Jeux sérieux, mondes virtuels
Jeux sérieux (serious games), jeux vidéo et électroniques, mondes virtuels... : au service de l'enseignement ?
3. Phénomène des jeux vidéo et des mondes virtuels
Aspects psychologiques
Dépendance ?
Yann Leroux : “Il n’y a pas d’addiction aux jeux vidéo”
Interview par Hubert Guillaud
"Membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, joueur invétéré, Yann Leroux s’intéresse au virtuel depuis qu’il est tombé dedans. C’est assurément son expérience de joueur qui l’a amené à porter un autre regard sur le jeu. [Pour lui], Non, les jeux, comme les passions, ne rendent pas malades. C’est plutôt le fonctionnement de notre société qu’il faut interroger…"
Extrait de l'interview
"Une des critiques récurrentes des jeux qui a donné naissance à la notion d’addiction est le temps qu’on y passe. A croire que les éditeurs font exprès de faire de bons jeux, avec lesquels on veut passer du temps pour s’amuser. Mais il n’y a pas que les jeux vidéos qui procurent des plaisirs. On peut passer des heures à jouer aux échecs ou à un jeu de plateau et à ne pas être content quand il faut s’arrêter. Les stimulations qu’apportent les jeux vidéo sont des aides à penser. Ce ne sont pas des excitations vaines, dont on ne sait rien. Mais des matières à penser. Je fais le pari qu’à force de rejouer le débarquement de Normandie, on se pose des questions sur la guerre, à force de devenir expert en arme, on va se demander ce qui nous fascine chez elle. […]
Ce que l’on voit dans l’écran est un reflet de ce qu’il y a dans notre psychisme. Mais sur un même écran, chacun ne voit pas la même chose ! On ne retire pas la même information d’une même image, disait Barthes, car ce qui dans une image est important pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre. Dans les jeux vidéos, c’est la même chose."
Internet actu, 23/03/2009
http://www.internetactu.net/2009/03/23/yann-leroux-il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-video/
Jeux vidéo: pratique & dépendance
Ce dossier d'Espace-Citoyen.net permet de faire le point sur l'univers des jeux vidéo, ses publics, les risques de dépendance éventuels, la question de la violence,...Articles
- Les jeux vidéo à la loupe...
- Les jeux vidéo en quelques chiffres
- Les jeux vidéo: bienfaits et méfaits
- Jeux online et offline: la différence
- Jeux vidéo et violence
- La cyberaddiction
espace-citoyen.be, 1012/2008
http://www.espace-citoyen.be/site/index.php?EsId=1&Module=mod-produit&Indice=1-61-32
Les joueurs accros ne sont pas nécessairement compulsifs
"C’est ce qu’affirme Keith Baker, le fondateur du centre Smith&Jones d’Amsterdam, le seul centre européen vraiment spécialisé pour traiter la dépendance au jeu vidéo. Après avoir traité plusieurs centaines de cas, il estime que seulement 1 joueur sur 10 peut être considéré comme compulsif.
Dans une entrevue à la BBC, Keith Baker a expliqué ses constatations: "Plusieurs jeunes présentent des signes, qui, en apparence peuvent être associés à la dépendance aux jeux vidéo. Quand on travaille avec ces jeunes, on se rend vite compte que cela n’est pas de la dépendance. Ces jeunes ont simplement besoin de leurs parents et des enseignants…c’est en fait un problème social"..."
Canoe.com 26/11/2008
http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2008/11/20081126-104355.html
C’est grave docteur ? L’avis du psy
3 questions à Thomas Gaon, psychologue clinicien en addictologie spécialisé sur les effets psychosociaux des jeux vidéo et membre de l’Omnsh (Observatoire des mondes numériques en sciences humaines).
- Que penser de l’engouement autour de Second Life ?
- En ce qui concerne les joueurs de Second Life, à partir de quel moment peut-on dire que l’on devient addict ?
- Quel danger peut provoquer l’immersion dans un monde "parallèle" si l’on en devient dépendant ? Avez-vous par exemple constaté chez certains sujets un manque de distinction entre le monde virtuel dans lequel il évolue et le monde réel ?
Les Infos du net, 17/01/2007
http://www.infos-du-net.com/actualite/dossiers/28-5-second-life.html
La dépendance
"Les jeux vidéo peuvent créer une certaine dépendance chez les enfants. Une étude réalisée en 1998 à l'université Simon Fraser démontre qu'un adolescent sur quatre jouant à des jeux vidéo ressent une forme de dépendance à ceux-ci et qu'il est troublé par son manque de contrôle sur son comportement.
D'après les recherches faites sur le sujet, il pourrait y avoir une explication physiologique au problème de la dépendance. Des études ont en effet démontré qu'une séance de jeux vidéo libère de la dopamine dans le cerveau, un neurotransmetteur associé entre autres aux sensations de plaisir."
Réseau Education et médias (Québec)
http://www.media-awareness.ca/francais/parents/jeux_video/inquietudes/dependance_jeux.cfm
La dépendance des jeunes aux jeux vidéo
- Description
- Mode de consommation - Quelques Définitions (consommation occasionnelle, consommation régulière,
conduite addictive, consommation abusive ou excessive , dépendance)
- Particularité du joueur : conscience du risque
- Les symptômes et le diagnostic (critères d'addiction, addiction aux jeux vidéo)
- Dépendance dans le monde
- Termes utilisés par les joueurs
- Bibliographie et liens
Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_au_jeu_vid%C3%A9o
Internet, jeux vidéo, @ comme addiction
"Aucun des spécialistes [...] interrogés n’a rencontré d’adolescent accro au chat. En revanche, il existe des cas d’addiction au jeu vidéo. "Très proche de la réalité, il fascine. En plus, si vous perdez, vous pouvez recommencer. Du coup, la notion du temps devient floue", explique
Jean-Patrick Gandelet. Mais c’est quand le jeu s’allie à Internet qu’il hypnotise le plus. Désormais, on peut jouer en ligne, avec des milliers d’autres personnes, avec qui l’on communique par chat. Ces jeux appartiennent à la catégorie des "univers persistants" : quand le joueur se déconnecte, la partie continue sans lui. D’où une envie de jouer le plus possible. Cela dit, comme dans toute dépendance, le produit n’est pas en cause, encore moins le jeu vidéo, qui, bien utilisé, comporte des vertus éducatives et même thérapeutiques... La plupart des jeunes joueurs ne subissent aucun phénomène d’addiction. Seule une minorité se laisse piéger. "Cela arrive parfois quand l’enfant est angoissé, parce que ses parents ne se montrent pas disponibles ou lui mettent trop la pression", analyse Jean-Patrick Gandelet..."
Familles et éducation (APEL)
http://www.apel.asso.fr/unapel/bases/statique.nsf/0/031ECEED9616CAFB80256CEC0054F9E6?OpenDocument

