La promotion de la santé à l'école

Santé-environnement à l'école

Une démarche d'anticipation environnementale pour prévenir les risques liés aux expositions tout au long de la vie

Septembre 2018: les achats de rentrée

Un site réalisé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) avec des associations : on y trouve des recommandations avec des informations claires issues de tests pour des labels reconnus "écologiques".


Une politique interministérielle pour une approche globale: les plans nationaux santé-environnement (PNSE)

L'impact de la dégradation de l'environnement sur la santé humaine est à la fois une des préoccupations majeures de santé publique et un thème écologique central. Cette nouvelle dimension est prise en compte depuis le premier plan national santé-environnement-PNSE1 (2004-2009).

Les PNSE ont mis en place des campagnes et des outils afin d'informer et de sensibiliser tous les publics au sujet de la prévention des risques pour la santé liés à l'environnement, parallèlement au développement de nouveaux domaines de recherche scientifique. La prise en compte de la santé environnementale est, par nature, une politique interministérielle, sous le pilotage du ministère chargé de l'écologie et du ministère de la santé. De ce fait, progressivement, se sont mis en place des programmes d'actions déclinés dans les territoires.
Le PNSE3 (2015-2019) a mis un focus sur la dimension éducative reposant sur le périmètre défini par l'OMS en 1994 : « La santé environnementale (environnemental Health) comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d'affecter la santé des générations actuelles et futures ». Environnement d'aujourd'hui, santé de demain telle est la démarche, selon la formule de l'OMS.

La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 introduit pour la première fois le concept d'exposome né des premières années de recherche en santé environnementale : il s'agit de prendre en compte les expositions environnementales auxquelles l'homme est confronté le long de sa vie, avant même la naissance, ainsi que toutes les interactions complexes notamment l'exposition professionnelle.

La France a joué un rôle pionnier, en particulier, au niveau européen, dans l'étude des déterminants environnementaux (contaminants, milieux, expositions) et la mise en place de plans d'actions qui s'adaptent aux priorités locales. Les principales problématiques prises en charge dans le cadre des PNSE sont nombreuses : les substances chimiques considérées comme préoccupantes, la protection de l'environnement sonore, la surveillance des agents biologiques de l'air etc.

Afin d'assurer un pilotage opérationnel le plus proche de la réalité des territoires, a été créé un groupe santé environnement (GSE) par les ministres chargés de l'écologie et de la santé. Le GSE réunit différents collèges (État, parlementaires, collectivités territoriales, associations dont des représentants d'associations agréées au titre du code de la santé publique et du code de l'environnement, organisations syndicales, entreprises) auxquels s'ajoutent des personnalités qualifiées et des professionnels du système de santé ainsi que des organismes d'assurance maladie.

Le ministère de l'éducation nationale suit le GSE en particulier pour la recherche, formation et information afin d'avoir une vision d'ensemble des problématiques multiformes qui doivent s'appréhender sur du moyen et long terme dans des démarches novatrices en termes de recherche scientifique : santé et biodiversité dans un contexte de changement climatique, pathologies en lien avec les expositions environnementales, risques à fortes incertitudes scientifiques ( avec notamment les risques émergents comme les perturbateurs endocriniens et les nanotechnologies).

Dans une perspective globale « One Health », le PNSE 4 se met en place pour 2019, avec un focus sur la qualité de l'air, la prévention relative aux nanomatériaux et aux perturbateurs endocriniens, et en lien avec les autres démarches structurantes du domaine santé environnement, notamment le plan cancer 3 (2014-2018). La stratégie nationale de santé - SNS 2018-2022 affirme, de même, l'objectif de réduire les expositions de la population aux substances suspectées d'avoir un effet nocif sur la santé humaine.

Afin de mieux comprendre les données scientifiques complexes propres à la santé environnementale, outre les sites du ministère chargé de l'écologie et du ministère chargé de la santé, le site de l'ANSES (Agence nationale de sécurité alimentaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail) présente régulièrement des dossiers et des rapports.

Le rôle de l'école dans la prévention des risques

Les axes prioritaires pour une démarche maîtrisée santé-environnement à l'école sont les suivants :

- le suivi de la démarche d'anticipation environnementale, dite « Etablissements sensibles », piloté et pris en charge financièrement par le ministère chargé de l'écologie qui effectue des diagnostics dans des écoles et établissements scolaires situés près d'anciens sites industriels répertoriés dans la base de données BASIAS afin d'analyser l'éventuelle pollution des sols ;
- la mise en place progressive de la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les établissements recevant du public (ERP) conformément à la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement, avec un focus sur les populations les plus vulnérables.
- la prévention des risques liés à l'usage des pesticides (biocides et produits phytopharmaceutiques) pour lesquels le respect de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 requiert la plus grand vigilance quant à la proximité des zones agricoles et des zones de viticulture, d'écoles et d'établissements scolaires ;
- la surveillance des substances soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens, ce domaine dans lequel la France a été proactive avec l'interdiction du Bisphénol A et de certains phtalates dans les contenants alimentaires.

Le suivi des sols dans les établissements recevant des élèves

Les informations essentielles sur la politique publique de prévention, la méthodologie et la démarche de diagnostic sont accessibles sur le site géré par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), sous le pilotage du ministère chargé de l'écologie.

Mis à jour le 01 octobre 2018
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