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L’éducation à la sécurité routière : une nécessité sociale et un enseignement obligatoire

mercredi 23 juin 2010, par Stéphane Guerault


De l’école au lycée, cette éducation à la sécurité routière s’effectue sous la forme d’un enseignement obligatoire, transdisciplinaire, intégré dans les horaires et les programmes d’enseignement (Article D312-43 du Code de l’Éducation).

  Ce n’est pas un enseignement à part, en plus de programmes.

La sécurité routière est intégrée au socle commun :

  • compétence 6 (compétences sociales et civiques), en particulier par le respect des règles de la vie collective, la connaissance des comportements favorables à sa sécurité, la préparation et la passation des attestations de sécurité routière (le livret personnel de compétences inclut aussi les attestations de sécurité routière (APER  , ASSR), qui déterminent le continuum éducatif de sécurité routière de la maternelle au lycée. Les ASSR sont obligatoires pour s’inscrire au permis de conduire pour tous les candidats nés après le 1er janvier 1988).

Chaque équipe d’enseignants du primaire et du secondaire suit son programme et les professeurs intègrent les enjeux de sécurité routière dans leur enseignement (les notions et les exemples sont intégrés aux programmes).

Il ne s’agit pour l’enseignant de former les élèves au code de la route mais d’intégrer des règles civiques liées au partage de l’espace de circulation.

Des notions et des exemples de sécurité routière peuvent être abordés dans toutes les matières, dans le traitement des programmes , en s’appuyant sur les acquis disciplinaires, la mobilisation active de l’élève autour des problèmes de sécurité peut s’exprimer de différentes façons :

  • un texte d’auteur sur la rue ou la route en français,
  • un site étranger de sécurité routière, une affiche, une vidéo ou un message radio d’une campagne de prévention dans l’enseignement des langues, un échange culturel et pédagogique avec une classe sur le thème de la sécurité routière (eTwinning), en langues étrangères (anglais, espagnol, allemand, arabe...),
  • l’étude d’un texte historique en histoire-éducation civique ,
  • en sciences physiques, les phénomènes de visibilité   et de perception peuvent aussi être abordés
  • les conséquences sur la santé de l’alcool ou des stupéfiants en Sciences et vie de la terre ou encore d’étudier les phénomènes de perception et de temps de réaction   (et l’incidence de médicaments   ou de produits alcooliques ou stupéfiants sur la santé),
  • l’information relative à la sécurité routière peut s’appuyer sur les connaissances mathématiques pour mettre en évidence les liens entre vitesse et distance d’arrêt  , en tant qu’exemple de non proportionnalité, entre vitesse et risques de mortalité,
  • l’analyse d’un trajet   pour aller aux installations sportives en EPS ou la préparation du trajet d’une sortie avec le professeur d’histoire-géographie ou de SVT
  • en Education Physique et sportive il est également possible d’aborder les notions de temps de réaction et de distances de sécurité, de freinage et d’arrêt.
  • La technologie fait une large place aux conditions de sécurité dans l’étude des transports, en particulier en classe de 6e, ou dans l’étude de systèmes énergétiques (Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008).

Quel que soit le domaine abordé l’éducation à la sécurité,
composante de l’éducation civique, doit affermir la volonté du futur citoyen de prendre en charge sa propre sauvegarde et l’inciter à
contribuer à celle des autres en respectant les règles établies et les
réglementations.

 L’Education à la sécurité routière en dehors des enseignements traditionnels ?

Ces thèmes peuvent aussi s’intégrer à des parcours transdisciplinaires au collège comme au lycée (TPE, PPCP...). L’éducation aux médias peut aussi être un moyen de traiter ce sujet.

Les professeurs principaux dans le secondaire peuvent, s’ils le souhaitent, utiliser une période du temps de leur heures de vie de classe pour insérer la sensibilisation à la sécurité routière.

L’accompagnement éducatif est aussi un moyen d’insérer ce thème sur une longue période.

Notez aussi que les personnels des établissements du second degré (vie scolaire, infirmerie, secrétariat, ouvriers ...) peuvent tous être associés aux actions de prévention.

Le référent d’établissement peut aider à animer ces projets d’équipe. Cependant, la sécurité routière ne peut pas reposer uniquement sur l’action d’une seule personne. La réussite de tout projet dans l’établissement passe par la mobilisation des équipes.

L’éducation à la sécurité routière peut s’effectuer tout au long de l’année ou sous la forme d’actions sur une journée ou une semaine thématique.

Le CESC des établissements a un rôle important dans l’organisation de ces projets.

Des livrets et des fiches d’activités sont proposés sur le portail pour aider à construire vos projets.


 Propositions de répartition au sein des équipes enseignantes

Une répartition des thèmes entre les équipes enseignantes peut être effectuée en début d’année pour chaque niveau ou pour tout un cursus.

  • Un exemple de répartition par matière ou par fonction (incluant la vie scolaire et l’infirmerie) au collège. Cet exemple, non impératif, montre que chaque matière est susceptible de pouvoir travailler sur un thème de sécurité routière.
  • Le tableau vierge de répartition par matière et par niveau (pour une répartition de la 6e à la 3e.

 Pourquoi faire de l’Education à la sécurité routière ?

L’Education à la sécurité routière permet d’aborder les notions de risque, de prévention et vie en société : tous les élèves et les adultes partagent le même espace de circulation et font face à des situations à risques. Le partage de l’espace implique des relations aux autres et des tensions. Le civisme (respect de la loi) et la civilité (respect des autres) sont des notions essentielles pour permettre de partager cet espace. L’étude de la sécurité routière permet d’aborder ces notions globales.

La mobilité est nécessaire pour venir et repartir de l’établissement, pour profiter de loisirs, pour vivre quotidiennement, pour se déplacer sur le lieu d’un stage ou d’un examen, pour se présenter à un employeur... La sécurité routière a des implications sociales et quotidiennes.

La mobilité implique également de prévoir son trajet, de s’adapter aux conditions climatiques ou aux exigences du lieu de destination. Un apprentissage raisonné, récurrent et réalisé le plus tôt possible, permet d’agir sur sa sécurité, celle des autres, sur sa santé et sur l’environnement (choix des modes de déplacement ou du type de véhicule  ). L’éducation à la sécurité routière implique une réflexion sur la notion de « mobilité citoyenne ».

Comme le sujet concerne tout le monde, l’éducation à la sécurité routière peut aussi être un moyen de motiver les élèves, traiter des thèmes disciplinaires autrement et aider à lutter contre le décrochage.