|
|
Corps du document
Lecture sur écran
Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ? Quel impact sur l'intelligence et la culture ? Ce dossier explore le sujet sous plusieurs angles et confronte divers points de vue.Il se réfère à des travaux de recherche en France et à l'étranger et livre divers points de vue (Inspection générale, enseignants, ergonomes, historiens, neuroscientifiques, philosophes, sociologues...). 1. Nouveaux modes de lecture |
| i comme iroise | voix comme résonnances | |
| i comme Italie | voix comme choeur de lycéens | |
| i comme eTwining | voix comme voix d'aujourd'hui |
Présentation du blog (lycée de l'Iroise à Brest)
Le blog i-voix est un atelier d'écriture autour des différents objets d'étude au programme du français en Première L.
Il réunit divers types d'articles : mouvement littéraire, argumentation, poésie, réécritures (l'Oulipo), théâtre, autobiographie, roman.
Des lycéens français et italiens participent à ce projet dans le cadre d'eTwinning.
http://i-voix.over-blog.com/
Point de vue d'un professeur de lettres
Jean-Michel Le Baut, enseignant au lycée de l'Iroise à Brest
"Cet exemple d'utilisation des TICE en français me semble correspondre à cette interrogation fondamentale : comment faire lire (et aimer...) la littérature aux "Digital Natives". Le projet i-voix illustre combien l'enseignement de la littérature a tout à gagner à exploiter les compétences et les désirs des adolescents élevés dans le numérique : ceux-ci sont en particulier d'emblée dans la culture de l'échange (le projet eTwinning est ici un moteur) et leur intelligence est nourrie des modes opératoires de l'ordinateur (faire des liens, sélectionner, couper, copier, coller, remplacer, insérer une image… sont autant d’opérations dont ils sont usagers, friands même, et qui sont susceptibles de favoriser des démarches de lectures nouvelles, de développer culture, sensibilité et créativité)."
Objectifs du projet
- par l'écriture, favoriser la lecture : les articles publiés par les élèves sur ce blog, qu'il s'agisse de simples relevés, de propositions de commentaires, de recherches d'intertextualité ou de jeux poétiques, permettent de rendre la lecture active, de diversifier les modes d'appropriation d'un texte, de goûter des oeuvres littéraires exigeantes...
- par la lecture et les échanges avec les autres, favoriser l'écriture : imprégné de textes écrits par des auteurs variés, conscient que le texte que l'on écrit sera lu par des lecteurs nombreux, chacun soigne son expression et exerce sa maîtrise de la langue, enrichit son imaginaire, développe sa créativité et ses compétences argumentatives, goûte au plaisir d'écrire (sur/avec/contre, tout contre)...
- par l'utilisation des nouvelles technologies, par l'instrumentalisation d'un expace bien investi par les adolescents (les blogs), par la rencontre de textes et d'auteurs contemporains, rendre présente la littérature en général, rendre vivante en particulier la poésie, genre jugé par beaucoup archaïque ou hermétique...
- par la pratique régulière, aider à mieux utiliser les TICE, à en faire un instrument de recherche, d'expression, de création, de poésie même...
- par la communication avec les élèves d'un autre pays européen, aider chacun à s'enrichir de la culture et de l'humanité de l'autre...
4. Natifs du numérique
Digital Natives
Pratiques culturelles
Etudes
Les jeunes passent 24 fois plus de temps devant un écran qu'avec un livre
"Selon une étude de l'Insee sur les loisirs, les 15–24 ans passent chaque jour plus de 3 heures et demi devant la télévision ou l'ordinateur, et moins de 10 minutes avec un livre."
Vousnousils.fr, 10/11/2011
Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d’Internet
"Chacun dispose de 24 heures par jour dont la moitié est passée à dormir, manger et se préparer. Les personnes qui travaillent consacrent moins de temps aux tâches domestiques et bénéficient de quatre heures de temps libre. Les autres substituent au temps de travail du temps domestique et surtout des loisirs ; ces derniers occupent alors le quart de la journée. En moyenne, les Français passaient 16 mn à jouer ou à surfer sur Internet en 1999, ce temps a doublé en dix ans. Cette activité dépasse la lecture et la promenade et se place aujourd’hui au deuxième rang, encore loin derrière la télévision."
INSEE Première n°1377, Novembre 2011

Culture numérique : nouveaux espaces d'expression et de création adolescentes
Lecture numérique, n° 133 - Mars 2010
L’association Lecture Jeunesse œuvre au développement de la lecture auprès des adolescents et jeunes adultes. Elle a organisé une journée d’étude le 15 octobre 2009 sur le thème « Culture numérique : nouveaux espaces d'expression et de création adolescentes ».
Le numéro 133 de la revue Lecture numérique publie les actes de cette journée.
Sommaire
Nouvelles cultures et institution de transmission
Par Sylvie Octobre, sociologue
Expression de soi et créations identitaires sur le web 2.0
Par Christophe Aguiton et Dominique Cardon, chercheurs en sciences humaines et sociales à Orange Labs (Division recherche et développement du groupe France Télécom).
Les jeunes et la culture numérique: des audiences actives aux parcours créatifs
Par Nicolas Auray, maître de conférence en sociologie à l’École Nationale Supérieure des Télécommunications (Telecom Paris) et membre du Groupe de sociologie politique et morale de l’EHESS.
Jeux vidéo : une histoire à succès
Par Sébastien Genvo, maître de conférences à l’université de Limoges (IUT du Limousin) et membre du Centre de recherches sémiotiques
Jeu vidéo et machinima. De l'adolescent joueur à l'adolescent créateur
Par Margherita Balzerani, curateur et critique d’art, spécialisée dans le détournement esthétique des jeux vidéo et des mondes virtuels dans l’art contemporain. Membre de l’OMNSH, Observatoire des mondes numériques en sciences humaines.
Les sociabilités littéraires des adolescents sur Internet
Par Hélène Sagnet, directrice de l'association Lecture Jeunesse et directrice de la publication de la revue Lecture Jeune
Blogs, forums et sites Internet dédiés à la littérature
Par Hélène Sagnet. Avec Elodie Royer Lucile Favreau Laure Marillesse et Cécilia Lépine, blogueuses
La bibliothèque comme lieu de soutien aux créations des adolescents
Par Albane Lejeune Carole Duguy Julie Belou Adrien Schwarz Benoît Labourdette et Philippe Lavigne, bibliothécaires
Internet, inventions littéraires et découvertes de nouveaux talents
Par Tibo Bérard Wandrille Leroy et Nicolas Gary, éditeurs et journaliste
Webographie, lexique et bibliographie sélective sur les pratiques numériques
Par Lecture Jeunesse,
Lecture Jeunesse propose de poursuivre les actes de la journée d'étude sur les cultures numérique en consultant les différents sites Internet recensés dans la revue et les ouvrages, articles et dossiers traitant de la culture numérique des adolescents
Lire le compte rendu PDF
Résumés des articles
En ligne sur le site de l'association
Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc de cultures ?
Par Sylvie Octobre - Avant-propos de Philippe Chantepie.
La révolution numérique a bouleversé les usages culturels, particulièrement chez les jeunes (10-24 ans), familiers des technologies de l'information et de la communication.
Les natifs du numérique (digital natives) ont un rapport à la culture radicalement différent de celui de leurs aînés.
- Ils "ont bénéficié de la généralisation de l’accès à la culture, notamment par l’intermédiaire de l’institution scolaire, ainsi que de la généralisation des équipements multimédia et technologiques."
- "Les technologies tendent à modifier la place attribuée pratiquement et symboliquement aux pratiques culturelles traditionnelles [...] et font ainsi évoluer le périmètre du champ culturel, dans le sens d’une plus grande porosité. Les mutations des modes de consommation [...] engendrent dans les jeunes générations une redéfinition de la labellisation au détriment de l’institution et au profit de l’individu et des réseaux..."
- "Les instances de transmission [la famille, l’école et les institutions culturelles] sont confrontées à des bouleversements affectant les fondements de leur action : conception du temps, des objets culturels, du lien entre savoir et culture et de ses médiateurs..."
Culture prospective, n° 1, janvier 2009, PDF, 8 p
Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique
Olivier Donnat, sociologue au Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication a présenté le 14 octobre l'enquête qu'il a dirigée sur les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique. Cette enquête "a été réalisée auprès d’un échantillon de 5 000 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Elle offre une photographie complète des pratiques culturelles et de communication des Français, en étudiant les domaines de l’Internt et, de la télévision, de la radio, de la musique, de la presse et des livres, de la fréquentation des équipements culturels et des pratiques en amateur."
"L'enquête se situe dans un contexte où plus de la moitié des Français disposent chez eux d’une connexion à haut débit et où plus d’un tiers utilisent l’internet quotidiennement à des fins personnelles."
La Découverte / Ministère de la Culture et de la Communication, octobre 2009, 280 p.
www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr
Éléments de synthèse - Culture études, n° 2009-5, octobre 2009, PDF, 12 p.
www.culture.gouv.fr/nav/index-stat.html
Résultats statistiques
Lecture de presse et de livres
Quelques extraits de la synthèse
La montée en puissance de la culture de l'écran
"La diffusion extrêmement rapide de l’ordinateur et de l’internet dans les foyers, qui constitue à l’évidence le phénomène le plus marquant de la dernière décennie, ne doit pas être isolée du mouvement général d’enrichissement du parc audiovisuel domestique... Cette évolution a définitivement consacré les écrans comme support privilégié de nos rapports à la culture tout en accentuant la porosité entre culture et distraction, entre le monde de l’art et ceux du divertissement et de la communication. [...] Tout est désormais potentiellement visualisable sur un écran et accessible par l’intermédiaire de l’internet...
Les jeunes et les milieux favorisés sont les principaux utilisateurs de l’internet et des nouveaux écrans, à la différence de la télévision dont la consommation a toujours été plutôt le fait des personnes âgées et peu diplômées..."
La lecture de presse et de livres toujours en recul
"Il y a aujourd’hui plus de Français à n’avoir lu aucun livre dans le cadre de leur temps libre au cours des douze derniers mois qu’il n’y en avait en 1997, et ceux qui n’ont pas délaissé le monde du livre ont réduit leur rythme de lecture d’environ cinq livres par an. D’ailleurs, les Français dans l’ensemble reconnaissent eux-mêmes que leurs relations avec le monde du livre se sont distendues puisque 53% d’entre eux déclarent spontanément lire peu ou pas du tout de livres.
Le développement du numérique et de l’internet ont profondément transformé le paysage des pratiques en amateur, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’expression mais aussi de nouveaux modes de diffusion des contenus culturels autoproduits dans le cadre du temps libre..."
Révolution numérique et générations
"La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.
La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.
La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel au tournant des années 1980 : elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.
Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit : elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir."
Rapport au livre et modes de lecture
Divers points de vue
Papier ou numérique ? Pour les enfants, la lecture prime sur les formats
"L'important n'est pas le médium utilisé, mais le simple fait de lire aux enfants, de les familiariser avec la lecture, et leur prodiguer le plaisir de cet exercice. Et pourtant, même si les livres numériques sont plus interactifs que jamais, au point qu'il n'est plus nécessaire qu'un adulte surveille, le partage reste essentiel."
ActaLitté.com, 27/11/2011
Julie Anne - documentaliste de CDI
"On irait vers un changement radical de culture, où le livre n'aurait plus le statut d'objet sacralisé "
"il suffit d'entendre un peu parler nos élèves pour se rendre compte qu'en très très peu de temps, les habitus en terme de lecture ont bien changé. A titre d'exemple, quelle ne fut pas ma surprise lorsque, discutant avec une élève d'un livre qu'elle disait vouloir lire, je lui proposais alors d'emprunter ce titre que je venais tout juste d'acquérir, et qu'elle me répondit : Non, merci, ce n'est pas la peine : je vais le télécharger, je préfère le lire sur ordinateur ...Là, je compris qu'on avait franchi un sacré pas.
On irait donc vers un changement radical de culture, où le livre n'aurait plus le statut d'objet sacralisé (et qui semble déjà être largement considéré par nos jeunes comme d'une autre époque, eux qui biglent vers d'autres référents culturels)...
Mais si cela semble choquant pour beaucoup d'entre nous, on pourrait d'un autre côté y voir une avancée démocratique - nous qui œuvrons chaque jour pour un accès égalitaire et facilité à toute sorte de média (livresque comme électronique), par notre politique documentaire et nos actions éducatives. D'ailleurs, d'après certaines études, rien n'est moins certain que le quota de lecture pour une personne donnée passe d'un média à un autre : les petits lecteurs resteraient plutôt petits lecteurs, textes sur écran ou pas."
Livre électronique / numérique. Café pédagogique 15/02/2009
Roger Chartier - spécialiste de l'histoire du livre et de la lecture
"Pour les plus jeunes, ce monde de textes qui n’existent que comme fragments éclatés, dispersés, est source d’invention et de plaisir"
"Les effets de [la] décontextualisation, ne sont identiques… pour des lecteurs venus à la textualité numérique à partir de la culture écrite en ses formes traditionnelles, et ceux entrés dans le monde de l’écrit face à l’écran de l’ordinateur. L’écrit, dans sa forme électronique, est toute ensemble une polyphonie et un palimpseste qui met en question les attentes et les habitudes des lecteurs traditionnels. ¨Pour les plus jeunes, au contraire, ce monde de textes qui n’existent que comme fragments éclatés, dispersés, est source d’invention et de plaisir..."
Roger Chartier est professeur au Collège de France et président du conseil scientifique de la BnF
Dossier Demain le livre. Livres hebdo, n° 787, 4 septembre 2009, p. 75
Alain Giffard et Bernard Stiegler - Ars indutrialis
Les plus jeunes, qui ont grandi devant un ordinateur, risquent de prendre la lecture industrielle comme lecture de référence...
Sophie Lherm
"Il se trouve que la lecture de consommation est compatible avec la lecture d'information, cette lecture non linéaire, fragmentée. La lecture d'étude chère à Sénèque, par contre, présente peu d'intérêt commercial. N'est-elle pas de ce fait menacée ? Pour Alain Giffard, les lecteurs numériques confirmés continuent d'aimer la lecture à l'ancienne , tout en aimant la singularité de cette expérience nouvelle, individuelle et collective, où des sociétés de lecteurs se constituent autour de la publication et de l'échange de lectures : Ils ont appris à suspendre la navigation et à clôturer un texte pour se concentrer. Ils savent imposer des détournements de la technique permettant de reconstituer la lecture d'étude."
Mais la situation est bien différente pour le lecteur débutant, même si l'on manque de recul pour mesurer les conséquences de ce phénomène. Les plus jeunes, qui ont grandi devant un ordinateur, risquent de prendre la lecture industrielle comme lecture de référence, ce qui devrait entrer directement en conflit avec les exigences de l'école. Pour prévenir ce danger, Alain Giffard, Bernard Stiegler et toute la communauté qui s'est formée autour de l'association Ars Industrialis - une "association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit" - en appellent à l'intervention de la puissance publique. Pour l'instant, les politiques se sont limitées à favoriser l'accès à Internet et à offrir des débits de connexion toujours plus importants. Mais pour quoi faire ?"
Internet rend-il bête ? Télérama, 22/07/2009
Alain Beuve-Méry
Sur quel support les adolescents d'aujourd'hui sont-ils le plus enclins à lire ?
« Pour les éditeurs "papier", qui sont sur le qui-vive, la cannibalisation du livre physique par le livre électronique constitue un véritable enjeu...
Aux Etats-Unis, où la lecture sur écran est la plus développée, une étude du Book Industry Study Group démontre que les utilisateurs de "liseuses" tendent à ne plus acheter de livres [...] Dans ce paysage en pleine recomposition, il existe un objet ludique, familier des adolescents, qui pourrait servir de tremplin vers la lecture : la console de jeux... » *
Etudes
Les garçons plus doués pour comprendre l'info sur le Web
« Selon une étude Pisa, la lecture sur écran avantage les garçons. Menée dans 16 pays auprès des élèves de 15 ans, elle montre que les filles ont plus de mal à naviguer sur le net que leurs camarades. »
Le Figaro.fr, le 18/01/2012
De nouvelles formes de lecture apparaissent, modifiant le modèle implicite de la lecture linéaire, littéraire
Sylvie Octobre
"Les générations successives sont de moins en moins lectrices de livres, alors que d’autres formes de lecture s’y substituent, modifiant le modèle implicite qui a été celui de la lecture linéaire, littéraire. Les formes de la lecture se modifient : dans les jeunes générations, la lecture de magazines et de presse se substitue à celle de livres, et l’on a bien du mal à prendre en compte l’ampleur croissante des lectures sur écran. Que l’on songe que les moteurs de recherche, premiers outils utilisés sur l’internet, ont remplacé dans bien des cas la consultation des encyclopédies et ouvrages thématiques, et l’on aura une idée des basculements à l’oeuvre..."
Extrait de "Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc de cultures ?"
Culture prospective, n° 1, janvier 2009, PDF, 8
Retrouver le plaisir de lire chez les jeunes, les ebooks sur console et mobile
"L'étude... réalisée par l'organisme anglais ChildWise a montré qu'en 2008, les enfants ont clairement moins encore [que les adultes] le plaisir de la lecture [...]
Selon Childwise, la préoccupation majeure reste que ces enfants évoluent de plus en plus dans des mondes adultes, où la lecture n'est pas une valeur affirmée. Toutefois, la génération ebook pourrait, par le biais des téléphones portables et des consoles de jeu, jouer un rôle prépondérant dans l'inversion des tendances actuelles. Cette enquête a cours depuis 1994 en Grande-Bretagne."
5. Procès d'Internet et des nouveaux médias
Des points de vue contrastés en réponse à des questions volontiers provocantes
Nicholas Carr : un article célèbre... et un livre
Is Google making us Stupid ?
Un article qui a fait grand bruit partout dans le monde
Is Google making us Stupid ?
What the Internet is doing to our brains
by Nicholas Carr
The Atlantic, juillet-août 2008
Internet rend-il idiot ?
Hubert Guillaud
"Voici la traduction d’un article assez passionnant qui a connu un bel impact dans la sphère anglophone au moment de sa mise en ligne cet été. Son titre choc Is Google Making Us Stupid? est un peu trompeur car il s’agit bien moins de charger l’emblématique Google que de s’interroger sur les transformations profondes induites par internet et les nouvelles technologies, transformations qui peuvent aller jusqu’à modifier nos perceptions, nos modes de pensée, voire même notre cerveau... Nicholas Carr, partant du constat qu’il n’a plus la même patience que par le passé vis-à-vis de la lecture "calme et profonde", revisite quelques dates marquantes de l’Histoire (le passage de l’oral à l’écrit, l’apparition de l’imprimerie, de la machine à écrire, du taylorisme…) pour nous inviter à une réflexion autour de l’influence des technologies et leurs systèmes sur rien moins que notre manière de penser et de percevoir le monde. "
Nicholas Carr
"Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. [...] La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte. [...]
une étude publiée récemment [pdf, 135 p.] sur les habitudes de recherches en ligne, conduite par des spécialistes de l’université de Londres, suggère que nous assistons peut-être à de profonds changements de notre façon de lire et de penser. Dans le cadre de ce programme de recherche de cinq ans, ils ont examiné des traces informatiques renseignant sur le comportement des visiteurs de deux sites populaires de recherche, l’un exploité par la bibliothèque britannique et l’autre par un consortium éducatif anglais, qui fournissent un accès à des articles de journaux, des livres électroniques et d’autres sources d’informations écrites. Ils ont découvert que les personnes utilisant ces sites présentaient “une forme d’activité d’écrémage”, sautant d’une source à une autre et revenant rarement à une source qu’ils avaient déjà visitée. En règle générale, ils ne lisent pas plus d’une ou deux pages d’un article ou d’un livre avant de “bondir” vers un autre site. Parfois, ils sauvegardent un article long, mais il n’y a aucune preuve qu’ils y reviendront jamais et le liront réellement. [...]
Wolf s’inquiète que le style de lecture promu par le Net, un style qui place “l’efficacité” et “l’immédiateté” au-dessus de tout, puisse fragiliser notre capacité pour le style de lecture profonde qui a émergé avec une technologie plus ancienne, l’imprimerie, qui a permis de rendre banals les ouvrages longs et complexes. Lorsque nous lisons en ligne, dit-elle, nous avons tendance à devenir de “simples décodeurs de l’information”. Notre capacité à interpréter le texte, à réaliser les riches connexions mentales qui se produisent lorsque nous lisons profondément et sans distraction, reste largement inutilisée. [...]
Quand le Net absorbe un médium, ce médium est recréé à l’image du Net. Il injecte dans le contenu du médium des liens hypertextes, des pubs clignotantes et autres bidules numériques, et il entoure ce contenu avec le contenu de tous les autres média qu’il a absorbés. Un nouveau message e-mail, par exemple, peut annoncer son arrivée pendant que nous jetons un coup d’œil aux derniers titres sur le site d’un journal. Résultat : notre attention est dispersée et notre concentration devient diffuse. [...]
Selon la vision de Google, l’information est un produit comme un autre, une ressource utilitaire qui peut être exploitée et traitée avec une efficacité industrielle. Plus le nombre de morceaux d’information auxquels nous pouvons “accéder” est important, plus rapidement nous pouvons en extraire l’essence, et plus nous sommes productifs en tant que penseurs."
Egalement sur Framablog
Framablog, 0712/2008
Un livre : The Shallows
Présentation du livre de Nicolas Carr
The Shallows : What the Internet Is Doing to Our Brains
Ce livre a été traduit en français sous le titre Internet rend-il bête ? Édité chez Robert Laffont.
Critique de la lecture numérique. The Shallows de Nicholas Carr
« À partir de l'analyse du livre de Nicholas Carr, The shallows, l'auteur s'interroge sur l'évolution des pratiques de lecture induites par le numérique. Celles-ci se caractérisent par une surcharge cognitive qui ne favorise pas la lecture-réflexion, construction historique et culturelle systématisée au XIIe siècle. Cette question capitale ne concerne pas seulement les « natifs du numérique », mais participe de la vie intellectuelle de tous. Cependant, il ne faut pas limiter l'analyse de la lecture sur internet à l'analyse des outils actuellement disponibles, et on peut imaginer une combinaison heureuse entre la lecture classique du livre imprimé comme lecture de référence et la lecture numérique. »
BBF 2011 - t. 56, n° 5
Je lis sur le Web donc je pense autrement
Pr Michael Agger - Traduit par Peggy Sastre
« Pour comprendre comment Internet nous transforme, Nicholas Carr est un excellent guide. L'Internet, observe-t-il, "se comprend mieux en tant que dernier maillon d'une longue série d'outils ayant contribué à façonner l'esprit humain". Il est comparable à d'autres "technologies intellectuelles" qui ont façonné nos activités et notre culture.
Google et Platon
Les inquiétudes que nous avons sur l'Internet, les anciens Grecs les avaient sur cette nouvelle technologie qu'était l'écriture... Platon démontre comment la nouvelle technologie de l'écriture est supérieure parce qu'elle permet une transmission ordonnée et logique du savoir...
Comme un saumon à l'agonie
Carr en vient à l'ère d'Internet armé des dernières innovations en matière de science du cerveau... "Quand nous surfons", écrit Carr, "nous entrons dans un environnement qui pousse à la lecture en diagonale, à une pensée pressée et distraite, et à un apprentissage superficiel".
Mots-croisés
"Essayez de lire un livre tout en faisant des mots-croisés; voici l'environnement intellectuel d'Internet"...
En donc quoi, nous sommes un peu plus distraits? Peut-être que l'Internet nous aide à développer de nouveaux esprits, qui peuvent traiter et évaluer l'information en des bouffées d'attention plus brèves et directes... Ce n'est pas que nous n'apprenons rien quand nous surfons sur nos sites et nos flux d'actualité, c'est que nous ne sommes plus capables de faire les connexions minutieuses que nous faisions avant. Nous pataugeons dans des eaux peu profondes.
Consommation distraite
Le problème ne vient pas forcément d'une information en ligne qui serait d'une qualité moindre que celle des livres ou des conversations. Le problème, c'est que nous la consommons dans un état de distraction...
Fin d'un règne
Carr reconnaît tout au long de The Shallows qu'il n'est ni possible ni souhaitable de faire reculer une technologie. Comme tout le monde, il adore les flux RSS. Mais parce que Carr est quelqu'un qui a grandi dans une configuration mentale linéaire et écrite, il essaye de capter les qualités de nos "anciens cerveaux" avant qu'ils ne deviennent une rareté. »
Des dossiers qui ont suivi
Internet Actu - Le papier contre l'électronique
Hubert Guillaud
Introduction
Nicolas Carr : “Est-ce que Google nous rend idiot ?”
traduction française de l'article de Nicholas Carr Is Google Making Us Stupid ?
1ère partie
Nouveau support, nouvelle culture
"Lit-on de la même manière sur un support de papier et sur un support électronique ? Le débat commence à être ancien : on pourrait le faire remonter aux critiques de Socrate à l’encontre de l’écriture à une époque où la transmission du savoir se faisait uniquement de manière orale. Elle se pose également en terme de conflit depuis la naissance de l’hypertexte, comme l’évoquait Christian Vandendorpe dans Du Papyrus à l’hypertexte. Un peu comme si deux mondes s’affrontaient : les anciens et les modernes. Ceux pour qui le papier est un support indépassable et ceux pour qui le changement, la bascule de nos connaissances vers l’électronique, à terme, est inévitable.
Pas sûr que ce dossier parvienne à réconcilier les tenants de chacune des positions, qui, malgré de nombreuses nuances, semblent profondément séparer les raisonnements. A tout le moins, espérons que ce dossier permettra de résoudre quelques questions: La lecture sur nos ordinateurs a-t-elle les mêmes qualités que nos lectures sur papier ? Notre attention, notre concentration, notre mémorisation sont-elles transformées par le changement de support ? Sommes-nous aussi attentifs quand nous lisons sur écran que quand nous lisions sur du papier ? Les contenus s’adaptant au support, est-ce que le média, par ses caractéristiques propres, altère notre rapport à la connaissance ?"
2e partie
Le papier contre l'électronique : lequel nous rend plus intelligent ?
"... il est temps de nous mettre à comprendre l’impact des différences de support. Et notamment de nous demander vraiment si l’un des deux supports est capable de nous rendre plus intelligents."
Le calme est bon pour l'esprit...
L'idiotie de nos sociétés n'est pasla faute de la technologie...
Le web : plus stimulant que le papier !
3e partie
Vers de nouvelles manières de lire
"Comme le résume bien le philosophe Larry Sanger - en réponse à l’inquiétude de Nicolas Carr se plaignant d’être devenu incapable de lire des documents longs à force de parcourir des formes courtes sur le web -, si nous ne sommes plus capables de lire des livres, ce n’est pas à cause d’un déterminisme technologique, mais uniquement à cause d’un manque de volonté personnelle. La question est alors de savoir : le média a-t-il un impact sur notre capacité de concentration ?"
4e partie
Qu’est-ce que lire ?
"Dans cette bataille d’arguments sur les vertus de la lecture selon les supports, un excellent papier du New York Times essaye dépassionner le débat en se référant aux derniers travaux des chercheurs sur le sujet. Pour son auteur, Motoko Rich, tout l’enjeu consiste au fond à redéfinir ce que signifie lire à l’ère du numérique."
Books - Internet rend-il encore plus bête ?
Books, n° 7 - Juillet-Août 2009
Numéro spécial coordonné par Olivier Postel-Vinay.
Ce numéro de Books, consacré à la mutation culturelle induite par Internet et les technologies qui l’entourent, regroupe les points de vue les plus contraires. "Au-delà de la question désormais classique : "Le Net nous rend-il bête ?", le vrai débat porte bien entendu sur le point de savoir si la culture du Net est en passe de balayer la vieille culture humaniste, fondée sur le respect de la profondeur, sur la préférence pour la réflexion solitaire, au profit d’une culture privilégiant la vitesse et le fragmentaire, mais aussi la réflexion collective. En filigrane, mais de manière obsessionnelle, c’est aussi la question de l’avenir du livre et de la lecture qui est posée…".
Socrate 2.0
Du cerveau analogique au cerveau numérique
"Fin connaisseur de l’histoire du livre et de l’édition, le sociologue espagnol Joaquín Rodríguez dresse dans son dernier ouvrage un parallèle entre l’inquiétude du philosophe grec et celles d’un père confronté à l’obsession de son fils pour le monde du Web et du tchat."
Books en présente un extrait.
"Mais, tels des Socrate dans le cyberespace, nous n’avons pas le recul suffisant pour comprendre parfaitement l’évolution en cours. Le grand philosophe n’a su ou pu comprendre la supériorité de l’écrit sur l’oral ni, moins encore, anticiper les considérables changements cognitifs que l’invention de l’alphabet grec allait apporter ; nous n’avons que des questions qui expriment nos soupçons et nos spéculations. Il est plus que possible, par exemple, que nos cerveaux soient en train de connaître très exactement une transformation aussi considérable que celle qu’ils ont connue dans l’Antiquité ; nos pauvres cerveaux analogiques sont peut-être en train de se convertir en cerveaux numériques, bien qu’aucun neurolinguiste ne s’aventure à nous dire ce que nous gagnons et perdons au change. Pis encore, nous savons que nos cerveaux sont des organes dont la configuration actuelle tient notamment à ce qu’ils apprirent à se transformer, en l’absence de détermination génétique, pour être capables de lire. Nos capacités cognitives actuelles les plus fines – la prévision, la planification, la déduction, l’abstraction, la pondération et la formation du jugement – sont donc nées dans une large mesure du développement historique de cerveaux lecteurs, et de l’accumulation de procédés et de traditions liés à la pratique de la lecture (la concentration, la méditation, le développement d’une argumentation)..."
Mais pourquoi donc lisent-ils moins ?
"Après la faute à la télévision, la faute à Internet ? Attention ! Les apparences sont trompeuses !
L’étude dont les résultats sont ici présentés a été réalisée par Opinion Way en mai 2009, par Internet, auprès d’un échantillon de 1 020 personnes, représentatif de la population française. Elle ne concerne pas les moins de 18 ans. La marge d’incertitude est de 2 à 3 points. Ce sondage confirme une tendance générale de la population à lire moins de livres. Cependant, les Français qui lisent, y compris les jeunes adultes, disent lire plus de romans et de livres d’idées qu’il y a cinq ans. Ce sont les jeunes adultes qui sont les plus enclins à déclarer lire de moins en moins de livres. Mais c’est aussi dans cette population, y compris chez les gros consommateurs d’Internet, que l’on trouve la plus forte proportion de personnes déclarant lire plus qu’il y a cinq ans."
Tout le sommaire
booksmag.fr
Débat Télérama - Internet rend-il bête ?
Débat : Internet rend-il bête ?
Sophie Lherm
"Comment notre cerveau s'adapte-t-il au Net ? Certains craignent l'avènement d'une pensée zapping et la mort de la lecture “à l'ancienne”. Un scénario que d'autres estiment alarmiste. Entre les mails, les alertes, le relevé de nos fils RSS…, nous sommes bel et bien entrés dans l'ère de la distraction perpétuelle..."
Internet : sérendipité ou effets pervers ?
Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?
"Face aux défenseurs de la "Serendipity"— un néologisme désignant les « découvertes inattendues », expérience heureuse que vous avez sûrement éprouvée en surfant un minimum sur la Toile —, un grand vent de scepticisme se lève. Soufflé par Finkielkraut ? Des technophobes enragés ? Que nenni : ce sont bien des geeks qui défendent l’idée qu’Internet rend…"
Et des émissions radio
France Info
Emission du 24 juin 2009 - A propos de Books "Internet rend-il encore plus bête ?"
Internet rend-il encore plus bête ? avec Books
Infonet - 24 juin 2009 (3'05")
Internet rend-il encore plus bête ? C’est la une du magazine Books. Pour répondre à cette épineuse question, le magazine a réalisé plusieurs vidéos mises en ligne sur internet et qui plante le décor.
France-info, 26/06/2009
France Culture
Emission du 2 juillet 2009 - A propos de Books "Internet rend-il encore plus bête ?"
Google nous rend-il "Stoopide" ?
Du grain à moudre - jeudi 2 juillet 2009
Avec :
Versac. Consultant en stratégies Internet (Bloggeur)
Olivier Postel-Vinay. Rédacteur en chef de Books
Hubert Guillaud par téléphone
Rédacteur en chef de InternetActu.net
Bernard Stiegler. Philosophe
Président du l'association Ars Industrialis
Directeur du centre Recherche et Innovation du Centre Georges Pompidou
6. Lecture de livres électroniques
Quel public ?
Un public encore restreint... qui évolue
Les Français et les nouvelles pratiques de lecture
Enquête Opinion Way pour le Figaro littéraire - mars 2010
Réalisée auprès d’un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Interviews réalisé entre le 17 et le 18 mars 2010. Deux questions étaient posées :
- Aujourd'hui, sur quel support lisez-vous le plus souvent un livre ?
- Et à l'avenir sur quel support pensez-vous que vous lire le plus souvent des livres ?
Télécharger les résulats de l'enquête sur le site du Figaro
Les Français et les nouvelles pratiques de lecturePDF, 7 p.
Un français sur cinq prêt à lire sur écran
« Premier constat, flagrant.... plus de neuf Français sur dix lisent aujourd'hui un livre dans sa version la plus classique : le bon vieux papier...
... deuxième constat, significatif : un Français sur cinq pense qu'il dévorera un livre autrement que dans sa version papier. En priorité via un écran d'ordinateur (11%) et un e-book (7%). 2% pensent qu'ils liront un roman ou un essai sur leur téléphone mobile, et autant par l'écoute d'un CD lu par un comédien. En revanche, il existe une large majorité rétive à toute idée de lire via un écran quel qu'il soit : 77% des Français s'imaginent dans les années à venir continuer à feuilleter encore des pages et des pages.
Ce sondage casse deux idées reçues : il n'y a presque pas de clivage générationnel. Et dans le domaine de la lecture, les femmes sont plus technophiles que les hommes (15% contre 8% d'hommes) !
Dernier constat, enfin. Les Français ne pensent pas en termes d'opposition - le papier contre le numérique... »
Le Figaro, 25/03/2010
Le livre numérique : ce que les utilisateurs en pensent
Enquête Benchmark Group - mars 2010
« Que pensent les premiers utilisateurs du livre numérique ? Ceux qui l'ont testé sur un reader et ceux qui ont lu sur un smartphone ? Quelles sont leurs attentes ? Reader, smartphone, ordinateur… Quels sont les supports qui leur semblent les plus adaptés à la lecture ? Quels sont les genres littéraires les plus attendus en version numérique ? Confort de lecture, gain de place, achat à distance… Quels sont les principaux avantages du livre électronique retenus par les lecteurs ? Sous quelles conditions les lecteurs sont-ils prêts à abandonner le papier ?
Pour répondre à ces questions, Benchmark Group a mené une enquête en ligne au cours du mois de janvier 2010 auprès de 625 lecteurs, dont 196 ayant déjà testé un livre numérique. »
Sommaire détaillé de l'enquête
Benchmark Group
Bien que chers, les e-books plaisent à leurs utilisateurs
« L'e-book surprend ses utilisateurs pour le confort de lecture qu'il leur offre. Cependant, les terminaux restent chers pour le grand public. 48% de ses utilisateurs citent le confort de lecture comme étant un des avantages principaux du livre numérique, selon une étude Benchmark Group... »
Journal du Net, 12/03/2010
Sur quel support les adolescents d'aujourd'hui sont-ils le plus enclins à lire ?
« Pour les éditeurs "papier", qui sont sur le qui-vive, la cannibalisation du livre physique par le livre électronique constitue un véritable enjeu...
Aux Etats-Unis, où la lecture sur écran est la plus développée, une étude du Book Industry Study Group démontre que les utilisateurs de "liseuses" tendent à ne plus acheter de livres [...] Dans ce paysage en pleine recomposition, il existe un objet ludique, familier des adolescents, qui pourrait servir de tremplin vers la lecture : la console de jeux... » Alain Beuve-Méry
Le Monde des livres, 11/03/2010
L'e-paper sortira t-il de sa niche ?
"L'eBook est d'ores et déjà adopté par les professionnels qui n'ont pas besoin d'applications très perfectionnées. Mais avant que ceux qui - comme les publicitaires - ont ce besoin s'y rallient, il devra être perfectionné.
Les supports de livres numériques sont déjà utilisés par les professionnels. Ceux qui les ont adoptés avaient comme seul critère le besoin de lire clairement des textes sur un support nomade. L'Idate, dans son étude "E-paper : a new generation of screens with new applications?", identifie les quatre avancées technologiques nécessaires pour que son usage s'étende : le format, la couleur, la flexibilité et la vidéo..."
L'Atelier, 16/03/2009
Un homme... âgé de 46 ans et plus... plutôt urbain et CSP+
Florence Legrand
"La Fnac, distributeur du Reader de Sony, s'est penchée sur le cas de ceux qui ont franchi le pas du livre électronique. S'ils sont plutôt très satisfaits par l'objet, le contenu trop léger et les prix trop élevés font partie des points à améliorer.
L'utilisateur du Reader est un homme à 69%, il est âgé de 46 ans et plus, est plutôt urbain et CSP+. Il utilise en premier lieu son livre pour lire des livres, mais s'en sert aussi (50% des usagers) de support de stockage de document personnels et professionnels.
Le confort de lecture et la qualité du produit dans son ensemble sont plébiscités par les utilisateurs. L'étude rapporte même que deux utilisateurs sur trois disent préférer la lecture sur ce support électronique à un livre classique..."
Les ebooks plaisent aux gens qui voyagent et aux grands lecteurs
Frédérique Roussel
"Les ebooks plaisent aux gens qui voyagent et aux grands lecteurs, explique Philippe Citroën, directeur général de Sony France. Mais ils parlent d’une frustration due au manque de titres disponibles."
En attendant la Babel, un usage professionnel de ces ardoises magiques semble idéal. La lecture de documents, de textes juridiques ou médicaux par exemple, est particulièrement adaptée…"
Ecrans.fr, 13/03/2009
Les utilisateurs ont pour la plupart de 40 à 60 ans
"Pour Laurent Hentz, assistant Web et éditions chez M21 Éditions, qui commercialisent des lecteurs d’eBooks depuis près de neuf mois, l’enthousiasme est bien réel. Du moins chez les aficionados des nouvelles technologies...
"Ce que les utilisateurs d’eBooks, âgés pour la plupart de 40 à 60 ans, apprécient le plus c’est la possibilité de stocker un grand nombre d’ouvrages parce qu’ils voyagent beaucoup, ou encore de pouvoir agrandir les caractères s’il ont des problèmes de vue", explique-t-il."
Des usages professionnels
"Pour Hélène Clément (chargée de mission au Syndicat de la librairie française), certains utilisateurs de textes numériques sont également de grands lecteurs de livres papiers. Nombreux sont ceux, en effet, qui réserve l’eBook à un usage professionnel."
L’eBook, le livre du futur, france24.com, 16/09/2008
Intérêt des jeunes ?
Les jeunes sont intéressés par la technologie mais restent très réticents en raison du prix...
"Et si les jeunes restent encore réticents, en raison du prix élevé de l’objet, certains se disent néanmoins très intéressés par cette technologie qu’ils comparent volontiers à l’iPod (le baladeur multimédia d’Apple)..."
Pour lire quoi ?
Une vidéo non dénuée d'humour
Book : un produit révolutionnaire ! 
Pour prendre un certain recul. C'est en espagnol mais même sans en avoir fait, on arrive à suivre...
Urfist de Nice
Des livres numériques pour quoi ?
Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens
Entretien avec Danièle Sallenave
"Normalienne, agrégée de lettres, traductrice de Pasolini et de Calvino, Danielle Sallenave publie aujourd’hui "Nous, on n’aime pas lire", passionnante réflexion sur l’apprentissage de la lecture, issue de sa rencontre avec de jeunes lycéens..."
- Que répondez-vous aux apôtres du web qui expliquent que l’accaparement des jeunes générations par les écrans en fait paradoxalement des lecteurs assidus?
DS : "... une lecture, fût-elle "assidue" d’informations générales n’est pas l’équivalent de la lecture, même sporadique, d’une oeuvre grande et forte, d’un grand texte..."
Nous avons vu apparaître cette année les premiers lecteurs électroniques procurant un confort de lecture équivalent à celui du papier. Confronté à ce nouvel objet, le livre va-t-il rester le contenant emblématique du savoir? N’a-t-il pas déjà perdu ce statut?
DS : " à chaque grande invention : quelque chose d’irremplaçable est tué, quelque chose d’impensable s’impose. L’imprimerie signe la fin des incunables, mais elle est aussi un gain immense en matière de diffusion des oeuvres et de la pensée, même si ce n’est pas son but premier. Les modernes "readers" s’inscriront-ils dans cette ligne ? […] Je n’y vois pas de menace pour la lecture, puisque le mode d’appropriation et de construction du sens demeureront rigoureusement le même. […] Mais la question du goût de lire se posera tout autant : celui qu’on aura convaincu d'en acheter un car c’est "moderne" risquera fort d’être déçu. Le maniement sera souple et facile ; mais le processus de lecture toujours le même. Lent et ennuyeux, toujours autant, si vous n’aimez pas ou ne savez pas lire. Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens."
Entretien avec Danièle Sallenave : Lirons-nous demain ? Le Magazine littéraire, mars 2009
Lecture confortable mais au prix fort... le livre numérique complémentaire de la version papier...
"Deux tiers des lecteurs du Reader de Sony estiment qu’il est plus agréable de lire un livre sur ce ebook que sur un format classique...
Ainsi 70% considèrent que le livre numérique est complémentaire de la version papier.[...]
Quelles sont les qualités de ce ebook ? Le confort de lecture est donc jugé satisfaisant, avec une note en moyenne de 7,6 sur 10. Le principal avantage cité tient dans les performances techniques de l’appareil (59%). Du côté des améliorations à apporter, c’est le coût des livres à télécharger qui coince. Ainsi 80% des personnes interrogées jugent le prix insatisfaisant. Elles pensent, pour 75% d’entre elles, que le prix devrait être en moyenne 40% moins cher qu’un livre (contre environ 10% aujourd’hui).."
Ecrans.fr, 13/03/2009
Appel pour l'ebook : 21 raisons de défendre le livre électronique
Gabriel Gascon dirige le site Sos eBooks
"Instantanéité... Ubiquité... Permanence... Inusable... Facile à copier... Bibliothèque portable... Recherche facile dans le texte... Citations plus faciles... Marque-page et annotations... Liens dynamiques et métalecture... Audio et vidéo... Synthèse vocale... Apprentissage en ligne (e-learning)... Couleurs et illustrations... Facile à modifier... On peut le lire dans le noir... Écologique... Facilite l'enseignement... On peut adapter l'aspect... Certains livres ne sont publiés qu'en ebook..."
Le plus intéressant c’est combien ces appareils servent à lire autre chose que des livres...
Hubet Guillaud
"Mais ce qui me semble le plus intéressant c’est combien ces appareils servent à lire autre chose que des livres (des manuscrits, des articles, des .doc, etc.) - et ce, pas seulement parce que les livres récents sont indisponibles, mais bien parce que nos lectures sont plus ouvertes, plus larges. Je crois que cela montre encore une fois combien la liseuse ne vient pas en concurrence du livre papier, mais sert d’autres usages, dont le livre n’est qu’une partie.
Et encore, si ces appareils permettaient de mieux prendre des notes, cela serait encore plus criant."
Pour une politique du savoir
Patrick Bazin
"Nous sommes donc ici, comme dans bien d’autres domaines, parvenus à un tournant. L’opportunité se présente de favoriser dans l’ordre de l’éducation et de la culture une convergence semblable à celle que connaissent les technologies de l’information (et que celles-ci, d’ailleurs, peuvent favoriser). En quoi cette convergence devra-t-elle consister ? D’abord, sans doute, dans un mixage novateur entre les méthodes de l’enseignement et les nouvelles formes de médiation culturelles. Ensuite, dans un accès le plus aisé et le plus large possible aux contenus, quelles que soient leurs formes. Enfin et surtout, dans la possibilité que chacun aura d’exprimer et de faire partager sa propre expérience. Une telle convergence devra, en somme, permettre à chacun de devenir acteur, et non plus seulement consommateur, du savoir."
Blog - Livres hebdo, octobre 2007
Son avenir lui échappe déjà sans doute...
Patrick Bazin
"On peut certainement faire confiance à la technologie pour reconstituer les spécificités du livre tout en lui ajoutant les avantages de la mise en réseau, mais est-ce bien de cela qu’il s’agit lorsqu’on se demande si le livre a un avenir ?
De nouvelles possibilités, qui sont aussi de nouveaux défis, se présentent à nous : celles d’une information de plus en plus complexe, diverses et volatile ; celle d’une créativité personnelle qu’il devient possible (nécessaire ?) d’exprimer dans un cadre d’emblée mondialisé. Il est de moins en moins évident que le livre puisse correspondre à une telle perspective. Son avenir lui échappe déjà sans doute."
Blog - Livres hebdo, octobre 2007
Popularité croissante des lecteurs de livres électroniques
Carole Walker
"Pédagogues et bibliothécaires estiment que ces dispositifs favorisent l'alphabétisation et la pratique de la lecture. [...]
Les pédagogues et les bibliothécaires considèrent que les dispositifs de lecture électroniques portables offrent un moyen supplémentaire d'encourager l'alphabétisation et la pratique de la lecture qui, selon James Billington de la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis, "change la vie des gens ". "
Pratiques sociales du livre électronique
Jean-Gabriel Ganascia
"En résumé, le rôle que joue le livre électronique dans la construction et la transmission d'un patrimoine intellectuel recouvre des visages si différents qu'il convient d'abord de les sérier, en distinguant les publics (enfants, juristes, érudits...) et les usages (scolaire, jeux, ouvrages de référence, éditions génétiques, encyclopédies...) pour en constituer une typologie."
Le livre électronique : réflexion de prospective. CNRS, 2000
Bandes dessinées numériques
Quel avenir pour la BD numérique ?
EspritBD : LE dessinateur, c’est VOUS ! [BDPlay]
« Apparus quasiment au même moment que le phénomène de blogging, les blogs BD se sont très rapidement popularisés sur la toile et on en voit apparaître des dizaines tous les jours, parfois même de grande qualité. Preuve en est que les artistes les plus talentueux ne sont pas toujours là où on le croit… »
Tryandplay.com, le 19/01/2012
La BD : livre numérique le plus piraté
« Les livres numériques n'échappent pas plus au piratage que les vidéos, films et fichiers musicaux, même si cette pratique est un peu moins populaire. La catégorie de livres numériques la plus prisée des pirates sur Internet est la bande dessinée. »
Lesnumériques.com, le 23/01/2012
Livres numériques: la bande dessinée dématérialisée est-elle au rendez-vous ?
« Avec l'arrivée en France du Kindle et le développement de la concurrence dans l'Hexagone et ailleurs, 2011 a clairement été l'année du livre électronique. Mais si, dans ce milieu, romans et autres essais semblent avoir la part belle, qu'en est-il de la bande dessinée ? Une question qui méritait bien une petite enquête.
Clubic.com 28/12/2011
Comics numériques : un succès dû aux tablettes ?
"La lecture de comics en version numérique se développe de plus en plus aux États-Unis. Selon Milton Griepp, un analyste, même s'il est difficile d'avoir des chiffres exacts les ventes de comics numériques ont plus que doublé entre l'été 2010 et l'été 2011."
ActuaLitté, 02/12/2011
BD numérique : c'est parti !
"La BD numérique dispose d’ores et déjà de tous les signes d’une révolution en marche : des auteurs prêts à se lancer dans l’aventure, de jeunes dessinateurs plein d’idées nouvelles, des éditeurs qui commencent à réfléchir aux nouveaux challenges adressés par l’ouverture numérique du monde de la BD… La planète bande dessinée est donc en ébullition, même si, comme dans toute révolution, tout est encore à définir, à comprendre et à imaginer."
Creanum.fr, 30/11/2011
Le comics numérique plus proche de la vision de l'auteur que l'imprimé
"Mike Romo, journaliste spécialisé dans le comics, s'est mis à la lecture de comics sur iPad, il y a un mois et a tenu à partager son engouement pour cela. Il était pourtant sceptique dans un premier temps, se demandant notamment si les dessins seraient aussi appréciables vus sur un écran et si la sensation du papier ne lui manquerait pas."
Actualitté.com, 27/11/2011
Usages nomades
Mobilité
De nombreux penseurs, sociologues et urbanistes contemporains se sont penchés sur le concept de mobilité.
Quelques réflexions sur la mobilité numérique et l'urbanisme
Avec le numérique, la mobilité change d’échelle dans le temps et l’espace, et donc de définition. Les technologies numériques permettent un continuum informationnel qui rend plus riche et dense les déplacements. Le domicile n’est plus suffisant pour définir son territoire. Le territoire de vie devient le territoire de la mobilité, constitué de parcours vivants, interactifs, et d’archipels. La mobilité numérique vient entrelacer la mobilité physique. Ainsi la mobilité n’est plus un concept basé seulement sur le mouvement physique, mais un potentiel qui permet des choix à condition de maîtriser suffisamment les informations et les moyens de les acquérir."
Ville et numérique, 12/03/2009
Interview d'Eric Orsenna
C’est le rêve de Borges qui devient réalité...
Pionnier de l’aventure du livre électronique, l’écrivain analyse l’avenir de l’édition face à ce qui lui apparaît comme une formidable révolution technologique.
"... L'e-book est un outil extraordinaire pour ceux qui, comme moi, aiment à la fois le livre et le voyage. Vous avez tous les livres dans un seul livre. C’est le rêve de Borges qui devient réalité : une bibliothèque de Babel à portée de la main, que vous soyez au large du cap Horn ou au fin fond du Kamchatka..."
Bibliographie - Webographie
Impacts du numérique sur la lecture
Revues - Dossiers
Infobourg et Carrefour éducation
Dossier : Lecture à l’écran : défis du lecteur branché
Ce dossier conjoint de Infobourg et de Carrefour éducation a été réalisé par Marc-André Brouillard. Il est organisé en 4 parties :
L’enseignement et la lecture à l’écran
Le livre numérique : la fin du livre papier ?
Il comprend une bibliographie - webographie :
Webographie et bibliographie
Ce dossier est accessible également en téléchargement, 18 p. 
Infobourg, 15 octobre 2010
SCIENCE ET VIE
Dossier : La lecture change, nos cerveaux aussi : e-book, Internet, smartphone...
Science et Vie / Philippe Testart-Vaillant et Kheira Bettayeb
Retrouvez ce dossier accompagné de vidéos, de textes lus d'une expérience exclusive, signalés par un pictogramme.
Lecture sur écran
"Depuis plus de cent ans, nous avons développé des capacités cognitives adaptées à l'écrit sur papier. Or, le texte prolifère aujourd'hui sur toutes sortes de supports électroniques : e-books, smatphones, ordinateurs... entraînant une révolution de notre rapport à la lecture. Et une modification de notre cortex."
Les écrans s'adaptent enfin la lecture
"Pour détrôner le livre, les supports numériques comblent leurs lacunes : contraste gagnant en netteté, ergonomie de plus en plus ingénieuse, nombre croissant de toitres disponibles... Un marché que se disputent âprement smartphones et e-books. Etat des lieux."
Science et Vie, n°1104, septembre 2009, p. 42-57
Dossier : Le papier contre l’électronique
Hubert Guillaud
Introduction
Nicolas Carr : “Est-ce que Google nous rend idiot ?”
Internet Actu, 23/01/2009
1ère partie
Nouveau support, nouvelle culture
Internet Actu, 30/01/2009
2e partie
Le papier contre l'électronique : lequel nous rend plus intelligent ?
Internet Actu, 10/02/2009
3e partie
Vers de nouvelles manières de lire
Internet Actu, 31/03/2009
4e partie
Qu’est-ce que lire ?
Internet Actu, 29/04/2009
Sommes-nous multi-tâches ?
Hubert Guillaud
1. Comment apprendre à maîtriser notre attention ?
Comment être arttentif dans un monde où les sollicitations sont multiples ?
Génération multitâche ou diabolisation des pratiques générationnelles ?
Internet Actu, 26/05/2009
2. Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?
Comment réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention ?
Peut-on exercer positivement son attention ?
Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?
Internet Actu, 27/05/2009
Etudes
Lire dans un monde numérique : état de l'art
BELISLE, Claire (dir.)
«Que devient la lecture dans un monde numérique ? Proposant une réflexion sur les processus de lecture en ligne, sur ebook, sur écran d'ordinateur ou de téléphone mobile, des spécialistes issus du monde universitaire interrogent les habitudes de lecture forgées par la culture du livre papier tout en introduisant aux modalités émergentes de lecture sur supports numériques. » (Extrait de la quatrième de couverture de la présente édition).
Presses de l'Enssib, avril 2011. 295 p.
www.enssib.fr/
La lecture numérique : réalités, enjeux et perspectives
BELISLE, Claire ; LEGENDRE, Bertrand
En se déplaçant progressivement du papier vers l'écran, les pratiques de lecture s'adaptent et se transforment. Dans quelle mesure la place prise par l'information dans la société et la prépondérance des technologies et des supports numériques, en bouleversant les habitudes liées aux textes, mettent-elles en péril certaines de ces pratiques ? Comment lirons-nous demain ?
En analysant les caractéristiques des nouveaux médias et en rendant compte des expériences de lecture d'œuvres numériques, cet ouvrage fait le point sur la place actuelle et les perspectives de la lecture sur les supports numériques, et particulièrement sur les livres électroniques. Les divers chapitres donnent des informations factuelles et des points de repère sur la lecture sur écran, sur son avenir et sur les conditions de son utilisation notamment par les bibliothèques.
Les apports des différents spécialistes qui ont contribué à cet ensemble constituent un précieux outil pour appréhender l'impact culturel de la lecture à l'écran, la transformation des tâches et des rôles des auteurs, éditeurs, libraires et bibliothécaires.
Sommaire
- Genèse d'un objet technique : le livre électronique (Jean-Baptiste de Vathaire)
- Pratiques de lecture et livres électroniques (Alain van Cuyck, Claire Bélisle)
- Écrire pour l'écran (Jacques André, Alain Paccoud)
- Lire à l'écran : les enjeux de la lecture numérique (Claire Bélisle)
- Lectures numériques : approches économiques (Bertrand Legendre)
- La place du livre électronique en bibliothèque (Christian Ducharme)
- Le manuel numérique (Pascale Gossin)
- État des lieux du livre électronique : logiciels de lecture, livres numériques, textes (Alain Paccoud)
- Glossaire
- Index
Presses de l'Enssib (Référence), avril 2004, 296 p.
www.enssib.fr/
Les défis de la publication sur le Web : hyperlectures, cybertextes et méta-éditions
SALAUN, Jean-Michel ; VANDERPORPE, Christian
Issu d'un colloque franco-québécois, ce livre présente une réflexion pluridisciplinaire autour du document numérique, menée par des réseaux très actifs de chercheurs francophones. Il marque une étape car il fait se rencontrer la sensibilité littéraire et celle des sciences de l'information.
Les contributions sont regroupées autour de trois grands axes :
- une approche historique de la lecture et de l'écriture
- une analyse des pratiques et des enjeux liés au numérique
- des propositions prospectives.
1. La perspective des textes
- Manières d'écrire, manières de lire. Des alphabets à l'Internet
- La lecture au défi du virtuel
- Naviguer entre le texte et l'écran. Penser la lecture à l'heure de l'hypertextualité.
- Hypertexte et fiction
- Lorsque les écrits de réseaux cristallisent la mémoire des outils, des médias et des pratiques...
2. La confrontation des postures
- Analyse sémio-pragmatique des forums pédagogiques sur Internet.
- Cybertextes et hyperlectures dans l'enseignement universitaire
- Sommes-nous les premiers lecteurs de l'Encyclopédie ?
- Lire avec un livre électronique : un nouveau contrat de lecture ?
- L'édition entre biens et services
3. L'ouverture des imaginaires
- Le Web et l'émergence d'une nouvelle structure de connaissances
- Pour une science humaine de l'Internet
- Retour à la tradition orale : écriture dans le ciel à la vitesse de la pensée
- Vérité et fiction sur Internet
Presses de l'Enssib (Référence), 2004, 299 p.
Thèses - Mémoires
Thèse. Analyse des pratiques de lecture sur livres électroniques chez les étudiants universitaires
GARBI Zeïneb
"Les résultats obtenus montrent que, d’une façon générale, l’objectif de lecture, la nouveauté du contenu, les habitudes de lecture de l’étudiant de même que les possibilités du système de lecture sont les éléments qui orientent le choix et l’application des stratégies de lecture. Des aides et des obstacles à la lecture ont été identifiés pour chacun des systèmes de lecture étudiés. [...]
Cette recherche contribue à enrichir les connaissances sur la lecture numérique, notamment celle du lectorat universitaire étudiant, et l’impact d’un système de lecture sur l’efficacité de la lecture, sur les lecteurs, sur l’atteinte de l’objectif de lecture, et sur les stratégies de lecture utilisées. Outre les limites de l’étude, des pistes pour des recherches futures sont présentées..."
Québec : Université de Montréal, janvier 2008, 240 p.
http://hdl.handle.net/1866/575
Thèse. Apprendre à lire grâce à l'hypertexte
SOUBRIÉ Thierry
Thèse, sciences du langage, en 2001
Ce travail se situe à la croisée de trois grands domaines : l'informatique éducative, la didactique de la littérature et la lecture. Il s'attache à démontrer que l'hypertexte, technologie intellectuelle nouvelle définie comme un système réticulaire et cognitif, constitue une sorte d'artificialisation des processus de lecture. La réflexion prend autant appui sur la recherche fondamentale (théories littéraires, sémiologie, psychologie cognitive), que sur l'analyse de l'évolution, grâce au numérique, des pratiques de lecture-écriture, tant parmi les chercheurs et les écrivains que parmi le grand public. Transposée dans le champ de l'enseignement/apprentissage de la lecture littéraire, cette réflexion est le fondement d'une expérience d'hypertextualisation d'une nouvelle d’espionnage dans une classe de CM2 qui permet de jeter les bases d’une didactique de l'hypertexte lectoral (résumé d'éditeur)
1. L'hypertexte dans le champ de la lecture
1.1. L'hypertexte, système réticulaire et cognitif
1.2. Du lire-écrire à l'écrilecture
1.3. L'hypertexte à l'école
2. Les conditions d'une didactique de l'hypertexte lectoral
2.1. Vers une science de la lecture
2.2. La littérature à l'école
2.3. La structure narrative des récits
3. De la théorie à la pratique
3.1. Pédagogie de l'hypertexte lectoral
3.2. Lecture d'une nouvelle policière
3.3. Hypertextualisation d'une nouvelle d'espionnage dans une classe de CM2
UPV. Université Paul Valéry, Montpellier 3, 2001, 307 p.
www.revue-texto.net/marges/marges/000_theses_resu_html/soubrie_t.htm
PDF
Mémoire. L'enfant et la lecture interactive
DESAINT Axelle
Mémoire d'une maîtrise de Sciences et Techniques en Hypermédia
1. Quand la littérature devient virtuelle
La littérature jeunesse : comment a-t-elle séduit le support informatique ?
Quand le livre s’anime… Le mariage de la littérature et du multimédia.
2. Quelle littérature interactive pour les enfants
Le cédérom, nouveau livre de chevet des enfants ? Quelles histoires interactives pour les enfants sur Internet.
Histoires interactives : s’avoir s’adapter à un nouveau support.
3. Lire sur un support informatique
La lecture et l’enfant : une rencontre décisive. L’ordinateur, le meilleur ami de l’enfant.
Lire des fictions interactives. Quelle littérature interactive peut-on proposer à des enfants ?
4. Internet et langue écrite
Apprendre à lire le multimédia : où en est-on ? Que peut apporter Internet dans l’apprentissage de la langue écrite ?
Quand Internet invite les enfants à écrire
5. Clicksouris : un site d'histoires interactives sur Internet
Naissance d’un projet. Présentation de Clicksouris
Bilan et perspectives
Ouvrages
Lecture et technologies numériques : enjeux et défis des technologies numériques pour l'enseignement et les pratiques de lecture
GERMAIN, Bruno ; MAZEL, Isabelle ; ROUET, Jean-François
Cet ouvrage propose une synthèse actualisée sur la question de la lecture sur écran, à partir des diverses recherches récemment conduites dans différentes disciplines - psychologie, ergonomie, sémiologie... Incontournable, il permet aux enseignants, aux formateurs, aux stagiaires professeurs, autant qu'aux utilisateurs novices, de se forger une opinion critique sur les apports et les nouveaux défis que posent les technologies numériques pour la lecture. Il rassemble, d'une part, des éclairages sur l'impact du numérique dans les pratiques de lecture et lors de son apprentissage, et une réflexion sur la mise en œuvre de la compréhension et de l'usage de l'information. Il développe, d'une part, une étude critique approfondie des principaux logiciels d'entraînement à la lecture, accompagnée d'une grille d'analyse originale et pragmatique, qui devrait aider les enseignants à exploiter au mieux, s'il le désirent, ces outils. Il présente, enfin, des ressources pour les démarches de recherche-action, ainsi que des recommandations qui s'adressent autant aux praticiens des technologies numériques qu'aux concepteurs d'outils.
CNDP, 2007, 253 p.
La lecture électronique
BACCINO, Thierry
Synthèse des découvertes apportées par la psychologie et l'ergonomie cognitive dans le domaine de la lecture électronique, classée en trois grands thèmes : la visibilité, la lisibilité et la compréhension et la mémorisation. Décrit aussi des méthodes expérimentales comme l'analyse des mouvements des yeux ou des trajectoires de la souris sur un écran. Une partie est consacrée à l'ergonomie des interfaces homme-ordinateur.
PUG, 2004 , 253 p.
L'outre-lecture : manipuler, (s')approprier, interpréter le Web
Cet ouvrage porte sur le rapport - rénové - d'Internet et de la lecture, quant aux notions de corpus, de document et de signe. Il évoque la manière de se servir du web et du réseau de pages et de liens, techniquement et cognitivement. Particulièrement, il insiste sur la notion d'ancre et de poids des liens. Il montre que le réseau est une structure, définie non seulement par le poids des liens entre les documents, auxquels renvoient les ancres, mais aussi par les interactions entre l'homme et la machine. Ce sont donc les usages de la machine par l'homme qui permettent de caractériser sa pensée (c'est-à-dire sa cognition) : la forme selon laquelle il use de l'outil d'information et de communication et le schéma de sa circulation dans le réseau lui-même.
BPI, 2003, 267 p.
Text-e : le texte à l'heure de l'Internet
ORIGGI, Gloria ; ARIKHA, Noga
L'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur l'information et l'écrit. Traite notamment des objets de communication hybrides et de leurs usages sociaux. Textes issus d'un colloque virtuel qui s'est déroulé d'octobre 2001 à mars 2002 et dont la BPI était l'un des initiateurs.
Parmi les titres de chapitre :
Ce que l'Internet nous a appris sur la vraie nature du livre
- Lire : le futur digital (R. Casati)
- Vers une lecture sans écriture (J. Epstein)
- Auteurs et autorité, un entretien avec U. Eco (D. Sperber)
Bibliothèque publique d'information, 2003, 252 p.
Du papyrus à l'hypertexte : essai sur les mutations du texte et de la lecture
VANDERPORPE, Christian
Les nouvelles technologies révolutionnent la façon même dont notre civilisation crée, emmagasine et transmet le savoir. On ne lit pas un hypertexte comme on lit un roman, et la navigation sur le Web procure une expérience différente de la lecture d'un livre ou d'un journal. L'ouvrage analyse ces bouleversements et conduit une réflexion sur la place et l'avenir de l'écrit dans notre civilisation, s'inscrivant au croisement de travaux de plus en plus nombreux consacrés à l'histoire de la lecture, l'hypertexte, l'ordre de l'écrit et la "fin" du livre.
La Découverte (Cahiers libres), 1999, 224 p.
Colloques
Entretiens Jacques CHARTIER
Les défis de la publication sur le web : hyperlectures, cybertextes et méta-éditions
2 mars 2003
- Édition numérique universitaire et accès en ligne (Marc Minon)
- Quelle stratégie pour des manuels numériques universitaires ? (Pierre Le Loarer)
- La fabrication du cybermensuel Archée (Pierre Robert)
3 février 2003
- Lire avec un livre électronique : un nouveau contrat de lecture ? (Claire Belisle)
- Lorsque les écrits de réseaux cristallisent la mémoire des outils, des médias et des pratiques (Emmanuël Souchier)
27 janvier 2003
- Back to the Oral Tradition Through Skywriting at the Speed of Thought (Stevan Harnad)
- Ecriture collective par forum sur le Web : un nouveau genre d'écrit universitaire ? (François Mangenot)
- Hypertexte et fiction : la question du lien (Jean Clément)
- Le web et l'émergence d'une nouvelle structure de connaissances (Ollivier Dyens)
- Entre le texte et l'écran (Bertrand Gervais)
- La programmation : une forme de poésie ? (David 'jhave' Johnston)
- Sommes-nous les premiers lecteurs de l'Encyclopédie ? (Benoît Melançon)
- Modes d'écriture et modes de lecture de l'alphabet à Internet (David Olson)
- Pour une science humaine de l'Internet (Gloria Origgi)
25 novembre 2002
- Cybertextes et hyperlectures dans l'enseignement universitaire (Denis Bachand)
- Vérité et fiction sur Internet (Yannick Maignien)
- L'édition entre biens et services (Jean-Michel Salaün)
Interdiscipline.org, 2003
www.interdisciplines.org/defispublicationweb/language/fr
Écrans et réseaux, vers une transformation du rapport à l’écrit
Premier colloque entièrement virtuel consacré à explorer l'impact de l'Internet sur la lecture, l'écriture et la diffusion du savoir. Le colloque s'est déroulé du 15 octobre 2001 jusqu'à fin mars 2002. Sur ce site vous trouverez les dix conférences invitées de text-e ainsi que les débats archivés autour de chaque conférence. Text-e a été une première expérience très fructueuse de colloque en ligne. Ce site est le témoignage de cette expérience.
- Lecteurs et lectures à l'âge de la textualité électronique (Robert Chartier)
- Ce que l'Internet nous a appris sur la vraie nature du livre (Roberto Casati)
- Lecture et écriture scientifique “dans le ciel” : Une anomalie post - gutenbergienne et comment la résoudre (Stevan Harnard)
- Transmettre, réagir, se souvenir : le journalisme sur l'Internet (Bruno Patino)
- Le futur de l'Internet : une conversation avec Theodore Zeldin (Théodore Zeldin)
- Lire : le futur digital (Jason Epstein)
- Babel ou le choix du caviste: la bibliothèque à l'heure du numérique (BPI)
- Vers une lecture sans écriture ? (Dan Sperber)
- Les nouvelles architectures de l'information (Stefana Broadbent et Francesco Cara)
- Auteurs et autorité (Umberto Eco)
Text-e, 2001-2002
www.text-e.org/
Pratiques culturelles
Rapports - Etudes
Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique
DONNAT, Olivier
Olivier Donnat, sociologue au Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication a présenté le 14 octobre l'enquête qu'il a dirigée sur les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique. Cette enquête "a été réalisée auprès d’un échantillon de 5 000 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Elle offre une photographie complète des pratiques culturelles et de communication des Français, en étudiant les domaines de l’Internt et, de la télévision, de la radio, de la musique, de la presse et des livres, de la fréquentation des équipements culturels et des pratiques en amateur."
"L'enquête se situe dans un contexte où plus de la moitié des Français disposent chez eux d’une connexion à haut débit et où plus d’un tiers utilisent l’internet quotidiennement à des fins personnelles."
La Découverte / Ministère de la Culture et de la Communication, octobre 2009
L'ensemble des résultats statistiques ainsi qu’une synthèse commentée.
www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr
Éléments de synthèse
Culture études, n° 2009-5
Résultats statistiques
Lecture de presse et de livres
Lire : les pratiques culturelles du numérique
GIFFARD, Alain
Rapport remis en juin 2007 au ministère de la Culture et de la cette étude comporte trois parties
Introduction
lecture, lecture numérique
1. Les techniques de lecture numérique
- Brève histoire des moyens techniques
(lecture à l'écran, hypertexte, Web, lecture sur le web)
- L’hypertexte comme vision de la lecture
(convergence de la théorie littéraire et de la technologie, lecture de l'hypertexte)
2. La lecture numérique du point de vue du lecteur
- Le lire numérique comme faire
(navigation, marquage, copie, prospection, annotation, structuration, réseau de textes, réseau de lecture)
- Aux limites de la lecture numérique
(limites de la lecture numérique d'après les psychologues, lecture d'information, lecture d'étude)
3. La société des lecteurs
- Les lectures industrielles
(l'industrie de la lecture, commercialisation des lectures, le décentrage vers l'espace public)
- Le public des lecteurs numériques
(rôle et responsabilité des lecteurs numériques, pour un droit du lecteur, nouveaux savoirs, nouvelles ignorances)
Blog d’Alain Giffard, 2007
http://alaingiffard.blogs.com/culture/2007/09/le-public-des-l.html
http://alaingiffard.blogs.com/culture/2007/09/lectures-indust.html
Débat autour d'Internet
Revues - Dossiers
BOOKS
Internet rend-il encore plus bête ?
Numéro spécial coordonné par Olivier Postel-Vinay. Ce numéro de Books, consacré à la mutation culturelle induite par Internet et les technologies qui l’entourent, regroupe les points de vue les plus contraires. "Au-delà de la question désormais classique : "Le Net nous rend-il bête ?", le vrai débat porte bien entendu sur le point de savoir si la culture du Net est en passe de balayer la vieille culture humaniste, fondée sur le respect de la profondeur, sur la préférence pour la réflexion solitaire, au profit d’une culture privilégiant la vitesse et le fragmentaire, mais aussi la réflexion collective. En filigrane, mais de manière obsessionnelle, c’est aussi la question de l’avenir du livre et de la lecture qui est posée…".
Articles intégralement en ligne
Articles Socrate 2.0
L'avenir des livres : « Ceci tuera cela »
Ne tirez pas sur l’écran !
Lire ou ne pas lire, là n’est pas la question
Mais pourquoi donc lisent-ils moins ?
Vous avez dit littér@ture ?
Autres articles (chapeau en ligne)
Is Google Making Us Stoopid ?
Le crépuscule de la lecture
Les odyssées du savoir
Heureux, les enfants du Net !
Le culte de l'amateur
Les liens étranges de la lecture et du cerveau
Téléphone-moi un roman !
La génération la plus bête ? C’est celui qui l’dit qui l’est…
Les gardiens du temple ont démissionné
Chris Hedges : « Internet gonfle le culte du moi »
Misère de la lecture en Chine
Petit éloge de la « moi génération »
Internet semble creuser l’écart entre les jeunes qui lisent et ceux qui ne lisent pas
Pour en savoir plus
Books, n° 7 - Juillet-Août 2009
booksmag.fr
- Dossiers associés
-
Lectures numériques


- Thierry Bacino , professeur de psychologie cognitive, université Sophia Antipolis, Nice.
Hypertexte
LABO.bnf.fr
1/5 : Un réseau d’humains et de machines enchevêtrées
N'hésitez pas à nous signaler des exemples
A partir d'ÉDU'bases Lettres
