It must be heaven

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Elia Suleiman

Avec : Elia Suleiman

Long-métrage : France

Genre : Comédie

Durée : 1h42

Année de production : 2019

Distributeur : Le Pacte

Synopsis

ES fuit la Palestine à la recherche d'une nouvelle terre d'accueil, avant de réaliser que son pays d'origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d'une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l'absurde. Aussi loin qu'il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.
Un conte burlesque explorant l'identité, la nationalité et l'appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir " chez soi ?"

Récompenses

  • Mention spéciale - Festival de Cannes 2019

A lire

Critiques de presse

A regarder

  • La carte postale de Elia Suleiman (EN ATTENTE)

Dossiers à télécharger

Critiques libres

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Commentaires

2020/01/23 20:12 #2019-it-must-be-heaven-1
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman en 2019 relatant l’histoire d’Elia Suleiman dans son propre rôle, qui fuit la Palestine à la recherche d’un nouveau foyer. De Paris à New York il observe les coutumes , les habitudes de chaque pays mais quelque chose le rattrape à chaque fois , son pays.

Si on pouvait qualifier It must be heaven , il ressemblerait à un OVNI ! Ce film est aussi intriguant que burlesque. Elia Suleiman a voulu retranscrire certaines actualités dans ce film tout en nous posant une question “peut-on se sentir chez soi ?” Question très intéressante car on peut s'identifier au personnage même s’ il ne prononce que deux phrases mais ces mots sont très importants car ils répondent à un simple « d'où viens-tu »? Et cela nous fait beaucoup réfléchir. On peut se dire ,est-ce que mon lieu de naissance me fait plus sentir chez moi que nulle part ailleurs ? et tout ça accompagné d’un humour assez burlesque entre les rues de Paris ou les passants sont très superficiels et New York où les passants sont armés jusqu’aux dents. Ce sont des critiques sur le vie de tous les jours .
Côté technique le film prend des directions très spéciales, c’est à dire qu’il a très peu de musique ce qui laisse souvent des plans très contemplatifs sans un bruit où on sent l’observation qui est tout simplement maître de la situation et qui à une place très importante dans le film. Car Elia Suleiman ne fait qu’observe,r il est rare qu’il interagisse. Le montage est assez brut mais on comprend pourquoi ce montage est assez subliminal car il veut montrer les plans et faire de l’humour burlesques, faire la critiques de certains pays.
Enfin de compte It must be heaven est un bon film. On comprend avec le recul que Elia Suleiman a voulu montré beaucoup d’aspect dans notre société donc je pense que It must be heaven est à voir mais son aspect reste très spécial puisque je pense qu’il faut prendre un certain recul pour comprendre toutes les thématiques du film.

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2020/02/02 15:47 #2019-it-must-be-heaven-2
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

It must be heaven : un film qui mélange réaliste et surréaliste


It must be heaven nous donne à la fois des nouvelles de Suleiman, et des nouvelles du monde, tel qu'il le voit, et rappelle à quel point son regard poétique, burlesque et politique nous est précieux.
Ce film fait partie du genre de la comédie, il dure 1h42 et est sorti en France le 4 décembre 2019.
Le réalisateur Elia Suleiman est un cinéaste palestinien, qui part à New-York en 1982 et y vit jusqu'en 1993 ou il y réalise de nombreux courts métrages. Puis il se lance dans son premier long métrage, Chronique d’une disparition (1998). Le film traite de l'identité palestinienne et obtient le Prix du Meilleur premier film à Venise.
Puis It Must Be Heaven, le nouveau long-métrage d’Elia Suleiman (quatre films en près de trente ans de carrière) a été sélectionné en Compétition officielle de la 72e édition du Festival de Cannes, et a reçu la Mention spéciale du Jury
La particularité de ce film est le double jeu du réalisateur qui est également acteur de son film qui retrace sa vie et sa vision du monde.
C’est l’histoire d’Elia, un cinéaste de Nazareth, qui va, vient, rêve, médite, observe la vie autour de lui. Sa recherche de financement pour un nouveau projet de film l’emmène à Paris, puis à New York, où d’autres gens vivent, à leur manière parfois étrange et sous surveillance armée.
C’est un conte burlesque explorant l'identité, la nationalité et l'appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir "chez soi "?
En effet cette histoire est très particulière et chacun peut se faire sa propre vision des choses qui l’entourent. Ce film nous montre comment des personnes de nationalités différentes perçoivent l’arrivée d’un étranger (ici palestinien) dans leur pays.

Les passages les plus marquants et surprenants dans ce film sont, la synchronisation parfaite et surréaliste de nombreux personnages, notamment des policiers à Paris qui mesurent la terrasse d’un bar et les agents à New York qui essayent d’attraper un ange dans un parc. Relevant du comique, ces scènes font penser à une sorte de chorégraphie ridicule à laquelle s’adonnent les policiers.
Ce film nous plonge dans différents univers très variés, c’est un véritable voyage entre la Palestine, la France et New York. A chacune de ses escales, le réalisateur nous montre sa propre représentation du pays. Notamment la France qu’il caractérise comme capitale de la mode mais il critique également ce pays en mettant un point d’honneur sur l’alcool avec la présence d’un plan fixe sur une quantité astronomique de bouteille dans les rues. Puis il critique aussi New York notamment sur sa facilité à se procurer des armes. Pour montrer cet aspect négatif, il représente tous les personnages présents dans la ville avec de nombreuses armes en main. Il nous montre aussi que les Américains n’ont peur de rien, pour cela il crée une ambiance de peur avec de nombreuses personnes portant des costumes terrifiants (Halloween). Il critique également la justice avec les scènes des policiers qui semblent inactifs voire inefficaces. Le but de tout cela étant de mettre un point d’honneur sur les bons et les mauvais côtés de pays étrangers. Puis, pour nous plonger dans la Palestine, il utilise une musique extradiégétique typique de son pays ce qui nous permet d’être intégré dans un univers qui nous est inconnu.
It must be heaven nous sort de notre confort. En effet, il ne s’agit pas d’un film qu'on a tendance à aller voir en premier choix. Au départ le film ne nous inspirait pas, nous étions sceptiques, le dialogue était vraiment inexistant. Cependant, on peut constater une richesse esthétique au niveau des plans. Nous assistons à certains moments à des plans très symétriques et des surcadrages qui pourraient symboliser un quotidien très régulier et rasoir. Ses symétries ponctuelles installent un sentiment d’apaisement où tout est ordonné propre et structuré. Avec le recul, nous avons une image plus positive du film car il montre finalement que la violence qui peut se trouver dans son pays c’est à dire la Palestine se retrouve également en France avec les chars (de la parade du 14 juillet) et représente (toujours de manière exagérée) les armes que portent en toutes circonstances les New-yorkais.

Le titre du film It must be heaven ou en français C’est presque le paradis a toute une symbolique. En effet, il fait référence au fait que finalement la Palestine est peut être son véritable petit paradis puisqu’il décide d’y retourner.

Selon nous It must be heaven est un film assez monotone du fait de nombreux plans longs et fixes qui se répètent à plusieurs reprises dans le film. C’est également assez ennuyant du fait d’une faible présence de dialogue et de musique. Le mélange imprévisible du réaliste et surréaliste nous perd dans un océan mouvementé d’idées.

Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Elodie Crosetti, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:23 #2019-it-must-be-heaven-3
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman. Une comédie franco-canadienne parue en 2019 d’une durée d’1h37.

Elia Suleiman, né le 28 juillet 1960 à Nazareth en Israël est un réalisateur, scénariste et acteur chrétien arabe israélien. It must be heaven est son 4e long métrage où il joue son propre rôle en plus d’avoir écrit les scénarios.

It must be heaven raconte l’histoire de Suleiman, le réalisateur, qui fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil et un producteur pour son nouveau long métrage, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. Il va commencer à ne plus reconnaître la Palestine qu’il aime tant et va vouloir partir produire et réaliser son film ailleurs...

Son film est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2019 où il remporte une mention spéciale du jury et le Prix FIPRESCI.

Elia Suleiman revient 10 ans après son dernier film le temps qu’il reste dans lequel il racontait l’histoire de la Palestine à travers celle de sa famille, c’est un réalisateur très attaché à ses racines.

Elia Suleiman filme l’absurdité du monde.

Dans son nouveau long métrage, le cinéaste palestinien va de Nazareth à Paris et New York, et constate que “le monde entier s’est transformé en une sorte de Palestine”.

Le film se découpe en 3 parties (les 3 territoires qu’il visite) dont chacune pourrait être une histoire indépendante:

Il commence d’abord par nous présenter sa ville natale Nazareth où le danger est présent au quotidien (scène où un groupe de personnes court vers lui dont l’intention ne semble pas bienveillante illustre bien la violence et le danger)

Il filme Paris, le 14 juillet, les plans de Paris sont vides, la vision qu’il donne de Paris est représentée par la surprésence de la police (comme la séquence où les policiers surveillent la ville en overboard) mais transmet aussi une image d’une ville de luxe (comme la séquence où suleiman est assis dans un café parisien et voit un « défilé » de femmes habillées avec de la

haute couture). Mais aussi une ville relativement propre (les balayeurs municipaux vont jouer au golf avec leurs balais car ils n’ont plus rien à nettoyer dans cette ville).

Puis il continue son périple aux États Unis, à New York, il montre la surprésence des armes (lorsqu’il fait quelques courses dans un supermarché, tout le monde est doté d’une arme), il donne cette image d’américains obsédés par leur sécurité.

C’est aux États Unis où l’ange de la liberté, allégorie de la libération palestinienne, va apparaître avant de se faire arracher les ailes (signe la perte de cette liberté).

La France et les États Unis semble finalement plus en guerre que Nazareth.

Il parle des clichés des villes et des pays par le biais de l’humour.

D’après Télérama, chez Elia Suleiman, l’humour est non seulement une règle, mais aussi une arme.

Après avoir lu le synopsis, nous pensions aller voir un film dramatique.

Cependant nous avons été agréablement surpris, par cette comédie burlesque qui est basée sur l’humour et l’absurde mais également par sa légèreté. Cela nous a fait penser à un film muet car en effet il y a très peu de dialogues mais le message qu’il veut véhiculer est très bien compris par le spectateur. Les images suffisent.

A travers le regard innocent du personnage, Elia essaye de comprendre le monde actuel avec lequel il est en décalage.

Il se place en tant que spectateur de son film. Il observe ce monde qu’il ne comprend pas ce qui peut expliquer cette absence de dialogue. Le seul moment où il a un échange avec une personne c’est dans un taxi à New York pour parler de son pays et d’où il vient au chauffeur, complètement surpris de recevoir un Palestinien dans son taxi, sinon ce sont les autres qui interagissent avec lui.

Puis il va enfin comprendre que l’endroit où il se sent bien, où il se sent chez lui c’est son paradis, c’est la Palestine. Les plans panoramiques nous font comprendre sa vision des choses, son regard sur le monde, ainsi que les champs contre champs, les plans fixes et les plans poitrines relatant également le côté observateur et attentif du personnage.

C’est une véritable satire du monde actuel.

Le réalisateur va montrer la violence présente en Palestine sans jamais la filmer car le film est tourné principalement à Paris et à New York.

Ça nous fait comprendre que tout ce qui peut se passer en Palestine en lien avec la guerre peut très bien se produire en France ou à New York (par exemple lorsqu’il voit un tank dans les rues de Paris). Il ajoute aussi un regard satirique sur le monde du cinéma, un producteur joué par Vincent Maraval reproche au film qu’il propose de ne pas être assez palestinien alors qu’ une productrice américaine doit être rassurée sur le côté comique d’un film palestinien.

Les spectateurs comparent le cinéaste à Jacques Tati pour ce film dû à son côté burlesque. Tati qui « a incarné le renouveau du burlesque français », a réalisé des films avec l’absence de dialogue, Jacques Tati porte un soin méticuleux aux bandes-son tout comme Suleiman.

Plusieurs scènes nous ont interpellé comme celle où les parisiens sont assis sur des chaises dans le jardin du Palais Royal ou des tuileries. Ils marchent avec leur chaise sur le dos pour être sûr que personne ne leur vole leur confort et pourrait être prêt à « se battre » pour accéder à une chaise. Il délivre une critique sur l’égoïsme et l’individualisme des français.

Le titre « it must be heaven » nous montre qu’il n’est pas si facile d’être sûr d’avoir trouver son paradis terrestre.

A propos de son œuvre suleiman a dit « Mon espoir, c’est qu’à travers l’humour les gens oublient de quoi ça parle et ce que je suis en train de critiquer. Je veux d’abord qu’ils rient, et que plus tard, possiblement, ils se disent  : " Mais que sommes-nous en train de vivre  ?" ».

C’est un peu la sensation que nous a apportée le film, nous avons ri tout en oubliant le vrai but de son long métrage, ses dénonciations…

Cependant nous avons un avis mitigé sur l’absence des dialogues même si les images en effet parlent à la place du personnage. En revanche, ce côté silencieux ne nous a pas dérangé car il nous plonge directement dans les pensées du personnage.

Eon Eloïse Tchitchekian Elsa, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:32 #2019-it-must-be-heaven-4
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven (2019) 1h41 - Elia Suleiman

Après 10 ans d’absence le réalisateur, scénariste et acteur Elia Souleiman vient nous présenter son nouveau long métrage à la fois comique absurde et mélancolique intitulé It must be heaven. Il est important de préciser que Elia Souleiman est un chrétien arabe qui se considère comme palestinien malgré le fait qu’il détienne un passeport israélien et qu’il vive à Nazareth. On voit bien l’attachement de Souleiman à la Palestine, en 2002 il réalisa un film intitulé Invention divine traitant de la situation géopolitique en Palestine. Ici le titre It must be heaven (C’est forcément le paradis en français), fait encore référence à cette Palestine qu’il apprécie tant, en effet il est représentatif de la chronologie narrative du film où le réalisateur acteur de son propre film va se rendre dans divers pays afin de trouver un producteur souhaitant financer son projet, avant de retourner dans son pays d’origine qu’il apprécie tant la Palestine et ou comprends alors tout le sens du titre : Ce pays, son pays ne peut être que le paradis.

A travers cette comédie on nous dépeint la critique de 3 tableaux, 3 lieux différents : La Palestine, La France et New-York. On va découvrir tout au long du film au même titre que Elia Souleiman, les différences entre les pays et leur critique dressée via une agile poésie comique. L’histoire débute sur Souleiman qui ne se sent plus à l’aise dans son pays d’origine qu’est la Palestine, il a l’impression d’être en décalage avec cette société comme nous pouvons le voir notamment avec la scène revenant à plusieurs reprise du voisin qui vient lui voler les citrons de son citronnier dans son jardin ou encore plus généralement à cause des guerres ravageant les pays de cette région du monde. Un autre problème fait surface, Souleiman a besoin d’un producteur pour réaliser son projet de film comique, c’est pourquoi il va décider en premier lieu de se rendre en France. À son arrivée en France, c’est à sa plus grand surprise qu’il découvre une société tout aussi en décalage avec sa personnalité notamment lors de son arrivée le 14 juillet avec le défilé militaire venant lui rappeler le climat hostile de son pays d’origine ou encore plus généralement cette société française que l’on pourrait qualifier d’anxiogène et ultra-sociale avec l’omniprésence des policiers ou encore la scène du SAMU venant servir un repas à la carte à un sans abris dans les rues de Paris. Des préjugés font également surface notamment celui de la mode et des « Jolies filles » de Paris avec la longue scène où l’ on voit Souleiman assis à un bar observant les parisiennes marchant dans cette rue comme lors d’un défilé de mode. Malheureusement le producteur parisien ne fera pas suite à son projet de film, c’est pourquoi il décide de se rendre à New-York afin de rencontrer de nouveaux producteurs. À son arrivée c’est encore avec stupéfaction qu’il découvre une société atypique notamment avec le port d’arme qui est dénoncé, en effet tous les citoyens sont armés de façon visible lui rappelant encore une fois l’ambiance palestinienne, mais une fois de plus le film ne convient pas au producteurs étant jugé comme « pas assez palestinien ».

Ce long-métrage est en effet une comédie réussie, notamment grâce à son scénario subtil et comique, le réalisateur et acteur principal Elia Souleiman a su plaire pleinement au monde du cinéma de par son rôle de réalisateur mais également de part son rôle d’acteur, on peut notamment remarquer que tous les plans où il est présent sont des plans droits ou il se situe au milieu du cadre, pour mieux accentuer son aspect de spectateur au même titre que nous et afin de mieux se focaliser sur ses expressions du visage qui sont quant à elle très bien jouées tandis que lorsque le monde qui l’entoure est filmé, le cadre n’est jamais totalement droit pour montrer l’absurde. Un élément plaisant au niveau du scénario du film est en effet la quasi non présence de dialogues excepté lors de la scène du taxi. Souleiman ne parle jamais, il n’interagit pas avec ce monde qui l’entoure, il se contente d’observer. Un passage marquant pour nous est celui de la chambre à Paris ou Souleiman écrit son projet sur son ordinateur en compagnie d’un petit oiseau rentré par la fenêtre, l’oiseau va a plusieurs reprise vouloir s’approcher des mains de Souleiman occupées à écrire sur le clavier, tandis que Souleiman va l’éloigner. Ce mouvement machinal ,continu, de repousser cet oiseau déterminé a se rendre sur le clavier, peut être interprété comme une métaphore de l’écriture à la machine à écrire. Malgré plusieurs scènes venant donner du dynamisme au film comme la scène de l’aéroport que l’on pourrait qualifier de fantastique, parfois certaines scènes peuvent être un peu longues et donc ennuyeuses on pense notamment à la scène ou Souleiman rencontre des touristes chinois. On peut également noter la forte présence de l’alcool au niveau du film, il y a beaucoup de scènes se déroulants dans différents bars avec cet alcool revenant souvent. Enfin, à la fin, à son retour en Palestine lors de la scène de la boite de nuit, on peut lire une sorte d’espoir sur le visage de Souleiman, qui reprend confiance en cette Palestine qu’il ne reconnaît plus, ce qui conclut le film sur une note d’espérance comique.

En conclusion, It must be Heaven est un long métrage méritant amplement ses récompenses (Grand prix du festival de Cannes) Grâce à cette comédie absurde, le spectateur est constamment surpris tout au long du film, mêlant critique implicite des sociétés occidentales, ce long métrage a su manier avec subtilité le rire, nous recommandons.

Hublert Gwénaël, Giribaldi Louca, Achkouyan Meggy, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:35 #2019-it-must-be-heaven-5
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It Must Be Heaven est l’étrange dernier film de Elia Suleiman. Il lui a valu un de nombreux prix et il est évident que le jury de Cannes ne s'est pas trompé en décernant à It Must Be Heaven un prix spécial, car spécial c’est le mot décrivant le mieux ce magnifique long-métrage.
Dans celui-ci, le réalisateur se met lui même en scène, dans la peau d’un scénariste Palestinien qui part de Nazareth pour essayer de faire produire son dernier scénario. Au cours de son voyage, à Paris puis New York mais aussi dans sa ville d’origine, Nazareth, Elia Suleiman se place comme spectateur muet (c’est d’ailleurs ce silence qui donne au film son caractère si étonnant et poétique), comparable à Buster Keaton, qui observe tout au long du film une succession de saynètes.
Les saynètes semblent monter sa perception du monde et sa propre « réalité », pas toujours exacte (comme la police en overboard à Paris), avec des images hilarantes, absurdes ou caricaturales mais aussi parfois très politiques et par lesquelles il se permet de dénoncer les inégalités ou totales absurdités des sociétés qu’il observe (comme l’arrestation excessive d’une femen à New York). En effet on peut souligner la force des scènes pour dénoncer tout un système, que ce soit les institutions, la non-action ou l’omniprésence de la police, la culture ou encore les valeurs parfois insignifiantes de tout un pays.
Il nous laisse aussi observer les images magnifiques de la nature à Nazareth, de l’architecture d’espaces anormalement vides de Paris et de la modernité de New York.
Par le biais de ses yeux Elia Suleiman montre des scènes simples, aux images à couper le souffle, dont chaque plan, pratiquement toujours fixe et parfaitement symétrique, montre à quel point le film repose sur le langage cinématographique. Le spectateur vit alors, ces petits bouts de bonheur, au rythme des émotions qu’on peut lire sur le visage de Elia Suleiman derrière ses lunettes rondes, tantôt amusé, désabusé, surpris…
Mais ce sont toutes les absurdités relevées par Elia Suleiman et notamment les plus politiques constituent le fil rouge du film, accroché au thème du rapport à l’identité et de l'appartenance à une nation.
Ce film, burlesque, poétique, rafraîchissant, intelligent et subtil est, pour tous les amateurs d’absurdité de bonheurs simples à voir absolument.


Adèle Paris et César Sarno, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:48 #2019-it-must-be-heaven-6
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Après dix ans d’absence, Elia Souleiman signe son grand retour avec son 4ème long métrage nommé “ It Must Be Heaven “ sorti en salle en décembre 2019. Dans celui-ci , le réalisateur, Elia Suleiman, interprète son propre rôle devant la caméra, en se montrant comme un observateur à la fois lucide et silencieux. Il quitte sa ville natale “ Nazareth “ à la recherche de financements pour son prochain projet, une comédie sur la Palestine, auprès d’investisseurs parisiens et new-yorkais.

Face à la critique, It Must Be Heaven a été décrit comme un des chef d’œuvre du Cinéma. Présenté au Festival de Cannes 2019, il reçu la Mention spéciale du Jury. Elia Souleiman aurait sans doute mérité davantage que cette mention pour Cannes.
Il reçu également le Prix de la Critique Internationale et le Prix Lumières de la presse internationale 2020.

It Must Be Heaven est un film sur trois tableaux. Le premier montre une ville christique ou un prêtre en pleine procession, défonce la porte de son église, derrière laquelle se situe deux gardiens alcoolisés. Le deuxième à Paris, avec ses filles magnifiques qui sortent d’un magazine de mode, ses cafés philosophiques, ses rues, ses monuments. La police qui est omniprésente, jusqu'à même contrôler les terrasses des cafés. Ou encore à New York, avec l’évolution de la sécurité, de la méfiance des étrangers. Ces deux métropoles permettent de personnifier le monde oriental.

Par ce film, Elia Souleiman critique les sociétés actuelles avec une touche d’humour léger en utilisant un regard étranger qui se moque des manies des métropoles, de ses terres d'accueil qui se caricaturent elles-mêmes . L'exagération de la sécurité en France avec la police qui surveille chaque faits et gestes, l’utilisation abusive d’armes pour les États-Unis. . Un choix très important fait par le film est le silence du personnage, l’utilisation de son regard pour se faire comprendre. Cela le rend mystérieux, il soulève de nombreuses questions “ Qui est cette personne ? “, “ Quel est son but ? “. Au final, toutes ces questions trouvent des réponses au fur et mesure qu’on avance dans le film, c’est une manière judicieuse pour capter le spectateur.

It Must Be Heaven est un film d’une rare qualité, donnant un portrait satirique de la folie du monde actuel avec une touche délicate d’humour absurde. Elia Souleiman a su utiliser la poésie à la perfection pour nous faire repenser son inquiétude au sujet d’un monde dans lequel il tente de trouver sa place. It Must Be Heaven est un très bon film qui mérite plus de Prix qu’il en a reçu pour montrer le travail et la détermination d’un réalisateur extraordinaire, Elia Souleiman.

Benjamin Fayula, 1° Lycée Langevin
2020/02/13 18:32 #2019-it-must-be-heaven-7
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Spectateurs d’une caricature satirique de notre monde.
Elia Suleiman, réalisateur de ce long métrage y jouant son propre rôle, nous emmène en voyage à travers la Palestine, Paris et New York et nous fait constater, sans un seul mot de sa part, les travers de notre société. On suit donc l’homme dans son voyage commençant en Palestine, chez lui. L’endroit est d’abord critiqué sur sa criminalité, ou du moins sur la décadence que l’on y trouve entre les individus. La police y est présentée comme feignante, pas impliquée dans sa tâche. Il nous montre cependant un ami attachant et un cadre agréable au sein de cette région à la mauvaise réputation. Elia Suleiman se rend ensuite en France et on observe la caricature d’un Paris orienté sur la mode, mais sous surveillance policière et militaire permanente. Enfin, le réalisateur donne à New York des airs ridicules avec une population munie d’armes de guerres, face à une police inefficace car ne pouvant intimider réellement.

Le récit est très contemplatif, on est, tout comme le réalisateur, simplement spectateurs de ce monde qui est un reflet amplifié du notre. Le rythme lent permet d’apprécier l’ambiance très différente de chaque ville, de chaque moment, ce qui nous donne l’impression très agréable de voyager avec un simple guide, incarné par Elia Suleiman.

Les personnages sont tous assez limités dans leur rôle, ils ne remplissent qu’une fonction : servir la satire. Mais chaque personnage a une identité propre, que l’on comprend et la diversité est dans ce film mis sur le devant de la scène. Le personnage principal est assez amusant car muet, en effet il ne prend la parole qu’à une seule occasion dans le film. L’effet produit est assez perturbant mais les gens semblent bien se moquer qu’il parle ou non. Le réalisateur se contente de réagir sans émotions, mais on sent bien les messages qu’il veut faire passer simplement à travers son regard neutre.

Le visuel est sûrement l’élément le plus important du film, avec une superbe photographie de Sofian El Fani, le cadrage joue sur la géométrie des décors, les couleurs. La mise en scène est étrange, intrigante, les figurants semblent suivre tous une chorégraphie de danse et Suleiman est l’un des seuls à faire son chemin seul en dépit de ce qui se passe autour de lui. La caricature est aussi un élément majeur de la mise en scène, avec des groupes de figurants également très semblables les uns aux autres au niveau de leur tenue. 

Cette œuvre est avant tout un film pleins d’idées, de grandes thématiques. On retrouve par exemple le voyage qui est mis en valeur dans tous ses aspects puisque Suleiman emprunte la voie des airs, routière et les chemins de fer. Et puis entre ces villes aux paysages variés, la rencontre rentre aussi dans cette thématique. Enfin on trouve dans chaque ville une mise en avant de la culture de chacune, dans un aspect généralement positif, preuve d’une philosophie pas entièrement pessimiste, mais au contraire pleine d’espoir et encore une fois reprenant le thème du voyage. On retrouve également dans chaque ville une illustration de la police, dont la place dans notre société actuelle est visiblement au centre selon Suleiman. Tout le temps ridiculisée, l’autorité est une part également essentiel de sa réflexion. Entre intimidation, vigilance abusive et police dénué d’autorité, la critique de la société est également celle de ceux qui la gardent. 

Ce film est une réelle surprise, très spécial mais tellement vrai qu’il change notre jugement sur notre environnement. L’humour ironique est bien dosé et diablement efficace. Ce long métrage est au final un message d’espoir et d’amour à la Palestine et ce message est palpable, touchant. Un film, donc, à voir sans hésitation !

Critique par Baptiste Perissé; 1° Lycée Langevin
2020/02/14 17:55 #2019-it-must-be-heaven-8
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Ce film a été réalisé par Elia Suleiman sorti en 2019, qui est lui même l’acteur principal, et a même écrit le scénario. Elia Suleiman , né le 28 juillet 1960 à Nazareth, est un réalisateur, scénariste et acteur Chrétien arabe israélien qui se considère comme palestinien malgré son passeport israélien, cet homme est surtout connu grâce à son film intitulé intervention divine sorti en 2002, le film it must be heaven qui dure 97 min est franco-canadien. Ce film raconte l’histoire d’un homme qui fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie. Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : ou peut on se sentir « chez soi? ». Ce long métrage remporte le prix de la meilleur production internationale, le prix Fipresi au festival de Cannes avec une mention spéciale et 10 nominations. It must be heaven traite avec humour et originalité de la question de l’identité de la Palestine à travers le monde avec principalement de la musique et peu de dialogues. Les chars du 14 juillet qui traversent les rues de la capitale, des policiers en gyropode, à rollers ou à cheval ou encore des touristes qui se battent pour s’asseoir sur l’une des chaises vertes des Tuileries. La Palestine le suit n’importe où il va comme par exemple à New York où des habitants se baladent avec des armes à feu, ainsi que qu’ une femme se faisant courser par son buste qui est peint sur lequel il est écrit « free Palestine »; On peut y trouver des gestes de la vie du quotidien dans tout le monde. Suleiman l’écrit sous cette phrase « la violence qui surgit en un point est tout à fait comparable a celle qui s’observe alors ». Le réalisateur se penche sur les instants banals, décalés habituellement restant hors champ. Après avoir vu que la violence et les tensions sont partout il décide alors de retourner en Palestine. Après 10 ans d’absence, le cinéaste palestinien réalise cette comédie grinçante, en forme de jeu de miroirs entre son pays et l’Occident. Ce n’est pas simplement le monde qui est devenu Palestinien, c’est Suleiman qui se met à regarder comment le monde regarde les palestiniens. Qui voit quoi, demande sans cesse le fil, qui voit mal et qui ne voit rien ?

Jenny Genet, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:34 #2019-it-must-be-heaven-9
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It  must  be heaven, a été réalisé par Élia Suleiman d'origine palestinienne. Comme dans tous ses autres films, on retrouve son envie de nous parler de son pays qui est déchiré. Dans It must be heaven, il nous projette son amour pour son pays. 

Tout commence dans sa ville natale, voulant vendre son film, il quitte la Palestine. Et voyage dans différents pays. Mais tout le ramène à ses origines qu'il finira par aller retrouver. En effet Elia Suleiman, critique beaucoup les sociétés du Nord et se moquent d'elles. En France, les chars de guerre passent, aux États-Unis, la légalisation des armes est caricaturée. Au final, pas grand-chose est différent de son pays. Il se moque aussi beaucoup des policiers en les caricaturant. Des éléments comiques, surprenant viennent animer un peu le visionnage du film.

Sur la forme, le film paraît très étrange, spécial, pas très accrochant voir même ennuyeux. La rareté des dialogues et l'absence de dynamisme, rend le film un peu mou et difficile à visionner. Elia Suleiman joue son propre rôle qui est selon nous trop statique. L'aspect spectateur du personnage étant trop présente et légèrement dérangeante. Cela accentue la lenteur du film. Malgré tout, il ne faut pas rester sur ce point négatif. Après être sortis de la salle et après avoir réfléchi au film, on se rend compte de la profondeur des idées, et des messages qu'il veut nous faire passer sur l'état et la façon dont fonctionne notre monde.

La qualité visuelle du film est particulièrement bien gérée, la géométrie des décors est très travaillée, on retrouve régulièrement des plans avec une construction symétrique. Mais là plupart des séquences sont longues et répétitives. 

Si vous voulez voir se film, il faut s'attendre à quelque chose de spécial et sûrement long. Le film existant uniquement pour son message, selon nous. Mais il reste intéressant à voir.


NEUVEGLISE Jules
DELAGARDE Elisa, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:55 #2019-it-must-be-heaven-10
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est avant tout un portrait satyrique du monde actuel. It must be heaven est une comédie Palestinienne, Qatarienne, Allemande, Canadienne et Turque réalisée par Elia Suleiman.

Né le 8 Juillet 1960 à Nazareth, en Israël, Elia Suleiman est un réalisateur, scénariste et acteur Israélien. À 22 ans, en 1982, Elia Suleiman part à New York. Il y réalise plusieurs courts métrages comme introduction à la fin d’un argument (1990 qui montre la représentation des Arabes à la télévision et dans le cinéma Hollywoodien. Il réalise avec Amos Gitaï un documentaire : Guerre et paix à Vesoul (1997). Son premier long-métrage Chronique d’un disparition (1996). Le film est présenté à la sélection officielle,à la Mostra de Venise. Le film est nominé au Lion d’Or et le Grand Prix du Jury mais, gagne le Prix Ligi de Laurentis (meilleure première œuvre). Mais il est principalement connu en 2002 avec son premier long-métrage Intervention divine. Introduction divine remporte le prix du jury au Festival Cannes.

It must be heaven met en scène son propre réalisateur Elia Suleiman, qui ne reconnait plus sa Palestine et va partir à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil. Il va la rechercher au sein des grandes villes les plus importantes : Paris, New York, Montréal.
It Must be heaven aété plus félicité par la presse pour sa de la folie du monde au ton burlesque. It must be heaven a eu 10 nominations et 3 prix dont 2 au Festival de Cannes.

Dans ce film Elia Suleiman ne sait pas où est sa place et il est un peu perdu. Cela reflète bien sa réalité car il est né en Israël, il est chrétien et se considère comme Palestinien.

It must be heaven est avant tout un portrait burlesque de la folie du monde. Le réalisateur Elia Suleiman y fait une représentation efficace des grandes villes telles que Paris ou New York. Il y mêle représentation moderne et absurde aidée par une mise en scène minutieuse et millimétrée.La mise en scène est probablement le point le plus appréciable car c’est elle qui met en place l’atmosphère, comme quand Suleiman débarque dans une rue, seul, sans personne aux alentours et, soudain, des personnes arrivent comme des policiers en patins à roulettes ou un couple de japonais, quand ces personnes arrivent et que Suleiman les regardent, ils n’y qu’eux ; c’est à dire qu’il y a un travail avec l’espace qui marque un décalage avec la vraie vie. Elia Suleiman se moque presque de ces grandes villes sont Paris, New York et Montréal car c’est précisément Elia Suleiman directement dans son film qui va regarder et analyser les nouveaux comportements, de sa Palestine, d’où il va partir pour trouver un meilleur endroit, mais aussi de Paris et des autres villes. Il se moque en s’appuyant sur les caricatures et les stéréotypes des villes, comme quand Suleiman observe dans une supérette en Amérique du Nord, les clients de toutes sortes : hommes, femmes, enfants qui portent sur eux des armes. Pour accentuer cet effet d’absurdité ces personnes se promènent avec ces armes comme si de rien n’était : fusil automatique. On arrive au point de paroxysme lorsque un homme retire de son coffre une arme de gros calibre. Ces personnes se promènent comme si de rien n’était, normalement.
Une des scènes les plus hilarantes est lorsque Suleiman observe trois policiers slalomer en patins à roulettes tels des patineurs artistiques. Ce qui fait la force de cette scène est probablement ce qui fait la force de toutes les autres scènes : la mise en scène. Pour plus détailler, la force de cette scène est la synchronisation et le mélange entre le policier qui symbolise l’autorité de la loi, la dureté, la fermeté, qui sont habillés en uniformes et, le patinage synchronisé qui symbolise la féminité.
Que ce soit à Paris, à New York, en Palestine, Suleiman observe tout le temps sans parler. À part une fois, dans un taxi.
De plus certaines des scènes sont chorégraphiées et son bien gérées comme une des scènes du début en Palestine. Dans un bar, Souleiman boit, seul, un verre de vin, pendant qu’en face de lui deux hommes habillés de la même façon se plaignent au serveur du plat trop aigre qu’il a servi à leur sœur. La barman va chercher une bouteille et serre aux deux frères un verre. Les deux frères lèvent leur verre et les reposent à l’unisson comme une sorte de danse ou de musique rythmique.

Malgré ces critiques pour l’Amérique du Nord à propos des armes, et de Paris à propos de la sécurité, It must be heaven se concentre sur un seul pays : la Palestine. Elia Souleiman quitte la Palestine car il ne la reconnait plus. Ce n’était plus comme avant. Par exemple lors de la première scène qui est une cérémonie religieuse chantée, le cortège s’apprête à rentrer dans l’autre salle, mais deux personnes qui gardent les portes ne veulent pas ouvrir. Ces personnes sont jeunes. Cette scène veut dire qu’il n’y a plus de respect et que ce pays est entrain de changer.
It must be heaven est un film personnel, identitaire sur la nationalité auquel Suleiman appartient : malgré tous les pays qu’il a vu, il revient en Palestine car pour lui aucun pays ne le vaut, d’où le le titre it must be heaven : ça doit être le paradis. Se film est optimiste car malgré toute la violence des jeunes représentées tout au long du film, ils représentent l’espoir. Cela est montré dans la dernière scène : la boite de nuit.
L’un des piliers fondamental de it must be heaven c’est sa mise en scène qui est incroyable : cette façon de gérer l’espace, les mouvements, les situations et, bien sûr Elia Suleiman qui ne dit rien ou pratiquement rien tel un spectateur passif et, qui est presque hors de la narration est incroyable.

Enfin, il est fortement conseillé d’aller voir it must be heaven, qui est certes un peu spécial de par son rythme très monocorde, mais qui vous fera réfléchir sur notre situation actuelle.

Mathias Benahmed, 1° Lycée Langevin
2020/02/15 12:10 #2019-it-must-be-heaven-11
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven, un chef d’œuvre du grand pierrot lunaire, Elia Souleiman. Le réalisateur, ici, interprète son propre rôle en parcourant Nazareth, son pays natal, Paris, la capitale française, où encore New York. Il va fuir la Palestine, pour peut-être trouver un pays, une ville, un petit bout de terre où il se sentirait comme chez lui. On va alors le suivre durant sa quête, afin de trouver des financements pour un film qu’il aurait réalisé qui serait « une comédie sur le conflit israélo-palestinien », ou il rencontrera des situations plus absurdes les unes que les autres. Entouré de décors très symétriques. C’est totalement mutique qu’il avancera doucement et parcourra les différent pays. En Palestine, des voisins qui se détestent lui rendent la vie infernale, il décide donc de s’envoler pour Paris. C’est là-bas qu’il va découvrir la beauté des femmes françaises, assis à une terrasse de café il observe le défilé de jeunes femmes qui s’offrent à lui, il les observe attentivement, leurs vêtements, leurs accessoires, leurs cheveux. Il est fasciné par ces femmes fortes, sûres d’elles qui se baladent dans la ville de l’amour. Quand d’un coup l’une des scènes les plus absurdes qu’il vous serait donner de voir apparaît, des policiers arrivent afin de mesurer la terrasse sur laquelle Souleiman est installé, de long en large et en travers. D’autres scènes absurdes se dérouleront dans cette ville et ensuite Elia s’envolera pour New York. C’est dans cette ville qu’il lâchera les seuls mots que l’on entendra sortir de sa bouche: «  i am palestinian ». Dans le central park un femen peinte d’un drapeau palestinien sur la poitrine se fera poursuivre par quelques policiers qui tenteront de la couvrir. Ou alors une scène ou l’on peut voir tous les américains porter une arme, des mitraillettes, des pistolets, des lance-flammes. Ce film reprend les plus grand cliché des différents pays, et ils sont traités purement et simplement. Tout cela paraît grotesque mais reste assez drôle. Ce film m’a beaucoup plu, l’histoire de la Palestine ainsi que les clichés exagérés de chaque pays le rend drôle et captivant.


MEFTAH Léa, 1° Lycée Langevin
2020/02/26 16:18 #2019-it-must-be-heaven-12
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


It Must Be Heaven, Elia Suleiman (2019)

It Must Be Heaven est un film de comédie franco-canadien, sorti le 4 décembre 2019 dans les salles de cinéma. Il est réalisé par Elia Suleiman, qui joue en même temps le rôle de personnage principal. Dans ce film dédié à la Palestine, son pays natal, il se met en scène entre Nazareth, Paris et New-York dans des séquences absurdes, alors qu’il tente d’écrire son prochain film. Il promène son regard observateur, sans jamais rien dire.
Dans ce long-métrage, Suleiman a une volonté de porter un regard critique et poétique sur notre monde. Pour cela il espère faire rire les spectateurs par le biais de scènes amusantes. Le personnage qu’il y incarne observe tout du long l’impact de sa nationalité sur les autres, du climat, des petits détails et des personnes se trouvant dans les rues. Les images y sont belles et bien colorées, mais évidemment cela ne suffit pas à faire un bon film. Le problème étant que durant tout le long-métrage, les scènes s’enchaînent sans grande cohérence. Les saynètes absurdes s’enchaînent, et si ça peut être une bonne idée pour un court-métrage, ça l’est moins pour un film d’une heure quarante. Ce qui peut déranger là-dedans est le fait qu’aucune de ces scènes ne se raccrochent à une intrigue ou action principale. Dans ce cas là, le spectateur peut vite perdre le fil, et le film en devient complètement ennuyeux. En plus de ça, certaines scènes paraissent très longues, comme celle où il observe des femmes passer dans un une rue de Paris, ou encore celle du duel de regards dans le métro.
Ce côté lassant est aussi dû au fait que le personnage de Suleiman soit très passif. Il passe son temps à observer sans jamais rien faire. On souhaiterait qu’il finisse par réagir, mais finalement sa seule action aura été de repousser un moineau. Ce personnage, qui aurait pu être plutôt intéressant, le semble rapidement beaucoup moins, voire plus du tout.
Le cinéma d’Elia Suleiman est une chose que pas tout le monde peut comprendre et apprécier. Ses long-métrages ne sont pas accessibles à tous, parce qu’ils veulent faire passer des messages d’ordre politique et social de façon très implicite. Cela fait qu’une partie de ceux ayant visionné It Must Be Heaven a perçu ce dernier comme étant brillant, mais l’autre n’a pas pu s’empêcher de le trouver inintéressant. C’est dommage, car on peut quand même saluer l’intention du film, qui sort du lot et qui en fait une œuvre assez originale. Malheureusement, le réalisateur a peut-être été trop audacieux, et à cause de cela, n’a pas pu toucher tout son public.

GIRAUDET Eva, 1° Lycée Langevin
2020/02/27 21:58 #2019-it-must-be-heaven-13
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Critique collective – les élèves de 2de MEI du lycée Maurice Genevoix – Decize, Académie de Bourgogne

"It must be heaven" est un film du réalisateur Elia Suleiman. Un cinéaste palestinien de Nazareth (en Israël) cherche un producteur pour son nouveau projet mais aussi sa place dans le monde. Il est joué par Elia Suleiman lui-même ce qui donne un air autobiographique au film.

Il a perdu sa mère, son voisin fait semblant de s'occuper du citronnier de son jardin mais en fait il lui vole les fruits discrètement. Comme il n'est pas satisfait de sa vie chez lui, il décide de voyager, d'aller voir ailleurs.

Son voyage commence par Paris, la capitale culturelle où la mode règne sans partage. Il croit que la France est le pays de la liberté où tout le monde peut trouver sa place. Mais derrière cette façade se cachent bien d'autres choses : la pauvreté avec le personnage du SDF (même si on s'en occupe bien), la présence permanente de la police qui n'épargne personne dans ses contrôles. Le seul être dont il fait la connaissance est un oiseau qui finit par l'exaspérer et à qui il rend sa liberté. Il faut dire que Paris est montrée comme une ville déserte : c'est le jour du 14 juillet. Des tanks circulent dans les rues. Le producteur qu'il rencontre ne veut pas travailler avec lui.

Son voyage se poursuit ensuite à New York, où dans les rues et les magasins, tous sont armés.
Il se rend à Central Park, ce fameux jardin où on peut prendre l'air et passer du bon temps, faire du sport, de la musique mais là encore, il y a des policiers qui courent après une jeune femme qui porte des ailes d'ange et dont la poitrine porte le drapeau palestinien. Personne ne semble s'inquiéter pour elle.

A New York non plus, il ne trouve pas de producteur. Déçu, il rentre chez lui. Il continue de boire et de fumer. Comme lui dit un ami : "En général, les gens boivent pour oublier mais les Palestiniens, eux, boivent pour se souvenir".
Le personnage principal ne parle quasiment jamais mais il observe autour de lui. Il semble timide aussi. Il n'y a pas beaucoup de scènes vraiment drôles : seulement celle de la sortie de l'avion quand le personnage principal ouvre la porte des toilettes et que le commandant de bord se la prend en pleine tête et disparaît ou bien lorsqu'il croise des touristes japonais dans Paris désert qui lui demandent s'il est bien "Brigitte". Ce n'est pas un film comique : on s'ennuie plutôt, aussi parce qu'il y a des répétitions. Il est difficile à comprendre. Seule l'histoire du serpent raconté par un voisin de Nazareth est touchante.

En conclusion, le film pose des questions universelles mais sans y répondre vraiment : où être bien ? dans son pays d'origine ? dans un autre pays où on croit que ce sera mieux ?
2020/03/03 16:12 #2019-it-must-be-heaven-14
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“Je suis palestinien”

Ennuyant ,endormant ,assommant que dire de plus du film It must be heaven qui est normalement une comédie qui est censé nous faire rire .
1 heure 41 de pur ennui sans aucune action .Et pourtant la première scène était assez comique et amusante et l’allure d’Elia Suleiman lui donne un aire à la Charlie Chaplin .
Le film suit la vie d’un homme dont la vie est ennuyante ,il n’y a pas de quête ,pas d’histoire ,pas de dialogue ,pas d’humour .
Les seuls soi disant “gags” ne sont pas drôle ,ni hilarant .
Le réalisateur qui voulait nous parler de son peuple, la fait très mal et on apprend seulement à la moitié du film que le personnage est palestinien .
On peut tout de même souligner ,les plans très cadrés et très propres . Les stéréotypes mis en avant dans le film sur Paris ou New York n’apportent rien au film .
Le film It must be heaven nous donne une mauvaise vision du cinéma palestinien que l’on voit peu arriver dans nos salles et ce film donne encore moins l’envie d’aller voir d’autre film palestinien .

Chailloux Bérénice, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/03/03 16:14 #2019-it-must-be-heaven-15
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
IT MUST BE DULL

En 2019, Elia Suleiman fait parvenir à la France et au monde une comédie à la palestinienne, It must be heaven. Celle-ci sera très bien accueillie au Festival de Cannes puisqu’elle sera récompensée du Prix Spécial du Jury.
Elia, dans son rôle, ou pas, rien n’est moins certain, fuit son pays, que l’on devine être la Palestine et tente vainement de trouver le paradis vers l’Ailleurs. L’inquiétude pèse sur Elia, ce sont ses yeux qui nous le disent.
Alors que le film aborde en partie les violences subies par le peuple palestinien, force est de constater que la violence se fait absente, la réalisation ayant une préférence pour les images, les métaphores et les allégories. Rien n’est dit, tout est dans l’implicite… dans les yeux d’ Elia. Théoriquement une idée novatrice qui plaide la cause palestinienne sans heurter le spectateur et sans lasser non plus car probablement tout a déjà été dit sur la Palestine et un conflit qui n’en finit pas; concrètement, une idée qui étire le temps jusqu’à l’ennui. Tant pis pour le politiquement correct, ce film est d’un ennui… calamiteux.
Direction Paris, capitale de la mode et de la vigilance où Elia s’efforce de décrocher un financement pour son film. Cette quête anime, si l’on peut dire, à elle seule son séjour parisien puisqu’il reste passif, observateur, parfois ravi de ce qu’il voit, des femmes en général, mais surtout muet tout du long. Spectateur d’une ville superficielle, il assiste aux situations absurdes et burlesques de la police ou des services de sécurité français. A-t-il réussi son pari de nous faire rire de Paris? Rien n’est moins certain, encore une fois.
Déçu de la ville lumières, il prend alors son envol, à l’instar du moineau qui le suit comme son ombre, pour la ville qui ne dort jamais et c’est à ce moment-là qu’il faut lutter, pauvres spectateurs, pour ne pas nous endormir. Après une interminable scène qui dénonce le port d’armes aux USA et qui loupe son effet comique, encore une fois, Elia prononce enfin quatre et uniques mots: «Nazareth….I’m Palestinian » Voici donc l’homme, Elia de Nazareth! L’attend alors une réaction excessive remplie de clichés présentant l’Américain accueillant mais ignorant, pour ne pas dire ignare. Toujours à la recherche d’un producteur, la rencontre avec des compatriotes éveillera en lui l’envie si ce n’est le besoin de retrouver son pays natal, après un long périple sans péripétie. Un long et lent périple que la bande originale a heureusement sauvé du naufrage. Et l’on comprend qu’Elia a trouvé un financement…
Le retour en Palestine est la pointe d’optimisme de l’œuvre. Toujours observateur mais cette fois-ci Elia est heureux de retrouver une jeunesse dynamique qui agira et verra la Palestine libre, ce sont les cartes qui l’ont dit…

Allioui Inaya, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/03/03 16:18 #2019-it-must-be-heaven-16
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
It must be atypical

Atypique, qui diffère du type normal ou habituel. Qui est inclassable, hors norme. « It must be heaven » ; « It must be atypical » ; « It must be long » !
Après dix ans d’absence, le cinéaste palestinien Elia Suleiman revient, silencieusement, avec : « It must be heaven » et la mention spéciale du jury de Cannes. Seulement, dénuée de contenu et d’humour, la forme choisie par le réalisateur est contestable. Le film débute d’une allure passive sur une première scène pour le moins surprenante sans être accrochante. Puis, en une succession de scènes qui, disant à la fois l’absurde et l’ignorance du monde contemporain, le critique par de nombreux clichés et plaisanteries faciles. L’on ne peut cependant contester la beauté des images qui, ne suffisent malheureusement pas.
A la recherche d’une nouvelle terre d’accueil ou, simplement d’une inspiration nouvelle, le personnage principal qu’est finalement le réalisateur du film quitte silencieusement Nazareth, pour la capitale française où, les plus grands clichés sont dessinés. Une France stressée, impolie et arrogante et mise en image puis, une Amérique sans aucune limite et d’une ignorance légendaire est ensuite imagée.
L’espoir imagé par une jeunesse dynamique montre l’espérance d’une certaine renaissance pour la Palestine quand un ange dans Central Park porte à découvert le drapeau palestinien. De plus que, le réalisateur prend le silence pour grande arme. Il faut, en effet, mettre les mots sur les mini scénettes qu’il nous propose, et tenter de décrypter ce qu’il a voulu nous faire savoir par ces belles images. Un film dont l’absurdité distille une saine poésie qui n’est, malheureusement pas toujours compréhensible et qui, en devient finalement frustrant. Soporifique, l’on aurait pu se contenter de la bande d’annonce. Elia Suleiman mise en fait sur une seule réplique : « Je suis palestinien. » qui, malgré son importance ne suffit pas au film. Il est vrai que, vous risquez fort d’être déçu, malgré les critiques criant au chef d’œuvre.

Dufour Flavie, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 11:53 #2019-it-must-be-heaven-17
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
It’s Must be Heaven, traduit « ce doit être le paradis » en français, est une comédie sortie durant l’année 2019. Le film a été réalisé par Elia Suleiman, qui occupe également le rôle principal.
Dans ce récit, Elia Suleiman, fuit la Palestine pour partir à Paris, puis à New York. Bien qu’il occupe le rôle principal, Suleiman ne parle que très peu. Il est spectateur de ce qui l’entoure.
Lorsqu’il va à Paris et à New York, le réalisateur se sert des clichés de ces deux villes, pour nous les présenter. Par exemple, le romantisme, et la mode à Paris, et la violence à New York. Finalement, il se rend compte que ces villes ne sont pas aussi idéales qu’elles ne le paraissent, alors il revient en Palestine.
Le film est très imagé et chorégraphié. Pauvre en dialogue, il reste malgré tout agréable à regarder et à décrypter. Le film It’s Must be Heaven est un film étrange et original, qui ne laisse pas le spectateur indifférent.
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, Académie de Toulouse.
2020/03/09 14:09 #2019-it-must-be-heaven-18
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
It Must Be Heaven, une vision personnelle et satirique du monde

It Must Be Heaven est un long-métrage réalisé en 2019. Ce film met en scène le personnage d’Elia Suleiman, le réalisateur, qui décide de quitter la Palestine pour Paris puis les États-Unis. Cependant, au cours de son voyage, il se remémore constamment son pays d’origine.
Ce long-métrage est plutôt décevant, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, ce film accumule les clichés et les stéréotypes dans un but humoristique et satirique pour offrir au spectateur une vision burlesque du monde. Cependant, ces clichés sont très exagérés et n’ont pas l’effet escompté. Le réalisateur utilise beaucoup l’humour muet et visuel qui n’atteint pas tous les spectateurs car tout le monde n’est pas sensible à ce genre d’humour.
Certaines scènes sont très longues, ce qui a pour effet de rendre le rythme du film lent. De plus, le personnage principal de l’œuvre ne prononce qu’une seule phrase pendant tout le long-métrage. Le manque de dialogue provoque un manque d’action. La seule phrase que prononce Elia Suleiman est « Je suis Palestinien » et, avant cette révélation, le spectateur a l’impression de ne pas avoir assez d’informations pour comprendre l’intrigue.
Il est néanmoins juste de souligner la beauté et la qualité des plans et des images du film : en effet, le réalisateur utilise beaucoup de plans d’ensemble pour montrer au public la beauté des pays qu’il traverse. Ce type de plan est intéressant car il donne l’impression qu’Elia Suleiman est lui-même spectateur de l’histoire car ce n’est pas lui mais le décor qui est mis en valeur. Le spectateur voit le film à travers les yeux de Suleiman et cela peut être interprété comme une vision très personnelle du monde qu’offre le réalisateur à son public.

Pour conclure, malgré quelques points positifs, le film reste décevant. En effet, le manque d’action et de dialogue risque d’ennuyer le spectateur peu habitué à ce genre de film et l’humour burlesque dont se sert le réalisateur ne touche pas tout le monde. Ce long-métrage est donc destiné à un public habitué et sensible à ce type d’humour et de mise en scène. Néanmoins, le message qu’Elia Suleiman veut faire passer reste touchant car il livre sa vision du monde et son ressenti sur la société, les violences etc… d’une façon très personnelle.

Urban Mathilde, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 14:13 #2019-it-must-be-heaven-19
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
« It Must Be Heaven »

Nazareth, Paris et New York autant de villes que traverse Elia Suleiman dans son nouveau film « It Must Be Heaven » malheureusement récompensé d’une mention du Jury au festival de Cannes.

Dans ce film le cinéaste joue son propre rôle et se place aussi modestement que possible en observateur du monde pour en dénoncer les vices et torts à travers ce que certaines personnes osent appeler une comédie Burlesque.

Et ce n’est qu’au bout d’environ 1h que le réalisateur prononce cinq mots qui seront les derniers, une progression par rapport à son premier film ou il n’en disait que trois. Et contrairement à certains silences remplis d’émotions celui d’Elia Suleiman est rempli d’ennui, d’incompréhensions et de malaise. Mais ces seuls mots ont une valeur car il dit « Je suis Palestinien. » et ces avec ces seuls mots que le sujet du film nous est donné mais au bout d’une heure à se demander quels sens ont les images que nous voyons.

A travers cette comédie raté le réalisateur nous transmet un message d’espoir sur le conflit israélo-palestinien tout en apportant une critique sur le monde qui l’entoure.

Malgré un début rythmé et prometteur Elia suleiman parvient à plomber son propre film qui pourtant ne manque pas de quelque atouts : un magnifique cadrage et une musique très bien sélectionnée

Zardet Tristan, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 14:16 #2019-it-must-be-heaven-20
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Une réalisation silencieuse

Elia Suleiman a déjà plusieurs films à son actif, leur point commun : le silence. Bien évidemment, son dernier long-métrage It Must Be Heaven, n’échappe pas à cette caractéristique. Un film dans lequel Suleiman voit son pays (Palestine) se dégrader, il décide donc de partir afin de trouver un nouveau paradis comme Paris ou encore New York pour s’y installer. Tout cela en critiquant les différentes sociétés.

Une boite a clichés :
Le réalisateur essaye de rendre son long-métrage comique en lui apportant une multitude de clichés sur les pays qu’il visite. Il commence donc par la France, Suleiman montre une France administrative et militaire, avec la police qui s’occupe des dimensions d’une terrasse au lieu de s’occuper des vols par exemple. Mais il fait passer aussi la France pour le pays de la mode avec un défilé de françaises dans diverses tenues. Les États-Unis ont aussi le droit à leur tour, Elia Suleiman décide de dénoncer le port d’armes de façons abusive. En filmant un supermarché remplis d’armes.

Un défilé de photos :
Au niveau de la technique de réalisation, Elia Suleiman s’en est remis à la plus ancienne des méthodes. Il fait donc défiler des plans très symétriques pour avoir une vue d’ensemble sans détails comme des photos. Le réalisateur n’ajoute donc presque pas de dialogues à son épopée. En effet, puisque les seuls mots qu’il prononce sont « Je suis Palestinien » ce qui représente la pensée de Suleiman.

Un reflet de l’Histoire :
Ce long-métrage est également un miroir qui reflète différentes étapes de l’histoire de la Palestine. Tout d’abord, le personnage principal remarque que son voisin s’introduit chez lui, voilà ici une référence à l’Israël qui a envahi la Palestine pour y créer une oasis. De plus, le réalisateur introduit le moment où la Palestine et l’Israël s’injurient en mettant en scène deux hommes qui viennent de la même famille échangeant des dialogues composés essentiellement d’insultes.

Un silence frustrant :
Elia Suleiman a déposé sa marque en réalisant principalement des films très silencieux. Cependant, ce vide rend le film sans actions et difficile à regarder. Il devient même la cause de la frustration que le public ressent.

Batot Florine, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 21:52 #2019-it-must-be-heaven-21
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une comédie absurde et dénonciatrice.
J'aime beaucoup ce film, d'un côté car le thème est surprenant et très intéressant mais d'un autre côté ce film me laisse sur ma faim. En effet, j'aime beaucoup le sujet de ce film car il aborde un sujet qui nous met face à la réalité des choses. Le titre de ce film pourrait être traduit par "Ce doit être le paradis" nous montre en faisant passer différents messages dans différentes scènes.
Ce film commence en Palestine avec une scène très étrange car on observe qu'un homme se trouve dans le jardin du personnage principal, qui est le réalisateur de ce film, en réalité c'est un Israélien qui se trouve dans le jardin d'un Palestinien. Cette première scène nous montre le pouvoir israélien envers la Palestine. En effet, dans une première scène, l'israélien, arrose les citronniers, dans une seconde scène, il coupe les branches, puis dans une troisième il les arrose : une dénonciation de la colonisation israélienne à outrance.
Pour s'évader de son quotidien, le personnage principal décide de partir. Il part premièrement pour la France et ensuite à New-York pour enfin retourner sur sa terre natale car il se rend compte que les autres pays ne sont pas le paradis.
Il commence son périple pour aller en france où il se rend à la capitale. Paris, capitale de la mode. Le personnage s'arrête à un café où il regarde fixement les femmes passant dans la rue, élégamment habillées. Peu après la réalité rattrape le personnage qui décide de se balader dans les rues qui sont étrangement vides, cela dénonce le quotidien de la Palestine où les rues sont vides constamment car les habitants ont peur de se faire attaquer par des Israéliens.C'est peut-être également pour cela qu'il ne parle pas. Effectivement, tout au long du film, il n'y a aucune parole de la part du personnage principal. Cependant nous avons tout de même l'impression que le regard fixant de celui-ci est une parole, son regard exprime ses pensées. Peu après sa balade, son quotidien refait surface à la vue de chars d'assaut qui sillonnent les rues de Paris. La scène semble étrange voire surréaliste.
Ensuite c'est New-York et son lot de scènes cocasses. Les habitants ne se séparent pas de leurs armes, font leurs courses armés, conduisent armés, se déplacent armés, l'hyperbole est manifeste et surprenante. L'épisode du taxi new-yorkais est cocasse également : le chauffeur offre au palestinien la gratuité de sa course sous prétexte que c'est la première fois qu'il voit un Palestinien.
Ce film est remarquable car en plus d'être sans paroles il dénonce les absurdités du monde dans lequel nous vivons. Le projet de l'auteur est intéressant pour cela. Après avoir vu ce film, on peut l'admettre le monde n'est pas le paradis.
J'ai apprécié également le jeu de l'acteur qui réussit un exploit d'expressivité qui se révèle souvent hilarante.
Un film que je n'oublierai pas de si tôt.

Anaïs Marier, 1ère 2, Lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/09 22:23 #2019-it-must-be-heaven-22
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une sinistre comédie.

"It must be heaven" est une comédie réalisée par Elias Suleiman dans laquelle il est le personnage principal. Cettte comédie raconte l'éloignement de Suleiman de son pays natal pour une nouvelle terre d'accueil. Au fur et à mesure de son voyage il prend conscience que la Palestine le suit toujours comme une ombre. La certitude de cette nouvelle aventure devient une comédie de l'absurde. Il a beau aller de pays en pays, ses souvenirs de sa ville d'enfance lui hante l'esprit.
Dans ce film Elias Suleiman utilise beaucoup de métaphores pour accentuer les stéréotypes des pays qu'il visite ce qui ramène la réflexion souvent à une dénonciation du conflit isréelo-palestinien. "It must be heaven" commence tout d'abord par une scène religieuse extrêmement drôle qui ridiculise les rites religieux. Le film est cousu de ce genre de scènes juxtaposées les unes aux autres, apparemment sans lien mais qui en font une originalité réjouissante. Les voyages de Suleiman sont autant d'occasion de scènes hilarantes à des moments importants de ces sociétés, le 14 juillet à Paris et Halloween aux Etats-Unis. La métaphore et l'hyperbole sont les figures de style les plus utilisées pour dénoncer les sujets qui tiennent à coeur à l'auteur. Au début du film, on voit Suleiman qui observe son voisin voler ses citrons dans son jardins. L'allusion à Israel qui occupe la Palestine semble évidente. C'est un art absolu de dénoncer sans parole. Pourtant si le personnage principal ne parle pas, les jeux de mots sont nombreux : alors que partout dans le monde on boit pour oublier, les palestiniens boivent pour se souvenir. De nombreuses scènes sont allégoriques et permettent plusieurs lectures, comme cette femme palestinienne que l'on suit un long moment marcher en train de transporter de l'eau dans de vastes et incessants allers-retours.
Suleiman propose un film très décalé et burlesque sur un sujet engagé, un sujet souvent abordé au cinéma mais avec "It must be heaven" c'est un ton tout à fait nouveau, original. Il doit bien y avoir un paradis , mais où ? La scène finale nous donne peut-être un embryon de réponse.

Andréa Lethuillier, 1ère 2, lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/11 19:27 #2019-it-must-be-heaven-23
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Un silence absurde
Elia Suleiman nous propose un conte burlesque mettant au centre de l’histoire un voyageur explorant le thème de la nationalité, l’appartenance à un pays entre Paris et New York. Il s’interroge également sur la puissance du regard. Le réalisateur joue le rôle d’Es, un homme fuyant la Palestine à la recherche d’une vie meilleure. En se promenant dans Paris puis New York, il découvre que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. Qu’importe le lieu où il voyage, il semble toujours rattrapé par sa nation. Cette nouvelle vie se transforme rapidement en une comédie de l’absurde marquée par le silence éloquent de son personnage principal.

U n conte farfelu
N e ressemblant à aucun autre film
E lia Suleiman, héritier du cinéma muet
S uscite par son imagination débordante
O u l’adhésion ou le rejet,
R endant son récit vivant ou exaspérant
T ouchant parfois le cœur des spectateurs.
E ncore faut-il comprendre le sens
D e certaines images marquées par leur beauté.
E lles font penser à une succession de tableaux
F ilms indépendants dans le film, avec comme
I llusoire fil conducteur,
L e personnage principal errant
M etteur en scène de lui-même
P our rendre artistique la moindre réalité humaine
O n croirait voir Jacques Tati,
E xilé dans la ville de Woody Allen,
M archant dans les rues de la ville Lumière,
E n quête d’un producteur.
A u cinéma des premiers temps, il emprunte
L e comique de répétition
H umour singulier mais parfois lassant,
U n peu déjà vu,
M êlant un oiseau et un ordinateur.
O h, quel choix surprenant,
U n peu audacieux, mais
R ien qu’un simple procédé….
D e ne pas entendre sa voix
E st-ce une vraie audace ?
R echercher à l’aide de plans fixes,
O pposés aux plans saccadés auxquels on est habitué,
U n nouveau rythme, un autre rythme.
T roubler le spectateur en montrant le parvis d’une église
A ttendre que quelque chose se passe sur la terrasse d’un café
N e pas tout de suite montrer l’action et…
T out à coup des policiers en roller
R éalise ou onirisme ?
E nsuite une dame en fauteuil roulant : déconcertant !
T out doucement, des policiers établissent un périmètre de sécurité :
R appel ou annonce des attentats ?
A lors qu’on ne s’y attend pas,
C horégraphies absurdes, gestes quotidiens,
A llusion aux courses frénétiques.
N ul répit où que l’on soit,
T oujours le même spectacle.
L e monde n’a plus de sens.
Et semble ne pas réagir,
P erdu et en même temps comme chez lui.
Et semble être comme le spectateur,
R ien ressentir, étourdi, yeux écarquillés,
I mpassible, interloqué,
P erdu et en même temps comme chez lui.
L e lieu importe peu alors :
E ntre Paris et New York,
D e son balcon, dans sa rue,
U n homme urine, un voisin passe.
N ulle réaction, de la stupéfaction !
P ourquoi filmer un SDF :
A voir un peu de compassion ?
L’avenir est sombre pour ce vieillard démuni.
E mouvoir le spectateur,
S ’insurger contre la pauvreté et l’abandon ?
T out être mérite de vivre dignement !
I l me vient alors une réflexion :
N e s’agit- il pas d’une dénonciation de nos modes de vie
I llustrant la triste réalité
E t une invitation à voir la misère sous nos yeux ?
N e faut-il pas aider les personnes démunies,
T oujours se mettre à leur place, ne serait-ce qu’une seconde
E tre ainsi bouleversée par cette scène,
M ontrant les ambulanciers, travailleurs sociaux
O euvrant pour aider gratuitement leur prochain,
I ncapables de résoudre le problème de pauvreté
N i responsables de cet état de fait,
M ais disponibles et attentifs
U nis face à l’adversité à l’angle d’une rue parisienne ?
E nfin de la réflexion et de l’émotion,
T rouver un sens à ce qui semblait ne pas en avoir
D évelopper notre sens critique
E duquer notre regard, l’aiguiser,
S ans nous imposer un discours,
A mener le spectateur à ne pas être passif.
G agner le cœur des spectateurs
G râce à un peu d’originalité
R ien qu’avec le silence et l’absurdité.
A l’image de ce corps de femme dénudé et peint,
V oir ce que nous n’avions pas su voir
A u premier coup d’œil, immédiatement.
T oute image relève d’une intention
I mperceptible de manière évidente.
O r, il faut accepter de prendre le temps,
N e pas se fier à ses habitudes,
S’ ouvrir à d’autres choses,
D écouvrir le plaisir de la nouveauté.
E nivrée ou énervée par cette comédie
N ovatrice aux yeux d’une spectatrice novice
O serai-je exprimer cependant mes réserves,
T oujours asservie par ce regard observateur
R essassant la même réflexion
E t provoquant en moi souvent l’ennui.
M ais soulignons l’originalité !
O h, quel courage tout de même de
N ous faire sortir de notre zone de confort
D oucement mais sûrement
E t tant pis si le spectateur n’y adhère pas,
A u risque de le perdre.
C e risque ne représente-il pas l’intérêt du cinéma ?
T oujours s’ouvrir aux autres cultures,
U n défi de taille !
E t si l’on acceptait pour une fois de voir
L e monde d’une autre manière, sur un autre rythme ?


Acrostiche : Une sorte de film-poème à l’humour déroutant retraçant le périple d’un Palestinien témoin muet des aggravations de notre monde actuel.

Kannengieser Sarah , Terminale STMG, lycée Albert Schweitzer- Mulhouse
2020/03/12 07:30 #2019-it-must-be-heaven-24
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Le film It must be heaven, sortie en 2019 a été réalisé par Elia Suleiman, un scénariste, réalisateur et acteur palestinien. Le film commence par une cérémonie chrétienne, qui prête à confusion. Premièrement, car au départ, les personnages sont sérieux et concentrés sur les paroles du prêtre, mais quand celui-ci se trouve devant les portes et demande à entrer, ses acolytes refusent, donc il finit par ouvrir la porte avec des coups de pieds et les frappe, ce qui rend la scène comique. Deuxièmement car je trouve que cette scène n’a pas de lien avec la suite du film, ce qui est intriguant.
Les scènes sont jouées dans plusieurs lieux différents, en débutant par Nazareth, suivi de Paris, New-York et terminant par Nazareth à nouveau. Elia Suleiman est le personnage principal de son film. Il reste silencieux tout le long du film et observe le monde qui l’entoure.
Les gestes des personnages du film sont très mécaniques, comme par exemple quand Suleiman est installé dans un café et observe les deux policiers qui s’arrêtent et observent avec des jumelles un homme ivre jeter sa bouteille contre le mur et le poursuivent seulement après son infraction.
Des gestes comiques et répétitifs sont également présents comme l’oiseau qui s’approche de l’ordinateur à chaque fois qu’Elia le repousse. Dans une scène, Elia est assis à une table dans un bar en face de deux hommes et de leur sœur. Elia et les hommes boivent en même temps et posent leur verre en même temps également, ce qui crée un effet de symétrie entre les personnages.
Le film dénonce plusieurs choses du quotidien mais de façon très subtile et comique. Par exemple les trois policiers parisiens qui poursuivent un homme en mono-roue et qui s’arrêtent pour faire une sorte de « chorégraphie », ce qui décrédibilise quelque peu la police française. Un autre exemple est celui de la scène au supermarché aux Etats-unis où tout le monde porte une arme à feu, en référence au port d’arme autorisé dans certains Etats d’Amérique.
Le fait qu’Elia soit Palestinien joue un rôle majeur dans le film car il est difficile d’avoir du succès quand on vient de la Palestine et qu’on scénarise un film sans forcément dénonce ou évoquer le passé de ce pays. Et pourtant il nous prouve le contraire en réalisant un film comique qui réussit à évoquer la Palestine sans s'arrêter sur le conflit israélo-palestinien.

Olivia Pulenthiran
2020/03/12 07:31 #2019-it-must-be-heaven-25
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Pour commencer, on retrouve le personnage principal qui n’est autre qu’Elia Suleiman, le réalisateur de ce film. Il vit en Palestine, de manière assez paisible et décrit une sorte de routine entre les interventions de son voisin, l’arrosage de ses plantes à des heures précises…
Ensuite, il se rend à Paris, la capitale de la mode. Suite à ce cliché, Paris est présentée comme un immense défilé, tout en slow motion, des femmes, des hommes, des chiens… La police parisienne revient aussi assez fréquemment et est représentée de manière assez comique.
Le réalisateur se moque des actions de la police en présentant leurs actions comme inutiles comme lorsqu’ils sont venus en « aide » au sdf, au lieu de lui proposer un abri, des soins, des vêtements etc, ils lui proposent un repas comme s’il était au restaurant avec entrée plat dessert, ce qui est assez comique. Ou encore lorsque les policiers prennent en mesure la terrasse d’un café parisien, on voit qu’ils perdent leur temps sur des détails inutiles au lieu de faire leur vrai métier qui est de protéger les citoyens.
Elia Suleiman se retrouve alors aux Etats-Unis, le pays de l’excès. Lors de sa course en taxi, il est traité tel un extraterrestre venu d’une autre planète parce qu’il est palestinien. Rencontrer un Palestinien semble comme un mythe pour les Américains.
Vient alors une partie du film qui m’a particulièrement fait rire, le moment où l’on voit tous les Américains, du plus âgé au plus jeune dans sa poussette, avoir une arme sur eux. Le port des armes en Amérique est un sujet qui fait débat, et voir ici tous les passants avoir des armes rend cette loi totalement stupide. Il règne un climat de paix avec des citoyens tous armés jusqu’aux dents, c’est assez paradoxal.
Puis après plusieurs aventures en Amérique, le personnage principal retourne chez lui en Palestine afin de retrouver sa retrouver sa routine.

Tout le film, on suit Elia Suleiman. Les différentes scènes sont vues à travers son regard, on peut même parfois ressentir les opinions du personnage, bien qu’il ne parle pas, ou alors seulement avec ses yeux. Le personnage de Elia Suleiman m’a beaucoup fait penser au personnage de Meursault dans le livre L’Etranger de Albert Camus. Ce personnage est comme spectateur de sa propre vie, on a l’impression qu’il est juste là, à rien faire et observer ce qui l’entoure. On ne peut pas dire qu’il est dénoué de toute émotion mais c’est comme s’il était indifférent au monde autour de lui, il regarde sans parler.

Ce film mélange le comique, avec plusieurs scènes faites pour faire rire le public, mais aussi la poésie, avec plusieurs plans sur la nature et des cadres agréables à voir.
La musique est beaucoup présente, elle accompagne des moments festifs, des plans sur la nature, des balades… Un partie du film est filmée de manière symétrique, c’est très étrange à regarder.

On ressent également l’importance de la nationalité du personnage. La première fois qu’il parle dans le film, c’est pour dire qu’il est palestinien. De même, on voit ce que les gens attendent de lui, en tant que Palestinien. Par exemple, lorsqu’il se rend à un rendez vous de production et que la personne en face de lui dit que son film a l’air intéressant mais qu’il manque de référence au conflit israélo-palestinien. La Palestine ne se résume pourtant pas à ce conflit. Il y a d’autres choses à raconter. Le réalisateur veut se détacher de tout ça, en gardant quand même des traces car ce sont ses origines.
La Palestine est terre de conflit, les Palestiniens n’ont pas à proprement parler de pays à eux. La quête du personnage serait-elle de s’ouvrir à d’autres horizons ? Trouver une terre faite pour lui ? Le personnage est très observateur, peut-être a t-il entrepris ces voyages afin de trouver un endroit parfait pour lui, et au vu de ce qu’il a pu constater dans les pays visités, il s’est finalement dit qu’il appartenait à la Palestine et que c’était très bien comme ça.

La scène qui m’a le plus marquée, c’est la scène avec l’ange. Je trouve qu’elle a un aspect politique très intéressant. Tout d’abord, l’ange est en costume d’ange, jusqu'à la tout va bien, personne ne vient la déranger. Jusqu'au moment où elle retire son haut et laisse apparaître un drapeau de la Palestine, alors là, panique générale, huit policiers à ses trousses, un hélicoptère… On voit la mise sous silence en Amérique de ce qui se passe en Palestine et le parti pris de l’Amérique pour Israel : le film prend là un tour politique…

Pour ce qui est du titre, It must be heaven , qui veut dire « ça doit être le paradis », laisse ouvert un grand champ d’interprétations. Pour moi cela veut dire : Paris et New-York, décrites comme « les villes à visiter où c’est super chouette de vivre là bas », sont en fait des villes ordinaires, avec leur part de sottise et de désagréments. Pour preuve, Elia Suleiman préfère retourner dans son pays où il se sent finalement mieux.

Maintenant, est-ce que je recommanderais le film? Je ne mens pas quand je dis que durant le film, j’ai eu plusieurs moments d’ennuis. Avec du recul et maintenant que je rédige ma critique, je prends conscience des métaphore intéressantes qui ne m’ont pas directement sauté aux yeux. Je pense donc que c’est un film, qui contrairement à beaucoup d’autres, invite le spectateur à réfléchir, et pas à rester passif…


ARRAHMANE Manele
2020/03/12 07:33 #2019-it-must-be-heaven-26
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be heaven est un film très spécial qui comporte très peu de dialogue mais en revanche, utilise beaucoup de comique de geste. L’auteur est lui-même le personnage principal et joue dans son film son propre rôle, Elia Suleiman.
Le film se déroule tout d’abord en Palestine, à Nazareth, chez lui. Nous observons qu’il mène une vie routinière, chaque matin il arrose sa plante, remet les pendules de son horloge à l’heure, son voisin vole ses citrons sous prétexte d'en prendre soin à sa place. Ses autres voisins semblent lui raconter leurs péripéties sans qu’il n’y porte un spécial intérêt. A premier vue, il vit une vie banale, vide et ne ressent aucun attachement envers son pays, la Palestine. C’est pour cela qu’il va décider de partir à Paris. Mais avant cela il se rend dans un champ où il rencontre une femme mystérieuse par laquelle il semble être attiré. Et il nous montre de magnifiques paysages de son pays : que ce soit la campagne ou la mer, la nature est omniprésente, y compris chez lui, ou dans les restaurants, avec de nombreux plans composés avec des motifs floraux ou végétaux.…
A Paris, alors qu’il prend un café à une terrasse, il observe attentivement les filles qui passent et semblent toutes posséder tous les atouts pour être mannequins. C'est là un moment très comique car la scène se déroule en slow-motion, qui montre une alternance entre les attributs des femmes et les expressions de l’auteur qui semble succomber à cette vue. et c'est aussi une caricature de Paris, ville de la mode, où les femmes seraient toutes belles et bien vêtues.
Une autre caricature de Paris est celle qui ressort de la séquence où une équipe d’ambulanciers viennent voir un sans-abri pour lui proposer un bon repas équilibré avec entrée, plat et dessert, et en plus le prévient qu’ils repasseront voir si tout va bien. Et les rues de Paris sont représentées tellement propres, que les éboueurs s'amusent à jouer au golf avec les déchets.
A côté des caricatures, Suleiman dénonce des travers bien réels à Paris : ainsi il est régulièrement réveillé la nuit à cause du bruit des avions, des ambulances ou de la police. Ou encore lorsqu'il filme cet homme qui fraude à l’entrée du métro, et qui semble dans la rame menacer du regard Suleiman. La personnalité des Parisiens est également critiquée, lorsque autour d'une fontaine on les montre courir pour se disputer les chaises, on voit même un jeune homme foncer sur une chaise en devançant sciemment une personne âgée qui lorgnait dessus.
De nombreux plans sont composés avec un jeu de miroir : par exemple, au restaurant en Palestine, les deux frères boivent et posent leurs verres en même temps. De même les policiers à Paris qui mesurent la terrasse du café, ou encore la séquence de la poursuite de l’ange par des policiers dans un parc, également très chorégraphiée, avec en plus un effet comique pour les spectateurs.
Les musiques ont également leur importance : elles viennent également de différents pays, sont dans différentes langues et souvent éveillent la curiosité des spectateurs tout en amenant une certaine fraîcheur dans ces scènes.
En revanche, certains passages comiques m'ont paru un peu lourds : ainsi la scène répétitive de l'oiseau cherchant à monter sur l'ordinateur portable de Suleiman qui n'a de cesse de le repousser : un moment qui m'a paru pesant et trop long.
J'ai regretté également des transitions parfois un peu brusques, comme lorsque le personnage passe de Paris à New York sans qu'il y ait eu de séquence de voyage.
Il s'attache aussi à montrer les regards étrangers sur les Palestiniens : ainsi lorsque le chauffeur de taxi new-yorkais se rend compte que son client est un Palestinien il sur-réagit, appelle sa femme et offre la course à Suleiman, alors que deux séquences plus tard, alors que le réalisateur rencontre le producteur pour promouvoir son film il sera mal accueilli.
On peut juger que tout cela est dur pour lui, et c’est sans doute pour ça qu' il retourne en Palestine à la fin. La scène où il voit que son citronnier a poussé marque néanmoins une forme d'optimisme. Et le plan large où on le voit observer la mer montre pour la première qu’il respire et vit vraiment : il semble avoir enfin trouvé son "chez lui".
Ainsi le titre, It must be heaven, désignerait donc un endroit où l'auteur se sentirait tellement chez lui que ce pourrait être SON paradis à lui.

Aurélie Pham
2020/03/12 07:34 #2019-it-must-be-heaven-27
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be Heaven est un film réalisé par Elia Suleiman en 2019. C’est un film explorant l'identité, la nationalité ou encore l'appartenance, et dans lequel le personnage principal cherche un endroit où il pourra se sentir comme chez lui. Ce film nous décrit en effet Elia Suleiman, le réalisateur, fuyant la Palestine à la recherche de nouveaux horizons.
Tout au long du film on peut suivre Suleiman muet, ne s'exprimant que par le regard, le froncement de sourcils, ou éventuellement quelques gestes. L’unique fois où il parle, c'est pour répondre à un chauffeur de taxi à New York qui lui demande d’où il vient. La présence d’Elia Suleiman en tant que personnage principal et de réalisateur, nous plonge dans son histoire et donne un effet autobiographique. Je n'avais encore jamais vu pour ma part un film de ce genre...
Dans son film, le réalisateur nous entraine dans un univers à la fois poétique, par sa photographie et ses cadres très travaillés, mais aussi comique, lorsqu'il accentue certains traits pour en faire ressortir l’absurdité. Un univers également très émouvant, dans tous les passages où on le voit rechercher une terre d’accueil.
Certaines thématiques sont mises en avant comme le port d’armes aux Etats unis, la négligence policière et ses violences mais aussi le statut et le conflit de la Palestine.
La nationalité du personnage est importante dans le film, car sur toute la longueur du film, le personnage y est rapporté : ainsi lorsque son scénario est refusé par un producteur français au motif qu’il ne fait « pas assez palestinien ». De même que la Palestine n'est pas encore un Etat bien défini, Elia Suleiman semble rechercher une terre d'appartenance : c'est ainsi qu'on peut comprendre ses multiples voyages à Paris et New York. Le titre “It must be Heaven” qui signifie “Ce doit être le Paradis” accentue le fait que Suleiman est à la recherche du bonheur.
Pour ma part, j’ai bien aimé le film même si au début je n’avais pas trop accroché car je n’ai pas bien compris la séquence de pré-générique, avec les croyants dans l’Église de Jérusalem, le prêtre et le personnage principal.
Certains moments m’ont beaucoup fait rire, comme le moment où Suleiman arrive à New York et que l'on remarque que tous les habitants y compris les enfants portent des kalachnikovs, ou encore la séquence avec les policiers parisiens mesurant la terrasse du café.
Le cadre spatio-temporel est très réussi : les rues souvent vides subliment le paysage et apportent également une sensation d’apaisement. Le fait de nous montrer cette ville très peuplée qu'est Paris quasiment déserte nous transporte dans une sorte de monde parallèle, assez surréaliste et inhabituel. De plus le fait qu'il ait réussi à privatiser les lieux est assez surprenant. Quant aux cadres choisis par le réalisateur, jouant sur les effets miroir des paysages symétriques, ils ajoutent également à l'étrangeté du film. On remarque aussi ces mêmes effets de répétition dans la musique de fond.
Cependant la fin du film m’a un peu déçue, car même si Suleiman est revenu à son point de départ, sa ville natale, je ne m’attendais pas à une fin aussi sobre, j'aurais aimé que le personnage finisse par nous adresser quelques mots, mais non.
Pour finir, je recommande ce film car bien qu’il soit muet, on ressent fortement les émotions du personnage à la recherche de son bonheur.

Nasra Issa
2020/03/12 07:35 #2019-it-must-be-heaven-28
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Je suis sortie du cinéma avec un sentiment global d’incompréhension. J’ai en effet trouvé ce film très complexe, mais avec le recuk, bizarrement je commence à l’apprécier, ou du moins je commence à le cerner.
Ce film retrace la vie de Suleiman, d'une part ses démarches afin de pouvoir réaliser son film, et d'autre part les différents modes de vie suivant où l’on vit.
En effet Elia Suleiman accentue l’absurde de nos modes de vie, de nos sociétés. Notamment en France avec par exemple la scène assez comique des policiers qui mesurent une terrasse, alors qu’ils auraient mieux à faire. On note ainsi un certain comique tout au long du film pour se moquer, mais gentiment.
Il fait également une critique du port d’armes aux Etat Unis, dénonçant avec comique le danger que cela représente : tout est poussé à l’absurde et accentué afin de faire ressortir de façon flagrante les bizarreries de chaque pays. Car si personne ne se balade avec des kalashnikovs tranquillement dans la rue, il y a tout de même une part de vrai dans tout ceci, puisque le port d'armes est autorisé aux Etats-unis.
Ce long métrage nous permet de nous questionner sur ce qui pouvait nous paraître banal, ancré dans nos modes de vie, mais qui ne devrait peut-être pas l’être.
Ce film est également un message : un message de prévention, pour que nous prenions conscience de nos actes au quotidien. Tout ces aspects de nos société sont d’autant plus flagrants que Souleiman ne parle pas pendant tout le film, à une phrase près : « I’m Palestinian. ». Je pense que cette phrase a une importance capitale pour le film. Cette phrase représente ce qu’il est, ce par quoi il se définit. Cette phrase, c’est lui.
Le fait qu’il ne dise que ces mots de tout le film en accentue l’effet décisif afin de marquer le téléspectateur, car oui pendant tout le film on se demande « Va t-il parler ? » « Peut-il parler ? » « Pourquoi ne parle-t-il pas ? ». Et là il prononce ces mots, et ça fait "tilt", on enregistre cette phrase malgré nous.
Sa nationalité est pour lui très importante car elle permet de le définir, d’autant plus dans ce film où le monde est montré dans sa vérité la plus absurde, où chacun semble se chercher.
Les choix d’angle de vue de la caméra sont également intéressants : en effet les nombreux gros plans nous permettent de voir les réactions de Suleiman tout au long du film; et les plans derrière l’épaule permettent aux téléspectateurs de s’identifier au personnage, comme si cet homme qui analyse et regarde le monde... c'était nous.
A travers le titre It must be heaven , Elia Suleiman essaie de faire entendre au téléspectateur que ce monde devrait être notre paradis, parce qu’il n’y en a peut-être pas un autre après la mort. Alors il faut prendre conscience de ce qu’on a et de ce que l’on pourrait faire pour se rapprocher le plus possible de notre paradis.
Pour conclure je dirais que ce film m’a plutôt finalement plu, même s'il m'a fallu un temps de questionnement pour comprendre.
Mais je recommande ce film à des personnes qui aiment le vrai cinéma et qui seront capables de discerner derrière le comique et l'absurde sa grande dimension poétique.

Angélique Leray
2020/03/12 07:36 #2019-it-must-be-heaven-29
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It Must be Heaven est un film d’Elia Suleiman qui retrace son voyage en dehors de sa terre d’origine la Palestine, d’une manière plutôt comique et très poétique. Elia est donc le personnage principal de son film. On pourrait découper le film en 4 grandes parties, assez simples : la routine d’Elia en Palestine avant qu’il ne prenne l’avion, son séjour à Paris, son séjour à New-York et son retour à Nazareth. Elia Suleiman est un homme dans la soixantaine, habillé simplement et qui veut réaliser un film. On ne l'entend parler qu’une seule fois tout le long.

Elia est souvent au centre du plan, filmé en champ/contre-champ. On comprend que c’est lui le protagoniste principal, et à la fois celui qui décide, le réalisateur. Au début de l’histoire, il modifie les aiguilles de son horloge, il « contrôle » le temps. Il y a aussi une scène où il est dans un restaurant, face à deux frères, qui le regardent dans les yeux, et leur sœur. A chaque fois que Suleiman lève son verre pour boire, les frères aussi. L’action des hommes et d’Elia semble simultanée, mais on remarque tout de même que ce dernier prend le verre juste avant. Cela ressemble au principe d’une poupée vaudou. Cependant il perd un peu de pouvoir lorsqu’il se retrouve en France ou aux Etats-Unis, où on a plus la sensation que le personnage agit comme un jeune enfant curieux et silencieux, qui découvre beaucoup de choses.

Le film est comique pour plusieurs raisons : les clichés sur chaque pays, comme l’importance de la mode et du 14 juillet à Paris ou encore les armes en Amérique, sont exagérés. Il y a une scène dans laquelle tous les New-Yorkais, de n’importe quel âge, se promènent, vont au supermarché… avec des revolvers, des fusils… tout type d’arme sur eux, par exemple. Elia se moque aussi de la police, que ce soit en Palestine, en France ou aux Etats-Unis. A un moment les policiers parisiens font une sorte de chorégraphie sur des overboards, les Palestiniens volent des jumelles et fixent une personne à deux mètres d’eux… L’aspect surréaliste du film contribue au comique, comme la scène où Elia prend le bâton d’un contrôleur à l’aéroport et le fait tourner et voler dans tous les sens. Certains personnages dont Suleiman m’ont fait penser à des caractères de bande-dessinée.

Le film est également poétique, premièrement par son esthétique. On y retrouve énormément de symétrie. Les images ressemblent presque à des tableaux. Il y a très peu de dialogue et beaucoup de métaphores, de symbolisme. Lorsque Suleiman prend l’avion, c’est très turbulent. Cela pourrait représenter la difficulté de quitter la Palestine, ou de se libérer de ses origines pour un instant, ce qui est finalement son but. En effet, où qu’il soit, quelque chose lui rappelle d’où il vient. En France, on refuse de produire son film car il ne dénonce pas assez le conflit israélo-palestinien. En Amérique un chauffeur de taxi lui demande quelles sont ses origines, et est excessivement surpris et heureux lorsque Elia lui répond. Par ailleurs, cette phrase dans laquelle il répond qu’il est palestinien est la seule qu’il prononce de tout le long-métrage. Cela reflète l’importance que son origine a sur lui, c’est comme si on ne remarquait que ça, et le réalisateur veut retirer cette étiquette omniprésente. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il n’aime pas la Palestine, il y a plusieurs séquences qui montrent la beauté du territoire. Il y a énormément de plans sur les regards, des yeux filmés en gros plans : ceci peut être assez déstabilisant. Il y a une scène où Elia recueille un moineau, et plus tard ce moineau veut se mettre entre lui et l'ordinateur sur lequel il écrit. Le moineau semble ici un symbole de joie, de communication et d'esprit.

La musique permet de mettre en valeur de nombreuses séquences du film. Ainsi on entend « I put a spell on you » de Nina Simone, lorsque Suleiman voit toutes les filles en jupes ou shorts à Paris. Il est comme surpris, en quelque sorte « ensorcelé », il n’est pas habitué à ça.

J’ai trouvé le film intéressant mais parfois long. Il m’a fallu du temps pour l’interpréter, et je ne suis toujours pas sûre de l’avoir bien compris. Pour moi le titre n’a pas de sens évident, mais il a un lien avec la scène où une fille avec des ailes d’ange échappe à la police pour avoir le drapeau palestinien peint sur son corps. C’est un type de film que l’on n’a pas l’habitude de voir.

Kiyane Zerkak
2020/03/12 07:37 #2019-it-must-be-heaven-30
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« Il y aura une Palestine, c’est certain ». Cette phrase est prononcée vers la fin du film par un voyant, qui s’adresse à Elia Suleiman, réalisateur et acteur dans son propre film, ce qui offre une mise en abyme. En effet, cette Palestine « must be heaven », cette Palestine sans conflit Israélo-Palestinien, sa Palestine, serait son Paradis, c’est en tout cas comme cela que j’interprète le titre du film. De plus, le voyant lui affirme que cette Palestine n’existera pas de son vivant, elle est donc semblable à un rêve ou à une croyance, qui ne peut intervenir qu’après la mort, comme le Paradis. Elia Suleiman semble donc courir après quelque chose d’inatteignable.
Pour cela, il fuit sa Palestine natale, à la recherche probablement d’une nouvelle identité, puisqu’il semble au début du film qu’il se sente étranger à sa vie au pays, une vie qui ne lui correspond plus. La preuve est qu’il ne comprend plus ses voisins, voleurs ou chasseurs, mais qui lui semblent absurdes et inintéressants (il ne prend d’ailleurs pas la peine de leur parler).
Néanmoins, peu importe où il va, que ce soit à Paris ou à New York, il semble que ce sentiment de solitude le suive ; un peu à l’image de l’Etranger de Camus, on a l’impression que rien ne l’affecte, que rien ne l’effraie, que rien ne lui fait plaisir. A son arrivée à Paris, par exemple, il paraît étonné et curieux de la société qu’il découvre, une société de la mode et de la culture (beaucoup plus que ne l’était la Palestine) sans pour autant y trouver un quelconque intérêt, ou alors un intérêt très éphémère. D’ailleurs, il reste étranger à tout ce qu’il voit, ne prenant qu’une fois la parole, pour dire au taxi qu’il est Palestinien : on sent à ce moment-là que sa nationalité est la seule chose qui compte vraiment à ses yeux, car son identité est la seule chose qu’il recherche vraiment tout au long du film, la seule chose à laquelle il n’est pas étranger.
Le film lui-même est également une belle mise en abyme. On assiste notamment à une rencontre avec un producteur français situé à Paris, qui fait comprendre à Elia Suleiman que son film est un très beau projet : on comprend alors concrètement qu’il s’agit d’une comédie de l’absurde sur la Palestine, ou encore sur le Monde. Malgré cela, le projet ne prendra pas forme car le film n’est pas assez « palestinien » selon le producteur (on peut y voir ici un message d’Elia Suleiman : cette absurdité s’applique au monde entier).
Pour conclure, je pense qu’Elia Suleiman a éprouvé le besoin de parler d’un monde qu’il trouve de plus en plus absurde, parodiant un grand nombre de métiers (de l’éboueur au policier). L’idée est intéressante, surtout que son œuvre laisse beaucoup réfléchir le spectateur sur sa propre vision du monde. Mais je n’ai pas pour autant trouvé que ce film passait un message clair, notamment parce qu’il pose beaucoup plus de questions qu’il ne propose de réponses. Cet aspect du film empêche à mon avis le spectateur de bien suivre son déroulement, et bien que le spectateur ait un rôle à jouer dans sa compréhension de l’œuvre, s’il est aussi peu aidé, il risque de s’y perdre.

Rémy Lyscar
2020/03/12 07:38 #2019-it-must-be-heaven-31
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Les mains derrière le dos, une écharpe, un chapeau.
Un regard beau, profond, pénétrant...
Le réalisateur, Elia Suleiman interprète son propre rôle : on peut être assuré que les sentiments qu’il partage avec nous dans ce film sont réels. Il a le même regard que si on le voyait marcher doucement dans la rue.
On nous montre la routine d'Elia Suleiman comme si c’était notre propre quotidien. On ne le voit jamais avec des fans qui accourent derrière lui. Les gens ne le reconnaissent pas dans la rue. On lui demande même : are you Brigitte ? Comme si Suleiman était quelqu’un de banal. Le personnage du réalisateur montre un point de vue externe sur le monde qui l'entoure, il se met en retrait afin que nous puissions nous, la société, nous voir à travers un miroir.
De nombreux plans sont composés comme des tableaux : ainsi ces plans en symétrie, comme celui du restaurant, où deux frères sont de part et d'autre du cadre, la sœur formant l'axe de symétrie; ou encore cette vue d'un parc représenté dans toute sa longueur avec pour centre une fontaine. Dans un autre plan large, Suleiman apparaît tout petit en face d'une poubelle avec un immense tas de déchets autour. Autant de plans qui sont un bonheur pour nos pupilles.

Lorsqu'il arrive à Paris, on a la surprise de voir la ville la plus touristique du monde complètement déserte aux environs du 14 juillet ! Cela nous permet de voir une ville différente du Paris stressé où on marche vite, où on ne fait pas attention aux autres et où on respire la pollution. On peut vraiment apprécier ici Paris et ses monuments, un Paris serein, un Paris dans toute sa douceur.

Depuis la fenêtre de l'hôtel de Suleiman, on voit un grand écran avec des mannequins qui défilent. Cette scène revient à plusieurs reprises, et prend tout son sens lorsqu'une femme de ménage vient nettoyer le studio. Bien que l'écran soit très grand et qu'il attire plus l'attention que la femme de ménage, on est tellement habitué à voir le motif de ces belles mannequins qu'on arrête de les regarder pour se concentrer sur la simple femme de ménage. C'est comme une forme d’équité à essayer d’atteindre : tout le monde a le droit au projecteur.
A plusieurs reprises, le film emprunte au genre burlesque pour nous faire sourire.
Ainsi dans la séquence du restaurant, voyant les deux frères se plaindre du fait qu’il y ait du vin dans le plat de leur sœur, le restaurateur dit que ce n'est pas la sœur qui picole mais le poulet. C’est une critique de la mise sous tutelle de la femme par ses frères. De même lorsqu'on nous montre les Parisiens se battre pour les chaises du jardin, allant jusqu'à se déplacer avec pour être sûr de pouvoir s’assoir, la scène est chorégraphiée comme un étrange ballet, et c'est drôle.
Aux États-Unis, Suleiman imagine tout le monde portant des armes et des munitions comme si ça faisait partie de la tenue vestimentaire de base. Cela m'a fait penser qu'il y a encore peu de temps, porter un gilet pare-balles factice comme un simple pull était à la mode en France, comme si la société avait banalisé les armes. Le réalisateur en fait la critique de manière humoristique car c'est une manière de nous rendre plus sensibles : le marketing n'hésite pas à en faire usage pour attirer les consommateurs avec des publicités drôles.
Mais Suleiman n'hésite pas non plus à inclure la technologie dans son univers : ordinateur portables, monocycles électriques et autres smartphones apparaissent tout au long du film, comme autant d'objets qui font partie de notre quotidien. Mais le burlesque avec lequel ils sont mis en scène permet de faire une critique de leur utilisation excessive : ainsi lorsque deux policiers, hypnotisés par leurs écrans, ne se soucient pas du fait qu'une personne jette violemment une bouteille dans un mur.
Suleiman nous propose aussi le motif de l'ange portant un haut avec le drapeau de Palestine : c'est une femme qui se fait poursuivre par la police sans jamais se faire attraper et qui ne faiblit pas devant les policiers qui la poursuivent. On peut y voir le symbole des Palestiniens qui, bien qu'ils ne soient pas reconnus comme Palestiniens, ne perdent pas espoir et revendiquent toujours leur origine et leur culture. On peut retrouver la même idée lorsque l'ami de Suleiman lui dit qu'il est " un Palestinien de Palestine et non d'Israël". Et si Suleiman ne parle pratiquement jamais dans ce film, les seules fois où on l'entend prononcer quelques mots, c'est pour évoquer la Palestine, ce qui montre son attachement vis-à-vis de ce territoire. Mais lorsqu'on le voit chez un producteur évoquer le film qu'il aimerait tourner, on lui reproche de ne pas faire un film suffisamment politique, comme si parce que palestinien il ne pouvait dans son art que se montrer militant, alors qu'il se revendique surtout poète. Un poète palestinien.
En général au cinéma la police est montrée avec beaucoup de charisme ou d'ingéniosité, et c'est elle qui tient les rennes : on peut penser par exemple à Death note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata. A contrario dans ce film, les policiers sont eux aussi présentés sous un genre burlesque : ainsi lorsqu'on les voit prendre les mesures d'une terrasse de café pour vérifier qu'elle est bien en règle. De même des policiers de la NYPD, connus pour appliquer la tolérance zéro, ont beau être plusieurs à poursuivre l'ange, ils n'arrivent pourtant pas à le rattraper, et l'un deux est à la traîne et s'arrête de fatigue.
Étant donné que Suleiman ne parle quasiment pas, on peut se concentrer sur les images. Suleiman regarde beaucoup les gens qui l'entourent. Je pense à l'homme à l'allure de bad boy du métro, ou aux femmes qu'il dévisage en étant assis à une table. Ce sont des scènes irréalistes : on ne regarde personne ainsi dans la rue par peur de déranger ou d'être dérangé. Pourtant, prendre le temps de regarder quelqu'un dans les yeux est une épreuve émouvante qui peut vraiment nous faire du bien. Cela m'a évoqué le documentaire Marina Abramovic, The Artist is Present, de Matthew Akers, où l'artiste fait l'expérience de regarder le public qui défile sur une chaise droit dans les yeux, sans leur parler. Le résultat est plus que fascinant : certains se mettent à sourire ou à rire, d'autres à pleurer...
A ce propos, le voisin âgé de Suleiman lui raconte ses histoires sans que Suleiman ait besoin de répondre pour lui faire signe qu'il l'écoute, ce qui témoigne d'une connexion particulière entre eux, belle à regarder. A un instant, on voit les deux voisins chacun sur sa terrasse, assis et se parlant de dos. Ils s'envoient des injures sur un ton monotone comme si cela faisait partie de leur routine. C'est comme s'ils n'avaient plus rien à faire de leur vie et que leurs enfants avaient déjà pris leur envol : ils n'ont plus que l'autre comme support d'amour. C’est drôle et mignon à regarder.
En ce qui concerne la musique, la chanson de Najat Al Saghira Bahlam Maak qui signifie Rêver avec toi est chantée en arabe et rappelle donc la Palestine. On y retrouve différents thèmes du film :
l'amour de Suleiman envers la Palestine; les voyages à Paris, à New York, au Canada; la façon qu'a Suleiman de porter un regard sur le monde. C'est une femme qui chante avec une voix douce, comme si on entendait notre maman nous chanter une berceuse avant de dormir. Elle nous donne envie de fermer les yeux, et de rêver.
Bien des passages du film m'ont tout de même échappé (le côté surréaliste, les garçons qui courent avec des bâtons à la main...). Mais finalement, est-ce que on a envie que tout nous soit toujours expliqué sans qu'on ait besoin de réfléchir ? Tel un exercice de mathématique, on aime se creuser les méninges pour savourer le plaisir d'avoir enfin trouvé la solution. On peut ne pas trouver maintenant et trouver plus tard, ou trouver maintenant et ne plus trouver plus tard. L'interprétation qu'on se fait du film évolue avec le temps, et le souvenir qu'on en n'est pas figé.
Parfois, certains films nous imposent un décor et des sons, puis nous devons subir l'histoire sans réfléchir. A l'inverse le film de Suleiman permet de rester constamment en effervescence, car on se demande tout le temps ce que Suleiman veut nous dire. Lire un livre c'est avoir les mots et imaginer la scène. Ici, on a la scène et on imagine les mots de Suleiman.
Sur l'affiche de ce film, on voit Elia Suleiman avec des ailes d'ange sur un fond bleu turquoise et blanc. C'est comme si Suleiman était un ange du paradis descendu sur Terre. Ou comme si le paradis, c'était notre monde. Suleiman voudrait qu'ici ça soit aussi beau qu'en haut. It must be heaven.
A la fin, on voit tout le monde danser dans une boîte de nuit. C'est une séquence qui donne envie de rire avec son voisin, quel qu'il soit, et de profiter de chaque seconde. Carpe diem, serait-ce ce paradis que Suleiman nous suggère de suivre ?

Par Nahida Issilamou-Hamza
2020/03/12 07:40 #2019-it-must-be-heaven-32
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman. Ce film est constitué de trois parties. Dans la première partie, le personnage principal, qui n'a pas de nom, est chez lui en Palestine. Il regarde avec toujours une même expression béate son voisin lui voler ses citrons et s'approprier son jardin. Dans une seconde partie, il voyage en France et montre les clichés parisiens : la mode, le métro, la police absurde, et la foule avec l'amusante scène de la fontaine du Luxembourg, où tout le monde se bat pour des chaises. Dans la troisième partie, le personnage est aux Etats-Unis. On retrouve là aussi quelques stéréotypes, le ridicule des contrôles de police, les armes portées partout et par tout le monde, et ce gag, bien que déjà vu, reste drôle.
Arrive ensuite cette scène mystique dans laquelle le personnage principal observe, captivé, une jeune femme torse nu portant des ailes et arborant le drapeau palestinien sur la poitrine; c'est alors qu'arrivent une dizaine de policiers qui la poursuivent à travers un parc afin de couvrir, elle, ses seins, et son drapeau. Lorsqu'ils l'attrapent elle disparaît, insaisissable. On peut alors effectuer un rapprochement avec le titre : It must be heaven. Le personnage serait donc en quête d'un paradis promis mais décevant, cela pourrait évoquer les États-unis et le rêve américain car après tout c'est là que cet ange lui apparaît. Peut-être évoque-t-il la Palestine avec cette terre inexistante, ce territoire absent, un lieu dont rêvent tous les Palestiniens, une promesse de paradis. Cette idée fait alors écho à la fin du film, qui donne un message positif, le personnage principal, rentré en Palestine, observe cette nouvelle génération de jeunes, qui ont une culture, une musique, des traditions, une unité et qui semblent prêts à se battre pour obtenir un Etat.
On retrouve tout au long du film certain motifs symétriques à travers la construction du cadre ou bien la simultanéité des actions. Cependant ces motifs donnent l'impression de voir deux fois de suite le même film, cela vise peut-être à créer un effet comique, malheureusement inopérant. Les cadres, qui se ressemblent tous, ne sont qu'un long enchaînement de champ /contre-champ entre des gros plans du personnage principal, centré, face caméra, dont le regard n'aspire qu'à trois expressions : la neutralité, l'incompréhension et la satisfaction. Quant à l'objet de son attention, généralement des stéréotypes exagérés pour montrer une absurdité déjà évidente du dysfonctionnement de nos sociétés occidentales.
Le personnage principal, du fait de son mutisme et de sa position d'observateur, toujours extérieur au monde, n'est pas attachant, on ne s'y identifie pas, et par conséquent il ne provoque aucune émotion.
La musique vient parfois nous réveiller et offre au film un peu du rythme dont il manque cruellement.


Alice Fradelizi
2020/03/12 07:57 #2019-it-must-be-heaven-33
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Le film It must be heaven, sortie en 2019 a été réalisé par Elia Suleiman, un scénariste, réalisateur et acteur palestinien. Le film commence par une cérémonie chrétienne, qui prête à confusion. Premièrement, car au départ, les personnages sont sérieux et concentrés sur les paroles du prêtre, mais quand celui-ci se trouve devant les portes et demande à entrer, ses acolytes refusent, donc il finit par ouvrir la porte avec des coups de pieds et les frappe, ce qui rend la scène comique. Deuxièmement car je trouve que cette scène n’a pas de lien avec la suite du film, ce qui est intriguant.
Les scènes sont jouées dans plusieurs lieux différents, en débutant par Nazareth, suivi de Paris, New-York et terminant par Nazareth à nouveau. Elia Suleiman est le personnage principal de son film. Il reste silencieux tout le long du film et observe le monde qui l’entoure.
Les gestes des personnages du film sont très mécaniques, comme par exemple quand Suleiman est installé dans un café et observe les deux policiers qui s’arrêtent et observent avec des jumelles un homme ivre jeter sa bouteille contre le mur et le poursuivent seulement après son infraction.
Des gestes comiques et répétitifs sont également présents comme l’oiseau qui s’approche de l’ordinateur à chaque fois qu’Elia le repousse. Dans une scène, Elia est assis à une table dans un bar en face de deux hommes et de leur sœur. Elia et les hommes boivent en même temps et posent leur verre en même temps également, ce qui crée un effet de symétrie entre les personnages.
Le film dénonce plusieurs choses du quotidien mais de façon très subtile et comique. Par exemple les trois policiers parisiens qui poursuivent un homme en mono-roue et qui s’arrêtent pour faire une sorte de « chorégraphie », ce qui décrédibilise quelque peu la police française. Un autre exemple est celui de la scène au supermarché aux Etats-unis où tout le monde porte une arme à feu, en référence au port d’arme autorisé dans certains Etats d’Amérique.
Le fait qu’Elia soit Palestinien joue un rôle majeur dans le film car il est difficile d’avoir du succès quand on vient de la Palestine et qu’on scénarise un film sans forcément dénoncer ou évoquer le passé de ce pays. Et pourtant il nous prouve le contraire en réalisant un film comique qui réussit à évoquer la Palestine sans s'arrêter sur le conflit israélo-palestinien.
Olivia Pulenthiran
2020/03/12 14:40 #2019-it-must-be-heaven-34
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“IT MUST BE HEAVEN” ; L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS

Elie Suleiman, réalisateur, scénariste et acteur signe son quatrième long métrage “It must be heaven”. Homme très attaché à son identité e Palestinien, il nous offre ici sa vision de son pays et de la société étrangère. Pour se faire ; Elia Suleiman réalise un film comique voire burlesque composé de plusieurs scènes reliées par un fil conducteur qui est la proposition de son film à différents producteurs dans plusieurs pays.

A travers les scènes il offre une critique des préjugés que chacun peur avoir envers les peuples des pays visités. Par exemple à Paris l'accent est mis sur l'industrie de la mode, le comportement individualise des parisiens, et met à mal l'image de la ville lumière en montrant les côtés sombre de la ville . Pour les États Unis est mis en exergue le droit du port d'arme pour tous les citoyens où les armes se retrouvent dans chaque scène comme un accessoire du quotidien.

Il arrive à faire passer son message sans dire une parole mais en se servant du langage du corps, de la musique et des bruitages de son environnement. Les plans sont très rapprochés et très cadrés ce qui accentue les effets posturaux des acteurs.

Par la seule phrase qu'il prononce dans le film (Je suis Palestinien) il souligne le sujet du film qui est l'identité, la nationalité et l’appartenance à un pays : où peut-on se sentir chez soi ?

Même si le projet semblait prometteur au début, la façon dont le film est réalisé est très rapidement lassant, les scènes ne semblent pas reliées entre elles et ne sont qu'une succession de critiques mises bout à bout
Il faut attendre plus d'un heure pour savoir que le personnage principal interprété par Elia Suleiman lui même est Palestinien, et de ce fait les messages qu'il a voulu faire passer avant ne peuvent être compris qu'alors. Le choix de minimiser les dialogues accentue la longueur du film.

Delafont Calypso, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/13 11:25 #2019-it-must-be-heaven-35
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Format définition

IT MUST BE HEAVEN [ɪt məst bi hɛvən] angl.
▪1 Film burlesque [œuvre en relation avec le non-sens; décalée et provoquant le sourire] de Elias Sulimani. Film coloré et paradoxal
▪2 Point de vue interne [du personnage principal] et omniscient. Clarté filmique ; image pure
▪3 Vision du conflit israélo-palestinien: liberté de la Palestine
▪4 Contraste entre la beauté des images et l’histoire
▪5 interrogation sur le confort
• poétique, interrogatif, transcendant.

Citation touchante: “Les gens boivent pour oublier et ton peuple boit pour se souvenir”

Sarah Desbois
2020/03/14 16:23 #2019-it-must-be-heaven-36
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
It must be heaven, beauté burlesque


Rien ne va dans le monde d’Elia Souleiman, rien n’a de sens mais tout est beau. Elia est seul, sa vie nous la connaissons peu, un lit vide, un citronnier et trois mots « I’m Palestinian ».
Ce film burlesque, à la façon d'une bande-dessinée, nous dresse des vignettes d’un quotidien mêlant beauté et absurdité. Elia est à la fois derrière et devant la caméra, il nous invite à prendre le temps à travers les quatres coins du globe ; regarder Américains, Français, Parisiens et Parisiennes ; ceux qui n’ont pas le temps, ceux qui travaillent, font leurs courses ou sont aux terrasses des cafés.
Elia erre dans le monde, il cherche un nouveau lieu de vie, loin de son ancienne vie.
Dans son jardin, un citronnier symbole du partage. Il veut partager, il partage silencieusement sa vision du monde. Une ode taciturne pleine de philanthropie, Le but est clair, se taire et regarder l’univers.
Profiter et regarder Israël beau et pur, inspirant et qui permet de respirer. La tranquillité, Elia la retrouve chez lui sur sa terrasse. Ce n’est pas la Palestine, un retour au source semble nécessaire après tant de mésaventures visuelles. Ce n’est pas un film engagé, notons ensemble que le spectateur doit posséder de nombreuses connaissances sur l’histoire palestinienne. Certaines allusions peuvent perdre le spectateur si ce dernier n’a aucune notion concernant le conflit Israëlo-palestinien. Rien de plus, rien de moins « I’m Palestinian »

Noé Wartak, Terminale L
2020/03/17 16:45 #2019-it-must-be-heaven-38
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
It must be heaven du cinéaste palestinien Elia Souleiman nous a laissés pour le moins perplexes.
En effet le principe de montrer un palestinien voyageant en France, de le faire s’arrêter à Paris puis à New York, est une bonne idée, mais les exagérations de la plupart des scènes paraissent totalement absurdes. Que penser des gens qui se volent des chaises de jardin dans un parc parisien ? Que penser des ambulanciers venant porter secours à un sans domicile fixe lors de la canicule et transformés en serveurs de restaurant ? Comique de l’absurde certes, mais le message paraît singulièrement brouillé : raille-t-on la solidarité ?
Le « regard éloigné » porté sur notre société aurait pu faire prendre conscience de certaines de ses dérives mais les critiques qui pourraient être intéressantes, concernant par exemple la violence de notre univers, sont tournées en dérision de manière si excessive qu’elles en sont affaiblies ; trop de burlesque empêche finalement la réflexion.
D’autre part l’absence quasi-totale de paroles, on peut considérer que c’est un film muet, est assez perturbant et empêche là encore de faire apparaître clairement les critiques du cinéaste.
L’ouverture du film comme la séquence finale se situent en Palestine et le film montre un Etat nécrosé par la guerre, les tensions, le climat éprouvant qui y règne. Toutefois le rapport suggéré avec nos sociétés occidentales nous échappe le plus souvent.
Peut-être avec un peu plus de réalisme le film aurait-il pu nous séduire mais en l’état il ne nous paraît pas à la hauteur de ses ambitions !


Lisa SCHAEFER, Yann GUIZZO
Lycée militaire d’Autun
2020/04/07 15:38 #2019-it-must-be-heaven-39
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
It must be heaven

Un homme, Elia Suleiman, un matin, décide de fuir son pays, la Palestine, puisque son quotidien, aussi bizarre qu'il puisse être, l'insupporte. Il part donc à la conquête d'un nouveau territoire pouvant lui faire changer d'air. Il découvre de nouveaux États comme la France ou encore les États-Unis. Malheureusement, après seulement quelques jours, il se rend à l'évidence et constate que ses origines le poursuivent comme son ombre. Le fait qu'il voit son pays partout même en dehors de celui-ci transforme ce film en une comédie de l'absurde.

Ce long métrage est une nouveauté, il révolutionne tout un monde avec ses éléments hauts perchés. En effet le regard qu'on doit y porter se doit d'être tout particulièrement étrange. Ce film est unique en son genre et aucun des six autres films ne lui ressemble. Cette œuvre est un coup de maître de la part d'Elia Suleiman qu'on a pu découvrir grâce à ce film. Réalisateur, scénariste, acteur, il est à toutes les places à la fois, il contrôle, dirige et vit l'histoire de « It must be heaven ». Aussi surprenant que cela puisse être, ce film reste captivant malgré le fait que le personnages ne parlent presque pas du film et que celui-ci ne tourne qu'autour des réactions de cet homme vivant la même vie partout où il se situe. Des situations et réactions grotesques tournent ce film en dérision de la société. Ce film rempli de paysages incroyables et divers reste malgré tout très doux sans aucune scène pouvant choquer.

Néanmoins, ce film ne reste pas sans critique négative. En effet c'est un film difficile à comprendre du fait que le personnage ne parle pas et n'explique pas son vécu. On doit le constater et en faire une conclusion. Plusieurs de nos camarades ont à ce jour toujours du mal à comprendre le synopsis de ce nouveau long métrage de Souleiman. De plus, le film, aussi riche qu'il puisse être en décors donne peu d'indications précises sur les lieux et sans culture générale, nous ne pouvons parvenir à deviner les bâtiments ou les places où se trouve Elia. En outre, on peut trouver ce film ennuyant du fait qu'il y ait peu de parole de la part de l'acteur principal. Il peut sembler lourd aussi avec une répétition du même type d'humour exagère. Enfin, l'issue du film, par rapport au reste semble incomplète. On nous propose un film où il y a toujours des actions étranges et surprenantes pour nous laisser sur une fin dénuée de toute scène aussi intrigante que les autres.

Pour conclure, nos avis sur ce film divergent du tout au tout. Certains peuvent trouver ce film lent et long quand d'autres verront un chef d’œuvre. La seule chose qu'on peut vous conseiller est de le visionner et d'en tirer votre propre conclusion.

DANIEL Neyris, GALLAIS Mathias Lycée Albert Claveille, Périgueux
2020/04/07 15:51 #2019-it-must-be-heaven-40
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Ce film traite principalement du conflit israélo-palestinien, ainsi que des thèmes de la guerre, du sentiment d’insécurité en son pays, ainsi que du thème de l’exil, représenté par Elia Suleiman, le réalisateur et personnage principal du film, qui, lassé de cette surveillance massive qu’il subit dans sa ville natale, Nazareth, en Palestine, décide de partir alors en France, puis aux Etats-Unis, afin de pouvoir trouver un endroit où il se sentirait comme chez lui, mais, où qu’il aille, il se sent comme un étranger dans ces pays. Bien que je pense que ce soit l’intérêt du film, j’ai trouvé que ces différents thèmes n’étaient pas abordés de manière très explicite, et on ne pouvait le comprendre que par certains éléments du film, comme par exemple la forte présence de l’armée dans les grandes villes.

Il expose également, avec un humour burlesque, à la manière de Charlie Chaplin, le point de vue et le quotidien d’Elia Suleiman face aux tragédies et situations burlesques auxquelles il se retrouve confronté. Cela permet de montrer un jeu de miroirs entre le quotidien d’Elia Suleiman à Nazareth, en Palestine, et celui vécu en Occident, avec, dans les deux continents, une omniprésence de l’armée et de la police dans les grandes villes. Il permet également de décrire le monde sous un angle différent de celui qu’on l’habitude de voir dans les médias « traditionnels » ; au lieu de mettre l’accent sur les différentes tensions qui affectent les pays où il se rend, Elia Suleiman préfère nous montrer des petites scénettes de la vie quotidienne, qui décrivent les attitudes et mœurs des êtres humains (par exemple, dans la scène où Elia Suleiman se rend dans un parc de la ville de Paris, et où diverses personnes essaient de récupérer une des chaises en métal présentes dans le jardin), ce que j’ai bien aimé. Par contre, bien que surprenantes de par leur mise en scène, je les ai trouvées un peu trop présentes, et parfois gênantes à la compréhension de l’histoire. Par exemple, la scène où Elia Suleiman se rend dans un champ, à Nazareth, et suit du regard les pieds d’une femme faisant des allées et retours dans une allée du même champ. J’ai trouvé que cette scène pouvait gêner à la compréhension de cette histoire, car elle revient plusieurs fois, et n’a pas vraiment de lien avec elle. Cependant, j’ai également apprécié les plans très larges du film, montrant Elia Suleiman seul face à son environnement, car je trouve que cela accentue le caractère burlesque et comique de ce personnage, et le place comme un observateur face au monde qui l’entoure. Par ailleurs, j’ai trouvé que le mutisme du personnage, dont la seule réplique est sa réponse face au chauffeur de taxi, lui demandant sa nationalité, dans la scène où il en emprunte un, ajoute encore une touche à cet humour burlesque du film.

Cependant, elles permettent également de nous décrire les tensions et sentiments d’insécurité qui règnent dans ces pays, mais de manière plus discrète, plus implicite ; elles sont représentées par la forte présence des policiers surveillant divers lieux des grandes villes (il y a diverses scènes de ce type, comme quand, à Paris, les policiers vérifient les dimensions d’une cour d’une terrasse d’un café, à Paris, ou encore quand ils poursuivent un chien qui courait seul, dans la rue, toujours sous le regard curieux et étonné d’Elia Suleiman), ce que j’ai trouvé original, bien que, comme souvent dans le film, cela ne soit pas montré de manière assez explicite pour être facilement compréhensible par le spectateur.

Clément DANIEL, lycée Albert Claveille, Périgueux
2020/04/20 15:40 #2019-it-must-be-heaven-42
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
Lycée des Métiers ARAGO- Nantes

« Un voyage sociétal »

Le plaisir d'une Palestine « pas si horrible que ça » et d'une France ainsi que d’une Amérique caricaturée.

Nous suivons le parcours d'Elia Suleiman, qui fuit la Palestine à la recherche d'une nouvelle terre d'accueil pour trouver des partenaires afin de réaliser ce que l'on imagine être un « film » sur son pays. Mais c'est sans compter sur la réputation de ce territoire qui le suit toujours comme une ombre. La promesse d'une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l'absurde, en passant par une police locale affichée comme inutile, des rues incroyablement désertes ou encore des tenues féminines à l'exubérance poussées au paroxysme comme pour démontrer un écart entre les sociétés. Aussi loin qu'il voyage, de Paris à New York, quelque chose semble lui rappeler sa patrie.

La beauté, la longueur, la bêtise ou encore la simplicité des prises de vue, traduisent un raffinement et une certaine poésie quant aux traits de caractère du réalisateur Elia Suleiman. C'est un film qui, d’extérieur, pourrait appeler à l'ennui ou à la paresse, mais rien n'y fait. Ce long métrage laisse paraître une vérité diaphane presque transparente d'un contexte sociétal pas toujours évident, sublimé d'une touche d'humour et de pureté. « It Must Be Heaven » nous provoque de l’enthousiasme et des sourires. C'est un humour léger et universel qui se traduit à l'écran, le tout en faisant passer un message subliminal d'espoir et de vérité. La mise en scène légère et contrôlée nous transporte tout au long du film.

Elia Suleiman nous présente un film d’un genre stylistique en voie de disparition, perdu au milieu d'un cinéma formaliste bien sérieux. C’est un artiste généreux et limpide, qui nous offre un regard sur le monde et la société, innocent et curieux, qui rit des absurdités du monde et en joue avec allégresse pour mieux nous avertir sur sa préciosité. En effet on ne peut pas se passer de ce type de démarche cinématographique, qui enrichit et construit et répand sur nos consciences le peu de magie qui demeure encore dans nos sociétés trop sérieuses et parfois même « plombantes ».

Ce film est une sorte de poésie du silence, très distrayant et assez captivant où la dénonciation du sort des Palestiniens, exemptée de colère, est peut-être encore plus forte et influente.
C'est une petite merveille de poésie impertinente.

Erwan Lardeau-Feat

2020/04/21 18:41 #2019-it-must-be-heaven-43
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film It must be heaven, première bac pro Métiers de la sécurité, lycée BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil.

Ce film symbolise le Titanic sur le plan cinématographique.

Ah ! non ! c’est un peu court madame, mademoiselle, monsieur !
On pouvait dire bien des choses en somme.
En variant le ton, -par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais fait un tel film,
Il faudrait immédiatement que je me sabordasse ! ».

Amical : « Mais vous avez dû souffrir
pour que votre personnage ne puisse pas discourir ! ».

Descriptif : « C’est un ennui !... un salmigondis !... un naufrage !
Que dis-je, c’est un naufrage ?... C’est un sabordage ! »

Curieux : « Quel est l’intérêt de voyager si cela consiste à toujours toiser
le reste de l’humanité ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point le silence
que civiquement vous vous préoccupâtes de mettre en scène une personne quasi indifférente »

Prévenant : « Avez-vous réalisé ce film dans l’espoir qu’il ne touche pas un large public ?
Cela serait donc une démarche de salubrité publique ! »

Tendre : « Réalisez la suite de ce film afin de nous permettre
d’assister à nouveau à un film certes consternant mais reposant ».

Cavalier : « Quoi, l’ami, la bobine de votre film
permettra aux générations futures de s’interroger sur un scénario mal ficelé »

Dramatique : « Vous m’avez infligé des blessures pour une durée indéterminée ! »

Admiratif : « Pour réaliser une telle production qui nous laisse tous
dans la sidération, c’est bien la preuve que vous êtes sans orgueil !
Que l’on vous prépare un linceul
pour y déposer un cercueil contenant votre œuvre ! »

Respectueux : « Permettez, monsieur, qu’on vous salue
pour avoir repoussé les limites des abysses !
Vous n’êtes pas un narcisse !
Au mieux, un original peu soucieux du ridicule ne craignant pas les tarentules ! »

Militaire : « Brandissez donc votre œuvre sans blêmir ni rougir ! »

Pratique : « Voulez-vous me transmettre votre scénario
que je le dépose dans mon frigo !
Il faudra faire en sorte de ne pas le décongeler
afin de ne pas gâter le reste des aliments ! »

- Voilà ce qu’il fallait brandir sans faillir ni défaillir
si vous aviez à cœur de ne pas stimuler notre langueur !

Ce film est une tragédie
qui nous a fait mourir d’ennui !

Le plus beau moment de ce visionnage fut sans conteste la sortie
qui nous éloignait à jamais de cette parodie !








2020/04/21 18:48 #2019-it-must-be-heaven-44
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film It must be heaven, première bac pro Métiers de la sécurité, lycée BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil.

Quand on rédige une critique,
le but est-il d’être dithyrambique ?

Il faudrait se faire bien voir pour ne pas déchoir ?

Évoquer un film dont le visionnage a plongé toute l’assistance dans le courroux
et il conviendrait de se mettre à genoux.

Assister à une scène au restaurant consternante et affligeante.
Assister à une scène dans un jardin d’une grande banalité sans jamais s’offusquer ?

Non, merci.

Assister à une scène outrageante pour la maréchaussée
et ne pas être consterné ?

Non merci.

Voir un père et un fils s’insulter comme si c’était une relation idéale ?
Voir un homme dans son jardin qui n’a même pas demandé un blanc-seing !
Voir des militaires en patrouille avoir une politique de gribouille !
Déambuler à Paris en toisant les habitants
d’un air affligé et méprisant !
Être abordé par un couple pour une raison abracadabrante et consternante !

Non merci.
Un réalisateur en quête d’un producteur
croit si peu dans son projet qu’il préfère ne pas argumenter quand on lui donne congé !
L’une des rares fois où il fait preuve d’altruisme
c’est quand il donne à boire à un oiseau non loin des Parigots.
Il faudrait faire des éloges en essayant de percevoir dans cette œuvre un message ?

Non merci.
Certes, s’offusquer que la police aux États-Unis face preuve de pudibonderie
tout en tolérant une vilenie aurait pu réorienter ce film vers une fiction aboutie.

Mais ce moment de magie retombe comme un soufflé
Et le spectateur est à nouveau désemparé !

Rédiger des vers hagiographiques pour être retenu comme un élu !
Rédiger un texte énamouré pour être désigné !

Prétendre que l’on se trouve à haute altitude alors que l’on tombe des nues !

Non merci.

Nous travaillons sans le souci de plaire ou de déplaire
non pour dire la vérité mais pour mentionner juste notre vérité.

Pour nous, assister à ce film ne fut pas un délice mais un supplice.
Nous avons échangé avec notre professeur pour voir s’il allait nous contredire
en nous indiquant que ce film était un chef-d’œuvre !

Que nenni, lui aussi n’avait rien compris et on lui a dit merci !
Merci pour sa sincérité !





2020/04/22 16:10 #2019-it-must-be-heaven-46
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
Critique de film sur « It must be heaven » d'Elia Souleiman

Le film d'Elia Souleiman raconte la propre histoire du réalisateur dans un silence qui en dit long. Pour raconter l'histoire de son pays La Palestine en guerre contre Israël, le réalisateur décide de partir de Nazareth pour changer d'air et observer comment les habitants des autres pays vivent.

Tout d'abord, ce film est au premier regard très déroutant.En premier lieu, on constate qu'il est impossible de rencontrer l'Autre.En effet, le personnage principal n'engage jamais la conversation et on ne lui adresse que rarement la parole, il prend même peur lorsqu'un couple d'Asiatiques vient lui poser une question. Aussi, on peut voir la ville de Paris quasi-désertée:tout le monde reste chez lui et des chars d'assauts patrouillent dans les rues ce qui renforce l'idée de danger et d'isolement. De plus, le burlesque de ces scènes est à son apogée quand le réalisateur arrive à New York où tous possèdent une arme à cause d'une méfiance généralisée.

En second lieu, le cinéaste palestinien veut évoquer,sans parler, les problèmes de la Palestine tout comme ceux rencontrés dans le monde qu'il parcourt. On se rend compte que ce sont les mêmes partout. Ainsi, ses réactions face aux différentes scènes, caricaturées à l'extrême bien souvent, révèlent nos absurdités et mesquineries et mettent en évidence le problème majeur, la peur omniprésente de l'Autre. De manière originale et décalée, il montre par exemple l'absence de « chez-soi »:même dans son propre pays, un des ses voisins vient voler les citrons de son jardin tout en arrosant et taillant les citronniers comme s'ils lui appartenaient. Comment comprendre et accepter ce comportement contradictoire : occuper un terrain qui appartient à un autre tout en voulant en prendre soin ? Ce voisin, si proche de soi et si étranger à la fois, qui le vole tout en taillant ses arbres n'est-il pas une métaphore de la nature humaine et plus précisément du conflit opposant les Israéliens aux Palestiniens : on peut vouloir la paix et continuer pourtant à se faire la guerre ? A t-il voulu montrer que l'Homme est son propre ennemi ? Qu'il reste une énigme à jamais pour lui-même et pour les autres ? Qu'à part en rire pour dédramatiser autant que possible cette situation, on ne peut pas faire grand-chose d'autre ?

Enfin, la scène la plus évocatrice et la plus drôle est sûrement la première : dans un esprit très religieux, on voit un pope et ses fidèles aller à l'église d''un pas lent et grave quand un inconnu arrête la procession en leur bloquant l'entrée de l'église. Alors, dans un silence solennel, le pope entre par la porte de derrière et sans qu'on assiste à la scène, on entend l'inconnu se faire frapper et hurler. Puis, le pope dans un geste las ouvre la porte. Ce passage semble le plus révélateur de l'abus de pouvoir et des difficultés liées à la religion en Palestine et encore une fois des contradictions de tout être humain aussi : même si c'est pour permettre la pratique religieuse et le recueillement de fidèles, comment un représentant de la religion peut-il user de violence ?

En définitive, ce film traitant au départ du conflit israëlo-palestinien acquiert une portée universelle en s'appuyant sur la poésie et le burlesque surtout. La grande force du film, c'est que Souleiman ne juge pas, il s'étonne tout au plus avec le principe du regard étranger et s'abstient de tout jugement définitif. C'est un film qui implique chaque spectateur en le poussant à s'interroger. Ce n'est sans doute pas le paradis évoqué dans le titre mais assurément une réussite sur ce point-là !

Critique rédigée par Robin Gouraud, élève de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse
2020/04/23 17:43 #2019-it-must-be-heaven-47
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique de Tom VILLY, It must be heaven

Ah, je vous reconnais, tous mes plus vieux ennemis.

Tiens, tiens ! - Ha ! Ha ! Les Compromis, les Préjugés !

Que je pactise ?
Avec un financier étriqué, enfermé dans des représentations dépassées.

Jamais, jamais ! – Ah, te voilà, toi, la Sottise !

Ce magnat parisien trouvait que mon film « n’évoquait pas assez la Palestine ».

Il me donne des explications obscures.
Il achève notre entretien en me montrant le chemin de la sortie !

- Je sais bien qu’à la fin il me mettra à bas ;
N’importe, je me bats ! je me bats ! je me bats ;

Je me rends à New York dans cette ville symbole de liberté.
J’en ressors encore plus consterné et effaré !

Je me retrouve à la tribune d’un congrès
sans pouvoir faire valoir mes idées.

Oui, vous m’arrachez tout, l’argent et les possibilités de présenter mon film.
Je ne me sens nulle part chez moi sinon à l’intérieur de moi.

Voir dans une ville comme Paris un mélange de pauvreté et de richesses exhibées,
voir dans une ville comme New York un mélange de pudibonderie et d’armes en bandoulière
comme un fait accompli.

Que j’emporte avec moi du bon sens alors que la modernité marche à contresens.

Certains s’offusquent que je demeure silencieux alors qu’ils sont tous présomptueux.

Je préfère rentrer chez moi sans un pli, sans une tache,

J’emporte malgré vous,

et c’est …
Mon panache.
2020/04/23 23:39 #2019-it-must-be-heaven-48
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
"It must be heaven " du palestinien Elia Suleiman est un film surprenant.
L’auteur se met lui-même en scène avec l’histoire d’un scénariste né à Nazareth.
En Palestine, où le film commence, tout est douceur ensoleillée, avec les citronniers, les oliviers, les cactus et les petites routes de campagne.
En apparence seulement, car une des premières scènes est celle où Elia observe avec inquiétude son voisin qui s’autorise le droit de s’occuper « à sa façon » de son citronnier.
Elia vit seul, il est solitaire, il est assez âgé, il parle très peu mais il aime observer le monde et son étrangeté.
Son métier le fait en effet voyager, il doit partir à Paris puis à New York pour essayer de produire son dernier scénario mais, et c’est en cela que le film est surprenant, l’auteur ne prononcera que quelques mots durant les 1 h 42 de son film.
Le film est une succession de scénettes dictées par le regard d’Elia. De Paris à New-York, en passant par la Palestine, Elia nous donne sa vision du monde, les différences culturelles, les choix de sociétés.
Alors, il y a des scènes drôles et absurdes : les balayeurs jouant au golf, la course aux chaises vides au jardin des Tuileries, le couple de japonais cherchant Brigitte ...) mais aussi des scènes plus politiques dénonçant l’omniprésence de la police à Paris de façon très burlesque (chorégraphie des policiers en hoverboard, équipe mesurant la conformité des terrasses de café …)
Il y a les scènes qui rendent hommage aux femmes, à leur beauté ( Elia aime les observer depuis les terrasses des cafés)
Suleiman nous fait également part de ses inquiétudes et de ses angoisses notamment en filmant des scènes avec des armes (défilé de chars devant la banque de France, scène du drugstore new-yorkais où tout le monde est armé …).
Il cherche aussi à dénoncer les inégalités sociales : la scène de la femme de ménage new-yorkaise travaillant devant un écran diffusant un défilé de mannequin est très révélatrice du ton du film : l’absurde est là pour dénoncer la superficialité de notre monde et ses injustices.
Toutes ces scénettes sont encadrées d’éléments très poétiques : la femme-ange qui disparaît après avoir été cernée dans un parc par les policiers new-yorkais est magnifique.
Alors, devant tout ce désordre plein d’humanité, on rit beaucoup et on se sent bien.
Elisa Millot seconde 2 PRO GATL LP Atlantique, ROYAN

2020/04/23 23:47 #2019-it-must-be-heaven-49
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
It must be heaven " du palestinien Elia Suleiman est un film surprenant.
L’auteur se met lui-même en scène avec l’histoire d’un scénariste né à Nazareth.
En Palestine, où le film commence, tout est douceur ensoleillée, avec les citronniers, les oliviers, les cactus et les petites routes de campagne.
En apparence seulement, car une des premières scènes est celle où Elia observe avec inquiétude son voisin qui s’autorise le droit de s’occuper « à sa façon » de son citronnier.
Elia vit seul, il est solitaire, il est assez âgé, il parle très peu mais il aime observer le monde et son étrangeté.
Son métier le fait en effet voyager, il doit partir à Paris puis à New York pour essayer de produire son dernier scénario mais, et c’est en cela que le film est surprenant, l’auteur ne prononcera que quelques mots durant les 1 h 42 de son film.
Le film est une succession de scénettes dictées par le regard d’Elia. De Paris à New-York, en passant par la Palestine, Elia nous donne sa vision du monde, les différences culturelles, les choix de sociétés.
Alors, il y a des scènes drôles et absurdes : les balayeurs jouant au golf, la course aux chaises vides au jardin des Tuileries, le couple de japonais cherchant Brigitte ...) mais aussi des scènes plus politiques dénonçant l’omniprésence de la police à Paris de façon très burlesque (chorégraphie des policiers en hoverboard, équipe mesurant la conformité des terrasses de café …)
Il y a les scènes qui rendent hommage aux femmes, à leur beauté ( Elia aime les observer depuis les terrasses des cafés)
Suleiman nous fait également part de ses inquiétudes et de ses angoisses notamment en filmant des scènes avec des armes (défilé de chars devant la banque de France, scène du drugstore new-yorkais où tout le monde est armé …).
Il cherche aussi à dénoncer les inégalités sociales : la scène de la femme de ménage new-yorkaise travaillant devant un écran diffusant un défilé de mannequin est très révélatrice du ton du film : l’absurde est là pour dénoncer la superficialité de notre monde et ses injustices.
Toutes ces scénettes sont encadrées d’éléments très poétiques : la femme-ange qui disparaît après avoir été cernée dans un parc par les policiers new-yorkais est magnifique.
Alors, devant tout ce désordre plein d’humanité, on rit beaucoup et on se sent bien.

Elisa Millot seconde 2 PRO GATL, LP Atlantique, ROYAN
2020/04/25 13:56 #2019-it-must-be-heaven-50
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
It must be heaven est un film très poétique, qui nous donne une vision différente de la Palestine, notamment du conflit israélo-palestinien. Elia Suleiman, le réalisateur qui est aussi l’acteur principal, nous emmène dans un voyage, un désir d’Eldorado dans lequel il pourrait se réfugier. Il passe d’abord par la France, où les gens sont tous beaux et chics, mais où d’un coup, tout est désert. On voit paraître de temps en temps une patrouille de police à cheval ou une série de tanks. Paris est donc plongé dans une atmosphère totalement chaotique, mais c’est seulement le soir que l’on comprend que c’est la fête du 14 juillet. Aux Etats-Unis, les gens portent des armes, sont déguisés (Halloween) et sont sceptiques à propos de la liberté d’expression -corporelle-. Ces deux pays ne nous sont montrés que sous forme de symboles et de références, qui rendent le tableau totalement absurde, où chacun y interprète ce qu’il veut. Elia Suleiman nous dessine ici une caricature sur les qualités et les défauts de chaque pays. La question se pose alors : quel pays est le mieux pour vivre ?

Cette comédie franco-canadienne est en fait un road trip plein de douceur et de tendresse envers la Palestine, à qui le réalisateur rend hommage (comme pour Paris et New-York). L’esthétisme du film entre les couleurs chaudes et les beaux paysages de Palestine, les aspects très chorégraphiques de la police, ou les plans très symétriques nous font voyager et rire en même temps. De plus, le jeu d’acteur d’Elia Suleiman est remarquable car il est sans parole, mais il communique seulement par les expressions du visage. On peut y voir une référence aux comédies muettes de Chaplin.

Ce que l’on doit retenir de It must be heaven, c’est que c’est un film aussi drôle que beau et touchant. En sortant de la salle, la seule chose que l’on a envie de faire, c’est d’y retourner.
Margot Perriot, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac

2020/04/25 13:58 #2019-it-must-be-heaven-51
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Elia Suleiman quitte son pays d’origine, la Palestine, afin de commencer une nouvelle vie. Cependant, où qu’il aille -en l'occurrence à Paris et New-York- il y a quelque chose qui le rattache à sa patrie.
Cette comédie est à la fois originale mais aussi irrésolue, elle nous laisse perplexe. Effectivement, ce film est singulier du fait de l’absence de dialogues mais les petites histoires qui le composent n’ont pas de fins ou sont inattendues, ce qui nous désoriente. En contraste, Elia Suleiman sème le rire en mettant en avant les préjugés des différentes villes qu’il visite. Par exemple, quand il arrive à Paris, il est en admiration devant les passants car il les trouve beaux ; ou encore à New-York, il est surpris que tout le monde porte des armes, même les enfants, son étonnement grandit quand l’homme sort du taxi avec un missile.
Le réalisateur met tout de même son pays en valeur avec de belles images de son village, ce qui nous fait voyager et rêver.
Je suis partagée dans mon ressenti car d’un côté je reste sceptique quant aux histoires sans fins et insensées mais je le trouve, tout de même, unique par le manque de conversation et l’histoire du réalisateur.
Illona Laurent, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/04/25 14:02 #2019-it-must-be-heaven-52
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
It Must Be Heaven, voilà un film qui dépeint l’absurdité de nos sociétés et de nos relations. Dans son nouveau long métrage, le réalisateur Elia Suleiman prend place derrière et devant la caméra. Il interprète alors plus ou moins son propre personnage : un homme qui observe le monde et qui est à la recherche de financements pour son film.
Dès les premières scènes, le film nous transporte dans un univers à l’ambiance bien particulière où le burlesque occupe une place importante. Au fil de l’histoire, bien que cette dernière ne se déroule pas que là-bas, nous comprenons que le sujet est bien celui de la Palestine. En effet, les scènes absurdes du film, ainsi que l’attitude taciturne et mutique du personnage, font écho au tabou et au malaise palestinien. Alors, le silence est prédominant dans l’oeuvre, laissant place à des plans d’une beauté époustouflante et à l’incroyable expression de visage de Elia qui nous transmet son incompréhension et son jugement sur le monde.
Ainsi, nous pouvons presque parler de militantisme de la part du réalisateur qui fait une sévère critique de notre monde et notamment de nos autorités. En effet, parmi les nombreux symboles dont la comédie regorge, l’armée et les différentes sortes d’encadrement sont particulièrement mis en avant et tournés au ridicule. Les lignes très symétrique du film, elles, nous renvoient à une idée de frontière, de franchissement. La violence absurde est représentée dès la scène d’ouverture, où un membre de l’Eglise est obligé de forcer l’accès à son lieu de culte bloqué par des opposants. Quand le voisin d’Elia empiète sur son terrain afin de s’occuper des citronniers nous pouvons y voir une référence à l’occupation, aux problèmes de territoires.
Tout cela crée le rire chez le spectateur démunis face à l’absurdité des événements. Ce rire est aussi alimenté par les différents clichés dont le film use : une rue de Paris s’apparentant à un défilé de mode géant, les rues des Etats-Unis remplies de citoyens portant aisément des armes…
It Must Be Heaven est une création, osée, percutante, hilarante et mélancolique pour laquelle l’humour joue un réel rôle de garde-fou.
Elodie Figea, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/04/25 14:03 #2019-it-must-be-heaven-53
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

It must be heaven est un film de Elia Suleiman sorti en 2019. Dans ce film, on suit le personnage de Elia Suleiman lors de ses différents voyages : on part de son pays d’origine, la Palestine, pour aller à Paris puis à New York. Cependant malgré ces voyages il reste très attaché à son pays natal. Tous ses voyages vont placer Suleiman dans des situations plus absurdes les unes que les autres.
Ce film a un côté particulièrement esthétique avec de beaux plans, et on retrouve un Elia Suleiman très observateur du monde qui l’entoure. On assiste à de nombreuses scènes avec comme seul objectif de nous montrer les gens qui marchent dans la rue avec un côté très cliché pour chaque pays : à Paris on y voit des femmes très chics et à la mode ; à New York, des gens tous munis d’armes à feu. Ce film aborde d’ailleurs la Palestine avec un oeil totalement différent de ce qu’on peut trouver d’habitude. On suit la vie calme de différents personnages avec, là aussi, des touches de comique, comme quand le voisin raconte qu’un serpent a regonflé ses pneus.
Ce film est rempli de situations absurdes comme par exemple tous les passages où les policiers se déplacent en faisant une chorégraphie. Ils sont généralement à la poursuite ou suivent quelqu’un, ce qui peut donner naissance à des scènes très drôles. Le personnage principal va aussi recueillir un oiseau ce qui va aussi apporter de la comédie au film.
Ce film est aussi extrêmement symbolique comme, par exemple, la poursuite de l’ange à New York, l’ange représentant la Palestine. Chaque pays du film est aussi représenté par des femmes : les femmes de Paris chics, la femme en Palestine qui porte de l’eau, les femmes à New York qui font des chorégraphies en poussant leur poussettes et qui portent des armes.
J’ai moyennement aimé ce film. Il ne m’a pas fait extrêmement rire malgré quelques passages assez drôles. J’ai aussi eu du mal à saisir toute la symbolique, ce qui est dommage et me pose sans doute un problème de compréhension.
Maëlle Garant, lycée Jean Giraudoux, Bellac

Commentaires

2020/01/23 20:12 #2019-it-must-be-heaven-1
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman en 2019 relatant l’histoire d’Elia Suleiman dans son propre rôle, qui fuit la Palestine à la recherche d’un nouveau foyer. De Paris à New York il observe les coutumes , les habitudes de chaque pays mais quelque chose le rattrape à chaque fois , son pays.

Si on pouvait qualifier It must be heaven , il ressemblerait à un OVNI ! Ce film est aussi intriguant que burlesque. Elia Suleiman a voulu retranscrire certaines actualités dans ce film tout en nous posant une question “peut-on se sentir chez soi ?” Question très intéressante car on peut s'identifier au personnage même s’ il ne prononce que deux phrases mais ces mots sont très importants car ils répondent à un simple « d'où viens-tu »? Et cela nous fait beaucoup réfléchir. On peut se dire ,est-ce que mon lieu de naissance me fait plus sentir chez moi que nulle part ailleurs ? et tout ça accompagné d’un humour assez burlesque entre les rues de Paris ou les passants sont très superficiels et New York où les passants sont armés jusqu’aux dents. Ce sont des critiques sur le vie de tous les jours .
Côté technique le film prend des directions très spéciales, c’est à dire qu’il a très peu de musique ce qui laisse souvent des plans très contemplatifs sans un bruit où on sent l’observation qui est tout simplement maître de la situation et qui à une place très importante dans le film. Car Elia Suleiman ne fait qu’observe,r il est rare qu’il interagisse. Le montage est assez brut mais on comprend pourquoi ce montage est assez subliminal car il veut montrer les plans et faire de l’humour burlesques, faire la critiques de certains pays.
Enfin de compte It must be heaven est un bon film. On comprend avec le recul que Elia Suleiman a voulu montré beaucoup d’aspect dans notre société donc je pense que It must be heaven est à voir mais son aspect reste très spécial puisque je pense qu’il faut prendre un certain recul pour comprendre toutes les thématiques du film.

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2020/02/02 15:47 #2019-it-must-be-heaven-2
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

It must be heaven : un film qui mélange réaliste et surréaliste


It must be heaven nous donne à la fois des nouvelles de Suleiman, et des nouvelles du monde, tel qu'il le voit, et rappelle à quel point son regard poétique, burlesque et politique nous est précieux.
Ce film fait partie du genre de la comédie, il dure 1h42 et est sorti en France le 4 décembre 2019.
Le réalisateur Elia Suleiman est un cinéaste palestinien, qui part à New-York en 1982 et y vit jusqu'en 1993 ou il y réalise de nombreux courts métrages. Puis il se lance dans son premier long métrage, Chronique d’une disparition (1998). Le film traite de l'identité palestinienne et obtient le Prix du Meilleur premier film à Venise.
Puis It Must Be Heaven, le nouveau long-métrage d’Elia Suleiman (quatre films en près de trente ans de carrière) a été sélectionné en Compétition officielle de la 72e édition du Festival de Cannes, et a reçu la Mention spéciale du Jury
La particularité de ce film est le double jeu du réalisateur qui est également acteur de son film qui retrace sa vie et sa vision du monde.
C’est l’histoire d’Elia, un cinéaste de Nazareth, qui va, vient, rêve, médite, observe la vie autour de lui. Sa recherche de financement pour un nouveau projet de film l’emmène à Paris, puis à New York, où d’autres gens vivent, à leur manière parfois étrange et sous surveillance armée.
C’est un conte burlesque explorant l'identité, la nationalité et l'appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir "chez soi "?
En effet cette histoire est très particulière et chacun peut se faire sa propre vision des choses qui l’entourent. Ce film nous montre comment des personnes de nationalités différentes perçoivent l’arrivée d’un étranger (ici palestinien) dans leur pays.

Les passages les plus marquants et surprenants dans ce film sont, la synchronisation parfaite et surréaliste de nombreux personnages, notamment des policiers à Paris qui mesurent la terrasse d’un bar et les agents à New York qui essayent d’attraper un ange dans un parc. Relevant du comique, ces scènes font penser à une sorte de chorégraphie ridicule à laquelle s’adonnent les policiers.
Ce film nous plonge dans différents univers très variés, c’est un véritable voyage entre la Palestine, la France et New York. A chacune de ses escales, le réalisateur nous montre sa propre représentation du pays. Notamment la France qu’il caractérise comme capitale de la mode mais il critique également ce pays en mettant un point d’honneur sur l’alcool avec la présence d’un plan fixe sur une quantité astronomique de bouteille dans les rues. Puis il critique aussi New York notamment sur sa facilité à se procurer des armes. Pour montrer cet aspect négatif, il représente tous les personnages présents dans la ville avec de nombreuses armes en main. Il nous montre aussi que les Américains n’ont peur de rien, pour cela il crée une ambiance de peur avec de nombreuses personnes portant des costumes terrifiants (Halloween). Il critique également la justice avec les scènes des policiers qui semblent inactifs voire inefficaces. Le but de tout cela étant de mettre un point d’honneur sur les bons et les mauvais côtés de pays étrangers. Puis, pour nous plonger dans la Palestine, il utilise une musique extradiégétique typique de son pays ce qui nous permet d’être intégré dans un univers qui nous est inconnu.
It must be heaven nous sort de notre confort. En effet, il ne s’agit pas d’un film qu'on a tendance à aller voir en premier choix. Au départ le film ne nous inspirait pas, nous étions sceptiques, le dialogue était vraiment inexistant. Cependant, on peut constater une richesse esthétique au niveau des plans. Nous assistons à certains moments à des plans très symétriques et des surcadrages qui pourraient symboliser un quotidien très régulier et rasoir. Ses symétries ponctuelles installent un sentiment d’apaisement où tout est ordonné propre et structuré. Avec le recul, nous avons une image plus positive du film car il montre finalement que la violence qui peut se trouver dans son pays c’est à dire la Palestine se retrouve également en France avec les chars (de la parade du 14 juillet) et représente (toujours de manière exagérée) les armes que portent en toutes circonstances les New-yorkais.

Le titre du film It must be heaven ou en français C’est presque le paradis a toute une symbolique. En effet, il fait référence au fait que finalement la Palestine est peut être son véritable petit paradis puisqu’il décide d’y retourner.

Selon nous It must be heaven est un film assez monotone du fait de nombreux plans longs et fixes qui se répètent à plusieurs reprises dans le film. C’est également assez ennuyant du fait d’une faible présence de dialogue et de musique. Le mélange imprévisible du réaliste et surréaliste nous perd dans un océan mouvementé d’idées.

Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Elodie Crosetti, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:23 #2019-it-must-be-heaven-3
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman. Une comédie franco-canadienne parue en 2019 d’une durée d’1h37.

Elia Suleiman, né le 28 juillet 1960 à Nazareth en Israël est un réalisateur, scénariste et acteur chrétien arabe israélien. It must be heaven est son 4e long métrage où il joue son propre rôle en plus d’avoir écrit les scénarios.

It must be heaven raconte l’histoire de Suleiman, le réalisateur, qui fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil et un producteur pour son nouveau long métrage, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. Il va commencer à ne plus reconnaître la Palestine qu’il aime tant et va vouloir partir produire et réaliser son film ailleurs...

Son film est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2019 où il remporte une mention spéciale du jury et le Prix FIPRESCI.

Elia Suleiman revient 10 ans après son dernier film le temps qu’il reste dans lequel il racontait l’histoire de la Palestine à travers celle de sa famille, c’est un réalisateur très attaché à ses racines.

Elia Suleiman filme l’absurdité du monde.

Dans son nouveau long métrage, le cinéaste palestinien va de Nazareth à Paris et New York, et constate que “le monde entier s’est transformé en une sorte de Palestine”.

Le film se découpe en 3 parties (les 3 territoires qu’il visite) dont chacune pourrait être une histoire indépendante:

Il commence d’abord par nous présenter sa ville natale Nazareth où le danger est présent au quotidien (scène où un groupe de personnes court vers lui dont l’intention ne semble pas bienveillante illustre bien la violence et le danger)

Il filme Paris, le 14 juillet, les plans de Paris sont vides, la vision qu’il donne de Paris est représentée par la surprésence de la police (comme la séquence où les policiers surveillent la ville en overboard) mais transmet aussi une image d’une ville de luxe (comme la séquence où suleiman est assis dans un café parisien et voit un « défilé » de femmes habillées avec de la

haute couture). Mais aussi une ville relativement propre (les balayeurs municipaux vont jouer au golf avec leurs balais car ils n’ont plus rien à nettoyer dans cette ville).

Puis il continue son périple aux États Unis, à New York, il montre la surprésence des armes (lorsqu’il fait quelques courses dans un supermarché, tout le monde est doté d’une arme), il donne cette image d’américains obsédés par leur sécurité.

C’est aux États Unis où l’ange de la liberté, allégorie de la libération palestinienne, va apparaître avant de se faire arracher les ailes (signe la perte de cette liberté).

La France et les États Unis semble finalement plus en guerre que Nazareth.

Il parle des clichés des villes et des pays par le biais de l’humour.

D’après Télérama, chez Elia Suleiman, l’humour est non seulement une règle, mais aussi une arme.

Après avoir lu le synopsis, nous pensions aller voir un film dramatique.

Cependant nous avons été agréablement surpris, par cette comédie burlesque qui est basée sur l’humour et l’absurde mais également par sa légèreté. Cela nous a fait penser à un film muet car en effet il y a très peu de dialogues mais le message qu’il veut véhiculer est très bien compris par le spectateur. Les images suffisent.

A travers le regard innocent du personnage, Elia essaye de comprendre le monde actuel avec lequel il est en décalage.

Il se place en tant que spectateur de son film. Il observe ce monde qu’il ne comprend pas ce qui peut expliquer cette absence de dialogue. Le seul moment où il a un échange avec une personne c’est dans un taxi à New York pour parler de son pays et d’où il vient au chauffeur, complètement surpris de recevoir un Palestinien dans son taxi, sinon ce sont les autres qui interagissent avec lui.

Puis il va enfin comprendre que l’endroit où il se sent bien, où il se sent chez lui c’est son paradis, c’est la Palestine. Les plans panoramiques nous font comprendre sa vision des choses, son regard sur le monde, ainsi que les champs contre champs, les plans fixes et les plans poitrines relatant également le côté observateur et attentif du personnage.

C’est une véritable satire du monde actuel.

Le réalisateur va montrer la violence présente en Palestine sans jamais la filmer car le film est tourné principalement à Paris et à New York.

Ça nous fait comprendre que tout ce qui peut se passer en Palestine en lien avec la guerre peut très bien se produire en France ou à New York (par exemple lorsqu’il voit un tank dans les rues de Paris). Il ajoute aussi un regard satirique sur le monde du cinéma, un producteur joué par Vincent Maraval reproche au film qu’il propose de ne pas être assez palestinien alors qu’ une productrice américaine doit être rassurée sur le côté comique d’un film palestinien.

Les spectateurs comparent le cinéaste à Jacques Tati pour ce film dû à son côté burlesque. Tati qui « a incarné le renouveau du burlesque français », a réalisé des films avec l’absence de dialogue, Jacques Tati porte un soin méticuleux aux bandes-son tout comme Suleiman.

Plusieurs scènes nous ont interpellé comme celle où les parisiens sont assis sur des chaises dans le jardin du Palais Royal ou des tuileries. Ils marchent avec leur chaise sur le dos pour être sûr que personne ne leur vole leur confort et pourrait être prêt à « se battre » pour accéder à une chaise. Il délivre une critique sur l’égoïsme et l’individualisme des français.

Le titre « it must be heaven » nous montre qu’il n’est pas si facile d’être sûr d’avoir trouver son paradis terrestre.

A propos de son œuvre suleiman a dit « Mon espoir, c’est qu’à travers l’humour les gens oublient de quoi ça parle et ce que je suis en train de critiquer. Je veux d’abord qu’ils rient, et que plus tard, possiblement, ils se disent  : " Mais que sommes-nous en train de vivre  ?" ».

C’est un peu la sensation que nous a apportée le film, nous avons ri tout en oubliant le vrai but de son long métrage, ses dénonciations…

Cependant nous avons un avis mitigé sur l’absence des dialogues même si les images en effet parlent à la place du personnage. En revanche, ce côté silencieux ne nous a pas dérangé car il nous plonge directement dans les pensées du personnage.

Eon Eloïse Tchitchekian Elsa, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:32 #2019-it-must-be-heaven-4
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven (2019) 1h41 - Elia Suleiman

Après 10 ans d’absence le réalisateur, scénariste et acteur Elia Souleiman vient nous présenter son nouveau long métrage à la fois comique absurde et mélancolique intitulé It must be heaven. Il est important de préciser que Elia Souleiman est un chrétien arabe qui se considère comme palestinien malgré le fait qu’il détienne un passeport israélien et qu’il vive à Nazareth. On voit bien l’attachement de Souleiman à la Palestine, en 2002 il réalisa un film intitulé Invention divine traitant de la situation géopolitique en Palestine. Ici le titre It must be heaven (C’est forcément le paradis en français), fait encore référence à cette Palestine qu’il apprécie tant, en effet il est représentatif de la chronologie narrative du film où le réalisateur acteur de son propre film va se rendre dans divers pays afin de trouver un producteur souhaitant financer son projet, avant de retourner dans son pays d’origine qu’il apprécie tant la Palestine et ou comprends alors tout le sens du titre : Ce pays, son pays ne peut être que le paradis.

A travers cette comédie on nous dépeint la critique de 3 tableaux, 3 lieux différents : La Palestine, La France et New-York. On va découvrir tout au long du film au même titre que Elia Souleiman, les différences entre les pays et leur critique dressée via une agile poésie comique. L’histoire débute sur Souleiman qui ne se sent plus à l’aise dans son pays d’origine qu’est la Palestine, il a l’impression d’être en décalage avec cette société comme nous pouvons le voir notamment avec la scène revenant à plusieurs reprise du voisin qui vient lui voler les citrons de son citronnier dans son jardin ou encore plus généralement à cause des guerres ravageant les pays de cette région du monde. Un autre problème fait surface, Souleiman a besoin d’un producteur pour réaliser son projet de film comique, c’est pourquoi il va décider en premier lieu de se rendre en France. À son arrivée en France, c’est à sa plus grand surprise qu’il découvre une société tout aussi en décalage avec sa personnalité notamment lors de son arrivée le 14 juillet avec le défilé militaire venant lui rappeler le climat hostile de son pays d’origine ou encore plus généralement cette société française que l’on pourrait qualifier d’anxiogène et ultra-sociale avec l’omniprésence des policiers ou encore la scène du SAMU venant servir un repas à la carte à un sans abris dans les rues de Paris. Des préjugés font également surface notamment celui de la mode et des « Jolies filles » de Paris avec la longue scène où l’ on voit Souleiman assis à un bar observant les parisiennes marchant dans cette rue comme lors d’un défilé de mode. Malheureusement le producteur parisien ne fera pas suite à son projet de film, c’est pourquoi il décide de se rendre à New-York afin de rencontrer de nouveaux producteurs. À son arrivée c’est encore avec stupéfaction qu’il découvre une société atypique notamment avec le port d’arme qui est dénoncé, en effet tous les citoyens sont armés de façon visible lui rappelant encore une fois l’ambiance palestinienne, mais une fois de plus le film ne convient pas au producteurs étant jugé comme « pas assez palestinien ».

Ce long-métrage est en effet une comédie réussie, notamment grâce à son scénario subtil et comique, le réalisateur et acteur principal Elia Souleiman a su plaire pleinement au monde du cinéma de par son rôle de réalisateur mais également de part son rôle d’acteur, on peut notamment remarquer que tous les plans où il est présent sont des plans droits ou il se situe au milieu du cadre, pour mieux accentuer son aspect de spectateur au même titre que nous et afin de mieux se focaliser sur ses expressions du visage qui sont quant à elle très bien jouées tandis que lorsque le monde qui l’entoure est filmé, le cadre n’est jamais totalement droit pour montrer l’absurde. Un élément plaisant au niveau du scénario du film est en effet la quasi non présence de dialogues excepté lors de la scène du taxi. Souleiman ne parle jamais, il n’interagit pas avec ce monde qui l’entoure, il se contente d’observer. Un passage marquant pour nous est celui de la chambre à Paris ou Souleiman écrit son projet sur son ordinateur en compagnie d’un petit oiseau rentré par la fenêtre, l’oiseau va a plusieurs reprise vouloir s’approcher des mains de Souleiman occupées à écrire sur le clavier, tandis que Souleiman va l’éloigner. Ce mouvement machinal ,continu, de repousser cet oiseau déterminé a se rendre sur le clavier, peut être interprété comme une métaphore de l’écriture à la machine à écrire. Malgré plusieurs scènes venant donner du dynamisme au film comme la scène de l’aéroport que l’on pourrait qualifier de fantastique, parfois certaines scènes peuvent être un peu longues et donc ennuyeuses on pense notamment à la scène ou Souleiman rencontre des touristes chinois. On peut également noter la forte présence de l’alcool au niveau du film, il y a beaucoup de scènes se déroulants dans différents bars avec cet alcool revenant souvent. Enfin, à la fin, à son retour en Palestine lors de la scène de la boite de nuit, on peut lire une sorte d’espoir sur le visage de Souleiman, qui reprend confiance en cette Palestine qu’il ne reconnaît plus, ce qui conclut le film sur une note d’espérance comique.

En conclusion, It must be Heaven est un long métrage méritant amplement ses récompenses (Grand prix du festival de Cannes) Grâce à cette comédie absurde, le spectateur est constamment surpris tout au long du film, mêlant critique implicite des sociétés occidentales, ce long métrage a su manier avec subtilité le rire, nous recommandons.

Hublert Gwénaël, Giribaldi Louca, Achkouyan Meggy, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:35 #2019-it-must-be-heaven-5
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It Must Be Heaven est l’étrange dernier film de Elia Suleiman. Il lui a valu un de nombreux prix et il est évident que le jury de Cannes ne s'est pas trompé en décernant à It Must Be Heaven un prix spécial, car spécial c’est le mot décrivant le mieux ce magnifique long-métrage.
Dans celui-ci, le réalisateur se met lui même en scène, dans la peau d’un scénariste Palestinien qui part de Nazareth pour essayer de faire produire son dernier scénario. Au cours de son voyage, à Paris puis New York mais aussi dans sa ville d’origine, Nazareth, Elia Suleiman se place comme spectateur muet (c’est d’ailleurs ce silence qui donne au film son caractère si étonnant et poétique), comparable à Buster Keaton, qui observe tout au long du film une succession de saynètes.
Les saynètes semblent monter sa perception du monde et sa propre « réalité », pas toujours exacte (comme la police en overboard à Paris), avec des images hilarantes, absurdes ou caricaturales mais aussi parfois très politiques et par lesquelles il se permet de dénoncer les inégalités ou totales absurdités des sociétés qu’il observe (comme l’arrestation excessive d’une femen à New York). En effet on peut souligner la force des scènes pour dénoncer tout un système, que ce soit les institutions, la non-action ou l’omniprésence de la police, la culture ou encore les valeurs parfois insignifiantes de tout un pays.
Il nous laisse aussi observer les images magnifiques de la nature à Nazareth, de l’architecture d’espaces anormalement vides de Paris et de la modernité de New York.
Par le biais de ses yeux Elia Suleiman montre des scènes simples, aux images à couper le souffle, dont chaque plan, pratiquement toujours fixe et parfaitement symétrique, montre à quel point le film repose sur le langage cinématographique. Le spectateur vit alors, ces petits bouts de bonheur, au rythme des émotions qu’on peut lire sur le visage de Elia Suleiman derrière ses lunettes rondes, tantôt amusé, désabusé, surpris…
Mais ce sont toutes les absurdités relevées par Elia Suleiman et notamment les plus politiques constituent le fil rouge du film, accroché au thème du rapport à l’identité et de l'appartenance à une nation.
Ce film, burlesque, poétique, rafraîchissant, intelligent et subtil est, pour tous les amateurs d’absurdité de bonheurs simples à voir absolument.


Adèle Paris et César Sarno, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:48 #2019-it-must-be-heaven-6
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Après dix ans d’absence, Elia Souleiman signe son grand retour avec son 4ème long métrage nommé “ It Must Be Heaven “ sorti en salle en décembre 2019. Dans celui-ci , le réalisateur, Elia Suleiman, interprète son propre rôle devant la caméra, en se montrant comme un observateur à la fois lucide et silencieux. Il quitte sa ville natale “ Nazareth “ à la recherche de financements pour son prochain projet, une comédie sur la Palestine, auprès d’investisseurs parisiens et new-yorkais.

Face à la critique, It Must Be Heaven a été décrit comme un des chef d’œuvre du Cinéma. Présenté au Festival de Cannes 2019, il reçu la Mention spéciale du Jury. Elia Souleiman aurait sans doute mérité davantage que cette mention pour Cannes.
Il reçu également le Prix de la Critique Internationale et le Prix Lumières de la presse internationale 2020.

It Must Be Heaven est un film sur trois tableaux. Le premier montre une ville christique ou un prêtre en pleine procession, défonce la porte de son église, derrière laquelle se situe deux gardiens alcoolisés. Le deuxième à Paris, avec ses filles magnifiques qui sortent d’un magazine de mode, ses cafés philosophiques, ses rues, ses monuments. La police qui est omniprésente, jusqu'à même contrôler les terrasses des cafés. Ou encore à New York, avec l’évolution de la sécurité, de la méfiance des étrangers. Ces deux métropoles permettent de personnifier le monde oriental.

Par ce film, Elia Souleiman critique les sociétés actuelles avec une touche d’humour léger en utilisant un regard étranger qui se moque des manies des métropoles, de ses terres d'accueil qui se caricaturent elles-mêmes . L'exagération de la sécurité en France avec la police qui surveille chaque faits et gestes, l’utilisation abusive d’armes pour les États-Unis. . Un choix très important fait par le film est le silence du personnage, l’utilisation de son regard pour se faire comprendre. Cela le rend mystérieux, il soulève de nombreuses questions “ Qui est cette personne ? “, “ Quel est son but ? “. Au final, toutes ces questions trouvent des réponses au fur et mesure qu’on avance dans le film, c’est une manière judicieuse pour capter le spectateur.

It Must Be Heaven est un film d’une rare qualité, donnant un portrait satirique de la folie du monde actuel avec une touche délicate d’humour absurde. Elia Souleiman a su utiliser la poésie à la perfection pour nous faire repenser son inquiétude au sujet d’un monde dans lequel il tente de trouver sa place. It Must Be Heaven est un très bon film qui mérite plus de Prix qu’il en a reçu pour montrer le travail et la détermination d’un réalisateur extraordinaire, Elia Souleiman.

Benjamin Fayula, 1° Lycée Langevin
2020/02/13 18:32 #2019-it-must-be-heaven-7
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Spectateurs d’une caricature satirique de notre monde.
Elia Suleiman, réalisateur de ce long métrage y jouant son propre rôle, nous emmène en voyage à travers la Palestine, Paris et New York et nous fait constater, sans un seul mot de sa part, les travers de notre société. On suit donc l’homme dans son voyage commençant en Palestine, chez lui. L’endroit est d’abord critiqué sur sa criminalité, ou du moins sur la décadence que l’on y trouve entre les individus. La police y est présentée comme feignante, pas impliquée dans sa tâche. Il nous montre cependant un ami attachant et un cadre agréable au sein de cette région à la mauvaise réputation. Elia Suleiman se rend ensuite en France et on observe la caricature d’un Paris orienté sur la mode, mais sous surveillance policière et militaire permanente. Enfin, le réalisateur donne à New York des airs ridicules avec une population munie d’armes de guerres, face à une police inefficace car ne pouvant intimider réellement.

Le récit est très contemplatif, on est, tout comme le réalisateur, simplement spectateurs de ce monde qui est un reflet amplifié du notre. Le rythme lent permet d’apprécier l’ambiance très différente de chaque ville, de chaque moment, ce qui nous donne l’impression très agréable de voyager avec un simple guide, incarné par Elia Suleiman.

Les personnages sont tous assez limités dans leur rôle, ils ne remplissent qu’une fonction : servir la satire. Mais chaque personnage a une identité propre, que l’on comprend et la diversité est dans ce film mis sur le devant de la scène. Le personnage principal est assez amusant car muet, en effet il ne prend la parole qu’à une seule occasion dans le film. L’effet produit est assez perturbant mais les gens semblent bien se moquer qu’il parle ou non. Le réalisateur se contente de réagir sans émotions, mais on sent bien les messages qu’il veut faire passer simplement à travers son regard neutre.

Le visuel est sûrement l’élément le plus important du film, avec une superbe photographie de Sofian El Fani, le cadrage joue sur la géométrie des décors, les couleurs. La mise en scène est étrange, intrigante, les figurants semblent suivre tous une chorégraphie de danse et Suleiman est l’un des seuls à faire son chemin seul en dépit de ce qui se passe autour de lui. La caricature est aussi un élément majeur de la mise en scène, avec des groupes de figurants également très semblables les uns aux autres au niveau de leur tenue. 

Cette œuvre est avant tout un film pleins d’idées, de grandes thématiques. On retrouve par exemple le voyage qui est mis en valeur dans tous ses aspects puisque Suleiman emprunte la voie des airs, routière et les chemins de fer. Et puis entre ces villes aux paysages variés, la rencontre rentre aussi dans cette thématique. Enfin on trouve dans chaque ville une mise en avant de la culture de chacune, dans un aspect généralement positif, preuve d’une philosophie pas entièrement pessimiste, mais au contraire pleine d’espoir et encore une fois reprenant le thème du voyage. On retrouve également dans chaque ville une illustration de la police, dont la place dans notre société actuelle est visiblement au centre selon Suleiman. Tout le temps ridiculisée, l’autorité est une part également essentiel de sa réflexion. Entre intimidation, vigilance abusive et police dénué d’autorité, la critique de la société est également celle de ceux qui la gardent. 

Ce film est une réelle surprise, très spécial mais tellement vrai qu’il change notre jugement sur notre environnement. L’humour ironique est bien dosé et diablement efficace. Ce long métrage est au final un message d’espoir et d’amour à la Palestine et ce message est palpable, touchant. Un film, donc, à voir sans hésitation !

Critique par Baptiste Perissé; 1° Lycée Langevin
2020/02/14 17:55 #2019-it-must-be-heaven-8
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Ce film a été réalisé par Elia Suleiman sorti en 2019, qui est lui même l’acteur principal, et a même écrit le scénario. Elia Suleiman , né le 28 juillet 1960 à Nazareth, est un réalisateur, scénariste et acteur Chrétien arabe israélien qui se considère comme palestinien malgré son passeport israélien, cet homme est surtout connu grâce à son film intitulé intervention divine sorti en 2002, le film it must be heaven qui dure 97 min est franco-canadien. Ce film raconte l’histoire d’un homme qui fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie. Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : ou peut on se sentir « chez soi? ». Ce long métrage remporte le prix de la meilleur production internationale, le prix Fipresi au festival de Cannes avec une mention spéciale et 10 nominations. It must be heaven traite avec humour et originalité de la question de l’identité de la Palestine à travers le monde avec principalement de la musique et peu de dialogues. Les chars du 14 juillet qui traversent les rues de la capitale, des policiers en gyropode, à rollers ou à cheval ou encore des touristes qui se battent pour s’asseoir sur l’une des chaises vertes des Tuileries. La Palestine le suit n’importe où il va comme par exemple à New York où des habitants se baladent avec des armes à feu, ainsi que qu’ une femme se faisant courser par son buste qui est peint sur lequel il est écrit « free Palestine »; On peut y trouver des gestes de la vie du quotidien dans tout le monde. Suleiman l’écrit sous cette phrase « la violence qui surgit en un point est tout à fait comparable a celle qui s’observe alors ». Le réalisateur se penche sur les instants banals, décalés habituellement restant hors champ. Après avoir vu que la violence et les tensions sont partout il décide alors de retourner en Palestine. Après 10 ans d’absence, le cinéaste palestinien réalise cette comédie grinçante, en forme de jeu de miroirs entre son pays et l’Occident. Ce n’est pas simplement le monde qui est devenu Palestinien, c’est Suleiman qui se met à regarder comment le monde regarde les palestiniens. Qui voit quoi, demande sans cesse le fil, qui voit mal et qui ne voit rien ?

Jenny Genet, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:34 #2019-it-must-be-heaven-9
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It  must  be heaven, a été réalisé par Élia Suleiman d'origine palestinienne. Comme dans tous ses autres films, on retrouve son envie de nous parler de son pays qui est déchiré. Dans It must be heaven, il nous projette son amour pour son pays. 

Tout commence dans sa ville natale, voulant vendre son film, il quitte la Palestine. Et voyage dans différents pays. Mais tout le ramène à ses origines qu'il finira par aller retrouver. En effet Elia Suleiman, critique beaucoup les sociétés du Nord et se moquent d'elles. En France, les chars de guerre passent, aux États-Unis, la légalisation des armes est caricaturée. Au final, pas grand-chose est différent de son pays. Il se moque aussi beaucoup des policiers en les caricaturant. Des éléments comiques, surprenant viennent animer un peu le visionnage du film.

Sur la forme, le film paraît très étrange, spécial, pas très accrochant voir même ennuyeux. La rareté des dialogues et l'absence de dynamisme, rend le film un peu mou et difficile à visionner. Elia Suleiman joue son propre rôle qui est selon nous trop statique. L'aspect spectateur du personnage étant trop présente et légèrement dérangeante. Cela accentue la lenteur du film. Malgré tout, il ne faut pas rester sur ce point négatif. Après être sortis de la salle et après avoir réfléchi au film, on se rend compte de la profondeur des idées, et des messages qu'il veut nous faire passer sur l'état et la façon dont fonctionne notre monde.

La qualité visuelle du film est particulièrement bien gérée, la géométrie des décors est très travaillée, on retrouve régulièrement des plans avec une construction symétrique. Mais là plupart des séquences sont longues et répétitives. 

Si vous voulez voir se film, il faut s'attendre à quelque chose de spécial et sûrement long. Le film existant uniquement pour son message, selon nous. Mais il reste intéressant à voir.


NEUVEGLISE Jules
DELAGARDE Elisa, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:55 #2019-it-must-be-heaven-10
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven est avant tout un portrait satyrique du monde actuel. It must be heaven est une comédie Palestinienne, Qatarienne, Allemande, Canadienne et Turque réalisée par Elia Suleiman.

Né le 8 Juillet 1960 à Nazareth, en Israël, Elia Suleiman est un réalisateur, scénariste et acteur Israélien. À 22 ans, en 1982, Elia Suleiman part à New York. Il y réalise plusieurs courts métrages comme introduction à la fin d’un argument (1990 qui montre la représentation des Arabes à la télévision et dans le cinéma Hollywoodien. Il réalise avec Amos Gitaï un documentaire : Guerre et paix à Vesoul (1997). Son premier long-métrage Chronique d’un disparition (1996). Le film est présenté à la sélection officielle,à la Mostra de Venise. Le film est nominé au Lion d’Or et le Grand Prix du Jury mais, gagne le Prix Ligi de Laurentis (meilleure première œuvre). Mais il est principalement connu en 2002 avec son premier long-métrage Intervention divine. Introduction divine remporte le prix du jury au Festival Cannes.

It must be heaven met en scène son propre réalisateur Elia Suleiman, qui ne reconnait plus sa Palestine et va partir à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil. Il va la rechercher au sein des grandes villes les plus importantes : Paris, New York, Montréal.
It Must be heaven aété plus félicité par la presse pour sa de la folie du monde au ton burlesque. It must be heaven a eu 10 nominations et 3 prix dont 2 au Festival de Cannes.

Dans ce film Elia Suleiman ne sait pas où est sa place et il est un peu perdu. Cela reflète bien sa réalité car il est né en Israël, il est chrétien et se considère comme Palestinien.

It must be heaven est avant tout un portrait burlesque de la folie du monde. Le réalisateur Elia Suleiman y fait une représentation efficace des grandes villes telles que Paris ou New York. Il y mêle représentation moderne et absurde aidée par une mise en scène minutieuse et millimétrée.La mise en scène est probablement le point le plus appréciable car c’est elle qui met en place l’atmosphère, comme quand Suleiman débarque dans une rue, seul, sans personne aux alentours et, soudain, des personnes arrivent comme des policiers en patins à roulettes ou un couple de japonais, quand ces personnes arrivent et que Suleiman les regardent, ils n’y qu’eux ; c’est à dire qu’il y a un travail avec l’espace qui marque un décalage avec la vraie vie. Elia Suleiman se moque presque de ces grandes villes sont Paris, New York et Montréal car c’est précisément Elia Suleiman directement dans son film qui va regarder et analyser les nouveaux comportements, de sa Palestine, d’où il va partir pour trouver un meilleur endroit, mais aussi de Paris et des autres villes. Il se moque en s’appuyant sur les caricatures et les stéréotypes des villes, comme quand Suleiman observe dans une supérette en Amérique du Nord, les clients de toutes sortes : hommes, femmes, enfants qui portent sur eux des armes. Pour accentuer cet effet d’absurdité ces personnes se promènent avec ces armes comme si de rien n’était : fusil automatique. On arrive au point de paroxysme lorsque un homme retire de son coffre une arme de gros calibre. Ces personnes se promènent comme si de rien n’était, normalement.
Une des scènes les plus hilarantes est lorsque Suleiman observe trois policiers slalomer en patins à roulettes tels des patineurs artistiques. Ce qui fait la force de cette scène est probablement ce qui fait la force de toutes les autres scènes : la mise en scène. Pour plus détailler, la force de cette scène est la synchronisation et le mélange entre le policier qui symbolise l’autorité de la loi, la dureté, la fermeté, qui sont habillés en uniformes et, le patinage synchronisé qui symbolise la féminité.
Que ce soit à Paris, à New York, en Palestine, Suleiman observe tout le temps sans parler. À part une fois, dans un taxi.
De plus certaines des scènes sont chorégraphiées et son bien gérées comme une des scènes du début en Palestine. Dans un bar, Souleiman boit, seul, un verre de vin, pendant qu’en face de lui deux hommes habillés de la même façon se plaignent au serveur du plat trop aigre qu’il a servi à leur sœur. La barman va chercher une bouteille et serre aux deux frères un verre. Les deux frères lèvent leur verre et les reposent à l’unisson comme une sorte de danse ou de musique rythmique.

Malgré ces critiques pour l’Amérique du Nord à propos des armes, et de Paris à propos de la sécurité, It must be heaven se concentre sur un seul pays : la Palestine. Elia Souleiman quitte la Palestine car il ne la reconnait plus. Ce n’était plus comme avant. Par exemple lors de la première scène qui est une cérémonie religieuse chantée, le cortège s’apprête à rentrer dans l’autre salle, mais deux personnes qui gardent les portes ne veulent pas ouvrir. Ces personnes sont jeunes. Cette scène veut dire qu’il n’y a plus de respect et que ce pays est entrain de changer.
It must be heaven est un film personnel, identitaire sur la nationalité auquel Suleiman appartient : malgré tous les pays qu’il a vu, il revient en Palestine car pour lui aucun pays ne le vaut, d’où le le titre it must be heaven : ça doit être le paradis. Se film est optimiste car malgré toute la violence des jeunes représentées tout au long du film, ils représentent l’espoir. Cela est montré dans la dernière scène : la boite de nuit.
L’un des piliers fondamental de it must be heaven c’est sa mise en scène qui est incroyable : cette façon de gérer l’espace, les mouvements, les situations et, bien sûr Elia Suleiman qui ne dit rien ou pratiquement rien tel un spectateur passif et, qui est presque hors de la narration est incroyable.

Enfin, il est fortement conseillé d’aller voir it must be heaven, qui est certes un peu spécial de par son rythme très monocorde, mais qui vous fera réfléchir sur notre situation actuelle.

Mathias Benahmed, 1° Lycée Langevin
2020/02/15 12:10 #2019-it-must-be-heaven-11
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
It must be heaven, un chef d’œuvre du grand pierrot lunaire, Elia Souleiman. Le réalisateur, ici, interprète son propre rôle en parcourant Nazareth, son pays natal, Paris, la capitale française, où encore New York. Il va fuir la Palestine, pour peut-être trouver un pays, une ville, un petit bout de terre où il se sentirait comme chez lui. On va alors le suivre durant sa quête, afin de trouver des financements pour un film qu’il aurait réalisé qui serait « une comédie sur le conflit israélo-palestinien », ou il rencontrera des situations plus absurdes les unes que les autres. Entouré de décors très symétriques. C’est totalement mutique qu’il avancera doucement et parcourra les différent pays. En Palestine, des voisins qui se détestent lui rendent la vie infernale, il décide donc de s’envoler pour Paris. C’est là-bas qu’il va découvrir la beauté des femmes françaises, assis à une terrasse de café il observe le défilé de jeunes femmes qui s’offrent à lui, il les observe attentivement, leurs vêtements, leurs accessoires, leurs cheveux. Il est fasciné par ces femmes fortes, sûres d’elles qui se baladent dans la ville de l’amour. Quand d’un coup l’une des scènes les plus absurdes qu’il vous serait donner de voir apparaît, des policiers arrivent afin de mesurer la terrasse sur laquelle Souleiman est installé, de long en large et en travers. D’autres scènes absurdes se dérouleront dans cette ville et ensuite Elia s’envolera pour New York. C’est dans cette ville qu’il lâchera les seuls mots que l’on entendra sortir de sa bouche: «  i am palestinian ». Dans le central park un femen peinte d’un drapeau palestinien sur la poitrine se fera poursuivre par quelques policiers qui tenteront de la couvrir. Ou alors une scène ou l’on peut voir tous les américains porter une arme, des mitraillettes, des pistolets, des lance-flammes. Ce film reprend les plus grand cliché des différents pays, et ils sont traités purement et simplement. Tout cela paraît grotesque mais reste assez drôle. Ce film m’a beaucoup plu, l’histoire de la Palestine ainsi que les clichés exagérés de chaque pays le rend drôle et captivant.


MEFTAH Léa, 1° Lycée Langevin
2020/02/26 16:18 #2019-it-must-be-heaven-12
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


It Must Be Heaven, Elia Suleiman (2019)

It Must Be Heaven est un film de comédie franco-canadien, sorti le 4 décembre 2019 dans les salles de cinéma. Il est réalisé par Elia Suleiman, qui joue en même temps le rôle de personnage principal. Dans ce film dédié à la Palestine, son pays natal, il se met en scène entre Nazareth, Paris et New-York dans des séquences absurdes, alors qu’il tente d’écrire son prochain film. Il promène son regard observateur, sans jamais rien dire.
Dans ce long-métrage, Suleiman a une volonté de porter un regard critique et poétique sur notre monde. Pour cela il espère faire rire les spectateurs par le biais de scènes amusantes. Le personnage qu’il y incarne observe tout du long l’impact de sa nationalité sur les autres, du climat, des petits détails et des personnes se trouvant dans les rues. Les images y sont belles et bien colorées, mais évidemment cela ne suffit pas à faire un bon film. Le problème étant que durant tout le long-métrage, les scènes s’enchaînent sans grande cohérence. Les saynètes absurdes s’enchaînent, et si ça peut être une bonne idée pour un court-métrage, ça l’est moins pour un film d’une heure quarante. Ce qui peut déranger là-dedans est le fait qu’aucune de ces scènes ne se raccrochent à une intrigue ou action principale. Dans ce cas là, le spectateur peut vite perdre le fil, et le film en devient complètement ennuyeux. En plus de ça, certaines scènes paraissent très longues, comme celle où il observe des femmes passer dans un une rue de Paris, ou encore celle du duel de regards dans le métro.
Ce côté lassant est aussi dû au fait que le personnage de Suleiman soit très passif. Il passe son temps à observer sans jamais rien faire. On souhaiterait qu’il finisse par réagir, mais finalement sa seule action aura été de repousser un moineau. Ce personnage, qui aurait pu être plutôt intéressant, le semble rapidement beaucoup moins, voire plus du tout.
Le cinéma d’Elia Suleiman est une chose que pas tout le monde peut comprendre et apprécier. Ses long-métrages ne sont pas accessibles à tous, parce qu’ils veulent faire passer des messages d’ordre politique et social de façon très implicite. Cela fait qu’une partie de ceux ayant visionné It Must Be Heaven a perçu ce dernier comme étant brillant, mais l’autre n’a pas pu s’empêcher de le trouver inintéressant. C’est dommage, car on peut quand même saluer l’intention du film, qui sort du lot et qui en fait une œuvre assez originale. Malheureusement, le réalisateur a peut-être été trop audacieux, et à cause de cela, n’a pas pu toucher tout son public.

GIRAUDET Eva, 1° Lycée Langevin
2020/02/27 21:58 #2019-it-must-be-heaven-13
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Critique collective – les élèves de 2de MEI du lycée Maurice Genevoix – Decize, Académie de Bourgogne

"It must be heaven" est un film du réalisateur Elia Suleiman. Un cinéaste palestinien de Nazareth (en Israël) cherche un producteur pour son nouveau projet mais aussi sa place dans le monde. Il est joué par Elia Suleiman lui-même ce qui donne un air autobiographique au film.

Il a perdu sa mère, son voisin fait semblant de s'occuper du citronnier de son jardin mais en fait il lui vole les fruits discrètement. Comme il n'est pas satisfait de sa vie chez lui, il décide de voyager, d'aller voir ailleurs.

Son voyage commence par Paris, la capitale culturelle où la mode règne sans partage. Il croit que la France est le pays de la liberté où tout le monde peut trouver sa place. Mais derrière cette façade se cachent bien d'autres choses : la pauvreté avec le personnage du SDF (même si on s'en occupe bien), la présence permanente de la police qui n'épargne personne dans ses contrôles. Le seul être dont il fait la connaissance est un oiseau qui finit par l'exaspérer et à qui il rend sa liberté. Il faut dire que Paris est montrée comme une ville déserte : c'est le jour du 14 juillet. Des tanks circulent dans les rues. Le producteur qu'il rencontre ne veut pas travailler avec lui.

Son voyage se poursuit ensuite à New York, où dans les rues et les magasins, tous sont armés.
Il se rend à Central Park, ce fameux jardin où on peut prendre l'air et passer du bon temps, faire du sport, de la musique mais là encore, il y a des policiers qui courent après une jeune femme qui porte des ailes d'ange et dont la poitrine porte le drapeau palestinien. Personne ne semble s'inquiéter pour elle.

A New York non plus, il ne trouve pas de producteur. Déçu, il rentre chez lui. Il continue de boire et de fumer. Comme lui dit un ami : "En général, les gens boivent pour oublier mais les Palestiniens, eux, boivent pour se souvenir".
Le personnage principal ne parle quasiment jamais mais il observe autour de lui. Il semble timide aussi. Il n'y a pas beaucoup de scènes vraiment drôles : seulement celle de la sortie de l'avion quand le personnage principal ouvre la porte des toilettes et que le commandant de bord se la prend en pleine tête et disparaît ou bien lorsqu'il croise des touristes japonais dans Paris désert qui lui demandent s'il est bien "Brigitte". Ce n'est pas un film comique : on s'ennuie plutôt, aussi parce qu'il y a des répétitions. Il est difficile à comprendre. Seule l'histoire du serpent raconté par un voisin de Nazareth est touchante.

En conclusion, le film pose des questions universelles mais sans y répondre vraiment : où être bien ? dans son pays d'origine ? dans un autre pays où on croit que ce sera mieux ?
2020/03/03 16:12 #2019-it-must-be-heaven-14
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“Je suis palestinien”

Ennuyant ,endormant ,assommant que dire de plus du film It must be heaven qui est normalement une comédie qui est censé nous faire rire .
1 heure 41 de pur ennui sans aucune action .Et pourtant la première scène était assez comique et amusante et l’allure d’Elia Suleiman lui donne un aire à la Charlie Chaplin .
Le film suit la vie d’un homme dont la vie est ennuyante ,il n’y a pas de quête ,pas d’histoire ,pas de dialogue ,pas d’humour .
Les seuls soi disant “gags” ne sont pas drôle ,ni hilarant .
Le réalisateur qui voulait nous parler de son peuple, la fait très mal et on apprend seulement à la moitié du film que le personnage est palestinien .
On peut tout de même souligner ,les plans très cadrés et très propres . Les stéréotypes mis en avant dans le film sur Paris ou New York n’apportent rien au film .
Le film It must be heaven nous donne une mauvaise vision du cinéma palestinien que l’on voit peu arriver dans nos salles et ce film donne encore moins l’envie d’aller voir d’autre film palestinien .

Chailloux Bérénice, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/03/03 16:14 #2019-it-must-be-heaven-15
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
IT MUST BE DULL

En 2019, Elia Suleiman fait parvenir à la France et au monde une comédie à la palestinienne, It must be heaven. Celle-ci sera très bien accueillie au Festival de Cannes puisqu’elle sera récompensée du Prix Spécial du Jury.
Elia, dans son rôle, ou pas, rien n’est moins certain, fuit son pays, que l’on devine être la Palestine et tente vainement de trouver le paradis vers l’Ailleurs. L’inquiétude pèse sur Elia, ce sont ses yeux qui nous le disent.
Alors que le film aborde en partie les violences subies par le peuple palestinien, force est de constater que la violence se fait absente, la réalisation ayant une préférence pour les images, les métaphores et les allégories. Rien n’est dit, tout est dans l’implicite… dans les yeux d’ Elia. Théoriquement une idée novatrice qui plaide la cause palestinienne sans heurter le spectateur et sans lasser non plus car probablement tout a déjà été dit sur la Palestine et un conflit qui n’en finit pas; concrètement, une idée qui étire le temps jusqu’à l’ennui. Tant pis pour le politiquement correct, ce film est d’un ennui… calamiteux.
Direction Paris, capitale de la mode et de la vigilance où Elia s’efforce de décrocher un financement pour son film. Cette quête anime, si l’on peut dire, à elle seule son séjour parisien puisqu’il reste passif, observateur, parfois ravi de ce qu’il voit, des femmes en général, mais surtout muet tout du long. Spectateur d’une ville superficielle, il assiste aux situations absurdes et burlesques de la police ou des services de sécurité français. A-t-il réussi son pari de nous faire rire de Paris? Rien n’est moins certain, encore une fois.
Déçu de la ville lumières, il prend alors son envol, à l’instar du moineau qui le suit comme son ombre, pour la ville qui ne dort jamais et c’est à ce moment-là qu’il faut lutter, pauvres spectateurs, pour ne pas nous endormir. Après une interminable scène qui dénonce le port d’armes aux USA et qui loupe son effet comique, encore une fois, Elia prononce enfin quatre et uniques mots: «Nazareth….I’m Palestinian » Voici donc l’homme, Elia de Nazareth! L’attend alors une réaction excessive remplie de clichés présentant l’Américain accueillant mais ignorant, pour ne pas dire ignare. Toujours à la recherche d’un producteur, la rencontre avec des compatriotes éveillera en lui l’envie si ce n’est le besoin de retrouver son pays natal, après un long périple sans péripétie. Un long et lent périple que la bande originale a heureusement sauvé du naufrage. Et l’on comprend qu’Elia a trouvé un financement…
Le retour en Palestine est la pointe d’optimisme de l’œuvre. Toujours observateur mais cette fois-ci Elia est heureux de retrouver une jeunesse dynamique qui agira et verra la Palestine libre, ce sont les cartes qui l’ont dit…

Allioui Inaya, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/03/03 16:18 #2019-it-must-be-heaven-16
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
It must be atypical

Atypique, qui diffère du type normal ou habituel. Qui est inclassable, hors norme. « It must be heaven » ; « It must be atypical » ; « It must be long » !
Après dix ans d’absence, le cinéaste palestinien Elia Suleiman revient, silencieusement, avec : « It must be heaven » et la mention spéciale du jury de Cannes. Seulement, dénuée de contenu et d’humour, la forme choisie par le réalisateur est contestable. Le film débute d’une allure passive sur une première scène pour le moins surprenante sans être accrochante. Puis, en une succession de scènes qui, disant à la fois l’absurde et l’ignorance du monde contemporain, le critique par de nombreux clichés et plaisanteries faciles. L’on ne peut cependant contester la beauté des images qui, ne suffisent malheureusement pas.
A la recherche d’une nouvelle terre d’accueil ou, simplement d’une inspiration nouvelle, le personnage principal qu’est finalement le réalisateur du film quitte silencieusement Nazareth, pour la capitale française où, les plus grands clichés sont dessinés. Une France stressée, impolie et arrogante et mise en image puis, une Amérique sans aucune limite et d’une ignorance légendaire est ensuite imagée.
L’espoir imagé par une jeunesse dynamique montre l’espérance d’une certaine renaissance pour la Palestine quand un ange dans Central Park porte à découvert le drapeau palestinien. De plus que, le réalisateur prend le silence pour grande arme. Il faut, en effet, mettre les mots sur les mini scénettes qu’il nous propose, et tenter de décrypter ce qu’il a voulu nous faire savoir par ces belles images. Un film dont l’absurdité distille une saine poésie qui n’est, malheureusement pas toujours compréhensible et qui, en devient finalement frustrant. Soporifique, l’on aurait pu se contenter de la bande d’annonce. Elia Suleiman mise en fait sur une seule réplique : « Je suis palestinien. » qui, malgré son importance ne suffit pas au film. Il est vrai que, vous risquez fort d’être déçu, malgré les critiques criant au chef d’œuvre.

Dufour Flavie, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 11:53 #2019-it-must-be-heaven-17
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
It’s Must be Heaven, traduit « ce doit être le paradis » en français, est une comédie sortie durant l’année 2019. Le film a été réalisé par Elia Suleiman, qui occupe également le rôle principal.
Dans ce récit, Elia Suleiman, fuit la Palestine pour partir à Paris, puis à New York. Bien qu’il occupe le rôle principal, Suleiman ne parle que très peu. Il est spectateur de ce qui l’entoure.
Lorsqu’il va à Paris et à New York, le réalisateur se sert des clichés de ces deux villes, pour nous les présenter. Par exemple, le romantisme, et la mode à Paris, et la violence à New York. Finalement, il se rend compte que ces villes ne sont pas aussi idéales qu’elles ne le paraissent, alors il revient en Palestine.
Le film est très imagé et chorégraphié. Pauvre en dialogue, il reste malgré tout agréable à regarder et à décrypter. Le film It’s Must be Heaven est un film étrange et original, qui ne laisse pas le spectateur indifférent.
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, Académie de Toulouse.
2020/03/09 14:09 #2019-it-must-be-heaven-18
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
It Must Be Heaven, une vision personnelle et satirique du monde

It Must Be Heaven est un long-métrage réalisé en 2019. Ce film met en scène le personnage d’Elia Suleiman, le réalisateur, qui décide de quitter la Palestine pour Paris puis les États-Unis. Cependant, au cours de son voyage, il se remémore constamment son pays d’origine.
Ce long-métrage est plutôt décevant, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, ce film accumule les clichés et les stéréotypes dans un but humoristique et satirique pour offrir au spectateur une vision burlesque du monde. Cependant, ces clichés sont très exagérés et n’ont pas l’effet escompté. Le réalisateur utilise beaucoup l’humour muet et visuel qui n’atteint pas tous les spectateurs car tout le monde n’est pas sensible à ce genre d’humour.
Certaines scènes sont très longues, ce qui a pour effet de rendre le rythme du film lent. De plus, le personnage principal de l’œuvre ne prononce qu’une seule phrase pendant tout le long-métrage. Le manque de dialogue provoque un manque d’action. La seule phrase que prononce Elia Suleiman est « Je suis Palestinien » et, avant cette révélation, le spectateur a l’impression de ne pas avoir assez d’informations pour comprendre l’intrigue.
Il est néanmoins juste de souligner la beauté et la qualité des plans et des images du film : en effet, le réalisateur utilise beaucoup de plans d’ensemble pour montrer au public la beauté des pays qu’il traverse. Ce type de plan est intéressant car il donne l’impression qu’Elia Suleiman est lui-même spectateur de l’histoire car ce n’est pas lui mais le décor qui est mis en valeur. Le spectateur voit le film à travers les yeux de Suleiman et cela peut être interprété comme une vision très personnelle du monde qu’offre le réalisateur à son public.

Pour conclure, malgré quelques points positifs, le film reste décevant. En effet, le manque d’action et de dialogue risque d’ennuyer le spectateur peu habitué à ce genre de film et l’humour burlesque dont se sert le réalisateur ne touche pas tout le monde. Ce long-métrage est donc destiné à un public habitué et sensible à ce type d’humour et de mise en scène. Néanmoins, le message qu’Elia Suleiman veut faire passer reste touchant car il livre sa vision du monde et son ressenti sur la société, les violences etc… d’une façon très personnelle.

Urban Mathilde, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 14:13 #2019-it-must-be-heaven-19
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
« It Must Be Heaven »

Nazareth, Paris et New York autant de villes que traverse Elia Suleiman dans son nouveau film « It Must Be Heaven » malheureusement récompensé d’une mention du Jury au festival de Cannes.

Dans ce film le cinéaste joue son propre rôle et se place aussi modestement que possible en observateur du monde pour en dénoncer les vices et torts à travers ce que certaines personnes osent appeler une comédie Burlesque.

Et ce n’est qu’au bout d’environ 1h que le réalisateur prononce cinq mots qui seront les derniers, une progression par rapport à son premier film ou il n’en disait que trois. Et contrairement à certains silences remplis d’émotions celui d’Elia Suleiman est rempli d’ennui, d’incompréhensions et de malaise. Mais ces seuls mots ont une valeur car il dit « Je suis Palestinien. » et ces avec ces seuls mots que le sujet du film nous est donné mais au bout d’une heure à se demander quels sens ont les images que nous voyons.

A travers cette comédie raté le réalisateur nous transmet un message d’espoir sur le conflit israélo-palestinien tout en apportant une critique sur le monde qui l’entoure.

Malgré un début rythmé et prometteur Elia suleiman parvient à plomber son propre film qui pourtant ne manque pas de quelque atouts : un magnifique cadrage et une musique très bien sélectionnée

Zardet Tristan, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 14:16 #2019-it-must-be-heaven-20
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Une réalisation silencieuse

Elia Suleiman a déjà plusieurs films à son actif, leur point commun : le silence. Bien évidemment, son dernier long-métrage It Must Be Heaven, n’échappe pas à cette caractéristique. Un film dans lequel Suleiman voit son pays (Palestine) se dégrader, il décide donc de partir afin de trouver un nouveau paradis comme Paris ou encore New York pour s’y installer. Tout cela en critiquant les différentes sociétés.

Une boite a clichés :
Le réalisateur essaye de rendre son long-métrage comique en lui apportant une multitude de clichés sur les pays qu’il visite. Il commence donc par la France, Suleiman montre une France administrative et militaire, avec la police qui s’occupe des dimensions d’une terrasse au lieu de s’occuper des vols par exemple. Mais il fait passer aussi la France pour le pays de la mode avec un défilé de françaises dans diverses tenues. Les États-Unis ont aussi le droit à leur tour, Elia Suleiman décide de dénoncer le port d’armes de façons abusive. En filmant un supermarché remplis d’armes.

Un défilé de photos :
Au niveau de la technique de réalisation, Elia Suleiman s’en est remis à la plus ancienne des méthodes. Il fait donc défiler des plans très symétriques pour avoir une vue d’ensemble sans détails comme des photos. Le réalisateur n’ajoute donc presque pas de dialogues à son épopée. En effet, puisque les seuls mots qu’il prononce sont « Je suis Palestinien » ce qui représente la pensée de Suleiman.

Un reflet de l’Histoire :
Ce long-métrage est également un miroir qui reflète différentes étapes de l’histoire de la Palestine. Tout d’abord, le personnage principal remarque que son voisin s’introduit chez lui, voilà ici une référence à l’Israël qui a envahi la Palestine pour y créer une oasis. De plus, le réalisateur introduit le moment où la Palestine et l’Israël s’injurient en mettant en scène deux hommes qui viennent de la même famille échangeant des dialogues composés essentiellement d’insultes.

Un silence frustrant :
Elia Suleiman a déposé sa marque en réalisant principalement des films très silencieux. Cependant, ce vide rend le film sans actions et difficile à regarder. Il devient même la cause de la frustration que le public ressent.

Batot Florine, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 21:52 #2019-it-must-be-heaven-21
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une comédie absurde et dénonciatrice.
J'aime beaucoup ce film, d'un côté car le thème est surprenant et très intéressant mais d'un autre côté ce film me laisse sur ma faim. En effet, j'aime beaucoup le sujet de ce film car il aborde un sujet qui nous met face à la réalité des choses. Le titre de ce film pourrait être traduit par "Ce doit être le paradis" nous montre en faisant passer différents messages dans différentes scènes.
Ce film commence en Palestine avec une scène très étrange car on observe qu'un homme se trouve dans le jardin du personnage principal, qui est le réalisateur de ce film, en réalité c'est un Israélien qui se trouve dans le jardin d'un Palestinien. Cette première scène nous montre le pouvoir israélien envers la Palestine. En effet, dans une première scène, l'israélien, arrose les citronniers, dans une seconde scène, il coupe les branches, puis dans une troisième il les arrose : une dénonciation de la colonisation israélienne à outrance.
Pour s'évader de son quotidien, le personnage principal décide de partir. Il part premièrement pour la France et ensuite à New-York pour enfin retourner sur sa terre natale car il se rend compte que les autres pays ne sont pas le paradis.
Il commence son périple pour aller en france où il se rend à la capitale. Paris, capitale de la mode. Le personnage s'arrête à un café où il regarde fixement les femmes passant dans la rue, élégamment habillées. Peu après la réalité rattrape le personnage qui décide de se balader dans les rues qui sont étrangement vides, cela dénonce le quotidien de la Palestine où les rues sont vides constamment car les habitants ont peur de se faire attaquer par des Israéliens.C'est peut-être également pour cela qu'il ne parle pas. Effectivement, tout au long du film, il n'y a aucune parole de la part du personnage principal. Cependant nous avons tout de même l'impression que le regard fixant de celui-ci est une parole, son regard exprime ses pensées. Peu après sa balade, son quotidien refait surface à la vue de chars d'assaut qui sillonnent les rues de Paris. La scène semble étrange voire surréaliste.
Ensuite c'est New-York et son lot de scènes cocasses. Les habitants ne se séparent pas de leurs armes, font leurs courses armés, conduisent armés, se déplacent armés, l'hyperbole est manifeste et surprenante. L'épisode du taxi new-yorkais est cocasse également : le chauffeur offre au palestinien la gratuité de sa course sous prétexte que c'est la première fois qu'il voit un Palestinien.
Ce film est remarquable car en plus d'être sans paroles il dénonce les absurdités du monde dans lequel nous vivons. Le projet de l'auteur est intéressant pour cela. Après avoir vu ce film, on peut l'admettre le monde n'est pas le paradis.
J'ai apprécié également le jeu de l'acteur qui réussit un exploit d'expressivité qui se révèle souvent hilarante.
Un film que je n'oublierai pas de si tôt.

Anaïs Marier, 1ère 2, Lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/09 22:23 #2019-it-must-be-heaven-22
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une sinistre comédie.

"It must be heaven" est une comédie réalisée par Elias Suleiman dans laquelle il est le personnage principal. Cettte comédie raconte l'éloignement de Suleiman de son pays natal pour une nouvelle terre d'accueil. Au fur et à mesure de son voyage il prend conscience que la Palestine le suit toujours comme une ombre. La certitude de cette nouvelle aventure devient une comédie de l'absurde. Il a beau aller de pays en pays, ses souvenirs de sa ville d'enfance lui hante l'esprit.
Dans ce film Elias Suleiman utilise beaucoup de métaphores pour accentuer les stéréotypes des pays qu'il visite ce qui ramène la réflexion souvent à une dénonciation du conflit isréelo-palestinien. "It must be heaven" commence tout d'abord par une scène religieuse extrêmement drôle qui ridiculise les rites religieux. Le film est cousu de ce genre de scènes juxtaposées les unes aux autres, apparemment sans lien mais qui en font une originalité réjouissante. Les voyages de Suleiman sont autant d'occasion de scènes hilarantes à des moments importants de ces sociétés, le 14 juillet à Paris et Halloween aux Etats-Unis. La métaphore et l'hyperbole sont les figures de style les plus utilisées pour dénoncer les sujets qui tiennent à coeur à l'auteur. Au début du film, on voit Suleiman qui observe son voisin voler ses citrons dans son jardins. L'allusion à Israel qui occupe la Palestine semble évidente. C'est un art absolu de dénoncer sans parole. Pourtant si le personnage principal ne parle pas, les jeux de mots sont nombreux : alors que partout dans le monde on boit pour oublier, les palestiniens boivent pour se souvenir. De nombreuses scènes sont allégoriques et permettent plusieurs lectures, comme cette femme palestinienne que l'on suit un long moment marcher en train de transporter de l'eau dans de vastes et incessants allers-retours.
Suleiman propose un film très décalé et burlesque sur un sujet engagé, un sujet souvent abordé au cinéma mais avec "It must be heaven" c'est un ton tout à fait nouveau, original. Il doit bien y avoir un paradis , mais où ? La scène finale nous donne peut-être un embryon de réponse.

Andréa Lethuillier, 1ère 2, lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/11 19:27 #2019-it-must-be-heaven-23
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Un silence absurde
Elia Suleiman nous propose un conte burlesque mettant au centre de l’histoire un voyageur explorant le thème de la nationalité, l’appartenance à un pays entre Paris et New York. Il s’interroge également sur la puissance du regard. Le réalisateur joue le rôle d’Es, un homme fuyant la Palestine à la recherche d’une vie meilleure. En se promenant dans Paris puis New York, il découvre que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. Qu’importe le lieu où il voyage, il semble toujours rattrapé par sa nation. Cette nouvelle vie se transforme rapidement en une comédie de l’absurde marquée par le silence éloquent de son personnage principal.

U n conte farfelu
N e ressemblant à aucun autre film
E lia Suleiman, héritier du cinéma muet
S uscite par son imagination débordante
O u l’adhésion ou le rejet,
R endant son récit vivant ou exaspérant
T ouchant parfois le cœur des spectateurs.
E ncore faut-il comprendre le sens
D e certaines images marquées par leur beauté.
E lles font penser à une succession de tableaux
F ilms indépendants dans le film, avec comme
I llusoire fil conducteur,
L e personnage principal errant
M etteur en scène de lui-même
P our rendre artistique la moindre réalité humaine
O n croirait voir Jacques Tati,
E xilé dans la ville de Woody Allen,
M archant dans les rues de la ville Lumière,
E n quête d’un producteur.
A u cinéma des premiers temps, il emprunte
L e comique de répétition
H umour singulier mais parfois lassant,
U n peu déjà vu,
M êlant un oiseau et un ordinateur.
O h, quel choix surprenant,
U n peu audacieux, mais
R ien qu’un simple procédé….
D e ne pas entendre sa voix
E st-ce une vraie audace ?
R echercher à l’aide de plans fixes,
O pposés aux plans saccadés auxquels on est habitué,
U n nouveau rythme, un autre rythme.
T roubler le spectateur en montrant le parvis d’une église
A ttendre que quelque chose se passe sur la terrasse d’un café
N e pas tout de suite montrer l’action et…
T out à coup des policiers en roller
R éalise ou onirisme ?
E nsuite une dame en fauteuil roulant : déconcertant !
T out doucement, des policiers établissent un périmètre de sécurité :
R appel ou annonce des attentats ?
A lors qu’on ne s’y attend pas,
C horégraphies absurdes, gestes quotidiens,
A llusion aux courses frénétiques.
N ul répit où que l’on soit,
T oujours le même spectacle.
L e monde n’a plus de sens.
Et semble ne pas réagir,
P erdu et en même temps comme chez lui.
Et semble être comme le spectateur,
R ien ressentir, étourdi, yeux écarquillés,
I mpassible, interloqué,
P erdu et en même temps comme chez lui.
L e lieu importe peu alors :
E ntre Paris et New York,
D e son balcon, dans sa rue,
U n homme urine, un voisin passe.
N ulle réaction, de la stupéfaction !
P ourquoi filmer un SDF :
A voir un peu de compassion ?
L’avenir est sombre pour ce vieillard démuni.
E mouvoir le spectateur,
S ’insurger contre la pauvreté et l’abandon ?
T out être mérite de vivre dignement !
I l me vient alors une réflexion :
N e s’agit- il pas d’une dénonciation de nos modes de vie
I llustrant la triste réalité
E t une invitation à voir la misère sous nos yeux ?
N e faut-il pas aider les personnes démunies,
T oujours se mettre à leur place, ne serait-ce qu’une seconde
E tre ainsi bouleversée par cette scène,
M ontrant les ambulanciers, travailleurs sociaux
O euvrant pour aider gratuitement leur prochain,
I ncapables de résoudre le problème de pauvreté
N i responsables de cet état de fait,
M ais disponibles et attentifs
U nis face à l’adversité à l’angle d’une rue parisienne ?
E nfin de la réflexion et de l’émotion,
T rouver un sens à ce qui semblait ne pas en avoir
D évelopper notre sens critique
E duquer notre regard, l’aiguiser,
S ans nous imposer un discours,
A mener le spectateur à ne pas être passif.
G agner le cœur des spectateurs
G râce à un peu d’originalité
R ien qu’avec le silence et l’absurdité.
A l’image de ce corps de femme dénudé et peint,
V oir ce que nous n’avions pas su voir
A u premier coup d’œil, immédiatement.
T oute image relève d’une intention
I mperceptible de manière évidente.
O r, il faut accepter de prendre le temps,
N e pas se fier à ses habitudes,
S’ ouvrir à d’autres choses,
D écouvrir le plaisir de la nouveauté.
E nivrée ou énervée par cette comédie
N ovatrice aux yeux d’une spectatrice novice
O serai-je exprimer cependant mes réserves,
T oujours asservie par ce regard observateur
R essassant la même réflexion
E t provoquant en moi souvent l’ennui.
M ais soulignons l’originalité !
O h, quel courage tout de même de
N ous faire sortir de notre zone de confort
D oucement mais sûrement
E t tant pis si le spectateur n’y adhère pas,
A u risque de le perdre.
C e risque ne représente-il pas l’intérêt du cinéma ?
T oujours s’ouvrir aux autres cultures,
U n défi de taille !
E t si l’on acceptait pour une fois de voir
L e monde d’une autre manière, sur un autre rythme ?


Acrostiche : Une sorte de film-poème à l’humour déroutant retraçant le périple d’un Palestinien témoin muet des aggravations de notre monde actuel.

Kannengieser Sarah , Terminale STMG, lycée Albert Schweitzer- Mulhouse
2020/03/12 07:30 #2019-it-must-be-heaven-24
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Le film It must be heaven, sortie en 2019 a été réalisé par Elia Suleiman, un scénariste, réalisateur et acteur palestinien. Le film commence par une cérémonie chrétienne, qui prête à confusion. Premièrement, car au départ, les personnages sont sérieux et concentrés sur les paroles du prêtre, mais quand celui-ci se trouve devant les portes et demande à entrer, ses acolytes refusent, donc il finit par ouvrir la porte avec des coups de pieds et les frappe, ce qui rend la scène comique. Deuxièmement car je trouve que cette scène n’a pas de lien avec la suite du film, ce qui est intriguant.
Les scènes sont jouées dans plusieurs lieux différents, en débutant par Nazareth, suivi de Paris, New-York et terminant par Nazareth à nouveau. Elia Suleiman est le personnage principal de son film. Il reste silencieux tout le long du film et observe le monde qui l’entoure.
Les gestes des personnages du film sont très mécaniques, comme par exemple quand Suleiman est installé dans un café et observe les deux policiers qui s’arrêtent et observent avec des jumelles un homme ivre jeter sa bouteille contre le mur et le poursuivent seulement après son infraction.
Des gestes comiques et répétitifs sont également présents comme l’oiseau qui s’approche de l’ordinateur à chaque fois qu’Elia le repousse. Dans une scène, Elia est assis à une table dans un bar en face de deux hommes et de leur sœur. Elia et les hommes boivent en même temps et posent leur verre en même temps également, ce qui crée un effet de symétrie entre les personnages.
Le film dénonce plusieurs choses du quotidien mais de façon très subtile et comique. Par exemple les trois policiers parisiens qui poursuivent un homme en mono-roue et qui s’arrêtent pour faire une sorte de « chorégraphie », ce qui décrédibilise quelque peu la police française. Un autre exemple est celui de la scène au supermarché aux Etats-unis où tout le monde porte une arme à feu, en référence au port d’arme autorisé dans certains Etats d’Amérique.
Le fait qu’Elia soit Palestinien joue un rôle majeur dans le film car il est difficile d’avoir du succès quand on vient de la Palestine et qu’on scénarise un film sans forcément dénonce ou évoquer le passé de ce pays. Et pourtant il nous prouve le contraire en réalisant un film comique qui réussit à évoquer la Palestine sans s'arrêter sur le conflit israélo-palestinien.

Olivia Pulenthiran
2020/03/12 07:31 #2019-it-must-be-heaven-25
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Pour commencer, on retrouve le personnage principal qui n’est autre qu’Elia Suleiman, le réalisateur de ce film. Il vit en Palestine, de manière assez paisible et décrit une sorte de routine entre les interventions de son voisin, l’arrosage de ses plantes à des heures précises…
Ensuite, il se rend à Paris, la capitale de la mode. Suite à ce cliché, Paris est présentée comme un immense défilé, tout en slow motion, des femmes, des hommes, des chiens… La police parisienne revient aussi assez fréquemment et est représentée de manière assez comique.
Le réalisateur se moque des actions de la police en présentant leurs actions comme inutiles comme lorsqu’ils sont venus en « aide » au sdf, au lieu de lui proposer un abri, des soins, des vêtements etc, ils lui proposent un repas comme s’il était au restaurant avec entrée plat dessert, ce qui est assez comique. Ou encore lorsque les policiers prennent en mesure la terrasse d’un café parisien, on voit qu’ils perdent leur temps sur des détails inutiles au lieu de faire leur vrai métier qui est de protéger les citoyens.
Elia Suleiman se retrouve alors aux Etats-Unis, le pays de l’excès. Lors de sa course en taxi, il est traité tel un extraterrestre venu d’une autre planète parce qu’il est palestinien. Rencontrer un Palestinien semble comme un mythe pour les Américains.
Vient alors une partie du film qui m’a particulièrement fait rire, le moment où l’on voit tous les Américains, du plus âgé au plus jeune dans sa poussette, avoir une arme sur eux. Le port des armes en Amérique est un sujet qui fait débat, et voir ici tous les passants avoir des armes rend cette loi totalement stupide. Il règne un climat de paix avec des citoyens tous armés jusqu’aux dents, c’est assez paradoxal.
Puis après plusieurs aventures en Amérique, le personnage principal retourne chez lui en Palestine afin de retrouver sa retrouver sa routine.

Tout le film, on suit Elia Suleiman. Les différentes scènes sont vues à travers son regard, on peut même parfois ressentir les opinions du personnage, bien qu’il ne parle pas, ou alors seulement avec ses yeux. Le personnage de Elia Suleiman m’a beaucoup fait penser au personnage de Meursault dans le livre L’Etranger de Albert Camus. Ce personnage est comme spectateur de sa propre vie, on a l’impression qu’il est juste là, à rien faire et observer ce qui l’entoure. On ne peut pas dire qu’il est dénoué de toute émotion mais c’est comme s’il était indifférent au monde autour de lui, il regarde sans parler.

Ce film mélange le comique, avec plusieurs scènes faites pour faire rire le public, mais aussi la poésie, avec plusieurs plans sur la nature et des cadres agréables à voir.
La musique est beaucoup présente, elle accompagne des moments festifs, des plans sur la nature, des balades… Un partie du film est filmée de manière symétrique, c’est très étrange à regarder.

On ressent également l’importance de la nationalité du personnage. La première fois qu’il parle dans le film, c’est pour dire qu’il est palestinien. De même, on voit ce que les gens attendent de lui, en tant que Palestinien. Par exemple, lorsqu’il se rend à un rendez vous de production et que la personne en face de lui dit que son film a l’air intéressant mais qu’il manque de référence au conflit israélo-palestinien. La Palestine ne se résume pourtant pas à ce conflit. Il y a d’autres choses à raconter. Le réalisateur veut se détacher de tout ça, en gardant quand même des traces car ce sont ses origines.
La Palestine est terre de conflit, les Palestiniens n’ont pas à proprement parler de pays à eux. La quête du personnage serait-elle de s’ouvrir à d’autres horizons ? Trouver une terre faite pour lui ? Le personnage est très observateur, peut-être a t-il entrepris ces voyages afin de trouver un endroit parfait pour lui, et au vu de ce qu’il a pu constater dans les pays visités, il s’est finalement dit qu’il appartenait à la Palestine et que c’était très bien comme ça.

La scène qui m’a le plus marquée, c’est la scène avec l’ange. Je trouve qu’elle a un aspect politique très intéressant. Tout d’abord, l’ange est en costume d’ange, jusqu'à la tout va bien, personne ne vient la déranger. Jusqu'au moment où elle retire son haut et laisse apparaître un drapeau de la Palestine, alors là, panique générale, huit policiers à ses trousses, un hélicoptère… On voit la mise sous silence en Amérique de ce qui se passe en Palestine et le parti pris de l’Amérique pour Israel : le film prend là un tour politique…

Pour ce qui est du titre, It must be heaven , qui veut dire « ça doit être le paradis », laisse ouvert un grand champ d’interprétations. Pour moi cela veut dire : Paris et New-York, décrites comme « les villes à visiter où c’est super chouette de vivre là bas », sont en fait des villes ordinaires, avec leur part de sottise et de désagréments. Pour preuve, Elia Suleiman préfère retourner dans son pays où il se sent finalement mieux.

Maintenant, est-ce que je recommanderais le film? Je ne mens pas quand je dis que durant le film, j’ai eu plusieurs moments d’ennuis. Avec du recul et maintenant que je rédige ma critique, je prends conscience des métaphore intéressantes qui ne m’ont pas directement sauté aux yeux. Je pense donc que c’est un film, qui contrairement à beaucoup d’autres, invite le spectateur à réfléchir, et pas à rester passif…


ARRAHMANE Manele
2020/03/12 07:33 #2019-it-must-be-heaven-26
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be heaven est un film très spécial qui comporte très peu de dialogue mais en revanche, utilise beaucoup de comique de geste. L’auteur est lui-même le personnage principal et joue dans son film son propre rôle, Elia Suleiman.
Le film se déroule tout d’abord en Palestine, à Nazareth, chez lui. Nous observons qu’il mène une vie routinière, chaque matin il arrose sa plante, remet les pendules de son horloge à l’heure, son voisin vole ses citrons sous prétexte d'en prendre soin à sa place. Ses autres voisins semblent lui raconter leurs péripéties sans qu’il n’y porte un spécial intérêt. A premier vue, il vit une vie banale, vide et ne ressent aucun attachement envers son pays, la Palestine. C’est pour cela qu’il va décider de partir à Paris. Mais avant cela il se rend dans un champ où il rencontre une femme mystérieuse par laquelle il semble être attiré. Et il nous montre de magnifiques paysages de son pays : que ce soit la campagne ou la mer, la nature est omniprésente, y compris chez lui, ou dans les restaurants, avec de nombreux plans composés avec des motifs floraux ou végétaux.…
A Paris, alors qu’il prend un café à une terrasse, il observe attentivement les filles qui passent et semblent toutes posséder tous les atouts pour être mannequins. C'est là un moment très comique car la scène se déroule en slow-motion, qui montre une alternance entre les attributs des femmes et les expressions de l’auteur qui semble succomber à cette vue. et c'est aussi une caricature de Paris, ville de la mode, où les femmes seraient toutes belles et bien vêtues.
Une autre caricature de Paris est celle qui ressort de la séquence où une équipe d’ambulanciers viennent voir un sans-abri pour lui proposer un bon repas équilibré avec entrée, plat et dessert, et en plus le prévient qu’ils repasseront voir si tout va bien. Et les rues de Paris sont représentées tellement propres, que les éboueurs s'amusent à jouer au golf avec les déchets.
A côté des caricatures, Suleiman dénonce des travers bien réels à Paris : ainsi il est régulièrement réveillé la nuit à cause du bruit des avions, des ambulances ou de la police. Ou encore lorsqu'il filme cet homme qui fraude à l’entrée du métro, et qui semble dans la rame menacer du regard Suleiman. La personnalité des Parisiens est également critiquée, lorsque autour d'une fontaine on les montre courir pour se disputer les chaises, on voit même un jeune homme foncer sur une chaise en devançant sciemment une personne âgée qui lorgnait dessus.
De nombreux plans sont composés avec un jeu de miroir : par exemple, au restaurant en Palestine, les deux frères boivent et posent leurs verres en même temps. De même les policiers à Paris qui mesurent la terrasse du café, ou encore la séquence de la poursuite de l’ange par des policiers dans un parc, également très chorégraphiée, avec en plus un effet comique pour les spectateurs.
Les musiques ont également leur importance : elles viennent également de différents pays, sont dans différentes langues et souvent éveillent la curiosité des spectateurs tout en amenant une certaine fraîcheur dans ces scènes.
En revanche, certains passages comiques m'ont paru un peu lourds : ainsi la scène répétitive de l'oiseau cherchant à monter sur l'ordinateur portable de Suleiman qui n'a de cesse de le repousser : un moment qui m'a paru pesant et trop long.
J'ai regretté également des transitions parfois un peu brusques, comme lorsque le personnage passe de Paris à New York sans qu'il y ait eu de séquence de voyage.
Il s'attache aussi à montrer les regards étrangers sur les Palestiniens : ainsi lorsque le chauffeur de taxi new-yorkais se rend compte que son client est un Palestinien il sur-réagit, appelle sa femme et offre la course à Suleiman, alors que deux séquences plus tard, alors que le réalisateur rencontre le producteur pour promouvoir son film il sera mal accueilli.
On peut juger que tout cela est dur pour lui, et c’est sans doute pour ça qu' il retourne en Palestine à la fin. La scène où il voit que son citronnier a poussé marque néanmoins une forme d'optimisme. Et le plan large où on le voit observer la mer montre pour la première qu’il respire et vit vraiment : il semble avoir enfin trouvé son "chez lui".
Ainsi le titre, It must be heaven, désignerait donc un endroit où l'auteur se sentirait tellement chez lui que ce pourrait être SON paradis à lui.

Aurélie Pham
2020/03/12 07:34 #2019-it-must-be-heaven-27
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be Heaven est un film réalisé par Elia Suleiman en 2019. C’est un film explorant l'identité, la nationalité ou encore l'appartenance, et dans lequel le personnage principal cherche un endroit où il pourra se sentir comme chez lui. Ce film nous décrit en effet Elia Suleiman, le réalisateur, fuyant la Palestine à la recherche de nouveaux horizons.
Tout au long du film on peut suivre Suleiman muet, ne s'exprimant que par le regard, le froncement de sourcils, ou éventuellement quelques gestes. L’unique fois où il parle, c'est pour répondre à un chauffeur de taxi à New York qui lui demande d’où il vient. La présence d’Elia Suleiman en tant que personnage principal et de réalisateur, nous plonge dans son histoire et donne un effet autobiographique. Je n'avais encore jamais vu pour ma part un film de ce genre...
Dans son film, le réalisateur nous entraine dans un univers à la fois poétique, par sa photographie et ses cadres très travaillés, mais aussi comique, lorsqu'il accentue certains traits pour en faire ressortir l’absurdité. Un univers également très émouvant, dans tous les passages où on le voit rechercher une terre d’accueil.
Certaines thématiques sont mises en avant comme le port d’armes aux Etats unis, la négligence policière et ses violences mais aussi le statut et le conflit de la Palestine.
La nationalité du personnage est importante dans le film, car sur toute la longueur du film, le personnage y est rapporté : ainsi lorsque son scénario est refusé par un producteur français au motif qu’il ne fait « pas assez palestinien ». De même que la Palestine n'est pas encore un Etat bien défini, Elia Suleiman semble rechercher une terre d'appartenance : c'est ainsi qu'on peut comprendre ses multiples voyages à Paris et New York. Le titre “It must be Heaven” qui signifie “Ce doit être le Paradis” accentue le fait que Suleiman est à la recherche du bonheur.
Pour ma part, j’ai bien aimé le film même si au début je n’avais pas trop accroché car je n’ai pas bien compris la séquence de pré-générique, avec les croyants dans l’Église de Jérusalem, le prêtre et le personnage principal.
Certains moments m’ont beaucoup fait rire, comme le moment où Suleiman arrive à New York et que l'on remarque que tous les habitants y compris les enfants portent des kalachnikovs, ou encore la séquence avec les policiers parisiens mesurant la terrasse du café.
Le cadre spatio-temporel est très réussi : les rues souvent vides subliment le paysage et apportent également une sensation d’apaisement. Le fait de nous montrer cette ville très peuplée qu'est Paris quasiment déserte nous transporte dans une sorte de monde parallèle, assez surréaliste et inhabituel. De plus le fait qu'il ait réussi à privatiser les lieux est assez surprenant. Quant aux cadres choisis par le réalisateur, jouant sur les effets miroir des paysages symétriques, ils ajoutent également à l'étrangeté du film. On remarque aussi ces mêmes effets de répétition dans la musique de fond.
Cependant la fin du film m’a un peu déçue, car même si Suleiman est revenu à son point de départ, sa ville natale, je ne m’attendais pas à une fin aussi sobre, j'aurais aimé que le personnage finisse par nous adresser quelques mots, mais non.
Pour finir, je recommande ce film car bien qu’il soit muet, on ressent fortement les émotions du personnage à la recherche de son bonheur.

Nasra Issa
2020/03/12 07:35 #2019-it-must-be-heaven-28
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Je suis sortie du cinéma avec un sentiment global d’incompréhension. J’ai en effet trouvé ce film très complexe, mais avec le recuk, bizarrement je commence à l’apprécier, ou du moins je commence à le cerner.
Ce film retrace la vie de Suleiman, d'une part ses démarches afin de pouvoir réaliser son film, et d'autre part les différents modes de vie suivant où l’on vit.
En effet Elia Suleiman accentue l’absurde de nos modes de vie, de nos sociétés. Notamment en France avec par exemple la scène assez comique des policiers qui mesurent une terrasse, alors qu’ils auraient mieux à faire. On note ainsi un certain comique tout au long du film pour se moquer, mais gentiment.
Il fait également une critique du port d’armes aux Etat Unis, dénonçant avec comique le danger que cela représente : tout est poussé à l’absurde et accentué afin de faire ressortir de façon flagrante les bizarreries de chaque pays. Car si personne ne se balade avec des kalashnikovs tranquillement dans la rue, il y a tout de même une part de vrai dans tout ceci, puisque le port d'armes est autorisé aux Etats-unis.
Ce long métrage nous permet de nous questionner sur ce qui pouvait nous paraître banal, ancré dans nos modes de vie, mais qui ne devrait peut-être pas l’être.
Ce film est également un message : un message de prévention, pour que nous prenions conscience de nos actes au quotidien. Tout ces aspects de nos société sont d’autant plus flagrants que Souleiman ne parle pas pendant tout le film, à une phrase près : « I’m Palestinian. ». Je pense que cette phrase a une importance capitale pour le film. Cette phrase représente ce qu’il est, ce par quoi il se définit. Cette phrase, c’est lui.
Le fait qu’il ne dise que ces mots de tout le film en accentue l’effet décisif afin de marquer le téléspectateur, car oui pendant tout le film on se demande « Va t-il parler ? » « Peut-il parler ? » « Pourquoi ne parle-t-il pas ? ». Et là il prononce ces mots, et ça fait "tilt", on enregistre cette phrase malgré nous.
Sa nationalité est pour lui très importante car elle permet de le définir, d’autant plus dans ce film où le monde est montré dans sa vérité la plus absurde, où chacun semble se chercher.
Les choix d’angle de vue de la caméra sont également intéressants : en effet les nombreux gros plans nous permettent de voir les réactions de Suleiman tout au long du film; et les plans derrière l’épaule permettent aux téléspectateurs de s’identifier au personnage, comme si cet homme qui analyse et regarde le monde... c'était nous.
A travers le titre It must be heaven , Elia Suleiman essaie de faire entendre au téléspectateur que ce monde devrait être notre paradis, parce qu’il n’y en a peut-être pas un autre après la mort. Alors il faut prendre conscience de ce qu’on a et de ce que l’on pourrait faire pour se rapprocher le plus possible de notre paradis.
Pour conclure je dirais que ce film m’a plutôt finalement plu, même s'il m'a fallu un temps de questionnement pour comprendre.
Mais je recommande ce film à des personnes qui aiment le vrai cinéma et qui seront capables de discerner derrière le comique et l'absurde sa grande dimension poétique.

Angélique Leray
2020/03/12 07:36 #2019-it-must-be-heaven-29
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It Must be Heaven est un film d’Elia Suleiman qui retrace son voyage en dehors de sa terre d’origine la Palestine, d’une manière plutôt comique et très poétique. Elia est donc le personnage principal de son film. On pourrait découper le film en 4 grandes parties, assez simples : la routine d’Elia en Palestine avant qu’il ne prenne l’avion, son séjour à Paris, son séjour à New-York et son retour à Nazareth. Elia Suleiman est un homme dans la soixantaine, habillé simplement et qui veut réaliser un film. On ne l'entend parler qu’une seule fois tout le long.

Elia est souvent au centre du plan, filmé en champ/contre-champ. On comprend que c’est lui le protagoniste principal, et à la fois celui qui décide, le réalisateur. Au début de l’histoire, il modifie les aiguilles de son horloge, il « contrôle » le temps. Il y a aussi une scène où il est dans un restaurant, face à deux frères, qui le regardent dans les yeux, et leur sœur. A chaque fois que Suleiman lève son verre pour boire, les frères aussi. L’action des hommes et d’Elia semble simultanée, mais on remarque tout de même que ce dernier prend le verre juste avant. Cela ressemble au principe d’une poupée vaudou. Cependant il perd un peu de pouvoir lorsqu’il se retrouve en France ou aux Etats-Unis, où on a plus la sensation que le personnage agit comme un jeune enfant curieux et silencieux, qui découvre beaucoup de choses.

Le film est comique pour plusieurs raisons : les clichés sur chaque pays, comme l’importance de la mode et du 14 juillet à Paris ou encore les armes en Amérique, sont exagérés. Il y a une scène dans laquelle tous les New-Yorkais, de n’importe quel âge, se promènent, vont au supermarché… avec des revolvers, des fusils… tout type d’arme sur eux, par exemple. Elia se moque aussi de la police, que ce soit en Palestine, en France ou aux Etats-Unis. A un moment les policiers parisiens font une sorte de chorégraphie sur des overboards, les Palestiniens volent des jumelles et fixent une personne à deux mètres d’eux… L’aspect surréaliste du film contribue au comique, comme la scène où Elia prend le bâton d’un contrôleur à l’aéroport et le fait tourner et voler dans tous les sens. Certains personnages dont Suleiman m’ont fait penser à des caractères de bande-dessinée.

Le film est également poétique, premièrement par son esthétique. On y retrouve énormément de symétrie. Les images ressemblent presque à des tableaux. Il y a très peu de dialogue et beaucoup de métaphores, de symbolisme. Lorsque Suleiman prend l’avion, c’est très turbulent. Cela pourrait représenter la difficulté de quitter la Palestine, ou de se libérer de ses origines pour un instant, ce qui est finalement son but. En effet, où qu’il soit, quelque chose lui rappelle d’où il vient. En France, on refuse de produire son film car il ne dénonce pas assez le conflit israélo-palestinien. En Amérique un chauffeur de taxi lui demande quelles sont ses origines, et est excessivement surpris et heureux lorsque Elia lui répond. Par ailleurs, cette phrase dans laquelle il répond qu’il est palestinien est la seule qu’il prononce de tout le long-métrage. Cela reflète l’importance que son origine a sur lui, c’est comme si on ne remarquait que ça, et le réalisateur veut retirer cette étiquette omniprésente. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il n’aime pas la Palestine, il y a plusieurs séquences qui montrent la beauté du territoire. Il y a énormément de plans sur les regards, des yeux filmés en gros plans : ceci peut être assez déstabilisant. Il y a une scène où Elia recueille un moineau, et plus tard ce moineau veut se mettre entre lui et l'ordinateur sur lequel il écrit. Le moineau semble ici un symbole de joie, de communication et d'esprit.

La musique permet de mettre en valeur de nombreuses séquences du film. Ainsi on entend « I put a spell on you » de Nina Simone, lorsque Suleiman voit toutes les filles en jupes ou shorts à Paris. Il est comme surpris, en quelque sorte « ensorcelé », il n’est pas habitué à ça.

J’ai trouvé le film intéressant mais parfois long. Il m’a fallu du temps pour l’interpréter, et je ne suis toujours pas sûre de l’avoir bien compris. Pour moi le titre n’a pas de sens évident, mais il a un lien avec la scène où une fille avec des ailes d’ange échappe à la police pour avoir le drapeau palestinien peint sur son corps. C’est un type de film que l’on n’a pas l’habitude de voir.

Kiyane Zerkak
2020/03/12 07:37 #2019-it-must-be-heaven-30
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« Il y aura une Palestine, c’est certain ». Cette phrase est prononcée vers la fin du film par un voyant, qui s’adresse à Elia Suleiman, réalisateur et acteur dans son propre film, ce qui offre une mise en abyme. En effet, cette Palestine « must be heaven », cette Palestine sans conflit Israélo-Palestinien, sa Palestine, serait son Paradis, c’est en tout cas comme cela que j’interprète le titre du film. De plus, le voyant lui affirme que cette Palestine n’existera pas de son vivant, elle est donc semblable à un rêve ou à une croyance, qui ne peut intervenir qu’après la mort, comme le Paradis. Elia Suleiman semble donc courir après quelque chose d’inatteignable.
Pour cela, il fuit sa Palestine natale, à la recherche probablement d’une nouvelle identité, puisqu’il semble au début du film qu’il se sente étranger à sa vie au pays, une vie qui ne lui correspond plus. La preuve est qu’il ne comprend plus ses voisins, voleurs ou chasseurs, mais qui lui semblent absurdes et inintéressants (il ne prend d’ailleurs pas la peine de leur parler).
Néanmoins, peu importe où il va, que ce soit à Paris ou à New York, il semble que ce sentiment de solitude le suive ; un peu à l’image de l’Etranger de Camus, on a l’impression que rien ne l’affecte, que rien ne l’effraie, que rien ne lui fait plaisir. A son arrivée à Paris, par exemple, il paraît étonné et curieux de la société qu’il découvre, une société de la mode et de la culture (beaucoup plus que ne l’était la Palestine) sans pour autant y trouver un quelconque intérêt, ou alors un intérêt très éphémère. D’ailleurs, il reste étranger à tout ce qu’il voit, ne prenant qu’une fois la parole, pour dire au taxi qu’il est Palestinien : on sent à ce moment-là que sa nationalité est la seule chose qui compte vraiment à ses yeux, car son identité est la seule chose qu’il recherche vraiment tout au long du film, la seule chose à laquelle il n’est pas étranger.
Le film lui-même est également une belle mise en abyme. On assiste notamment à une rencontre avec un producteur français situé à Paris, qui fait comprendre à Elia Suleiman que son film est un très beau projet : on comprend alors concrètement qu’il s’agit d’une comédie de l’absurde sur la Palestine, ou encore sur le Monde. Malgré cela, le projet ne prendra pas forme car le film n’est pas assez « palestinien » selon le producteur (on peut y voir ici un message d’Elia Suleiman : cette absurdité s’applique au monde entier).
Pour conclure, je pense qu’Elia Suleiman a éprouvé le besoin de parler d’un monde qu’il trouve de plus en plus absurde, parodiant un grand nombre de métiers (de l’éboueur au policier). L’idée est intéressante, surtout que son œuvre laisse beaucoup réfléchir le spectateur sur sa propre vision du monde. Mais je n’ai pas pour autant trouvé que ce film passait un message clair, notamment parce qu’il pose beaucoup plus de questions qu’il ne propose de réponses. Cet aspect du film empêche à mon avis le spectateur de bien suivre son déroulement, et bien que le spectateur ait un rôle à jouer dans sa compréhension de l’œuvre, s’il est aussi peu aidé, il risque de s’y perdre.

Rémy Lyscar
2020/03/12 07:38 #2019-it-must-be-heaven-31
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Les mains derrière le dos, une écharpe, un chapeau.
Un regard beau, profond, pénétrant...
Le réalisateur, Elia Suleiman interprète son propre rôle : on peut être assuré que les sentiments qu’il partage avec nous dans ce film sont réels. Il a le même regard que si on le voyait marcher doucement dans la rue.
On nous montre la routine d'Elia Suleiman comme si c’était notre propre quotidien. On ne le voit jamais avec des fans qui accourent derrière lui. Les gens ne le reconnaissent pas dans la rue. On lui demande même : are you Brigitte ? Comme si Suleiman était quelqu’un de banal. Le personnage du réalisateur montre un point de vue externe sur le monde qui l'entoure, il se met en retrait afin que nous puissions nous, la société, nous voir à travers un miroir.
De nombreux plans sont composés comme des tableaux : ainsi ces plans en symétrie, comme celui du restaurant, où deux frères sont de part et d'autre du cadre, la sœur formant l'axe de symétrie; ou encore cette vue d'un parc représenté dans toute sa longueur avec pour centre une fontaine. Dans un autre plan large, Suleiman apparaît tout petit en face d'une poubelle avec un immense tas de déchets autour. Autant de plans qui sont un bonheur pour nos pupilles.

Lorsqu'il arrive à Paris, on a la surprise de voir la ville la plus touristique du monde complètement déserte aux environs du 14 juillet ! Cela nous permet de voir une ville différente du Paris stressé où on marche vite, où on ne fait pas attention aux autres et où on respire la pollution. On peut vraiment apprécier ici Paris et ses monuments, un Paris serein, un Paris dans toute sa douceur.

Depuis la fenêtre de l'hôtel de Suleiman, on voit un grand écran avec des mannequins qui défilent. Cette scène revient à plusieurs reprises, et prend tout son sens lorsqu'une femme de ménage vient nettoyer le studio. Bien que l'écran soit très grand et qu'il attire plus l'attention que la femme de ménage, on est tellement habitué à voir le motif de ces belles mannequins qu'on arrête de les regarder pour se concentrer sur la simple femme de ménage. C'est comme une forme d’équité à essayer d’atteindre : tout le monde a le droit au projecteur.
A plusieurs reprises, le film emprunte au genre burlesque pour nous faire sourire.
Ainsi dans la séquence du restaurant, voyant les deux frères se plaindre du fait qu’il y ait du vin dans le plat de leur sœur, le restaurateur dit que ce n'est pas la sœur qui picole mais le poulet. C’est une critique de la mise sous tutelle de la femme par ses frères. De même lorsqu'on nous montre les Parisiens se battre pour les chaises du jardin, allant jusqu'à se déplacer avec pour être sûr de pouvoir s’assoir, la scène est chorégraphiée comme un étrange ballet, et c'est drôle.
Aux États-Unis, Suleiman imagine tout le monde portant des armes et des munitions comme si ça faisait partie de la tenue vestimentaire de base. Cela m'a fait penser qu'il y a encore peu de temps, porter un gilet pare-balles factice comme un simple pull était à la mode en France, comme si la société avait banalisé les armes. Le réalisateur en fait la critique de manière humoristique car c'est une manière de nous rendre plus sensibles : le marketing n'hésite pas à en faire usage pour attirer les consommateurs avec des publicités drôles.
Mais Suleiman n'hésite pas non plus à inclure la technologie dans son univers : ordinateur portables, monocycles électriques et autres smartphones apparaissent tout au long du film, comme autant d'objets qui font partie de notre quotidien. Mais le burlesque avec lequel ils sont mis en scène permet de faire une critique de leur utilisation excessive : ainsi lorsque deux policiers, hypnotisés par leurs écrans, ne se soucient pas du fait qu'une personne jette violemment une bouteille dans un mur.
Suleiman nous propose aussi le motif de l'ange portant un haut avec le drapeau de Palestine : c'est une femme qui se fait poursuivre par la police sans jamais se faire attraper et qui ne faiblit pas devant les policiers qui la poursuivent. On peut y voir le symbole des Palestiniens qui, bien qu'ils ne soient pas reconnus comme Palestiniens, ne perdent pas espoir et revendiquent toujours leur origine et leur culture. On peut retrouver la même idée lorsque l'ami de Suleiman lui dit qu'il est " un Palestinien de Palestine et non d'Israël". Et si Suleiman ne parle pratiquement jamais dans ce film, les seules fois où on l'entend prononcer quelques mots, c'est pour évoquer la Palestine, ce qui montre son attachement vis-à-vis de ce territoire. Mais lorsqu'on le voit chez un producteur évoquer le film qu'il aimerait tourner, on lui reproche de ne pas faire un film suffisamment politique, comme si parce que palestinien il ne pouvait dans son art que se montrer militant, alors qu'il se revendique surtout poète. Un poète palestinien.
En général au cinéma la police est montrée avec beaucoup de charisme ou d'ingéniosité, et c'est elle qui tient les rennes : on peut penser par exemple à Death note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata. A contrario dans ce film, les policiers sont eux aussi présentés sous un genre burlesque : ainsi lorsqu'on les voit prendre les mesures d'une terrasse de café pour vérifier qu'elle est bien en règle. De même des policiers de la NYPD, connus pour appliquer la tolérance zéro, ont beau être plusieurs à poursuivre l'ange, ils n'arrivent pourtant pas à le rattraper, et l'un deux est à la traîne et s'arrête de fatigue.
Étant donné que Suleiman ne parle quasiment pas, on peut se concentrer sur les images. Suleiman regarde beaucoup les gens qui l'entourent. Je pense à l'homme à l'allure de bad boy du métro, ou aux femmes qu'il dévisage en étant assis à une table. Ce sont des scènes irréalistes : on ne regarde personne ainsi dans la rue par peur de déranger ou d'être dérangé. Pourtant, prendre le temps de regarder quelqu'un dans les yeux est une épreuve émouvante qui peut vraiment nous faire du bien. Cela m'a évoqué le documentaire Marina Abramovic, The Artist is Present, de Matthew Akers, où l'artiste fait l'expérience de regarder le public qui défile sur une chaise droit dans les yeux, sans leur parler. Le résultat est plus que fascinant : certains se mettent à sourire ou à rire, d'autres à pleurer...
A ce propos, le voisin âgé de Suleiman lui raconte ses histoires sans que Suleiman ait besoin de répondre pour lui faire signe qu'il l'écoute, ce qui témoigne d'une connexion particulière entre eux, belle à regarder. A un instant, on voit les deux voisins chacun sur sa terrasse, assis et se parlant de dos. Ils s'envoient des injures sur un ton monotone comme si cela faisait partie de leur routine. C'est comme s'ils n'avaient plus rien à faire de leur vie et que leurs enfants avaient déjà pris leur envol : ils n'ont plus que l'autre comme support d'amour. C’est drôle et mignon à regarder.
En ce qui concerne la musique, la chanson de Najat Al Saghira Bahlam Maak qui signifie Rêver avec toi est chantée en arabe et rappelle donc la Palestine. On y retrouve différents thèmes du film :
l'amour de Suleiman envers la Palestine; les voyages à Paris, à New York, au Canada; la façon qu'a Suleiman de porter un regard sur le monde. C'est une femme qui chante avec une voix douce, comme si on entendait notre maman nous chanter une berceuse avant de dormir. Elle nous donne envie de fermer les yeux, et de rêver.
Bien des passages du film m'ont tout de même échappé (le côté surréaliste, les garçons qui courent avec des bâtons à la main...). Mais finalement, est-ce que on a envie que tout nous soit toujours expliqué sans qu'on ait besoin de réfléchir ? Tel un exercice de mathématique, on aime se creuser les méninges pour savourer le plaisir d'avoir enfin trouvé la solution. On peut ne pas trouver maintenant et trouver plus tard, ou trouver maintenant et ne plus trouver plus tard. L'interprétation qu'on se fait du film évolue avec le temps, et le souvenir qu'on en n'est pas figé.
Parfois, certains films nous imposent un décor et des sons, puis nous devons subir l'histoire sans réfléchir. A l'inverse le film de Suleiman permet de rester constamment en effervescence, car on se demande tout le temps ce que Suleiman veut nous dire. Lire un livre c'est avoir les mots et imaginer la scène. Ici, on a la scène et on imagine les mots de Suleiman.
Sur l'affiche de ce film, on voit Elia Suleiman avec des ailes d'ange sur un fond bleu turquoise et blanc. C'est comme si Suleiman était un ange du paradis descendu sur Terre. Ou comme si le paradis, c'était notre monde. Suleiman voudrait qu'ici ça soit aussi beau qu'en haut. It must be heaven.
A la fin, on voit tout le monde danser dans une boîte de nuit. C'est une séquence qui donne envie de rire avec son voisin, quel qu'il soit, et de profiter de chaque seconde. Carpe diem, serait-ce ce paradis que Suleiman nous suggère de suivre ?

Par Nahida Issilamou-Hamza
2020/03/12 07:40 #2019-it-must-be-heaven-32
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
It must be heaven est un film réalisé par Elia Suleiman. Ce film est constitué de trois parties. Dans la première partie, le personnage principal, qui n'a pas de nom, est chez lui en Palestine. Il regarde avec toujours une même expression béate son voisin lui voler ses citrons et s'approprier son jardin. Dans une seconde partie, il voyage en France et montre les clichés parisiens : la mode, le métro, la police absurde, et la foule avec l'amusante scène de la fontaine du Luxembourg, où tout le monde se bat pour des chaises. Dans la troisième partie, le personnage est aux Etats-Unis. On retrouve là aussi quelques stéréotypes, le ridicule des contrôles de police, les armes portées partout et par tout le monde, et ce gag, bien que déjà vu, reste drôle.
Arrive ensuite cette scène mystique dans laquelle le personnage principal observe, captivé, une jeune femme torse nu portant des ailes et arborant le drapeau palestinien sur la poitrine; c'est alors qu'arrivent une dizaine de policiers qui la poursuivent à travers un parc afin de couvrir, elle, ses seins, et son drapeau. Lorsqu'ils l'attrapent elle disparaît, insaisissable. On peut alors effectuer un rapprochement avec le titre : It must be heaven. Le personnage serait donc en quête d'un paradis promis mais décevant, cela pourrait évoquer les États-unis et le rêve américain car après tout c'est là que cet ange lui apparaît. Peut-être évoque-t-il la Palestine avec cette terre inexistante, ce territoire absent, un lieu dont rêvent tous les Palestiniens, une promesse de paradis. Cette idée fait alors écho à la fin du film, qui donne un message positif, le personnage principal, rentré en Palestine, observe cette nouvelle génération de jeunes, qui ont une culture, une musique, des traditions, une unité et qui semblent prêts à se battre pour obtenir un Etat.
On retrouve tout au long du film certain motifs symétriques à travers la construction du cadre ou bien la simultanéité des actions. Cependant ces motifs donnent l'impression de voir deux fois de suite le même film, cela vise peut-être à créer un effet comique, malheureusement inopérant. Les cadres, qui se ressemblent tous, ne sont qu'un long enchaînement de champ /contre-champ entre des gros plans du personnage principal, centré, face caméra, dont le regard n'aspire qu'à trois expressions : la neutralité, l'incompréhension et la satisfaction. Quant à l'objet de son attention, généralement des stéréotypes exagérés pour montrer une absurdité déjà évidente du dysfonctionnement de nos sociétés occidentales.
Le personnage principal, du fait de son mutisme et de sa position d'observateur, toujours extérieur au monde, n'est pas attachant, on ne s'y identifie pas, et par conséquent il ne provoque aucune émotion.
La musique vient parfois nous réveiller et offre au film un peu du rythme dont il manque cruellement.


Alice Fradelizi
2020/03/12 07:57 #2019-it-must-be-heaven-33
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Le film It must be heaven, sortie en 2019 a été réalisé par Elia Suleiman, un scénariste, réalisateur et acteur palestinien. Le film commence par une cérémonie chrétienne, qui prête à confusion. Premièrement, car au départ, les personnages sont sérieux et concentrés sur les paroles du prêtre, mais quand celui-ci se trouve devant les portes et demande à entrer, ses acolytes refusent, donc il finit par ouvrir la porte avec des coups de pieds et les frappe, ce qui rend la scène comique. Deuxièmement car je trouve que cette scène n’a pas de lien avec la suite du film, ce qui est intriguant.
Les scènes sont jouées dans plusieurs lieux différents, en débutant par Nazareth, suivi de Paris, New-York et terminant par Nazareth à nouveau. Elia Suleiman est le personnage principal de son film. Il reste silencieux tout le long du film et observe le monde qui l’entoure.
Les gestes des personnages du film sont très mécaniques, comme par exemple quand Suleiman est installé dans un café et observe les deux policiers qui s’arrêtent et observent avec des jumelles un homme ivre jeter sa bouteille contre le mur et le poursuivent seulement après son infraction.
Des gestes comiques et répétitifs sont également présents comme l’oiseau qui s’approche de l’ordinateur à chaque fois qu’Elia le repousse. Dans une scène, Elia est assis à une table dans un bar en face de deux hommes et de leur sœur. Elia et les hommes boivent en même temps et posent leur verre en même temps également, ce qui crée un effet de symétrie entre les personnages.
Le film dénonce plusieurs choses du quotidien mais de façon très subtile et comique. Par exemple les trois policiers parisiens qui poursuivent un homme en mono-roue et qui s’arrêtent pour faire une sorte de « chorégraphie », ce qui décrédibilise quelque peu la police française. Un autre exemple est celui de la scène au supermarché aux Etats-unis où tout le monde porte une arme à feu, en référence au port d’arme autorisé dans certains Etats d’Amérique.
Le fait qu’Elia soit Palestinien joue un rôle majeur dans le film car il est difficile d’avoir du succès quand on vient de la Palestine et qu’on scénarise un film sans forcément dénoncer ou évoquer le passé de ce pays. Et pourtant il nous prouve le contraire en réalisant un film comique qui réussit à évoquer la Palestine sans s'arrêter sur le conflit israélo-palestinien.
Olivia Pulenthiran
2020/03/12 14:40 #2019-it-must-be-heaven-34
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“IT MUST BE HEAVEN” ; L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS

Elie Suleiman, réalisateur, scénariste et acteur signe son quatrième long métrage “It must be heaven”. Homme très attaché à son identité e Palestinien, il nous offre ici sa vision de son pays et de la société étrangère. Pour se faire ; Elia Suleiman réalise un film comique voire burlesque composé de plusieurs scènes reliées par un fil conducteur qui est la proposition de son film à différents producteurs dans plusieurs pays.

A travers les scènes il offre une critique des préjugés que chacun peur avoir envers les peuples des pays visités. Par exemple à Paris l'accent est mis sur l'industrie de la mode, le comportement individualise des parisiens, et met à mal l'image de la ville lumière en montrant les côtés sombre de la ville . Pour les États Unis est mis en exergue le droit du port d'arme pour tous les citoyens où les armes se retrouvent dans chaque scène comme un accessoire du quotidien.

Il arrive à faire passer son message sans dire une parole mais en se servant du langage du corps, de la musique et des bruitages de son environnement. Les plans sont très rapprochés et très cadrés ce qui accentue les effets posturaux des acteurs.

Par la seule phrase qu'il prononce dans le film (Je suis Palestinien) il souligne le sujet du film qui est l'identité, la nationalité et l’appartenance à un pays : où peut-on se sentir chez soi ?

Même si le projet semblait prometteur au début, la façon dont le film est réalisé est très rapidement lassant, les scènes ne semblent pas reliées entre elles et ne sont qu'une succession de critiques mises bout à bout
Il faut attendre plus d'un heure pour savoir que le personnage principal interprété par Elia Suleiman lui même est Palestinien, et de ce fait les messages qu'il a voulu faire passer avant ne peuvent être compris qu'alors. Le choix de minimiser les dialogues accentue la longueur du film.

Delafont Calypso, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/13 11:25 #2019-it-must-be-heaven-35
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Format définition

IT MUST BE HEAVEN [ɪt məst bi hɛvən] angl.
▪1 Film burlesque [œuvre en relation avec le non-sens; décalée et provoquant le sourire] de Elias Sulimani. Film coloré et paradoxal
▪2 Point de vue interne [du personnage principal] et omniscient. Clarté filmique ; image pure
▪3 Vision du conflit israélo-palestinien: liberté de la Palestine
▪4 Contraste entre la beauté des images et l’histoire
▪5 interrogation sur le confort
• poétique, interrogatif, transcendant.

Citation touchante: “Les gens boivent pour oublier et ton peuple boit pour se souvenir”

Sarah Desbois
2020/03/14 16:23 #2019-it-must-be-heaven-36
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
It must be heaven, beauté burlesque


Rien ne va dans le monde d’Elia Souleiman, rien n’a de sens mais tout est beau. Elia est seul, sa vie nous la connaissons peu, un lit vide, un citronnier et trois mots « I’m Palestinian ».
Ce film burlesque, à la façon d'une bande-dessinée, nous dresse des vignettes d’un quotidien mêlant beauté et absurdité. Elia est à la fois derrière et devant la caméra, il nous invite à prendre le temps à travers les quatres coins du globe ; regarder Américains, Français, Parisiens et Parisiennes ; ceux qui n’ont pas le temps, ceux qui travaillent, font leurs courses ou sont aux terrasses des cafés.
Elia erre dans le monde, il cherche un nouveau lieu de vie, loin de son ancienne vie.
Dans son jardin, un citronnier symbole du partage. Il veut partager, il partage silencieusement sa vision du monde. Une ode taciturne pleine de philanthropie, Le but est clair, se taire et regarder l’univers.
Profiter et regarder Israël beau et pur, inspirant et qui permet de respirer. La tranquillité, Elia la retrouve chez lui sur sa terrasse. Ce n’est pas la Palestine, un retour au source semble nécessaire après tant de mésaventures visuelles. Ce n’est pas un film engagé, notons ensemble que le spectateur doit posséder de nombreuses connaissances sur l’histoire palestinienne. Certaines allusions peuvent perdre le spectateur si ce dernier n’a aucune notion concernant le conflit Israëlo-palestinien. Rien de plus, rien de moins « I’m Palestinian »

Noé Wartak, Terminale L
2020/03/17 16:45 #2019-it-must-be-heaven-38
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
It must be heaven du cinéaste palestinien Elia Souleiman nous a laissés pour le moins perplexes.
En effet le principe de montrer un palestinien voyageant en France, de le faire s’arrêter à Paris puis à New York, est une bonne idée, mais les exagérations de la plupart des scènes paraissent totalement absurdes. Que penser des gens qui se volent des chaises de jardin dans un parc parisien ? Que penser des ambulanciers venant porter secours à un sans domicile fixe lors de la canicule et transformés en serveurs de restaurant ? Comique de l’absurde certes, mais le message paraît singulièrement brouillé : raille-t-on la solidarité ?
Le « regard éloigné » porté sur notre société aurait pu faire prendre conscience de certaines de ses dérives mais les critiques qui pourraient être intéressantes, concernant par exemple la violence de notre univers, sont tournées en dérision de manière si excessive qu’elles en sont affaiblies ; trop de burlesque empêche finalement la réflexion.
D’autre part l’absence quasi-totale de paroles, on peut considérer que c’est un film muet, est assez perturbant et empêche là encore de faire apparaître clairement les critiques du cinéaste.
L’ouverture du film comme la séquence finale se situent en Palestine et le film montre un Etat nécrosé par la guerre, les tensions, le climat éprouvant qui y règne. Toutefois le rapport suggéré avec nos sociétés occidentales nous échappe le plus souvent.
Peut-être avec un peu plus de réalisme le film aurait-il pu nous séduire mais en l’état il ne nous paraît pas à la hauteur de ses ambitions !


Lisa SCHAEFER, Yann GUIZZO
Lycée militaire d’Autun
2020/04/07 15:38 #2019-it-must-be-heaven-39
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
It must be heaven

Un homme, Elia Suleiman, un matin, décide de fuir son pays, la Palestine, puisque son quotidien, aussi bizarre qu'il puisse être, l'insupporte. Il part donc à la conquête d'un nouveau territoire pouvant lui faire changer d'air. Il découvre de nouveaux États comme la France ou encore les États-Unis. Malheureusement, après seulement quelques jours, il se rend à l'évidence et constate que ses origines le poursuivent comme son ombre. Le fait qu'il voit son pays partout même en dehors de celui-ci transforme ce film en une comédie de l'absurde.

Ce long métrage est une nouveauté, il révolutionne tout un monde avec ses éléments hauts perchés. En effet le regard qu'on doit y porter se doit d'être tout particulièrement étrange. Ce film est unique en son genre et aucun des six autres films ne lui ressemble. Cette œuvre est un coup de maître de la part d'Elia Suleiman qu'on a pu découvrir grâce à ce film. Réalisateur, scénariste, acteur, il est à toutes les places à la fois, il contrôle, dirige et vit l'histoire de « It must be heaven ». Aussi surprenant que cela puisse être, ce film reste captivant malgré le fait que le personnages ne parlent presque pas du film et que celui-ci ne tourne qu'autour des réactions de cet homme vivant la même vie partout où il se situe. Des situations et réactions grotesques tournent ce film en dérision de la société. Ce film rempli de paysages incroyables et divers reste malgré tout très doux sans aucune scène pouvant choquer.

Néanmoins, ce film ne reste pas sans critique négative. En effet c'est un film difficile à comprendre du fait que le personnage ne parle pas et n'explique pas son vécu. On doit le constater et en faire une conclusion. Plusieurs de nos camarades ont à ce jour toujours du mal à comprendre le synopsis de ce nouveau long métrage de Souleiman. De plus, le film, aussi riche qu'il puisse être en décors donne peu d'indications précises sur les lieux et sans culture générale, nous ne pouvons parvenir à deviner les bâtiments ou les places où se trouve Elia. En outre, on peut trouver ce film ennuyant du fait qu'il y ait peu de parole de la part de l'acteur principal. Il peut sembler lourd aussi avec une répétition du même type d'humour exagère. Enfin, l'issue du film, par rapport au reste semble incomplète. On nous propose un film où il y a toujours des actions étranges et surprenantes pour nous laisser sur une fin dénuée de toute scène aussi intrigante que les autres.

Pour conclure, nos avis sur ce film divergent du tout au tout. Certains peuvent trouver ce film lent et long quand d'autres verront un chef d’œuvre. La seule chose qu'on peut vous conseiller est de le visionner et d'en tirer votre propre conclusion.

DANIEL Neyris, GALLAIS Mathias Lycée Albert Claveille, Périgueux
2020/04/07 15:51 #2019-it-must-be-heaven-40
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Ce film traite principalement du conflit israélo-palestinien, ainsi que des thèmes de la guerre, du sentiment d’insécurité en son pays, ainsi que du thème de l’exil, représenté par Elia Suleiman, le réalisateur et personnage principal du film, qui, lassé de cette surveillance massive qu’il subit dans sa ville natale, Nazareth, en Palestine, décide de partir alors en France, puis aux Etats-Unis, afin de pouvoir trouver un endroit où il se sentirait comme chez lui, mais, où qu’il aille, il se sent comme un étranger dans ces pays. Bien que je pense que ce soit l’intérêt du film, j’ai trouvé que ces différents thèmes n’étaient pas abordés de manière très explicite, et on ne pouvait le comprendre que par certains éléments du film, comme par exemple la forte présence de l’armée dans les grandes villes.

Il expose également, avec un humour burlesque, à la manière de Charlie Chaplin, le point de vue et le quotidien d’Elia Suleiman face aux tragédies et situations burlesques auxquelles il se retrouve confronté. Cela permet de montrer un jeu de miroirs entre le quotidien d’Elia Suleiman à Nazareth, en Palestine, et celui vécu en Occident, avec, dans les deux continents, une omniprésence de l’armée et de la police dans les grandes villes. Il permet également de décrire le monde sous un angle différent de celui qu’on l’habitude de voir dans les médias « traditionnels » ; au lieu de mettre l’accent sur les différentes tensions qui affectent les pays où il se rend, Elia Suleiman préfère nous montrer des petites scénettes de la vie quotidienne, qui décrivent les attitudes et mœurs des êtres humains (par exemple, dans la scène où Elia Suleiman se rend dans un parc de la ville de Paris, et où diverses personnes essaient de récupérer une des chaises en métal présentes dans le jardin), ce que j’ai bien aimé. Par contre, bien que surprenantes de par leur mise en scène, je les ai trouvées un peu trop présentes, et parfois gênantes à la compréhension de l’histoire. Par exemple, la scène où Elia Suleiman se rend dans un champ, à Nazareth, et suit du regard les pieds d’une femme faisant des allées et retours dans une allée du même champ. J’ai trouvé que cette scène pouvait gêner à la compréhension de cette histoire, car elle revient plusieurs fois, et n’a pas vraiment de lien avec elle. Cependant, j’ai également apprécié les plans très larges du film, montrant Elia Suleiman seul face à son environnement, car je trouve que cela accentue le caractère burlesque et comique de ce personnage, et le place comme un observateur face au monde qui l’entoure. Par ailleurs, j’ai trouvé que le mutisme du personnage, dont la seule réplique est sa réponse face au chauffeur de taxi, lui demandant sa nationalité, dans la scène où il en emprunte un, ajoute encore une touche à cet humour burlesque du film.

Cependant, elles permettent également de nous décrire les tensions et sentiments d’insécurité qui règnent dans ces pays, mais de manière plus discrète, plus implicite ; elles sont représentées par la forte présence des policiers surveillant divers lieux des grandes villes (il y a diverses scènes de ce type, comme quand, à Paris, les policiers vérifient les dimensions d’une cour d’une terrasse d’un café, à Paris, ou encore quand ils poursuivent un chien qui courait seul, dans la rue, toujours sous le regard curieux et étonné d’Elia Suleiman), ce que j’ai trouvé original, bien que, comme souvent dans le film, cela ne soit pas montré de manière assez explicite pour être facilement compréhensible par le spectateur.

Clément DANIEL, lycée Albert Claveille, Périgueux
2020/04/20 15:40 #2019-it-must-be-heaven-42
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
Lycée des Métiers ARAGO- Nantes

« Un voyage sociétal »

Le plaisir d'une Palestine « pas si horrible que ça » et d'une France ainsi que d’une Amérique caricaturée.

Nous suivons le parcours d'Elia Suleiman, qui fuit la Palestine à la recherche d'une nouvelle terre d'accueil pour trouver des partenaires afin de réaliser ce que l'on imagine être un « film » sur son pays. Mais c'est sans compter sur la réputation de ce territoire qui le suit toujours comme une ombre. La promesse d'une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l'absurde, en passant par une police locale affichée comme inutile, des rues incroyablement désertes ou encore des tenues féminines à l'exubérance poussées au paroxysme comme pour démontrer un écart entre les sociétés. Aussi loin qu'il voyage, de Paris à New York, quelque chose semble lui rappeler sa patrie.

La beauté, la longueur, la bêtise ou encore la simplicité des prises de vue, traduisent un raffinement et une certaine poésie quant aux traits de caractère du réalisateur Elia Suleiman. C'est un film qui, d’extérieur, pourrait appeler à l'ennui ou à la paresse, mais rien n'y fait. Ce long métrage laisse paraître une vérité diaphane presque transparente d'un contexte sociétal pas toujours évident, sublimé d'une touche d'humour et de pureté. « It Must Be Heaven » nous provoque de l’enthousiasme et des sourires. C'est un humour léger et universel qui se traduit à l'écran, le tout en faisant passer un message subliminal d'espoir et de vérité. La mise en scène légère et contrôlée nous transporte tout au long du film.

Elia Suleiman nous présente un film d’un genre stylistique en voie de disparition, perdu au milieu d'un cinéma formaliste bien sérieux. C’est un artiste généreux et limpide, qui nous offre un regard sur le monde et la société, innocent et curieux, qui rit des absurdités du monde et en joue avec allégresse pour mieux nous avertir sur sa préciosité. En effet on ne peut pas se passer de ce type de démarche cinématographique, qui enrichit et construit et répand sur nos consciences le peu de magie qui demeure encore dans nos sociétés trop sérieuses et parfois même « plombantes ».

Ce film est une sorte de poésie du silence, très distrayant et assez captivant où la dénonciation du sort des Palestiniens, exemptée de colère, est peut-être encore plus forte et influente.
C'est une petite merveille de poésie impertinente.

Erwan Lardeau-Feat

2020/04/21 18:41 #2019-it-must-be-heaven-43
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film It must be heaven, première bac pro Métiers de la sécurité, lycée BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil.

Ce film symbolise le Titanic sur le plan cinématographique.

Ah ! non ! c’est un peu court madame, mademoiselle, monsieur !
On pouvait dire bien des choses en somme.
En variant le ton, -par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais fait un tel film,
Il faudrait immédiatement que je me sabordasse ! ».

Amical : « Mais vous avez dû souffrir
pour que votre personnage ne puisse pas discourir ! ».

Descriptif : « C’est un ennui !... un salmigondis !... un naufrage !
Que dis-je, c’est un naufrage ?... C’est un sabordage ! »

Curieux : « Quel est l’intérêt de voyager si cela consiste à toujours toiser
le reste de l’humanité ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point le silence
que civiquement vous vous préoccupâtes de mettre en scène une personne quasi indifférente »

Prévenant : « Avez-vous réalisé ce film dans l’espoir qu’il ne touche pas un large public ?
Cela serait donc une démarche de salubrité publique ! »

Tendre : « Réalisez la suite de ce film afin de nous permettre
d’assister à nouveau à un film certes consternant mais reposant ».

Cavalier : « Quoi, l’ami, la bobine de votre film
permettra aux générations futures de s’interroger sur un scénario mal ficelé »

Dramatique : « Vous m’avez infligé des blessures pour une durée indéterminée ! »

Admiratif : « Pour réaliser une telle production qui nous laisse tous
dans la sidération, c’est bien la preuve que vous êtes sans orgueil !
Que l’on vous prépare un linceul
pour y déposer un cercueil contenant votre œuvre ! »

Respectueux : « Permettez, monsieur, qu’on vous salue
pour avoir repoussé les limites des abysses !
Vous n’êtes pas un narcisse !
Au mieux, un original peu soucieux du ridicule ne craignant pas les tarentules ! »

Militaire : « Brandissez donc votre œuvre sans blêmir ni rougir ! »

Pratique : « Voulez-vous me transmettre votre scénario
que je le dépose dans mon frigo !
Il faudra faire en sorte de ne pas le décongeler
afin de ne pas gâter le reste des aliments ! »

- Voilà ce qu’il fallait brandir sans faillir ni défaillir
si vous aviez à cœur de ne pas stimuler notre langueur !

Ce film est une tragédie
qui nous a fait mourir d’ennui !

Le plus beau moment de ce visionnage fut sans conteste la sortie
qui nous éloignait à jamais de cette parodie !








2020/04/21 18:48 #2019-it-must-be-heaven-44
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film It must be heaven, première bac pro Métiers de la sécurité, lycée BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil.

Quand on rédige une critique,
le but est-il d’être dithyrambique ?

Il faudrait se faire bien voir pour ne pas déchoir ?

Évoquer un film dont le visionnage a plongé toute l’assistance dans le courroux
et il conviendrait de se mettre à genoux.

Assister à une scène au restaurant consternante et affligeante.
Assister à une scène dans un jardin d’une grande banalité sans jamais s’offusquer ?

Non, merci.

Assister à une scène outrageante pour la maréchaussée
et ne pas être consterné ?

Non merci.

Voir un père et un fils s’insulter comme si c’était une relation idéale ?
Voir un homme dans son jardin qui n’a même pas demandé un blanc-seing !
Voir des militaires en patrouille avoir une politique de gribouille !
Déambuler à Paris en toisant les habitants
d’un air affligé et méprisant !
Être abordé par un couple pour une raison abracadabrante et consternante !

Non merci.
Un réalisateur en quête d’un producteur
croit si peu dans son projet qu’il préfère ne pas argumenter quand on lui donne congé !
L’une des rares fois où il fait preuve d’altruisme
c’est quand il donne à boire à un oiseau non loin des Parigots.
Il faudrait faire des éloges en essayant de percevoir dans cette œuvre un message ?

Non merci.
Certes, s’offusquer que la police aux États-Unis face preuve de pudibonderie
tout en tolérant une vilenie aurait pu réorienter ce film vers une fiction aboutie.

Mais ce moment de magie retombe comme un soufflé
Et le spectateur est à nouveau désemparé !

Rédiger des vers hagiographiques pour être retenu comme un élu !
Rédiger un texte énamouré pour être désigné !

Prétendre que l’on se trouve à haute altitude alors que l’on tombe des nues !

Non merci.

Nous travaillons sans le souci de plaire ou de déplaire
non pour dire la vérité mais pour mentionner juste notre vérité.

Pour nous, assister à ce film ne fut pas un délice mais un supplice.
Nous avons échangé avec notre professeur pour voir s’il allait nous contredire
en nous indiquant que ce film était un chef-d’œuvre !

Que nenni, lui aussi n’avait rien compris et on lui a dit merci !
Merci pour sa sincérité !





2020/04/22 16:10 #2019-it-must-be-heaven-46
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
Critique de film sur « It must be heaven » d'Elia Souleiman

Le film d'Elia Souleiman raconte la propre histoire du réalisateur dans un silence qui en dit long. Pour raconter l'histoire de son pays La Palestine en guerre contre Israël, le réalisateur décide de partir de Nazareth pour changer d'air et observer comment les habitants des autres pays vivent.

Tout d'abord, ce film est au premier regard très déroutant.En premier lieu, on constate qu'il est impossible de rencontrer l'Autre.En effet, le personnage principal n'engage jamais la conversation et on ne lui adresse que rarement la parole, il prend même peur lorsqu'un couple d'Asiatiques vient lui poser une question. Aussi, on peut voir la ville de Paris quasi-désertée:tout le monde reste chez lui et des chars d'assauts patrouillent dans les rues ce qui renforce l'idée de danger et d'isolement. De plus, le burlesque de ces scènes est à son apogée quand le réalisateur arrive à New York où tous possèdent une arme à cause d'une méfiance généralisée.

En second lieu, le cinéaste palestinien veut évoquer,sans parler, les problèmes de la Palestine tout comme ceux rencontrés dans le monde qu'il parcourt. On se rend compte que ce sont les mêmes partout. Ainsi, ses réactions face aux différentes scènes, caricaturées à l'extrême bien souvent, révèlent nos absurdités et mesquineries et mettent en évidence le problème majeur, la peur omniprésente de l'Autre. De manière originale et décalée, il montre par exemple l'absence de « chez-soi »:même dans son propre pays, un des ses voisins vient voler les citrons de son jardin tout en arrosant et taillant les citronniers comme s'ils lui appartenaient. Comment comprendre et accepter ce comportement contradictoire : occuper un terrain qui appartient à un autre tout en voulant en prendre soin ? Ce voisin, si proche de soi et si étranger à la fois, qui le vole tout en taillant ses arbres n'est-il pas une métaphore de la nature humaine et plus précisément du conflit opposant les Israéliens aux Palestiniens : on peut vouloir la paix et continuer pourtant à se faire la guerre ? A t-il voulu montrer que l'Homme est son propre ennemi ? Qu'il reste une énigme à jamais pour lui-même et pour les autres ? Qu'à part en rire pour dédramatiser autant que possible cette situation, on ne peut pas faire grand-chose d'autre ?

Enfin, la scène la plus évocatrice et la plus drôle est sûrement la première : dans un esprit très religieux, on voit un pope et ses fidèles aller à l'église d''un pas lent et grave quand un inconnu arrête la procession en leur bloquant l'entrée de l'église. Alors, dans un silence solennel, le pope entre par la porte de derrière et sans qu'on assiste à la scène, on entend l'inconnu se faire frapper et hurler. Puis, le pope dans un geste las ouvre la porte. Ce passage semble le plus révélateur de l'abus de pouvoir et des difficultés liées à la religion en Palestine et encore une fois des contradictions de tout être humain aussi : même si c'est pour permettre la pratique religieuse et le recueillement de fidèles, comment un représentant de la religion peut-il user de violence ?

En définitive, ce film traitant au départ du conflit israëlo-palestinien acquiert une portée universelle en s'appuyant sur la poésie et le burlesque surtout. La grande force du film, c'est que Souleiman ne juge pas, il s'étonne tout au plus avec le principe du regard étranger et s'abstient de tout jugement définitif. C'est un film qui implique chaque spectateur en le poussant à s'interroger. Ce n'est sans doute pas le paradis évoqué dans le titre mais assurément une réussite sur ce point-là !

Critique rédigée par Robin Gouraud, élève de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse
2020/04/23 17:43 #2019-it-must-be-heaven-47
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique de Tom VILLY, It must be heaven

Ah, je vous reconnais, tous mes plus vieux ennemis.

Tiens, tiens ! - Ha ! Ha ! Les Compromis, les Préjugés !

Que je pactise ?
Avec un financier étriqué, enfermé dans des représentations dépassées.

Jamais, jamais ! – Ah, te voilà, toi, la Sottise !

Ce magnat parisien trouvait que mon film « n’évoquait pas assez la Palestine ».

Il me donne des explications obscures.
Il achève notre entretien en me montrant le chemin de la sortie !

- Je sais bien qu’à la fin il me mettra à bas ;
N’importe, je me bats ! je me bats ! je me bats ;

Je me rends à New York dans cette ville symbole de liberté.
J’en ressors encore plus consterné et effaré !

Je me retrouve à la tribune d’un congrès
sans pouvoir faire valoir mes idées.

Oui, vous m’arrachez tout, l’argent et les possibilités de présenter mon film.
Je ne me sens nulle part chez moi sinon à l’intérieur de moi.

Voir dans une ville comme Paris un mélange de pauvreté et de richesses exhibées,
voir dans une ville comme New York un mélange de pudibonderie et d’armes en bandoulière
comme un fait accompli.

Que j’emporte avec moi du bon sens alors que la modernité marche à contresens.

Certains s’offusquent que je demeure silencieux alors qu’ils sont tous présomptueux.

Je préfère rentrer chez moi sans un pli, sans une tache,

J’emporte malgré vous,

et c’est …
Mon panache.
2020/04/23 23:39 #2019-it-must-be-heaven-48
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
"It must be heaven " du palestinien Elia Suleiman est un film surprenant.
L’auteur se met lui-même en scène avec l’histoire d’un scénariste né à Nazareth.
En Palestine, où le film commence, tout est douceur ensoleillée, avec les citronniers, les oliviers, les cactus et les petites routes de campagne.
En apparence seulement, car une des premières scènes est celle où Elia observe avec inquiétude son voisin qui s’autorise le droit de s’occuper « à sa façon » de son citronnier.
Elia vit seul, il est solitaire, il est assez âgé, il parle très peu mais il aime observer le monde et son étrangeté.
Son métier le fait en effet voyager, il doit partir à Paris puis à New York pour essayer de produire son dernier scénario mais, et c’est en cela que le film est surprenant, l’auteur ne prononcera que quelques mots durant les 1 h 42 de son film.
Le film est une succession de scénettes dictées par le regard d’Elia. De Paris à New-York, en passant par la Palestine, Elia nous donne sa vision du monde, les différences culturelles, les choix de sociétés.
Alors, il y a des scènes drôles et absurdes : les balayeurs jouant au golf, la course aux chaises vides au jardin des Tuileries, le couple de japonais cherchant Brigitte ...) mais aussi des scènes plus politiques dénonçant l’omniprésence de la police à Paris de façon très burlesque (chorégraphie des policiers en hoverboard, équipe mesurant la conformité des terrasses de café …)
Il y a les scènes qui rendent hommage aux femmes, à leur beauté ( Elia aime les observer depuis les terrasses des cafés)
Suleiman nous fait également part de ses inquiétudes et de ses angoisses notamment en filmant des scènes avec des armes (défilé de chars devant la banque de France, scène du drugstore new-yorkais où tout le monde est armé …).
Il cherche aussi à dénoncer les inégalités sociales : la scène de la femme de ménage new-yorkaise travaillant devant un écran diffusant un défilé de mannequin est très révélatrice du ton du film : l’absurde est là pour dénoncer la superficialité de notre monde et ses injustices.
Toutes ces scénettes sont encadrées d’éléments très poétiques : la femme-ange qui disparaît après avoir été cernée dans un parc par les policiers new-yorkais est magnifique.
Alors, devant tout ce désordre plein d’humanité, on rit beaucoup et on se sent bien.
Elisa Millot seconde 2 PRO GATL LP Atlantique, ROYAN

2020/04/23 23:47 #2019-it-must-be-heaven-49
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
It must be heaven " du palestinien Elia Suleiman est un film surprenant.
L’auteur se met lui-même en scène avec l’histoire d’un scénariste né à Nazareth.
En Palestine, où le film commence, tout est douceur ensoleillée, avec les citronniers, les oliviers, les cactus et les petites routes de campagne.
En apparence seulement, car une des premières scènes est celle où Elia observe avec inquiétude son voisin qui s’autorise le droit de s’occuper « à sa façon » de son citronnier.
Elia vit seul, il est solitaire, il est assez âgé, il parle très peu mais il aime observer le monde et son étrangeté.
Son métier le fait en effet voyager, il doit partir à Paris puis à New York pour essayer de produire son dernier scénario mais, et c’est en cela que le film est surprenant, l’auteur ne prononcera que quelques mots durant les 1 h 42 de son film.
Le film est une succession de scénettes dictées par le regard d’Elia. De Paris à New-York, en passant par la Palestine, Elia nous donne sa vision du monde, les différences culturelles, les choix de sociétés.
Alors, il y a des scènes drôles et absurdes : les balayeurs jouant au golf, la course aux chaises vides au jardin des Tuileries, le couple de japonais cherchant Brigitte ...) mais aussi des scènes plus politiques dénonçant l’omniprésence de la police à Paris de façon très burlesque (chorégraphie des policiers en hoverboard, équipe mesurant la conformité des terrasses de café …)
Il y a les scènes qui rendent hommage aux femmes, à leur beauté ( Elia aime les observer depuis les terrasses des cafés)
Suleiman nous fait également part de ses inquiétudes et de ses angoisses notamment en filmant des scènes avec des armes (défilé de chars devant la banque de France, scène du drugstore new-yorkais où tout le monde est armé …).
Il cherche aussi à dénoncer les inégalités sociales : la scène de la femme de ménage new-yorkaise travaillant devant un écran diffusant un défilé de mannequin est très révélatrice du ton du film : l’absurde est là pour dénoncer la superficialité de notre monde et ses injustices.
Toutes ces scénettes sont encadrées d’éléments très poétiques : la femme-ange qui disparaît après avoir été cernée dans un parc par les policiers new-yorkais est magnifique.
Alors, devant tout ce désordre plein d’humanité, on rit beaucoup et on se sent bien.

Elisa Millot seconde 2 PRO GATL, LP Atlantique, ROYAN
2020/04/25 13:56 #2019-it-must-be-heaven-50
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
It must be heaven est un film très poétique, qui nous donne une vision différente de la Palestine, notamment du conflit israélo-palestinien. Elia Suleiman, le réalisateur qui est aussi l’acteur principal, nous emmène dans un voyage, un désir d’Eldorado dans lequel il pourrait se réfugier. Il passe d’abord par la France, où les gens sont tous beaux et chics, mais où d’un coup, tout est désert. On voit paraître de temps en temps une patrouille de police à cheval ou une série de tanks. Paris est donc plongé dans une atmosphère totalement chaotique, mais c’est seulement le soir que l’on comprend que c’est la fête du 14 juillet. Aux Etats-Unis, les gens portent des armes, sont déguisés (Halloween) et sont sceptiques à propos de la liberté d’expression -corporelle-. Ces deux pays ne nous sont montrés que sous forme de symboles et de références, qui rendent le tableau totalement absurde, où chacun y interprète ce qu’il veut. Elia Suleiman nous dessine ici une caricature sur les qualités et les défauts de chaque pays. La question se pose alors : quel pays est le mieux pour vivre ?

Cette comédie franco-canadienne est en fait un road trip plein de douceur et de tendresse envers la Palestine, à qui le réalisateur rend hommage (comme pour Paris et New-York). L’esthétisme du film entre les couleurs chaudes et les beaux paysages de Palestine, les aspects très chorégraphiques de la police, ou les plans très symétriques nous font voyager et rire en même temps. De plus, le jeu d’acteur d’Elia Suleiman est remarquable car il est sans parole, mais il communique seulement par les expressions du visage. On peut y voir une référence aux comédies muettes de Chaplin.

Ce que l’on doit retenir de It must be heaven, c’est que c’est un film aussi drôle que beau et touchant. En sortant de la salle, la seule chose que l’on a envie de faire, c’est d’y retourner.
Margot Perriot, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac

2020/04/25 13:58 #2019-it-must-be-heaven-51
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Elia Suleiman quitte son pays d’origine, la Palestine, afin de commencer une nouvelle vie. Cependant, où qu’il aille -en l'occurrence à Paris et New-York- il y a quelque chose qui le rattache à sa patrie.
Cette comédie est à la fois originale mais aussi irrésolue, elle nous laisse perplexe. Effectivement, ce film est singulier du fait de l’absence de dialogues mais les petites histoires qui le composent n’ont pas de fins ou sont inattendues, ce qui nous désoriente. En contraste, Elia Suleiman sème le rire en mettant en avant les préjugés des différentes villes qu’il visite. Par exemple, quand il arrive à Paris, il est en admiration devant les passants car il les trouve beaux ; ou encore à New-York, il est surpris que tout le monde porte des armes, même les enfants, son étonnement grandit quand l’homme sort du taxi avec un missile.
Le réalisateur met tout de même son pays en valeur avec de belles images de son village, ce qui nous fait voyager et rêver.
Je suis partagée dans mon ressenti car d’un côté je reste sceptique quant aux histoires sans fins et insensées mais je le trouve, tout de même, unique par le manque de conversation et l’histoire du réalisateur.
Illona Laurent, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/04/25 14:02 #2019-it-must-be-heaven-52
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
It Must Be Heaven, voilà un film qui dépeint l’absurdité de nos sociétés et de nos relations. Dans son nouveau long métrage, le réalisateur Elia Suleiman prend place derrière et devant la caméra. Il interprète alors plus ou moins son propre personnage : un homme qui observe le monde et qui est à la recherche de financements pour son film.
Dès les premières scènes, le film nous transporte dans un univers à l’ambiance bien particulière où le burlesque occupe une place importante. Au fil de l’histoire, bien que cette dernière ne se déroule pas que là-bas, nous comprenons que le sujet est bien celui de la Palestine. En effet, les scènes absurdes du film, ainsi que l’attitude taciturne et mutique du personnage, font écho au tabou et au malaise palestinien. Alors, le silence est prédominant dans l’oeuvre, laissant place à des plans d’une beauté époustouflante et à l’incroyable expression de visage de Elia qui nous transmet son incompréhension et son jugement sur le monde.
Ainsi, nous pouvons presque parler de militantisme de la part du réalisateur qui fait une sévère critique de notre monde et notamment de nos autorités. En effet, parmi les nombreux symboles dont la comédie regorge, l’armée et les différentes sortes d’encadrement sont particulièrement mis en avant et tournés au ridicule. Les lignes très symétrique du film, elles, nous renvoient à une idée de frontière, de franchissement. La violence absurde est représentée dès la scène d’ouverture, où un membre de l’Eglise est obligé de forcer l’accès à son lieu de culte bloqué par des opposants. Quand le voisin d’Elia empiète sur son terrain afin de s’occuper des citronniers nous pouvons y voir une référence à l’occupation, aux problèmes de territoires.
Tout cela crée le rire chez le spectateur démunis face à l’absurdité des événements. Ce rire est aussi alimenté par les différents clichés dont le film use : une rue de Paris s’apparentant à un défilé de mode géant, les rues des Etats-Unis remplies de citoyens portant aisément des armes…
It Must Be Heaven est une création, osée, percutante, hilarante et mélancolique pour laquelle l’humour joue un réel rôle de garde-fou.
Elodie Figea, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/04/25 14:03 #2019-it-must-be-heaven-53
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

It must be heaven est un film de Elia Suleiman sorti en 2019. Dans ce film, on suit le personnage de Elia Suleiman lors de ses différents voyages : on part de son pays d’origine, la Palestine, pour aller à Paris puis à New York. Cependant malgré ces voyages il reste très attaché à son pays natal. Tous ses voyages vont placer Suleiman dans des situations plus absurdes les unes que les autres.
Ce film a un côté particulièrement esthétique avec de beaux plans, et on retrouve un Elia Suleiman très observateur du monde qui l’entoure. On assiste à de nombreuses scènes avec comme seul objectif de nous montrer les gens qui marchent dans la rue avec un côté très cliché pour chaque pays : à Paris on y voit des femmes très chics et à la mode ; à New York, des gens tous munis d’armes à feu. Ce film aborde d’ailleurs la Palestine avec un oeil totalement différent de ce qu’on peut trouver d’habitude. On suit la vie calme de différents personnages avec, là aussi, des touches de comique, comme quand le voisin raconte qu’un serpent a regonflé ses pneus.
Ce film est rempli de situations absurdes comme par exemple tous les passages où les policiers se déplacent en faisant une chorégraphie. Ils sont généralement à la poursuite ou suivent quelqu’un, ce qui peut donner naissance à des scènes très drôles. Le personnage principal va aussi recueillir un oiseau ce qui va aussi apporter de la comédie au film.
Ce film est aussi extrêmement symbolique comme, par exemple, la poursuite de l’ange à New York, l’ange représentant la Palestine. Chaque pays du film est aussi représenté par des femmes : les femmes de Paris chics, la femme en Palestine qui porte de l’eau, les femmes à New York qui font des chorégraphies en poussant leur poussettes et qui portent des armes.
J’ai moyennement aimé ce film. Il ne m’a pas fait extrêmement rire malgré quelques passages assez drôles. J’ai aussi eu du mal à saisir toute la symbolique, ce qui est dommage et me pose sans doute un problème de compréhension.
Maëlle Garant, lycée Jean Giraudoux, Bellac