Réunion des interlocuteurs académiques de Technologie Paris 2000

Journée animée par

M. Alain ELIE (DT B1)
M. René CAHUZAC (chargé de mission d'inspection générale STI)
M. Philippe ALNET (interlocuteur national).

Présentation par M. Alain ELIE de la direction de la Technologie, des missions de cette direction concernant les TICE (Technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement).

Intervention de René CAHUZAC

  • Présentation des nouveaux programmes de technologie au collège et du champ d'application des TICE dans l'enseignement de la technologie.

  • Au lycée, les nouveaux programmes donnent une place importante aux TICE (inscrit dans les programmes). Ceci implique que les compétences et les connaissances visées par l'enseignement de la technologie au collège soient effectives et disponibles à l'entrée en seconde. D'après les différentes évaluations menées, ce n'est pas encore le cas. Il est donc indispensable de se fixer des axes prioritaires qui permettront d'atteindre cet objectif.

Débat avec les interlocuteurs

Le débat avec les interlocuteurs fait ressortir d'une manière générale pour toutes les académies les mêmes difficultés et préoccupations :

  • "Vieillissement" des programmes par rapport à l'évolution des TICE. Est-il possible d'utiliser les TICE dans leur globalité de la 6ème à la 3ème (par exemple Internet en 6ème)?
  • Les problèmes d'équipements, de salles, d'horaires, d'effectifs, de maintenance sont présents dans toutes les académies représentées. Tant que ces problèmes existent, les compétences visées en fin de collège, peuvent difficilement être réalisables.

Le ministère travaille sur un dossier important de ce point de vue : l'assistance aux utilisateurs des EPLE et des écoles.
Les logiciels libres offrent actuellement des possibilités intéressantes.
Par ailleurs, des accords cadres sont passés entre le ministère et des sociétés (exemple : Lotus).

René CAHUZAC indique que l'inspection générale est particulièrement sensible aux problèmes que ne manque pas de poser l'hétérogénéité des conditions actuelles de l'enseignement de la technologie au collège en termes d'horaires, d' effectifs et d'équipements.

Les travaux de groupes ont convergé vers les constats suivants :

  • les moyens ne sont pas harmonisés : la rémunération des interlocuteurs académiques pour la technologie varie selon les situations locales ;
  • dans les académies, les missions confiées aux groupes TICE-Technologie n'ont jamais été précisées dans leur contenu ; certains ignorant même ce que l'on attend d'eux;
  • Il y a peu ou pas de concertation dans les groupes TICE-Technologie pour de nombreuses académies.
  • Dans certaines académies, il n'existe pas de groupe TICE-Technologie.

Les interlocuteurs présents ont rempli un tableau pour établir un état des lieux (tâches accomplies et conditions matérielles de travail).

Les missions envisageables

A partir des travaux de groupes quelques missions se dégagent :

  • Créer, maintenir et nourrir les sites académiques ;
  • Elaborer des ressources pédagogiques ;
  • Relayer le dispositif national de développement et de diffusion des produits multimédias ;
  • Promouvoir les différents travaux innovants ;
  • Participer à des formations disciplinaires aux TICE, si on fait appel à eux ;
  • Effectuer une veille technologique (expertiser des produits, expérimenter des produits avec les élèves) ;
  • Proposer des axes de recherche pédagogique aux équipes académiques (ex : travail en réseau, travail coopératif...) ;
  • Etablir la liaison académique/nationale (mutualisation des ressources et remontée des informations).

La mission retenue

La mission retenue en priorité est de repérer dans chaque académie des ressources "labellisées" TICE ("valeur ajoutée" donnée par les TICE dans l'enseignement par rapport à un enseignement traditionnel). Les interlocuteurs ont pour rôle de les identifier, les accompagner, de les formuler et de les mettre en forme en liaison avec le groupe de travail académique. Enfin, de les faire remonter au niveau national.

Conclusion

Pour les prochaines années, une réunion de deux journées semble nécessaire pour opérationnaliser les axes d'intervention retenus.