Les manipulations de l'information

Rapport sur les manipulations de l'information d'origine étatique et étrangère

L’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) du ministère des armées et le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des affaires étrangères publient un rapport sur les ingérences. Partant d'une définition de la manipulation de l'information comme « la diffusion intentionnelle et massive de nouvelles fausses ou biaisées à des fins politiques hostiles », les auteurs évitent volontairement de recourir à l'expression galvaudée de « fake news » jugée « trop vague et polémique ».

La première partie du rapport s'intéresse aux causes des manipulations de l'information, individuelles (failles cognitives, crise épistémologique) et collectives (crise de confiance dans les institutions et dans la presse, désillusion numérique) ainsi qu'aux acteurs étatiques et non étatiques de ces manipulations en s'attardant sur les cas de la Russie et de la Chine.

Le seconde partie aborde en particulier les moyens et outils à disposition pour mener cette guerre de l'information : instances gouvernementales, fausses ONG, campagnes de propagande, mécanismes d'amplification (bots, trolls). D'autres terrains de manipulation, notamment le Moyen Orient, le Golfe ou le continent africain, sont également évoqués.

Fort logiquement, la troisième partie se propose de fournir des réponses via une synthèse des contre-mesures adoptées par l'ensemble des acteurs : états, organisations internationales, société civile et acteurs privés. Un traitement spécifique est réservé aux « Macron Leaks ». Au-delà des réponses, les auteurs essaient de dessiner dans une dernière partie les défis futurs et scénarios possibles avant de formuler une liste de 50 recommandations.


Sources


Réseaux et médias sociaux


Veille Éducation Numérique - Publication du Centre de documentation de la DGESCO