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Exposition "Redécouvrir Jean Moulin" : l'oeil de Christine Galopeau de Almeida

Exposition Redécouvrir Jean MoulinProfesseur-formateur dans l'académie de Reims, Christine Galopeau de Almeida a visité l'exposition  "Redécouvrir Jean Moulin" (jusqu'au 29 décembre 2013) au Musée Jean Moulin à Paris.

L'exposition "Redécouvrir Jean Moulin" met en valeur l’homme, sa famille, ses amis, ses oeuvres artistiques et bien sûr sa carrière politique puis son engagement dans la Résistance.
De très nombreux documents inédits pour la plupart permettent de "redécouvrir" Jean Moulin : lettres, photographies, dessins...

Les thèmes abordés sont les suivants :

Les années de jeunesse (1899-1922)


La période savoyarde (1922-1930)
Plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, il développe ses activités artistiques sous le nom de Romanin. On voit dans l’exposition de nombreux dessins satiriques.
Il se marie en 1926 pour divorcer en 1928.

La période bretonne (1930-1933)
Sous-préfet à Chateaulin, il se lie avec des artistes dont Max Jacob. Il illustre le recueil "Armor" écrit par le poète breton Tristan Corbière de huit eaux-fortes (un exemplaire est visible à la fin du parcours de l’exposition). Il utilisera plus tard des vers de Corbières pour coder ses messages.
Il fréquente les salons parisiens et les galeries d’art, publie des dessins dans Gringoire par exemple.

Aux côtés de Pierre Cot
De fin 1932 à 1938, il a des postes plus politiques au cabinet de Pierre Cot sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. 
En 1934, il se trouve à Paris pendant les manifestations de Février. Le 12 Février 1934, il décrit la manifestation du 6 février dans une lettre à ses parents. En voici un extrait  :

"Mardi soir je suis allé sur le pont de la Concorde et j’ai pu voir avec quelle sauvagerie les « Croix de feu » et les camelots du roi chargeaient les gardes de l’ordre désarmés.
C’est par dizaines qu’on emportait les blessés dans les rangs des gardes mobiles et des gardiens de la paix. 
Les gardes républicains à cheval étaient désarçonnés par les émeutiers qui tranchaient les jarrets des chevaux avec des lames de rasoir.
J’ai vu aussi que les premiers coups de feu sont partis des émeutiers."


Pendant le Front Populaire, il est rappelé auprès de Pierre Cot et s’occupe en particulier de l’aide aux Républicains espagnols.

Premier combat
Il est nommé préfet de Rhodez en 1938 (le plus jeune préfet de France) puis, début 1939, préfet de Chartres.
Pendant cette période, il rédige son journal « 1er combat » qui sera publié après sa mort.
Après son arrestation, suite à son refus d’obéïr aux autorités allemandes, et sa tentative de suicide, il envoie à ses parents une photo pour les rassurer, il a une écharpe autour du cou pour masquer la cicatice. Il est révoqué en 1940 et commence à utiliser une fausse indentité "Joseph Mercier".

La mission Rex (1942-1943)
En octobre 1941, il a une première entrevue avec De Gaulle qui le nomme délégué du comité national français pour la zone libre, et il devient "Rex".

Il est parachuté le 2 janvier 1942. Son rôle : pourvoyeur de fonds et de matériel de transmission.

On peut voir des objets personnels de Jean Moulin : la toile dans laquelle étaient les ordres de mission quand il a été parachuté, un brouillon de grille de codage avec les vers de Corbière.
Il va créer un bureau d’information et de presse qui sera chargé des échanges avec Londres.

L’unificateur de la Résistance
Lors de sa seconde mission auprès de De Gaulle, celui-ci le nomme son délégué pour toute la France et il reçoit la Croix de Compagnon de la Libération, le 17 octobre 1942, sous le nom de "caporal Mercier".
Il crée le Conseil National de la Résistance et réunit le 27 mai 1943 les 18 participants.

Arrêté le 21 juin à Calluire dans la maison du docteur Dugoujon, il meurt en juillet lors de son transport en train après avoir été torturé par Klaus Barbie.
On peut voir les portraits et biographies des autres hommes arrêtés comme lui ce jour-là, dont Raymond Aubrac.

Enquête sur la mort de Jean Moulin
Dans cette partie de l’exposition, on peut lire le texte du discours d’André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon en décembre 1964, ainsi qu’un exemplaire de son journal « 1er combat » que De Gaulle préfacera.

La galerie Romanin
Toute une partie de l’exposition présente la galerie d’art qu’il a ouverte à Nice (inaugurée le 9 février 1943, elle sera fermée après sa mort). Y étaient exposées la collection personnelle de Jean Moulin et des toiles de maîtres (Chirico, Dufy, Matisse …) Il avait voulu conserver une vie professionnelle, tout en ayant une "couverture" et des contacts avec les résistants de la région de Nice.

Pour en savoir davantage

L’exposition "Redécouvrir Jean Moulin" se prolonge sur le web grâce à l’AERI.
http://www.itineraires-jean-moulin.fr propose sur smartphones, tablettes et ordinateurs de découvrir ou redécouvrir les lieux témoins de l’histoire de Jean Moulin.

Publié le 22.05.2013

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