Des ressources numériques pour aborder le travail de la créatrice Charlotte Perriand en terminale spécialité

À compter de la rentrée scolaire 2020, la question limitative au programme d'enseignement de spécialité d'histoire des arts, inscrite dans la thématique « un artiste en son temps », porte sur Charlotte Perriand, créatrice d'objets devenus cultes, architecte et urbaniste. Des ressources numériques variées permettent d’aborder avec les élèves de terminale le travail d’une artiste qui occupe une place éminente parmi les créateurs du XXe siècle.

Mis à jour : février 2021

Trois ressources permettent de faire un premier point sur la carrière de l’artiste. Un scénario pédagogique, conçu par l’académie de Normandie, Charlotte Perriand, créatrice designer, moderne et visionnaire indexé sur la plateforme Édubase inventorie un très grand nombre de ressources, publiées notamment à l’occasion de l’exposition Le monde nouveau de Charlotte Perriand à la Fondation Louis Vuitton en 2019. Une bibliographie sélective réalisée par la médiathèque de l’école nationale supérieure d’architecture de Nancy propose un focus utile sur la créatrice. La conférence Charlotte Perriand. Contre la tentation patrimoniale par l’historienne du design Catherine Geel, à l’occasion du Festival d’histoire de Blois en 2020, filmée et mise en ligne par Réseau Canopé, retrace la carrière de la créatrice.

Une contribution à la modernité

La base de données Les collections design de six collections publiques françaises référence les objets et mobiliers de Charlotte Perriand, 81 notices avec photographies sont publiées. Une série d’articles sur le site de la Cité du design de Saint-Étienne permet d’inscrire la carrière de l’artiste au sein d’une chronologie du design, articles rédigés en lien avec l’exposition Histoire des formes de demain en 2013. Le dossier Balises 1925 : un tournant dans l’histoire des arts de la BPI interroge l’architecture et les arts décoratifs au temps de l’Art Déco, esthétique que Charlotte Perriand va vite abandonner au profit d’une esthétique industrielle. L’architecte allemand Mies van der Rohe est un des principaux représentant de ce courant moderne. Le fauteuil MR20 en acier tubulaire fait l’objet d’une analyse sur le site Panorama de l’art, l’image en haute définition est disponible sur Éduthèque.

La place accordée à la nature dans la conception et l’usage des objets ou des habitations

Charlotte Perriand occupe une place singulière dans la lignée des architectes qui ont créé en montagne. Un diaporama FranceTV présente son chalet à Méribel, témoignage d’une vision avant-gardiste. Les deux stations Arc 1600 et Arc 1800 sont aujourd’hui labellisées Patrimoine du XXe siècle, deux notices retracent leur programme et leur chantier. L’architecture des loisirs en montagne occupe la fin de la carrière de Charlotte Perriand. Elle peut être confrontée à un autre programme contemporain tout aussi ambitieux, la station balnéaire de la Grande Motte qui fait l’objet d’une fiche sur le site de la Cité de l’architecture et du Patrimoine.

L’engagement politique, social et artistique

Charlotte Perriand participe en 1929 à la création de l’U.A.M. Un article Balises L’Union des Artistes Modernes, pionniers du design sur le site de la BPI revient sur cette association dont l’ambition est de créer un art véritablement social. Elle utilise la technique du photomontage pour illustrer la politique agricole du Front Populaire au pavillon de l’agriculture lors de l’exposition internationale des arts et techniques de 1937, les panneaux sont archivés sur la plateforme Pop. RetroNews accessible sur Éduthèque contextualise dans un dossier le tableau Guernica de Picasso pour le pavillon espagnol.

La sociabilité artistique

La jeune Charlotte Perriand s’enthousiasme pour Joséphine Baker et la revue nègre, une ressource sur le site histoire par l’image est consacrée à la danseuse américaine des Années Folles.

En 1928, elle est embauchée au sein l’agence de Le Corbusier et Pierre Jeanneret. Le dépliant de l’exposition Le Corbusier : Mesures de l’homme du Centre Pompidou en 2015 aborde de manière synthétique l’esthétique moderne de l’architecte suisse, le modulor en particulier. La créatrice va collaborer notamment à l’aménagement de la Villa Savoye à Poissy, le Centre des Monuments Nationaux (CMN) offre un complet dossier pédagogique. Lumni propose une actualité sur l’inauguration de la Cité Radieuse à Marseille en 1952. La Cité de l’architecture et du patrimoine met à disposition des enseignants des visuels de plusieurs maquettes à la loupe de l’unité d’habitation.

Charlotte Perriand collabore à plusieurs reprises avec l’industriel et designer Jean Prouvé. La page dédiée à la period room Monbois sur le site du musée des Beaux-Arts de Nancy reconstitue la chambre d’étudiant réalisée par Prouvé et permet d’interroger les programmes d’aménagement des cités universitaires.

Une grande connivence s’installe entre la créatrice et Fernand Léger. Le dossier pédagogique de l’exposition Le beau est partout au Centre Pompidou Metz en 2017 fait le point sur cet artiste total.

Un goût pour le dialogue des cultures et « la synthèse des arts »

En 1940, Charlotte Perriand découvre le Japon. Sa carrière restera marquée par la découverte de ce pays. Sur Éduthèque, un focus autour du théâtre est disponible sur le site de la philharmonie de Paris.