Vasco de Gama
Les expéditions maritimes des Européens à partir du XVe siècle permettent d’aborder l’élargissement du monde connu par les Européens. Le parcours de Vasco de Gama illustre les conditions par lesquelles ces expéditions maritimes, grâce notamment à des découvertes techniques, introduisent une première mondialisation avec l’établissement d’un empire colonial.
Mis à jour : janvier 2026
Vasco de Gama
Vasco de Gama est le premier Européen à rejoindre les Indes par la mer en contournant le continent africain. Parti de Lisbonne en 1497, il a contourné l’Afrique et atteint Calicut, sur la côte ouest de l’Inde, en mai 1498. Cette expédition marque l’ouverture d’une nouvelle route maritime vers l’Orient, qui contourne l’empire ottoman et permet de nouer des relations commerciales sur des produits très recherchés en Europe. Cette histoire marque aussi le début d’un empire colonial et le moment où se nouent des relations interculturelles décisives.
Vasco de Gama disparaît le 24 décembre 1524 à Cochin aux Indes.
Lien avec les programmes
Cinquième - Thème 3 – le chapitre 1 « Le monde au temps de Charles Quint et Soliman le Magnifique » permet d’aborder la première mondialisation, et de revenir sur les voyages des Européens, dont celui de Gama.
Seconde générale et technologique - Thème 2 – le chapitre 1 « L’ouverture atlantique : les conséquences de la découverte du « Nouveau Monde » invite à travailler sur le basculement vers l’Atlantique : les conditions de navigation et la volonté d’ouvrir de nouvelles routes peuvent être introduites en prenant l’exemple de Vasco de Gama.
Seconde professionnelle - le premier thème « L’expansion du monde connu (XVe-XVIIIe) » permet d’aborder ces problématiques.
Des ressources documentaires
Les entreprises de navigation du Portugal commencent avec l’infant Henri le Navigateur, au début du XVe siècle. La conquête est un lent processus d’« avancée à tâtons » vers le Sud car le royaume d’Espagne bloque l’accès à la Méditerranée. En 1427, c’est la découverte des premières Açores puis en 1434 le passage du Cap Bojador. Le projet de gagner l’Asie par voie maritime se fait jour à partir de 1474. Plusieurs facteurs concourent à cette ouverture sur le monde : la recherche de nouvelles routes commerciales vers l’Asie (route des épices) sans passer par les territoires de l’empire Ottoman, dans un contexte de forte rivalité avec l’Espagne, mais aussi des progrès techniques dans le domaine de la navigation et la cartographie. Les navigateurs s’inscrivent enfin dans la continuité de la Reconquista, à peine achevée, qui fournit par la croisade l’univers mental et la justification religieuse aux dépassements des frontières.
C’est en 1494 que le traité de Tordesillas (voir sur le site de l’EHNE) -qui détermine deux zones au sein desquelles Espagne et Portugal auront le monopole de la découverte, de la navigation et du commerce- attribue au Portugal la zone terrestre située à l’est des îles du Cap-Vert, entraînant le développement pour le Portugal d’un empire fait de comptoirs commerciaux jusqu’aux Indes orientales.
S’inscrivant dans la continuité des efforts portugais pour découvrir une route maritime vers l’Orient, Vasco de Gama a été choisi dans le cadre d’une expédition officielle qui a demandé près de deux années de préparation. Il quitte Lisbonne en 1497, double le cap de Bonne-Espérance (atteint une première fois par Bartolomeu Dias en 1488) et touche les côtes de l’Inde après plus de dix mois de navigation. Ce contournement de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance et la place des différents acteurs est à retrouver dans l'article de la Bibliothèque nationale de France. L’aventure en pleine mer constitue une nouvelle manière de naviguer : Vasco de Gama s’appuie sur des instruments de navigation nouveaux pour les Européens (cadrans solaires, astrolabe, etc.), au gré de l’essor des techniques et de la circulation des savoirs à l’époque de la Renaissance.
Vasco de Gama repart pour les Indes en 1502 avec l’intention d’installer une colonie portugaise à Calicut. À son retour, les cales sont pleines d’épices et de pierres précieuses, particulièrement recherchées et lucratives. Par la suite, avec Alfonso de Albuquerque, Goa et Malacca sont pris et des échanges maritimes avec la Chine et sa région sont instaurés.
Des ressources pédagogiques
Travailler la question des grands navigateurs et de l’ouverture du monde peut se faire au travers d’une variété de pratiques pédagogiques, dont certaines sont ici présentées.
Les propositions pédagogiques suivantes sont indexées sur la banque nationale de scénarios pédagogiques, Édubase.
Enseigner les « Grandes découvertes » par la cartographie numérique (académie de Montpellier) : les élèves font l’usage d’un atlas catalan et d’un globe terrestre de la Bibliothèque nationale de France en ligne. Par la consultation de la numérisation du globe en 3D, les élèves se questionnent sur les connaissances géographiques à la fin du Moyen Âge et sur l’importance du merveilleux dans la représentation du monde.
Réaliser un mur collaboratif (académie d’Orléans-Tours) avec des pastilles sonores sur le voyage de Magellan (académie de Versailles), ou par le biais de la création d’un musée virtuel consacré au Nouveau Monde en créant des salles et un parcours.
Produire une carte narrative (académie de Montpellier) : dans une perspective géohistorique, les élèves réalisent en groupe une carte narrative sur le voyage de Magellan qui aborde par le récit les notions du chapitre.
Choisir une approche ludique (académie d’Orléans-Tours) avec un jeu sérieux sur le thème des grandes découvertes (académie de Reims) ainsi qu’un jeu dont vous êtes le héros où l’élève doit faire des choix et résoudre des énigmes pour suivre Magellan lors de son voyage vers les Moluques.
Utiliser la bande dessinée (académie de Poitiers) : grâce à l’application «BDnF, la fabrique à BD» de la Bibliothèque nationale de France, les élèves sont invités à réaliser une bande dessinée en ligne pour illustrer le voyage de Magellan, permettant ainsi également de travailler la compétence « raconter ».
Utiliser l’environnement numérique de travail (académie d’Aix-Marseille) : une séquence complète est présentée où les élèves alternent des temps de travail en groupe en classe et à la maison en consultant des ressources déposées en ligne par le professeur. Le travail asynchrone est ensuite vérifié à l’aide de quiz.
Enfin, une vidéo des cours Lumni porte sur la thématique des « Portugais et Espagnols à la conquête de mondes lointains », du XVe au XVIe siècle pour la classe de 5e. Ce cours, animé par deux professeurs d’histoire-géographie, met en lumière trois grands voyages et trois grands explorateurs autour de documents décrits et analysés, dont celui de Vasco de Gama.
Pour aller plus loin
Le suivi pédagogique des expéditions scientifiques
Les expéditions scientifiques constituent des événements privilégiés pour apporter aux élèves des ressources précises, fiables, objectives et pluridisciplinaires. En effet, leurs objectifs sont d’établir des états de référence de la biodiversité d’une région du monde, en vue d’analyser son évolution sous l’effet de changements environnementaux, de fournir un inventaire des espèces par milieu pour les administrations des régions étudiées ou encore de mieux connaître le fonctionnement des écosystèmes.
Retrouvez sur la page Sensibiliser les futurs citoyens à la préservation de la biodiversité d'éduscol une sélection d'expéditions scientifiques contemporaines à suivre avec les élèves.

