Dispositifs relais : classes et ateliers relais

Définition et enjeux

Des dispositifs d'accueil temporaire

Les dispositifs relais (classes et ateliers) permettent un accueil temporaire adapté de collégiens en risque de marginalisation scolaire. Ils ne se substituent pas à l'enseignement spécialisé ou adapté. Les dispositifs relais ont pour objectif de favoriser la rescolarisation, la poursuite d'une formation et la resocialisation de ces élèves. Ils reposent sur l'acceptation des jeunes et de leur famille, souvent formalisée dans un contrat.

L'accueil dans les dispositifs relais doit permettre aux élèves de construire et de réussir un projet de formation. Il ne constitue en aucun cas une sanction mais vise à :

  • permettre la reprise de la scolarité ou l'entrée dans un cycle de formation professionnelle,
  • réintégrer un élève dans le cadre de relations apaisées.

Les dispositifs relais proposent une pédagogie différenciée, des parcours individualisés qui peuvent être fondés sur l'alternance, un encadrement pédagogique et éducatif renforcé combinant les compétences d'enseignants et d'éducateurs, en relation étroite avec les personnels sociaux et de santé et les personnels associatifs.

Tout en poursuivant l'objectif de socialisation, ils doivent s'attacher à l'acquisition de connaissances par les élèves.

En 1998, les classes relais ont été créées avec le ministère de la Justice (direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse), les collectivités territoriales (conseils généraux et communes) et le tissu associatif de proximité. Elles accueillent les élèves pour une durée allant de quelques semaines à un an maximum.

Les ateliers relais ont été mis en place à compter de l'année scolaire 2002-2003 ( convention cadre du 14 avril 2006 (35,47 ko)). Ils scolarisent les élèves pour une durée maximale de 16 semaines. Ils associent plus étroitement certains partenaires associatifs. Il a été ainsi fait appel aux associations agréées complémentaires de l'enseignement public (conformément au décret n° 92-1200 du 6 novembre 1992 relatif aux relations du ministère chargé de l'Éducation nationale avec les associations qui prolongent l'action de l'enseignement public) et aux fondations reconnues d'utilité publique.

Lacirculaire n° 2006-129 du 21 août 2006 précise qu' il revient aux académies de lancer un appel à projets pour leur mise en oeuvre. Leur financement s'effectue à partir de la dotation académique.

Toujours rattachés à un établissement scolaire (collège essentiellement) et intégrés dans le cadre du projet d'établissement, les dispositifs relais peuvent, selon le projet développé et les possibilités locales, être situés ou non dans les murs de celui-ci.

L'accent est mis sur la coopération entre les équipes pédagogiques du dispositif relais et celles de l'établissement de rattachement ou d'origine avec la désignation d'un enseignant tuteur pour favoriser la réintégration dans le cursus ordinaire. L'acquisition du socle commun est un des objectifs fondamentaux.

Au cours de l'année 2010-2011, 454 dispositifs relais ont fonctionné dont 311 classes et 143 ateliers : ce sont ainsi environ 9 000 jeunes qui ont pu être accueillis. Le nombre moyen d'élèves accueillis sur l'année scolaire est de 21,4 élèves en atelier relais et 19,4 en classes relais.

Par ailleurs, 149 modules relais ont été ouverts au sein des collèges ou lycées professionnels. Ces structures préventives plus légères de prise en charge des élèves permettent, à l'intérieur de l'établissement, d'apporter des réponses rapides à des problèmes constatés.

Un partenariat efficace

Ces dispositifs s'appuient sur un partenariat actif avec la Protection judiciaire de la jeunesse (pour les classes relais), le tissu associatif de proximité et fondations reconnues d'utilité publique (pour les ateliers relais), ainsi qu'avec les collectivités territoriales (conseils généraux et communes).

Les partenaires mettent en œuvre, dans le cadre du projet pédagogique et éducatif :

  • des actions complémentaires d'accompagnement et de soutien adaptées à la situation et au projet de chaque élève,
  • des actions plus globales auprès de l'ensemble des élèves : culture, environnement sciences et technologie, agriculture, développement local, sports et loisirs, engagement associatif; actions qui peuvent favoriser l'articulation avec le territoire et les partenaires institutionnels.

Un accompagnement et un soutien des équipes

Pour organiser ce développement, la circulaire n° 2006-129 du 21 août 2006 précise les modalités de pilotage et d'accompagnement des dispositifs relais.

Afin d'aider les équipes, un pilotage au niveau de chaque académie est assuré par le correspondant académique dispositif relais rattaché au recteur ainsi qu'au niveau départemental par le directeur académique des services de l'éducation nationale, souvent avec l'aide de groupes de pilotage départementaux (présents dans une soixantaine de départements).

Des commissions départementales ou locales, sous l'autorité du directeur académique des services de l'éducation nationale examinent les dossiers d'admission en dispositifs relais et font éventuellement d'autres propositions de poursuite d'études ou de prise en charge. Elles formulent également des propositions de poursuites d'études des jeunes à la sortie des dispositifs relais.

Des groupes de réflexion thématiques ont produit des outils pédagogiques adaptés : deux dossiers en mathématiques, un CD Rom sur la maîtrise de la langue, un dossier dans le domaine des activités scientifiques et technologiques et un dossier sur le thème transversal de la "mesure".

La circulaire n° 2000-141 relative au soutien aux équipes des dispositifs relais a été signée le 4 septembre 2000 par les directions de l'Enseignement scolaire et de la Protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu'avec la direction des Hôpitaux, la direction de la Santé et celle de l'Action sociale du ministère de l'Emploi et de la Solidarité.

Mis à jour le 21 février 2012
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