Sécurité des écoles et des établissements

Assurer la sécurité de toute la communauté éducative constitue une des missions centrales de l'École. Des dispositifs pérennes, soutenus par des personnes ressources en académie et des partenariats renforcés, permettent de réaliser ces objectifs avec une attention particulière aux spécificités locales. 

Mis à jour : janvier 2021

Le Guide d'élaboration du Plan particulier de mise en sûreté (PPMS)

Depuis l'instruction interministérielle du 13 avril 2017, il y a 2 PPMS : le PPMS risques majeurs et le PPMS attentat/intrusion. Dans l'année, il faut réaliser au moins 3 exercices de simulation dont au moins 1 exercice PPMS attentat/intrusion. À côté de ces exercices, sont organisés en plus les exercices spécifiques sécurité incendie.

Le guide à destination des directeurs d'école, des chefs d'établissement et des équipes pédagogiques

Les fiches

Les coordonnateurs académiques risques majeurs

Télécharger la liste des coordonnateurs académiques risques majeurs CARM

Retrouver sur la page Éduquer à la responsabilité, éduquer à la sécurité des repères pour parler des risques majeurs aux élèves.

Campagne de distribution d'iode stable

En septembre 2019, une campagne de distribution d'iode stable est organisée dans les zones de plan particulier d'intervention (PPI), autour des 19 centrales nucléaires productrices d'électricité (CNPE).

Télécharger le dépliant de présentation « Extension du Plan particulier d'intervention »

Deux vidéos présentent l'extension du PPI

L'extension du Plan particulier d'intervention 1/2

L'extension du Plan particulier d'intervention 2/2

La France dispose depuis plus de 30 ans d'un dispositif de réponse face au risque nucléaire. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima en 2011, les pouvoirs publics ont adapté la couverture de protection des populations habitant autour des centrales nucléaires avec le dispositif opérationnel du Plan particulier d'intervention (PPI) déclenché par le préfet.

L'ingestion de comprimés d'iode stable est considérée comme un moyen de réduire les risques liés à la libération dans l'atmosphère de l'iode radioactif 131, en cas d'accident nucléaire. Les populations les plus vulnérables sont les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes.

En janvier 2016, l'éducation nationale a participé à une campagne d'envergure de distribution de comprimés d'iode, opération pilotée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et le ministère de l'Intérieur. Cette campagne concernait environ 500 communes dans le rayon du PPI de 10 km. Pour les établissements recevant du public (ERP) scolaire (écoles, collèges, lycées), grâce à l'implication de tous les acteurs concernés, sous la responsabilité des directeurs d'école, des inspecteurs de l'éducation nationale (IEN) et des chefs d'établissement, le retrait des comprimés d'iode s'est déroulé au mieux avec 100% de retrait au bilan 2017.

En septembre 2019, il s'agit d'une nouvelle campagne en raison de l'extension du rayon du PPI de 10 km à 20 km afin d'améliorer la réactivité des pouvoirs publics (communes, préfectures, etc.) et de mieux sensibiliser et préparer la population à réagir en cas d'alerte nucléaire : soit environ 2 200 000 personnes, 204 400 ERP dont 1 800 écoles, réparties sur près de 1 100 communes et 33 départements.

Les messages clés

L'objectif de cette nouvelle campagne est de mieux associer les citoyens en délivrant des messages clairs :

  • en cas d'accident nucléaire, l'ingestion d'iode stable est un moyen simple et efficace de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif ;
  • la thyroïde des jeunes de moins de 18 ans et des fœtus étant la plus sensible aux rejets d'iode radioactif, leur protection est prioritaire ;
  • l'ingestion d'iode stable peut être associée à d'autres actions de protection (mise à l'abri, évacuation, restrictions de consommation de denrées).

Cette campagne vise également à développer dans l'ensemble de la population une culture de la « radioprotection ».

Les textes de référence et les outils

Le dispositif du plan particulier de mise en sûreté face aux risques majeurs (PPMS) a été créé par la circulaire n°2002-119 du 29 mai 2002. Afin de prendre en compte les évolutions, la circulaire interministérielle (ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ministère de l'Intérieur et ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie) n° 2015-205 du 25 novembre 2015 en redéfinit les objectifs et les modalités.

Les « correspondants police-gendarmerie sécurité de l'école » (appelés aussi référents sécurité) assurent la continuité de la sécurisation de l'école et de l'établissement, depuis leur création par le protocole d'accord du 4 octobre 2004. Ils sont les interlocuteurs habituels des directeurs d'école et des chefs d'établissement : ils apportent ainsi leur expertise aussi bien pour la prévention des risques (notamment pour l'élaboration du PPMS) qu'en situations extrêmes.

Enfin, l'élaboration du PPMS s'inscrit dans le cadre de l'éducation à la responsabilité et à la citoyenneté, de la sensibilisation à la prévention des risques, aux missions des services de secours, à la formation aux premiers secours et à l'enseignement des règles générales de sécurité selon les articles D.312-40, D.312-41 et D.312-42 du code de l'éducation (décret n°2006-583 du 23 mai 2006 et circulaire n°2006-085 du 24 mai 2006).

Ressources

Télécharger la brochure PPMS, la chaîne du secours en cas d'urgence, ministère de l'Intérieur

Le compte Alerte du ministère de l'Intérieur sur Twitter (compte officiel du ministère de l'Intérieur qui vous informe lors d'un événement majeur de sécurité publique ou civile survenant en France)

S'informer Tutos risques, Gouvernement

La vidéo PPMS (académie de Versailles, DSDEN78)