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Transcription du clip "Le réseau des écoles associées de l'UNESCO"

Voix off : Les écoles, collèges et lycées qui inscrivent des actions éducatives à visée internationale dans leurs projets d'établissements peuvent obtenir le label d'"école associée de l'UNESCO". Constituées en réseau, ces établissements sont 175 en France et 8000 dans le monde. Parmi eux, le collège Jean Renoir à Bourges.

Alain Payen, pincipal du collège Jean Renoir de Bourges : Le collège Jean Renoir a choisi de demander le label école associée de l'UNESCO parce qu'il est porteur de valeurs. Et nous avions pour besoin de fédérer l'ensemble des projets qui étaient menés depuis plusieurs années dans l'établissement autour de ces valeurs et ça donnait à l'établissement une ligne directrice qui était importante pour nous, pour les élèves, pour les familles et nos partenaires.

Voix off : Les écoles labelisées peuvent agir dans cinq domaines : l'éducation à la paix et aux droits de l'Homme, l'éducation au développement durable et à l'environnement, l'apprentissage interculturel, l'éducation aux problèmes mondiaux et à la solidarité et l'éducation au patrimoine.
Dans ce collège, les élèves ont entamé une correspondance internet avec des classes indiennes qui a débouché sur un voyage d'études en Inde centré sur la découverte culturelle et l'environnement. Ils ont publié leur récit de voyage dans le journal local, le Berry Républicain. À leur retour, ils ont transformé leur expérience en pièce de théâtre.

Alain Payen : Le projet que nous avons mené à travers une option qui s'appelle l'option Nord-Sud, est avant tout un projet pédagogique et didactique. Il n'était pas pour nous question d'aller en Inde pour aller en Inde. L'intérêt c'était de travailler sur des thématiques précises : une thématique humaine, une thématique culturelle et une thématique développement durable. Et ce projet est né de la volonté d'utiliser des pédagogies innovantes, qu'on appelle la pédagogie de contour, à travers un projet qui allait conduire les élèves à dépasser les difficultés sans qu'ils en aient conscience.
Nous avons eu donc des candidatures. Il y avait des élèves qui étaient en réussite scolaire, des enfants pour lesquels il y a une capacité d'évolution probablement importante, un tiers de ces jeunes et deux tiers de jeunes qui étaient plus ou moins en difficulté scolaire, sociale, psychologique voire psychiatrique.

Voix off : Avant le voyage, pendant deux ans et à raison de deux heures par semaine, les élèves ont été sensibilisés à la culture indienne. Consituée d'enseignants et de partenaires extérieurs, une équipe pédagogique s'est mobilisée pour accompagner le projet.

Emmanuelle Brel, professeure d'EPS, coordinatrice du projet : J'ai participé effectivement à la préparation des élèves notamment avec des cours de conversation anglaise, parce que je voulais qu'ils soient capables de communiquer avec les autres de la manière la plus simple possible et en ayant aucune gêne, aucun a priori

Marina, ancienne élève du collège Jean Renoir, lycéenne à Bourges : On nous a parlé de l'histoire des dieux, de Shiva, et donc ça nous a appris beaucoup de choses et ça nous a donné le goût, enfin l'envie d'y aller.

Voix off : Les élèves ont visité une ferme écologique du Kerala et un éco-village du Tamil Nadu,

Corentin, ancien élève du collège Jean Renoir, lycéen à Bourges : Le commerce équitable, on l'a découvert ça avantage énormément les petits producteurs, ça leur permet de vivre. Et ça on ne le savait pas forcément.

Anaïs, ancienne élève du collège Jean Renoir, lycéenne à Bourges : L'école qui m'a le plus plue c'est l'école tribale parce que les aînés éduquent les plus jeunes. Le matin ils s'occupent des rizières et l'après-midi comme il fait plus chaud, ils font l'école.

Justine, ancienne élève du collège Jean Renoir, lycéenne à Bourges : Le moment qui m'a le plus plu c'était dans les écoles. Donc on a discuté en anglais avec les élèves et ils nous ont aussi présenté un spectacle donc dans l'école Sainte-Marie et c'était vraiment très joli . Et donc nous aussi en échange on leur a fait des petites scénettes de théâtre et on a chanté aussi des chansons en anglais et en français.

Marina : Le kathakali c'est un théâtre mimé qui représente les dieux et des danses et toute leur histoire en fait. Quand on les a vu se maquiller c'est impressionnant, ils font assez attention à leur expression en fait.

Magali Saint-Genès, journaliste au Berry Républicain : Pendant le voyage en Inde, le Berry Républicain a continué à suivre le groupe d'élève et les accompagnateurs qui nous envoyaient régulièrement des photos et des petits textes de ce qu'ils vivaient là-bas sur place. Donc on les a fait paraître régulièrement pour que le plus grand nombre puisse suivre leur aventure là-bas en Inde.

Émile, ancien élève du collège Jean Renoir, lycéen à Bourges : Le fait de faire un spectacle après coup pour un peu raconter notre vécu, notre histoire, c'était aussi un autre voyage. C'est toujours agréable de réussir quelque chose sur lequel on a beaucoup travaillé.

Alain Payen : Tous les jeunes qui ont participé à ce projet, nous les suivons pendant cinq ans. Donc depuis deux ans, nous les voyons deux fois par an, chaque trimestre nous regardons où ils en sont dans leurs résultats scolaires, nous rencontrons aussi leurs familles car nous souhaitons voir comment ils évoluent en terme d'orientation, en terme de professionnalisation, mais en terme aussi de vie sociale, et comment ils ont pu dépasser également un certain nombre de problèmes qui étaient encore les leurs quand ils sont revenus.

Fançoise Tibayrenc, parent d'élève : Ils sont très proches et ils ont vraiment vécu quelque chose de commun, fort, un moment important de leur vie.

Selim, ancien élève du collège Jean Renoir, lycéen à Bourges : Le projet m'a fait grandir, m'a fait mûrir, même fait réussir sur moi-même.

Élève 1 : Après le voyage, je me suis plus ouverte aux autres, j'aide plus les autres personnes aussi.

Fleur, ancienne élève du collège Jean Renoir, lycéenne à Bourges : Moi j'ai surtout appris ça que on a créé des liens d'amitié et tout ça, que on est passé au-dessus de nos préjugés en fait.

Élève 2 : C'est vrai que là on est beaucoup plus à l'écoute des autres gens même qui nous entourent et surtout de tout ce qui se passe oui dans le monde.

Alain Payen : Travailler sur des projets communautaires où la somme des individualités enrichit chacun, on permet à certains enfants qui ne croient plus en eux d'un seul coup d'exister.

Emmanuelle Brel : Une manière donc de voir la pédagogie de contour et de voir la pédagogie de projet comme une solution et comme une manière différente d'enseigner.

Alain Payen : Tous sont des jeunes aujourd'hui qui ont une ambition, une volonté de réussir dans tel ou tel métier, donc, c'est un sentiment de réussite.

Élève 3 : On s'était engagés pour deux ans et en fait c'est pour la vie maintenant.

Mis à jour le 06 décembre 2011
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