Sonita

Données du film

sonita

Réalisé par : Rokhsareh Ghaem Maghami

Avec : Sonita Alizadeh et Rokhsareh Ghaem Maghami

Long-métrage : Allemagne / Iran / Suisse

Genre : Documentaire

Durée : 1H31

Année de production : 2016

Distributeur : Septième Factory

 

Synopsis

Si Sonita, 18 ans, avait eu son mot à dire, elle aurait comme parents Michael Jackson et Rihanna. Réfugiée afghane clandestine en Iran, elle habite depuis dix ans dans la banlieue pauvre de Téhéran. Sonita rêve de devenir une artiste, une chanteuse en dépit des obstacles auxquelles elle est confrontée en Iran et dans sa famille. En effet sa mère lui réserve un tout autre destin : celui d’être mariée de force et vendue pour la somme de 9000 dollars. Mais Sonita n’entend pas se soumettre : téméraire et passionnée, elle bouscule les codes de cette culture conservatrice et décide de se battre pour vivre sa vie.

Sites

Presse

Vidéos

* le "permis de chanter" en Iran

* le "sponsor" de Sonita

* le carnet des rêves de Sonita

* Sonita et le voile

* Sonita et la musique étrangère

* la réaction de la famille de Sonita

* le tournage de "Sonita"

* pourquoi aller en Iran ?

L'interview de R. Maghami par les vidéos du GNCR

Dossiers à télécharger

     * le mariage

     * Ceux qui aident

     * Les visages de Sonita

     * Être une fille

     * Ceux qui empêchent

     * L'Amérique !

     * Chanter

     * La place de la caméra

     * Espoir

Réalisations d'élèves

Sonita affiche Champlain 1 

 

    • Une affiche réalisée par les élèves du lycée Samuel de Champlain, à Chennevières (académie de Créteil)

 

 

 

 

 

Sonita affiche Champlain 2

 

 

    • Une affiche réalisée par les élèves du lycée Samuel de Champlain, à Chennevières (académie de Créteil)

 

 

 

 

 

Sonita dessin Eulalie Arien

 

 

  • Dessin de Eulalie Arien, élève du lycée Maurice Genevoix, Montrouge (académie de Versailles)

 

 

 

 

 

sonita dessin dalia Gasmi

 

 

    • Dessin de Dalia Gasmi, élève du lycée Maurice Genevoix, Montrouge (académie de Versailles)

 

 

 

 

 

Sonita dessin Ariana Manti 

  •     Dessin de Ariana Manti, élève du lycée Maurice Genevoix, Montrouge (académie de Versailles)

 

 

 

 

 

 

sonita affiche belin 1

 

 

 

    • Affiche réalisé par, élève du lycée Belin, Vesoul (académie de Besançon)

 

 

 

 

Critiques d'élèves (catégorie critique libre)

 Sonita critique Eva

 

 

 

 

 

 

 

  • Critique de Quentin, lycée des métiers Eugène Montel, Colomiers (académie de Toulouse)  

Sonita critique Quentin

 

 

 

 

 

 

 

Sonita critique Yoan Mathis

 

 

 

 

 

 

 

sonita critique lycée poquelin 

 

 

 

 

  • Une critique audio d'Estelle, Lycée Mézeray, Argentan (académie de Caen).

 

Sonita critique Mathis

 

 

 

 

 

 

sonita critique saint esprit

 

 

 

 

 

Sonita critique saint esprit 2

sonita critique flour

 

Commentaires

2016/12/21 22:40 #1aba-47a0-870d-957476073bc9
Lycée Bellevue
Sonita
par Selma

Ce documentaire raconte l’histoire de Sonita qui doit être mariée de force pour que son frère puisse à son tour se marier. Sonita va défier les traditions afghanes en se révoltant dans son rap.

Ce que je retiens surtout c’est son clip qui d’ailleurs a fait le buzz sur internet avec des paroles très touchantes : « Comme toutes les autres filles, on m’a mise en cage, j’attends qu’on m’achète, comme un mouton d’élevage » ou encore « Même morte je sens les coups de fouets ».

D’autres moments m’ont vraiment touchée : le moment où sa petite nièce danse par exemple. On comprend bien qu’elle ne se sent encore pas concernée par ce qui se passe pour Sonita et toutes les filles de son âge ; elle n’est pas consciente du sort qui l’attend. Ce qui est choquant, c’est de voir qu’on encourage une petite fille à se déhancher mais qu’il n’est pas permis à des jeunes filles d’élever la voix et de chanter sur une scène. La mère de Sonita m’a aussi interpelée : dans la manière de la filmer, on remarque que celle-ci n’a pas affectueuse envers son enfant. On ne la voit à aucun moment prendre sa fille dans les bras ou l’embrasser. Le voile semble vraiment être une barrière dans leur relation. Certaines scènes sont vraiment révoltantes comme quand sa mère lui fait comprendre qu’elle doit se soumettre aux traditions et se marier comme elle l’a fait ; ou quand une autre jeune fille se fait frapper par son frère, et qu’elle va s’en plaindre à la directrice du centre qui accueille les enfants des rues. On voit qu’elle a peur de retourner chez elle car elle craint son frère.

J’ai bien aimé ce film car il est très émouvant. De plus, le personnage principal est une jeune fille de notre âge, ce qui nous fait réagir sur les conditions de vie dans certains pays du monde. Je trouve aussi que Sonita a eu beaucoup de chance de rencontrer cette réalisatrice car sans elle je ne pense pas qu’elle serait aujourd’hui élève dans une école de musique américaine.
2016/12/23 14:15 #916d-427c-9fad-a2188c9da93a
Lycée Bellevue
Sonita
par Margaux

Le film Sonita de Rocksareh Gahem Maghami retrace la vie de Sonita, jeune Afghane immigrée en Iran qui chante pour les droits des femmes et contre le mariage forcé. C’est un film documentaire qui choisit de montrer la réalité. La réalisatrice a cependant aidé Sonita dans son parcours, notamment à la fin du film. Sonita a ainsi pu quitter son pays et échapper au mariage forcé. Même si ce parcours est «faussé» par un aide extérieure, la réalisatrice a volontairement choisi d’aider Sonita et plus que de réaliser un documentaire de montrer le destin d’une adolescente rappeuse.

Le film dénonce une réalité en Iran comme en Afghanistan : le mariage forcé des (très !) jeunes filles qui sont vendues par les familles. Ainsi Sonita voit plusieurs de ses amies abandonner l’école pour vivre avec leur mari. Cette pratique ne semble pourtant pas choquer ces filles qui se résignent à leur triste sort. Sonita, elle, interroge ses amies pour écrire ensuite une chanson contre le mariage forcé. Le film nous permet également de voir la guerre en Afghanistan avec par exemple la scène où Sonita doit récupérer ses papiers d’identité. Dans cette scène Sonita est à l’hôtel et on voit que l’entrée est extrêmement bien surveillée. De sa chambre on l’entend décrire le ballet des avions militaires ainsi que les bombardements qui selon elle, durent depuis plus de sept ans. Le film montre aussi les mentalités qui sont très différentes des pays occidentaux. Par exemple lorsque Sonita retourne en Afghanistan, elle est obligée de porter un voile intégral. Sa famille, elle, ne voit aucun intérêt dans l’éducation de sa fille et veut seulement la vendre pour gagner de l’argent. Cette volonté est confirmée lorsque Sonita part aux Etats-Unis et qu’elle en parle à ses parents au téléphone. Elle dit à la réalisatrice que ça ne sert à rien de leur parler de l’éducation, qu’il faut leur parler de l’argent pour qu’ils soient impressionnés.

La caméra, contrairement à un film de fiction a une place très importante dans ce documentaire. Parfois Sonita parle à la caméra sans que la scène soit scénarisée. On la voit dans la pièce et elle parle d’elle ou répond à des questions de la réalisatrice. Au début du film par exemple, elle se présente, explique rapidement où elle vit, comment et pourquoi. A d’autres moments, c’est la réalisatrice qui lui pose ds questions. A chacun de ces moments, c’est Sonita qui contrôle la caméra, qui se filme, parle d’elle puis arrête quand elle le veut, par exemple au moment où elle veut enlever son voile pour aller se coucher. On voit que la scène n’a pas été écrite avant. Par la suite la réalisatrice, qui n’est pas du tout filmée au début du film, apparaît au moment où elle aide Sonita jusqu’à devenir un personnage important dans le documentaire. En effet, au début du film, on ne met pas de visage à Rocksareh Gahem Maghami et au fur et à mesure, on commence à l’entendre parler puis elle apparaît à l’écran pour aider Sonita à rester en Iran. Pour cela elle paie une somme d’argent à la famille de la jeune fille et celle-ci accepte de laisser Sonita vivre en Iran. C’est elle qui s’occupe des papiers d’identité de Sonita et qui lui permet d’intégrer une école de musique aux Etats-Unis. A la fin, elle est filmée comme un personnage et n’a plus sa place de réalisatrice. Ce changement peut paraître bizarre dans le film, et ne pas avoir sa place dans un documentaire qui « devrait filmer le réalité », mais c’est une volonté de la réalisatrice sans quoi le documentaire n’aurait peut-être pas vu le jour, ou pas avec cette ampleur.

Malgré ces scènes de la vie quotidienne de Sonita qui semblent prises sur le vif, d’autres sont scénarisées : la scène, par exemple où Sonita est dans un angle de la pièce et qu’elle parle à la réalisatrice, les genoux repliés sur elle. La plan est volontairement choisi (elle est filmée d’en haut) pour donner l’impression qu’elle est prisonnière. De plus, elle habillée en noir sur un fond blanc, et elle ressort donc bien à l‘image. Cet effet de scène scénarisée se retrouve également au début du film lorsqu’elle chante dans la cour de l’institution avec tous les enfants autour d’elle.

Certaines scènes du film sont un peu longues et c’est dommage car elles cassent le rythme du film. Cette impression est présente notamment dans les «interview» de Sonita dans sa chambre. Malgré cela, ce film est très bien mené jusqu’à la fin avec de vrais problèmes soulevés sur la condition des femmes, et un très beau clip de Sonita dans le film, qui nous parle vraiment. En effet, il dénonce de manière évidente, la condition des femmes et arrive dans la continuité du film et du combat qu’elle mène tout le long.

Bien qu’il montre des conditions de vie difficiles et un pays (l’Afghanistan) quasi en guerre, ce film est un message d’espoir pour toutes les femmes afghanes et Iraniennes. Sonita, cette ado talentueuse, qui fait passer un message en chantant, nous fait réfléchir.
2016/12/23 14:17 #45a9-407f-9c12-45a66c1cb331
Lycée Bellevue
Subir, fuir ou mourir ?
par Angèle

Sonita, jeune fille de 18 ans, vit en Iran avec sa soeur et la fille de cette dernière. Elles ont quitté ensemble, il y a 11 ans l’Afghanistan. Malgré cela, Sonita est sans cesse « soumise » aux traditions afghanes. C’est ce que montre l’arrivée de sa mère qui vient pour lui imposer un mariage arrangé. Elle souhaite « vendre » sa fille, principalement pour nourrir sa famille et donner des sous au frère de Sonita pour qu’à son tour il s’achète une femme.

Sonita refuse cette tradition : comment peut-on décider pour elle de son avenir ? Elle n’a pas peur de s’exprimer, alors qu’en Iran les femmes ont interdiction de monter sur scène. Mais Sonita est une rappeuse engagée. Elle-même a dit : « Tout ce que je faisais à l’époque était illégal. Mes carnets dans mon sac, c’était aussi dangereux que de la drogue. »

Au départ, Rokhsareh Ghaem Maghami voulait réaliser un film sur la situation des réfugiés en Iran. Puis c’est devenu un portrait où elle critique plutôt les traditions afghanes, plus précisément sur le mariage. Pour certains, Sonita est un « faux » documentaire puisque la réalisatrice est intervenue dans son film : elle aide Sonita à quitter ces traditions et à obtenir des papiers pour aller aux USA et à intégrer une école de musique. Mais moi, cela ne me dérange pas et je trouve que c’était une bonne idée. Pour moi, ça reste un documentaire car c’est la réalité de Sonita. Dans une interview Rokhsareh Ghaem Maghami dit : « Dans Sonita, j’ai préféré être authentique, quitte à renoncer à l’objectivité ». C’est quand même son talent qui a fait repérer Sonita, grâce à son clip posté sur internet. Elle a eu le courage de tout quitter pour rejoindre un pays qu’elle ne connaît pas, avec une langue qu’elle ne parle pas et une culture différente. Aux Etas Unis, elle cesse de porter le voile et monte sur scène avec un public, comme sur la photo qu’elle a collée au début du film dans son carnet.

Ce film est rempli de scènes marquantes et choquantes (il reflète malheureusement la vie quotidienne de nombres femmes). Il y a aussi beaucoup de rebondissements et du suspens.
2016/12/23 14:18 #a06b-49d9-bfde-9e4d45b21efe
Lycée Bellevue
Le courage de se faire entendre
par Clara V.

Sonita est un film documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami, cinéaste iranienne qui raconte la vie de Sonita, jeune fille afghane de 18 ans, clandestine en Iran qui se bat pour sa vie future : elle rêve de devenir une artiste, une rappeuse plus précisément, mais sa mère lui réserve un tout autre destin, celui d’être vendue à un homme pour la somme de 9000 dollars, mariée, et d’avoir le même avenir que n’importe quelle autre fille de son âge. Mais Sonita ne veut pas de cette vie : elle fera tout pour dénoncer cette tradition à travers ses chansons et vivre sa vie tel qu’elle la souhaite.

Sonita nous montre réellement la vie de ces jeunes femmes, d’origine afghanes qui sont forcées de se soumettre à leurs traditions, c’est-à-dire, d’être vendues et mariées à des hommes qu’elles ne connaissent souvent pas.

Selon moi, dans ce film, Rokhsareh Ghaem Maghami traite deux thèmes importants. D’abord, la condition des femmes, c’est-à-dire, le mariage forcé : la mère de Sonita est l’emblème de ce sujet dans l’histoire ainsi que sa sœur. Elle montre ainsi comment les droits des femmes sont bafoués: Sonita lutte contre les limitations qui lui sont imposées, les obligations de respecter la tradition, par exemple le fait qu’en Iran et Afghanistan, il est défendu aux femmes de chanter et de monter sur scène en public. L’autre thème important ce sont les rêves personnels : Sonita rêve de devenir une chanteuse, une artiste et grâce à sa force et à son courage, elle finit pas se faire entendre.

Au début du documentaire, le film s’intéresse à la vie de Sonita mais très vite, son destin commence à entrer en jeu et Rokhsareh Ghaem Maghami doit faire un choix : elle peut rester en tant que réalisatrice de son documentaire et filmer la réalité de cette vie qui prend une tournure assez triste ; ou intervenir dans son film pour changer le cours des choses. C’est donc ce choix qu’elle décide de faire. Elle décide alors de payer 2000 dollars à la mère de Sonita pour que cette dernière ne rentre pas en Afghanistan, et lui trouve une place dans une célèbre école américaine de musique. Sonita est alors « sauvée » de son destin dramatique, arrive donc à se faire entendre à travers ses musiques et devient désormais une étudiante en musique américaine.

Ce documentaire prend donc une autre tournure : la réalisatrice devient actrice de son propre film et intervient pour aider son personnage principal. Au départ, Sonita était l’exemple du destin des jeunes filles afghanes. A l’arrivée, c’est une histoire unique.
2016/12/23 14:22 #8b13-4e87-8756-1de40dfbbe73
Lycée Bellevue
SONITA.
par Pauline

Sonita est un documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghani, sorti en octobre 2016. La documentariste filme souvent les artistes. Elle a connu Sonita grâce à sa cousine, responsable d’un centre qui aide les enfants réfugiés et qui lui a parlé de Sonita et de son amour pour la musique.

Sonita vivait en Afghanistan mais elle a quitté son pays à cause de la guerre pour aller en Iran vivre avec sa sœur. Sonita a un talent, c’est le rap. Elle chante partout où elle peut, à l’école, avec ses amies, à la maison… Mais un jour sa mère lui rend visite en Iran, pour la marier, selon la tradition Afghane. La dot versée pour le mariage forcé de Sonita doit servir à payer la femme de son frère.

Dans ce documentaire, je retiens deux thèmes : le rap et le rêve des États-Unis ; le mariage forcé. Le rêve américain est contenu dans le « carnet de rêves » de Sonita, où elle colle des photos de stars en remplaçant leurs visage par le sien.

Le deuxième thème est présent tout le long du film car on en parle quand elle est en Iran, quand elle retourne en Afghanistan récupérer ses papiers et aussi aux États-Unis lorsqu’elle rappe en public : le sujet de sa chanson est le destin des femmes forcées à se marier à l’homme le plus offrant. Mais celui qui donne sa dynamique au film, c’est le premier : le rêve, car le but de Sonita, ce qui motive son action, c’est de pouvoir aller aux États-Unis. Pour cela, il faut l’accord de sa mère, ce qui n’est pas le cas au début du film. Puis, lorsque l’accord est obtenu grâce à l’aide de la documentariste, il reste encore un problème : Sonita n’a pas de papiers. Elle doit donc retourner dans son pays natal pour se procurer un passeport. C’est une épreuve difficile pour la jeune fille car elle doit revoir toute sa famille. Une fois qu’elle a réussi à obtenir son passeport, elle se retrouve en route pour un pays presque inconnu pour elle.

La place de la documentariste est énorme dans ce film. On sait que c’est grâce à son intervention que Sonita arrive à aller aux USA. A plusieurs moments, même, Rokhsareh apparait dans le cadre. Pour moi cependant, le but de ce film est de nous faire prendre conscience qu’ailleurs dans le monde la vie des femmes n’est pas facile à cause soit de la guerre, soit des mariages forcés et des problèmes de religion. Et je trouve qu’il y réussit bien.
2016/12/23 14:23 #0429-44bc-9ed4-c50d5b594802
Lycée Bellevue
Sonita, une jeune fille hors du commun.
par Maya

Sonita est un documentaire que l’on peut classer dans le cinéma du réel, réalisé par la documentariste Rokhsareh Ghaem Maghami. Elle a rencontré Sonita grâce à sa cousine qui la connaît à travers l’association de la Défense de l’Enfant dont elle fait partie. La cinéaste voulait, en premier lieu, réaliser un documentaire sur l’immigration afghane en Iran, et non un documentaire sur les rêves d’une jeune fille hors du commun, au destin à la fois emblématique et singulier. Au fur et à mesure du film, elle avoue s’être attachée au personnage, et nous assistons à une rencontre qui s’avère avoir de grandes conséquences sur la vie de Sonita.

C’est la troisième fois que l’auteur réalise un documentaire sur des artistes qui ne sont pas professionnels. À travers l’histoire de la belle Sonita, la réalisatrice nous plonge dans la réalité peu commune d’une jeune fille à l’ambition débordante, dans un pays où une femme ne peut pas rêver. Elle n’accepte pas son destin qui était tout tracé, et décide d’en réécrire un, à sa manière. Grâce à son grand talent, le rap, elle parvient à se démarquer. Sonita défend coûte que coûte les droits des femmes, de l’Iran en passant par l’Afghanistan. Cette jeune fille nous entraîne dans son long et dur combat, dévoilant ses forces et ses faiblesses avec une audace surprenante.
2017/01/08 12:00 #f2f9-4475-823e-e19ff2304b8b
Lycée René Gosse
à propos de Sonita

Nous avons tous écrit une critique du film qui nous as beaucoup ému. Pour finir, nous avons décidé de garder une phrase de chacune de nos critiques.

“Sonita est un film documentaire très touchant émotionnellement qu’il ne faut pas rater.” Tom

“ C’est un film très émouvant car Sonita est une jeune fille qui a vécu des choses horribles et, malgré cela, elle garde espoir et confiance en sa passion.” Océane

“ Vous allez trouver une nouvelle forme d’image.” Adam

“Sonita est un film qui ouvre les yeux sur la réalité des conditions de vie des femmes dans les autres pays.” Siham

“La manière dont est tourné le documentaire est très intéressante car parfois la caméra est vraiment au plus près de Sonita, on a l’impression de vivre avec elle; puis d’autre fois la caméra est plus en retrait.” Soukaïna

“L’intérêt d’aller voir ce film est de pouvoir prendre du recul sur nos plaintes et nos problèmes de la vie de tous les jours.” Lara

“Je vous conseille d’aller voir ce film car il dénonce les coutumes injustes qui sont toujours présentes dans certains pays comme l'Afghanistan où des jeunes femmes sont vendues par leur famille.” Lucas

“L'intérêt d’aller voir ce film est de découvrir d’autres cultures et de savoir comment vivent des gens dans des pays très différents du nôtre.” Maxime

“Ce film est tourné d’une façon différente car il y a des scènes où la réalisatrice fait rejouer des moments de leur vie à certains personnages.” Léa

“Ce film nous permet de voir les personnes qui sont derrière la caméra, ce qui est assez inhabituel. De plus, il est plein de rebondissements.” Wacima

“Ce qui est admirable, c’est le fait que la réalisatrice du documentaire aide Sonita à réaliser ses rêves.”
Lucas N.

“Dans ce documentaire plein d’espoir, beaucoup de problèmes forts sont mis en évidence comme la pauvreté, la guerre, le sexisme, la polygamie ou encore le manque de confort et de nourriture.” Camille

“Par des moments de déchirements ou de liberté, ce documentaire émouvant nous confronte à la réalité que subissent les femmes en Afghanistan.” Noé

“Ce film est une bonne leçon de vie.” Anthony
2017/01/09 18:07 #33f0-4adf-b20a-bbc3166cea95
Lycée Rostand
SONITA
Morgane,
Je t'écris cette lettre d'aujourd'hui pour te donner mon point de vue sur le film "Sonita" réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami, qui est une réalisatrice assez connue en Iran. Son documentaire est basé principalement sur la vie de Sonita Alizadeh, qui est une jeune rappeuse et une activiste. Elle rappe contre le mariage forcé des jeunes filles, ayant elle-même échappé deux fois à des mariages que sa famille voulait lui imposer.
Ce documentaire dure environ une heure trente, ce qui est suffisant je pense pour ce genre de film. Sonita a courageusement réalisé un clip dont les paroles sont contre le mariage forcé des femmes. Dans ce clip, Sonita est habillée d'une robe de mariée blanche et un voile est positionné devant son visage maquillé de fausses blessures et de plusieurs bleus, ce qui peut montrer la violence infligée par les hommes en Afghanistan pour que les femmes disent oui à leurs mariages. Sonita a également reproduit un code barre sur son front pour représenter les femmes vendues comme des objets à des hommes dont elles ne connaissent même pas l’identité. Ce qui m'a plu dans ce documentaire, c'est que cette jeune femme a un courage incroyable, car elle ne renonce jamais à devenir rappeuse et à faire réfléchir les hommes sur ce qu'ils font. Pour moi, c'est un grand exemple. De plus, elle a des difficultés de logement, d'argent, et des conflits réguliers avec sa mère car celle-ci veut la marier à un homme et que l'argent récupéré revienne à son frère pour que celui-ci puisse acheter une femme pour se marier à son tour. Mais têtue comme elle est, Sonita continue à croire en son rêve et c'est ce qui paye à la fin, car elle a été admise dans une école aux Etats-Unis.

La réalisatrice filme avec une caméra libre, ce qui nous permet de voir la vie réelle en Iran. Cependant, elle se retrouve face à la caméra quand Sonita lui demande si elle peut la filmer, et elle en est surprise car elle a l'habitude d'être derrière la caméra. Rokhsareh Ghaem Maghami fait preuve de générosité quand elle donne 2000 dollars à la mère de Sonita pour que celle-ci ait deux mois de plus, avant d'être mariée à un homme.
Mon avis reste mitigé, car je me pose la question de savoir pourquoi cette fille et pas une autre montre la violence et l'inégalité en Afghanistan en chanson ? Mais le fait que Sonita ait le courage et l'audace d'affronter cette loi donne envie de lutter ! Je pense que en Afghanistan les hommes doivent faire des efforts.
Laura Royer – 2nde 6 – lycée Jean Rostand- Caen

2017/01/11 13:57 #f942-4830-9926-329809a5abe2
Lycée Les Carillons
Critique Sonita (Roksareh Ghaem Maghami 2016)


« Les femmes ne sont pas à vendre ! » Le regard, noir, brûlant, bien droit dans l’objectif, Sonita Alisadeh scande son rap féministe. Quand, avec les moyens du bord, elle tourne un clip vidéo, vu presque six cent mille fois sur You Tube, il en va de sa propre survie, de son avenir. Sonita Alisadeh adolescente afghane immigrée en Iran, subit alors la pression de sa famille restée au pays. C’est un film qui évoque la tristesse surtout le moment où sa mère voulait la marier de force contre 9000 dollars à un inconnu car c’est « la tradition » afghane.

Ce sujet, la réalisatrice iranienne Roksareh Ghaem Maghami ne l’a pas vraiment choisi : elle voulait faire un documentaire sur l’éducation des filles. Puis, dans un centre social de Téhéran géré par une ONG, elle est tombée sur Sonita Alisadeh, avec sa rage de vivre, sa détermination, son talent et ses rêves. Le film est devenu un portrait, vif, fort et poignant.

Charisme de diva, la gamine a tout chamboulé. Pas seulement la fatalité de sa condition : en entrant en résistance, elle a aussi fait bouger la ligne qui sépare le témoignage de l’engagement. Sonita Alisadeh avait besoin d’aide, pour elle, la réalisatrice, d’abord hésitante, a décidé de franchir la frontière de principe, elle est devenue à son tour actrice de son propre film, course haletante vers la liberté.

C’est Roksareh Ghaem Maghami qui « achète » à la jeune fille six mois de sursis supplémentaire avant le mariage redouté. C’est elle, encore, qui profite de ce délai, pour filmer le clip et permettre à Sonita de s’échapper vers une école artistique aux Etats-Unis, bourse scolaire et passeport en poche…

Une belle histoire de solidarité, rassurante que Roksareh Ghaem Maghami prend soin de nous montrer pour ce qu’elle est : une exception. Derrière le cas Sonita Alisadeh, il y a la misère et l’asservissement de toutes celles qui restent. Je conseille au public d’aller voir ce film, car il est riche en histoire et plein d’émotion.


ALPHA

2017/01/11 13:59 #9e51-4a3f-aff5-138a701982a1
Lycée Les Carillons
Critique Sonita (Roksareh Ghaem Maghami 2016)


Sonita est vraiment un film saisissant, car cela nous met face à la dure réalité que vivent les jeunes femmes en Afghanistan. Nous sommes plongés dans la vie de Sonita Alisadeh qui vit en Iran et qui est une réfugiée Afghane. Elle vit chez sa sœur mais plus pour très longtemps car sa mère veut la marier afin de récupérer l’argent pour que son frère puisse « acheter » une femme.

La réalisatrice Roksareh Ghaem Maghami est dans une position délicate car elle veut aider Sonita Alisadeh et c’est ce qu’elle fit. Elle paya la mère afin d’avoir six mois de plus. Sonita Alisadeh adore rapper malgré que cela soit mal vu. Elle rêverait d’être une star. La réalisatrice lui fait faire un clip qui va lui permettre de gagner différents prix dans un concours. La réalisatrice va notamment la mettre en contact avec une américaine pour qu’elle aille étudier aux Etats-Unis.

Pour cela Sonita Alisadeh a dû retourner en Afghanistan avec une grand risque de ne plus pouvoir revenir en Iran. Elle doit y aller pour récupérer son passeport et son visa, car sinon elle ne peut pas aller aux Etats-Unis. Sonita Alisadeh a dû mentir à sa mère et aller à Kaboul dans une ville détruite par les attentats et les bombes.

Finalement elle réussit à partir aux Etats-Unis. C’est un film très touchant et qui nous montre comment les femmes dont traitées, dans ces pays, avec la coutume de vendre des jeunes femmes pour de l’argent.

ELISE
2017/01/11 14:02 #ba22-42d7-813b-00fca02fbb63
Lycée Les Carillons
Critique Sonita (Roksareh Ghaem Maghami 2016)



Sonita est un film de Rokhsareh Gaem Maghami qui parle d'une jeune afghane, Sonita Alisadeh, qui vit en Iran et qui ne veut pas se marier de force car elle veut chanter, plus précisément du rap.

Tout le film est présenté sous forme d'un documentaire réalisé par un personnage joué par la réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghami qui suit Sonita Alisadeh partout et lui pose des questions. Au long de son périple on suit donc les péripéties de Sonita qui écrit du rap qui parle de ses problèmes et veut enregistrer ses musiques.

Les chansons sont importantes, on les entend dans leur totalité pendant le film. Les textes sont réfléchis et permettent au spectateur de connaître les pensées du personnage principal. L'autre point important du film est le fait que Sonita Alisadeh se révolte contre la tradition du mariage forcé, où des filles sont vendues en échange d'une dot à la famille de la mariée.

Quand Sonita Alisadeh en parle à sa mère elle lui répond tout simplement qu’ils ont toujours fait ça et que donc c'est comme ça. Je ne vais pas vous dévoiler la fin de chaque intrigue et passer directement à ma conclusion.

Ce film est très intéressant, totalement dans notre époque. Je trouve tout de même que le film traîne en longueur à certains moments, le message n'en pâtit pas mais un décrochage peut-être à déplorer vers le milieu du film, mis à part cela c'est un film engagé très émouvant.

LUC
2017/01/11 14:03 #567e-4cbd-9c08-a7bffd5a0f30
Lycée Les Carillons
Critique Sonita (Roksareh Ghaem Maghami 2016)



Sonita Alisadeh est une jeune fille afghane âgée de 15 ans qui vit en Iran. Elle a un rêve bien précis, être rappeuse. Cependant le déroulement pour atteindre ses objectifs n’a pas l’air facile. C’est pourquoi, la réalisatrice Roksareh Ghaem Maghami a étudié la question.

J’ai beaucoup aimé ce film, car il y a une grande morale. Premièrement sa famille n’est pas d’accord pour qu’elle fasse du rap. Sa mère veut la marier de force dans l’intérêt de son frère, pour pouvoir payer la dot de sa future femme. Sonita Alisadeh ne perd pas espoir et poursuit son rêve jusqu’à ce qu’il se réalise.

Ce film est une source d’espoir et de foi. La volonté est puisée dans le cœur comme le montre le film. On peut ressentir aussi toute la tristesse à travers des sourires forcés ou une sorte de relativité étonnante.

J’ai beaucoup aimé car ce film donne envie de voir aboutir ses projets et de persévérer. Il y a une grande morale qui nous fait comprendre que les femmes ne sont pas ces objets et l’ampleur du marché des femmes dans le monde, ce qui est tout simplement intolérable.


MELISSA

2017/01/11 21:24 #52cd-457e-8dc4-a3c4322ff3d3
Lycée Léonard de Vinci
Critique de Sonita à la manière de Zadig de Voltaire
par Eva RIGAUDEAU

Il y avait alors dans une région aride du Moyen Orient une coutume épouvantable, venue originairement d'Afghanistan. Lorsqu'une famille avait besoin d'argent, elle obligeait ses filles à subir un mariage de force, en les vendant contre une certaine somme.
Zadig continuait son chemin. Il quittait justement cette zone en quête d'un meilleur avenir. Il apercevait le clair de lune, lorsqu'il croisa sur sa route une jeune fille accompagnée d'une femme plus âgée. Il s’interrogea car il ne croisait pas souvent de passants puis il s’adressa à elles. Il remarqua grâce à leur style vestimentaire que ces deux femmes étaient d’origine afghane et iranienne. Il leur demanda leur prénom. Elles se nommaient Sonita et Rokhsareh Ghaem.

Elles venaient tout droit de Téhéran, capitale de l’Iran, située au nord du pays. Zadig et les deux filles échangèrent mutuellement sur leurs vies. Sonita dévoila son identité, elle commença. L’émotion se lisait sur son visage, des larmes perlaient sur ses joues. Zadig apprit que Sonita était en tournage puisque Rokhsareh Ghaem Maghami était une réalisatrice de film. Sonita était réfugiée clandestine en Iran. Elle vivait depuis une dizaine d’années dans un centre pour enfants en réinsertion.

C’était une fanatique de rap, elle chantait pour défendre une cause : elle s'opposait au mariage forcé. Elle luttait contre cela. En effet, elle voulait échapper à ces coutumes ancestrales auxquelles elle aurait pu être confrontée comme sa mère. À force de courage et de mérite, elle bousculait cette culture que sa mère voulait lui imposer. Sonita avoua à Zadig que la réalisatrice du film avait joué un rôle primordial dans son combat, et avait été d'un grand soutien puisqu’elle lui avait donné l’argent nécessaire pour réaliser ses rêves, devenir chanteuse. Zadig pensa également que la réalisatrice avait été d’une aide précieuse et avait pesé sur le destin de Sonita.

Zadig était émerveillé et impressionné face à la détermination de Sonita. Justement, Sonita proposa à Zadig de visionner ce chef-d’œuvre qu'était le film de Rokhsareh Ghaem, en ajoutant qu'il était une preuve de dignité. Zadig comprit à travers ce documentaire la morale qu'il illustrait : celle que cette coutume du mariage forcé privait un nombre effroyable de jeunes filles de l’insouciance de leur jeunesse et de la liberté de choisir leur conjoint. Zadig conclut cette rencontre formidable par un couplet de rap :

Toi, Sonita, à la fois belle et rebelle,
De ton combat, tu as fait une étincelle,
Qui brille dans les yeux des demoiselles.
Tu resteras une référence essentielle.
De ta vie étriquée, tu es devenue effrontée,
Contre ces coutumes forcées, tu as créé ta destinée.
2017/01/11 21:25 #6b86-490a-864d-4eb17cb87ee7
Lycée Léonard de Vinci
Critique de Sonita à la manière de Zadig de Voltaire
Par Valentin BARBEAU


Sur la route menant à Kaboul, Zadig se rendit compte qu’il était difficile d'être heureux, certes, mais que ce n'était pas forcément nos proches qui nous permettaient de l'être. Nous ne sommes pas forcément maîtres de notre destin : notre bonheur et notre malheur peuvent être dans les mains d'une autre personne.
Zadig ressassait aussi les souvenirs d'Astarté. Il revoyait ses petits regards qui voulaient plus en dire que les paroles. Soudain, il voit face à lui une jeune femme afghane d'un charme étonnant, voile sur la tête. Elle est assise, griffonnant sur le sable des phrases. Quand elle croisa le regard de Zadig, elle se leva immédiatement et effaça ce qu'elle avait écrit sur le sol.
Zadig s’arrêta à hauteur de la jeune femme et lui demanda ce qu'elle avait écrit, quand une autre femme arriva. Celle-ci semblait un peu plus âgée, mais toujours jeune. Elle portait elle aussi le voile mais avait des cheveux de couleur rose. La jeune fille prit la parole : « Ce que j'ai écrit n'a pas d'importance. J'exposais juste ce que je pensais et ce que je ressentais. »
Zadig sortit un petit carnet qu'il portait toujours sur lui, et demanda à la jeune fille de lui raconter son histoire, car il avait lu une profonde détresse sur ses traits. La jeune Afghane hésita, regarda l'autre femme qui lui répondit par un léger hochement de tête, puis commença :

« Je m'appelle Sonita, je suis une jeune Afghane qui a dû émigrer en Iran dès l’enfance. J'ai maintenant 16 ans. J'ai un rêve, être chanteuse de rap. Jusqu’à aujourd’hui, j’étais dans un centre de réinsertion des enfants de la rue à Téhéran. J'aimais bien être là-bas. Je pouvais m'exprimer dans des ateliers, parler avec des gens, m'amuser avec mes amis. Voici Rokhsareh Ghaem Maghami, c'est une réalisatrice iranienne qui souhaite filmer une jeune adolescente qui vit en Iran. Elle m’a donc demandé de me suivre. Elle est très gentille… Bon, revenons à mon histoire.
« En Afghanistan, une coutume oblige les jeunes femmes à être vendues à des hommes pour qu’ils en fassent leur épouse. C'est ce que ma mère m'oblige à avoir comme destin. L'argent qu’elle touchera pour mon mariage servira à mon frère pour qu'il puisse à son tour s'acheter une femme. Ma mère est venue me chercher en Iran pour accomplir mon destin Le centre a essayé de raisonner ma mère, qui elle-même a autrefois subi cela. Mais seul l'argent l'impressionne et malheureusement, le centre ne peut pas m'acheter à elle.
« Ce destin malheureux m'était promis, mais une personne en a décidé autrement et s'est interposée entre moi et mon destin. Cette personne, avec tout son courage, a décidé de changer mon destin malheureux en destin peut-être heureux. Cette personne, c'est cette femme, Rokhsareh Ghaem Maghami, la réalisatrice qui est devenue mon amie. Elle a décidé de donner 2000 dollars pour que ma mère me laisse un peu plus de temps en Iran. Puis elle a financé mon clip de rap. Ce clip a été vu par plus de 8000 personnes sur internet, et l'une d'entre elles fait partie d'une université américaine. Cette université m'offre une bourse pour aller étudier là-bas. Je viens d'obtenir mon passeport et mon visa et nous nous apprêtons à rejoindre l'aéroport pour partir vers les États-Unis. Cette université va sûrement m'offrir un avenir plus radieux que celui auquel j’étais promise ici.
« Même si je vais faire du mal à ma famille, qui va prendre cela comme une trahison, je suis fière de ma décision. Et surtout, je serai à jamais reconnaissante envers Rokhsareh qui m'a permis de changer mon destin. »

Zadig pensa que ce film de Rokhsareh Ghaem Maghami devait être formidable. Il racontait l’histoire vraie de Sonita. Sonita parlait avec aisance devant la caméra : cela devait renforcer sur l’écran la perception du malheur que proposait son destin. Zadig aurait voulu admirer le talent qu'avait la réalisatrice de choisir le meilleur angle pour que le spectateur se sente vraiment impliqué dans l'histoire. Il aurait aussi pu mesurer l'impact du geste de la réalisatrice sur le destin de Sonita, et combien cela avait été difficile pour elle de faire ce choix.
Zadig avait griffonné sur son carnet pendant tout le récit de Sonita. Il la remercia pour son récit, et félicita les deux femmes pour leur courage et leur combativité. Avant de partir, il déchira une page de son cahier puis la donna à Sonita. Alors que Zadig avait repris son chemin, Sonita regarda la feuille. Il y était écrit :
« Ton rêve, le rap, tu le défendais devant ta mère
Elle croyait que c'n’était que chimères
Tu as entendu parler ton frère
Sur ce destin imposé par ta mère
Mais tu as préféré te battre contre ce malheur
Avec Rokhsareh et ton courage
Tu as transformé ce malheur en bonheur
Tu as changé ce destin qui t'était promis
Ton courage t'a permis
De ne plus penser à ce destin malheureux
Mais de te concentrer sur un destin radieux. »
Ces paroles touchèrent beaucoup Sonita qui se rendit compte que certaines personnes pouvaient comprendre ses choix et ressentir tous les sacrifices qu'elle avait faits pour provoquer ce destin heureux.

Zadig, toujours malheureux en pensant à son amour Astarté, reprit beaucoup de courage et de détermination. Un destin peut paraître malheureux et désespéré, mais il n'est pas écrit, il peut changer à tout moment. Un facteur imprévisible peut faire basculer un destin. Il faut croire en ses rêves, il faut se battre pour réussir. Les efforts, la détermination peuvent modifier le destin qui nous est promis.
Zadig tira de toute cette histoire une conclusion qu'il écrivit en bas d’une nouvelle page, et qu'il se jura de ne jamais oublier : « Notre destin n'est pas écrit par une autre personne. C'est nous-mêmes qui l'écrivons. »
2017/01/11 21:30 #8882-4283-b04d-2a7db131a626
Lycée Léonard de Vinci
Critique de Sonita à la manière de Zadig de Voltaire
Par Noémie PALARDY

Sétoc, qui ne pouvait plus se séparer de cet homme en qui habitait la sagesse, mena Zadig à la grande foire de Téhéran, où devaient se rendre les plus grands négociants de la terre habitable. Ce fut pour Zadig une consolation sensible de voir tant d’hommes de diverses contrées réunis dans la même place. Il lui paraissait que l’univers était une grande famille qui se rassemblait à Téhéran.
Zadig déambulait entre les étals colorés des marchands, il était envahi d’un sentiment de plénitude et de bonheur absolu. Tous ses malheurs semblaient avoir été remplacés par une légère odeur d’épices et une agitation tranquille. Il distingua parmi le brouhaha une voix douce qui chantait de façon brutale. Intrigué, Zadig voulut connaître la personne capable de chanter de cette manière. Alors, il se laissa guider par le son de cette voix. Les paroles le guidèrent jusqu’à un endroit beaucoup moins attrayant de la foire, où les saletés et les maisons abîmées semblaient refléter l’humeur et la situation de la jeune chanteuse qui se trouvait face à lui. Elle devait avoir entre seize et dix-huit ans. Elle eut un regard furtif autour d’elle comme si elle cherchait à savoir combien de personnes l’écoutaient ; et comme elle jugea qu’il y en avait assez, elle commença une nouvelle chanson :

« Ecoute bien mon histoire
Je vais t’la raconter,
Car en toi je crois voir,
Un bonheur égaré. »

Zadig, qui se sentit concerné, écouta plus attentivement :

« Je n’rappe pas pour la gloire
Seulement pour exprimer
Ma colère si noire,
Que je n’peux plus cacher !

Tant de filles sont vendues
À des hommes qui les frappent
Pourquoi on continue ?
Maintenant il faut se battre !
Nous ne sommes pas à vendre
Comme de vulgaires objets
Et nous devrons apprendre
À sourire sans pleurer

Ma famille, toi Maman,
Si l’argent qu’vous gagn’rez
Une fois que je s’rai mariée,
Vous l’offrez à mon frère
Pour qu’il ait une femme,
De lui vous serez fiers.
Mais sa femme est-ce qu’elle l’aime ?

Comment peut-on préférer
L’argent à son enfant,
Abandonner ses rêves
Et rester enfermé
Dans une vieille tradition
Qui va encore durer,
Ecoutez votre raison
Maintenant réfléchissez

Eh, toi, étranger !
Peux-tu la faire cesser ? »

Sonita regardait Zadig droit dans les yeux. Il sentit une larme couler sur sa joue. Les propos rythmés de cette fille sur la musique forte l’avaient ému. Il savait qu’elle lançait un appel à l’aide pour toutes ces jeunes femmes qui étaient mariées de force, mais il ne trouvait pas en lui le courage d’agir pour changer cette coutume afghane qui consistait à marier les jeunes filles à des hommes qui donnaient de l’argent en échange. Il avait certes, dans le passé, réussi à faire cesser de nombreuses traditions plus terribles les unes que les autres. Mais sa propre infortune lui paraissait alors tellement grande qu’il n’avait plus envie d’aider les autres. À chaque fois qu’il rendait les autres heureux, il constatait qu’il n’était pas heureux lui-même, depuis qu’il avait perdu son amour Astarté.
Sonita regardait toujours dans la direction de Zadig, mais il eut l’impression qu’elle regardait quelqu’un d’autre. Il se retourna et se trouva nez à nez avec une caméra. Surpris, il leva les yeux et découvrit une femme. Il fut frappé par son regard humide, fixé sur Sonita. La curiosité de Zadig le poussa à interroger cette femme sur ce qu’il venait d’entendre.

« Permettez-moi de vous demander qui est cette jeune fille qui rappe si bien, demanda Zadig.
— Elle s’appelle Sonita Alizadeh. Vous avez raison, elle chante vraiment bien. Je pense que c’est le seul trésor que la vie lui ait donné. Sa famille a fui l’Afghanistan dans l’espoir de mieux vivre ici, à Téhéran, en Iran. Malheureusement, sa mère et ses frères ont dû retourner à Kaboul et Sonita est restée vivre ici avec sa sœur et sa nièce. Un centre de réinsertion des enfants de la rue l’a accueillie pour l’éduquer mais elle doit aussi travailler pour payer son loyer. Et moi, je suis arrivée un peu par hasard dans sa vie. Je m’appelle Rokhsareh Ghaem Maghami, je suis une réalisatrice de films iranienne. Ma sœur m’avait parlé de Sonita et j’ai décidé de filmer sa vie. Au début, je voulais seulement faire un film documentaire sur la vie des enfants émigrés en Iran, mais j’ai vite compris que Sonita pouvait faire changer la cause des femmes afghanes en rappant. Alors, j’ai axé mon film sur son combat contre la vieille tradition du mariage forcé afghan. Sonita voulait utiliser la caméra. Je l’ai laissée s’amuser un peu avec, je voulais qu’on ressente sa présence tout au long du film parce que c’est un film documentaire. Je montre la réalité telle qu’elle est, je ne veux rien cacher. Par exemple, vous pourrez parfois voir des secousses dans le film, c’est tout à fait normal. »

Zadig buvait ses paroles, il était profondément touché par les mots de Rokhsareh et par la destinée de Sonita. Cependant, il se demandait comment la réalisatrice ou lui-même pourraient aider Sonita. Rokhsareh lui expliqua qu’elle allait l’aider en finançant un clip de Sonita pour qu’elle se fasse connaître. Si tout allait bien, peut-être qu’une école de musique pourrait l’accueillir. Avec cette aide, Sonita serait plus libre et pourrait réaliser son rêve : défendre sa cause, et avec elle, la cause des femmes afghanes.
Cela faisait un moment que Zadig et Rokhsareh discutaient. La nuit commençait à tomber, Sonita s’était arrêtée de rapper et les négociants commençaient à quitter la grande foire de Téhéran. Sonita devait rejoindre sa sœur pour accueillir sa mère qui arrivait de Kaboul. Ils se dirent au revoir et Zadig dut retrouver Sétoc. En chemin, il ne pouvait s’empêcher de penser à l’histoire touchante de Sonita et au film prometteur que Rokhsareh préparait. Sonita lui avait redonné l’envie d’agir pour abolir les coutumes injustes et rendre le monde meilleur. Zadig prit alors conscience de son propre bonheur, celui de pouvoir aider des hommes et des femmes à vivre plus heureux.
Il continua sa route en observant le ciel et en repensant à Sonita qui laissait un magnifique message d’espoir — si beau qu’il eut envie de chanter ces quelques vers :

Sonita, je prends exemple sur toi.
Nous ne sommes pas égaux
Mais nous défendons nos droits
Pour un monde plus beau !
2017/01/12 09:34 #1c3d-4f4c-bb25-abae7846beba
Lycée Jean Moulin
Sonita

Ce documentaire retrace la vie d'une jeune afghane, Sonita, qui veut devenir chanteuse et partir à l'étranger. Mais elle rencontre certaines difficultés qui vont la déranger. Elle va faire preuve de persévérance et puiser dans ses réserve, dans son énergie pour accomplir ce dont elle a toujours rêvé. Parmi les difficultés, il y a le manque d'argent, le manque de temps, les conditions difficiles des femmes en Afghanistan, mais également en Iran, son pays d'adoption, la mère de Sonita qui veut que sa fille se marie pour gagner de l'argent pour financer le mariage de son fils et également, la guerre qui ravage son pays natal, l'Afghanistan. Elle se battra pour accomplir ce rêve et fait un clip vidéo qui va faire le tour du monde.

Dans ce documentaire, on ressent tous ce qui touche à la vie de Sonita : de la compassion, de la joie, de la tristesse et même de la pitié. On découvrira la réalisatrice de ce documentaire lors de plusieurs apparitions : à un moment donné, elle offre de l'argent à la jeune fille pour lui permettre de continuer son rêve.
Ce documentaire est très bien réalisé ; la qualité de l'image est bonne et le thème est très intéressant.

Corto Demontfaucon – seconde 1
2017/01/12 11:50 #d45f-4578-b169-9359d2ff1d92
Lycée Jean Moulin
Sonita : le chant de la raison

Ce documentaire de Rokhasareh Ghaem Maghami, sorti en octobre 2016, retrace la « vie » des femmes afghanes et plus précisément le témoignage de Sonita Alizadeh.
Sonita, 18 ans, rêve de chanter sur les plus grandes scènes du monde mais sa mère lui réserve un tout autre destin : celui d'être mariée de force pour 9000 dollars ce qui permettra « l'achat » d'une fiancée pour le frère de Sonita. Mais celle-ci ne compte pas obéir et voir son avenir détruit. Elle décide donc, avec l'aide de ses amis, de composer des chansons et d'enregistrer ces titres sur un rythme rap. Réussira-t-elle à réaliser son rêve ou obéira-t-elle à sa mère ?

Le rythme musical de « Sonita »

Ce documentaire raconte simplement l'histoire vécue par cette jeune fille. Ce film sensibilise les spectateurs quels-qu'ils soient aux sort de ces jeunes femmes traitées comme des marchandises.
Il est percutant et impressionnant et aidé par un rythme soutenu, musique rap en contradiction avec les traditions archaïques de son pays d'origine, comme l'est la jeune héroïne, Sonita.

Anïs Schneller – seconde 1.
2017/01/12 18:44 #9e5b-4ccc-83e8-6468ed9772d1
Lycée Pierre Larousse
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Classe de Première L
Poème n° 1 écrit sur le film "Sonita"

Du funèbre Enfer aux astres

Moi, Sonita, bercée dans un funèbre Enfer,
J’ai découvert une rage pour mon éther,
Voilée par cet homme que m’a promis ma mère.
La Belle ne se conduit pas comme voulu :
Esprit belliqueux, rebelle. Le monde évolue.

Je ne porterai ni le voile de l’hymen,
Ni le voile noir de jais de leur sombre haine.

Sont en lambeaux les voiles des femmes soumises,
J’en fais une voile pour ma terre promise.
Pas le temps de sortir les émouvantes larmes,
Filles d’Eve, il est temps de sortir les armes !

J’égrène mes paroles dénonciatrices
Dans ce parcours jonché de bombes destructrices,
Coursée par la fatalité des traditions,
Dignité déchirée par la griffe des lions.

Je ne porterai ni le voile de l’hymen,
Ni le voile noir de jais de leur haine.

Mon âme n’est pas un produit négociable
Achetée comme du bétail dans une étable.
Nos corps ne sont pas mets que les hommes dégustent,
Insatiables, ils arrachent le cœur de nos bustes.

Mais c’est heureux pour moi, des déesses terrestres
M’ont soufflé la divine idée d’aller aux astres.
Des étoiles me permettent de quitter ce
Désastre qu’entraînent l’oppression, la menace.

Je ne porterai ni le voile de l’hymen,
Ni le voile noir de jais de leur haine.

J’ai filé en rêve-Amérique, je m’échappe.
De peur que la terreur ne me happe : je rappe.
Adieu triste Iran, abyssal Afghanistan,
Je n’oublie pas des femmes le sombre tourment.


Émilie-Rose 1ère L

2017/01/12 18:51 #abde-4cb9-996a-48e62eea56d3
Lycée Pierre Larousse
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Classe de Première L
Poème n° 2 sur le film "Sonita"

Poème choral des 1ères L sur le destin de Sonita - Prisonnière

Je me trouve dans un pays sans liberté,
Où nous, les femmes, sommes obligées de nous marier.
Dès notre plus jeune âge, nous devenons des poupées,
Nous sommes vendues, sans aucune pitié. (Alicia)
Pourquoi devrions-nous être forcées,
De nous marier avec un étranger ?
Parents, ne voyez pas que l’argent,
Et ouvrez les yeux sur le bonheur de vos enfants. (Mandy)

Moi, Sonita, bercée dans un funèbre Enfer,
J’ai découvert une rage pour mon éther,
Voilée par cet homme que m’a promis ma mère. (Émilie)
Je suis une fille devenue objet,
Le procès est sans appel,
Papa et toi avez fait votre choix désormais,
« Je t’offre à un tel,
C’est un mari idéal. »
Sans sentiment, ni amour. (Sharleyne)
Pour savoir à quel prix je serai laissée,
Ma mère ne fait que marchander,
Et ma colère ne fait que monter,
Autant que le prix où je serai abandonnée. (Charlyne)
Dans une maison on a besoin de bras pour travailler,
Et non d’une gamine qui passerait son temps à rêver (Erwan).
Je suis comme enfermée dans une cage,
Encaissant les coups au visage,
Je ne guérirai pas avec du maquillage,
Nous ne sommes plus que des bêtes sauvages. (Alicia)

Je n’ai plus envie d’avancer à travers les portes du temps.
Que vais-je trouver derrière celle de demain ? Du sang ?
Lorsqu’elles se refermeront et que le seuil sera franchi,
Est-ce un monstre que je verrai dans mon lit ?
Cette peur traverse entièrement mon corps ;
Je ferme les yeux, mais les bleus sont plus forts.
Je trouverai certainement la mort. (Chloé)
Mais cette destinée-là,
Je n’en veux pas.
Finir soumise à un homme,
Et ne plus avoir d’identité.
Alors je décide de lutter,
De combattre et de résister, avec ténacité,
Et cela, jusqu’à la fin de ma vie,
Afin d’obtenir ma liberté de rapper. (Marcella)

Car ma seule raison de vivre est la musique, surtout le rap,
Avec cette solitude qui s’en échappe.
Je veux que le monde puisse comprendre cette horrible douleur,
Et qu’on fasse quelque chose de cette terrible frayeur.

Je veux simplement vivre et faire ce dont j’ai envie :
Devenir rappeuse aux États-Unis.
Je ne veux pas me marier, je ne veux pas le faire.
Priez pour nous, les sœurs prisonnières. (Alice)
Nous ne sommes pas des bêtes de foire !
Je n’ai pas de code barre, ni de prix.
Je suis une fille jeune, et punie.
Plus jamais ça !
Mes amies, chantez avec moi,
Plus jamais ça !
Faites entendre vos voix. (Adèle)

J’ai filé en rêve-Amérique ; je m’échappe,
De peur que la terreur ne me happe, je rappe.
Adieu sombre Iran ; abyssal Afghanistan.
Je ne porterai ni le voile de l’hymen,
Ni le voile noir de jais de leur sombre haine. (Émilie)
En Amérique, plus d’interdiction,
J’ai accès à l’éducation,
La liberté de chanter,
La liberté de danser.
Un jour, je reviendrai chargée de bonheur,
Et je mettrai de la joie dans les cœurs.
Un jour les choses changeront,
Et les femmes s’émanciperont. (Renan)

Les 1ères L
2017/01/13 10:17 #3a29-44ec-9647-bca42e3dca8b
Lycée Jean Moulin
Le film raconte l'histoire de Sonita, une jeune fille afghane qui vit en Iran avec ses frères et sa sœur.
Son rêve est de devenir une chanteuse de rap célèbre et donc de voyager pour accomplir son rêve et trouver le bonheur.
Je me suis un peu ennuyé avec ce film et je l'ai trouvé un peu grossier, cependant, il y a des moments agréables et même parfois très émouvants. Peut-être le film gagnerait à être plus lumineux, j'ai trouvé que dans certaines scènes du film, c'était plutôt sombre.

Louis Niggel -seconde 1
2017/01/15 13:58 #6296-4b8c-b3e9-c88ecb1e02ac
Lycée Léonard de Vinci
Critique de Sonita à la manière de Zadig de Voltaire
par Lally BOUMIER


À Babylone, on racontait qu'il y avait des coutumes inhumaines en Afghanistan et en Iran. Curieux, Zadig voulut en savoir davantage. On lui dit ce que devenaient les jeunes filles dans ces pays. Elles étaient vendues dès leur plus jeune âge à des hommes. Ces ventes permettaient aux familles les plus pauvres de vivre. Zadig songeait qu'il était étrange que dans ces contrées d'Orient, les parents décident de l'avenir de leur fille. Pourquoi ne pouvaient-elles pas choisir elles-mêmes leur vie future ? Les coutumes et la pauvreté semblaient les en empêcher, et le même chemin était déjà tracé pour toutes les jeunes femmes dès leur enfance. Zadig se demandait également si les rêves existaient là-bas.

Zadig prit la route de Téhéran. « Il y a là-bas, dit-il, des coutumes horribles. Puisque ni pour moi, ni pour ces filles, le mariage n'est source de bonheur, je me dois de les aider. Je regagnerai ensuite l’Égypte. » Une fois à Téhéran, Zadig fut surpris de la pauvreté des habitants. Il se promenait dans la ville lorsqu'il vit une jeune fille à la chevelure voilée, suivie par des personnes tenant des objets étranges. La fille ne semblait point importunée par tout cela. Il vint à sa rencontre.
Après mille politesses, il demanda à Sonita – car tel était son nom – pourquoi toutes ces personnes la suivaient. « Ils me filment, répondit-elle. C'est un documentaire sur le destin des filles de mon âge, et plus particulièrement sur ma vie et mon histoire. » Zadig et Sonita s'entretinrent longtemps. Ainsi Zadig apprit que Sonita avait quitté l'Afghanistan avec sa famille pour s'installer en Iran. Sur leur chemin, les talibans les avaient arrêtés. Sonita et sa sœur avaient réussi à gagner leur destination. Leur famille était restée en Afghanistan. Sonita vivait désormais avec sa sœur et sa nièce dans un quartier pauvre de Téhéran. Elle avait rejoint un centre d'accueil pour les jeunes gens vivant dans la rue. Elle était devenue amie avec certaines jeunes filles qui allaient être vendues. Sonita avait déjà échappé une fois à un mariage étant plus jeune. Sa mère voulait à nouveau la vendre. La dot était estimée à 9000 dollars. La somme récoltée lors de cette vente servirait à son frère afin d'acheter une femme et à sa mère afin de nourrir toute la famille. Mais Sonita refusait de quitter l'Iran pour se marier. Elle avait un rêve, devenir rappeuse.
« Les filles n'ont pas le droit de chanter ici, expliqua-t-elle à Zadig. Mais je m'en moque. Je deviendrai chanteuse et je dénoncerai ces coutumes. Ma mère me l'a interdit. Elle veut absolument me vendre. Elle est venue me chercher il y a quelques jours. Rokhsareh Ghaem Maghami, la réalisatrice de ce film documentaire, est intervenue. Elle n'aurait pas dû, car un documentaire doit montrer la situation telle qu'elle est, et non modifiée par le cinéaste. Mais elle a donné une somme d'argent suffisante pour que ma mère patiente un peu. Cela fait quelques temps maintenant que j'ai écrit une chanson et qu'elle a été enregistrée. Lorsque ma mère est repartie, Rokhsareh et son équipe ont filmé mon clip et l'ont publié sur internet. Puis, une prestigieuse université de musique aux États-Unis m'a contactée pour que je les rejoigne, car la direction avait adoré ma chanson.
– Qu'avez-vous chanté ? demanda Zadig.
– J'ai chanté un morceau de rap dénonçant le destin des femmes afghanes.
– Allez-vous rejoindre l'Amérique ?
– Oui. Cependant, je ne le dirai pas à ma mère. J'irai là-bas grâce à l'aide de Rokhsareh. Mais avant, elle va m'aider à aller chercher mon passeport et ma carte d'identité en Afghanistan. Ensuite, nous partirons toutes les deux. »

Zadig pensa que Sonita avait un destin peu ordinaire. Elle avait bien de la chance d'avoir un grand talent, d'avoir rencontré Rokhsareh Ghaem Maghami et qu'elle et son équipe l'aient aidée à réaliser son rêve le plus cher. La réalisatrice avait filmé la vie d'une fille qui s'était battue pour ne pas avoir la même vie que les autres femmes de son pays.
Zadig en était maintenant sûr, certaines filles ont bien des rêves, des rêves si puissants qu'ils se réalisent, même si les coutumes ou la pauvreté sont très fortes. Il se demandait si, finalement, les femmes à Babylone avaient la vie dont elles avaient rêvé.
Et Zadig poursuivit ses rêves en s'adressant à Sonita :

« Toi, Sonita,
qui as réalisé ton rêve,
poursuis ton combat,
contre ces atroces coutumes,
et aide les femmes,
à échapper à un destin
qu'elles ne méritent point. »
2017/01/15 20:37 #3097-48d3-9b9c-cd6e82276e4e
Lycée Hélène Boucher
Documentaire ou conte de fées ?

Ce documentaire de type long métrage a été écrit par Rokhsareh Ghaem Maghami, une cinéaste documentariste iranienne qui est née à Téhéran.Elle a notamment réalisé en 2007 un court documentaire d' animation au cours de ses recherches appelé " cyanose", qui a montré le travail d'un artiste de rue de Téhéran,et a été récompensée en janvier 2016 du "World Documentary Audience Award" ainsi que du "Grand Jury Prize" au Festival de Sundance pour son documentaire sur Sonita (2015).

"Sonita " raconte l'histoire de Sonita Alizadeh,une réfugiée afghane en Iran qui utilise la musique (le rap) comme un moyen d'échapper aux traditions afghanes consistant à vendre sa ou ses filles et à les marier uniquement à des fins financières; elle est elle-même victime d'une tentative de sa famille pour financier de cette façon le mariage d'un de ses frères. Mais Rokhsareh ne peut pas accepter de laisser la mère de Sonita faire cela, elle décide donc d'abandonner son rôle de réalisatrice et paie 2000 $ à la mère de la jeune fille qui peut ainsi rester 6 mois de plus à Téhéran et par ailleurs enregistrer une chanson et tourner un clip qui dénoncent ces pratiques d'un autre âge. Le documentaire change complètement de direction à partir de cette décision à la fois courageuse et inédite.

J'ai retenu cette scène où on assiste (qui filme ? Sonita ?) une intervention de la réalisatrice mais également du perchiste, lors d'une discussion avec la directrice du centre pour réfugiés qui s'occupe des enfants des rues, dont notre héroïne, en Iran. Le filmeur devient le filmé. Le témoin neutre devient un personnage de l'histoire. Car cette intervention remet en cause les règles d'un documentaire et peut nous amener à nous poser de nombreuses questions. La participation de l'équipe de tournage permettra à Sonita de réaliser son rêve, tout d'abord de trouver une maison de disques qui accepte de produire ses chansons , mais ensuite de permettre à Sonita d'intégrer une école américaine. Le rêve (américain ?) , tout à coup, se réalise !

La réalisatrice a rencontré Sonita à Téhéran et réussi à filmer son parcours dramatique et merveilleux à la fois, entre interdictions iraniennes et obligations afghanes. La jeune fille, droit dans ses baskets, défie des milliers d'années de tradition, avec courage et une grande maturité pour son âge. Elle écrit des textes de rap percutants et justes et grâce à la Toile, touche la planète. C'est là que le film devient un conte de fées...
On vit comme en direct l'histoire touchante d'une jeune afghane, avec ses moments de découragement mais aussi ses moments d'euphorie ; et on comprend bien sa situation ainsi que la décision de Rokhsareh.
La réalisatrice nous fait passer 1h30 avec Sonita et nous montre sans tricher la vie que peuvent endurer les femmes de ces pays et le rêve d'une adolescente qui se réalise.

Hélène Boucher 1°S3 Renck Thomas, Weiten Alexandre , Schmitt Anthony
2017/01/16 16:36 #037d-449f-918b-75fd7a97a9d7
Lycée Rostand
Sonita
SONITA est un documentaire réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami, sorti le 12 octobre 2016. Dans ce film, cette réalisatrice iranienne suit une jeune fille afghane âgée de dix-huit ans, réfugiée en Iran, et ayant un rêve fou : devenir rappeuse. Mais sa famille veut la marier de force. Alors Rokhsareh Ghaem Maghami va passer outre les règles de son métier, (être documentariste oblige à ne pas intervenir dans la vie des personnages filmés) car elle va aider la jeune fille à devenir rappeuse.
La famille de Sonita veut la marier de force, pour plusieurs raisons : premièrement, c’est la tradition en Afghanistan; deuxièmement, cela va permettre de récolter 9000 dollars et troisièmement, grâce à cet argent, son frère va pouvoir «s’acheter » une femme. En Afghanistan, les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes. Ils se permettent donc d’acheter ou vendre les femmes mutuellement, ce qui est complètement aberrant de notre point de vue.
Sonita est confrontée à ces traditions. Et, avec beaucoup de détermination, et de courage elle va quand même essayer d’accomplir son plus grand rêve. De plus, dans les chansons qu’elle compose seule, elle dénonce les souffrances qu’endurent les femmes afghanes et bien d’autres femmes. Son clip « Fiancée à vendre » illustre parfaitement ces problèmes. Elle est maquillée comme si elle avait été battue violement. Elle porte des bleus, elle saigne, et elle est habillée en robe de mariée. Mais son visage porte un code barre (pour évoquer la vente des femmes). Son front fait ressentir de la tristesse et du désespoir. Sa famille ne pense pas à elle, car elle veut absolument la marier et ne prend pas en compte son avis.
La documentariste décide alors de lui venir en aide. Elle l’aide à réaliser son clip, qu’elle poste sur Youtube. Et une école pour jeunes artistes la remarque et décide de lui attribuer une bourse. Malheureusement, cette école est aux Etats-Unis. S’armant de courage, la documentariste et la jeune fille décident d’aller faire établir pour la première fois ses papiers d’identité en Afghanistan, car sa mère en détient une partie. Discrètement, elle les récupère puis après avoir dit au revoir à sa sœur et sa nièce, elle prend l’avion pour l’Amérique. Une fois là-bas, elle annonce où elle est à sa mère, et cette dernière se met en colère. Malgré ça, elle reste aux Etats-Unis pour accomplir son rêve.
La documentariste n’a pas fait que filmer le problème de Sonita, elle a aussi filmé plusieurs moments montrant la guerre en Afghanistan et en Iran. Elle dénonce ce problème très important pour ces pays. Elle filme à l’hôtel (très bien gardé par les services militaires) les informations quotidiennes. Les images montrent un attentat qui vient de se produire dans une salle de théâtre. Et à plusieurs reprises la documentariste montre ces scènes presque quotidiennes.
Les personnages sont extrêmement attachants. En effet, on les voit dans leur vie réelle et leur intimité. On ressent de la pitié, pas seulement pour Sonita, mais aussi pour les autres. Par exemple, une jeune fille de l’école se fait frapper par son frère. Cela montre la puissance des hommes et la position d’infériorité dans laquelle on maintient les femmes. Les bleus que l’on peut apercevoir sur le visage de cette jeune fille choquent le public. La maison où vivent les personnages est peu meublée, en mauvais état, et très petite. Cela montre la misère, et les difficultés que vivent ces familles. De plus quelqu’un est venu leur annoncer qu’ils devaient partir du logement…

Nous avons ressenti beaucoup de peine et de tristesse pour ces personnes. Et malheureusement nous savons que cela n’est pas une fiction, mais bel et bien une réalité. Cela nous fait comprendre que la vie des femmes est très difficile dans certains pays et que nous avons de la chance d’être dans un pays où il y a moins d’injustices envers les femmes. Ce documentaire montre aussi que tout est possible, qu’il ne faut jamais abandonner et qu’il faut croire en ses rêves. Il faut dépasser les limites, parfois faire des choix compliqués… mais retenir que tout dépend de notre détermination et de notre courage, car on peut tout réussir dans la vie.
En conclusion, Sonita est courageuse, déterminée, et nous avons adoré ce documentaire et découvert une autre forme de cinéma très intéressante.
Maya BRUNET et Caroline BOUDOUMA-2nde 6- Lycée Jean Rostand - Caen

2017/01/16 16:37 #c322-404c-891e-466b0c236110
Lycée Rostand
Sonita, plus qu'un simple documentaire
Sonita est un documentaire réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami. Il est sorti en 2016 et il dure 1h31. Les personnes présentent dans ce documentaire sont Sonita Alizadeh, sa famille et Rokhsareh Ghaem Maghami la réalisatrice.
Ce documentaire filme la vie de Sonita, jeune afghane de 18 ans qui a émigré il y a dix ans en Iran. Elle est passionnée de chant et rêve de devenir rappeuse, comme Rihanna, mais en Iran les femmes n'ont pas le droit de chanter. De plus, sa famille, qui est restée en Afghanistan, veut la marier de force et la vendre à un inconnu pour 9 000 de dollars car c'est la tradition. Mais Sonita ne va pas se laisser faire et va se battre pour vivre sa vie comme elle le veut.
Dans ce documentaire, on distingue plusieurs thèmes. En premier lieu, l'immigration clandestine : en effet, au début, Sonita est élève dans un centre qui accueille et aide les enfants qui ont émigré. La personne qui s'occupe du centre leur donne un exercice qui consiste à raconter en mime comment ils sont arrivés en Iran, en mettant en scène leur voyage avec l'aide des autres. Sonita « raconte » donc son voyage, elle dit que lorsque sa famille a émigré, ils se sont fait arrêter par des talibans qui ont menacé son père et son frère avec une arme, et elle se met à pleurer car c'est difficile pour elle de raconter ce qui s’est passé. Et lorsqu'on lui demande comment elle aurait aimé que se passe le voyage, elle répond simplement qu'elle aurait voulu être assise dans une voiture avec sa famille, et rouler vers l'Iran sans aucun problème sur la route. On voit aussi que la situation des femmes en Iran et en Afghanistan est très compliquée : il existe une tradition afghane qui veut que les filles soient vendues à leurs futurs maris, souvent plus âgés qu'elles. La mère de Sonita veut la vendre à un homme qui deviendra son mari, pour que son frère puisse acheter sa femme et se marier lui aussi. Mais la réalisatrice va payer la mère de Sonita pour que la jeune fille puisse rester quelques mois de plus en Iran, alors que normalement la documentariste ne doit pas interférer avec la vie des personnes qu'elle filme, mais elle s'est trop attachée à Sonita et ne pouvait pas la laisser partir sans rien faire pour l'aider. Sonita est une jeune femme très courageuse, persévérante et qui croit en ses rêves. Son rêve est de devenir rappeuse bien que la loi interdise aux femmes de chanter. Mais avec l'aide de la réalisatrice, elle va enregistrer sa chanson et tourner son premier clip vidéo. Le clip s'appelle "Fiancée à vendre". Avec cette chanson, Sonita dénonce cette tradition afghane qui oblige les jeunes filles à se marier pour de l'argent. Dans le clip, elle est en robe de mariée avec des marques de coups sur le visage et un code barre sur le front. Cela en dit long.
Le courage de cette jeune fille m'a énormément touchée. Sonita a cru en ses rêves et grâce à Rokhsareh Ghaem Maghami, la réalisatrice, qui se trouvait au bon endroit et au bon moment, elle a réussi à se sortir de cette situation compliquée. J'adore son clip et sa musique. Son histoire m'a beaucoup touchée par son courage et sa détermination. Ce film documentaire m'a beaucoup plu, surtout la façon dont la réalisatrice fait sentir la présence de la caméra, ce qui crée un lien plus direct avec nous, les spectateurs. Sonita transmet un message d'espoir pour toutes les autres jeunes filles qui subissent cette tradition.
Maëva Lemesle- 2nde 6- Lycée Jean Rostand- Caen
2017/01/16 16:38 #5239-4511-becb-86a17a4c6cfb
Lycée Rostand
Adèle,
Ce matin, je suis allée voir « Sonita » au cinéma. C'est un documentaire qui raconte l'histoire de Sonita, que la réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghami va filmer dans son quotidien. Ce film m'a beaucoup touchée et surtout, beaucoup appris. Tu serais impressionnée par le courage de Sonita, qui est à peine plus âgée que moi et qui se rebelle déjà contre les traditions injustes de son pays. Parce qu'en Iran et en Afghanistan, la situation des femmes est affreuse. Aux yeux des hommes, elles ne sont que des objets qu'ils vendent ou achètent. Dans le film, une adolescente s'est fait battre par son propre frère, mais la femme qui l'aide a l'air de trouver ça normal car c'est une situation habituelle en Iran. Les iraniennes ne sont même pas libres de chanter et ont besoin d'une autorisation du gouvernement ! Pourtant, certaines s'estiment chanceuses car la situation des femmes en Afghanistan est bien pire encore. Elles n'ont pas le droit de montrer leur visage et doivent porter la burqa pour ne pas avoir de contacts avec l’extérieur. Je pense que, comme moi, tu réaliseras la chance que nous avons d'être nées en France. La chance que nous avons d'être considérées comme l'égale de l'homme, d'être libres de nous habiller comme on le souhaite et d'avoir d'autres perspectives d'avenir que d'être prisonnière d'un mari que nous n'avons pas choisi. Mais le poids des traditions est si important, que même la mère de Sonita, qui a elle-même souffert de ces coutumes, souhaite le même sort pour sa fille. Ça m'a tellement révoltée de voir combien ils ne pensent que par les coutumes et la religion, et à quel point les femmes n'arrivent même plus à penser par elles-mêmes. Mais grâce à sa force de caractère, Sonita a réussi à se défaire des traditions et va tout faire pour réaliser son rêve de devenir rappeuse, et malgré la pression de sa famille pour qu’elle retourne en Afghanistan et le manque de moyens financiers, elle ne va pas abandonner. Je pense que Sonita est un exemple pour toutes les filles, françaises ou iraniennes, qui pensent leurs rêves inaccessibles.
Le film aborde aussi le thème de l'immigration clandestine, qui est très important dans le monde d'aujourd'hui. Sonita est elle-même en Iran clandestinement, et a dû passer la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran. Au centre social où elle est scolarisée, elle va devoir mettre en scène ce moment de sa vie. Cette scène m'a beaucoup touchée, car Sonita est tellement traumatisée, que même des années après elle s’effondre rien qu'en en parlant.
Comme tu le sais, l'histoire de Sonita est réelle. Pourtant, c'est si loin de notre réalité que je n'arrive pas à me rendre compte que des femmes vivent réellement dans ces conditions de nos jours. Dans la salle de cinéma, j'avais l'impression d'être devant une fiction malgré le jeu de caméra de la réalisatrice. Dans un documentaire, la caméra est censée être invisible, mais dans « Sonita » la réalisatrice nous a fait sentir sa présence. Je te conseille d'aller voir ce film, car Sonita est une jeune femme dont la force peut nous inspirer, elle nous donne foi en nos rêves, et nous laisse penser que tout est possible.

Eloïse Loquet 2nd6

2017/01/16 16:39 #4866-460d-8215-836cf06ee9da
Lycée Rostand
Chère Coline,
Salut cousine ! Si je t'écris aujourd'hui, c'est pour te faire part d'un film que j'ai vu récemment avec le lycée. Sonita a été réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami et je peux te dire que c'est un documentaire riche en émotions, alors, si tu es sensible, tiens-toi prête !
Il raconte l'histoire d'une jeune femme afghane, nommée Sonita, un peu plus âgée que nous, environ 18 ans, qui vit en Iran et rêve de devenir une chanteuse internationale. Elle aimerait même être la fille de Rihanna et Michael Jackson ! Malheureusement, dans le pays où elle vit, l’Iran, elle n'a pas le droit de chanter : les femmes n'ont pas ce droit et bien d'autres non plus. A cause de cette interdiction, elle a perdu le droit de recevoir des cours dans l’établissement, le foyer où elle allait, parce qu'elle a fait un clip de rap et qu'elle l'a posté sur internet. D'ailleurs, dans ce clip, Sonita est maquillée : elle porte un code barre sur le front, comme pour montrer que, dans le monde dans lequel elle vit, les femmes sont comme des objets de supermarché. Elle communique dans ce clip énormément d'émotions : de la colère, un sentiment d'injustice, de la peur aussi, de la colère face à tous ces parents qui continuent de vendre leurs filles, un profond sentiment d'injustice parce qu'elle et les autres adolescentes sont impuissantes dans cette situation et de la peur, la peur qu’elle ne puisse pas vivre comme elle le souhaite, qu’elle doive renoncer d'une certaine manière à sa liberté et à son innocence pour épouser un homme qu'elle ne connaît pas, qu'elle n'a pas envie de connaître. Heureusement que l’on n’habite pas là-bas, sinon, à notre âge, on aurait peut-être déjà été mariées à un inconnu en échange d'argent. Comme on pourrait vendre une voiture, eux, ils vendent une adolescente.
Ça m'a fait tellement de peine de voir que leur vie dépend autant d'une coutume vieille comme le monde. Les parents ne veulent pas comprendre qu'il faut vivre avec leur temps et, qu'aujourd'hui, le mariage forcé et le sexisme sont des actes totalement immoraux. Mais tu vois, dans ce film, que tout n'est pas triste : Sonita est incroyablement courageuse et persévérante, elle croit en ses rêves et ne lâche rien. Elle est remarquable, parce que, personnellement, j'aurai abandonné très vite face aux obstacles qui se sont dressés sur sa route pour se construire un avenir selon son propre choix. Elle a dû se battre contre le gouvernement, certes, mais aussi contre sa famille, sa mère ainsi que ses frères. Parce que sans l'argent de son mariage, l'un des frères de Sonita ne pouvait pas non plus acheter sa future femme… Elle avait donc la pression et le poids de sa famille et des coutumes sur son dos.
Quelques personnes l'ont tout de même soutenue, la dame qui s'occupait d'elle au foyer, et qui considérait Sonita comme sa fille, cette dame que tu adores durant tout le film parce qu'elle nous montre qu'il y a des personnes qui sont ouvertes d'esprit et qui prennent soin des autres. Et puis aussi la réalisatrice du film qui a payé pour que Sonita puisse repousser le mariage en restant plus longtemps en Iran, deux mois, juste le temps de faire le clip. Alors que normalement, lors d'un documentaire, le réalisateur ne doit pas intervenir dans la vie des personnes filmées, pour ce film Rokhsareh a décidé d'aider Sonita, de la soutenir et d'intervenir directement dans sa vie.
Certaines scènes te retournent l'estomac : la maman de Sonita, notamment, nous paraît sans cœur parce qu'elle ne pense qu'à respecter la coutume et qui ne veut pas laisser sa fille poursuivre ses rêves. Il y a ce moment aussi, où on voit une enfant meurtrie, avec un œil au beurre noir, parce qu’elle se fait battre pas son frère, mais le pire, c'est que cette situation semble banale là-bas… Et puis, Sonita et son espoir, ses rêves qui miraculeusement finissent par devenir réalité…
Je pense qu'après avoir vu ce film, tu auras comme moi, une sorte de reconnaissance de vivre en France, et de pas être un objet avec un code barre. Parce que les choses paraissent tellement irréelles dans ce film… malheureusement, elles sont bien vraies. On aimerait croire que ce n'est pas possible, en 2016, de vendre une fille pour de l'argent, juste parce que c'est la coutume… on aimerait croire que ce n'est pas possible, en 2016, de battre une fille et que cela soit une habitude, et on aimerait croire que ce n'est pas possible, en 2016, de devoir faire des films pour essayer d'ouvrir les yeux aux personnes qui peuvent changer les choses mais qui ne le font pas.
Bref, je pense que tu devrais aller voir ce documentaire et que nous pouvons nous estimer heureuses d'être là où l'on est, et que toutes ces horribles choses soient loin de nous, parce qu'au final, quoi que l'on dise, on est quand même bien en France.
Ta chère cousine,
Salomé

2017/01/16 16:41 #2146-476b-b62a-09cc1ccf7fde
Lycée Rostand
La critique précédente est signée : Salomé Bernier - 2nde6-lycée Jean Rostand - Caen
2017/01/16 16:42 #21cd-4b3b-bb70-0508e6ccded3
Lycée Rostand
Croire en ses rêves

Sonita a 17 ans et vit en Iran. C’est une réfugiée afghane. Comme beaucoup d’adolescents, elle a des rêves. Les siens sont de devenir chanteuse et d’être riche et célèbre. Seulement, en Iran, chanter fait partie des nombreuses interdictions qui touchent les femmes. Mais grâce à son caractère déterminé et serein, la jeune fille compte bien parvenir au bout de ses rêves, qui deviendront son combat.
C’est ce que Rokhsareh Ghaem Maghami, une réalisatrice iranienne, a filmé : un combat. Un combat qui sert de documentaire sur les femmes en Iran, et dont la meneuse est Sonita Alizadeh.
Le documentaire est féministe : il montre qu’une fille vaut autant qu’un homme et dénonce leur situation dans des pays n’ont toujours pas compris cela, comme l’Iran et surtout l’Afghanistan.
En effet, on apprend que Sonita n’a pas le droit de chanter seule, car c’est une fille.
On découvre également les mariages forcés que subissent les jeunes filles, et les tractations financières qui en découlent : ainsi, Sonita doit se marier pour 9000 dollars, afin que son frère puisse s’acheter une fiancée. Une scène sur ce sujet est d’ailleurs marquante : Sonita discute avec ses amies et on les entend dire : « Tu coûtes combien ? », « Il t’a tapé hier ? », ou encore « Tu as de la chance, ton futur mari est jeune ! ». Le plus marquant est le ton sur lequel elles le disent : indifférent, comme si elles se demandaient comment elles allaient.
Devant l’écran, le téléspectateur est confronté à des images sur la condition des femmes et des filles. Par exemple, le caméraman marche dans la rue et, sans le vouloir vraiment, filme deux femmes. Elles sont voilées, mais nous pouvons encore voir leurs yeux. Quand le caméraman s’approche un peu plus d’elles, elles remarquent la caméra et se cachent instantanément les yeux avec leur voile, comme si elles en avaient peur.
C’est un documentaire, donc des images et des scènes prises sur le vif, et c’est ce qui nous interpelle, devant notre écran !
De plus, la présence de la caméra n’est pas cachée au téléspectateur : les gens filmés la regardent avec curiosité, Sonita la prend, sa sœur joue avec… ce qui prouve que rien n’est caché au spectateur, et que les personnages filmés ont le choix de dire, de faire ce qu’ils veulent.
Bien sûr, la réalisatrice intensifie la spontanéité des personnages par le montage subtil qu’elle fait de toutes ces images. Par exemple, au début, le caméraman filme le carnet de rêves de Sonita, un carnet où elle colle des images qui illustrent ses rêves (photo de Rihanna…). Cela dure un court instant, et tout de suite après, on assiste à un brutal retour à la réalité ; on voit Sonita laver des vitres, faire le ménage, le visage fermé.
Après la légèreté des rêves, la lourdeur de la réalité est filmée.

Certains moments sont émouvants : quand Sonita, à l’école, représente en mime le jour où elle a traversé, avec sa famille, la frontière afghano-iranienne, où elle a rencontré des talibans. Le souvenir de cette scène fait pleurer Sonita, on ne sait pas vraiment pourquoi, on ne peut pas imaginer ce qu’elle ressent. C’est l’une des seules scènes où Sonita pleure. Même quand elle apprend qu’elle va être mariée, elle ne pleure pas.
Et pendant qu’on négocie sa vente, Sonita rape : elle plaide pour les femmes, pour leur indépendance, elle veut que les femmes l’entendent et réagissent. Elle chante avec conviction, avec franchise. Et nous, occidentaux, quand on l’entend, on a de la peine, et on espère aussi, car on comprend bien que Sonita croit en ses rêves.
Rêves qui se réalisent, en grande partie grâce à son courage, à sa ténacité, mais aussi grâce à la réalisatrice (qui a donné de l’argent à la famille de Sonita pour reculer sa vente de quelques mois). Que serait-elle aujourd’hui sans elle ? Un objet appartenant à un homme sans doute, dont les rêves seraient à jamais éteints.
Alors je me pose cette question : combien de filles sont dans le cas de Sonita ? Combien rêvent de chanter ? D’être libre et indépendantes ? Très peu connaîtront la chance qu’a eue Sonita, le hasard qui a mis Maghami sur sa route, l’amitié issue de cette rencontre.
En effet, plus le documentaire avance, plus les deux femmes deviennent proches. C’est une amitié qui montre de la solidarité.
Il y a aussi l’amitié entre Sonita et un garçon, qui, elle, nous laisse voir un peu d’égalité. Ces deux ados chantent ensemble, et le garçon ne voit pas d’inconvénient au fait que ce soit une fille qui écrive les textes, une fille qui lui donne des conseils sur la manière de déclamer le texte.
Ces adolescents viennent-ils du futur, ou bien montrent-ils que les coutumes et traditions évoluent ?

« Sonita » nous montre la vie des femmes en Iran et en Afghanistan, à travers deux femmes courageuses qui ont osé agir contre les coutumes de leurs pays.

Salomé Rothe-Boll-2nde 6- lycée Jean Rostand - Caen





2017/01/19 10:12 #d36d-4051-a0fe-5a1d51b4dbbe
Lycée Rostand
L'histoire très touchante de la jeune Sonita

Rokhsareh Ghaem Maghami nous présente l'histoire réelle de Sonita. Ce documentaire de 1h31 est particulièrement touchant. Il a d'ailleurs été récompensé par de nombreux prix comme le grand prix du Jury au festival du film de Sundance, le prix du Public au festival du documentaire de Madrid ; et encore pleins d'autres. Rokhsareh Ghaem Maghami a accompagné une jeune afghane de 18 ans, Sonita, recueillie par un centre d'accueil pour enfants de Téhéran, pendant trois ans.

Sonita est une réfugiée afghane clandestine en Iran, elle habite depuis dix ans dans la banlieue pauvre de Téhéran. Elle rêve de devenir une artiste connue et de pouvoir chanter tout ce qu'elle a envie de dire. Sa mère veut la vendre 9 000 dollars pour que son frère puisse s'acheter une femme. Bien décidée à échapper à cette tradition, elle décide de se battre pour choisir la vie qu'elle a envie de mener.

J'ai beaucoup aimé ce documentaire qui dénonce la soumission des femmes dans certains pays du monde, notamment en Afghanistan. Il fait partie de ces films qui font réfléchir et qui donnent envie de réagir ! La manière dont est filmé ce documentaire est inhabituelle. La caméra fait partie du documentaire, dans les films ordinaires, ou encore dans certains documentaires, les personnes filmées n'y prêtent pas attention. Le fait que la caméra passe des mains de la réalisatrice à celles de Sonita et que ce documentaire nous montre tout ce qu'il se passe sans aucun filtre nous rend plus « présents » dans le documentaire. Le lien intime qui se développe progressivement entre la jeune fille et la réalisatrice donne un côté inattendu et on se demande jusqu'où ira la réalisatrice pour aider Sonita.

Le sort réservé aux jeunes femmes afghanes est totalement inhumain. En Afghanistan, les femmes sont considérées comme des objets : elles sont vendues. La mère de Sonita ne se pose pas de questions, la tradition c'est la tradition, vendre sa fille est tout à fait normal. Pour réaliser son rêve et partir aux États-Unis, Sonita doit repasser par sa ville natale pour faire ses papiers. Elle sait que, si cela échoue, elle ne pourra pas retourner en Iran, c'est illégal, et elle sera contrainte de se marier. Mais elle prend le risque. Lorsqu'elles arrivent en Afghanistan, elles traversent un marché, les femmes sont couvertes d'une burqa, aucune partie de leur corps n'est visible. Les femmes n'ont pas le droit de regarder les hommes dans les yeux, c'est pourquoi certaines d'entre elles ont les yeux voilés.
En voyant l'infériorité dans laquelle sont maintenues les femmes dans certains pays, je me dis que certains pays n'ont pas évolué. Cela me fait penser à la situation des femmes en France au XVIIIe siècle, voire avant, et même : elles n'étaient pas vraiment vendues.

Je conseille fortement à tout le monde en âge de comprendre d'aller voir ce magnifique documentaire !
Léa CAILLY-2nde 6-lycée Jean Rostand-Caen
2017/01/19 10:13 #c2e0-433d-aaea-7da0f741ed2d
Lycée Rostand

Sonita : une rappeuse ambitieuse

La documentariste Iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami nous propose cette année une nouvelle œuvre : « Sonita ». La réalisatrice a suivi Sonita pendant plus de deux ans afin de pouvoir réaliser un documentaire intéressant et émouvant.

Sonita est une jeune réfugiée Afghane clandestine en Iran et a environ 18 ans. Elle vit dans une banlieue pauvre avec sa sœur. Sonita est une jeune femme qui a de grands rêves : elle veut devenir rappeuse pour défendre la cause des femmes afghanes. Mais malheureusement, en Iran et en Afghanistan, être une femme artiste relève de l'impossible. Dans son pays d'origine, les traditions, aussi absurdes soient-elles, sont très importantes. Comme la vente et le mariage forcé des jeunes filles. Cependant Sonita est très courageuse et persévérante, ainsi on va la voir durant tout le film se battre pour vivre son rêve et enfin être heureuse.

Dans ce documentaire, on est choqué et surpris de voir à quel point la femme est dénigrée. Dans son clip « femme à vendre », Sonita affiche un code barre dessiné sur le front. Ce symbole nous fait comprendre très vite la situation de la femme dans son pays : la femme est un objet à vendre. N'importe quel homme peut choisir son épouse pour une somme d'argent précise (3000 $, 9000 $ ou encore 12000 $). Dans ce clip, on voit aussi les traces de coups que portent certains hommes sur leur femme ou leurs sœurs. Sonita, dans sa chanson, parle pour toutes ces femmes qui sont battues et contraintes de se marier. A travers le maquillage, on comprend l'expression « mariage forcé ». En fait, si une femme qui n'est encore qu'une adolescente refuse, résiste et continue à dire non, elle sera certainement battue jusqu'à ce qu'elle accepte de se marier avec un inconnu choisi par sa famille.
Dans ce documentaire on ne voit pas le temps passer, on suit partout Sonita et la réalisatrice. On a l'impression de vivre cette aventure avec elles, on peut ressentir de la peur comme de la joie pour elles et la situation dans laquelle elles se trouvent. On est en suspens et on a hâte de savoir comment Sonita va s'en sortir et si elle va réussir à réaliser ses rêves.
Sonita raconte au spectateur ses rêves. Elle rêve de devenir une célèbre chanteuse de rap, et que toutes les femmes puissent chanter ses morceaux librement, sans crainte. Les plans où Sonita remplit son « carnet de rêves » sont très forts : on voit que pour l'instant ses rêves ne sont encore que le simple fruit de son imagination. On est impressionné par sa rage de vaincre, par son envie de défendre les femmes afghanes victimes des traditions de leur pays. Cela montre que si on croit en ses rêves, ils peuvent devenir réels. L'actrice mondialement connue Golshifteh Farahani en est le parfait exemple., puisqu'elle est actuellement en exil après avoir bravé les interdits de son pays l'Iran.
On est également surpris par le fait que la documentariste ne respecte pas tous les codes du documentaire. En effet, dans un documentaire on ne doit pas voir le réalisateur, il doit filmer les faits sans intervenir. Or, dans ce documentaire la réalisatrice devient elle-même un personnage actif dans le film en décidant d'aider Sonita.
Le combat de Sonita est de faire disparaître les traditions qui dénigrent la femme. On est bouleversé de voir à quel point ces traditions sont importantes. Surtout au moment de l'entretien entre la femme qui s'occupe du foyer et la mère de Sonita. Cette dernière est contrainte de gâcher la vie et le bonheur de sa fille par respect pour les traditions et aussi pour l'argent. Les traditions sont quasiment des lois qui doivent être respectées sous peine de faire honte à sa famille.
On découvre les paysages de pays détruits par la guerre. Ce sont des paysages que nous, Français, n'avons pas l'habitude de voir, et on a presque du mal à imaginer que ces villes sont réelles tant elles sont éloignées de nos conditions de vie.
Sonita vit dans un tout petit espace avec sa sœur et sa nièce. Cet endroit reflète la pauvreté de leur condition. Un moment est très touchant : c'est la scène où un homme demande à Sonita et sa sœur si elles ont trouvé un autre logement car elles doivent quitter leur logement actuel. La sœur répond alors : « non pas encore ». Par la suite Sonita se dispute avec sa sœur, elle lui dit qu'elle n'aurait jamais du dire non car sinon elles vont être expulsées de leur logement. Cette dispute est émouvante, car on voit que malgré ses rêves Sonita est rattrapée par la réalité qui la bouscule.
On peut avec ce documentaire voir l'injustice que subisse les femmes en Afghanistan. Pourquoi les droits des uns et des autres sont-ils différents en fonction du pays où l'on vit ? Les femmes devraient avoir les mêmes droits, partout dans la monde, au même titre que les hommes.
Il y a une scène où Sonita est à l'école et son professeur lui demande, avec l'aide de ses camarades, de reconstituer une scène qui l'a profondément marquée afin de pouvoir la rejouer de la façon dont elle aurait voulu que ça se passe. Elle décide de rejouer le moment où les talibans l'ont arrêtée, avec sa famille, quand ils tentaient de fuir leur pays et d'immigrer clandestinement en Iran. Cette scène est très touchante, on voit Sonita, d’habitude si forte, fondre en larmes, comme si une plaie venait de se rouvrir. Mais on est heureux pour elle car cet exercice va lui permettre de recoudre cette plaie qui lui faisait mal depuis si longtemps.

Pour finir, ce film dénonce l'oppression que supportent les femmes dans le monde, et c'est un problème qui est loin d'être réglé. Mais ce film va encore plus loin que la cause féminine en montrant que tout est possible, et que, malgré les interdictions, on peut avoir de l'ambition et croire si fort en ses rêves qu'on finit par les atteindre.

Fanny HEBERT-2nde 6 – lycée Jean Rostand – Caen
2017/01/19 10:14 #f904-4aaa-ad10-ee2fc83d03ed
Lycée Rostand
« Sonita », un documentaire sur les femmes afghanes en souffrance...
Sonita, jeune femme originaire d’Afghanistan et âgée de 18 ans, a décidé de migrer en Iran pour fuir les traditions afghanes. Et depuis dix ans, Sonita est contrainte de vivre dans la banlieue pauvre de la ville de Téhéran. Elle rêve de devenir rappeuse et fait face à l’adversité en Iran, mais aussi à l’opposition de sa famille. En effet, sa mère veut l’oblige à suivre un futur très différent de celui des autres et place Sonita devant un mariage forcé, exigeant qu’elle accepte d’être vendue pour une valeur de 9000 dollars. Or, Sonita ne va pas se laisser faire : étant une battante avec énormément de courage, elle repousse les pratiques traditionnelles afghanes envahissantes et décide de batailler rudement afin de vivre selon ses choix.
Des traditions inadmissibles…
Rokhsareh Ghaem Maghami est la réalisatrice de ce documentaire à la fois très réaliste et émotionnel. Réalisé en 2015 et sorti en 2016, le documentaire « Sonita », qui reprend le prénom de l’émigrée clandestine en Iran qui est présentée durant tout le film, nous fait réfléchir sur la vie de certaines personnes aux quatre coins du globe. En effet, la réalisatrice montre dans ce film les malheurs des femmes en Afghanistan : mariage forcé, ventes de femmes, aucune liberté… Bref, beaucoup d’émotions, et les injustices faites aux femmes sont bien entendu critiquées par Sonita, qui nous explique toutes ces horreurs. Même sa famille, et particulièrement sa mère, veut que Sonita revienne en Afghanistan pour suivre les traditions et qu’elle soit donc mariée de force. Certaines scènes que filme la caméra sont parfois choquantes, comme le plan long sur des femmes « emprisonnées » dans leurs burqas et coupées du monde extérieur en Afghanistan, ou bien les filles battues par des hommes (des bleus sur leurs visages) et j’en passe… Heureusement, Sonita garde espoir et tente le tout pour le tout. Mais comment va-t-elle faire ? En fuyant l’Afghanistan et en restant en Iran un peu plus longtemps, le temps de faire un clip.
Ce film donne de l’espoir dans ce monde où plus personne ne s’entraide, car pourquoi seule Sonita serait-elle capable de dénoncer les traditions afghanes ? On peut aussi remarquer que réalisatrice joue elle-même un rôle dans son propre film et de plus elle aide financièrement Sonita. D’ailleurs, la réalisatrice a énoncé elle-même que dans son film, elle renonce à l’objectivité et veut être authentique. En effet, elle dit ce qu’elle a sur le cœur et elle intervient souvent pour parler avec Sonita.
Critiquer les traditions…
Dans ce film de 1h30, Sonita fait tout pour fuir les traditions afghanes et son rêve est de devenir chanteuse… Et ce rêve se réalise ! En effet, le clip de sa chanson « Bride for sale » a à ce jour obtenu des milliers de vues, et elle y critique les traditions afghanes vues ci-dessus. Elles sont représentées par certaines « métaphores » comme quand elle a un code barre sur le front pour dénoncer la ventes des femmes ; le maquillage qui « dessine » des blessures sur son visage montre les violences que subissent les femmes afghanes ; et le fait qu’elle porte une robe de mariée déchirée souligne sa dénonciation du mariage forcé. Il est à noter que sa mère ne veut pas qu’elle chante et préfère la vendre à des hommes pour des raisons financières. Après avoir fait connaitre son clip, Sonita décide d’étudier aux Etats-Unis. Or, elle n’a ni passeport ni carte d’identité. Mais la réalisatrice, actrice de son propre film, va l’aider à obtenir ses papiers d’identité et va réussir à envoyer Sonita aux Etats-Unis.
Pour conclure, ce documentaire très émouvant dénonce en particulier les traditions afghanes en suivant le parcours de Sonita. La seule façon pour éviter de subir ces traditions serait-elle de fuir son pays ? Car Sonita est maintenant « libre » grâce aux Américains. Pourquoi les hommes imposent-ils cela aux femmes ?
Thomas Deschamps-2nd 06
2017/01/19 11:45 #a542-435b-9516-649b732dbe39
Lycée Jean Moulin
Sonita : Le chant des femmes

Ce documentaire réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami raconte la vie de Sonita, une réfugiée afghane clandestine en Iran.

La documentariste Rokhsareh Ghaem Maghami, qui a également réalisé Going up the Stairs ainsi que Cyanosis, a suivi Sonita, une afghane de 18 ans qui rêve de devenir une chanteuse de rap. Malheureusement en Iran, la femme est loin d’être aussi libre que l’homme car elle n’a pas le droit de chanter, elle doit porter un voile et elle doit surtout être vendue comme du bétail pour être mariée à un homme bien plus âgé et, dans la plupart des cas, qu’elle ne connaît même pas. Dans le documentaire, les parents de Sonita veulent la vendre pour pouvoir acheter une femme pour leur fils. La documentariste va aller jusqu’à dépasser les limites de son métier pour aider Sonita à être libre et vivre son rêve.

L’histoire d’amour de Sonita

Dans ce documentaire, Sonita nous emmène avec elle dans son univers grâce à ses chansons aux paroles pleines de sens. Elle chante une chanson qui revient souvent dans le film, cette chanson parle du mariage forcé, on ressent toute la tristesse à travers les parole et l’amour qu’elle a pour la musique, elle se donne à 100 % pour dire haut et fort la misère des femmes. Ce long-métrage est très émouvant et nous montre qu’il faut s’accrocher à ses rêves car ce n’est pas une histoire fictive mais bien réelle. Sonita peut maintenant réaliser son rêve et être libre.

Clémence Wilmart - seconde1
2017/01/23 09:58 #b9a8-44bc-9124-3959dc4c1584
Lycée Jean Moulin
Sonita : L'histoire d'une vie


« Sonita », film documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami, sorti le 12 octobre 2016.



Sonita est une jeune fille afghane de 18 ans, réfugiée en Iran pour fuir la guerre dans son pays. Elle souhaite devenir une artiste rappeuse mais elle va rencontrer de nombreuses difficultés. En effet sa mère lui réserve un tout autre destin, elle veut la marier de force et la vendre pour 9000 dollars. Sonita ne se laisse pas faire et va se battre pour ce qu'elle souhaite.



Apprécier avant de chanter



Ce film est très agréable à regarder et il nous fait nous remettre en question tellement de fois que l'on pourrait dire qu'il s'adresse à chacun d'entre nous.



Alban Agier – seconde 1
2017/01/23 10:02 #505f-4dc6-bd1d-07fd93470291
Lycée Jean Moulin
Dans son film ,documentaire « Sonita », Rokhsareh Ghaem Maghami montre la vie d'une réfugiée afghane en Iran.

Sonita a 18 ans et rêve de devenir artiste chanteuse mais sa mère veut la vendre pour 9000 dollars afin que son frère puisse se marier mais elle veut vivre sa vie et elle décide de faire une vidéo qui sera diffusée sur Youtube qui l'aidera peut-être.

Fabien Boisseau – seconde 1
2017/01/24 08:42 #0006-4004-a05d-82fdf97e3119
Lycée Jean Moulin
Sonita : le rêve d'une jeune fille afghane


« Sonita » est un film documentaire .La réalisatrice de ce film a filmé Sonita, une jeune fille afghane directement dans son quotidien. Le documentaire se passe en Iran, pays où habite Sonita .
Sonita rêve de devenir chanteuse de rap mais son destin sera semé d embûches .Sonita dans la vie n' a qu un but à atteindre mais malgré cela, beaucoup de gens feront ce qu il peuvent pour l'empêcher,
Arrivera t elle à réaliser son rêve ?




Le film « Sonita » nous a beaucoup plu car grâce à ce documentaire, nous en avons appris beaucoup sur l Afghanistan , ses cultures et ses traditions .
Ce film nous a aussi plu car c' est une histoire réelle et non une fiction .
Le documentaire nous fait réaliser la chance que nous avons de vivre dans un pays comme la France .
Ce film nous a beaucoup plu car malgré les obstacles, Sonita a toujours cru en son rêve : celui de devenir rappeuse, rêve qui est devenu réalité.

Marie Amélie Brochet Hugo Rotureau - seconde 1
2017/01/24 16:55 #d12f-401a-82f5-f574a9610ca9
Lycée Hélène Boucher
Sonita, une histoire pas comme les autres.

Sonita, un documentaire simple et fort comme une goutte d’espoir dans un océan de détresse. On apprend dès le début dans le cahier de rêves de l’actrice principale, Sonita Alizadeh, jeune adolescente, que si elle avait pu choisir, elle aurait eu comme parents Michael Jackson et Rihanna. Petite fille réfugiée afghane clandestine en Iran, elle habite depuis dix ans chez sa grande sœur avec sa nièce dans une banlieue pauvre et est prise en charge par une ONG iranienne. Sonita rêve de devenir une artiste, brave les interdits pour se lancer dans une carrière de rappeuse militante. Cette dernière croit en son rêve, et se donne tous les moyens d’y arriver malgré les nombreuses difficultés rencontrées, notamment par ses problèmes de passeport mais aussi parce que les filles sont males vues en Iran lorsqu’elles chantent. Mais le problème majeur vient de sa famille, en effet un de ses frère lui réserve un tout autre destin : celui d’être mariée de force, afin de pouvoir s’acheter une femme. Mais Sonita ne veut pas se soumettre à cette décision, passionnée par la musique et aidée par l’équipe de tournage, elle bouscule les codes de cette culture et décide de se battre pour vivre sa vie, en écrivant sa chanson qui dénonce le mariage forcé qui la menace dans un clip formidable, d’une énergie déchirante et d’une sensibilité étonnante.

Rokhsareh Ghaem Maghami, une cinéaste iranienne, ne pensait pas intervenir dans l’histoire de Sonita. En filmant la vie quotidienne de la jeune afghane, la cinéaste n’imaginait pas désobéir à une règle de tournage, qui consiste à ce que le documentariste ne modifie pas l’avenir de celui qu’il filme. Cependant, c’est bien ce qu’il se produit au milieu de ce documentaire : en effet, la réalisatrice apprend que Sonita va devoir se marier de force, pour que son frère puisse s’acheter sa fiancée, et en demande 9000 dollars. La mère de la jeune rappeuse est venue en Iran pour la chercher et la ramener en Afghanistan. L’OGN iranienne ne pouvant pas payer les 2000 dollars pour que Sonita reste 6 mois de plus, c’est alors que l’équipe de tournage s’impose et paye cette caution demandée et transforme ce simple film en un geste d’amour. Durant cette période, l’équipe de tournage et la fougueuse Sonita créent un clip touchant, qui sera médiatisé et récompensé du Prix du public et du Prix du jury lors du dernier festival de Sundance, aux États-Unis. Après avoir fait ses papiers, Sonita s’envole aux Etats-Unis pour étudier dans une école d’art dans le dos de sa mère, la croyant toujours à Kaboul. Cette dernière n’accepta pas la décision de sa fille.
Ce film est une très belle œuvre, touchante par l’histoire de la jeune rappeuse, et sa détermination à vouloir chanter et dénoncer les inégalités dans sa culture.

EBERSVILLER LASKY
2017/01/25 09:20 #7bb1-48e9-9af6-7f3d1205f66c
Lycée Jean Moulin
Réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami , ce documentaire d'une heure et demi sur une jeune fille de 18 ans appelée Sonita est une ouverture d'esprit à tous.


Une histoire incroyable

L'histoire documentée est celle de Sonita, une jeune fille réfugiée en Iran, elle est d'origine afghane et se bat pour sa vie. Ayant Rihanna comme idole, elle aussi est une artiste. A travers ses chansons, elle dénonce la culture conservatrice de son pays. Sa mère voulant la vendre à un homme, Sonita passionnée, se révolte et ne s'arrêtera plus pour obtenir son rêve qui est de devenir rappeuse aux États-Unis. Elle affronte les difficultés de sa vie et les injustices envers les femmes de cette culture. Elle n'accepte pas le chemin que sa religion et son entourage lui désignent et fait tout pour changer son destin. Sonita, a t'elle réellement le courage de se battre ? Va t-elle réussir à redessiner sa vie ?


Sa vie, notre vie

En temps que spectateurs de cette histoire pertinente, nous sommes témoins de la misère tout autant que de l'ambition de la jeune fille. Nous voyons à travers ce documentaire des vies et une culture si différente de la nôtre que nous apprenons à apprécier plus certaines choses de notre propre vie quotidienne.
Rebecca Hunt seconde 1
2017/01/26 09:24 #2270-46bc-a68f-65aa1da23e1e
Lycée Jean Prouvé
L’INSOUMISE.

Sonita est un film qui traite un sujet plus que sérieux. En effet, dans certains pays défavorisés ou en cours de développement se passe un drame inhumain. Des femmes sont vendues contre quelques milliers de dollars.
Sonita, une jeune femme de 18 ans, va rencontrer la triste vie que lui impose la tradition. Elle n’a pas le choix, ne peut pas s’exprimer et la seule façon de le faire, c’est en chanson. Le message que le film veut faire passer est important et fort car, dans un petit bout de femme, se cache une réelle forme de rébellion face à ce que sa famille veut lui imposer ou plutôt sa mère car c’est «la tradition » et elle a elle-même été vendue jadis à son époux. Personnellement je trouve que la manière de monter le film n’est pas la bonne : on dirait qu’elle est heureuse ou que ça lui est égal et que ce qui se passe lui convient tout à fait. Pourtant, dans la musique qu’elle écrit, c’est tout le message inverse qu’elle fait passer : elle dénonce ce qui se passe en Iran et en Afghanistan. De mon point de vue, en tant que Français, on n’arrive pas à se mettre a sa place, on ne voit pas de choses choquantes qui vont réellement nous donner à réfléchir à la misère que ces femmes vont vivre. Sonita est en fait une exception derrière un système qui est bien loin d’être en déclin.
Sonita est un documentaire réalisé en 2016, c’est une histoire vraie et grâce à l’aide de bonnes personnes au bon moment, elle réussira à se sortir d’une réalité à laquelle elle était condamnée.

Forent MANSUY
2017/01/26 16:50 #9416-4602-b8d9-206a913c320d
Lycée Jean Moulin
Sonita est un film documentaire qui raconte l'existence d'une fille à travers son histoire qui passe par des moments dramatiques à des moments où sa situation s'améliore nettement.


Le film « Sonita » est l'histoire réelle d'une jeune afghane. Elle grandit en Iran suite à la mort de son père quand elle avait deux ans. Elle grandit aux côtés de sa grande sœur et survit malgré des moments très difficiles. A 15 ans, Sonita développe une passion pour le rap, elle se met alors à composer des morceaux qu'elle ne peut malheureusement pas produire à cause du problème financier. Est-ce que cette jeune fille réussira-t-elle à réaliser ses vœux les plus chers malgré des moments difficiles ?



La compassion



Le documentaire «Sonita » joue avec profondeur sur les émotions du spectateur et fait appel à la compassion. En regardant ce documentaire, le spectateur se rend compte de la chance qu'il a d'être dans un pays d'égalité, de liberté et de fraternité, bref un pays comme la France. Ce documentaire est inspiré d'un art de compassion inouïe qui bouleverse le mouvement du coeur et de l'âme du spectateur.



Georges Nathan Tigui-Hilairet – seconde 1
2017/01/28 14:35 #ffb9-44d7-ae64-11be7c26d4fb
Lycée Hélène Boucher
Sonita : un film ou un documentaire ? …

Le 12 octobre dernier, le documentaire Sonita sortit sur les écrans français et le 5 janvier nous avons fait une bien belle rencontre.

De l' Afghanistan à l'Iran, Sonita a suivi le parcours d’une jeune réfugiée afghane comme les autres, qui habite depuis 10 ans dans la banlieue pauvre de Tehéran avec sa sœur et sa nièce ; enfin presque … car Sonita - c’est elle cette jeune fille de 18 ans que la caméra suit dans tous ses faits et gestes- est déterminée à se battre pour pouvoir réaliser ses rêves et à ne pas laisser sa famille décider de son sort. Car oui, si Sonita avait eu son mot à dire, elle aurait comme parents Michael Jackson et Rihanna. On peut sourire, mais elle colle les photos de ses idoles dans son cahier de rêves avec un tel soin ! Sonita rêve de devenir une artiste, une chanteuse de rap, car le rap est pour Sonita le meilleur moyen d'exprimer ses sentiments, de faire entendre sa parole et de ne pas être soumise.

Pourtant sa mère réserve à Sonita un tout autre destin: celui d'être mariée de force et vendue pour la somme de 9000 dollars.

Pour l’aider, une ONG qui s'occupe des migrants l’accueille, mais les lois iraniennes ne peut pas tout et c’est grâce à l’équipe du film que son rêve deviendra réalité et qu’elle deviendra célèbre. Rokksareh Gaem Maghani voulait suivre le sort des jeunes migrants au sein d'une ONG à Téhéran. Mais quand la pression est trop forte sur Sonita, la réalisatrice voit son film prendre une tout autre tournure et provoque un autre dénouement. De ce fait le destin de cette jeune fille, pour laquelle l'équipe du film a payé 2000 dollars, se transforme et on assiste, en somme à un véritable sauvetage.
Pourtant, le pari ne semblait pas gagné d'avance: une cinéaste iranienne filmant une jeune afghane qui veut devenir rappeuse et qui refuse son mariage forcé, voilà une situation de départ déjà pleine d'obstacles !
Mais c'est en contournant ces contraintes liées aux conditions de la femme que le film dégage une véritable liberté de ton et bouleverse les codes traditionnels du documentaire. La cinéaste n’hésite pas à se mettre en danger, à s’exposer et… à se (laisser) filmer, quitte à «perdre» son statut de départ.
Un grand film, original, qui nous raconte un destin hors du commun.


MAKHLOUFI Théo, SINDT Hugo, 1°S3

2017/01/30 00:47 #32aa-45af-a2de-2733814e4a1e
Internat Sourdun
Philippe Lioret, Le Fils de Jean, 2016
Par Nour Ghani
Élève de l’Internat d’excellence de Sourdun


Le Fils de Jean, un film qui donne à réfléchir

Le Fils de Jean est un film de Philippe Lioret sorti en 2016 et inspiré du roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean Paul Dubois. Mais si le roman de Dubois a suscité la réalisation de ce film, Lioret affirme que « ce n'est pas une adaptation, c'est une inspiration ».
À propos de son film, le réalisateur parle aussi d'une « intimité » qu'il aimerait faire ressentir à son public pour qu'il ne se sente plus « spectateur » mais « personnage ». C'est donc dès la première scène que Lioret installe cette proximité presque intime avec ses acteurs, où l'on y voit le père adoptif de Jean dans la douche, torse nu. Torse nu qui apparaît à plusieurs reprises, notamment avec Mathieu (alias Pierre Deladonchamps) et ses frères Ben et Sam (alias Pierre-Yves Cardinal et Patrick Hivon) au bord de la rivière, ainsi qu'une autre fois, lorsque Mathieu se fait ausculter par Pierre (alias Gabriel Arcand). Cette nudité masculine correspond à une certaine recherche d’identité qui constitue tout le thème du Fils de Jean.
En effet, ce film suit l’histoire d'un jeune père (Mathieu) travaillant dans une entreprise pour croquettes de chien, un métier banal au premier abord mais tout de même curieux après réflexion... Mathieu reçoit un appel annonçant la mort de son père, un père qu'il n'a jamais connu. Il s'envole donc pour le Canada dans le but de rencontrer ses frères et assister à l'enterrement de son père encore porté disparu. Il y rencontre Pierre, un ami du défunt avec qui il tisse des liens forts, presque naturellement...
Tout au long du film, le spectateur est intrigué face à des scènes qui ne lui révèlent pas tout, une part de secret est toujours préservée par le réalisateur. C'est à travers ces différentes scènes que, privé du regard omniscient qui lui est habituellement attribué, le spectateur se sent sur scène et acteur à part entière. Ceci est notamment remarquable lorsque Mathieu, dans un taxi, est arrêté par Pierre qui lui parle, sans que le spectateur puisse entendre ce qui est dit, la caméra est, elle, placée au niveau d'Angie (alias Marie Thérèse Fortin) de manière à ce que les paroles rapportées par Pierre soient inaudibles. Aussi, Lioret laisse planer ce même mystère tout au long du film en privant constamment le spectateur d'entendre ce qui est dit lors des multiples appels téléphoniques, à l'autre bout du fil. De sorte que l'énigme de la mort de Jean paraît insoluble. C'est ainsi que le spectateur doit mener seul son enquête et comprendre, à l'aide de plusieurs indices dissimulés, pourquoi le réalisateur a achevé le film sur une révélation inattendue.
Le choix des noms des acteurs Pierre, Jean et Mathieu laisse paraître une dimension religieuse implicite, presque mystérieuse. Selon la tradition chrétienne, "Pierre et Jean montaient ensemble [...] à l'heure de la prière" (Act 3:1), ils étaient décrits comme proches, tels des frères... Quant à Matthieu, c'est l'un des évangélistes et dans l’Évangile selon Matthieu, le portrait de Pierre est assez flatteur d'après Catherine Bizot et Régis Burnet: « Matthieu essaie de ménager l'harmonie dans l’Église et trouve en Pierre une figure de rassemblement ».
Un indice…
Nour GHANI
2017/01/30 00:56 #d7aa-4547-bdbd-00e0cb47244a
Internat Sourdun
Rokhsareh Ghaem Maghami, Sonita, 2016
Par Ikbal Mohameb Al-Muhein
Élève de l’Internat d’excellence de Sourdun

Sonita de Rokhsareh Ghaem Maghami n’est pas une œuvre comme les autres. Se voulant documentaire, l’œuvre retrace les prémices de l’incroyable histoire de Sonita Alizadeh, une jeune Afghane réfugiée en Iran à la suite des ravages qu’ont causé les nombreux conflits en Afghanistan. Cette biographie sur grand écran place le spectateur dans les coulisses de l’ascension de la jeune rappeuse qu’est Sonita, de la contrainte du mariage forcé au si attendu rêve américain.
Durant la totalité du long-métrage, les plans sont simples, sans artifices. La réalisatrice veut rendre compte, dans un premier temps, de la dureté de la tradition du mariage forcé à travers une authenticité qu’elle se félicite d’avoir eu tout au long du documentaire. En consacrant le début de son film à la triste routine de Sonita de manière la plus naturelle qui soit, Rokhsareh Ghaem Maghami s’assure de retranscrire au mieux ce quotidien que la réfugiée décide d’affronter au moyen de sa rage et son ambition.
Mais cette biographie devient très atypique en dépassant le cadre du simple documentaire. Au lieu de rester extérieure à cette histoire, la réalisatrice intervient directement à un moment critique et modifie elle-même le cours des choses. Or, en intervenant ainsi Rokhsareh Ghaem Maghami prend un grand risque qui pourrait coûter à l’œuvre son sens premier : l’authenticité. Cette authenticité qu’elle confie pourtant (à Telerama) avoir gardé tout au long du film est mise en péril lorsque la réalisatrice donne à la famille de Sonita les deux-mille dollars qui permettent de repousser son mariage et ensuite de lui permettre de réaliser son rêve : se rendre aux Etats-Unis. À partir de ce moment-là, la frontière entre le documentaire et le cinéma inventé devient floue car la réalité se fait fiction. Mais, si cette modification du destin de Sonita aurait pu vider l’œuvre de toute son essence, il n’en est pas vraiment le cas : l’acte de la réalisatrice est humain avant tout, et cela est ce qu’il faudrait vraiment retenir. Finalement, la réalisatrice en fait une œuvre encore d’autant plus authentique dans la mesure où elle intervient dans son long-métrage en dernier recours et tout cela avec humanité, qui la rend authentique à son tour. Cette humanité qui nous touche prend le dessus.
Il reste que malgré sa rage et son ambition, Sonita peut nous décevoir dans sa façon d’être ; elle semble accéder à ce qu’elle veut uniquement par chance et non par virtuosité. L’ambition, les idées, elle les a, mais elle ne possède pas ce talent qui aurait pu lui permettre de coupler ses qualités d’une meilleure façon. On ne perçoit que très difficilement sa rage de militante. Malgré sa détermination, l’héroïne ne parvient pas à toucher son public droit au le cœur. Il en est bien dommage car il s’agit de défendre de nobles causes. Mais cela révèle tout l’intérêt de ce film qui se trouve donc dans cette générosité de Rokhsareh Ghaem Maghami : cela nous enseigne que la véritable révolte de Sonita vient du cinéma qui est directement intervenu dans la réalité qu’il devait seulement filmer. Encore plus que son sujet, c’est peut-être ce qui fait la force et la modernité de cette œuvre.

Ikbal Mohamed Al-Muhein
2017/01/30 00:57 #6a57-4cfd-abb9-ad3c110c869a
Internat Sourdun
Rokhsareh Ghaem Maghami, Sonita, 2016
Par Marie Balu
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


Souvent nous allons au cinéma pour nous divertir et oublier nos tracas le temps d'un film. Mais Sonita de Rokhsareh Ghaem Maghami n’a rien de divertissant. Ce documentaire qui nous met face à la réalité insoutenable de millions de jeunes filles. Sonita Alizadeh est une Afghane qui habite depuis 10 ans à Téhéran avec sa grande sœur et sa nièce, elle rêve d'échapper à sa condition pour devenir rappeuse en suivant le modèle du chanteur Yas. Néanmoins son rêve menace d’être détruit par la décision de sa famille : on veut la marier de force à un homme qu'elle ne connaît pas pour 9000 dollars en échange de quoi son frère pourra lui aussi « s'acheter » une femme.
La triste réalité de Sonita n'est pas unique ce documentaire nous l'illustre parfaitement. A travers des images crues et vraies la réalisatrice nous amène dans le quotidien de cette adolescente. On y découvre une jeune fille ordinaire. Mais grâce à sa détermination, elle parviendra à briser les mœurs de son pays pour accéder à sa liberté.
Ce qui est remarquable dans ce documentaire c'est que la réalisatrice se met derrière la caméra et intervient directement dans la vie de Sonita, ce renversement de situation est intéressant et casse les codes du cinéma classique. C’est la seconde raison pour laquelle qu’il est urgent voir ce film.

Marie BALU
2017/01/30 00:57 #bf4f-4a80-afe8-df92d666ea40
Internat Sourdun
Rokhasreh Ghaem Maghami, Sonita, 2016
Par Kévin Keita
Élève de 1C à l’Internat d’excellence de Sourdun


Rokhsareh Ghaem Maghami, réalisatrice iranienne, remporte actuellement un succès remarquable avec son nouveau long-métrage Sonita. Lauréat de plusieurs prix, ses récompenses sont le fruit de multiples années de travail. Sonita est un film éponyme qui raconte l’histoire d’une réfugiée afghane et clandestine de 18 ans, qui rêve d'un avenir dans le monde du rap. Elle décide, malgré les dires de sa famille et les diktats de la société iranienne, de tenter sa chance. Cependant, elle est très vite ramenée à la dure réalité de sa vie. Sa mère la prédestine à se marier pour 9000 dollars, une dot qui servira à l'achat d'une épouse pour l'un de ses frères. Mais Sonita Alizadeh ne l'entend pas de cette oreille et refuse ce destin. Les coutumes afghanes, très conservatrices, constituent le fait générateur de sa révolte. Sa quête de reconnaissance dans la musique prend la forme d’une revendication de liberté, celle de faire sa vie comme elle l'entend et ne veut pas être rétrogradée au rang des marchandises. Assez vite, d’ailleurs, on se rend compte que ce n'est pas le talent de Sonita que l’on salue mais son engagement dans la cause des femmes.
Ce qui semblait être un documentaire se transforme en un film conduit par un fil narratif. L'effet de réel mis en place par la cinéaste est saisissant. C'est avant tout une réalité qui est filmée par une simple caméra, sans grands moyens techniques (la stabilité et la précision approximatives de l’image en sont la preuve), et rendue plus présente par l'absence de jeu d'acteurs. Mais un événement marquant appuie davantage cet effet hyperréaliste : le moment où la réalisatrice passe sous l’œil de la caméra au côté de l’héroïne Sonita. La cinéaste se filme et devient à son tour actrice. Événement marquant qui change le point de vue, on n’observe plus Sonita des yeux de la réalisatrice mais de nos propres yeux désormais. Dès lors l’histoire est modifiée par un retournement de situation qui donne l'impression d'un film qui se filme lui-même. Un rendu symbolique qui accentue davantage cette impression de réalité.
On peut quand même se demander si tout cela n’est pas entaché par une approche trop manichéenne au travers de plusieurs ellipses dans le scénario qui accentuent une dichotomie entre les pays nord et sud, mais aussi entre tradition et modernité. Cette vision est matérialisée par des débuts dans la pauvreté et la déchéance sociale, où la tradition est maîtresse, à un happy-end dans la joie, la réussite et la prospérité, le tout régi par la promesse de la modernité occidentale. On peut regretter la dimension trop caricaturale de l’idéalisation de la réussite à l'américaine, symbole du «American Dream» qui manque parfois de recul.
Il reste que l'intervention de R. Ghaem Maghami modifie le thème du film et bouleverse la vie de Sonita de façon si directe que la distance entre le cinéma et la réalité en est supprimée. En cela, Sonita semble ouvrir une autre voie au septième art.

Kévin KEITA
2017/01/30 10:31 #d1ea-4aae-a737-34e3383f46cc
Lycée Jean Moulin
Sonita est un documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami sorti au cinéma le 12 octobre 2016 d'une durée de 1h 31.
Ce documentaire raconte l'histoire d'une jeune afghane de 18 ans. Elle a fui la guerre dans son pays et vit clandestinement avec sa soeur en Iran. Elle veut devenir une rappeuse et écrire des chansons, ce qui n'est pas conforme aux régles des traditions Afghanes. Sa mère veut la marier de force avec un homme contre de l'argent (9000 $) pour que son frère puisse se marier a son tour.


Le documentaire est intéressant. De son aspect touchant, il vous emmène découvrir quelques aspects de la religion et des traditions des pays iraniens et afghans.

Timoteo Godard – Antoine Charaudeau – seconde 1
2017/02/02 08:14 #fc59-424d-9c8a-204413058eef
Lycée Jean Moulin
Les débuts d'une chanteuse, Sonita

Rokhsareh Ghaem Maghami est une réalisatrice Iranienne. Elle a réalisé en tout 6 films : « Sonita » en  2015, « Going Up the Stairs » en 2011, « A Solitude Fort » en 2010, « Né 20 minutes de retard « en 2010, « Cyanose » en 2007 et « Colombophiles » en 2000.

« Sonita » raconte l'histoire d'une jeune fille de 18 ans, réfugiée afghane, clandestine en Iran. Elle a un rêve, celui de devenir chanteuse de rap. Mais sa vie était déjà toute tracée par sa famille. Elle devait être vendue contre de l'argent (9000$) afin de se marier avec l'homme qui l'a acheté à sa mère comme le veut la tradition. Être chanteuse est mal vu dans sa famille mais Sonita est trop passionnée par ce rêve. Elle est prête à tout arrêter, tout lâcher pour cette ambition qui est de devenir chanteuse.

La musique comme échappatoire

Ce film est touchant du début à la fin. Tous les jeunes devraient prendre exemple sur Sonita. Elle s'est battue pour faire de son rêve une réalité même si elle doit se mettre à dos sa famille. Cette fille est une battante qui ferait tout pour avoir un avenir certain. Je conseille ce film à tous les adolescents ainsi qu'à leurs parents pour leur faire prendre conscience de la vie de certains jeunes. Également pour inciter les parents à permettre à leur enfants de vivre leurs rêves et non de les détruire.

Kenza Belkadi -seconde 1
2017/02/03 08:52 #3674-4266-9c10-44f9ceb070cd
Lycée Jean Moulin
Le fils de jean, de Phillipe Lioret.

Phillipe Lioret crée un film à la “recherche du père” de Mathieu qui est joué par Pierre Deladonchamps.

Dans le film, Mathieu reçoit un coup de téléphone le prévenant que son père a disparu. Donc, en état de choc, Mathieu prend l'avion, pour aider ses deux demi-frères à la recherche de leur père, assisté d'un ami et collègue de son père. Le personnage mystérieux arrive donc au Canada, Mathieu, connu seulement par l'ami du père mais non pas par ses deux demi-frères. Cette histoire est triste et bouleversante.

L'inattention qui entraîne l'incompréhension.

Le film garde son suspense tout au long du film, du début jusqu'à la fin. Le film est triste. J'ai eu quelques difficultés à suivre le film et à comprendre surtout quand le film se termine d'une drôle de façon et l'histoire ne m'a pas parue très claire et donc tout cela m'était très confus.

Joe Lofthouse – seconde 2
2017/02/06 07:25 #fe12-4c19-bc06-f3637bd85952
Lycée Hélène Boucher
Un rêve réalisé.
Ce film a été réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami, de nationalité iranienne. Elle n’est pas très connue, elle n’a pour l’instant qu’à son palmarès de longs métrages ce film documentaire, Sonita.
Dans ce film les deux personnages principaux sont la réalisatrice et Sonita une jeune Afghane, sans papier, sans identité, âgée de 16 ans environ, tenant un journal dans lequel elle colle des images de tout ce dont elle rêve et de ce qu’elle aimerait devenir. La réalisatrice a non seulement suivi et filmé cette jeune fille immigrée vivant en Iran, mais elle va aussi jouer un rôle important dans le destin de Sonita, jeune fille ambitieuse qui veut chanter et aller vivre en Amérique « pays de la liberté » selon elle. La façon dont ce film a été tourné nous permet de vivre en temps réel ce que le personnage vit, ses joies, ses peines…
Sonita va devenir tout au long de l’histoire un exemple pour toutes les femmes de son origine. Car elle va d’abord oser se rebeller et dire ce qu’elle pense de la manière d’agir des hommes dans son pays,se révolter contre cette coutume qui consiste à se faire vendre à un certain prix comme des objets par leur propre famille (ici sa propre mère !) pour obtenir l’argent nécessaire aux mariages de leurs frères. Une fois vendues, elles sont livrées à des hommes ayant parfois plus de 20 ans de plus qu’elles…, elles se font frapper et n’ont aucun droit. Sonita met tout en œuvre pour se lancer dans le rap afin de toucher les gens avec ses paroles poignantes qu’elle écrit et chante elle-même; mais tout ne va pas être si facile car les filles en Iran n’ont pas le droit de se produire donc peu de producteurs vont accepter de l’enregistrer. Il faudra surtout que l’équipe de tournage donne 2000 dollars à sa mère pour qu’elle puisse rester six mois en Iran et échapper au mariage forcé en Afghanistan. C’est le temps qu’il lui faudra pour qu’elle tourne un clip avec l’aide de la réalisatrice, et qu’une école privée, prestigieuse veuille rentrer en contact avec elle afin de la faire venir dans cette école de jeunes talents ; mais pour y accéder il lui faut encore des papiers afin de passer la frontière, ce qu’elle arrivera à obtenir en Afghanistan, toujours accompagnée de Rokhsareh.
Cette jeune fille est devenue un modèle grâce à cette réalisatrice engagée et courageuse qui filme et accompagne son parcours de rebelle bravant de nombreuses interdictions interdictions. Elle va défier des milliers de traditions avec courage et maturité malgré avec son jeune âge. Elle va aussi arriver à son but grâce à internet : c’est son clip et sa chanson que le monde entier a découverts qui en font une presque vedette !
DELANZY Julie PIRUS Marine SCHWEITZER Lea LE BON Ophélie

2017/02/06 07:43 #cbcb-43a3-bf0d-e3ec77b929f3
Lycée Hélène Boucher
Un film émouvant et instructif à la fois.

Sonita, jeune adolescente en quête de reconnaissance, veut faire entendre sa voix et dénoncer les mariages forcés dans le pays où elle est réfugiée clandestine en Iran. Elle n’a pas son mot à dire. Mais elle va le dire quand même. En effet, elle rêve de liberté et imagine quitter son pays pour conquérir le monde en rappant. Mais ses rêves sont tout à coup balayés par une annonce de sa mère : elle doit être vendue à son mari et ne peur refuser. Alors elle va tout faire pour défendre sa cause et faire prendre conscience de l’horreur de cette « tradition ». La réalisatrice, Rokhsareh Ghaem Maghami, va s aussi prendre l’initiative de l’aider, de la sauver d’un destin si affreux.
J’ai aimé le fait qu’elle soit un personnage réel, une jeune fille de mon âge ou presque autant déterminée ; elle est le modèle de la jeune femme audacieuse qui veut casser les codes de sa société pour le moins fermée. J’ai moins aimé le dénouement car on ne sait pas clairement ce qu’elle devient après s’être enfui aux Etats-Unis pour y étudier la musique, contre l’accord de sa famille resté en Afghanistan. La scène où Sonita quitte ses proches et surtout sa professeur m’a beaucoup touchée car elle ne les reverra probablement jamais et elles le savent toutes deux.
Je dirais que ce film est tout de même révélateur de la condition des femmes dans certains pays alors que nous sommes en 2016 lors du tournage, c’est également cela qui m’a plu. J’ai également été agréablement surprise car l’issue ce film-documentaire n’est pas tout à fait celle convenue au début du tournage : on est passé du réel assez triste à un happy end inattendu.


Mokeddem Sakina 1ère S 3

2017/02/06 08:00 #789c-48d1-af2a-85b7e1f99826
Lycée Hélène Boucher
« SONITA », conte de fées.


Il était une fois une jeune fille nommée Sonita, jeune fille pleine d'ambition ne vivant que pour réaliser ses rêves.
Alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, elle est séparée de ses parents et de ses frères et sœurs dans d'atroces conditions : sa famille et ils se font arrêter par les talibans à la frontière de l'Iran. Elle grandit donc seule avec sa sœur et sa jeune nièce dans la pauvreté et la clandestinité de l'Iran, son nouveau lieu de vie.
Heureusement elle est prise en charge par une institution pour migrants et enfants des rues où les jeunes filles peuvent étudier et s'instruire. Cependant même si sa vie semble s'être arrangée, elle doit travailler et faire des ménages pour subvenir aux besoins de sa sœur et sa fille.
Cependant elle ne vit que pour réaliser son souhait le plus cher : devenir chanteuse. Malheureusement le pays où elle vit ne permet pas aux femmes de chanter. De plus un autre problème survient bientôt : son frère et sa mère veulent la vendre et la marier à un homme pour permettre à son frère d'acheter une femme et l'épouser.
Si pour nous cela semble horrible et inhumain, c'est pourtant le quotidien de milliers de jeunes femmes dans ce pays.
Heureusement, ses bienfaitrices, sa tutrice et la réalisatrice du documentaire, vont l'aider et la financer dans son combat pour réaliser son rêve. En effet, après plusieurs refus, elle parvient à réaliser son premier clip vidéo : « fiancées à vendre » grâce à sa bonne fée Rokhsareh. Il va émouvoir le monde entier au point qu'elle se fait repérer par une école américaine.
Elle va donc voir sa famille une dernière fois avant de s'envoler pour les Etats-Unis où elle obtiendra une bourse avant d'intégrer cette école lui promettant une carrière prometteuse.

FIN


Produit en 2015, le film Sonita a derrière lui un joli parcours international. Sélectionné dans de multiples festivals, le documentaire de l'Iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami a entre autre, obtenu le Grand Prix du jury et le prix du public au dernier Festival de Sundance.

Rokhsareh Ghaem Maghami est une cinéaste documentaire iranienne qui est née à Théhéran. Elle a dirigé un documentaire en long et quatre courts documentaires ainsi qu' un documentaire animé.


Mathilde M
2017/02/06 09:31 #928d-41a6-9d7a-7da92b8c3f75
Lycée Jean Moulin
Sonita, de Rokhsareh Ghaem Maghami.


Rokhsareh Ghaem Maghami a réalisé un film à propos de faits et d'actualités contemporains à la vie des jeunes filles afghanes d'aujourd'hui.



Dans le film, une jeune fille afghane, réfugiée en Iran, et dont la famille attend d'elle qu'elle se marie avec un homme riche, prêt à payer la famille de la jeune fille pour l'avoir comme une femme ce qui permettra au frère de Sonita de s'acheter une femme, lui aussi. Dans le film, Sonita refuse d'être achetée par un homme et canalise sa frustration en chantant. Elle rêve de devenir une artiste, une chanteuse, en dépit des obstacles auxquelles elle est confrontée en Iran et dans sa famille. En effet, sa mère lui réserve un tout autre destin : celui d'être mariée de force et vendue pour la somme de 9000 dollars. Mais Sonita n'entend pas se soumettre : téméraire et passionnée, elle bouscule les codes de cette culture conservatrice et décide de se battre pour vivre sa vie.



La vrai vie de tous les jours et la réalité des jeunes filles afghanes.



Dans la vie de nos jours, les jeunes filles afghanes dés leur plus jeune âge sont sensées être vendues par leurs familles. Et, on peut considérer qu'il s'agit là d'un acte de maltraitance .



Joe Lofthouse – seconde 2

2017/02/07 17:43 #f853-43a2-a742-d692b69e18aa
Lycée Hélène Boucher
Cher journal,
Je m’appelle Sonita, j’ai 17 ans.
J’ai émigré en Iran, alors que je suis afghane. Mes parents et mes frères sont restés là-bas, seules ma sœur avec sa petite fille de 10 ans et moi sommes venues dans ce pays.

J’adore le chant, c’est ma passion. Mon rêve serait de devenir rappeuse mais la vie en a décidé autrement : ma famille veut me marier contre mon consentement pour que mon frère puisse s’acheter une fiancée à son tour. De toute façon, dans mon pays, le chant est interdit pour les femmes.

Je ne comprends pas leur décision. En général, les parents ne veulent que le bonheur de leurs enfants mais, moi, j’ai juste l’impression d’être un objet pour eux. Ils se servent de moi ! Je suis devenue leur seul revenu. Ils comptent sur moi pour leur rapporter de l’argent mais je ne veux pas être mariée à un homme que je ne connais pas ! J’ai demandé à ma mère : « comment peux-tu vendre ta fille ? » Elle m'a répondu que c'était une tradition.

J’aurais tellement aimé être la fille de Rihanna et de Michaël Jackson. Eux, au moins, ils auraient pu m’apprendre la musique et m’aider à atteindre mes objectifs et à réaliser mes rêves.

Aujourd’hui, je veux crier au monde entier et chanter pour dénoncer la vie et le quotidien des jeunes femmes afghanes et iraniennes. Des femmes qu’on force à marier dès leur plus jeune âge contre leur gré.

Ma vie n’avait plus aucun sens depuis que mes rêves s’effaçaient de plus en plus devant mes yeux, jusqu’au jour où tout a basculé…

Kiren Marine

Laurianne Habdas

Wernette Pauline

2017/02/09 17:27 #a3fe-49a1-b51d-d4e94c96022c
Lycée P. Picasso
Le conte de fées de Sonita

Ce film nous parle de la vie au quotidien d’une fille afghane qui veut devenir rappeuse.

Il fait ressortir plusieurs émotions en nous telles que la peine et la colère. Cette jeune Afghane délivre tout ce qu’elle a sur le cœur dans ses chansons mais sa famille ne la comprend pas vraiment et veut qu’elle se marie pour qu’elle leur rapporte de l’argent.

Dans ce film on se met vraiment dans la peau de Sonita. On voit la souffrance qu’elle nous livre et ce que les filles de son pays subissent. Grâce à l’espoir qu’elle a eu de devenir une grande rappeuse, elle a su intégrer une école de musique en Amérique.

Ce film nous a plu parce qu’il nous montre des choses qui se passent réellement dans des pays qu’on ne côtoie pas. Ce film nous fait sortir de notre confort et nous fait voyager dans une autre culture.

Cendra et Marie P., 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:28 #9b34-4062-a6d8-4f501453e8e8
Lycée P. Picasso
Sans concessions pour vivre son rêve

Se battre jusqu’au bout de ses rêves, c’est le message que nous fait passer Sonita, jeune Afghane sans papiers, vivant chez sa sœur avec sa nièce en Iran.

Après que Sonita a fui l’Afghanistan en leur compagnie, sa mère souhaite venir la chercher pour que l’un de ses frères puisse la vendre à son futur mari. En effet, même si cela peut choquer, il souhaite à son tour s’acheter une femme avec l’argent qu’il recevra. Sonita veut devenir rappeuse professionnelle mais en Iran, ceci est impossible. Dans ce pays où la femme a peu de droits jusqu’au point de ne pouvoir ni s’exprimer comme les hommes, ni chanter, ni avoir de droit sur son corps, va-t-elle pouvoir échapper à l’enfer ?

Ce film nous a beaucoup touchées. Voir cette jeune fille avec autant de courage, d’espoir et d’ambition nous prouve qu’avec la motivation, nous pouvons réussir nos projets.

Mais nous avons aussi trouvé choquant de voir les règles infligées aux filles. Sonita représente chaque femme immigrée sans-papiers dans son quotidien en Iran.

Un film documentaire à voir pour se rendre compte de la réalité des faits.

Marie et Mélaine, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:29 #36ff-46c1-9bc7-a92d441510ec
Lycée P. Picasso
Sonita est une jeune fille qui vit en Iran. De nationalité afghane, elle renonce à un avenir tout tracé et essaie par tous les moyens de réaliser son rêve.

Son combat est d’autant plus compliqué que dans son pays, une tradition consiste à ce que les jeunes filles soient vendues pour leur mariage.

Après plusieurs obstacles, une occasion se présente à elle pour percer dans le rap en se rendant aux États-Unis, elle finit donc par atteindre son objectif.

Les couleurs du film sont toutefois sombres afin de nous montrer la guerre et la pauvreté.

Notre avis est mitigé sur ce film car nous l’aimons pour la touchante histoire qu’il raconte, mais d’un autre côté nous l’avons trouvé trop long et nous n’avons pas vraiment apprécié certains cadrages car parfois nous pouvions observer le micro, l’échange de caméra…

Dina et Maeva, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:30 #e025-40f3-95f8-eb298be30988
Lycée P. Picasso
Ne manquez jamais d’espoir… Sonita, un film d’espoir, de combat et de persévérance !

Le ton du film est donné, Sonita, personnage principal rêve de devenir rappeuse. Malheureusement, habitant dans un pays où la musique est interdite, elle devra se battre pour ses droits et sa destinée !

La réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghami a utilisé des plans rapprochés qui permettent de nous accrocher au personnage principal, nous immerger dans sa vie quotidienne qui n’est pas tout le temps simple.

Avec une histoire émouvante et captivante, ce film nous embarque dans une succession d’émotions entre espoir et abattement.

Pour conclure, notre avis est positif, l’aventure de Sonita a su nous faire surfer sur nos émotions.

Axelle et Yousra, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:31 #02c4-45e9-a5d0-b4fdcfeddc7f
Lycée P. Picasso
Sonita Alizadeh est une jeune Afghane de 18 ans habitant l’Iran. Elle rêve de devenir rappeuse. Malgré tous les obstacles qu’elle rencontre, elle va poursuivre son rêve.

On la retrouve à la poursuite de ses objectifs dans le film documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami, où on la suit dans sa quête pour trouver le bonheur.

Sonita est un film bouleversant qui montre les conditions des femmes afghanes, et magnifique quand on voit à quel point la protagoniste se bat pour son avenir.

Nous avons apprécié ce film car l’histoire est très touchante. Les chansons de Sonita font réaliser comment certaines sociétés peuvent être invivable. Les paroles disent : « Je dois murmurer pour qu’on ne sache pas que je veux parler de la vente des filles car élever ma voix est contre la charia ».

Nous recommandons ce film car il donne une belle leçon de vie.

Charlotte et Soukéïna, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:32 #319a-4316-941c-d46a359b9f5d
Lycée P. Picasso
Sonita réalise son rêve malgré quelques péripéties douloureuses. Courageuse, battante, elle réussit avec l’aide d’une inconnue. Son frère qui n’est pas d’accord veut détruire son avenir sans l’écouter. Elle part aux États-Unis avec un projet dans la tête très précis loin de sa famille, sans regret. Elle continue à progresser dans le chant comme elle souhaite. Ce film marque le combat d’une femme qui ne veut pas se marier mais qui veut juste chanter.

Ce film nous a plu : on peut voir la vie quotidienne de Sonita avec son évolution dans le chant et les différents droits par rapport à la France.

Victorine et Noémie, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/02/09 17:33 #e81f-4519-89ef-2d4b00a97f2b
Lycée P. Picasso
Sonita est un énième documentaire sur la condition de femme en Irak réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami en 2015.

Le film nous retrace un parcours atypique d’une fille voulant se lancer dans le rap mais sa famille veut la vendre pour de l’argent.

Alors Sonita va entamer une quête d’émancipation.

Ce documentaire nous montre les coulisses d’une lutte quotidienne menée par plusieurs acteurs telle que les femmes voulant quitter ce cauchemar et les associations les aidant dans ce projet

Nous avons aimé le sujet bien que trop traité et l’insertion du clip officiel de Sonita.

Marius et Mayron, 1SPVL
Lycée Picasso, Périgueux, Académie de Bordeaux
2017/03/01 10:23 #0225-4a0f-af38-52112645c329
Lycée Le Corbusier
Mariage forcé, privé de liberté
voilà ce qui se passe
pour les jeunes filles qui passent

vendues sans avoir donné leur avis,
c'est trop horrible pour ces filles
qui n' ont rien demandé …
Où est donc parti leur liberté?

Pour de l' argent , elles se retrouvent vendues
elles ne sont plus qu' un code barre

Pourtant, elles ont toutes forcément un rêve
Pour Sonita c' est chanter , devenir rappeuse , vivre en Amérique
Mais a -t- elle encore le droit de rêver
Mac caméry talia
2017/03/01 10:24 #eb95-418f-a64b-5446170a8512
Lycée Le Corbusier
Sonita apporte des explications
sur l' horrible situation
de femmes prêtes à être vendues
en échange de quelques billets
qui permettront à leur familles de manger
Vromant Chloé
2017/03/01 10:26 #4827-4414-a49f-45b65d044024
Lycée Le Corbusier
Sonita
Laisse- moi te murmurer ces mots
Personne ne doit t’entendre parler
Ni de la vente des femmes, ni de l’absence de liberté
Elle ne doit vivre qu'en silence
et pourtant la voilà qui parle
qui crie, qui chante
pour la liberté
Fourez Camille
2017/03/01 10:26 #5427-47e5-88e7-a89a1399185e
Lycée Le Corbusier
Le rap est son amie,
Sonita peut chanter toute la nuit
elle crée pour oublier
ce que sa famille,
ce que son pays lui fait

Puis le foulard n' est plus
Quand l' Amérique apparut,
le micro devient son allié
un nouveau pays son foyer
et maintenant elle est libre,
libre de vivre et de créer
Fleury Axel , Letuvé Marie – stèphane
2017/03/01 10:27 #c737-4e0e-bb82-3416c416f814
Lycée Le Corbusier
Si les femmes n' étaient pas vendues
On aurait la liberté » et l' égalité
Notre liberté serait assuré
Il faut y réfléchir, y penser
Tu es qui ? D' Où tu viens ?
Alors continue de chanter

Si les enfants du monde ne peuvent plus rire
On va se battre pour un autre devenir
Ne va t- elle pas être délaissée , oubliée ?
Il n' y personne pour l' arrêter de chanter
Toute sa famille l' a abandonné
Arrachée à sa terre elle continue de chanter

Cecile , Alexia , Abigaelle
2017/03/01 10:28 #7a75-4c83-b7af-7575dcadd66a
Lycée Le Corbusier
Un film pour ouvrir les yeux sur les droits des femmes
Un film pour comprendre sa chance de vivre ici
Un film que tous les jeunes devraient voir
pour mieux comprendre l’ailleurs et le monde

Abigaelle Kernagelen
2017/03/01 10:29 #5cbf-4b3b-bb4d-5f5226025221
Lycée Le Corbusier
Forcée de se marier, elle n’aurait plus de liberté .
Elle se sent oppressée, elle ne peut plus s’exprimer
Elle est piégée, elle ne peut que se marier.
Mais pour s’échapper de sa prison
Un seul espoir: sa passion
Déterminée, elle ira jusqu' au bout de ses chansons
Même si elle doit s’exiler pour retrouver la liberté

Sonita un film qui nous permet de porter un autre regard sur des thématiques actuelles : l’égalité homme – femme, l' exil , notamment .
Hornoy axelle
2017/03/01 10:30 #5bf3-4a13-b607-6596cb505423
Lycée Le Corbusier
L’histoire de Sonita est remarquable. Son courage et sa patience son énorme. Voilà pourquoi ce film est une vraie leçon de vie.
On y apprend que rien ne vient comme ça, qu’il faut travailler pour obtenir quelque chose.
On remarque d’entrée que cette œuvre n’est pas une fiction, qu’il s' agit d' un documentaire , ce qui donne au film le charme de la vérité .
Sonita nous permet de prendre conscience du pouvoir de l’art : le fait de pouvoir rapper et d’avoir le choix lui donne une liberté, au moins celle de s’imaginer une autre vie.
Voilà pourquoi ce film est un chef d’œuvre.
Benedicte Lacroix
2017/03/02 10:50 #7bab-4852-9700-3b216e0215e7
Lycée A. Rimbaud
Sonita, est un film réalisé par Rokhsareh Ghaem Maghami, en 2015, qui raconte l'histoire d'une jeune fille afghane qui, vit en Iran. Vivant sous la domination d'un état terroriste, elle ne possède pratiquement aucun droit semblable aux nôtres . Cette dernière mène une vie difficile comme toutes les jeunes filles de son âge.


Du haut de ses 18 ans, elle rêve de l'impossible : devenir rappeuse. Mais avec les traditions de son pays d'origine, elle doit subir un mariage forcé. On peut se dire qu'elle n'a qu'à s'y opposer... mais c'est bien plus compliqué. En Afghanistan, les femmes de tout âge sont achetées par les hommes, donc il n'y a pas de mariage basé sur des sentiments. Le frère de Sonita a besoin d'argent pour s'acheter une femme, alors il souhaite vendre sa sœur.


Pour nous, Européens, c'est un choc de savoir que ces images sont réelles et que dans le monde, des femmes sont mariées et violées. Les femmes n'ont pas leurs mots à dire et sont considérées comme des objets. L’œuvre a l'air d'être une sorte de reportage indirect, sans voix off. ; ce qui fait de ce film une œuvre à part, originale et engagée.


Selon les sociétés et les cultures de chacun, la question de liberté n'est pas perçue de la même manière et donc, l'histoire peut être interprétée différemment, mais la morale de l'histoire est comprise par tous.


Ici, l'idée du rêve est très présente. Sonita est déterminée à travailler dans la musique, quitte à rompre les traditions et laisser sa famille, bien que cela reste une épreuve très dure pour cette dernière... Mais la jeune fille, très mature et courageuse, malgré les coups durs, ne baisse pas les bras.


SONITA, est, comme vous l'auriez bien compris, un film qui dénonce en quelque sorte la vie horrible que peuvent mener certaines personnes, dans le monde. Ce film, aide à s'ouvrir l'esprit et ne pas oublier que le monde ne tourne pas qu'autour de l'Occident et des états puissants.


Une œuvre à voir et à revoir.



KADDAOUI Myriem / N'Diaye Camille / Gaalloul Serine, 2nde 7 du lycée A. Rimbaud, Istres
2017/03/06 23:03 #183f-4011-b6a7-d02a5272e277
Lycée Gambetta
Commentaires sur le film Sonita

Sonita est une immigrée afghane qui est arrivée en Iran quand elle avait une dizaine d'années, elle est dans un centre éducatif où elle étudie. Son frère et sa mère veulent la forcer à se marier comme dans la tradition contre de l’argent pour payer la future femme de son frère.
Sonita est complètement contre et va mettre tout en œuvre pour que cela ne se passe pas, à tel point que la réalisatrice va avoir pitié de sa situation donc elle va donner 2000 dollars à sa mère pour quelle laisse Sonita 6 mois de plus à l’école en Iran.
Sonita va faire un clip vidéo qui dénonce les mariages forcés contre de l’argent et les violences subies par les femmes pour les contraindre. Elle ira jusqu’à gagner le prix du meilleur clip de rap et elle décrochera une entrée dans une grande université américaine de musique. Elle doit aller en Afghanistan chercher son passeport en toute discrétion car sa famille ne doit pas savoir qu’elle part aux Etats Unis.

Prise de vue
La réalisatrice filme avec une équipe, on voit le perchiste à un certain moment. Ce qui est bien c’est qu’elle apparaît dans le documentaire et il y a des moments où c’est Sonita qui filme sa famille. La réalisatrice filme en portée épaule quand elle est en déplacement, qu’elle suit Sonita ou avec un pied.
Elle filme en décor naturel puisque c'est un documentaire.

Personnages
Sonita et sa famille et l’équipe de tournage il y a aussi la directrice du centre où Sonita étudie et ses camarades de classe et le producteur du clip vidéo.
Ma conclusion sur l’histoire du film
Je trouve ça révoltant qu’au 21ème siècle une jeune fille mineure en plus, soit obligée, contrainte sous les coups par sa propre famille à se marier à un homme 2 ou 3 fois plus âgé, qu’elle ne connait en aucun cas. Et je ne pensais pas que même leur mère les oblige. Ce qui m’a le plus choqué durant ce film c'est que la réalisatrice ait plus de peine pour Sonita que sa propre mère.

Kyrann Léoture et Omrane Bentoumi 2 MV
2017/03/07 20:13 #adc7-4dc1-a26b-fe1fd7e8749c
Lycée du Bugey
SERRA Alicia SONITA
1°ES


Le film "SONITA" a été réalisé par ROKHSAREH GHAEM MAGHAMI en mai 2016. A travers ce film nous étudierons la force des rêves.

Les rêves de SONITA vont lui permettre de se révéler, et de changer sa vie. Comme moyen d’expression l’art de la musique va être le moyen de réaliser ce rêve et de transmettre un message critique sur sa vie de femme au monde entier. Le rêve est porteur d'espoir et permet l'identification de tous. Ici, à travers le rêve de SONITA nous pouvons prendre conscience qu’il nous faut chercher à réaliser nos rêves, encore plus pour les femmes.

SONITA se bat pour réussir, elle fait de son mieux pour arriver à se faire entendre, son combat pour sa musique passe par la dénonciation l’injustice d’être une jeune femme. Au départ, nous pensons qu'elle n'a aucune chance, qu'elle se lance dans un univers inconnu, tout est contre elle, mais nous pouvons remarquer qu'elle fait preuve d'une grande persévérance.

Le rêve peut nous permettre de nous réaliser, et de dénoncer ce qui nous oppresse dans la société. Le rêve de SONITA est révolutionnaire, il appelle à la remise en cause de l’ordre social, une autre vie est possible. A travers des rêves, nous pouvons remettre en cause les normes et les coutumes qui nous paraissent injustes. Il nous reste à faire preuve de la même persévérance pour changer notre vie.
SERRA Alicia 1°ES
Lycée du BUGEY BELLEY



2017/03/07 20:15 #5eec-4885-8b8b-f1cdb48e73f3
Lycée du Bugey
VUILLEROD Orianne SONITA
1ES1



SONITA est une jeune fille de quinze/seize ans qui se bat contre les normes et les valeurs imposées par les sociétés afghane et iranienne.

Comment SONITA s’engage-t-elle contre les normes et les valeurs imposées par sa société ?





Déjà à son âge, SONITA est très indépendante, elle a quitté l’Afghanistan et sa mère toute petite pour venir en Iran, elle est moins sous l’emprise de sa famille. Elle doit travailler pour aider à payer le loyer et se débrouille seule pour essayer d’enregistrer une chanson dans un studio. Sa petite autonomie financière va lui permettre d’exprimer en chanson, son désir de liberté contre l’oppression des toutes les femmes et des jeunes filles dans certaines sociétés.


Quand ses amies commencent à être échangées contre des dots pour être mariées à des hommes souvent beaucoup plus âgés, SONITA se dit que son tour est pour bientôt. Elle se révolte contre cette tradition où les mères choisissent les conjoints de leurs filles et fils, souvent dans la violence. Elle raconte son histoire et celle de nombreuses jeunes filles dans une chanson et tourne un clip qu’elle parvient à enregistrer grâce à sa persévérance.


Grâce à sa chanson, elle se détache des valeurs et des normes imposées par la société et parvient à partir étudier en Amérique où ses choix pourront se réaliser. Elle devient plus autonome, elle s’habille comme elle veut, enlève son voile, joue de la musique et chante des chansons sans risque. Elle trahit ainsi sa mère et sa famille en leur apprenant qu’elle va rester aux Etats Unis alors qu’elle est déjà partie.


SONITA devient une véritable artiste engagée, une jeune fille bien plus mature que les autres grâce à la réalisation de ses rêves, son talent, son courage et sa ténacité.



VUILLEROD Orianne

1ES1Lycée du BUGEY BELLEY

2017/03/07 20:16 #4c91-44e5-b78c-1acf7589afce
Lycée du Bugey
MANON AUSTRUI ‘’SONITA’’
1ES1



Le film ‘’SONITA’’ retrace le parcours d’une jeune afghane, rappeuse malgré les règles de la société afghane et iranienne qui lui interdisent ce loisir. Cela nous amène à nous demander de quelles manières les femmes sont traitées dans les sociétés traditionnelles.



Les femmes vivant dans les sociétés traditionnelles comme l’Iran ou bien l’Afghanistan subissent une violence quotidienne. En effet elles sont mariées très jeunes, certaines ayant à peine 12 ans, à des hommes qui peuvent être de quarante ans leurs aînés. Elles sont contraintes d’accepter ce mariage, et les relations sexuelles qui s’ensuivent. Malgré tout cela, elles parlent librement entre elles de leur futur mari, comme si cela ne les affectait pas, comme des adolescentes ayant grandi dans une société moderne, discuteraient d’un sujet banal. Il est évident qu’elles en souffrent, mais elles semblent avoir accepté le fait qu’elles subiront des violences quotidiennes. Elles ont conscience que les choses seront ainsi pour le reste de leur vie, malgré leur très jeune âge.


Ensuite elles ne bénéficient d’aucune liberté de choix que cela soit au niveau de leurs corps, ou bien de leurs pratiques. Les filles ne peuvent pas chanter et encore moins rapper, ce qui explique que SONITA par son acte renverse l’ordre établi. Les hommes interdisent aux femmes par l’intermédiaire de la religion de chanter en public. Les normes fixées par cette société masculine varient donc selon les envies de ces derniers. En effet au contraire des femmes, les hommes ont le droit de chanter. De plus les femmes n’ont aucune influence sur les choix qui vont déterminer leur avenir. Le chef de famille qui est généralement le père est celui qui décide de tout, notamment de l’homme que sa fille, va être obligée d’épouser, sans lui demander son accord.


Enfin les femmes afghanes de certaines ethnies sont vues comme des objets. La seule possession qu’elles sont en droit d’avoir, est de simples bijoux, le reste appartenant à leurs maris. Dès l’instant où elles épousent ces derniers, elles ne s’appartiennent plus, elles sont au service de celui-ci. Le voile intégral lorsqu’elles sortent dans la rue en est la preuve. On ne voit aucune parcelle de peau et même leurs yeux sont cachés derrière un grillage, comme si les femmes n’étaient qu’une possession qu’on désirait cacher au reste du monde. Cette dernière sert également à procréer. Elle a une obligation d’avoir un enfant avec son mari, de préférence un garçon, puisque ces derniers sont considérés comme étant supérieurs aux filles. Si l’une d’entre elle est stérile, elle peut être victime d’agression qualifiée ‘’d’accident ménager’’. Elles décèdent généralement des suites de leurs blessures, et sont reniées par leur famille et la société. Elles ne sont donc que des moyens utilisés pour perpétuer la lignée.



Dans certaines sociétés traditionnelles, les femmes ne disposent d’aucune liberté de choisir leur vie, subissant des violences au quotidien. Elles ne s’appartiennent pas, elles ne sont que le moyen de perpétuer une lignée.

MANON AUSTRUI

1ES1 Lycée du BUGEY BELLEY



2017/03/07 20:17 #5497-431c-adbd-0e3c75dd17cd
Lycée du Bugey
ROGET ATHENA SONITA
1ère ES1







Le film « SONITA », de ROKHSAREH GHAEM MAGHAMI, nous amène à nous demander : en quoi la société en Iran et en Afghanistan est-elle traditionnelle ?



Tout d’abord, les familles sont dirigées par un chef de famille. Il peut être un homme mais aussi une femme comme dans le cas de la mère de SONITA qui a une autorité sur sa fille. Il prend des décisions pour tous les membres de la famille et ceux-ci ne peuvent pas le contredire. En effet, dans ce type de société, l’individu ne s’appartient pas, il appartient à un clan. La conscience collective est très prégnante, les normes et les valeurs s’imposent à tous. Ainsi, il faut suivre les traditions, les coutumes, sinon c’est tout l’ordre social qui est remis en cause.

Ensuite, la place des femmes dans la société n’est pas égale à celle des hommes. En effet, dès la naissance, une fille n’est quasiment pas reconnue par sa famille car elle appartiendra à celle de son futur mari, elle ne recevra aucun héritage, même si elle est l’aînée de la famille. D’autre part, elles n’ont également pas le droit de faire de la musique. Plus tard, à l’adolescence, elles sont échangées contre une dot que le futur conjoint doit verser pour obtenir le droit de se marier. Le mari peut être beaucoup plus âgé, avoir le double de son âge, voire plus. De plus, comme le dénonce SONITA dans son clip, beaucoup de femmes subissent des violences conjugales chaque jour, elles n’ont aucun recours en justice, c’est considéré comme normal.

Enfin, ne pas respecter les règles, les coutumes, entraîne une justice répressive immédiate, c’est-à-dire que si quelqu’un contredit une coutume ou ne respecte pas un des codes sociaux il est alors puni violemment, son acte est considéré comme une remise en cause de sa famille et de sa société. Par exemple, lorsque SONITA refuse de se marier, elle remet en cause tout l’avenir de sa famille, son frère ne pourra pas se marier non plus, c’est toute la famille qui est menacée. Il faut tout faire pour ramener l’ordre social, une pression sociale sans limite s’applique sur chaque individu, particulièrement sur les femmes afghanes et iraniennes.



Ainsi, la société traditionnelle afghane et iranienne se définit par la présence d’un chef auquel les membres de la famille doivent obéir, les femmes sont considérées comme inférieures et donc doivent se soumettre, et par un respect des coutumes implacable. Toutefois, la présence de services sociaux en Iran qui cherchent à éduquer les immigrants, montre que des questions sur l’identité peuvent faire émerger des choix individuels et provoquer des remises en cause de l’ordre social ancien, les individus de cette société peuvent lui permettre d’évoluer.



ROGET ATHENA

1ère ES1 Lycée du BUGEY BELLEY





2017/03/09 18:20 #3a4d-4663-a4ff-dbc149e89f9b
Lycée Sud Médoc La Boétie
Ce film de Rokhsareh Ghaem Maghami
Raconte le parcours réel et émouvant
De Sonita, une fille afghane de 18 ans
Dont la vie faillit être à jamais un gâchis.

Sa mère voulant la vendre pour 9 000 dollars,
Sonita décida alors de s’en aller,
Échapper à jamais à ce mariage forcé,
Être reconnue comme une véritable star.

Car Sonita est jeune forte, téméraire,
Qui refuse qu’on lui dicte ce qu’elle doit faire,
Et qui chante en l’honneur des femmes en colère,

Que l’on marie à des inconnus chaque jour,
Qui vivront une vie fade et sans amour,
Pour que leurs vies ne soient plus jamais un enfer.


Mota Tristan Lycée Sud-Médoc
2017/03/12 16:54 #a2e4-4584-b399-d429d8a9f220
Lycée M. Genevoix
Devide-Perrot
Marceau
1ere L
Avant de tourner le film Sonita, Rokhsareh Ghaem Maghami n’avait pas comme première intention de réaliser un documentaire sur le mariage forcé des femmes afghanes. Elle savait qu’il existait, mais elle avait au départ pensé étudier la situation des immigrés en Iran après leur arrivée, pour la plupart délaissés par leurs parents une fois la frontière passée.
Pourtant, par le biais de sa cousine travaillant dans l’ ONG « House Affection » qui s’occupe des enfants de la rue, elle fait la rencontre de Sonita, une jeune afghane immigrée en Iran, rêvant de transmettre ses émotions sur l’injustice vécue dans son pays à travers la musique, et plus particulièrement le rap.
Ce qui m’a touché, visiblement comme la réalisatrice, c’est le fait que Sonita incarne non pas une simple personne, mais tout un rêve, grâce aux ambitions qu’elle cultive malgré son statut. Je cite ici la réalisatrice : « elle nourrissait beaucoup de rêves. Je ne voyais aucun avenir pour elle. Son destin tragique m’interpellait. »
Durant tout le documentaire, malgré tous les obstacles qui se dressent devant elle - le retour de sa mère de manière imprévue, son mariage forcé annoncé, le défaut de papiers -, Sonita ne baisse jamais les bras et conserve toujours entière son immense ambition. C’est sûrement grâce à cela qu’elle parvient à redonner espoir, d’abord à ses amies du foyer, et plus tard à tout ceux qui regarderont son clip : « Brides for sale ».
A travers ce documentaire on comprend que la réalisatrice n’a pas choisi ce film au préalable mais que ce sont ses propres émotions qui l’ont poussée à le réaliser. En effet, durant un laps de temps on peut voir le visage de la réalisatrice, filmé par Sonita : cela reste très rare qu’un réalisateur fasse une apparition dans son propre film. Cependant ce choix s’explique par le fait qu’étant intervenue dans la vie de Sonita, en payant les 2.000 dollars à la mère de cette dernière pour repousser son mariage de 6 mois, Rokhsareh Ghaem Maghami ne peut plus rester simple spectatrice, mais est obligée de devenir actrice de son propre film. A partir de cette aide financière, qui reste discutable car la réalisatrice est idéalement présente pour filmer et seulement filmer, et non pas intervenir, Rokhsareh Ghaem Maghami jouera un rôle crucial dans la vie de Sonita.
Ainsi pouvons-nous ressentir les émotions des deux personnages durant la seconde partie du film car outre Sonita l’actrice principale, Rokhsareh Ghaem Maghami apparaît comme une deuxième protagoniste : elle continuera à prendre en main la suite de l’aventure de Sonita, en particulier grâce à ses contacts aux Etats-Unis.
Et toutes ces émotions nous sont transmises de manière naturelle, c’est ce qui fait la force du documentaire. Car qui dit documentaire réussi dit certes un scénario et des choix de mise en scènes, mais également de l’imprévu et du naturale. La scène où la production part à la recherche de Sonita évoque ainsi davantage une mère qui chercherait son enfant qu’ une réalisatrice cherchant son actrice. Car Rokhsareh Ghaem Maghami étant touchée par Sonita, elle semble ne plus pouvoir plus s’en détacher, et elle nous le fait ressentir. En effet quand les deux personnes sont ensemble dans la même pièce, il règne une atmosphère de complicité et de protection entre les deux femmes, mais au contraire quand elles sont séparées, les deux femmes sont comme désemparées. Nous n’avons certes que le point de vue de la réalisatrice, mais nous pouvons imaginer que cela est de même pour Sonita.
Pour finir, tout au long de ce documentaire, nous apercevons la triste réalité de la condition des femmes afghanes, et même si cela se termine bien pour Sonita, on songe avec effroi à la plupart de ces femmes « vendues » comme du simple bétail. Ce film nous le fait comprendre d’une manière simple et naturelle, et c’est ce qui fait sa force.
2017/03/12 17:00 #bd42-4114-aae1-02c098006a40
Lycée M. Genevoix
Critique Sonita. Jeanne Soumah. 1èreL

Sonita est un documentaire biographique, sorti dans les salles française le 12 octobre 2016.
Il raconte la vie d'une jeune adolescente, réfugiée en Afghanistan d'origine iranienne. Sonita rêve d'être une artiste reconnue pour ses talents de rapeuse, mais la route pour atteindre son but tant désiré, ne cesse de se faire périlleuse pour elle : elle ne possède pas de papiers afghans, mais par dessus tout, sa mère (restée en Iran pendant qu'elle grandissait) revient la chercher afin de pouvoir la marier, et donc littéralement la revendre à une autre famille iranienne. L'argent gagné sera alors utilisé pour acheter, cette fois-ci, le mariage d’une fille d'une autre famille avec le frère de Sonita. Grâce à l'intervention exceptionnelle de la réalisatrice, la jeune fille échappe au mariage forcé et continue donc d'avoir espoir en son rêve. Et quand elle finit par enfin le réaliser (en sortant son tout premier clip vidéo Brides for sale : https://www.youtube.com/watch?v=n65w1DU8cGU), une école états-unienne fini par la repérer et Sonita part s'installer aux États-Unis (sans l'accord direct de sa famille).
Ce film biographique nous ouvre alors les yeux sur des pratiques fréquentes mais trop souvent ignorées. Il s’agit ici du mariage forcé, qui consiste en Afghanistan à une véritable vente de jeunes filles à peine majeures dans le meilleur des cas. Comment le commerce des femmes peut-il se perpétuer dans un pays, à notre époque? Comment les parents peuvent-ils en arriver à vendre leurs propres enfants ? Est-ce juste une question de tradition ou une question d'argent dans un pays où la pauvreté culmine ? Peut-on fermer les yeux sur les situations extrêmes dans lesquelles vivent ces jeunes adolescentes ?
Sonita elle-même répond à toutes nos questions, par l'histoire de sa vie, mais également et surtout, grâce à sa musique. Encore une fois, on se rend compte que l'art a vraiment une place primordiale dans le soulèvement probable d'un pays. Et même si Sonita n'a entraîné aucune révolution, on se doute bien qu'en écoutant les paroles de son rap, certaines jeunes filles de son âge ont pu enfin penser à un autre destin que celui d'être vendues ou achetées.

Je crie pour compenser la vie de silence d'une femme.
Je crie au nom des blessures profondes sur mon corps
Je crie pour un corps épuisé dans sa cage.
Un corps qui s'est brisé sous les étiquettes de prix que vous mettez dessus.
J'ai quinze ans et je suis d'Herat.

Comme l'indiquent ces vers, elle prend donc la parole au nom de toutes ces jeunes filles qui ont subi le mariage forcé, et afin que toutes les autres puissent l’entendre. Et c’est en assouvissant sa passion de la musique, en pratiquant son art malgré tous les obstacles mis sur sa route, qu’elle peut faire passer son message.
2017/03/13 13:49 #6996-4180-aab2-15a9ca761250
Lycée Lavoisier
Sonita
Ce film documentaire a été tourné en 2015 et raconte la vie de Sonita : il s'agit d'une jeune fille Afghane de 17 ans environ.


En compagnie de sa famille, elle a quitté l'Afghanistan pour fuir la guerre. Elle est donc réfugiée en Iran, et fréquente un centre d'accueil où elle peut poursuivre des études. Elle rêve de faire carrière dans la musique, et compose elle-même ses textes. Elle les scande sur des rythmes de rap, pour dénoncer les traditions qui soumettent les femmes à la domination des hommes.

Par exemple, elle dénonce le mariage forcé, les violences envers les femmes, mais aussi l'interdiction de faire de la musique, qui leur sont imposées.

Un jour sa mère vient la rejoindre à Téhéran, et lui annonce une nouvelle qui va la bouleverser : elle doit rentrer en Afghanistan pour être mariée, contre de l'argent, à un homme qu'elle ne connaît pas. Pour Sonita, c'est comme si elle était vendue.

Sonita va-t-elle pouvoir réaliser son rêve ? Va-t-elle pouvoir échapper à son destin en Afghanistan ? Quelles solutions pourra-t-elle trouver ? La réalisatrice, Rokhsareh Ghaem Maghami, est émue de la situation, mais a-t-elle le pouvoir de réagir face à ces événements ?

Elle parvient à émouvoir le spectateur grâce aux différents plans resserrés, qui permettent de nous faire ressentir la tristesse, la colère, mais aussi la joie de Sonita. Par exemple, lorsque celle-ci apprend qu'elle va être vendue, on la voit assise au sol, recroquevillée dans un angle de murs, et la caméra qui la filme en plongée nous fait ressentir sa peur et son désespoir.

A un moment du film, Sonita inverse la situation : elle se met à la place de la réalisatrice et imagine le clip qui accompagnera sa chanson (le code-barres pour dénoncer la vente des femmes, les marques de coups sur le visage, et même les mouvements de caméra).

Certaines séquences sont tournées en caméra subjective et nous plongent dans l'action : c'est le cas lorsque la réalisatrice cherche désespérément Sonita à travers la ville. C'est un moment angoissant et crucial pour Sonita comme pour la réalisatrice, qui voit le sujet de son film lui échapper et s'inquiète pour la jeune fille.

Ce film nous permet donc de réfléchir sur plusieurs sujets actuels : la guerre, la vente des femmes, la maltraitance, la question de l'éducation, etc.

Mais c'est aussi un film plutôt positif car même s'il reflète plusieurs faces de la dure réalité en Iran ou en Afghanistan, et nous permet de nous rendre compte de la difficulté qu'endurent les habitants de ces pays, il exprime aussi un message optimiste : il faut croire en ses rêves et persévérer, se donner les moyens de ses ambitions.



2017/03/19 21:33 #2b35-4001-bd35-1b78bce0ab6b
Lycée Marcelin Berthelot
Poème sur Sonita :


Toi, ma très chère Sonita,
rayonne comme le soleil,
ta peau halée que reflète sans pareil
la vie tracée des jeunes filles en fleur.
Ton avis tu le donnes mais, personne ne t'écoute
car les ténèbres de ce monde sont sur ta route.
Quand même ta mère ou ton frère sont devant toi,
le soleil t'éblouit de ses feux aveuglants.
N'oublie jamais que seuls tes pleurs et tes paroles sifflant,
dans l'air, tourbillonnent et composent l'or de tes pensées.
Ton rêve tu aimerais le toucher du doigt, l'impossibilité te ronge,
bats-toi, tu trouveras le chemin vers la vérité,
Sœur des songes je me ferai volontiers l'avocat de tes malheurs,
pour pouvoir sécher tes pleurs et tes rancœurs.
Au delà des horizons, ton hymne résonne,
ces douces ondes me traversent, n'aie pas peur : c'est bon signe,
car la mélodie ne trahit jamais le message,
de celui qui l'entend, courage, jeune afghane,
ce passé est bientôt derrière toi,
Fleur de la rosée, cueille les velours,
les espoirs de ton rap car,
ce sont les extensions
de ton âme délicate.


Maxime Abadia Terminale littéraire, Lycée Marcellin Berthelot Questembert
2017/03/19 22:07 #51b5-4250-9e3d-4d69d2f2858b
Lycée Marcelin Berthelot

Sonita

Sonita, réalisé par Rocksareh Gahem Maghami, est un long-métrage documentaire Germano-Irano-Suisse. Ce film conte l'histoire d'une Afghane de 18 ans qui rêve de devenir une rappeuse. Cependant Sonita doit faire face à ce que sa mère appelle « une tradition » du pays qui consiste à la marier de force contre la somme de 9000 euros. Sonita ne veut pas de cela et entend bousculer les codes de cette société conservatrice...

Dans ce film, nous remarquons l’importance de la caméra qui est présentée ici comme un personnage principal, Sonita regarde, à certains moments, directement la caméra. De plus la voix de la réalisatrice personnifie la caméra. Sonita utilise cette même caméra pour faire son clip. La caméra a trois rôles : celui d'un personnage qui accompagne Sonita, celui du spectateur et celui de l'outil audiovisuel. Nous sommes à l'intérieur des yeux de la réalisatrice qui découvre, à travers le regard de Sonita, la vie d'une Afghane au XXIème siècle.

D'autres objets ont une fonction symbolique importante comme le voile. Le voile est un objet majeur qui marque l'évolution de Sonita, sa métamorphose. Elle porte plusieurs voiles celui de la religion et celui du mariage. Une chrysalide refermant la personnalité révoltée et ambitieuse de Sonita. Ce personnage et ce film s'émancipent en brisant petit à petit les contraintes, les règles. Un reportage palpitant et passionnant sur l'émancipation d'une jeune adolescente qui veut devenir chanteuse : un jeune de 15 ans comme un homme de 60 ans pourra se reconnaître dans le personnage de Sonita qui représente la liberté et l'envie d'atteindre ses objectifs.


Charlotte Pabois, Arnaud Foucher, Mewen Nicolas, Lycée Marcelin Berthelot, Questembert
2017/03/19 22:24 #2a4c-4b13-8fba-3686bf8c1cb3
Lycée Marcelin Berthelot
SONITA.


Stupéfiant
Obstiné
Nationalité
Insoumise
Téméraire
Afghane



Le STUPÉFIANT film de Rokhsareh Ghaem Maghami nous fait ouvrir les yeux sur la vérité du monde qui nous entoure. Il nous apprend que tout n'est pas aussi facile que dans notre pays et que encore aujourd'hui nous devons nous battre pour nos droits. Le personnage OBSTINÉ de Sonita nous fait découvrir sa culture et sa NATIONALITÉ, ses rêves d’INSOUMISE et sa volonté de rompre avec les traditions.
Même si parfois nous pourrions avoir l'impression d'une fiction il s'agit bien d'un documentaire qui nous amène en Iran le temps d'une aventure hors du commun.
La TÉMÉRAIRE Sonita nous entraine dans le combat d'une jeune AFGHANE à la conquête de ses ambitions.

Camille Le Bagousse, Marie Haumont. Terminale L, Lycée Marcelin Berthelot, Questembert

2017/03/20 21:14 #c50d-45d9-a558-95f6a8ba0ef7
Lycée Mézeray
Sonita : chant pour la liberté

Le tout dernier film de Rokhsareh Maghami a su émouvoir son public. Avec son documentaire, la réalisatrice nous fait découvrir la vie de Sonita, jeune fille afghane, clandestine en Iran, qui refuse de se faire vendre en mariage pour que son grand frère puisse à son tour acheter sa future femme. En effet, en Afghanistan, la tradition veut que les jeunes filles à marier le soient, parfois de force, contre de l'argent. Sonita perçoit cette tradition d'un mauvais œil : les femmes ne sont pas à vendre comme de vulgaires moutons. Alors qu'elle rêve de devenir chanteuse de rap pour chanter tout haut ce que les femmes pensent tout bas, son pays le lui interdit, puisque le chant, en particulier pour les femmes, est prohibé. Le documentaire rend l'histoire plus touchante. Vous imaginez-vous devoir subir des coups pour votre mariage ? Non, sûrement pas. Pourtant, c'est la vie de beaucoup de filles dans le monde.

Au travers de la caméra et de l'intervention de l'équipe de tournage, nous avons pu suivre le combat de Sonita tout au long du film. A l'aide des gros plans souvent utilisés, on peut plus facilement décrypter les émotions des personnages et, de cette façon, être directement transporté dans leurs univers. Sonita ne baissera pas les bras et sera même aidée par la directrice du centre, ses amies du centre et un ami avec lequel elle fait du rap. Malheureusement beaucoup de personnes s'opposeront aussi à sa bataille, tels que le propriétaire du petit appartement où elle vit avec sa sœur et sa nièce, ou bien encore les producteurs de musique qui lui refuseront d'enregistrer un morceau. Mais rien ne résistera à la jeune rappeuse, elle fera face à chaque obstacle et les surmontera un par un. Jusqu'au jour où sa mère voudra la ramener avec elle en Afghanistan.
Sonita est mise au pied du mur, la seule solution qui s'offre à la jeune fille serait l'argent, or elle n'en a pas. Rokhsareh Maghami, la réalisatrice, décide alors pour le bien de Sonita d'enfreindre les règles d'un documentaire et d'intervenir, en payant 2 000 dollars pour lui offrir 6 mois de plus en Iran. On s'aperçoit bien que le documentaire est, la plupart du temps, tourné en une seule prise. Cependant, il y a certains moments dans le film où nous avons l'impression que la scène a été retravaillée et sans doute pas tournée sur le vif. De plus, dans la deuxième scène du film, où le personnage principal du documentaire présente sa famille à la caméra, le poster derrière elle se décroche et rend la situation un peu embarrassante et quelque peu gênante. Et cette impression revient à plusieurs reprises durant les 1h31 du documentaire.

Dans cet émouvant documentaire, l'Amérique occupe une place de « bouée de sauvetage » : elle est, pour Sonita, un lieu sûr où elle pourra chanter et avoir un métier futur, « réussir sa vie » précise t-elle dans le film. Pour notre jeune rappeuse, l’Amérique est un objectif qui lui garantira un avenir sans mariage arrangé, sans problèmes d'argent et sans Talibans. Nous percevons alors l'Amérique comme un pays libre, où tous les habitants sont égaux, où aucun problème de religion ne règne. Ce grand continent nous apparaît comme idyllique, presque inatteignable et bien trop loin sur un planisphère, par rapport à l'Iran.
Être une fille en Iran signifie tout autre chose qu'en Amérique. En Amérique, la femme est libre alors qu'en Iran elle subira les coups de sa famille si elle n'accepte pas le mariage. Elle sera frappée jusqu'à ce qu'elle cède. Comme le chante très joliment Sonita, « dans ma ville, les femmes sont muselées ». Les femmes ne peuvent pas chanter car c'est indécent. En outre elles doivent porter le voile en toutes circonstances. On revoit clairement Sonita, au début du documentaire, demander à Rokhsareh Maghami de couper la caméra pour qu'elle puisse enlever son voile.
Là-bas, en Afghanistan, dans la famille de Sonita, l'argent est au centre de tout. Sa mère ne pense qu'à l'argent et incarne une mauvaise image de la femme : elle est vénale et cupide. Le mariage de sa fille ne l'intéresse pas, elle veut seulement l'argent pour que son fils puisse se marier lui aussi. Ainsi, elle pense que Sonita ne doit pas chanter mais qu'elle devrait plutôt apprendre à être une bonne épouse à marier, ce qui sous-entend apprendre à cuisiner, à coudre, à s'occuper de la maison … Le mariage, plus généralement, n'a pas lieu pour le bonheur du couple mais pour l'argent, encore une fois. Les filles ont un prix, et sont vulgairement vendues, comme si les filles étaient du bétail. Malheureusement, c'est un marché. Certaines filles du centre, même si elles vivent en Iran, témoignent de leur mariage, l'une d'entre elles est mariée avec un homme de 35 ans, alors qu'elle en a à peine 16. La mère de Sonita elle-même a dû épouser un homme tellement plus âgé qu'elle qu'elle l'appelait son « oncle ». Les filles du centre sont bien trop timides pour faire entendre leur voix, alors Sonita le fera pour elles, avec son rap.



Caron Déborah, LPO Mézeray, 1L
2017/03/20 21:25 #3be4-4e2e-8d09-75f0642a759a
Lycée Mézeray
La dompteuse de mots

Ses rêves, sa détermination. Voilà ce qui nourrit Sonita, jeune Afghane à peine sortie de l'enfance et réfugiée en Iran avec sa sœur et sa nièce. Sur son chemin semé d'embûches, elle rencontre Rokhsareh Ghaem Maghami, celle qui deviendra très vite la réalisatrice d'un documentaire autour de l'adolescente, mais aussi de son clip de rap. Cette vidéo, qui malgré le peu de moyens financiers de l'équipe de tournage, restera marquante. Le fond noir contraste avec la robe blanche dont est vêtue Sonita, et c'est de son sang dont elle tachera cette même tenue de noces, déjà imprégnée de ses larmes. Il ne s'agit pas que de ses pleurs, mais deceux aussi de toutes celles qui subissent ce terrible destin inévitable, qui pèse sur leur enfance tourmentée par la peur. Derrière notre écran nos oreilles sifflent, notre souffle saccadé est alimenté par la colère s'étant emparée de nos muscles, nous souffrons pour elle mais cela n'est-il pas un sentiment bien dérisoire et égoïste qui nous envahi de là où nous sommes ?

Il y a aussi la honte qui nous a assaillies, celle d'avoir pu nous emporter contre notre frère ou notre père qui n'a pas voulu nous emmener en soirée, mais ne vaut-il mieux pas cette contrariété futile que d'être emmenées de force, par ces derniers, à l'autel ?

Plus que le destin, c'est la rage et le talent qui animent la jeune fille. Dès son plus jeune âge, l'art de jouer avec les mots, avec ses « vers » qui sont sa poésie, devient naturel et c'est ce talent qu’elle met à profit pour se révolter face à la tradition, celle du mariage qui est une sentence pour toutes ces Afghanes ne pouvant s'opposer à la décision familiale.

Lorsque Rokhsareh Ghaem Maghami fait le choix de filmer le quotidien de Sonita, elle devient son ombre, et même parfois plus, peut-être trop. Elle va jusqu'à interférer dans la vie de la jeune fille, en payant pour repousser un mariage forcé et un retour au pays de naissance de cette dernière. Entre éthique que tout documentariste se doit de respecter et l'envie de continuer son film mais aussi de sauver sa protégée d'une vie qu’elle n'a pas désirée, la cinéaste fait un choix qui lui sera sans doute reproché par certains mais qu'elle ne regrette en aucun cas. Si Sonita peut profiter d'une bourse d'étude aux Etats Unis aujourd'hui, ce sont les 2000$ de la réalisatrice qui lui ont donné assez de temps pour être dénichée par une chercheuse de talent américaine.

Cette trop grande proximité entre la réalisatrice et son « sujet » minent parfois l'image. On ne sait si ce que l'on voit est réel ou si c'est une scène rejouant des événements passés, si c'est en trop ou si, au contraire, ce n'est pas assez. Car si obtenir les papiers de Sonita fut une épreuve difficile, il est étonnant de voir la facilité avec laquelle une caméra a pu entrer à l'intérieur même d'une des passerelles du gouvernement. Cette légèreté quant à la représentation faite de l'Etat afghan, avec ces agents souriants qui saluent presque la caméra est de trop, on n'a pas envie de voir cela alors que l'on a connaissance des pratiques légales en vigueur dans le territoire.

C'est un film documentarisé qui laisse un avis mitigé, mais qui, malgré les quelques petits reproches qui lui sont faits reste d'une grande qualité par le choix du sujet et les prises de positions assumées par tous les acteurs du projet.

Clémentine Miconi, LPO Mézeray (Argentan), 1ère L
2017/03/20 21:32 #2b24-4993-9fc5-3f810563aa97
Lycée Mézeray
SONITA, un film engagé qui fait chaud au cœur


Dans Sonita, nous suivons le parcours d'une jeune femme éponyme ; encore mineure, elle vit en Iran et souhaite vivre pour sa passion dans un pays où les femmes sont opprimées et où la religion et les lois interdisent moult choses, telle la musique, ce dont Sonita souhaiterait vivre.
Placée dans un centre pour les mineurs en difficulté, elle vit chez sa sœur et use de son temps libre pour rapper, vivant dans l'absence de ses deux frères aînés. L'un d'eux voudra la vendre et la marier pour lui-même s'acheter une épouse. Là est le sujet principal du film : les mariages arrangés où de jeunes voir très jeunes femmes sont vendues en mariage comme du pur bétail selon les dires de Sonita elle-même.
Filmée par Rokhsareh Ghaem Maghami et son équipe de tournage comme un simple documentaire, Sonita tentera en vain de se lancer dans le rap, avant que sa mère ne décide de la ramener en Afghanistan où elle souhaite la marier de gré ou de force.
C'est alors que le film, qui avait une allure documentaire de par, selon une liste non-exhaustive, son cadrage tremblant et une évolution du scénario incertaine jusqu'alors, prend à cet instant une tournure bien plus humaniste ou peut-être devrait-on dire plus réfléchie, impossible de savoir si l'équipe de tournage avait alors décidé de payer 2000$ pour sauver son film ou simplement par volonté d'aider Sonita à réaliser ses rêves.
La réalisatrice nous montre ici une réalité frappante et des femmes de tous âges oppressées par le mariage ; des jeunes filles qui peuvent être promises très jeunes et pour des sommes d'argent moindres tant leurs familles sont dans le besoin, et ce point de vue très engagé du film est très agréable pour sensibiliser les plus jeunes et les moins avertis sur la condition du reste du monde.
Sonita est un film que l'on pourrait classer, comme dit précédemment, de documentaire et même de tranche de vie, mais plus que cela, c'est un film touchant, de par l'histoire qu'il présente, les causes qu'il défend, et la réussite de Sonita, malgré la violence présente dans le clip de rap de la jeune fille, il y subsiste une certaine poésie, et même si le cadrage est tremblant au court du métrage, on saisit clairement que ces désagréments sont dus aux conditions de tournage, et non à un choix du réalisateur ce qui, dans le cas de Soy Nero de Rafi Ptts, rendait le film angoissant et plus oppressant.
Le film se finit pourtant de façon très douce, peut-être même un peu plate voire presque brutale, comme si le spectateur était lâché estomaqué sans en savoir suffisamment sur la suite des événements, mais Sonita n'en est pas moins un long-métrage admirable qui met du baume au cœur à quiconque ayant des rêves à réaliser.


Manon Ayma, LPO Mézeray (Argentan), 1ère L