Pélops et Hippodamie

Après sa résurrection, PÉLOPS est aimé de Poséidon dont il devient l’échanson ; le dieu lui offre un char en or et des chevaux ailés qui vont assurer sa victoire pour conquérir la belle HIPPODAMIE, la "Dompteuse de chevaux", fille d’Oenomaos, roi de Pise en Élide (la région d’Olympie). Passionnément épris de sa propre fille, celui-ci défie tous les jeunes gens venus solliciter sa main en leur proposant une course de chars mortelle. En effet, toujours vainqueur grâce à un attelage offert par le dieu Arès, Oenomaos coupe la tête de chaque prétendant et la cloue sur sa porte pour décourager les suivants.

Après douze concurrents malheureux, Pélops se présente et aussitôt Hippodamie s’éprend de lui. Trahissant son père, elle soudoie son cocher Myrtilos, amoureux d’elle, pour qu’il sabote son char avant la course : il en remplace les chevilles de bois par des chevilles de cire qui ne tardent pas à céder après le départ. L’accident coûte la vie à Oenomaos et donne à Pélops le royaume de Pise avec la main d’Hippodamie. Mais, mal payé de ses services, Myrtilos est bientôt tué par le nouveau roi, soit que le cocher ait tenté de violer Hippodamie, soit que la reine l’ait injustement accusé d’avoir abusé d’elle. En mourant, Myrtilos profère des malédictions contre la descendance du couple royal, contribuant ainsi à augmenter les malheurs qui vont s’abattre sur les Atrides.

Venu d'Asie, Pélops passe pour avoir introduit en Grèce les fabuleuses richesses de sa famille - sa mère, Euryanassa, est elle-même fille de Pactole, le fleuve aux sables d’or - apportant ainsi un peu du luxe oriental à un pays jusque-là pauvre et fruste. Son nom est également attaché à la péninsule grecque appelé désormais "île de Pélops" (le Péloponnèse) et à la fondation des jeux olympiques en Élide : c’est Pélops qui aurait instauré le premier la célébration de jeux funèbres dédiés à la mémoire d'Oenomaos. Tombés par la suite en désuétude, ces jeux auraient alors été restaurés par Héraclès (Hercule) en l’honneur de leur initiateur.

Parmi les nombreux enfants de Pélops et d’Hippodamie, les jumeaux Atrée et Thyeste vont jouer les premiers rôles dans la transmission du pouvoir à Mycènes dont le trône sera l’objet de luttes sans cesse renaissantes entre leurs descendants.

Sommaire du dossier

Les Atrides : sang pour sang

En lien avec les programmes

Lycée

Terminale, Spécialité
Objet d'étude : « L’Homme, le monde, le destin »
Sous-ensemble : « Mythe et théâtre : héros et familles maudites »
 

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