Retrouvez toute l'information sur le site education.gouv.fr

Accueil > Formation > Base de connaissances - Formation > La santé > Alcool et conduite

Alcool et conduite

lundi 20 juin 2011, par Stéphane Guerault


Alcool et accident - Paroles d’experts
Jacques Miroz et Michel More, chargés de mission sécurité routière thématique « jeune » présentent les relations entre la consommation d’alcool et l’augmentation du risque d’accident routier.

Téléchargeable depuis la Webtv de l’Académie de Versailles.

D’autres vidéos sur le site dédié de la Sécurité Routière.

L’alcool   diminue les capacités d’un usager, même à faible consommation.

Vous pouvez retrouver une les chiffres de l’alcool et la conduite sur le site de la Sécurité routière.

 Les effets de l’alcool sur le comportement   sont nombreux :

  • le rétrécissement du champ visuel (la vision   périphérique est réduite)
  • la mauvaise appréciation de l’espace et donc mauvaise estimation des distances en lien avec l’altération de la vision
  • l’allongement du temps de réaction  ,
  • la réduction de la vigilance  ,
  • la perturbation de la coordination des mouvements,
  • l’euphorie et l’accroissement de la prise de risque
  • la consommation associée d’alcool et de cannabis qui multiplie le risque d’accident   sur la route par 14 (étude Sam, 2006)

Les effets de l’alcool sur le corps à court terme et à plus long terme sont aussi importants :

  • les alcoolisations ponctuelles importantes (API) ont des conséquences graves au niveau cérébral sur la mémoire et les fonctions d’apprentissages des adolescents. Elles peuvent conduire à un coma éthylique.
  • le « binge drinking » ou « beuverie express » qui conduit à un déficit cérébral fort et à des altérations cognitives. Le cerveau des adolescents est très sensible au « binge drinking » (même un faible nombre). Les mécanismes cellulaires de mémorisation des adolescents sont particulièrement fragiles.

Pour en savoir plus :

 Les doses d’alcool

Une dose d’alcool « standard » (dose dite « bar ») équivaut en moyenne à 10g d’alcool pur.

Chacun des verres « standards » (« dose bar ») présentés sur l’image ci-dessus contient autant d’alcool, soit 10g.

Ces verres peuvent être dilués dans des cocktails avec de l’eau, du jus de fruit, des sodas ou des boissons dites « énergisantes », le volume d’alcool sera toujours identique (dans le cas présenté sur l’image ci-dessus). En outre, les signes de sensation d’alcoolisation peuvent être ainsi masqués et l’individu ne prends pas garde, alors que l’alcool est dans l’organisme.


Attention, les quantités servies en dehors des débits de boisson ne respectent pas ces « doses bars » ou « standard », les quantités peuvent être plus importantes.

Une dose bar de 10g d’alcool renvoie à une alcoolémie moyenne de 0,20 à 0,25g/l de sang.

En vidéo,l’épisode « comprendre la route, c’est pas sorcier » sur ce thème des équivalence d’alcool.

 L’alcoolémie

C’est le taux d’alcool présent dans le sang.

Le taux se mesure en grammes par litre de sang.
L’alcoolémie se mesure également en milligrammes par litre d’air expiré (avec un éthylomètre). Mais dans ce cas, le taux ne peut être confirmé que par une prise de sang.

Pour information : la campagne de la Sécurité routière « soufflez vous saurez » (2008) : spots radio (mp3), affiches, flyers et documents d’appui à exploiter.

L’alcool va ensuite suivre trois étapes :

  • l’absorption dans le sang : l’alcool va être absorbé plus ou moins vite, selon la vitesse de consommation (amplifie l’absorption) ou encore selon la présence d’aliments dans l’estomac (l’alcool pris pendant à repas met plus de temps à être absorbé qu’à l’état à jeun)
  • la diffusion dans le sang  : selon la masse corporelle et musculaire, l’alcool se diffusera plus ou moins dans le sang. À consommation égale d’alcool en une même période de temps, un individu qui a une stature plus importante aura un taux d’alcool sanguin moins élevé qu’un autre individu car l’alcool se trouve plus rapidement en forte concentration dans le sang dans une masse moins importante. Cela ne signifie pas que les garçons « tiennent mieux l’alcool que les filles »

Sylvain Dally - professeur de toxicologie et médecine légale
Source : VideoAPR

  • l’élimination : l’élimination, par le foie essentiellement, est très lente, en moyenne 0,10 g/l d’alcool par heure.

Seul, le foie dégrade les molécules d’alcool absorbées. L’alcoolémie diminue donc seulement avec le temps nécessaire au foie pour détruire l’alcool ingéré : ajouter de l’eau, boire un café ou prendre un bonbon ne modifie pas la quantité d’alcool absorbée.

Sylvain Dally - professeur de toxicologie et médecine légale
Source : VideoAPR

Pour en savoir plus :

En France, la limite du taux d’alcoolémie est fixée à 0,50 g/l pour tout conducteur. Cela correspond à deux ou trois verres (« dose bar » ou « standard »). Mais les effets de l’alcool sont actifs dès l’absorption d’un verre. Le risque augmente dès le premier verre.

En tant que passager  , il faut savoir REFUSER de monter avec un conducteur qui a bu. Il faut être persuasif pour ne pas laisser le conducteur qui a bu prendre le volant.
En tant que conducteur, il faut savoir ACCEPTER de ne pas conduire.

La Sécurité Routière avec de nombreuses associations et des assureurs a mis en place des opérations comme « SAM », le conducteur désigné, qui ne boit pas ou encore des systèmes de covoiturage.

A connaître, pour prévenir : le phénomène du « binge drinking » ou « beuverie express », qui consiste, chez les adolescents, à absorber un maximum d’alcool en un minimum de temps. Ce phénomène conduit à un déficit cérébral fort et à des altérations cognitives. Le cerveau des adolescents est très sensible au « binge drinking » (même un faible nombre). Les mécanismes cellulaires de mémorisation des adolescents sont particulièrement fragiles. La question du lien entre consommation précoce et dépendance à l’âge   adulte est également abordée : lien vers la vidéo du débat sur Curiosphère - France 5.
Le site anglais sur la prévention de l’alcool présente aussi ce problème (en anglais).

Le phénomène récent de la « neknomination » : ce jeu sur les réseaux sociaux et les vidéos en ligne d’alcoolisation importante peut conduire à un coma éthylique. En opposition, des associations comme Animafac   ont lancé une opération de « #Smartnomination » où des jeunes reprennent le style vidéo des « nominations » pour lancer des défis humanitaires ou citoyens.

Le mélange alcool et cannabis est extrêmement dangereux et multiplie par 14 le risque d’accident. En savoir plus, en regardant l’émission « Comprendre la route, c’est pas sorcier » sur ce sujet.

 Pour en savoir plus :

  • le site dédié de l’association Prévention Routière « Rentrer en ie », Sam le conducteur désigné
  • l’application de l’association Prévention Routière Alcool, cannabis, conduite avec des réponses aux questions, des vidéos et des exercices interactifs.

 - A exploiter en vidéo de courte durée - Les minutes de Sécurité Routière :

Les minutes AutoMoto spécial sécurité routière (TF1)

Les Minutes C’est pas sorcier spécial sécurité routière (France Télévision) :

    • les effets de l’alcool sur la vision

Jamy indique comment les muscles contrôlant l’ouverture et la fermeture de la pupille et le mouvement des yeux dans leur orbite fonctionnent au ralenti sous l’effet de l’alcool (2010).

    • les effets de l’alcool sur le comportement

Dans ce programme, Fred et Jamy détaillent comment la présence d’alcool dans le cerveau perturbe son fonctionnement : baisse de la vigilance, temps de réaction augmentés, gestes moins précis… Voilà pourquoi, lorsqu’un conducteur dépasse la limite d’alcool autorisée de 0,5 g/l de sang, il est moins maître de ses réactions (2010).

    • comment l’alcool s’élimine ?

À l’aide de croquis animés et d’un exemple concret, Jamy met en évidence le temps nécessaire à l’élimination de l’alcool dans le sang. En moyenne, un individu élimine 0,15 g d’alcool par litre de sang en une heure. Après un repas bien arrosé, il faudra par exemple compter plus de quatre heures après le dernier verre pour pouvoir reprendre le volant (2010).

    • les doses d’alcool

Ce film enseigne aux téléspectateurs que tous les verres servis dans les bars contiennent la même quantité d’alcool pur : en moyenne 10 g d’alcool. Il ne faut donc pas croire que certaines boissons alcoolisées sont plus inoffensives que d’autres. Et pour ne pas prendre de risque avant de conduire, il faut adopter le réflexe « éthylotest » (2010).

    • Alcool et cannabis, le cocktail mortel

Le mélange « alcool et cannabis » perturbe les fonctions cérébrales. Les informations circulent moins bien, les perceptions sensorielles sont diminuées et les mouvements sont moins bien coordonnés. Leurs effets se cumulent et leur association multiplie par 14 le risque d’avoir un accident mortel 2010).
La consommation de produit stupéfiant est interdite par la loi.

    • l’éthylotest

Pour Jamy, la chimie ne peut pas mentir. Une fois passé dans le sang, l’alcool est présent dans l’air que l’on souffle dans l’éthylotest. Cet appareil de contrôle est composé de cristaux jaunes qui, au contact de molécules d’alcool, virent au vert (2010).

Sous l’autorité des proviseurs et des principaux, la prévention des conduites addictives est mise en œuvre dans les établissements scolaires par l’intermédiaire des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (C.E.S.C.), instances au sein desquels siègent des personnels et des élèves de l’établissement, des parents d’élèves et des représentants de la commune   et de la collectivité territoriale de rattachement.
Les actions de prévention, programmées dans le cadre des C.E.S.C., sont menées à l’interne par les personnels volontaires, des associations agréées et des partenaires institutionnels, notamment les policiers formateurs anti drogues   (PFAD) ou les gendarmes formateurs relais anti drogues (FRAD).
Pour développer cette politique nationale, la direction générale de l’Enseignement scolaire (DGESCO), et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) ont rédigé en 2005 un guide d’intervention en milieu scolaire pour les intervenants.