Baccalauréat

Données du film

Baccalauréat

Réalisé par : Cristian Mungiu

Avec : Adrian Titieni, Maria Dragus, Lia Bugnar, Melina Manovici

Long-métrage : France / Roumanie / Belgique

Genre : Drame

Durée : 2H08

Année de production : 2016

Distributeur : Le Pacte

 

Synopsis

Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux Sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille, entre  compromis et compromissions…

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Réalisations d'élèves

  • Le portrait chinois/roumain du film, par les élèves de 2nde du Lycée Bellevue d'Albi (académie de Toulouse)

baccalauréat portrait roumain

 

 

baccalauréat les énigmes

 

 

 

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baccalauréat dessin Léontine

 

 

 

 

 

 

baccalauréat dessin Anaïs

 

 

 

 

 

 

 

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : vidéos)

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Baccalauréat critique Arnaud

 

 

 

 

 

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : audios)

 

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

  • Critique de Blandine Dal Santo, Lycée Sud-Médoc-La Boétie, La Taillan (académie de Bordeaux)

baccalauréat critique Blandine

 

 

 

 

  • Critique de Mathis, Lycée des métiers Eugène Montel, Colomiers (académie de Toulouse) 

Baccalauréat critique Mathis

 

 

 

 

 

 

baccalauréat critique Lily 

 

 

 

 

baccalauréat diapo bellevue

baccalauréat critique Boucher

 

 

 

 

 

 

 

baccalauréat critique belin

 

 

 

 

 

 

baccalauréat critique beauvais1

       baccalauréat critique beauvais2

 

Commentaires

2017/01/14 09:01 #e83a-4328-8f3b-abd313dd11e5
Lycée Les Carillons
Critique Baccalauréat (Christian Mungiu 2016)


Avec ce nouveau film Christian Mungiu, récompensé au dernier festival de Cannes par le prix de la mise en scène, plonge le spectateur en plein cœur d’une Roumanie d’une incroyable tristesse.

Nous suivons un médecin Roméo (Adrian Titieni) qui est marié et a une fille d’environ 17 ans Eliza (Maria Dragus). Son mariage va très mal et il a une maîtresse Sandra (Malina Manovic), depuis un an. Sa femme Magda (Lia Bugna) tolère cette tromperie et sa maîtresse espère son implication.

Aussi, ce médecin n’espère qu’une chose, que sa fille réussisse son baccalauréat afin qu’elle quitte la Roumanie pour réussir sa vie ailleurs. Mais Eliza (Maria Dragus) préfère rester en Roumanie auprès de sa famille et de son petit copain Marius (Rares Andrici).

Un gros problème va surgir, Eliza (Maria Dragus), va subir une agression en plein jour et elle va être choquée psychiquement et blessée au bras et à la main, juste avant de passer les épreuves du baccalauréat.

A partir de là, les choses vont empirer, que ce soit avec sa fille, sa femme, sa maîtresse, son travail, ses relations avec tout le monde. L’histoire est assez compliquée et nous n’aurons pas toutes les réponses aux questions que nous nous posons.

Par exemple, qui est l’auteur du bris de vitres ? Qui est l’auteur de l’agression de sa fille ? Le petit ami Marius (Rares Andrici), a-t-il vu ou non l’agresseur ? A la fin Eliza (Maria Dragus), va-t-elle rester en Roumanie ou partir ? Je conseille au public d’aller voir ce film, car c’est une histoire dure et émouvante.

ALPHA
2017/01/14 09:03 #36f7-4aed-af6c-153eaca19065
Lycée Les Carillons
Critique Baccalauréat (Christian Mungiu 2016)


Eliza (Maria Dragus) est une jeune étudiante qui passe son baccalauréat. Un matin, le père d’Eliza, Roméo (Adrian Titieni), emmène sa fille au lycée et la dépose à côté d’un chantier à l’opposé du lycée.

Quelques heures plus tard, la gendarmerie appelle le père d’Eliza (Adrian Titieni), pour l’informer que sa fille s’est faite agresser à côté du chantier. Celui-ci informée que sa fille s’est faite agressée, va directement à l’hôpital pour aller voir sa fille.

Quand le père Roméo (Adrian Titieni) arrive à l’hôpital, il voit sa fille Eliza (Maria Dragus) sous le choc et en larmes. Il remarque aussi que le bras de sa fille est cassé. Malgré cela, Eliza doit passer son examen, mais elle échoue.

A la fin du film, tout se finit bien, car Eliza (Maria Dragus) a réussi son examen, grâce au temps supplémentaire qu’on lui a laissé pour écrire.

Ce que j’ai aimé dans le film, c’est l’histoire de l’étudiante et la tristesse à la fin quand elle réussit son examen. Ce que je n’ai pas aimé, ce sont les passages longs du film.

PAUL
2017/01/14 09:04 #481a-4776-b90f-709468ca2bec
Lycée Les Carillons
Critique Baccalauréat (Christian Mungiu 2016)


Le film Baccalauréat est un film réalisé en Roumanie dans lequel l’actrice principale est Eliza (Maria Dragus). Le père de Eliza, Roméo (Adrian Titieni) fait tout pour que sa fille réussisse son examen de fin d’année pour qu’elle puisse continuer ses études en Angleterre et pour cela il faut avoir 18 de moyenne au baccalauréat.

Alors qu’un matin il décide de déposer Eliza (Maria Dragus) non loin de son lycée, il part rejoindre sa « maîtresse » Sandra (Malina Manovic). Quelques heures plus tard, il reçoit un appel de l’hôpital où il travaille. Roméo (Adrian Titieni) apprend que sa fille s’est faite agressée. Suite à cette nouvelle, une enquête est lancée sur l’agression d’Eliza et sur la poursuite de ses études.

Ce que j’ai aimé dans le film c’est qu’on voit l’amour d’un père pour sa fille, car tout au long du film Roméo (Adrian Titieni) fait tout pour elle, il cherche le meilleur pour elle. Pour moi la morale, c’est que l’on ne peut compter que sur soi-même. Que même ta famille peut te mentir, car le père d’Eliza a caché sa relation pendant un an avec Sandra (Malina Manovic).

De nos jours tout le monde n’accepte pas nos choix, c’est pour cela qu’il faut se battre pour ce que l’on veut. On ne doit pas tout le temps suivre les choix de nos proches. On doit faire ses propres choix, se créer une vie et grandir. On doit devenir dépendant de nous-même, comme Eliza le fait dans le film.

SAFIJA
2017/01/14 09:06 #17fa-411c-8884-8b4a457b6377
Lycée Les Carillons
Critique Baccalauréat (Christian Mungiu 2016)


Une histoire dramatique qui raconte la vie d’une jeune lycéenne Eliza interprétée par Maria Dragus, qui est en plein dans son examen du baccalauréat. Son père Roméo (Adrian Titieni), médecin, qui connait, pas mal de personnes haut placées a prévu un avenir hors de la Roumanie pour sa fille, à l’université en Angleterre. Mais pour cela elle doit obtenir 18 de moyenne dans chaque épreuve.

Un jour Roméo (Adrian Titieni) étant pressé, n’a pas déposé sa fille devant le lycée, résultat elle s’est faite agresser avant d’aller au lycée. Roméo a préféré déposer sa fille ailleurs pour aller voir sa maîtresse Sandra (Malina Manovic). Cela est la conséquence de son mensonge. A force de leur mentir, il s’est mis à dos, sa femme et à sa fille, il ne lui reste plus que son amante.

Suite à cet accident, il fait appel à ses contacts pour que sa fille obtienne d’excellents résultats au baccalauréat. Mais pour cela il va devoir opérer le chef de la Douane et s’attirer les soupçons de la justice et peut-être risquer la prison. Ce film est énigmatique, car on se pose plein de questions tout au long du film, sans avoir de réponse.

Si on peut retenir quelque chose, c’est que l’on ne peut pas tout prévoir. Eliza (Maria Dragus) passe ses examens du baccalauréat et on se sent à sa place car nous sommes des lycéens qui ne savons pas encore ce que nous allons faire après le baccalauréat.

Certains se sentiraient encore plus proches d’Eliza (Maria Dragus) car elle est encore surprotégée par son père. Cela nous fait prendre en compte la manière dont nos parents nous protègent durant notre enfance. Faire un choix pour soi, ou pour sa famille, n’est jamais simple. Serons-nous toujours protégés par nos parents dans notre vie ? Arriverons-nous à nous débrouiller sans eux ?

SHARAZADE
2017/01/15 21:18 #f1f7-495f-9019-96a84fbcdfe6
Lycée Marcelin Berthelot
Baccalauréat

Après 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui lui avait valu le prix de l’Éducation Nationale en 2007, Cristian Mungiu est de nouveau nommé par le milieu éducatif, avec Baccalauréat, dans le cadre du concours Jean Renoir. Film dont il a déjà été récompensé par la palme de la mise en scène lors du festival de Cannes 2016.

L’histoire débute dans une banlieue de Roumanie, par un carreau cassé. Roméo, un père qui réalise ses actes manqués à travers sa fille et sa réussite, et une mère plus compréhensive tentent d'éduquer selon leurs principes leur fille, Eliza une excellente élève qui passe son bac dans quelques jours. Cependant, un événement vient faire voler en éclat la destinée d'Eliza, toute tracée par son père. La veille du baccalauréat, Eliza est victime d'une agression.
Obnubilé par sa réussite, son père est prêt à tout pour permettre à sa fille d'avoir son baccalauréat, qui s'avère être son passeport pour une vie meilleure, quitte à remettre en question les valeurs qu'il lui a inculquées et à utiliser la corruption de son pays. Adrian Titieni joue d'ailleurs parfaitement le rôle du père trop aimant et maladroit.

Un homme qui creuse un trou dans le premier plan, la bétonnière sur le chantier que Roméo visite et la demande de la grand-mère de couler les allées de la tombe. L'idée que Roméo est un homme qui creuse, puis scelle et enterre les éléments gênants se révèle au fur et à mesure du film : il refuse l'idée que sa fille s'est fait violer, « ce n'est qu'une agression ».
Les nombreux plans mettant en scène la misère de la Roumanie, les bâtiments en chantier et les murs d'hôpitaux blancs reflètent les désillusions des personnages.
Du côté de la caméra, le plan séquence sans coupure lors de l'identification du suspect et les tremblements de la caméra accentuent la sensation de stress et intensifient la scène. Peu de temps avant, Roméo avoue à un policier se sentir suivi. Peut-être est-ce un clin d'œil du réalisateur au spectateur, à travers la présence de la caméra.

Baccalauréat, un film touchant, qui pose la question « jusqu'où un père est-il prêt à aller pour sa fille? », tout en ouvrant les frontières de la Roumanie aux spectateurs, mais de forme très scolaire, avec un aspect trop moralisateur. Le caractère didactique suit le protagoniste tout au long du film, avec la question « est-ce correct ? », et peut paraître ennuyant pour le spectateur. Le dénouement reste prévisible, et donc quelque peu décevant.

Un film recommandable, pour sa profondeur et les questions qu'il pose.



Maya Sassoon, Fleur-Ann Louis et Lou Lozanne, terminale L, Lycée Marcelin Berthelot, Questembert


2017/01/19 16:57 #bf73-4ebc-adb8-e173889805e5
Lycée Marcelin Berthelot
Baccalauréat, Un beau drame familial


Baccalauréat, du réalisateur roumain Cristian Mungiu, est une sublime et touchante histoire tragique sur fond familial. Avec ce film nous nous perdons dans l’ambiguïté et les tréfonds d’une relation père-fille en constante évolution. Il nous permet de découvrir la musicalité linguistique et romanesque du roumain que nous connaissons peu. Il émane de plus de ce film, malgré une réalisation d'une simplicité totale, une noirceur et une électricité subtilement grisante. Oscillant entre drame et romance, Baccalauréat remplit son contrat et nous permet de rentrer dans l’intimité des personnages sans aucun problème.

La trame en elle même est assez linéaire mais savamment dirigée d’une main de maître par Mungiu, perpétuant la traduction du drame roumain aux sujets durs et mélancoliques et aux notes exquises obscures. Les personnages principaux esquissés, notamment la jeune Eliza, mènent bien leur jeu, ils apportent tous, à leur façon, à l’atmosphère, une fraicheur, une tendresse, et une fragilité appréciée. L’identification avec les différents personnages bien qu’ils soient « types » est immédiate : la relation adultérine au sein du couple marié, ce dernier tenant sur un fil, la jeune fille incomprise, la rencontre entre les deux amants sur leurs lieux de travail respectifs. Nous pourrions alors nous dire que : c'est une recette certes pas très originale mais néanmoins efficace.

Après l’agression d’Eliza, ce père mettra tout en œuvre pour que sa fille puisse obtenir son baccalauréat pour pouvoir intégrer une université britannique prestigieuse. S’enchaine alors une course aux accents de contre la montre dans une Roumanie corrompue, vestige d’un pays autrefois dilapidé par la ruine et la misère qui malheureusement subsistent. S’ensuit une véritable course vers le passeport de la réussite qui permettra peut-être à notre protagoniste de commencer une nouvelle vie, notre jeune héroïne tronquant sa vie d’avant pour le salut de la liberté. Des questions restent en suspens si vous n’avez pas vu ce film : Comment ce père malgré l’agression de sa fille arriva t-il à concilier travail, relation extra-conjugale et vie de couple qui s’effondre tout en réglant de toutes les manières possibles les problèmes de sa fille ?

Entre questions de société, réflexions sur l’adolescence et la question de l’indépendance, le génie du scénario permet au film de ne jamais tomber dans la monotonie répétitive de certains drames sur-joués. Finalement, nous avons devant nous un film qui a le mérite de nous plonger entièrement dans Un beau drame familial avec une majuscule, nous sommes tenus en haleine jusqu’au bout.



Maxime Abadia, Terminale L, Lycée Marcelin Berthelot, Questembert
2017/01/26 16:26 #cde7-4afd-80ef-90a5a25abdd9
Lycée Sud Médoc La Boétie
Le long métrage dramatique de Cristian Mungiu raconte l’histoire de Roméo, père d’Eliza, une brillante étudiante rêvant de partir de sa Roumanie natale pour intégrer une université anglaise. Mais les rêves de Roméo et d’Eliza s’effondrent soudainement lorsque la jeune fille se fait violemment agresser la veille des épreuves du bac. Commence alors pour Roméo un combat pour sa fille. Mêlé à des compromis hasardeux le père de famille sombre peu à peu sans se rendre compte qu’il tire sa famille vers le bas.

Cristian Mungiu nous montre avec beaucoup de réalisme la Roumanie d’aujourd’hui où chaque problème n’est résolu que par la corruption. Ce compte moral angoissant nous fait prendre conscience du mode de vie de ce pays de l’est. C’est une critique de la société réussie pour Cristian Mungiu. Malgré tout, certaines scènes et certains personnages sont superficiels comme la mère de famille qui apporte peu au film. De plus le long métrage qui raconte l’histoire d’Eliza par l’intermédiaire de son père est parfois trop centré sur ce dernier, en effet la caméra ne suit que Roméo que l’on voit très souvent de dos. Le jeu de caméra est assez atypique car la caméra reste très souvent fixée à un seul endroit pendant de très longues scènes et dialogues, on peut aussi se demander si l’effet de caméra qui n’est pas stable est fait exprès ou non. Cependant le jeu d’acteur est très bon, les personnages sont attachants et l’histoire est prenante malgré la longueur du film. L’intrigue est intéressante et nous laisse un message d’avenir pour la jeunesse roumaine avec une dernière scène très éclairée comparée à toutes les autres scènes du film ce qui nous laisse comme un message d’espoir.

Léa Ponchart, Lycée Sud-Médoc
2017/01/26 17:02 #5611-42b3-ad4d-6ae0aca7bd92
Lycée Sud Médoc La Boétie
Baccalauréat est un film roumain, réalisé par Cristian Mungiu, sorti en 2016. Il est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2016 où il remporte le Prix de la mise en scène.

Le père, Roméo :

- Roméo est un père qui se bat pour que sa fille ait un avenir meilleur que lui. Les études restent le plus important pour quelle puisse avoir la vie qu’il n’a jamais pu avoir. Il veut qu’elle suive des cours au sein d’une université anglaise. Malheureusement, elle se fait agresser le jour où elle doit passer une épreuve importante du baccalauréat.

Tout au long du film, le père veut que sa fille obtienne une moyenne générale de 18 au baccalauréat pour qu’elle bénéficier d’une bourse.
Comme il est persuadé que la Roumanie n’a pas d’avenir, il soutient sa fille et a de l’ambition pour elle. Mais il veut peut-être qu’elle réussisse là où il a échoué! Il est frustré.

- Le père occupe son temps entre retrouver l’agresseur de sa fille et lui redonner goût à la vie. L’amour du père pour sa fille est important. Mais sa volonté immense tourne à l’obsession jusqu’à lui faire faire des bêtises et nuire à sa fille: le Principal du lycée prendra en compte sa situation en lui donnant des conseils pour attendre son objectif. Celui-ci l’incitera à tricher.

- On observe un manque de communication entre sa femme et lui : elle est malade et il l’a trompe avec une enseignante du lycée. Ainsi, le père, tenace, se sert de sa maîtresse pour obtenir du temps supplémentaire pour les épreuves du baccalauréat de sa fille .

La fille, Eliza :

Sa fille, Eliza, a changé d’avis : elle ne semble plus vouloir partir dans cette école anglaise. Elle préfère rester en Roumanie avec son copain même si son père est contre cette relation. Cette décision bouleverse ses projets, lui qui en avait décidé autrement, espère que sa fille prendra la bonne décision.

Une critique sociale :

Ce film nous montre comment se comporte la société roumaine. Les jeunes sont marginaux. Ils vivent de petits délits (casses de fenêtre ou de voiture) et commettent des agressions sexuelles.
Les citadins ne semblent pas concernés par les agressions. Ils sont indifférents à leur entourage.

Conclusion :

- Dans le scénario, on ne nous donne pas certains détails. Par exemple, on ne connaît pas le nom de l’agresseur.
- De plus, on ne sait pas non plus si elle a réussi son baccalauréat et si elle choisit de partir en Angleterre.

En revanche, on peut opposer la description de la salle à manger, filmée comme une photo ou une carte postale avec le caillou jeté par la fenêtre pour surprendre le spectateur. Peu importe qui a lancé ce caillou , c’est le geste qui compte car il peut signifier que l’avenir va brusquement changer pour un des personnages. Le père veut agir sur la vie de sa fille alors que c’est peut-être sa vie à lui qu’il va modifier à force de vouloir tout changer. Il se rendra compte qu’il ne peut pas toujours influencer les choix de sa fille.

Léa Simoneau
2017/01/26 17:25 #200f-4eb3-8a22-6890eafba929
Lycée Sud Médoc La Boétie
Moi :Bonjour à toutes et tous, Je suis Tristan Mota Critique de cinéma du journale le Monde et c’est avec un immense plaisir que je vous retrouve aujourd’hui pour parler du dernier film de Cristian Mungius
"Baccalauréat".Et je ne suis pas seul aujourd’hui, Je suis en compagnie de la charmante Maria Dragus qui joue le rôle d'Eliza dans ce film
Bonjour Maria, comment allez vous ?

Maria Dragus :Bonjour à toutes et tous, Je vais très bien et je suis ravie d’être en votre compagnie ce soir pour répondre à vos question

Moi :Tout le plaisir est pour moi mais si vous le voulez bien commençons.

Maria Dragus :Je vous écoute

Moi :Mais avant pour ceux et celle qui ne l’aurait pas vu voici un petit synopsis de l’histoire :
-Romeo a tout mis en œuvre pour bien éduquer sa fille Eliza dans leur petite ville de Roumanie et lui permettre d’aller étudier en Angleterre. C’est une excellente élève mais, lorsqu’elle se fait agresser et fouler le poignet, ses chances d’obtenir son bac s’amenuisent. Romeo fait face à un dilemme moral, doit-il briser toutes les valeurs qu’il a enseigné à sa fille pour lui permettre d’avoir un avenir meilleur ?

Maria Dragus :C’est tout à fait cela

Moi :Je vous remercie, et vous Maria que pensez-vous de ce film, quelle est votre ressenti ?

Maria Dragus : Baccalauréat est de ces films qui ont la nette ambition de faire le portrait brut et désillusionné d’un pays, ici la Roumanie. La brutalité est d’autant plus forte que le portrait est effectué au travers des yeux de Romeo qui ne voit aucun futur possible dans son pays d’origine et regrette déjà profondément de ne pas l’avoir quitté. A l’inverse, Eliza, dans sa jeunesse, représente une meilleure évolution à travers des rêves totalement différents puisque son accident lui permet d’affirmer qu’elle désire y rester pour vivre avec son petit copain. Lubie d’adolescente ou véritable conscience ? Le personnage est loin d’être stupide, au contraire, c’est une adulte en devenir qui apprend à faire ses propre choix. Le choix est, dans Baccalauréat, un dilemme cornélien. C’est un choix de valeurs qui porte l’intrigue, la morale fait face à la triste condition des protagonistes, écartelés entre leurs attachements sensibles et les devoirs de la raison. Mais Mungiu n’oppose pas seulement le coeur au cerveau, il les relie aussi en trouvant, dans les décisions réfléchie de chacun, leurs émotions et sensibilités. Il n’est pas question de s’arrêter à la vision nette des choses mais de pousser la réflexion au niveau supérieur. Là où certains de ses confrères se contentent d’observer, Cristian Mungiu questionne et tord l’esprit, oppose les forces et livre une oeuvre qui, sous son fond profondément philosophique, se veut brutale, voire viscérale. Le problème de ces gens ordinaires est, aussi triste soit-il, relativement ordinaire, mais devient une noble tragédie par le prisme de la caméra du réalisateur.

Moi : Je vois, le film repose donc sur une dynamique de thriller. Une erreur, celle du père, déclenche une mécanique implacable.

Maria Dragus :Le scénario contenait déjà cette dynamique. Avant de tourner avec lui, j'avais regardé les précédents films de Cristian, mais ils sont très différents.

Moi : A ce propos, c'est la première fois que vous tournez pour Cristian Mungiu justement, un grand directeur d'acteurs. Quelle est sa méthode avec les comédiens ?

Maria Dragus :Il est très calme. Il considère que les erreurs n'existent pas. On fait beaucoup de prises, chacune est différente. On est toujours dans un dialogue, on parle énormément de nos personnages. Sur le plateau de tournage, on en parlait encore et encore, on rajoutait des couches successives qui se superposaient au personnage. C'est très enrichissant. J'étais très nerveuse à l'idée de travailler avec lui, forcément, mais quand j'ai vu sa méthode de travail avec les acteurs qui passaient le casting pour le rôle du père, j'ai compris que je ne devais pas avoir peur ou me sentir mal.

Moi :Le cinéma de Mungiu est également marqué par une rythmique très spécifique du texte. Comment vous réussissez à la créer ?

Maria Dragus :Oui, le dialogue a son rythme chez Mungiu ! On a beaucoup répété pendant une semaine avant le tournage, sur les lieux mêmes, avec tous les acteurs présents. Sur le plateau, il travaille vraiment sur des petites choses, sur les mots. Le scénario est très bien écrit. Parfois, lors d'un tournage, il peut arriver à un comédien de changer une ligne de dialogue, pour diverses raisons. Ce n'est pas le cas avec Mungiu.

Moi :Comme vous nous l’avez dit précédemment, une des thématiques au coeur du film est celle de la volonté du père d'envoyer sa fille à l'université en Angleterre : il faut quitter à tout prix, d'une certaine manière, la Roumanie.

Maria Dragus :Oui, je sais. J'ai un rapport différent à cette thématique puisque je n'ai jamais vécu en Roumanie, je ne connais pas profondément cette société ni cette situation. J'ai grandi en Allemagne. Quand j'ai lu le scénario, j'ai justement parlé à Cristian de cette problématique que vous soulignez. Je lui ai notamment dit que son film parlait de la corruption en Roumanie et des compromis "nécessaires" des habitants. Et là il m'a répondu clairement non : cette histoire parle d'autre chose. On a évoqué la relation père / fille, qui est le vrai moteur dramatique de Baccalauréat.

Moi :Ce que montre de manière très limpide le film, c'est que la première victime morale de la corruption est le corrupteur. C'est justement le compromis auquel est confronté ce père…

Maria Dragus :Personne n'est incorruptible. Le père veut tout faire pour sa fille au point justement de passer la ligne jaune.

Moi :Pour conclure je vous poserais cette question: je vous avais déjà demandé votre ressenti au début mais qu’est ce qui vous a le plus impressionnée quand vous avez joué ce film ?

Maria Dragus :Ce qui m’a le plus impressionnée est que à travers sa représentation familiale, Baccalauréat a quelque chose de très intergénérationnel, on a la vision des parents mais aussi des enfants, et ces derniers représentent finalement une nouvelle forme de sagesse. Romeo cède aux sirènes de la corruption, Eliza désire rester droite et garder ses propres valeurs pour redresser celles de son pays. Ce qui est fortement appréciable dans le film c’est que la noblesse philosophique et morale, souvent mise sur un piedestale, fait vraiment face à la réalité, l’utopie de l’esprit est brisée face à la dureté et les complications de la vie quotidienne, terrestre. Tout sonne extrêmement juste, c’est grandement appréciable. Le monde n’est pas beau chez Mungiu mais il est ce qu’il est, le cinéaste a affronté les problèmes sans fioritures parce qu’ils n’en ont pas besoin pour être étudiés dans leur entièreté.
Nous parlions précédemment de forces. Si les personnages sont diamétralement opposés dans leurs avis au sujet du futur d’Eliza, ce qui rapproche fortement le père et la fille, c’est leur présence physique qui est profondément ancrée dans le film. Les deux êtres se ressemblent et irradient quelque chose de fort, stable et semblable. On appréciera la fine écriture des personnages qui est propre à Cristian Mungiu et, sans me vanter portés par d’excellents interprètes, notamment Adrian Titieni qui porte le film et parvient, grâce à la justesse de son jeu, à transformer son banal docteur dans le doute en un héros de tragédie.

Moi :Et bien je crois que nous avons terminé, Je vous remercie de bien avoir voulu me donner un peu de votre temps pour répondre à mes questions

Maria Dragus :Tout le plaisir était pour moi

Moi :Et moi je vous dis à toutes et tous au revoir et à bientôt pour une nouvelle critique de film

Tristan Mota
2017/01/27 14:06 #4f64-488f-aa96-d697e7a46aeb
Lycée Sud Médoc La Boétie



Baccalauréat


Dessert- Drame- Spécialité roumaine

Temps de cuisson: 128 minutes

Ingrédients (pour le public) :

1 sachet de Cristian Mungiu
1 quartier pauvre de Roumanie
1 père de famille et sa fille
90g de tricherie
100g d’insécurité
150g de pauvreté
50g de résultats scolaires
120g d’agression sexuelle
1 zeste de corruption
1 poignée d’amour

Préparation de la recette :

-Dans un premier temps, préchauffer la réalité à 180°C, puis tamiser Cristian Mungiu afin de d’obtenir un drame homogène franco-roumain.

-Dans une casserole, faites fondre un quartier pauvre de Roumanie, puis ajouter petit à petit un père de famille médecin, Roméo et sa fille Eliza. Pour favoriser l’onctuosité, verser 50g de résultats scolaires extra frais, à conserver de coté en Angleterre pour la fin de la recette.

- Incorporer 120g d’agression sexuelle à l’insécurité et battre ce mélange pour obtenir la triste réalité.

-Ajouter un zeste de corruption et une grosse poignée d’amour de Roméo.

-Faire bouillir 150g de pauvreté jusqu’à l’obtention d’une remise en question de la société.

-Mixer 100g d’insécurité, 90g de tricherie et surtout ne jamais rajouter de respect des lois.

-Placer ce mélange au four où la saveur de Roméo égayera vos papilles, laisser cuire 128 minutes.

-Attention cette recette est très longue et nécessite beaucoup d’ingrédients dont certains laissent un goût amer, risque important de lassitude.

-Néanmoins une fois « Baccalauréat » sorti du four, savourez- le avec émotion…


Juliette Verdier
2017/01/27 14:08 #a8f9-4238-9065-ec891dbf0f03
Lycée Sud Médoc La Boétie
Interview de Cristian Mungiu, le réalisateur roumain du film Baccalauréat.

Quelle est l’histoire de votre dernier film Baccalauréat ?

Cristian Mungiu : Elisa est une jeune fille roumaine qui s’apprête à passer son bac. C’est une élève brillante qui a l’opportunité d’obtenir une bourse et de poursuivre ses études en Angleterre, à la condition qu’elle obtienne une moyenne au bac supérieure à 18. La veille de passer les épreuves, Elisa se fait agresser près de la fac. En plus d’être blessée à la main droite, elle est très perturbée et a peur de rater ses examens. Son père, Roméo, est un médecin d’une cinquantaine d’années. C’est un personnage très important dans le film. Il ne semble se préoccuper que de la réussite de sa fille. Il est prêt à tout pour que sa fille parte en Angleterre, même à truquer les résultats de ses examens.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le personnage de Roméo?

Cristian Mungiu : Roméo est perdu, il semble oublier ses principes, car il est aveuglé par la réussite de sa fille. Il entre en conflit avec Elisa, qui ne comprend pas son obsession de modifier ses résultats au bac. Romeo pense que sa fille ne pourra pas se débrouiller en Roumanie et qu’il faut absolument qu’elle parte vivre dans un “monde normal”. Il est prêt à organiser un système de triche avec des hommes influents, pour qu’elle ait une note suffisante à son examen, afin de pouvoir continuer ses études en Angleterre. Mais Elisa doit accepter de participer activement à cette tricherie.
Il est également très impliqué dans la recherche de l’agresseur de sa fille. Il soupçonne et accuse d’ailleurs Marius, le petit ami de celle-ci d’avoir vu quelque chose le jour de l'agression d’Elisa. Il en vient même aux mains avec lui. Un mystère plane sur cette agression. Roméo est tourmenté. D’ailleurs, il vit aussi un conflit moral. Il trompe sa femme avec une jeune femme, Sandra, qu’il a opérée auparavant. Il compte quitter le foyer familial aussitôt que Elisa sera partie en Angleterre. Il vit dans le mensonge...


A part le mensonge, quels sont les thèmes abordés dans Baccalauréat ?

Cristian Mungiu : Les thèmes du mensonge, du soupçon, de la menace et du départ ont une place très importante dans le film. Les mensonges de Roméo le conduisent à l’illégalité. Roméo se pose beaucoup de questions au sujet de l’agression et sur un possible “harcèlement” qu’il subit. En effet, quelqu’un lui casse la fenêtre de son appartement et le pare-brise de sa voiture. Il explique au policier qui se charge de la plainte de sa fille qu’il a l’impression d’être suivi. Le spectateur se pose lui aussi de nombreuses questions : Est ce que Elisa va tricher ? Si elle ne triche pas, va t-elle obtenir le résultat attendu ? Si elle triche, vont-ils se faire prendre ? Va t-elle partir en Angleterre ? Qui les menace ?

Vos personnages sont liés par un jeu de services rendus...

Cristian Mungiu : C’est la culture de la Roumanie. Ca peut être positif mais ça pose aussi des questions morales aux personnages du film.

Quels choix de forme avez-vous faits pour votre film ?

Le film est tourné en décors naturels. Les acteurs “normaux” et les longs plans donnent un effet réaliste. Les spectateurs ont pu s’identifier aux personnages du père et de la fille, même en dehors de la Roumanie.

Alice Daste
2017/01/31 10:55 #7753-4e40-960f-89e9dde83546
Lycée Bellevue
La critique de Margot

Christian Mungiu réalise un nouveau film : Baccalauréat. Il raconte l’histoire de Roméo, médecin roumain et de sa fille, Eliza, qui passe le bac. Celle-ci doit avoir une moyenne de 18 à l’examen pour pouvoir entrer dans une prestigieuse université anglaise. Excellente élève, son admission dépend seulement de ce résultat. Mais le veille du bac, Eliza se fait agresser derrière le lycée. Elle est traumatisée et se retrouve hospitalisée, le poignet cassé. Elle est donc dans l’incapacité de passer le bac, d’autant plus que l’examinateur, puis le directeur du lycée lui interdisent l’entrée de la salle d’examen à cause de son plâtre qui lui permettrait de tricher. Son père catastrophé va tout mettre en œuvre pour qu’elle passe et réussisse son examen, alors que sa mère veut protéger sa fille en négligeant l’importance que Roméo accorde à cet examen.

Pour qu’Eliza réussisse l’examen Roméo essaie de discuter avec le directeur afin qu’elle puisse entrer dans la salle d’examen. Il parvient à négocier et pense que ce sera suffisant, compte tenu des résultats de sa fille. Mais celle-ci n’a pas le temps de terminer l’épreuve, à cause de son plâtre. Sa note ne pouvant pas excéder les 16/20, il lui faut obtenir 20/20 à toutes les autres épreuves. Jugeant le défi trop difficile à relever, Roméo décide d’entrer dans le « système de corruption » de la Roumanie. Dans le film, à travers le regard de Roméo et de sa fille, Christian Mungiu décrit le système de corruption de ce pays. C’est à dire la manière dont les gens se rendent des services entre eux, et se sentent redevables envers ceux qui leur en ont rendus. Roméo a un ami qui travaille pour les services de police. Celui-ci va lui demander d’aider un de ses amis, un politicien, Bulai. Ce dernier est gravement malade et doit se faire opérer en urgence, mais la place pour les opérations sont difficiles d’accès et la liste d’attente est longue. L’ami de Roméo demande alors à ce dernier, qui est médecin, d’accélérer la procédure. Bulai, lui, fera en sorte, grâce à ses relations, que la copie d’Eliza soit identifiable et qu’elle ait 20/20 à toutes les épreuves. Roméo, qui est un homme droit, n’aime pas ce système, ni enfreindre la loi. Mais, il y a recours pour le bien d’Eliza, pour qu’elle ait un avenir meilleur. Deux personnages s’opposent : Roméo, qui veut qu’Eliza parte à tout prix, quitte à recourir à des procédures illégales, — il affirme d’ailleurs que « parfois c’est seulement le résultat qui compte, et pas le moyen par lequel on y arrive »— et Magda, qui ne veut pas recourir à ce système, et qui veut protéger sa fille.

Ce système de corruption est omniprésent dans le film, à travers Bulai, le directeur qui à des relations avec Bulai, le policier, et tous ces gens qui se rendent service entre eux. On apprend, dans la suite du film, que Bulai a été impliqué dans des affaires de corruption à plus grande échelle, et qu’il est ensuite poursuivi par deux inspecteurs. On peut se demander aussi si le directeur n’est pas également impliqué dans des affaires similaires, car il n’hésite pas longtemps avant d’aider Roméo (habitué de ce genre de procédures?), et on voit qu’à l’inverse de Roméo et à situation égale, il a un niveau de vie nettement supérieur (maison, voiture…). Ces services rendus, et ce système de corruption cachée qui enfreint la loi est omniprésent dans le film. On peut penser que c’est une volonté du réalisateur, de montrer le mode de vie dans ce pays, qui s’étend peut être aussi dans d’autres pays d’Europe de l’Est, anciennement communistes.

Christian Mungiu décrit également le service hospitalier et plus largement les services de santé en Roumanie dans le film Baccalauréat, à travers le personnage de Roméo qui est médecin. Le système, différent du système françis, n’est pas du tout égalitaire. On voit dans le film à travers le personnage de Bulai que les places pour les opérations sont difficiles d’accès et les listes d’attente sont très longues. Les personnes qui veulent se faire opérer rapidement doivent donc avoir recours au système de corruption, comme le fait Bulai. Ce fonctionnement favorise donc les personnes au niveau de vie élevé, et les personnes bien placés, en politique… ou qui ont des relations (directes ou indirectes) dans le milieu hospitalier. C’est le cas de Bulai qui passe par le policier pour contacter Roméo et se faire opérer rapidement. En plus de cela, la plupart des patients qui se font opérer paient les médecins ou les chirurgiens pour que les opérations soient réussies ou en échange du service que leur a rendu les médecins en les opérant dans des délais plus rapides. C’est encore une fois le cas de Bulai, qui insiste pour léguer une somme à Roméo, même s’il meurt. Encore une fois, on voit que Roméo n’aime pas faire des choses illégales, et donc ne veut pas gagner de cet argent-là. Ces pratiques ont l’air d’être assez fréquentes comme le dit l’inspecteur qui poursuit Bulai : en disant que, à son avis, Roméo n’a pas l’habitude de demander de l’argent à ses patients, il sous-entend que d’autres le font.

Pour finir, le réalisateur décrit avec ce film la scolarité dans son pays, la Roumanie. On voit par exemple, le jour du bac, qu’Eliza n’a aucun moyen de passer son examen dans des conditions normales à cause de son plâtre. Elle est soupçonnée de triche, et n’a pas de possibilité de rattraper les épreuves ultérieurement. Elle n’a pas eu non plus la possibilité d’avoir plus de temps où un moyen pour l’aider à écrire.

On voit aussi que lorsque Sandra veut inscrire son fils dans une école privée bilingue, elle ne peut pas car son fils à des difficultés d’élocution. Cet exemple d’école bilingue (les élèves apprennent l’anglais dès le primaire) montre bien qu’il y a des inégalités au niveau de l’éducation en Roumanie, inégalité d’autant plus importantes que les enfants comme Matéi (fils de Sandra) ne peuvent pas être acceptés.

Avec son film, qui semble aborder à première vue un sujet familial et comme l’indique le titre Baccalauréat, le réalisateur aborde plusieurs sujets, en lien avec la société en Roumanie. Ainsi, il dépeint le système de corruption roumain, le système hospitalier et de santé, et le système scolaire. Ces sujets sont abordés à travers le personnage de Roméo, et son entourage. Ce film, au scénario en apparence assez simple, se révèle être finalement un scénario très complexe et bien construit qui traite des thèmes sociaux, même s’il y a quelques longueurs, pas toujours un rythme très soutenu, et quelques scènes prévisibles.
2017/02/06 08:04 #ba7c-4077-9516-ba6146f2496a
Lycée Hélène Boucher
Critique de baccalauréat

Ce film roumain dresse un état des lieux assez sombre de ce pays actuellement. On retrouve ici le récit d'un père de famille revenu exercer la médecine dans son pays après la chute du communisme et prêt à tout pour envoyer sa fille étudier en Angleterre après l'obtention de son baccalauréat. C'est ce papa qui est bien l'axe central du film après l'agression de sa fille. Le réalisateur nous montre la corruption qui règne dans la Roumanie actuelle tout en excusant les petits compromis d'un père aimant et désirant un avenir meilleur pour sa fille. On peut regretter néanmoins certains passages du film qui restent en suspens comme le rôle du petit ami dans l'agression, le fait de se faire agresser avec un caillou sans explication ou certaines scènes très longues. Cela reste une belle chronique émouvante de la société roumaine.

Inès B
2017/02/06 08:14 #5e4b-4020-9212-47a66cde46f3
Lycée Hélène Boucher
"Dans la vie, il y a des gagnants et des perdants", Roméo, dans Baccalauréat.

Baccalauréat prend le public par les émotions : Eliza agressée la veille de son examen voit sa vie bouleversée. Mais surtout il soulève une réelle question d'éthique qui fait réfléchir : faut-il être droit et risquer d'échouer ou tricher pour réussir ? Il montre que les gens n'ont pas toujours ce qu'ils méritent, ils ont ce qu'ils obtiennent, comme la mère d'Eliza qui n’a pas obtenu un emploi intéressant malgré ses études.
L'intrigue du film est intéressante, cependant certaines scènes sont très longues et il ne s'y passe pas d'actions fondamentales à l'histoire du film, ce qui a pour effet de perdre le public. Il ne faut pas s'attendre à des réponses sur l'intrigue, l'histoire reste floue sur certains points (comme l’identité de l’agresseur, jamais connue), ce n'est qu'un moyen pour évoquer la question des choix des parents pour leurs enfants, de ce qu’ils doivent faire (ou ne pas faire) afin qu'ils réussissent dans le futur. Les plans sont souvent intéressants, ils accompagnent la position symbolique des rapports entre les personnages, comme cette scène en haut du télésiège entre Romeo et son ami le commandant de police.
Adel et Quentin
2017/02/07 12:49 #2bb8-4cce-ba7f-a7d458687fcc
Lycée Hélène Boucher
J'ai bien aimé le début du film particulièrement grâce au sujet choisi, mais je me suis vite lassée à cause des longues scènes qui mettent du temps à se développer. Je trouve que c'est un peu dommage qu'on ne sache pas l'identité de l'agresseur à la fin du film mais aussi que l'histoire soit surtout centrée sur le père, Romeo, au lieu d'Eliza, qui est quand même importante pour l'intrigue. Cependant, je conseille d'aller le voir pour avoir une idée du gouvernement en place en Roumanie, qui est en ce moment contesté par des manifestations.


Solène 1S3
2017/02/07 17:41 #a9b1-4896-ab09-36414a0d76cb
Lycée Hélène Boucher
CRITIQUE BACCALAURÉAT

Bouleversement

Agression

Corruption

Choix

Avenir

Lien paternel

Attachant

Université

Remise en question

Échec

Amour

Touchant


Baccalauréat est un film qui nous montre la misère et la situation en Roumanie où de nombreux crimes ont lieu. Il montre aussi combien un père peut se dévouer et prendre des risques pour l’avenir de sa fille.

PIRUS Marine
DELANZY Julie
SCHWEITZER Lea
LE BON Ophélie
2017/02/16 09:30 #5d86-4688-a5ce-5f1d143399a9
Lycée Jean Moulin
Les dures lois de Transylvanie
Sorti le 7 décembre 2016, ce film de  Cristian Mungiu, réalisateur roumain reçoit 1 prix et 5 nominations.
Romeo (Adrian Titieni), médecin dans une petite ville de Transylvanie, fait tout pour que sa fille, Eliza (Maria Drăguș), soit acceptée dans une université anglaise. Il ne lui reste plus qu’à obtenir son bac. Mais Eliza se fait agresser devant son lycée, juste avant les épreuves de l'examen, ce qui va l'affecter profondément et compromettre son avenir. Romeo remet en question tous les principes qu’il a inculqués à sa fille pour qu’elle puisse avoir un bel avenir. Que va faire son père ? Comment va réagir sa fille ?

Un film très émouvant mais avec aucune fin réelle (fin ouverte) ce qui est dommage pour un long-métrage de cette qualité.
Anaïs Schneller - seconde 1
2017/02/16 09:45 #e906-4fd2-8104-cdb39dbf56df
Lycée Jean Moulin
Christian mungiu crée un film d'une jeune fille qui est une tres bonne élève, qui habite en Roumanie et qui va passer son baccalauréat.


Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en oeuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu'une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c'est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu'il a inculqués à sa fille, entre compromis et compromissions.



Un pays qui, exsangue depuis l'ouverture à l'occident, ne s'est pas pour autant détourné de la pauvreté, de la tristesse et surtout de la corruption.



Il est clair que ce n'est pas un film amusant ni même divertissant et qu'il faut un certain volontarisme pour s'y plonger, mais c'est également ça le septième art. La corruption s'avère être l'un des deux vrais sujets du film : Pour pouvoir accéder à une meilleure vie et partir a l'étranger, il faut obtenir son bac avec d'excellents résultats par tous les moyens, y compris les petits arrangements. L'autre thème du film, et le principal, insiste sur l'organisation de tous ces arrangements entre policiers, médecins, fonctionnaires hauts placés et bourgeois qui n'hésitent pas à contourner la loi grâce à l'argent et au pouvoir, au détriment de la morale. Et si le film est un peu trop long (bien une demi-heure de trop) et beaucoup trop bavard, il met en exergue de manière sobre et limpide cette corruption morale et financière qui gangrène le pays. La petite histoire – un peu triviale – qui se fond dans celle plus globale et passionnante du contexte actuel d'un pays qui souffre.
Tendu, parfois lourd mais interprété avec conviction et réalisé avec soin.



Joe Lofthouse - 2nde1
2017/02/23 23:47 #f66a-4953-bba4-33fc7d7bf0b0
Internat Sourdun
Cristian Mungiu, Baccalauréat, 2016
Par Tessa Jackson
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun

Le baccalauréat, ces épreuves que craignent tant les lycéens, Cristian Mungiu, réalisateur roumain, décide d'en faire le sujet de son drame, sorti en salle le 20 mai 2016 en Roumanie, nominé deux fois et ayant reçu le prix de la mise en scène à Cannes. Baccalauréat, c'est l'histoire d'un père qui veut le meilleur pour sa fille. Baccalauréat, c'est l'histoire d'une famille qui se disloque et qui ne tient qu’à travers la seule Eliza, Maria Drăguș. Entre un père qui attend beaucoup de sa fille et qui ferait tout pour elle, une mère dépressive (la talentueuse Lia Bugnar) avec qui elle entretient une relation étroite et un petit ami aimant, Eliza ne sait qui écouter. En effet, Roméo, son père, incarné par Adrian Titieni, désire plus que tout la voir partir en Angleterre poursuivre ses études et sortir de cette société sclérosée qu'il connait. Pour cela, Eliza a besoin d'une bourse d'étude qu'elle ne décrochera que si elle réussit à obtenir au moins 18 de moyenne à l’examen du baccalauréat. La jeune fille est talentueuse et personne n'éprouve d’inquiétude jusqu'à la veille des épreuves… En effet, Eliza se fait agresser le matin quelques minutes après que son père l'a déposée à côté de son lycée, la veille des épreuves officielles. On assiste alors au combat désespéré de Roméo tentant tant bien que mal de rester le docteur intègre qu'il a toujours été tout en permettant à sa fille de pouvoir passer le baccalauréat. L'homme glisse malgré lui dans la corruption allant jusqu'a proposer à sa fille de tricher et d'entrevues clandestines à de multiples coups de fil, parvient presqu’à conjurer le sort. Mais c’est sans compter sur les dissensions familiales qui se font de plus en plus vivent.
Alors, Baccalauréat, c'est, plus que cette famille, c’est l'illustration d'une société pourrie de l'intérieure. A travers l'exemple de la Roumanie, l'auteur veut dénoncer toutes les sociétés corrompues existant aujourd'hui.
Les chiens et les téléphones occupent une place importante. Durant tout le film on peut en effet voir des chiens errants et plus encore, Roméo va accidentellement renversé un chien, un soir, en rentrant chez lui avec Eliza. Cet épisode est intéressant du fait que ni l'homme ni la fille ne viennent en aide au chien comme personne n'est venu en aide à Eliza lors de son agression. Se dessine alors un véritable parallèle entre la misère des hommes et celle de ces chiens.
Le téléphone, quant à lui, fait bien partie des objets du quotidien des hommes que l'on ne remarque plus à force de les utiliser et pourtant la persistance du vibreur de celui de Roméo se fait assez vite sentir. Le téléphone, toujours à ses côtés n'a de cesse de sonner mais, étrangement, Roméo y répond peu fréquemment. Comment l'en blâmer ? A chaque fois qu'il décroche il apprend une mauvaise nouvelle.
Malgré ce que le titre peut laisser penser, toute l'histoire est perçue du point de vue de Roméo et non de celui d'Eliza, quoiqu’elle soit au centre de l'attention. La caméra semble parfois même être posée sur l'épaule de l'acteur. Le spectateur est alors tributaire des connaissances du médecin, qui sont, en ce qui concerne sa fille et son agression, bien limitées. A aucun moment on ne voit l'agression, mais le scénario nous permet de la vivre autrement, lorsque Roméo se rend lui même sur les lieux, quand sa fille raconte ce qu'il s'est passé au policier ou quand elle doit identifier le coupable et que plusieurs suspects répètent chacun à voix haute la phrase que son agresseur lui a dite. La musique est, elle aussi, orientée par les goûts de Roméo, comme l’indique les différentes pièces baroques que l’on entend lorsqu’il est en voiture. Or, lorsque il a une conversation douloureuse avec son épouse, le réalisateur choisit le Stabat Mater de Vivaldi qui correspond à l’imaginaire musical de notre héros.
Malgré une certaine longueur qui pourrait déplaire à certains, habitués aux histoires trop faciles, Baccalauréat est donc un film très finement maîtrisé, traitant, avec la simplicité et la pureté d’une focalisation interne, un sujet social et politique aussi grave que compliqué.

Tessa JACKSON
2017/02/23 23:49 #126b-4a4a-b713-94450d4ea21f
Internat Sourdun
Cristian Mungiu, Baccalauréat, 2016
Par Maïmouna Diallo
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


«Si le monde était droit et juste vous auriez vous aussi été droit et juste »

Baccalauréat, c'est un drame du cinéma roumain, réalisé par Cristian Mungiu en 2016. C'est un prix au Festival de Cannes pour la meilleure mise en scène. Mais c'est avant tout un film qui nous raconte quelques jours qui sont inévitablement ceux des plus marquants de la vie de la jeune Eliza, jouée par Maria Dragus. Durant ces deux heures, le réalisateur nous dresse un portrait très réaliste de la Roumanie d’aujourd’hui. Cette Roumanie où Romeo, le père d'Eliza est prêt à agir à l’encontre de ses principes pour que sa fille obtienne le baccalauréat et sa bourse malgré un viol qu’elle subit la veille de sa première épreuve. Un viol dont on ne sait pas qui est l'auteur et qui a quasiment brisé cette famille comme ce pavé qui a brisé la fenêtre de leur domicile et dont Roméo a essayé d'atténuer les casses.
Tout au long du film, on suit le point de vue de Roméo, on sait ce qu'il sait, on suit tout ce qu'il fait, mais rien de plus. Et c'est très rare de voir un film où les spectateurs partagent autant le champ de perception d’un personnage. On le suit même lorsqu'il va à la rencontre de Sandra sa maîtresse depuis un an, au moment où Eliza va découvrir que son père est infidèle. Cette histoire est basée sur plein de secrets et de « non-dits », il faut que tout soit caché car la vérité peut souvent faire des dégâts. Alors on préfère garder le silence, un silence qui est présent dans plusieurs scènes du film souvent rendu tragique par le choix des musiques comme le Stabat Mater de Vivaldi ou la Cold Song de Purcell.
Cristian Mungiu arrive à nous décrire son regard sur la Roumanie où tout est basé sur les relations, le pouvoir et les trafics ; c'est en cela que consiste « la nouvelle vague roumaine », dont Mungiu est considéré comme le « rassembleur » et le plus grand représentant. Avec ce cinéma, il permet une vision de la Roumanie qui n'est pas accessible à tout le monde. Il dénonce tout en intriguant le spectateur au plus haut point, on a toujours envie d’en savoir plus et c'est Roméo qui nous amène à la découverte par son enquête, il est peut-être appelé par son devoir de père et la présence de son téléphone portable qui sonne souvent nous le rappelle.

Maïmouna DIALLO
2017/02/23 23:50 #2be6-467c-9e77-dfc56b746507
Internat Sourdun
Cristian Mungiu, Baccalauréat, 2016
Par Alexandra Bouabré
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


Primé à Cannes pour sa mise en scène, Baccalauréat, de Cristian Mungiu, est un film sorti en 2016 et dit de « la nouvelle vague roumaine » qui secoue le cinéma européen. Pour illustrer cette société lésée par l'Europe après l'éclatement du bloc soviétique, et contrainte de recourir à la corruption pour subsister, Roméo (un père de famille) renonce à ses principes pour aider sa fille à avoir son baccalauréat après que celle-ci s’est fait agresser. Le but ultime de Roméo est d'envoyer sa fille à Londres afin de la sortir d'une Roumanie figée politiquement et enlisée dans les affaires de corruption. Et c'est avec la volonté de montrer le réel, à l'image du mouvement ultra-réaliste, que le film commence sur la scène du parpaing qui vient casser la fenêtre de Roméo (Adrien Titieni). Il est suivi, quelqu'un lui en veut mais personne ne sait qui a lancé ce parpaing, la caméra et le public restent dans l'ignorance qui est celle du personnage principal. Tout au long du film les informations fournies au spectateur sont celles que détient Roméo : nous voyons ce qu'il voit, nous savons ce qu'il sait. Nous n'avons que son point de vue, la caméra est constamment tournée vers lui, il est le centre.
Roméo vit dans le déni, il est clair que, pour lui, sa fille n'a pas été violée. Plusieurs fois au cours du film, il cherche à démentir ce qu'il prend comme une accusation, lorsque par exemple le plombier tente d'exprimer son soutien en disant qu'il comprend la situation parce que sa nièce aussi s'est fait violer : Roméo le coupe instantanément, non ! Eliza ne s'est pas fait violée, juste agresser… Roméo refuse de s'identifier à cet homme, ils ne viennent pas du même monde. Mais ce refus d'accepter la réalité, le fait qu’Eliza puisse ne pas obtenir son examen et perdre sa bourse pour Cambridge, représente aussi l'amour qu'a Roméo pour sa fille. Après avoir échoué, comme beaucoup de sa génération, à donner un nouveau souffle à la Roumanie, Roméo et sa femme ont absolument tout mis en œuvre pour lui assurer un avenir meilleur, en particulier leur vie de couple, morte et enterrée, mises entre parenthèses afin d'offrir un environnement stable et propice à la réussite à leur fille. Après tous ces sacrifices, le spectateur comprend que Roméo a lui aussi subi l'agression à travers sa fille et il en souffre tout autant, voire même plus qu'elle, et ses larmes qu'il verse lorsqu'il semble chercher le cadavre d’un chien qu'il a renversé, expriment ses sentiments refoulés qu'il refuse de montrer puisqu'il se cache pour se relâcher, exactement comme il le fait auprès de sa maîtresse afin de ne pas blesser sa fille, de ne pas l'alarmer, de la garder dans cette bulle de sécurité dont elle ne voudra pourtant pas.
Roméo et Magda représentent la classe dominante roumaine où l’on s'entraide pour s'en sortir, une sorte de petite bande organisée dont Roméo a toujours tenu à s’éloigner. En tant que médecin, il participe à un réseau de personnes bien placées et très serviables mais à qui il n'avait jamais fait appel. Dans le film le sens du mot serviable est poussé à l'extrême, les faveurs que l'on fait, les services que l'on rend deviennent des actes de corruption : Roméo intervient dans les règles qui assurent l’impartialité dans l’attribution des reins en échange de points supplémentaires sur la copie de sa fille. En trois jours, il sacrifie toute une vie d'honnêteté pour sauver l'avenir de sa fille unique, lui permettre d'évoluer, face à une jeunesse vouée à intégrer, refléter une société roumaine figée dans le temps.

Alexandra BOUABRE
2017/02/23 23:51 #1dc8-462c-b51a-cb9fad47ea68
Internat Sourdun
Cristian Mungiu, Baccalauréat, 2016
Par Sharon Ettiradjou
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


Baccalauréat est un film à la fois entraînant et subjuguant, réalisé par Cristian Mungiu et sorti en 2016. Roméo, médecin en Roumanie, a tout l'espoir d'un père à l’égard de sa fille pour la réussite de ses études. Cette dernière, Eliza, est une élève studieuse et ne devrait donc avoir aucune difficulté pour obtenir son baccalauréat et sa bourse dans l'université anglaise de Cambridge. Mais, alors qu'elle se rendait en cours, elle se fait agresser. Cet accident compromet ses chances de réaliser ses épreuves dans les temps impartis. Pour aider sa fille, Roméo va tout tenter. Entre les corruptions de la Roumanie et les promesses de sa fille, tout s’entremêle afin d'éviter le pire, c'est-à-dire l’impossibilité de la sortir de leur pays. Toute l'éducation exemplaire transmise à sa fille est en train de disparaître.
Tout au long du film, ce père voulant le bien de sa fille risque de se transformer malgré lui en l'élément qui nuira à l’avenir de sa fille. Ce film regorgeant de mystères nous laisse interpréter différentes scènes telles que la répétition prononcée des chiens qui aboient, ou encore de la détérioration du matériel par une personne X à travers l’usage de plans fixes. En plus de nuire à sa fille, il va également nuire à l'ensemble de l'ambiance familiale en trompant sa femme avec son amante. Chaque action qu'il entreprend est un échec. Chaque échec donne lieu à un nouveau mystère. Jusque la fin du film, on se demande si la jeune étudiante obtiendra vraiment son baccalauréat.

Sharon ETTIRADJOU
2017/02/23 23:52 #d983-44cd-80e7-9f7420cd8aa5
Internat Sourdun
Cristian Mungiu, Baccalauréat, 2016
Par Kadiatou Saounera et Mariam Djiré
Élèves de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


Baccalauréat est un drame de Cristian Mungiu qui représente la jeunesse roumaine et les barrières auxquelles elle est confrontée. Ce film met en scène une famille ordinaire, composée de deux parents : Roméo le père et Magda la mère, et de leur fille : Eliza, candidate au baccalauréat. Son père est prêt à tout pour la réussite de sa fille, ce qui développe chez lui une sorte d'obsession. On assiste à la force avec laquelle Roméo essaie de contenir ses émotions.
Il adopte une attitude neutre jusqu'à la fin, excepté à un moment où il expose ses émotions. Durant tout le film nous avons le même point de vue que le personnage principal, nous ne savons que ce qu'il sait et nous ne voyons que ce qu'il voit. Eliza est victime d'une agression qui a un impact sur le passage de ses épreuves du baccalauréat qui se déroule au même moment.
Plusieurs mystères n'ont pas été élucidés à la fin du film comme on l’aurait espéré. Le fait que qu'on ne connaisse pas l'agresseur, qu’on ne sache pas qui a jeté la pierre sur leur fenêtre et la vitre de leur voiture, qu’on ne voie pas si elle a été admise à son école. Les plans sont longs et fixes, la musique crée une atmosphère plate. Enfin cet amour dévoué et inconditionné à l'égard de sa fille ne montre pas forcément de la reconnaissance, le film repose sur un seul et unique but d’offrir un meilleur avenir à Eliza à l'aide du baccalauréat.

Kadiatou SAOUNERA et Mariam DJIRE
2017/02/24 09:23 #b63f-4e4b-b445-221cb642a83c
Lycée Hélène Boucher
Résultats du baccalauréat








Elève : Cristian Mungiu Nationalité : Roumain



Matière Notes/20 Commentaires



Mise en scène 5 Une mise en scène beaucoup trop ennuyeuse pour la durée excessive du film.

Intrigue 15 Une intrigue assez intéressante malgré le fait qu’elle soit totalement gâchée par la mise en scène pas assez dynamique.

Message de fond 18 Le message de fond est très intéressant. En effet la dénonciation d’une situation réelle est assez bien amenée et exposée.

Personnages 9 Si le personnage du médecin père de famille est très bien développé, les autres personnages sont, je trouve mal traités comme le policier ami du docteur, qui ne sert pas à grand-chose mis à part à dénoncer la corruption en Roumanie.



Note totale 11.75/20 Malgré une intrigue et un message de fond excellent, le film est totalement ruiné par sa longueur et par son manque de dynamisme qui ennuie le spectateur.





Candidat reçu Mention : Aucune



Nom du jury :Gaétan Chiesura





2017/02/24 09:31 #da60-4123-936c-98cc5ee3dcf8
Lycée du Bugey
VUILLEROD ORIANNE BACCALAUREAT
1ES1 Lycée du Bugey


Baccalauréat est un film où Roméo est prêt à faire tricher sa fille au baccalauréat pour qu’elle quitte la Roumanie et qu’elle intègre une université en Angleterre.

Comment Eliza va t elle s’émanciper ?

Le père d’ ELIZA la couve et dirige sa vie, il l’emmène au lycée tous les matins et fait le choix de son université future. Après une agression, ses chances de réussite sont compromises, il décide de la protéger encore plus jusqu’à vouloir comploter avec des amis bien placés et permettre à sa fille d’obtenir un 18 de moyenne de manière illégale, son père lui demande de tricher au bac.

ELIZA passe de plus en plus de temps avec Marius, son petit ami, alors que celui-ci n’est pas intervenu en voyant la scène d’agression. Il lui apprend à conduire un scooter, elle passe encore moins de temps avec ses parents et devient indépendante.

ELIZA fait ses propres choix, comme celui de rester chez sa grand-mère ou de ne finalement pas tricher au bac et peut-être de ne pas aller étudier en Angleterre. Elle dit à son père qu’elle ne fera pas ce qu’il lui a demandé et se détache de son autorité.

ELIZA passe d’une fille timide contrôlée par son père à une fille qui s’affirme, fait ses propres choix, et devient indépendante. Elle sourit plus, elle semble plus heureuse. Le passage du Baccalauréat lui fait prendre conscience qu’elle doit se débrouiller seule, qu’elle parte en Angleterre ou qu’elle reste en Roumanie. Elle décide, elle s’émancipe de son père qui même s’il voulait le meilleur avenir possible pour sa fille, l’étouffait à force de la couver.

VUILLEROD ORIANNE
1ES1 Lycée du Bugey
BELLEY
2017/02/24 09:33 #caae-4980-bb95-ff114d34fa9c
Lycée du Bugey
GOBERT EVAN Baccalauréat

1ES1 lycée Du Bugey
Belley



Un père peut-il continuer à prendre toutes les décisions pour sa fille même le jour du baccalauréat au nom de sa réussite ?



Pour commencer, le père accompagne sa fille chaque jour à l’école, école qui se situe prés de son boulot et qui est la plus réputée. Il la garde près de lui pour la surveiller et la contrôler. Suite à une agression, lors du dépôt de plainte au commissariat, le père répond à la place de sa fille, il ne la laisse pas parler. Pourtant, c’est bien elle la victime. L’agent de police est obligé de lui dire de se taire pour écouter la vraie victime, la fille de Roméo. Cette fille ne peut pas dire ce qu’elle a réellement sur le cœur à cause de son père.



Ensuite, Roméo a pris la décision d’envoyer sa fille faire des études hors de la Roumanie, celle-ci n’est pas sûre de vouloir emprunter ce chemin là. Cela concerne son avenir mais elle n’a pas son mot à dire. En effet, le père ne laisse aucune prise de parole et lui fait comprendre qu’elle ne réussira pas dans son pays natal. Pourtant si elle part à l’étranger, il faudra qu’elle se débrouille seule, son père ne sera pas derrière elle. N’ayant pas pris la décision de partir, pourra-elle prendre des décisions et être autonome loin de chez elle ?



Pour finir, après l’agression, avec un plâtre au poignet, nous voyons que sa fille n’est pas en état de continuer son examen de bac le lendemain même. Bien-entendu son père décide pour elle, il l’oblige à poursuivre pour son avenir, et lui propose de tricher, son bonheur en dépend. La mère, tout comme la fille, n’ont pas leur mot à dire. L’amie de Roméo lui rappelle leur jeunesse et lui dit de la laisser faire sa vie mais rien y fait. Leur fille passera le baccalauréat le bras dans le plâtre et le moral à zéro.



En voulant protéger sa fille et diriger sa vie, ce père la met en danger, cela peut entraîner le désir inverse de ce qu’il veut. En effet, il ne doit pas forcer sa fille à faire ce qu’il veut lui, même s’il rêve d’un avenir meilleur pour elle, hors de Roumanie. Ses regrets sur ses choix passés font le malheur de sa fille. Mais un père peut-il laisser sa fille faire ce qu’elle veut ?

GOBERT EVAN

1ES1 Lycée du Bugey

Belley

2017/02/24 09:34 #a45d-417a-a527-7a1371023f1b
Lycée du Bugey
MANON AUSTRUI Baccalauréat
1ES1 Lycée du Bugey
BELLEY

Dans le film baccalauréat nous voyons que les parents sont prêts à tout pour leurs enfants. Jusqu’à quelle extrémité un parent peut-il aller pour protéger son enfant ?

Dans notre société, un grand nombre de couples décident de divorcer après plusieurs années de vie commune. Lorsque ces personnes sont des parents, cela peut énormément perturber la vie des enfants. En effet leur environnement familial change, et leur quotidien est bouleversé. Beaucoup échouent leur année scolaire après la séparation de leurs parents, n’arrivant pas à s’habituer à leur nouveau rythme de vie. Pour cette raison, certains couples décident de rester ensemble afin de ne pas pousser leurs enfants en échec scolaire, comme le font les parents d’ELIZA. La mère de cette dernière a découvert que son conjoint la trompait mais n’a pas souhaité en parler afin que leur fille reste concentrée sur ses études et ne loupe pas son bac.
Un parent est donc prêt à sacrifier son bonheur pour permettre à son enfant d’avoir un bon avenir.

Les parents ont pour but d’inculquer des valeurs morales à leurs enfants afin que ces derniers soient des personnes honnêtes. Malgré cela, la corruption est omniprésente dans notre société, et il est très simple de tomber dans ce cercle vicieux. Même les personnes les plus éduquées peuvent avoir recours à cette option, et c’est d’ailleurs dans les postes les plus haut placés que ce vice est souvent le plus présent. Roméo est un médecin qui écoute régulièrement de la musique classique ce qui prouve qu’il est d’une sphère sociale élevée. Cela ne va l’empêcher de tenter par tous les moyens de permettre à sa fille d’obtenir le bac avec mention. Pour cela il va corrompre des personnes haut placées en sachant pertinemment qu’il y’a de grandes chances pour qu’il se fasse arrêter.
Pour le bien de sa fille, il est capable de remettre toutes ses valeurs morales en jeu et risquer la prison.

Enfin, lorsqu’une agression a lieu, la justice est parfois impuissante pour trouver le coupable. L’enquête n’aboutit pas toujours et de nombreuses affaires ne sont jamais résolues. Cela est très dur pour la victime et sa famille puisqu’ils ressentent le besoin de blâmer quelqu’un lorsqu’un incident de ce type survient. De nombreux parents furieux de voir que l’agresseur de leur enfant n’est pas inculpé, peuvent décider de se faire justice eux même. Ils ont tendance à s’inventer de fausses preuves et accusent une personne sans réelles raisons, étant persuadés qu’elle est l’agresseur. Certains peuvent se montrer violents comme le père d’ELIZA qui est persuadé que son petit ami est responsable de son agression.
Un parent peut devenir violent, convaincu de tenir le coupable bien que rien ne prouve qu’il le soit réellement.

Afin de protéger leurs enfants et leurs permettre d’avoir un bon avenir, certains parents sont prêts à feindre le bonheur dans leur vie de couple, transgresser toutes leurs valeurs morales, et se faire justice eux-mêmes.
MANON AUSTRUI 1ES1 Lycée du Bugey
BELLEY
2017/02/24 09:37 #9c57-49d7-a214-3cf287d95c41
Lycée du Bugey
SELMANI FLORENTINA «Baccalauréat»
1ES1 Lycée du Bugey
BELLEY

ÉLIZA jeune étudiante rêve d’obtenir une bourse pour aller étudier en Angleterre.
Faut-il être prêt à faire tous les compromis pour le bien d'un être cher ou pour réussir?

Tout d’abord, les compromis peuvent parfois nous faciliter la vie. En effet, après s'être fait agresser, ÉLIZA a du mal à passer ses épreuves de baccalauréat, c'est pour cela que son père ne va pas hésiter à trouver quelques moyens pas très honnêtes pour que sa fille puisse réussir brillamment comme c’était prévu. Il va rendre des services en échange d’un 18 sur la copie de sa fille ce qui lui permettra d’obtenir la bourse pour poursuivre ses études dans un pays où il y a de l'avenir.

Ensuite, les compromis peuvent parfois nous faire du tort. En effet Roméo un médecin très apprécié et respecté de tout le monde, a inculqué ses valeurs à sa fille. Mais ce sont des valeurs que lui-même n'arrive plus à respecter. Le fait de demander à sa fille de tricher va porter préjudice à sa famille, et révéler d’autres compromis, comme par exemple avec sa femme, qui a fait le choix de ne rien dire, car elle ne veut pas que sa fille soit affectée par la séparation de ses parents.

Néanmoins, il vaudrait mieux ne pas faire de compromis. Nous voyons très bien qu’en fin de compte, Roméo a fait des choix pas très judicieux mais que malgré cela sa fille reste droite, elle décide donc de prendre ses responsabilités et de ne pas tricher car au final elle a été encouragée à être studieuse et respectueuse elle ne se reconnaît pas dans ce monde où tout peut être corrompu.

Pour conclure, nous devons chercher à aider nos proches mais sans que cela ne leur porte préjudice, il faut faire les choses honnêtement et ne pas avoir peur de l’échec sinon le piège risque de se refermer sur nous.
SELMANI FLORENTINA
1ES1 Lycée du Bugey
BELLEY


2017/02/26 18:43 #d7cf-4097-a096-cc510b5176d9
Lycée Hélène Boucher
Recette du Baccalauréat par Noémie Bartel.

Temps de préparation : 2h08m
Temps de cuisson: 45min

Ingrédients : (pour le public d’un cinéma) :
- 1 un endroit en Roumanie
- 12 cuillères à soupe de misère et de pauvreté
- 1 père médecin, Roméo
- 150g d’agression et 150gr d’un examen de fin d’études
- 15g de moyens plus ou moins illégaux mis en œuvre pour l’obtention du bac
- 2 affreuses découvertes
- 21cl d’une lutte acharné
-1 pincée de drame et d’émotion

Prendre un endroit en Roumanie, lui ajouter 12 cuillères à soupe de misère ainsi que de pauvreté.
Une fois le mélange effectué ajouter 1 père médecin, Roméo, qui va tout faire pour que sa fille, Eliza, rentre dans une université anglaise.
Acidifier le tout avec 150g d’agression sexuelle ainsi qu’un examen qui approche et mixer le tout avec les 15g de moyens mis en œuvre par Roméo, notamment à base de corruption et de tricherie auprès de personnes aux placés, afin qu’Eliza obtienne malgré tout son bac.
Amalgamer 2 affreuses découvertes : celle d’un père qui aime et mène une relation secrète avec une autre femme, et celle de la nécessité pour Roméo de parler à sa fille pour qu’elle accepter de participer activement à cette tricherie. Ajouter 21cl d’une lutte acharnée d’un père et des policiers qui vont tout faire pour arrêter le coupable de cette agression.
Enfin, assaisonner le plat d'une pincée de drame et d’émotion fournie par un père prêt à tout pour que sa fille puisse construire un avenir meilleur que celui de ses parents, hors de la Roumanie ; la pointe d’acidité vient d’une agression qui va semer le doute chez ce père devant trahir des valeurs qu’il a inculquées à sa fille. Sans oublier les larmes salées d’une mère et d’une épouse trahie, la mère d’Eliza n’acceptant pas les manigances de son mari.
Après 45 minutes de cuisson, vous pouvez enfin savourer le plat du baccalauréat qui vous donnera beaucoup d'émotion en le dégustant, mais attention, par moments le goût peut être amer en bouche.
2017/02/26 21:16 #247a-4000-b82d-7866f20f50b7
Lycée Pierre Larousse
1ère L - Lycée Pierre Larousse de Toucy (89)

Critique 1 sur le film "Baccalauréat" rédigée en anglais par une élève de Première L

Last week, we saw Baccalaureate. It is a film directed by Cristian Mungiu with Maria Dragus and Adrian Titieni. This film came out in January 2016.

This movie stages a Romanian family in her origin country. This family copes with economic problems and it's very complex to live in this country. Maria Dragus interprets the protagonist, Eliza, she is Romeo's daughter. His father is represented as a devoted father. He is a doctor at the hospital but with his wife they know difficulties to live correctly. They live in an apartment in a Romanian city. Eliza is really gifted in high school and even if she has talent, she wants to attain excellence. With her excellent results and if she has her baccalaureate, she can fulfill her dreams and go to live in another country. It is her unique chance to have a decent life. Her father will do everything to attain this aim and to help her, he will have resort to corruption.

This movie is divided between family's love and problems to live decently.
Cristian Mungiu wants to broadcast some messages. It stages one family who represents in reality all Romanian people. It also evokes many problems and the difficulties to live in a country where everything is wrong, where we can't trust anyone.

The scenario is really interesting, Cristian Mungiu adds several elements which can be touching but in reality the movie isn't absorbing. In each scene, we look for one element which can represent a plot but we don't find it. The plot is supposedly about the baccalaureate obtained by the girl but at the end we don't really know if she has it or not. The director wants to demonstrate a country dominated by abuse of powers, where it's impossible to be familiar with happiness.

Baccalaureat shows the complex daily life of a corrupted society, social background where excellence is doesn't enough. Can despondency win on the love of parents?

This movie demonstrates that everything is a question of will. The plot is not really excellent and it is what is missing in this film to be really efficient.


Lise Cotta


2017/02/26 21:19 #4c28-4b32-a627-943eecd20ee5
Lycée Pierre Larousse
1ère L - Lycée Pierre Larousse de Toucy (89)

Critique 2 sur le film "Baccalauréat" rédigée en anglais par deux élèves de Première L

We went to the cinema to watch the film Baccalauréat which was produced by Cristian Mungiu in 2016. The film takes place nowadays in Romania. It's about a gifted teenager who has to take her high school diploma. Unfortunately, she was assaulted by a man the day before her exams. Her father, a doctor, who hopes she will go to England to do her studies will take drastic steps to help her to have 18/20 to her exams to have a scholarship. He will even choose the corruption to achieve his aims.

Maria-Victoria Dragus plays the role of Eliza, the doctor's daughter. She is not really credible in her role of the tough cookie biker. It's maybe because her face is too childish. Moreover, the character is not really interesting. She never says what she wants. Her father does everything he can do to give a better future to her but she only has eyes for her boyfriend.

Adrian Titieni is in the role of Romeo. He loves his daughter but he doesn't care about his wife who is depressed : he also has a mistress. During the movie, he is always looking for the assailant of his daughter, the unknown man who has thrown rocks throughout his window and throughout his windshield. Furthermore, with him, we discover a society where the corruption reigns. A patient pays to be operated earlier than the others. The director helps him to raise the mark of Eliza. Finally, Romeo was an honest man but for his daughter, he is able to do everything, even illegal things.

We didn't like this movie at all. The problem concerned doesn't touch us. The assailant is not found, we don't know if Eliza passes her exam without the help of the corruption or not. We don't know who is the person who throw the rocks in the window and why he did that. Finally, we didn't like this film at all even if it denounces a real problem. However, we can only say that it is a current event because a lot of Romanians are demonstrating against the corruption which poisons the country.

Émilie-Rose, Marcella Goncalves
2017/02/26 21:21 #0699-4748-a0cf-5104eddca8d4
Lycée Pierre Larousse
1ère L - Lycée Pierre Larousse de Toucy (89)

Critique 3 sur le film "Baccalauréat" rédigée en anglais par deux élèves de Première L

Baccalaureat is a film of Cristian Mungiu. This film was produced in 2016 and filmed in Romania.

We saw this movie last week, it is a story about one girl who takes the baccalaureate. We can also see the love of a dad for her girl and the sacrifices he makes for her.

Everything begins when we see the girl Eliza who is victim of an aggression when she is going to school.

Indeed, she has her arms broken, it it's difficult to write and to have her final exam. This baccalaureate is important for the girl because she needs it to go to another country: England, because it is “her only chance” according to his father. His mother is depressed but she thinks more about the happiness of her child and thinks Eliza's choice is more important. Eliza is really intelligent but if she ruins her final exam, she will not go to the school in England. So, his father goes into in a line event of corruption for his child. Romeo (the father of Eliza) is a good father but isn't a good husband because he has a second lover.

In Romania, the problem of corruption is common when they have the contact for (like the people in a powerful position). Moreover, the film is inspired by real life.

We did not like this movie because the scenarist shows some problems of Romania then it was very long and unimaginative. The story is interesting but the scenario isn't adapted for everyone. Furthermore, there were some useless elements for the movie (like the second lover of Eliza's Father, like the children of this lover). However, we liked the protection of the father about Eliza, it was touching.

Sharleyne Devilliers, Mandy David
2017/02/26 21:41 #9e86-4a97-ac1a-9be7bc92df34
Lycée Pierre Larousse
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89)

Interview fictive de la classe de Première L

Une interview de Cristian Mungiu… telle qu’on l’imagine

Bonjour et bienvenue sur Chanel 2000. Aujourd’hui, nous recevons le réalisateur Cristian Mungiu qui est à l’origine de nombreux films et notamment de Baccalauréat. Ce film, qui se passe en Roumanie, relate l’histoire d’Éliza, une jeune fille, très bonne élève qui doit passer son bac. Mais Éliza se fait agresser la veille de son examen et se casse le bras. Son établissement ne lui accorde pourtant pas un traitement de faveur pour son épreuve. Son père, Roméo, veut se battre pour le sort de sa fille et décide d’oublier tous ses principes pour tomber dans la corruption.
Les Internautes nous ont posé beaucoup de questions à propos de ce film.
Mais malheureusement nous ne pourrons pas toutes les aborder. Alors nous avons choisi celles qui sont revenues le plus souvent.

- D’abord, pourquoi avoir fait le choix de ce titre ? Est-ce que c’est quelque chose qui vous tient à cœur ?
- Cristian Mungiu : En fait, derrière le titre, beaucoup de sujets sont évoqués. Disons que c’est une sorte de couverture derrière laquelle je montre des choses réelles que les gens ne veulent pas forcément voir.

- Qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire ce scénario ?
- Cristian Mungiu : Je voulais d’abord dénoncer les nombreux problèmes de corruption que connaît la Roumanie. Dans ce pays, même l’homme le plus honnête peut basculer. Dans ce film, le père a fait le choix de corrompre le proviseur du lycée de sa fille pour que celle-ci puisse avoir son bac. Évidemment, cela se termine bien. Éliza a son bac, et le choix de partir ou non pour l’Angleterre. Dans la vraie vie, c’est différent. Je voulais que ce film fasse réagir les personnes qui le verront, qu’elles se mettent à réfléchir, à se poser des questions sur elles-mêmes. Les personnes ayant vu ce film doivent se demander : et moi, qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je été tenté de corrompre des gens haut placés ou n’aurais-je rien fait ?

- Pensez-vous que dans un pays comme la Roumanie, où la dictature et l’oppression ne sont pas si anciennes, vous êtes un peu un porte-parole ?
- Cristian Mungiu : Vous savez, la Roumanie est un pays oublié en Europe. Heureusement, depuis les manifestations anti-corruption, les médias en parlent mais toujours trop peu, à mon goût. Donc, à travers mes films, j’ai la possibilité de montrer la Roumanie, la vraie et profonde Roumanie. Je ne filme pas la vie bourgeoise des hommes d’État mais la réalité de tout un peuple vivant dans la misère.
En Roumanie, toutes les personnes sont corrompues et des manifestations anti-corruption ont même lieu. En Roumanie, tout se vend : un avortement, un rein, une bonne note au bac, un officier de police conciliant... Selon moi, cette corruption mène le pays à la ruine et nous ne pouvons pas rester là à regarder notre pays couler.

- Votre film peut-il faire réagir sur l’état du pays, d’après vous ?
- Cristian Mungiu : Tout le monde n’apprécie pas que la vérité soit dite. Entre les générations d’âge mur et les plus jeunes, les avis sont mitigés. Les plus âgés veulent préserver les coutumes tandis que les plus jeunes rêvent que leurs enfants sortent de ce système.

- Dans votre film, il y a peu d’action, peu de personnages et pas d’effets spéciaux. Pourquoi ?
- Cristian Mungiu : Je ne suis pas dans l'optique des blockbusters où la violence est injustifiée et le scénario vide ! Des effets spéciaux, dans ce film, auraient été déplacés et sans rapport avec le thème. Je voulais mettre en scène l’amour qu’un père peut porter à sa fille. Ici, le père est très protecteur ; il lui porte un amour excessif. Il veut être présent dans tous les événements de la vie d’Éliza ; il l’empêche de respirer ! La fille le rejette sans cesse car elle veut tout gérer toute seule. Elle pense connaître le monde mais elle sait malgré tout que Roméo sera toujours là pour elle. Je voulais écrire ce scénario pour les parents pour qu’ils puissent se retrouver. D’un côté nous avons donc le père, très protecteur, et la mère d’Éliza, plutôt effacée, on ne la voit pas souvent. Mais elle joue un rôle important. Elle est présente à sa manière et aide Éliza. Elle la laisse choisir son avenir, contrairement à son père qui la force à aller à Londres. De plus, je n’ai pas beaucoup de moyens. En Roumanie, il est difficile pour un producteur de montrer des films. Je n’aurais pas pu payer plus d’acteurs.

- Pensez-vous que Maria Dragus incarne véritablement le rôle de l’adolescente rebelle qu’est Éliza ?
- Cristian Mungiu : Maria a été la petite blonde typiquement roumaine qui est entrée dans nos studios et que l’on a directement repérée. Pourtant discrète, elle avait l’air de détenir quelque chose qui plaît à l’écran. Le cinéma est quelque chose qu’il faut saisir. Le spectateur est aussi à accrocher. Il faut trouver l’acteur qui donnera à celui qui vient voir le film l’envie de le regarder. Maria avait cette petite lueur dans les yeux qui faisait d’elle cette «presque-femme» à l’esprit piquant et doux à la fois. Elle incarne parfaitement la femme-enfant qui veut s’éloigner de son cocon, en masquant son grand cœur. Elle s’est battue pour ce rôle qui lui colle à la peau.

- Quelle vision de la relation père-fille avez-vous voulu donner ?
- Cristian Mungiu : Vous avez pu remarquer que la relation de Maria avec sa mère est plus ambiguë, moins à découvert. Adrian Titieni était fait pour jouer avec Maria ! Il a un air plus dramatique. Il représente vraiment ce père dévoué. Malgré son passé presque tragique et un présent qui dégringole, il s’accroche pour sauver le futur de sa fille. Il se résout au sien, qui ne sera pas comme il le souhaitait, et s’en tient donc à son devoir premier : protéger sa famille. Il se consacre à cette relation. Sa vie se résume à son rôle d’amant et à sa fille. L’équilibre entre le raisonnable et la rébellion. La fille veut aussi montrer à son père qu’elle l’aime.

- Certains critiques considèrent que la fin de votre film est précipitée. Que voulez-vous leur répondre ?
- Cristian Mungiu : Je tiens à dire que lorsque j’ai écrit la fin du film, j’ai fait exprès de la laisser floue pour que chaque spectateur puisse s’imaginer la fin comme il aurait voulu qu’elle se passe. En ce qui concerne l’identité de l’agresseur d’Éliza, je ne la révèle pas car ce n’est pas le fil conducteur de mon histoire. Mon sujet principe est le fait que le père est prêt à tout pour sa fille. Je voulais parler de l’amour immense des parents envers leurs enfants.

- Merci pour cette interview, Cristian Mungiu ! Je vous laisse le mot de la fin !
- Christian Mungiu : De rien, ce fut un plaisir. Un dernier mot… Oui, allez voir Baccalauréat, et vous serez surpris !


1ères L du Lycée de Toucy :
Marcella Gonçalvès
Émilie-Rose Augustin
Adèle Matéos
Marion Naudet
Cathleen Durville
Lise Cotta
Mandy David
Sharleyne Devilliers
2017/02/27 08:00 #f2ff-4120-9cfd-b0380e4502b3
Lycée Hélène Boucher
La corruption au cœur d’un film roumain.
Baccalauréat est un film roumain sorti en décembre 2016. Le réalisateur de ce film, Christian Mungiu, né le 27 avril 1968, est un scénariste et producteur roumain, surtout connu pour son film 4 mois, 3 semaines, 2 jours, film pour lequel il a été récompensé par de nombreux prix dont notamment la très convoitée Palme D’Or à Cannes en 2007.

Baccalauréat raconte l’histoire de Romeo, un médecin et chirurgien roumain qui souhaite un avenir meilleur pour sa fille Eliza qui est une élève brillante, un avenir différent du sien, loin de la Roumanie. Il va donc faire tout ce qui lui est possible de faire pour que sa fille obtienne une note supérieure à 18, pour qu’elle puisse obtenir une bourse et partir en Angleterre pour intégrer une université, comme l’a décidé son père. Cependant Eliza se fait agresser la veille de l’examen par un homme et son père est obligé de recourir à une pratique très répandue en Roumanie, la corruption, car malgré les excellents résultats de sa fille tout au long de l’année, Romeo refuse de voir tous ses efforts quant à l’avenir de sa fille sacrifiés pour quelques points… Mais la situation, va s’avérer encore plus compliquée que prévue…

Ce film profond est inspiré de faits réels et actuels et dénonce donc les vices et les désenchantements de la Roumanie. Filmé en plans-séquences, il remporte ainsi le Prix de la mise en scène au festival de Cannes 2017. Ces mêmes plan permettent de donner aux spectateurs la notion du temps qui passe et permettent de se rapprocher de la vraie vie ; ils donnent donc un effet encore plus réel à ce film. De plus ils sont très bien réalisés et les scènes sont jouées par des acteurs talentueux, dont notamment Adrian Titieni, grand comédien roumain pour le rôle de Romeo mais aussi la brillante Maria Drăguș pour interpréter Eliza.

Mathilde M
2017/03/01 18:54 #42d5-4783-ad2b-d240b564495d
Lycée Hélène Boucher
Avoir de bonnes notes par tous les moyens…

Le travail de Cristian Mungiu permet de nous montrer à quel point le monde d’aujourd’hui est corrompu. Roméo, personnage principal joué par Adrian Titieni, est un médecin qui utilise tous ces contacts pour que sa fille puisse avoir son bac avec d'excellentes notes (et ainsi une bourse d'études à l'étranger) , quels que soient ces moyens…. La triche, par exemple.

Vivant dans un quartier apparemment très pauvre, aux bâtiments délabrés, Roméo pense que tout est possible et utilisable afin de sortir sa fille de cet univers glauque (à l'image de son pays ?) car elle est très intelligente. Le malheur a voulu qu'elle ait été violemment agressée la veille d'une épreuve décisive. Il veut alors utiliser tous les moyens disponibles et les relations qu’il a grâce à sa fonction de médecin, pour que sa fille ait sa bourse et parte en Angleterre.
On a l’impression que ce n’est jamais fini, et que tout se complique au fur et à mesure du film , que le prix à payer est de plus en plus cher, et que cela n’aura jamais de fin. Ce film nous montre que les mensonges en entraînent un autre, qui est le plus gros que les précédents et cela continuellement , et que l’on est poursuivi par nos mauvaises actions. Ces actions qui nous hantent et nous tourmentent ; même le pardon ne pourra rien changer à la situation…



C’est un film rempli de tendresse et d'émotions, car Eliza et ses parents se déchirent autant qu'ils s’aiment, au fond, mais c’est aussi tout le contraire: un monde sans cesse en danger ou l’on ment pour s’en sortir et où les gens ne vous viendront jamais en aide malgré votre détresse…

Ce réalisateur roumain montre bien que le monde est toujours corrompu et que tout fonctionne par des « services »de toutes sortes (tricherie mais aussi argent) et quelle qu’en soit la conséquence. Que le monde est rempli de secrets et que tôt ou tard les pensées en sont sans cesse tourmentées…



Anne T.
2017/03/04 17:23 #484c-478a-94a8-0a422491c4cd
Lycée Charles-Gabriel Pravaz
4ème extrait du journal de Maya
Vendredi 17 février

Le bac est l’épreuve de votre vie !
« Sans le Bac on peut pas travailler ! Passe ton Bac, on verra après ! Avec le bac tu ne finiras pas comme nous ! Sans ton bac t'as pas d’avenir et si t'as ton bac tu peux enfin partir de la maison ! Tu vas faire quoi si tu n’as pas le bac ? »
Voila les phrases de nos parents, et de nos proches, et de nos profs , et c'est aussi le sujet principal du film Baccalauréat de Cristian Mungiu!!!
Et moi, j’ai eu l’impression de me retrouver dans la situation d’Eliza avec son père. Sauf que je n’en suis pas encore là (je le passe l'an prochain) et j’habite en France qui n’est pas pauvre comme la Roumanie.
Bon, je reprends : avec ce titre je m'attendais à ce que ça parle d’un lycée et d’un élève qui passe le Bac. Mais en fait c’est plutôt l’histoire d’un père obsédé par le bac que va passer sa fille et son avenir. Le Bac avec mention lui permettrait d’avoir une bourse pour aller en Angleterre et ainsi échapper à la pauvreté de son pays ; mais ça c’est le rêve du père et pas forcément le sien.Le père c’est Roméo... (avec un tel prénom on s’attendait à un beau jeune homme amoureux et romantique mais c’est tout le contraire du personnage) dont la vie tourne autour de quatre personnages féminins: sa fille, sa femme,sa maitresse et sa mère. Il veut que sa fille ait une meilleure vie que ses parents. C'est un homme qui tient à sa probité (c’est notre prof qui nous a appris ce mot! ) mais là il va faire quelque chose de malhonnête, uniquement pour le bonheur de sa fille. En effet, il va donner un « gros coup de pouce » à sa fille en achetant l’examinateur de l’épreuve. En même temps, c’est une excellente élève mais comme elle est plâtrée et traumatisée à cause d’une agression, elle risque de rater ses épreuves.
Moi, je suis un peu partagée. D’un côté, ce qu'il fait est malhonnête et c’est mal de tricher. D’un autre côté, la situation de sa fille est injuste.
Finalement, je pense que Roméo a raison de tricher parce que l’objectif premier est l’obtention du Bac de sa fille, ce qui lui permettrait de partir en Angleterre, donc c’est essentiel pour son avenir. Après tout, ce n’est pas une grosse tricherie. Mais, des élèves de la classe sont contre cet acte car le père impose à sa fille son propre choix . En fait on se rend compte que tous les personnages rencontrés acceptent et utilisent la corruption même s'ils s'en défendent,lui même trouve son acte malhonnête mais il est vraiment prêt à tout. En même temps, il lui arrive sans arrêt comme des bâtons dans les roues, il y a comme des rebondissements négatifs. Ce film me fait penser à un autre film roumain qu’on a vu au festival des Arcs The fixer.Le père est toujours sur le dos de son garçon. Il veut que son fils soit le premier, le meilleur et qu’il réussisse sa compétition de natation, comme dans Baccalauréat. Dans les deux films le but est le même : c’est la réussite. Dans les deux films à la fin les pères comprennent qu’on ne peut pas imposer la réussite à n’importe quel prix.


J’ai remarqué plusieurs scènes récurrentes : chaque fois que Roméo est dans la voiture, on aperçoit un chien errant. Pour moi, ça symbolise la solitude de chacun des personnages et puis des pierres sont lancées contre ses vitres. Alors? Les pierres jetées font référence aux scrupules qui gênent le personnage, d’autant plus que le mot scrupule veut dire en latin « petit caillou » (on est savant dans la classe !). Malgré tout, les personnages restent toujours calmes, ils ne s'énervent jamais.
Alors ce film aurait pu être bien mais je l'ai trouvé un peu confus. Les scènes étaient trop longues. On se posait beaucoup de questions (Eliza s’est-elle vraiment faite agresser ou non, a t-elle eu son bac ou pas, comment ça va se finir entre Roméo et Sandra etc.) mais à la fin on n'a pas vraiment eu de réponses !
De plus tout est pesant dans ce film. Le décor est sombre et morose. On voit tout le temps le même paysage froid et sans soleil, comme les personnages. Ils ont la peau terne et blanchâtre. Dans chaque scène, on entend un portable vibrer ou sonner, comme si Roméo était poursuivi en permanence, mais on ne sait jamais par qui. Sa conscience ?
En ce moment en Roumanie, le peuple se révolte contre le décret qui allège la législation anticorruption. Ce film roumain nous montre justement une sorte de corruption celle là même dont le peuple ne veut plus. La réalité est rattrapée par les films des fois.
Finalement c’est plutôt un film pour les adultes parce qu’on n’a pas la bonne connaissance des événements et de l'histoire de ce pays. De plus ce sujet nous a moins touchés parce que pour nous il n’y a pas les mêmes enjeux que pour les personnages du film.
Par contre même si on n’a pas forcément aimé on en a beaucoup parlé en classe...
2017/03/06 09:22 #1f60-47aa-b776-4cfa65e38bf2
Lycée Jean Moulin
Baccalauréat : L’épreuve de l’étude.




Ce film réalisé par Christian Mungiu, a été récompensé au dernier festival de Cannes par le prix de la mise en scène. L'action se déroule en Roumanie.



Roméo (Adrian Titieni), un médecin est marié à Magda. Ensemble, ils ont une fille d’environ 17 ans Eliza (Maria Dragus). Le mariage de Roméo va très mal car il a une maîtresse : Sandra

(Malina Manovic), depuis un an. Sa femme est au courant de son infidélité mais la tolère.



Roméo ne pense qu’à une seule chose, que sa fille réussisse son baccalauréat afin qu’elle quitte la Roumanie pour continuer ses études en Angleterre et réussir dans la vie. Mais Eliza préfère rester en Roumanie auprès de Marius (Rares Andrici), son petit copain.



Mais un jour, elle va subir une agression, elle restera un peu à l’hôpital car elle a été blessée au bras et à la main. Cette histoire va la choquer profondément et la tourmenter pendant un certain moment. Malheureusement cela se passe juste avant de passer les épreuves du baccalauréat et cela risque d'avoir des conséquences sur les résultats de ses épreuves.



Le film est très émouvant mais assez compliqué car beaucoup de questions restent sans réponse, surtout la plus grande « Qui est l’agresseur d' Eliza ? ».



Ce film est à voir pour se faire sa propre opinion sur ce film.







Clémence Wilmart seconde1
2017/03/06 09:47 #e048-4f6c-b189-52cf08566e54
Lycée Jean Moulin
Baccalauréat


Baccalauréat est un film dramatique de Cristian Mungiu sorti le 7 Décembre 2016

il a reçu la palme d'or de la mise en scène, un prix et cinq nominations.



Cette histoire se passe dans une ville de Transylvanie avec une famille constituée de Roméo, de sa femme et de leur fille Eliza. Roméo n'a qu’un seul souhait :que sa fille réussisse brillamment son baccalauréat pour avoir le droit d'étudier dans une université anglaise. Ceci ne devrait pas être un problème car elle est très bonne élève. il ne lui reste plus qu'à obtenir son baccalauréat. Tout se passe comme le souhaite Roméo pour sa fille mais, juste avant les épreuves, elle se fait agresser et l'université ne devient qu'un rêve car les résultats risquent d'être moins bons que prévus. Roméo va devoir remettre en cause les principes qu'il a appris à sa fille pour l'aider car, il va devoir tenter de corrompre un examinateur pour obtenir de meilleures notes mais sa fille ne voit pas cela du même œil et va s'opposer à son père car elle refuse toute tentative de corruption.



Ce film est le tien !

On peut facilement se mettre a la place d' Eliza qui fait de gros efforts pour avoir son baccalauréat mais qui est traumatisée par l’agression. Elle est alors poussée par son père qui va tenter de l'aider de toutes les manières et même les pires. Mais on comprend aussi le point de vue du père qui souhaite le bonheur de sa fille par tous les moyens même s'il doit agir par des moyens avec lesquels il n'est normalement pas d'accord.



Agier Alban 2°1

2017/03/07 10:04 #9b39-438f-a32a-60e601126ed8
Lycée Bonaparte
Baccalauréat : Un avenir bouleversé

Baccalauréat est un film dramatique roumain réalise par Cristian Mungiu. Ce film, sorti le 7 décembre 2016 en France, a été couronné par le Prix de la mise en scène au festival de Cannes.

Au plus mauvais moment

Lycéenne dans une ville de Transylvanie, Eliza est une élève brillante et certainement ne devait avoir aucun problème à réussir à le baccalauréat. Avant même de passer les épreuves, elle est déjà (presque) sûre d'être acceptée dans une université anglaise prestigieuse. Deux jours avant l’épreuve, Roméo, son père, la dépose à deux pas du lycée... Malheureusement, Eliza subit une agression sexuelle et se retrouve meurtrie à la fois sur le plan psychologique et physique, avec une blessure au bras. Une situation douloureuse pour son père qui ne peut admettre que les efforts réalisés par sa fille pour changer son avenir soient détruits par ce coup du sort... Malgré cela, Eliza doit obtenir les excellentes notes qu’elles méritaient. Roméo n’hésite pas à basculer dans les "magouilles", entreprend des accords, se laisse aller à la pure tricherie... un enfer dont on ne peut s'extirper...

Une fin sans réponses

Ce film aussi psychologique que social ne manque pas d’intérêt. Durant la projection, le spectateur se pose beaucoup de questions sur l’intrigue du film mais Christian Mungiu nous laisse sur notre faim on nous fournissant peu de réponses à nos interrogations... Ce film semble donc abandonner son spectateur en le laissant un peu sur sa faim, en le perdant dans une intrigue qui se délite peu à peu. Il semble manquer plusieurs pièces au puzzle dans cette intrigue qui avait commencé avec rythme et suspense.

Abdelkhalid Sana
2017/03/07 10:29 #b737-4eb3-a757-f762ddbec1f1
Lycée Bonaparte
Baccalauréat est un film roumain réalisé par Cristian Mungiu sorti en 2016. Il est sélectionner au Festival de Cannes 2016 où il remporte le Prix de la mise en scène.

Durée 128 mn
Tout est mise en oeuvre

Romeo est un médecin dans une petite ville de Transylvanie ce père de famille a tout planifier pour que sa fille, Eliza soit acceptée dans une grande université anglaise. Il ne reste plus que la jeune fille obtenient son baccalauréat.

Un homme qui devient malhonnête

Eliza se fait agresser et le principale concerné est en fuite . Après cette agression il est difficile pour Eliza de surmonter sa , son père qui pense qu'au prochains examens est s'inquiete , sur l'avenir de sa fille . Ce père de famille est amené à compromettre son honnêteté habituelle pour venir en aide à sa fille , à la veille de l'examen de fin d'études, et lui garantir un avenir plus radieux que le siens . Son mariage aussi qui part à la dérive. Il en va même sur la relation qu'il entretien avec une maîtresse, . Cette femme qui attend surtout de son amant un rendez-vous avec orthophoniste pour son fils.Romeo est prêt à tout pour sa fille . En échange d'un foie tout neuf envers un homme influent, lhomme lui promet d'intervenir , qui pourra corrompre le correcteur des copies.

Le succès avant tout

Ce film montre, surtout la reussite avant tout est non le " bohneur'' avant tout . Que certain parents peuvent être prêts a tout pour la reussite de leur enfants, tout comme Roméo qui met sa carrière de médecins en danger. Jusqu'a oublier les problème principaux de sa fille qui la bloc a ne plus réviser est ce confier . Dans le filmla principale motivations de Romeo est de ce concentré que sur les résultats de sa fille.





Sarah Kheciri
2017/03/08 15:30 #ba5c-4948-a920-72c19f1ac7a0
Lycée Bonaparte
Baccalauréat est un film de Christian Mungiu sorti le 20 Mai 2016.

il raconte l'histoire d'un pére, Roméo qui aime plus que tout sa fille Eliza qui va se faire agresser la l'année de son bac : il va tout faire pour qu'elle puisse accéder à une grande université anglaise. Il va tout mettre en oeuvre pour que sa fille ait son bac comme la faire tricher...

Je n'ai pas forcément apprecié ce film car je l'ai trouvé trop long : en effet il dure 2h08. Au début du film nous sommes intrigués par l'histoire mais plus le film avance et plus, je trouve, qu'il devient ennuyant, l'histoire se répète et l'intrigue semble s'enliser.

Léana TANZILLI 2D03 Lycée Bonaparte
2017/03/12 16:52 #8432-4cd2-8c01-a7278b29687f
Lycée M. Genevoix
Devide-Perrot
Marceau
1ere L

Dans son film Baccalauréat Cristian Mungiu nous dévoile les dessous d’une société roumaine visiblement peu honnête. Il nous montre cela à travers le point de vue du personnage principal, Roméo. Ce film suscite de nombreuses questions sans forcément proposer de réponses, car nous vivons cette histoire en focalisation interne, celle de Roméo. Ainsi nous ne pouvons obtenir les réponses à nos questions que si Roméo les obtient lui-même. Or sa vie semble remplie d’intrigues non résolues…
La grande force de film repose sur le fait que nous sommes entrainés, du début jusqu’à la fin, dans les histoires des personnages sans aucun moment de répit, comme pour ces derniers. Roméo inculque à sa fille une éducation scolaire et des principes bien précis ; or ces derniers vont être soumis à rude épreuve. En effet, sa fille Eliza était d’ores et déjà acceptée dans une université anglaise à condition d’obtenir son bac. Cela réjouissait son père qui pensait avoir atteint le fruit de ses efforts : que sa fille obtienne une vie meilleure en quittant une Roumanie corrompue. Pourtant tout bascule. Victime de tentative de viol la veille de sa première épreuve du bac, Eliza se retrouve avec un bras plâtré. Ce problème aurait pu être réglé grâce à un tiers-temps accordé à Eliza, mais à Cluj en Roumanie cela n’est pas possible. Roméo, affolé à l’idée de ne pas voir sa fille acceptée dans son université, se trouve face à un choix : rester honnête et continuer de tenter de changer le monde autant que possible ? Ou plonger dans la corruption et l’influence, au mépris de ses valeurs, pour offrir à sa fille une vie meilleure ?
Roméo, pourtant désigné comme le médecin le plus honnête de la ville voit le monde s’écrouler au fur et à mesure autour de lui. Ayant opté pour le deuxième choix, à savoir la corruption, il pense en finir vite, mais ce n’est que le début d’une longue descente aux enfers. Jusqu’à ce qu’il décide de revenir en arrière pour tenter de retrouver une vie normale et surtout en adéquation avec ses valeurs et ses convictions.
Tous les bouleversements subis par Roméo, filmés de son unique point de vue, permettent de ne pas décrocher du film qui pourrait paraître long, au bout de ses deux heures. Heureusement, le film se termine sur une touche positive, grâce à Eliza qui fait le choix de respecter les valeurs transmises par son papa : se battre pour faire ce qui lui semble juste.
Avec cette impression que cela aurait pu arriver à n’importe quelle famille, Cristian Mungiu dévoile les coulisses d’une sombre société roumaine anéantie par la corruption et l’influence des plus grands. Cette idée de « famille comme tout le monde » renforce la compassion et la pitié chez les spectateurs, en empathie totale avec Roméo.

2017/03/12 16:57 #d142-454e-8c30-37a45e3155db
Lycée M. Genevoix
Baccalauréat est un film de coproduction roumaine, française et belge, réalisé par Cristian Mungiu en 2016 .
Celui-ci nous raconte l’histoire de Roméo, médecin et père de famille résidant en Transylvanie roumaine, souhaitant à tout prix la réussite scolaire de sa fille, Eliza, afin que celle-ci puisse faire ses études supérieures en Angleterre. Excellente élève, Eliza n’a plus qu’à obtenir son baccalauréat afin de pouvoir accéder à l’université qui lui convient.
Mais quelques jours avant l’examen, celle-ci se fait agresser par un inconnu qui tente de la violer. Suite à ce terrible accident, Eliza rencontre des difficultés à utiliser sa main droite et donc à passer les différentes épreuves du baccalauréat.
Toutefois, prêt à tout pour que sa fille quitte la Roumanie afin de faire les études qu’elle désire, Roméo ne va pas hésiter à agir de manière immorale afin qu’Eliza puisse obtenir son baccalauréat.

L’excellent jeu d’acteur de Maria Dragus qui se montre à la fois heurtée et courageuse face à son agression, fait éprouver une grande empathie chez le spectateur.
Bien que l’intrigue soit essentiellement concentrée sur le personnage d’Eliza, Roméo, interprété par l’acteur Adrian Titieni, joue également un rôle très important dans ce film. Père infidèle et déterminé à trouver l’agresseur de sa fille ainsi qu’à faire en sorte que celle-ci obtienne son baccalauréat par tous les moyens, celui-ci va même accuser son petit ami Marius qui se défendra dans une scène intense, jusqu’à mettre le père à terre.

Baccalauréat amène alors le spectateur à se demander jusqu’où peut aller un père pour la défense et les études de sa fille. Malgré un problème de rythme dû à certaines longues scènes de dialogues entre les personnages, Baccalauréat est un film touchant qui montre que l'amour d'un père pour son enfant n'a aucune limite.

Lona Huart 1ère L
2017/03/12 16:59 #31ec-4d23-9f9a-3d1f57f806cf
Lycée M. Genevoix
Traore Vanessa 1 L

CONVOCATION AUX ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT.

Nom, prénom :
Salle des épreuves : cinéma
Classe : 1ère

Vous êtes convoqué aux épreuves du baccalauréat. Veuillez vous présenter en salle dix minutes avant l'horaire mentionné, muni de la présente convocation ainsi que de beaucoup de patience et de compréhension.

Vous assisterez à Baccalauréat, un film roumain réalisé par Cristian Mungiu, sorti en 2016.

Rappels importants :

- Le film que vous allez voir n'arrivera pas à capter votre attention. En effet, le scénario est plat et inintéressant : durant tout le long du film le père se bat pour que sa fille obtienne le baccalauréat jusqu'à accomplir des actes qui vont beaucoup trop loin. Cependant, on a l'impression que le père se donne beaucoup de mal pour rien, car il ne demande jamais l'avis de sa fille et dépasse sans cesse les limites. Il faut attendre 1h30 de film pour que le père se rende enfin compte de la pression qu’il a fait subir à sa fille, et connaître enfin le positionnement de la jeune femme. Mais le père n'abandonne pas pour autant l'idée que sa fille doive réussir le bac.
- Veuillez vous armer de beaucoup de patience. (Tout emprunt de matériel sera impossible.) Baccalauréat est un film de 2h00, beaucoup trop long pour simplement suivre une personne qui passe le baccalauréat. On a cette impression que le film n'avance pas, que cela stagne, car tout au long de l'histoire le père ne change pas : on ne constate donc aucune évolution flagrante chez le personnage principal. C’est seulement à la toute fin du film qu’on découvre sa prise de conscience.
- Attention, le personnage du père est déterminé à ce que sa fille obtienne le baccalauréat et ce, même si sa fille se fait agresser sexuellement, repart le bras cassé et est mentalement affaiblie par les événements. Le père est tellement centré sur cet objectif qu'il ne se rend pas compte qu'il détruit son foyer petit à petit.
- Les spectateurs pourront de ce fait appréhender la réalité de la vie quotidienne des Roumains aujourd’hui. On peut en effet voir dans le film la pauvreté des habitations, que ce soit celles de cités dans un état pitoyable et délabré, ou les caravanes dans lesquelles certains Roumains sont contraints de vivre.
- Enfin, une personne prise en train de frauder sera immédiatement exclue de la salle d'examen et sanctionnée. Sauf, bien sûr si elle a un père qui arrive à soudoyer des personnes haut placées et réussit à faire entrer sa fille, avec un plâtre au bras, dans la salle d'examen. Et ce, alors que sa fille a toutes les capacités nécessaires, et qu’il aurait juste suffi de lui faire confiance et la laisser faire ses preuves.

Pour conclure, Baccalauréat est un film qui n'a pas été plaisant à visionner, avec pour personnage principal un père complètement obsédé par son objectif, prêt à briser sa famille, une durée plus longue que nécessaire et un scénario beaucoup trop plat.
Néanmoins ce film est révélateur de la situation en Roumanie et de l'envie qu’ont certains Roumains de s’évader, le plus loin possible de cet endroit semble-t-il sans avenir.
2017/03/12 17:04 #9133-4c3a-b71b-577a0df64aca
Lycée M. Genevoix
Ariana Manti 1ère L


Baccalauréat est un film roumain de Cristian Mungiu. Ce film dresse un
portrait de la société roumaine d'aujourd'hui. Il décrit l'apprentissage de la corruption par un honnête homme et la contagion de celle-ci, estimée nécessaire par certains.

Le médecin Roméo et sa femme Magda font tout pour que leur fille Eliza
parte faire ses études supérieures en Angleterre. Élève brillante, Eliza doit passer son baccalauréat, malheureusement la veille elle se fait agresser et se blesse au poignet. Cet examen qui semblait facile d’accès pour la jeune femme est maintenant compromis, les espoirs de Roméo s'envolent et lui font oublier tout ses principes.

Le jeu des acteurs est très vrai. Ce film présente en toute simplicité la
corruption comme l'un des fondement de la société roumaine.
Ceci dit, certaines scènes ne servent pas à grand chose et sont très
longues comme par exemple lorsque Roméo mange chez sa maîtresse, et boit sa soupe cuillère après cuillère. Ces passages rendent ennuyeux le film qui pourtant raconte une histoire touchante et pleine de vérités dissimulées.
2017/03/14 17:48 #03c2-4b96-bb84-1821d4743b92
Lycée Rostand
Baccalauréat est un film dramatique réalisé par Cristian Mungiu. Ce long métrage sorti en 2016 trace l'histoire de Roméo, un médecin roumain, qui met tout en œuvre pour que sa fille Eliza puisse obtenir une bourse pour intégrer une école anglaise et quitter la Roumanie. Pour cela, elle doit obtenir son baccalauréat avec d'excellents résultats, ce qui n'est pas impossible car Eliza est une très bonne élève. Cependant, elle se fait agresser dans la rue et obtenir ce diplôme ne semble plus être la chose la plus importante pour elle. Roméo va alors tout faire et oublier tous ses principes pour que se fille obtienne la mention très bien à son baccalauréat.
Malgré certaines scènes un peu longues, ce film nous emporte vraiment dans l'histoire d'Eliza et aborde plusieurs sujets intéressants.
D'abord, ce film parle du mensonge. En effet, nous découvrons le personnage de Roméo interprété par Adrian Titeini. Roméo est le père d'Eliza, on voit clairement que son amour pour elle est immense et qu'il est prêt à tout pour qu'elle puisse avoir sa bourse d'étude pour se rendre en Angleterre et quitter la Roumanie. On découvre rapidement que ce personnage est en fait très menteur. C'est intéressant de voir ce qu'il est prêt à faire par amour pour sa fille. En effet, dans une scène, on le voit discuter avec un des correcteurs du baccalauréat pour que Eliza puisse avoir une bonne note. Il va alors rentrer de la corruption pour que sa fille puisse quitter la Roumanie. On se rend compte alors que les conditions de vie en Roumanie sont dangereuses et que Roméo veut tout faire pour qu'Eliza ne vive pas ça. Tout au long du film, on découvre ce personnage très intriguant. Même s'il est prêt à tout pour sa fille, il lui ment en lui cachant sa relation avec une femme qui travaille dans le lycée D'Eliza. Le personnage de Roméo apporte beaucoup au film et il est interprété à la perfection par l'acteur.
De plus, on ressent vraiment l'envie de partir des personnages. Roméo souhaite absolument que sa fille quitte la Roumanie. Et on comprend pourquoi au fur et à mesure du déroulement du film. En Roumanie, tout le monde semble être redevable à quelqu'un. Pour se sortir d'une impasse, on est obligé de demander de l'aide à quelqu'un. La violence de la Roumanie est aussi montrée dans ce film. Dans une scène, on voit la vitre de la voiture de Roméo se briser : une pierre lui a été lancée et on ignore par qui. Et la violence peut être beaucoup plus grave : le réalisateur nous fait ressentir une véritable angoisse quand on voit Eliza marcher pour se rendre à son lycée. Elle se fait agresser en traversant une rue. Dans la scène qui suit, elle est à l'hôpital, et les médecins ont l'air d'être habitués à ce genre d'agressions, comme si cela était banal. Le père d'Eliza met tout en œuvre pour qu'elle quitte le pays. Le réalisateur dénonce la situation de la Roumanie avec brio.
Au moment où les lumières de la salle de cinéma se rallument, de nombreuses questions restent sans réponses : Qui suit Roméo ? Enfin si quelqu'un le suit réellement... car le réalisateur n'a jamais levé le voile sur cette affaire. Le petit-ami d'Eliza a-t-il était témoin de l'agression ou pas ? On ne le saura jamais. Qui est l'auteur de l'agression d'Eliza ? A-t-elle obtenu les résultats nécessaires pour obtenir sa bourse ? S'est elle fait réellement violer ? Toute l'intrigue repose sur ces trois questions, qui ne seront jamais élucidées. Cependant, tout l’intérêt du film ne repose pas sur les réponses à nos questions, mais sur ce que ces situations nous apprennent sur les personnages. Par exemple, Roméo veut absolument trouver un coupable pour l'agression de sa fille, et va tout faire pour cela, alors qu'on sait pertinemment que les chances de le retrouver sont minimes. Cette réaction traduit un besoin de tout contrôler et nous montre qu'il est tellement obnubilé par cet objectif qu'il en oublie de se préoccuper réellement de ce que ressent sa fille.

Le film aborde aussi le sujet de l'adolescence et le passage à l'âge adulte. En effet, au début du film Eliza est encore une enfant : ses parents lui préparent son petit-déjeuner, la déposent juste devant son lycée, elle est très dépendante d'eux. Eliza va devenir, au fur et à mesure du film, une adulte qui prend ses décisions seule et qui ne dépend plus de ses parents. Ainsi, elle va décider elle-même qu'elle ne veut pas tricher au bac et refuse de plonger dans la corruption.

On a donc beaucoup aimé ce film qui nous laisse comprendre les choses avec subtilité, comme dans la vraie vie. Le réalisateur a dénoncé avec talent les mauvaises conditions de vie en Roumanie et les phénomènes de corruption. Nous vous conseillons d'aller voir ce film qui nous fait réfléchir sur la vie en Roumanie et l'importance d'être intègre ou non.

Elodie Aubert et Eloïse Loquet – 2nde 6 – lycée Jean Rostand - Caen
2017/03/14 18:18 #879d-4b4d-93ea-f56825330458
Lycée Rostand


Des questions sans réponse

Baccalauréat est un film roumain réalisé par Cristian MUNGIU, sorti pour la première fois en Roumanie le 20 mai 2016. Parmi les acteurs principaux, on trouve Maria-Victoria DRAGUS qui joue le rôle d'Eliza, Adrian TITIENI qui interprète Roméo, son père, et Lia BUGNAR qui joue le rôle de sa mère.

L'histoire est la suivante : Roméo est médecin dans une petite ville de Transylvanie. Sa fille, Eliza, doit passer le bac quelques jours plus tard, et Romeo va tout mettre tout en œuvre pour qu'elle l'obtienne avec mention. Cela permettra à Eliza de quitter la Roumanie et de partir poursuivre ses études en Angleterre. Eliza étant une bonne élève, il ne s'inquiète pas plus que ça. Jusqu'à ce qu'Eliza se fasse agresser. Romeo voit ses plans s'envoler. Il décide alors de faire des choses qu'il n'a jamais faîies. Entre compromis illégaux et problèmes familiaux, Romeo réussira-t-il à emmener sa fille jusqu'au bout ?

Dès le début du film, nous sommes plongés dans l'intrigue à cause de la pierre qui a brisé la vitre de de l'appartement de la famille. On se pose tout de suite la question de savoir qui a jeté la pierre par la fenêtre. Au cours du film, on se pose plusieurs questions, par exemple : Qui est l'agresseur ? Etait-ce vraiment Marius, le petit-ami d'Eliza, que l'on voit sur la caméra de surveillance qui a filmé le lieu de l'agression ? Sandra va-t-elle rester avec Roméo ?
Ces questions restent malheureusement sans réponses pour le spectateur. Le réalisateur a voulu cela, pour permettre au spectateur d'imaginer sa propre suite à la fin du film. Mais, à notre avis, nous ne trouvons pas forcément cela bien car cela nous complique l'histoire. Nous trouvons frustrant de ne pas savoir certaines choses, surtout de ne pas connaître l'identité de l'agresseur d’Eliza. Le réalisateur veut montrer que son père, Romeo, veut seulement trouver un coupable et le mettre en prison. Il ne pense pas aux sentiments de sa fille après l'agression. Il veut seulement que sa fille parte du pays.

Eliza grandit, au cours de l'histoire. Au début, elle suit les indications de son père. Puis, petit à petit, elle se détache du cocon familial. Roméo en prend conscience lorsqu'il apprend que sa fille n'est plus vierge. Elle prend de l'assurance et de la confiance. Eliza commence à faire face à son père et ) entrer en conflit avec ses parents. On peut donc dire qu’elle mûrit en quelque sorte.


Les lieux où se déroule le film sont des quartiers assez pauvres aux immeubles délabrés et au décor triste. Même Roméo, qui est médecin, ne vit pas dans un appartement aisé. Il y a une grande différence entre un médecin français et un médecin roumain. Cristian MUNGIU a volontairement montré la pauvreté dans laquelle vit la population roumaine. C’est un des thèmes du film.
Roméo doit conclure un accord avec quelqu’un qui permettra à Eliza d’obtenir au bac la moyenne nécessaire pour avoir la mention très bien (cela est bien sûr illégal car c’est considéré comme de la triche au examens).
Et on remarque aussi que la population a une envie d’ailleurs et de partir. Les Roumains semblent avoir souvent recours à la corruption car c’est un pays en difficultés au niveau du développement et chacun se débrouille.

Le film contient de nombreuses scènes très longues que nous avons trouvées assez ennuyeuses et pas très compréhensibles de notre point de vue. Comme lorsque Roméo roule la nuit, et qu'il pour prendre une lampe torche pour vérifier les environs. Soudain, tout d’un coup il se met à pleurer. Cette scène nous a paru longue et peu compréhensible. D’ailleurs nous n’avons toujours pas compris.

Au cours du film, Roméo enchaîne les mensonges, surtout vis-à-vis de sa femme. Par exemple, quand il se rend à l’hôpital pour voir Eliza qui vient de se faire agresser, il y retrouve sa femme qui lui demande où il était et il lui répond qu’il était dans l’autre aile du bâtiment. C’est faux : il était en vérité avec Sandra, sa maîtresse. Et c’est comme ça que Roméo va finir par avoir des problèmes familiaux, principalement avec sa femme.

Même si Roméo ne pense qu’au Bac de sa fille, il pense avant tout à son avenir. Car il veut lui permettre ce qu’il voulait faire lui et à quoi il a renoncé : partir. Il dit que Magda et lui voulait changer le monde quand ils étaient plus jeunes. Il veut que sa fille parte pour qu’elle ait ailleurs une vie meilleure.

Caroline et moi trouvons le film assez peu compréhensible, à cause des questions sans réponses sûrement. C’est une question d’habitude : les films que nous allons voir généralement se finissent avec une chute et un problème réglé. Ici, nous avons eu l’impression que l’histoire était inaboutie.
Mais il y a quand même des points positifs. Le réalisateur a très bien illustré la situation des habitants de la Roumanie. La difficulté dans laquelle ils vivent est inimaginable pour nous, adolescentes qui vivons dans un pays plutôt développé. Nous le voyons bien grâce à la différence entre un médecin roumain et un médecin français. Nous nous sommes mises à leur place, nous comprenons pourquoi la population a envie de partir et de quitter le pays, nous comprenons aussi le recours à la corruption lors du Bac.

En conclusion, c'est un film très réaliste mais, de notre point de vue, peu compréhensible à cause des questions sans réponses.

Caroline Boudouma et Maya Brunet – 2nde 6 – Lycée Rostand - Caen
2017/03/16 09:40 #7c11-460f-b9c4-69c5e55b5114
Lycée Rostand

Baccalauréat :
la volonté dévastatrice d'un père pour sa fille
 
            Après avoir remporté la palme d'or en 2007 pour son long métrage « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », Cristian Mungiu nous propose un nouveau film  : Baccalauréat , réalisé dans son pays d'origine, la Roumanie. Pour ce film, il a été récompensé cette année au festival de Cannes où il a reçu le prix de la mise en scène.

  Roméo, père de famille et chirurgien dans une ville de Roumanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée à Cambridge, une université d'Angleterre. Seulement, l'unique moyen qu'elle obtienne cette bourse est qu'elle réussisse son bac avec une mention « très bien ». Comme elle est une excellente élève, rien ne semble impossible. Mais tout s'écroule lorsqu'un matin la jeune fille se fait agresser. Son père ne pense plus qu'à une chose : que sa fille obtienne sa mention pour qu'elle parte du pays : et c'est ainsi que Roméo se battra pour sa fille, brisant parfois les principes qu'il lui avait inculqués.

Dans ce film, Cristian Mungiu nous emmène dans un univers différent du nôtre. Le bon jeu des acteurs, Maria-Victoria Dragus dans le rôle d'Eliza, Adrian Titieni dans celui de Roméo, Lia Bugnar qui incarne la mère, Magda et Mélina Manovici pour le rôle de Sandra, nous emporte totalement dans le drame que subit cette famille.
Dans ce film, la relation père-fille est très touchante, elle est explosive : ils vivent de nombreuses disputes mais se retrouvent toujours, quoi qu'il se passe. Une des scènes les plus touchantes du film et aussi l'une des plus difficile à regarder en raison de son contexte, est celle où la jeune fille pleure la nuit dans sa chambre, qu'elle ne peut plus supporter tous les drames qui lui sont arrivés, et que son père l'entend, qu'il se lève et va la réconforter. On voit à quel point ils sont indispensables l'un à l'autre. Au contraire, Roméo, lui, préfère se réfugier dans les bois, en pleine nuit pour laisser ses larmes couler. Cette scène où l'on voit que le père de famille aussi perd tous ses moyens, et que c'est en se cachant qu'il se libère de sa souffrance, est une façon de nous émouvoir différemment que ne l'a fait Eliza.
On remarque que le réalisateur a choisi d'utiliser des nuances de couleurs plutôt froides et bleutées. Ces couleurs ternes accentuent l'ambiance morose du film. L'atmosphère est déjà pesante en raison d'un scénario sombre, et elle est amplifiée par ces tristes couleurs. Inconsciemment, le spectateur est plongé dans un univers morne.
Cependant ce film comporte quelques scènes assez longues, où le public n'attend qu'une chose : passer à la suite. Notamment lorsque Roméo coupe une pomme pour sa fille ou quand il mange un sandwich dans un parc. Malgré ces petites notes négatives, le sujet étudié est très intéressant, l'importance du diplôme, la rébellion de l'adolescente, les réactions de Roméo et les répercutions de ses agissements sur ses proches.
            A la fin du film, beaucoup de questions restent sans réponses, ce qui nous a un peu frustrées. Par exemple, le réalisateur ne révèle pas qui est le coupable de l'agression ni qui suit Roméo. Il nous laisse imaginer la suite. Cristian Mungiu ne répond pas à ces questions car les réponses, selon lui, ne sont pas nécessaires. Mais le cheminement pour y répondre permet d'en apprendre plus sur la personnalité des personnages. La recherche du coupable nous montre que Roméo est très déterminé, il veut absolument condamner quelqu'un, trouver un coupable pour classer cette affaire d'agression et que sa fille ait le bac. Il a besoin de tout contrôler, notamment la vie de sa fille : il pense bien faire en essayant de chercher un coupable. Cependant, il ne se préoccupe pas de la santé morale d'Eliza, ce qui devrait pourtant être sa priorité.

            Ce film aborde aussi le thème de la corruption en Roumanie. Au début, Roméo est une personne intègre : on le voit dans une scène où un riche patient veut payer Roméo pour les soins qu'il va lui prodiguer, mais Roméo refuse. Au fur et à mesure de l'histoire, Roméo oublie les principes et valeurs qu'il a inculqués à sa fille. Il va utiliser son pouvoir et ses relations afin d'avoir ce qu'il veut. Ainsi, il demande à Sandra si Eliza pourrait avoir plus de temps que les autres pour finir son épreuve de bac, il va même jusqu'à remonter le nom d'un homme important sur la liste d'attente pour les greffes d'organes, afin de s'assurer que sa fille obtienne une meilleur note au bac. Cela nous montre que, dans des cas désespérés, n’importe qui peut se laisser aller à commettre des actes regrettables.

            Tout au long du film, Roméo raconte beaucoup de mensonges. Il ment à Eliza, quand il lui cache sa relation avec Sandra. Encore une fois, il pense protéger sa fille en lui faisant croire qu'il aime toujours Magda. Mais, quand la vérité éclate, c'est doublement dur pour Eliza, car elle est confrontée à la rupture de ses parents et elle doit aussi les pardonner pour leurs mensonges. De plus, il y a une scène où Roméo essaie de se convaincre que ce qu'il fait n'est pas mal : il se ment à lui même en prétextant que « tout le monde triche au bac ». Il est tellement plongé dans l'idée que tout le monde ment, que quand Marius (le petit ami d'Eliza) répond que ce n'est pas lui qui apparaît sur la vidéo de surveillance qui a filmé les lieux de l'agression, Roméo est persuadé que c'est un mensonge.

            Durant cette œuvre, on a vraiment l'impression de vivre le passage à l'âge adulte d'Eliza. On remarque qu'elle est traitée comme une enfant au début du film. Son père lui prépare tous les jours son petit-déjeuner avant de l'emmener au lycée. Il y a aussi une scène où Eliza se fait laver par sa mère. Mais il y a un moment déclencheur où Roméo comprend que sa fille n'est plus une enfant mais une femme. Il apprend que sa fille a déjà perdu sa virginité. Eliza est devenue une adulte : elle n'écoute plus les conseils de son père : on comprend qu'elle a décidé de ne pas tricher et elle seule décidera de partir ou non en Angleterre. De plus, il y a une scène où Roméo propose à sa fille de la ramener, mais Eliza tient tête à son père et décide de rentrer à moto avec son copain.

Ce film dévoile la situation des étudiants roumains, qui hésitent à l'idée de quitter leur pays et leur famille pour partir étudier dans un pays « normal », comme le dit Roméo. Eliza, depuis toute petite, a été élevée dans l'idée qu'une fois son bac obtenu elle partirait poursuivre ses études en Angleterre, car il semble, selon son père, qu'en Roumanie « tout est difficile». Il raconte même, lors d'une conversation avec Magda, qu'eux ont voulu rester après la fin de la guerre froide pour vivre la transformation de leur pays mais que, malheureusement, rien n'a changé.

Pour conclure, c'est par ses thèmes intéressants, par la sincérité des acteurs, et la belle mise en scène que ce film nous touche, même si on peut tout de même regretter la longueur de certaines scènes.
Fanny Hébert – Salomé Bernier – 2nde 6 – Lycée Rostand - Caen
2017/03/16 09:42 #5004-48b9-b2d8-29a2b333a8bd
Lycée Rostand
Baccalaureat est un long métrage dramatique du réalisateur Cristian Mungiu. Il est sorti en décembre 2016 en roumain et est en sous-titré français. On peut trouver Adrian Titiéni dans le rôle de Roméo et Maria Dràgus interprétant Eliza. Ce film a été présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2016 où il a remporté le Prix de la mise en scène.
Roméo, chirurgien de profession, vit en Roumanie avec sa fille et sa femme, avec qui il entretient une relation assez particulière. Il souhaite que sa fille Eliza, qui excelle à l'école, puisse partir étudier en Angleterre grâce a une bourse d'étude, après son bac. Pour cela, il lui faut obtenir la mention très bien à ce diplôme.
Malheureusement, un événement inattendu vient contrecarrer ses projets, Eliza se fait agresser et il devient très compliqué pour elle d'envisager d'obtenir la mention très bien. Roméo va tout mettre en œuvre pour permettre malgré tout à sa fille d'obtenir la bourse et de quitter le pays.
Pour arriver au bout de ses projets, Roméo va faire l'impasse sur beaucoup de principes : il va notamment mentir beaucoup. Il va par exemple mentir à sa fille sur la nature de sa relation avec sa mère, qui est devenue totalement platonique, et sur sa double vie plus ou moins cachée.
Pourtant, sa relation avec sa maîtresse ne peut pas être seulement considérée comme une mauvaise passe puisqu'il la voit depuis un an, qu'il l'a mise enceinte et qu'il a rencontré son fils, mais elle ne l’intéresse que pour lui procurer un réconfort affectif.
De plus, il ne ment pas qu'à sa fille mais aussi à sa mère : il lui cache qu'elle souffre d'une grave maladie neuronale afin qu'elle continue à vivre normalement.
Roméo utilise également la corruption car il va chercher à falsifier les résultats du baccalauréat de sa fille, sans son accord. Pour l'aider à commettre cet acte illégal, Roméo va bénéficier de l'aide de contacts grâce à son métier. Tout le long du film, c'est comme un engrenage pour lui, car il continue à mentir de plus en plus au fil du long métrage. Au final, ses mensonges finissent par le rattraper jusqu'à lui faire perdre tout ce pour quoi il a menti : sa femme, sa maîtresse, le contrôle sur sa fille.
Eliza est une jeune fille que l'on voit grandir tout au long du film, en raison des épreuves qu'elle a dû surmonter. Au début de « Baccalauréat », Eliza est totalement dépendante de son père : il contrôle et décide sa vie. L'agression qu'elle a subie va la changer et lui permettre de devenir maîtresse d'elle-même et de faire des choix sans le consentement de son père.
Par exemple, après sa « transformation », Eliza va défier son père en montant à moto avec son petit copain alors que son père l'appelle et lui interdit formellement d'y aller.
Enfin, ce film est rempli de questions sans réponses. Qui est l'agresseur d'Eliza ? Que lui a-t-il réellement fait ? Va t-elle partir en Angleterre ou rester en Roumanie ?
Un nombre de questions incalculable qui continueront toujours à interroger la personne qui a visionné le film. Et c'est un point fort de ce long métrage, car il marque les esprits, il marque en raison de toutes ces questions qui nous laissent dans l'incertitude.
C'est un film très intéressant, qui nous expose la différence entre les pays d'Europe de l'Est et le nôtre, comme par exemple les logements ou la culture. Il y a un réel besoin d'évasion du côté de Roméo, qui veut à tout prix que sa fille quitte le pays afin qu'elle réussisse dans la vie dans de meilleures conditions.
Ce film parle de compromis, de principes, de tout ce qu'un père pourrait faire pour la réussite de son enfant. Il est très réaliste, car ce qui arrive à Eliza n’est pas rare : n'importe qui pourrait être touché par une agression comme la sienne.
Nous avons trouvé que le film avait malgré tout de nombreuses longueurs qui sont assez dérangeantes durant ces deux heures.
C’est un film qui est aussi lucide, car il ne présente pas de faux semblants, il expose la réalité comme elle est sans en faire trop ou pas assez.
Le scénario de Cristian Mungiu est implacable, tous les projets fantasmés par Roméo vont échouer les uns après les autres.

Maddie Maquaire-Lherondel - Joanne Bourdin – 2nde 6 – lycée Jean Rostand - Caen
2017/03/16 09:46 #ead4-444b-b3b2-06ffebf13826
Lycée Rostand
UN DIPLÔME POUR UNE NOUVELLE VIE
Après des succès comme 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Christian Mungiu met en scène, en 2016, une histoire folle mais vraie entre un père et sa fille : Baccalauréat. Christian Mungiu est un auteur et réalisateur roumain né en 1968, à Lasi. Ce nouveau film, d'une durée de 2H08, nous montre une certaine facette de la vie en Roumanie. Servi par de superbes acteurs comme Adrian Tietini ou Maria Dragus, ce film sera diffusé dans trois pays : la Roumanie (lieu de tournage), la Belgique et la France.
Roméo, médecin dans la région de Transylvanie, habite un appartement de la banlieue d'une petite ville. Pendant des mois, il a tout fait pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université d'Angleterre. Il ne lui reste plus qu'un diplôme à obtenir… le baccalauréat, mais avec mention très bien. Hélas, un matin de semaine scolaire, en allant au lycée à pied, Eliza se fait agresser dans la rue. Ses chances d'obtenir la fameuse mention sont mises en doute. Ainsi, la vie d'Eliza et de son père est chamboulée. En effet, son père, droit de nature, voulant absolument que sa fille parte de ce pays « infernal », se retrouve coincé dans un engrenage…
Dans ce film, on découvre très rapidement que c'est le père qui souhaite le plus que sa fille parte et ait une belle vie. Il la fait culpabiliser en lui disant qu'il ne l'oblige pas à partir mais que, si elle ne le fait pas, elle le regrettera. Il affirme qu'elle ne pourra pas s'en sortir en Roumanie. Du côté de la grand-mère, c'est tout autre chose. Elle veut que sa petite fille reste pour apporter du changement. De plus, en Roumanie, elle a ses repères, sa famille, une maison… Pourquoi partir ?
Le père présente ce départ comme un départ vers la liberté, vers un monde meilleur, un monde « normal ». Il veut que sa fille ait la vie qu'il aurait souhaitée. Il s'est rendu compte à travers sa vie que rester en Roumanie n'était pas la meilleure solution, il aurait dû partir ! Maintenant c'est trop tard, alors il veut se rattraper à travers la vie de sa fille.
Il tient tellement au départ de sa fille qu'il dit à sa femme qu'elle sera libre de se séparer de lui lorsque leur fille sera partie mais que pour l'instant il vaut meiux ne rien lui dire pour ne pas la chambouler leur fille et qu'elle ne rate pas son bac.
Dans le rôle du père, Adrian Titieni, est nominé pour un prix d'interprétation masculine. Ce film fait partie du « cinéma de l'inquiétude morale ». Le cinéma de l'inquiétude morale est un cinéma qui fait réfléchir, et qui critique les défauts du système. Cristian Mungiu, quant à lui, a obtenu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2016.
Dans ce film, le spectateur se trouve dans le flou pendant tout le long-métrage. En effet, de nombreuses interrogations restent sans réponse. Qui a agressé Eliza ? Qui a lancé les pierres sur la vitre du salon et sur le pare-brise de la voiture ? Est-ce que c’était volontaire ? Un accident ? Est-ce que Eliza va finalement partir ?...
Dans la première scène, des pelletées de terre jaillissent régulièrement d’un trou profond situé en plein milieu d’un quartier d’immeubles : on ne voit pas le visage de la personne dans ce trou... on ne sait pas qui c’est. Cette métaphore ouvre le film et montre que celui-ci n'apportera pas toutes les réponses à nos questions.
Léa CAILLY - Jules DESVAGES – 2nde 6 – lycée Rostand - Caen
2017/03/16 09:47 #ecf7-472c-9e65-a98c1ae91df5
Lycée Rostand
Baccalauréat : l’amour d’un père pour sa fille

Baccalauréat est un film réalisé par Cristian Mungiu, un cinéaste roumain. Il est sorti en décembre 2016. Les acteurs principaux sont Adrian Titieni, qui interprète Roméo, et Maria Dragus qui joue le rôle d'Eliza. En 2007, Cristian Mungiu remporte la palme d'or au festival de Cannes pour son film 4mois, 3 semaines et 2 jours et en 2016 le prix de la mise en scène pour Baccalauréat.

Roméo est médecin en Transylvanie. Sa fille, Eliza, doit obtenir son bac avec mention très bien pour avoir une bourse et aller faire ses études en Angleterre. Comme elle est une bonne élève, avoir cette mention devrait être facile pour elle, mais elle se fait agresser et cela remet son avenir en question. Son père va donc faire des compromis et aller contre toutes ses valeurs pour que sa fille puisse avoir son bac avec la mention souhaitée.

Dans ce film, Eliza évolue beaucoup et devient une adulte. Le réalisateur nous montre ce changement avec des scènes dans lesquelles Eliza est traitée comme une enfant et d'autres où elle agit comme une adulte. Au début du film, c'est son père qui l'emmène en voiture au lycée. Le soir, Roméo apporte à Eliza une pomme coupée en quartiers dans sa chambre et c'est là que l'on voit son ours en peluche. Le lendemain, pendant qu'Eliza passe une des épreuves du bac, Roméo va dans un parc où se trouvent des jeux pour enfant : je pense que le réalisateur veut nous dire que son père la voit encore comme sa petite fille. Il lui donne souvent des ordres comme « mets des chaussettes, n'attrape pas froid » et « mange, c'est bon pour le cerveau » : il la surprotège comme une enfant. Puis, au fur et à mesure du film, Eliza grandit et devient adulte. Lorsqu’un médecin apprend à Roméo que sa fille a perdu sa virginité depuis un moment, il comprend qu'elle n’est plus une petite fille mais une jeune femme. Sa mère, elle, pense qu’elle est prête à se débrouiller seule. Eliza doit vivre sa vie sans ses parents, Roméo le comprend enfin et l’autorise même à fumer. Après l’interrogatoire pour essayer d’identifier son agresseur, Eliza dit à son père qu’elle n’a plus besoin de son aide et qu’elle peut prendre des décisions seule. Elle décide de prendre son avenir en main. A la fin, elle a passé son bac et est prête pour la vie active puisse qu’elle est majeure.
Roméo, de son côté, raconte beaucoup de mensonges à sa fille. Il y a une autre femme que son épouse dans sa vie, une femme qu'il voit en secret depuis un an. Sa femme est au courant mais pas sa fille. Tous les matins, Roméo klaxonne au niveau d'un carrefour et dit à sa fille que c'est pour prévenir les autres voitures, alors que c'est pour dire bonjour à Sandra, sa maîtresse. A l' hôpital, après l'agression d'Eliza, Roméo arrive en courant et dit à sa femme qu'il vient de l'autre aile de hôpital, mais en réalité il était chez Sandra. Il demande à Eliza, pour qu'elle ait une bonne note au bac, de rayer les trois derniers mots de la première page de sa copie, pour que celui qui va la corriger sache qui en est l'auteur et lui mette une bonne note : il lui demande de tricher. Roméo ment à sa mère : cette dernière lui affirme qu'il manque une page à son dossier médical mais Roméo lrefuse de l'admettre. Pour finir, il se ment à lui-même et il se persuade que c'est la faute de Marius si sa fille s'est fait agresser.
Dans ce film, de nombreuses questions reste sans réponses. On ne saura jamais qui a lancé la pierre qui a cassé la vitre du salon de la famille ou le pare-brise de la voiture de Roméo. On ne sait pas non plus qui a agressé Eliza et si Marius était présent ou non au moment de l'agression. Et on ne sait pas si Eliza a eu son bac ou pas, et si elle va aller en Angleterre pour ses études ou rester en Roumanie.

J’ai beaucoup aimé ce film. L’évolution d’Eliza m’a plu car elle passe de petite fille à jeune adulte. Les mensonges de Roméo sont dangereux, pour lui et sa fill,e mais il le fait par amour pour elle. Comme le film laisse beaucoup de questions sans réponses, cela permet de nous imaginer la fin que l'on souhaite.
Lemesle Maëva
2017/03/16 09:50 #0a6c-47d2-9f5f-f4c5fd3b929c
Lycée Rostand
Baccalauréat

Le film «  Baccalauréat » est un film dramatique réalisé et scénarisé en 2016 par Cristian Mungiu., un réalisateur, scénariste et producteur roumain né en 1968 à lasi en Roumanie. Ce film dure 2h08. Baccalauréat a été tourné en Roumanie. Les acteurs principaux de ce film sont Adrian Titieni (Romeo), Maria-Victoria Dragus (Eliza).

Romeo, chirurgien dans une ville de Transylvanie, essaie de faire tout son possible pour que sa fille Eliza soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste à Eliza, très bonne élève, qu'à travailler dur pour obtenir son baccalauréat avec la mention très bien. Mais une agression d'Eliza remet tout en question... Va-t-elle s'en sortir ? Et réussir son baccalauréat avec la moyenne nécessaire à l'obtention de la mention ?

Plusieurs thèmes sont évoqués dans ce film, notamment les nombreux mensonges de Roméo, la corruption, le fait qu'Eliza soit une femme-enfant et la misère sociale en Roumanie.
Dans ce film, nous voyons un homme, Roméo, qui mène une double vie, à l'insu de sa femme et de sa fille. A plusieurs reprises dans le film, Roméo va se sentir obligé de mentir à ceux qui l'entourent.
Par exemple, dès les premières scènes, Roméo est amené à mentir lorsqu'il apprend que sa fille est à l'hôpital : il prétend devant sa femme qu'il vient de l'autre aile de l'hôpital, alors qu'il était en fait chez sa maîtresse. Dans une autre scène, Roméo passe devant la maison de sa maîtresse et klaxonne : c'est comme un signe de reconnaissance entre les deux amants. Mais à ce moment-là, sa fille lui demande pourquoi il klaxonne toujours au même endroit. Il est encore dans l'obligation de mentir.

La misère sociale en Roumanie est un thème clairement évoqué dans le film. Tout d’abord, les lieux parlent d’eux-mêmes… Dès les premières scènes, nous voyons que la ville est une ville vieillie, défraîchie, poussiéreuse, délabrée, avec des tas de pierres et des terrains vagues, sans aucun charme. Les immeubles appartiennent sûrement à la classe moyenne, comme on peut le voir dans l’appartement de cette famille, mais ce ne sont que de petites pièces sombres.

Nous pouvons associer Eliza à une femme-enfant. A certains moments, on ne croirait pas qu’elle va bientôt passer son baccalauréat. Dans sa chambre, nous remarquons la présence d’un ours en peluche sur sa commode ; lorsqu’elle a un bras dans le plâtre, c’est sa mère qui lui fait sa toilette ; une fois, également, son père l’emmène à une aire de jeu ou elle va s’asseoir sur une balançoire ; son père lui fait prendre un goûter parce que «  c’est bon pour le cerveau ». Ses parents la couvent comme une enfant.
Mais à d’autres moments, elle se comporte pourtant comme une adulte. Par exemple lorsqu’elle part avec son copain une journée entière en moto, ou bien lorsqu’on apprend qu’elle n’est plus vierge, ou encore lorsqu’elle tient tête à son père et qu’elle comprend des choses qu'on lui cache et qu’un enfant n’aurait pas pu comprendre… C’est une adolescente perdue entre la liberté et les obligations que lui imposent ses parents y compris pour ses études. Son père est quelqu’un de très protecteur, il la prend sous son aile.
Roméo s’est battu toute sa vie contre le mensonge et la triche, mais, pour aider sa fille, il va devoir faire exception. Ce film démontre que même les gens les plus honnêtes et les plus droits n’ont pas toujours le choix.

C’est un film qui nous fait beaucoup réfléchir. Nous voyons que la société française n’est pas du tout la même que la société roumaine telle que nous la présente le film.
Le passage où une pierre casse le carreau n’est pas vraiment compréhensible : on se demande son rôle dans le film, nous n’avons aucune réponse sur celui qui a commis cet acte ni sur ses motivations... pour nous, c’est une scène qui n’a pas vraiment d’intérêt, qui n’a pas vraiment sa place dans le film.

Nous nous attachons tout de même à Eliza car elle rencontre des difficultés, comme cette agression, et la relation entre son père et sa mère qui reste tout de même assez difficile.

Notre avis reste vraiment mitigé, en globalité, nous n'avons pas vraiment aimé le film… Il y a beaucoup de passages que nous trouvions très longs et sans importance, mais l’histoire reste tout de même assez marquante. En revanche, nous avons été très déçus par la fin car il y a beaucoup de questions qui restent sans réponse… Est-ce qu’Eliza a réussi à être acceptée à l’université anglaise ? Nous ne le savons pas, alors que c’est sur cette question que se base tout le film. L’histoire de départ était touchante mais le réalisateur n’a pas réussi à nous faire partager ce sentiment de pitié et d’injustice. Nous nous attendions à vraiment apprécier le film après avoir vu la bande annonce, mais nous avons finalement été un peu déçues. Nous pensons que le réalisateur nous laisse interpréter ces éléments mystérieux comme on le veut, et cela est assez surprenant.

Frostin Morgane - Royer Laura – 2nde 6 – Lycée Rostand - Caen
2017/03/16 09:51 #22fb-4e87-84da-97dedefe42a9
Lycée Rostand
Portrait de Roméo, ou portrait de la Roumanie ?
Baccalauréat est un drame de 2h08, produit en 2016, et réalisé par Cristian Mungiu, réalisateur roumain qui a reçu la palme d’or pour son film 4 mois, 3 semaines, 2 jours.

Baccalauréat, comme 4 mois, 3 semaines, 2 jours, parle de la Roumanie. Il en parle à travers Roméo, un médecin d’environ 50 ans, qui vit dans une petite ville de Transylvanie. Il a une fille de 18 ans qui va passer le bac : si elle l’obtient avec 18 de moyenne, elle partira étudier en Angleterre. Si elle n’a pas cette moyenne, elle restera en Roumanie, un pays bien difficile à reconstruire (depuis la chute la dictature de Ceausescu) selon son père. Mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir, Eliza est une bonne élève. Seulement, la veille des premières épreuves, Eliza se fait agresser et se luxe le poignet. Cela l’empêche d’écrire correctement et elle risque de ne réussir ses examens comme il le faudrait. Roméo, un homme honnête au départ, va alors utiliser tous les moyens pour changer la donne, dans une Roumanie où la corruption, les « échanges de services » sont très présents (les manifestations qui ont lieu actuellement en Roumanie en sont un autre témoignage).

L’éducation des enfants en Roumanie, l’amour d’un père pour sa fille, le devoir et l’honneur, ou encore le mensonge social et intime font partie des nombreux thèmes abordés dans le film. Mais il me semble que le sujet principal est Roméo, ses actes, ses pensées, et pose cette question : comment réagir quand on a éduqué sa fille, qu’ on a pris du temps dans sa vie et placé tous ses espoirs dans un projet (qu’elle ait son bac et quitte la Roumanie) et que ce projet est ruiné à cause d’un fait injuste ?
Roméo a toujours respecté la loi, mais, aujourd’hui, sa fille s’est fait agresser, et tout l’avenir qu’il a construit pour elle peut s’effondrer, et cela il ne peut l’accepter. Il va donc réagir en acceptant d’agir malhonnêtement et va utiliser ses relations pour augmenter les notes d'Eliza. Cette conduite va jouer sur la personne qu’est Roméo : un débat intérieur s’installe en lui : est-il un bon père ou un homme peu scrupuleux ? D’un côté, il se rassure en se disant que c’est pour sa fille, son bonheur et son avenir qu’il agit ainsi. Il se persuade que ce qu’il fait n’est pas si terrible (« tout le monde triche au bac » dit-il). Mais d’un autre côté, cela l’oblige à être quelqu’un qu’il n’a jamais été, et il souffre de voir à quel point il a changé. Ce débat intérieur et cette souffrance persistent tout au long du film, car Roméo reste tout de même tenace quand il a une idée. Cette ténacité peut avoir plusieurs explications.
D’abord, il y a l’amour. Celui qu’il a pour sa fille, pour qui il est prêt à tout. Ensuite, il y a sa difficulté à revenir sur une décision. En effet, il imaginait depuis si longtemps l’avenir de sa fille en Angleterre que l’idée que sa fille puisse rester en Roumanie est devenue insupportable. De plus, Roméo est quelqu’un qui veut tout contrôler. Alors, quand il se retrouve devant un fait qu’il n’a pas pu maîtriser (comme l’agression), il est déstabilisé.
Enfin, il y a le dégoût : Roméo et sa femme sont revenus en Roumanie pour reconstruire celle-ci, pour faire évoluer la démocratie, mais rien n’a bougé. Ils n’ont rien pu construire. Ils ont d’abord espéré, puis ont été déçus, et alors une sorte de dégoût de la Roumanie est apparu. Ils n’aiment plus ce pays ou en tout cas ils n’en veulent pas pour leur fille.
La Roumanie et Roméo sont deux thèmes principaux qui se croisent subtilement tout au long du film, mais il ne faut pas oublier les femmes : sa fille, sa maîtresse, sa mère et sa femme. Toutes sont des êtres fragiles, dénués d’agressivité. Quand sa femme apparaît à l’écran, c’est presque toujours sur la chaise de la cuisine, comme si elle était enfermée dans la maison, sans avenir, dans un présent ennuyeux, et il en va de même avec la mère âgée de Roméo. Est-ce une conséquence du caractère de Roméo ou est-ce la Roumanie ?
C’est ainsi que le film fait naître une ambiance particulière, mêlant problèmes liés à la Roumanie et caractère étrange d’un père, avec une série d’événements inexpliqués qui suscitent des questions : qui est l’agresseur d’Eliza ? Qui a jeté une pierre et cassé la vitre du salon de l’appartement familial ? Que veut vraiment Eliza ? Le réalisateur ne donne pas de réponse, parce qu’il n’y a pas de réponse. C’est la vie quotidienne en Roumanie et son ambiance qui est perçue par le spectateur, notamment à travers les sons : les chiens qui aboient, le bruit des voitures, du vent, les cris des enfants. Cela ancre d’autant plus le spectateur dans l’histoire, et il éprouve une sensation étrange dans cette ambiance de ville.
D’ailleurs, d’autres moments sont assez mélancoliques : tous ces moments où il n’y a pas de dialogue et où l’on entend une musique douce et profonde, ce sont des moments de coupure avec le reste de l’histoire, comme si cette musique nous emmenait loin de la réalité de la vie.

Baccalauréat montre un personnage étrange et instable, Roméo, dans une ambiance oppressante et pessimiste.
En définitive, C. Mungiu ne fait-il pas de Roméo une personnification subtile de la Roumanie ?

Salomé Rothe-Boll-2nde 6- Lycée Jean Rostand- Caen

2017/03/16 09:52 #ee18-4615-b3e6-ef18bf158b8a
Lycée Rostand

Baccalauréat : Le combat d'un père

Baccalauréat est un film de Cristian Mingiu sorti en 2016. L'histoire se déroule en Roumanie. Eliza a 18 ans, elle s'apprête à passer son bac, et il faut qu'elle ait la mention très bien pour pouvoir obtenir une bourse et partir faire ses études en Angleterre. Elle est très sérieuse, mais un « incident » va venir tout perturber. En effet, Eliza va se faire agresser, ce qui va remettre en cause l'obtention de la mention. Par amour pour sa fille, Roméo est prêt à tout, même à oublier ses principes et les valeurs qu'il a transmises à sa fille.

La Roumanie est un pays où le système politique est compliqué, la vie est dure, il est difficile de s'en sortir. C'est pour cela que Roméo a envie que sa fille parte dans un pays étranger comme l'Angleterre où elle mènera une vie meilleure. Il ne veut même pas laisser un choix de vie à sa fille, il faut qu'elle parte à tout prix pour éviter la misère.

Pour sa fille, le médecin se lance dans une certaine forme de corruption pour que la jeune femme ait sa mention au bac.
Et il réagit bizarrement à l'agression qu'a subie sa fille : il veut à tout prix trouver le coupable de son agression juste pour qu'il y ait un nom et quelqu'un en prison, pour que cette histoire soit close et il soupçonne même Marius, le petit copain d'Eliza. Il ne se soucie pas de l’état de santé de sa fille à la suite du choc. Il veut juste trouver un nom, un homme, un coupable.

En plus des mensonges pour la corruption ou l'agression, Roméo ment à sa fille à propos de sa relation avec sa mère, il ne lui a pas dit qu'il entretenait une relation avec Sandra et qu'il vivait avec Magda, la mère d'Eliza juste pour lui faire croire qu'ils s'aimaient toujours. Roméo compte déménager et vivre avec Sandra, juste après le départ d'Eliza. Il ment pour la protéger, car la jeune fille a déjà assez de problèmes.

Tout au long du film se crée un tissu de questions auxquelles nous n'avons pas de réponses à la fin. On ne sait pas qui est l'agresseur d'Eliza, on ne sait pas si elle va partir faire ses études en Angleterre, si Roméo va quitter sa femme pour aller vivre avec Sandra, si Marius a vraiment été témoin de l'agression d'Eliza ; on ne sait pas qui est a lancé une pierre contre le pare-brise de Roméo et dans la vitre du salon familial. Le réalisateur a fait exprès de ne pas donner de réponses à ses questions pour que le spectateur puisse s'imaginer les différentes suites possibles grâce à son vécu, ses émotions, ses opinions. Les réponses sont différentes selon chacun. Cristian Miugiu fait en sorte que, après avoir vu ce film, le spectateur pense longtemps au film et réfléchisse.

Lisa DESLOGES - Nhu LE – 2nde 6 – lycée Jean Rostand - Caen
2017/03/21 10:31 #23eb-4002-a1a8-31830799ca6d
Lycée René Gosse
Critique sur le film Baccalauréat de Lara GARRIGOS

Le film Baccalauréat proposé par le prix Jean Renoir, nous fait part de plusieurs sentiments qu'un individu peut ressentir au cours de sa vie.
En effet dans ce film le sentiment de trahison est présent et occupe une grande partie du film, avec la relation que Roméo entretient avec une autre femme que son épouse.
De plus la société dans lequel vivent ces personnage paraît corrompue. Le père d'Eliza veut absolument que sa fille partent de la Roumanie vers l'Angleterre pour avoir une vie meilleure, il nous fait passer un message comme quoi la Roumanie est à l'abandon et n'est pas un pays sûr pour sa fille (le viol et l'agression de Eliza) .
Ce film met le doigt sur la relation père/fille, en effet ce film nous montre jusqu’où un père peut aller pour le bien de son enfant, comme avec la scène ou Roméo, le père, demande à sa fille de tricher pour être sur qu'elle ait sa bourse pour partir vivre en Angleterre.
Le film Baccalauréat met en avant le chemin d'apprentissage qu'une jeune fille a. En effet Eliza décide de ne pas écouter son père et de choisir son propre destin, elle ne va donc pas tricher lors des épreuves de son bac car elle ne veut pas partir de son pays natal, la Roumanie.
Ce film a seulement deux scènes de disputes, ou de scène de violence. La plupart du temps les personnages s'exprime avec un ton doucereux, ce qui peut rendre ce film un peu lassant et long par moment, comme la scène ou Roméo le père d'Eliza est assit dans un parc sans bouger pendant un long moment, cela ne dynamise pas ce film qui est quand même assez long (2H08).
Pour finir ce film met un accent sur la situation que les femmes peuvent avoir, en effet dans ce film elles paraissent faibles et à la limite des victimes, que ce soit par l'agression d'Eliza, ou par le manque d'affirmation de sa mère vis à vis de la tromperie de son mari ; elles sont montrées comme sans opinion et elles subissent leurs vie. Est-ce un trait que le réalisateur a voulu mettre en avant au cours de ce film pour nous montrer la réalité de la vie dans des pays comme la Roumanie, ou est-ce juste un jeu d'acteur que les femmes ont voulu jouer ?
Ce film réalisé par Cristian Mungiu, est un bon film pour dénoncer la société à laquelle certains pays sont confrontés. Il est malgré cela un peu long avec des scènes parfois sans intérêt pour comprendre la suite du film. Il est assez calme, voir un peu trop, seulement une scène contient du suspense ( quand le personnage est seul dans la nature où on croit qu'il va se faire agresser par quelqu'un, mais au final il ne se passe rien). Un film réussi, qui fait réfléchir sur la chance que l'on a d'être dans un pays assez contrôlé ou l'on peut vivre et étudier dans de bonnes conditions.


2017/03/21 10:40 #b4c9-445d-bdab-5a88c48c4685
Lycée René Gosse
Critique du film baccalauréat réalisée par Tessa BANON


L'intrigue principale propose un état des lieux du pays après la chute du communisme ( pauvreté, tristesse et surtout corruption).



- Il faut vouloir comprendre le film, vouloir s'y plonger, ce n'est pas un film divertissant.



- Cette corruption est l'un des deux vrais sujets du film.

D'un coté la lutte d'un père pour que sa fille puisse accéder à une meilleure vie en Angleterre en obtenant son bac par tous les moyens, Y compris les petits arrangements.

De l'autre et surtout, tous ces arrangements entre policiers, médecins, hauts placés et bourgeois qui n'hésitent pas à contourner la loi grâce à l'argent et au pouvoir.



- J'ai trouvé le film trop long.



- La petite histoire qui se fond dans celle plus globale d'un pays à l'abandon est passionnante.



- Solide sur la corruption en Roumanie et sur ses limites d'une certaine éducation



- Roméo, ce père angoissé et hyper protecteur est prêt à renier ses principes éducatifs ( rester droit ne compte plus, seul le résultat importe), c'est car il se sent responsable de ce qui est arrivé à sa fille, car il ne l'a pas laissée devant son lycée, parce qu'il était pressé d'aller rejoindre sa maîtresse.

Durant tout le film, le père essaye de se rattraper jusqu'à ce qu'il propose à sa fille de truquer ses examens.



- L'idée du film (idée émouvante) est que les parents doivent un jour ou l'autre laisser le pouvoir à ceux qui l'ont accepté, que les enfants sont devenus des adultes sans que ceux qui les éduquent ne s'en soient rendus compte.

= Supériorité du libre-arbitre à l'oppression des parents, prisonniers d'un pays dans lequel ils ne croient plus.

2017/03/21 10:44 #202c-4f16-a326-b4544a68ede9
Lycée René Gosse
Critique du film Baccalauréat réalisée par Lucas HAMOUNI


Je trouve ce film très instructif pour des jeunes de notre âge vivant dans un pays où la corruption est faible ou contrôlée.

Sans le film Baccalauréat, je n'aurais pas réalisé que, dans des pays comme la Roumanie, la corruption était très fréquente et dans des domaines très importants comme la médecine, ou le milieu scolaire.

La vie et le parcours de cette fille et de son père sont la preuve que l'intégrité est une valeur qui semble pouvoir être bafouée parfois mais qui est, en fait, trop importante pour l'avenir.

Cette œuvre cinématographique nous permet de tirer une leçon à propos de la « tricherie ».



Cet homme qui se dit honnête en apprend sur lui même. C'est à dire que, face à une situation où il se sent dépassé, il est prêt à faire des choses malhonnêtes pour sa fille. Malheureusement cet acte le rattrape et le met dans une situation délicate où il risque de gâcher le peu de chance que sa fille a d'obtenir ce baccalauréat et de réaliser les rêves qu'il a pour elle.

J'ai bien aimé ce film car c'est une œuvre morale. La corruption n'est pas mise en valeur car elle n'est pas réussie et l'homme en paye les conséquences.

J'ai trouvé le film assez intriguant et j'ai été vite pris dans l'histoire ce qui m'as permis d’être attentif tout le long et de ne rien rater.

J'ai apprécié la détermination de Roméo le père de famille dans sa démarche, même si je l'ai trouvé malhonnête et un tantinet égoïste car, malgré la dissuasion que ses proches ont entrepris, il n'a pas cessé de rechercher à atteindre le but qu'il souhaitait atteindre pour sa fille.
2017/03/21 10:46 #ac66-463a-a286-7fd66e90fdff
Lycée René Gosse
Critique du film Baccalauréat réalisée par Océane KALT


Dans ce film, on peut voir l'histoire d'une famille roumaine avec la lutte d'un père qui utilise tous les moyens pour que sa fille puisse réussir son bac, et avoir une vie meilleure dans un autre pays.



Ce père amène sa fille tous les jours en voiture devant son lycée mais voilà qu'un jour il ne la dépose pas à l'endroit habituel et un drame va surgir… ce drame va remettre en cause la vie de cette jeune fille qui doit à tout prix passer son bac. Son père, très protecteur et angoissé à l'idée que sa fille loupe son bac, est prêt à tout, jusqu'à remettre en cause sa propre honnêteté. Pour lui, rester droit ne compte plus, seul le résultat compte. Il va donc se laisser embarquer dans des magouilles et dans la tricherie qui vont l'amener à de sérieux problèmes.

Car dans ce pays, il semble tout à fait possible de passer son baccalauréat grâce à la corruption.

Ce film a été pour moi une prise de conscience sur la société roumaine. Malgré sa longueur (plus de deux heures ) et sa lenteur, j'ai compris le message qu'essaye de nous faire passer le réalisateur à travers cette histoire et ces personnages.
2017/03/21 22:04 #a060-46d8-b4ac-38a68dbdd181
Lycée Léonard de Vinci
Le Procès de Baccalauréat, de Cristian Mungiu

Distribution :

Juge
Adrian Titieni : Roméo
Maria-Victoria Drăguș : Eliza, la fille de Roméo
Lia Bugnar : Magda, la femme de Roméo
Malina Manovici : Sandra, la maîtresse de Roméo
Vlad Ivanov : l’inspecteur en chef
Andrici : Marius, le petit ami d’Eliza
Avocat de Roméo
Avocat de l’accusation
Membre du jury

La scène pourrait se passer dans un tribunal d’une ville de Transylvanie, avant les résultats du bac

Juge
Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour décider si l'accusé Roméo est un imposteur ou non. Monsieur le procureur, pouvez-vous nous rappeler ce qui est reproché a l'accusé ?

Procureur
Roméo est soupçonné d'avoir volontairement voulu tricher pour les notes du bac de sa fille afin qu'elle obtienne une bourse pour une université anglaise. Sa fille a subi une agression quelques jours avant de passer son baccalauréat, remettant en question ses aptitudes à réussir cet examen, notamment en raison d’un bras dans le plâtre.

Juge
M. l’Avocat de la partie civile, c'est à votre tour de parler. Quelles preuves avez-vous contre Roméo ?

Avocat de l’accusation
Tout d'abord, les agents du procureur en enquête sur une autre affaire ont dû mettre sur écoute Roméo, et ainsi ils ont pu écouter une conversation montrant que Roméo et le directeur du lycée ont passé un accord sur une copie, dont les trois derniers mots de la première page devaient être rayés pour qu’elle soit reconnue par le correcteur.

Juge
J'appelle maintenant Magda à la barre !

Magda
Bonjour, alors…euh… (se tournant vers Roméo) mon mari a passé un accord avec le directeur afin de permettre à ma fille d'aller dans cette université anglaise. Il l'a fait par amour, il a fait passer ses rêves avant les lois, il ne voulait pas que sa fille finisse comme lui. Mais il ne s'est pas rendu compte que sa fille était assez grande pour faire ses choix toute seule.

Juge
Merci, Madame. Roméo qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

Avocat de Roméo (coupant la parole à Roméo d'un geste du bras)
Mon client aimerait demander à son ex-épouse si cela s'était déjà produit auparavant. Est-ce la première fois qu'il commettait un acte transgressant la loi ? (Magda acquiesce) Voilà ! C'était la première fois. Ce n'est pas un récidiviste.

Juge
Maintenant, l'inspecteur en chef est appelé à la barre pour l’accusation. Il sera suivi de Marius pour la défense.

L'inspecteur en chef
Bonjour. L'autre jour Roméo est venu me voir pour connaître l'avancée de l'enquête sur l'agression de sa fille, et il m'a parlé du problème que posaient les résultats du bac. Alors, j'ai appelé un ami pour qu'il puisse l'aider, mais c'était juste pour lui rendre service. Moi, je n'y suis pour rien, seul Roméo est coupable.

Juge
C'est à votre tour, Marius.

Marius
Monsieur le juge, alors oui, Roméo m'a accusé d'être présent sur la scène d'agression et de ne pas être intervenu. Il a même essayé d’employer la violence. Mais il m'a montré a quel point il tenait à sa fille, qu'il la protégeait plus que tout au monde. Il a fait tout ça pour sa fille. Il ne veut que son bonheur et je partage son avis. Merci. (Il prend Roméo dans ses bras avant d'aller se rasseoir)

Juge
Merci. Je vais maintenant appeler Sandra pour qu'elle fasse part de sa vision des choses.

Sandra
Alors moi, je n'émets aucun jugement sur Roméo. Il a commis une infraction à la loi mais pour des raisons louables. Donc je ne le jugerai pas. Roméo s'est toujours bien occupé de sa famille. Il ne cherche pas à se faire remarquer, il ne joue pas le jeu d'un comédien. Il ne cherche pas à montrer ses bons actes, il les garde pour lui. C'est à vous de faire votre choix monsieur le juge et messieurs les jurés.

Juge
Merci Sandra. Nous allons maintenant écouter le dernier témoin. Il s'agit d'Eliza. Si vous voulez bien vous présenter à la barre, merci.

Eliza (d'un pas tremblant et avec une hésitation visible)
Papa…Merci pour tout ce que tu as fait pour moi depuis toujours. Merci de m'avoir transmis tes rêves, merci de m'avoir protégée, merci d'avoir pris soin de moi, merci pour tout… Mais je suis grande maintenant, je suis capable de prendre mes décisions seule, de me faire mes propres opinions. Tu as voulu t'assurer que je réussisse pour entrer dans cette université. Mais le voulais-je ? Je ne suis pas d'accord avec ce que tu as fait. Il y a toujours une solution, personne n'est jamais obligé d'utiliser les moyens illégaux, c'est ce que tu m'as appris et c'est ce que j'ai respecté…. Je t'aime papa mais… (regardant son père, en larmes) regarde le monde en face : je ne suis plus la petite fille que tu as besoin de protéger.

Juge
Merci Eliza, Roméo avez-vous un mot à dire pour votre défense ?

Roméo (se levant)
Monsieur le juge, j'ai fait ce que j'ai fait par amour. Vous me reprochez de trop en faire pour ma fille ? Mais si vous étiez à ma place, qu'auriez-vous fait ? Vous auriez laissé votre fille passer son bac dans cet état-là, juste après un choc ? Vous l'auriez laissée mettre sa vie en l'air alors qu'elle n'y est pour rien ? Ma fille n'est pas responsable de ce qu'il lui est arrivé. C'est une victime et personne ne l'a soutenue pour passer son bac, à part sa famille. J'ai cru que ce serait une bonne chose de l'aider. Apparemment, je ne l'ai pas vue grandir, je n'ai pas vu qu'elle pouvait prendre ses décisions toute seule. Je voudrais m'excuser pour tout. Marius, Magda, Sandra et surtout toi Eliza, je vous demande pardon. J'étais aveuglé par mes rêves qui ne sont peut-être pas les vôtres. Merci de m'avoir donné la parole.

Juge
Messieurs les jurés vont se retirer et délibérer. (Les jurés se retirent avant de revenir)

Membre du jury
Apres une délibération compliquée, messieurs les jurés et le juge ont décidé, à la majorité, de déclarer Roméo non-coupable !


Valentin Barbeau, 202, lycée Léonard de Vinci, Montaigu
2017/03/21 22:07 #f503-4fe4-b429-0fb8a1e0fd0d
Lycée Léonard de Vinci
Baccalauréat, ou Le Tartuffe malgré lui
Acte VI

Personnages :
Le juge
Roméo (Adrian Titieni)
Le procureur
L'avocat de Roméo
Eliza (Maria Drăguș)


Le juge
Faites entrer l'accusé. (Roméo entre, suivi de son avocat.) Je résume les faits : Roméo, vous vivez en Roumanie avec votre fille Eliza et votre femme. Votre métier de médecin vous permet de vivre correctement dans ce pays pauvre mais pour vous, il est hors de question que votre fille de dix-huit ans continue sa vie ici. Vous faites donc en sorte que votre fille adorée poursuive ses études dans un pays prometteur : l'Angleterre. Une école, là-bas, a déjà accepté Eliza grâce à son excellent dossier scolaire. Mais pour bénéficier d'une bourse, elle doit avoir dix-huit de moyenne minimum au baccalauréat. L'agression qu'elle subit la veille de l'examen remet alors ses résultats et son avenir en jeu. Vous ne respectez plus les valeurs que vous avez inculquées à votre fille, vous vous mettez à corrompre les examinateurs du baccalauréat.

Roméo
Ma vie est un drame totalement créé par Cristian Mungiu. Ce réalisateur vous a montré la vie d'un Roumain qui ne veut pas que sa fille fasse la même erreur que lui en restant en Roumanie et supporte la crise économique actuelle de ce pays.

Le procureur, se levant
Vous avez enfreint la loi! La corruption est interdite et punie par la loi !

L'avocat
Mon client était face à un dilemme. Sa fille devait passer son bac pour espérer partir étudier en Angleterre. Bien sûr, elle aurait pu ne pas le passer maintenant, attendre l'année prochaine pour se remettre tranquillement de son agression. Mais une chance pareille ne se produit pas deux fois. Est-ce que vouloir la réussite de sa fille est un délit ? Roméo, le pauvre homme, avoue lui avoir dit de tricher parce qu'elle devait réussir. Parce qu'elle mérite une vie meilleure loin de la Roumanie. Roméo, le pauvre homme, veut seulement le bien de tout son entourage. Et parfois, vous n'avez pas d'autres choix, vous êtes obligés d'oublier vos principes et de donner un coup de pouce au destin pour espérer avoir une chance d'y arriver. Il n'est pas le seul à avoir essayé de tricher, vous le savez très bien. D'ailleurs, certaines personnes ont cherché à le corrompre lui aussi, pour profiter de son pouvoir de médecin. Même notre gouvernement triche. Tout le monde triche.

Le juge
Nous allons écouter le témoin.

Eliza
Mon père m'a transmis des valeurs justes et droites mais je me rends compte aujourd'hui que tout cela ne me servira à rien si je reste dans ce pays. (S'adressant à son père.) Je t'aime Papa, mais je ne supporte pas la triche. Et je n'aime pas du tout l'idée que seuls ceux qui ont des contacts et des arrangements avec d'autres personnes bien placées puissent s'en sortir.

L'avocat
C'est malheureusement la façon la plus simple pour vivre dans ce monde compliqué.

Le juge
Ce message est bien pessimiste…

L'avocat
Mais il est réaliste. Et nous l'avons tous compris. Même Tartuffe l'avait compris.

Le procureur, à Roméo et Eliza
En effet ! Mais lui mentait pour profiter de l’argent d’une famille. C’était un excellent acteur ! Tout comme vous d’ailleurs. Vos scènes semblent tellement vraies qu'on croirait à votre réalité !

L'avocat
Je suis d'accord pour dire qu'on se sent au cœur de l'action. Les turbulences de la caméra portée à l'épaule donnent cette impression de perte d'équilibre, de fragilité et de réalité. Mais ces mouvements peuvent devenir désagréables puisqu'ils sont toujours présents.

Le juge, à Roméo
Avez-vous une remarque à ajouter pour défendre votre cause?

Roméo
Le temps est gris aujourd'hui.

Le procureur, qui soupire
Le pauvre homme !

Le juge
Comment ?

Roméo
L'atmosphère est sombre comme mon humeur. Le ciel est toujours couvert. C'est triste mais c'est la réalité ici. Je me rappelle la dernière fois que le soleil a éclairé nos visages. C'était le jour où toi, (s'adressant à Eliza.) ma fille, tu as reçu ton diplôme. C'était un rayon de soleil rempli d'espoir.

Le juge
Je comprends que vous ayez agi par amour pour votre fille unique. Vous vous êtes démené pour elle et cela me touche énormément. Vous montrez une histoire d'amour paternel magnifique. Cependant le tribunal doit rendre une décision. (Ému, il marque un temps d'arrêt.) Le tribunal vous reconnaît coupable de corruption. Toutefois, compte tenu des circonstances atténuantes, le tribunal vous dispense de peine de prison. Mais vous devez vous engager à ne plus jamais tricher pour quelque raison que ce soit.

Noémie Palardy, 202, lycée Léonard de Vinci, Montaigu
2017/03/25 10:39 #6ff9-43b4-b370-f3d5f9189ab2
Lycée Champlain
La confiance violée
Baccalauréat est un drame du réalisateur roumain Cristian Mungiu réalisé en 2016.
« Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux Sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille... »
Le film nous a d’abord paru terriblement ennuyeux parce que les scènes sont répétitives. Toujours les mêmes personnages à l’écran et une certaine prévisibilité quant aux évènements qui s’enchaînent… De plus, sa longueur : 2h06 min pour une intrigue somme toute assez simple nous a épuisés…
Ensuite, l’absence de lumière ou le « gris » de l’image trop sombre nous a maintenus dans un climat malsain et qui nous a mis mal à l’aise.
De même que les mensonges, les tricheries, la manipulation et la corruption nous ont refroidis : le père tient un discours d’honnêteté à sa fille, discours que lui-même ne respecte pas !
Aussi, l’extrême prévoyance du père, son dirigisme dans la conduite de la vie de sa fille et les liens fusionnels qu’il entretient avec elle nous ont paru augmenter ce climat délétère.
Enfin, nous avons trouvé la mise en scène exagérée : par certains côtés, les acteurs sur jouent, notamment, Eliza dans la scène de l’interrogatoire au commissariat.
4 mois 3 semaines et 2 jours : c’est le temps que nous a semblé durer le film ! Un temps infini…

Article rédigé collectivement par Christopher, Emmanuel, Isaac, Lassana, Lucas.D, Damien, Boubacar, Silvério, Ervin, William, Hamza, Warren, Robin, Mathieu, Jimmy, Lucas.T, Keny.
2017/03/26 15:21 #35e6-4987-88cf-5e10ae4a5fa0
Lycée Mézeray
"Baccalauréat" de Christian Mungiu, double vision de Clémentine

1968, Lasi, Roumanie, Christian Mungiu vient de naître dans ce pays qui, une trentaine d'années plus tard, l'inspirera pour ses longs-métrages. Son premier, Occident, passe inaperçu, à l'inverse de 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui décroche la palme d'or du Festival de Cannes en 2007. Dès 2012, il se détache de sa période Ceausescu, appelée ainsi car elle relate des faits inspirés de la Roumanie communiste sous la dictature de Nicolas Ceausescu. Il quitte donc ce cinéma-là, pleins de projets en tête dont celui de Baccalauréat.

Mais cela n'aurait peut-être dû rester qu'un projet car, oui, l'idée était plus que bonne : Eliza, jeune bosseuse acharnée est agressée à la veille d'examens importants. Cet événement la déstabilise et entrave son objectif qui est d'avoir la mention lui permettant d'obtenir une bourse d'études pour partir en Angleterre comme son père le souhaite tant. S'ensuit alors un enchaînement d'arrangements frauduleux du père qui s'enlise de plus en plus dans les mensonges.
Si le jury du festival de Cannes lui a décerné le prix de la mise en scène, j'opterai plutôt pour le prix de l'idée, car justement ce film au synopsis attractif ne correspond pas aux attentes de mise en scène du spectateur, lequel est bien vite déçu. Un rythme soit trop lent, soit trop rapide, qui ne trouve pas de juste équilibre. L'intrigue ne trouve pas le moment parfait pour se déclarer, soit il aurait fallu laisser le spectateur posséder l'image, lui laisser le temps de trouver sa place dans cet amoncellement d'informations ou soit, a contrario, le prendre de vitesse en lui imposant dès les premières secondes l'événement déclencheur et le faire se plonger au cœur de l'histoire.
Si vous vous attendez à une œuvre attentive au dérèglement moral d'une jeune femme traumatisée, vous assisterez à un tout autre scénario. On suit principalement Roméo, son père, chargé de la mécanique du drame. C'est lui qui, entre deux rendez-vous avec sa maîtresse dont il est le médecin et qui, elle, travaille au lycée d'Eliza, va avec un acharnement aveugle reporter tous ses rêves éteints sur sa fille.
C'est ainsi que ce film, en plus d'être une enquête policière, s'inscrit dans le registre du drame familial mais aussi de la critique sociale. Car non, le réalisateur n'avait pas pour but premier d'analyser et de fouiller les méandres de la psychologie humaine mais ceux d'une société pourrie par les arrangements. Ces petits trafics d'intérêts débutent par Roméo qui demande un service à un agent de police chargé de l'affaire, s'ensuit alors d'autres demandes en retour, pour en arriver à un député malade ayant le pouvoir de « soigner » les copies un peu faiblardes de la jeune fille.
Mais, en repensant à ce film, je ne lui reproche pas ses longs plans-séquences qui dévoilent la misère roumaine, non, je me reproche à moi-même d'avoir ce filtre, ou cette barrière, peu importe le nom que je lui donne, car son effet reste le même et ainsi m'empêche de juger ce film avec objectivité.
Dès lors, il faut tout reconsidérer. Non, l'image n'est pas plaisante; oui, les lumières blafardes accentuent la pâleur des visages ; oui, cette même lumière achève de rendre les paysages encore plus gris et mornes qu'ils ne le sont et ces structures en béton encore plus délabrées , mais c'est au spectateur, à toi, de travailler à ton tour sur ta perception des événements. Il faut délaisser les premières attentes qui planaient dans nos têtes, faire le choix de s'adapter et d'écouter, de prendre ce que les images ont à nous offrir et de comprendre, ou tout du moins essayer de comprendre ce que le réalisateur nous montre. C'est au spectateur de prendre le témoin, comme dans une course de relais, et c'est à présent à lui de réfléchir à cette relation père-fille, à ce monde manipulateur et manipulé qui entoure les protagonistes, mais qui nous entoure nous aussi, pour qu'à la fin le spectateur soit gagnant. Gagnant dans le sens où, victorieux, il a réussi à déceler la beauté de ce film, de ce qu'il dénonce, sans s'être laissé entraîner ailleurs par des défauts omniprésents dans la trame de l'histoire et qui, pour certains, feront barrage pour bien apprécier ces deux heures et huit minutes de cinéma.

Clémentine Miconi, 1ère L, LPO Mézeray (Argentan)


2017/03/27 10:32 #f6b0-495a-a21f-fe9f5226c65d
Lycée Le Corbusier
« Baccalauréat »:contrairement à ce que laisse penser le titre, c'est une histoire sur les réactions d' un père face au danger qui menace son enfant , et les problèmes qu' il doit surmonter de son coté .
On pourrait espérer une certaine tension , mais comme le personnage principal n' est pas celui qu nous intéresse on ne ressent pas grand – chose . Les plans sont bien sur soignés, maisons , très longs ,beaucoup trop longs : cela accentue l' effet de lenteur du film
de plus, ce film ne répond pas aux questions qu' il lève au début : qui est l' agresseur ? La victime le connaît- elle ?
Bref, un film dont je me serais bien passé !

VromantChloé
seconde communication visuelle
2017/03/27 10:33 #0436-416f-9395-ce78fa666421
Lycée Le Corbusier

l'incompréhension face à baccalauréat
le film «  baccalauréat » ne me parait pas si exceptionnel que cela : c'est un film ennuyeux, lent et sans vraiment d' action.
Je n' ai pas vraiment compris où voulait en venir le réalisateur : le film est presque exclusivement centré sur le point de vue du père, on ne sait pas qui estl' agresseur, et pour finir, il n' y a pas vraiment de fin .
Voilà un film qui me laisse perplexe

Lacroix Bénédicte

seconde communication visuelle
2017/03/27 10:34 #c14a-436f-a2a6-2a3b63e32ab3
Lycée Le Corbusier
"Baccalauréat" est un film roumain de Christian Mungi . C 'est l' histoire de Roméo , un médecin roumain qui met tout en œuvre pour s' occuper de sa fille . Mais Eliza se fait agresser et son diplôme nécessaire à son départ vers l' Angleterre , ne semble plus qu' un objectif inaccessible.
Un synopsis intéressant, mais un film lent très lent , des plans séquences qui n' en finissent plus et qui en feraient dormir plus d' un . Je ne parle pas de la musique inexistante et des silences infinis.
C 'est donc un film que je ne recommanderai à personne à moins de souhaiter que celle- ci ne meure d' ennui .

Aquilotti Alessio-
seconde communication visuelle
2017/03/27 10:35 #6d24-4c00-9e48-d729baac34ed
Lycée Le Corbusier
Première impression sur «  baccalauréat » : j' ai été déçu , vraiment très déçue
Pourquoi ? La réponse est simple .à la lecture du synopsis nous pensons que le personnage principal est une jeune fille , mais non le personnage principal c 'est le père . Du coup c 'est plus dur de s' identifier au personnage principal .
De plus nous avons vraiment très peu d' indications sur ce que ressent Eliza , et surtout, ce film est lent , très lent même.
Conclusion : je n' ai pas accroché ,mais c' est peut- être parce que je ne connais rien de la Roumanie ou parce que je suis trop jeune.

MacCamery Talia

seconde communication visuelle
2017/03/27 10:36 #5c32-492f-b95f-fb1d0da47798
Lycée Le Corbusier

Une intrigue interminable, un manque d' actions permanent , une confusion sur le personnage principal . Certes ce sont des éléments qui expliquent que Baccalauréat peut décevoir, mais je le conseille quand même pour les connaissances sur les conditions de vie en Roumanie, pour le lien protecteur qui unit un père à sa fille .

Sergeant Cecile

seconde communication visuelle
2017/03/27 13:49 #6a1e-4161-a5ab-abd1ddd5d495
Lycée Jean Prouvé
La terre promise

Baccalauréat est un film dramatique qui raconte l'histoire d'une jeune femme qui est victime d'une agression. Elle devait aller en Angleterre pour poursuivre ses études. Mais cette épreuve va remettre en question tous ses plans, et son père, qui est un homme droit, va aller à l'encontre de ses valeurs et principes pour assurer les rêves qu'il pense être ceux de sa fille. Mais elle ne l'entend pas de cette oreille et aimerait rester en Roumanie avec son copain.
Le film est bien construit, il y a des moments tristes, angoissants. Bien que ce genre de film ne soit pas le genre que j'aime, une histoire comme celle-là peut arriver à tout le monde. Le rôle du père est touchant, il s'est démené pour sa fille, il est prêt à tout pour elle, même si à la fin, il finit par abandonner. Les couleurs sont toujours tristes,sombres, ça ne change jamais vraiment. (noir,gris,blanc).
Florent Mansuy.
2017/03/27 13:50 #d6da-4cae-96d4-37b9e28de1bb
Lycée Jean Prouvé
Combat pour la vérité

Baccalauréat est un film roumain de Cristian Mungiu de type dramatique se déroulant en Roumanie. Ce film raconte l'histoire d'un père de famille roumain cherchant à faire rentrer sa fille à la fac en Angleterre. Mais, pour cela, elle doit avoir son bac afin d'obtenir sa bourse. Par malheur, elle se fait agresser, ce qui la traumatise. Suite à cela, elle a peur de rater son bac. Son père essaye donc d'acheter le bac par tous les moyens.
Le film n'est pas si émouvant que ce que l'on peut penser, malgré des petites scènes de stress vers la fin. Ce film est trop calme et les seuls moments où le film s'active c'est sur des scènes sans intérêt. Pourtant, le stress est présent, par exemple dans la scène de la poursuite entre le père et un suspect. Le film s'active à des moments sans intérêt comme dans la scène où on voit le train passer, et on peut voir des scènes inexplicables comme le fait que la fenêtre soit cassée ou encore la personne qui creuse un trou.

Fabien MARTIN
2017/03/29 10:24 #1d71-4cc5-9a34-fba339987aee
Lycée Jean Prouvé
Recette de cuisine: Un Bac Brulé

Ingrédients du Baccalauréat:
-Une cuillère à soupe d'eau.
-Une pincée de paysage roumain.
-100g de stress et de suspense.
-450g de révisions.

Enfourner le tout pendant 130min.

Laisser reposer la préparation, et vous obtiendrez un mélange parfait signé Cristian Mungiu .

Résumé de la préparation:
Roméo, médecin dans un hôpital en Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille,Eliza soit acceptée dans une université anglaise.Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu'une étape qui ne devrait pas poser problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux diplôme semble hors de portée...
Dégustation
Le film en lui même est très bien réalisé, l'histoire "tient la route" et colle parfaitement aux personnages ainsi qu'aux décors. En tant que spectateur, l'envie de savoir la fin de l'histoire nous garde "bien éveillés" et nous plonge dans une atmosphère stressante.


HAYEM Erwan
2017/03/29 10:50 #b5b4-489e-8e67-c7e9b9121f5d
Lycée Jean Prouvé
Un Bac compromis:


Ce film est réalisé par Christian Mungiu.
Les acteurs sont: Adrien Titieni, Maria Dragus et Lia Bugnar.
Le genre du film est un drame.
Dans ce film le père est nommé Roméo et sa fille Eliza.


J'ai apprécié ce film tourné dans une petite ville de Transylvanie en Roumanie car il montre l'esprit de famille.
Un père médecin qui ne cherche que la réussite de sa fille et qu'elle ait un bel avenir. Bien que la vie du père se dégrade,que la relation avec sa femme se complique car elle a été victime d'adultère,il garde espoir. Sa fille se fait agresser et refuse d'identifier l'agresseur. Il est prêt à payer pour que sa fille réussisse les épreuves du BAC. Elle ne pense qu'à partir avec son petit ami, prête à boycotter son père. Elle refuse de partir en Angleterre,hésite à se présenter aux épreuves mais finit par y aller.

Bodeving Guillaume
2017/03/29 16:55 #bf23-4d78-9134-2f7be765f7c0
Lycée Georges Colomb
Roumanie, 2016. Le pays est mené par la corruption et la pauvreté est partout sensible. Eliza, la fille de Roméo doit passer son bac, car elle est promise à de grandes études. Mais la veille de l’examen, Eliza est victime d’une agression.
Cristian Munghu nous fait passer clairement le message. Il expose dans son film une sorte de tableau de la société roumaine d’aujourd’hui. Le réalisateur semble ne pas vouloir prendre part à l’histoire. Il dresse entre la situation décrite et le spectateur une sorte de vitre. Le film ne cherche pas à déclencher des émotions mais utilise cette tribune du cinéma pour dénoncer le sujet abordé. La fiction semble d'abord un prétexte pour critiquer la Roumanie actuelle et ses dysfonctionnements. Et Munghu cherche à nous faire réfléchir plus qu'à nous faire éprouver des émotions envers ses personnages.
Tout d’abord, le réalisateur choisit de mettre en scène des personnages encore honnêtes mais usés par la vie dans ce pays. Roméo, le père d’Eliza va porter sur ses épaules un poids insoutenable. On nous le présente comme un homme perdu qui ne sait pas ce qu’il doit faire. Il n’est pas corrompu et ses proches le soulignent plusieurs fois dans le film. On comprend ses actions, elles peuvent nous paraître justifiées. Roméo est malgré toutes les difficultés, un héros du quotidien. Il représente l’homme lambda roumain qui essaye de se battre contre le système corrompu auquel il est confonté tous les jours. Il continue de se battre pour ce qu’Eliza mérite, se bat contre les injustices dont son pays fait preuve.
De plus, le réalisateur filme uniquement en plan-séquence, afin de rendre une impression de vie réelle, et d’accentuer en même temps cet effet de « mur » construit entre le spectateur et les personnages. C’est d’ailleurs grâce à cette technique que le réalisateur réussit à nous faire passer son intention, sans transmettre les émotions du drame classique.
Baccalauréat est, au final, un film qui nous renvoie irrités contre ce système roumain et cette corruption immorale qui prédomine.
Clara Monnain, Lycée Georges Colomb, Lure (Secondes Littérature et Société)
2017/03/29 17:00 #637e-4f18-a80f-b12f18f9315a
Lycée Georges Colomb
C’est un film roumain de Christian Mungiu. Il raconte l’histoire de Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, qui a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. La jeune fille, étant très bonne élève, n’a plus qu’à obtenir son baccalauréat et avoir une bourse. Mais Eliza se fait agresser et sa bourse semble brutalement hors de portée. C’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille.
"Baccalauréat", ayant reçu le prix de la mise en scène à Cannes et acclamé par la critique est un film qui m'a laissée de marbre. En effet le réalisateur n'a pas réussi à me toucher dans cette histoire qui raconte le système de corruption en Roumanie. Le film s'étire au fil des minutes. Je l'ai trouvé non seulement très long, mais je pense aussi que le scénario aurait pu être nettement meilleur. Quant aux acteurs, je les trouve peu crédibles et la réalisation m’a paru banale. La description de la société roumaine n'est pas suffisamment poussée. C'est au spectateur qu'il est demandé d'imaginer ce qu'il y a derrière des expressions anodines comme "on rend service", "il faut bien s'aider"... C'est rapidement assez lassant.
Luna Baer, Lycée Georges Colomb, Lure (Secondes Littérature et Société)
2017/03/29 17:08 #aec4-4a5a-815d-70cc1db64af9
Lycée Georges Colomb
Au cœur de la Transylvanie, Romeo mène une vie sans problèmes avec sa femme Magda et sa fille, Eliza. Mais un événement bouscule leurs réalités. Eliza subit un attouchement alors qu’elle se rendait à son lycée. Commence alors un véritable parcours pour son père, Romeo, prêt à tout les sacrifices pour trouver le coupable et permettre à sa fille de passer les épreuves du baccalauréat.
Réalisé par Cristian Mungiu, Baccalaureat nous montre une société roumaine encore bousculée par la chute du dictateur Ceaușescu. La population est corrompue. Tout est trafic et manipulation ce qui est le cas pour Romeo. La ville ou il vit est sale, grise. D’ailleurs tout est gris dans ce film.
Romeo se sent coupable de ce qui arrive à sa fille et est près à tout pour l’aider. Mais à cause de cette culpabilité, il perd tout et son parcours se transforme en descente aux Enfers… Pourtant, on ressent ce que subit Romeo. Malgré tous ses vices, on ressent de la pitié pour lui. Il voulait juste aider mais il se retrouve dans une spirale infernale dont il ne peut s’échapper .
On suit aussi le parcours d’Eliza, jeune fille studieuse mais perturbée par ce qui lui est arrivé. Son agression est la source continuelle des conflits conjugaux de ses parents et son moyen pour s’échapper est de passer du temps avec son petit ami. Elle représente la nouvelle génération qui veut s’enfuir loin de cet avilissement de la société.
Baccalaureat nous montre avant tout cette corruption. Les médecins, la police, les professeurs… Toutes les branches de la société sont corrompues et Eliza s’en rend compte. Le poids de la culpabilité est ressenti par le spectateur. Le long métrage nous montre malgré tout un avenir meilleur, un nouvel espoir. Baccalaureat est un film qui mérite grandement son prix au Festival de Cannes et qui nous emmène dans la Transylvanie profonde, telle qu’elle est réellement et non telle que l’on veut nous la montrer.
Benjamin Valquevis, Lycée Georges Colomb, Lure (Secondes littérature et société)
2017/03/29 17:21 #5db6-4744-8b0c-f0a3408159c2
Lycée Georges Colomb
Baccalauréat est un film réalisé par Cristian Mungiu, qui a remporté le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes de 2016. Le talent de Cristian Mungiu a été révélé grâce à 4 mois, 3 semaines, 2 jours, récompensé par la Palme d’ Or en 2007. Critian Mungiu est un cinéaste social et dans ce film, il dénonce surtout la corruption qui règne en Roumanie depuis la fin du régime du dictateur Ceausescu, intervenue en 1989. La corruption est donc le principal sujet de ce film. Il raconte l’histoire d’un père, médecin, dont la vie change subitement suite à l’agression de sa fille. Cette dernière était bien partie pour réussir dans ses études et partir à l’étranger. Mais cette agression bouleverse la vie de toute sa famille, dont celle de son père qui essaie par tous les moyens possibles d’aider sa fille, alors qu’il se sent coupable de l’avoir déposée plus tôt pour pouvoir rejoindre sa maîtresse, une de ses anciennes patientes.

Ce film, au sujet pourtant prenant et intriguant, est vide de sentiments et d’émotions. Je l’ai trouvé trop long pour le résultat qui nous est donné . A la fin, on ne sait pas exactement ce qu’Eliza fait. On devine qu’elle obtient son Baccalauréat mais on ne sait pas si elle part en Angleterre comme prévu ou non. On ne sait pas non plus ce que devient son père, et donc sa maîtresse. On ne sait pas même pas qui est l’agresseur d’Eliza, ce qui pourrait être une réponse utile à la compréhension du film. Ce film contient donc beaucoup de questions sans réponses, et finalement, il ne marque pas les esprits. Par le manque d’émotions, ce film nous laisse un énorme point d’interrogation quant au sujet traité. Est-ce qu’il nous parle de la société roumaine, du viol subi par Eliza, ou des études ? Il y a trop de pistes en même temps. Même si certains de ces sujets ne peuvent nous laisser indifférents à l'exemple du viol, on peut trouver ce film sans intérêt.
Mélina Rodriguez, Lycée Georges Colomb Lure (Secondes Littérature et Société)
2017/03/29 21:11 #d437-414f-9c72-486bec8570c8
Lycée Georges Leygues
AMBRUS LANSADE Félicie 1L
Critique de Baccalauréat

J’ai trouvé l’histoire intéressante, mais trop longue et sans rythme à cause des plans séquences et des dialogues beaucoup trop longs. Le spectateur perd toute son attention. Baccalauréat est une histoire pleine de suspens, on se pose plein de questions mais aucune d’elles n’est résolue à la fin du film.
Cependant, le film démontre bien le contexte de la Roumanie, ses problèmes sociaux. L’héroïne doit à tout prix obtenir une mention afin de se voir recevoir une bourse qui lui permettra de quitter la Roumanie.
Baccalauréat peut séduire un public plus âgé. Selon moi, les jeunes spectateurs comme les adolescents ne se sentent pas concernés.
2017/03/30 13:01 #81c4-496c-8190-78f0fa7e214b
Lycée Jean Prouvé
Une agression fatale

Le film "Baccalauréat" réalisé par Cristian Mungiu, nous raconte l'histoire d'Elyza, jouée par Maria Dragus qui passe tout son temps à réviser afin d'avoir le bac pour aller à l'université en Angleterre .
Mais suite à une agression, toute sa vie va changer, son père va se démener pour aider sa fille à avoir le bac .


Les premières impressions sont bien, le film est beau , l'histoire est assez bizarre à comprendre vers la fin , mais on sait qui a sûrement violé Elyza .

J'ai aimé le film car il y a tout le temps quelque chose qui se passe, j'ai pas vu le temps passer .
Benjamin VINOT
2017/03/31 10:25 #71d8-4348-bdc2-ca62e20fbf60
Lycée J. B. Poquelin
Critique de Clément, Laura, Nathan et Yacine (1ère Vente)

Le film est intrigant bien qu'un peu long. Il comporte peu d'action mais laisse planer plein de doute. Ce film nous raconte l'histoire d'une jeune fille qui doit passer ses examens (baccalauréat) mais qui suite à une agression sexuelle va sombrer. Son père va alors tout faire pour l'aider. Baccalauréat nous parle de la vie quotidienne en Roumanie, pays en crise où la corruption joue un rôle important. Roméo, le père d’Élisa, va justement basculer dans la corruption si présente. Il subit des pressions au quotidien (vitre cassée, essuie-glaces relevés...) sans que l'on sache vraiment d'où ça vient. Élisa semble à certains moments ingrate envers ce père qui veut la voir réussir son bac et partir poursuivre ses études en Angleterre.Mais au fur et à mesure du film, on s'aperçoit qu'elle essaie de faire sa place dans ce monde si malsain. La fin du film est un peut vague et n'apporte pas toutes les réponses, le réalisateur nous laisse plein d'interrogations. Cependant, la morale de l'histoire est que la corruption ne sert à rien et qu'il ne suffit pas de tricher pour réussir.
2017/03/31 10:34 #4e75-4d66-a276-a48b53297efa
Lycée J. B. Poquelin
Critique de Amine, Corentin et Jordan (1ère Vente)

Le film Baccalauréat est un film dramatique avec une histoire touchante qui parle d'une relation entre une fille(Élisa) et son père (Roméo). La fille qui doit passer son bac à la fin de l'année, se fait agresser près de chez elle. Le père, très protecteur, fait tout pour que sa fille réussisse dans les études. Mais depuis l'agression, leur relation est brisée et son père essaie de la récupérer. Le changement de comportement d’Élisa qui devient insolente, est dû à la surprotection de son père qui ne lui laisse pas assez de libertés. Roméo médecin, est prêt à tout pour que sa fille ait des bonnes notes au bac, ce qui semble compromis par l'agression. Il tombe alors dans la corruption est achète ces bonnes notes contre des services médicaux Malgré tout sa fille continue à s'éloigner...
Ce qui nous a plu dans ce film est l'intrigue car cette histoire peut arriver tout le monde mais malgré ça, le film nous a paru un peu long, avec des scènes ennuyantes et qui semblaient inutiles.
2017/03/31 11:31 #420c-44b9-8f08-07873d392677
Lycée A. Rimbaud
Ce film est un long-métrage réalisé par Cristian Mungiu, sorti le 7 décembre 2016.
Baccalauréat est un film dramatique. Il raconte l'histoire d'un père qui se bat pour sa fille qui a été victime d'une agression. Après ce drame, l'avenir d'Eliza reste incertain aux yeux de son père qui craint l'échec de son examen.

Ce film situé en Transylvanie exprime la pauvreté de la Roumanie à travers la vie du personnage principal et de son entourage.
Nous trouvons que l'ambiance du film reste sombre et angoissante tout au long de celui-ci. Le décor reste terne et mystérieux avec des plans objectifs. Le rythme du film augmente en crescendo durant la dernière demi-heure.

Pour nous le film nous fait réfléchir si nous nous positionnons à la place d'Eliza ou de son père. Ce film est adapté pour tous, enfants comme adultes.

David Martinez Gomez, Olympe Oulmann et Léna Pouliquen 2de7
2017/03/31 11:31 #93d2-4af5-a219-0543b8d98333
Lycée Mézeray
Mention bien pour Baccalauréat.

Après la palme d'or en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Cristian Mungiu, revient cette année avec le film Baccalauréat, qui a été récompensé par le prix de la meilleure mise en scène au festival de Cannes. Le réalisateur est un des chefs de file de la « Nouvelle Vague Roumaine » apparue au début des années 2000. Cristian Mungiu a évolué sous le gouvernement communiste de Ceausescu, voici la cause de sa réflexion dans ses films, il n'hésite pas à exposer les problèmes que ce gouvernement a laissés après sa chute qui remonte à une vingtaine d'années, cependant les progrès sont très lents à se mettre en place, ce qui suscite des frustrations auprès des Roumains.

Dès le début du long-métrage, on remarque que le personnage principal, Roméo, joué par Adrien Titieni, a tout pour être heureux, c'est un chirurgien d'une cinquantaine d'année, il trompe sa femme dépressive avec une jolie patiente attentionnée qu'il a opérée auparavant. Sa fille, Eliza, est une élève brillante, dont l'avenir est presque tout tracé, il ne lui manque plus que de décrocher son baccalauréat avec la mention très bien. Mais tout est trop beau...Quelques jours avant son examen, elle se fait agresser par un inconnu, mettant entre parenthèse sa réussite et ses études en Angleterre. C'est à cet instant précis que son père décide de mettre tous les moyens à sa portée, en œuvre, pour garantir les bons résultats de sa fille, ce qui entraînera peu à peu sa chute.

Nous voici partis pour environ 127 minutes d'exploration de la société roumaine d'aujourd'hui, le film tourne autour de la fraude, de la corruption, de relations malhonnêtes. Mungiu décrit son film comme une histoire universelle qui ne se focalise pas uniquement sur la société roumaine. Les dilemmes moraux qu'il pose sont ceux d'un homme de 50 ans, qui se pose des questions sur sa vie et sur celle de son enfant. Les questions d'éducation, d'avenir pour les générations futures sont au centre de ce film : faut-il rester ou partir de ce pays sinistré ? Tous les enjeux de ces propos, sont traduits par des moyens techniques, une atmosphère grise, une lumière extérieure comme intérieure glauque, peu diffuse, avec une gamme limitée de couleurs. Cette lumière souligne le mal, les traits qui se creusent, l'anxiété, les pensées sournoises, c'est le reflet de la réalité sans aucune clarté. Des regards, des paroles, des acteurs sincères, des scènes comme une rupture sans larmes d'un couple, un policier qui trouve tout à fait normal les arrangements que Roméo fait avec l'administration de l'examen, une discussion entre père et fille qui ne peut pas être plus sincère, tout cela montré à l'écran par des plans-séquences, moyens techniques très appréciés du réalisateur, les spectateurs sont alors très réceptifs à toutes ces émotions partagées.

Cependant, Cristian Mungiu le dit lui-même il a réalisé ce film « en pensant aux parents », ainsi toutes ces interrogations caractérisées comme étant celles « d'adultes » peuvent ne pas toucher les plus jeunes spectateurs. Les plans-séquences sont parfois trop longs, l’œuvre peut paraître trop complexe et trop réfléchie aux yeux de certains avec des fausses pistes et des énigmes qui rythment le film du début jusqu'à la fin, sans répit.

Baccalauréat reste tout de même un beau film sincère comme on aimerait en voir plus souvent, Cristian Mungiu et toute son équipe peuvent se féliciter de ce travail mené avec une extrême précision notamment sur la mise en scène et la réflexion liée au scénario : bravo !

Laury FORTIN, classe de 1ère L, LPO Mézeray (Argentan)
2017/03/31 15:48 #dccb-4b18-ae86-540593e9bd4c
CEPMO
Critique de Maya Crosby Emery, élève de 1L du CEPMO de St Trojan :

Tout d’abord, je n’ai pas apprécié le film en son intégralité pour de nombreuses raisons.
Pour commencer la situation du personnage principal est paradoxale car au vu du titre on s’attend à voir la fille, Eliza, durant tout le film. Mais en fin de compte le personnage principal est le père. Tout est très ambigu et c’est difficile de tout suivre. En effet, au début du film une vitre de la maison est brisée et à partir de ce moment-là, la vie des personnages et surtout la vie d’Eliza est chamboulée.
L’histoire de son agression reste floue et n’est pas discutée du tout ou très peu. La scène dans le commissariat où elle s’apprête à raconter son agression au policier, qui demande au père et aux autres personnes présentes dans la salle de partir, est véritablement frustrante. En effet, la caméra suit le père et l’autre officier et non la fille. Ça montre que l’histoire cherche à être étouffée. C’est aussi ce qui cherche à être démontré, lorsque le père met une sorte de « pansement » sur la vitre cassée pour la réparer. On peut faire le parallèle avec Eliza et son histoire d’agression qui est constamment cachée.
Même l’histoire de l’agression en tant que telle n’est pas claire. Nous ne suivons pas Eliza et à chaque fois que l’on peut avoir une information sur ce qui s’est passé ça nous est retiré. On ne sait pas si elle a été violée ou pas. Le père affirme que non mais en réalité rien n’est justifié.
Au delà du fait divers tragique, c’est la pression qui est mise sur la vie de cette jeune fille qui est au centre de la narration. Car son père continue de lui rappeler qu’elle a ses épreuves de bac à passer et lui demande constamment comment elle s’en est sortie. En temps normal, une telle attitude venant d’un parent fait sens, mais dans ce cas exceptionnel, cette réaction me paraît surréaliste. Après son agression, elle se retrouve en difficulté pour écrire et son choc post-agression est présent. Or, même après cel,a il continue à la pousser pour réussir son examen. Il lui rappelle que sa réussite détermine si oui ou non elle partira à l’université en Angleterre et à chaque fois que le père essaye de trouver des solutions pour la réussite de sa fille c’est ce qu’il emploie comme arguments. Sa fille lui sert juste de pion dans un jeu bien plus grand qu’est la vie, la vie dans une société roumaine remplie de corruption. Même si l’on sait qu’il aime sa fille puisqu’il est prêt à mettre en jeu son honneur, il le fait quand même pour éviter que sa fille fasse les mêmes choix, ou plutôt les mêmes erreurs, que lui et sa femme ont fait auparavant. Finalement c’est bien le protrait d’une société corrompue qui est faite, au point que tout sentiment paternel s’efface au détriment d’Eliza livrée seule à sa souffrance.
De plus la relation mère-fille est forte, même plus forte que celle père-fille, car la mère ne voit pas les choses du même point de vue que le père. Elle veut laisser sa fille vivre, la laisser faire ses choix et elle donne l’impression de savoir toute l’histoire de l’agression et là encore une fois on bloque en quelques sortes la mère aussi car elle n’est pas souvent présente non plus, du moins juste pour être en conflit avec le père et pour être la pour sa fille.
Au moment où la vitre de la voiture est brisée, un autre enchainement d’évènements se produit. La grand-mère d’Eliza tombe malade, Eliza se rebelle, son copain est beaucoup plus présent dans la vie de sa fille qui remplace presque le père, sa maitresse est supposément enceinte… et la liste continue. Le monde du père s’effondre encore plus rapidement comme si ses nombreuses facettes et les mensonges qu’il a accumulés lui retombent subitement dessus et ça nous perd un peu trop dans le fait que trop de choses se passent en même temps et on se retrouve dans une certaine angoisse, un stress, dans une situation où on n’as plus de contrôle sur rien et que tout ce que l’on fait est inutile. Autres éléments du film que je n’ai pas appréciés, au début la camera à l’épaule et le bruit constant du téléphone qui sonne. Au début ça va, on comprend que le père reçoit un appel, on se dit que ça va passer. Mais, la sonnerie du téléphone revient souvent ce qui amplifie ce sentiment de ne pas savoir ce qui se passe exactement, les choses que l’on ne comprend pas pourquoi ça se passe ou pourquoi eux etc. C’est un élément qui rajoute encore à notre frustration et à notre incompréhension des choses. Les « pourquoi ? » qui me reviennent durant le film étaient : pourquoi leur vie a été brisée ? Es ce qu’ils étaient visés ? Pourquoi les chiens ? Quelle est leur signification ? Va-t-elle trouvée justice à la fin ? Et enfin celle que je pense que l’on s’est tous posé à la fin : va-t-elle avoir son Bac ?
2017/03/31 16:49 #076e-430b-acde-e1362dcd8cdb
Lycée P. Picasso Périgueux
Une fin qui nous laisse sur notre faim


Malgré son Prix de la Mise en scène du festival de Cannes 2016, ce film dramatique peine à captiver. En effet l’histoire, bien que réaliste sur la Roumanie d’aujourd’hui, n’en finit pas.



Le spectateur a l’impression de rentrer dans une spirale sans fin.



Quand les problèmes des personnages prennent fin, du moins c’est ce que l’on pense, ils recommencent de plus belle et donnent une impression d’infini qui ne passionne guère.



En effet dans ce film nous sommes submergés par une survenue constante de problèmes qui sont dus notamment au problème ancré au cœur de la Roumanie, comme la corruption. Roméo, le père, ne cherche depuis le début qu’à acheter le diplôme de sa fille.



On peut voir sur certains plans fixes les habitats des personnages dans les quartiers de la classe moyenne, ce qui nous renvoie à la crise économique du pays.



Des surplus de difficultés donc. Entre la vie de famille qui part en lambeaux, les problèmes de violence au sein de la cité, les problèmes de relations qui dans le couple de parents persistent. Eliza, de son côté, passe son bac dans une ambiance particulière entre son récent viol, les problèmes de santé de sa grand-mère, ainsi que les aventures de son père.



Tout ceci nous met dans une surcharge de complications, certes à l’image du pays mais qui rend l’histoire indigeste.



Etait-ce l’intention de l’artiste ? Montrer qu’il y a de nombreux problèmes politiques au sein de la Roumanie qui ne sont pas près de s’arrêter ?



Certes, mais cela nous plonge dans une attente interminable, pour qu’au final, il n’y ait pas vraiment de solutions claires à leurs problèmes, à l’image de ce qui se déroule dans ce pays.



En dépit de cette histoire » au ralenti « , le film nous plonge bien dans la société roumaine et le réalisateur a su utiliser des couleurs tristes afin de nous plonger dans cette ambiance dramatique.



Romane, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux



2017/03/31 16:52 #e7d8-4cdb-acf6-d1acea7f6a28
Lycée P. Picasso Périgueux
Corruption et tricherie

De l’émotion, du drame, des larmes et de la joie, la bande-annonce nous portait à croire cela. Malheureusement, ce fut une grande déception ! Des scènes perverses, trompeuses et étranges.

Nous sommes plongés dès le début dans un décor sombre et terne et comme à son habitude, Cristian Mungui, le réalisateur, nous montre la situation désastreuse de la Roumanie de l’après Ceausescu. Mais cette fois-ci, la corruption qui règne en Roumanie sera son sujet.

Presqu’aucune évolution n’est visible dans l’ensemble des personnages. Nous ne saurons jamais pourquoi certaines scènes ont eu lieu. Plusieurs intrigues restent incompréhensibles comme les scènes où il des pierres sont jetées dans les vitres et le pare-brise.

Au final, nous ne comprenons pas que ce film ait remporté un prix.

Cendra et Noémie, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/31 16:53 #6589-4352-ad25-cfa7efecb218
Lycée P. Picasso Périgueux
L’amour d’un père pour sa fille

Le film est porté par Roméo, le père de famille, essayant de corrompre les résultats du baccalauréat de sa fille Eliza, pour que cette dernière puisse fuir la crise économique et sociale de son pays, la Roumanie. Elle souhaite en effet intégrer une université anglaise. Ce pays ne propose pas assez de travail aisé et bien payé, la sécurité n’est pas renforcée à cause des troubles politiques et religieux. Le réalisateur nous montre un pays pauvre et rempli de personnes malhonnêtes.

Eliza, excellente élève dans son lycée, se fait agresser ce qui changera le cours de l’histoire. Déstabilisée et découragée, elle a du mal à se concentrer lors des épreuves qu’elle doit passer. Son père décide donc de corrompre les résultats de sa fille et passe un marché avec le correcteur de l’épreuve restante.

Entre l’agression de sa fille, la maladie de sa femme, qu’il trompe et la corruption tout au long du film, nous nous trouvons un peu perdus dans tous ces évènements qui chamboulent leur quotidien. Malheureusement la fin sera, pour nous spectateurs, décevante. Beaucoup d’énigmes non résolues nous laisseront sur notre faim.

Le réalisateur Cristian Mungiu laisse notre imagination se développer et souhaite que les sentiments des acteurs soient réservés. Les images sont sombres et montrent la misère dans laquelle vivent ces personnes.

Ce qui nous a déplu dans ce film, ce sont les sentiments et les émotions cachés des personnages. Nous trouvons le père très obsédé par la réussite de sa fille et le déménagement de cette dernière. Pourtant, il ne montre pas assez ce qu’il ressent. En ce qui concerne sa fille, nous ne la trouvons pas réellement chamboulée ou triste comme nous l’aurions pensé. La mère paraît blasée, nous ne la voyons pas beaucoup s’impliquer dans l’histoire.

Le climat du pays en lui-même, les tensions politiques et religieuses peuvent expliquer les réactions des parents d’Eliza. Ce père se rend compte qu’il vit dans un pays avec beaucoup de difficultés et ne souhaite pas que sa fille vive dans de telles conditions. Sa mère au contraire semble avoir accepté son sort.

C’est pour cela que ce film nous a fortement déplu et nous n’arrivons pas à comprendre que le réalisateur ait choisi de ne pas mettre de fin à tous ces problèmes.

Marie B. et Mélissa, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/31 16:55 #3cf8-480d-901d-d75a824569a1
Lycée P. Picasso Périgueux
Une épreuve à réussir

Baccalauréat, réalisé par Cristian Mungiu, déjà primé pour le film 4 mois trois semaines deux jours, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2016 où il remporte le Prix de la Mise en scène. Nous nous attendions donc à un film de qualité. Or, pour moi, cela n’a pas été le cas. Ce fut une vraie déception.

Je n’ai pas aimé le jeu d’acteur du père, qui est beaucoup trop envahissant dans la vie de sa fille qui doit passer le bac. Ceci se passe toujours dans une ambiance très pesante, avec des couleurs sombres.

Ceci est à l’image de ce qui se passe en Roumanie. Le réalisateur veut dénoncer la situation actuelle de son pays qui est en crise économique, c’est pourquoi il utilise des décors ainsi que des couleurs tristes.

De plus, la situation de cette famille n’est guère joyeuse : le père Roméo trompe sa femme Magda, celle-ci est donc dépressive.

Prêt à tout pour que sa fille Elisabeth obtienne le bac, Roméo va jusqu’à tomber dans le travers de la corruption, le véritable sujet du film. Et cela en devient malsain.

Même si ce sujet, proche de notre réalité de lycéens, aurait dû nous intéresser, nous ne partageons aucun des sentiments des acteurs et c’est donc compliqué pour nous de se plonger dans le film.

Inès, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/31 16:56 #6273-48b1-ad8c-2fb3c81c724a
Lycée P. Picasso Périgueux
Mention corruption

Baccalauréat est un film réalisé par Cristian Mungiu. D’après moi, ce film ne mérite pas le prix reçu au festival de Cannes.

L’histoire colle parfaitement avec la situation et le contexte social de la Roumanie après la chute de Nicolae Ceausescu, l’ex-dictateur du pays. En voyant le film, j’ai ressenti de l’ennui dû aux couleurs grisâtres, au scenario sans grand rythme et à une banalité ahurissante.

Cristian Mungiu utilise le même style sur plusieurs autres films qu’il a lui-même réalisés comme 4 mois ,3 semaines, 2 jours, car les deux films se passent en Roumaine toujours dans le contexte difficile du pays. On voit également les problèmes sociaux et économiques.

Dans les deux films, on retrouve cette même sensation d’ennui et de banalité. On peut également sentir le climat ambiant à travers les couleurs gris, blanc et noir qui pourraient nous faire penser au climat chaotique que subissent les Roumains avant la révolution du pays en 1989. En effet à cette date, le dictateur Nicolae Ceausescu et de sa femme Helena, tous les deux arrêtés avant qu’ils n’aient eu le temps de s’enfuir, vont finalement être exécutés et la vidéo prise durant leur exécution diffusée sur toutes les télévisions du monde.

Mon avis reste négatif sur ce film, malgré tout ce que l’on peut apprendre sur le pays, car pour moi, la fin ne nous apporte pas les réponses aux questions que je me suis posées durant la projection. Nous ne savons pas qui est l’agresseur, si finalement Eliza décide de partir à l’université et si la police finit par découvrir la vérité détenue par un notable hospitalisé.

Mélaine, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/31 16:58 #815b-4071-93e3-44a563bad899
Lycée P. Picasso Périgueux
Tricher n’est pas jouer

Le film Baccalauréat a été primé en 2016 à Cannes comme beaucoup de films de son réalisateur Cristian Mungiu. Cependant, on s’attendait à mieux !

Ce film nous a déplu. Le rythme était plat car il n’y avait que des dialogues filmés par une caméra fixe ce qui provoquait l’ennui et une ambiance pesante.

Les couleurs pâles n’attiraient pas le regard ce qui correspond à l’atmosphère ambiante due à la crise économique de la Roumanie.

En effet, à cette époque la Roumanie est en crise, les manifestants veulent un décret assouplissant la législation anticorruption. La population demande la démission du premier ministre.

Les acteurs qui restent sans aucune expression, donnent aux spectateurs un aspect de spirale sans fin.

De plus les plans sont trop éloignés ce qui nous empêche de nous intéresser aux personnages et à l’histoire du film.

Le film est de plus énormément basé sur le mensonge : le père qui trompe sa femme, le père qui vise à amadouer le lycée pour que sa fille obtienne le baccalauréat.

Tous ces aspects ont contribué à notre absence de plaisir face à ce film.

Tessie, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/31 17:01 #6aa5-48ce-8675-76e5cca3328f
Lycée P. Picasso Périgueux
Parfois, on peut se tromper !

Le film roumain de Cristian Mungiu, Baccalauréat, est une grande déception pour nous, malgré son Prix de la Mise en scène à Cannes.

Long, ennuyeux, inintéressant, une histoire banale et surtout trompeuse, c’est tous les adjectifs qui qualifieraient ce film.

Très peu d’action, de mouvement et aucun sentiment n’est retransmis au spectateur par les acteurs. Il y a beaucoup de scènes sombres dans le film, peu de moments ensoleillés.

Nous n’avons absolument pas aimé ce film et nous ne le recommandons pas.

Le film ne suit pas du tout la bande-annonce, celle-ci est très bien faite et les scènes sont bien choisies, mais le film lui est monotone et ennuyeux.

Pourtant le film montre la pauvreté et la misère qui règnent dans ce pays à cause du dictateur Nicolae Ceaușescu. Actuellement, la colère gronde en Roumanie. Chaque soir, ils sont plus nombreux à manifester contre l’ordonnance gouvernementale qui modifie le code pénal afin de blanchir les politiciens condamnés ou poursuivis pour corruption. Jamais le pays n’avait connu une telle mobilisation depuis 1989, mais le gouvernement et le Parti social-démocrate restent pour le moment intransigeants.

Teddy et Fabien, 1SPVL, Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/04/01 00:27 #5681-4aa8-85ba-900410442f09
Lycée G. Apollinaire
Josephine Diakhate, 1ES2, Lycée Guillaume Apollinaire

Entrevista sobre la corrupción:

Periódico :

Hola y bienvenidos a este nuevo número de Cinéactu. Hoy tenemos el placer de acoger entre nosotros al gran cineasta Cristian Mingiu, palma de oro en 2007 con « 4 mes, 3 semanas, 2 días ». Vuelve con « Baccalauréat » una historia originalmente rumana pero con resonancias universales.

Critian Mingiu entra

Periódico :

Bienvenido en nuestro plato

Cristian Mingiu :

Todo el placer es para mí

Periódico :

Su nueva película acaba de ganar premio de la puesta en escena. Evoca en gran parte el tema de la corrupción en la sociedad rumana. Qué puede decirnos ha propuesto de esta temática ?

Critian Mingiu :

No soy muy optimista , en este momento en Rumania, hay un tipo de ansiedad social y depresión que viene del hecho de que muchas cosas todavía no están resueltos. De hecho, no es fácil sobrevivir en esta sociedad…

Periódico :

Ah… comprendo, sin embargo se abordan otros asuntos también, puede decirnos algunas palabras sobre ellos?

Critian Mingiu : Por supuesto hablo mucho de la corrupción en Rumania , la cuestión de la possible relación entre la sociedad y el compromiso. Pero más allá de esta cuestión, quise una película sobre la relación entre los hijos, los padres y la verdad.

Periódico :

Habla de la relación entre padres y hijos, particularmente de Romeo y Elisa, Puede Romeo simbolizar el típico padre rumano, tratando de legimitar, perdonar la corrupción por el futuro de sus hijos?

Critian Mingiu : Por encima de todo, debe saber que la generación de Romeo, la mía, la que vivía bajo el comunismo de Ceaussescu, había llegado a encontrar normal lo de actuar deshonestamente, por último, un poco como si fuera su estado incluso. Esta generación vivió desordena y deshonestamente todos la días ; no estoy tratando de legitimar la corrupción, sino de darle un aspecto real, al menos en Rumania. Desde mi punto de vista acerca de la gente de mi generación, uno de los problemas más importantes que podían tener como padres en aquella época, era hablar a sus hijos, utilizando un discurso moral con ellos. Romeo es simplemente un padre en dificultad.

Periódico :

Por lo tanto, no es erróneo decir que su película está inspirada de un cotidiano verdadero?

Critian Mingiu :

Por supuesto, mi película concede importancia a la realidad, pero la historia es contada desde el punto de vista del personaje principal. Y nada debe distraer al espectador del flujo de acontecimientos para que saque sus propias conclusiones. Si la película tiene éxito porque permite reflexionar sobre sus propias opciones de vida, sus mentiras o sus decisiones pasadas, será una ventaja maravillosa.

Periódico :

Vale, para volver al tema principal, el final plantea dudas sobre la moralidad de su película, quizás tenga una respuesta clara y neta que darnos ?

Critian Mingiu : En Baccalauréat, en efecto, hay un caso clásico de corrupción vinculada a cualquier sistema de intercambio de favores, sino que también funciona como cuestiones más privadas. Son estas cosas que Romeo podría haber evitado ? Por qué se disminuye, el individuo prevalece sobre el impulso colectivo ? Y que hizo finalmente transmitir a su

hija ? Yo no tengo necesariamente la respuesta, y seguramente ninguna solución que ofrecer. Pero estas son cuestiones que parecían importante estudiar. Por último, la respuesta a todas estas preguntas será suya.

Periódico :

Hermosa frases para terminar, muy bien, gracias Critian Mingiu por aclarar a nuestros televidentes acerca de su película hermosa y conmovedora que es « Baccalauréat ».Espero verla pronto, y porque no hay otra película tan bella como « Baccalauréat ».

Cristian Mingiu :

De nuevo todo el placer era para mí, a la próxima vez espero

Periódico :

Recuerdo que Baccalauréat está actualmente en todas las salas de ciné, disfrutad de un salida para ver esta obra maestra, gracias por estos 15 minutos con nosotros. Era Cinéactu, hasta la próxima !
2017/04/10 18:17 #d26f-4442-9492-ec5745a7bb0a
Lycée Rostand
Baccalauréat

Baccalauréat est un long métrage du réalisateur Cristian Mungiu, sorti le 7 décembre 2016. C’est un film roumain, sous-titré en français. Les acteurs principaux sont Adrian Titieni qui interprète le rôle de Roméo et Maria-Victoria Dragus qui joue le rôle d'Eliza, la fille de Roméo. Ce film a remporté le prix de la mise en scène au festival de Cannes 2016.

D'après nous, le film était assez long, l'histoire a pris du temps à commencer, et l'agression d’Eliza était assez rapide… dès les première séquences du film, on se pose beaucoup de questions, car on peut voir dès le début que Roméo trompe sa femme avec Sandra (une institutrice de jeunes enfants) Eliza n'est pas au courant de la double vie que mène son père et sa mère ne dit rien face à cela. Au début du film, Eliza subit une agression : elle est donc blessée, mais le problème est qu'elle doit passer le bac quelques jours après, et son père veut qu'elle ait d'excellentes notes pour pouvoir partir à l'étranger et avoir une meilleure vie que celle qu’elle aura en Roumanie. Mais comme elle est blessée au bras, elle va avoir besoin de plus de temps pour passer le bac… c’est pourquoi Roméo va se débrouiller pour organiser une sorte de tricherie : il fera en sorte que le correcteur reconnaisse la copie de sa fille lors de la correction… Il conseille ainsi à Eliza de barrer les trois derniers mots de sa copie d’examen.
Et nous allons nous rendre compte qu'il ment à plusieurs reprises. Roméo va essayer de trafiquer les notes et la durée des épreuves de bac d’Eliza afin qu'elle puisse avoir la meilleure note possible.
Et, pour se justifier, avant qu'elle passe le bac, il a dit à la mère d'Eliza que tout le monde triche au bac… alors que c'est faux, c'est donc un autre mensonge.
Encore une fois Roméo va mentir, à propos des résultats des analyses de sang de sa mère : il a enlevé des papiers pour que sa mère ne se rende pas compte qu'elle est très malade et qu'elle peut mourir à tout moment. Roméo cache également à Eliza qu'il mène un double vie, mais Eliza l'apprend et elle réagit très mal : elle en veut énormément à son père.
Mais il y a aussi le fait que Eliza grandit et qu'elle décide de perdre sa virginité avec le garçon qu'elle aime, elle ne l'a dit à personne, mais son père le découvre lors des examens médicaux après l’agression… Roméo n'a pas l'air très joyeux de l'apprendre… Encore une fois, Roméo ment à la mère d'Eliza quand elle lui dit : « Tu viens d'où ? » et qu'il répond « De l'autre aile de l'hôpital » alors qu'il était chez Sandra. On peut remarquer que Roméo ment à presque chaque scène et que nous avons l'impression qu'il croit à ses propres mensonges.

Ce film n'est pas le genre de film que nous allons voir habituellement, nous ne l'avons pas aimé. Ce film est décevant, car il y a un suspense durant tout le film à propos de l’agresseur, qui finalement n'est pas résolu et nous ressentons une certaine frustration de ne pas pouvoir connaître le coupable de l’agression, mais aussi de ne pas savoir s’il a pu être puni par la justice ou non. Nous aurions également aimé savoir ce que les personnages du film deviennent. Pour notre part, nous ne vous conseillerons pas d'aller voir ce film, car nous avons eu du mal à suivre l’histoire, car il fallait à la fois lire les sous-titres et regarder les images. Le fait qu’il y ait beaucoup de mensonges a pour conséquence que nous, spectateurs, nous nous perdons entre la réalité et les mensonges racontés par Roméo.

ELISABETH Clémence - KURTZ Lisa – 2nde 6 – lycée Jean Rostand – Caen
2017/04/12 21:01 #8729-4c84-97a2-dee0f10ef99f
Lycée J. B. de Baudre
Baccalauréat




Baccalauréat est un film roumain réalisé par Cristian Mungiu.

Ce film parle d’une adolescente, Eliza, qui va passer son bac. Très bonne élève, elle a toutes les chances d’avoir une bourse pour partir étudier en Angleterre. Son père, médecin veut à tout prix que sa fille quitte la Roumanie, seule possibilité selon lui pour qu’elle réussisse dans la vie. Mais Eliza se fait agresser à proximité de son lycée peu avant son bac. Elle est blessée et choquée. Son père va chercher à trouver qui a pu faire du mal à sa fille, il ira même jusqu’à accuser son petit copain. Après cette agression, la vie d’Eliza bascule, son rapport à ses parents et à ses études change. Son père, lui, est prêt à tout pour qu’elle obtienne sa bourse, y compris à plonger dans la corruption.

Mais Eliza veut-elle réellement quitter la Roumanie ? Son père ne cherche-il pas à trop la protéger ?

Ce film est plein de rebondissements, plein de questions dont on n’a pas les réponses. A nous de les imaginer.

Baccalauréat est également intéressant par ce qu’il nous montre de la Roumanie, de la corruption qui y est très présente et de la lutte quotidienne des gens. Il nous touche par ce qu’il dit de ses personnages, à l’image de ce père qui, en voulant tout contrôler, finit par être débordé et ne plus rien maîtriser dans sa vie.





Manon Euriat

Laurine Troubat

2017/04/14 16:52 #8e23-4be2-ad82-9a9570c719bb
Lycée Bonaparte
Baccalauréat est un film roumain réalisé par Cristian Mungiu, sorti en décembre 2016 dans les salles françaises. Il a été récompensé par le Prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes.

Ce film relate l’histoire d’un père et sa fille dans une ville de Roumanie où la crise économique sévit avec force. Roméo, simple médecin de la classe moyenne roumaine et sa femme Magda, malade, vivent modestement en Transylvanie. Ils ont placé tous leurs espoirs en leur fille, Eliza, afin qu’elle réussisse ses études, et qu'elle puisse quitter la Roumanie pour construire sa vie à l’étranger ; plus précisément en Angleterre où elle a déjà été acceptée dans une Université avec une bourse d’étude. Une seule condition pour pouvoir bénéficier de cette chance s’offre à elle : obtenir le diplôme du baccalauréat avec une moyenne générale de dix-huit. Malheureusement, Eliza se fait agresser la veille de l’examen et en ressort extrêmement fragilisée physiquement et psychologiquement. Elle doit néanmoins passer l’examen pour essayer de rejoindre l’Angleterre. Toute la vie des protagonistes se retrouve alors bouleversée...

Ce film critique avant tout la Roumanie moderne où les problèmes ne se règlent que sur fond de corruption avec l’exemple de ce père prêt à tout pour que sa fille ait une meilleure vie que lui, quitte à outrepasser les valeurs qu’il lui a inculquées. En effet, Roméo réalise un transfert de ses rêves et ambitions vers sa fille Eliza afin que celle-ci puisse les concrétiser. Cependant, cette dernière, malgré le traumatisme qu'elle a subi, va rester droite et honnête tout au long de son examen, au grand dam de son père. Elle décide ainsi de réussir son baccalauréat seule, sans l'aide que son père pouvait pourtant lui apporter grâce à différentes personnes haut-placées.

Face au personnage central du père, le spectateur se retrouve tiraillé entre émotion et rejet : sa dévotion envers sa fille est extrêmement touchante mais il se révèle prêt à tout pour que sa fille réussisse son examen. On retrouve là un personnage fin manipulateur, n'hésitant pas à utiliser corruption et mensonge aussi bien dans le cercle relationnel que dans le cercle familial. Ce personnage destabilise donc le spectateur qui voyait en lui le représentant de la loi, de la justice, de l'intégrité.

Tout au long du film, le spectateur se pose de nombreuses questions auxquelles les réponses ne seront pas toutes apportées, ce qui est bien dommage. Par exemple, on ne connaît pas l’identité de l’agresseur d’Eliza et on ignore si elle obtient le diplôme tant attendu. De plus, ce film est extrêmement long (2h08mn), avec une intrigue pouvant paraître ennuyante et sans aucun intérêt pour de nombreux spectateurs, malgré un excellent jeu d'acteur.


Nocchi Alicia
2017/04/15 09:05 #c1cd-4602-a820-dc69d42726bb
Lycée François Ier
ECKEL Chloé, 1 ES2


Un film énigmatique

Baccalauréat est un long métrage réalisé par Cristian Mungiu. Ce film dramatique roumain de deux heures huit est interprété par Adrian Titieni et Maria Dragus. Il fut projeté au cinéma pour la première fois le 7 décembre 2016. Dans son quatrième long métrage, Christian Mungiu nous propose une réflexion autour d’un malaise palpable en Roumanie depuis la chute du communisme en 1989. Ce cinéaste a souhaité montrer la volonté d’un père à changer le monde par l’intermédiaire de sa fille. Ce film est truffé de nombreux paradoxes. En effet, l’individualisme du père vis à vis de sa famille est mis en opposition avec avec sa solidarité avec ses amis. Pour son film déroutant, Cristian Mungiu a obtenu une récompense au festival de Cannes et fut nominé à deux reprises au prix du cinéma européen.
Romeo, médecin de Transylvanie, est très attaché à sa fille Eliza âgée d’à peine 17 ans. Tous ses espoirs se basent sur la réussite du baccalauréat de cette élève modèle. Malheureusement, elle se fera agresser et sera dans l’incapacité d’obtenir son diplôme. Romeo, cet honnête homme va tout mettre en oeuvre pour réaliser les rêves de sa fille. Le mensonge et la tromperie sont les maîtres-mots de ce scénario.
Commençons d’abord par les points négatifs. Lors des plans d’action ou de déplacement, la caméra est constamment saccadée, ce qui, dans un premier temps, empêche un bon visionnage du film et crée un malaise. De même, certains plans sont flous. En effet, lorsque Romeo se meut, l’objectif adopte la même cadence que de dernier, donnant l’impression d’un espionnage constant.
De plus, nombre d’informations sont inutiles car elles ne sont pas assez explicites pour le spectateur. On peut citer l’exemple au début du film d’une scène où l’on voit l’image d’un homme en train de creuser. Pourquoi cette image ? Est-ce le hasard ou bien une allégorie ?
D’autre part, le spectateur s’attend à visionner un film dont le sujet principal serait le baccalauréat comme l’annonce le titre. Mais il en est tout autrement. Pour ma part, ce fut déroutant. J’attendais effectivement que le héros du scénario soit un adolescent obnubilé et soucieux de sa réussite à l’examen et non un père de famille qui se batte pour changer la face du monde. Un paradoxe supplémentaire !
L’absence de musique ne m’a pas fait ressentir de grandes émotions. A mon sens la présence musicale aurait pu amplifier nombre de sentiments et états d’âme présents dans ce film comme la mélancolie, la tristesse voire la colère. En ce qui me concerne, je n’ai rien éprouvé devant le jeu des acteurs.
Malgré ce manque d’appréciations de ma part, j’ai tout de même repéré certains aspects positifs. En effet, Cristian Mungiu a réussi à démontrer à son spectateur que la vie en Roumanie est une tragédie tout droit sortie des antres de Platon. En effet, la violence et l’insécurité y sont omniprésentes, tout particulièrement lors de l’attaque de la voiture et de la maison de Romeo.
Par ailleurs, la détermination de ce père pour la réussite de sa fille fut, pour moi, particulièrement touchante au début de l’histoire. Mais il s’est avéré qu’au fil des événements, cette réussite scolaire était devenue nécessaire à ses intérêts d’ascension sociale.
En toute objectivité, je n’ai pas apprécié ce film malgré des scènes vêtues d’une belle intensité. Ce manque de liens logiques a été perturbant. Mais ce film reste une belle réflexion, tant sur le plan humain que sur le plan politique en Roumanie, que le réalisateur a suscité chez le spectateur.
2017/04/15 09:07 #6576-472a-a585-68edd37bc446
Lycée François Ier
Classe de ES2-L2

Un mal pour un bien



Baccalauréat est un film roumain réalisé par Cristian Mungiu en 2016. C'est un fil dramatique qui a reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2016. Les acteurs principaux sont Adrian Titieni (Romeo), Maria-Victoria Dragus (Eliza).
Ce film raconte l’histoire d’un médecin vivant dans une ville de Transylvanie. Avec sa femme, ils misent tous leurs espoirs en leur fille Eliza pour qu’elle puisse faire ses études supérieures à l’étranger. Celle-ci, très bonne élève, doit encore passer son baccalauréat, mais la veille de l’examen, elle est agressée, ce qui perturbe tous leurs plans.
Ce film ne m’a particulièrement plu, en revanche, j’ai trouvé que le jeu des acteurs était particulièrement travaillé, notamment celui du personnage principal qui joue le rôle d’un honnête homme en train d’apprendre la corruption, ce qui nous a bien fait comprendre le projet de l’auteur qui est de nous montrer la vie de la classe moyenne roumaine. Cela démontre bien que les problèmes économiques, politiques et sociaux influent même sur le plus honnête citoyen contre son gré.
En revanche,, l’histoire ne m’a pas forcément plu. Le scénario nous ouvre beaucoup de pistes sans pour autant les valider ce qui nous laisse sur une intrigue. Le fait de ne pas savoir si Eliza a réussi à aller à l’étranger pour faire ses études ou d’autres pistes inachevée comme celle-là m’a beaucoup déplu. J’ai trouvé le film un peu long ce qui m’a fait décrocher avant la fin. Mais je dois avouer que Cristian Mungiu a réussi à me faire comprendre la dure vie de la société roumaine. Par exemple qu’un médecin comme Romeo ne puisse habiter que dans un immeuble délabré, que la vie soit difficile pour lui et pour les autres fonctionnaires mis en scène dans ce film - policiers, procureur, proviseur, professeurs - que ces difficultés les incitent à se corrompre. Ils se rendent de petits services entre eux et le plus honnêtes devient le corrompu. Mais cela est “pour la bonne cause” dans le cas de Romeo qui pratique la corruption pour aider sa fille encore choquée de son agression qui met en péril ses notes. Un mal pour un bien, en fin de compte.
Enfin, si d’autres films de ce genre étaient à réaliser, à mon sens, il faudrait plutôt couper les scènes longues, qui ne servent à rien, pour rentrer dans le vif du sujet car on s’y perd un peu. Laisser quelques intrigues mais pas forcément sur tout le film. On ne sait pas ce que deviennent les personnages comme Magda, Marius, si l’agresseur a été retrouvé, si Romeo est retourné auprès de sa maîtresse ou bien qui a jeté les pierres. J’ai trouvé que le titre du film ne correspondait pas forcément à ce que l’on peut imaginer. Pour conclure, je pense que des films qui retracent les histoires d’un ou plusieurs personnages pour expliquer des événements historiques ou la situation actuelle d’un pays est une bonne idée. Ces films revêtent une dimension pédagogique et attractive.
2017/04/21 15:08 #6f11-4a99-bb97-0af0b2c42a4e
Lycée Paul Emile Victor
Classe de 1COM, LP Paul Emile Victor, Avrillé.
Sonita

Baccalauréat est l’histoire d’une jeune lycéenne Roumaine passant son bac.

Mais malheureusement pour elle, la veille de son examen, Eliza se fit agresser.

Alors, va-t-elle réussir son bac ?

Telle est la question que tous se posent tandis qu’elle était la meilleure élève de sa classe. Mais, n'est-ce pas secondaire dans ce film ?

Quant à sa poursuite d’études en Grande-Bretagne, Eliza n'y tient pas plus que cela contrairement à son père. Celui-ci, veut la voir partir de ce pays, pour qu’elle vive plus librement et confortablement.

A côté de cette histoire d’agression, plusieurs points sont aussi abordés, comme celui de la famille ou encore du travail.

Ce film évoque aussi l'infidélité dans un couple, puisque le mari trompe sa femme avec une jeune enseignante d’Eliza, et le dévouement d'un père pour sa fille puisqu’il met tout en œuvre pour l’aider à s’en sortir.

Il montre aussi que dans certains pays l'accessibilité aux soins médicaux est plus difficile qu’en France. Puisque les roumains n’ont pas tous les mêmes moyens, qu’ils semblent assez défavorisés. De plus, chacun doit se débrouiller de lui-même. Et pas d'une façon toujours honnête.

Ce film est filmé d'une façon particulière : la caméra est toujours braquée derrière le père. Quand on regarde le film on a l'impression d'être le personnage principal.

Ce film réalisé par Cristian Mungiu est dramatique.

Pour notre part, ce film m'a semblé un peu long. Ne peut-on pas aller à l'essentiel quand on traite une telle histoire ? Et puis, nous ne sommes pas habitués à regarder ce genre de film. Mais l’histoire est très intéressante.
Elle prouve que la corruption est encore tenace en Roumanie. Cela nous montre surtout que les roumains ont bien du mal à s'en sortir dans la vie...ils ont quitté le système communiste après 1989, mais le système capitaliste ne semble pas avoir profité à la population...pour exeple, les jeunes intellectuels ont envie de quitter leur pays pour tenter leur chance ailleurs (comme la fille du médecin dans le film).

Angélica D & Magdaléna L
1COM du LP PEV d'Avrillé






2017/04/25 15:39 #2e83-4cf4-9dcb-a55a56ef4566
Lycée G. Apollinaire
1-La situación se refleja en el juego de las luces
2-El ambiente para el espectador
3-La separación de los personajes
4-Los retratos de los protagonistas


fotógrafo : Jihène Jelassi
Actrices : Jasmine Ferrandico, Mandy Longato

Jihène : Buenos días, estoy en compañía de Jasmine y Mandy, es viernes y es el minuto de cine. Vamos a hablar de la película BACCALAUREAT de Christian Mungiu. Bueno, Mandy ¿Qué piensas del juego de las luces ?

Mandy : Tengo que decir que la situación se refleja en el juego de las luces. Podemos ver que en interior y en exterior las escenas están filmadas con una luz oscura, incierta delimitando el color en un tono frío. Esta luz da una tez pálida a los protagonistas, y subraya los momentos desconfiados. Podemos pensar que los protagonistas son nerviosos. Quiero añadir que esta luz da también un sentimiento especial al espectador. Por ejemplo durante la escena en la biblioteca vemos a Romeo y Magda discutiendo, la luz está muy oscura y el espectador entiende que va a haber un conflicto.

Jihène : Bueno, ¿y tú Jasmine que piensas de la separación visual entre los personajes ?

Jasmine : Podemos ver que los protagonistas están a menudo separados durante la película. Por ejemplo, cuando Romeo y su hija Elsa están hablando en la cama, podemos observar que hay como una barrera de separación entre ellos, aquí es una cortina. Además quiero añadir que también podemos encontrar otros momentos que muestran las separaciones de los personajes, por ejemplo cuando Romeo y Elsa están en el coche, podemos ver que hay un retrovisor que los separa y permite verlos juntos en el mismo plano. Adivinamos que va a haber un eventual conflicto entre ellos.

Jihène : Vale y ¿qué puedes decir a propósito de los retratos de los protagonistas ?

Jasmine : Gracias al retrovisor, encontramos el juego del espejo entre Romeo y Elsa en el coche. Además, el director usa el plano amplio cuando los sospechosos están interrogados. Encontramos también la vista de pájaro cuando Romeo observa la ecografía de su hija.

Jihène : Muchas gracias Mandy y Jasmine por vuestra presencia, fue muy simpático.¡Hasta la próxima !
2017/04/25 15:41 #688f-456a-95b2-4c50482cc859
Lycée G. Apollinaire
thème : Los personajes Eliza y Romeo

Diálogo de una periodista y de un alumno

Periodista : Hola Mikael , bienvenido para la entrevista sobre la película "Baccalauréat" .

Mikael : Hola , estoy muy contento poder estar aquí para responder a las preguntas sobre los personajes.

P : Vale, primero ¿ qué te pareció del personaje Eliza ?

M : Eliza es una estudiente muy brillante que está a punto de pasar una etapa. Tiene que obtener buenos resultados para recibir una beca.

P : Muy bien , ahora háblame de sus problemas encontrados en la pelįcula.

M : Romeo , el padre de Eliza la llevó a su instituto pero la dejó en el camino porque no tenía tiempo para ir a su trabajo. Entonces la chica fue agredida y violada en la ruta.

P : ¿ Comó la chica podría pasar sus exámenes a pesar de sus traumas ?

M : Eliza tenía muchos dificultades para probar sus exámenes porque tenía el brazo roto , la policía no la ayudó necesariamente y estabá en depresión.

P : ¿ Quíén ayudó a la chica para estar seguro ?

M : Romeo la ayudó en gran medida. Primero estuvo a punto de perder su trabajo porque queriá fingir sus resultados porque no podía escribir rápido con el brazo roto. Segundo estaba muy presente para su hija moralmente.

P : Gracias Mikael por todas las informaciones sobre estos dos personajes importantes . ¡ Hasta luego !

M : Gracias adiós

                      Fín



Ps : Hola lo siento mucho por mi retraso
2017/04/25 15:42 #8127-4ac2-863f-0575b116f31e
Lycée G. Apollinaire
Entrevista sobre la corrupción
Periódico :
Hola y bienvenidos a este nuevo número de Cinéactu. Hoy tenemos el placer de acoger entre nosotros al gran cineasta Cristian Mingiu, palma de oro en 2007 con « 4 mes, 3 semanas, 2 días ». Vuelve con « Baccalauréat » una historia originalmente rumana pero con resonancias universales.
Critian Mingiu entra
Periódico :
Bienvenido en nuestro plato
Cristian Mingiu :
Todo el placer es para mí
Periódico :
Su nueva película acaba de ganar premio de la puesta en escena. Evoca en gran parte el tema de la corrupción en la sociedad rumana. Qué puede decirnos ha propuesto de esta temática ?
Critian Mingiu :
No soy muy optimista , en este momento en Rumania, hay un tipo de ansiedad social y depresión que viene del hecho de que muchas cosas todavía no están resueltos. De hecho, no es fácil sobrevivir en esta sociedad…
Periódico :
Ah… comprendo, sin embargo se abordan otros asuntos también, puede decirnos algunas palabras sobre ellos?
Critian Mingiu : Por supuesto hablo mucho de la corrupción en Rumania , la cuestión de la possible relación entre la sociedad y el compromiso. Pero más allá de esta cuestión, quise una película sobre la relación entre los hijos, los padres y la verdad.
Periódico :
Habla de la relación entre padres y hijos, particularmente de Romeo y Elisa, Puede Romeo simbolizar el típico padre rumano, tratando de legimitar, perdonar la corrupción por el futuro de sus hijos?
Critian Mingiu : Por encima de todo, debe saber que la generación de Romeo, la mía, la que vivía bajo el comunismo de Ceaussescu, había llegado a encontrar normal lo de actuar deshonestamente, por último, un poco como si fuera su estado incluso. Esta generación vivió desordena y deshonestamente todos la días ; no estoy tratando de legitimar la corrupción, sino de darle un aspecto real, al menos en Rumania. Desde mi punto de vista acerca de la gente de mi generación, uno de los problemas más importantes que podían tener como padres en aquella época, era hablar a sus hijos, utilizando un discurso moral con ellos. Romeo es simplemente un padre en dificultad.
Periódico :
Por lo tanto, no es erróneo decir que su película está inspirada de un cotidiano verdadero?
Critian Mingiu :
Por supuesto, mi película concede importancia a la realidad, pero la historia es contada desde el punto de vista del personaje principal. Y nada debe distraer al espectador del flujo de acontecimientos para que saque sus propias conclusiones. Si la película tiene éxito porque permite reflexionar sobre sus propias opciones de vida, sus mentiras o sus decisiones pasadas, será una ventaja maravillosa.
Periódico :
Vale, para volver al tema principal, el final plantea dudas sobre la moralidad de su película, quizás tenga una respuesta clara y neta que darnos ?


Critian Mingiu : En Baccalauréat, en efecto, hay un caso clásico de corrupción vinculada a cualquier sistema de intercambio de favores, sino que también funciona como cuestiones más privadas. Son estas cosas que Romeo podría haber evitado ? Por qué se disminuye, el individuo prevalece sobre el impulso colectivo ? Y que hizo finalmente transmitir a su hija ? Yo no tengo necesariamente la respuesta, y seguramente ninguna solución que ofrecer. Pero estas son cuestiones que parecían importante estudiar. Por último, la respuesta a todas estas preguntas será suya.
Periódico :
Hermosa frases para terminar, muy bien, gracias Critian Mingiu por aclarar a nuestros televidentes acerca de su película hermosa y conmovedora que es « Baccalauréat ».Espero verla pronto, y porque no hay otra película tan bella como « Baccalauréat ».
Cristian Mingiu :
De nuevo todo el placer era para mí, a la próxima vez espero
Periódico :
Recuerdo que Baccalauréat está actualmente en todas las salas de ciné, disfrutad de un salida para ver esta obra maestra, gracias por estos 15 minutos con nosotros. Era Cinéactu, hasta la próxima !
2017/04/25 15:42 #cd14-49dc-8568-e9782cb26dc2
Lycée G. Apollinaire
- Después de ver la película, pienso que Romeo no está consciente de los problemas que puede tener y crear a los otros: a sus hija Eliza, a la policía o a los miembros de la educación nacional rumana. No puede calmarse la tentación de corromper y esto no es realmente una ayuda para su hija.
- Sí ! El padre de Eliza está totalmente consciente de sus acciones, quiere ayudar a su hija a pesar de los problemas que crea, esta elección es no fácil. Es valiente enfrentar las instituciones de sus país, no piensa en los riesgos sino en la felicidad de su hija y en su éxito en el futuro y en que alcance sus objetivos.
 - Sí, ella está en dificultad, pero es muy fuerte y puede tener éxito, logró obtener la nota requerida sin ayuda. Para comprender sus dificultades no olvidemos que sufrió una agresión y que el ambiente familiar es inestable, su padre vive con la madre de Eliza que es su ex-esposa y mantiene una relación con otra mujer que quiere vivir con él. El novio de Eliza quiere que ella se quede en Rumanía en vez de partir a Inglaterra.
Para mí la familia está en una situación congelada pero quieren dar una impresión de estabilidad familiar para proteger a Eliza y que tenga éxito. El padre mima a su hija y quiere que ella se vaya a estudiar en Inglaterra. Quiere que tenga una mejor vida pero son atrapados por la situación.

Samuel y Ryan
2017/04/25 15:44 #03b3-414c-a55a-d78f325c0c85
Lycée G. Apollinaire
Tema : El drama familiar

• - ¿ Piensas tú que esta película es un drama familiar ?

• - Yo pienso que esta película es un drama familiar porque el padre se encuentra solo contra su familia desgarrada.
• El padre quiere ayudar a su hija a obtener su bachillerato para entrar a la universidad en Inglaterra pero Eliza fue agredida y no pudo pasar las pruebas en buenas condiciones. Romeo pues corrompió al director de la escuela. Es debido a todo esto que la relación entre el padre y su hija está complicada porque Eliza pensaba tener un padre respetable.

• - Yo estoy de acuerdo contigo porque podemos ver también que Eliza descubre que su padre no es un marido fiel ya que Romeo tiene una aventura con una profesora madre de un hijo. Vemos durante la película que al principio es una familia que vive bajo el mismo techo y al final Romeo, a causa de su adulterio, pierde a su mujer y se encuentra solo, su familia está destruida

• - Claro, además cuando Romeo intenta destruir la relación entre su hija y Marius él está realmente solo, sobre todo que Eliza va a Inglaterra para sus estudios, pues todos los miembros de la familia se separan.

• - Es mucho para una familia. Para concluir podemos decir que es un drama familiar.
2017/04/26 22:56 #57ad-4b8c-a60d-c922d0a7bd3f
Lycée Joliot Curie
Synopsis :


Roméo , médecin en Transylvanie voit sa vie basculer du jour au lendemain . Sa fille Eliza , brillante élève de terminale est admise dans une université anglaise mais un jour Eliza se fait agresser , et l'obtention du baccalauréat s'échappe... Jusqu'à quelles règles morale Roméo est-il prêt à enfreindre pour l'obtention du baccalauréat de sa fille...



Critique : 4/5



Un film qui nous tient par les tripes , un suspense constant de l'élément déclencheur jusqu'à la fin du film à se demander sans cesse s'il va nous relâcher .

Un film qui nous montre que l'amour d'un père pour sa fille est sans limite jusqu'à dépasser les principes qu'il a lui-même inculqués à sa fille .

Un film nous montrant une société Roumaine déformée par les trafics d'influence et un pays où tout se négocie sans aucune moralité .

Un film intéressant et attractif , le réalisateur a su faire ressentir plusieurs émotions du début à la fin du film .



(Film à voir)



SELIG Dorian
2017/04/27 09:13 #b2a2-485e-a60d-17fa42614784
Lycée G. Apollinaire
Baccalauréat est un film réalisé par Cristian Mungiu en 2016. Il raconte l’histoire de Roméo, médecin dans une petite ville de Transylvanie et de sa fille Elza qui étudie dans une des écoles de Transylvanie. Elza est une élève brillante qui n’a aucune difficulté scolaire. Son père met tout en œuvre pour qu’elle puisse intégrer une prestigieuse école en Angleterre. Mais un drame se produit avec l’agression d’Elza. Elle est incapable d’écrire à cause de sa blessure au bras. C’est la panique pour Roméo qui veut que sa fille ait son baccalauréat quoiqu’il se passe. Entre enquêtes et tricheries, le film nous réserve de nombreuses surprises. Elza, se son côté, face au comportement de son père découvrira un système qui va à l’encontre de tout ce qui lui a été enseigné. Le spectateur se retrouve confronté face aux comportements de l’État et de la justice en Roumanie auxquels on ne s’attendait pas vraiment. L’histoire de la Roumanie après la deuxième guerre mondiale ou plutôt les régimes dans lesquels vivait la Roumanie à cette époque sont reflétés dans le film ?

Jihène Jelassi