Séminaire «Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle»

Vivre et agir au quotidien

Animateurs : Isabelle Wolf, IEN/ET-EG (allemand, académie de Strasbourg), et Carmelina Boi, IA-IPR (italien, académie de Nancy-Metz)

Rapporteurs : Marco Carinola, PLP (espagnol-lettres, académie de Toulouse), et Anne-Dominique Valières, IA-IPR (portugais, académie de Paris)

Au sein de cet atelier, on a passé en revue ce qui constitue le travail d'un enseignant à partir d'un scénario et des ellipses proposées.

Trois points ont été abordés :

Le scénario a été compris comme un ensemble cohérent de situations linguistiques.
Il est donc apparu que la scénarisation ne peut se réduire à un simple jeu de rôles mais qu'il s'agit de redonner du sens à l'enseignement d'une langue vivante dans un parcours d'apprentissage où l'élève se sent souvent en échec.
Intégrer le scénario dans des réalités proches de l'élève s'avère donc nécessaire pour mobiliser son intérêt et l'aider à adhérer à cet apprentissage.
Le scénario est ou peut être une phase d'entraînement, un ensemble de tâches simulées travaillées dans un contexte proche de l'authenticité et réalisées avec une complicité et un partenariat trouvés au sein de l'établissement.

Le sens.
La question du " sens " a été considérée comme le paramètre le plus important et le plus difficile à prendre en compte pour proposer et faire avancer un scénario.
Le projet fait de l'élève un acteur social. S'il peut ne pas adhérer au scénario proposé par manque de contextualisation de celui-ci, sa phase d'élaboration pourra lui être déléguée, l'enseignant en gardant bien évidemment le contrôle.
La simulation d'une tâche est différente de sa réalisation en milieu authentique mais, au bout du compte, on aboutit à la concrétisation de ce qui a été simulé.

L'évaluation va découler d'un processus d'apprentissage mis en place.
La réalisation de la tâche peut servir à l'évaluation si l'objectif de départ est bien ciblé. L'enseignant aura à aménager son travail en fonction de cet objectif à atteindre.
L'évaluation peut être contractualisée. On trouvera dans ce cas une valorisation des apports de chacun à travers le scénario, puisque ce dernier n'a de sens que si les élèves ont individuellement un rôle. L'identification d'un travail individuel concret apporté au " collectif " permet donc d'évaluer.

En conclusion, il a semblé nécessaire de préciser :

  • qu'il existe une nécessité pour les enseignants de repenser leur façon de travailler, de réorganiser leur enseignement de façon plus cohérente, les tâches n'étant pas toujours liées à un environnement socioprofessionnel ;
  • qu'un lien fort existe entre entraînement, tâche et évaluation.

Les compétences déclinées dans le pilier 7 du socle commun, autonomie et initiative, ont été mises en avant, la conception de projets, leur mise en œuvre et l'innovation présentant, en effet, un lien direct avec les nouveaux programmes de langues vivantes de la voie professionnelle.

Si des pré-requis sont obligatoires pour les élèves, ceux du professeur seront, à travers la formation, également nécessaires : familiarisation avec le CECRL, attitude responsable dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.

Aux trois questions posées à l'ensemble des groupes, il a été répondu :

1. «Un même scénario peut-il être proposé, par exemple, à une classe de CAP et à une classe de baccalauréat professionnel ? »

Oui, le scénario peut rester le même, à condition que l'on ait préalablement clairement déterminé les objectifs à atteindre. Ce sont les éléments à y intégrer et, tout particulièrement les supports, qui sont différents.

2. «Peut-on travailler par scénarios avec des élèves qui ne maîtrisent pas (encore) certaines activités langagières ? »

Oui. Le scénario met en place différentes tâches liées à l'acquisition de compétences langagières et à la réalisation de ces différentes activités.

3. «Doit-on nécessairement conserver la mise en situation, le contexte, le domaine du scénario lors de l'évaluation ? »

Oui, si l'on souhaite rassurer l'élève est par cette proximité de contextualisation. La similitude lui permet de mettre en place des structures de réemploi.

Néanmoins, la mise en œuvre d'activités d'entraînement, de stratégies par rapport à des situations données, seront et devront être facilement transposables et transférables à d'autres situations. Cette transposition et cette transférabilité sont bien sûr souhaitables et doivent être recherchées.

Présentation d'actions et ressources académiques

Elisabeth Leca-Jardon, IEN-ET/EG (anglais, académie de Clermont-Ferrand)

Actes du séminaire - Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle

Mis à jour le 15 avril 2011
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