Introduction au Festin chez Trimalcion et son résumé Pétrone, Satyricon, chap. XXVII-LXXVIII, œuvre au programme de la classe Terminale, 2017-2020

Introduction

Pétrone, Satyricon, « Le Festin chez Trimalcion »

Pyramide des classes sociales

 

I. Principaux aspects de civilisation romaine présents dans le roman :

1) Qu’est-ce qu’une domus ?

Une domus est une maison de ville ; c’est le lieu d’habitation des classes sociales aisées (elle sert à loger le maître de maison, dominus, et sa famille, ainsi que ses esclaves). Elle a aussi une fonction sociale : son décor et ses richesses sont destinés à révéler aux visiteurs la fortune de son propriétaire, l’ancienneté et la noblesse de sa famille, ou son ascension sociale. Les riches domus romaines comportaient parfois des équipements très luxueux (par exemple des bains privés, comme on le voit à la fin de la Cena Trimalchionis).

2) Qu’est-ce qu’un atrium ? Quelle était la fonction de cette pièce, et quels ornements pouvait-on y trouver (mobilier, décoration, etc.) ?

L’atrium était la pièce centrale de la maison romaine primitive (sous la royauté) ou modeste. Mais à partir de la période républicaine, il ne constitue qu’une partie des riches domus, dont il constitue la première pièce, par où accèdent tous les visiteurs. L’atrium des maisons riches était parfois décoré de mosaïques (au sol) et de peintures murales (portraits, scènes mythologiques).

Les éléments de décoration et le mobilier de l’atrium permettent au propriétaire de présenter à ses visiteurs une certaine image de lui-même et de sa famille : c’est dans l’atrium que se trouvaient notamment

- le lararium (le laraire), petit temple destiné au culte des divinités protectrices du foyer (les Lares et les Pénates), représentées sous forme de peintures ou de statuettes.

- les imagines majorum (« portraits des ancêtres »), qui sont des représentations (sculptées ou peintes) des ancêtres du maître de maison ayant exercé des magistratures (les imagines ne se trouvent donc que chez les familles de citoyens) :

L’atrium des maisons riches était parfois décoré de mosaïques (au sol) et de peintures murales (portraits, scènes mythologiques).

3) Qu’est-ce qu’un portique (ou péristyle) ? Faites une rapide description du porticus dans une domus romaine.

Dans une domus romaine, un portique ou péristyle est une galerie couverte, s’ouvrant par une colonnade sur une cour ou un jardin intérieurs. Les murs peuvent être ornés de peintures.

4) Qu’est-ce que le triclinium ? Définissez le terme, et donnez une rapide description de cette pièce.

Le mot triclinium désigne, à l’origine, un lit de table pouvant accueillir trois personnes (les Romains mangeaient allongés sur ces lits, disposés autour de la table) ; il a servi ensuite à désigner la salle à manger.

5) Qu’est-ce que la cena ? Donnez-en une définition, puis décrivez son déroulement.

La cena désigne le repas principal, qui se déroulait dans l’après-midi. Il comprenait plusieurs services (entrées : gustationes ; puis prima cena, premier service ; secunda cena, etc. ; desserts ou friandises).

6) Comment devenait-on esclave dans l’antiquité romaine ?

Les esclaves avaient des origines diverses : prisonniers de guerre, esclaves de naissance (enfants d’esclaves), esclaves par décision judiciaire (pour dettes par exemple).

7) Qu’est-ce qu’un marché aux esclaves ? Donnez-en une définition et une description, en vous aidant du tableau de Gustave Boulanger.

Les Romains pouvaient acheter leurs esclaves dans des « marchés aux esclaves », installés dans la rue. Les esclaves étaient exposés sur une estrade ; chacun d’eux portait, accroché au cou, un écriteau indiquant à la craie son origine, son âge, ses qualités, son prix, etc. (comme on le voit sur le tableau de Gustave Boulanger, datant de la fin du XIXé siècle ; l’inscription figurant sur le mur, « Storax servorum mango », signifie « Storax, marchand d’esclaves », mango, -onis : le marchand d'esclaves).

 

Le marché aux esclaves
              Gustave Boulanger, Le Marché aux esclaves (vers 1882)
 

8) Qu’est-ce qu’un affranchi ? Donnez le mot latin signifiant « affranchi » et indiquez le mode d’affranchissement le plus fréquent.

Un affranchi (libertus, liberti, m.) est un esclave libéré. Le plus souvent, l’affranchissement se fait par testament (le maître indique sur son testament sa volonté d’affranchir un ou plusieurs esclaves après sa mort).

 

II. Le roman dans l’Antiquité 

1) Qu’est-ce qu’un roman ? Recherchez une définition du roman qui fasse la liste des principales caractéristiques de ce genre littéraire.

 

Le roman est une œuvre d’imagination, assez longue, généralement en prose, constituée par un récit, dont les personnages sont fictifs, mais donnés comme réels, et qui présente une unité. Le but est le plaisir du récit, le divertissement (par le récit d’aventures extraordinaires), mais aussi l’étude de mœurs ou de caractères, l’analyse des sentiments et des passions des personnages.

 

2) Quand et comment le genre romanesque est-il apparu dans l’Antiquité ? Faites la liste des sources probables de ce genre.

 

Les Anciens eux-mêmes ne percevaient pas le roman comme un genre littéraire (ils n’ont pas de mot pour le désigner); la production romanesque antique est restée marginale (peut-être le roman était-il considéré comme de la « sous-littérature »).

Le roman latin naît dans le monde gréco-romain de la période impériale, car c’est une époque caractérisée par un nouveau rapport au monde, une nouvelle représentation du monde : on accorde un intérêt nouveau à l’individu (alors qu’auparavant, l’intérêt se portait surtout pour le groupe, c’est-à-dire la cité, la nation). Les héros romanesques ne sont plus intégrés dans un groupe ou une cité comme les personnages de l’épopée ou de la tragédie, ils sont seuls. Le roman est une forme littéraire qui correspond à une société éclatée, où l’individualisme l’a emporté sur le collectif.

Le roman antique emprunte à presque tous les genres littéraires existant à l’époque : 

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III. Le Satyricon

A. L’auteur 

Que sait-on sur l’auteur du Satyricon  ?

L’auteur du Satyricon n’a jamais été identifié avec certitude : il s’agit, selon l’une des hypothèses les plus couramment admises, de Caius Petronius Niger ou Caius Petronius Arbiter. Il aurait vécu à l’époque de Néron (empereur de 54 à 68, Ier siècle après J.-C.). Ancien consul, il aurait été l’un des favoris de Néron (considéré à la cour comme l’arbitre du bon goût, elegantiae arbiter, il aurait tiré de là son surnom d’Arbiter), avant de tomber en disgrâce et d’être contraint au suicide.

B. Le titre

Comment peut-on interpréter le titre de ce roman ? Étudiez l’étymologie des deux orthographes Satyricon et Satiricon.

Le titre prend un sens différent selon qu’on l’écrit Satiricon ou Satyricon (mais dans les deux cas, il s’agit d’un génitif pluriel de forme grecque) :

tableau

Il est impossible de choisir entre ces différentes interprétations des titres :

1) œuvre qui critique le dérèglement moral de son époque

2) œuvre se caractérisant par des formes variées (prose + vers), par un mélange de registres

3) œuvre qui évoque des mœurs sexuelles très libres (celles d’Encolpe, Ascylte, Giton…).

 

C. Thèmes abordés

1) Quelles sont les principales caractéristiques du Satyricon (intrigue, thèmes abordés, style, etc...) ?

- c’est un roman en partie perdu : le début et la fin manquent. Seuls des extraits subsistent, le plus important étant la Cena Trimalchionis (Le Festin de Trimalcion).

- l’intrigue principale repose sur les aventures vécues par le narrateur-personnage, Encolpe, qui est un jeune Romain libre et cultivé mais sans le sou. On suit Encolpe dans ses pérégrinations en Italie méridionale (cadre de la cena Trimalchionis), puis en Grèce ; il est accompagné par son jeune amant Giton et par un autre jeune Romain, Ascylte, qui est à la fois son ami et son rival en amour.

- c’est un roman qui mélange passages en prose et passages en vers.

- le ton général du roman est burlesque, comique, parodique, satirique.

- c’est un roman comportant plusieurs récits enchâssés.

- les thèmes abordés sont très divers : la vie quotidienne sous l’Empire, les classes sociales (hommes libres, esclaves, affranchis), la sexualité (en particulier l’homosexualité), la littérature, la rhétorique, l’éducation…

 

2) Le passage du Satyricon que nous allons étudier est généralement appelé « Cena Trimalchionis ». Traduisez ce titre et recherchez les deux principales sources dont Pétrone a pu s’inspirer pour écrire cette partie de son roman.

« Cena Trimalchionis » peut se traduire par « Le banquet de Trimalcion » (ou « Le dîner chez Trimalcion » ou encore « Le festin de Trimalcion »). Cena désigne le principal repas de la journée chez les Romains, généralement pris dans l’après-midi.

Le banquet est un thème fréquent dans la littérature antique. Cela consiste, pour l’auteur, à relater un banquet avec ses différents épisodes : arrivée des plats, conversations ou disputes entre les convives, arrivée d’invités en retard, incidents, etc.). On trouve notamment des récits de banquets philosophiques (par exemple le Banquet de Platon) ou des banquets ridiculisés par le regard satirique de l’auteur (par exemple le poète Horace, au Ier siècle avant J.-C., avait décrit un banquet ridicule dans une de ses Satires).

Situation de la Cena Trimalchionis dans le Satyricon :

La scène se déroule dans une ville de l’Italie méridionale, aux environs de Naples. Les deux jeunes héros du Satyricon, Encolpe et Ascylte, accompagnés de Giton (le « mignon » d’Encolpe) et d’Agamemnon (rhéteur, professeur de rhétorique), apprennent qu’ils sont invités chez Trimalcion pour la cena. On leur dit, au chapitre XXVI, que Trimalcion est un homme lautissimus (superlatif de supériorité), ce qui provoque un effet d’attente pour le lecteur. Ils se rendent ensuite, comme il est d’usage avant un banquet, aux bains publics, où ils aperçoivent pour la première fois Trimalcion ; puis ils le suivent chez lui.

 

Plan et résumé de la Cena Trimalchionis (Pétrone, Satyricon, XXVII-LXXVIII)

 

L’épisode se déroule dans une ville de l’Italie méridionale, aux environs de Naples. Les deux jeunes héros du Satyricon, Encolpe et Ascylte, accompagnés de Giton (le « mignon » d’Encolpe) et d’Agamemnon (rhéteur, c’est-à-dire professeur de rhétorique), apprennent qu’ils sont invités chez Trimalcion pour la cena . On leur dit, dans le chapitre XXVI, que Trimalcion est un homme lautissimus (superlatif de supériorité), ce qui provoque un effet d’attente pour le lecteur.

Plan Résumé chapitre par chapitre
Aux thermes : première rencontre avec Trimalcion ; bains et jeux Chap. XXVII-XXVIII. – Avant de se rendre au banquet auquel ils ont été invités, Encolpe et Ascylte, comme il est d’usage chez les Romains, se rendent aux bains publics. Ils y aperçoivent pour la première fois Trimalcion, décrit comme un vieillard chauve vêtu d’une tunique couleur aurore, en train de jouer à la balle. Après le bain, Trimalcion se fait porter chez lui en litière, suivi d’Encolpe et d’Ascylte.
Entrée dans la domus de Trimalcion : description de l’atrium et l'installation des invités

XXIX. – Encolpe décrit l’entrée (atrium) de la maison de Trimalcion : il s’étonne de la décoration du lieu.

XXX-XXXI. – Les invités arrivent dans la salle à manger (triclinium) : Encolpe est, de nouveau, surpris par la décoration et les mœurs de la maison. Les invités s’installent, servis par une multitude d’esclaves chargés de leur bien-être

Début du banquet : hors d’œuvre et arrivée de Trimalcion

XXXI. – Les hors d’œuvre (olives, loirs, etc.) sont servis aux invités, alors que Trimalcion n’est toujours pas arrivé.

XXXII-XXXIII. – Arrivée de Trimalcion. Celui-ci termine une partie de duodecim scripta (sorte de jeu de dames), pendant que l’on sert aux invités des œufs-surprise.

XXXIV. – Les entrées enlevées, des esclaves lavent les mains des invités avec du vin, puis des amphores de Falerne (célèbre vin antique) sont apportées. Pendant que les invités boivent, Trimalcion récite des vers sur la brièveté de la vie en jouant avec un squelette articulé en argent.

1er ferculum (plat) : plat-surprise représentant les 12 signes du zodiaque

XXXV-XXXVI. – Premier ferculum (plat) : un grand plateau, sur lequel sont installés des mets qu’Encolpe qualifie de viles (« grossiers ») et censés évoquer les douze signes du zodiaque, cache en réalité une multitude de viandes cuisinées avec art, qu’Encolpe qualifie d’electissimas (« exquises »).

XXXVII. – Encolpe, intrigué par ce qu’il voit, interroge son voisin de table sur Trimalcion et sur sa femme Fortunata : il apprend que le couple est très riche, et que les autres affranchis présents parmi les invités sont très riches également.

XXXIX. – Trimalcion fait étalage de sa culture en proposant une interprétation symbolique des différents signes du zodiaque représentés dans le plat.

2e ferculum : plat-surprise (un sanglier portant un bonnet d’affranchi)

XL. – Second ferculum : des chiens de chasse entrent dans la salle à manger, et l’on sert un sanglier coiffé d’un bonnet d’affranchi. Un esclave vêtu en chasseur lui découpe le flanc, laissant s’envoler des grives, aussitôt attrapées par des oiseleurs.

XLI. – Encolpe demande à son voisin de table la signification du bonnet d’affranchi placé sur la tête du sanglier : le sanglier, renvoyé par les convives du banquet de la veille, est semblable à un « affranchi ». Trimalcion affranchit un jeune esclave nommé Dionysos, ce qui lui donne l’occasion de faire un jeu de mots avec le terme liber.

XLI-XLVI. – Trimalcion s’étant retiré pour quelques instants, les convives prennent la parole sur des sujets divers (ragots, plaintes sur la difficulté de la vie, etc.).

XLVII. – Trimalcion revient à table et fait des confidences sur l’état de son intestin ; il incite ses invités à se soulager quand bon leur semble, tout en provoquant les rires de certains. On présente aux invités trois cochons, dont le plus gros, dit Trimalcion, va être cuisiné pour eux sur le champ.

XLVIII. – Trimalcion reprend la parole, essayant d’éblouir Agamemnon par son érudition et son esprit ; il affirme qu’il a appris la littérature, et qu’il possède trois bibliothèques.

3e ferculum : plat-surprise (un cochon farci de boudins)

XLIX. – Troisième ferculum : on sert un porc énorme, nouveau plat « surprise ». Trimalcion accuse le cuisinier d’avoir oublié de vider le porc : il le fait venir, et celui-ci ouvre le ventre du cochon qui laisse échapper un flot de saucisses et de boudins.

L. Le cuisinier qui a apprêté le cochon est récompensé par une rasade de vin servie dans une coupe de Corinthe, ce qui donne à Trimalcion l’occasion de raconter à sa façon l’origine de ce bronze et l’histoire du verre malléable. Puis, l’ivresse le gagnant, il s’apprête à danser et à faire danser Fortunata.

LI. Anecdote de l’ouvrier qui inventa le verre incassable.

LII. Trimalcion évoque sa collection d’objets en argent, révélant sa méconnaissance des légendes mythologiques grecques. Ivre, il demande aux convives d’inviter sa femme à danser, et se met à danser lui-même, jusqu’à ce que Fortunata l’en empêche.

LIII. Trimalcion écoute le rapport de son intendant. Des saltimbanques font un numéro, tandis que Trimalcion évoque ses goûts en matière de spectacles, révélant son inculture.

LIV. L’enfant qui exécute le numéro de cirque tombe sur Trimalcion. Celui-ci, une fois soigné, affranchit l’enfant, de sorte qu’on ne puisse pas dire qu’il a été blessé par un esclave.

LV. Trimalcion écrit une épigramme sur l’incident qui vient de se produire. Il se met à parler littérature, révélant encore une fois son inculture.

LVI. Réflexion de Trimalcion sur les métiers les plus difficiles, les animaux les plus utiles. Une loterie est organisée pour les invités. Les différents lots ont été choisis de façon à former des jeux de mots.

LVII. Comme Ascylte se moque de tout ce qu’il voit, un affranchi se met en colère contre lui, et raconte l’histoire de sa vie pour opposer ses mérites d’ancien esclave à l’existence d’Ascylte, qui n’a rien eu à faire pour naître libre.

LVIII. Giton se met à rire lui aussi, provoquant la colère de l’affranchi.

4e ferculum : plat-surprise (veau portant un casque + ouverture du plafond, d’où descendent des cadeaux pour les invités)

LIX. Trimalcion intervient pour calmer son ami et fait entrer des homéristes (récitants mimant des épisodes de poèmes homériques). Cette récitation a en fait pour but d’annoncer l’arrivée du quatrième ferculum, un veau portant un casque, qui est découpé devant les invité (allusion littéraire à l’Iliade).

LX. Les caissons du plafond s’entrouvrent et des cadeaux descendent jusqu’aux convives, tandis qu’on leur sert des gâteaux et des fruits qui jettent de l’eau de safran lorsqu’on les touche. Des enfants placent sur la table des dieux Lares, et un portrait grandeur nature de Trimalcion passe parmi les invités.

LXI-LXII. Trimalcion interpelle Nicéros et l’invite à raconter une histoire (histoire du loup-garou).

LXIII. Trimalcion raconte lui aussi une histoire de sorcières.

LXIV. Trimalcion interpelle Plocamus, qui chante du grec, puis Trimalcion fait amener son chien de garde. Une bagarre s’engage entre ce chien et la petite chienne du mignon de Trimalcion. Puis ce dernier monte sur les épaules de son maître.

 

Fin du banquet : desserts (avec un nouveau plat-surprise) + arrivée d’un nouvel invité Habinnas

LXV. On sert des friandises. Entrée d’un nouvel invité, le marbrier Habinnas, ivre, accompagné de sa femme et d’une nombreuse suite.

LXVI. Habinnas fait le récit du dîner auquel il vient d’assister.

LXVII. Habinnas demande où se trouve Fortunata. Celle-ci arrive et montre ses bijoux à Scintilla, l’épouse d’Habinnas. Trimalcion fait peser un de ses bracelets, et Scintilla montre aussi ses bijoux.

LXVIII-LXIX Trimalcion ordonne de servir le dessert. Un esclave d’Habinnas se met à déclamer un passage de l’énéide de Virgile.

LXX. Parmi les desserts figure un autre plat-surprise : une oie, des poissons et des oiseaux fabriqués en viande de porc. Deux esclaves entrent en se disputant, mais c’est encore une mise en scène : des amphores qu’ils portent sortent des coquillages, qui sont servis aux invités. Des enfants entrent, parfument les dîneurs et les entourent de guirlandes de fleurs. Trimalcion invite des domestiques à table.

LXXI. Trimalcion parle des esclaves : il a l’intention d’affranchir les siens par testament. Il fait part à Habinnas de ses volontés concernant son tombeau et son épitaphe.

Dans les bains privés de Trimalcion (répétition des funérailles de Trimalcion ; fuite d’Encolpe et d’Ascylte)

LXXII. Trimalcion se met à pleurer et propose d’aller au bain. Ascylte et Encolpe se lèvent pour s’éclipser. Dans l’atrium, effrayé par le chien, Ascylte tombe dans le bassin. Le portier refuse de les laisser sortir par la porte d’entrée.

LXXIII. Encolpe et Ascylte se rendent alors au bain, où Trimalcion se met à chanter. Ils se baignent puis se laissent conduire dans une autre salle à manger. Trimalcion propose de poursuivre le dîner jusqu’à l’aube.

LXXIV. Un coq chante : Trimalcion considère qu’il s’agit d’un mauvais présage. Il demande qu’on lui amène ce coq. On leur en apporte un, qui est aussitôt cuisiné. Certains esclaves s’en vont, d’autres viennent les remplacer. Parmi ceux-ci, arrive un jeune garçon que Trimalcion se met à embrasser : Fortunata injurie son mari, et celui-ci lui lance une coupe. Trimalcion rappelle que Fortunata a été esclave et lui reproche son ingratitude.

LXXV. Habinnas prie Trimalcion de se calmer, mais celui-ci reprend ses invectives contre sa femme.

LXXVI. Trimalcion revient sur l’histoire de sa vie : il a hérité du patrimoine de son maître, puis s’est lancé dans le commerce de vin ; après le naufrage de ses premiers bateaux, il a recommencé et fait fortune.

LXXVII. Trimalcion révèle ce que lui a prédit un astrologue. Il vante encore ses richesses, et montre les vêtements dans lesquels il veut être inhumé.

LXXVIII. Répétition des funérailles de Trimalcion : on apporte une couverture blanche et une toge prétexte, on offre du parfum et du vin aux invités et Trimalcion leur demande d’imaginer qu’ils assistent à son banquet funèbre. La musique fait tant de bruit que des gardes, croyant à un incendie, enfoncent la porte. Encolpe et Ascylte en profitent pour s’enfuir.

 

N. B. : Ce cours a été réalisé avec l’aide des ouvrages suivants ; certains passages leur ont été directement empruntés :

- Pétrone, Le Satiricon, texte établi et traduit par Alfred Ernout, Paris, Les Belles Lettres, 1993.

- Étienne Wolff, Le Roman grec et latin, Ellipses, coll. « Thèmes et études », 1997.

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