Mémoire et histoire

Evénements et concours autour de la Seconde Guerre Mondiale, de la Résistance et de l'Holocauste

Vecteurs essentiels de transmission de la mémoire, les différents événements autour de la Seconde Guerre Mondiale offrent aux élèves l'opportunité d'approfondir leurs connaissances sur certains aspects fondamentaux de l'histoire de cette guerre, ainsi que l'occasion de réfléchir à la dimension civique de ces événements.

Concours national de la Résistance et de la Déportation

Objectif

Institué en 1961 par Lucien Paye, ministre de l'éducation nationale, à la suite d'initiatives d'associations d'anciens résistants et déportés, le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) est un concours scolaire qui s'appuie sur l'enseignement de l'histoire, de l'histoire des mémoires, de la Résistance et de la Déportation.

Chaque année, un thème est défini, pouvant faire l'objet d'un véritable travail interdisciplinaire.

Ce concours a pour objectif de perpétuer chez les jeunes générations la mémoire de la Résistance et de la Déportation afin de leur permettre de s'en inspirer en se fondant sur les leçons historiques et civiques que leur apporte l'École.

Il s'inscrit ainsi dans une démarche d'éducation à la citoyenneté et est une composante essentielle du parcours citoyen de l'élève.

A l'occasion du cinquantième anniversaire du CNRD, en 2011, la Fondation de la Résistance a consacré un numéro spécial de sa revue à l'histoire du concours.

Rénovation du concours

Suite au souhait du Président de la République, le 27 janvier 2015, une mission d'expertise sur le fonctionnement du concours a été confiée, par la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et le secrétaire d'Etat aux anciens combattants à  Jean-Yves Daniel, (doyen de l'inspection générale de l'éducation nationale), Helène Waysbord-Loing (inspectrice générale honoraire de l'éducation nationale et présidente de la Maison d'Izieu - mémorial des enfants juifs exterminés) ainsi qu' à Anne Anglès (professeur d'histoire-géographie).

Leur rapport a été remis aux deux ministres le 10 novembre 2015. L'évolution du concours a été officialisée par la publication d'un nouvel arrêté ministériel au Journal officiel de la République française, en juin 2016.

Les principales évolutions du Concours national de la Résistance et de la Déportation :

  • Le nombre d'établissements, dont les élèves souhaitent participer au concours, a été sensiblement augmenté, afin de permettre à tous les jeunes de s'y engager.
  • Le nombre de catégories de participations a été réduit (de 6 à 4).
  • L'organisation territoriale du concours est désormais confiée au recteur d'académie qui peut l'adapter en fonction des spécificités et des contraintes locales ; il peut notamment déléguer certaines missions aux IA-DASEN.
  • Les travaux des élèves sont d'abord évalués par un jury académique, qui peut être organisé, par le recteur, en collèges départementaux.
  • La composition du jury académique est ouverte à de nouveaux partenaires.
  • Le jury national est désormais divisé en deux instances : d'une part le comité stratégique (ouvert à de nombreux partenaires) et d'autre part le collège de correcteurs, où les représentants des équipes éducatives sont en nombre conséquent.
  • Une meilleure valorisation de la participation des élèves doit être assurée.

La note de service relative à la session 2016-2017 du concours est venue compléter ces dispositions en précisant les éléments suivants :

  • Chaque académie doit sélectionner, à l'intention du jury national, un certain nombre de travaux ; pour 2016-2017, ce nombre est défini en fonction du nombre de départements et du nombre d'élèves scolarisés.
  • Le calendrier annuel du concours est adapté à la spécificité de certains territoires ultramarins.
  • Afin de permettre une meilleure évaluation par les jurys, la durée maximale des documents audiovisuels présents dans les travaux a été réduite.
  • Des prix spéciaux et des mentions spéciales pourront être décernés au niveau national.

Organisation

L'organisation générale du concours est désormais fixée par l'arrêté du 23 juin 2016 publié au JORF du 28 juin 2016.

Le règlement, le calendrier et le thème du concours sont précisés chaque année dans une note de service. Pour la session 2016/2017, on se référera à la note de service n° 2016-100 du 28 juin 2016 parue au BOEN n° 26 du 30 juin 2016.

Le concours est organisé à deux échelons : les meilleurs travaux sont sélectionnés et récompensés au niveau territorial, puis national.

Le recteur, responsable du concours au sein de son académie, détermine l'organisation qu'il juge être la plus efficace pour son bon déroulement. Dans ce cadre, il peut déléguer tout ou partie des phases du concours aux directeurs académiques des services de l'éducation nationale (DASEN).

Les référents académiques "mémoire et citoyenneté" sont chargés du suivi de cette opération en lien avec la DGESCO.

Thème du concours 2016-2017

Pour l'année scolaire 2016-2017, le thème retenu est :
"La négation de l'Homme dans l'Univers concentrationnaire nazi".

Un éclairage du thème annuel, sur des questions historiques et méthodologiques, sera bientôt proposé aux élèves et à leurs enseignants, sur le portail officiel du CNRD.

Public concerné

Le concours est ouvert aux élèves des collèges, des lycées d'enseignement général et technologique, des lycées professionnels et des lycées polyvalents, publics et privés sous contrat d'association avec l'État.

Sont concernés :

  • au collège, les élèves des classes de troisième uniquement, incluant les sections d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) ;
  • au lycée, les élèves de toutes les classes, à l'exception des formations post-baccalauréat ;
  • dans les établissements régionaux d'enseignement adapté (Erea), les élèves à partir de la classe de troisième.

Le concours est également ouvert aux élèves, d'un niveau scolaire équivalent à celui des élèves évoqués précédemment, scolarisés au sein des établissements suivants :

  • les maisons d'éducation de la Légion d'honneur ;
  • les lycées de la défense ;
  • les lycées professionnels maritimes et aquacoles ;
  • les établissements d'enseignement secondaire technique relevant du ministère chargé de l'agriculture : établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) et établissements d'enseignement et de formation professionnelle agricole privés sous contrat d'association avec l'État (lycées, CFA, maisons familiales et rurales...) ;
  • les établissements scolaires d'enseignement français à l'étranger homologués par le ministère chargé de l'éducation nationale ;
  • les centres de formation des apprentis (CFA) ;
  • les écoles de la deuxième chance ;
  • les instituts médico-éducatifs (IME) ;
  • les institutions pour jeunes aveugles et les institutions pour jeunes sourds ;
  • l'Établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide).

Peuvent également participer au concours, à condition de justifier d'un niveau scolaire équivalent à celui des élèves évoqués précédemment, les personnes qui, en raison de la nécessité d'une prise en charge sanitaire, éducative ou judiciaire, sont temporairement empêchées de fréquenter un établissement scolaire.

Il s'agit :

  • des jeunes scolarisés au sein des services éducatifs des hôpitaux ;
  • des jeunes placés dans les centres éducatifs fermés ;
  • des mineurs et jeunes majeurs scolarisés dans les établissements pénitentiaires.

Cette disposition s'applique également aux élèves scolarisés auprès du Centre national d'enseignement à distance (CNED).

Catégories de participation

Les élèves peuvent :

  • soit se présenter individuellement et rédiger un devoir en classe ;
  • soit réaliser un travail en groupe dont la forme est libre et variée (mémoire écrit ou imprimé, présentation numérique interactive, film, document sonore, exposition, jeux de société, diaporama, oeuvre artistique, etc.).

Le concours comporte quatre catégories de participation :

  • catégorie 1 -  lycée : rédaction d'un devoir individuel en classe, portant sur un sujet académique défini dans le cadre du thème annuel (3 h)
  • catégorie 2 - lycée : réalisation d'un travail collectif, par exemple un mémoire associé ou non à d'autres supports, sur le thème annuel
  • catégorie 3 - collège : rédaction d'un devoir individuel en classe, portant sur un sujet académique défini dans le cadre du thème annuel (2 h)
  • catégorie 4 - collège: réalisation d'un travail collectif, par exemple un mémoire associé ou non à d'autres supports, sur le thème annuel

Calendrier 

Année scolaire précédant celle du concours
  • Avril-mai : annonce du thème de la prochaine session du concours au Bulletin officiel
Année scolaire du concours
  • Septembre-octobre : consignes complémentaires données par les services académiques (recensement des candidatures)
  • Janvier-février : les commissions académiques déterminent les sujets (conformes au thème annuel) des épreuves individuelles
  • Fin du mois de mars : épreuves individuelles sur table et remise des travaux collectifs auprès des services de l'éducation nationale (pour les modalités exactes, se référer aux instructions données par le recteur de l'académie)
  • Avril : réunions des jurys académiques, correction des travaux et établissement des palmarès locaux
  • Mai : remises des prix locaux et transmission des meilleurs travaux au ministère
  • Juin : réunion du Collège de correcteurs, préparation des corrections des travaux transmis par les jurys académiques
  • Juillet-août : travaux de correction par les membres du Collège de correcteurs
Année scolaire suivant celle du concours
  • Fin septembre : réunion du Collège de correcteurs et établissement du palmarès national
  • Début octobre : Publication du palmarès national sur éduscol
  • Octobre : Réunion du Comité stratégique (bilan de la session écoulée, choix du thème de la session suivante ...)
  • Décembre-janvier (généralement) : Cérémonie nationale de remise des prix à Paris 

NB : Ces informations sont données à titre indicatif. Pour plus de précision, consulter la note de service annuelle.

Il est rappelé que l'organisation du concours en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna suit un calendrier particulier.

Inscriptions

Situation des candidats Procédure Coordonnées
Elève(s) d'un établissement situé sur le territoire métropolitain) Se référer aux instructions données par le recteur de l'académie. http://www.education.gouv.fr/cid3/les-rectorats-services-departementaux-education-nationale.html
Elève(s) d'un établissement situé sur le territoire français des Outre-Mer Se référer aux instructions données par le recteur ou le vice-recteur. http://www.education.gouv.fr/cid3/les-rectorats-services-departementaux-education-nationale.html
Elève(s) d'un collège ou d'un lycée français situé à l'étranger Contacter le ministère (direction générale de l'enseignement scolaire) cnrd.dgesco@education.gouv.fr

IMPORTANT : Le ministère inscrit uniquement les élèves scolarisés dans le réseau des établissements français à l'étranger.

Partenaires 

Le concours, piloté par la direction générale de l'enseignement scolaire, est mis en œuvre avec la participation :

Droit à l'image

Formulaire de captation à faire remplir par les personnes concernées et à joindre au travail des élèves lors de son envoi à la direction des services départementaux de l'éducation nationale puis au ministère.

Remontée statistique

Tableau au format MS Excel (mise en ligne prévue début avril) à compléter informatiquement et envoyer par les services académiques, avant le vendredi 12 mai 2017 à l'adresse cnrd.dgesco@education.gouv.fr

Journée nationale de la Résistance

Le 19 juillet 2013, l'Assemblée nationale a adopté, à l'unanimité, une proposition de loi émanant du Sénat instaurant le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette journée, dont la date a été choisie en référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) le 27 mai 1943, fournit l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du CNR.

ephemeride_27_maiLa Journée nationale de la Résistance, à laquelle les collèges et les lycées sont invités à s'associer, donne aux équipes éducatives l'occasion de mener une réflexion avec leurs élèves sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du CNR, telles le courage, la défense de la République, le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d'autrui.

Comme le précise la note de service n° 2014-061 du 29 avril 2014 publiée au BO n° 19 du 8 mai 2014 : "à l'échelle de l'établissement, des manifestations ou des activités éducatives spécifiques pourront être organisées, en liaison avec les programmes d'enseignement : rencontres avec des témoins, conférences, mais aussi débats autour d'un film, d'une exposition ou d'une représentation théâtrale, etc."

La première Journée nationale de la Résistance se tient le 27 mai 2014. Cet évènement revêt une importance d'autant plus symbolique qu'il s'inscrit dans le cadre du 70ème anniversaire des combats de la Résistance, des débarquements, de la libération de la France et de la victoire sur la barbarie nazie


Buffon_journée_27_maiLe 27 mai 2013, à l'occasion des 70 ans de la création du Conseil national de la Résistance, le président de la République a échangé avec des élèves du lycée Buffon, à Paris, haut lieu de la Résistance (cinq de ses élèves de cet établissement ont été fusillés par les nazis le 8 février 1943), en présence de plusieurs anciens résistants.
Voir le reportage de l'événement et le discours du Président de la République.

Photo d'illustration : Déplacement de François Hollande au Lycée Buffon le 27 mai 2013 - Présidence de la République


Des résistances à la Résistance

appel_journée_27_maiLes mouvements de résistance à l'occupation nazie en France firent leur apparition de manière progressive et dispersée dès l'été 1940. A la suite de l'appel lancé, le 18 juin, par le Général de Gaulle sur les ondes de la BBC, des civils et militaires ont rejoint l'Angleterre, formant, autour de ce dernier, la "France libre". Plusieurs territoires coloniaux d'Afrique, d'Asie et d'Océanie se rallièrent à leur tour dans les mois qui suivirent.

Sur le territoire français métropolitain, partiellement puis entièrement occupé par l'armée allemande (octobre 1942), les mouvements de résistance, qui voyaient leurs effectifs croitre avec le temps (dureté de l'occupation allemande, rejet de la politique de Vichy, rupture du pacte germano-soviétique, refus du Service du travail obligatoire...), demeuraient très isolés et leur action souffrait cruellement d'un manque de coordination.

De son coté, la France libre avait besoin d'une reconnaissance officielle des mouvements de résistance afin d'asseoir sa légitimité vis à vis des Alliés.

Dans ce contexte, Jean Moulin, préfet de la IIIème République révoqué par le Régime de Vichy, reçut du Général de Gaulle, au début de l'année 1942, la mission de rallier et d'unir les principaux mouvements de résistance afin de créer une véritable armée secrète œuvrant sur le territoire occupé par l'ennemi, sous une même autorité. 

Photo d'illustration : Affiche ayant suivi l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle (Source : Fondation charles de Gaulle)

La création du Conseil national de la Résistance (CNR)

JM_journée_27_maiLa première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) s'est déroulée le 27 mai 1943 dans l'appartement mis à disposition par René Corbin, un proche de Jean Moulin, au premier étage du n°48 de la rue du Four, au cœur de Paris occupé.

A cette occasion, furent réunis, pour la première fois dans un même lieu, autour de Jean Moulin, représentant le général de Gaulle, les représentants des huit principaux mouvements de résistance français ("Ceux de la Libération", "Ceux de la Résistance", "Combat", "Libération-Nord", "Libération-Sud", "l'Organisation civile et militaire", "Franc-Tireur" et "le Front national de la Résistance") ainsi que des principaux partis politiques ("l'Alliance démocratique", "la Fédération républicaine", "le Parti communiste", "le Parti radical", "le Parti démocrate populaire", et "la Section française de l'internationale ouvrière") et syndicats ("la Confédération française des travailleurs chrétiens", "la Confédération générale du travail") existant avant la guerre.

Ensemble, ils allaient œuvrer à coordonner l'action de la Résistance et même, dans la perspective de la libération du territoire national, à préparer la refondation de la République.

Photo d'illustration : Jean Moulin en 1939 (Source : Musée Jean Moulin - Musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris)

L'évolution du CNR

CNR_journée_27_maiMoins d'un mois plus tard, Jean Moulin fut arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Torturé, il mourut de ses blessures, quelques jours après, sur le chemin de l'Allemagne, sans avoir parlé (voir l'hommage solennel rendu à Jean Moulin, par André Malraux, lors de la cérémonie du transfert de ses cendres au Panthéon sur le site de l'INA).

Jean Moulin fut remplacé, en tant que président du CNR, par Georges Bidault (auquel succéda Louis Saillant en septembre 1944), Émile Bollaert (puis, après son arrestation par les Allemands en février 1944, Alexandre Parodi) assurant de son coté les fonctions de représentant du général de Gaulle au sein de ce conseil.

Le 15 mars 1944, après plusieurs mois de négociations, a été adopté, à l'unanimité, le programme du CNR. Il appelle à l'intensification de la lutte contre l'occupant et ses collaborateurs français, organisant l'insurrection armée, mais il jette également les bases d'une République nouvelle, profondément démocratisée, s'appuyant sur "un ordre social plus juste".

Photo d'illustration : Le Conseil national de la résistance en septembre 1944 à Paris (Source : MRN)

L'héritage du CNR après la guerre

programme_journée_27_maiA la Libération, le programme visionnaire élaboré par le CNR conduisit à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques donnant la priorité à l'accès à l'éducation pour tous et posant les bases d'un modèle social qui est aujourd'hui le nôtre (ex : création de la Sécurité sociale par l'ordonnance du 4 octobre 1945).

Il inspira également la rédaction du préambule de la Constitution de la IVème République, qui fait partie des textes fondamentaux de notre droit actuel ("bloc de constitutionnalité").

La Journée nationale de la Résistance, à laquelle les collèges et les lycées sont invités à s'associer, fournit l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du CNR, telles le courage, la défense de la République, le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d'autrui.

Cet évènement revêt une importance d'autant plus symbolique qu'il s'inscrit dans le cadre du 70ème anniversaire des combats de la Résistance, des débarquements, de la libération de la France et de la victoire sur la barbarie nazie.

Photo d'illustration : Couverture d'une des éditions du programme du Conseil de la Résistance (Source : Musée de la Résistance Nationale)

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité

Le travail de mémoire passe prioritairement par l'éducation des enfants et des adolescents. Depuis 2003, la journée du 27 janvier est l'occasion pour la communauté éducative d'engager une réflexion sur les génocides et de rappeler les valeurs humanistes qui fondent notre démocratie. Une démarche à destination des jeunes générations qui, près de soixante-dix ans après la découverte des crimes commis par les nazis reste toujours aussi importante en termes d'éducation à la citoyenneté.

Une journée européenne

éphéméride_27_janvierRéunie à Cracovie, du 15 au 17 octobre 2000, pour sa 20ème session, la Conférence permanente des ministres de l'éducation européens a recommandé aux États membres de prendre "les mesures éducatives notamment dans la formation des enseignants qui peuvent permettre de prévenir la répétition ou la négation de crimes contre l'humanité tels que l'Holocauste et l'épuration ethnique qui ont marqué le XXème siècle par leurs violations massives des droits de l'homme et des valeurs fondamentales défendues par le Conseil de l'Europe". S'appuyant sur une proposition du Secrétaire général du Conseil de l'Europe, les ministres sont également convenus à cette occasion de consacrer, dans les établissements scolaires, une "journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité" (consulter le texte intégral de la déclaration). Selon les termes employés lors de la conférence de Cracovie, une telle journée "n'a pas pour but de perpétuer la mémoire de l'horreur mais d'apprendre aux élèves à être vigilants, à défendre les valeurs démocratiques et à combattre l'intolérance".

Se retrouvant à Strasbourg le 18 octobre 2002, les ministres européens de l'éducation ont adopté à l'unanimité la déclaration instituant cette journée de la mémoire dans les établissements scolaires des États membres.

Les ministres européens ont souhaité que le choix de cette journée tienne compte de l'expérience historique de chaque pays : ainsi, la France et l'Allemagne ont retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz (27 janvier 1945), pour instituer cette journée du souvenir (note de service n° 2002-272 du 10 décembre 2002 parue au BO n° 47 du 19 décembre 2002). 

A son tour, le 1er novembre 2005, par la résolution 60/7 intitulée "Mémoire de l'Holocauste" l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies a adopté une résolution historique proclamant une "Journée Internationale de Commémoration en Mémoire des Victimes de l'Holocauste", pour se souvenir des crimes du passé et pour prévenir les actes de génocide dans le futur.

Depuis 2007, en France, cette journée a pris le nom de "Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité" (circulaire n° 2006-216 du 27 décembre 2006 parue au BO n° 1 du 4 janvier 2007).

visuel_journée_mémoire_génocides

Des manifestations et des actions pédagogiques

Le 27 janvier, les enseignants sont invités à engager une réflexion sur l'extermination par les nazis des Juifs et des Tziganes durant la Seconde guerre mondiale (1939-1945) ainsi que sur les autres génocides reconnus, tel le génocide arménien (1915-1916), cambodgien (1975-1979) ou tutsi (1994).

Une note de service, adressée aux recteurs d'académie et publiée au bulletin officiel de l'éducation nationale, invite la communauté éducative à s'associer à cette commémoration.

Dans les collèges et les lycées, elle peut donner lieu à un travail interdisciplinaire (histoire, lettres, enseignements artistiques, philosophie, enseignement moral et civique - EMC) en liaison avec les programmes d'enseignement.

Diverses activités peuvent être mises en œuvre dans les écoles et les établissements scolaires : ateliers pédagogiques, rencontres avec des témoins, débats autour d'un film, d'une exposition ou d'une représentation artistique, visites d'un musée ou d'un lieu de mémoire...

Chaque année, écoles et établissements font de cette journée un moment d'enrichissement et d'échange pour l'ensemble de la communauté éducative.

Textes officiels

Journée du 27 janvier 2017 (note de service n° 2017-007 du 18 janvier 2017 publiée au BOEN n° 3 du 19 janvier 2017)

Articulation avec les nouveaux programmes d'enseignement

A l'école primaire (classe de CM2) et au collège (classe de troisième) : Bulletin officiel hors-série n° 11 du 26 novembre 2015

En accompagnement, on pourra consulter les "Ressources d'accompagnement".

Au lycée (selon les séries) : Programmes et accompagnements du lycée

Un exemple d'action éducative liée à la mémoire des génocides : le projet européen "Convoi 77"

Ce projet, organisé par l'association "Familles et Amis des déportés du convoi 77" porte sur la mémoire du dernier grand convoi de déportés à quitter Drancy pour Auschwitz, le 31 juillet 1944, emportant vers le camp d'extermination plus de 1 000 hommes et femmes et 300 enfants, originaires de 37 pays différents.

Il vise à encourager des élèves des différents pays concernés à mener un travail pédagogique s'appuyant sur la recherche, dans leur ville ou leur village, des traces de la vie des personnes déportées par le convoi 77 (lieu de naissance, lieu de passage et, pour ceux qui ont survécu à la déportation, lieu de résidence actuelle ou lieu de sépulture).

Dans le cadre de ce projet, une expérimentation a été conduite, sous l'autorité des corps d'inspection, par des enseignants des académies de Créteil et de Versailles, de façon à identifier, à comprendre et à suivre les trajets individuels des déportés de ce convoi, à partir d'un corpus documentaire.

Les élèves peuvent participer à ce projet ou s'en inspirer pour mener leurs propres recherches sur le parcours d'autres déportés.

Télécharger le vade-mecum réalisé par les enseignants lors de cette expérimentation.

Découvrir le témoignage d'une enseignante de collège qui a participé à cette expérimentation : http://www.histoire.ac-versailles.fr/spip.php?article1549

Consulter le site réalisé par l'association "Familles et Amis des déportés du convoi 77" : http://www.convoi77.org

Ressources en ligne

Site du Centre d'études et de recherches internationales de l'Institut d'études politique de Paris

visuel_Mass Violence

La Online Encyclopedia of Mass Violence est une base de données électronique régulièrement mise à jour consacrée aux massacres et aux génocides du XXème siècle. Les ressources mises à disposition comprennent des index chronologiques, des études de cas, des contributions analytiques sur la violence socio-politique dans un pays donné, un glossaire des termes les plus utilisés dans le domaine des "genocide studies" ainsi que des articles théoriques écrits par les auteurs les plus représentatifs de ce champ d'études. Ce projet a été lancé en 2004 par le Centre d'études et de recherches internationales de l'Institut d'études politiques de Paris ("Sciences Po").

Encyclopédie des violences de masse

Site du Conseiller spécial pour la prévention du génocide (Organisation des Nations Unies)

visuel-un-logo

Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide s'emploie à alerter les intervenants des risques de génocide, de crime de guerre, de nettoyage ethnique et de crime contre l'humanité, à renforcer les moyens de prévention du système des Nations Unies - y compris la prévention de l'incitation - et à se préparer au mieux à l'éventualité de ces crimes, en collaboration avec les États Membres, les organisations régionales et sous-régionales et les associations civiles. Son action est présentée sur ce site, contenant de nombreux documents officiels (conventions, rapports ...).

Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Site de la Fondation pour la mémoire de la Shoah

fondation_mémoire_de_la_Shoah

La Fondation pour de la mémoire de la Shoah est une des cinq grandes fondations de mémoire s'intéressant à la période de la Seconde guerre mondiale qui sont les partenaires privilégiés du ministère de l'éducation nationale notamment dans le cadre de l'organisation du Concours national de la Résistance et de la Déportation. Elle soutient les projets portant sur la solidarité envers les survivants de la Shoah, la recherche historique, l'enseignement de la Shoah ou la transmission de la mémoire et la culture juive.

Fondation pour la mémoire de la Shoah

Sites du Mémorial de la Shoah 

logo_mémorial_de_la_Shoah Le Mémorial de la Shoah
Le site du Mémorial de la Shoah contient de nombreuses ressources historiques sur l'histoire de la Shoah (encyclopédie, base de données portant sur les victimes, les résistants et les Justes, témoignages, etc.) et informe quotidiennement le public sur l'actualité relative à ce sujet (recherche historique, expositions, etc.) Une partie du site est bien sûr consacré à la présentation du Mémorial lui même qui se situe au cœur de Paris.
Mémorial de la Shoah
visuel_Grenier_de_Sarah Le "Grenier de Sarah"
Mis en place par le Mémorial de la Shoah, avec le soutien du ministère de l'éducation nationale, le site internet le "Grenier de Sarah" a été conçu spécifiquement pour les enfants de primaire, de huit à douze ans. Ce site contient également la liste des 11 400 enfants juifs déportés de France entre 1942 et 1944.
Le "Grenier de Sarah"
visuel_enseigner_histoire_Shoah "Enseigner l'histoire de la Shoah"
Le Mémorial de la Shoah a réalisé, en 2012, avec le soutien du ministère de l'éducation nationale, un site internet intitulé "Enseigner l'histoire de la Shoah". Il est destiné aux enseignants de l'école élémentaire, du collège et du lycée. S'appuyant sur les programmes scolaires, il met à la disposition des équipes pédagogiques de nombreuses ressources, directement utilisables en classe, relatives à l'histoire de la Shoah et à son enseignement.
"Enseigner l'histoire de la Shoah"

 Site de l'association "Yad Layeled France"

logo_enfant_et_la_Shoah

L'Enfant et la Shoah
L'association "Yad Layeled France" a pour objectif de faciliter l'enseignement de l'histoire de la Shoah dès le CM2. Dans cet esprit, elle a construit un site de ressources spécifiquement dédié aux enseignants du primaire pour aborder la question de la Shoah en classe. Il est désormais possible d'y télécharger de nombreuses ressources pédagogiques permettant un travail transversal avec les élèves.

"L'enfant et la Shoah"

 Site éducatif de France Télévisions

logo_France_TV_éducation

"Francetv éducation"
"Francetv éducation", la nouvelle plateforme éducative de France Télévisions a pris le relais du site "la Curiosphere" en 2012. Destinée aux parents, aux élèves et aux enseignants, elle propose une large offre de contenus multimédias gratuits portant sur des thématiques susceptibles de les intéresser. L'une d'entre elle est dédiée à la Shoah.

"Francetv éducation - la Shoah"

Site de l'association Civisme et démocratie (CIDEM)

itinéraires_de_citoyenneté

"Les itinéraires de citoyenneté"
Le site des "Itinéraires de Citoyenneté" a été construit par le CIDEM avec le soutien du ministère de l'éducation nationale. Il s'articule autour des différentes journées commémoratives ou de sensibilisation (notamment celle du 27 janvier) à partir desquelles des actions éducatives sont susceptibles d'être mises en œuvre. Il propose de nombreux outils pédagogiques et éducatifs adaptés pour la communauté éducative.

"Itinéraires de citoyenneté : Génocides et prévention des crimes contre l'humanité"

Ressources mises à la disposition des équipes éducatives par le réseau CANOPÉ

logo CanopéIl est bien sûr possible de se référer aux nombreuses ressources proposées en prêt ou à la vente par le réseau CANOPÉ et ses relais académiques et départementaux dans ce domaine et tout particulièrement : 

 

 

EHPG En choisissant, dans l'ouvrage intitulé "Enseigner l'histoire et la prévention des génocides - peut-on prévenir les crimes contre l'humanité ?", de réaliser une étude comparée des génocides (en particulier celui des Juifs en Europe et celui des Tutsi au Rwanda), et en mettant en lumière la dialectique entre universel et particulier, institutions et individus, remémoration du passé et édification de l'avenir, Joël Hubrecht et Assumpta Mugiraneza ont souhaité apporter aux équipes éducatives les moyens de donner sens à un enseignement et à une réflexion sensibles aux enjeux de l'histoire et aux défis du monde contemporain.

 

Cette revue est disponible auprès duréseau CANOPÉ.

Album Auschwitz Constitué de près de 200 photographies, prises par des SS en mai et juin 1944, lors de la déportation massive des Juifs de Hongrie à Birkenau, « L'album d'Auschwitz » est un ouvrage iconographique de référence sur le fonctionnement du système génocidaire. Il est accompagné du DVD du film "Album(s) d'Auschwitz" complété par plus d'une heure de vidéos complémentaires.
Le livre et son DVD d'accompagnement sont disponibles auprès du réseau CANOPÉ. (Le livre et le DVD sont enrichis par un web-documentaire)
visuel_AB

Le DVD-ROM "Auschwitz-Birkenau - dans le processus génocidaire" permet d'étudier la genèse, les mécanismes et les multiples aspects de ce processus à travers l'histoire et la mémoire du plus important des six centres de mise à mort conçus par les nazis. Il contient de très nombreux documents textuels et iconographiques ainsi que des outils pédagogiques adaptés.

Cet outil, réalisé à partir du travail de deux enseignants de l'académie de Rennes, Gaëlle Allaert-Grall et Jean-Christophe Deshaye, et bénéficiant de l'éclairage de Tristan Lecoq, inspecteur général de l'éducation nationale et professeur des universités associé, et de Georges Bensoussan, historien au Mémorial de la Shoah, est conçu comme une ressource pour la classe, mais aussi pour la préparation du cours et la recherche documentaire. 

Ce DVD-ROM est disponible auprès  du réseau CANOPÉ. (On peut avoir un aperçu de son contenu en téléchargeant son livret d'accompagnement).

DVD_Mémoire_demain

Le documentaire interactif "Mémoire demain, témoignages de déportés" de l'Union des déportés d'Auschwitz (UDA), édité en 2009, présente des témoignages d'anciens rescapés des camps d'Auschwitz et de Birkenau. Les témoignages, nombreux et courts, sont classés par thème, ce qui facilite une utilisation en classe.

Ce DVD-ROM est disponible auprès du réseau CANOPÉ. On peut avoir un aperçu du contenu du DVD en consultant le site de l'UDA.

visuel_Drancy Le documentaire "Drancy, dernière étape avant l'abîme"(2004) réalisé par Cécile Clairval-Milhaud avec le concours de Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, raconte l'histoire du camp de Drancy, situé dans la banlieue nord de Paris, point de départ des convois de déportation des Juifs de France avec Auschwitz-Birkenau et d'autres camps d'extermination.

Ce DVD est disponible auprès du réseau CANOPÉ. (On peut avoir un aperçu de son contenu en consultant le site de la société de production).

visuel_les_justes

Le documentaire de Marek Halter "Les Justes"(1994) est consacré aux héros inconnus qui ont sauvé de la barbarie nazie des enfants, des femmes, des hommes, menacés parce que "Juifs".

CANOPÉ a proposé ce film, accompagné de documents pédagogiques, en téléchargement légal et gratuit à tous les lycées, du 1er avril au 30 juin 2013.

Le DVD est aujourd'hui disponible dans le commerce et les documents pédagogiques d'accompagnement sont toujours accessibles sur le site du réseau CANOPÉ.

(On peut avoir un aperçu du contenu du DVD en consultant le site de la maison d'édition).

visuel_nuit_et_brouillard

Ce DVD permet de revoir "Nuit et Brouillard" d'Alain Resnais (1956) à la lumière de "Face aux fantômes"(2009), un documentaire de Jean-Louis Comolli dans lequel l'historienne Sylvie Lindeperg, à partir de son livre "Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire", replace le film de Resnais dans son époque et se livre à une réflexion sur le rôle de l'archive et du témoin, la relation entre l'historien et le cinéaste, le documentaire et le film d'art.

Le DVD est disponible auprès du réseau CANOPE. (On peut avoir un aperçu de son contenu en consultant le site de l'Institut national de l'audiovisuel).

TDC_968

Le numéro n° 968 du 15 janvier 2009 de la revue Textes et documents pour la classe (TDC) du réseau CANOPÉ est intitulé "Arts et littérature de la Shoah". Dépassant la célèbre formule de Theodor Adorno sur l'impossibilité d'écrire de la poésie après Auschwitz, les artistes et écrivains sont désormais convaincus du rôle irremplaçable de l'art et de la littérature dans la transmission de la Shoah. Mais il leur faut inventer des formes nouvelles afin d'éviter tout spectaculaire ou toute banalisation, et de retrouver, par-delà la destruction massive voulue et planifiée, la singularité de chaque existence.

Il est possible de commander cette revue sur la "librairie de l'éducation en ligne" du réseau CANOPÉ.

Le cahier de Susi

A partir du cahier d'une jeune écolière juive de 11 ans, déportée et assassinée à Auschwitz avec sa famille en juin 1942, le photographe Guillaume Ribot se lance dans un périple à travers toute l'Europe sur les traces de la famille Feldsberg pour comprendre mais aussi pour garder la trace de ce destin brisé. Composé du film, de documents d'archives et du fac-similé du cahier de l'écolière, Le "Cahier de Susi" permet d'aborder la question de la Shoah, mais aussi de se faire une idée de la vie quotidienne d'une enfant sous l'Occupation.

Le DVD est disponible auprès du réseau CANOPÉ. (Un site compagnon présente aux enseignants des pistes pédagogiques pour aborder ces questions avec leurs élèves.)

Mémoires tsiganes

Le film documentaire "Mémoires tsiganes, l'autre génocide" retrace l'histoire des Tsiganes dans l'Europe de la Seconde Guerre Mondiale. Il propose à la fois des éléments très concrets : témoignages de vie émanant d'Européens de divers pays, images d'archives, et infographies, mais propose aussi une analyse fine des particularités de ce génocide et des questions théoriques qui sont en arrière plan, et qui sont liées aux modes de vie des Tsiganes mais aussi à l'idéologie nazie. Le livret pédagogique propose cinq fiches pédagogiques articulées aux programmes d'éducation civique et d'histoire de collège et lycée sur : la singularité et la diversité tsigane avant la guerre, les Tsiganes du Reich de 1933 à 1939, le génocide et le camp de Birkenau, la politique française envers les Tsiganes, l'extermination en URSS.

Le DVD est disponible auprès du réseau CANOPÉ. (On peut trouver des informations complémentaires sur son contenu sur le site du Mémorial de la Shoah).

Ressources partagées par les sites académiques

edubasesRépertoriés dans les ÉDU'bases, banques de données de pratiques mutualisées, voici quelques exemples d'outils et ressources utiles réalisés par les équipes pédagogiques ces dernières années et mis en ligne sur les sites académiques.

Ces ressources s'adressent généralement aux élèves en classe de troisième de collège (thèmes en histoire : « la Première guerre mondiale : vers une guerre totale » et « la Seconde guerre mondiale une guerre d'anéantissement ») mais peuvent également, pour certains d'entre eux, être utilisés au lycée.

Commémoration de la bataille de Bir Hakeim

En mai et juin 2012, la France et le Royaume-Uni commémorent le 70ème anniversaire de la bataille de Bir Hakeim. Un kit pédagogique permet à la communauté éducative de s'associer à cette commémoration.

Rappel historique

La Bataille de Bir Hakeim s'est déroulée du 26 mai au 11 juin 1942, sur le territoire de l'actuelle Libye.

Lors de cet affrontement autour d'un point d'eau désaffecté au milieu du désert de Libye, la première brigade française libre du général Kœnig, formée de troupes hétéroclites ralliées au général de Gaulle, résista, retranchée pendant onze jours, à moins d'un contre dix, aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes. Ainsi, elle freina l'offensive victorieuse du général Rommel en direction du Canal de Suez et offrit aux troupes britanniques le répit nécessaire pour se regrouper en Égypte.

Quelques mois plus tard, la contre-offensive menée d'Égypte par les alliés rejeta les forces de l'Axe jusqu'en Tunisie, où elles capitulèrent.

Au-delà de l'aspect stratégique, cette première confrontation survenue depuis l'armistice de 1940 entre soldats français et allemands eut des retombées considérables sur la notoriété et la reconnaissance officielle de la France Libre et de son chef. Cette résistance courageuse prit également valeur de symbole jusqu'au cœur de la France occupée.

70ème anniversaire

Sous l'égide du ministère de la défense et de la Fondation de la France Libre, plusieurs partenaires publics et privés se sont associés afin de constituer un programme de commémorations officielles. Celui-ci est disponible sur le site officiel dédié à la commémoration du 70ème anniversaire de la bataille.

Exposition itinérante

Une exposition didactique à destination du grand public a été conçue par l'ONAC en partenariat avec la Fondation de la France Libre et le Musée de l'Ordre de la Libération avec le soutien du ministère de la Défense et de l'œuvre du Bleuet de France. L'exposition peut être empruntée gracieusement auprès des services départementaux de l'ONAC.

Accompagnement pédagogique en classe

photo_Bir_HakeimLes équipes pédagogiques sont invitées à faire mieux connaitre aux élèves cet évènement important de l'histoire de la France Libre. Pour ce faire, un kit pédagogique a été mis en ligne sur le site officiel du 70ème anniversaire.

Ce document s'adresse de manière privilégiée aux élèves de troisième et peut également intéresser les élèves de première.

Consulter le kit pédagogique

 

Pour aller plus loin

Site du ministère de la défense

Site de la Fondation de la France Libre

70ème anniversaire des combats de la Résistance, des débarquements, de la libération de la France et de la victoire sur la barbarie nazie

À l'occasion du soixante-dixième anniversaire des combats de la Résistance, des débarquements, de la libération de la France et de la victoire sur la barbarie nazie, des commémorations ont été organisées de 2013 à 2015.

visuel_70e_anniversaireDans le cadre de cet important cycle commémoratif national et international, les professeurs du 1er et du 2nd degré sont invités à mettre en place des projets pédagogiques et éducatifs conformément aux objectifs, aux contenus d'enseignement, aux actions éducatives et aux ressources précisés dans la note de service du 2013-135 du 10 septembre 2013 parue au Bulletin officiel n° 33 du 12 septembre 2013.

Première période : Des résistances à la Résistance

(En lien avec les commémorations nationales et locales se déroulant essentiellement pendant l'année 2013.)
Objectifs pédagogiques (pour le texte intégral, consulter la note de service) : tout d'abord, évoquer l'unification des différentes composantes de la Résistance intérieure, ensuite la reconnaissance de la Résistance extérieure, de la France libre et de la France combattante et enfin la relation entre la Résistance et "l'insurrection nationale" au moment de la Libération.

La Résistance intérieure : ses réseaux, ses mouvements et leur unification

CNR

Le Conseil national de la résistance en septembre 1944 à Paris.

(Source : Musée de la Résistance Nationale)

Quelques points de repère :

 

  • La création du Conseil national de la Résistance : le 27 mai 1943 à Paris ;
  • Le destin tragique de Jean Moulin : arrêté à Caluire-et-Cuire le 21 juin 1943 ; détenu et torturé à Lyon puis Paris ; décédé sur le chemin de l'Allemagne (constat fait le 8 juillet 1943 en gare de Metz) ; ses cendres seront transférées au Panthéon le 19 décembre 1964.

La Résistance extérieure : de la France libre à la France combattante

Quelques points de repère :

  • Campagne de Tunisie : novembre 1942 - mai 1943 ;
  • Création du Comité français de la Libération nationale (CFLN) à Alger le 3 juin 1943 ;
  • Campagne d'Italie : novembre 1943 - juillet 1944.

1ere_DFL

La 1ère Division française libre lors de la revue de la victoire, en mai 1943, à Tunis.

(Source : Amicale de la 1ère DFL)

Résistance et "insurrection nationale" : l'honneur et le sursaut

Maquisards

Maquisards FTP en Provence lors de l'été 1944.

(Source : Musée de la Résistance Nationale)

Quelques points de repère :

  • Développement des maquis avec l'invasion de la zone libre (11 novembre 1942) et la création du service du travail obligatoire (STO), le 16 février 1943.

Seconde période : les libérations et la Libération

(En lien avec les commémorations nationales et locales se déroulant de la fin de l'année 2013 au début de l'année 2015).
Objectifs pédagogiques (pour le texte intégral, consulter la note de service) : Avec, en toile de fond, le quotidien des Français de métropole, on évoquera principalement, tout d'abord, la place et le rôle des autorités françaises libres dans ce "moment" politique singulier de la Libération, ensuite la pluralité des espaces géographiques concernés, enfin la question du rang et de la puissance de la France de 1944-1945.

Terreur et répression

Quelques points de repère :

  • Les dernières déportations ;
  • La résistance désespérée du maquis des Glières, jusqu'au 26 mars 1944, celle du maquis du Vercors, jusqu'au 21 juillet 1944, etc. ;
  • Les massacres commis par les SS à Ascq le 2 avril 1944, à Tulle le 9 juin 1944, à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, etc.

Auschwitz

Portail du camp d'Auschwitz-Birkenau.

(Source : Service historique de la défense)

Les débarquements

Débarquement

Navires américains débarquant véhicules et matériels près de Saint-Tropez en août 1944.

(Source : Musée de la Résistance Nationale)

Quelques points de repère :

  • Débarquement de Normandie : 6 juin 1944 ;
  • Débarquement de Provence : 15 août 1944.

Les libérations et leurs spécificités - la place de la France combattante

Quelques points de repère :

  • Libération de la Corse : du 9 septembre au 4 octobre 1943 ;
  • Libération de Paris : 25 août 1944 ;
  • Libération de Strasbourg : 23 novembre 1944 ;
  • Disparitions des dernières poches de résistance allemandes sur le littoral dans les jours suivant la capitulation du 8 mai 1945.

Libération Corse

Insurrection d'Ajaccio, le 9 septembre 1943.

(Source : Musée A Bandera)

Troisième période : la victoire sur la barbarie nazie

(En lien avec les commémorations nationales et locales se déroulant lors des années 2014 et 2015).
Objectifs pédagogiques (pour le texte intégral, consulter la note de service) : on évoquera, tout d'abord, la forme de guerre qui se déroule entre français lors des six premiers mois de l'année 1944, ensuite, la question de l'unité nationale et des forces politiques, sociales et militaires qui se pose avec la victoire, et, enfin, les premières et décisives mesures du Gouvernement provisoire destinées à faire entrer dans les faits le programme du CNR et des forces issues de la Résistance.

Une guerre entre Français

Milice

Miliciens français en 1944.

(Source : Archives fédérales allemandes)

Quelques points de repère :

  • Les assassinats de la milice (Victor et Hélène Basch le 10 janvier 1944, Jean Zay le 20 juin 1944, Georges Mandel le 7 juillet 1944, etc.) ;
  • L'épuration, les procès (dont celui de Philippe Pétain en juillet-août 1945).

La guerre contre l'Allemagne nazie jusqu'à la victoire - le temps des retours (déportés politiques, Juifs, prisonniers de guerre et travailleurs forcés)

Quelques points de repère :

  • Les combats sur le Rhin jusqu'à la victoire du 8 mai 1945 ;
  • La libération des camps au fur et à mesure de l'avancée militaire alliée sur le territoire du Reich (27 janvier 1945 : Auschwitz, 5 mai 1945 : Mauthausen ...).

Libération Camps

Groupe de déportés rescapés d'Auschwitz, derrière des barbelés, après la libération du camp. Pologne, après le 27 janvier 1945.

(Source : Mémorial de la Shoah)

La construction d'une France nouvelle

ACP

Ouverture des travaux de l'Assemblée consultative provisoire, le 9 novembre 1944.

(Source : Musée de la Résistance Nationale)

Quelques points de repère :

Articulation avec les programmes d'enseignement

Ecole primaire (classe de CM2) :

Dans les programmes d'enseignement de l'école primaire définis par l'arrêté du 9 juin 2008 complété par l'arrêté du 21 novembre 2011 :

  • connaître les principales caractéristiques de la France occupée ;
  • connaître le rôle de Charles de Gaulle pendant la seconde guerre mondiale (appel du 18 juin 1940 ...) et dans la période de la libération de la France ; 
  • à partir de l'exemple de Jean Moulin, savoir décrire et définir la Résistance ;
  • à partir de témoignages, en particulier de récits d'enfants, connaître quelques traits de l'extermination des juifs et des tsiganes ;
  • 8 mai 1945 fin de la seconde guerre mondiale - connaître quelques éléments du bilan dramatique de la guerre et la division de l'Europe - dictature - alliés - collaboration ;
  • savoir donner une définition simple de crime contre l'humanité - camps de concentration - camps d'extermination - déportation - génocide - rideau de fer ;
  • 1945, droit de vote des femmes.

Collège (classe de troisième) :

Dans les programmes d'histoire et géographie, parus au Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008 entrés en application pour la classe de troisième depuis la rentrée de l'année scolaire 2012-2013 : 

Lycée :

  • En classe de première des séries générales et technologiques sont étudiés : la Seconde guerre mondiale, les combats de la Résistance et la refondation républicaine ;
  • En classe de terminale des séries générales sont étudiés : "l'historien et les mémoires de la Seconde guerre mondiale en France" et "gouverner la France depuis 1946" ;
  • En classe de première du lycée professionnel est enseignée la période qui va "de l'Etat français à la IVème république (1940-1946)" ;
  • Programmes et accompagnements du lycée.

Actions éducatives

  • Le concours national de la Résistance et de la Déportation
  • Les projets liés aux commémorations locales et nationales

Les équipes éducatives sont vivement encouragées à s'inscrire par l'élaboration de projets adaptés au niveau scolaire des élèves, en privilégiant un axe intergénérationnel, dans l'important mouvement commémoratif que connaîtra la France à compter de la rentrée 2013-2014.
Au-delà des commémorations locales et nationales, on s'attachera à rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour la France et contre la barbarie nazie et on pourra notamment mettre en lumière le rôle des femmes dans la Résistance.

Ressources
  • Le portail officiel du concours, réalisé par Canopé à la demande du ministère chargé de l'éducation nationale, a été mis en ligne le 27 mai 2013, à l'occasion du 70ème anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance.

L'ouverture de ce site institutionnel, qui met gratuitement à la disposition de la communauté éducative des ressources pour pallier la disparition progressive des témoins directs marque une nouvelle impulsion dans l'accompagnement des dizaines de milliers d'élèves de collège et de lycée participant chaque année au Concours national de la Résistance et de la Déportation.
Les conseils méthodologiques proposés par ce site s'appuient sur les dispositifs pédagogiques actuels. Ils prennent en considération la diversité des établissements et des partenaires susceptibles de s'engager dans la préparation au concours.
Le portail est accessible ici.

  • La brochure pédagogique annuelle réalisée par la fondation chargée de l'organisation du concours avec la DGESCO et la DMPA.

Chaque année, au début du mois d'octobre, une brochure pédagogique est publiée sur le thème du concours. Elle est diffusée notamment sur les sites suivants :

Pour la session 2016/2017, la Fondation pour la mémoire de la Déportation a été chargée de l'élaboration de cette brochure pédagogique. Ce document est disponible en téléchargement.

  • D'autres outils d'accompagnements autour du thème du concours sont produits chaque année dans les académies.

Ainsi, un bulletin pédagogique annuel est édité par le Musée de la Résistance nationale et le CRDP de l'académie de Créteil dans le cadre de la préparation du Concours national de la Résistance et de la Déportation.

De même de nombreux musées ou services des archives accompagnent les enseignants et les élèves dans la préparation du concours. Les établissements peuvent se renseigner auprès des délégués académiques à l'éducation artistique et à l'action culturelle (DAAC) de leur académie.

À consulter
  • Session 2015-2016

Thème : "Résister par l'art et la littérature"
Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la Résistance
Palmarès national

La cérémonie nationale de remise des prix aura lieu en Sorbonne le mercredi 29 mars 2017.


  • Session 2014-2015

Thème : "La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 2 février 2016, à l'Hôtel national des Invalides, à Paris. Photos.


  • Session 2013-2014

Thème : "La libération du territoire et le retour à la République"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la Résistance

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 8 mai 2015 au Palais de l'Elysée (Paris) : Vidéo du discours du Président de la République - Photos de la cérémonie.


  • Session 2012-2013

Thème : "Communiquer pour résister 1940-1945"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la Résistance

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 19 décembre 2013 à la Sorbonne (Paris) - Vidéos


  • Session 2011-2012

Thème : "Résister dans les camps nazis"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation

Palmarès national

Rapport du jury

Cérémonie nationale de remise des prix : le 21 décembre 2012 à l'Hôtel national des Invalides (Paris) - Vidéos


  • Session 2010-2011 (cinquantième anniversaire du concours)

Thème : "La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la Résistance

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 16 décembre 2011 au Palais de l'Élysée (Paris) - Photos de la remise des prix -

Vidéo de la remise des prix - Vidéo du discours du Président de la République (en ouverture de la cérémonie)


  • Session 2009-2010

Thème : "L'appel du 18 juin du général de Gaulle et son impact jusqu'en 1945"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la France libre

Palmarès national (et travaux des lauréats)

Cérémonie nationale de remise des prix : le 26 novembre 2010 au Mémorial Charles de Gaulle (Colombey-les-deux-églises) - Vidéo de la remise des prix


  • Session 2008-2009

Thème : "Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 15 décembre 2009 au Cercle national des Armées (Paris) - Vidéo de la remise des prix (extrait)


  • Session 2007-2008

Thème : "L'aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation de la Résistance

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 9 décembre 2008 à l'Hôtel national des Invalides (Paris)


  • Session 2006-2007

Thème : "Le travail dans l'univers concentrationnaire nazi"

Brochure pédagogique réalisée par la Fondation pour la mémoire de la Déportation

Palmarès national

Cérémonie nationale de remise des prix : le 15 janvier 2008 à l'Hôtel national des Invalides (Paris)

Mis à jour le 26 mai 2017
Partager cet article
fermer suivant précédent