International
Culture numérique et usages des TIC
Sites
Apprenants du nouveau millénaire
Projet de l'OCDE
Site NML “New Millennium Learners”
"L’émergence des apprenants qui ont pour "langue maternelle" le numérique a une influence majeure sur l’éducation. L’objectif de NML est d’analyser cette nouvelle génération d’apprenants et de comprendre leurs attentes ainsi que leurs comportements. Parmi les points importants : l’impact des technologies numériques sur les compétences cognitives et les attentes d’apprentissage ; l’évolution des valeurs sociales et des modes de vie.
Dans un premier temps, le projet va se concentrer sur l’aspect de la demande de NML, c’est-a-dire observer les principaux domaines de préoccupation qui résultent de l’impact d’une utilisation continuelle d’appareils et services digitaux. Dans un deuxième temps, le projet traitera l’aspect de l’offre en passant en revue ce que les établissements d’enseignement ont déjà accompli afin de s’adapter ou bien lutter avec les caractéristiques, les attentes et les besoins de NML."
OCDE
http://www.oecd.org/document/31/0,3343,fr_2649_35845581_38885919_1_1_1_1,00.html
Les TIC et la formation initiale des enseignants
Cette étude fait partie du projet "Apprenants du nouveau millénaire"
[…]. Une organisation suédoise, The Knowledge Foundation, en collaboration avec le CERI, a eu l’initiative de cette étude qui vise à examiner la place réelle de la technologie dans la formation initiale des enseignants dans les pays de l'OCDE. Les objectifs de cette étude sont :
- de faire un état des lieux détaillé de l’utilisation des technologies dans la formation initiale des enseignants, dans une perspective comparative.
- d’analyser les idées des principales parties concernées sur l’utilisation des technologies dans la formation initiale des enseignants et leurs attentes pour l’avenir.
- de formuler un certain nombre de recommandations d’action dans ce domaine à l’intention des établissements de formation et des pouvoirs publics.
Ce projet se composera d’une revue de recherches au niveau international sur l’état de l’art, accompagnée d’une enquête et d’une série d’études de cas sur différents établissements.
OCDE
http://www.oecd.org/document/8/0,3343,fr_2649_35845581_42032840_1_1_1_1,00.html
Apprendre au XXI ème siècle : recherche, innovation et politiques
Orientations formulées à l'issue des analyses récentes de l'OCDE
Conférence internationale OCDE/CERI "Apprendre au XXIe siècle" , les 15 et 16 mai 2008.
Extrait :
Le projet du CERI baptisé "Apprenants du nouveau millénaire" étudie les effets des technologies numériques sur les apprenants en âge d’être scolarisés. Ce projet répertorie les caractéristiques des apprenants et analyse l’impact de l’utilisation prolongée des dispositifs et services numériques.
Étonnamment, on ignore encore quels sont exactement les effets de ces technologies sur les aptitudes cognitives des élèves, indépendamment des compétences visuelles et spatiales et des formes d’intelligence non-verbales. S’il a été démontré que l’utilisation des technologies numériques a relativement peu d’influence sur les capacités de raisonnement et de jugement critique, de nombreuses études visent en revanche à évaluer leur influence sur les aptitudes liées au traitement des informations, au raisonnement réfléchi et critique, à la créativité et, de façon générale, aux compétences méta-cognitives. Cependant, à ce jour, l’analyse des résultats de la recherche empirique ne permet pas de conclure à l’existence d’un quelconque effet positif. Cette absence de données probantes peut être interprétée comme la preuve qu’il est nécessaire de créer une « neuroscience des enfants et des médias ». Celle-ci permettrait d’évaluer l’impact des médias numériques sur le développement cérébral des enfants, et de répondre ainsi à un besoin qui n’a été identifié que très récemment (C.A. Anderson, 2007).
Jusqu’à présent, les études menées chez les pré-adolescents semblent indiquer l’importance de deux facteurs : tout d’abord, le goût des expériences et des découvertes (donc l’absence de peur) qui caractérise le comportement exploratoire des jeunes enfants ; et enfin leur tendance à imiter le comportement des adultes. Ce dernier facteur renvoie, à son tour, à la problématique liée à l’attitude spécifique de chaque sexe vis-à-vis de la technologie, et à l’impact potentiel de ces attitudes sur l’éducation, que celle-ci s’effectue dans le cadre familial ou scolaire. Par conséquent, ce projet peut largement contribuer à promouvoir la créativité (compte tenu de la disposition naturelle des enfants à se familiariser avec les TIC), en dépit des entraves identifiées (en l’occurrence, l’influence écrasante du modèle proposé par de nombreux parents et les réticences souvent observées au sein des établissements scolaires).
Les travaux menés dans le cadre du projet baptisé "Apprenants du Nouveau Millénaire" ont mis en évidence une contradiction entre deux discours politiques actuels. Certains affirment, d’une part, que les bienfaits réels de l’utilisation des TIC en termes d’éducation sont à rechercher du côté de la capacité à travailler en équipe, de la créativité, de la résolution de problèmes, etc. Ce discours rejoint, en somme, la position des auteurs du rapport en question. Pourtant, tant que les systèmes d’évaluation tels que les examens nationaux ne reconnaissent pas ce potentiel (et a fortiori tant qu’ils ne lui ménagent pas une place centrale), ces bienfaits resteront très limités. À l’opposé de ce premier discours, le second met en avant les facteurs ayant un impact avéré sur l’amélioration des performances scolaires, évaluées dans le cadre des examens nationaux et internationaux actuels. Or, à ce jour, peu de données probantes indiquent que l’utilisation des TIC a bel et bien un impact indéniable sur le niveau des élèves, ce qui infirme, aux yeux des partisans de cette théorie, les arguments en faveur d’un usage créatif des TIC en milieu scolaire.
Cependant, on ne saurait attendre des TIC qu’elles aient un impact positif sur l’apprentissage dans chacune de leurs applications, ce qui nous ramène aux questions suivantes : quelles sont les modalités d’utilisation des TIC ? Dans quelles circonstances ces technologies sont-elles utilisées ? Par quels élèves ? etc. Peut-être le fait d’espérer une preuve irréfutable de l’apport des TIC dans une société de l’apprentissage n’a-t-il finalement pas plus de sens que si l’on avait exigé des preuves de l’intérêt du livre avant même que les écoles ne se dotent de bibliothèques."
OCDE, 16/05/2008, PDF, 15 p. (extrait p. 7-8)
http://www.olis.oecd.org/olis/2008doc.nsf/ENGDATCORPLOOK/NT00003106/$FILE/JT03245506.PDF
2010
EUROSTAT
Usage d'internet en 2010 : ménages et particuliers
Cette publication de la commission européenne donne un bref aperçu des résultats 2010 de l'enquête communautaire sur l'utilisation des TIC (technologies de l'information et de la communication) par les ménages et les particuliers dans les 27 pays de l'Union Européenne.
Accès à internet
70 % des ménages des 27 pays de l'UE ont accès à internet. L'accés en haut débit lui a doublé depuis 2006, il concerne 61% des ménages.
Usages d'internet
Les particuliers qui utilisent internet au moins une fois par semaine : les 16-24 ans sont 90%, à l'opposé, ceux qui utilisent le moins internet, les 55 - 74 ans sont 37%, la moyenne se situant à 65 %. En ce qui concerne la France, elle se situe au dessus de la moyenne, 75 % des français utilisent internet au moins une fois par semaine, la Norvège occupant la 1ère place avec 90%.
Communiquer
90 % des 16-24 ans envoient des messages et 80% postent des messages sur des sites de chat, de blogs ou de réseaux sociaux, ceux qui ont un haut niveau d'éducation sont 100% à envoyer des messages.
Lire les actualités
50% des internautes lisent les actualités, les 16-24 ans sont 45%, ceux qui ont un faible niveau d'éducation sont 35%, à l'opposé ceux qui ont un haut niveau d'éducation sont 62%.
Apprendre
48% des internautes consulte internet pour apprendre, les 16-24 ans sont 62%, ceux qui ont un faible niveau d'éducation sont 48%, et ceux qui ont un haut niveau d'éducation sont 55%.
Suivre des cours en ligne
Seulement 5% des internautes suivent des cours en ligne, les 16-24 ans étant seulement 8% et ceux qui ont un haut niveau d'éducation 10%.
Rechercher de l'information sur les sites des pouvoirs publics
Environ la moitié des utilisateurs d'internet dans l'UE ont cherché de l'information sur les sites des pouvoirs publics au cours de l'année ; la plus grande part a été enregistrée au Danemark 88%, en France 62 %.
Achat en ligne
Près de 60% des utilisateurs d'internet font des achats en ligne, la proportion varie de 79% au Royaume-Uni à 9% en Roumanie, en France les internautes sont 70 % à acheter en ligne.
La sécurité
Environ un tiers des utilisateurs d'internet ont signalé un virus ou une autre infection sur leur ordinateur durant les 12 derniers mois. En France et en Norvège, les internautes sont ceux qui reçoivent le plus de spam dans leur courrier électronique (70 %). 80% des internautes ont installé des antivirus ou autres produits de sécurité sur leur ordinateur. Près d'un tiers des utilisateurs d'Internet déclarent avoir fourni des informations personnelles sur les réseaux sociaux.
Usage d'internet en 2010 : ménages et particuliers : enquête Eurostat, 14/12/2010,
, 8 p.
London School of Economics
Les risques et la sécurité sur internet : point de vue des enfants européens
Cette enquête a été menée en 2010 dans 25 pays européens par un réseau de recherche piloté par la London School of Economics dont l'équipe française était dirigée par Dominique Pasquier du Laboratoire traitement et communication de l'information (LTCI) (CNRS/Télécom Paris Tech). Cette enquête a été financée par la Commission Européenne. Elle a été menée auprès d'environ 25 000 enfants âgés de 9 à 16 ans pour connaître leurs pratiques et usages d'Internet.
Un interview de Dominique Pasquier, sociologue et directrice de recherche au CNRS, qui a participé pour la France à cette enquête est accessible sur le site Universcience.tv et un communiqué de presse, en ligne sur le site du CNRS, rend compte des principaux résultats.
Communiqué de presse
Le communiqué de presse présente les principaux résultats de cette enquête. Cette dernière est accessible en ligne en anglais sur le site du CNRS
Pratiques et usages d'Internet des 9-16 ans
"Les enfants de 9-16 ans utilisent presque tous internet (93%). Ils consultent internet au moins une fois par semaine et ils y passent en moyenne une heure et demi par jour. Les enfants vont sur Internet de plus en plus jeunes : l'âge moyen au premier accès est de 7 ans au Danemark et en Suède contre 8 ans dans plusieurs autres pays d'Europe du Nord. En France l'âge moyen est de 9 ans pour la première navigation sur le web.
Les enfants européeens utilisent plus internet à la maison (87 %) qu'à l'école 63 % et à la maison ils se connectent principalement dans leur chambre (41%).
59 % ont un profil sur un réseau social et ce profil est public dans 26 % des cas. Seulement 25% des enfants entretiennent une communication en ligne avec des inconnus sur Internet, surtout lors de participation à des chats, des jeux ou des mondes virtuels."
Les dangers d'Internet : quelques mises au point
"Les deux problèmes les plus courants rencontrés par les jeunes sont l'accès à des contenus malsains mis en ligne et un usage excessif d'Internet. L'enquête révèle que 21% des 11/16 ans ont été confrontés à des contenus malsains : messages de haine contre certains groupes (12%), pro anorexiques (10% en moyenne, mais 19% des filles de 14/16 ans), appels à l'automutilation (7%), à la prise de drogues (7%) ou au suicide (5%). En revanche, les images sexuelles sur internet ne représentent pas une expérience trop pénible pour les enfants, contrairement à ce que pense les parents. Mais recevoir des messages blessants s'avèrent plus traumatisants."
Parents et enfants
"Les relations parents/enfants à propos d'Internet apparaissent peu conflictuelles. L'usage de dispositifs techniques de contrôle par les parents est relativement faible : seulement un quart des parents bloquent ou filtrent certains sites (28%) ou regardent l'historique des sites consultés par leurs enfants (24%). Les parents restreignent surtout la diffusion des données personnelles (85%) et le téléchargement (57%). 56% des parents donnent à leurs enfants des conseils sur comment se comporter avec les autres en ligne, ou discutent avec eux de ce qui pourrait les inquiéter (52%). Les enfants pensent que leurs parents savent beaucoup de choses de leurs usages d'internet. Cependant de nombreux parents n'ont en fait pas été au courant quand leurs enfants ont eu des problèmes (images et messages sexuels ou agressifs). La sous-estimation parentale est donc très forte."
Les autres sources de conseil
"Les enseignants jouent un rôle de conseil important surtout pour les adolescents les plus âgés. Mais il y a de grandes différences selon les pays : 97% des professeurs impliqués en Norvège contre 65% en Italie (en France 76%). 73% des enfants disent que leurs pairs les ont aidés pour Internet. Les informations venues des médias de masse sont peu utilisées (20%) et les conseils de sécurité en ligne encore moins."
Interview de Dominique Pasquier
Dominique Pasquier, sociologue et directrice de recherche au CNRS, fait le point sur les résultats de cette enquête dans d'un interview en ligne sur le site Universcience.tv.
Les éléments de l'enquête
Elle souligne l'intérêt d'une enquête européenne qui mêle des pays aux pratiques très diverses d'internet. L'échantillon est d'environ 1000 enfants en France avec entretiens des enfants et des parents.
Risques
Les risques que les parents craignent ne sont pas les risques réels. Les images hyper sexuelles ont peu de conséquences psychologiques sur les enfants. En fait ces risques sont peu fréquents et ne créent pas de troubles.
En revanche pour les enfants de 9 - 16 ans, les messages de haine ou pro anorexiques, ou concernant la drogue perturbent davantage les enfants.
Le problème important que révèle l'enquête est l'excès d'utilisation d'internet dont sont conscients 30% des enfants. C'est sur cet aspect qu'il faut travailler, déclare Dominique Pasquier, davantage que sur les risques de réception d'images sexuelles. Les 14 - 16 consultant plus internet, sont plus en contact avec des gens non connus, sont confrontés à plus d'images sexuelles, mais ils savent gérer cela, ils savent bloquer l'arrivée d'images inopinées. Plus ils sont âgés moins cela les troublent. Plus on grandi, plus on devient mature.
Les filles apparaissent plus perturbées, en particulier par les messages pro anorexiques.
Durée d'utilisation
L'usage d'internet est en moyenne de 1h 30 par jour mais on observe des variations selon l'âge. Par ailleurs, les garçons globalement restent en ligne plus longtemps, en particulier avec l'usage des jeux. Les 16 ans utilisent internet plus longtemps mais les plus jeunes utilisent très tôt internet en moyenne vers 8 - 9 ans. Cela commence à 7 ans dans les pays scandinaves. C'est un des points forts qu'a révélé cette enquête.
Usages
Les enfants recherchent des informations pour leurs devoirs mais peu de temps. 90% du temps passé sur internet l'est pour des usages de loisirs : communiquer - jouer en ligne - regarder des vidéos - envoyer des messages, donc beaucoup de divertissements.
Les réseaux sociaux sont très importants : 80% des 15 - 16 ont un profil facebook, 25% des 9-10 ans (bien que cela soit interdit à cet âge, on constate que cela se fait avec l'accord des parents). Il y a une entrée très précoce sur les réseaux sociaux. Cela génère l'apprentissage de la gestion de ses amis. C'est un apprentissage de la société. Cela peut s'avérer douloureux, blessant pour les enfants, par exemple lorsque l'on disparaît de la liste de ses amis. La gestion publique de l'amitié n'est pas facile. Il faut apprendre à gérer cela.
Actions à mettre en oeuvre
Il y a déjà des manifestations et de la prévention au niveau européen et national. Aujourd'hui, on s'oriente vers des actions en direction des plus jeunes : pour les industriels, il s’agit de proposer des logiciels de filtrage mieux adaptés - du côté des enseignants, il est nécessaire de mettre en place des actions de prévention dès le début de l'école primaire.
Consultez le communiqué de presse :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2070.htm, 12/01/2011
Consultez la vidéo :
http://www.universcience.tv/media/2823/les-jeunes-et-internet.html, 25/02/2011
Consultez l'intégralité de l'enquête :
Risks and safety on the internet : The perspective of European children, décembre 2010, 171 p.
2009
TAPSCOTT Don
Grown Up Digital : How the Net Generation is changing your World
McGraw-Hill Publication, 2009, 368 p.
Résumé en français
"La Net Generation, c'est aussi cette génération Y qui suscite bien des fantasmes. Que faut-il en savoir exactement? "La technologie influence la façon dont les jeunes pensent, souligne Tapscott. Et la façon dont les jeunes pensent influence la manière dont ils utilisent, et façonnent, l'Internet et toutes les institutions de la société." Pour lui, la principale force de cette Net Generation, c'est l'ubiquité de la technologie digitale dans la vie de ses membres. "Elle a créé des améliorations profondes dans la façon dont les jeunes utilisent l'information, travaillent, créent et interagissent. Leur cerveau s'est lui-même développé différemment du fait d'être baigné dans les 'bits'. Ils vont fondamentalement transformer la société. Cette transformation est déjà en cours." Pour [Don Tapscott], la génération Internet a une éthique du travail qui lui donne une longueur d’avance en matière d’innovation."
RH Tribune
http://www.rhtribune.com/home.php?page=book3&productID=137
"La génération internet est plus intelligente" : Interview de Don Tapscott
Pour Don Tapscott, "spécialiste des nouvelles technologies et de leurs conséquences sur l’économie et la société. Pour lui, personne n’a jamais été aussi soucieux d’éthique, de collaboration, de solidarité, ni aussi pourvu d’intelligence et de ressources que les jeunes nés depuis 1980." Sonia Arnal l'a interviewé. Parmi les questions posées :
Concrètement, qu’est-ce qu’ils ont de différent?
"Leur cerveau, d’abord. Des études ont montré que leurs facultés visuelles et de représentation dans l’espace ont évolué. C’est dû aux heures passées devant les consoles de jeux à percevoir tout ce qui se produit sur l’écran et à interagir avec cela. On parle aussi souvent de leur capacité à faire toutes sortes d’activités en même temps: chatter, regarder la télé d’un œil, surfer et faire leur devoir de sciences, le tout en même temps. Ils sont meilleurs dans le passage fréquent et rapide d’une activité à une autre. Ils ont en outre développé leur sens de la stratégie, leurs talents organisationnels et de leadership avec des jeux online de type World of Warcraft. Et ils se concentrent aussi facilement que nous: ils peuvent rester trois heures sur une mission délicate quand ils jouent en ligne, sans décrocher une seconde."
Qu’est-ce qu’il faudrait changer dans [le domaine de l'éducation et du travail]
"En tout cas, tenir compte de normes essentielles à la génération internet dans tout ce qu’elle fait, et qui la caractérisent: la liberté, par exemple de choisir ses branches d’étude, la personnalisation, ce qui implique[...] à l’école de suivre son propre programme, l’intégrité, la collaboration, la vitesse, [...] l’innovation (travailler sur un nouveau projet la motive toujours), le divertissement: on peut apprendre beaucoup par le jeu et, comme elle est sensible à tout ce qui est ludique, c’est un outil formidable pour les profs."
Vous voyez des changements positifs dans les relations entre ces jeunes. Sont-ils vraiment moins individualistes?
"... Les écoliers ne travaillent plus chacun dans son coin, ils ne prônent pas la compétition et la concurrence, mais misent sur la collaboration: ils mettent leurs travaux à disposition des camarades, qui s’en inspirent, les transforment, les développent."
Hebdo.ch, 24/12/2008
http://www.hebdo.ch/Edition/2008-52/Mieux_Comprendre/societe/don_tapscott_la_generation_internet_est_plus_intelligente.htm
2008
DGLF
Délégation générale à la langue française et aux langues de France
Rapport au Parlement sur l'emploi de la langue française - 2008
"Comme chaque année depuis la loi du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, le gouvernement communique aux assemblées, un rapport sur l'application de la présente loi et des dispositions des conventions ou traités internationaux relatives au statut de la langue française dans les institutions internationales. Les thèmes abordés sont les suivants : vérification de l'information des consommateurs, actions auprès des jeunes en faveur de la maîtrise de la langue et de la lutte contre l'illettrisme, dispositifs publics d'apprentissage du français pour les migrants, exploitation de la diversité linguistique à travers les langues régionales. A l'échelle internationale, le rapport évalue l'importance donnée au français dans l'Union européenne, la Cour européenne des droits de l'Homme, la Cour internationale de Justice, la Cour pénale internationale...; il décrit les différents canaux de la diffusion du français dans le monde et propose un plan de relance pour l'enseignement du français à l'étranger."
Paris : La Documentation française, septembre 2008, PDF, 167 p.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000048/index.shtml?xtor=RSS-436
Tout le sommaire
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000048/somm.shtml
Voir plus particulièrement
Un effort conjoint pour développer la maitrise de la langue
I. Les actions en direction des jeunes (p. 50-54)
- L’action du système éducatif
- Les partenaires du système éducatif
III. La maitrise de la langue et des savoirs de base (p. 61-66)
L'observation et l'évolution de la langue
II. Le développement de la langue (p. 74-75)
- L’enrichissement de la langue
- La langue de l’administration
La diversité linguistique en France
I. Les langues de France
- L'enseignement des langues régionales (p. 79)
II. La présence des langues étrangères en France
- Promouvoir le multilinguisme : une priorité éducative (p. 84-86)
- Des programmes en VO sur les chaines de télévision (p. 86-88)
Le français dans le monde
II. La diffusion du français dans le monde
- Le français et les langues romanes sur la toile (p. 115-116)
- La demande de français dans quelques pays émergents (p. 116-117)
- L'enseignement à distance (p. 118-121)
Quelques extraits
Le français et les langues romanes sur la toile (p. 115-116)
"Lors de la mise en place de l’internet (1992), et de par son origine américaine, l’anglais occupait la quasi-totalité de la toile. Depuis, le rééquilibrage entre l’anglais et les autres langues constitue un phénomène constant : la place de l’anglais a diminué de plus de moitié, ce qui correspond à une appropriation de l’internet par le reste du monde. Dans ce contexte, la place du français, telle qu’on peut l’évaluer par le biais de divers indicateurs, parait satisfaisante : elle est en effet nettement supérieure à la proportion estimée de francophones dans la population mondiale (130 millions, soit 1,97% de la population mondiale). […]
Le total des langues romanes observées par l’étude conduit à trois observations :
- En mesure relative par rapport à l’anglais, le poids cumulé des langues romanes sur la toile est considérable : pour 100 pages en anglais, on trouve près de 55 pages en langues romanes (54,88%).
- En mesure absolue, sur le total des pages de la toile (toutes langues confondues), 12,68% des pages sont en langues romanes.
- Enfin, à l’intérieur de l’espace des langues romanes, le français (4,41%) dépasse l’espagnol (3,80%) ou le portugais (1,39%), alors que le nombre d’hispanophones et de lusophones dans le monde (au total 605 millions) est beaucoup plus important que celui de francophones (130 millions).
Les études fondées sur la mesure de la présence d’un échantillon de termes par langue et de leur présence sur les pages de l’internet, permettent synthétiquement d’aboutir, pour l’année 2007, aux conclusions suivantes :
- En mesure relative du poids des langues par rapport à l’anglais : pour 100 pages en anglais, on compte près de 10 pages en français.
- En mesure absolue du nombre de pages constituant l’internet, 4,41% des pages de la toile sont en français : c’est là une autre confirmation de la vitalité de la langue française sur la toile, par rapport à son nombre de locuteurs natifs.
- l’intérieur de l’espace francophone de la toile, sur un total de 100 pages en français, la France en produit 59,74%. Le Canada, la Belgique et la Suisse en produisent 33%... "
L’enseignement à distance (p. 118)
"La chaine télévisée francophone TV5 Monde facilite l’immersion linguistique en français de publics très variés, amenés par l’image à découvrir, puis à se perfectionner dans notre langue. Les programmes et les pages en ligne de RFI au service de l’enseignement et de l’apprentissage du français attirent également des auditoires étrangers très divers soucieux d’apprendre, d'enseigner, de s’informer ou de se perfectionner avec la radio et l'internet."
FORUM EUROPEEN DE L'ACCESSIBILITE NUMERIQUE
Livres électroniques accessibles: une chance pour les personnes handicapées
Le Deuxième Forum Européen pour l’Accessibilité Numérique avait pour objectif de démontrer que les différents acteurs intervenant dans la chaîne éditoriale, auteurs, éditeurs, producteurs de livres adaptés, ont un intérêt convergeant à développer et promouvoir des solutions fiables et durables permettant de rendre toutes sortes de contenus accessibles dans différents formats et sur différentes plateformes. Les participants ont pu assister à des présentations de produits et services existants qui répondent à cette exigence. Des cas concrets ont été discutés.
Ouverture du Colloque
- La Convention des Nations Unies pour les Droits des Personnes Handicapées : dispositions pour les technologies numériques
- Comment lire des livres invisibles
- Convergence entre les besoins de l'accessibilité numérique et les exigences industrielles du livre numérique
- E-book, outil incontournable de l'accès à la connaissance
Réaliser un livre numérique accessible avec MS Word
- Create an accessible e-book with MS Word
- Livres multimédias hybrides : une possibilité pour enrichir l'environnement d'apprentissage
- Réaliser des cours accessibles pour des lycéens ou des étudiants
- docWORKS/METAe, un outil pour convertir des documents en objets numériques structurés
- Réaliser un livre accessible en PDF
Ateliers : Microsoft
- Le kit Accessibilité pour Microsoft Office SharePoint Server (MOSS) 2007
- Réaliser un document accessible avec MS Word
Ateliers : Systèmes d'information accessible pour l'entreprise
- Une chaîne pour rendre accessible la documentation technique d'une entreprise
- Intégrer l'accessibilité numérique au sein d'un Groupe européen : l'expérience de Gaz de France
Classe numérique
- Comment réaliser un livre accessible en PDF
- Lire des documents Daisy avec gH Player
Démonstrations
- Humanware - Victor Reader Stream et ClassMate Reader
- ORIONWebbox, un appareil compact pour écouter des documents parlés
- Répondre aux exigences de formats alternatifs
- La Presse accessible aux personnes handicapées visuelles
- Faire parler un e-livre en LPC grâce à des têtes parlantes
- Adapter des livres universitaires pour des étudiants handicapés
- Bookshare.org, bibliothèque numérique conçue pour et par des personnes empêchées de lire
- docWORKS/METAe
Lecture numérique sécurisée
- Sécuriser l'accès à la Bibliothèque Hélène avec une clef USB sécurisée
- Sécuriser l'accès à la Bibliothèque Hélène avec un IRIS EuroBraille
La diffusion des livres électroniques sur Internet
- Bookshare.org: la bibliothèque en-ligne faite par les personnes handicapées
- MEDIBUS - les services de bibliothèques publiques en Allemagne deviennent numériques
- Ce que la bibliothèque numérique Hélène nous a appris
Aspects économiques
- Coopération avec les éditeurs au Royaume-Uni pour révolutionner la production et la diffusion de livres accessibles
- Comment l'accessibilité des livres numériques peut être rendue compatible avec le marché du livre
- Le point de vue des éditeurs en Italie
France : Braillenet, 28 janvier 2008
http://inova.snv.jussieu.fr/evenements/colloques/ebooks/Actes/
MIZUKO Ito et alii
Mizuko Ito, Horst Heather A, Bittanti Matteo , Boyd Danah, Herr-Stephenson Becky, . Lange Patricia G, Pascoe C.J., Robinson Laura
Living and Learning with New Media : Summary of Findings from the Digital Youth Project
MacArthur Foundation Reports on Digital Media and Learning, november 2008
http://digitalyouth.ischool.berkeley.edu/report
Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ?
Hubert Guillaud
Ce projet de recherche sur la jeunesse numérique a rassemblé sur 3 ans plus de 28 chercheurs et s’est intéressé aux pratiques de plus de 800 jeunes. Hubert Guillaud rend compte de l'étude, à partir de plusieurs extraits. Il propose également une traduction française de la synthèse.
"L’étude a été motivée par deux principales questions de recherche : comment les nouveaux médias s’intègrent-ils dans les pratiques et les agendas des jeunes ? Et comment ces pratiques modifient-elles la dynamique des négociations, des alphabétisations, de l’apprentissage et de la connaissance des jeunes ?
- L’extension des liens d’amitié et des intérêts
"Les espaces en ligne permettent aux jeunes de se connecter avec leurs pairs par de nouveaux moyens. La plupart des jeunes utilisent les réseaux en ligne pour étendre leurs relations amicales entre leurs contextes familiers, l’école, les organisations religieuses, les activités sportives et autres activités locales.[...] Les groupes en ligne permettent aux jeunes de se connecter à des pairs qui partagent des centres d’intérêt, qu’il s’agisse de jeux en ligne, de création littéraire, d’édition vidéo ou d’autres activités artistiques. Dans ces réseaux motivés par l’intérêt, les jeunes [...] peuvent... trouver des occasions de faire connaitre et diffuser leurs travaux en ligne pour acquérir de nouvelles formes de visibilité et de réputation."
- Auto-apprentissage et apprentissage par les pairs
"Que se soit dans les activités motivées par l’amitié ou les centres d’intérêt, les jeunes créent et naviguent entre de nouvelles formes d’expression et de nouvelles règles de comportement social.[...] Les nouveaux médias permettent une liberté et une autonomie que les jeunes ne retrouvent pas dans leurs salles de classe. Les jeunes se respectent quand ils interagissent en ligne, et sont plus prompts à apprendre de leurs pairs que des adultes. Leurs efforts sont surtout appliqués à eux-mêmes, et les résultats apparaissent surtout via l’exploration, ce qui contraste avec l’apprentissage scolaire qui est orienté vers des buts et des objectifs bien définis."
- Implications pour les éducateurs, les parents et les décideurs
"Les nouveaux médias ont modifié la façon dont les jeunes se socialisent et apprennent. Ce qui soulève une série de questions que les éducateurs, les parents et les décideurs devraient prendre en considération."
- Les nouveaux médias sociaux et de divertissement sont utilisés comme des lieux d’apprentissage.
"Contrairement à la perception qu’en ont les adultes, tout en s’amusant sur l’internet, les jeunes apprennent les bases de compétences sociales et technologiques dont ils ont besoin pour participer pleinement à la société contemporaine. Eriger des barrières à la participation, c’est priver les jeunes de l’accès à ces formes d’apprentissages..."
- Reconnaître des distinctions importantes dans la culture et l’alphabétisation de la jeunesse.
"Les participations en ligne axées sur l’amitié et les centres d’intérêt ont de nombreuses connotations sociales.[...] La diversité de ces formes d’alphabétisation numérique signifie qu’il est difficile de développer une série de points de repère normalisés pour mesurer les niveaux de compétences et les techniques d’alphabétisation aux nouveaux médias."
- Capitaliser sur l’apprentissage par les pairs.
"En utilisant les nouveaux médias, les jeunes apprennent souvent de leurs pairs, plutôt que par des professeurs ou des adultes. Les notions d’autorité et d’expertise sont ouvertes. Cet apprentissage, fondamentalement différent de l’enseignement traditionnel, est souvent vu négativement par les adultes comme une “pression sociale”. Pourtant, les adultes peuvent encore avoir énormément d’influence dans la mise en place d’objectifs d’apprentissage, particulièrement du côté de l’exploration de centres d’intérêt, où les adultes ont conservé un rôle de modèle et de pair plus expérimentés."
- Un nouveau rôle pour l’éducation ?
"Les formes de participation de la jeunesse dans ce monde en réseau suggèrent de nouvelles façons de penser le rôle de l’éducation. Qu’est-ce que cela signifie vraiment d’exploiter le potentiel des possibilités d’apprentissage offertes par les ressources en ligne et les réseaux? Plutôt que de supposer que l’éducation sert principalement à préparer les jeunes à leurs carrières futures, pourrait-on la penser comme un processus destiné à guider la participation des jeunes à la vie publique de façon plus générale ? (…)"
Internet Actu, 01/12/2008
http://www.internetactu.net/2008/12/01/comment-les-jeunes-vivent-ils-et-apprennent-ils-avec-les-nouveaux-medias/
2007
UNESCO
Implications éthiques des nouvelles technologies
En anglais : "Ethical Implications of Emerging Technologies : A Survey"
"Quelles sont les implications éthiques des nouvelles technologies informatiques, telles que le Web sémantique, la biométrie, l’identification par radiofréquence, les services géodépendants, l’informatique en grille, le maillage de réseau sans fil et le réseau omniprésent ? Une étude publiée par l’UNESCO analyse les conséquences que peuvent entraîner différents choix technologiques...
L’étude présente en introduction les liens entre les différentes technologies traitées, puis les objectifs infoéthiques. Un court chapitre consacré à chaque tendance décrit, en termes simples, la technologie en question, ainsi que les problèmes qu’elle soulève. Les auteurs font ensuite une synthèse de cette analyse infoéthique et revisitent l’histoire des nouvelles technologies. En conclusion, l’étude propose des recommandations pour mettre en place des principes infoéthiques afin de préparer l’avènement de ces nouvelles technologies."
UNESCO, mars 2007, PDF, 89 p.
http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001499/149992E.pdf
2006
EUROSTAT
DEMUNTER Christophe
- Compétences pour l'utilisation des TIC - Vue d'ensemble ;
- La culture numérique est un problème pour une grande partie de la population ;
- Seules, quelques personnes suivent des cours d'informatique ;
- Le niveau de compétences dans les TIC est particulièrement faible dans les catégories sociales fragilisées en termes d'emploi ;
- La culture numérique s'acquiert et s'entretient principalement de manière informelle.
Eurostat, 2006, PDF, 8 p.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-NP-06-017/FR/KS-NP-06-017-FR.PDF
MEDIAPRO
"Neuf pays européens Belgique, Danemark, Estonie, France, Grèce, Italie, Pologne, Portugal et Royaume-Uni associés au Québec, ont effectué une recherche conjointe sur les jeun,es de 12 à 18 ans et leurs relations aux médias électroniques (Internet, téléphonie mobile, jeux en ligne). L’équipe de travail était composée de spécialistes de l’éducation aux médias travaillant dans les universités, des ministères, des associations et des fondations. Cette étude, conduite de janvier 2005 à juin 2006, s’inscrit dans le plan d’action de la Commission européenne "Internet plus sûr".
La recherche a été construite autour de 4 thématiques
- environnements multimédiatiques des jeunes: équipement, contextes d’usage, interconnexion entre les différents médias
- connaissances et compétences techniques, communicationnelles et sociales (comment les jeunes comprennent Internet, apprennent et s’informent avec lui, construisent leurs représentations du potentiel des risques de ce média)
- dynamiques psycho-sociales (que disent les jeunes des effets de l’utilisation des médias électroniques sur les relations entre eux-mêmes et leurs pairs, leurs parents, leurs enseignants, leur groupe social)
- avenir et enjeux démocratiques (comment voient-ils l’évolution des médias électroniques, les conséquences en terme de besoins, de contrôle, de régulation, de compétences et d’éducation."
Paris : CLEMI, 2006, PDF, 29 p.
http://www.clemi.org/international/mediappro/Mediappro_b.pdf
L'Ecole s'aveugle sur Internet
Le Café pédagogique, n° 74, 24/06/2006
http://www.cafepedagogique.net/disci/actutic/74.php
2005
COMMISSION EUROPEENNE
"Les femmes et les personnes âgées franchissent la fracture numérique, mais les pauvres marquent toujours le pas... Le rapport conclut que l’accès à Internet et les compétences informatiques peuvent aider les gens à éviter de tomber dans la pauvreté et même à s’en sortir. Toutefois, il faudrait pouvoir disposer d’informations supplémentaires, en particulier en provenance des sources nationales, pour mieux cibler les politiques visant à permettre aux gens d’accéder à la société de l’information. À défaut, l’Europe pourrait devenir plus bipolaire encore qu’elle ne l’est, avec d’un côté ceux qui prennent le train de l’informatique et, de l’autre, ceux qui restent sur le quai.
Sans compétences informatiques, les difficultés rencontrées par les pauvres et les chômeurs de longue durée s’exacerbent, ce qui produit une lignée d’exclus de l’informatique. [...]
Le rapport sur l’"e-inclusion” s’est repenché sur la dimension locale de la société de l’information et a jugé que l’éducation est fondamentale pour pouvoir participer à l’"e-inclusion". On y dit encore qu’un "usage intensif d’Internet apparaît clairement et manifestement lié à un statut éducatif et professionnel supérieur".
Pour surfer sur le Net, il faut des compétences de base comme l’aptitude à la lecture, et bon nombre de contenus s’adressent aux personnes qui ont suivi des études. Le rapport cite aussi des exemples de personnes qui ont commencé à suivre des cours d’informatique et ont ensuite abandonné lorsqu’elles se sont rendues compte qu’aucun contenu ne les intéressait.
La plupart des initiatives d’e-inclusion se déroulent au niveau local. Un autre exemple cité par le rapport est celui d’un projet lancé par la commune italienne de Rome et Microsoft, qui visait à encourager les personnes de plus de 60 ans à se connecter au Net pour lutter contre la solitude."
Bruxelles : Commission européenne, février 2005
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2005/feb/einclusion_fr.html
Rapport intégral en anglais exclusivement : PDF, 43 p.
http/ec.europa.eu/employment_social/news/2005/feb/eincllocal_en.pdf
Annexes : PDF, 74 p.
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2005/feb/eincllocal_annex_en.pdf
CNC
Les pratiques video en Europe
"Réalisée par l’institut OpinionWay, cette étude décrit et analyse les comportements d’achat, de location, d’emprunt des consommateurs de DVD des cinq principaux marchés européens de la vidéo - Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, France, et Italie - avec pour objectif de mettre en lumière la diversité des comportements des consommateurs européens de DVD.
En s’appuyant sur une enquête en ligne réalisée du 18 octobre au 3 novembre 2005, auprès de 5 000 possesseurs de lecteurs de DVD de salon (méthodologie utilisée : cf. étude jointe ou www.cnc.fr), l’étude analyse les comportements d’achat, de location, d’emprunt de DVD des Européens, en dressant une évaluation du poids des différents modes d’approvisionnement, s’intéresse également à la circulation non marchande entre foyers et individus, examine le rythme d’achat de DVD des Européens, leur profil, leurs motivations, le processus décisionnel de l’achat, les pratiques de visionnage.
Les résultats sur les pratiques (Profils des utilisateurs en Europe : cf. étude jointe ou www.cnc.fr), synthétisés ci-dessous, démontrent des différences de consommation vidéo selon les pays en raison de l’organisation des marchés nationaux, de leurs niveaux de concurrence mais également de leur maturité."
Les Européens visionnent 5,8 DVD par mois...
Les Allemands : les plus gros emprunteurs...
Les Français : des acheteurs spontanés de DVD...
Les Italiens : les plus gros acheteurs de DVD d’occasion...
Les Espagnols : les plus gros loueurs d’Europe...
Les Britanniques possèdent la DVDthèque la plus riche d’Europe
CNC, 2005. PDF, 37 p.
http://www.cnc.fr/a_presen/r4/etude_videoEurope_1205.pdf
EURYDICE
Comment filles et garçons apprennent-ils à se servir d’un ordinateur ? En font-ils le même usage ? Comment évaluent-ils leurs compétences informatiques ? Cette analyse a été menée à partir de données de l’enquête PISA 2003. Celle-ci portait sur des jeunes de 15 ans dans 18 pays du réseau Eurydice.
1. Les élèves de 15 ans disent pratiquement tous (99,31%) avoir déjà utilisé un ordinateur...
Mais les garçons s’en servent depuis plus longtemps et plus fréquemment que les filles... 81% disent avoir un ordinateur à la maison.
2. Plus de 50% disent utiliser régulièrement un ordinateur...
Activités principales : jouer, chercher de l'information sur Internet et communiquer via le courrier électronique ou le "chat"...
Activités les moins fréquentes : la programmation et le calcul...
3. Les garçons déclarent apprendre seuls ou avec des mais, les filles à l'école ou en famille...
Cette tendance s'observe dans tous les pays... ni la culture ni les taux d'équipement scolaire ne semblent influencer les réponses...
4. Pas de différence entre filles et garçons pour la communication ou le traitement de texte.
Mais pour le jeu et la programmation...
5. Les garçons déclarent qu’ils apprennent seuls ou avec des amis, les filles à l’école ou en famille...
Le système éducatif semblant permettre de rééquilibrer la situation.
6. Des variations qui s’expliquent par les taux d’informatisation familiale et scolaire...
La majorité des élèves (81 %) disent avoir un ordinateur à la maison qu’ils peuvent utiliser pour leur travail scolaire...
60% une connexion Internet à domicile.
7. La majorité des élèves se disent capables d’effectuer une série d’activités simples...
80 % des jeunes savent consulter Internet ou écrire et envoyer un courrier électronique. Les différences entre filles et garçons sont mineures.
8. Les garçons se disent plus compétents pour les activités complexes...
Eurydice en bref, octobre 2005, PDF, 8 p.
http://www.eurydice.org/Documents/Eurydice_en_bref/FR/8_PAGES_TIC_fr.pdf
EIAA
Consommation des médias
L'EIAA (European Interactive Advertising Association) a publié récemment une étude sur la consommation des médias.
7 000 personnes ont été interrogées dans 8 pays.
Cette étude a été effectuée fin 2004 par le leader mondial des études de marché Millward Brown. Elle avait pour objectif d'évaluer le temps consacré aux différents médias en Europe, ainsi que la perception de l'Internet et son rôle dans le choix des médias par les consommateurs.
EIAA, 2005
http://www.eiaa.net
"Les jeunes Européens âgés de 15 à 24 ans passent de moins en moins de temps à regarder la télévision ou à écouter la radio au profit d'Internet, selon une étude réalisée par l'EIAA (European Interactive Advertising Association), association européenne représentant les régies publicitaires interactives. En effet, près de la moitié des 15-24 ans (46 %) regardent moins la télévision, préférant naviguer sur le Web, tandis que 22 % déclarent passer moins de temps à écouter la radio."
Le succès grandissant d'Internet
Activités délaissées par les jeunes au profit d'Internet : 46 % des jeunes regardent moins la télévision ; 34 % des jeunes téléphonent moins 33 % lisent moins la presse ; 32 % lisent moins de livres ; 22 % écoutent moins la radio.
Chez les 15-24 ans européens, la télévision reste en tête avec 31 % du temps réservé aux médias, tandis qu'avec 27% la radio devance tout juste Internet. En France, le temps consacré aux médias par cette tranche d'âge se répartit comme suit : TV 31 % Internet 27 % ; Radio 25 % ; Journaux 9 % Magazines 8%.
http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article.tpl?id=9715
OCDE
La première partie de ce rapport est consacrée aux statistiques officielles sur la confiance dans l'environnement en ligne, nourries par diverses enquêtes (utilisation des TIC dans les entreprises, sécurité des technologies de l'information, utilisation des TIC dans les ménages). La deuxième partie est consacrée aux statistiques émanant de sources semi-officielles (enquêtes sur les perceptions, les opinions et les usages ; enquêtes réalisées par les professionnels de la sécurité et des organismes chargés de l'application des lois ; statistiques sur les plaintes des consommateurs, et les fraudes sur Internet). Les données de ces différentes enquêtes font apparaître que les coûts économiques directs des phénomènes liés à la confiance, tels que la sécurité et la vie privée, augmentent rapidement.
Paris : OCDE, 2005, PDF, 81 p.
http://www.oecd.org/dataoecd/0/41/35807543.pdf
REGENTIC (REseau GENre et TIC)
"[Cette étude établit que, dans les six pays étudiés (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie et Sénégal) les femmes ont globalement un tiers de chances en moins que les hommes de bénéficier des avantages de la société africaine de l’information et que les liens politiques entre les questions de genre et de TIC y sont largement méconnues.
Les preuves quantitatives et qualitatives qu’elle présente, justifiant les alertes lancées par les spécialistes des questions de genre dans la société de l’information, appellent, de la part des décideurs politiques publics et civils, à la mise en oeuvre d’actions pour une société plus juste et inclusive en termes de genre.
A l’heure où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont investies de la mission de lutter contre la pauvreté, il est nécessaire de mener des actions politiques courageuses pour que le secteur des TIC bénéficie équitablement aux femmes et aux hommes, condition nécessaire du développement humain durable. L’élaboration de ces politiques devrait être précédée de la mise au point d’outils de suivi et de contrôle. Cette recherche constitue un premier pas dans ce sens.
L’indicateur synthétique de la fracture numérique de genre construit dans le cadre de cette recherche, est basé sur quatre composantes (contrôle, contenus, capacités, connectivité) regroupant 18 indices. Il permet de mesurer les disparités de genre (la fracture numérique de genre interne) dans l’accès, l’usage et la maîtrise de trois technologies de l’information et de la communication stratégiques pour la promotion de l’égalité de genre : l’ordinateur, Internet, et le téléphone portable.
Le bilan est pénible : les résultats de la recherche établissent que la fracture numérique de genre est une inquiétante réalité dans chacun de ces domaines, et plus particulièrement en termes de contrôle, de contenus et de capacités. Seules les populations jeunes et scolarisées en cycle secondaire semblent échapper aux disparités de genre, tout en ne préparent aux femmes de demain qu’une place secondaire de consommatrices et de "petites mains" de la société africaine de l’information.
Dakar (Sénégal) : ENDA éditions (Etudes et Recherches, n° 244), 2005, PDF, 2005
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/fracturenumeriquedegenre.pdf
REGENTIC (REseau GENre et TIC)
http://www.famafrique.org/regentic/accueil.html
- Bénin : La fracture numérique de genre en Afrique de l'Ouest et au Cameroun : état des lieux au Bénin
Gibigaye, Moustapha. Mars 2005, PDF (1500 Ko), 73 p.
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/benin.pdf
- Burkina-Faso : Etude sur la Fracture Numérique de Genre en Afrique de l'Ouest
Ouédraogo, Sylvestre ; Pukri, Yam. Juin 2005 , 59 p.
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/senegal.zip
- Cameroun : Fracture numérique de genre au Cameroun : quelle ampleur ?
Tankeu, Robertine ; AC, Anaïs. Mars 2005, fichier word, 58 p. (zip, 2400 Ko )
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/Cameroun.zip
- Mali : Fracture numérique du genre au Mali : existence, ampleur , pourquoi ?
Noudehou, Sonya. 2005, fichier word, 127 p. (zip, 386 Ko)
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/mali.zip
- Mauritanie : Etude sur la Fracture Numérique de Genre en Afrique de l'Ouest : données et indicateurs
Fatma Mint Elkory (zip, 226 Ko) fichier word, 45 p. juillet 2005, fichier word, 45 p. (zip, 226 Ko)
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/mauritanie.zip
- Sénégal : Etude sur la fracture numérique de genre au Sénégal
M’Bodj, Oumoul Khayri Niang. 2005, fichier word, 50 p. (zip, 129 Ko)
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/senegal.zip
UNESCO
"Ce rapport est le premier d'une nouvelle série de rapports de l'UNESCO. Publiés tous les deux ans, ils seront consacrés à des thèmes au coeur des préoccupations de l'Organisation, tels que la diversité culturelle ou le développement durable. Sous le titre Vers les sociétés du savoir, le Rapport établit clairement la différence entre sociétés du savoir et société de l'information. Alors que la société de l'information est fondée sur des avancées technologiques, les sociétés du savoir « prennent en compte des dimensions sociales, éthiques et politiques plus larges ». Le Rapport s'intéresse notamment aux bases sur lesquelles ces dernières devraient être construites pour optimiser le développement humain durable. Analysant le rôle de plus en plus important joué par le savoir dans la croissance économique, le Rapport suggère que le savoir peut servir de nouveau tremplin pour le développement dans les pays du Sud. Il présente également une analyse détaillée des facteurs qui bloquent l'accès de nombreux pays aux opportunités offertes par les technologies de l'information et de la communication, notamment le fossé numérique croissant et les contraintes pesant sur la liberté d'expression. Enfin, il propose une série de recommandations destinées à remédier à cette situation."
Paris : UNESCO, 2005, PDF, 237 p.
http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001418/141843f.pdf
2004
CEFRIO
Ce sondage, réalisé auprès des ados québécois et de leurs parents "met non seulement l`accent sur ce que font les 12-17 ans tant sur Internet qu`à l`extérieur du Web mais trace aussi un portrait sociodémographique de cette génération qui transformera profondément les domaines de l`éducation, du travail et de la consommation. Il révèle que les plus grands utilisateurs d`Internet (plus de 10 heures/sem.) ne négligent pas pour autant les médias ou les activités culturelles jugées plus traditionnelles... Les ados déclarent que l`accès domestique à Internet leur manquerait s`il leur était supprimé.
Sommaire
- 1. Capacité Internet au foyer (possession d'un ordinateur et branchement, branchement "haute vitesse"
- 2. Les ados et les TI (compétences informatiques, utilisation générale de l'Internet, activités privilégiées, musique en ligne, informatique à l'école, Internet transactionnel)
- 3. Les ados et leurs habitudes culturelles (activités culturelles pratiquées, Internet et les autres médias, lecture de livres)
- 4. Les parents (encadrement des activités virtuelles des jeunes, perception face à l'école.
CEFRIO (Québec) : 2004, PDF, 59 p.
http://www.infometre.cefrio.qc.ca/loupe/enquetes/netados2004.asp
REGENTIC (REseau GENre et TIC)
"Ce manuel traite, du point de vue des femmes, des enjeux liés à l’entrée des pays africains dans la société de l’information. Il présente, à l’intention des décideurs et acteurs publics, civils et privés, un plaidoyer sur la prise en compte du genre dans les politiques de TIC pour une société africaine de l’information juste, plurielle et inclusive."
Dakar (Sénégal) : ENDA éditions, 2004, PDF, 89 p.
http://www.famafrique.org/regentic/e-citoyennes.pdf
2003
CEFRIO
Le Cefrio (Centre francophone d'informatisation des organisations) a organisé en novembre 2003 un colloque consacré à la gestion des connaissances (Knowledge Management) dont les actes sont disponibles en ligne.
Interventions :
- La gestion des connaissances : évolution et perspectives
- Les différentes facettes du métier de gestionnaire du savoir
- Communautés de pratique : Tendances émergentes et prospectives
- Gestion du savoir : comment en mesurer l'impact ?
CEFRIO (Québec), 2003, PDF, 66 p.
http://www.cefrio.qc.ca/pdf/ActesGestionDuSavoir.pdf
UNESCO
L'égalité des sexes dans la société de l'information
Les femmes représentent, dans la majorité des pays en développement, le principal moteur de l’économie. Dans la mesure où l’économie est de plus en plus soumise aux progrès de l’information, la question de l’accès des femmes aux TIC et de leur utilisation prend de l’importance, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. On voit bien avec quelle facilité les technologies de l’information et de la communication peuvent transmettre et diffuser les informations utiles au développement.
Mais on ne saurait croire que l’accès des femmes aux TIC puisse se produire « tout naturellement » alors que dominent des attitudes et des technologies insensibles aux disparités entre les sexes. Dans la mesure où les applications et les implications des TIC dans des domaines tels que l’emploi, l’éducation et la formation sont nettement plus favorables aux hommes, les femmes ont besoin d’être encouragées et soutenues avant de pouvoir prendre la place qui leur est due dans la révolution de l’information.
Paris : UNESCO, 2003, PDF, 92 p.
http//portal.unesco.org/ci/fr/file_download.php/58d7d7af912d359a5829b9b6f0512607gender_issues_fr.pdf
UNESCO
Sommaire
1. L'urgence numérique
(genèse du nouveau modèle de mémoire; la société saisie par le numérique)
2. Un patrimoine fragile
(le domaine du patrimoine numérique; les troubles de la mémoire)
3. Les institutions de mémoire face au numérique l'état des pratiques sur le terrain
(collecte numérique ; éléments pour la numérisation; documentation; des projets pilotes de conservation pérenne)
4. L'action des décideurs
(une législation adaptée; l'application de la législation; la coopération entre les acteurs du numérique; le droit d'auteur et le copyright; l'organisation; retrouver l'unité perdue de l'archive du Web; le financement; la recherche et la formation; la coopération internationale)
5. Les recommandations (p. 103-104)
- S'appuyer sur l'expérience acquise en matière de conservation d'autres formes du patrimoine mondial
- Fixer des objectifs clairs - tant qualitatifs que quantitatifs
- Garantir l'accès en permanence aux documents du patrimoine numérique
- Favoriser les programmes d'enseignement et de formation les accords en matière de partage de ressources
- Soutenir résolument les recherches sur les technologies et modèles prometteurs
- Renforcer la coopération et la solidarité internationales en vue de permettre à tous les pays
- Démocratiser l`accès public aux TIC et à leurs usages dans l`agglomération nantaise
Publications de l'UNESCO pour le Sommet Mondial sur la Société de l'Information, 2003, PDF, 104 p.
http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001355/135529f.pdf
UNESCO
Mesurer l'état et l'évolution de la société de l'information et du savoir : un défi pour les statistiques
Réflexion et données quantitatives et qualitatives sur les statistiques relatives à la société du savoir et de l'information au niveau mondial. Le but principal du rapport est d'appuyer et d'encourager le développement de systèmes de données nationaux, régionaux et internationaux et des indicateurs qui soient compréhensibles, pertinents au niveau politique pour une compréhension claire, un suivi et un développement durable et équitable de la société de l'information et/ou du savoir. La première partie de ce rapport inclut un inventaire de certaines données globales sur les TIC provenant de différentes sources. Il s'ensuit une discussion sur les limitations des données existantes ainsi que sur les barrières et les problèmes que l'on peut rencontrer dans la collecte de ce type de données. La section finale de ce rapport porte sur quels types de données il serait utile de collecter dans l'avenir. Ce rapport se conclut par une série de recommandations.
Montréal : Institut de statistiques de l'Unesco, 2003, 113 p.
http://www.uis.unesco.org/ev_fr.php?ID=5504_201&ID2=DO_TOPIC
2001
UNESCO
MAXWELL Christine.
Etude réalisée dans le cadre du Troisième congrès international de l'UNESCO sur les défis éthiques, juridiques et de société du cyberespace, à Paris, du 13 au 15 novembre 2000. La présente synthèse vise à recenser les questions clés que soulève l'extension de l'accès universel garantissant l'offre de ressources d'information à un prix abordable pour tous (l'accent étant mis sur les économies émergentes ). Chaque élément y est développé à la lumière des difficultés majeures et des solutions proposées pour y faire face.
Paris : Unesco, 2001, RTF, 38 p.
http://webworld.unesco.org/infoethics2000/documents/study_maxwell_fr.rtf
2011
CREDOC
La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française : résultats d'un sondage mené en juin 2011 auprès d'un échantillon représentatif de la population française
La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française
Le rapport du Crédoc réalisé en association avec l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) et le Conseil général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies présente les résultats d'un sondage mené en juin 2011 auprès d'un échantillon représentatif de la population française. Le document est composé de quatre parties : la téléphonie fixe et mobile, l'ordinateur et l'internet, les modes d'accès à la télévision, fossé numérique et différences d'usages d'Internet. Selon l'étude 74% des Français disposent à la fois d'un téléphone fixe et d'un appareil mobile. Ce dernier est en réalité de plus en plus utilisé comme terminal d'accès à Internet : navigation en ligne (24%), consultation des courriels (19%), téléchargement d'applications payantes (17%), télévision (8%). Le nombre d'envois de SMS continue aussi à augmenter en 2011 (10 messages textuels par jour en moyenne). Pour ce qui concerne l'accès à Internet à domicile, la France se situe au 7ème rang européen avec 69% des foyers équipés, l'essentiel des connexions s'effectuant en ADSL. Le taux d'équipement en ordinateur continue de croître mais le marché des tablettes tactiles pourtant actif ne concerne que 4% des individus en juin 2011 selon l'enquête. Les disparités au sein des ménages s'observent désormais au niveau de la nature et de la qualité des équipements et moins sur le fait de posséder du matériel. Les précédents constats s'expliquent par le caractère omniprésent de l'Internet dans la vie quotidienne des individus : deux internautes sur cinq "ont du mal à se passer d’Internet pendant plus de trois jours" et 74% des personnes "disposant d’une connexion à Internet à domicile se connectent tous les jours". Même si le manque de protection des données personnelles constitue le blocage principal pour l'accès en ligne, les personnes interrogées défendent l'idée d'un tarif social pour les personnes à faible revenu, le coût "pour les plus démunis" étant globalement, selon l'étude, le "principal obstacle à l’utilisation d’internet". Ce souci d'égalité d'accès est d'autant plus aigu que les usages de l'Internet ne cessent de se diversifier : télévision à la demande, pratique du "streaming", lecture de livres au format numérique, achats et ventes en lignes, démarches administratives et fiscales...
Crédoc, octobre 2011
http://www.arcep.fr/fileadmin/uploads/tx_gspublication/rapport-credoc-diffusion-tic-2011.pdf
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