Séminaire « Enseigner le chinois »

Allocutions d'ouverture


Yan Meihua, directrice du Bureau national de l'enseignement du chinois langue étrangère

Lettre du 25 février 2004 adressée aux participants à ce séminaire.

À l'occasion de l'ouverture des travaux de ce séminaire sur l'enseignement du chinois, organisé par le ministère français de l'Éducation nationale et l'Association française des professeurs de chinois, je vous présente tous mes vœux de réussite en mon nom et au nom du Bureau national de l'enseignement du chinois langue étrangère. L'Année de la Chine en France a débuté en octobre 2003. Les Années croisées Chine-France ont une signification et une portée considérables pour deux grands pays de culture, incarnant l'Orient et l'Occident. L'épanouissement culturel de l'humanité en ressentira pour très longtemps les effets.

Cette année, le président chinois, Hu Jintao, a répondu à l'invitation du président Chirac. Cette visite historique a permis la célébration en commun du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine. Le peuple chinois s'est réjoui du succès de cette visite : elle ne peut que favoriser les relations d'amitié déjà établies entre nos deux pays et renforcer nos liens et nos échanges.

En quarante ans, grâce à l'impulsion et à l'attention des dirigeants français et chinois, des liens économiques et commerciaux solides ont été tissés entre nos deux pays. Les résultats de cette coopération sont très positifs. La poursuite du développement de nos relations politiques, économiques et commerciales, a redynamisé les échanges dans le domaine de l'éducation. J'ai été ravie d'apprendre que le chinois est dorénavant enseigné dans de nombreux établissements d'enseignement supérieur dont les universités. Le chinois est en outre la langue étrangère qui progresse le plus rapidement dans l'enseignement secondaire français.

Ce séminaire a une signification exceptionnelle, car il se tient dans le cadre de l'année de la Chine en France et dans un contexte d'augmentation sans précédent du nombre d'élèves apprenant le chinois dans le secondaire. Il aura une portée considérable sur l'enseignement du chinois en France. L'Association française des professeurs de chinois, depuis sa création il y a vingt ans, a lancé une série d'initiatives, qui ont offert aux enseignants de chinois du primaire et du secondaire un espace leur permettant d'échanger sur leurs pratiques et de s'informer des derniers progrès de la recherche. Elle a joué un rôle essentiel dans la promotion de l'enseignement du chinois en France et va servir de pont entre nos deux pays.

Enfin, je souhaite que ce séminaire soit couronné de succès et que l'enseignement du chinois dans les établissements français continue à prospérer.


Lu Jianming, président de l'Association mondiale de l'enseignement du chinois professeur à l'université de Pékin

Ce séminaire sur l'enseignement du chinois en France a lieu au moment où nous célébrons le vingtième anniversaire de la création de l'Association française des professeurs de chinois. Je souhaite, au nom de l'Association mondiale de l'enseignement du chinois et en mon propre nom, adresser mes très chaleureuses et très sincères félicitations aux personnes ici présentes. A l'ère de l'information, de l'économie de la connaissance et de la mondialisation économique, l'enseignement du chinois langue seconde est entré dans une période tout à fait faste. Lors d'un discours pour fêter le passage à l'an 2000, Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, a souligné que les jeunes du XXIe siècle devraient maîtriser au moins trois langues, dont leur langue maternelle, et que de telles compétences seraient indispensables pour répondre aux besoins du nouveau siècle. Cette position me semble tout à fait clairvoyante et augure très favorablement de la place de l'enseignement des langues secondes.

Face à ces nouvelles opportunités, notre gouvernement a renforcé la coopération et les échanges avec le reste du monde dans les domaines linguistique et culturel. Il a donc pris des mesures énergiques afin de fournir aux étrangers des ressources pédagogiques linguistiques et culturelles de haut niveau et d'apporter soutien et assistance à tous nos amis désireux de connaître la langue et la culture chinoises, dont les enseignants, chercheurs universitaires et le milieu associatif. Le Bureau national de l'enseignement du chinois langue étrangère a par exemple lancé un programme nommé Hanyu Qiao ("Pont vers la Chine"). Il permet ainsi de répondre aux sollicitations étrangères de plus en plus fortes d'information sur la Chine en raison de son essor économique. L'objectif est de favoriser la connaissance mutuelle et les échanges entre la culture chinoise et les cultures des autres peuples du monde. Les faits nous montrent que, partout dans le monde, l'engouement pour le chinois langue étrangère ne cesse de croître et que la position du chinois langue étrangère est en passe de devenir celle d'une langue importante. On peut d'ailleurs prévoir que l'enseignement du chinois dans le monde connaîtra des perspectives de développement encore plus larges.

La France connaît ce même enthousiasme depuis une dizaine d'années. La coopération et les efforts conjoints de l'Association française des professeurs de chinois et la communauté des enseignants de chinois dans son ensemble, leur a permis de lancer des actions dans de nombreux domaines, entre autres ceux de l'enseignement, de la recherche et de l'élaboration de matériel pédagogique. Ils ont également mené des échanges approfondis à prpos de leur expérience et de sujets scientifiques afin de promouvoir et de développer un enseignement de chinois de qualité. Le travail considérable ainsi accompli a déjà porté ses fruits.

Nous sommes encore plus heureux de constater que le gouvernement français, et en particulier le ministère de l'Éducation nationale, accordent beaucoup d'importance et un soutien actif à l'enseignement du chinois. De nombreux établissements d'enseignement supérieur, et même certains établissements secondaires et primaires, proposent déjà le chinois parmi les langues vivantes étudiées. Le chinois est en outre actuellement la langue étrangère dont l'enseignement connaît le développement le plus rapide en France. Nous considérons que le présent séminaire ne manquera pas de contribuer à cet essor. Il est alors facile de prédire que l'Association française des enseignants de chinois, la communauté des enseignants de chinois et les chercheurs en France continueront d'apporter leurs contributions, nombreuses et capitales, à la construction d'une large voie d'échanges et de contacts économiques et culturels entre les peuples français et chinois.

Je souhaite que ce séminaire soit couronné de succès.



Actes du séminaire national - Enseigner le chinois 26-27 mars 2004

Mis à jour le 15 avril 2011
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