Éducation à la défense

Correspondants nationaux et académiques pour l'éducation à la Défense

La liste des correspondants qui, dans chaque académie, accompagnent l'éducation à la Défense.

Coordonner au niveau national: Un pôle « défense »

Haut fonctionnaire de défense et de sécurité : Dans un esprit de défense globale, chaque ministère a son propre haut fonctionnaire chargé des mesures de défense (HFD) nommé par le ministre. Un décret de 1980 fixe les attributions des HFD, qui animent et coordonnent la préparation des mesures de défense (plans de défense, sécurité de défense, protection du secret). En 1986, les HFD ont reçu la responsabilité de la protection des systèmes d'information. Le Haut fonctionnaire de défense et de sécurité du Ministère de l'*Education nationale est désormais le Secrétaire général.

Délégué pour l'éducation à la défense : Éric Barrault. Rattaché au directeur général de l'Enseignement scolaire, le délégué pour l'éducation à la défense, nommé en septembre 2006, a reçu mission de veiller à l'application du protocole éducation- défense et notamment de promouvoir l'enseignement de la culture de défense et de sécurité dans les programmes scolaires et dans la formation initiale et continue des enseignants, ainsi que l'esprit de défense, et d'assurer le suivi des formations supérieures de défense.

Écrire au délégué

Travailler en réseau: Dans chaque académie, un trinôme Éducation-Défense-IHEDN placé sous l'autorité du recteur

Les protocoles signés par les ministres chargés de l'éducation et de la défense réaffirment le rôle des trinômes académiques. Placés sous l'autorité du recteur, ils regroupent un représentant du ministère de la Défense, un représentant de l'Éducation nationale et un représentant de l'association régionale des auditeurs de l'IHEDN.

Ils mettent en place des actions de formation et de sensibilisation de nature à inciter les enseignants à monter des actions de promotion de l'esprit de défense, et à favoriser les initiatives dans l'enseignement de la culture de défense et de sécurité

Consulter les sites des trinômes académiques

Intervention de Florence Robine, directrice général de l'enseignement scolaire - journée annuelle des trinômes académiques, 31 mars 2016

La réunion annuelle des trinômes académiques est marquée par l'entrée en vigueur du protocole entre notre ministère, celui de la Défense et le ministère chargé de l'Agriculture. Ce protocole, plus large et plus ambitieux que ceux de 2007 et 2012, englobe des champs nouveaux : la recherche, la mémoire, la reconversion des militaires. Un premier Comité exécutif a eu lieu avant même la signature, en janvier. Il a décidé de se concentrer sur les axes qui impliquent un pilotage national, et de procéder à un état des lieux.

Mais ce protocole intervient en même temps que des modifications majeures du paysage éducatif et bien sûr de notre posture de défense.
Quelques défis et quelques opportunités majeurs :

  • La réforme du collège permet la mise en place d'enseignements pratiques interdisciplinaires. La Défense et la sécurité nationale devraient y trouver toute leur place et leur étude un nouvel élan. Je vous invite à vous reporter à l'excellente note publiée à cet égard par ma direction, et à vous appuyer sur elle.
  • Le parcours citoyen, en cours d'élaboration, devra bien sûr englober le parcours de citoyenneté.
  • La mise en place de l'enseignement moral et civique se traduira par une actualisation et une rénovation des deux séquences consacrées à la défense et à la sécurité nationale en troisième et en première. En troisième, des fiches pédagogiques sont en préparation, avec pour objectif de cadrer l'enseignement avant les épreuves du Diplôme national du Brevet. En première, les questions d'éthique seront fondamentales, et j'y reviendrai. Vous aurez pu observer que les programmes publiés font explicitement référence à l'intervention de militaires sous l'égide des trinômes. Cette responsabilité qui vous est officiellement confiée impliquera une forte mobilisation de votre part, et vous confère une légitimité encore accrue.

Eléments d'une problématique de l'enseignement de défense et de sécurité nationale

  • La défense n'est pas une discipline. Elle doit donc faire appel aux méthodes de toutes les disciplines. C'est à la fois sa faiblesse - nous ne pouvons pas contrôler systématiquement l'acquisition des connaissances, même si nous pouvons faire en sorte que des sujets liés à la défense soient régulièrement posés aux examens- c'est aussi sa force, nous pouvons évoquer la défense à de multiples moments du cursus scolaire, et dans de nombreuses disciplines. C'est le travail de recensement des « entrées défense » qui sera prochainement relancé par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, sous la direction scientifique de l'Inspection générale de l'Education nationale.
  • Il y a une réelle demande des élèves, à laquelle nous devons répondre. Mais l'enseignement de défense et sécurité nationale ne doit pas se résumer à expliquer l'actualité. Il s'agit d'installer des modes de raisonnement qui pourront accompagner le citoyen tout au long de sa vie, face à des menaces mouvantes. Il serait trop facile de se focaliser sur le terrorisme, et d'éluder les menaces étatiques, les évolutions géopolitiques, la cyberguerre, l'intelligence économique et territoriale.
  • L'éthique est fondamentale. Il faut, avant que l'émotion, l'indignation ne risquent de submerger les esprits et de faire oublier la raison, installer solidement l'idée que l'Etat de droit n'est pas un Etat faible, que l'éthique militaire est une arme et non une contrainte. Notre force repose sur notre position morale. Le programme et la pédagogie de la classe de première devront répondre à cette exigence. C'est là aussi notre contribution à la résilience nationale.
  • Nous sommes également engagés par le protocole à mener une recherche sur les phénomènes de radicalisation et leur détection. C'est le rôle de l'enseignement supérieur.
  • Enfin, l'enseignement de défense et sécurité nationale contribue directement à la cohésion nationale, à l'égalité des chances et à l'inclusion sociale. L'action menée avec le délégué ministériel à la jeunesse et à l'égalité des chances est à ce titre exemplaire, et les 174 classes défense et sécurité globale l'illustrent particulièrement.

Les trinômes ont atteint, en vingt-cinq ans, leur pleine maturité. Ils touchent désormais une tranche significative des enseignants et des élèves : 21.500 enseignants et 530.000 élèves lors de la dernière enquête. Il nous faut maintenant passer à la vitesse supérieure, être présents dans tous les établissements et accessibles à tous les enseignants. La Cour des comptes, récemment mandatée par le Sénat pour étudier la Journée défense et citoyenneté, a formulé un avis très positif sur l'action des trinômes, et recommandé un alignement par le haut de leur action, afin que toutes les académies atteignent les mêmes résultats que les plus avancées. Soyons collectivement fiers de cette reconnaissance et répondons à cette incitation.

La réunion annuelle des trinômes académiques est marquée par l'entrée en vigueur du protocole entre notre ministère, celui de la Défense et le ministère chargé de l'Agriculture. Ce protocole, plus large et plus ambitieux que ceux de 2007 et 2012, englobe des champs nouveaux : la recherche, la mémoire, la reconversion des militaires. Un premier Comité exécutif a eu lieu avant même la signature, en janvier. Il a décidé de se concentrer sur les axes qui impliquent un pilotage national, et de procéder à un état des lieux.

Mais ce protocole intervient en même temps que des modifications majeures du paysage éducatif et bien sûr de notre posture de défense.
Quelques défis et quelques opportunités majeurs :

  • La réforme du collège permet la mise en place d'enseignements pratiques interdisciplinaires. La Défense et la sécurité nationale devraient y trouver toute leur place et leur étude un nouvel élan. Je vous invite à vous reporter à l'excellente note publiée à cet égard par ma direction, et à vous appuyer sur elle.
  • Le parcours citoyen, en cours d'élaboration, devra bien sûr englober le parcours de citoyenneté.
  • La mise en place de l'enseignement moral et civique se traduira par une actualisation et une rénovation des deux séquences consacrées à la défense et à la sécurité nationale en troisième et en première. En troisième, des fiches pédagogiques sont en préparation, avec pour objectif de cadrer l'enseignement avant les épreuves du Diplôme national du Brevet. En première, les questions d'éthique seront fondamentales, et j'y reviendrai. Vous aurez pu observer que les programmes publiés font explicitement référence à l'intervention de militaires sous l'égide des trinômes. Cette responsabilité qui vous est officiellement confiée impliquera une forte mobilisation de votre part, et vous confère une légitimité encore accrue.

Eléments d'une problématique de l'enseignement de défense et de sécurité nationale

  • La défense n'est pas une discipline. Elle doit donc faire appel aux méthodes de toutes les disciplines. C'est à la fois sa faiblesse - nous ne pouvons pas contrôler systématiquement l'acquisition des connaissances, même si nous pouvons faire en sorte que des sujets liés à la défense soient régulièrement posés aux examens- c'est aussi sa force, nous pouvons évoquer la défense à de multiples moments du cursus scolaire, et dans de nombreuses disciplines. C'est le travail de recensement des « entrées défense » qui sera prochainement relancé par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, sous la direction scientifique de l'Inspection générale de l'Education nationale.
  • Il y a une réelle demande des élèves, à laquelle nous devons répondre. Mais l'enseignement de défense et sécurité nationale ne doit pas se résumer à expliquer l'actualité. Il s'agit d'installer des modes de raisonnement qui pourront accompagner le citoyen tout au long de sa vie, face à des menaces mouvantes. Il serait trop facile de se focaliser sur le terrorisme, et d'éluder les menaces étatiques, les évolutions géopolitiques, la cyberguerre, l'intelligence économique et territoriale.
  • L'éthique est fondamentale. Il faut, avant que l'émotion, l'indignation ne risquent de submerger les esprits et de faire oublier la raison, installer solidement l'idée que l'Etat de droit n'est pas un Etat faible, que l'éthique militaire est une arme et non une contrainte. Notre force repose sur notre position morale. Le programme et la pédagogie de la classe de première devront répondre à cette exigence. C'est là aussi notre contribution à la résilience nationale.
  • Nous sommes également engagés par le protocole à mener une recherche sur les phénomènes de radicalisation et leur détection. C'est le rôle de l'enseignement supérieur.
  • Enfin, l'enseignement de défense et sécurité nationale contribue directement à la cohésion nationale, à l'égalité des chances et à l'inclusion sociale. L'action menée avec le délégué ministériel à la jeunesse et à l'égalité des chances est à ce titre exemplaire, et les 174 classes défense et sécurité globale l'illustrent particulièrement.

Les trinômes ont atteint, en vingt-cinq ans, leur pleine maturité. Ils touchent désormais une tranche significative des enseignants et des élèves : 21.500 enseignants et 530.000 élèves lors de la dernière enquête. Il nous faut maintenant passer à la vitesse supérieure, être présents dans tous les établissements et accessibles à tous les enseignants. La Cour des comptes, récemment mandatée par le Sénat pour étudier la Journée défense et citoyenneté, a formulé un avis très positif sur l'action des trinômes, et recommandé un alignement par le haut de leur action, afin que toutes les académies atteignent les mêmes résultats que les plus avancées. Soyons collectivement fiers de cette reconnaissance et répondons à cette incitation.

Les "relais défense" des bassins de formation et des  établissements

Dans l'enseignement supérieur, des "référents enseignement de défense et sécurité nationale"

La liste des référents

Un partenaire national et académique : l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et ses associations

Créé en 1936 sous le nom de Collège des hautes études de défense nationale,  l'IHEDN a pour mission de diffuser une culture de défense actualisée.

Il propose une session nationale, des sessions régionales, des sessions internationales et de nombreux séminaires.

Les associations régionales (AR) regroupent les auditeurs des sessions régionales de l'IHEDN. Le président de chaque association régionale est de droit l'un des trois membres du trinôme académique, avec le représentant du recteur et celui de l'autorité militaire.

l'IHEDN

L'Union-IHEDN

La Fondation "Maréchal de Lattre"

La fondation "Maréchal de Lattre" perpétue le souvenir du Maréchal de Lattre et de ses compagnons de la Première Armée française.

Elle met à la disposition des enseignants et des élèves de  nombreux documents pédagogiques, des bandes déssinées, etc.

 

Mis à jour le 12 septembre 2016
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