Journée nationale de la Résistance - 27 mai

La Journée nationale de la Résistance a été choisie en référence à la première réunion du Conseil de la Résistance (appelé quelques mois plus tard le Conseil national de la Résistance) qui s’est déroulée clandestinement dans Paris occupé le 27 mai 1943. La Journée nationale de la Résistance a été instaurée le 19 juillet 2013 par l’Assemblée nationale qui a adopté à l’unanimité une proposition de loi émanant du Sénat.

Mis à jour : juin 2022

Actions éducatives sur la Résistance

Ravivage de la flamme sous l’Arc de triomphe (Paris) avec Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État à la mémoire et aux anciens combattants, et le préfet Victor Convert, directeur général de la Fondation de la Résistance (27 mai 2018), des grands témoins, des élus, des enseignants et des élèves.
- Crédit: Frantz Malassis

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion pour les équipes éducatives de réfléchir avec les élèves à l’engagement des résistants durant la Seconde Guerre mondiale et à la transmission des valeurs de la République (Liberté-Egalité-Fraternité) portées en France par le Conseil national de la Résistance (CNR). Les équipes éducatives sont encouragées à s’appuyer sur cette journée mémorielle pour mener avec les élèves une réflexion voire des projets portant sur la Résistance. Si cette journée ne s’inscrit pas dans le temps scolaire (dimanche, jour férié, vacances scolaires…), il est conseillé aux établissements, le cas échéant, de mener leurs actions à la date la plus proche possible.

Les lieux de mémoire peuvent susciter une démarche pédagogique, tout comme les parcours des résistants et déportés qui permettent de travailler avec de nombreux acteurs institutionnels : les services départementaux de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), les musées de la Résistance et de la déportation, les centres d’histoire, les mémoriaux, les archives départementales, les fondations et les associations mémorielles.

Pour les élèves des classes de quatrième jusqu’à la terminale, le financement des visites peut être pris en charge grâce à la part collective du pass Culture dans les lieux de mémoire proposant des offres.

La Journée nationale de la Résistance permet à la communauté éducative de réfléchir aux valeurs de la République transmises par l’École, et notamment la culture de l’engagement. Des actions de formations et un portail de ressources permettent aux enseignants de mener une réflexion notamment dans le cadre du Parcours citoyen.

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation, initié par des résistants et déportés puis porté par le ministère chargé de l’éducation nationale, permet de traiter un thème choisi chaque année sur la Résistance et la Déportation. Les modalités de participation et le règlement sont consultables sur la page éduscol dédiée au CNRD.

La Résistance, son action et son esprit dans les programmes scolaires

Un thème au cœur des programmes d’histoire

L’action et l’influence de la résistance est d’abord étudiée dans le cadre des programmes d’histoire à travers deux axes : l’engagement et l’action de la Résistance dans le temps de la guerre, puis dans la reconstruction de la France dans l’immédiat après-guerre.

La Résistance dans la guerre : engagement et action pour la Libération

Le rôle de la Résistance dans la France en guerre est inscrit dans les programmes d’histoire à trois moments de la scolarité des élèves. Il est d’abord étudié en CM2, dans le cadre du thème « La France, des guerres mondiales à l’Union européenne » : ce thème, qui relie les deux guerres mondiales à partir de traces dans l’environnement immédiat des élèves, évoque particulièrement « la Résistance, la France combattante et la collaboration » ainsi que le génocide juif et les persécutions dans une approche centrée sur le cas français.

Le deuxième moment d’étude de cette question se situe au collège, en classe de troisième, dans le cadre du thème, « L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales » : l’étude, placée dans une optique européenne mettant en évidence les liens entre les deux guerres mondiales, intègre la France dans les grandes dynamiques du conflit : après avoir présenté les grandes phases de la guerre et la violence de masse qui la caractérise, les élèves analysent les effets du choc de juin 1940, présentant la Résistance militaire et civile comme une réaction à cet effondrement et à la mise en place du régime de Vichy.

Au lycée, l’action de la Résistance est étudiée selon deux modalités différentes :

  • Au lycée professionnel, elle est étudiée en première dans le cadre du thème « Guerres européennes, guerres mondiales, guerres totales (1914-1945) » : dans une approche reprenant la logique du programme de troisième, les élèves mettent en avant la France libre, fondée sur les colonies africaines et la Résistance intérieure, comme la réponse à la défaite de 1940 et au régime de Vichy.
  • Au lycée général et technologique, la Seconde Guerre mondiale est étudiée en terminale de façon plus distincte de la Grande Guerre, davantage en lien avec le contexte des années 1930 et dans une approche qui met davantage en avant sa dimension planétaire. La Résistance est donc traitée dans une approche plus globale, avec en terminale générale des points de passage obligatoires sur « Juin 1940 en France : continuer ou arrêter la guerre » et sur « De Gaulle et la France libre », et un sujet d’étude possible sur ce dernier thème en terminale technologique.

Après-guerre, une action fondatrice

L’action de la Résistance est aussi étudiée pour son influence dans la reconstruction de la République française. En classe de troisième, le thème 3 s’ouvre par le chapitre « 1944-1947 : refonder la République, redéfinir la démocratie » met le programme du CNR au centre de la restauration de la République sur des bases nouvelles. L’action du CNR est traitée en terminale professionnelle, comme une des bases de la reconstruction de la France, au début du thème 2 « Vivre en France et en démocratie depuis 1945 ». Elle se retrouve dans le programme de terminale générale, où le chapitre « La fin de la Seconde Guerre mondiale et les débuts d’un nouvel ordre mondial » place son action dans une perspective plus large, le programme du CNR étant un point de passage obligatoire pour étudier les bases de l’État-providence à l’échelle internationale.

Des prolongements possibles

En enseignement moral et civique

L’action et l’esprit de la Résistance peuvent entrer en résonance avec les programmes d’enseignement moral et civique, en premier lieu parce qu’ils permettent de mettre en avant les valeurs et les principes de la République, au cœur de l’EMC : en cycle 3, l’exemple de la Résistance peut permettre de souligner le sens des valeurs et symboles de la République, et de montrer comment la Constitution de 1946 a permis une étape décisive dans l’égalité hommes-femmes avec l’accomplissement du suffrage universel, ou la mise en avant de la fraternité, en particulier à travers les droits de deuxième génération. L’étude en cycle 4 des fondements de la nation et de sa construction peut faire de la Résistance un jalon majeur, en lien avec les programmes de troisième.

La culture de l’engagement, point central des programmes d’EMC, trouve avec la Résistance une illustration pour expliquer les valeurs qui le portent, ses ressorts et sa nécessité, dans le cadre de la guerre, mais aussi dans celui de la conquête du droit de vote et des droits et devoirs des citoyens.

En lycée, le programme du CNR est un des objets d’étude mentionnés en seconde générale et technologique pour analyser les principes et conditions de libertés, tout comme Geneviève Anthonioz-de Gaulle citée comme exemple de figure engagée pour les libertés, de la Résistance à ATD Quart monde. Ces exemples peuvent être mobilisés en seconde professionnelle pour étudier la construction des libertés en France. De même, en terminale générale et technologique, la question des principes et conditions de la démocratie peut être illustrée par l’exemple du rétablissement de la démocratie et par le rôle du CNR, en lien avec le programme d’histoire, autour d’objets d’étude consacrés à l’invention et la transformation de l’État-providence, ou aux objets et grandes figures de l’engagement.

Dans le cadre de l’Éducation artistique et culturelle

Des projets pédagogiques peuvent être organisés dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle accompli par chaque élève de l’école primaire au lycée. L’éducation artistique et culturelle conjugue l’ensemble des connaissances et des compétences que l’élève a acquises, des pratiques qu’il a expérimentées et des rencontres qu’il a faites dans les domaines des arts et de la culture. L’histoire et la mémoire de la Résistance invitent à se pencher sur des films majeurs du cinéma français ; des œuvres musicales comme Le chant des partisans composé sur une mélodie d’Anna Marly par Maurice Druon et Joseph Kessel, ou La Complainte du partisan écrite par Emmanuel d’Astier de la Vigerie et reprise par de nombreux interprètes, ou l’opérette composée en déportation par Germaine Tillion le Verfügbar aux Enfers ; des textes littéraires comme les poèmes de la Résistance ou des romans devenus des classiques comme ceux des Français libres Romain Gary ou Joseph Kessel. L’histoire et la mémoire de la Résistance peuvent également être étudiées par le prisme du patrimoine, du spectacle vivant, des œuvres picturales, mais aussi de l’éducation à l’image par la photographie, l’éducation aux médias et à l’information ou bien encore par la bande dessinée.

Éléments de cadrage historique

Unifier la Résistance

La défaite de juin 1940 provoque en France un effondrement politique, social et moral. Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain annonce dans un discours radiodiffusé la fin des combats. Des Français et des étrangers vivant en France manifestent très tôt leurs refus de la défaite. Au micro de la BBC à Londres le 18 juin 1940, le général de Gaulle appelle les soldats à le rejoindre pour poursuivre les combats. Des civils et des militaires, qui ont ou non entendu l’appel rejoignent l’Angleterre. Le général de Gaulle forme alors à l’été 1940 un embryon d’armée, les Forces françaises libres (FFL), et une organisation politique, la France libre. Dans le même temps en France métropolitaine, des hommes et des femmes, qui refusent l’Occupation et pour certains l’État français institué le 10 juillet 1940, essaient de s’organiser pour faire du renseignement, venir en aide aux militaires français ou alliés, ou encore convaincre la population de lutter contre l’occupant en publiant tracts et journaux clandestins. La « Résistance extérieure » et la « Résistance intérieure » s’inscrivent donc dans deux logiques différentes même si leurs objectifs sont communs : lutter contre l’Allemagne nazie et libérer le territoire.

Dès l’hiver 1940, des agents envoyés en France par la France Libre cherchent à créer des réseaux de renseignements. Mais le chef de la France libre a besoin d’une reconnaissance officielle des mouvements de Résistance pour asseoir sa légitimité vis-à-vis des Alliés. Le général de Gaulle envoie en mission Jean Moulin, qui s’est mis au service de la France libre, pour unir les résistants de zone Sud sous son autorité en 1942. Ancien préfet, il apporte son expérience de l’État à la structuration de la Résistance dont le chef de la France libre est en mesure de financer les différentes composantes qui manquent cruellement de fonds. Le général de Gaulle parvient aussi à rassurer les « résistants de l’intérieur » en rédigeant en avril 1942 la « déclaration aux mouvements de résistance ». Dans ce texte, rapporté en France par le résistant Christian Pineau, le chef de la France libre s'engage à modifier après la guerre l’ordre économique et social du pays et de rétablir l’ordre républicain. Fort de ce rapprochement avec les résistants qui combattent en France dans la clandestinité, la France libre devient « la France combattante » en juillet 1942. La France libre aide financièrement les mouvements qui font face à l’accroissement de leurs effectifs notamment lorsque des hommes requis pour le Service du travail obligatoire en février 1943 prennent le maquis. En 1943, Jean Moulin reçoit la mission de rassembler toutes les composantes de la Résistance à l’échelle nationale. Par ses talents de négociateurs, Jean Moulin parvient à vaincre les réticences de certaines organisations et à unir les forces politiques clandestines pour préparer la France de l’après-guerre.

Penser la libération et l’après-guerre

Plaque située au 48 rue du Four (Paris, 6e) pour commémorer la première réunion clandestine du Conseil de la Résistance le 27 mai 1943. « Ici s’est tenue le 27 mai 1943 sous l’oppression allemande la première réunion du Conseil national de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin délégué par le général de Gaulle »

La première réunion du Conseil de la Résistance (qui deviendra le Conseil national de la Résistance -le CNR- à l’automne 1943) s'est déroulée clandestinement le 27 mai 1943 dans un appartement situé 48 rue du Four dans Paris occupé, sous la présidence de Jean Moulin, délégué du général de Gaulle.

À cette occasion, ont été réunis dans un même lieu les représentants des huit principaux mouvements de résistance français (Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance, Combat, Libération-Nord, Libération-Sud, Organisation civile et militaire, Franc-Tireur et Front national) ainsi que des partis politiques (Parti communiste, Section française de l'internationale ouvrière, Parti radical-socialiste, Alliance démocratique, Fédération républicaine démocratique populaire, Parti démocrate populaire) et des confédérations syndicales (Confédération française des travailleurs chrétiens, Confédération générale du travail). Ensemble, ils s’accordent pour coordonner la libération de la France sous l’autorité du général de Gaulle et refonder la République.  Cette unité de toutes les forces nationales, dont certaines s’étaient violemment opposées avant-guerre, représente une exception dans l’Europe occupée.

Moins d'un mois plus tard, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Torturé, il meurt dans le convoi qui l’emmène en Allemagne. Georges Bidault lui succède à la présidence du CNR.

Après plusieurs mois de négociations entre les différentes forces en présence et dans des conditions périlleuses, est adopté, à l'unanimité, le programme du CNR le 15 mars 1944. Il appelle à l'intensification de la lutte contre l'occupant et ses collaborateurs français, organise l'insurrection armée, et jette les bases d'une République nouvelle, profondément démocratisée, qui s’appuie sur un ordre social plus juste. Le texte affirme entre autres la nécessité d’un État fort, proclame la nécessaire solidarité à l’égard des démunis, réclame des élections libres, le retour des libertés et l’égalité des citoyens devant la loi. Ce programme est peu diffusé dans la population, même s’il est édité clandestinement par le chef de la propagande du mouvement Libération-Sud, Julien Meurillon sous le titre « Les Jours heureux par le CNR », inspiré du film Les jours heureux réalisé par Jean de Marguénat sorti en France occupée en 1941. Ce titre, « Les jours heureux », reste dans la postérité.

L'héritage du CNR

À la Libération, le programme élaboré par le CNR conduit le Gouvernement provisoire de la République française à mettre en œuvre des réformes économiques, sociales et politiques comme la création de la Sécurité sociale par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945. Ce programme se place dans le contexte d’un après-guerre où les idées keynésiennes sont mises en avant en Europe occidentale dans le but d’éviter les excès du libéralisme à l’origine des crises des années 1930, comme le montre le développement du Welfare state au Royaume-Uni. Le CNR inspire également la rédaction du préambule de la Constitution de la IVe République, l’un des textes qui composent le Bloc de constitutionnalité.

Ressources à consulter

Ressources sur le CNR

Des dossiers thématiques et une exposition virtuelle sur le CNR

La Fondation de la Résistance a publié en 2013, à l’occasion des 70 ans de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), un dossier thématique de huit pages intitulé « Le Conseil national de la Résistance » (La Lettre de la Fondation de la Résistance n°73, juin 2013). Claire Andrieu, auteure du livre de référence sur le CNR (Le programme commun de la Résistance. Des idées dans la guerre, Éditions de l’Érudit, 1984), a rédigé l’article de synthèse.
Par ailleurs, une exposition virtuelle « Le Conseil national de la Résistance », consultable sur le Musée de la Résistance en ligne, réunit de nombreux documents contextualisés et analysés. On pourra également se référer aux publications de Laurent Douzou Découvrir le programme du CNR (éditions sociales, 2022), mais aussi la brochure « Le Conseil national de la Résistance » éditée par le CIDEM, coll. Repères pour éduquer, en 2013.

Des ressources audiovisuelles sur le CNR sont consultables en ligne

Une histoire du Conseil national de la Résistance (58mn49), documentaire réalisé par Jeanne Menjoulet et produit par le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CNRS). Sur le site Lumni, un entretien avec Olivier Wieviorka sur le CNR (5mn) a été réalisé en 2008.

D’autres ressources sur la Résistance et la France Libre

Réseau Canopé a publié deux ouvrages qui permettent aux enseignants de faire le point sur l’histoire de la Résistance et le parcours du général de Gaulle. Chacun de ces livres est associé à un espace pédagogique en ligne qui comprend des séquences de cours et des documents exploitables dans un cadre pédagogique.

Laurent Douzou, Tristan Lecoq (dir.), Enseigner la Résistance, édité par Réseau Canopé en partenariat avec la Fondation de la Résistance en 2016 et l’espace pédagogique numérique associé Enseigner la Résistance.

Tristan Lecoq (dir.), Enseigner de Gaulle édité par Réseau Canopé en 2018 en partenariat avec la Fondation Charles de Gaulle, et l’espace pédagogique numérique associé Enseigner de Gaulle.

Le Musée de la Résistance en ligne propose plus de cinquante expositions virtuelles sur la Résistance, des documents contextualisés et analysés, une base personne pour les recherches biographiques, mais aussi une carte interactive « Lieux de mémoire de Résistance » associée à une application collaborative ouverte à tous. Un espace pédagogique permet d’avoir accès aux ressources pédagogiques des musées, des mémoriaux et des centres d’archives, mais aussi aux brochures numériques du Concours national de la Résistance et de la Déportation depuis 2012, et à des travaux d’élèves.

La Fondation de la Résistance publie une revue trimestrielle (La Lettre de la Fondation de la Résistance) qui permet à une historienne ou à un historien de présenter les avancées de la recherche sur l’histoire de la Résistance. Les publications sont consultables en ligne sur le site de la Fondation de la Résistance ou le Musée de la Résistance en ligne. La Fondation de la Résistance met à disposition des établissements scolaires des expositions itinérantes : « Les femmes dans la Résistance » et « La médaille de la Résistance française ».

Une journée d’étude intitulée « Enseigner la Seconde Guerre mondiale à Paris, de l'école au lycée » est disponible sur le Musée de la Résistance en ligne. Cette journée articule les interventions d’historiens et d’enseignants. Captée en 2019, elle est le fruit d’un partenariat INSPÉ de l’Académie de Paris et Fondation de la Résistance.

Une cinquantaine de témoignages de résistants sont disponibles sur le site de l’association des amis de la Fondation de la Résistance, Mémoire et Espoirs de la Résistance. Chaque témoignage est accompagné de sa transcription et de la biographie du témoin. Des extraits de témoignages de résistants déportés sont également consultables dans la vidéothèque et l’audiothèque du site de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Des conférences, des podcasts et des dossiers pédagogiques. Le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon a mis en ligne des enregistrements sonores des conférences. Le Musée de la Libération de Paris-Musée du général Leclerc-Musée Jean Moulin propose sur son site des podcasts sur la Résistance. L’Ordre de la Libération a mis en ligne les biographies des 1038 Compagnons de la Libération, une base de données sur les titulaires de la médaille de la Résistance française, mais aussi des dossiers pédagogiques pour tous les niveaux de classe. De nombreux centres d’archives mettent en ligne des documents d’archives notamment sur l’histoire de la Résistance locale. Les services éducatifs peuvent être sollicités.

Des livres de référence sur l’histoire de la Résistance ont été publiés ces dernières années : Sébastien Albertelli, Julien Blanc et Laurent Douzou, La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance (1940-1944), éditions du Seuil, 2019 ; Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance (1940-1945), Perrin, 2013. Le Dictionnaire historique de la Résistance dirigé par François Marcot et paru aux éditions Robert Laffont en 2006 est un outil incontournable pour la richesse des textes introductifs et les contributions. Le guide Retracer le parcours d’un résistant. Guide d’orientation dans les fonds d’archives écrit par Fabrice Bourrée et édité aux éditions Archives & Culture en 2021 peut intéresser les enseignants et les élèves qui mènent des recherches dans les fonds d’archives. Enfin, sur la mémoire de la Résistance, on pourra se reporter au livre de Laurent Douzou, La Résistance française, une histoire périlleuse (Points Seuil, 2005).

D’autres ressources en lien avec l’éducation à la citoyenneté et l’éducation artistique et culturelle

Le Portail Les valeurs de la République édité par Réseau Canopé donne accès à de très nombreuses ressources et pistes de réflexion sur la citoyenneté.

Des numéros de La Lettre de la Fondation de la Résistance sont consacrés à l’histoire de la Résistance et à l’éducation artistique et culturelle : « La bande dessinée et la Résistance » n°89, septembre 2017 ; « Photographie et Résistance », n°78, septembre 2014 ; Jean-Pierre Melville, cinéaste et résistant n°84 ; mars 2016 ; « L’écriture intime des résistants » n°97, juin 2019 ; et « Résister par l’art et la littérature » n°82, septembre 2015, brochure de 36 pages du CNRD qui permet de réfléchir aux pratiques artistiques et littéraires comme moyens de lutter contre l’occupant et le régime collaborateur de Vichy. Ces pratiques peuvent être le fait de professionnels ou d’amateurs et consister en des créations nouvelles ou en l’utilisation d’un patrimoine culturel. La brochure numérique, au contenu augmenté, est consultable sur le Musée de la Résistance en ligne.

Les écrits de la Résistance et de la répression et les poèmes de la Résistance ont fait l’objet d’une formation académique interdisciplinaire en partenariat avec les Archives nationales, la Fondation de la Résistance, la Maison des écrivains et de la littérature, et l’académie de Versailles. Les interventions de cette formation « Résistance, répression, écriture » ont été captées et sont consultables sur le Musée de la Résistance en ligne.

Dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle, on pourra se reporter à l’ouvrage L’art en guerre, France 1938-1947 dirigé par Laurence Bertrand Dorléac et Jacqueline Munk (Paris Musées, 2012), catalogue de l’exposition « L'Art en guerre, France 1938-1947, de Picasso à Dubuffet » au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 12 octobre 2012 - 17 février 2013. Mais aussi au livre Traits résistants. La résistance dans la bande dessinée de 1944 à nos jours dirigé par Isabelle Doré-Rivé, Guy Krivopissko (Éditions Libel, 2011), catalogue de l’exposition éponyme dont Xavier Aumage a été le commissaire. Et enfin sur la poésie de la Résistance, on se reportera au livre Au nom de la liberté : poèmes de la Résistance écrit par Anne Bervas-Leroux, (Flammarion, Étonnants classiques, 2000, édition revue en 2014).