Livre électronique
7. Aspects socio-culturels
Nouvelles pratiques culturelles
Quel public ?
Le prêt de liseuses en bibliothèque départementale de prêt ou en bibliothèque universitaire révèle une offre éditoriale à améliorer
Usagers des bibliothèques
Tableau de bord du livre numérique en bibliothèque
Les éditions Klog ont mis en ligne une carte heuristique concernant le livre numérique en bibliothèque. Cette carte est extraite de l'ouvrage "Guide pratique du livre numérique en bibliothèque" de Alain Patez. Elle rassemble un certain nombre d'éléments qui permettront d'alimenter la réflexion des bibliothécaires et permettra de les guider dans leur projet de mise à disposition auprès du public de livres numériques.
Editionsklog.com, [consulté le ] 26 avril 2012.
Liseuses en bibliothèque
A l'initiative de Savoie-biblio, bibliothèque départementale de prêt de Savoie et de Haute-Savoie, plusieurs établissements... proposent depuis l'automne 2011 des liseuses à leurs usagers.... Cette expérience vise plusieurs objectifs selon Alain Trachet, responsable du service réseaux numériques et évaluation :«Nous souhaitons repérer les publics concernés par la lecture numérique, tester les usages... et les capacités des fournisseurs de l'offre éditoriale avec lesquels nous travaillons...» Prévue pour durer jusqu'au mois de juin 2012, cette expérience conduit Alain trachet à un constat : «Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l'offre éditoriale numérique. Le prêt de liseuse en bibliothèque reste un modèle à construire...»
Autre expérience, les bibliothèques universitaires de Caen ont mis en place au mois de novembre dernier un prêt de liseuses au profit de leurs étudiants.... Selon les premiers retours d'expérience... la qualité technique semble convenir aux usagers. En revanche, l'offre éditoriale universitaire de niveau licence laisse à désirer... Lorenzo Soccavo..., consultant en prospective du livre et de l'édition semble écarter l'hypothèse de bibliothèques sans livre. A ses yeux, les usagers n'auraient guère d'intérêt à aller en bibliothèque pour travailler sur leur ordinateur.»
Archimag, n° 252 mars 2012
Bibliothèques : Faut-il prêter des livres numériques ?
«En France, aujourd'hui, quelque 400 bibliothèques publiques prêtent des livres numériques sur place et à distance. Mais pour chacune, cela ne concerne en moyenne qu'un petit millier de titres : cette activité reste encore marginale pour un public marginal. «La situation est complexe dans nos bibliothèques publiques, constate Dominique Lahary à la BDP du Val-d'Oise. D'une part, il y a un travail pédagogique à faire auprès du grand public, qui a l'illusion que tout est gratuit sur Internet, et, d'autre part, il nous faut composer avec l'offre des distributeurs qui est compliquée, éparpillée, disparate. » Pour de nombreux établissements, le premier handicap est en effet l'offre, trop restreinte pour pouvoir répondre à la diversité des demandes. S'y ajoutent les contraintes techniques (téléchargement de logiciels pour assurer la protection des fichiers, incompatibilité des supports de lectures...), documentaires (obligation de choisir des bouquets) et financières (plusieurs milliers d'euros par an en moyenne pour une poignée de lecteurs).»
Livres Hebdo, n° 901, 16 mars 2012.
Livres numériques en bibliothèque : récit d’expériences, recensement des expérimentations, documents de travail
La bibliothèque de Toulouse a mis en place un projet intitulé Lilinum, ayant pour objectif l'expérimentation de prêt de livres numérique. Le rapport d'étape 2010 de cette expérimentation est en ligne, ainsi que les résultats de l'expérimentation du point de vue des acteurs professionnels et les résultats de l'expérimentation du point de vue des clubs de Lecteurs.
Bibliothèque de Toulouse, 2011
Livre blanc Veille Technologique : « Livre électronique dans les bibliothèques universitaires»
Cette étude a été réalisée par cinq étudiants de seconde année de la filière informatique de l’Institut des Sciences et Techniques de L’Ingénieur de Lyon 1 – École Polytechnique Universitaire (ISTIL-EPU Lyon 1). Dans la présentation de cette étude les étudiants définissent ainsi leur projet : «Nous étudierons les offres de contenu proposées actuellement sur le marché telles que la Fnac ou Amazon. Ces entreprises présentent des solutions complètes que nous avons analysé en détail et qui peuvent correspondre aux souhaits des bibliothèques universitaires et, plus généralement, des universités. Puis, nous ferons un état des lieux des dispositifs de lectures en comparant les avantages et les inconvénients de chacun. Nous analyserons particulièrement la taille de l’écran et les technologies d’affichage qui sont des critères importants dans ce type d’offre. Dans un troisième temps, nous nous intéresserons aux formats de données qui peuvent être utilisés via les différents supports de lecture de livrels. Enfin, nous examinerons les offres qui peuvent exister en France et à l’étranger, notamment aux États-Unis. À partir de ce travail de recherches et d’analyses, nous proposerons, des créations d’entreprise ainsi que des préconisations concernant la mise en place d’une offre de livres électroniques aux bibliothèques universitaires. »
Institut des Sciences et Techniques de L’Ingénieur de Lyon 1 – École Polytechnique Universitaire (ISTIL-EPU Lyon 1), [juillet 2011], 40 p.
Pratiques et usages du livre électronique en bibliothèque universitaire
"La première session des 5es Journées sur le livre électronique, organisée par la Cellule e-Books (CeB) du consortium Couperin les 17 et 18 mai derniers, à Lille, a fourni un bilan français et international des pratiques et usages du livre électronique en bibliothèque universitaire. Le cas français a été présenté au travers de deux études : l’utilisation des e-books dans les portails CNRS (Centre national de la recherche scientifique), d’une part, et les résultats de l’enquête sur la perception et les attentes du public du livre électronique commandée par le ministère de la Culture, d’autre part. Ces études ont été mises en perspective avec des retours d’expérience de Hong-Kong, d’Italie et de Grande-Bretagne. Des convergences mais aussi des spécificités nationales ont ainsi pu être établies...."
Duval, Marie-Laure, « Le livre électronique : quels services pour quelles pratiques ? », BBF, 2011, n° 1, p. 74-75
Liseuses électroniques à la Bpi : Synthèse des observations
La BPI a conduit une expérimentation du prêt de dix liseuses Sony PRS 505 de novembre 2009 à mars 2010, en consultation sur place. Une synthèse des observations de cette expérimentation a été effectuée et est disponible en ligne. "Ces liseuses contenaient une cinquantaine de textes de littérature française contemporaine ; les usagers n’étaient pas autorisés à charger d’autres contenus sur la machine, ni à télécharger des textes du PRS 505 sur leur ordinateur personnel...140 personnes ont emprunté une liseuse. 7 prêts sur 10 ont été effectués par des hommes. La moyenne d’âge des emprunteurs est de 41 ans.
Les motivations des emprunteurs résidaient surtout dans le fait de pouvoir voir, puis ensuite manipuler la liseuse. Les avis positifs portent sur l’esthétique des liseuses (bel objet), la facilité d’utilisation et la maniabilité. Les avis négatifs consignés (au total 70 messages) portent essentiellement sur la machine : ses fonctionnalités et son ergonomie (trop lente, texte sur fond gris, écran non tactile, navigation dans le texte difficile voire impossible), le manque de textes disponibles (demandes concernant d’autres oeuvres littéraires, d’autres domaines que la littérature)."
BPI, septembre 2010
Un public encore restreint
Etude : les usages du livre numérique en France
Lors de l'édition 2012 du Salon du livre de Paris se sont tenues les Assises du livre numérique. A cette occasion la Sofia, le SNE et la SGDL ont révélé les résultats du premier baromètre sur les usages du livre numérique en France. Ce baromètre a été réalisé par OpinionWay. Tous les semestres un nouveau baromètre sera réalisé, afin «d’observer les évolutions des usages du livre numérique, licites ou illicites, au regard notamment de ceux du livre imprimé.»
«L’étude porte sur 505 lecteurs de livres numériques... [elle] révèle que seul 2% des personnes qui ont lu une livre électronique l’ont lu en entier et 3% en ont lu en partie. Plus « inquiétant » encore 90% des sondés n’envisagent pas de lire un livre numérique. Néanmoins, Jean-Claude Bologne, Président de la SGDL a rappelé « nous devons tenir compte de ces 2%. Nous ne savons pas comment tout cela va évoluer. Un lecteur ça se respecte et il faut une offre de qualité ». Quand aux supports de lecture, on découvre que 92% des lecteurs d’ebooks lisent sur liseuse et 76% sur tablette.»
Idboox, 18/03/2012
Voir les résultats complets du baromètre OpinionWay
Livre numérique : 61 % des Français en ont entendu parler : des chiffres en progression révélés par le dernier sondage IPSOS/Livres Hebdo.
En septembre 2009, les Français étaient seulement 5 % à déclarer avoir déjà lu un livre numérique. Ils sont à présent 8 % à répondre de manière affirmative à cette question...
En effet, si en 2009, ils étaient tout juste 47 % à avoir entendu parler du livre numérique, ils ne sont encore que 61 % au début de l’année 2011 à être dans ce cas...
Quant aux lecteurs de livres numériques, ce sont essentiellement des jeunes, plutôt masculins et parisiens et ayant un haut niveau de qualification...
Les livres prioritairement consultés sont des ouvrages scientifiques et techniques... On ne lit plus l’intégralité d’un ouvrage en ligne. On va simplement y rechercher quelques informations précises...
Les Français, en général, demeurent faiblement intéressés par le livre numérique : à peine 16 % avouent avoir de l’intérêt pour ce marché particulier de l’écrit. Ils déplorent le faible nombre de titres disponibles. Mais ils revendiquent les avantages amenés par la lecture numérique : la possibilité d’emporter avec soi de nombreux ouvrages tout en les lisant dans les transports.
ActuaLitté, 17/03/2011
Les publics du livre numérique
Ipsos mediaCT a réalisé une étude sur "Les publics du livre numérique" qui a été présenté au salon du livre le 29 mars 2010 et qui est accessible sur le site de l'Enssib. Cette étude mise en oeuvre à partir d'interviews et d'entretiens montre que :
- 53% des personnes interrogées agées de 15 ans et plus n'ont jamais entendu parler du livre numérique et seul 5% sont des lecteurs de livre numérique ;
- ceux qui en ont entendu parler pense à 56% que le livre numérique c'est d'abord un fichier numérique, 36% que c'est une tablette électronique dédiée à la lecture ;
- les livres numériques sont lus majoritairement sur un ordinateur (64%), 10% utilisent un téléphone mobile, 5% une liseuse ;
- 14 % se déclarent intéressés par la lecture de livre numérique ;
- le profil des publics : hommes jeunes, technophiles et grands lecteurs ;
- parmi les freins : lecture sur écran fatigante, offre numérique trop restreinte, faible nombre de livres disponibles en français et prix trop élevés
- les motivations pour le livre numérique : des livres moins chers qu'en format papier, accès facile et instantané aux livres que l'on recherche, accès à des titres épuisés ;
- le prix d'un livre numérique devrait être 36% moins cher pour une nouveauté que le format papier, 40% moins cher pour un livre plus ancien.
Enssib, le 22/07/2010
L'e-paper sortira t-il de sa niche ?
"L'eBook est d'ores et déjà adopté par les professionnels qui n'ont pas besoin d'applications très perfectionnées. Mais avant que ceux qui - comme les publicitaires - ont ce besoin s'y rallient, il devra être perfectionné.
Les supports de livres numériques sont déjà utilisés par les professionnels. Ceux qui les ont adoptés avaient comme seul critère le besoin de lire clairement des textes sur un support nomade. L'Idate, dans son étude "E-paper : a new generation of screens with new applications?", identifie les quatre avancées technologiques nécessaires pour que son usage s'étende : le format, la couleur, la flexibilité et la vidéo..."
L'Atelier, 16/03/2009
L'e-book n'est pas encore à la page
"Le livre numérique ne constitue pas encore un marché significatif en France malgré des e-books toujours plus attrayants...
Pour que la lecture numérique décolle, Bertrand Morisset [commissaire général du Salon du livre de Paris] cite deux conditions principales. Il faut des supports proposés autour de 100 euros dans le commerce ainsi qu'une offre massive du contenu numérisé «dans le respect de la chaîne du livre"...."
20 minutes, 16/03/2009
Etude : Parents et enfants autour de la lecture numérique
« Le marché du livre numérique connaît un intérêt plus particulier de la part des enfants et des jeunes adultes, comme le montre une nouvelle étude. Si les adolescents se mettent à adopter la lecture numérique, ils ne la considèrent pas comme un environnement social, et pensent surtout qu'il existe encore trop de limitations sur le partage des oeuvres. »
Actualitté, le 30/01/2012
Gros lecteurs
«Pour Christophe Robert, conservateur à la bibliothèque municipale de Rouen «les liseuses s'adressent aux gros lecteurs qui dévorent plusieurs centaines de pages par semaine. Elles sont légères, ne provoquent pas de fatigue visuelle et parviennent m^me à faire oublier quelles sont une technologie de pointe...... Les tablettes, pour leur part, sont plutôt adaptées aux lectures courtes. En raison de leur poids et de leur rétro-éclairage qui fatigue les yeux, elles ne sont pas vraiement indiquées pour de longues séances de lecture... Il est difficile de prédire ce qui se passera à long terme, mais les deux outils pourraient coexister. En revanche, Christophe Robert s'interroge de savoir si les liseuses ne sont pas entrain de faire de lui un nouveau lecteur. »
Archimag n° 246, juillet-août 2011
Un homme... âgé de 46 ans et plus... plutôt urbain et CSP+
Florence Legrand
"La Fnac, distributeur du Reader de Sony, s'est penchée sur le cas de ceux qui ont franchi le pas du livre électronique. S'ils sont plutôt très satisfaits par l'objet, le contenu trop léger et les prix trop élevés font partie des points à améliorer.
L'utilisateur du Reader est un homme à 69%, il est âgé de 46 ans et plus, est plutôt urbain et CSP+. Il utilise en premier lieu son livre pour lire des livres, mais s'en sert aussi (50% des usagers) de support de stockage de document personnels et professionnels.
Le confort de lecture et la qualité du produit dans son ensemble sont plébiscités par les utilisateurs. L'étude rapporte même que deux utilisateurs sur trois disent préférer la lecture sur ce support électronique à un livre classique..."
Le Numériques.com, 13/03/2009
Les ebooks plaisent aux gens qui voyagent et aux grands lecteurs
Frédérique Roussel
"Les ebooks plaisent aux gens qui voyagent et aux grands lecteurs, explique Philippe Citroën, directeur général de Sony France. Mais ils parlent d’une frustration due au manque de titres disponibles."
En attendant la Babel, un usage professionnel de ces ardoises magiques semble idéal. La lecture de documents, de textes juridiques ou médicaux par exemple, est particulièrement adaptée…"
Ecrans.fr, 13/03/2009
L’eBook, le livre du futur,
Les utilisateurs ont pour la plupart de 40 à 60 ans
"Pour Laurent Hentz, assistant Web et éditions chez M21 Éditions, qui commercialisent des lecteurs d’eBooks depuis près de neuf mois, l’enthousiasme est bien réel. Du moins chez les aficionados des nouvelles technologies...
"Ce que les utilisateurs d’eBooks, âgés pour la plupart de 40 à 60 ans, apprécient le plus c’est la possibilité de stocker un grand nombre d’ouvrages parce qu’ils voyagent beaucoup, ou encore de pouvoir agrandir les caractères s’il ont des problèmes de vue", explique-t-il."
Des usages professionnels
"Pour Hélène Clément (chargée de mission au Syndicat de la librairie française), certains utilisateurs de textes numériques sont également de grands lecteurs de livres papiers. Nombreux sont ceux, en effet, qui réserve l’eBook à un usage professionnel."
L’eBook, le livre du futur, france24.com, 16/09/2008
La jeunesse
Le livre chez les enfants: papier ou numérique?
Le livre sur support numérique gagne en popularité. La littérature jeunesse n'est pas laissée pour compte dans ce développement technologique. L'usage de la tablette électronique par les enfants a des effets sur leur parcours de lecteur. Mais par définition, un lecteur lit, ce dont il faut se réjouir. Le livre virtuel ne fait qu'augmenter l'offre et il n'y a pas lieu de hiérarchiser les supports de lecture - livres conventionnels ou numériques. Mais ce dernier n'est pas une panacée.
Cyberpresse.ca le 29/01/2012
TIC et rapport à la lecture. Étude de la réception d'une bibliothèque interactive auprès d'un public d'enfants
« Sur la base de la technologie RFID, le projet BIP (Bibliothèque interactive et pédagogique) vise à développer le goût de la lecture et stimuler l'acquisition du savoir chez les jeunes enfants. L'hypothèse sous-tendue est que les nouvelles technologies peuvent permettre d'appréhender la lecture autrement, par l'intermédiaire de moyens qui sont familiers aux nouvelles générations. Cet article présente le dispositif BIP (la genèse du projet, la démarche entreprise, les acteurs impliqués, l'évaluation du dispositif) et s'interroge sur la place de ce type d'innovation dans les domaines de la culture et des apprentissages. »
BBF 2011 - t. 56, n° 5
Les aventuriers de l'e-book jeunesse
"C'est beau ? Trop ? Vous avez tort. Le seul défaut de ces premiers livres numériques français, qu'il s'agisse d'applications ou, comme L'Herbier des fées, de livres enrichis (voir glossaire), c'est qu'ils sont rares à valoir le coût. Oui, le coût : le prix des tablettes [...]"
Lemonde.fr, 01/12/2011
Numérique dans l'édition jeunesse : 3 questions à Séverine Lebrun
Entretien avec Séverine Lebrun, responsable du Pôle numérique au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil
Culturebox, 01/12/2011
Nouveau support, nouvelle culture ?
Julie Anne - documentaliste
"il suffit d'entendre un peu parler nos élèves pour se rendre compte qu'en très très peu de temps, les habitus en terme de lecture ont bien changé. A titre d'exemple, quelle ne fut pas ma surprise lorsque, discutant avec une élève d'un livre qu'elle disait vouloir lire, je lui proposais alors d'emprunter ce titre que je venais tout juste d'acquérir, et qu'elle me répondit : " Non, merci, ce n'est pas la peine : je vais le télécharger, je préfère le lire sur ordinateur "...Là, je compris qu'on avait franchi un sacré pas.
On irait donc vers un changement radical de culture, où le livre n'aurait plus le statut d'objet sacralisé (et qui semble déjà être largement considéré par nos " jeunes " comme d'une autre époque, eux qui biglent vers d'autres référents culturels)...
Mais si cela semble choquant pour beaucoup d'entre nous, on pourrait d'un autre côté y voir une avancée démocratique - nous qui œuvrons chaque jour pour un accès égalitaire et facilité à toute sorte de média (livresque comme électronique), par notre politique documentaire et nos actions éducatives.
D'ailleurs, d'après certaines études, rien n'est moins certain que le " quota " de lecture pour une personne donnée passe d'un média à un autre : les petits lecteurs resteraient plutôt petits lecteurs, textes sur écran ou pas."
Livre électronique / numérique. Café pédagogique 15/02/2009
Les jeunes sont intéressés par la technologie mais restent très réticents en raison du prix...
"Et si les jeunes restent encore réticents, en raison du prix élevé de l’objet, certains se disent néanmoins très intéressés par cette technologie qu’ils comparent volontiers à l’iPod (le baladeur multimédia d’Apple)..."
L’eBook, le livre du futur, france24.com, 16/09/2008
Livre numérique et handicap
Livre numérique. L'expertise des publics déficients visuels
« Les nouvelles formes prises par l'écrit à l'ère numérique constituent une chance historique pour les publics déficients visuels et plus largement pour l'ensemble des publics empêchés de lire. Par le passé, les personnes aveugles ou très malvoyantes devaient se procurer des documents adaptés hors des circuits traditionnels de l'édition. Les usages actuels tendent vers une intégration des pratiques lectorales de ces publics au circuit ordinaire des documents. L'intimité entretenue avec le texte numérique, à l'aide d'interfaces spécifiques, par les personnes empêchées a, en outre, produit une expertise qui s'avère aujourd'hui cruciale pour la population en général. »
BBF 2011 - t. 56, n° 5
Quels usages ?
Usages des liseuses : finalement, on utilise peu toutes leurs fonctionnalités
«En octobre, je vous avais proposé un petit sondage (disponible également sur eBouquin) dédié aux utilisateurs de liseuses... Voici donc une rapide analyse des 518 réponses collectées.
Ce que j'en retiens pour ma part. C'est qu'il y a des fonctionnalités qui finalement marchent assez mal sur les liseuses. Elles apparaissent très bien, car les utilisateurs montrent assez vite qu'ils ne les utilisent finalement pas ou très peu. Est-ce lié à un défaut de conception ? Peut-on les améliorer et améliorer leur taux d'utilisation ? Ou n'ont-elles finalement aucun intérêt ?... Il est plus difficile de trancher, car il y a toujours une grande variété d'utilisateurs : il n'y a pas de modèle unique de lecteur, comme l'explique très bien Nicolas Nova dans son livre sur Les flops technologiques.»
Le Monde, blog la feuille, 19/01/2012
http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2012/01/19/usages-des-liseuses-2/#xtor=RSS-32280322
Liseuses et ereaders, quels usages ?
Cet article présente une synthèse du sondage concernant l'usage des fonctionnalités des liseuses et présenté ci-dessus.
«À la lecture de cet article, on se rend compte que les pratiques repérés sont avant tout des pratiques...d’”utilisateurs assidus” comme le dit Hubert Guillaud mais pour qui les fonctionnalités de leur reader sont encore surdosées. La mémoire interne de la liseuse et l’exemple type : environ 50 % d’utilisateurs indiquent que leur ereader est rempli à moins de 20 %...»
Ebouquin, 11/02/2012
http://www.ebouquin.fr/2012/02/11/liseuses-et-ereaders-quels-usages/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ebouquin%2Farticles+%28eBouquin+-+Articles%29
Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens
Entretien avec Danièle Sallenave
"Normalienne, agrégée de lettres, traductrice de Pasolini et de Calvino, Danielle Sallenave publie aujourd’hui "Nous, on n’aime pas lire", passionnante réflexion sur l’apprentissage de la lecture, issue de sa rencontre avec de jeunes lycéens..."
- Que répondez-vous aux apôtres du web qui expliquent que l’accaparement des jeunes générations par les écrans en fait paradoxalement des lecteurs assidus?
DS : "... une lecture, fût-elle "assidue" d’informations générales n’est pas l’équivalent de la lecture, même sporadique, d’une oeuvre grande et forte, d’un grand texte..."
Nous avons vu apparaître cette année les premiers lecteurs électroniques procurant un confort de lecture équivalent à celui du papier. Confronté à ce nouvel objet, le livre va-t-il rester le contenant emblématique du savoir? N’a-t-il pas déjà perdu ce statut?
DS : " à chaque grande invention : quelque chose d’irremplaçable est tué, quelque chose d’impensable s’impose. L’imprimerie signe la fin des incunables, mais elle est aussi un gain immense en matière de diffusion des oeuvres et de la pensée, même si ce n’est pas son but premier. Les modernes "readers" s’inscriront-ils dans cette ligne ? […] Je n’y vois pas de menace pour la lecture, puisque le mode d’appropriation et de construction du sens demeureront rigoureusement le même. […] Mais la question du goût de lire se posera tout autant : celui qu’on aura convaincu d'en acheter un car c’est "moderne" risquera fort d’être déçu. Le maniement sera souple et facile ; mais le processus de lecture toujours le même. Lent et ennuyeux, toujours autant, si vous n’aimez pas ou ne savez pas lire. Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens."
Entretien avec Danièle Sallenave : Lirons-nous demain ? Le Magazine littéraire, mars 2009
http://www.magazine-litteraire.com/content/inedits/article.html?id=12623
La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google
Robert Darnton
Accès public, contrôle privé - En offrant au plus grand nombre une masse toujours croissante de connaissances, Internet réalise-t-il le rêve des Lumières ou prépare-t-il le cauchemar d'un savoir public livré aux appétits privés ? Grâce à - ou à cause de - Google, ces questions n'ont plus rien d'abstrait. Ces quatre dernières années, le célèbre moteur de recherche a numérisé et mis en ligne des millions d'ouvrages (...)
Le Monde diplomatique, mars 2009
http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/DARNTON/16871
Lecture confortable mais au prix fort... Le livre numérique complémentaire de la version papier...
"Deux tiers des lecteurs du Reader de Sony estiment qu’il est plus agréable de lire un livre sur ce ebook que sur un format classique...
Ainsi 70% considèrent que le livre numérique est complémentaire de la version papier.[...]
Quelles sont les qualités de ce ebook ? Le confort de lecture est donc jugé satisfaisant, avec une note en moyenne de 7,6 sur 10. Le principal avantage cité tient dans les performances techniques de l’appareil (59%). Du côté des améliorations à apporter, c’est le coût des livres à télécharger qui coince. Ainsi 80% des personnes interrogées jugent le prix insatisfaisant. Elles pensent, pour 75% d’entre elles, que le prix devrait être en moyenne 40% moins cher qu’un livre (contre environ 10% aujourd’hui).."
Ecrans.fr, 13/03/2009
http://www.ecrans.fr/Lecture-confortable-mais-au-prix,6629.html
Appel pour l'ebook : 21 raisons de défendre le livre électronique
Gabriel Gascon dirige le site Sos eBooks
"Instantanéité... Ubiquité... Permanence... Inusable... Facile à copier... Bibliothèque portable... Recherche facile dans le texte... Citations plus faciles... Marque-page et annotations... Liens dynamiques et métalecture... Audio et vidéo... Synthèse vocale... Apprentissage en ligne (e-learning)... Couleurs et illustrations... Facile à modifier... On peut le lire dans le noir... Écologique... Facilite l'enseignement... On peut adapter l'aspect... Certains livres ne sont publiés qu'en ebook..."
ActuaLitté.com, 07/03/2009
http://www.actualitte.com/dossiers/393-appel-ebook-raison-defendre-livre.htm
Le plus intéressant c’est combien ces appareils servent à lire autre chose que des livres...
Hubet Guillaud
"Mais ce qui me semble le plus intéressant c’est combien ces appareils servent à lire autre chose que des livres (des manuscrits, des articles, des .doc, etc.) - et ce, pas seulement parce que les livres récents sont indisponibles, mais bien parce que nos lectures sont plus ouvertes, plus larges. Je crois que cela montre encore une fois combien la liseuse ne vient pas en concurrence du livre papier, mais sert d’autres usages, dont le livre n’est qu’une partie.
Et encore, si ces appareils permettaient de mieux prendre des notes, cela serait encore plus criant."
TeXtes - Blog, 15/09/2008
http://www.archicampus.net/wordpress/?p=286#comment-12469
Pour une politique du savoir
Patrick Bazin
"Nous sommes donc ici, comme dans bien d’autres domaines, parvenus à un tournant. L’opportunité se présente de favoriser dans l’ordre de l’éducation et de la culture une convergence semblable à celle que connaissent les technologies de l’information (et que celles-ci, d’ailleurs, peuvent favoriser). En quoi cette convergence devra-t-elle consister ? D’abord, sans doute, dans un mixage novateur entre les méthodes de l’enseignement et les nouvelles formes de médiation culturelles. Ensuite, dans un accès le plus aisé et le plus large possible aux contenus, quelles que soient leurs formes. Enfin et surtout, dans la possibilité que chacun aura d’exprimer et de faire partager sa propre expérience. Une telle convergence devra, en somme, permettre à chacun de devenir acteur, et non plus seulement consommateur, du savoir."
Blog - Livres hebdo, octobre 2007
http://www.livreshebdo.fr/weblog/webLogComments.aspx?idTxt=130&id=19
Son avenir lui échappe déjà sans doute...
Patrick Bazin
"On peut certainement faire confiance à la technologie pour reconstituer les spécificités du livre tout en lui ajoutant les avantages de la mise en réseau, mais est-ce bien de cela qu’il s’agit lorsqu’on se demande si le livre a un avenir ?
De nouvelles possibilités, qui sont aussi de nouveaux défis, se présentent à nous : celles d’une information de plus en plus complexe, diverses et volatile ; celle d’une créativité personnelle qu’il devient possible (nécessaire ?) d’exprimer dans un cadre d’emblée mondialisé. Il est de moins en moins évident que le livre puisse correspondre à une telle perspective. Son avenir lui échappe déjà sans doute."
Blog - Livres hebdo, octobre 2007
http://www.livreshebdo.fr/weblog/webLogComments.aspx?idTxt=113&id=19
Popularité croissante des lecteurs de livres électroniques
Carole Walker
"Pédagogues et bibliothécaires estiment que ces dispositifs favorisent l'alphabétisation et la pratique de la lecture. [...]
Les pédagogues et les bibliothécaires considèrent que les dispositifs de lecture électroniques portables offrent un moyen supplémentaire d'encourager l'alphabétisation et la pratique de la lecture qui, selon James Billington de la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis, "change la vie des gens ". "
usinfo.state.gov, 27/09/2007
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=September&x=20070927162905bcreklaw0.6131861
Pratiques sociales du livre électronique
Jean-Gabriel Ganascia
"En résumé, le rôle que joue le livre électronique dans la construction et la transmission d'un patrimoine intellectuel recouvre des visages si différents qu'il convient d'abord de les sérier, en distinguant les publics (enfants, juristes, érudits...) et les usages (scolaire, jeux, ouvrages de référence, éditions génétiques, encyclopédies...) pour en constituer une typologie."
Le livre électronique : réflexion de prospective. CNRS, 2000
http://www-apa.lip6.fr/GIS.COGNITION/livr4.html
Impact des liseuses électroniques sur la lecture
«Google exacerbe Borges»
« Plaidoyer pour les perspectives que le numérique ouvre à l’écriture et la lecture, Après le livre dépasse l’objet afin de le replacer dans une histoire des mutations et des pratiques littéraires. Entretien avec l’écrivain François Bon. »
Liberation.fr 22/12/2011
"Le numérique ne va pas faire disparaître le goût de la lecture"
"En France, l'édition numérique représente moins de 2 % de l'activité éditoriale. On est loin des Etats-Unis, où elle se développe à grands pas et représente, dit-on, près de 15 % du marché. En France, hormis Albin Michel (et son "Herbier des fées" disponible en e-book), les éditeurs hésitent. Peut-être ont-ils raison : au fond, le marché du livre numérique existe-t-il ?"
Lemonde.fr, 01/12/2011
Christian Gallimard et l’avenir du livre… numérique
"Que sera demain le livre classique, le livre papier, quand le livre numérique sera accessible partout?"
RSR.ch, 11/11/2011
Frédéric Beigbeder face à François Bon : le livre numérique est-il une apocalypse?
"Frédéric Beigbeder, dans son Premier Bilan après l'apocalypse, voit le format numérique comme une fin du monde littéraire, et il refuse d'être lu sur un écran. François Bon, qui publie Après le livre, souhaite que les auteurs accompagnent la mutation en cours. Pour LEXPRESS.fr, ils ont confronté leurs points de vue."
Lexpress.fr, 15/11/2011
Les liseuses électroniques encouragent la lecture
«Aux Etats-Unis, les e-readers connaissent une popularité grandissante auprès d'une population qui déclare plus lire depuis qu'elle en possède... Le sondage de Harris Interactive, réalisé en juillet 2011, révèle également que, parmi ceux qui ne disposent pas encore de ce type d'outils, 15% prévoient d'en réaliser l'acquisition dans les six prochains mois. Ce qu'il faut retenir de cette étude, c'est que ce type de support semble encourager la lecture : si 16% des Américains lisent entre 11 et 20 ouvrages par an (électroniques ou non), ce chiffre grimpe à 32% pour les utilisateurs de Kindle et autres e-readers ou de tablettes.»
L'Atelier, 20/09/2011
Prêt de livres et liseuses numériques
Canada : 3000 livres numériques à emprunter
Canada : 3000 livres numériques à emprunter
“La Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) propose à ses abonnés d’emprunter quelques 3000 ebooks en s’appuyant sur la plateforme désormais disponible à Québec, prêtnumérique.ca. Les fichiers sont chronodégradables: Les lecteurs ont la possibilité de louer gratuitement des livres électroniques pendant 21 jours. »
Idboox.com 26/12/2011
Le prêt de livres numériques, une nouvelle tendance!
"Saviez-vous que plus de 4 000 bibliothèques publiques attendent leurs lecteurs en France ? Le prêt de livres en papier est un petit plaisir, dont je m’avoue coupable… Mais que penseriez-vous d’emprunter des livres numériques ?"
Le Blog Lecteurs.com, 30/11/2011
Des milliers de livres numériques dans les écoles d’Ile de France
"Dès la rentrée de janvier plusieurs milliers de lycéens et collégiens d’Ile de France auront accès à 6000 ebooks grâce au déploiement, dans les établissements, de ScholarVox CDI, la bibliothèque numérique des Centres de documentation et d’information."
Idboox.com, 03/12/2011
Amazon se lance dans le prêt de livres numériques
"Amazon continue son offensive sur le marché de l’ebook. Quelques semaines après avoir annoncé son intention de publier 122 ouvrages à partir de cet automne, la firme de Jeff Bezos vient de lancer un service inédit de prêt de livres numériques en streaming."
Myboox.fr, 04/11/2011
Mobilité
La mobilité est un concept clé de l’ère du "nomadisme de l’infosphère"
"Concept fondamental de ce début de XXIème siècle. Propose à tout un chacun un accès instantané à l’information, sur toute la surface du globe, sans fil et sans entrave physique, mécanique ou géographique.
La mobilité est un concept clé de l’ère du "nomadisme de l’infosphère" [...] L’avènement d’Internet et l’étendue exponentielle de la communication en réseau ont mis à bas les idées de distance et de frontières et plus généralement de limites, que celles-ci soient techniques ou physiques. L’idée est d’accéder à l’information en n’importe quel point du globe et à tout moment. La nouveauté à présent est celle de mobilité connectée. Les spécialistes du marketing y voient la possibilité alléchante de connecter perpétuellement l’utilisateur/consommateur. Les passionnés de technologie de l’information (geek) y décryptent, de leur côté, l’avènement d’une ère de communication globale et instantanée. La notion a pris son essor dans le courant des années 90 au Japon, pays où la téléphonie mobile est déjà massivement utilisée comme accès au réseau et aux médias de divertissement. En Europe, l’arrivée du haut débit et l’expansion des technologies sans fil, particulièrement du réseau Wifi (Wireless Fidelity) donne le coup d’envoi de la course à la mobilité. L’idée d’accéder à l’information à l’aide de technologies "embarquées", qu’elle soit de type téléphone mobile, agenda électronique, ordinateur portable, ou autre est en train de se généraliser. Dans le sillage de ce que l’on désigne déjà comme la seconde révolution de l’information, vont être engendrés des défis techniques, et donc des compétences adaptées à ce nouveau type de contraintes : interface Homme-Machine adaptée, synchronisation des données, nouvelles formes d’architectures des systèmes, unification des protocoles de communication. De nombreux penseurs, sociologues et urbanistes contemporains (Paul Virilio, Jean Baudrillard, Edgar Morin) se sont penchés sur ce concept de mobilité."
Parcours-numérique.com
http://www.parcours-numerique.com/glossaire/spip/texte.php3?id_article=52
Interview d'Eric Orsenna
C’est le rêve de Borges qui devient réalité...
Pionnier de l’aventure du livre électronique, l’écrivain analyse l’avenir de l’édition face à ce qui lui apparaît comme une formidable révolution technologique.
"... L'e-book est un outil extraordinaire pour ceux qui, comme moi, aiment à la fois le livre et le voyage. Vous avez tous les livres dans un seul livre. C’est le rêve de Borges qui devient réalité : une bibliothèque de Babel à portée de la main, que vous soyez au large du cap Horn ou au fin fond du Kamchatka..."
Challenges, 14/03/2008
http://www.challenges.fr/20080314.CHA9010/le_ebook_va_revolutionner_ledition.html
Nouveaux modes de lecture
Quelles pratiques de lecture ?
Quand le livre devient numérique...
« La numérisation du livre interroge nos pratiques... Comment lisons-nous ? Comment lirons-nous ? Sur des liseuses, sur des tablettes numériques ? Pour le loisir ? Pour le travail ? Les fabricants de matériels et les distributeurs de livres numériques veillent à proposer des réponses à tous nos comportements. Quelles pratiques en pédagogie ? Notre dossier explore quelques pistes. »
CRDP de l'académie de Besançon, novembre 2011.
Dossiers d'Educnet
Deux dossiers d'Éduscol à voir à ce sujet
Lecture sur écran
Bibliothèques numériques
Nouveaux modes d'écriture
Quelques points de vue
Les auteurs et le numérique
"... on peut souligner aujourd’hui que les acteurs de la chaîne du livre qui ont le mieux adopté Internet pour promouvoir et diffuser leur travail sont précisément les auteurs. En effet, certains d’entre eux ont su voir les opportunités que pouvait leur apporter cet outil au niveau de la création, c’est-à-dire plus particulièrement, au niveau de l’écriture : outre les facilités de recherche, Internet permet de considérablement renforcer leurs relations avec les lecteurs qui, sur le Web, sont bien plus diversifiés et nombreux que ceux que leur apporte la librairie traditionnelle. De fait, cette possibilité d’entrer en contact direct avec les lecteurs a accéléré l’arrivée des auteurs dans le numérique : la multiplication de blogs et de sites d’auteurs a augmenté de manière significative l’offre de contenus en ligne avec l’émergence de nouvelles formes de production écrite immédiate : le " billet" ("post ") et des contenus plus longs qui constituent des sortes d’œuvres "évolutives", ouvertes à l’interactivité et à la collaboration de tiers."
Accueillirle numerique.com
http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/les-auteurs-et-le-%20numerique/
Une écriture interactive qui se propage sur le Net
"Roman collaboratif, écriture interactive, prose collective… Les termes diffèrent mais le projet, lui, ne varie pas : il s’agit toujours de tirer parti des connexions permises par le Net pour créer un ouvrage à plusieurs, sans même se connaître. De tels projets se multiplient un peu partout, le plus souvent à l’initiative des maisons d’édition.
La Croix, 19/06/2008
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2341115&rubId=786
Comment le numérique change tout - Littér@ture
"Les technologies d’impression à la demande sont en passe d’atteindre un niveau de qualité qui permettra aux lecteurs de demander que des livres soient imprimés spécialement pour eux et de les obtenir en quelques minutes, le temps d’une courte attente dans une librairie. Une évolution qui pourrait bien sonner le glas des gros libraires aux stocks importants, qui sont déjà à la peine." La manière d’écrire des auteurs est aussi en train de changer. Les écrivains avaient déjà délaissé leur plume pour la machine à écrire. Ils utilisent maintenant l’ordinateur et les chemins de la création passent désormais par divers logiciels..."
Canoe (Montréal), 13/03/2008
http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2008/03/20080313-120141.html
Organiser l'écriture collaborative des élèves
Béatrice Coutelet
"Écrire un roman, construire un site, rédiger un carnet de voyage... autant d'activités qui peuvent être réalisées de façon collaborative par les élèves, mais qui ne sont pas toujours faciles à mettre en place. Comment organiser les échanges entre élèves ? Quelles consignes donner ? Trois études publiées récemment montrent qu'un facteur crucial pour la réussite du travail collaboratif est de permettre aux élèves de communiquer facilement et souvent. Le temps disponible pour la rédaction est aussi une variable importante. Enfin, une quatrième étude constate que quand le projet d'écriture collaborative est motivant, la qualité des arguments des élèves s'améliore. L'important est de connaître les objectifs et contraintes du projet d'écriture collaborative pour pouvoir trouver des solutions efficaces."
Agence des usages des TICE, 10/05/2007
http://www.agence-usages-tice.education.fr/que-dit-la-recherche/organiser-l-ecriture-collaborative-des-eleves-2.htm
