Archives des Journées de l'innovation

La Journée de l'innovation 2014

Le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a organisé la quatrième édition de la Journée de l'innovation, le jeudi 27 mars 2014. Cette Journée a pour objectif de valoriser la capacité de recherche et d'innovation du système éducatif.

Remise des prix de l'appel à projet national "Journée de l'innovation 2014"

Lors de la journée nationale de l'innovation sont remis les "Prix de l'innovation" attribués aux initiatives éducatives et pédagogiques innovantes mises en oeuvre dans les écoles et les établissements scolaires.

En 2014, 530 équipes éducatives et pédagogiques ont candidaté à l'appel à projet national lancé en octobre 2013 sur les six domaines de l'innovation retenus cette année.

Thèmes de l'appel à projet 2014

  • Mise en oeuvre du socle commun et organisation des apprentissages fondamentaux (Prix de l'école)
  • Stratégie d'équipe et organisation collective (Prix de l'engagement)
  • Bien-être des élèves et collaboration avec les partenaires de l'Ecole (Prix de la réussite éducative)

Les prix de l'innovation 2014

Six prix de l'innovation ont été remis à l'occasion de cette journée de l'innovation 2014.

Trois prix sont décernés par le "Grand Jury"

Règlement du concours et composition du Grand Jury

Le prix des Parents récompense une action améliorant particulièrement la qualité du service public, du point de vue d'un panel représentatif de parents d'élèves, sous l'égide du Secrétariat général à la modernisation publique (SGMAP).

Le prix du public est attribué à l'action qui recueille le plus grand nombre de suffrages par les internautes à partir d'un module de vote en ligne.

Le prix de la Fondation de France récompense une action valorisée par un panel d'élèves collégiens d'un établissement soutenu par la Fondation elle-même.

Les équipes lauréates sont choisies parmi les 30 candidats finalistes pré-sélectionnés par les "Comités de lecture" spécialisés dans chaque thématique.

Prix de l'école

"Le temps qui passe", Collège Belle de Mai, Marseille. Académie d'Aix-Marseille

Projet d'astronomie qui concerne une classe de 6ème, une classe de CM1 et une classe de CM2 d'un réseau ECLAIR et qui s'appuie sur 3 idées forces :

  • Donner du sens aux apprentissages :En permettant aux élèves de travailler sur leur propre questionnement : nous partirons d'une « grande question » : « comment voit-on que le temps passe ? Que les élèves seront amenés à décliner en sous-questions au cours d'un débat initial. Ils mettront alors en œuvre une démarche d'investigation autour de leur propre questionnement au cours de laquelle ils articuleront des phases d'observations, de recherches, d'expérimentations, de raisonnement et d'argumentation, de production puis de restitution ; En décloisonnant les savoirs grâce au travail de l'équipe pluridisciplinaire engagée dans le projet.
  • Favoriser les phases d'échanges entre les élèves des écoles et ceux du collège pour améliorer l'image de notre établissement dans les écoles du secteur et favoriser l'adaptation des élèves à l'entrée en sixième ; 
  • Impliquer les parents d'élèves dans les apprentissages de leurs enfants en les mobilisant autour de l'organisation de soirées d'observation du ciel animées par les élèves à la Maison Pour Tous du quartier.

"Innover pour améliorer la réussite scolaire en favorisant la continuité des parcours", Collège de Baretous, Arette (64). Académie de Bordeaux

Cette expérimentation fédère les 5 autres expérimentations actuellement en cours au collège.Elle synthétise et met en cohérence chacune des actions qui ont pour objectif la réussite de tous les élèves par l'amélioration de la continuité des parcours:

  • la liaison école-collège,
  • le bulletin sans note ou évaluer par compétences en 6èmes/5èmes ,
  • le ré-aménagement du temps scolaire pour un accompagnement personnalisé pour tous,
  • le collège ouvert aux parents 
  • le cyber collège

Prix de la réussite éducative

"Espace créationS", Collège Jean Macé, Fontenay-sous-bois (94). Académie de Créteil

Comment lutter efficacement contre le décrochage scolaire, améliorer le bien être des élèves et des personnels dans les établissements, éduquer à la prise d'initiative et à la créativité ou encore proposer une nouvelle approche de l'éducation au numérique ou repenser les partenariats Education Nationale/ collectivité pour le bien de tous ? Une seule et même réponse pour un établissement : L'Espace CréationS ! Sous cette simple dénomination se cachent à la fois un lieu, un dispositif, un mode d'organisation et un espace ressource innovants dans l'établissement : • une salle (située en face du CDI), espace culturel innovant consacré aux élèves et dédié à l'échange, à l'expression personnelle et collective, à la mutualisation de compétences et de connaissances autour de projets créatifs des élèves, proposés par les élèves pour les élèves dans un cadre ouvert non spécifiquement scolaire • un dispositif non stigmatisant qui met notamment l'accent sur le potentiel créatif des outils du numérique et qui réunit l'ensemble des acteurs de la communauté éducative dans le suivi et l'accompagnement des élèves des tous niveaux et de tous horizons dans leurs projets créatifs au sein d'une MEME structure commune • un modèle organisationnel au niveau de l'établissement qui permet de piloter et mettre en cohérence l'action pédagogique, de favoriser et soutenir les actions existantes ou fluidifier la concrétisation des initiatives personnelles ou collectives des acteurs de la communauté éducative • enfin un espace ressource local au sein de l'établissement qui permet de répertorier les initiatives des élèves ou des professeurs passées, présentes ou à venir et qui contribue à la centralisation d'un réseau opérationnel étendu au collège et hors collège grâce à une politique de partenariat local gagnant/gagnant avec les collectivités et autres partenaires locaux ou nationaux.

Prix de l'engagement

"Penser en cohérence les relations structures familles à l'échelle d'un territoire", Circonscription 1er degré IEN Vichy 1, Vichy (03). Académie de Clermont-Ferrand

Améliorer la communication avec les parents dans un principe de coéducation pour agir sur la réussite scolaire au sein d'un territoire culturellement défavorisé où les enjeux de la scolarité dès la maternelle sont insuffisamment perçus par les parents d'élèves. Il s'agit de poursuivre les actions menées lors de la première année de mise en œuvre du projet (2013-2014), de les diversifier et d'étendre le territoire originel.

Prix des parents

"Donner du sens au collège : entrer en 6e en douceur", Collège Manuel Azana, Montauban (82). Académie de Toulouse

Pas facile d'entrer au collège quand on sort de primaire ! Alors nous avons inventé tous ensemble un moyen d'entrer en sixième en douceur...et de sortir de troisième fiers de nous avec une orientation voulue.

Prix du public

"L'énergie c'est la classe ou comment responsabiliser les élèves par une pédagogie de scénario ?", Lycée Louis Aragon, Givors (69). Académie de Lyon

Le projet ‘'L'énergie c'est la classe'' permet de responsabiliser les élèves et de donner du sens à leur apprentissage en utilisant une pédagogie de scénario. Elle les immerge dans des problématiques concrètes en lien avec le Développement Durable. Montaigne disait ‘'apprendre ce n'est pas remplir un vase mais allumer un feu''. Cette citation n'a jamais été autant d'actualité que dans le dispositif des Agences de l'Énergie des Lycées mis en place depuis 3 ans, dans 20 établissements de la région Rhône Alpes. Ce dispositif fonctionne en véritable réseau pédagogique favorisant l'entraide et l'échange de pratiques entre les 100 personnels adultes (enseignants, chefs de travaux, intendants, agents techniques, services de la Région, associations et entreprises) et entre les 400 lycéens qui participent au projet. D'autres régions (PACA, Pays de la Loire, Auvergne, Champagne Ardenne) sont intéressées pour se lancer dans cette aventure qui permet aux élèves de continuer à ‘'vivre'' leur scolarité, en apprenant mieux, dans un climat plus serein, et avec un véritable ancrage sur le territoire. Donnons l'opportunité à certains de reprendre confiance dans l'école.

Prix de la Fondation de France

"Zambroculture", Ecole élémentaire Henri Lapierre, Saint-Louis (94). Académie de la Réunion

Zambrocal : riz épicé de la Réunion. Culture : en philosophie, désigne ce qui est commun à un groupe d'individus, ce qui le soude. Zambroculture est un projet pluridisciplinaire axé sur la mise en œuvre du socle commun. Le postulat de départ est que l'accès à la culture peut amener à un meilleur comportement d'élève par une revalorisation de soi. L'objectif est de réduire les inégalités des chances en développant la connaissance culturelle, la pratique artistique, la curiosité scientifique et technologique. Du côté des enseignants c'est aussi un projet qui vise une mutualisation des pratiques et un renforcement du travail en équipe.

La Journée de l'innovation : une journée de formation

Douze intervenants, praticiens et chercheurs, sont venus partager leurs réflexions et leurs expériences dans un format innovant de conférence en stand-up.

Deux maîtres à bord pour mieux apprendre

Aude Delatouche, Professeure des écoles, école rue d'Oran, Paris (18e), Académie de Paris

La transmission de compétences et de savoirs exigeants est constitutive de l'école. Convaincue qu'une des sources de la construction des inégalités scolaires se situe au coeur de la classe, Aude Delatouche a élaboré unprotocole d'observation croisée, à partir de la préparation et de l'analyse de séquences, avec des enseignants en situation, lequel contribue à faire évoluer collectivement les pratiques pédagogiques de chaque enseignant. Celui-ci sert aujourd'hui de point d'appui au dispositif « Plus de maîtres que de classes ».

Après avoir enseigné huit ans en école élémentaire, Aude Delatouche a exercésur un poste de maître spécialisé (maître E). Elle a fait le choix d'enseigner, durant ces douze dernières années, en éducation prioritaire, au sein du quartierde la Goutte d'Or à Paris. En parallèle, elle a poursuivi des études en sciencesde l'éducation au sein de l'équipe Escol de Paris 8 et fait partie du mouvementpédagogique GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle).

Au rythme des élèves en mathématiques

Caroline Dhô, Professeure des écoles, école élémentaire Louis Marin, la Ciotat, Académie de Marseille

Et si on avançait à la vitesse des élèves ? Le projet PACEM (Pour l'Acquisition de Compétences par les Élèves en Mathématiques) a permis à Caroline Dhô d'expérimenter une nouvelle manière de faire appréhender grandeurs et mesures à ses élèves. En travaillant sur des objets, en jouant et en laissant venir les réponses, l'espace de la classe se recompose, les relations élèves-enseignants aussi. Les conséquences sont rapidement visibles : des cahiers moins remplis, une progression (en apparence) plus lente que la « normale », mais aucun élève laissé sur le côté.

Enseignante en zone d'éducation prioritaire à Marseille de 2003 à 2012, Caroline Dhô est conseillère pédagogique de circonscription en EPS en 2012-2013. Enseignante en réseau de réussite scolaire à La Ciotat depuis septembre 2013, elle obtient un CAFIPEMF généraliste en juin 2012 puis un CAFIPEMF option EPS en juin 2013.

Apprendre et utiliser l'orthographe aujourd'hui

Michel Fayol, Chercheur, professeur émérite et membre du Laboratoire de psychologie sociale et cognitive (Lapsco), université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

L'école s'est construite autour du lire, écrire et compter. Depuis quelques années, et avant même l'arrivée du « langage sms », la question de l'orthographe a émergé comme une problématique à part entière. Quels problèmes
spécifiques la langue française pose-t-elle en matière d'apprentissage de l'orthographe ? Que dit la recherche sur la façon d'orienter la manière d'enseigner pour surmonter ces difficultés ?

Professeur émérite de l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et du CNRS, Michel Fayol a été instituteur avant de devenir professeur des universités et directeur d'unités au CNRS (LEAD Dijon 1984-1998, puis Lapsco Clermont-Ferrand
1998-2007). Ses activités de recherche portent sur l'acquisition, l'apprentissage et l'utilisation des systèmes symboliques écrits : l'écrit, la numération et le dessin.

Collège : ouvrons les portes des classes

Marie-Pierre Laisné et Fabienne Rocher, Professeures, collège Germaine Tillion, La Mézière, académie de Rennes

Pas de résignation possible face à l'échec : grâce au projet d'établissement, les portes des classes s'ouvrent, des enseignants montent des groupes de travail et enquêtent sur les meilleures manières d'apprendre. Sous les regards croisés des élèves, des enseignants, de la direction et des corps d'inspection, on mesure les effets sur les pratiques professionnelles et les apprentissages des élèves.

Marie-Pierre Laisné, professeure de lettres classiques, arrive au collège Germaine Tillion de La Mézière en 2008, année de la création de l'établissement, en même temps que Fabienne Rocher, professeure de lettres modernes. Dans le cadre du projet d'établissement de ce collège, les deux enseignantes ont été amenées à participer et à piloter des travaux de recherche-action sur la différenciation, la mise en oeuvre de situations complexes, l'évaluation par compétences, la suppression des notes dans des classes de sixième et la maîtrise de la langue française.

Familles populaires et école : chronique d'une séparation

Didier Lapeyronnie, Chercheur et professeur de sociologie, université Paris-Sorbonne, président du Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative

Pour ce spécialiste des marginalités, des migrations et des villes, familles populaires et École - en tant qu'institution - ne se comprennent plus. Ces familles en sont aujourd'hui plus dépendantes, tout en se sentant de plus en plus rejetées. Au-delà des éclairages que ces recherches apportent sur des débats récents, elles posent la question de la place des familles dans l'école.

Didier Lapeyronnie est chercheur et professeur de sociologie à l'université Paris-Sorbonne. Il est membre associé du Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) et du Groupe d'étude des méthodes de l'analyse sociologique de la Sorbonne (GEMASS). Il est aussi, depuis mai 2013, président du Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative.

Des élèves apprentis-chercheurs

Morgane Le Bras, Chercheuse en biologie à l'Institut universitaire d'hématologie-Hôpital Saint-Louis à Paris, présidente de l'association l'Arbre des connaissances

Chaque année, des chercheurs, des enseignants et des élèves de troisième et de première partagent un projet de découverte de la démarche scientifique inscrit dans la durée. Partenariat, tutorat entre élèves, articulation entre temps périscolaire et temps scolaire permettent une approche rénovée des sciences. Autour de la paillasse du laboratoire, les a priori tombent. Les chercheurs, confrontés à des questions inédites, redécouvrent le plaisir de partager leurs savoirs, et les élèves, devenus des apprentis-chercheurs à l'esprit critique éveillé, repartent avec une nouvelle image des sciences.

Enseignante-chercheuse à l'université Paris 7, Morgane Le Bras est spécialiste en cancérologie et enseigne les mécanismes moléculaires de la mort cellulaire à la Faculté de médecine. Forte de son expérience d'enseignement et d'encadrement
en laboratoire, elle s'intéresse à la transmission de la démarche et des connaissances scientifiques au grand public. Avec l'association de chercheurs, l'Arbre des Connaissances, elle conduit des actions de médiation scientifique vers les jeunes.

Microlycée pour maxi enjeu

Florence Lhomme et Johara Belhmane, Professeure et ancienne élève, Microlycée 94, Vitry-sur-Seine, académie de Créteil

Que faire lorsque l'on est un de ces jeunes que l'on appelle « décrocheur » et que l'on veut passer son bac ? À travers l'histoire singulière d'une ancienne élève et le témoignage de sa coordinatrice, le Microlycée se raconte sans fard et au quotidien. Car il n'est pas toujours facile pour les enseignants d'accrocher ces élèves aux comportements et attentes parfois paradoxaux, comme il n'est pas évident pour eux de redevenir élèves. Motivation et confiance en soi se construisent au jour le jour, à travers des relations réinventées entre les deux parties.

Professeure de lettres en collège et lycée depuis 1998, Florence Lhomme entend nouer des liens entre l'école et le monde extérieur. En 2009, elle intègre l'équipe du Microlycée de Vitry-sur-Seine, où elle réconcilie les décrocheurs avec l'école mais surtout avec l'idée de construire et de se construire. Elle en assume la coordination depuis 2011.

Johara Belhmane, 22 ans, arrête l'école en 2008, puis décide de postuler au Microlycée. Elle intègre la structure en 2009 et s'investit pleinement dans l'atelier de pratique théâtrale comme dans les cours. En 2011, elle obtient son bac L avec mention. Depuis deux ans, elle est inscrite au cours Simon.

Retrouver le plaisir d'apprendre et d'enseigner

Philippe Meirieu, Professeur des universités en sciences de l'éducation, université Lumière-Lyon 2, chercheur et écrivain

La motivation scolaire et le plaisir d'apprendre sont les clés d'un engagement des élèves dans les apprentissages. Des pratiques pédagogiques innovantes contribuent à renforcer le désir d'apprendre des élèves et permettent aux professionnels de redécouvrir celui d'enseigner.

Philippe Meirieu est professeur des universités en sciences de l'éducation à l'université Lumière-Lyon 2. Engagé à plusieurs reprises dans des chantiers importants de l'éducation nationale, il a travaillé sur le collège, le lycée et la formation des enseignants. Auteur de nombreux ouvrages scientifiques, essais et livres pour enfants, Philippe Meirieu est également vice-président de la région Rhône-Alpes, délégué à la formation tout au long de la vie.

Les "victimes" de l'évaluation

Jean-Marc Monteil, Professeur au CNAM, titulaire de la chaire Sciences du comportement et applications

L'évaluation est la pratique quotidienne la plus partagée par les enseignants. Pourtant, professeurs et élèves sont à la fois acteurs et victimes de ses conséquences. Contexte d'apprentissage, manière d'organiser la classe, façon de regarder et de s'adresser aux élèves peuvent grever ou faciliter la réussite de certains. Peut-on déjouer ces phénomènes de représentation ou d'attributions négatives de telle sorte que l'évaluation devienne l'expression de la valeur ?

Jean-Marc Monteil est professeur du Conservatoire national des arts et métiers de Paris, titulaire de la chaire Sciences du comportement et applications. Ancien recteur des académies de Bordeaux et d'Aix-Marseille, ancien directeur général de l'enseignement supérieur, ancien président de la conférence des présidents d'université, il a une longue expérience de l'enseignement. Il préside aujourd'hui le conseil de l'ESPE de l'académie d'Aix-Marseille. Fondateur et directeur pendant plusieurs années d'un laboratoire associé au CNRS, il a publié de nombreux ouvrages dans le domaine de la régulation sociale des fonctionnements cognitifs. Il est également l'auteur ou l'éditeur d'une vingtaine d'ouvrages scientifiques.

Bien dans son corps, bien dans sa tête

Annie Sébire et Corinne Pierotti, Conseillères pédagogiques, académie de Paris

En introduisant de nouvelles pratiques corporelles pour « être bien » à l'école, Annie Sébire et Corinne Pierotti apportent des changements visibles dans l'école. Les élèves sont plus disponibles, plus confiants, plus autonomes. Les enseignants se disent moins « débordés », moins tendus, moins fatigués. Gymnastiques, relaxation, respiration, etc. : sept techniques participent ainsi au mieux-vivre ensemble et à de meilleurs apprentissages dans les écoles où sont menées ces expérimentations.

Annie Sébire est conseillère pédagogique départementale en EPS, après avoir été professeur d'EPS au collège, au lycée et à l'université. Elle est en charge notamment de la formation des enseignants pour l'académie de Paris. Elle contribue à l'élaboration d'outils de formation pour accompagner le travail en équipe et oeuvre en particulier au développement de la danse et des arts du cirque depuis de nombreuses années. Elle a participé à un groupe de recherche
en anthropologie de la danse au CNRS.

Corinne Pierotti est conseillère pédagogique de circonscription en EPS à Paris, en charge notamment de la formation des enseignants du 10e arrondissement et du suivi des néo-titulaires professeurs des écoles. Elle est membre élue du comité
directeur de l'Union sportive de l'enseignement du premier degré de Paris. Elle codirige une école des arts du cirque à Montmartre, où elle enseigne la jonglerie, l'acrobatie et l'art clownesque et où elle conçoit et met en scène des spectacles.

Collège connecté, une dynamique forcément collective

Jean-Louis Tournut, Chef d'établissement, collège Diderot, Besançon, académie de Besançon

Quel rôle joue le chef d'établissement dans un collège du XXIe siècle ? Son action est indirecte mais durable. Dans un collège difficile par sa population et moderne par son équipement numérique, il est l'un des seuls à pouvoir proposer une vision claire du changement aux différents acteurs (enseignants, familles, partenaires). Par toutes sortes de réseaux, professionnels et numériques, formels et informels, il peut renforcer la cohérencedes innovations par ailleurs foisonnantes. Attentif au contexte et prévenant aux difficultés possibles, il engage ses équipes dans une « révolution » progressive des pratiques au profit des élèves.

Jean-Louis Tournut a effectué la totalité de sa carrière dans l'académie de Besançon. Professeur de mathématiques pendant dix-sept ans dans un collège de Haute-Saône, son intérêt se porte très vite sur la pédagogie à mettre en place avec les élèves les plus en difficulté tout en veillant à conduire plus loin ceux qui sont déjà dans la réussite. Principal d'un collège semi-rural pendant neuf ans, il exerce la fonction de principal au collège Diderot à Besançon en 2007, collège RAR puis ECLAIR au sein d'un réseau de 2 500 élèves. Animateur du bassin d'éducation pendant six années, vice-président du GRETA pendant trois ans et formateur, il est depuis 2012 membre du Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative.

L'art de l'improvisation

Jean-François Zygel, Compositeur et pianiste improvisateur, professeur d'écriture et d'improvisation au CNSM de Paris

L'improvisation permet de « redynamiser le classique et d'ouvrir de nouvelles portes à la création ». Dans le monde de l'enseignement, la réinvention est permanente. À partir d'une analyse de l'art de l'improvisation en musique, le musicien renouvelle notre approche et notre regard sur l'innovation dans nos métiers.

Compositeur et pianiste, Jean-François Zygel renouvelle le concert classique en l'ouvrant à l'improvisation, au jazz, aux musiques du monde, au théâtre et à la danse. Diplômé du Conservatoire de Paris, il remporte le Premier prix du Concours international d'improvisation au piano de la ville de Lyon. Il enseigne désormais l'écriture et l'improvisation au CNSM de Paris. Victoire de la musique en 2006, il crée cette même année l'émission La Boîte à musique sur France 2, puis Les Clefs de l'Orchestre en 2007 avec l'orchestre philharmonique de Radio France et, enfin, en 2008, les Leçons d'Opéra et les Nuits de l'improvisation au Théâtre du Châtelet.


Mis à jour le 22 septembre 2016
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