La filière Sport en voie professionnelle

La filière « sport » s'inscrit dorénavant dans l’offre de formation présente dans les lycées professionnels et devient, dans le cadre de la transformation de la voie professionnelle, une véritable filière d’insertion tournée vers les métiers d’avenir.

Mis à jour : août 2021

La filière « sport » comme filière d’insertion professionnelle s’inscrit dorénavant dans l’offre de formation présente dans les lycées professionnels.

Cette orientation est engagée dans le cadre de la transformation de la voie professionnelle lancée en 2019, dans la perspective de développer des formations tournées vers les métiers d’avenir.

Elle est menée en étroite collaboration avec le ministère chargé des sports et fait dorénavant de la filière « sport », une véritable filière d’insertion au sein de l’offre de formation professionnelle de l’éducation nationale.

Elle propose la mise en place d’une unité facultative au baccalauréat professionnel (session 2023), après la mention complémentaire déjà mise en place (session 2019).

L’unité professionnelle facultative « secteur sportif » au baccalauréat professionnel (session 2023)

Une unité professionnelle facultative « Secteur sportif » est créée pour les spécialités de baccalauréat professionnel « Animation enfance et personnes âgées », « Assistance à la gestion des organisations et de leurs activités », « Métiers de l’accueil », « Métiers de la sécurité », « Métiers du commerce et de la vente, option A animation et gestion de l'espace commercial et option B prospection clientèle et valorisation de l'offre commerciale ».

Elle est ouverte aux candidats sous statut scolaire inscrits dans l’une des spécialités de baccalauréat professionnel mentionnées ci-dessus qui ont suivi dans un lycée public ou privé sous contrat en classes de première et terminale une formation spécifique et qui justifient d’au moins 6 semaines de périodes de formation en milieu professionnel dans une structure du secteur sportif (durée ramenée à 4 semaines pour la spécialité « Animation enfance et personnes âgées » du baccalauréat professionnel).

La formation spécifique proposée en classe de première démarre dès septembre 2021 puis chaque année scolaire suivante, pour se poursuivre en classe de terminale dès la rentrée 2022, pour une première session d’examen en 2023.

Les titulaires de la spécialité Animation enfance et personnes âgées (AEPA) du baccalauréat professionnel obtiennent de droit les unités capitalisables 1 « Encadrer tout public dans tout lieu et toute structure », 2 « Mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure » et 4 « Mobiliser les démarches d’éducation populaire pour mettre en œuvre des activités d’animation » des mentions « Loisirs tous publics » et « Animation sociale » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS). Ils reçoivent une attestation simultanément au diplôme de baccalauréat obtenu, signée du recteur d’académie.

Les titulaires du baccalauréat professionnel dans les autres spécialités mentionnées ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20 à l’unité professionnelle facultative « Secteur sportif » et une note égale ou supérieure à 12 sur 20 à l’unité générale obligatoire « Éducation physique et sportive » obtiennent de droit les unités capitalisables 1 « Encadrer tout public dans tout lieu et toute structure » et 2 « Mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure » du BPJEPS. Ils reçoivent une attestation simultanément au diplôme de baccalauréat obtenu, signée du recteur d’académie.

La formation spécifique proposée durant les classes de première et terminale vise deux domaines :

  • la prise en compte des spécificités des publics et de la structure d’exercice qui permet un travail spécifique sur la communication dans les situations de la vie professionnelle, la prise en compte des caractéristiques des publics dans leurs environnements dans une démarche d'éducation à la citoyenneté et la contribution au fonctionnement d’une structure ;
  • la mise en œuvre et l’évaluation d’un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure d’exercice qui vise la conception, la promotion, la participation à la conduite, le cadrage et l’évaluation d’un projet d’animation.

L’épreuve liée à l’unité facultative repose sur une épreuve orale durant laquelle le candidat témoigne des compétences développées dans le cadre de son parcours de formation. À partir d’un des descriptifs de situation professionnelle rédigé et proposé par le candidat, la commission d’évaluation détermine une problématique professionnelle en lien avec la méthodologie de projet. Lors de son exposé (10 minutes), le candidat explicite les étapes significatives de son parcours de formation, expose les conditions et les modalités mises en œuvre des activités menées et met en évidence les compétences professionnelles acquises transférables au secteur sportif. Il justifie les choix qui ont présidé à l’écriture du document de synthèse et présente les éléments qui attestent de son niveau de compétences. Il expose ensuite ses propositions d’adaptation, d’anticipation ou d’amélioration de la situation en réponse à la problématique posée par les évaluateurs puis il est amené à argumenter ses réponses et à démontrer sa capacité à s’approprier le contexte de la situation présentée lors de l’entretien (10 minutes).

La mention complémentaire « Animation et gestion de projets dans le secteur sportif »

Le développement du secteur des activités physiques ou sportives pour tous, des sports collectifs ou encore des activités aquatiques génère une augmentation du besoin en matière d'encadrement. La professionnalisation du secteur associatif dans ce domaine, ainsi que le nombre important d’animateurs d'activités physiques ou sportives plurivalents employés par la fonction publique territoriale en attestent. Le sport et les activités sportives offrent ainsi un fort potentiel de développement de l’emploi. C’est l’objet de la mention complémentaire « Animation et gestion de projets dans le secteur sportif » mise en place, qui offre, à l’issue du baccalauréat professionnel, un dispositif de qualification permettant des prises de responsabilité croissantes dans le respect des identités et des cultures propres à chaque activité physique.

Elle s’adresse ainsi à des titulaires d'un baccalauréat professionnel prioritairement du secteur tertiaire dans les spécialités relatives à la gestion-administration, la vente, le commerce, l’accueil, les métiers de la sécurité, les services de proximité et vie locale qui s'intéressent au secteur du sport et disposent de compétences pour travailler en équipe dans le cadre d'une démarche de projet, avec un niveau d’exigence technique et sécuritaire qui correspond au niveau 4 de compétences attendues à l’épreuve d’éducation physique et sportive du baccalauréat.

Dans ce cadre, la mention complémentaire propose un choix parmi deux dominantes de pratiques :

  • la dominante Activités Physiques pour Tous, qui recouvre trois domaines d’activités qu’il convient d’investir au cours de l’année : « activités physiques d’entretien corporel », « activités d'affrontement individuel ou collectif », « activités physiques de pleine nature ».
  • la dominante Activités Aquatiques et Natation, pour laquelle trois des cinq spécialités suivantes seront attendues lors de l’épreuve pratique : natation de course, natation synchronisée, plongeon, waterpolo et nage avec palmes, ainsi qu’un test de 400m nage libre à réaliser en moins de 8 minutes. Une préparation et une validation du brevet national de sécurité et sauvetage aquatique sont à inclure dans cette dominante, dans l’optique d’une éventuelle poursuite de la formation en BPJEPS

La formation proposée se concentre sur 3 domaines, chacun donnant lieu à une épreuve de la mention complémentaire :

  • la prise en compte des spécificités des publics et de la structure d’exercice ;
  • la mise en œuvre d’un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure ;
  • la participation à la gestion des projets de structure.

En ce qui concerne l'insertion professionnelle, les emplois visés portent sur l’animation d’activités dans des structures de tout type, publiques ou privées, l’administration ou la gestion de projets ou d’organisations, la vente de prestations ou services relatifs au secteur économique du sport, exercées dans des structures diverses telles que :

  • les entreprises : centres, clubs de loisirs, de remise en forme, d’entretien-Espaces aquatiques, thalassothérapie, complexes hôteliers, hôtellerie de plein air, CSE (comités sociaux et économiques), EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), structures d’accueil pour public en situation de handicap ;
  • les fédérations sportives : Clubs sportifs , comités départementaux, ligue ou direction régionale, centres de formation professionnels ;
  • les collectivités territoriales et le monde éducatif : communes, départements et régions ; écoles publiques, associations et fédérations sportives scolaires.

La filière professionnelle « sport » : des partenariats avec le secteur sportif

Les partenariats conduits à l’échelle des territoires sont importants pour la mise en œuvre de la filière « sport » comme filière de formation et d’insertion professionnelle. Ainsi, les établissements pourront en fonction des caractéristiques et des ressources de leur territoire, mobiliser, pour les enseignements proposés en établissement comme pour les périodes de formation en milieu professionnel :

  • Le secteur sportif associatif : clubs, comités départementaux, comités régionaux, mais aussi comité départementaux et régionaux olympiques et sportifs. Dans le cadre de la coordination menée à l’échelle de la région académique, les DRAJES faciliteront l’intervention de ces structures.
  • Le secteur sportif des collectivités territoriales : les éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives (ETAPS) et agents chargés des sports des collectivités participent à la définition, à la coordination et à la mise en place du projet d'activités physiques et sportives de la collectivité locale (commune, intercommunalité, département, ou région) sur le plan administratif, social, technique, pédagogique et/ou éducatif. Ils peuvent être chargés de l’encadrement d'activités ou de manifestations sportives, de la surveillance et de la bonne tenue des équipements ou encore être responsable de structure (gymnase, piscine, stade…). Ils sont donc des interlocuteurs clefs pour recenser les infrastructures disponibles sur le territoire et identifier les partenariats possibles.
  • Le secteur sportif marchand : entreprises œuvrant dans le champ de la pratique des activités physiques et sportives et de la promotion du sport.
  • Les établissements publics nationaux opérateurs de l’État (notamment un institut et trois écoles nationales) et les centres de ressources, d'expertise et de performance sportives (CREPS).

À l’échelle de la région académique, la coordination des partenariats avec le secteur sportif est réalisée conjointement par le délégué de région académique à la jeunesse, à l’engagement et au sport (DRAJES) et le délégué de région académique à la formation professionnelle initiale et continue (DRAFPIC) en lien avec les délégués académiques à la formation professionnelle initiale et continue (DAFPIC) ou, pour les régions mono-académiques, par le DAFPIC. Les inspecteurs territoriaux et les chefs d’établissement y sont associés.

Des partenariats pourront donner lieu à une convention signée par le recteur de région académique ou par délégation par le recteur d’académie, avec une déclinaison par établissement sous forme d’un programme d’actions partagées.