Logo Éduscol
Accueil du portail  Communication et vie privée  S’exprimer et communiquer librement  Respecter la dignité de chacun

Respecter la dignité de chacun

Apprendre à respecter la dignité d’une personne en la traitant avec décence dans la vie réelle comme virtuelle. Savoir signaler les contenus à caractère choquant visualisés sur Internet.

Cas concret :

Un élève décide de se moquer d’un autre du même établissement scolaire en prenant des photos de lui à son insu avec son téléphone portable. Il modifie, déforme l’image captée pour la rendre injurieuse à l’égard de la personne représentée, puis la publie sur un réseau social avec des commentaires dégradants. La photo déformée permet d’identifier la personne, au moins pour les élèves fréquentant le même établissement. L’auteur de la publication s’est rendu coupable d’une infraction de presse.

Les bonnes questions à se poser :

  • Qu’est-ce que le cyberharcèlement ?
  • De quelle manière peut-on s’en défendre ?

Présentation :

Avec Internet, chaque personne dispose d’un formidable outil de diffusion, rapide et touchant un large public. Les moyens de communication du web 2.0 (sites, blogs, réseaux sociaux, forums, plateformes diverses afin d’apporter sa contribution) permettent des échanges à grande échelle et peuvent être aussi l’occasion de dénigrer publiquement quelqu’un, de le mépriser, de l’insulter, voire de publier des contenus à caractère choquant, avilissant pour cette personne, en portant atteinte à ses droits.

Il n’est pas envisageable, par exemple, qu’une personne utilise son blog ou son site personnel pour :

  • insulter, critiquer ou salir la réputation d’une autre personne, qu’il s’agisse d’un élève, d’un professeur que l’on connait bien, ou que l’on a croisé dans l’enceinte d’un établissement scolaire, ou encore d’une personne qu’on connait à peine, voire pas du tout ;
  • tenir des propos racistes, avilissants ;
  • inciter à la violence à l’encontre de qui que ce soit.

 Les injures, la diffamation, la diffusion d’images détournées de leur contexte, le harcèlement moral, les agressions physiques filmées, le chantage à l’égard d’un individu pour extorquer de l’argent, etc. sont autant d’infractions pénalement sanctionnées qui s’appliquent aussi sur Internet, peu importe la personne qui en est à l’origine (un élève, un enseignant, etc.).

Témoignages :

Marianne, 46 ans : « Ma fille Cathy de 18 ans avait un comportement étrange ces derniers temps. Elle surfe beaucoup sur Internet et s’est inscrite sur un réseau social. Un soir que je la questionnais sur ses “contacts”, elle s’est effondrée en pleurant, m’avouant qu’elle avait rencontré quelqu’un de bizarre sur le réseau social qu’elle fréquentait depuis des semaines : au début amical, ce jeune homme lui faisait maintenant du chantage en lui demandant de lui transmettre ses coordonnées, plusieurs photos d’elle et le numéro de carte bleue de ses parents. Tout ceci sous la menace d’être agressée physiquement en cas de dénonciation. Ma fille n’osait plus sortir. J’ai contacté directement la gendarmerie. Depuis les menaces ont cessé et ma fille a retrouvé un comportement normal. »

Lucas, 13 ans : « Je joue souvent aux jeux vidéo, mais il y a six mois, je n’ai pas compris, en me connectant j’ai rencontré d’autres joueurs qui me disaient d’insulter les autres joueurs. Il fallait que je dise des mots grossiers et d’autres mots que je ne comprenais pas toujours. Bien sûr, je ne l’ai pas fait et je n’ai pas rejoué à ce jeu ; j’en ai parlé à mon père qui a contacté le site pour le signaler. »

Conseils :

  • On peut ne pas plaire à tout le monde, mais on ne doit pas endurer de souffrances morales en conséquence de la publication de photos, d’écrits, d’enregistrements sonores injurieux ou diffamants nous concernant : l’injure est toute expression outrageante ou manifestant un mépris infondé, tandis que la diffamation est toute allégation qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne (loi du 29 juillet 1881 dite loi sur la liberté de la presse) ; les atteintes sont constituées dès qu’il y a communication publique des injures ou de la diffamation par le biais d’Internet, par exemple.
  • Tenir des propos insultants à l’égard de son professeur ou d’une quelconque personne que ce soit sur son blog, sur un site, un réseau social peut entrainer des condamnations.
  • Attention : la loi considère que c’est l’auteur d’un contenu qui en est responsable pénalement ; ainsi, l’éditeur (le propriétaire) d’un blog n’encourt aucune condamnation du fait des billets injurieux ou diffamants postés par des tiers sur son blog, sauf s’il en a eu connaissance avant la mise en ligne ou si, après en avoir eu connaissance, il n’a pas retiré rapidement ce billet. Il en est de même des auteurs de contenus déposés sur une plateforme vidéo (Youtube, Dailymotion), des photos dégradantes, des commentaires outrageants à l’égard de tiers déposés sur un réseau social.
  • Recevoir fréquemment des messages d’une quelconque personne nous incitant à communiquer nos données personnelles, à céder de l’argent, ou nous menaçant de représailles, c’est être victime d’un cyberharcèlement qu’il faut dénoncer à ses proches, ses enseignants, à la gendarmerie.
  • Conservez les traces des « cyber-attaques » dont vous êtes victimes : courriels, billets, photos, films commentaires postés sur un blog, un forum de discussion, un réseau social... Ce sont autant de traces permettant à des enquêteurs de se faire une idée de la piste à suivre pour chercher les preuves nécessaires afin de caractériser l’infraction. Cependant, ces éléments ne peuvent constituer de preuve matérielle en eux-mêmes car ils sont beaucoup trop faciles à falsifier. Pour disposer de traces ayant valeur de preuve, vous pouvez recourir à un constat d’huissier.
  • Dès l’âge de 13 ans, un mineur peut être considéré comme pénalement responsable de ses actes délictueux ou criminels, notamment sur Internet.
  • Sans le vouloir, on peut visualiser des contenus portant atteinte à la dignité de tiers ou incitant à la discrimination raciale, à la haine, à la prise de stupéfiants, à la pornographie. Ces contenus choquants doivent être signalés à notre entourage et l’on peut aussi appeler la ligne d’assistance Net écoute au 0820 200 000.
  • D’une manière générale, un contenu qui perturbe est un contenu dont on doit parler à un adulte, qu’il s’agisse de sa famille, de son enseignant ou d’un surveillant.
  • Les établissements scolaires appliquent une politique de protection des mineurs avec filtragefiltrage
    Action qui permet de traiter des informations grâce à des automatismes intégrés dans les logiciels qui sélectionnent, orientent, excluent ou détruisent celles-ci. Ainsi on peut filtrer – éliminer – des messages indésirables ou orienter – diriger vers des dossiers définis – les courriels que l’on reçoit.
    des contenus. À domicile, il est possible d’utiliser des logiciels de contrôle parental et, surtout, il est important de parler avec les enfants de ce qu’ils vivent et font sur Internet

En savoir plus…

Ressources de référence :

impossible de se connecter à la Base de données

Ressources pour les plus jeunes :

impossible de se connecter à la Base de données

Textes officiels :

impossible de se connecter à la Base de données