Jeunes filles, faites des sciences

Les femmes sont encore trop peu nombreuses à s’engager dans une carrière scientifique. Pourtant, celles qui osent et tentent leur chance sont courtisées par les écoles d’ingénieurs, les facultés de sciences et les recruteurs. Un travail sur l’orientation permet d’inciter les jeunes filles à s’engager dans des carrières scientifiques. Un des leviers utilisé pour donner une meilleure visibilité des femmes scientifiques est de présenter des modèles féminins aux élèves.

Mis à jour : février 2021

Agenda

11 février : Journée internationale des femmes et des filles de science

Une présentation de l'évènement et des ressources sont disponibles sur le site des nations Unies dédié à la Journée internationale des femmes et des filles de science - 11 février

En savoir plus sur la journée internationale En savoir plus sur la journée internationale

L’accompagnement à l’orientation

L’accompagnement à l’orientation est une priorité. Il est intégré dans le cadre d'heures dédiées à l'orientation aux différents niveaux :

  • au collège : 12 heures annuelles en classe de quatrième et 36 heures annuelles en classe de troisième ;
  • au lycée général et technologique : 54 heures annuelles en lycée général et technologique ;
  • en voie professionnelle sous statut scolaire : 265 heures sur trois années.

À consulter

Sur éduscol

Accompagnement à l'orientation au collège et au lycée

Parcoursup : l'orientation du lycée vers l'enseignement supérieur

Des outils et ressources utiles à l’accompagnement des lycéens et l’information des familles sont mis à disposition.

Sur le site de l’ONISEP

Filles et sciences : 5 idées reçues

Osez et faites des sciences !

Association Femmes & Sciences

Site de l’association Femmes & Sciences

Des exemples de modèles féminins

Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, prix Nobel de chimie 2020

La française Emmanuelle Charpentier et l’américaine Jennifer Doudna ont obtenu conjointement le prix Nobel de chimie 2020, récompensant leurs travaux sur les « ciseaux génétiques » CRISPR-Cas9. En offrant la possibilité d’intervenir directement sur l’ADN, cette technique révolutionnaire ouvre de nouvelles perspectives, entre autres, pour l’édition du génome, la thérapie génique, mais aussi pour l’étude du cerveau.

Derrière l’acronyme complexe CRISPR-Cas9 se cache une innovation révolutionnaire : remplacer un gène par un autre ou le modifier. L’idée paraît de prime abord simple, et pourtant sa mise en œuvre est le fruit de près de trente ans de recherche réalisée conjointement par les équipes internationales d’Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna. La technique CRISPR-Cas9 fonctionne comme des « ciseaux génétiques » : elle cible une zone spécifique de l’ADN, la coupe et y insère la séquence désirée.

Le journal du CNRS propose une réédition d’un article CRISPR-Cas9 : des ciseaux génétiques pour le cerveau consacré à leurs travaux.

Autres exemples

  • Cécile Martinat, cheffe de l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-Stem) à Évry
  • Edith Heard, spécialiste mondiale de l’épigénétique, directrice du European Molecular Biology Laboratory, à Heidelberg
  • Delphine Delacour, de l’Institut Jacques-Monod, son équipe cherche à faire croître des cellules sur des puces biomimétiques
  • Esther Duflo, prix Nobel d’Économie 2019 et inauguratrice de la première chaire internationale « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France

Gitanjali Rao, jeune scientifique de 15 ans

Gitanjali Rao est une jeune fille américano-indienne de 15 ans qui peut être une source d’inspiration pour nos élèves en plein questionnement sur leur orientation.

Gitanjali Rao a été élue « enfant de l’année » par le « Time Magazine » suite à différents travaux comme :

  • la création d’une application pour lutter contre le cyber harcèlement ;
  • la réalisation d’un capteur connecté permettant de détecter si l’eau du robinet est contaminée par du plomb.

Ce dernier projet peut être pertinent pour susciter une situation déclenchante dans le cadre d’une séquence de technologie en cycle 4.

En 2017 la ville de Flint (Michigan) est touchée par une contamination au plomb de l’eau potable. Alors âgée de 12 ans, Gitanjali développe “Tethys”, un capteur à base de nanotubes de carbone permettant de détecter très rapidement, et à faible coût, la présence de plomb dans l’eau. Communiquant par l’intermédiaire d’une liaison Bluetooth avec un smartphone, une application permet ensuite d’analyser les données issues du capteur et déterminer si l’eau est contaminée.

Consultez la présentation (en anglais) de son invention lors d’une émission de télévision : Meet the 11-year-old who developed a new method of testing for lead in water.