EDD : des ressources pour les enseignements

Enseignements disciplinaires, co-disciplinarité et cohérence de l'EDD

DGESCO/I.G.E.N.

Les deux jambes de l'EDD

1 - Les enseignements disciplinaires et le croisement de leurs apports

  • Les enseignements disciplinaires : dans le cadre de chaque discipline, certains chapitres se prêtent à une approche correspondant aux critères indiqués dans la rubrique Clés et critères ;
  • Le croisement des apports disciplinaires : la complexité peut être prise en compte en abordant, dans une classe donnée à un niveau donnée un même sujet dans les différentes disciplines, chacune gardant son identité de contenus et de méthodes ; les apports peuvent ensuite être rapprochés et mener à une réflexion critique débouchant sur la nécessité de choix. Des moments de croisement, des sortes de rendez vous, peuvent être alors envisagés dans le cadre des horaires d'Éducation civique ou d'Éducation civique, juridique et sociale (ECJS) par exemple. L'exercice du débat permet entre autres de privilégier l'écoute et l'argumentation afin que soit respectée l'indépendance des choix.

Les principaux liens entre disciplines sont indiqués pour chaque niveau dans les commentaires de programme fournis.

2 - Les projets

  • D'abord ceux définis dans les horaires obligatoires (IDD, TPE) puisqu'ils se prêtent le plus facilement à la généralisation recherchée ;
  • D'autres projets plus ambitieux peuvent aussi être envisagés ainsi que des développements dans d'autres cadres (ateliers scientifiques et techniques par exemple).

Il est important que les pratiques pédagogiques trouvent un ancrage dans les enseignements disciplinaires correspondant au niveau auquel ils sont réalisés.

 

La cohérence de l'EDD : une logique d'intégration

Toute la conception de l'EDD repose sur une logique d'intégration qui vise à éviter le plus possible surcharges et accumulations.

1 - marquer des temps forts - expliciter des concepts

Face à la multiplicité des possibilités, il apparaît important de s'attacher à choisir des " temps forts ", plutôt que de pratiquer un éparpillement à la fois peu structurant et potentiellement générateur de lassitude.
Réaliser dans une classe, une fois dans l'année, un croisement bien identifié, entre au moins deux disciplines, ou un projet pourrait constituer un objectif raisonnable. A l'occasion de ces temps forts, on pourra aborder explicitement le développement durable et construire les concepts qui lui sont spécifiquement associés.

2 - Savoir former à la démarche Développement Durable (DD) sans toujours le pointer du doigt

Par contre, dans le cadre des enseignements disciplinaires, des méthodes ou des regards relevant d'une démarche de développement durable gagneront à être appliqués sans être explicitement désignés auprès des élèves comme relevant de " l'éducation au développement durable ". Il s'agit en effet de développer chez les élèves des pratiques, des modes de réflexion systémique dont la portée dépasse d'ailleurs le domaine de l'EDD. Insister en permanence sur l'expression " développement durable " ne pourrait qu'engendrer banalisation, monotonie, voire désintérêt.
Il revient aux équipes de partir d'un questionnement disciplinaire pour pouvoir mettre en place une éducation progressive, co-disciplinaire, pour concevoir et réaliser des actions. Dans ce processus éducatif, le terme "éducation à" doit être invisble pour l'élève.

3 - Une démarche intégrée dans le sens d'autres "éducations à..."

Pour être tout à fait globale, l'EDD peut aussi intégrer l'éducation aux risques et certains aspects de l'éducation à la santé (aspects épidémiologiques par exemple). Il ne s'agit pas là non plus de toujours développer la dimension "développement durable" de façon explicite mais de savoir ouvrir les questionnements.

Ainsi perçu, l'EDD ne devrait pas devenir une énième demande accumulée à tant d'autres, mais au contraire un élément porteur de sens, d'intégration et de cohérence des enseignements et de la vie scolaire.

Mis à jour le 15 juillet 2011
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