Colloque « Apprendre l'histoire et la géographie à l'École »

Un exemple d'espace en mutation : la Russie


Roger Brunet, directeur de recherches au CNRS
Michel Piffault, inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional
Nicolas Werth, chargé de recherches au CNRS

 

Un changement de paradigme

Quelles sont les conséquences d'un "changement de paradigme" pour l'enseignement de l'histoire et de la géographie de l'URSS et de la Russie ? On rencontre cette expression notamment chez Martin Malia 1 , qui précise que les historiens "révisionnistes" des années 1970 lisaient "l'histoire soviétique comme une lutte permanente de l'État ouvrier pour vaincre l'arriération de la Russie paysanne en édifiant une base industrielle moderne sous les pieds du parti prolétarien…Cette conviction mérite d'être baptisée le grand paradigme…" Roger Brunet préfère parler de changement de "forme" et de "contenu".

En fait, on peut se demander comment les études historiques et géographiques de l'URSS puis de la Russie ont accompagné et accompagnent cet événement considérable que fut la fin de l'URSS et le retour de la Russie - dans d'autres limites, certes, que celles de son empire d'avant 1917. Les historiens doivent faire face à une véritable "révolution documentaire" consécutive à ce bouleversement, qui nous appelle à "changer d'optique", à nous situer dorénavant dans la longue durée de l'histoire de la Russie. La révolution et l'URSS de Lénine à Gorbatchev sont bien "un objet historique" que l'on peut examiner à travers quelques grandes directions de recherche, et bien des questions essentielles avaient déjà été abordées. Beaucoup d'autres se posent aujourd'hui.

Roger Brunet constate suffisamment de changements (forme, contenu, représentations) "pour qu'il soit inutile de gloser sur des paradigmes". Il faut s'habituer à voir le pays autrement, "il faut se faire à l'idée" de tout ce qui a changé.

Rupture et continuité historique

L'éclatement récent de cet espace en mutation marque une double rupture historique 2 . Premièrement, il met un terme à l'expansion continue du peuple russe depuis la seconde moitié du XVème siècle. Deuxièmement, il met un terme à un État centralisé. Cependant, aujourd'hui encore, la volonté est grande de maintenir un contrôle sur l'ensemble du territoire. Cet État continental immense, le plus vaste au monde avec une superficie de 17 millions de km2, s'étend sur 11 fuseaux horaires qui recouvrent le jour et la nuit. Ainsi lorsque le soleil se lève sur le détroit de Béring, il se couche à 10.000 kilomètres de là, sur les rives de la Baltique.

Malgré les ruptures historiques récentes, des constantes demeurent. Sur le plan politique, on remarque que la succession des différents régimes demeure marquée par un fort caractère autoritaire sous la poigne de fortes personnalités. L'autre constante majeure de la Russie demeure le contraste entre l'immensité de son potentiel et l'état de ses réalisations qui souffrent en permanence d'une sous-exploitation endémique de ses importantes ressources naturelles et humaines.

Peu de secteurs en histoire contemporaine ont connu au cours des dix dernières années un renouvellement documentaire aussi important que celui dont a profité, avec l'ouverture des archives de l'ex-URSS, l'histoire de la Russie. Cette situation pose aux historiens travaillant dans ce domaine de nombreux défis. Pour les uns, cette "révolution documentaire" rend obsolètes les analyses antérieures du système communiste. Pour les autres, de tels gisements d'information ne peuvent être dépouillés et analysés qu'en repensant de manière urgente - que ce soit pour les contester, les amender ou les renouveler - certains concepts qui ont structuré le champ de recherche en question, tels que "totalitarisme", "société civile", "modèle soviétique", comparaison du stalinisme et du nazisme.

On assiste à l'émergence d'une question méthodologique centrale : une révolution documentaire induit-elle immédiatement et nécessairement une révolution historiographique ? Cette question peut prendre la forme d'une série d'interrogations convergentes : comment reconstituer l'historiographie d'un champ donné lorsque se produit à la fois un changement d'optique et un bouleversement des instruments de travail ? Le changement d'optique tient à ce que, commencée en 1917, achevée en 1991, l'histoire de l'URSS - désormais "période soviétique de l'histoire russe" - réintègre la longue durée de l'histoire russe, avec ses spécificités longtemps effacées par la "rupture absolue" de 1917, "année zéro". Et les instruments de travail sont bouleversés car, contemporanéiste travaillant dans les conditions de ses collègues d'histoire ancienne, sur des indices, des traces, voici l'historien de l'URSS projeté dans les immenses masses documentaires d'une "civilisation du rapport", passant d'un "trop peu" à un "trop-plein" de sources.

Quelles questions - nouvelles et anciennes - posent les sources aujourd'hui accessibles aux chercheurs ? Quels champs d'investigation renouvellent-elles ? Sur quelles problématiques débouchent-elles ? Comment, sans tomber dans le fétichisme de l'archive ni revenir aux vaines abstractions théoriques qui ont longtemps dominé la "soviétologie", reformuler des concepts historiques aptes à permettre un examen raisonné et rigoureux des sources nouvelles ?

L'accès à une documentation profondément renouvelée a d'ores et déjà permis de vérifier et d'approfondir un certain nombre d'hypothèses formulées par la riche historiographie, très conflictuelle et réactive, qui s'était constituée depuis les années 1960-1970 dans un contexte très particulier marqué par de forts enjeux politico-idéologiques et par une inaccessibilité quasi-absolue à toute documentation archivistique. Cette révolution documentaire a ouvert de nombreux champs de recherche, tant en histoire politique qu'en histoire sociale. A-t-elle permis de dépasser les clivages entre l'École "totalitariste" et l'école "révisionniste" ? N'assiste-t-on pas aujourd'hui à une déconstruction des modèles existants plus qu'à l'élaboration d'un nouveau modèle interprétatif ?

Une récente recomposition de l'espace

Au lendemain de la dissolution de l'URSS, la Fédération de Russie perd les trois États baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie), la Biélorussie, l'Ukraine, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. Conjointement à la dissolution de l'URSS le 8 décembre 1991 et afin de conserver les synergies anciennes, l'Ukraine, la Biélorussie et la Fédération de Russie décident par l'accord de Minsk de fonder la Communauté des États indépendants (C.E.I.). Le 21 décembre 1991, par le traité d'Alma-Ata, les autres États non slaves, à l'exception de la Géorgie et des trois États baltes qui regardaient déjà vers l'Union européenne et l'OTAN 3 , adhèrent à la CEI. Le 25 décembre 1991, le drapeau russe remplace sur le Kremlin le drapeau soviétique.

En 1993, les membres de la CEI décident de désigner la Fédération de Russie comme successeur de l'URSS auprès des instances internationales. La fédération de Russie a une population de l'ordre de 145 millions d'habitants ; elle est peuplée de dizaines d'ethnies non russes réparties sur l'ensemble du territoire.

Le passage de l'URSS à la Russie change une forme et un contenu : les contours d'un pays, son système social et ses modes de gestion du territoire. Cela change aussi les représentations que l'on s'en fait, voire notre rapport à l'information. C'est beaucoup, assez pour qu'il soit inutile de gloser sur des paradigmes. Le pays a pris un contour qu'il n'avait jamais eu auparavant : il a perdu des républiques pourtant russes depuis fort longtemps et conservé bien des territoires asiatiques de conquête relativement récente. Toutefois ces limites étaient déjà connues sur toutes les cartes et ne surprennent pas vraiment le géographe. Plus intéressantes sont les conséquences pratiques : une "Russie en lambeaux" si l'on tient compte des nouvelles autonomies (républiques et districts), la division de certaines unités géographiques (Donbass), voire la coupure (au moins théorique) de certaines liaisons (avec Kaliningrad, ou le Transsibérien au Kazakhstan, etc.), le nombre de Russes devenus brusquement étrangers en leur pays (dans les deux sens). Il faut donc s'habituer à voir le pays autrement, et même sous d'autres angles (forme de la carte). Il faut également s'habituer aux nouveaux noms, ce qui n'est pas bien difficile (sauf incohérences et anglicisme des translittérations).

Au sein même de la Russie, la Constitution de 1993 organise son espace sous la forme fédérale et le découpe en 89 "sujets" répondant aux appellations de républiques, régions, territoires autonomes, arrondissements autonomes et cités autonomes. Il faut se faire à l'idée (jadis saugrenue mais parfois à tort) d'un pouvoir central très contesté par les autorités locales élues (et qui lèvent l'impôt au profit de l'État fédéral), surtout si elles sont à base ethnique (même hors Tchetchénie, comme les Tatars), ou quand la nomenklatura locale joue aux potentats dans des régions éloignées de Moscou et signe des accords avec l'étranger par exemple.

Cette évolution politique a eu des conséquences importantes sur la société russe. Ainsi, le pouvoir économique appartient désormais largement à de grandes sociétés et groupes privés, qui se sont attribués les principales ressources et industries et sont souvent liés aux gangs. Sur le plan social, l'effondrement d'une grande part des protections sociales d'un côté, la possibilité de fortunes rapides de l'autre, entraîne un accroissement des inégalités sociales. La société russe demeure profondément inégalitaire. Les évolutions économiques de ces dernières années ont entraîné une scission de la société en deux groupes. Le premier se compose de privilégiés qui se sont enrichis au cours des années 1990. Face à ces "nouveaux russes", on trouve une population qui a du mal à faire face aux évolutions ; on estime que 40% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Entre ces deux extrêmes, il n'y a pas vraiment de classe moyenne. Alors que les écarts étaient relativement réduits à l'époque soviétique, ils ont tendance à exploser depuis la fin de l'URSS. Selon les données officielles russes, ils sont passés, entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches, d'un écart de 1 à 8 en 1992 à un écart de 1 à 14 en 2000. Dans le domaine agricole, la décollectivisation de l'agriculture n'a presque rien changé dans les faits.

Toutes ces évolutions montrent que le pays n'est nullement ruiné mais présente tous les caractères contrastés d'un pays pionnier en pleine restructuration.

Par rapport au temps de l'URSS, ces changements amènent bien des révisions : premièrement, sur le caractère "socialiste" du régime soviétique et sa place historique réelle dans le développement du pays ; deuxièmement, sur la puissance et la richesse réelles du pays (mais on savait déjà avant 1990 que son PNB était largement gonflé, y compris par la CIA) ; troisièmement, sur l'information et la désinformation, notamment par nombre de géographes spécialistes de la Russie. L'information s'est très largement libérée : quantité de sites Internet d'entreprises, de villes et de régions, d'ONG et de centres de recherche sont accessibles, très souvent en anglais, et changent fondamentalement la nature et le contenu de l'information (cf. le récent dictionnaire de la Russie, de nouveaux atlas, des cartes topographiques, etc.).

Ce n'est pas une raison pour faire comme s'il n'y avait plus de problème et pour publier sans le moindre esprit critique des livres bourrés de chiffres. Il faut patiemment contrôler et recouper les données - et les cartographier, ce qui est un excellent moyen de validation (cf. pour le Goulag même en 1980). Bref, on devrait se garder de passer d'une caricature (optimiste ou hostile) à une autre (pessimiste ou flatteuse), tout autant que d'une béatitude constante (et donc fluctuante dans ses assertions). Et se faire à l'idée d'un vaste pays qui (re)devient pionnier, dur, pénible, mais qui a de la ressource et des ressources, et un bon niveau de formation.

Au regard de la recherche actuelle, la Russie est un pays difficile à cerner, ressemblant à certains égards aux pays en voie de développement. Quand un étranger voyageait en URSS sous Gorbatchev, il était souvent bien accueilli, ne voyant que ce que l'on voulait bien lui montrer. À partir des années 1990, ce même voyageur pouvait aller partout et découvrir alors des villes complètement abîmées, des universités manquant d'argent…L'opinion est donc partagée : la Russie, bien que souffrant de la fuite des cerveaux depuis quelques années, est un grand pays techniquement très avancé dans certains secteurs. Par ailleurs, ce pays vend plutôt des matières brutes que des produits élaborés. Il est la proie de sociétés étrangères qui s'y implantent en raison de la faiblesse des salaires. Certes, la ligne Nord-Sud traverse la Russie mais elle est moins d'ordre spatial que d'ordre social. Les valeurs de l'Indice de développement humain se rapprochent de celles des pays du Tiers Monde. Cependant il est difficile de cerner la société.

On ne vit pas bien en Russie aujourd'hui, mais vivait-on mieux en URSS ? Lorsqu'il visita l'Ukraine alors en pleine famine, Herriot revint en France avec l'idée d'un pays de cocagne ! Il existait alors un minimum vital pour tout le monde, un système de gratuité (logement, crèche…), peu de choses à acheter (en dehors des magasins cachés réservés à la nomenklatura), pas de tentations, pas de possibilités de voyages…La plupart des gens dépensaient moins que leur salaire. Aujourd'hui, cette sorte de sécurité n'existe plus. C'est pourquoi 20 % de la population, surtout des personnes âgées, regrette la période soviétique. Les jeunes se sont mieux adaptés à la compétition…et aux trafics.

Qu'en est-il aujourd'hui de la puissance militaire ? Les dirigeants militaires disposent, dans l'Oural, de deux lieux de refuge dotés d'armes de très haut niveau. Parallèlement, une part de l'armement actuel est sans objet ; ainsi des sous-marins nucléaires alimentent certaines villes en électricité, d'autres sont employés par des sociétés privées afin de circuler sous la banquise et éviter l'emploi de brise-glace. Par ailleurs l'ancien complexe d'armes bactériologiques situé au nord du Kazakstan est devenu un complexe pharmaceutique grâce à des capitaux étrangers, y compris américains.

Comment notre enseignement accompagne-t-il ces changements ?

Les programmes montrent que l'on n'a pas attendu 1991 pour infléchir la lecture de l'histoire de l'URSS. En histoire, l'interrogation sur le totalitarisme court dans tous les programmes d'histoire de collège et de lycée dès les années 1980 ; elle énonce, certes, diverses précautions qui veulent surtout prévenir l'assimilation du stalinisme et du nazisme. Un interdit a longtemps pesé sur le concept de totalitarisme 4 . Dans les années 1960 et 1970, la comparaison entre l'URSS et l'Allemagne nazie était taboue. Le Livre noir du communisme 5 était considéré comme un instrument de la guerre froide. La recherche historique a avancé lorsque est apparue l'idée de "poches de liberté" à l'intérieur d'un régime totalitaire. Le totalitarisme est ainsi un concept opératoire à partir du moment où concept ne signifie pas équation.

Les chiffres sont-ils actuellement fiables ? En ce qui concerne la répression, sans doute n'y a-t-il pas eu de falsification à grande échelle, car les ordres de grandeur semblent cohérents sur une trentaine d'années. Il sont donc considérés comme assez fiables. Cependant aujourd'hui, si l'historiographie a apporté des éléments nouveaux à la réflexion sur l'autoritarisme, les professeurs tardent à l'intégrer dans leurs cours. Il faut montrer que la violence politique relève aussi de la dynamique d'une grande frustration. Ceci peut être abordé par l'étude de documents.

En géographie, on passe clairement de l'idée de "grande puissance" à celle d'un espace en recomposition. Les programmes, y compris celui de 1988, présentaient l'URSS comme une "super-puissance". Le choc n'en a été que plus rude au moment de l'effondrement. Il a fallu changer les représentations que l'on avait de l'URSS : était-elle en fait une non-puissance ? Qu'en était-il réellement ?

Le début des années 1990 fut marqué par un net recul de l'étude de l'URSS et de la Russie. Divers aménagements, en 1993, conduisent à l'effacement partiel des parties des programmes qui leur sont consacrées dans les épreuves du baccalauréat et du brevet. On constate que les programmes les plus récents n'ont pas redonné à la Russie toute la place qui était consacrée à l'URSS en géographie. En quatrième, elle est l'un des pays au choix qui peuvent être étudiés ; en terminale, après avoir constitué un thème tournant, elle sera étudiée seulement par les élèves des séries L et ES dans les futurs programmes qui entreront en application au cours de l'année scolaire 2004-2005 6 .

La comparaison entre le contenu des manuels des années 1960 et ceux d'aujourd'hui montre le chemin parcouru. À l'époque, on se situait dans une perspective véritablement prométhéenne de développement, de construction d'un modèle à vocation aussi universelle que les idées issues des Lumières. C'est de la postérité des idées de Marx que l'on parlait alors, et non du stalinisme, encore moins d'un totalitarisme. Plus près de nous, tous les manuels d'histoire articulent leur discours autour des thèmes du "totalitarisme stalinien", de la "dictature", de la "terreur", sans trop s'engager sur leurs origines cependant : Lénine ou Staline ?

En géographie, l'immensité est depuis longtemps une première entrée dans le sujet, avec la difficile maîtrise de ce territoire. Les idées les plus présentes aujourd'hui sont celles de l'"héritage", du "poids du passé", de "redéfinition"¸ de "réorganisation", de "défis", des "enjeux", d'interrogation sur cette "nouvelle" Russie. Enfin, un bon indicateur de cette évolution peut être trouvé dans le contenu des dossiers de La Documentation photographique, outil de référence pour notre enseignement. Ainsi, à la perspective de la construction du socialisme, qui marque le premier dossier d'histoire, en 1971, succèdent le constat des difficultés en 1985, puis une approche sans fard du stalinisme dans le dossier de 1998.

La même observation peut être faite en géographie, depuis les dossiers de 1967 et de 1972, et même celui de 1980 qui affirme encore : "La Russie, c'est le Sphinx…Le présent dossier ne prétend pas résoudre son énigme, ce qui supposerait que l'on puisse réaliser un consensus sur une expérience historique que chacun juge en fonction de ses conceptions du socialisme". En 1994 Roger Brunet se situe dans une toute autre perspective.

S'agissant de la façon dont on enseigne l'histoire de l'URSS et de la Russie, on est passé côté russe d'une vulgate triomphaliste à la construction d'une nouvelle image assez réservée. Cependant, les ouvrages russes récents font encore preuve d'un grand conservatisme : ils ne présentent pas de rupture mais une évolution ; les questions gênantes ne sont toujours pas abordées (le Goulag par exemple) ; les cartes sont identiques ; même l'affiche de l'exposition de 2001 reprend la statue représentant l'Ouvrier et la Kolkhozienne conçue pour couronner le pavillon soviétique lors de l'exposition universelle de Paris en 1937 !

Du côté français, pendant longtemps les événements de 1905 et 1917 étaient présentés aux élèves lors de deux années d'études différentes, alors que ce sont les mêmes acteurs qui agissent. De plus, 1917 était souvent lu à travers le prisme de la Révolution française (1789 et surtout 1793). La Révolution de 1917, à la fois messianique et universaliste, était ainsi présentée de façon sympathique. La même vision se retrouve chez les historiens italiens, tant le rôle de la Révolution française a été important chez les Garibaldistes et le communisme fortement implanté en Italie.




  1. Martin MALIA, La tragédie soviétique, Seuil, coll. " L'univers historique ", Paris, 1997.
  2. Antoine KURUNERI-MILLET, " Pour comprendre la Russie " in Agir, n°11/12, octobre 2002.
  3. On pourra se référer à l'atlas du Monde diplomatique qui comporte de nombreuses cartes, hors-série, janvier 2003.
  4. B. BRUNETEAU, Les totalitarismes, Armand Colin, Paris, 1999.
  5. S. COURTOIS, N. WERTH et alii, Le livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression, R. Laffond, Paris, 1997.
  6. Cf. le BOEN n°7 du 3 octobre 2002.

Actes du colloque - Apprendre l'histoire et la géographie à l'école

Mis à jour le 15 avril 2011
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