Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien et l'enseignement optionnel LCA au lycée

édition utilisée :

Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien suivi de Carnets de notes de Mémoires d’Hadrien, Folio.

Table

  • Animula vagula blandula p. 9
  • Varius multiplex multiformis P. 31
  • Tellus stabilita p. 107
  • Saeculum aureum p. 167
  • Disciplina augusta p. 231
  • Patientia p. 293
  • Carnets de notes de Mémoires d’Hadrien  p. 319
  • Note de l’auteur p. 349-364
Hadrien

 

N. B. : dans sa Note, M. Yourcenar distingue les faits et personnages historiques des faits et personnages inventés ; on y trouve également une liste des sources littéraires, scientifiques, iconographiques et épigraphiques utilisées.

- Pour l’ensemble du roman, voir p. 352-353 de cette Note : « Les deux sources principales pour l’étude de la vie et du personnage d’Hadrien sont l’historien grec Dion Cassius, qui écrivit les pages de son Histoire Romaine consacrées à l’empereur environ quarante ans après la mort de celui-ci, et le chroniqueur Spartien, un des rédacteurs de l’Histoire Auguste, qui composa un peu plus d’un siècle plus tard sa Vita Hadriani, l’un des meilleurs textes de cette collection […]. Ces deux auteurs s’appuyaient sur des documents désormais perdus, entre autres des Mémoires, publiés par Hadrien sous le nom de son affranchi Phlégon, et un recueil de lettres de l’empereur rassemblées par ce dernier. […] Il reste d’Hadrien lui-même un certain nombre d’œuvres authentiques dont on s’est servi : correspondance administrative, fragments de discours ou de rapports officiels, comme la célèbre Adresse de Lambèse, conservés le plus souvent par des inscriptions ; poèmes mentionnés par les auteurs du temps, comme l’illustre Animula vagula blandula, ou retrouvés sur les monuments où ils figuraient à titre d’inscriptions votives […]. »

- Pour certains détails de l’œuvre, voir les notes insérées dans les tableaux ci-dessous

 

Classe de seconde

 

Objet d'étude : l'homme et l'animal

 

« Anima vagula blandula »

(p. 9-35)

- L’homme et la chasse (p. 13-14) : « Déjà, certaines portions de ma vie… n’est pas mal non plus ».

- L’homme et le cheval (p. 14-15) : « Le renoncement au cheval… contact avec le sol ».

 Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Hadrien et les Jeux 

(p. 119) : « Je me débarrassais… d’Épictète ».

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Scène de chasse en Arcadie (p. 173-174) : « J’emmenai Antinoüs… le plus sage de tous ».

- Allusion à une chasse en Orient (p. 196) : « à Samosate… collier d’or ».

- Chasses d’Hadrien en Asie ; scène de chasse en Afrique7 (p. 203-205) : « Mais j’avais… nuage de mouches ».

 

Objet d'étude : l'homme et le divin

 

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Réflexion sur le temple de Vénus et de Rome ; réflexion sur Roma et son palindrome Amor (p. 183) : « On mettait la dernière main… conseillère divine ».

- Un monde peuplé de dieux : réflexion sur les différentes manifestations de la divinité (p. 183-184) : « De plus en plus… des miens ».

Carnets de notes de Mémoires d’Hadrien

(p. 321-347)

- Citation de Flaubert, Correspondance (p. 321) : « Les dieux n’étant plus, et le Christ pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc Aurèle, un moment unique où l’homme seul a été ».

 

Objet d'étude : soi-même et l'autre 

 

« Anima vagula blandula »

(p. 9-35)

- Hadrien et son esclave Euphorion ; l’homme libre et son esclave (p. 31) : « L’observation directe… d’une indiscrétion ».

« Varius multiplex multiformis »

(p. 39-106)

- Réflexion sur la romanité et la barbarie (p. 57-59) : « J’y étais poussé… différent d’eux ».

- Réflexion sur le comportement des Romains et des barbares pendant la guerre (p. 81-82) : « Un automne brumeux… Mais j’avais vieilli. »

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Réflexion sur l’esclavage (p. 128-130) : « En Espagne… inhumanité ».

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Expérience de communication avec les défunts ; allusion à une histoire de revenant, La Fiancée de Corinthe (p. 199 et Carnets de notes de Mémoires d’Hadrien, p. 339) : « Vers la même époque… s’étaient ouvertes ».

 

Objet d'étude : « Méditerranée : voyager, explorer, découvrir »

 

« Varius multiplex multiformis »

(p. 39-106)

- Colonisation et conquêtes de l’empire romain (p. 55-57) : « Si elle s’était prolongée… tout le monde ».

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Voyages d’Hadrien ; réflexion sur le voyage et exemple d’autres voyageurs antiques (p. 136-139) : « Sur vingt ans… du jardinier ».

- Voyages d’Hadrien : réorganisation de la Germanie, réformes en Bretagne, érection du mur d’Hadrien, séjours en Gaule, en Espagne, en Maurétanie (p. 150-154) : « En Germanie… pour l’Orient ».

Patientia

(p. 295-316)

- Arrien relate la circumnavigation du Pont-Euxin, allusions aux légendes mythologiques associées à la région (p. 295-296) : « Conformément… le bien-aimé ».

 

Classe de première 

 

Objet d'étude : « Vivre dans la cité »

 

« Anima vagula blandula »

(p. 9-35)

- Pouvoirs de la parole ; enseignement à Rome, rôle de la langue grecque (p. 43-46) : « La fiction… pensé et vécu ».

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Réflexion sur l’esclavage (p. 128-130) : « En Espagne… inhumanité ».

 

Objet d'étude : « Les dieux dans la cité »

 

« Varius multiplex multiformis »

(p. 39-106)

- Croyances aux astres chez les Romains ; dons divinatoires de Marullinus, grand-père d’Hadrien1 (p. 39-41) : « Marullinus… que trop resté ».

- Hadrien et son expérience du culte de Mithra dans l’armée romaine3 (p. 63-64) : « Je vécus là… sous cette forme ».

- Hadrien et son recours aux oracles ou à la magie pour connaître l’avenir (p. 99-101) : « J’allais avoir… signes de l’avenir ».

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Hadrien recourt à une Sibylle en Bretagne (p. 153) : « Tout m’enchanta… sans elle ».

- Réflexion sur le culte impérial (p. 159-161) : « Et c’est vers cette époque… qu’être empereur ».

- Initiation d’Hadrien aux mystères d’Éleusis (p. 161-162) : « Je me fis initier… les dessins du ciel ».

- Hadrien et l’étude des astres (p. 162-165) : « Et c’est ici… d’immortalité ».

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Réflexion sur le temple de Vénus et de Rome ; sur Roma et son palindrome Amor ; sur les différentes manifestations de la divinité (p. 183-184) : « On mettait la dernière main… des miens ».

- Réflexion sur la divinité, à l’occasion de la dédicace du temple de Vénus et de celle du Panthéon (p. 184-185) : « La dédicace… où nous mettons les dieux ».

- Réflexion sur le culte impérial, à l’occasion de la dédicace de l’Olympéion d’Athènes (p. 192-193) : « à Athènes… un signe ».

- Hadrien et les cultes à mystères de l’Asie (Cabires, orphisme, Déesse Syrienne, Mithra) (p. 195-196) : « Tous les Mystères de l’Asie… du noir Mithraeum ».

- Scène de sacrifice, interprétation d’un présage (p. 199-201) : « Peu de jours… celui de sa fin ».

- Les différentes religions présentes à Alexandrie (dieux égyptiens, judaïsme) (p. 208-210) : « Les religions… à ses propres dieux ».

- Mort d’Antinoüs et instauration de son culte par Hadrien5 (p. 214-218) : « Le premier jour… pour dormir ».

Disciplina augusta

(p. 233-291)

- Organisation du culte d’Antinoüs, et de celui des ancêtres d’Hadrien ; administration d’Antinoé, ville fondée par Hadrien en l’honneur d’Antinoüs10, (p. 237) : « J’eus cette année-là… est également sacré ».

- Les chrétiens dans l’empire romain ; réflexion sur le christianisme (p. 238-240) : « Ce fut vers cette époque… qui ne s’aime pas particulièrement soi-même ».

- Affaires de Jérusalem, réflexion sur le judaïsme (p. 252-255) : « Les affaires juives… et guerre inexpiable ».

Patientia

(p. 295-316)

- Réflexion sur le culte impérial, la vénération de l’empereur ; développement du culte d’Antinoüs dans l’empire romain (p. 305-309) : « Comme au temps… toutes les routines d’une vie ».

 

Objet d'étude : « Masculin, féminin »

 

« Anima vagula blandula »

(p. 9-35)

- Réflexion sur l’amour (p. 21-25) : « Et j’avoue… trop sue par cœur ».

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Réflexion sur la conditions des femmes à Rome (p. 130-131) : « La condition des femmes… plein gré ».

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Rencontre d’Hadrien et d’Antinoüs (p. 169-170) : « On lut ce soir-là… commencèrent ».

- Relation entre Hadrien et Antinoüs (p. 170-174) : « Antinoüs était grec… le plus sage de tous ».

- Réflexion sur le rôle de l’impératrice, sur le couple impérial (p. 185-186) : « Depuis longtemps déjà… et sacré comme tel ».

- Relation entre Hadrien et Antinoüs (suite) (p. 188-191) : « Peu à peu… en regardant la mer ».

- Relation entre Hadrien et Antinoüs (suite) ; réflexion sur la conception de l’amour chez les Romains et chez les Grecs (p. 193-194) : « Je n’aimais pas moins… et les sacrifices expiatoires commençaient ».

- Réflexion sur l’amour et sur la mort, à l’occasion du suicide d’Antinoüs (p. 219-221) : « La remontée du fleuve… pas fini de marcher ».

Carnets de notes de Mémoires d’Hadrien

(p. 321-347)

- Influence de l’histoire et de la légende grecques dans le « cycle d’Antinoüs » chez Hadrien (p. 335) : « On ne se livrera jamais assez… à Patrocle ».

 

Objet d'étude : « Méditerranée : conflits, influences et échanges »

 

« Varius multiplex multiformis »

(p. 39-106)

- Influence de la Grèce sur Rome (voyage d’étude d’Hadrien en Grèce 2) (p. 46-47) : « J’avais seize ans… enseigné la méthode ».

- La Grèce et Rome : conquête de la Grèce, mais hellénisation de la société romaine (p. 87-88) : « Durant ces quelques années… dieu désarmé ».

- Exemple de relations conflictuelles entre Rome et ses provinces ou ses alliés (p. 98-99) : « Soudain, l’incendie… avant de mourir ».

« Tellus stabilita »

(p. 109-165)

- Gestion de l’empire romain (alliances, conflits, relations commerciales, etc.) (p. 109-110) : « Ma vie… à battre ».

- L’Égypte sous l’Empire (p. 110-111) : « La fièvre… côte à côte ».

- Rome, ville cosmopolite (p. 118-119) : « On m’accuse… l’Oriental épais ».

- Rome, ville cosmopolite et éternelle (p. 124-125) : « Rome… cité des hommes ».

- Hadrien rencontre un gymnosophiste indien4 (p. 157-159) : « Un soir… Jupiter ».

Saeculum aureum

(p. 169-230)

- Réflexion sur les rapports entre Rome et la Grèce, à l’occasion de la dédicace de l’Olympéion d’Athènes (p. 192-193) : « à Athènes… au Temps dévorateur ».

Disciplina augusta

(p. 233-291)

- Conflits avec les Juifs à Jérusalem, révolte de Bar Kochba9 (p. 252-260) : « Les affaires juives… de nous dire non ».

- Répression de la révolte juive, transformation de la Judée en Palestine, diaspora juive (p. 267-269) : « Le soir… il faut toujours recommencer ».

 

Notes :

1. « Le personnage de Marullinus est historique, mais sa caractéristique principale, le don divinatoire, est empruntée à un oncle et non à un grand-mère d’Hadrien. » (Note, p. 349)

2. « Une inscription nous apprend que le sophiste Isée fut l’un des maîtres d’Hadrien ; mais il n’est pas sûr que l’étudiant ait fait, comme on le dit ici, le voyage d’Athènes. » (Note, p. 349)

3. « L’épisode de l’initiation mithriaque est inventé ; ce culte était déjà, à cette époque, en vogue aux armées ; il est possible, mais nullement prouvé, qu’Hadrien, jeune officier, ait eu la fantaisie de s’y faire initier. Il en va naturellement de même du taurobole auquel Antinoüs se soumet à Palmyre […]. On a suivi dans ces deux scènes la tradition qui veut que le bain de sang ait fait partie du rituel de Mithra aussi bien que de celui de la Déesse Syrienne, auquel certains érudits préfèrent le réserver, ces emprunts d’un culte à l’autre restant psychologiquement possibles à cette époque où les religions de salut « contaminaient » dans l’atmosphère de curiosité, de scepticisme et de vague ferveur qui fut celle du IIe siècle. » (Note, p. 349-350)

4. « La rencontre avec le Gymnosophiste n’est pas, en ce qui concerne Hadrien, donnée par l’histoire ; on s’est servi de textes du Ier et du IIe siècle qui décrivent des épisodes du même genre. » (Note, p. 350)

5. « L’histoire du sacrifice d’Antinoüs est traditionnelle (Dion, LXIX, 11 ; Spartien, XIV, 7) ; le détail des opérations de sorcellerie est inspiré des recettes des papyrus magiques de l’Égypte, mais les incidents de la soirée à Canope sont inventés. » (Note, p. 350) « Pour l’histoire des honneurs divins rendus à Antinoüs, pour la caractérisation physique et psychologique de celui-ci, le témoignage des inscriptions, des monuments figurés, et des monnaies, dépasse de beaucoup celui de l’histoire écrite. » (Note, p. 355)

6. « Le médecin Iollas […] est un personnage réel dont l’histoire ne nous donnait pas le nom ; elle ne nous dit pas non plus qu’il fût originaire d’Alexandrie. » (Note, p. 351)

7. « C’est ainsi […] que l’épisode des chasses en Libye sort tout entier d’un fragment très mutilé du poème de Pancratès, Les Chasses d’Hadrien et d’Antinoüs, retrouvé en Égypte, et publié en 1911 dans la collection des Papyrus d’Oxyrhyncus (III, n° 1085) […]. » (Note, p. 353-354)

8. « Des portions de la Lettre d’Arrien à l’empereur Hadrien à l’occasion du Périple de la Mer Noire […] ont été incorporées au présent ouvrage, l’auteur se rangeant à l’avis des érudits qui croient, dans son ensemble, ce texte authentique. » (Note, p. 354)

9. « Quelques détails historiques mêlés dans le Talmud à un immense matériel légendaire viennent s’ajouter pour la guerre de Palestine au récit de l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe. » (Note, p. 354)

10. « En ce qui concerne les monuments d’Antinoé, rappelons que les ruines de la ville fondée par Hadrien en l’honneur de son favori étaient encore debout au début du XIXe siècle, quand Jomard dessina les planches de la grandiose Description de l’Égypte, commencée sur l’ordre de Napoléon, qui contient d’émouvantes images de cet ensemble de ruines aujourd’hui détruites. […] Les papyrus recueillis sur le site d’Antinoé et sur celui d’Oxyrhynchus, et publiés entre 1901 et nos jours, n’ont apporté aucun détail nouveau sur l’architecture de la ville hadrianique ou le culte du favori, mais l’un d’eux nous a fourni une liste très complète des divisions administratives et religieuses de la ville, évidemment établies par Hadrien lui-même, et qui témoigne d’une forte influence du rituel éleusiaque sur l’esprit de son auteur. » (Note, p. 363-364)

11. « C’est par Procope que nous savons que le faîte du Mausolée d’Hadrien était décoré d’innombrables statues qui servirent de projectiles aux Romains à l’époque du siège d’Alaric ; c’est par la brève description d’un voyageur allemand du VIIIe siècle, l’Anonyme de Einsiedeln, que nous conservons une image de ce qu’était au début du moyen âge le Mausolée déjà fortifié depuis l’époque d’Aurélien, mais point encore transformé en Château Saint-Ange. » (Note, p. 362)

12. […] Rappelons que c’est à une date relativement très récente, et grâce aux marques de fabrique des briques qui ont servi à l’édifier, que l’honneur de la construction ou de la reconstruction totale du Panthéon a été rendu à Hadrien, qu’on avait cru longtemps n’en avoir été que le restaurateur. » (Note, p. 362)

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