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Transcription du clip "Plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs"

Voix off
Depuis 2011, les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs apportent une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune qui quitte le système scolaire sans diplôme. Les plates-formes permettent de coordonner le travail des acteurs locaux de la formation, de l'orientation et de l'insertion professionnelle. Presque 400 plateformes fonctionnent aujourd'hui sur l'ensemble du territoire.

Eric Brundu, chargé de mission Égalité des chances, rectorat de l'académie d'Aix-marseille
Au niveau de l'académie d'Aix-Marseille, les plates-formes de suivi aux décrocheurs sont organisées en reprenant la géographie des bassins de formation, c'est-à-dire que nous avons quatorze plateformes.

Karima, 17 ans
En fait, j'ai été déscolarisée en 4e, et je me suis retrouvée pendant 2 ans chez moi, je faisais rien. Je suis partie un jour au CIO, à la Belle de mai, pour demander s'ils pouvaient m'aider pour trouver un lycée. Du coup, ils m'ont proposé plusieurs lycées pour être en CAP nouvelle chance. Aujourd'hui, je me sens bien, parce qu'il y a des gens derrière moi pour m'aider, et je sens que je vais faire quelque chose. Avant le CAP nouvelle chance, je pensais que j'allais rester chez moi, encore, dans mon lit... J'ai réalisé que c'était important, l'école.

Michèle Bourrit, animatrice mission générale d'insertion
Notre rôle, c'est essentiellement de travailler avec des jeunes de plus de 16 ans, des jeunes qui sont en situation de décrochage, des jeunes qui n'ont pas de solution à la sortie du collège, ou qui décrochent en cours de scolarité en lycée professionnel ou en lycée. L'objectif, c'est de proposer à ces jeunes, déjà, une structure d'accueil, ensuite, un travail d'entretien, de positionnement, et ensuite, apporter les remédiations et les réponses.

Entretien : Estelle, 17 ans
J'avais un patron, dans la coiffure, donc j'étais sortie, j'avais quelque chose. Et au dernier moment, il ne pouvait plus me prendre.
Michèle Bourrit
Donc actuellement, le bac pro commerce, tu as des résultats ? Ça se passe bien ?
Estelle
Oui, j'ai commencé. Pour l'instant, ça se passe bien.

Estelle
Ma situation avant d'arriver à la plate-forme était que j'étais en 3e DP6, dans un lycée professionnel, mais ça ne me plaisait pas, j'avais envie d'arrêter, je n'allais pas en cours, je n'étais pas motivée. On m'a proposé de faire un stage en bac pro commerce, c'est ce que j'ai fait, ça fait maintenant deux semaines que j'y suis, tout se passe bien. Plus tard, j'aimerais bien être préparatrice en pharmacie, c'est -à-dire que je vais avoir un concours à passer, mais pour ça, il me faut un bac pro, donc je vais tout faire pour l'avoir et pour continuer dans cette voie.

Patricia Coste, directrice de Centre d'information et d'orientation
Les CIO, dans le cadre de la plate-forme, sont partenaires officiels. Nous intervenons à ce titre-là, au départ pour un travail de repérage des jeunes, c'est-à-dire les élèves décrocheurs, et bien entendu, nous, au niveau des CIO, ce qu'on propose, c'est de revoir l'élève régulièrement pour faire le point, de lui faire mettre en avant ses points forts, de façon à s'appuyer dessus pour l'aider à élaborer son projet professionnel.

Nelly Robin, conseillère Mission locale
La mission locale peut apporter beaucoup de solutions aux jeunes, notamment en matière d'emploi, sur l'accompagnement, recherche d'emploi, signature de contrat d'apprentissage... En matière de formation aussi, en utilisant le programme régional de formation sur des remises à niveau ou des parcours qualifiants, et tout le volet « vie sociale », sur le logement, la citoyenneté et la mobilité.

Youssouf, 17 ans
Ma situation avant d'arriver à la plate-forme : et bien, je restais chez moi. Normalement, je devais être en deuxième année de CAP aéronautique, mais bon, je n'ai pas pu terminer ma deuxième année, par rapport à... je me suis un peu embrouillé avec un prof. Un jour, j'ai vu que j'en avais marre de rester chez moi, ça commençait à me saouler, c'est comme si je n'avais pas de situation... Ils me proposent de faire des stages, de voir différents métiers, pour reprendre un peu goût, aussi, et pour savoir ce que je veux faire, parce que moi, en allant là-bas, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Et là, je vais en CAP, au moins, déjà, pour avoir un diplôme. Ensuite, je suivrai un bac pro. Là, je me sens mieux, en fait. Je me sens mieux, je me sens une personne sérieuse. Les gens qui me voient, ils ne me voient plus comme avant, où j'étais chez moi tous les jours. Ils me disaient « tu ne fous rien de ta vie », alors que maintenant, ils me disent « ça va, on voit que tu as fait des efforts, que tu te prends en main, tu as envie d'être autonome... »

Christine Guérel, responsable de la plate-forme, principale du collège Rosa Parks
Il est très important de s'adapter au profil du jeune. Donc, on peut leur proposer des solutions de retour dans l'éducation nationale, ou de formation de jeune adulte.

Eric Brundu
Une partie de ces jeunes, du fait d'un décrochage qui, parfois, est souvent ancien, ont du mal à se réinsérer directement dans un parcours de formation quel qu'il soit. Donc il va falloir mettre en place un certain nombre de sas de remobilisation, justement pour pouvoir partir d'une situation de décrochage à un retour en formation.

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Mis à jour le 06 juillet 2012
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