par des policiers sans cœur, elle a décidé de couper ses cheveux et de mettre la capuche sur elle pour qu’on la considère vraiment comme un homme. Amal montre qu’elle n’a peur de personne, elle insulte les policiers, monte sur les barricades et veut à tout prix tout renverser mais un peu plus tard dans le film on comprend qu’elle a changé d’avis et porte désormais un foulard et veut à son tour faire carrière dans la police. Elle a une énergie qui fascine le public. Mohamed le cinéaste suit le parcours d’Amal sans père, rétive a l’autorité policière, politique et religieuse et nous propose une expérience assez unique au monde. Il a suivit Amal et uniquement elle pendant 6 ans, de l’adolescence à l’âge adulte. Vu que c’est un documentaire tout ce qui s’est passé au long du film c’est réellement passé et cela peut toucher le public. Le metteur en scène ne nous cache rien car il reste toujours auprès de notre héroïne, il joue avec la caméra et son statut de personnage mais tente aussi de cacher son intimité. En avançant dans le temps on replonge soudainement dans le passé d’Amal lors de ses anniversaires qui nous montrent aussi son caractère frondeur et révolté mais aussi sa psychologie. Dans son enfance, Amal était plutôt une jeune fille blagueuse et souriante alors que devenue adolescente elle a complètement changé. Elle est passé de la petite fille joyeuse à l’adolescente perturbée et engagée, une véritable bombe à retardement qui se bat pour avoir le droit d’exister comme elle l’entend. Avec le passage entre futur et passé, Amal devient un écho symbolique dans les bouleversements que connaît l’Égypte et donc presque comme une figuration mythologique du peuple égyptien, tourmentée entre les traditions religieuses lors des émeutes du stade Port Saïd le 1er février 2012. Ce qui motive Amal, c’est ce besoin d’apprendre, de comprendre et de réparer.

Lilia 1L
2019/04/02 17:12 #2018-amal-5
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Dans ce documentaire de 2019 réalisé par Mohamed Siam nous allons suivre l’histoire d’ Amal, personnage éponyme, qui est une jeune Égyptienne qui va grandir pendant la révolution égyptienne de 2011, pendant laquelle les Égyptiens revendiquèrent la démocratie et la justice sociale. Cette révolution est une série d’événements--des manifestations, des occupations de l’espace public ou bien des affrontements contre les forces de l’ordre-- qui aboutiront à la démission du président, Hosni Moubarak. Nous verrons dans ce documentaire la jeune Amal, alors âgée seulement de 13 ans lorsque cette révolution commence, prendre part à ces événements. Ce documentaire ne nous montre pas simplement les horreurs que la jeune Égyptienne va vivre, comme par exemple lorsqu’elle se fera traîner au sol par les cheveux lors d’une confrontation entre les citoyens et les forces de l’ordre, mais il nous montre aussi l’enfance de cette jeune fille que l’on va suivre dès son plus jeune âge, à l’aide de vidéos qu’avait enregistrées son père. Ainsi, ce documentaire nous offre un point de vue de l’intérieur sur cette révolution.

Clément, 1ère L
2019/04/02 17:20 #2018-amal-6
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Amal de Mohamed Siam : un film politique, tragique mais…ennuyeux.

Avis de l'équipe de critiques du Lycée Anatole France : On n’aime pas mais…

Amal de Mohamed Siam est un film égyptien de type documentaire qui est centré sur la figure d’une fille en prise avec les traditions de son pays. Le réalisateur nous propose de la suivre pendant six ans au cours de la Révolution égyptienne. Ce qui nous permet de la voir évoluer, grandir et s’affirmer. Mais, qu’en avons-nous pensé ?
Notre équipe de critiques reste divisée bien que l’impression générale qui ressort de cette séance soit négative.
Tout d’abord, c’est l’image qui nous a déplu. En effet, le côté « documentaire », tourné caméra à l’épaule, entrelacé de flashbacks amateurs nous a laissé une impression désagréable, comme si le tournage avait été fait à la va-vite, sans grand soin. Le film est, selon nous, un peu trop centré sur le personnage d’Amal (même si on n’oublie pas que c’est l’objectif d’un tel film…). Cependant, les gros plans sont trop fréquents et on n’a pas assez accès à sa famille, à ses amis, à d’autres figures potentiellement importantes.
Par ailleurs, le sujet du film est un peu trop sérieux pour des lycéens. La politique de l’Egypte est un thème que l’on aborde peu en France et surtout entre élèves de 15/16 ans. Tout ceci nous semble lointain et fort éloigné de nos préoccupations. Pour autant, ce sujet peut intéresser puisqu’il nous permet d’en savoir plus sur un événement historique oublié des médias français en l’occurrence. Le film a en cela un aspect didactique.
Mohamed Siam utilise le flashback fréquemment, sans grande utilité, simplement pour « remplir » le documentaire, pour éviter une transition trop abrupte. Néanmoins, il peut s’avérer pertinent quand il évoque la figure paternelle. Dans ce cas-là, il met en évidence le lien entre le père et sa fille, met en valeur son amour et insiste sur l’importance de cette figure disparue dans le parcours d’Amal. En effet, mort avant la Révolution, le père de la jeune Egyptienne a toujours évoqué son envie d’y participer. En quelque sorte, Amal réalise le vœu de son père et sa révolte est un hommage.
D’un point de vue de l’image, le côté naturel, dénué d’effets spéciaux peut être un atout pour des spectateurs habitués à des grosses productions numériques telles que Star Wars ou Ready Player One de Spielberg. On a l’impression d’être face à la vraie vie.
Certains d’entre nous se sont demandé ce qu’ils faisaient là pendant la séance et d’autres ont eu des difficultés à éprouver de l’empathie vis-à-vis du personnage d’Amal. Peut-être est-ce dû au fait que la jeune fille oscille entre bonnes actions louables et nobles (la révolte) et mauvais comportement (elle parle mal à sa mère) ? Sa vie n’est pas clairement retracée et il y a de trop nombreuses zones d’ombre. On aimerait en savoir plus sur elle afin de mieux la comprendre.
Enfin, la musique plutôt bien choisie et harmonieuse est trop peu présente et mal placée, au début et à la fin du film. Elle aurait pu accompagner tout le destin de la jeune fille.

Si l’on peut résumer, Amal est un documentaire bien structuré (le réalisateur utilise avec ruse la piste athlétique pour placer les bornes temporelles du film) qui, malgré ses défauts esthétiques, valorise une femme forte et rebelle. Amal voudrait autant de liberté qu’un homme, sans pour autant être considérée comme un garçon. Elle veut être libre et respectée. L’image finale – une Amal enceinte et tendre – suggère qu’elle est prête à être mère et à transmettre des valeurs à son enfant. Son parcours, difficile et révolté, l’a fait grandir.

Rien que ce message fait de ce documentaire un objet visuel digne d’être regardé.

Par Flavie Racine, Flavie Andrzejewski, Clara Pouchain, Valentin Purvost, Kévin Gervois, Brayan Clabaut & Dorean Vermand
2019/04/02 17:21 #2018-amal-7
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Amal est un documentaire réalisé par Mohamed Siam. Il a fait l’ouverture du Festival international du film documentaire d’Amsterdam, le plus grand festival mondial du film documentaire.

L’histoire se passe en Égypte, après la révolution de 2011. Une jeune fille prénommée Amal participe aux manifestations sur la place Tahrir (principale place publique du Caire, en Égypte) pour lutter contre l’injustice et la corruption. Mohamed Siam la filme à différents moments de sa vie (de son adolescence jusqu’à ses 20 ans) et ces images alternent avec celles filmées par le père d’Amal depuis sa naissance. Ce qui est alors mis en évidence, c’est le contraste entre sa vie quand elle n’était encore qu’un bébé (heureuse, épanouie, en famille) et sa vie pendant les manifestations (triste, violente, difficile).

Mohamed Siam nous montre ce que la jeune fille vit dans ces manifestations, subissant la violence des policiers qui n’a pourtant pas l’air de la décourager. Il nous montre aussi les conséquences de ces manifestations. Les femmes n’ont pas le droit d’y participer, c’est pour cela que les policiers se montrent violents envers celles qui défient la règle. Amal y participe pourtant, elle qui a commencé son militarisme si jeune.
Ce documentaire est intéressant car il nous montre aussi la vie quotidienne de ces gens qui se sont battus pour mettre fin à l’État policier. Ce qui est mis en avant, c’est l’histoire d’Amal et de sa famille durant ces manifestations. Il est intéressant de suivre Amal au fil des ans. Ainsi, elle est différente quand elle était petite (elle était un peu plus féminine par rapport à ses années d’adolescence, où elle est contrainte de porter un sweat à capuche pour se fondre dans la foule des manifestants, gommant ainsi sa féminité). En revanche, son caractère ne change pas. Elle est toujours déterminée et tient tête aux adultes.

Manon, 1ère L
2019/04/03 13:38 #2018-amal-8
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Amal est un film créé et réalisé par Mohamed Siam, sorti en 2017. Ce film, pouvant être interprété comme un documentaire, suit six ans de la vie d’une jeune égyptienne, Amal, une révolutionnaire de la place Tahrir, qui va se battre contre le gouvernement égyptien et contre elle-même.
Avec des acteurs authentiques, le film nous plonge dans la vie d’une des révolutionnaires, Amal, nous montre et raconte son parcours avant et après la Révolution égyptienne. On y voit l’Egypte telle qu’elle est aujourd’hui, et le combat des Egyptiens pour obtenir leur liberté.
J’ai beaucoup apprécié ce film, j’ai été émue et choquée, et impressionnée par le courage ou l’inconscience d’Amal face à la Révolution. Peu de jeunes adolescents auraient le courage d’aller manifester pour leurs droits face à la police, aux coups de bâton, aux gaz lacrymogènes… Même après avoir été traumatisée, elle va continuer encore plus fort pour défendre ses idées. J’ai trouvé ça très courageux de sa part.

Sarah Razafimandimby, 1C , Lycée Pasteur, Nice
2019/04/03 21:15 #2018-amal-9
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
Amal
Film documentaire de Mohamed Siam

Ce documentaire suit Amal, jeune égyptienne vivant au Caire, de 2011 à 2017. A 13 ans elle participe aux manifestations sur la place Tahrir et subit la répression des forces de l’ordre. On la voit violemment traînée par les cheveux. Cette scène est reprise à différents moments du film, c’est le moment de gloire d’Amal, le souvenir qui la rattache à sa lutte pour la liberté et à un groupe de garçons qui l’acceptent malgré son jeune âge et son genre.
Les extraits de films familiaux qui entrecoupent le documentaire permettent de mieux cerner Amal. Ses parents appartiennent à la classe moyenne éduquée. Ils sont ouverts d’esprit et chérissent leur fille unique. Amal est déterminée, têtue, parfois frondeuse avec ses parents. Le père est mort et la mère manquer d’autorité pour empêcher sa fille de sortir dans les moments d’agitation sociale. Les discussions politiques entre elles sont vives.
Quand l’amitié avec Suna se transforme en amour, Amal doit perdre une part de sa liberté de garçon manqué et se conformer aux normes, ici symbolisées par le port du voile.
Le film est construit en chapitres correspondant aux huit années. Une piste de course avec son podium indique le passage du temps. Chaque épisode intègre des archives familiales, les anniversaires successifs de la petite Amal. Régulièrement aussi, les images de la répression place Tahrir soulignent l’évocation des souvenirs communs avec Suna et ses amis.
Ce film nous montre une jeunesse qui veut conquérir sa liberté, loin des clichés sur les sociétés arabes. Les dernières images sont situées au stade. Amal, enceinte, porte son vieux T-shirt de Superman, celui des premières images de l’entraînement à la course. Elle a retrouvé sa liberté et une réponse à sa question : « Si être une femme veut seulement dire avoir peur et s’inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon ? ».

Seconde 3 - LPO Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne 94

2019/04/04 12:28 #2018-amal-10
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Léa Faury 2CUS, LP ATLANTIQUE ROYAN



Ce film documentaire raconte l'histoire d'une fille de 12 ans qui s'appelle Amal. qui vit en Égypte pendant la révolution en 2012. La population manifeste place Tahrir pour renverser le président Moubarak et son régime corrompu.
Dans ce film, on suit Amal qui est filmée pendant 5 ans par Mohamed Siam. Amal est très impliquée dans la politique, elle participe activement aux manifestations.

Amal a subi plusieurs traumatismes dans sa vie : tout d'abord elle est née prématurément, elle a failli mourir, puis son père, avec qui elle était très proche, est mort. Plus tard, elle perd son ami et lors d'une manifestation, Amal se fait violemment tirer les cheveux et traîner par des policiers.

Il faut dire qu'Amal aime prendre des risques. C' est un garçon manqué car elle veut pouvoir jouir de la même liberté que celle des hommes, alors elle porte une capuche pour qu'on ne la reconnaisse pas, elle joue au ballon, elle fume et elle chante avec ses amis mais elle ne veut pas de cette image. Quand on le lui fait remarquer, elle s'énerve tout de suite. Elle soutient que c'est une fille comme la scène où elle est dans le bus, qu'elle est maquillée et qu'elle veut absolument aller à un match de foot alors qu'elle n'y est pas autorisée. Amal se bat pour l'égalité entre les hommes et les femmes.

Amal est fille unique, elle est le centre de la vie de sa famille. Elle a été éduquée dans la liberté ce qui peut expliquer pourquoi elle participe autant aux manifestations. Le film « grandit » en même temps qu'Amal, et on peut dire que l’Égypte avance pendant qu' Amal grandit.

Ce film est assez particulier dans sa construction, il y a des flash-back de son enfance quand son père la filmait avec amour lors de ses anniversaires. Le réalisateur a mêlé la petite histoire, celle d'Amal, à la grande Histoire, celle de l'Egypte. De même, il souhaitait qu'on soit dans la tête d'Amal qu'on entend en voix off et chaque année passant, les dates inscrites sur le terrain d’athlétisme montrent qu'Amal court pour avancer, comme l’Égypte. Mais sa course semble vaine. On la voit à chaque fois, déterminée, sur la ligne de départ, mais comme un éternel recommencement.

Une scène particulièrement touchante du film est le moment où Amal rend visite à sa famille et veut aller voir la tombe de son père. A côté de celle de son père, il y a sa tombe à elle... Autres scènes émouvantes, c'est lorsqu'elle se coupe les cheveux ou se scarifie, les sourires et les joies de l'enfance ont cédé la place à la douleur.
Amal est singulière avec sa capuche et son fort caractère. Elle est petite et énergique, elle crie, elle insulte. Elle sait ce qu 'elle veut. Amal porte souvent un tee-shirt avec le logo de Superman, elle est en quelque sorte la "Superhéroïne" de ce film.

Ce film montre également la condition des femmes musulmanes, l'état policier, la censure, la peur, la violence de l'Egypte et si la révolution n'a pas porté tous ses fruits, les graines du progrès social ont été semées. Amal fait partie de la génération qui fait changer les choses dans le pays, d'ailleurs "Amal" signifie "espoir". l'Egypte est un pays qui se bat et qui espère la liberté.A la fin du film Amal annonce qu'elle veut devenir policière comme son père, elle se dit que, peut-être, elle arrivera à faire changer les choses.
D'ailleurs, la dernière image est porteuse d'espoir. Certes, Amal porte le voile mais on peut comprendre qu'après s'être battue pour la liberté, elle va mettre au monde la relève, celle qui, plus tard, luttera aussi pour son pays.
2019/04/04 19:22 #2018-amal-11
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Amal

Cette production est un documentaire qui se passe suite à la révolution égyptienne du 25 janvier 2011. Cette révolution a eu lieu suite aux abus de la police mais aussi à la corruption du gouvernement de Hosni Moubarak, elle prend place dans la capitale (Le Caire) et plus particulièrement sur la place Tahrir. Ce documentaire traite de l'existence des femmes en Egypte. Il est vrai que dans la culture musulmane, les femmes ont peu de place face aux hommes, elles sont considérées comme « utiles » uniquement pour donner naissance, en 2013 le pays était considéré comme le pire pays pour les femmes. De nos jours les femmes ont plus de liberté mais leurs droits sont toujours sous-estimés. Durant le visionnage de cette production nous suivons la vie d'Amal, jeune égyptienne défendant la cause féminine, durant cinq années. Les actions d'Amal, pour défendre la cause de la femme et afficher de la résistance face aux policiers, sont motivées par le fait que son petit-ami a été tué, lors d'une émeute, par la police. Pendant la durée de cette réalisation, nous pouvons suivre les différentes étapes de la vie de cette jeune femme. Entre les manifestations, la résistance face aux policiers mais aussi son évolution jusqu'à ce qu'elle est devenue de nos jours. Ce que l'on peut voir à la fin c'est une jeune femme qui s'est féminisée, qui désormais porte le voile et qui va devenir une jeune mère de 20 ans. Désormais porter le voile est peut-être une façon pour Amal de rester libre tout en éduquant son enfant de la meilleure manière qui lui semble. Mais cela ne veut pas obligatoirement dire qu'elle abandonne le féminisme, probablement a-t-elle un autre moyen de le défendre. Ce documentaire porte sur un sujet important sur lequel tout le monde doit être sensibilisé mais aussi pour lequel tout le monde peut et doit agir contre toute forme de discrimination.


Marion 1L
2019/04/04 19:41 #2018-amal-12
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Étouffée dans un climat devenu hostile au fil des décennies, l’Égypte décide de se lancer elle aussi à la conquête d’une vie plus juste et égalitaire. C’est ainsi qu’en 2011, la Révolution Égyptienne vient s’inscrire dans les événements du Printemps arabe, avec comme « siège », la place Tahir du Caire.
Amal, une jeune fille âgée de 14 ans au début des manifestations, décide d’intégrer les foules et de s’engager dans un combat idéologique alors que les femmes n’étaient pas les bienvenues.
Grâce à une chronologie bien définie par le réalisateur Mohamed Siam, le documentaire retrace l’adolescence difficile et remue les souvenirs passés d’Amal.

Issue d’une famille aisée, avec une enfance plutôt heureuse et entourée de parents bienveillants, rien ne destinait la jeune Amal à devenir jeune manifestante lors de la Révolution de son pays en 2011. Il aura fallu des années d’incohérences politiques et sociales pour réveiller les troupes et ainsi mobiliser toute la population, des plus pauvres au plus riches.
A 14 ans, la jeune égyptienne tient tête aux forces militaires, elle sait se faire respecter par tous et s’intègre au fil des contestations à des groupes d’hommes.
Malgré les remarques sexistes qui lui sont faites, rien n’y fait . Amal a une envie ancrée en elle : coûte que coûte, elle veut changer les choses et faire partie intégrante de l’Histoire.

Alors que le spectateur est projeté au beau milieu du combat des Égyptiens, le réalisateur du film n’oublie pas de faire remarquer que le personnage principal n’est autre qu’Amal et décide donc de nous faire vivre quelques instants de son enfance.
Fidèle à ce qui était annoncé, il s’agit bel et bien d’un documentaire : Siam nous montre des images tirées d’un caméscope, comme beaucoup en ont connu et fait revivre des événements familiaux du passé : Amal à son anniversaire, Amal à la mer ou encore Amal toute petite. Une simple reconstitution de ces événements n’aurait eu aucun charme. Le choix de montrer de vieilles et véritables images frappe le spectateur . Il a enfin l’occasion de pouvoir découvrir la vie du personnage principal.
C’est un vrai plus, cela aide grandement à la compréhension du film et des événements.
La jeune fille calme est en réalité une grande révoltée et ne demande que la justice dans son pays. C’est peut-être le métier de juge de sa mère qu’il l’en aura inspirée…

Le combat continue. Amal ne lâche pas avec les années, elle grandit, se responsabilise et gagne en maturité même si elle en possédait déjà aux débuts des protestations égyptiennes. Malgré les violences qu’elle subit des policiers, les morts de Port-Saïd ou encore les blessés des manifestations, elle décide plus tard de s’engager dans la police.
Un paradoxe ? Pas du tout. Lorsque l’on veut changer ou modifier quelque chose, on s’attaque à sa racine. Amal a tout compris et décide en tant que femme, manifestante et militante de s’engager dans la police.
Son objectif est de donner une plus grande place à la femme au sein d’une société de culture islamique. Changer tous les stéréotypes féminins qui y règnent et surtout, faire de ses futurs collègues ou en tout cas une partie, des partisans de l’équité, d’un gouvernement plus juste et sans corruption.

En un peu plus d’une heure, Mohamed Siam a réussi à faire vivre un véritable bonheur à son public.
En plus des connaissances qu’il a apportées sur une partie de l’histoire du pays, Siam a réussi à montrer une nouvelle facette de l’Égypte encore méconnue : le féminisme.
Celui-ci se répand pas à pas dans le monde, mais également plus discrètement au Moyen-Orient. Son documentaire est un véritable lanceur d’alerte et un appel au changement.
Quelque part, a posteriori, Siam a ajouté sa pierre à l’édifice et contribue à l’essor de la femme dans une société islamique conservatrice.


Amaury 1L
2019/04/04 20:00 #2018-amal-13
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Amal c'est "l'espoir", "l'espérance" mais Amal dans sa vie est une tête brûlée ! Rétrospective d'une vie d'une jeune égyptienne, nous plongeons à ses côtés avec la caméra du réalisateur dans des souvenirs eux-mêmes filmés par le papa d'Amal. Cet homme a donné un amour inconditionnel à sa fille. Amal vit beaucoup au travers de l'image de son père. Des arrêts d'image nous sont proposés sur une enfance heureuse. Une fille au large sourire dès ses deux ans, trois ans...Puis, retour sur des séquences de sa vie avec ses amis à 13 ans dans la rue, avec son compagnon dans un bus à 16 ans, dans une réunion de famille à 20 ans...L'ambiance est sourde lors des émeutes, la violence des scènes est retenue au moment du face à face avec la police. La révolution égyptienne est montrée au pied des pyramides qui ont fait la grandeur d'un empire. Les clans politiques d'un côté, des groupes de jeunes qui se retrouvent jour et nuit, une présence policière et Amal qui se cherche au travers de situations parfois dangereuses. Un garçon manqué ? Une jeune fille déterminée certainement, frondeuse. En aucun cas, elle veut renoncer à sa liberté. On retrouve Amal avec une copine dans un café où se dessinent quelques projets professionnels...obtenir son bac et devenir policière ? Amal va se marier, elle est enceinte, elle veut honorer la sépulture de son père, elle partage des avis divergents sur les candidats à la tête de l'Etat avec sa mère...Amal est pleine de fougue. Elle poursuit une course sans cesse montrée dans ce documentaire. Le "S" de superwoman est un signe, une signature sur son tee-shirt ? Amal veut aller vite, faire bouger les lignes, braver les dangers, écouter son coeur et aller vers son destin dans un contexte où le statut de la femme reste à définir.
Romain, Lucas (Seconde Bac pro SN).
En Français, nous avons étudié un article de Reporters sans Frontières qui indique qu'au niveau de la liberté de la presse, l'Egypte se place au 161ème rang sur 180 pays dans le classement 2018.
2019/04/05 00:13 #2018-amal-14
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
La fille de la rébellion
Pour son nouveau documentaire, Mohamed Siam concentre sa caméra sur Amal, une jeune fille de 14 ans qu’il a rencontrée alors qu’il cherchait à montrer la révolution Arabe du point de vue des jeunes. Il choisit finalement de filmer Amal car la jeune fille, par son attitude libre l’a immédiatement fasciné. Il constate rapidement qu’elle est très à l’aise devant la caméra.
Alors, il la filme pendant six années, il scrute son évolution physique et émotionnelle pendant la révolution égyptienne. Amal est très impliquée dans les manifestations et semble habitée par une rage sans limite. La caméra suit Amal, on voit tous ses faits et gestes et les gros plans dégagent de fortes émotions comme les moments où elle pleure, elle fume ou lorsqu’elle crie de colère.
Pendant le tournage, Mohamed Siam découvre qu’Amal a été filmée durant toute son enfance par son père très aimant, malheureusement décédé. Le montage du film intègre à la vie d’Amal des extraits de vidéos familiales. Ces bouts de vie montrent le caractère déjà espiègle de la jeune fille. C’est aussi une façon de faire exister à l’écran son père toujours présent dans l’esprit de sa fille.
Dans le film, il est montré qu’Amal est une jeune fille forte qui a un caractère proche de celui d‘un garçon ; néanmoins, en grandissant, elle est confrontée à la discrimination contre les femmes. Car sa vie n’est que contradictions : Amal fait la révolution mais elle fait aussi la fête. Elle s’amuse mais son petit ami cherche à lui dicter de nouvelles règles de vie.
Un parcours d’athlétisme représente symboliquement le parcours d’Amal. Les années passent mais rien ne change vraiment à part son âge, son physique et son moral. Car Amal semble parfois vaciller, douter et elle prend des décisions surprenantes, comme celle de devenir policière, elle qui luttait pourtant contre leurs brutalités dont elle a été victime.
Amal est un film simple à comprendre, il est aussi instructif et montre une jeunesse éloignée de la nôtre. C’est un film que l’on conseille.
Lucie Correia, Naïa Urtizberea, 2nde7
2019/04/05 08:56 #2018-amal-15
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
« Les épreuves que nous traversons nous changent à jamais »


Mohamed Siam suit Amal, une jeune égyptienne de 12 ans durant six années. Six années de changements, six années de combats, combat contre la politique de son pays, combat contre l’idéologie de sa mère, combat contre son chagrin, combats contre elle-même .
Il partage avec nous l’évolution de cette adolescente qui se bat pour ce qu’elle croit être juste puis devient progressivement une femme avec ses désillusions, ses déceptions …

« Fais ce qu’il te plaît et n’aie peur de rien » , ces paroles traduisent parfaitement l’esprit d’Amal . Nous voyons une adolescente forte, courageuse, en pleine résistance mais surtout seule. Elle se bat pour ses idées sans aucune peur, sans aucun regret et avec la conviction profonde de respecter les paroles de son père. Elle était si proche de lui ... vivait une relation fusionnelle et unique avec ce père qu’elle chérissait tant , ce père qui s’est éteint. C’est lui qui a filmé toutes ses «premières fois» : la première fois qu’elle se tient assise, sa première fois à la mer, son premier anniversaire….. images d’archives qui surgissent dans le film comme ses souvenirs .

A seulement 15 ans , Amal est d’une grande maturité, audacieuse parce que révoltée, elle dissimule sa féminité, manifeste en cachant ses fragilités . « Si être une femme veut seulement dire avoir peur et s’inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon» .

Pendant une grande partie du film, le réalisateur filme son personnage dans la pénombre .Scènes de rues prises en fin de journées avec un manque de lumière qui soulignent ainsi le caractère réel et pesant de la situation.
Pourquoi avoir monté ces images sous exposées, parfois floues? Est-ce pour annoncer la débâcle, l’avenir obscur d’Amal ou celui de son pays?

On retrouve Amal quelques années plus tard , elle est confrontée à un choix , celui d’être dans le système ou d’en être exclue à jamais . Elle va changer , devenir une femme , amoureuse , rêveuse avec de nouvelles préoccupations et la détermination qu’elle avait par le passé semble l’avoir quittée .

Amal à 20 ans, sans plus trop de certitude, assise dans une cafétéria , discute de son avenir avec son amie …
- Tu t’appelles Amal , lui répond-elle , et ça veut dire Espoir !

Safia, Imène, Zoé 
2019/04/05 09:19 #2018-amal-16
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Amal est un film créé et réalisé par Mohamed Siam, sorti en 2017. Ce film, pouvant être interprété comme un documentaire, suit six ans de la vie d’une jeune égyptienne, Amal, une révolutionnaire de la place Tahrir, qui va se battre contre le gouvernement égyptien et contre elle-même.
Avec des acteurs authentiques, le film nous plonge dans la vie d’une des révolutionnaires, Amal, nous montre et raconte son parcours avant et après la Révolution égyptienne. On y voit l’Egypte telle qu’elle est aujourd’hui, et le combat des Egyptiens pour obtenir leur liberté.
J’ai beaucoup apprécié ce film, j’ai été émue et choquée, et impressionnée par le courage ou l’inconscience d’Amal face à la Révolution. Peu de jeunes adolescents auraient le courage d’aller manifester pour leurs droits face à la police, aux coups de bâton, aux gaz lacrymogènes… Même après avoir été traumatisée, elle va continuer encore plus fort pour défendre ses idées. J’ai trouvé ça très courageux de sa part.

Sarah Razafimandimby, 1C , Lycée Pasteur, Nice
2019/04/05 12:09 #2018-amal-17
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Une jeune fille du nom d'Amal grandit à travers une Egypte ravagée par la révolution de 2011 et des élections présidentielles controversées. Amal se rebelle contre un pouvoir corrompu en participant à des manifestations, fume dans une Egypte conservatrice... Tout au long du film, Amal grandit, se cherche, se rebelle et cherche sa liberté dans un pays aux droits restreints.


Amal est un film fort en émotion qui nous expose la situation désastreuse de l'Egypte dans les années 2000, un pays corrompu par des politiciens, où les citoyens voient leurs libertés limitées.

La façon dont le film est présenté le rend intéressant, entre la fiction et le documentaire. Dans la première scène, on voit Amal qui court sur un couloir de piste d'athlétisme numéroté, et chaque numéro correspond à une partie de la vie d'Amal. Le film montre ainsi la révolution égyptienne de 2011 alors qu'Amal a 15 ans, puis deux ans plus tard, et se termine aux 20 ans d'Amal et sa grossesse. Il mélange des images d'archive, d'autres issues de films familiaux, notamment des images d'anniversaire, et des images de documentaire qui suivent Amal dans sa lutte ou sa vie de famille réelles. Il se veut ainsi au plus près de la réalité.

En effet, en plus d'avoir une exposition de la situation politique du pays, on voit évoluer Amal, jeune fille rebelle qui restera marquée par cette révolution sanguinaire. Pendant qu'elle manifestait, elle va se faire taper par la police et va perdre son premier amour à cause de son engagement. Après ces événements, elle veut qu'on la traite comme un homme car elle comprend rapidement qu'une femme ne peut manifester, ni jouer au foot ni fumer... Elle devient anonyme en s'habillant d'un sweat-shirt dont elle relève toujours la capuche, lui donnant l'allure d'un garçon. Puis plus tard, elle défie les codes de la société en se montrant comme une femme occidentale : elle se maquille, elle a un petit-ami, elle fait des études : elle ne respecte pas la conduite à tenir pour une femme en Egypte, elle est confrontée au machisme et au sexisme de ses compatriotes masculins. Elle prévoit de faire un métier où elle pourrait changer la société égyptienne, en devenant procureur ou policière.

Dans ce film, on retrouve aussi quelques scènes que le père d'Alma avait filmé quand elle était petite, on y voit une petite fille déjà rebelle avec un fort caractère ; tout au long du film la mémoire de son défunt père est présente.

La fin du film se clôture sur Alma qui porte la vie, sa grossesse est une allégorie du renouveau, d'un monde meilleur, d'une nouvelle Egypte.

Pour conclure, Mohamed Siam nous transporte dans un pays conservateur, misogyne, sexiste et où la répression est violente, mais qui porte les germes d'un avenir meilleur dont Amal est le puissant symbole.

Mathilde Fischer
2019/04/05 14:01 #2018-amal-18
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Amal est un film documentaire égyptien, en couleur, sorti en salle le 20 février 2019, dont le metteur en scène est Mohamed Siam. Le réalisateur suit la vie d’une adolescente en quête de liberté après avoir participé à la révolution égyptienne. Il a passé six ans, caméra à la main, à saisir l’évolution d’Amal depuis le début de la révolution, le 25 janvier 2011, et des premières manifestations jusqu’à l’accalmie de ces dernières et l’entrée d’Amal dans les études supérieures.
Ce film pousse à la réflexion, nous nous sommes questionnés sur différents points du film et sur une potentielle suite. L'aspect politique du film nous donne à voir une Égypte post-révolution et nous fait relativiser notre propre condition. Le réalisateur a voulu nous proposer un film sans artifice, honnête, qui ne cache pas la douleur ni la violence de la révolution telle qu'Amal la vit, violence qui contraste avec la douceur de son enfance visionnée, en alternance avec les images actuelles, en cassette. Ces vidéos d'Amal petite ponctuent l'histoire et créent un effet de réminiscence. Ces réminiscences accentuent la forme cyclique du film que l'on peut déjà avoir avec le début du film (cinq ans après la révolution quand Amal se prépare à courir sur une piste) et qui se termine par la même scène. La piste de course apparaît aussi tout au long du film pour représenter chaque année passée après le Printemps Arabe, le un du starting-block désignant la première année. Dans ce documentaire frappant, hommes, femmes et enfants sont tout unis pour un même combat. Nous avons, au travers de l’œil de la caméra, une vision pleine d'espoir pour un monde meilleur. Cette vision provient d'Amal, une jeune fille révoltée, indignée et déterminée à gagner la lutte contre l'injustice du pouvoir politique égyptien.

Pour finir, le réalisateur a été audacieux de faire un documentaire dans un pays en crise comme l’Égypte et de dénoncer le manque de liberté instaurée par le gouvernement.



Maëlyss et Sloan

2019/04/05 17:18 #2018-amal-19
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film est un documentaire du réalisateur Mohamed Siam, sorti le 20 février 2019. Il raconte l'histoire d'Amal une jeune égyptienne très impliquée dans la révolution égyptienne de 2011. Le but de cette révolution était de dénoncer les abus de la police sur la population. Durant une des manifestations auxquelles elle participa elle se fit traîner par les cheveux par un policier. Tout le film est construit autour de cette scène traumatisante. Durant le film on verra différentes facettes de cette jeune fille forte. Elle sera révoltée, triste, fille modèle, ado capricieuse et amoureuse, puis studieuse et déterminée à rétablir l'ordre depuis l'intérieur en devenant policière. Ce film est long pas (par sa durée, il ne dure qu'une petite et demie), mais son développement est lent et il s'essouffle. Ainsi la fin n'apparaît pas comme une conclusion mais plus comme un soulagement. L'absence de musique d'ambiance rend les scènes très longues.
Dimitri 1L
2019/04/05 22:18 #2018-amal-20
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film « Amal » par Théo

La « nouvelle » Égypte à travers la vie d'Amal.

Amal est un film de Mohamed Siam sorti en 2017. Ce film est un documentaire qui suit la vie d’une jeune fille nommée Amal pendant 6 années- de ses 14 ans à ses 20 ans… mais à travers son destin particulier c’est aussi le portrait d’une Égypte en plein bouleversement. Dans cette Égypte post-révolutionnaire, la jeune fille Amal s’efforce de conserver sa liberté malgré une politique peu amène à l’égard des femmes. Elle garde malgré toutes les brimades qu’elle subit une envie profonde de changer les choses.
Ce film est un documentaire dans le mesure où nous suivons la vie d'Amal dans la « nouvelle » Égypte et dont nous découvrons petit à petit le passé d’abord heureux puis tellement douloureux : la mort de son père, la répression de Tahrir, la mort de l’ami-amoureux. Les flash-backs dessinent le portrait d’une jeune rebelle qui tente de se fondre dans la foule essentiellement masculine des révolutionnaires. Lorsque Amal est jeune, elle a l'air si innocente même si elle est un peu turbulente en soufflant par exemple les bougies lors de l'anniversaire de sa mère, et plus on avance dans le temps, plus elle se rebelle contre les policiers lors de manifestations, elle se met à fumer, s’oppose à sa mère prête à soutenir un gouvernement corrompu, comme celui de Moubarak. Les références aux évènements de Port-Saïd où fin janvier 2013, des émeutes avaient éclaté après la condamnation à mort de 21 individus pour avoir causé la mort de 74 supporters, ainsi qu'à la place Tahrir, l'une des principales places de la ville du Caire, surnommée à juste titre « place de la libération » obsèdent littéralement une jeunesse égyptienne meurtrie qui veut changer la société.

Le film suit la vie d'Amal, « espoir » en égyptien, la caméra colle à son sujet de façon presque organique et montre l’évolution/régression du personnage au gré des élections politiques. Le film débute sur un chant de la jeune fille alors que l'écran affiche encore les sociétés de production sur un écran noir. La première image, c'est Amal qui arrive sur une piste d'athlétisme et qui se place pour courir. Un écran noir s'affiche puis le film démarre par des images d'émeutes et des images de la jeunesse de la jeune fille. Dans la manière de tourner, le réalisateur a installé de véritables images d'archives familiales filmées par le père d'Amal, et ensuite il a utilisé la même manière de filmer pour justement garder le regard du père, père aimant dont le deuil semble impossible pour la jeune fille. Ce mélange entre histoire intime et histoire collective est d’une grande efficacité et le spectateur ressort de cette expérience forcément ébranlé. On peut penser dans la manière de réaliser au film Sonita sorti en 2016.
2019/04/10 13:17 #2018-amal-21
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Manon Moreau Lycée Jules Ferry Paris Amal, Mohamed Siam, 2019

« Je pensais que j’allais mourir mais c’est comme si mon âme ne voulait pas quitter mon corps » dans Amal nous sommes plongés au cœur de la révolution égyptienne qui éclate en 2011. Nous vivons sa violence, sa détresse, ses manifestations, ses réflexions,…
Mohamed Siam suit une jeune fille, Amal, pendant six années. Tout commence à l’âge de quatorze ans lorsqu’elle descend dans la rue pour manifester. Les images et les discussions qu’Amal entretient, sont d’une vérité bouleversante, notamment quand elle est trainée par les cheveux, à même le sol, par un policier. Suite à cet évènement d’une violence inouïe, elle se coupera les cheveux très courts et ne se séparera plus jamais de sa capuche. Garçon manqué est l’étiquette qu’il lui est attribué, cependant elle témoigne d’un courage de fer pour manifester dans une foule entièrement masculine, en plus d’être mineure.
Nous voyons évoluer la société à travers les yeux de cette jeune fille, à la conscience bien trop avancée pour son âge qui s’explique par la perte de son père ainsi que de son premier amour, tué à Port Saïd. En plus de voir les conséquences de la révolution égyptienne, nous prenons connaissance de la misère dans laquelle le pays est enfoui. Le jonglage entre les vidéos d’Amal enfant, souvent prises durant un anniversaire et celles du réalisateur, permet au spectateur de la connaître intimement : nous découvrons une fille pleine de vitalité et très éveillée dès son plus jeune âge. Ce témoignage débordant d’affection que laisse son père est d’autant plus touchant que le père est mort.
Amal, qui signifie espoir, porte bien son nom : elle représente la révolte d’un peuple, le partage entre sa condition de femme et ses opinions politiques, la liberté à laquelle elle tient.
Elle désire transformer le monde, c’est pourquoi elle se lancera dans des études de droit. A notre plus grand étonnement, alors qu’elle insultait un policier sous son nez de « voyou » quelques années plutôt, elle nous confie à la fin qu’elle souhaiterait peut être devenir policière, afin de changer les choses de l’intérieur.
Voudrait-elle suivre les pas de son père, lui-même policier, comme pour lui rendre hommage ?
2019/04/12 12:55 #2018-amal-22
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Amal est un film-documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017, en Egypte. Ce film raconte deux histoires : celle d’Amal, jeune adolescente égyptienne rebelle et celle de la révolution en Égypte. Amal est une jeune fille têtue et téméraire ; lorsque son père meurt, il lui dit qu’une révolution aura lieu et qu’elle ne devra pas avoir peur. Effectivement, cet événement a bien lieu lorsque qu’Amal est jeune adolescente. Pendant les années qui suivent, elle participe au printemps arabe, aux manifestations malgré les violences des policiers,elle va de l’avant et se bat pour un système politique plus juste dans son pays. Elle n’hésite pas à déroger les règles de son pays qui privent les femmes de liberté et à se faire passer pour un garçon pour pouvoir participer aux manifestations. On suit cette jeune héroïne en quête d’identité tout au long du film, on la voit grandir, on est témoin de ses questionnements, de ses doutes, de ses choix. Faut-il s’intégrer au système ou en être complétement exclu ? Quel métier choisir ? Le réalisateur utilise aussi des vidéos réalisées par le père d’Amal. Ces flash-back donnent un regard sur l’enfance de la jeune fille, comme si nous étions dans sa tête. Le regard du père derrière la caméra et celui du réalisateur derrière la sienne se ressemblent un peu. Le documentaire se déroule sur six ans ; chaque changement d’année est marquée par la répétition d’une même scène : Amal est au départ d’une piste d’athlétisme puis s’élance pour courir comme si elle s’élançait dans cette nouvelle année. Ce film nous livre également un témoignage de la révolution Égyptienne, nous montre le système politique présent ainsi que les nombreuses manifestations qui ont eues lieu. Il nous fait part du quotidien des Égyptiens qui vivent dans la peur et dans l’incertitude. De plus il nous montre les difficultés qu’ont les jeunes de se construire un avenir dans un pays autant bouleversé mais qui vont faire partie d’une génération qui va changer beaucoup de choses.

Léa Berret. 2nd. Lycée Bonaparte. Autun
2019/04/12 13:37 #2018-amal-23
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Amal ou le film dont vous n’arriverez pas a décider si vous avez aimé ou non 

Des gros plans dérangeants, des passages plus presque inutiles, et des moments dont on ne se souvient même plus à la sortie de la séance...
MAIS 
Un beau message, une remise en question sur la place des femmes partout dans le monde, un film qui parle d’événements récents qui ont encore un impact aujourd’hui, et un film assez court (ce qui est plutôt un bon point sinon ça aurait été beaucoup trooooop long) 

En conclusion un film qui pourrait être génial en théorie mais qui n’est pas aussi bien qu’il n’y parait en pratique. En soit un film qu’il n’est pas nécessaire d’aller voir mais qui peut passer le temps si on a rien d’autre à faire !
Marie, IL
2019/04/12 13:39 #2018-amal-24
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Annonce : Nous sommes de jeunes lycéens, nous cherchons un film (intéressant si possible) à présenter au P.J.R (Prix Jean Renoir).
Nous recherchons des films récents, originaux et européens.
"Bonjour ! Je suis Amal et je souhaite me présenter au P.J.R.
Je suis un documentaire éponyme réalisé par Mohamed Siam. Certes, je suis égyptien mais je souhaite tout de même me présenter. Mon histoire est celle d’une jeune fille dont le nom rime avec espoir dans une Egypte post-révolutionnaire. Cette jeune fille a perdu son père et vit seule avec sa mère. Elle est du genre têtue, mais elle fait preuve d’un grand courage car elle a vu la mort à plusieurs reprises (son père, ses amis,…) et malgré ces expériences traumatisantes, elle continue de manifester et tente de vivre dans cette Egypte secouée par les événements politiques. Pas facile de se trouver dans un monde chaotique…Amal hésite entre être « tomboy » et être une femme. Voilà pour l’histoire ! Niveau image, ma particularité est de mélanger des images d’archives avec des images tournées et des vidéos d’Amal petite.
Niveau son, il n’y en a pas beaucoup, c’est vrai, mais je vous apprendrai quelques chansons en arabe, notamment « Joyeux anniversaire » !
J’espère que vous me choisirez car je présente le monde égyptien post-révolutionnaire à travers le regard d’une jeune fille que vous verrez grandir.
Je propose une expérience unique qui (même si elle vous laisse sceptique), ne vous prendra au pire que 1h30 de votre vie ! (6 ans en 1h30, c’est une belle offre pas vrai ?)"
Souhila, 1L
2019/04/16 16:27 #2018-amal-25
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Aude BANO, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Lors de ses séances d’athlétisme qui ouvrent le film, Amal porte un tee-shirt Superman, et j’ai remarque que cela pourrait être en fait son costume pour tout le film. Car, tout au long du film, c’est une petite héroïne.
Amal a été tourné pendant six ans, et on la voit enfant, jeune fille, et adulte.
En six ans, les anniversaires s’enchaînent et l’adolescence a le temps de mener sa propre révolution. Elle assiste et prend part à une révolution historique en Egypte. Elle s’oppose aux différents pouvoirs, elle n’a jamais peur de hausser le ton et de bomber le torse face à la police. On constate que les garçons de l’Egypte ne l’acceptent pas à cause de son sexe. Mais Amal est rebelle et déterminée. On peut dire que c’est un garçon manqué.
Ce film m’a permis de réfléchir à l’éveil d’une conscience politique, et sur l’évolution d’Amal au grès des années. On voit Amal changer son regard sur les autres. C’est une fille forte. Elle coupe ses cheveux, cache sa tête sous une capuche et n’hésite pas à provoquer les policiers. Elle chante et manifeste aux côtés de ses amis, qui la protègent et lui interdisent parfois de prendre trop de risques. Malgré ça, elle refuse d’être traitée comme une gamine afin que les idées et les envies des femmes puissent ne pas être diluées dans une société autoritaire.
Mais le film a été par moment difficile. Il y a des moments où je n’ai pas tout compris. 0 la fin du film, Amal est enceinte, alors que sa religion la force à se marier. Elle a toujours été rebelle, mais cette fois-ci la révolte semble incroyable.
2019/04/16 16:28 #2018-amal-26
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Alexis PERRET, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
« Amal, est un film documentaire réalisé par Mohamed Siam. Il nous fait voir la vie d’une jeune fille, Amal, pendant une période d’environ 6 ans, entre ses 14ans et ses 20ans. Nous pouvons suivre son périple, à la recherche de liberté et d’égalité. Ce garçon manqué évolue sous nos yeux tout en gardant son caractère bien tranché. Nous assistons aussi à une période importante de la vie égyptienne. En parallèle du destin d’Amal se dessine le portrait d’une Égypte en peine révolution à la recherche d’un meilleur gouvernement.

Ce documentaire nous montre des moments heureux de la vie d’Amal, son enfance avec son père (qui va bientôt mourir). Il nous plonge aussi dans le moment présent où cette jeune fille se bat en colère contre son pays. On voit qu’Amal a eu une liberté dans sa maison qu’elle n’avait pas en Egype, puisqu’elle est une femme dans un pays musulman. Et que c’est sans doute ce qui l’a poussé à faire la révolution.

Lors de sa petite enfance, Amal a l’air d’une petite innocente malgré sa turbulence, (comme lors de l’anniversaire de sa mère). Elle fait tous pour être contre les lois et les principes de son pays : elle fume, ne porte pas le voile, s’oppose aux ordres de sa mère, manifeste.

Ce film est intéressant, parce qu’il raconte une histoire réelle, la vie d’une personne qui lutte et défend la liberté, sa liberté dans cette Égypte instable. On s’intéresse ainsi à la politique d’un pays bien loin de nous.

Mais ce film a plusieurs défauts. Il est parfois trop lent. Et le réalisateur a mis la voix off d’Amal trop souvent à mon goût, même si cela est utile pour exprimer ses sentiments les plus enfouis. Il y a aussi beaucoup de sujets qui peuvent être intéressants, mais qui ne sont pas détaillés, ce qui empêche une compréhension totale de cette histoire.

Lors de la dernière scène, voir Amal enceinte suscite plein de questions qui demandent des précisions. C’est pourquoi elle est, pour moi, décevante.

2019/04/18 10:50 #2018-amal-27
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Stel Yus Iere L Lycée Jules Ferry Paris
La technologie permet aujourd'hui de dénoncer les inégalités dans le monde au moyen de films ou de documentaires, que l'on retrouve partout, sur tous nos écrans. Ce moyen de diffusion n'a presque pas de limite, sa portée est mondiale, certains documentaires ont donc le pouvoir de faire changer le monde dans lequel nous vivons, par le partage du savoir. Amal, film réalisé par Mohamed Siam, Égyptien, nous offre le témoignage du combat quotidien d'une femme dans un pays patriarcal comme l’Égypte. Le film a obtenu en tout 7 nominations.

Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Égypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon ?
Amal est un film qui a la particularité d'être un documentaire tourné sur 6 années, autour de sa protagoniste, dont nous suivons les étapes de vie de 14 à 20 ans. Le film est très intéressant et plutôt captivant, il insiste sur les révolutions Egyptiennes, particulièrement bien filmées, mais aussi sur la place qu'y occupe Amal, car il est dur en Egypte de s'investir autant qu'Amal le fait, lorsqu'on est une femme. C'est donc une lutte infernale et continue contre une injustice fondamentale que mène la protagoniste. On voit souvent Amal se faire rejeter par son groupe d'ami, son petit ami, voire sa famille pour diverses raisons Parce qu'elle est une femme et que ce n'est « pas sa place » ou encore parce qu'elle est trop rebelle. On voit beaucoup de vidéo d'elle et de son père, quand elle était petite, par moments, qui viennent rajouter de la sensibilité au personnage .
Le réalisateur nous raconte que si le tournage était au début plus ou moins accepté par les personnes filmées, avec le temps cela devint de plus en plus dur pour eux de filmer les scènes, car pour les « acteurs », cela devenait un film politique. Amal est donc un film tourné sans autorisation, ce qui rajoute un côté captivant au film. De plus, nous n'avons le nom d'aucun des personnages, seulement ceux de l'équipe qui les a filmés.
Le film est néanmoins long, et il est organisé en plusieurs parties : elles sont séparées d'une année à chaque fois, et on les compte comme « un an après la révolution égyptienne », et ainsi de suite, prenant pour départ cette révolution égyptienne. Cette manière d'organiser le documentaire permet de passer très rapidement d'une partie à l'autre, mais crée une sorte de monotonie dans leur visionnage... Il n'est donc pas surprenant de perdre son attention à certains moments du film, voir de décrocher complètement durant une bonne partie de celui-ci.
Amal reste un film intéressant et captivant la majeure partie du temps, il est inspirant par son discours qui encourage la liberté, et est très touchant. Je ne regrette pas de l'avoir vu.

Un bon documentaire. Stel Yus
2019/04/18 10:53 #2018-amal-28
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
Une révolutionnaire dans l’âme

Nous avons tous entendu parler aux journaux télévisés, de la révolution égyptienne de 2011, mais peu d’entre nous, voire aucun, y ont participé.
Il aura fallu six ans de tournage pour nous présenter ce documentaire intense sur la vie de Amal, une enfant grandissant dans cette Égypte post-révolutionnaire.
Amal est une révolutionnaire dans l’âme qui malgré son jeune âge (15 ans au début du documentaire) participe aux manifestations égyptiennes et tient tête aux policiers comme les garçons avec qui elle joue au foot dans les rues.
Être une femme en Égypte à cette période, c’est ne pas être libre pour Amal. Tout au long de ce film on constate une évolution de la mentalité et des idées de Amal. Prenons l’exemple le plus frappant : le changement vestimentaire, au début Amal s’habille comme un garçon manqué (sweat, jogging, etc) et pendant la scène dans la voiture, l’héroïne se fait maquiller et prend soin d’elle, sûrement pour plaire à son petit copain.
Malgré de nombreuses scènes poignantes comme les images du moment où elle se fait tabasser ou encore les souvenirs de son père dont elle était très proche, ce film est en lui-même assez lent mais on peut le comprendre car l’histoire de Amal est lourde à porter et le réalisateur a voulu le montrer grâce au tempo.
Ce film nous a évidemment touchées grâce à certaines images mais dans l’ensemble ce n’est pas notre film préféré du prix Jean Renoir.
Mais il nous a fait vivre la révolution égyptienne d’une autre façon que celle que nous connaissions déjà.

Léna Coomans et Elodie Caulier
Lycée Evariste Galois (95
2019/04/20 18:21 #2018-amal-29
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Dénonciations illustrées

L'histoire se déroule en Egypte, de 2011 jusqu'en 2017. Nous sommes plongés dans le quotidien et la vie d'une jeune adolescente, Amal ("Espoir" en arabe). Un bout de sa petite enfance nous est donnée à voir grâce à des vidéos de famille, mises en parallèle avec les prises de vues de ce documentaire qui va de ses 14 à ses 20 ans.
Cette jeune fille rebelle et courageuse décide de militer contre les autorités égyptiennes et un régime politique qui lui déplaît, au sein de manifestations sur la place Tahrir confrontant la police et les hommes, le peuple, qui protestent.
On voit aussi Amal dans son intimité, par exemple en pleine dispute avec sa mère. Tout au long du film, on la voit aussi faire face au sexisme et à la condition féminine, qui la pousse, plus jeune, à ressembler à un garçon pour pouvoir mieux s'intégrer lors des manifestations.
Amal va affronter beaucoup de violences, mais cela ne va pas l'empêcher de se battre pour sa liberté et de garder espoir malgré tout. Elle attache aussi une grande importance à ses études, qui vont peut-être lui permettre de faire changer le système si elle le peut.
On la voit donc grandir, faire des choix, aimer, rire, douter, se poser des questions, pleurer, se révolter...

Dans son documentaire "Amal", Mohamed Siam prend des risques à dévoiler, raconter, les événements du quotidien d'une jeune Egyptienne lors de la Révolution, car il les illustre alors par des plans crus, vivants, saisis dans toute l'authenticité et la franchise du moment, mais parfois un peu plus mis en scène, nous faisant douter sur le genre (film de fiction, ou documentaire ?).
Il fait face, lui aussi, aux violences des manifestations et des autorités, au regard et aux réactions des Egyptiens lors du tournage. Parce qu'il expose et dénonce pleinement ces violences, son documentaire est alors censuré en Egypte.
J'ai trouvé difficile d'assister à cette projection, car je n'avais aucune connaissance du contexte du film, et le genre du documentaire m'est vraiment peu familier. Pourtant, j'ai trouvé l'histoire de cette jeune fille poignante : j'admire complètement son parcours et sa place en tant que femme au sein de ces événements bouleversants.
Cela m'a ouvert les yeux sur un sujet que je ne connaissais pas du tout, et m'a donc appris beaucoup de choses sur une période symbolique de ce pays : Amal (au nom prédestiné ?) représente bien l'engagement et l'espoir de changement de toute la jeunesse d'Egypte.
Et finalement, c'est un film que je vous recommande, car il m'a fait comprendre à quel point il est intéressant de sortir de sa zone de confort !

Juliette Denis, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas.
2019/04/21 01:04 #2018-amal-30
Lycée Galilée, Combs-la-Ville, académie de
Amal, portrait d’une jeune femme dans la tourmente de l’histoire

Amal, film de Mohamed Siam, retrace l’histoire d’Amal, jeune rebelle dans la société égyptienne de nos temps. Le film commence en 2012 et suit l’héroïne de ses 14 ans à ses 20 ans.
Étant le seul documentaire du prix Jean Renoir, il avait cet atout du format inédit dans la sélection, pouvant être intéressant. Malheureusement, le film ne tire pas profit de ce format original. Filmer une jeune femme dans son adolescence durant plusieurs années s’avère être une bonne idée, seulement le film souffre d’un manque évident d’intrigue réel, et nous sommes constamment en questionnement devant les images, à nous demander « Où le réalisateur veut-il en venir ? Que veut-il nous dire ? Nous montrer ? » Et ces questions restent malheureusement en suspens. Le propos n’est pas clair, et on ne voit aucun parti pris de réalisation. Un film malheureusement banal et décevant, pourtant les attentes étaient au rendez vous.
Il y a des scènes chocs, comme quand on voit Amal se faire traîner au sol par des policiers (scène réelle qui plus est), il tente des scènes d’émotions à la fin, ou des scènes de forts affronts, quand Amal a une discussion houleuse avec sa mère à propos des élections. Le personnage d’Amal est fort et ne manque pas de nous étonner et de nous intriguer durant le film. Elle vit le film, car c’est un documentaire sur elle, donc elle ne joue pas, elle est. Et c’est le point fort du film, on nous montre un beau portrait de femme.
Seulement le film ne transcende pas, et n’étonne pas, pourtant il en avait le potentiel.

Marius Hestin
2019/04/21 10:36 #2018-amal-31
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Le film nous fais voyager dans une Égypte post-Révolutionnaire ou le chaos semble régner . Nous suivons Amal , une jeune fille de 15 ans impliquée dans de nombreuses manifestations un ans après le débuts de celle-ci en 2012 . Ce film est un témoignage d'une vie rythmé par une révolution de 6 ans où nous pouvons voir l'évolution de l’Égypte , une Égypte chaotique en plein changement . Le film est assez long pour un résultat assez décevant . Le film étant un documentaire chargé de témoigner il contient beaucoup de scènes de manifestation mais j'ai trouvé l'histoire assez confuse . On nous jette directement dans l'action sans même savoir l'état de l’Égypte: pour quelles raison a-t-elle engagé cette révolution ? Pourquoi dure- t-elle 6 ans ? On nous raconte la vie d'une adolescente qui se cherche dans ce monde qui change autour d'elle . On la voit évoluer avec son pays , ses opinions transformées au fur et à mesure cependant cela n'aide pas forcément à la compréhension. Le film commence par des manifestations puis par les études d'Amal , son changement d'adolescent en femme . On sait qu'Amal est une jeune fille rebelle qui tient tête au policier et qui fait ce qu'elle veut quand elle veut mais n'est-ce pas normal pour une jeune fille qui doit se chercher dans un monde qui ce cherche lui aussi ?
Angel Carpentier.
2019/04/21 10:43 #2018-amal-32
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Amal est un film documentaire réalisé par Mohamed SIAM sorti en

février 2019 le film nous fais voyager dans une Égypte post-
Révolutionnaire ou le chaos semble régner . Nous suivons Amal , une

jeune fille de 15 ans impliquée dans de nombreuses manifestations 1 an
après le début de celle-ci en 2012 . Ce film est un témoignage d'une
vie rythmée par une révolution de 6 ans , une Égypte chaotique en plein changement .
Le film est assez long pour un résultat assez décevant . Le film étant
un documentaire chargé de témoigné il contient beaucoup de scènes de
manifestations mais j'ai trouvé l'histoire assez confuse . On nous jette
directement dans l'action sans même savoir l'état de l’Égypte , pour
quelle raison a-t-elle engagé cette révolution ? Pourquoi dure- t-elle 6
ans? On nous raconte la vie d'une adolescente qui se cherche dans ce
monde qui change autour d'elle . On la voit évoluer avec son pays , ses
opinions changées au fur et à mesure cependant cela n'aide pas
forcément à la compréhension . Le film
commence par des manifestations puis par les études d'Amal , son
changement d'adolescent en femme . On sait qu'Amal est une jeune
fille rebelle qui tient tête au policier et qui fais ce qu'elle veut quand
elle veut mais n'est-ce pas normal pour une jeune fille qui doit se
chercher dans un monde qui se cherche lui aussi ?
Bilore Sasha
2019/04/21 16:30 #2018-amal-33
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Amal"
Difficile de critiquer ce film-documentaire.

Avec un mauvais jeu de mots, je dirais qu'il nous a mis à mal avec le personnage éponyme qui lutte pour la liberté de son pays, l'Egypte, et la sienne par la même occasion.

Durant 1h23, on voit l'évolution de cette jeune fille avec les quelques clichés de son enfance, la vidéo d'un anniversaire (où l'on voit déjà sa force de caractère) au milieu des images de sa participation -elle a 15 ans- aux manifestations contre le pouvoir égyptien en place.

Le film sort alors de ces événements "officiels" pour basculer dans une sorte de reportage sur la difficulté d'être une jeune femme libre dans un pays très machiste.
Elle lutte, à titre privé, contre son petit copain qui lui dicte sa conduite, la contrôlant sur ses vêtements, l'empêchant d'assister à un match de football.
Elle lutte mais son énergie lui manque aussi parfois. Un jour, elle essaie de se suicider.
Au final, elle a 20 ans, on la voit, portant un foulard, caressant son ventre de femme enceinte. Quel sera son avenir ? Peut-être celui de sa mère, juge, ou celui de son père, policier, mort dans son enfance... Le film s'interrompt sur ces questions, mais nous avons l'impression que par sa ferme volonté, cette jeune fille va continuer à lutter pour sa liberté.



Critique collective à partir d'une proposition d'Enzo LAFARGUE - 1STMG2
2019/04/21 23:25 #2018-amal-34
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
AMAL
Amal est un film documentaire égyptien, libanais, allemand, français, norvégien, danois et qatarien, de 1h23 min réalisé par Mohamed Siam, sorti en France le 20 février 2019. Le personnage principal du documentaire est Amal Gamal une jeune Egyptienne de 15 ans.
Amal est un documentaire qui suit pendant 6 ans une jeune fille, Amal, à partir de 2012, 1 an après la révolution égyptienne de 2011. Elle est alors âgée de 14 ans, le documentariste la suivra jusqu'à ses 19 ans, en 2018. Amal est jeune, vive, révolutionnaire, garçon manqué et n'a peur de rien. Elle vit sans son père qui est mort trois ans avant la révolution. Il avait confié à sa fille qu'il y en aurait une. Son père était policier, mais Amal les déteste. Pour cause : elle nous raconte que durant une manifestation ils l'ont tirée par les cheveux et les lui ont arrachés. De plus, Ils ont tiré sur le peuple égyptien. Rebelle, elle participe aux manifestations avec des garçons se camouflant sous la capuche de son sweat-shirt. Lors des présidentielles de 2012, n'étant pas majeure, elle ne peut pas voter, alors elle interroge les gens sur leur vote. Mais pour elle, les deux hommes se présentant : Mohamed Morsi des Frères musulmans et Ahmed Chakif qui vient du dernier gouvernement militaire, sont aussi mauvais l'un que l'autre. Ce serait comme choisir entre la peste et le choléra. Les années passent et Amal grandit, tout en continuant à se poser des questions sur la société, sa place en tant que femme, le système, la politique. Mais en grandissant cette jeune fille fougueuse s'assagit : elle porte plus souvent le voile, fait des études , rencontre un jeune homme qui lui dit de ne pas aller aux matchs de foot, par exemple, et se pose des questions sur son avenir professionnel. Ce documentaire nous permet de suivre d'un point de vue plus intime les événements égyptiens post-révolution : le retour des corps, au Caire, des victimes de l'émeute du stade de Port Said en 2012, l'arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi en 2012, le coup d'état des forces armées égyptiennes en 2013.
Amal est un documentaire intime, sa famille et Amal oublient la caméra. Cela nous permet de nous sentir au plus proche des événements. Entre chaque année du documentaire,il y a des images d'archives filmées par son père nous montrant Amal petite en train de fêter son anniversaire ou être en vacances avec sa famille. Les raccords sont bien faits: par exemple à la fin d'une des années du reportage nous voyons Amal tenir une brosse à cheveux et au début de la vidéo d'archive, nous voyons sa mère lui brosser les cheveux. Des liens sont faits. Le fait de voir le film en version originale sous-titrée, nous permet d'avoir la véritable intonation des voix et entendre cette langue arabe qui accroche, qui est sèche quand Amal s'énerve. Nous ressentons sa colère.
Pour moi, Amal est un film à voir. Ce documentaire traite un sujet dont on parle peu, que l'on connaît peu. Puis, comme je l'ai écrit plus haut, grâce à la caméra et à cette jeune fille nous découvrons l'Egypte du peuple. Ce documentaire est aussi très intéressant car nous constatons, sans pour autant parfaitement comprendre l'évolution d'une jeune Egyptienne qui s'interroge sur ce qu'elle est et sur son rôle. Amal nous propose une réflexion sur la condition féminine, l'âge, le système, la politique et le pouvoir mais aussi sur le monde oriental, qui hélas, vit souvent des troubles. Deux phrases d'Amal sont à retenir, elle les dit vers la fin du documentaire, elle doit être âgée de 18 ou 19 ans : une sur la place de la femme " Je devais être un homme, comme eux. Si être une femme veut seulement dire avoir et s'inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon ?" et une sur la société contemporaine : " Je ne sais plus. S'il vaut mieux être dans le système ou en être exclue à jamais" . Je trouve que ces deux phrases résument très bien ce film. Pour finir, Amal se coupe souvent les cheveux depuis l'épisode avec les policiers. Les cheveux sont un des éléments de la féminité, alors le fait qu'elle se les coupe n'est-il pas inconsciemment un geste symbolique ?
Mathilde Poisnel
2019/04/25 10:34 #2018-amal-35
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Amal, critique de Rose

Regard sur une Egypte en pleine ébullition à travers la vie d'une adolescente révoltée

La caméra suitAmal, une adolescente rebelle dans une Egypte en pleine révolution et en plein changement politique. On suit sa vie remplie de colère symbolisant une jeunesse éprise de liberté et souffrante. Amal essaye durant les six années qu'a durées le tournage de changer les choses pour une meilleure condition de vie de son pays.
Mohamed Siam, le réalisateur lui-même égyptien a l'habitude de filmer l'actualité de ce pays notamment dans Force majeure ( Whose country?) réalisé en 2016 mais cette fois, le réalisateur emboite le pas d'une personnalité forte et ambitieuse du côté des révolutionnaires.

Le film commence par suivre la vie révolutionnaire d'une jeune fille de quatorze ans, cheveux courts et capuche sur la tête et l'on apprend rapidement que cela est dû à la police qui l'a martyrisée en lui tirant les cheveux et en la frappant par la même occasion. Dans un même affrontement, son premier amour a perdu la vie à cause de cette autorité violente. Un deuil déchirant se fait par sa haine profonde envers le régime politique et la police elle-même. Mais l'âge assagit la jeune fille qui perd ses amis un à un. La proximité de la mort se lit tout au long du documentaire avec principalement celle de son propre père qui pousse la jeune égyptienne à se plonger complètement dans le combat. Le long-métrage est coupé de petits films faits par son père pour ses anniversaires lorsqu'elle était enfant et qui se superposent aux images actuelles de l'adolescente. Cette alliance de documents nous aide à comprendre les décisions ou les motivations profondes de l'égyptienne tout en constatant une différence de caractère accentuée à cause de son vécu.
Cette image de l'amour paternel aide sûrement Amal à s'en sortir, elle qui se sent terriblement seule.
Au début, Amal fait tout pour être acceptée par le groupe masculin révolutionnaire en essayant de devenir par son comportement, un homme également. Elle fait du bruit, marche sur les voies de métro, insulte les policiers, fume, chante l'hymne révolutionnaire, va (de loin) aux manifestations et cherche à exterioriser cette violence intérieure. Le temps la façonne en femme, elle se maquille, a les cheveux plus longs, un copain aux valeurs plus traditionnelles que les siennes mais elle ne se soumet jamais pour autant. Elle met des tenues légères, refuse le voile imposé par les Frères Musulmans au pouvoir et commence à sourire. Mais le temps passe et la solutidue l'envahit, le combat perd de sons sens si elle est seule et elle renonce à cette jeunesse combative pour une vie plus raisonnée et raisonnable.

Le récit de sa vie d'une véracité poignante n'empêche pas de donner également des images du quotidien telles que les animations dans la rue, la vie de famille entre une mère et sa fille, des fêtes d'anniversaire, des moments de révisions pour nous rappeller que leurs vies ne sont pas si différentes des nôtres et sont juste dans un autre contexte. Cela nous permet de nous rendre compte également que la révolution n'a pas d'époque ni de culture : elle est internationale et intemporelle.

Le visionnage se termine sur une note d'espoir venant de la signification de son prénom: Amal signifiant espoir en arabe car après cette colère vient la réflexion sur son avenir, sur les moyens de continuer le combat. Mais plus que l évolution d'une petite fille devenue femme ce film est un témoin de l'histoire de l'Egypte, de ses changements de régimes et de cette jeunesse qui vit dans ce torrent de rage et de volonté de changement tout en montrant les difficultés d'être une femme dans ce pays.
2019/04/25 10:42 #2018-amal-36
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film : « Amal »par Amélia


Espoir et détermination, pour un avenir moins sombre et moins corrompu !

Et si la révolution égyptienne nous faisait devenir une autre personne, meilleure ?


Et si vous mélangiez une adolescente avec les problèmes de société de son pays natal puis ajoutiez de la détermination et de la personnalité ? Vous obtiendriez une adolescente de 12 ans avec de l'ambition sans aucun doute !

Elle veut changer son monde, le Monde dans lequel elle vit !

Jeune manifestante avec du répondant, Amal -qui signifie « Espoir » en égyptien-, se bat pour ses droits d'enfant mais aussi ceux des femmes. Dans ce documentaire –que l'on pourrait confondre avec un film vu la manière de filmer- nous suivons Amal, une jeune fille qui ne veut pas être considérée comme telle par ses amis garçons, ni dans la vie courante. Dans son pays, les filles de son âge et surtout pendant les manifestations, doivent rentrer accompagnées et tôt. Tout le contraire de ce que fait Amal. De plus, elle donne son avis sur la politique à sa mère, provoque les policiers et surtout assiste aux manifestations toutes aussi violentes les unes que les autres et participe aux jets de pierres sur les symboles de ce gouvernement qui déplaît à la population égyptienne.


Ce documentaire intime et collectif ne suit pas que les émeutes en Egypte, il accompagne également Amal pendant 5 ans en suivant sa petite vie mouvementée, notamment avec la relation conflictuelle qu'elle entretient avec sa mère veuve. La cause : le candidat corrompu pour lequel sa mère a voté, celui qui va finir par devenir un « dictateur ».

De plus, des lieux font référence à ses anniversaires passés en compagnie de son père qui est décédé avant la révolution. Celui-ci filmait sa fille lors de ses anniversaires, elle soufflait même les bougies de son père et de sa mère ! Il capturait ces moments pour en faire des souvenirs.

Un élément est à retenir pour bien suivre la trame du documentaire ; la piste d'athlétisme, où court de nos jours, Amal. Les couloirs de la piste sont un repère temporel, le numéro 1 montre les évènements de la vie quotidienne 1 an après la révolution égyptienne et ainsi de suite jusqu'au couloir numéro 5.

Le réalisateur Mohamed Siam, nous apprend des choses sur cette révolution qui s'est réellement produite en 2011 au Caire, principalement sur la place Tahrir. Les citoyens ont revendiqué la démocratie, leur gouvernement était corrompu. Il met donc en avant dans ce documentaire intime le ressenti et la vie d'une petite fille voulant se battre pour ce qui lui semble juste et qui au final a réussi sa vie ! Elle a évolué, a grandi, a pris des libertés comme le fait de ne pas porter le voile, s'est laissée pousser les cheveux puis les a recoupés après un coup dur puis Amal s'est pliée aux règles en portant le voile, mais elle a fait les études qu'elle a voulues pour finalement devenir celle qu'elle voulait être et pouvoir se venger du mal que les forces de l'ordre lui ont fait pendant tout ce temps !

Sorti en 2017, ce film éponyme retrace très bien la triste réalité de l'Egypte, ce qui s'est malheureusement passé, ce que la pouvoir en place a fait subir à la population. Cependant, des personnes se sont battues pour ne pas rester dans la dictature, ce qui est remarquable et respectable ! De plus, le fait que ce soit en Egypte, nous prouve que le monde n'est pas tel que l'on croit ! Ce documentaire nous ouvre les yeux sur l'Egypte qui souffre de corruption et nous décrit le sombre royaume de la politique dont le peuple pâtit chaque jour (...en Egypte comme ailleurs..NDLR) Si l'objectif du réalisateur était de nous montrer la réalité telle qu'elle est, eh bien, il a réussi haut la main !
2019/04/28 20:55 #2018-amal-37
Lycée Rostand, Caen, académie de Caen
“Amal” de Mohamed Siam : une touche de féminité dans une révolution démesurée

Amal est une jeune fille pleine de vie jusqu’à l’âge de 15 ans. Après la perte de son père, c’est au tour de son petit ami, dans un assaut du gouvernement lors d’un match au stade de Port Saïd. Amal, dotée d’un fort caractère s’implique dans la révolution égyptienne. Femme provoquant la police, habillée comme un garçon, violente et rebelle, Amal brave les interdits jusqu’à mettre sa vie en danger.


La révolution égyptienne, tout d’abord, un thème omniprésent. Dès le début du film, on apprend le soulèvement du peuple pour faire tomber Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans. En effet, les scènes se multiplient, où l’on voit des individus dans la rue, de tout âge, munis de portraits du président. Et la vidéo d’Amal, victime de violences policières, revient comme un leitmotiv. Grâce à ce passage, le réalisateur insiste sur le côté traumatisant de cette révolution qui a provoqué tant de violence. La situation politique crée également un conflit générationnel entre Amal et sa mère. Cette dernière soutient la politique des frères musulmans alors qu’Amal voudrait voter contre un parti et non pour une personne. Lors de cette discussion, il y a beaucoup de plans rapprochés qui permettent une focalisation sur le visage et ses émotions. Toujours impliquée, dans un café vers la fin du film, Amal exprime une envie, celle de rejoindre la police, pour changer la société de l’intérieur. Amal est déterminée. Ce film est clairement un documentaire sur le pays et sur Amal, rendu très vivant car filmé en caméra portée. Le fait qu’on puisse voir, à chaque fois qu’une nouvelle année commence, Amal sur une piste d’athlétisme dans un couloir avec un numéro, montre sa persévérance quotidienne.


Pour continuer, le film parle de féminité. Pendant cette guerre, on assiste à une scène où Amal provoque les policiers et se comporte comme un garçon. Néanmoins, l’ensemble de ses amis garçons se montrent plutôt autoritaires à son égard. “Il faut que tu rentres, il fait nuit, ce n’est pas pour toi ici” dit l’un de ses amis. La femme est vue comme plus faible et l’homme veut la protéger. Elle doit donc faire le “garçon” pour se faire respecter, en remplaçant le voile par la capuche. Amal, le plus souvent insoumise le porte cependant ce voile : quand les frères musulmans sont élus et quand elle rend visite à sa famille, en allant sur la tombe de son père. Dans la scène du café aussi lorsqu’avec une de ses amies, elle partage son envie d’étudier, beaucoup moins accessible pour les femmes. A d’autres moments on la voit fumer ou encore conduire. Ces actions sont totalement révolutionnaires, puisque les femmes ont peu de droits.

Enfin nous découvrons la vie intime d’Amal. Le spectateur peut la suivre de ses 14 ans à ses 20 ans. Pendant ces années, on peut voir le comportement de cette jeune fille changer. Passant d’une adolescence rebelle et détachée de sa famille, à une jeune femme mature, coquette mais respectueuse de sa famille et de sa religion. On voit tout au long du film des flash-backs de l’époque où son papa était encore en vie. C’était alors une enfant heureuse, aimante et pleine de vie, surtout libre. Ces images filmées sont bien différentes des images d’archives qui nous la montrent pendant la révolution. Un élément marquant la maturité d’Amal serait le plan final sur son ventre, puisqu’elle est enceinte. Le signe d’un espoir pour les générations futures?

Je recommande ce film, car je le trouve poignant et révélateur. L’intérêt du documentaire est d’aborder les problèmes politiques, l’inégalité homme/femme, les violences policières etc... Que le réalisateur ait pris des risques pour le tournage en allant au plus près de la réalité fait de ce documentaire un témoignage véritable et honnête. Je trouve le jeu des acteurs bon et le cadrage des événements est d’une grande qualité. J’ai été directement entraînée dans cette histoire et j’espère que vous le serez aussi.

Luna Maggio, élève de 2nde 6 du lycée Jean Rostand de Caen.
2019/04/29 10:09 #2018-amal-38
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
En 2012, 1 an après la révolution Égyptienne, le réalisateur a filmé pendant 6 ans une adolescente, Amal, à partir de ses 15 ans jusqu’à ses 20 ans. Le documentaire fait un parallèle entre les anniversaires d’Amal et ceux de la révolution égyptienne.
Son père, policier, est décédé. La jeunesse égyptienne manifeste sur la place Tahrir (révolution égyptien) pour renverser le président Moubarak. Amal fait partie de ces jeunes impliqués politiquement.
Ce documentaire centré sur Amal révèle à la fois les contradictions de la jeune fille mais aussi le dur apprentissage de la lucidité, quand les convictions fortes et impartiales peu à peu s’effacent vers plus de pragmatisme, de résignation ?
Dans le film au début on peut voir Amal sur une piste d’athlétisme juste en t-shirt et jogging dans un pays ou les voile pour les femmes est obligatoire, elle « casse les codes ».
Amal est une ado complexe. Dans le film on voit Amal participer à la révolution en Égypte. Et la voir si jeune dans la rue à manifester et risquer sa vie est perturbant pour nous, jeunes montois, même si ça touche toute la population égyptienne. On a des flashbacks d’elle étant petite (grâce aux vidéos filmées par son père pour ses anniversaires) et c’est à la fois perturbant et intéressant de voir comment une petite fille « modèle » puisse devenir une « révolutionnaire »
On peut remarquer aussi que son engagement en vers la révolution diminue en fonction de son âge, elle apprend de la vie d’un fille innocente qui croit que tout peut changer même si à 14 ans elle est déjà mature, à une jeune femme plutôt résignée qui comprend que manifester ne changera rien et va même jusqu’à se mettre du côté de la police, renoncer à elle-même ses ambitions de tout changer, révolutionner
A la fin on la voit enceinte et « s’effacer » de tout violence que ce soit du côté des manifestant ou du côté des forces de l’ordre pour laisser place à la tendresse et prendre une vie « normale » dans une dictature. Amal veut dire espoir. On peut se demandes où et comment il peut se manifester.
Critique collective, 1 Com, Lycée professionnel, Mont de Marsan

2019/04/29 10:10 #2018-amal-39
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Amal est un film documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017.
Ce documentaire à pour but de nous présenter la situation en Égypte à travers l’histoire d’Amal.
Le réalisateur retrace la vie d’Amal, vivant en Égypte, et alterne entre les images de son passé lorsqu’elle était enfant et jeune fille.
Il insère dans son documentaire des vidéos d’archives de sa plus tendre enfance filmées par son père décédé.
Amal est une jeune adolescente qui vit dans une génération où il faut survivre dans un milieu corrompu et dans lequel les femmes n’ont pas le droit de s’exprimer.
Dans le film on peux constater que les femmes sont discriminées en Égypte et qu’elles vivent dans un environnement politique très compliqué.
Amal est féministe et bien déterminée à changer les choses, elle ne se laisse pas soumettre et elle ira jusqu’à provoquer les policiers lors de différentes manifestations. De plus, elle se rebelle contre le régime qui dirige le Caire (capitale d’Égypte) malgré le risque de représailles physiques de la part des forces de l’ordre.
A 17 ans on voit Amal dans un bus accompagné par des hommes dont son compagnons, la jeune femme souhaite aller au match de foot avec les hommes mais fait face une nouvelle fois à une injustice puisqu’elle ne pourra pas s’y rendre car son petit ami lui interdit, pour cause : c’est une femme.
En grandissant Amal est beaucoup moins impulsive qu’au début du film dans sa jeunesse, elle devient plus sage et rentre dans le rang.
On la voit à sa majorité porter le voile et souhaite après ses études rejoindre la police. Choix étonnant mais elle se justifie en disant que sa sera un moyen pour elle de changer les choses de l’intérieur.
A la fin du film Amal est âgée de vingt ans et on remarque un ventre rond , elle est enceinte.

Maïli Reyes, 1 Com, Lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/04/29 10:13 #2018-amal-40
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film réalisé par Mohamed Siam, est un documentaire sur la vie d’une jeune fille, AMAL, habitante au Caire qui mène un combat contre la police de ses 14 à ses 16ans.
C’est une jeune fille avec beaucoup de courage qui n’hésite pas à manifester contre les forces de l’ordre, qui n’hésite pas à les insulter. Amal est une fille solitaire, elle endure les coups, les maltraitances des forces de l’ordre « je me suis fait trainer par terre par des hommes qui me tenaient seulement par les cheveux ».
L’Egypte est devenue un véritable chaos, mais malgré ça, Amal a un petit groupe d’amis. Elle veut qu’ils la considèrent comme un garçon car lorsqu’elle s’est fait arracher ses cheveux, lors des manifestations sur la place Tahrir, elle était méconnaissable. C’est par ailleurs pour cela qu’elle porte une capuche. Elle essaie de se cacher derrière un autre sexe, en faisant tout comme un garçon, par exemple lorsqu’elle joue au foot ou dans les manières dont elle se comporte.
Aujourd'hui être une femme en Egypte n'a rien d'évidement. Ce documentaire retrace tous les obstacles, les moments affreux qu'elle a subi.
Pour être honnête, je n'ai pas du tout apprécié ce film. Certes c'est la vie réelle mais je n'ai pas du tout apprécie long-métrage. Quand je regarde un film, il faut que cela reste pour moi en tant que spectateur de la fiction.
Mathilde Laharanne, 1 Com, lycée professionnel R. Wlerick

2019/04/29 10:14 #2018-amal-41
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Amal est un documentaire réalisé par Mohamed Siam. Ce film raconte l’adolescence de Amal durant les manifestations contre le gouvernement, plus particulièrement contre Moubarak. Amal est très investie dans ces manifestations. Durant le film, on peut apercevoir différentes facettes de Amal. Une première, lorsqu’elle n’est qu’une enfant un peu chipie, profitant de la vie de son jeune âge avec ses parents qui l’aiment tant. Puis dans l’autre facette, on voit Amal se battre. Se battre contre une dictature qui ne plait à personne. Se battre contre les répressions policières. Les images d’archives montrées dans le film sont très bouleversantes, le fait de voir Amal se faire tirer par les cheveux, rouée de coups par les forces de l’ordre nous montre ce qui se passe réellement en Egypte. Malgré tout ce que Amal peut endurer, on voit toujours cette lueur d’espoir dans ses yeux. Durant les 5 années du film, on peut voir la différence « avant-après ». A 13 ans, Amal fait tout pour se faire entendre, pour faire entendre le peuple. Malmenés par les différents autres manifestants, l’obligeant presque à rentrer chez elle car c’est une femme et qu’elle n’a donc PAS le droit de manifester. Amal est obligée de porter une capuche, quand ses cheveux sont apparents c’est un point faible. Il faut être un homme pour manifester en Egypte. On peut voir Amal dire à sa mère que si celle-ci vote pour un des deux dictateurs, Amal la renie. Cette image est très forte, cela nous montre tout l’amour qu’elle porte à son pays, à son combat et qui est bien mis en valeur que celui qu’elle porte à sa mère.

Dans le film Amal, les images nous démontrent les inégalités Homme-Femme, les répressions policières, le gouvernement qui ne change pas, les catastrophes qui peuvent se passer lors des manifestations.
Corentin Roche, 1 Com, lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/04/29 10:15 #2018-amal-42
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Amal est un film de Mohamed Siam. Ce film s’est déroulé en six ans et filme une jeune adolescente égyptienne dans sa vie quotidienne, de ses 13 jusqu’à ses 18 ans, avec quelques flash-back sur son enfance grâce aux vidéos filmés par son père. C’est un documentaire. J’ai beaucoup aimé ce film car c’est une sorte de leçon de culture générale qui nous apprend comment on vit dans une dictature et surtout comment se passent les évènements pour atteindre un but, délivrer le peuple égyptien du gouvernement. Amal veut par tous les moyens participer à la révolution alors qu’elle est âgée que de 14 ans. Etre une fille dans cet environnement est très compliqué à vivre, on peut la voir se faire battre et insulter pour les soldats égyptiens. A cause ça par la suite elle va se comporter comme un garçon et se couper les cheveux pour que les soldats ne puissent plus les arracher comme auparavant. Je trouve que pour son jeune âge Amal est très mature et courageuse. Elle se bat pour son pays et parle même de politique avec sa mère et la menace que la renier si elle vote pour le mauvais parti.
Amal signifie « espoir ». Son prénom correspond à sa personnalité parce qu’elle garde toujours espoir. On peut voir que son espoir va payer car sur la dernière scène du film on la voit enceinte et heureuse. Malgré ses nombreuses séquelles dû à cette guerre civile elle reste forte et essaye de se rétablir au mieux et de recommencer sa vie dans de meilleures conditions.
Manon De castro, 1 Com, lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/04/29 10:16 #2018-amal-43
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film n’est pas vraiment un film mais un documentaire tiré d’histoires et de vidéos vraies de l’Egypte. Les images sont très dures et de ce fait, le film ne plait forcément car c’est compliqué d’accepter toutes ces images et de se dire que certaines personnes vivent ce qu’Amal vit. Et que ce n’est pas que quelques personnes. C’est une confrontation à la réalité. Je trouve ce long-métrage très touchant. C’est l’histoire de Amal une jeune fille de 15 ans et nous suivons des parties de sa vie de ces 15 ans (1 ans après la révolution Egyptienne) jusqu’à ces 20 ans. Au début Amal est une jeune fille très rebelle qui haït les dirigeants de son pays. Elle manifeste avec plein d’hommes qui lui répètent tous qu’elle n’a rien à faire ici car c’est une fille mais elle refuse de partir. Par la suite on nous montre une vidéo d’elle à 14 ans qui se fait trainer par les cheveux par des policiers et depuis ce jour elle nous explique qu’elle se coupe toujours les cheveux pour ne plus que ça se répète.
Amal à 16 ans est une jeune fille encore très rebelle qui participe à toutes les manifestations possibles car le système lui déplait beaucoup, seulement arrivée à l’âge de ses 17 ans son physique change radicalement. Elle a laissé ses cheveux pousser ce qui signifie beaucoup, elle a un copain et ne participe plus au manifestations, ça nous fait déjà comprendre qu’Amal commence à renoncer et à se dire que tout est perdu. Puis avec les années suivantes, viennent l’âge de la lucidité, de la raison et du renoncement aux utopies : les examens, les poursuites d’études, le choix d’une carrière. Jamais on aurait pu penser qu’elle veuille rejoindre la police.
Est-ce un documentaire sur les causes perdues ? En Egypte, c’est le chaos et la situation politique reste injuste malgré la révolution. Le statut de la femme en Egypte se dégrade.
Mais c’est aussi un documentaire centré sur le parcours de vie d’une adolescente vers son âge de femme, et sur aussi un peu d’espoir qui peut rester. Que deviendront Amal et son bébé ?
Matis Bouloy, 1 Com, Lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2019/04/29 12:57 #2018-amal-44
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Gautier Ruiz, 202 lycée Pardailhan (AUCH)
Le film Amal est un film-documentaire dramatique tourné en Égypte, sortie le 15 novembre 2017. Amal est un film réalisé par Mohamed SIAM.
Amal est un bon film que je recommande car il nous permet de nous rendre compte de la violence omniprésente durant les manifestations du peuple ainsi que pendant les choix politique, qui opposent deux partis politiques mauvais pour les citoyens ainsi que l’avenir du pays égyptien. Les manifestants se font battre et insulter par la police locale, qui elle aussi se fait frapper lors d’émeutes violentes et sanglantes que nous avons pu voir dans le film. Les émeutes se passent la nuit au milieu de foule, il y a des cris de peur, des cris de haine, des coups de chaque côté. Les rues sont remplis de manifestants.
Ce film nous montre aussi que la place des femmes dans les manifestations était difficile et très mal vue, encore plus pour une jeune fille comme Amal qui se bat pour rétablir la société dans son pays natal, mais qui est repoussée par les jeunes garçons de son âge, mais Amal est tellement battante qu’elle va continuer de manifester même si elle se fait frapper et insulter par les forces de l’ordre. Amal cherche a être la femme qu’elle souhaite et c’est pour cela qu’elle manifeste pour être libre d’être la femme qu’elle veut, elle fume si elle en a l’envie, elle tient tête à de violents policiers, elle ne se laisse pas faire malgré les coups. Le film nous montre que malgré les condition de vie de Amal elle restera une femme forte de caractère et qu’elle restera sur ses propres avis et personne ne la fera changer d’avis elle serait prête a renier sa mère, si sa mère faisait des mauvais choix politiques.
En conclusion Amal, nous ouvre les yeux sur la situation compliquée qu’a vécue l’Égypte et surtout nous permet de nous rendre compte qu'un adolescent vivant en France n’a jamais eu à se poser de questions comme a pu se les poser Amal, et aussi qu’on n’a pour le moment jamais vécu ce qu’elle a vécu dans les manifestations.
2019/04/29 21:37 #2018-amal-45
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Amal est un film documentaire réalisé par Mohamed Siam lors de la révolution égyptienne. Le personnage principal est Amal, une adolescente. Elle se cache dehors sous des vêtements de garçon. Le récit est introduit par un chant traditionnel chanté par la jeune fille. Plusieurs vidéos montrant les anniversaires d’Amal viennent couper le film à plusieurs reprises. Les scènes les plus marquantes sont quand L’adolescente se fait tirer par cheveux par la police. Ces moments nous prouvent encore que les femmes ont un statut inférieur en Egypte. Le film se termine quand Amal est dans un taxi, elle a l’aire serein.
Pour nous, Amal est avant tout une jeune fille que l’on suit sur plusieurs années et qui a grandi pendant la révolution égyptienne. Grâce à celle-ci, elle compte bien assumer son caractère et se battre pour une nouvelle vie. Il y aura des moments forts en émotions, des humiliations, du sexisme.
Premièrement, le thème du documentaire en lui-même nous a plu, même s’il est complexe, car il aborde plusieurs sujets sensibles et dont on doit parler comme la place des femmes dans la société. Amal, en se faisant traîner par la police, nous montre que les femmes sont considérées comme inférieures par rapport aux hommes.
Ensuite, nous avons aimé le personnage d’Amal qui, malgré son statut de femme, n’hésite pas à sortir dans les endroits qui lui sont interdits en s’habillant avec des vêtements de style masculin.
Puis, nous trouvons que le fait de d’interrompre le film avec les anniversaires d’Amal apportent un peu de joie au milieu du chaos qui règne durant cette révolution.
Pour finir, nous pensons que le format documentaire, même s’il y a des choix de réalisation et de montage, retrace bien les événements et nous avons aimé la façon dont a été tourné le film car cela montre une fois de plus ce qui s’est passé dans la réalité. Les lieux sont naturels ainsi que la lumière et le son. Nous avons alors l’impression de vivre les scènes au même moment que le réalisateur.
En conclusion, nous avons trouvé ce documentaire captivant. Pour nous, il doit être vu même s’il est difficile à comprendre.
Chambre Alexia, Lacroix Chloé et Décours Amélie (Lycée Paul Eluard, St-Junien)
2019/04/29 21:53 #2018-amal-46
Lycée Paul Eluard, Saint-Junien, académie de Limoges
Le film documentaire Amal est l’histoire d’une jeune fille âgée de 14 ans, engagée dans les mouvements révolutionnaires en Egypte. C'est ce qui pour moi rend le film très intéressant car Amal étant une jeune fille et que dans son pays, l’Égypte d'aujourd’hui, les femmes ne peuvent pas sortir durant la nuit. Elle se met un foulard sur la tête et se coupe les cheveux comme un garçon pour pouvoir participer dans cette révolution ; ensuite Amal alors âgée de 18 ans accepte de porter le voile par obligation. Ce qui m’avait beaucoup plus au début c’était que Amal était différente des autres jeunes filles parce qu’elle n'en faisait qu’a sa tête mais la suite du film nous montre son évolution et l'emprise des traditions sur les femmes égyptiennes. Alors qu'elle est seulement âgée de 14 ans et que les élections approchent, elle discute avec sa mère et lui fait semble assumer ses positions politiques. La jeune Amal est contre les persécutions du régime égyptien que sa mère veut élire. A la fin , Amal décide de s’engager dans les forces de l'ordre ce qui pour les jeunes de son pays ce qui paraissait inimaginable au début du film.
J’ai trouvé ce documentaire très intéressant , car pour moi il montre beaucoup les inégalités hommes/femmes dans certains pays.
2019/04/30 16:03 #2018-amal-47
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Ce documentaire nous présente la vie d’une jeune femme égyptienne qui n’a que 15 ans lors de la première Révolution du Printemps Arabe et on suit son évolution jusqu’à ses 20 ans.
J’ai retenu deux questions posées par le film qui touchent deux domaines : Quelle vie pour une femme en Egypte ? Quelle relation avec la politique ? Dans un pays brisé, doit-on se fondre dans le système pour espérer changer les choses ou doit-on rester exclu d’un système corrompu ?

A travers la vie de la jeune Amal, on découvre de l’intérieur la politique égyptienne, avec la vision d’une jeune femme de 15 ans qui a participé à une manifestation et qui s’y est fait violenter. Avec un sacré caractère et ces évènements, on fait face à une battante qui est bien plus mature qu’elle le devrait pour son âge.
Malgré cette détermination à vouloir changer les choses, le temps passe et la situation du pays comme la sienne changent forcément et on trouve une Amal qu’on peut d’abord prendre pour affaiblie, cependant ce n’est pas tout à fait le cas. En effet, ce n’est pas qu’elle a abandonné son combat (pour être plus qu’une “simple femme”) mais c’est plutôt qu’elle a été forcée de faire certains choix comme “choisir” d’intégrer la police alors qu’elle voulait être pharmacienne, néanmoins elle ne sait pas si en intégrant ceux qui sont pourtant les plus corrompus elle pourra réussir à continuer son combat, pour les femmes et pour son pays (contrôlé par l’armée depuis le coup d’Etat).
C’est pour ça que je pense qu’Amal reste encore aujourd’hui un symbole de lutte contre la discrimination féminine, car même si on peut voir en sa grossesse une triste fin où en fin de compte les traditions l’ont rattrapée, on ne devrait pas oublier que ses idées elles n’ont pas changé et on peut imaginer qu’Amal les passera à sa possible fille, c’est en soit la naissance d’une nouvelle génération à laquelle on passerait le flambeau. Et peut-être bien que les enfants d’Amal la verront comme la SuperWoman que nous montre Mohamed Siam.
Ambre Maubois, TL, lycée Jean Giraudoux
2019/04/30 16:34 #2018-amal-48
Lycée PRO Edouard Branly, Châtellerault, académie de Poitiers
AMAL
"Parcours d'une Révolutionnaire Égyptienne"

Film de Mohamed Siam, « Amal » nous emmène pendant 6 ans aux côtés d'une jeune fille révolutionnaire durant la révolution égyptienne.
C'est un film documentaire tourné pendant cette fameuse révolution mais la voix-off est trop présente et ne permet pas de suivre correctement l'histoire.
L'ennui s'installe, le film semble interminable et on a l'impression que rien n'avance malgré les 6 années passées avec Amal, jusqu'à la fin de la révolution. Rien n'y fait ça ne prend pas.
Malgré le message politique et l'utilisation plutôt intelligente du parcours d'Amal pour marquer les années qui passent on n'adhère pas.
Malgré les plans rapprochés sur le visage d'Amal pour nous faire vivre plus intensément l'histoire on reste impassible.
Peut être qu'un traitement plus classique aurait mieux servi cette histoire et bien que le film soit relativement court (1h23mn) on s'ennuie ferme.

Par Killian BONNARD BP RPIP
2019/05/02 11:59 #2018-amal-49
Lycée Jean Calvin, Noyon, académie de Amiens
Une adolescente au milieu de la révolution

Amal est un documentaire politique égyptien réalisé par Mohammed Siam. Il cherche à montrer comment une révolution transforme un pays et ses habitants. Pour cela, il prend l'exemple d'une adolescente rebelle, Amal, qui malgré son jeune âge et son statut de fille est présente dans les manifestations de la place Tahrir au moment du Printemps Arabe. On suit tout au long du film les différentes étapes de sa vie durant lesquelles elle veut défendre ses droits en même temps qu'elle cherche à construire son identité.

Le tournage s'est étendu sur six années durant lesquelles le réalisateur observe l'évolution physique et morale de la jeune fille. A l'écran, les années traversées sont représentées par les numéros d'une piste d'athlétisme comme pour montrer que la vie est une épreuve. Mohammed Siam choisit également d'insérer des images de l'enfance d'Amal sous la forme de vidéos filmées par son père. Nous la suivons donc à la fois dans une Égypte dévastée par les émeutes et dans l’Égypte beaucoup plus calme d'avant la révolution. Cela ajoute plus de réalisme et d'émotion au documentaire.

Au début du film, Amal a quinze ans. Elle cherche à s'intégrer et à se faire respecter en adoptant une attitude de garçon. Elle porte sweats et t-shirt, manifeste et provoque les forces de l'ordre. En même temps, elle développe une conscience politique comme le montre cette scène où elle cherche à convaincre sa mère de ne pas voter pour un parti politique corrompu. Plus le film avance, plus Amal assume sa féminité. Elle casse les codes en se maquillant et en refusant de porter le voile. Elle doit alors faire face aux remarques sexistes et misogynes des hommes qu'elle rencontre. A la fin, à l'image de l’Égypte, la rage et la rébellion qui habitaient Amal semblent enfin s'être dissipées pour laisser place à la sagesse et la paix. Ce dénouement est accompagné d'un message d'espoir qui n'est autre que la grossesse d'Amal, un peu comme si le renouveau du personnage était aussi celui de son pays.

L'idée de mettre en parallèle la situation politique de l’Égypte avec l'évolution d'une jeune fille rend le documentaire à la fois instructif et divertissant. Il montre la réalité de la révolution qui ne nous était connue que par les médias. Les scènes de manifestations furent d'ailleurs tournées dans la clandestinité ce qui permet au spectateur de voir des réactions spontanées et d'avoir une vision objective. Il évoque les violences à travers la douleur physique et psychologique qu'a subi Amal: on apprend que son petit ami a été tué, on la voit elle-même brutalisée et traînée par les cheveux. Le film montre également une Égypte loin des clichés et des cartes postales. Beaucoup de pauvreté apparaît avec en arrière-plan les pyramides. Le documentaire aborde enfin la discrimination envers les femmes car Amal voudrait avoir autant de liberté qu'un homme sans être considérée pour autant comme un garçon. Elle veut simplement être libre et respectée. Amal est donc film fort, puissant et dramatique qui questionne et émeut à la fois. Le parcours de l'héroïne apparaît comme une véritable leçon de vie.

Critique collective de la classe de 207 réalisée à partir des textes de Lucie Dalin, Lalie Hugot, Léa Joly et Lou Laloi.
2019/05/02 14:16 #2018-amal-50
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
REALISATEUR Mohamed Siam Catégorie : Dramatique, documentaire




Le film est un documentaire. On suit le personnage principal, Amal, pendant 5 ans. Ces années sont représentées sur une piste de course, comme une quête à accomplir, cela exprime le début et l’arrivée de son combat.

Dans le film, on voit chaque anniversaire d’Amal, ce qui a un effet très attachant, on s’immisce dans la vie de cette fille, c’est émouvant car on voit l’impact de la présence du père.

La mise en scène est incroyable car on est au premier plan en suivant avec un point de vue direct les violences lors des manifestations. L’utilisation de certaines vidéo nous impacte encore plus par exemple celle d’une femme battue et traînée par les cheveux, cela est très choquant. Comme le film a été tourné pendant ses révolutions arabes, les décors sont réels, on peut facilement se plonger dans la tête du personnage principal.

Ce film est rempli d’effets sonores : explosions de grenade, tirs des policiers, cris des citoyens, chants partisans. Les musiques sont en accords avec le film, l’utilisation de musiques tristes sont appropriées que ce soient les vues des dégâts causés par les violences, que les scènes émouvantes où Amal se rappelle de ses moments avec son père.

Le caractère d’Amal, rebelle, permet de s’identifier au personnage. Le fait que le personnage principal soit une jeune femme est très intéressant car on voit les difficultés qu’elle peut rencontrer lors d’évènements politiques comme ceux-là. On peut remarquer que la place d’une femme en Egypte est très difficile et que comme Amal est une fille qui affirme son idéal d’égalités hommes-femmes, cela rend le rôle encore plus intense.

Un des petits détails que j’ai particulièrement apprécié c’est que Amal signifie espoir, ce prénom signifie aussi résistance ce qui correspond parfaitement au personnage.

J’ai beaucoup apprécié ce film car je l’ai trouvé bien tourné et le fait que cela soit un film documentaire m’a fait réfléchir au but de ce film.



Gabin Facquet T TEB AA
2019/05/02 17:12 #2018-amal-51
Lycée Georges de la Tour, Metz, académie de Nancy-Metz
Le film Amal est une histoire triste, émouvante et chargée d’histoire, car ce documentaire nous plonge dans la révolution égyptienne de 2011.
Il évoque la grande Histoire par l'histoire d’une jeune fille nommée Amal, qui signifie espoir. On découvre le déroulement de sa vie, en particulier ses anniversaires en famille et son implication dans les manifestations.
Elle affronte le monde réel, subit des violences et des drames ; on suit à travers elle l’évolution des manifestations. En même temps, on assiste à l’évolution physique d’Amal : elle passe d’un physique de garçon manqué à un style plus féminin.
C’est une adolescente qui s’affirme, qui veut être comme les autres et combattre au même titre que les hommes. Ce documentaire est très touchant .
Angelia S.
2019/05/02 17:13 #2018-amal-52
Lycée Georges de la Tour, Metz, académie de Nancy-Metz
Amal est le titre du film documentaire de Mohamed Siam mais aussi le nom du personnage principal.
C’est un film dramatique qui donne une leçon de vie : cette jeune fille a perdu son père et son copain lors des événements de la révolution égyptienne de 2011, a été blessée mais elle continue de manifester bien qu’elle soit jeune et qu’elle soit une fille.
Ce film nous fait réfléchir : une fille de notre âge a plus de chance de vivre en France qu’Amal dans son pays. Mais malgré tout, Amal est toujours volontaire et optimiste, est-ce parce que son prénom signifie « espoir » ?

Juliette G

2019/05/03 12:19 #2018-amal-53
Lycée PRO Michelet, Nantes, académie de Nantes
Ce film est un documentaire, il est sorti le 20 février 2019 et dure 1h 23. Son réalisateur est Mohamed Siam et ses acteurs principaux sont Esraa Mamdouh, Hosny Swelam, Amal Gamal.

Ce film montre l’évolution (de ses 13 à ses 20 ans) d’une Egyptienne qui n’est pas en accord avec le gouvernement en place. Elle manifeste, vit sa vie à sa manière, fume et décide de défendre ses idées et de rendre hommage à son petit ami mort dans une manifestation.
Tout au long du film, nous observons l’évolution de cette jeune femme avec beaucoup de convictions. Au début du film j’ai remarqué qu’Amal avait un groupe d’amis qui allaient dans les manifestations et qu’elle voulait se faire une place dans ce groupe de protestataires. En grandissant, ses idées se précisent et elle développe ses idées politiques, tente de convaincre sa mère dans un premier temps, puis les personnes qui se rendent au bureau de vote. A la fin du film, les convictions d’Amal s’amoindrissent, elle a 18 ans donc doit porter un voile.
Amal est une jeune femme forte, mais seule. Elle a perdu son père, son petit ami, sa mère est absente. Je pense qu’elle a des convictions mais qu’elle appartient au groupe comme à une famille pour remplacer celle perdue.
Les vidéos lors des manifestations sont choquantes, le fait de voir cette fille trainée par les cheveux, montre la réalité des actes qui se sont produits durant les émeutes. Ces scènes rendent plus réaliste ce film, et rythment cette œuvre.
J’ai beaucoup aimé le fond du film, le thème des révoltes égyptiennes, le printemps arabe. Je connais peu cette histoire. Par contre, j’aurais préféré que le film soit moins réalisé comme un documentaire.
Elsa Faniel Term TEB AA
2019/05/03 18:22 #2018-amal-54
Lycée Marcel Rudloff, Strasbourg, académie de Strasbourg
Sous la forme d'un documentaire, Mohamed Siam retranscrit la vie d'Amal, une jeune fille vivant dans une Egypte plongée en pleine période de protestation. Au début du long-métrage, on voit une Amal adolescente en train de manifester. Niant le fait qu'elle soit une fille, elle fait tout comme les garçons pour se sociabiliser et s'adapter. Loin des beaux décors et des pyramides en arrière-plan que l'on imagine en pensant à l'Egypte, ce documentaire a pour but de nous montrer la triste réalité qui s'y cache.
Dès les premières minutes du film, on voit Amal devenue adulte sur une piste d'athlétisme vêtue d’un t-shirt sur lequel est représenté le S du célèbre Superman, ce qui nous donne déjà une idée sur sa personne. Depuis toute petite, elle est dotée d'un fort tempérament, faisant parfois preuve d’insolence. Elle n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et malgré le fait qu'elle soit une fille, elle décide de s'habiller comme un garçon pour se fondre dans un milieu où les hommes ont plus de droit que les femmes. Tout le film est centré sur le personnage d’Amal, de son enfance à son adolescence pour arriver à sa majorité. On découvre une fille intelligente qui possède ses propres opinions et qui n'a pas peur de les exprimer.
Le film nous montre le calvaire vécu par les Egyptiens et leur quotidien difficile. Les manifestations contre lesquelles les policiers n’hésitent pas à utiliser la violence, même envers les plus jeunes, un Etat corrompu à un point tel que les élections sont présentées comme "choisir entre la peste et le choléra", l'inégalité persistante entre les hommes et les femmes (comme par exemple le fait qu’Amal ne puisse pas assister à un match de football tout simplement parce qu’elle est une fille), les bidonvilles, la pauvreté et pour finir le chaos ambiant.
Même si le film traite d’un sujet intéressant dont on parle peu, il nous a paru interminable, notamment à cause du manque d'action et de rebondissements. L'histoire se répète et devient lassante. De plus, à force d'alterner entre la jeunesse d’Amel et son adolescence, on finit par perdre le fil de l’histoire. Néanmoins, à la fin du film, on se pose diverses questions. En effet, on voit une Amal qui vient de tomber enceinte, cela signifierait-il qu’elle a enfin trouvé sa place dans la société ? De même, on ne peut que constater qu’Amal s’est assagie au fil des années, elle qui était une enfant assez turbulente a peu à peu mûri, et nous avons trouvé cette évolution du personnage intéressante.

Stanley N. et Adam R., 2GT10
2019/05/03 19:39 #2018-amal-55
Lycée Victor Hugo, Marseille, académie de Aix Marseille
AMAL.
Egypte, 2017.
Réalisation : Mohamed Siam
Montage Véronique Lagarde-Ségot
Montage son Jocelyn Robert
Composition sonore, mixage Matthieu Deniau
Production Abbout Production, Artkhana
Distribution Juste Doc
Durée 1h23
Sortie 20 février

Un documentaire
D'abord, nous avons envie de dire que cette réalisation de Mohamed Siam a été une belle découverte.
En effet, l'idée de raconter le journal de cette jeune fille à travers une trame documentaire nous a séduit. Il est vrai, du reste, que nous ne sommes pas forcément habitués à regarder ce type de document.....
Nous y découvrons la vie de Amal, jeune Egyptienne espiègle qui participe activement et de manière assez rebelle aux évènements du pays : La révolution de 2011.
Révoltée devant le décès annoncé de son premier compagnon
Insoumise devant un gouvernement qu'elle n'entend pas lui faire loi....
Nous la suivons ainsi ....EN MOUVEMENT.
Oui, Amal bouge déjà bébé aux côtés de son père : dans la mer, sur un tricycle, autour d'une table d'anniversaire.... Car en effet, la grâce du réalisateur est d'avoir mêlé aux mouvements d'autres mouvements de vies de l'enfance de cette jeune fille. Effets émouvants et cocasses. Nous sommes séduits.
Vous l'aurez compris Amal est un film qui raconte les mouvements d'une vie dans ses soulèvements politiques, sociaux, moraux, amoureux...

Et puis, Amal a vingt ans... Amal attend un enfant.... Liberté ou soumission ?
2019/05/04 15:46 #2018-amal-56
Lycée Georges Colomb, Lure, académie de
Amal est un documentaire réalisé par Mohamed Siam, qui traite de plusieurs sujets intéressants et n’est pas uniquement concentré sur le printemps arabe. C’est ce qui en fait sa première originalité. Ce film documentaire montre une réalité, un fait réel et marque sa différence par rapport aux autres documentaires par le fait que personne, scientifique, historien, ne commente le sujet comme c'est, en général le cas. Mohamed Siam a donc réalisé une prouesse en faisant confiance au hasard durant plusieurs années, ce qui est en soi assez contraignant puisqu'il ne savait nullement ce qui puvait se passer . C’est assez impressionnant de savoir cela et l’on en apprécie d’autant plus le film.
Ainsi, ce documentaire parle du printemps arabe et des difficultés des révolutionnaires et se concentre sur une jeune fille, Amal, que l’on suit de ses quinze ans jusqu’à ses vingt ans. On la voit changer, s’améliorer, elle est un peu bloquée dans ses idées au début, mais au fil du temps, elle discute et argumente et ses idées finales divergent des premières. C’est assez intéressant, et nous, qui sommes finalement européano centrés, découvrons un nouvel horizon et des événements qui nous sont extérieurs, parce que trop lointains ou peu abordés dans nos discussions. Egalement, ce documentaire aborde le sujet des femmes dans la société, et notamment en Egypte. Les femmes ont des places peu avantageuses, il est inhabituel de voir des femmes dans les révoltes. Amal est une jeune fille rebelle, qui se refuse à porter le voile, elle est présente dans les manifestations mais est vues par ses camarades comme un garçon manqué, ses cheveux sont courts, du fait de violences subies, elle ne s’accepte pas telle qu’elle est. On peut considérer qu’elle a réfléchi sur les événements, elle a muri, d’ailleurs. Au fil des années de tournage, on le sent nettement, elle se pense plus femme. Elle a été changée par les événements et la société. Elle prend conscience que la révolution d’une seule personne n’est pas utile, la révolte est plus complexe.
Amal évolue tout de même dans une certaine liberté, on le devine. Sa mère est juge, et son père lui a dit, peu de temps avant de mourir, « un jour, il y aura une révolution en Egypte, fais ce qu’il te plaît et n’ai pas peur ». On sent ainsi qu’elle est autorisée à faire cette révolution. Un autre foyer, plus démuni, moins ouvert, ne lui aurait pas forcément permis ses actes.
Ce film est d’autant plus différent des autres documentaires qu’il présente des vidéos d' Amal enfant, et présente sa famille, la relation qu’elle a avec ses parents et notamment avec son père, avec lequel elle entretient des liens très fort, jusqu’à sa mort, et elle est ensuite en manque de présence maternelle ; ses idées divergent en effet de celles de sa mère, elle est un peu tendue face à cette dernière mais se rapproche d'elle vers la fin du film.
Le cadrage est correct, il est mouvant parfois, il reprend par ses mouvements l’action. On a tout de même quelques discussions entre Amal et sa mère, ou une personne complètement extérieure.
On s’attache facilement au personnage d’Amal, et le film est fait de telle sorte que l’on réfléchit nous aussi aux options qui s’offrent à Amal, à ses idées politiques, avec lesquelles on n’est pas forcément d’accord. Elle a profondément muri entre le début du film et la fin. En effet, au départ, elle haïssait les forces de l’ordre, qui lui avaient fait subir bien des choses, lors des révoltes populaires, mais elle finit par vouloir les intégrer puisque, elle nous le dit, elle veut « changer les choses de l’intérieur ».
Ce film est donc passionnant, si tant est que l’on apprécie les documentaires et offre une ouverture hors de notre monde européen. C’est assez exaltant de penser que Mohamed Siam est parvenu à créer un film basé sur le hasard le plus complet. Je pense que c’est un véritable tour de force. Ce film permet de nous documenter, c’est le cas de le dire, sur la situation égyptienne, ceux qui se battent pour changer la situation. On comprend encore mieux, que quoique dans nos pays, nous soyons relativement en temps calme, avec une liberté assez conséquente, il y a encore, à nos jours, grand nombre de pays qui sont dirigés par la corruption, où les idées du peuple ne sont pas représentées au pouvoir. Ce n’est pas forcément un film à voir si l’on n’apprécie pas les documentaires, mais il extrêmement instructif et passionnant. Je l’ai beaucoup aimé et le conseillerai sans doute.

Jeanne Febvay, Littérature et Société (secondes), Lycée Georges Colomb, Lure
2019/05/05 19:15 #2018-amal-58
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Amal, un documentaire instructif

« Amal » est un film réalisé par l’Égyptien Mohamed Siam, tourné dans son pays. Ce documentaire d’une durée de 1h23 est sorti le 20 février 2019. Il n’a pas pu être diffusé en Égypte car cela dévoile des informations vraies, ce qui pourrait déranger le gouvernement du pays.
Pendant six ans, le réalisateur a suivi la vie quotidienne d’Amal pour produire « un récit de vie intense ». Elle a été filmée quand elle avait entre 15 et 21 ans. Il a aussi suivi la situation gouvernementale de l’Égypte, les élections, le choix entre le régime religieux dirigé par les frères musulmans, ou le régime militaire, dirigé par le général Ahmed Chafik.
Ce film a été récompensé à quatre reprises au cours de l’année 2018 :
- Premièrement, « Amal » a reçu le « Prix étudiant de la première œuvre » lors du Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier (France).
- Ensuite, au Festival International de Documentaire à Agadir (Maroc) il a gagné le « Prix des droits humains ».
- Le « Prix du jeune public » lui a été remis pendant le Sheffield Doc/Fest à Sheffield (Royaume-Uni).
- Et pour finir, il a été récompensé lors de la Journées cinématographiques de Carthage (Tunisie) du « Tanit d’Or du meilleur documentaire ».

Pendant le film, on remarque qu’il y a beaucoup de différences avec nos droits français. Notamment, on comprend clairement le message que veut faire passer Mohamed Siam, lors de la discussion entre Amal et son ami. Il ne veut pas qu’Amal aille faire les manifestations avec lui car il affirme que c’est trop dangereux pour elle. Le seul argument qu’il lui donne est qu’elle est une femme. Toutes ces situations du même genre ne devraient pas avoir lieu car nous sommes tous des êtres humains. Nous ne devons pas faire attention au sexe des personnes mais juste à leurs capacités, et surtout à leur envie de faire ou de ne pas faire les actes. Nous devons écouter les personnes et ne pas prendre de décision à leur place.
Amal se comporte comme un garçon pendant environ deux ou trois ans, ensuite, d’année en année, son comportement change et devient un peu plus féminin. Dans les premières années, elle se fait appeler par plusieurs garçons « garçon manqué ». Sur l’affiche du film, son tee-shirt nous montre très bien sa masculinité. D’autant plus, peu de filles portent des tee-shirts Superman, la majorité en portant sont des garçons.
Sans avoir vu le film, l’affiche nous montre qu’il a été tourné en Égypte et qu’il en parle : on y voit des pyramides, quelques constructions et le désert en arrière-plan. Derrière Amal il y a une émeute de personnes qui jettent des cailloux ou des objets autres. On voit aussi les forces de l’ordre ainsi qu’un drapeau égyptien et plusieurs banderoles. Cela signifie qu’il y a une révolte et un besoin de changement dans la population égyptienne. Enfin, au premier plan on observe quelques personnes discutant tranquillement, qui passent de bons moments, qui sont heureuses de vivre, ...
Quand on regarde le film, le temps nous parait long alors que le documentaire dure seulement 1h23. De plus, les flashbacks durent trop longtemps par rapport aux actions que fait Amal dans sa vie courante. On ne réussit pas à se mettre dans l’ambiance du film parce qu’il n’y a pas d’événements autres que les manifestations, qui sont venus nous prendre ou nous captiver. Malgré tout cela, le documentaire est très intéressant car on apprend beaucoup sur l’Égypte, sur son gouvernement, sur les droits de l’Homme qui ne sont pas très respectés par rapport à ceux que l’on a en France, …
Ce film est conseillé pour les personnes qui sont intéressées par la révolution ou par les mouvements politiques de l’Égypte, mais aussi par ce type de documentaire très spécial.

Florent NOEL 2DEM
2019/05/05 19:17 #2018-amal-59
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble
Amal, un documentaire instructif

« Amal » est un film réalisé par l’Égyptien Mohamed Siam, tourné dans son pays. Ce documentaire d’une durée de 1h23 est sorti le 20 février 2019. Il n’a pas pu être diffusé en Égypte car cela dévoile des informations vraies, ce qui pourrait déranger le gouvernement du pays.
Pendant six ans, le réalisateur a suivi la vie quotidienne d’Amal pour produire « un récit de vie intense ». Elle a été filmée quand elle avait entre 15 et 21 ans. Il a aussi suivi la situation gouvernementale de l’Égypte, les élections, le choix entre le régime religieux dirigé par les frères musulmans, ou le régime militaire, dirigé par le général Ahmed Chafik.
Ce film a été récompensé à quatre reprises au cours de l’année 2018 :
- Premièrement, « Amal » a reçu le « Prix étudiant de la première œuvre » lors du Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier (France).
- Ensuite, au Festival International de Documentaire à Agadir (Maroc) il a gagné le « Prix des droits humains ».
- Le « Prix du jeune public » lui a été remis pendant le Sheffield Doc/Fest à Sheffield (Royaume-Uni).
- Et pour finir, il a été récompensé lors de la Journées cinématographiques de Carthage (Tunisie) du « Tanit d’Or du meilleur documentaire ».

Pendant le film, on remarque qu’il y a beaucoup de différences avec nos droits français. Notamment, on comprend clairement le message que veut faire passer Mohamed Siam, lors de la discussion entre Amal et son ami. Il ne veut pas qu’Amal aille faire les manifestations avec lui car il affirme que c’est trop dangereux pour elle. Le seul argument qu’il lui donne est qu’elle est une femme. Toutes ces situations du même genre ne devraient pas avoir lieu car nous sommes tous des êtres humains. Nous ne devons pas faire attention au sexe des personnes mais juste à leurs capacités, et surtout à leur envie de faire ou de ne pas faire les actes. Nous devons écouter les personnes et ne pas prendre de décision à leur place.

Sans avoir vu le film, l’affiche nous montre qu’il a été tourné en Égypte et qu’il en parle : on y voit des pyramides, quelques constructions et le désert en arrière-plan. Derrière Amal il y a une émeute de personnes qui jettent des cailloux ou des objets autres. On voit aussi les forces de l’ordre ainsi qu’un drapeau égyptien et plusieurs banderoles. Cela signifie qu’il y a une révolte et un besoin de changement dans la population égyptienne. Enfin, au premier plan on observe quelques personnes discutant tranquillement, qui passent de bons moments, qui sont heureuses de vivre, ...
Quand on regarde le film, le temps nous parait long alors que le documentaire dure seulement 1h23. De plus, les flashbacks durent trop longtemps par rapport aux actions que fait Amal dans sa vie courante. On ne réussit pas à se mettre dans l’ambiance du film parce qu’il n’y a pas d’événements autres que les manifestations, qui sont venus nous prendre ou nous captiver. Malgré tout cela, le documentaire est très intéressant car on apprend beaucoup sur l’Égypte, sur son gouvernement, sur les droits de l’Homme qui ne sont pas très respectés par rapport à ceux que l’on a en France, …
Ce film est conseillé pour les personnes qui sont intéressées par la révolution ou par les mouvements politiques de l’Égypte, mais aussi par ce type de documentaire très spécial.

Florent NOEL 2DEM
2019/05/05 19:19 #2018-amal-60
Lycée Ambroise Croizat, Moûtiers, académie de Grenoble


Amal, un film intéressant mais ennuyant !

Amal est un film-documentaire égyptien sorti en 2017. Ce film a été réalisé par Mohammed Siam. Il a choisi de suivre une adolescente se nommant Amal durant six ans.

C'est un film réalisé sans acteurs puisque Mohammed Siam a filmé la véritable vie d'une fille égyptienne. Il l'a filmée de ses 14 ans à ses 20 ans. Beaucoup des plans sont tournés en caméra cachée.

Tout d'abord, Amal est un film intéressant car il nous permet de réaliser ce qu'il se passe en Égypte du point de vue politique. Beaucoup de personnes choisissent de se révolter car elles en ont assez de leur dirigeant politique qui, on peut le supposer, est un tyran. On peut ressentir de l’empathie pour les révolutionnaires. Ils sont maltraités par les policiers et les militaires, on partage leur impuissance et on souffre pour eux à travers divers plans du film tournés en caméra cachée. Ce documentaire nous fait éprouver une grande haine contre les militaires de ce pays qui n'ont aucune pitié. La scène où l'on voit Amal se faire traîner par les cheveux et se faire battre par les militaires est très brutale et reflète bien cette violence.

Ensuite, ce film est ennuyant à cause des multiples gros plans, cadrant Amal ou ses proches, choisis par le réalisateur mais en contrepartie il ne dure que 1h23 ce qui est franchement correct et permet que le film soit regardable. Les plans sont longs et un grand laps de temps sépare deux plans. Cet aspect est dommage car c'est à cause de cela qu'on a du mal à accrocher au film. De plus il nous est impossible de nous identifier aux personnages car ils ne nous ressemblent pas du tout, n'ont pas les mêmes types de problèmes, les mêmes mentalités,...

Puis, on peut noter que l'histoire est intéressante. Certes elle comporte peu de rebondissements, ce qui est normal puisque c'est un film-documentaire racontant une histoire de vie. Mais, de notre point de vue, ce n'est pas étonnant que le réalisateur ait choisi cette fille là pour son film et pas une autre, car elle se démarque fortement de par son courage, son intelligence et son caractère. C'est une personne qui attire l'attention, car elle réfléchit beaucoup sur tout ce qui l'entoure. En plus d'être courageuse et un peu « brute », elle est attentionnée car elle aimait son père : le réalisateur nous montre qu'elle continue de s'habiller en noir chaque année pour l’anniversaire de sa mort.

Ce film nous fait également prendre conscience que l’Égypte n'est pas du tout comme on peut l'imaginer. Pour nous l'Egypte était avant tout la mer, les dattiers, le Nil, les Pyramides, le Sphinx, ...Mais ce film nous permet de réaliser à quel point on se trompe car l’Égypte est un pays où les habitants sont pauvres, ne sont pas écoutés et où ils ont peu de liberté. On réalise donc la chance que l'on a de vivre dans un pays occidental où la démocratie est présente et où le pouvoir est réparti sur plusieurs personnes.

Pour continuer nous aimerions rebondir sur le fait que certains plans étaient filmés en caméra cachée. Ce point nous empêchait encore plus d'accrocher au film puisque l'image était de mauvaise qualité. En effet, la bande annonce ne montrait pas trop cela et nous sommes donc désagréablement surpris pendant le visionnage du film. En outre, la bande annonce laissait imaginer un film avec des rebondissements et des plans intéressants, le problème est que cela ne représente qu'une minorité sur le film global et encore une fois c'est une mauvaise surprise.
Ce film et ce genre de film n'est malheureusement pas à notre goût mais n'hésitez pas à aller le voir car vos avis seront certainement très différents ! Néanmoins nous conseillons ce film à toutes les personnes un peu soucieuses des conditions de vies dans les pays arabes et à toutes les personnes curieuses. Mais nous le déconseillons fortement aux enfants, adolescents et adultes peu ouverts d’esprit.

Eliott Robin Saje, 2DEM
2019/05/05 23:18 #2018-amal-61
Lycée Lacassagne, Lyon, académie de Lyon
Amal, réalisé par Mohamed Siam est un documentaire relatant le combat quotidien d’une femme en Egypte. Mohamed Siam est un réalisateur et producteur égyptien, vivant en France. Il est l’auteur de quatre films, Traces (2017) sur le Liban d’après la guerre, Force majeure (2016), primé aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC) de Tunis, Derniers jours de la ville (2015). Son dernier film, Amal (2018), a eu le Tanit d’Or du documentaire également aux JCC. De ses quatorze à ses vingt ans, Amal, une adolescente cachée sous une capuche sombre avec ses cheveux sauvagement attachés, a été filmée pendant et après les manifestations de la place Tahrir au Caire. Elle a été élevée seule par sa mère car son père, policier, a été tué pour la Révolution. Elle est un personnage féminin atypique qui refuse l’ordre établi, qui essaie de grandir dans un climat politique agité (départ de Moubarak, élection du représentant des Frères musulmans, Mohammed Morsi en 2012 et du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi en 2014). C’est l’histoire d’une adolescente qui se cherche, qui doit renoncer à la liberté, qui doit s’assujettir face à ses hommes qui n’ont que leurs poings pour s’insurger.
Tout d’abord, l’intérêt du film selon moi tient dans l’évocation de la question du genre. Au début du film, Amal est une jeune fille qui casse les codes de la féminité (sans doute à cause de l’urgence de la lutte). Elle répond à un modèle plutôt masculin. En effet, force est de constater qu’elle voue une admiration sans faille pour son père décédé. Les cassettes de son enfance retransmises à l’écran ont été filmées par son père et elle finira par vouloir être policière après son géniteur. Son caractère téméraire et ambitieux vient de ce que lui a dit son père : « fais ce que tu veux et n’aie pas peur ». De plus, tous les privilèges masculins, Amal se les approprie. Elle souffle les bougies des autres, tient tête aux policiers lors des manifestations et à sa mère, fume, s’octroie le privilège d’être vulgaire et surtout le privilège de parler politique et de vote avec les adultes. « Je devais être un homme. Si être une femme veut seulement dire avoir peur et s’inquiéter de ce les gens pensent, alors à quoi bon ? » demande-t-elle. Elle brouille son identité de genre, s’habille comme un garçon, se coupe même les cheveux, ne se maquille pas. Elle veut que ses amis la considèrent comme un garçon… comme leur égal tout compte fait. Elle joue d’ailleurs avec son androgynie. Elle pleure, ce qui répond donc au caractère sensible et fragile de la femme, pour mieux convaincre les garçons qui l’entourent de faire ce qu’elle veut (lorsqu’elle veut rester dans les rues la nuit mais qu’il est tard « pour une fille » selon ses amis). Au fil du film, « la féminité » plus traditionnelle d’Amal reprend du terrain. En effet, elle se trouve un petit copain, tourne son regard davantage vers l’intérieur (la famille, la maison, les études, « faire bouger les choses de l’intérieur » dit-elle) que vers l’extérieur (la rue, les manifestations). Elle commence à se maquiller, à porter des vêtements près du corps. Mais elle s’obstine toujours à déroger à ce qu’on attend d’elle. Elle veut mettre des pantalons, faire des études longues, intégrer la police (métier dans l’imaginaire collectif plutôt masculin) et faire de la course à pied (encore une fois un sport très peu féminin selon les stéréotypes).
De plus, ce documentaire tout comme le portrait qu’il construit n’est pas classique. Le contenu est très varié dans la mesure où il regorge d’images d’archives, de vidéos amateur tournées dans l’enfance de Amal, etc. Les raccords de gestes et d’objets entre les archives et le présent sont troublants (lorsque Amal enlace sa mère à 6 et 14 ans notamment). Parfois on ne sait pas vraiment si l’on a affaire à une fiction ou à la réalité. Aussi, l’image peut être très explosive, renversante, peu stable mais révèle bien la vision d’Amal face aux évènements qui lui font face. Comme si la caméra avait été posée sur une épaule, le film nous embarque sans artifice et sans autorisation surtout, le tournage ayant été clandestin puisque le sujet était jugé trop politique. Les gestes et les mots d’Amal apparaissent donc de plus en plus méfiants à mesure que les années passent.
A la fin du film, Amal, celle qui était la plus révoltée d’entre tous, semble s’être fatiguée et habituée au goût de la désillusion. Trop gracile pour porter toute seule le destin du monde, elle s’apprête à devenir maman. « Mon nom est Amal, et ça veut dire espoir » dit-elle. Ce documentaire vise à lutter avant tout contre la résignation et montre qu’une révolution démarre toujours « à l'intérieur » de celui qui la conduit, qu’importe son âge ou son sexe.

Camille CORAZZOL P2-ES
2019/05/06 09:08 #2018-amal-62
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
A quoi bon ?
L’histoire d’une jeune fille qui essaie de se trouver.

Amal est un film documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017 en Egypte.
Ce film nous présente la vie d’Amal, une jeune fille de quinze ans, qui vit en Egypte après la révolution égyptienne. Il commence par une scène où Amal court sur une piste d’athlétisme ; elle se dirige vers l’âge adulte. Cette scène se répète plusieurs fois et marque les années qui passent et la progression du pays. Pendant cinq ans, de 2012 à 2017, le réalisateur filme Amal dans une Egypte en pleine effervescence, livrant donc le portrait d’un pays en crise et d’une femme en devenir.
Adolescente révoltée, elle participe aux manifestations qui se produisent sur la place Tahrir. Pourtant, on apprend, quand elle en reparle avec sa mère, qu’étant plus jeune elle avait déjà participé à une manifestation et elle avait été victime de brutalités policières. En effet, un policier l’avait éloignée en lui tirant les cheveux ce qui fait que, la plupart du temps, elle garde sa capuche sur la tête. Cependant, elle ne renonce pas à se battre et garde espoir comme l’indique son nom.
Amal lutte contre ceux qui pensent que la femme doit se soumettre et obéir aux hommes. Elle s’oppose au port du voile puisqu’elle ne voit pas pourquoi les femmes devraient respecter cette règle concernant l’apparence alors que les hommes peuvent faire ce qu’ils veulent. Elle est aussi contre le fait que les femmes ne peuvent pas se rendre au stade. Elle affirme même que : « Si être une femme veut seulement dire avoir peur et renoncer à sa liberté alors à quoi bon ? »
Les vidéos, qui illustrent l’enfance heureuse d’une fillette espiègle, prises par son père rythment l’histoire. Elles apparaissent tout au long du film et représentent surtout les anniversaires d’Amal. Son père lui a transmis son esprit de résistance, de lutte, de liberté et sa confiance. Avant de mourir, il lui répétait : « Fais ce qu’il te plaît et n’aie jamais peur de rien. »
Un film très bien réalisé, puissant, et bouleversant.

Blandine de Contensson. 2nd. Lycée Bonaparte Autun
2019/05/06 12:04 #2018-amal-62-1
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
« Amal » est un film documentaire égyptien réalisé par Mohamed Siam. Il est sorti le 20 février 2019 en France.



Dès la première scène d'exposition, le spectateur est plongé dans la vie d'Amal âgée alors de 14 ans. Les paysages sont tout de suite sombres ce qui montre que son histoire va être triste et touchante. Amal participe à toutes les manifestations de la place Tahrir, même si c'est lors d'une révolte que son père, policier et son meilleur ami ont perdu la vie. C'est une fille courageuse avec une grande force de caractère qui n'hésite pas à répondre aux policiers et tenir tête à sa mère, quand elle le veut. Mais elle sait pourquoi elle le fait : elle veut avoir le droit à la liberté d'expression, elle est déterminée à vaincre la corruption du pouvoir en place depuis 30 ans.

Ce long métrage suit donc la vie d'Amal jusqu’à ses 20 ans sous forme de documentaire mais aussi avec des vidéos que son père avait l'habitude de réaliser à chacun de ses anniversaires.



Ce documentaire est intéressant à plus d'un titre.En effet le réalisateur a pris des risques pour suivre la jeune femme pendant près de 5 ans. Il a filmé clandestinement de violentes manifestations, notamment en 2012. Il dénonce également la violence des policiers envers son peuple. Ces images sont d'autant plus choquantes que ces faits se sont réellement passés ; on voit d'ailleurs Amal à seulement 14 ans se faire maltraiter par des policiers. Elle se fait tirer les cheveux, jeter et même traîner sur le sol, comme un animal. Le travail de Mohamed Siam est donc remarquable par sa durée et son courage.



« Amal » fait découvrir la pauvreté d'un pays à travers des images poétiques centrées sur la ville. C'est une Égypte en guerre et déstabilisée politiquement, le peuple se révolte contre le gouvernement. Après la démission de Hosni Moubarak, un conflit éclate entre 2 parties : Les Frères Musulmans contre l'armée égyptienne. Amal a le courage de demander leur avis politique aux personnes qu'elle croise dans le rue afin de leur faire prendre conscience du risque encouru pour l'avenir de leur pays. Les Frères Musulmans remportent l'élection après un deuxième tour, en effet plus de 90 % de la population égyptienne est musulmane ce qui peut expliquer la décision du peuple.



L'histoire d'Amal est touchante. Il y a une relation très fusionnelle entre Amal et son père, qui meurt suite à des manifestations alors qu'Amal a seulement 10 ans. La manière dont il la filme montre bien son amour et la bienveillance qu'il a pour elle.

Néanmoins, Amal fait preuve d'une certaine autorité envers sa mère. Bien que celle-ci est juge, c'est sa fille qui lui dit pour quel candidat elle doit voter.

Amal perd aussi son meilleur ami au « massacre du stade du port Saïd », qui a d'ailleurs causé la mort de plus de 75 personnes : cela n'empêchera pas la jeune femme de continuer de se battre pour son pays, cela renforcera même sa détermination.



A l'âge de 17 ans, elle commence a fréquenter un homme et devient plus féminine : elle qui avait l'habitude de se couper les cheveux et de s'habiller en survêtement ; elle se laisse pousser les cheveux, se maquille et s'habille comme une femme. En fait, on apprend que c'est son copain qui l'y oblige.En effet, ce jeune homme fait preuve d' une certaine autorité avec elle.

Ce documentaire dénonce ainsi l'oppression des femmes par les hommes dans ce pays : ce phénomène est lié à la religion musulmane.



Cependant, ce documentaire est assez difficile à comprendre quand ne connaît pas la crise politique de ce pays. On peut trouver ce documentaire un peu longuet à cause de son rythme lent.



Mais cette jeune femme est animée d'espoir, d'où son prénom (Amal signifie « espoir » en arabe) : le destin si singulier d'Amal nous a bouleversé.



Nathan Delaye, Louise Grassin et Lisa Richard
2019/05/06 15:34 #2018-amal-63
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Nous allons suivre le quotidien de cette fille et nous allons la voir grandir. Mais il y a un problème : Nous avons l’impression que ce n’est pas un documentaire. Cela est dû aux plans, qui certes, sont beaux et travaillés, et de la réalisation, qui nous laisse douter. On peut se demander si parfois ce n’est pas romancé ou voire scénarisé . Cela nous fait sortir de la réalité, on peut ressentir l’effet d’une fiction.
Le film nous propose quand même des idées intéressantes. Comme des flashbacks sur les anniversaires d ‘Amal, ce qui nous montre son caractère mais cela renforce encore plus cet aspect « fiction » énoncé juste avant. On dirait que le film essaye de faire aimer Amal comme si c’était une héroïne, ce qui est profondément dérangeant.
Le film souffre également de nombreuses longueurs et de moments vides.
De plus, on peut avoir des doutes sur la situation politique du pays quand on est un néophyte, car nous n’avons pas d’explications précises.
Et nous ne savons pas si le film veut nous placer dans un camp idéologique, nous faire réfléchir et nous faire passer un message.
On peut par contre par reprocher la réalisation et la photographie qui sont particulièrement soignées, notamment dans ses scènes de manifestations de nuits qui jouent avec le contraste de l’obscurité nocturne, les gyrophares de la police et les feux et autres fumigènes colorés des manifestants.
Arsène Kuentz
2019/05/06 18:58 #2018-amal-64
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Lettre d’Amal aux Égyptiens.


"Mon peuple,



En 1997, moi, Amal, je suis venue au monde sans savoir ce qui m’attendait ici. Fille unique, en grandissant, mon père m’a appris à défendre mes droits. Il est malheureusement mort avant la révolution. Suite à cela, je me suis dit : « Faut que tu fonces dans le tas, quitte à prendre des coups ». À mes quinze ans, j’ai assisté à ma première manifestation pour défendre mon pays, pour être dans un pays sans dictature. Ce combat m’a amenée à perdre mon premier amour et des amis. Parce que je suis une femme, je me suis fait frappée et cracher dessus.

Je demande pardon, désolée à vous, mon peuple, de ne pas avoir pu contribuer à un pays sans dictature. Désolée : ma mère a voté pour eux.



Amal."



Zaou Maolida, Ewan Sevellec, 204 du lycée Le Mans Sud

2019/05/06 19:01 #2018-amal-65
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Lettre d’Amal à son père.


« Mon cher père,


Aujourd’hui, j’ai pu découvrir pour la première fois le film de Mohamed Siam, qui a suivi mon quotidien durant six années. Le film montre que j’ai voulu me battre pour notre liberté. D’après moi, les femmes devraient être égales aux hommes.
Mais la révolution a raté. Le pouvoir reste une dictature malgré le combat de nous tous. Le film a donc été censuré en Egypte, et Mohamed Siam n’est pas revenu dans notre pays, en partie pour protéger notre famille.
Maman n’a pas toujours compris mes choix. Je me sentais délaissée et c’est à la fin de la révolution que j’ai fait connaissance de Moubarak, mon petit ami. Il me laisse un minimum de liberté, je continue à fumer malgré son désaccord !
Au début de mon adolescence, lorsque tu étais encore parmi nous, j’avais l’ambition de devenir pharmacienne. Mais j’ai mis de côté mes études pour me battre. J’ai donc décidé qu’après mon examen, j’irai en fac de droit, afin, peut-être, de rentrer dans la police.
Il y a six ans, mon seul objectif était de me battre pour ma liberté. Pendant ces années, j’ai gagné en maturité. J’ai accepté la femme que je devais être. J’ai donc fini par porter le voile.
Mon petit ami et moi avons mis au monde un petit garçon. J’aurais tellement aimé que tu le rencontres. Tu me manques terriblement.

Je t’aime papa.


Amal. »


Tesse Ménard et Deryana Labonne, 204 du lycée Le Mans Sud
2019/05/06 19:03 #2018-amal-66
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
« Bonjour papa,

Ça fait un moment que je ne t’ai pas parlé. Depuis que tu nous as quittés, beaucoup de choses ont changé en Égypte. Il y a eu une révolution dans tout le pays. C’était le chaos !
Peu de temps après ta disparition, j’ai été filmée pendant six ans dans mon quotidien, pour un film documentaire. Il se déroulait pendant la crise dans le pays, avec la révolution et les élections.
Ce documentaire révélait vraiment mon identité et ma personnalité. J’étais filmée partout ! En train de manifester, de parler avec maman, dans les rues … Il n’y a plus de liberté : on ne peut plus s’exprimer ni manifester. Ceux qui le font sont frappés, roués de coups par les militaires. Le peuple égyptien est uni, mais peine à avancer malheureusement.
Dans ce documentaire, il y a de l’originalité, comme le fait qu’il n’y ait pas de voix off. On a intégré au film les moments où tu me filmais pendant mon enfance. Je te remercie d’avoir filmé ces moments importants.
J’ai eu aussi beaucoup d’émotions en revoyant les moments où le peuple chantait les chants révolutionnaires. Le film a été censuré en Égypte, c’est dommage, mais ça me permet de garder ici mon anonymat. Le réalisateur, Mohamed Siam, n’a pas pu revenir dans notre pays, par peur d’être menacé et arrêté par les autorités.
J’ai été très émue et fière de m’être engagée à participer à ce documentaire et d’avoir manifesté, même si tout le monde a abandonné… La révolution est donc manquée…
Je m’oriente vers des études de droit désormais. J’attends un enfant pour bientôt. Je pense fort à toi, je t’aime. À très bientôt.

Amal. »



Ruben Ribeiro et Julien Leblond, 204 du lycée Le Mans Sud.
2019/05/07 08:22 #2018-amal-67
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Amal est un reportage sur l'histoire d'une fille au même nom, qui se bat pour la liberté de son pays, l’Égypte, en participant à la révolution.


Ce long métrage à été réalisé clandestinement par Mohamed Siam qui a suivi pendant plusieurs années Amal. Ce dernier a passé six ans à suivre et filmer Amal, tout en camouflant la caméra.



Ce film est composé de différents plans et beaucoup de flash-backs. En effet, tout au long du documentaire, des vidéos filmées par la père d'Amal sont présentées. Elles permettent de constater un avant/après de la révolution égyptienne. Petite, Alma était joyeuse, heureuse et complice avec son père. Son caractère était déjà affirmé dès son plus jeune âge. Le fait d'avoir utilisé des images réelles pour ce documentaire est intéressant car il plonge les spectateurs dans son histoire. Malheureusement, certains plans et scènes sont longs, sans musique et sans aucune action. Même si cela est fait pour intensifier les moments douloureux, on « décroche » par moment.

Que l'on soit une fille ou un garçon,Amal "le garçon manqué", nous montre que la révolution est possible. C'est un documentaire qui donne envie de se révolter. Étant une jeune fille, elle donne tout ce qu'elle a pour montrer son avis et se faire respecter. La morale de ce film est de toujours se battre et ne jamais baisser les bras pour atteindre ses objectifs.



Également, ce reportage reflète la vie du réalisateur car lui aussi perd son père tôt. Avec ces images, il établit une connexion entre Amal et lui même pour montrer qu'ils se ressemblent et qu'ils ont plus ou moins vécu la même chose. Mohamed Siam se voit en elle, et tourne ce documentaire comme pour faire un parallèle. Aussi, il reprend le rôle du père d'Amal en la filmant comme le faisait ce dernier, ce qui donne une évolution dans le temps : toujours une caméra mais pas le même homme. Un autre parallèle est donc encore imaginé.



Enfin, avec les années qui passent, Amal grandit mentalement et devient une femme qui affronte ses peurs et se bat pour ses choix. Elle se battra toute sa vie avec énormément de courage et racontera sûrement son histoire à son enfant.



Lou Cogez, Grégoire Morat et Lucas Roche
2019/06/17 23:01 #2018-amal-68
Lycée PRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
« A travers Amal, c’est la jeunesse égyptienne que j’ai voulu raconter » explique Mohamed Siam, son réalisateur. Son documentaire est centré sur une jeune fille au caractère bien trempé, Amal (Espoir en arabe, cela ne s’invente pas !) dont les mésaventures lui ont rappelé sa propre histoire personnelle. Elle est fille de policier, comme lui, elle a perdu ce papa vénéré, comme lui et elle aspire à la liberté, en tant que femme et citoyenne égyptienne comme beaucoup de partisans des printemps arabes. On suit donc de 2011 à 2017 l’évolution de cette Gavroche au féminin de 14 ans lors des affrontements place Tahrir au Caire, de cette adolescente rebelle qui aime en découdre, que cela soit face aux forces de l’ordre, face à sa mère ou son petit ami. La force de ce documentaire c’est de l’avoir suivi sur un temps long de 6 ans à un moment où l’on se façonne son identité. Cette expérience rappelle le Boyhood de Richard Linklater mais le film de Mohamed Siam possède la force réaliste du documentaire pris sur le vif parfois avec d’énormes risques, allant au plus près des évènements, des affrontements en cachant sa caméra miniature. « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans » écrivait Arthur Rimbaud en 1870 mais au 21ème siècle on est sommé de le devenir. Amal grandit, murit, se métamorphose mais grâce aux films amateurs familiaux qui ponctuent le documentaire, on comprend que cette énergie et cette assurance sont profondes, innées et se renforcent au contact des révoltés de la place Tahrir au Caire. Amal est un film en mouvement comme son personnage qui court à perdre haleine sur cette piste d’athlétisme, le portrait d’une jeune fille qui se forge un destin sous le regard bienveillant d’un réalisateur qui va poursuivre l’aventure dans un prochain film où Amal est entrée comme son défunt père dans cette police honnie pour la bousculer de l’intérieur. Ce qui est beau dans ce film, c’est de sentir ce bouillonnement intime, cette détermination mêlée d’indécision. Bien sûr on peut être surpris à la fin de la voir suivre les pas de son père, d’être voilée et enceinte. Mais c’est oublier que le premier amour d’Amal est mort dans une émeute, qu’elle doit vivre dans un pays encore largement corrompu où la place des femmes n’est pas assurée. « On doit s'inquiéter pour Amal et pour sa génération » affirme Mohamed Siam qui touche avec un film qui mêle dans ce récit d’émancipation une histoire personnelle avec la grande Histoire. On la quitte en 2017 à 20 ans, l’âge de tous les possibles alors que l’ancien dictateur Hosni Moubarak est libéré. Amal se libéra-t-elle des influences culturelles et familiales ? On a hâte de suivre la suite des aventures de cette jeune fille opiniâtre, au regard ardent, tiraillée entre l’ancien et le nouveau monde.

La TGA1 du Lycée Professionnel MAGENTA (69)