Séminaire « L'analyse de pratiques professionnelles et l'entrée dans le métier »

Une analyse de pratiques fondée sur la psychosociologie 

Dominique Fablet, maître de conférences, université Paris X

Mon intérêt pour l'analyse des pratiques professionnelles s'est traduit par la coordination avec Claudine Blanchard-Laville de plusieurs ouvrages collectifs aux éditions L'Harmattan (1). En invitant des praticiens à formaliser leur expérience d'analyse des pratiques professionnelles, nous avons souhaité que les lecteurs, professionnels et étudiants principalement, puissent disposer d'un ensemble de points de repère quant auxdifférentes orientations de l'analyse des pratiques dans des champs professionnels diversifiés. Nous préparons actuellement le n°39 de la revue Recherche et Formation qui paraîtra cette année avec pour titre : " Analyse des pratiques : approches psychosociologique et clinique " et qui traite davantage d'analyse des pratiques professionnelles en milieu enseignant.

L'ensemble des ouvrages que nous avons publiés présente des dispositifs d'analyse de pratiques instaurés par des professionnels, dans des champs différents. Avant de rassembler les articles pour le premier ouvrage, nous nous sommes demandés comment définir l'analyse des pratiques professionnelles. Notre définition (2) est proche de celle donnée ce matin par André Bernard, étendue à différents milieux professionnels. Toutefois, nous avons donné une autre définition, plus extensive, dans notre deuxième ouvrage, en reprenant les propos de Jacky Beillerot initialement publiés dans un numéro des Cahiers pédagogiques (3). En réalité, chaque définition se rattache à des modèles théoriques, que nous ne pouvons ignorer.

Dans le cadre de mon travail avec Claudine Blanchard-Laville, nous avons utilisé comme base théorique la psychosociologie en faisant référence à Balint, sans utiliser toutefois la dénomination Groupe Balint qui ne nous semble pas tout à fait adaptée pour nommer les dispositifs dans lesquels nous intervenons. Lors de la publication de notre premier ouvrage, nous avons choisi de classer les articles par ordre alphabétique faute de disposer alors de critères permettant un autre classement. Il nous paraissait difficile de réaliser une typologie, comme cela l'a été pour Suzanne Nadot, lors de la préparation de ce séminaire.

Dans les ouvrages suivants, nous avons classé les articles selon les visées des dispositifs. En premier lieu, nous constatons que l'analyse de pratiques professionnelles est essentiellement utilisée dans le cadre de la formation continue (davantage qu'en formation initiale), du fait de l'influence en France de l'orientation proposée par Balint, qui a réuni des groupes de médecins pour un travail d'analyse et de recherche. Balint lui-même considérait que le travail de ces groupes n'était pas un travail de formation au sens habituel de ce terme, mais plutôt de " trans-formation " ou de " dé-formation " Il paraît en effet nécessaire d'avoir été formé puis d'avoir exercé en tant que professionnel quelques années pour travailler sur les dimensions relationnelles spécifiques aux fonctions exercées. Dans le cadre de la formation initiale, le but de l'analyse de pratiques est de sensibiliser à certaines dimensions de la profession des personnes formées.

En second lieu, l'analyse de pratiques relève de dispositifs d'intervention, dont Gilles Monceau a traité ce matin en faisant référence à l'analyse institutionnelle. Il est en effet possible de travailler avec les membres d'une même organisation ou d'une même équipe. Gilles Monceau n'a pas parlé du dispositif utilisé en formation initiale. Dans le cadre de la formation continue, l'analyse de pratiques permet d'aider à construire l'identité professionnelle et d'accroître l'efficacité des actions des professionnels. Dans le cadre de l'intervention, la visée du changement concerne plus les collectifs de travail que les personnes. On ne travaille alors pas à partir des représentations que les personnes se font des situations, mais directement à partir des problèmes que rencontrent les membres d'une équipe ou d'une organisation. Un animateur d'analyse de pratiques habitué à des dispositifs de formations serait, en situation d'intervention, confronté à des problèmes nouveaux pour lui.

Outre les dispositifs d'intervention et les liens avec la formation continue, il est possible, pour classer des articles relatant de l'analyse de pratiques, de se référer aux orientations théoriques, qui sont de deux ordres : la psychosociologie et la sociologie sont à l'origine de l'analyse de pratiques et une partie des travaux consacrée à l'analyse de pratiques s'y réfère, notamment les travaux de Gilles Monceau et les miens, même si nous ne travaillons pas exactement de la même manière.

D'autre part, l'analyse de pratiques peut se développer à partir de l'ergonomie et de l'analyse du poste et de la situation de travail. Il me semble que nous sommes moins concernés par ce type d'analyse. Les références de ces formes d'analyse sont fournies dans plusieurs numéros de la revue Éducation permanente. Différents courants, clinique de l'activité et didactique professionnelle, y sont présentés.

De manière générale, les secteurs d'activité où les dimensions relationnelles sont importantes utilisent un type d'analyse de pratiques inspiré de la psychosociologie (en faisant référence à l'orientation Balint ou à l'approche réflexive développée outre-atlantique par Schön et Argyris). Toutefois, l'analyse de pratiques reste plurielle. Les dimensions travaillées diffèrent selon les types de dispositifs et selon les orientations théoriques.

Les dispositifs d'analyse de pratiques dans le secteur de l'éducation spécialisée

J'ai commencé à travailler avec des travailleurs sociaux comme chercheur, à la fin des années 1970, avec Paul Durning. Nous avons en effet réalisé une recherche dans des internats spécialisés (4). Il s'agissait de connaître ces lieux et leurs modes de fonctionnement, alors que l'analyse de pratiques cherche à les transformer, en améliorant notamment l'efficacité des actions mises en œuvre par les professionnels. Nous avons donc réalisé un recueil de données, tout en organisant une restitution des travaux aux équipes concernées. Or, cette restitution représentait en soi une dynamique d'intervention possible sur le terrain. Lors de ces travaux, toutefois, nous cherchions essentiellement à indiquer de quelle façon les personnes travaillaient.

À l'origine, dans le cadre de recherches contractuelles, l'équipe de chercheurs dont je faisais partie cherchait des lieux d'accueil, afin de recueillir des données. C'est nous qui étions demandeurs. Par la suite, nous avons été sollicités par les équipes, pour les aider à transformer leurs pratiques ; ce sont les professionnels et les responsables qui ont été demandeurs. Les internats spécialisés rassemblent des enfants en difficulté, des enfants ou des adultes handicapés. L'analyse des pratiques a été utilisée dans ces internats dès leur création dans les années 1940, car les personnes n'étaient pas formées et rencontraient des difficultés. À ce propos, l'exemple de Bruno Bettelheim est intéressant. En effet, ce dernier réunissait les éducateurs après le coucher des enfants, pour des séances d'analyse de pratiques, de manière très empirique. De telles pratiques étaient courantes dans les internats pour enfants inadaptés, qui sont devenus par la suite des internats pour enfants handicapés ou en difficulté.

Comme je l'indiquais, suite à nos interventions en internats, nous avons reçu des demandes d'intervention. Dans un premier temps, nous analysons ces demandes. Nous nous assurons que les responsables et les professionnels sont d'accord avec le dispositif que nous souhaitons mettre en place. Nous travaillons avec les personnels et avec les responsables, sans que les groupes soient mélangés. Les dispositifs peuvent avoir une utilité en cas de changement d'organisation ou quand un besoin de régulation institutionnelle se fait sentir. Nous pouvons également accompagner l'élaboration de projets. De manière générale, les dispositifs d'analyse de pratiques concernent l'ensemble du personnel d'un établissement : personnels administratifs, personnels éducatifs et personnels d'entretien.

Lors des séquences d'analyse de pratiques, les professionnels doivent pouvoir s'exprimer. Parfois, il est difficile de dire qu'on ne supporte plus de manger à côté d'une personne handicapée qui bave dans son assiette. Cependant, une fois que cela est dit, il est toujours possible de trouver un autre éducateur qui prenne le relais pour manger à côté de cette personne. Il arrive que soit soulevé le problème des toilettes des adultes handicapés. Les éducatrices ont par exemple indiqué qu'elles souhaitaient qu'une certaine intimité soit respectée et que les personnes ne sortent pas de leur chambre nues dans le couloir pour aller prendre un bain. Exprimer ces points de vue leur donne une dimension particulière.

De manière générale, il paraît difficile de s'exprimer en présence des cadres de l'établissement concerné. Ces derniers sont toutefois mis au courant des ajustements réalisés ou demandés. Les phénomènes de violence institutionnelle sont également très présents dans les discussions. Les suspicions de maltraitance sont régulièrement évoquées et nécessitent parfois des évolutions spécifiques.

Par ailleurs, un tel type d'intervention peut faire ressortir les conflits de pouvoir au sein d'un établissement. Or nous sommes nous-mêmes impliqués dans les systèmes d'alliance et de rivalité qu'on retrouve dans toute organisation.

L'entrée dans le métier

L'analyse de pratiques professionnelles est essentielle pour des éducateurs spécialisés, comme pour des enseignants, dont on minore souvent les difficultés liées à l'entrée dans le métier. De même, les difficultés des professionnels travaillant avec des enfants en bas âge sont rarement reconnues. Je suis intervenu en pouponnière et j'ai constaté à quel point il était insoutenable d'être confronté à la souffrance des nourrissons.

L'analyse de pratiques permet d'améliorer l'efficacité des actions et de se forger une identité professionnelle. Toutefois, je m'interroge sur la recommandation de l'analyse des pratiques lors de l'entrée dans le métier. Il faut savoir si le dispositif est recommandé ou obligatoire. Il me paraît intéressant de proposer différents dispositifs aux jeunes enseignants, pour que chacun puisse choisir les dimensions qu'il a envie de travailler. Cette solution permet de contourner l'obstacle de l'obligation. En outre, il est impossible de travailler sur toutes les dimensions en même temps. Il est donc utile de proposer de travailler sur un point précis.

S'agissant de la formation des enseignants, Gilles Ferry proposait en 1983 trois modèles pédagogiques (" acquérir, s'éprouver, comprendre ") (2) sous-jacents aux systèmes de formation, dont l'un était centré sur l'analyse. Il pourrait être mis en œuvre aujourd'hui.

Débat avec la salle

Suzanne Nadot

Dominique Fablet a évoqué des faits liés à un autre lieu que l'école. Toutefois, les enseignants travaillant en analyse de pratiques présentent parfois des évéments qui ne sont pas liés directement à l'enseignement. Par exemple, un enseignant peut parler d'un élève qui est tombé dans le coma pendant son cours. Des enseignants relatent également des événements qui se passent dans les toilettes. Un enseignant a apporté des bonbons pour Noël et l'un des enfants s'est étouffée. L'enseignant a été marqué par cet événement. Ainsi, certains faits, qui nous paraissent bons, peuvent inquiéter et remettre en cause l'activité professionnelle de l'enseignant.

De la salle

L'exemple des portes ouvertes ou fermées dans la salle de bains représente une action sur la pratique concrète de l'institution. Il me semblait que l'analyse de pratiques portait plus sur la pratique personnelle d'un individu, sans que des décisions soient prises. Seules les solutions possibles sont envisagées lors de l'analyse, sans que l'établissement soit engagé dans une modification de son organisation.

Dominique Fablet

Dans les groupes d'analyse de pratiques, il est difficile de distinguer le changement personnel et le changement collectif. Travailler sur le changement collectif revient en outre à modifier l'attitude personnelle de chacun. Par ailleurs, aucune décision relative aux modes de fonctionnement n'est prise dans les groupes d'analyse de pratiques ; on cherche avant tout à comprendre les situations, il s'agit d'un travail de type réflexif. Suite à ces séances, des points peuvent être traités par les professionnels et les responsables de l'établissement ; on peut décider de modifier les modes d'action dans le cadre des instances et procédures décisionnelles habituelles.

De manière générale, nous réalisons un travail réflexif et les personnes s'expriment. La réflexion peut entraîner toutefois une modification des pratiques. Un temps de restitution des travaux aux responsables de l'établissement est prévu dans chaque dispositif, afin que ces derniers soient au courant des points traités, tout en respectant l'anonymat.

De la salle

Les dispositifs de formation initiale sont pour vous des périodes de sensibilisation au métier. Vous paraît-il alors nécessaire que les animateurs des groupes d'analyse de pratiques soient des professionnels travaillant sur le terrain, afin qu'ils rappellent un certain nombre de points. Par exemple, ces professionnels peuvent mieux faire comprendre aux futurs enseignants qu'il n'est pas possible de remettre un élève au travail tant que les sanctions ne sont pas comprises ou que l'échelle des sanctions n'est pas claire. Pensez-vous que les professionnels doivent disposer d'une expérience pratique ou être des formateurs d'enseignants en formation générale ou didactique ?

Dominique Fablet

Je ne peux pas apporter de réponse précise à cette question. Il me paraît toutefois important d'être dans un rapport de proximité avec les professionnels du groupe d'analyse de pratique. Je suis moi-même formateur d'adultes, mais j'ai travaillé régulièrement avec des travailleurs sociaux. Les animateurs de groupes d'analyse de pratiques doivent avoir une expérience, quelle qu'elle soit, du quotidien des professionnels des groupes. Il peut être intéressant de proposer des co-animations, avec un professionnel du secteur et une personne plus extérieure. Les modes d'interrogation seront alors différents. En effet, quand on cherche à comprendre, il est utile que les modes de questionnement soient le plus riche possible.

Michel Dofal, académie d'Orléans-Tours

Est-il possible de donner des objectifs à une analyse de pratique ? Les effets de cette analyse sont-ils évaluables ?

Dominique Fablet

Je ne pense pas qu'il soit possible de donner des objectifs et d'évaluer une activité d'analyse de pratiques, stricto sensu. Cette dernière ne se situe pas dans le cadre de l'évaluation de projets ou de programmes. En effet, chacun construit sa propre manière d'agir face à une situation développée lors d'une séance d'analyse de pratiques. Cette dernière n'a pas pour but de formuler des conduites fixes, de manière normative.

Balint indiquait que l'évolution liée à l'analyse de pratiques était visible après 2 ans de séances mensuelles. Cependant, cet exemple n'est valable que pour la formation continue et non pour la formation initiale.

Suzanne Nadot

Dans le cadre de la formation initiale, nous avons constaté que les jeunes enseignants se plaignaient de la façon dont on leur apprend à enseigner leur métier, alors que de nombreuses personnes s'investissent pour leur apprendre leur métier. Les changements des plans de formations ne modifient pas ces plaintes, dont nous considérons qu'elles sont significatives d'une étape de la formation. Il nous paraît nécessaire d'être plus actif et de prendre en charge le malaise que ressentent les futurs enseignants. Après quelques séances d'analyse de pratiques, nous constatons que les enseignants se focalisent moins sur certains événements et prennent les problèmes de front. Il s'agit pour nous d'un des éléments positifs de l'analyse de pratiques. Les formes d'évaluation les plus caricaturales sont données par les enseignants qui affirment qu'ils auraient démissionné s'ils n'avaient pas bénéficié de l'analyse de pratiques.

Bernard Wloch, IUFM de Grenoble

Le dispositif d'analyse de pratiques permet de construire une identité professionnelle et représente une formation impliquante. Dominique Fablet nous montre que les situations sont variées. J'aimerais que chacun des intervenants précise ses positions par rapport au caractère volontaire ou obligatoire de l'analyse de pratiques.

De la salle

En quoi votre dispositif est-il différent de l'activité d'un consultant ? Par ailleurs, comment fonctionnent les groupes d'analyse de pratiques ?

Patrick Nissen, IUFM de Rouen

J'aimerais identifier l'analyse de pratiques, et connaître les différences avec les groupes de paroles. Vous dites vous-même que l'analyse de pratiques peut se faire de manière spontanée. Existe-t-il pour vous une pratique professionnelle et une pratique " sauvage " de l'analyse de pratiques ?

Dominique Fablet

S'agissant du rôle d'un consultant, je vous propose de lire des ouvrages sur la pratique d'intervention. Le travail d'intervention est à l'origine un travail de consultation, où le consultant choisit de collaborer et non de se poser comme expert pour travailler avec des professionnels. Différents courants ont théorisé ce point depuis les années 1950 et les références sont plurielles.

Par ailleurs, il me paraît nécessaire de proposer des dispositifs d'accompagnement à l'entrée dans le métier, qui contiennent une part d'analyse de pratiques. Il ne faudrait pas que seul un aspect soit mis en avant dans l'analyse de pratiques, mais que différents groupes soient proposés, pour que chacun travaille sur la (ou les) dimension(s) qui l'intéresse(nt). En outre, le métier d'enseignant n'est pas le seul concerné ; les conseillers principaux d'éducation et les chefs d'établissement le sont également. Chacun doit pouvoir choisir de travailler, selon sa propre orientation, une (ou des) dimension(s) précise(s). Il me paraîtrait dommageable qu'une formation ayant un caractère obligatoire ne propose qu'un seul type d'analyse de pratiques.

En outre, le volontariat des participants est une question intéressante. Dans les internats spécialisés, les personnes à qui on propose des séances d'analyse de pratiques ne se réjouissent pas nécessairement à l'annonce d'une telle proposition, mais il est essentiel qu'elles ne le refusent pas. Nous proposons toujours de nous réunir un certain nombre de fois et de faire le point, avant de savoir si nous engageons le travail et si, une fois le travail engagé, nous le continuons.

Concernant les pratiques sauvages, je considère qu'il y a plusieurs définitions de l'analyse des pratiques. Ainsi, des pratiques sauvages ont toujours existé, mais il serait intéressant de les limiter. Les années 1970 apparaissent rétrospectivement comme très riches, mais en même temps comme une période d'une très grande confusion (notamment entre formation et thérapie). Aujourd'hui, nous cherchons à éviter cette confusion. Quand les psychanalystes ont commencé à travailler avec des groupes, ils ont dû inventer des théories. De même, l'analyse de pratiques est objet de théorisation.

Notes :

(1) - Blanchard-Laville C. et Fablet D. (Coord.), (1996), L'Analyse des pratiques professionnelles, Paris, L'Harmattan, 264 p. (édition revue et corrigée, 2000, 287 p.).
Blanchard-Laville C. et Fablet D. (Coord.), (1998), Analyser les pratiques professionnelles, Paris, L'Harmattan, 358 p (édition revue et corrigée, 2000, 384p.).
Blanchard-Laville C. et Fablet D. (Coord.), (1999), Développer l'analyse des pratiques professionnelles dans le champ des interventions socio-éducatives, Paris, L'Harmattan, 291 p.
Blanchard-Laville C. et Fablet D. (Coord.), (2000), Pratiques d'intervention dans les institutions sociales et éducatives, Paris, L'Harmattan, 320 p.
Blanchard-Laville C. et Fablet D. (Coord.), (2001), Sources théoriques et techniques de l'analyse des pratiques professionnelles, Paris, L'Harmattan, 207 p.
Cf. également Blanchard-Laville C. (2001), Les Enseignants entre plaisir et souffrance, Paris, PUF.

(2) - On entend par analyse des pratiques professionnelles :
" les activités qui, sous cette appellation ou une appellation similaire,
- sont organisées dans un cadre institué de formation professionnelle, initiale ou continue,
- concernent notamment les professionnels qui exercent des métiers (formateurs, enseignants, travailleurs sociaux, psychologues, thérapeutes, médecins, responsables de ressources humaines…) ou des fonctions comportant des dimensions relationnelles importantes dans des champs diversifiés (de l'éducation, du social, de l'entreprise...).
D'autres dimensions nous paraissent caractériser l'Analyse des pratiques professionnelles : les sujets participant à un dispositif de ce type sont invités à s'impliquer dans l'analyse, c'est-à-dire à travailler à la co-construction du sens de leurs pratiques et/ou à l'amélioration des techniques professionnelles. Cette élaboration en situation interindividuelle, le plus souvent groupale, s'inscrit dans une certaine durée et nécessite la présence d'un animateur, en général professionnel lui-même dans le domaine des pratiques analysées, garant du dispositif en lien avec des références théoriques affirmées " (Blanchard-Laville et Fablet, 1996, 262-263 - édition revue et corrigée 2000, 285-286).

(3) - Beillerot J. (1996), " L'analyse des pratiques professionnelles : pourquoi cette expression ? ", Cahiers pédagogiques n°346,12-13.

(4) - Paul Durning, Éducation et suppléance familliale en internat, Paris, CTNERHI (diff. PUF), 1986

(5) - Gilles Ferry, Le trajet de la formation, Paris, Dunod, 1983

 

Actes du séminaire : L'analyse de pratiques professionnelles et l'entrée dans le métier, les 23 et 24 janvier 2002 à Paris

Mis à jour le 15 avril 2011
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