Séminaire « Prévention de la violence et accompagnement des établissements »

Synthèse des ateliers 7 à 12

François Bourguignon inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional

Les participants aux ateliers font remarquer que l'accompagnement, dans son acception même, est polysémique. Il faut le distinguer de l'intervention, de l'aide, du conseil. Il se caractérise par un accent fort mis sur la méthodologie mais ne peut éviter des réflexions d'ordre éthique ou déontologique : respect des personnes, droit et devoirs, respect des valeurs du service public au sein des écoles ou des établissements. Dans la pratique, il doit exister un rapport dialectique entre les principes mis en avant et les modalités mises en œuvre.

L'accompagnement des établissements en " crise " s'inscrit dans la temporalité. Il y a un avant, un pendant et un après de la crise. Il faut, de l'avis général des participants, privilégier l'avant et se donner les moyens d'anticiper. L'accompagnement devient dès lors prévention. Cette dernière est fondée sur une politique de communication et d'information. Elle passe par la parole, dans le dialogue, mais doit être formalisée par des procédures écrites et concerner tous les acteurs de la communauté éducative et les partenaires.

Les personnels de direction, qui doivent bénéficier de l'aide et du soutien de la ligne hiérarchique (IA-DSDEN - recteur) et de la ligne fonctionnelle (IA-IPR/EVS), mettent en œuvre des pratiques au service de la collectivité en respectant les individus.

L'accompagnement se fonde avant tout sur la pédagogie par laquelle l'établissement retrouve sa véritable mission. Il est efficace quand il permet la contractualisation entre les acteurs et entre " l'interne " et " l'externe ".

Une de ses tâches les plus délicates mais aussi les plus essentielles consiste à favoriser le retour dans l'établissement des victimes de violence. Pour ces dernières (jeunes ou adultes), il importe de rendre possible la " mise à distance ", c'est-à-dire l'objectivation des faits et leur analyse. Cela suppose de favoriser la parole et de sortir de " la loi du silence ". Il faut créer les conditions d'expression à l'intérieur de l'établissement (personnels de direction, assistante sociale, médecin…) mais aussi à l'extérieur (soutien psychologique) par des spécialistes.

Le rôle des responsables institutionnels est également signalé. Il leur appartient de restaurer chez les victimes la confiance dans leur institution.


Actes du séminaire - Prévention de la violence et accompagnement des établissements

Mis à jour le 15 avril 2011
Partager cet article
fermer suivant précédent