Mémoire et histoire

L'école et l'enseignement de l'Histoire

Au-delà de l'enseignement de l'histoire en classe, l'institution scolaire participe à la politique de mémoire, qui met l'accent sur certains faits historiques dans le but de construire une mémoire collective autour de valeurs partagées et de contribuer au sentiment d'appartenance commune : le vivre ensemble.

L'histoire, c'est la recherche de la vérité. La mémoire, c'est le respect de la fidélité. Pour les enseignants, la mémoire est enseignée comme objet d'histoire, avec les regards croisés d'une méthode historique qui permet de distinguer les mémoires, individuelles et collectives, selon les espaces et les temps historiques.

Le rôle de l'École

L'École a un rôle essentiel à jouer dans l'enseignement de l'histoire et la transmission de la mémoire comme objet d'histoire, auprès des enfants et des jeunes. En complément des enseignements, en particulier celui de l'histoire, à l'école et au collège ainsi qu'au lycée, les journées commémoratives, les visites des sites mémoriels et, plus globalement, toutes les actions éducatives menées dans le domaine de la mémoire constituent des moyens privilégiés pour mener ce travail pédagogique visant notamment à faire acquérir aux élèves les repères de l'histoire à laquelle ils appartiennent et les valeurs de la République qui fondent leur École.

Le pilotage de ces actions, recensées chaque année au sein du Programme prévisionnel des actions éducatives, est assuré par la direction générale de l'enseignement scolaire avec l'expertise et le concours de l'Inspection générale de l'éducation nationale.

Au niveau académique, le référent « mémoire et citoyenneté » assure la coordination des différentes actions, sous l'autorité du recteur.

Ravivage

Photo d'illustration : Lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation participant, au coté des représentants de la Fondation de la Résistance, à une cérémonie de ravivage de la flamme sur la Tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à Paris, le 18 décembre 2013 (© Georges Boutillier - SNAPP Reportages)

Les commémorations

La communauté éducative est invitée à s'associer aux principales commémorations nationales qui ont lieu pendant l'année scolaire. Lors de ces temps forts, des actions peuvent être mises en œuvre avec les collectivités territoriales (notamment les communes) ainsi que les fondations et les associations de mémoire, les mémoriaux, les musées, etc. Ces journées offrent l'occasion aux enseignants de sensibiliser les élèves, en amont et dans le cadre des programmes, à des thématiques citoyennes. Certaines commémorations coïncidant avec un jour chômé, l'équipe pédagogique pourra bien évidemment mener son action dans les jours qui précèdent ou les jours qui suivent.

Parmi ces commémorations, on notera :

- Le 11 novembre (jour férié) : commémoration de l'armistice de 1918

L'armistice de la première guerre mondiale signé entre les Alliés et l'Allemagne est commémoré en France le 11 novembre (loi du 24 octobre 1922). Des cérémonies sont organisées dans chaque commune en hommage aux combattants et aux victimes de la guerre.

La vie de combattants morts pour la France et le patrimoine artistique et littéraire lié à la guerre sont étudiés en classe, ce travail permettant de rappeler que la mémoire des deux grands conflits mondiaux contribue à la construction d'une Europe fondée sur la tolérance et la paix.

On pourra approfondir le sujet en consultant notamment le dossier de Canopé intitulé "L'armistice du 11 novembre 1918".

- Le 27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité

A l'initiative du Conseil de l'Europe, les ministres européens de l'éducation ont unanimement adopté, à Strasbourg, le 18 octobre 2002, à l'occasion du colloque « Enseignement de la Shoah et création artistique », la déclaration instituant la « Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité dans les établissements scolaires » (depuis 2007, l'appellation officielle est « Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité »).

Ils ont souhaité que le choix de cette journée tienne compte de l'expérience historique de chaque pays : ainsi, la France et l'Allemagne ont retenu le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz (27 janvier 1945), pour instituer cette journée du souvenir. Cette journée est l'occasion d'engager une réflexion sur la Shoah et les génocides, et de rappeler les valeurs humanistes qui fondent notre démocratie. Chaque année, le ministère de l'éducation nationale publie une note de service au Bulletin officiel afin de mobiliser la communauté éducative.

- Le dernier dimanche du mois d'avril : journée du souvenir des victimes de la Déportation

Le dernier dimanche d'avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale. Cette date a été retenue, en 1954 (loi n° 54-415 du 14 avril 1954) en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu'elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

Cette journée est l'occasion de sensibiliser les élèves à l'histoire des victimes de la répression, de l'internement, de la Déportation et au système concentrationnaire pendant la Seconde guerre mondiale.

- Le 8 mai (jour férié) : commémoration de la victoire de 1945

Dès 1946 (loi n° 46-934 du 7 mai 1946), la France décide de commémorer la victoire remportée par les armées françaises et alliées, mettant fin à la Seconde guerre mondiale en Europe, officialisée par la signature de l'acte de capitulation du Troisième Reich, le 8 mai 1945 à Berlin.

Après plusieurs modifications successives de son statut sous la IVème et la Vème République, la date du 8 mai obtient le caractère férié et chômé qu'elle connait actuellement, par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981. Cette journée est l'occasion de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre la barbarie du régime hitlérien.

Pour approfondir le sujet, on pourra par exemple consulter le dossier de Canopé intitulé "Les 8 mai 1945".

- Le 10 mai : journée nationale de la mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leur abolition

La journée nationale de la mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leur abolition existe officiellement depuis 2006. Le 10 mai a été choisi en référence au 10 mai 2001, jour de l'adoption en dernière lecture par le Sénat de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité (loi n° 2001-434 du 21 mai 2001).

A cette occasion, les élèves sont invités à développer une réflexion civique sur le respect de la dignité et de l'intégrité de l'être humain et sur la notion de crime contre l'humanité. Chaque année, le ministère de l'éducation nationale publie une note de service au Bulletin officiel afin de mobiliser la communauté éducative.

- Le 27 mai : journée nationale de la Résistance

A l'occasion du 70ème anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance (CNR) sous l'impulsion de Jean Moulin, le Parlement a décidé la création d'une journée nationale dédiée à la mémoire de la Résistance et à son héritage (loi n° 2013-642 du 19 juillet 2013).

Dans le cadre de la journée nationale de la Résistance, les établissements d'enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance, de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance et de leur portée historique.

Centenaire A noter que lors des années scolaires 2013-2014 et 2014-2015, l'éducation nationale participe activement à la commémoration du Centenaire de la Première Guerre mondiale et à celle du 70ème anniversaire de la Résistance, de la libération de la France et de la lutte contre la barbarie nazie. 70e

- Le 14 juillet : Fête nationale

Le 14 juillet, se tient la fête officielle de la nation française. Elle a été instaurée par la loi du 6 juillet 1880 ("Article unique. - La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle.") adoptée sur la base d'un consensus entre la gauche et la droite de l'Assemblée nationale car la date a l'avantage de renvoyer à une double référence historique et symbolique : la prise de la Bastille, d'une part, le 14 juillet 1989, où le peuple parisien révolté prit d'assaut cette vieille bâtisse servant de prison, ce qui fut considéré comme le premier symbole de la fin de l'absolutisme monarchique, et la Fête de la Fédération, d'autre part, le 14 juillet 1790, qui vit solennellement affirmée la souveraineté de la Nation en présence des corps constitués (le roi et les députés), présenté comme le symbole de l'unité nationale. (A ce sujet, on pourra consulter le dossier de Canopé intitulé "Le 14 juillet, naissance d'une fête nationale").
L'implication de l'ensemble de la communauté éducative lors de la Fête nationale est rendu impossible par le fait que celle-ci se déroule en dehors de l'année scolaire. Toutefois, elle pourra être évoquée en classe à divers occasions tout au long de l'année (cours d'éducation civique, d'histoire, de français, etc.).

D'autres journées commémoratives donnent aux enseignants la possibilité d'évoquer avec leurs élèves certains événements important de notre histoire proche tels le Débarquement des Alliés en Normandie de 1944 (6 juin), l'appel à la résistance du général de Gaulle en 1940 (le 18 juin), etc. En outre, l'histoire locale peut aussi offrir l'occasion d'un échange en classe ou de la conduite d'une action mémorielle spécifique avec les élèves (par exemple la commémoration de la libération de la ville ou du territoire dans lequel se situe l'établissement, lors de la 2nde guerre mondiale).

Les concours scolaires

Parmi les nombreux concours scolaires existant, on notera principalement deux actions organisées à l'échelle nationale dans le domaine de la mémoire :

- Le Concours national de la Résistance et de la Déportation

Institué officiellement par le ministre de l'éducation nationale Lucien Paye, en 1961, à la suite d'initiatives d'associations d'anciens résistants et déportés, le Concours national de la Résistance et de la Déportation, organisé par le ministère de l'éducation nationale avec le soutien du ministère de la défense et de nombreux autres partenaires institutionnels et associatifs, vise à transmettre aux jeunes générations l'histoire et la mémoire de la Résistance et de la Déportation. Il s'adresse aux collégiens (3ème) et aux lycéens.

- Le Concours des Petits artistes de la mémoire

Crée et organisé par l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) avec le soutien du ministère de l'éducation nationale, du ministère de la défense et de plusieurs associations mémorielles, le Concours des Petits artistes de la mémoire permet aux élèves de mieux comprendre la vie des combattants de la Grande guerre en retraçant l'histoire d'un « Poilu » originaire de leur département, de leur commune ou parfois même de leur famille. Ce concours s'adresse aux écoliers (CM2).

Le soutien aux projets des équipes éducatives

Dans le cadre du partenariat avec le ministère chargé de l'éducation nationale, le ministère chargé de la défense peut apporter un soutien financier à des projets pédagogiques mis en œuvre dans les écoles et les établissements publics et privés sous contrat des premier et second degrés. Les projets présentés sont étudiés dans le cadre d'une commission bilatérale de coopération pédagogique, composée de représentants des deux ministères.

Les lieux de mémoire

La France possède un important patrimoine historique. Les grands sites de mémoire, tels que les tranchées de la Première Guerre mondiale, les plages du Débarquement, les camps d'internement, ainsi que les nombreux musées d'histoire, mémoriaux et nécropoles nationales témoignent d'un siècle de conflits.

D'autres lieux font référence à des évènements plus anciens, liés à la mémoire de l'esclavage notamment.

Le travail de mémoire comme objet d'étude historique, dans le cadre des programmes d'enseignement, se fait également par la découverte d'objets, d'œuvres et d'artistes qui témoignent des épisodes tragiques de l'histoire. Il peut également s'inscrire dans les dispositifs d'éducation artistique et culturelle (classes à projet artistique et culturel, etc.)

Que sont les lieux de mémoire ?

Par l'expression "lieux de mémoire" (apparue dans les années 80, à la suite de la publication de l'ouvrage éponyme de l'historien Pierre Nora), à laquelle ne correspond aucune définition juridique, on peut désigner, notamment, des lieux liés à certains événements exceptionnels du passé, souvent intervenus dans un contexte traumatique (comme une guerre), dont la collectivité a choisi d'entretenir le souvenir.

Ils représentent un ensemble assez hétérogène (sites historiques, mémoriaux, musées d'histoire, nécropoles nationales, etc.) dans lequel on trouvera aussi bien des lieux où se sont effectivement déroulés des événements importants (par exemple un champ de bataille - à proximité duquel seront généralement enterrés les corps des soldats tombés lors de l'affrontement) que des monuments symbolisant des événements ne s'étant pas forcément déroulés sur place (tel est souvent le cas d'un mémorial).

En France, certains de ces sites, notamment les 273 cimetières militaires situés sur le territoire national et les quelque 1000 lieux de sépultures situés dans des pays étranger, en particulier en Afrique du Nord, Belgique, Italie, et dans les pays du front d'Orient (Turquie, Grèce, Macédoine,etc.), ainsi que plusieurs lieux emblématiques des conflits contemporains, relèvent directement de l'État (direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la Défense). D'autres sont gérés par des collectivités territoriales, des fondations ou des associations.

Découvrir les lieux de mémoire grâce à l'École

Dans le prolongement des cours dispensés en classe, et en lien avec les programmes scolaires, les équipes éducatives ont la possibilité de faire découvrir aux élèves des lieux de mémoire.

Parce qu'un lieu de mémoire n'est pas un endroit comme un autre, sa visite par le public scolaire ne doit pas se faire sans prendre un certain nombre de précautions préalables. Les équipes éducatives veillent notamment à ce qu'elle soit adaptée à l'âge des élèves, qu'elle concerne un nombre raisonnable d'élèves et qu'elle s'inscrive dans le cadre d'un projet pédagogique cohérent.

Cette démarche nécessite donc une importante préparation en amont qui peut être facilitée par une prise de contact avec le service éducatif du site mémoriel, lorsqu'il existe, ou avec l'aide un des partenaires de l'éducation nationale (ONACVG, Souvenir français, Fondation de la Résistance, Fondation pour la mémoire de la déportation, Fondation de la France libre, Fondation Charles de Gaulle, Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fondation du Mémorial de la Shoah, Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, etc.). Elle peut initier une démarche intergénérationnelle, notamment lorsque sont sollicités au cours du projet mis en place des témoins des événements du passé.

Il est également indispensable d'engager un travail de restitution, avec les élèves, après la visite. Ce travail, qui se déroule généralement en classe, peut donner parfois lieu à la réalisation d'une exposition, d'un site internet, d'un article dans le journal de l'établissement, etc.
A noter que le ministère chargé de la défense peut apporter un soutien financier à ces projets pédagogiques, dans le cadre de la commission bilatérale de coopération pédagogique.

On pourra également trouver des informations pour la mise en œuvre de ces projets auprès du référent "mémoire et citoyenneté" de l'académie.

Les lieux liés à la mémoire de l'esclavage

Pour ce qui concerne la traite négrière, le Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'esclavage a dressé une liste indicative des lieux de mémoire.

Une partie des lieux liés à la mémoire de ces évènements sont situés dans les Outre-mer, tel le Cimetière des âmes perdues (Saint Louis, La Réunion), le Mémorial de l'Anse Caffard (Le Diamant, La Martinique), etc.

En métropole, on remarquera tout particulièrement :

  • Le Jardin du Luxembourg, à Paris, qui abrite un monument réalisé par l'artiste Fabrice Hyber intitulé « Le cri, l'écrit », destiné à commémorer l'abolition de l'esclavage (inauguré le 10 mai 2007) et une stèle en hommage aux esclaves et à leur combat pour les droits de l'homme et la liberté (inaugurée le 10 mai 2011). Traditionnellement, à cet endroit, se tient chaque année une cérémonie nationale à l'occasion de la Journée officielle de commémoration de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai.
  • Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage, à Nantes, l'un des principaux ports négriers de France (inauguré en mars 2012).

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Photo d'illustration : Monument "Le cri, l'écrit" (© Le Sénat)

Les lieux liés à la mémoire des deux conflits mondiaux

Le ministère de la défense répertorie l'ensemble des sites mémoriels français liés à notre histoire depuis 1870 (hauts lieux de mémoire, nécropoles, mémoriaux, etc.) sur son site "Chemins de Mémoire".

La Mission du centenaire de la Première guerre mondiale propose en outre, sur son portail, une cartographie permettant de localiser les sites mémoriels de la Première guerre mondiale par région.

Le site "Enseigner l'Histoire de la Shoah" propose également une liste de lieux de mémoire liés à la persécution des Juifs, en France et à l'Etranger, pendant la 2nde guerre mondiale, accompagnée d'informations pratiques pour les visiter.

Parmi les principaux sites existant, on peut notamment citer :

Pour la 1ère guerre mondiale

  • Le Mémorial des batailles de la Marne, à Dormans (Marne), monument dédié à l'ensemble des combats de la Marne (batailles de septembre 1914 et de mai à août 1918), la Grande Tombe de Villeroy à Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne), érigée lors de la première bataille de la Marne et abritant notamment le corps du Lieutenant Charles Péguy, ainsi que le Fort de la Pompelle, à Reims (Marne), clé de voûte de la défense française dans la région, qui ne put jamais être pris par les troupes allemandes.
  • La Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais) a été érigée sur la colline de Lorette, position stratégique surplombant le bassin minier, que se sont disputés avec acharnement les armées françaises et allemandes entre octobre 1914 et septembre 1915. Il s'agit du plus grand cimetière militaire français (plus de 40 000 soldats). A noter que le 11 novembre 2014, à l'occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, sera inauguré sur ce site un mémorial sur lequel seront gravés les noms de 600 000 soldats de toutes les nationalités morts en Flandre française et en Artois entre 1914 et 1918
  • Le site de Douaumont (Meuse) avec l'Ossuaire de Douaumont qui abrite les restes de soldats non identifiés (près de 130 000) tombés pendant la terrible bataille de Verdun entre février et décembre 1916, la nécropole de Douaumont, où reposent, en tombes individuelles plus de 16 000 soldats, la tranchée des baïonnettes et le Mémorial de Verdun.
  • Le champ de bataille du Hartmannwillerkopf ("HWK") à Hartmannswiller (Haut-Rhin), montagne que se sont violemment disputées les troupes françaises et allemandes entre janvier et décembre 1915.
  • Le Chemin des Dames, situé entre Laon et Soissons (Aisne), lieu très symbolique où se déroulèrent à plusieurs reprises des combats acharnés, notamment lors de l'offensive du général Nivelle entre avril et juin 1917.
  • La Clairière de l'Armistice à Compiègne (Oise) où a été signée l'armistice du 11 novembre 1918 ainsi que celle du 22 juin 1940.
  • La Tombe du Soldat inconnu, représentant l'ensemble des soldats morts pendant la Grande guerre, inhumé sous l'Arc de Triomphe, à Paris.
  • On peut également ajouter à cette liste les quelques 36 000 monuments aux morts (généralement des cénotaphes - monuments n'abritant aucun corps) érigés dans la plupart des villes et villages français à partir de la fin de la guerre et comportant les noms des tués originaire de la commune, ainsi que les plaques commémoratives présentes dans certains lycées par exemple.
  • On pourra également s'intéresser à la démarche originale du sculpteur français Gaston Deblaize qui a conçu les bornes de la Terre sacrée, renfermant de la terre des principaux champs de bataille du front occidental de la Grande guerre. Ces bornes, en plus de celle installée au cimetière national d'Arlington (près de Washington, USA), sont respectivement situées en l'église Saint-Louis des Invalides (Paris), au Récif de Guernic (sur l'île de Théviec, dans le Morbihan), au Village de Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), au Village de Meures (Haute-Marne), sur la Plage de la Terre sacrée, à Vignola (Ajaccio, Corse-du-Sud) et sur le champ de bataille de Bois-le-Prêtre (Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle).
  • Au-delà des monuments, on n'oubliera pas les nombreux musées évoquant l'histoire de ces conflits, tel l'Historial de la Grande Guerre à Péronne (Somme) ou le Musée de la Grande guerre du Pays de Meaux (Seine-et-Marne).

Douaumont

Photo d'illustration : La nécropole nationale et l'ossuaire de Douaumont (©ONACVG)

Pour la 2nde guerre mondiale

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Photo d'illustration : Le Mémorial de la France combattante, au Mont-Valérien

Partenaires

Les équipes éducatives sont encouragées à s'appuyer sur l'ensemble des partenaires institutionnels et associatifs investis dans le travail de mémoire :

Partenaires institutionnels :

Pour ce qui concerne la mémoire des conflits contemporains, le ministère de l'éducation nationale travaille en collaboration étroite avec le ministère de la défense (direction de la mémoire du patrimoine et des archives) et son opérateur, l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre qui dispose de relais dans chaque département.
Le ministère de l'éducation nationale mène ses actions liées à la mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leur abolition de concert avec le Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage.

Partenaires associatifs :

Le ministère de l'éducation nationale mène de nombreuses actions avec le concours des fondations et associations mémorielles (Fondation de la Résistance, Fondation pour la mémoire de la déportation, Fondation de la France libre, Fondation Charles de Gaulle, Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fondation du Mémorial de la Shoah, Souvenir français, etc.), de l'Association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG), ainsi que de plusieurs musées nationaux.

Mis à jour le 19 juillet 2017
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