Manuel numérique
4. Cadre général des manuels scolaires
Poids des cartables
Une question de santé publique
Circulaire n° 2008-002 du 11 janvier 2008
"Le poids du cartable est une question de santé publique pour nos enfants : je souhaite que les établissements scolaires s’emparent de cette question, dès à présent, dans le cadre de la prévention du mal de dos en milieu scolaire.
Au vu des pesées réalisées en ce début d’année scolaire, le poids moyen d’un cartable est encore de 8,5 kilos, ce qui correspond à environ 20 % du poids de l’enfant.
Le problème, du port de charge excessif, touche en priorité les jeunes collégiens des classes de 6ème et 5ème qui ont davantage de matière s enseignées que les élèves de l’école primaire et qui, en plus du transport scolaire, doivent se déplacer de salle en salle entre deux cours.
C’est pourquoi je vous demande d’agir de façon pragmatique et de trouver sans délai des solutions concrètes afin de diviser, sous brève échéance, le poids du cartable par deux. Elles concernent l’organisation des établissements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, d’autres dispositions seront prises pour la rentrée 2008, en concertation avec les partenaires de l’éducation nationale que sont les éditeurs scolaires, les entreprises de la grande distribution et celles qui travaillent sur les nouvelles technologies.
Dès la rentrée 2008 des mesures nouvelles
Des dispositions concertées avec les partenaires
Les éditeurs : les nouveaux manuels feront obligatoirement mention de leur poids et du grammage du papier au dos du fascicule, ce qui donnera aux enseignants et aux familles toute l’information nécessaire au choix du manuel le plus respectueux de la santé des enfants. De nouveaux formats seront proposés à l’occasion du renouvellement de chaque manuel scolaire, avec la division des ouvrages en deux tomes ou en fascicules. Le poids de chaque manuel devra être porté sur les catalogues des éditeurs et figurer parmi les éléments pris en compte lors de la sélection des manuels par les enseignants, et, le cas échéant, lors des appels d’offres relatifs au renouvellement des manuels scolaires.
L’expérimentation de nouveaux formats
L’utilisation du numérique, qui permet d’avoir des supports de qualité, légers, avec une mise à jour rapide et efficace, sera encouragée. Cinquante classes de 6ème vont expérimenter l’e-book, livre numérique qui cumule sur un seul support de moins de 300 grammes l’ensemble des manuels d’un niveau scolaire.
D’autres usages seront étudiés : le format cédérom ou le baladeur numérique.
Cette expérimentation à grande échelle permettra d’accélérer l’innovation industrielle au service de l’éducation, de favoriser l’utilisation des TICE dans un contexte pédagogique et de faciliter la mise à jour des manuels en conformité avec les programmes.
Quelque soit l’évolution de l’outil pédagogique utilisé, les mesures locales résultant de cette réflexion doivent avoir pour objectif de réduire le poids des cartables de 50%."
BO n° 3, 17/01/2008
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/3/MENE0701925C.htm
Projet de labellisation des manuels scolaires divisés en fascicules : Xavier Darcos rentrée 2008
"Le ministre de l’Education nationale a demandé à son cabinet de travailler, “avec des enseignants et des experts de l’édition”, sur un projet de labellisation des manuels scolaires divisés en fascicules, indique le service de presse du ministère interrogé par Livres Hebdo.[...]
"J'ai demandé aux éditeurs scolaires d'y penser, ils m'ont fait mille objections, et bien je le répète, je veux que les livres scolaires se fassent désormais par fascicules", a fermement répété alors le ministre de l’Education nationale.
Pour les éditeurs, le caractère structuré et cohérent du manuel serait perdu, la sélection quotidienne parmi plus de 50 fascicules au lieu de 6 à 7 manuels deviendrait vite pénible pour les élèves et leur famille, et la gestion de 30 000 à 50 000 fascicules par les collèges au lieu de 4 000 manuels en moyenne compliquerait aussi grandement le travail des établissements concernés. [...]
Les éditeurs avancent des solutions alternatives qu’ils estiment plus judicieuses : éditions dans un grammage de papier et de couverture moindre, manuels en deux tomes ou en format compact.
Les séries supplémentaires, laissées dans les collèges, solution retenue dans 18 départements, sont simples et peu coûteuses (20 à 30% de manuels supplémentaires) assurent-ils également.
Enfin ils soulignent que les manuels sont maintenant disponibles en version numérique et projetables sur écran en classe, en attendant que les élèves soient équipés de lecteurs adéquats."
Livres hebdo, 19/09/2008
http://www.livreshebdo.fr/popupImpression.aspx?actuId=2191
