Séminaire « Du modèle américain à la superpuissance ? »

Le rôle des partis dans la vie politique aux États-Unis

James Wilbur Ceaser, professeur à l'université de Virginie

Le rouge et le bleu

Les couleurs ont souvent été utilisées comme des signes pour désigner les partis politiques. Aux États-Unis, la couleur rouge représente le Parti républicain et la couleur bleue le Parti démocrate. Jusqu'à l'élection de 2000, les partis utilisaient plutôt les animaux. L'éléphant était ainsi le symbole du Parti républicain et l'âne celui du Parti démocrate. En 2000, le bestiaire a été remplacé par la palette. Le choix de ces couleurs a été accidentel. Il a été imposé par un journal qui a publié une carte électorale représentant les États majoritairement républicains en rouge et les États démocrates en bleu. L'image de cette carte dominée par le rouge était frappante, celle illustrant les résultats des comtés l'était encore plus. Les républicains ont saisi cette image pour rallier les adhérents. Les démocrates ont alors fait remarquer que les électeurs sont des personnes et non des arbres ou des rochers et que cette carte n'illustrait pas la réalité électorale. En effet, le rouge ne représentait souvent que des espaces vides, non peuplés. Ce débat est à la source de l'usage des couleurs dans les discussions politiques. Nous n'avons dès lors cessé de parler de rouge et de bleu pour illustrer la thèse des deux Amériques : une Amérique rouge de petites villes, de flèches d'église ou de temples et une Amérique bleue peuplée de restaurants thaïs et de petites boutiques vendant des vins français !

Le président Bush est diplômé de deux des plus grandes universités américaines, Yale et Harvard, mais ses manières sont telles qu'il n'a jamais été accusé d'être sophistiqué ou intellectuel ! En revanche, son adversaire John Kerry a donné l'impression d'être un intellectuel. Le fait qu'il parle français n'a pas milité en sa faveur.

La carte à laquelle je viens de faire allusion montre seulement les vainqueurs dans chaque comté, mais ne signifie pas que tous les habitants des comtés "rouges" ont voté républicain ni que tous les habitants des comtés "bleus" ont voté démocrate. En effet, le résultat a été très serré dans des centaines de comtés. Cela va à l'encontre de l'idée simpliste de deux Amériques. De plus, une telle carte ne montre pas que la population des États-Unis réside essentiellement dans les grandes villes et leurs banlieues. La majeure partie des grandes villes est démocrate alors que la plupart des petites villes sont républicaines. La concurrence entre les deux partis est intense dans les banlieues où réside la majorité de la population. C'est dans les environs des villes, dans les classes moyennes et aisées que cette compétition est la plus vive. La culture politique des classes moyennes et aisées a changé. Les électeurs du Parti républicain ne sont plus exclusivement issus des classes riches. De même, les électeurs du Parti démocrate ne sont plus issus des classes moins favorisées. Aujourd'hui, les deux partis politiques tentent d'attirer les électeurs des couches aisées. Les démocrates ciblent les intellectuels, les professionnels et les employés publics, alors que les républicains cherchent leurs électeurs parmi les entrepreneurs et les personnes religieuses ou soucieuses de la stabilité de la famille.

Dans les grandes villes, la base politique du Parti démocrate est constituée par les citoyens les moins favorisés. Cependant, cette partie de l'électorat a globalement perdu de son importance, même pour les démocrates. Les deux partis comptent des électeurs dans toutes les classes économiques même si les républicains bénéficient d'un léger avantage dans les classes les plus aisées. Auprès de l'électorat, les questions politiques et morales priment souvent sur les questions économiques.

Enfin, il serait erroné de conclure que les électeurs de George Bush ou de John Kerry sont des partisans acharnés des Partis républicain et démocrate. Une grande partie de l'électorat actuel reste indécise. Les partisans des deux principaux partis ne représentent que deux tiers de l'électorat. Le tiers restant est en effet constitué d'électeurs indépendants. Dans une conjoncture différente, le résultat aurait pu être totalement différent de ce qu'il a été en 2004.

L'influence grandissante du Parti républicain

L'importance de l'élection de 2004 dans l'histoire politique américaine est incontestable. Elle marque le point culminant d'un changement qui a commencé il y a vingt-cinq ans lors de l'élection de Ronald Reagan. En effet, alors que le Parti démocrate a été le parti majoritaire pendant le XXe siècle, après l'élection de Roosevelt avec le programme du New Deal en 1933, l'élection de 2004 a montré que les républicains constituaient un parti aussi puissant que les démocrates, voire davantage. Ce processus représente un réalignement de longue durée.

En 2004, le Parti républicain a franchi une étape décisive dans le sens où il a remporté une vraie victoire dans les trois institutions politiques nationales : la Présidence, la Chambre des représentants et le Sénat. Lors de l'élection de 2000, les républicains ont également remporté les élections dans ces trois institutions, mais le Parti républicain a perdu des sièges à la Chambre des représentants et au Sénat. Le Sénat a fini par être, à égalité, composé de démocrates et de républicains. En 2004, le Parti républicain a gagné de l'influence à tous les niveaux.

Avant les années 1970, le Parti républicain n'était susceptible de remporter la victoire qu'à l'élection présidentielle. Il n'a jamais remporté les élections au Sénat, ni à la Chambre des représentants et était nettement minoritaire dans les États. Cette résurgence du Parti républicain en 2004 est liée à des changements intervenus dans la vie politique américaine. Jusqu'alors, le Sud était la région la plus importante pour le Parti démocrate. Aujourd'hui, la majorité des électeurs de cette région vote républicain. Le phénomène inverse s'est produit en Nouvelle-Angleterre, mais le Sud est beaucoup plus peuplé que cette dernière.

Le Parti républicain résulte de la coalition de différentes catégories. Il ne repose plus seulement sur les entrepreneurs. Les religieux ont voté en réaction à la politique séculariste du Parti démocrate. De plus, nous observons actuellement une concurrence entre les partis pour obtenir les voix des minorités. Le Parti démocrate a traditionnellement l'appui des Noirs aux États-Unis, mais George Bush a obtenu 44 % des suffrages des électeurs hispaniques. Il se peut que ce pourcentage augmente dans les années qui viennent.

La répartition du pouvoir

Dans ces conditions, pourquoi le président Bush et le Parti républicain ont-ils autant de difficultés à faire appliquer leur programme ? Le président des États-Unis a moins de pouvoir que le Premier ministre anglais ou que le président de la République en France. Aux États-Unis, le président ne détient pas le pouvoir législatif qui appartient au Congrès. Le président peut suggérer des projets de loi. Il peut aussi protéger sa politique contre les décisions du Congrès, mais il ne peut dominer ce dernier. En revanche, celui-ci peut parfois imposer sa volonté au président.

Aujourd'hui, le parti du président détient la majorité dans les deux Chambres, ce qui ne s'est pas souvent produit pendant le dernier demi-siècle. Néanmoins, le Parti républicain a du mal à faire appliquer son programme. En effet, aux États- Unis, il n'existe pas une discipline des partis comme en Europe. Les partis politiques américains fonctionnent d'une manière différente de leurs homologues européens. Chaque vote au Congrès est un vote libre dans lequel chaque représentant peut exercer son indépendance et choisir de ne pas s'aligner sur la politique de son parti.

Par exemple, dans l'État du Dakota du Nord, les quatre élections qui ont eu lieu le même jour en 2004 ont donné les résultats suivants (approximativement) : un quart des citoyens a voté pour les démocrates aux quatre élections, un autre quart a voté pour les républicains aux quatre élections et la moitié de l'électorat a partagé ses suffrages entre démocrates et républicains selon les élections. Les électeurs sont sensibles à plusieurs éléments et l'idée de la représentation est différente de celle qui prévaut en Europe. Un représentant incarne lui-même ses idées et son programme. L'efficacité de l'action menée par un sénateur ou un représentant est essentielle, indépendamment de son appartenance à un parti. Les candidats savent que l'étiquette politique n'est pas suffisante pour gagner une élection. Chaque candidat a sa propre organisation politique et doit trouver les fonds pour mener campagne. Par conséquent, il n'y a pas de discipline absolue au Sénat ni à la Chambre.

Échanges avec la salle

Laurent Wirth : Je souhaite rappeler que le thème des "Rendez-vous de l'histoire" qui se tiendront à l'automne prochain sera précisément "Religion et politique". Un atelier pédagogique suivra une table ronde.

De la salle : Quel est le taux d'abstention aux élections américaines ?

James Wilbur Ceaser : Le taux d'abstention aux élections présidentielles se situe entre 40 et 50 %. Ce taux s'applique à l'ensemble de la population âgée de plus de 18 ans et inclut donc les immigrés n'ayant pas le droit de vote. On considère en général qu'environ 65 % des électeurs "autorisés" votent aux États-Unis. En 2004, le taux de participation a été très supérieur en raison du dynamisme des partis lors de cette campagne. Les raisons de l'absentéisme sont multiples et les abstentionnistes ne sont pas toujours les mêmes d'un scrutin à l'autre. Par exemple, les Américains déménagent souvent et oublient parfois de s'inscrire sur les listes électorales. Je considère que 15 à 20 % de l'électorat ne votent jamais ou presque.

De la salle : En Europe, notre tradition philosophique se présente souvent, à tort ou à raison, comme un contrepoids à la religion. Pensez-vous qu'aux États-Unis, l'absence de cette tradition philosophique a permis le développement de la religion ?

Adrien Lherm : Le poids de l'Histoire me semble être plus déterminant que celui de la tradition des Lumières qui existait aux États-Unis. En effet, les Pères fondateurs des États-Unis étaient très inspirés par les Lumières. Compte tenu de la tradition de tolérance et de cohabitation qui prévaut dans ce pays, les Églises ont très vite compris le parti qu'elles pouvaient tirer de leur investissement dans la société civile. La tradition philosophique qui était très présente au départ s'est effectivement amenuisée. Les laïques ne représentent pas plus de 10 % de la population. De la salle : Le fait qu'en dépit d'une majorité républicaine, le président Bush ne parvienne pas à faire voter son programme est-il imputable au poids des lobbies ?

James Wilbur Ceaser : Chaque représentant et chaque sénateur étant chargés de trouver des fonds pour sa campagne, les lobbies sont effectivement puissants. Cependant, ils s'exercent dans les deux camps et ne sont pas aussi mal perçus aux États-Unis qu'ils le sont en France où l'on est extrêmement attaché à la notion rousseauiste d'intérêt général.

Certains aspects du programme du président Bush ne sont pas populaires et plusieurs sénateurs hésitent à y souscrire pour ne pas heurter leurs électeurs. Les votes sont toujours le fruit d'une négociation entre le président et les membres du Congrès. Lors de son premier mandat, le président Bush, bien que ne disposant que d'une minorité au Sénat, a réussi à faire passer un certain nombre de projets de politique intérieure. En revanche, les programmes de cette seconde mandature s'avèrent plus difficiles. Ils concernent notamment la baisse des dépenses sociales et la diminution des pensions.

Adrien Lherm : Les lobbies sont valorisés aux États-Unis car ils participent à un marché politique. Par ailleurs, le pouvoir fédéral américain a des prérogatives limitées. Si ces prérogatives ont été étoffées au cours du temps, le pouvoir central demeure beaucoup moins développé qu'en France. Dans ce cadre, les lobbies n'offrent- ils pas une expertise permettant de pallier les déficiences d'une démocratie moins forte qu'en France ?

James Wilbur Ceaser : Les lobbies interviennent d'abord au niveau de l'État, puis du Congrès, puis rencontrent le président si cela est possible. Ils sont avant tout attachés à atteindre leurs objectifs, les moyens à utiliser pour y parvenir leur paraissant plus secondaires.

De la salle : Un débat sur les machines de vote a eu lieu en 2000, en particulier en Floride. En 2004, nous avons appris que les électeurs avaient la possibilité de voter jusqu'au dernier moment dans certains États. Existent-ils des réflexions aux États-Unis autour de l'unification des méthodes de vote ? Par ailleurs, le néo-créationnisme de la droite religieuse et la présence des dix commandements dans certains lieux publics ne sont-ils pas contradictoires avec la démocratie américaine ?

Adrien Lherm : Tout lobby, religieux ou non, cherche à faire valoir ses idées ou ses intérêts. En l'occurrence, vous évoquez une tendance prosélyte et missionnaire des groupes religieux qui est réelle. Néanmoins, tout lobby génère un contre-lobby. Cela rassure les Américains qui estiment que le compromis évitera une pression trop forte de ces groupes d'influence. Il est vrai que les dix-huit partis républicains du Sud sont contrôlés par la droite religieuse. Ils font face à des groupes de défense de la laïcité qui sont également puissants. La Table de la Loi installée à la Cour de l'Alabama en 2002 et 2003 a été retirée suite à des pressions locales et à des recommandations de la Cour suprême. Les gardefous existent donc. Les fractures internes à ces mouvements religieux limitent également leur toute-puissance. Les Américains ont confiance dans le système politique pluraliste de leur pays.

James Wilbur Ceaser : Jusqu'à l'élection de 2000, le contrôle du système électoral était effectué au niveau de chaque État ou comté. Depuis 2000, le gouvernement national fournit son assistance à l'organisation des élections. Une commission natio- nale a réfléchi à une uniformisation des systèmes de vote sur le territoire américain mais, selon leurs traditions, les États conservent des pratiques largement différentes.

Adrien Lherm : Des enquêtes réalisées en 2000 et 2003 montrent que les Américains sont globalement très attachés à la tolérance et à la diversité religieuse. Ainsi, les Témoins de Jéhovah et les mormons sont-ils mal perçus à cause de leur élan missionnaire et de leur prosélytisme.

De la salle : Je souhaiterais que M. Ceaser nous parle de la Cour suprême et de la crise qu'elle traverse aujourd'hui.

James Wilbur Ceaser : La Cour suprême assume plusieurs fonctions, dont l'interprétation de la Constitution. Les républicains souhaiteraient réduire le pouvoir de cette Cour qui reste l'institution la plus favorable aux idées démocrates. Par exemple, les juges sont parvenus à justifier le droit à l'avortement alors que rien dans la Constitution n'évoque explicitement ce sujet. La Cour du Massachusetts a déclaré légal le mariage homosexuel alors que la majorité des Américains y sont opposés. La Cour est une institution importante dans la mesure où elle influence largement la politique. C'est l'origine du conflit actuel que vous évoquez. En effet, les démocrates s'opposent à la nomination de certains juges par George Bush.

De la salle : Existe-t-il réellement une marge de manœuvre politique et économique pour le président des États-Unis, qu'il soit républicain ou démocrate ? En particulier, une politique de désengagement en Irak est-elle envisageable si les démocrates gagnent les prochaines élections ?

James Wilbur Ceaser : Les décisions de tous les gouvernements dans tous les pays dépendent de la conjoncture. Néanmoins, il existe de véritables divergences entre les républicains et les démocrates en matière d'impôts, de sécurité sociale et, surtout, sur les questions morales relatives à la famille. En ce qui concerne la politique au Moyen-Orient, nous avons observé des différences de points de vue entre les deux partis pendant la dernière campagne. Le Parti démocrate était hostile à la guerre en Irak.

Nous ignorons les choix possibles qui s'offriront au gouvernement dans trois ans [en 2008]. Si les États-Unis parviennent à imposer la démocratie en Irak, le Parti démocrate soutiendra probablement la politique du président Bush. En revanche, si des problèmes surviennent en Irak, d'autres possibilités seront étudiées. De la salle : Pouvez-vous nous expliquer si la distinction traditionnelle entre gauche et droite, qui est très opérationnelle en France, peut s'appliquer au bipartisme américain ?

James Wilbur Ceaser : Le clivage est différent aux États-Unis. Le Parti républicain est un parti de droite modérée, il est libéral et favorise les valeurs religieuses. Le Parti démocrate est un parti de gauche modérée. Il préconise une augmentation des impôts au profit des plus pauvres et une extension de l'État providence. Dans le domaine des affaires étrangères, le Parti démocrate rejoint les positions des gouvernements européens, notamment s'agissant de la guerre en Irak. Le programme du Parti républicain est internationaliste dans ses ambitions et ses projets, et nationaliste dans ses moyens.

De la salle : Dans un ouvrage récent sur la vie d'Edgar Hoover, l'auteur fait dire à son personnage que ce serait une catastrophe pour les États-Unis d'avoir un président femme ou noir. Qu'en pensez-vous ?

James Wilbur Ceaser : Condoleeza Rice, si elle était élue, serait un président à la fois femme et noire ! Hillary Clinton est la candidate la plus probable du Parti démocrate. C'est une politicienne très astucieuse. En ce qui concerne le Parti républicain, le vice-président ne souhaite pas se présenter en 2008. La campagne sera donc ouverte à d'autres candidats, dont Condoleeza Rice. Son problème est qu'elle n'a jamais été élue. En effet, le fait qu'elle n'ait jamais été sénateur ou représentant est un réel handicap. Néanmoins, une campagne entre ces deux femmes est envisageable.

Adrien Lherm : Je vous rappelle qu'en 1984, une femme était candidate à la viceprésidence. Les mauvaises langues ont insinué que les démocrates avaient fait ce choix parce qu'ils n'avaient aucune chance de l'emporter face à Reagan.

Hillary Clinton a, certes, été élue mais en tant que sénatrice de New York alors que les derniers présidents, dans leur majorité, étaient des gouverneurs du Sud et de l'Ouest. Hillary Clinton est associée à l'establishment politicien en tant que sénatrice. Elle est également associée au Nord dont le poids économique, démographique et la représentation politique au Congrès diminuent. André Kaspi a l'habitude de dire que l'historien ne prédit pas l'avenir mais le passé !

Laurent Wirth : Grâce à ces interventions, nous avons pu décentrer notre regard. Nous pouvons nous interroger sur la possibilité d'une candidature d'une femme à la présidence en France. De la même manière, nous avons tendance à considérer que l'Europe doit être à l'image de la France. Grâce à vos contributions, nous avons progressé dans la connaissance des États-Unis et mis en cause certaines idées reçues.

De la salle : J'étais aux États-Unis en octobre 2004 quelques semaines avant les élections. Je résidais dans une banlieue middle upper class pendant cette période de fête de Halloween. Un de mes voisins avait planté une banderole "I vote Bush" sur une citrouille et le lendemain, un autre voisin a peint une sorcière en bleu et inscrit "I vote Kerry". Comment sont structurés les partis politiques aux États-Unis ?

James Wilbur Ceaser : Il existe des partis politiques au niveau national ainsi qu'au niveau de chaque État et de chaque circonscription. Les partis assistent les candidats dans leurs campagnes, mais la majeure partie des fonds nécessaires est collectée par les candidats eux-mêmes. Lors de l'élection présidentielle, le parti national joue un rôle important mais, même à ce niveau, les candidats ont un rôle essentiel dans l'organisation de leurs campagnes. Par ailleurs, la décision d'investiture est prise par les électeurs et non par les partis.


Mis à jour le 15 avril 2011
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