L'actualité d'éduscol

Transcription du clip "La série STI2D en 8 questions"

Bonjour, tu t'intéresses peut-être au développement durable, à la planète, tu t'intéresses peut-être aussi aux nouvelles technologies ?

Alors surtout, reste avec nous, car des lycéens et des lycéennes m'ont soumis des questions qu'ils se posent sur la série STI2D, et je vais essayer de leur répondre le mieux possible. C'est parti, première question !

Qu'est-ce que la série STI2D ?

Commençons par le commencement : la série "Sciences et technologies de l'industrie et du développement durable" te permet de préparer un baccalauréat technologique, industriel et polyvalent. En fait, tu rentres dans cette série, au lycée, en classe de première, et normalement, ça dure 2 ans.

Dans cette série, tu vas acquérir une forte culture industrielle, tout en intégrant les enjeux qui sont liés à l'environnement. En tout cas, c'est une nouvelle façon d'apprendre, pour mieux réussir dans le supérieur.

Quelles sont les formations après le bac STI2D ? (Jeanne, Sarcelles)

La série STI2D te permet poursuivre des études industrielles qui débouchent sur des emplois de techniciens supérieurs et de cadres intermédiaires. Et il faut savoir que ces emplois sont actuellement très recherchés dans l'industrie. On va prendre quelques exemples : dessinatrice en construction mécanique, technicienne en télécom et réseaux, conductrice de travaux, et pourquoi pas géothermicienne, domoticienne ou ingénieure du son.

Avec ce bac, tu peux préparer une formation supérieure à bac+2, un BTS (brevet de technicien supérieur) ou encore un DUT (diplôme universitaire de technologie). Et ensuite, tu peux opter pour une licence professionnelle, c'est-à-dire bac+3. En tout cas, ce bac STI2D t'ouvre les portes de toutes formations industrielles courtes, quelle que soit la spécialité que tu as pu choisir au lycée.

Et puis si tu es très motivé et que tu as un très bon dossier, tu peux envisager faire une prépa spécifique. Enfin, une fois que tu as ton BTS ou ton DUT en poche, tu peux essayer de décrocher un diplôme d'ingénieur, dans une école ou dans une université. J'espère que j'ai répondu à ta question, Jeanne !

Faut être fort en sciences pour entrer en STI2D ? (Julie, Pointe-à-Pitre)

Eh bien non Julie, inutile d'être un crack en sciences, ce qu'il faut, c'est être curieux et intéressé par tout ce que les sciences et les techniques peuvent apporter comme progrès, comme améliorations dans notre quotidien. Tu n'étudieras pas de concepts très abstraits, les sciences sont enseignées en lien avec des problématiques industrielles et technologiques extrêmement concrètes : par exemple, les économies d'énergie, les réseaux à haut-débit dans les télécommunications mobiles, ou encore le recyclage des produits et l'optimisation du cycle de vie, etc.

Qu'est-ce qu'on apprend en STI2D ? (Vincent, Besançon)

Qu'est-ce qu'on apprend en STI2D ? Et bien, les enseignements de la série STI2D sont principalement technologiques, et ils prennent en compte des enjeux de société : le développement durable, mais aussi la compétitivité et la créativité.

Alors, aujourd'hui, construire une rame de TGV ou fabriquer un viaduc nécessitent des techniques nombreuses et variées, comme l'électronique, la mécanique, ou l'étude des matériaux, parmi d'autres. Et bien ces matières font partie d'un tronc commun, c'est ce que l'on appelle les enseignements technologiques transversaux. Et c'est très concret, car à travers l'étude de quelques objets, par exemple une éolienne ou un GPS, tu vas aussi aborder des notions d'électricité, d'informatique industrielle ou de robotique. Et à côté du tronc commun, tu choisis aussi une spécialité parmi les quatre que je te cite :

  • Architecture et construction ;
  • Énergies et environnement ;
  • Innovation technologique et éco-conception ;
  • Systèmes d'information et numérique.

Quelle spécialité choisir ? (Kim, Lyon)

Quelle spécialité choisir ? Alors là, surtout, Kim, il faut choisir la spécialité en fonction de tes centres d'intérêt.

Si par exemple, tu es admirative, comme moi, du viaduc de Millau, je te conseille la spécialité "Architecture et construction". Tu pourras ainsi étudier toutes les solutions techniques qui permettent de réaliser des bâtiments et des travaux publics.

Si c'est l'informatique et les télécommunications qui t'intéressent, tu peux choisir la spécialité "Systèmes d'information et numérique".

Tu pourras ainsi, par exemple, apprendre à gérer et à transmettre des données numériques, qu'il s'agisse d'images ou de son. Ou encore, un autre exemple, développer des systèmes virtuels.

Il y a aussi la spécialité "Énergies et environnement", si tu t'intéresses à la production d'énergie, de toutes les énergies, ainsi qu'à la mise au point de systèmes qui en consomment le moins possible.

Enfin, si tu te vois participer à la conception d'un nouveau TGV ou à la création de nouveaux objets de la vie quotidienne, je te conseille la spécialité "Innovation technologique et éco-conception". Les matériaux et les outils de conception n'auront plus aucun secret pour toi.

Y'a-t-il beaucoup de maths et de physique-chimie ? (Jamel, Strasbourg)

À présent, une question de Jamel, qui habite Strasbourg. Il a l'air un petit peu inquiet. "Y'a-t-il beaucoup de maths et de physique-chimie ?"

Alors là, c'est très clair : en ce qui concerne les maths, c'est quatre heures par semaine, en première et en terminale. En ce qui concerne la Physique-chimie, c'est trois heures par semaines en première et quatre heures par semaine en terminale. Et il faut préciser une chose importante : les programmes de maths et de physique-chimie sont adaptés à l'étude des technologies. Encore une fois, c'est donc très concret.

Alors, écoute bien, Julien : pour le baccalauréat, les épreuves de technologie comptent pour 50%. Les épreuves scientifiques : mathématiques et physique-chimie comptent pour 20%. Il reste donc 30% pour les autres disciplines, à savoir le français, la philosophie, l'histoire-géo, l'EPS, et les langues vivantes. Le compte y est.

L'enseignement obligatoire de technologie en langue étrangère compte-t-il pour le bac ? (Sarah, Boulogne-sur-Mer)

Alors, oui, Sarah, effectivement, il existe une épreuve obligatoire de technologie en langue étrangère au baccalauréat. Cette épreuve a pour but d'évaluer ton niveau de communication en anglais, en allemand ou dans une autre langue dans un contexte technologique.
Mais attention ! You can't lose any points ! Enfin... Tu m'as compris : tu ne risques pas de perdre des points car seuls les points au-dessus de la moyenne sont comptabilisés à l'examen. C'est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Voilà, j'espère que tu y vois un peu plus clair, maintenant. Alors aujourd'hui, environ un lycée sur trois propose cette série. Il y en a donc forcément un près de chez toi. En tout cas, si tu veux plus d'informations, n'hésite pas à te rendre aux journées prêts ouverts de ton lycée et tu y pourras même y rencontrer des jeunes qui sont dans cette série. Bien entendu, tu peux aussi aller sur le site de l'Onisep, ou au CIO, le Centre d'information et d'orientation le plus proche de chez toi. Allez, à bientôt, et bonne chance !

Mis à jour le 24 avril 2012
Partager cet article
fermer suivant précédent