Quelles compétences développe-t-on avec un exerciseur de type "répétiteur" ?
Qu'est-ce qu'un "répétiteur" ?
C’est le type d'exerciseur le plus répandu. Il propose un cadre très rassurant, sous la forme d’exercices contextualisés avec un guidage fort.
Une acquisition de connaissances personnalisée
L’acquisition des connaissances mathématiques semble facilitée par ce support car l’exerciseur va interagir à chaque erreur et inviter l’élève à mémoriser la connaissance attendue. La connaissance peut être rappelée à chaque erreur. Cette utilisation demande une adéquation entre l’énoncé des connaissances par l’enseignant et la formulation de l’exerciseur.
L’interface de l’exerciseur conduit souvent l’élève à travailler sans support écrit, ce qui le conduit à développer notamment des compétences telles que le calcul mental.
L’usage d’un exerciseur permet de favoriser la création d’automatismes dans des contextes identifiés. On pourra ainsi travailler le lien entre le cours et l’application directe à des exercices (par exemple : repérer les conditions d’application, mettre en œuvre une technique). Chaque élève a un retour personnel et peut repérer ses propres erreurs. L’élève peut se positionner par rapport à sa capacité à mettre en œuvre un outil mathématique donné. Le retour immédiat de l’exerciseur lui permet de ne pas persister dans une démarche erronée.
Un cadre contraignant
Toutefois, on peut légitimement s’interroger comme pour tout entrainement répétitif sur la capacité pour un élève à mobiliser ces compétences techniques dans un autre cadre. Ceci est accentué ici par trois éléments :
- Un contexte mathématique explicite : les exercices étant classés dans des cadres très précis, l'élève sait quelle démarche est attendue ce qui ne développe pas ses capacités à identifier les conditions de mise en oeuvre d'une méthode ;
- Une interface contraignante : L’interface oblige souvent l’élève à entrer dans un mode de résolution et toujours à saisir sa réponse sous une forme arbitraire (fraction, décimale…);
- Un indice de variation entre les différents exercices réduit : Très souvent, la seule démarche demandée à l'élève est de reproduire la situation précédente avec d’autres valeurs.
Quelle autonomie de l'élève ?
On entend souvent par autonomie la capacité d’un élève à travailler sans l’aide de l’enseignant : ce type d'autonomie est favorisé ici du fait du contexte très guidé. L’élève travaille seul : à la tutelle de l’enseignant se substitue la tutelle du logiciel.
Par contre,le contexte et le guidage très précis ne favorisent pas la prise d'initiative et ne permettent pas de développer l’autonomie des élèves pour aborder des contextes différents.
En résumé
Les compétences développées par ces exercices de type "Répétiteur" sont donc modestes mais non négligeables : la mémorisation, la familiarisation avec un contexte donné et l’entraînement à une technique. Le cadre fermé permet d’en favoriser l’usage hors de la classe.
Quelques exemples
Angles et constellations (Paris)
Lieux de points et courses au trésor (Paris)
